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 MYTHOLOGIE EGYPTIENNE

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Lanaelle
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MessageSujet: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Lun 9 Oct - 12:18









• Généralités
• Histoire
• culture
• Civilisation
• Religion
• Chaos
• Concepts méthaphysique
• Cosmogonie
• Création Heliopolitaine
• Création Hermopolitaine
• Création Menphite
• Création Thébaine
• Création d’Esna
• Netjer
• Lieux Mythiques
• Nomes
• Déesses dangereuses
• Déesses lointaines
• Divinités de Nubie
• Animaux
• Couleurs
• Panthéon










SOURCE :
Textes et images :

https://mythologica.fr/

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Lun 9 Oct - 12:43



Pour les Anciens, l’Egypte sera essentiellement taoui – «le double pays» -, et cette dualité de nature (entre la Haute-Egypte, vallée encaissée entre deux déserts, et la Basse-Egypte, plaine alluviale coïncidant avec le deltat du Nil) comme cette double attirance (vers l’Afrique d’une part, vers l’Asie et la future Europe d’autre part) marqueront tous les éléments et les faits de la vie politique, économique, humaine de ce pays pré-destiné. Un contraste de couleurs renforce, d’est en ouest, une autre dualité, entre kemet “la noire” (la vallée fertile au limon sombre) et Deshret “la rouge” (la région stérile des déserts aux sables rutilants sous le soleil). La civilisation égyptienne prend ses racines dans la nuit des temps, i y a plus de six mille sans (Chronologie). La religion, basée sur le polythéisme, guidaiti chaque aspect de vie égyptienne.







L’Egypte était le domaine de quelques 2000 netjer, divinités, qui paraissent être, pour la plupart, les héritiers des totems de clans primitifs, et le souvenir de cette origine expliqu les formes très variées hommes, animaux, plantes, objets inanimés même, sous lesquelles ils ont été adorés, à toutes les époques, dans les nomes qui avaient succédé aux clans. Il explique aussi, peut-être, pourquoi le plus grand nombre d’entre eux étaient plutôt des sortes de génies locaux demeurés comme tels, très proches de l’home: on voyait en eux des êtres plus forts et plus intelligents, mais qui étaient soumis cependant à tous les besoins, à toutes les passions et à toutes les misères de l’humanité. Ils pouvaient même mourir, mais ressusciter ensuite par la puissance de la magie très présente.


Leur existence était d’ailleurs conçue à l’image de celle de la famille humaine. Ils formaient ce qu’on appelle une triade comme par excemple celle de Thèbes qui regroupait Amon, Mout et Khonsou.


Il est difficile de classeer les dieux égyptiens de façon très précises car les croyances religieuses sont complexes. Elles ont évoluées au cours du temps et dépendant aussi de la localisation géographique. Certains, comme Amon, étaient adorés dans le pays tout entier, tandis que d’autres n’étaient connus que très localement.
Il faut considérer l’extrême longévité de ces cultes qui commencèrent il y a 5000 ans et qui ne s’achevèrent qu’au VI siècle de notre ère quand justicien les interdit en 550 avec la fermeture du temple d’Isis à Philae, il y a maintes façons d’orthographier les noms des divinités de la mythologie égyptienne.


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Lun 9 Oct - 12:47





Hérodote a écrit : “l’Egypte est un don du Nil”
Progide inexpliqué jusqu’au XIXe siècle de notre ère, le Nil augmente énormément de débit en été car les sources se trouvent dans la zone équatoriale lors de la saison des pluies et il inonde chaque été les vallées du Soudant et de l’Egypte.
En se retirant, les eaux laissent un limon fertile. L’irrigatin est possible toute l’année grâce à une organisation minutieuse aussi ancienne que la civilisation égyptienne. Les Egyptiens remercient religieusement Hâpy, le dieu des inondations du Nil, car, si la crue est trop faible, la famine et la disette menacent le pays.



La largeur de la bande de terre cultivable entre le Nil et le désert est parfois très limitée.


Si les cultures présentent bien des traits communs sur tout le territoire, l’Egypte est divisée, les 42 nomes (provinces) d’origine sont regroupés en 2 royaumes :
- La Haute-Egypte, au sud, au climat chaud et sec, la vallée du Nil étant qu’une longue suite d’oasis,
- La Basse-Egypte, au nord, arrosée par les bras du Delta, qui connait un climat méditerranéen légèrement plus doux, où il pleut parfois.

Le mythe d’Osiris, aimé des Egyptiens, rend compte de cette dualité et a connu un grand succès dans tout le monde antique, jusque dans les premiers siècles de l’ère chrétienne.
Cette légende portait une trace des luttes qui divisèrent l’Egypte avant l’unification.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Lun 9 Oct - 12:48



Grâce à Champollion, nous pouvons lire les textes égypties, et l’image de l’ Egypte ancienne, transmise par les Grecs, s’estompe et disparait peu à peu.

Fausse, cette tradition périmée qui faisait des Egyptiennes un peuple morne, prisonnier de rites immuables.


Gens alertes, gais, optimistes, bienveillants et charitables, épris de vie et de bien-vivre, ils développèrent, plus de 3000 ans avant notre ère, dans cette oasis qu’est la vallée du Nil, la plus antique civilisation connue, dans un esprit humaniste d’une grande élévation de pensée.

Chaque année, fouilles et découvertes complètent notre connaissance et nous allons retrouver à travers la littérature et les scènes peintes sur les murs des temples et des tombes, la vie de tous les jours des anciens égyptiens.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Lun 9 Oct - 12:50



Dans la société traditionnelle égyptienne, la religion joue un rôle fondamental qui n’est pas séparé de la vie politique : c’est le pharaon, qualifié de “fils de Rê” et dieu lui-même, qui accomplit les rites.

La religion égyptienne est fondamentalement polythéiste, de ses origines à son extinction, au IVème siècle de notre ère, si ce n’est l’épisode amarnien, sous Akhenaton (vers 1353-1335), qui mit en avant Aton, le disque solaire, en excluant plus ou moins tous les autres dieux.



Prêtre faisant une libation
Tombe de Ramsès IV


La municipalité des dieux et celle de leurs images s’expliquent par le fait que, pour les Egyptiens, seule cette pluralité des approches permettait d’appréhender au plus près le monde symbolique du divin. Aucun dieu ne s’est révélé; les dieux existent simplement, tout comme les réalités physiques. Par conséquent, leur réalité ne peut être mise en doute; tout au plus leur efficacité est-elle parfois soupçonnée.


C’est par le biais des rites accomplis quotidiennement que les hommes ont entretenu des relations étroites avec leurs dieux. Cette nécessité était fondamentale, puisque seul l’apaisement des dieux par le biais des offrandes, mais surtout de Maât, principe d’ordre qui peut se substituer à toutes les autres catégories, permet le fonctionnement régulier du cycle  solaire qui régit la vie du cosmos et des hommes.

Ces derniers sont donc partie  prenante de la marche du monde en assurant le culte journalier et celui, solennel, des jours de fêtes. C’est le pharaon seul, comme fils des dieux, qui est habilité à conduire le culte dans le temple, espace pur séparé du monde profance, maison du dieu abritant ses effigies sur terre. Pratiquement, ce pouvoir est délégué aux prêtres, “serviteurs du dieu” astreint à des règles de pureté rituelle, qui l ereprésentent. Le temple est aussi un microcosme, image métaphorique du monde lieu où le divin se manifeste sur terre.

Toutefois, l’accès au divin n’est pas limité au seul culte rendu par le pharaon ou ses représentants. Les particuliers ont également été désireux de nouer un lien privilégié avec leurs dieux, eux qui n’avaient guère accès qu’au parvis des temples, les jours de fête. Si les témoignages restent maigres concernant l’Ancien Empire, ils se multiplient à partir du Moyen Empire et surtout au Nouvel Empire et aux époques plus tardives. A Abydos, ville consacrée à Osiris, lieu de festivités annuelles et d’un pèlerinage célébrant la mort et la renaissance du dieu, on a retrouvé de nombreuses stèles privées commémorant la présence de particuliers à ces cérémonies, réclamanmt les bienfaits que peut octroyer le dieu, tout particulièrement une vie auprès de lui dans le royaume des défunts. Au fil du temps, la relation entre les individus et les dieux se fait personnelle.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 10:42




Au commencement était le Chaos, Noun, l’Océan Primordial dans lequel gisaient les germes de toutes le choses.

En lui vivait Atoum, “un esprit encore indéfinie, portant en lui  la somme de toutes les existences”. Il se tenait dans le sein de Noun , enfermé dans un bouton de lotus, et prenait bien soinr de conserver les yeux fermés pour ne pas ternir son éclat. Mais il souffrait terriblement de cette impersonnalité. Enfin un jour, n’y tenant plus, au prix d’un énorme effor de volonté, il se dressa au-dessus de l’abîme et apparût étincelant, sous le nom de Rê.

De lui naquirent Shou et Tefnet.


La légende est partagée quand au fait que Rê tiras es deux enfants de sa propre chair. On lui attribue en effet une épouse, Raït (le dieu lui-même féminisé) ou encore Jousas (Eou-os, Ouert-Hekeou) la “Grande des Sortilèges”. Les hommes et toutes les autres créatures furent issus des larmes de Rê.


Rê, jeune et vigoureux, régnait paisiblement sur les dieux. Tous les jours après avoir pris son bain et son premier repas. Il montait dans sa barque pour faire, en compagnie de son scribe, Ouneg, faisait l’inspection des douze provinces de son Royaume, passant une heure dans chacune d’elles. Mais les ans exercèrent sur lui leurs ravages et il devint bientôt un vieillard sénile à bouche sempiternellement baveuse.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 10:54



Les Egyptiens pensaient que tout individu se composait de sept éléments : le corps, le nom, l’ombre, le coeur, l’akh, le ba et le ka; certains de ces termes sont malaisés à appréhender car ces notions n’existent pas dans notre concept corps, âme et esprit.


Les termes de Akh, Ba et Ka désignent les composantes de la partie spirituelle des hommes.





Ba représenté sous la forme d’un oiseau. Tombe N°359 à Deir El Medina


Représenté comme un oiseau à tête humaine, leb a est l’énergie de communication, de transformation et de déplacement de chaque personne. Comme des humains, les divinités pourraient également avoir le Ba voir plusieurs. Quand un dieu intervenait dans des affaires humaines, on disait que ses baou (pluriel de ba) du dieu étaient au travail. A cet égard, le roi pouvait être considéré comme le ba d’un dieu. D’autre part une divinité pouvait être investie par le ba d’une autre divinité.





Le corps Djet (ou sab ou khet) matériel, est le réceptacle des composantes de la personnalité telles que ba, le ka, l’akh, l’ombre ou le nom. C’est pourquoi sa préservation est primordiale et c’était une punition des plus redoutées que d’avoir son corps démembré ou privé de son intégrité.
Djet devient Khat, un cadavre qui deviendra une momie, si l’on opère sur lui tous les rites de l’embaumement, qui le préservera de l’action du temps.
Malgré son importance, le corps n’avait pas de caractère unique car une image ou une statue pouvaient le remplacer.





Il représente le double immatériel de l’être et incarne les forces vitales de chacun. Le mot appartient à une racine qui signifie “nourriture” et dont le hiéroglyphe s’écrit à l’aide de deux bras levés. A l’opposé du Ba, élément dynamique, la Ka représente un élément statique.




Ka du roi Hor (fin du moyen empire)



Le ka était présent aussi bien chez les dieux que chez les hommes. Cependant, les dieux en possédaient souvent plusieurs par exemple Rê en avait quatorze qui représentaient toutes les expressions de sa personnalité.






Ce term est souvent traduit par “transfiguré” faute de mieux. Ce mot est apparenté à une racine égyptienne qui signifie “lumineux” ou “utile”. Pour matérialiser cette idée, on utilisait le hiéroglyphe représentant un ibis à aigrette dont le plumage vert foncé avait des reflets métalliques. Ce principe lumineux et immortel faisait partie des éléments invisibles de la personnalité. Il est lié au principe de puissance créatrice utilisé en magie.





Akh







Par l’attribution d’un nom, un individu devient un homme, différencié, repérable, faisant partie d’un ensemble par ses attaches mais possédant une personnalité, une identité reconnue et un destin. L’efficacité d’un rite ne peut être assurée que si le bénéficiaire est nommé. Hommes et dieux sont tributaires des rites, et la connaissance des noms des êtres est la condition essentielle pour agir sur le monde.


La puissance potentielle du nom est auss un point de vulnérabilité. Les magiciens connaissaient le pouvoir attaché à la connaissance du nom. En le modifiant, ou en l’utilisant dans des rituels aux fins parfois inavouables, il devenait possible d’attenter à la personne désignée.
Enfin, effacer le nom d’une personne sur ses monuments (ce qui a été fait our Akhenaton) équivalait non seulement à effacer son souvenir dans le monde visible mais aussi à le priver d’existence dans l’autre. C’est pourquoi, il existait de nombreux rites, dans le livre des respirations par exemple, qui assuraient la préservation du nom.









Pesée du coeur



Le coeur est à la fois le siège de la pensée et de la conscience mais c’est surtout l’emplacement de la mémoire qui va pouvoir témoigner devant les juges.

Le coeur était remis en place dans la momie après l’embaumement. S’il venait à deipsaraitre le défunt ne pourrait pas se présenter devant le tribunal, c’est pourquoi le défunt disposait de coeur de remplacement qui prenait sa forme ou celle d’un scarabée et sur lequel était gravé des extraits du “Livre des Morts”.

A gauche, le coeur du défunt est placé par Horus sur un plateau de la balance tandis qu’Anublis vérifie que le coeur est plus léger que la plume de Maât.







L’ombre de Nakhtamon sort de sa tombe (Deir el-Médina)





C’est une des composantes visible de l’individu qui lui est affectée dès sa naissance et qui continue à exister dans l’au-delà même après la mort.
Le “Livre des Morts” consacre le chapitre 92 à décrire à sa circulation en compagnie du Ba durant le jour.


Il semble que les divinités aient aussi une ombre puisque Akhénaton avait fait construire un temple appelé “l’ombre du Soleil”.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:00



Lors de la Création, tout exista pour la première fois, c’est pourquoi les Egyptiens lui donne le nom de Set Tepi (la Première Fois) mais cet évènement mémorable n’est pas unique, il appelle une répétition. Non seulement le monde peut sans cesse devenir aussi neuf et aussi parfait qu’il le fut à la première fois mais la façon de le décrire peut varier non seulement dans le temps mais aussi un fonction de la localisation géograhique.


Chaque grande cité d’Egypte avait une conception particulière de la Création où le dieu local était souvent l’acteur principal. L’existence de plusieurs grands récits cosmogoniques distincts ne semblaiti pas poser de problèmes particuliers aux Egyptiens. Chaque récit prévalait au sein du territoire qui l’avait vu naître, même si la version évoquée à Héliopolis peut être considérée comme la plus légitime à cause de son association avec Rê, dieu-soleil.

Quatre centres de culte importants – Héliopolis, Memhis, Hermopolis et Tèbes – ont chacun développé des théories particulières. Puis les autres cités de moindre importance en firent autant comme par exemple à Esna. Ces différentes thèses ne datent cependant par de la même époque et ont été remaniées au cours de l’histoire. En plus, la mise en avant de leur dieu propre n’était sans doute pas touours exempte de pensées de pouvoir et de rivalité de la part du clergé. Les versions présentaient ainsi de nombreuses variantes qui, de façon non doogmatique, étaient admises comme évidentes et étaient considérées comme l’expression de la multiplicité infinie de la force créatrice divine.

Cependant il est possible de tirer quelques traits directeurs.
Avant que le monde ne soit créé, il y avait un vaste chaos liquide, le Noun dans lequel existait à l’état indifférencié, les germes de tout ce qui allait être créé et le temps et l’epace n’existent pas.
Dans ce noun l’esprit du démiurge qui vint à  l’existence au moment où il prit conscience de lui-même, en se distinguant du Chaos originel. Alors naquit son désir de créer le monde. Cet instant est celui de l’apparition de l’univers tangible inscrit dans un espace concret et dans un temps fini. Un îlot surgit alors des flots sur lequel le dieu créateur put prendre pied et commencer son oeuvre. La plupart du temps, cette première manifestation divine est conçue comme une émanation lumineuses, repoussant les ténèbres participant de l’était informel. Le soleil peut alors apparaitre sur une butte (Héliopolis), sur le dos d’une vache nageant à la surface du Noun (Esna), jaillir d’un lotus ou d’un oeuf (Hermopois). A Edfou, le monde est créé à partir d’une embarcation de roseaux.
Les procédés employés par le démiurge pour construire l’univers et donner la vies ont très variés. Il peut déléguer ses fonctions à des entités qu’il tire de son être (Héliopoli, Atoum). Le monde peut être conçu par un acte intellectuel et matérialisé par le verbe (Ptah, Thot, Memphis). Les déesses emploient volontiers la parole (Nekhbèt, Neith, Methyer, Saïs) ou sept flèches.

L’existence de plusieurs récits cosmmogoniques distinctes ne posait pas de problèmes particulirs aux égyptiens. Chaque récit prévalait au sein du territoire qui l’avait vu naître, même si la version évoquée à Héliopolis était considérée comme la plus légitime à cause de son association avec  Rê, dieu-soleil et chef de tous les dieux.







Dans la cosmogonie de Héliopolis, le Démiurge (Atoum) se dégage du Noun (Abyssos) sous la forme du soleil (Rê). Il fait émerger uni lot (Deben) sur lequel il se pose. Le Nou nest alors rejeté à la périphérie de l’espace créé mais des êtres y habitent tel le serpent Apophis qui attaque chaque matin la barque de Rê et qui est, à chaque fois, battu.
Ce serpent représente le désir du Noun de reprendre l’espace qui lui a été ravi par l’acte créateur.







Un autre récit cosmogonique trouve ses origines à Hermopolis.
Dans la cosmogonie d’Hermopolis, la butte primordiale surgit des eaux du Noun à Hermopolis, cité du dieu Thot, et le grand Caqueteur, oiseau mythique, y pond un oeuf duquel nait le soleil.






A Menphis, capitale de l’Egypte durant l’Ancien Empire (2815-2400 av. Notre ère), la principale divinité était le dieu créateur Ptah, dont on disait qu’il avait fabriqué le coeur et la langue d’Atoum. Ptah était le patron des artisans et possédait le titre de père et mère de tous les dieux.






La théorie d’Amon comme dieu originel qui a tout créé est par conséquent un conglomérat de motifs plus anciens et d’origines diverses.







Dans la cosmogonie locale d’Esna, c’est Khnoum qui faisait surgir les êtres vivants sur son tour de potier.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:01




La plus ancienne théorie sur la naissance du monde est probablement originaire d’Héliopolis, vénérable sanctuaire solaire. En tout cas, les Textes des Pyramides en font déjà mention depuis la fin de la cinquième dynastie.

Selon cette théorie, il y avait au début le chaos constitué par l’eau primordiale, le Noun. Du Noun a surgi la colline primordiale sur laquelle s’élevait le sanctuaire Héliopolis, ce à quoi les autres centres concurrents prétendaient aussi. Le surgissement de la colline originelle correspond à la réapparition annuelle des terres submergées par l’inondation du Nil. Sur cette colline est apparu Atoum, dont le nom signifie à la fois “ne pas être” et “complet”. En tant qu’Atoum-Rê, il a créé la lumière en opposition aux ténèbres du Noun. Ensuite, par l’union avec l’ombre ou en s’inséminant lui-même (son nom “le grand Lui-Elle” fait allusion à son caractère bisexuel), il a créé Shou, le dieu de l’air, en le crachant, et Tefnout, l’humide, en la vomissant.  Pour la première fois, Shou et Tefnout incarnent les principes masculins et féminins distincts. Ensemble, ils ont donné naissance à Geb, la terre, et à Nout, le ciel.

Dans les représentations, la déesse du ciel, Nout, a voûté son corps au-dessus de Geb, le dieur de la terre, qui est couché. Elle touche le sol uniquement avec les pointes des doigts et des orteils. Entre les deux se tient Shou levant les bras pour soutenir le corps de Nout : il constitue l’espace de l’air. Ainsi ont été formés les éléments cosmiques fondamentaux. De ceux-ci est née la quatrième génération de dieux qui comlète l’Ennéade d’Héliopolis, à savoir Osiris, Isis, Seth et Nephtys.

Cette généalogie n’était cependant pas du tout comprise comme un système rigide et immuable. Ainsi, Osiris peut être également le fils de Shou et de Tefnout, et Nout, la déesse du ciel, est présentée parfois comme “mère de tous les dieux”, titre honorifique attribué aussi à Isis au Nouvel Empire. Selon l’époque ou la région, les différentes  divinités masculines peuvent toutes porter l’épithète de “père des dieux”. De même, Aton, le dieu d’Akhénation, est qualifié de “mère et père de ce que tu as créé”, rappelant clairement l’acte de création d’Atoum.


Et pourtant Atoum, “le seigneur au nom mystérieux” qui est à l’originie de toute la création, occupe une place priviégiée. Contrairement aux autres dieux, lui le non-créé ne succombera pas à la mort qui, à la fin de la création que le dieu détermine lui-même, éteindra toute existence.  Il est dit dans la chapitre 175 du Livre des Morts : «Je suis celui qui vais détruire tout ce que j’ai créé. Ce monde retournera dans l’océan primordia, dans lef lot originel, comme à ses débuts. Je suis celui qui subsistera avec Osiris après m’être transformé de nouveau en d’autres serpents que les hommes ne connaissent pas et que les dieux ne voient pas » (d’après Erik Hornung, égyptologue Suisse).

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:04



Spécialement archaïques et énigmatiques paraissent les huit dieux et déesses primordiaux qui, à Hermopolis, ont participé à la création du monde :
Cette forme abstraite de quatre couples divins se trouve en fait à la limite entre le chaos obscur et l'univers éclairé et organisé. Après la création du cosmos, le tertre primordial s'élève pour porter la ville d'Hermopolis.




Ogdoade



Les divinités masculines sont représentées en tant que grenouilles ou avec une tête de grenouille. Leurs équivalents féminins — les noms sont simplement pourvus de la terminaison féminine — en tant que serpents. Depuis l'accomplissement de leur oeuvre de création, ces dieux primordiaux vivent dans le monde souterrain, mais ils se chargent encore de certaines nécessités élémentaires, comme le lever quotidien du soleil et le cours du Nil.
Le mythe hermopolitain, quelque peu schématiquement construit, ne nous est transmis qu'à la Basse Epoque, il est vrai, mais déjà sous l'Ancien Empire Hermopolis est appelée « la ville de l'Ogdoade ». Les noms des dieux ont dû toutefois changer au cours du temps. En tout cas, Amon a été ajouté plus tard au détriment d'une autre divinité, Ténémou.

D'autres mythes de création sont reliés à la doctrine de l'Ogdoade. L'un d'eux cite une oie céleste, « le grand caqueteur », qui pour la première fois a rompu le silence d'avant le temps et qui sur la colline primordiale a pondu un oeuf duquel est sorti Rê, « l'oiseau de la lumière ». Pour les pèlerins d'Hermopolis, des coquilles d'oeuf vides comptaient parmi les plus grandes attractions. Il faudrait examiner si la liaison entre l'oeuf et le lièvre de Pâques "Osterhas" , « emblème » du quinzième nome de Haute Egypte, dont la capitale était Hermopolis, survit dans les symboles pascaux de l'Est de la France et en Allemagne. Au lieu de l'oie, on cite également l'ibis comme créateur de l'oeuf originel. Par là, Thot, le dieu de la sagesse et le dieu scribe, qui est au fond le véritable maître de l'antique Shmounou, entre en jeu. Les Grecs l'ont assimilé à Hermès, ce qui a donné son nom à la ville.

Une variante poétique de la théorie de la création parle d’un bouton de lotus au milieu du lac sacré d’Hermopolis. Il contenait Rê, l’enfant divin, et le libéra tôt le matin, quand les pétales de la fleur s’ouvrirent.
Ailleurs aussi, la fleur de lotus, qui s’ouvre le matin pour se refermer le soir, a été mise en relation avec le soleil. Le mythe de Néfertem (« parfait d’être et non-être ») présente le plus d’affinités avec la légende hermopolitaine.

A Menphis, Néfertem fut vénéré comme le fils de Ptah.




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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:06



La doctrine du clergé de Pthah à Menphis, la capitale de l’Empire, est conservée sur une stèle du roi Shabaka (25e dynastie). Cette stèle en granit est connue sous le nom de “Monument de théologie menphite”. Elle se base probablement sur un papyrus de la fin de l’Ancien Empire.


Selon la cosmogonie menphite, rivalisant indiscutablement avec la doctrine héliopolitaine, la naissance du monde commence avec Ptah assimilé à Noun et Naounet (forme féminine de Noun). Il engendre Atoum afin qu’il exécute sa volonté. En tant que Ptah-Tatenen (terre élevée), le dieu créateur de Memphis est lui-même la colline primordiale, voire la terre en général. C’est lui qui a créé toute chose et tout être, qui a donné naissance aux dieux et qui était le “coeur et la langue de l’Ennéade” d’Héliopolis. De même qu’Osiris est l’origine du bien, Ptah apporte la culture aux hommes. Il est devenu ainsi le “maitre de Maat”, propriété fondamentale du créateur et du patron des artistes. L’art égyptien, en effet, ne crée pas des images quelconques, il rend visibles les principes de l’ordre universel, et toute dérogaton formelle frôle immédiatement l’hérésie vis-à-vis de Maat.


Que Ptah ainsi que d’autres dieux se soient personnellement occupés de la permanence de la création est confirmé par le Papyrus royal de Turin qui fait commencer la liste des rois avec Ptah, Rê, Shou, Geb, Osiris, Seth, Horus, Thot, Maat et encore un autre Horus. C’est seulement après une dynastie transitoire de divinités akh, sortes de demi-dieux, que le destini du pays est confié à des dynasties terrestres.


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:07



C’est seulement à partir du moment où Thèbes fut promue capitale du pays que son dieu local, Amon, devint dieu de l’empire. Thèbes, ayant pris du retard par rapport aux autres centres, eut des difficultés à rendre plausibles ses prétentions à avoir créé le monde la première. La théorie d’Amon comme dieu originel qui a tout créé est par conséquent un conglomérat de motifs plus anciens et d’origines diverses. Ainsi, Amon est né de lui-même tout comme Atoum. Sa première forme d’apparitioni était l’Ogdoade d’Hermopolis, puis Tatenen, le tertre primordial de Memphis, et enfin il s’est rendu au ciel en tant que Rê. Il a crée les dieux et les hommes et il a organisé le monde.

Sur la colline primordiale, il a fondé la première ville, Thèbes, qui servit de modèle à toutes les autres villes. Ce mélange peu original de traditions plus anciennes témoigne des prétentions rigoureuses du clergé d’Amon, le dieu de la capitale. Pour disposer d’une prééminence absoue, Amon devait être non seulement le dieu suprême, mais aussi le plus ancien. Avec une avidité syncrétiste sans pareile, le clergé d’Amon revendiqua résolument la création et toutes les légendes qui la concernaient. Bien que les exposés sur l’origine du monde, chacun mis à part, semblent très différents, ils se basent tous sur une même connaissance fondamentale : l’événement central de la création est la différenciation. Le créateur surmonte l’unicité du non-être, qui ne connait “pas deux choses”, en se “multipliant en millions”.

Au-delà des frontières de l’univers de l’être, le non-être subsiste. Il entoure le cosmos sous la forme d’un ouroboros, le serpent qui se mord la queue. Dans cette obscurité de l’état primordial est précipité le pécheur. C’est là que les ennemis des dieux dovient être mis en exil, et à la fin des jours c’est là que le monde retournera.

L’expression la plus visible du chaos est le paysage non cultivé et hostile à la vie des montagnes du désert en dehors de l’oasis du Nil. La géométrie pure des pyramides se découpant nettement du plateau rocheux de Giza, de même que l’ordonnance du temple funéraire d’Hatshepsout qui sort comme un cristal de la montagne thébaine déchiquetée, semblent illustrer le processus de la création.


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:09



Le temple d’Esna était voué au dieu à tête de bélier Khnoum.




Khnoum façonne les êtres vivants auquel Heqet donne la vie.



Dans la cosmogonie locale, Khnoum faisait surgir les êtres vivants sur son tour de potier. Pour chaque créature, il façonnait également le ka, double immatériel qui grandissait en même temps que l’être de chair. Après la mort, le ka demeurait près de la tombe du défunt, tandis que le Ba, son âme, s’envolait sous les traits d’un oiseau. Le récit de la création est gravé sur les murs du temple d’Esna. Il y est fait allusion à une déesse nommée Neith, associée à la cité de Saïs, dans le Delta occidental, et considérée dans son fief comme une diviniité primordiale ayant fonction de démiurge.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:16








Le terme égyptien pour divinité est “netjer”, rendu deuis toujours par l’hiéroglyphe. Ce signe ressemble à un bâton en forme de hache enveloppé d’un tissu ou d’une peau. Il s’agit peut-être d’un fétiche archaïque, d’un sceptre. Le déterminatif du mot est soit un faucon dressé sur un pavois, soit souvent aussi, depuis le Nouvel Empire, une figure accroupie portant la barbe divine. Dans les textes bilingues de l’époque ptolémaïque, le terme netje rest assimilé à Théos.

En compte, il s’est transformé en noute. Le terme “dieu” est aussi utilisé occasionnellement dans un sens général, sans qu’on se réfère pour autant à une notion de monothéisme. Titre abstrait, netjer peut toujours être attribué à toute divinité concrète. Dans les mains, les dieux tiennent le signe ankh (Vie) et souvent également le sceptre ouas (Puissance), symboles de la force vitale des dieux.





Horus




Les attributs spécifiques relatifs à l'activité ou à la nature du dieu sont portés sur la tête ou au lieu de la tête. Les couronnes divines par contre n'appartiennent pas à une divinité bien précise ; elles sont interchangeables et peuvent même être combinées. A partir de la 19e dynastie, les couronnes composites ont des formes de plus en plus compliquées ; elles contiennent une quantité d'allusions et de citations indiquant simplement les multiples activités et capacités de la divinité concernée. De même, les épithètes divines augmentent en nombre. Non seulement, elles servent aux louanges hymniques, mais elles disposent d'une réelle efficacité. La plus grande collection d'épithètes, souvent très poétiques, entoure la déesse Isis qu'on appelait pour cette raison à l'époque grecque celle qui a beaucoup de noms ou même celle aux dix mille noms.

L'adoration de divinités zoomorphes est attestée pour la première fois vers le milieu du quatrième millénaire avant notre ère. Des sépultures d'animaux, arrangées avec beaucoup de soin et pourvues d'offrandes, ont été découvertes à Maadi et à Héliopolis ainsi qu'à Badari et à Nagada. Ce sont des sépultures de chacals, de gazelles, mais aussi de béliers et de taureaux.




Tête de taureau de Nagada - Brooklyn Museum



En même temps, les palettes cultuelles ont adopté des formes animales et portent bientôt aussi des figurations d'animaux en relief. De petites figurines représentant avec une grande vivacité des singes, des grenouilles, des hippopotames et d'autres animaux ont été créées vers la fin du millénaire.
La connaissance des capacités supérieures de l'animal s'exprime dans les noms des rois de la 1ere dynastie, comme «scorpion » ou « silure ». Mais à partir du moment où l'intellect humain prend le dessus, les forces divines commencent à prendre un aspect humain. La représentation anthropomorphe presque sans détails des membres est connue d'abord à peu près sans différence pour Min et pour Ptah. Pour Neith, Satis, ainsi que pour les divinités cosmiques, Geb, Nout et Shou, les représentations anthropomorphes n'existent vraiment qu'à partir de 2 700 avant notre ère. La forme composite associant des éléments animaux à des éléments humains est attestée pour la première fois à la Y dynastie. Ce type de représentation est alors tout aussi normal que la représentation purement anthropomorphe ou zoomorphe.




Isis


Généralement, la divinité anthropomorphe porte son attribut sur la tête ou au lieu de la tête. Souvent, il s'agit de l'hiéroglyphe indiquant son nom. L'autre version, corps animal avec une tête humaine, est exceptionnelle.

L'exemple de la déesse Hathor illustre bien les multiples possibilités de représentation. Le plus souvent, elle apparaît sous les traits d'une femme portant sur la tête des cornes de vache ainsi que le disque solaire. Dans d'autres cas, elle est assimiléé à une vache, soit allaitant le roi, soit sortant de la montagne thébaine pour protéger le défunt. Rares sont les exemples où la déesse a un corps humain et une tête de vache. Les piliers hathoriques par contre sont très fréquents. Rappelant un fétiche, leur chapiteau montre de face une tête humaine pourvue d'oreilles de vache.

En outre, la déesse est figurée en lionne, cobra, hippopotame ou encore en déesse-arbre. Chacune de ces manifestations se réfère à un trait caractéristique de la déesse. Elles n'ont rien à voir avec son véritable aspect extérieur, car la forme réelle de la divinité reste en effet « cachée » et «secrète ». Seul le défunt, justifié et éclairé, a le droit de la connaître et est en mesure de le faire. Les textes religieux relatent la rencontre dans les rêves ou dans l'au-delà avec la divinité, mais elle n'est jamais décrite. Seule l'approche du dieu est perceptible, soit par un tremblement de terre ou une tempête, soit par son parfum ou son éclat lumineux.

Les diverses formes de représentations ne peuvent concrétiser qu’une partie de la nature divine dont la richesse ne peut être saisie et surtout pas rendue dans sa totalité. De là vient inévitablement la multitude des formes divines. Si deux ou plusieurs divinités sont associées, comme par exemple Amon et Rê en Amon-Rê, le nombre de formes d’apparition possibles se multiplie par les diverses combinaisons. Chaque divinité préserve néanmoins son autonomie sans être absorbée par l’autre divinité et la possibilité de mélanges est limitée. C’est pourquoi les tendances syncrétistes en Egypte n’aboutissent ni au panthéïsme ni aumonothéïsme, même pas sous l’aspect solaire fort répandu : au contraire, le caractère polymorphe rest eun trait typique du divin. De même, l’image de cult est une forme, un corps de la divinité qu’elle peut habiter temporairement. Cachée dans le naos clos du sanctuaire, au fond de la partie intime et secrète du temple, elle est invisible aux laïcs. Seul le prêtre est autorisé à la visiter et à l’entretenir. Même lors des jours de fête, quand elle quitte sa demeure pour être portée en procession à travers la foule des croyants, un rideau la protège des regards. En de telles occasions, elle est cependant réceptive aux souhaits et aux demandes des hommes et elle rend même des oracles. Hormis les visites d’autres divinités et les “voyage de noce”, les images de cult erestent à leur place.

Il a dû exister néanmoins des sortes d’idoles itinérantes. Lors de son voyage au Liban à l’époque de Ramsès XI, vers 1070 av. Notre ère, Ounamon avait emmené pour sa protection un “Amon de la route” qu’il devait toutefois dissimuler aux 4 regards des voleurs. Plus tôt déjà, un long voyage avait été – entrepris par une “Ishtar de la route” que Toushratta, roi du Mitanni, avait envoyée de Ninive vers l’Egypte à son confrère souffrant, Amenhotep III.

L'animal vivant, considéré dans certains sanctuaires comme l'incarnation de la divinité et vénéré, est une forme particulière de l'image de culte. Tout comme dans l'image sculptée du sanctuaire, Ptah peut résider dans le taureau de Memphis, Khnoum dans le bélier d'Eléphantine et le dieu Sobek dans le crocodile de Kom Ombo. S'il s'agissait seule-ment au début d'un exemplaire unique et choisi de l'animal, à partir de la Basse Epoque on verra naître une zoolâtrie illimitée due à la conception que chaque taureau, chaque crocodile ou bélier pouvait incarner le dieu.
Le simple croyant a dû avoir autant de difficultés à établir une séparation stricte entre l'ibis en tant que demeure possible de Thot et le dieu lui-même que, plus tard, celui qui vénérait les icônes, pour distinguer l'archétype de la copie.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:27



CHAMP DES ROSEAUX : Lieu mythique, associée aux Champs des Offrandes, dans lesquels les défuns déclarent vouloir labourer la terre, semer et récolter éternellement pour Osiris.
CHEMMIS  : Ile mythique située près de Bouto, dans les marais du Delta où Isis trouva refuge après le meurtre d’Osiris.
CIEL  : Le ciel était une étendue place reposant sur quatre piliers.
DESERT  : Lieu privilégié des manifestatiosn du Chaos
DOUAT OU AMDOUAT  : Lieu de séjour des défunts parcouru par le soleil nocturne
ETOILES  : Les égyptiens on observateur attentifs du ciel ont très tôt utilisés les étoiles pour établir un calendrier.
GROTTES  : Lieux privilégiés pour le contact avec les divinités.
ILE DE LA FLAMME  : Point d’émergence du monde
ISHEROU  : Lac

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:32











Le terme grec de nome, qui signifie district, est utilisé pour désigner les régions économiques et naturelles de l’Egypte. L’origine remonte au néolithique et chaque nome a sa divinité tutélaire. Le nombre des nomes n’a pas cessé d’évoluer tout au long de l’histoire égyptienne. En général, on en dénombre vingt deux pour la Haute-Egypte et vint pour la Basse-Egypte. Les nomes étaient administrés au nom de pharaon par des gouverneurs appelés les Nomarques.
Dans le tableau ci-dessous vous trouverez après le numéro du nome figure le nom de la ville principale en grec et en égyptien puis la ou les divinités principales du lieu.





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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:33



Le nom de déesses dangereuses a été attribué par les égyptologues à certaiens déesses au caractère retoutable : Hathor, Tefnout, Sekhmet, Bastet… Toutes filles de Rê, elle se manifestent en tant qu’oeil de l’astre solaire dont elles incarnenet le rayonnement. Pour repousser les ténèbres et répandre la lumière sur terre, il leur faut s’éloigner de leur père. Paradoxalement, elles doivent rester aux cotés de l’astre afin de le nourrir et de le régénérer. Cette ambivalence a été résolue par la création de mythes justifiant les allées et venues des filles du soleil. Ces déesses ont une double nature. Sous leur forme redoutable elles véhiculent les forces issues du soleil : brûlantes, aveuglantes, destructrices. Leur aspect agressif est dicté par leur lute permanente contre les forces et les puissances du chaos. Des rites sont destinés non pas à les apaiser, car le soleil doit garder sa puissance et garantir la continuité de l’existence, mais à les rendre favorables, à éveiller l’aspect bénéfique qu’elles portent en elles et qui rappelle leur rôle fondamentale dans la permanence de la création.

Les égyptologues ont donné le nom de “Déesse Dangereuse” aux déesses dont le caractère à la fois redoutable et bénéfique inquiétait les égyptiens. On retrouve sous le nom générique les déesses comme Bastet, Hathor, Mout, Sekhmet ou Tefnout.


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:39







Le mythe représente le cycle du soleil. La Déesse Lointaine est une impétueuse lionne incarnant l'aspect terrible du soleil estival qui semble arriver du Sud, s'élevant au-dessus de l'horizon au fur et à mesure de l'avancée du solstice d'été, mais elle incarne aussi l'aspect bénéfique du soleil hivernal semblant s'affaiblir alors qu'il s'éloigne vers le Sud au cours du solstice d'hiver. La déesse Lointaine est la fille du Soleil ; sous les traits de Tefnout (qui est l'une de ses princiaples personnifications ; parfois, elle se présente aussi sous les traits de Sekhmet), elle abandonne son père pour fuir dans le désert oriental en Nubie. C'est là une référence à la morsure du soleil que les caravanes se dirigeant vers les carrières et les mines ne connaissent que trop bien.





Dans le désert, la déesse sous forme de lionne, donne libre cours à sa férocité. Râ, qui a besoin d'elle sous son aspect guerrier, souhaite son retour. Onouris, Shou et Thot sont alors envoyés sur place, sur l'aspect de singes. Ils lui racontent des histoires envoûtantes, dont le récit de l'accueil triomphal qu'elle recevrait si elle revenait en Egypte. Elle accepte de rentrer, mais conserve les traits de la Déesse Dangereuse, de la puissance destructrice sauvage : il est donc indispensable de l'apaiser. Thot verse du vin dans les eaux de la première Cataracte, à Philae ; la déesse, pensant qu'il s'agit de sang, s'en abreuve, s'enivre et s'apaise. A son réveil, elle présente les traits bienveillants d'une chatte, la déesse Bastet, et est accueillie avec fêtes et honneurs en Egypte. Dans d'autres versions, elle est plongée de force par Thot, dans les eaux de la première cataracte. De fait, elle précède de peu l'inondation - aspect tardif de la déesse - car dans cette phase, le parcours du soleil et associé au cycle du Nil. Le mythe se rapporte donc à l'inondation annuelle du Nil dont les eaux tumultueuses et rougies par la terre ferrugineuse des hauts plateaux Abyssins se calment à leur entrée en égypte et répandent leurs bienfaits sur tout le pays.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:43



Les divinités de Nubie sont beaucop moins connue que celles d’Egypte et la documentation que nous possèdons est beaucoup moins riche. Mais il est certain qu’en dehors des divinités éyptiennes, implantées par les conquérants, les tribus adoraient des divinités locales qui leur était propres.







APEDEMAK : Dieu méroïtique de la guerre et de la fertilité représenté sous la forme d’un lion
ARENSHNOUPHIS  : Dieu vénéré en Nubie, il était représenté sous forme humaine à tête de lion
DEDOUN  : Dieu de la Basse Nubie, il est le “seigneur de Nubie et veille sur le pays”. Il est généralement représenté sous la forme d’un faucon
MANDOULIS  : Dieu de Basse-Nubie, Mandoulis fut particulièrement vénéré à Kalabchah. Dans le panthéon égyptien, il fut associé à Horus et intégré dans une triade composée de Satet et Wadjet. Représenté sous forme humaine dont la tête est coiffée d’une couronne de plumes, portant une corne de bélier, il fut une divinité très populaires chez les Blemmyes, en pleine christianisation du pays. Il prend alors un caractère solaire, assimilé à  Rê. Mandoulis disparut définitivement sous l’époque byzantine.
SATET  : Maitresse de la Nubie, elle apparut très tôt dans le panthéon égyptien. Elle était représentée sous forme humaine portant la couronne blanche de Haute-Egypte et intégrée à la triade d’Eléphantine, entourée de Khnoum et d’Anouket. Gardienne de la frontière sud, patronne de la première cataracte, un temple lui a été dédié à Eléphantine.
SHOMEKER  : Dieu créateur de Méroé, il était figuré sous forme anthropomorphique, coiffé de la double couronne égyptienne et tenant les signes de vie : anhk.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:46







Anubis (trésor de Toutankhammon) ©Musée égyptien du Caire



Support fréquent des manifestatioins des divinités, l’animal était choisi pour exprimer certains caractères d’une puissance surnaturelle et pouvait être associé à plusieurs dieux ou déesses. Contrairement à ce qu’on peut croire, ce n’était pas l’animal en soi qui était adoré mais la forme divinie qui se manifestait en lui.

Les animaux “sacrés” constituent une catégorie à part capable de faire descendre le Ba divin sur un animal d’une espèce donnée et choisi selon des critères rigoureux. Les plus fameux de ces animaux sacrés étaient les taureaux Apis, Boukhis et Mnévis. Le taureau et le bélier représentaient la fécondité masculine, alors que la vache symbolisait la maternité.

Dans plusieurs chapitres du Livre des Morts, on assimiliat ainsi le défut à diverses créature dont le caractère particulier allait lui permettre de franchir les obstacle. Dans d’autres cas, c’était l’animal lui-même qui transportait directement le trépassé.






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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 11:57



Les couleurs sont porteuses d’une symbolique bien précise


• NOIR : Le noir représente la riche terre arable déposée par le Nil pendant l’inondation. Les divinités figurées avec les chairs noires sont en relation avec la fertilité (Min), le renouvellement perpétuel, et son corollaire, le domaine funéraire (Osiris, Ahmès Néfertari). Les grands chiens dans lesquels se manifestent certains dieux gardiens (Anubis, Khentyimenty, Oupouaout) sont noirs. C’est une couleur bénéfique qui protège les métamorphoses des défunts dans le sol.

• BLANC : Le blanc est la couleur de la lumière triomphant de l’obscurité et il est en relation avec l’aube. C’est la teinte de la couronne du Sud. Dans un décor peint, le blanc sert souvent à évoquer l’argent, alors que le jaune figure l’or.

• BLEU : Le bleu se présente sous trois aspects. Couleurs de l’air et des étendues célestes, bleues sont parfois les chairs du Dieu Amon, à l’origine divinté du vent.

Le bleu sombre du lapis-lazuli évoque la profondeur du ciel nocturne pailleté d’étoiles, mais aussi des abysses qui sont, en quelque sorte, la contrepartie “négative” de la voûte céleste.

Les cheveux des dieux sont en lapis-lazuli. En revanche, le bleu turquoise – (le fameux “bleu égyptien”) – rappelle le milieu aquatique animé par la lumière et prêt à engendrer la vie. Personnifiant l’inondation, Hâpy apparait également avec un corps de couleur bleue.





Hapy



VERT : Le vert, quant à  lui, glorifie le triomphe de la vie végétable sur le désert. C’est la couleur de Ouadjyt et le mot s’écrit avec le hiéroglyphe du papyrus. Il est à la fois la verdure et la verdeur, allusion au renouvellement perpétuel de la nature. Les chairs d’Osiris ont parfois une teinte verdâtre, rappel de la putréfaction qui prélude à la régénération, mais aussi des jeunes plantes surgissant de la terre.

ROUGE : Le rouge signifie à la fois violence et victoire. Il est l’apanage de Seth et de ses séides. Couleur du soleil, du désert et du sang, il rappelle la sempiternelle menace que fait peser la Déesse Dangereuse sur l’Egypte, mais aussi sur ses ennemis lorsqu’elle demeure au service du Double Pays. Le rouge représente la face agressive d’une énergie ambivalente dont le vet, auquel il est intrinsèquement lié, est la face positive. C’est la couleur de la couronne de Basse Egypte, pourtant vouée à Ouadjyt, la Verte.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 12:01











Les égyptiens considéraient que les animaux détenait une art du divin et ils représentaient leurs dieux sous des formes hybrides où le corps est en général antropomorphe et la tête prend la forme de son animal caractéristique.







[/center]

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 12:08



Les égyptologues rencontrent quelques difficultés pour établir de façon précise et cohérente la chronologie de l’ancienne Egypte. Ils ont été aidés dans cette tâche par des listes de souverains comme la table d’Abydos qui présente les tablatures des pharaons depuis la première dynastie jusqu’à Séthi Ier.










Le Moyen Empire s’étend de la XIe dynastie (2134 av. Notre ère)








































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Dernière édition par Lanaelle le Jeu 19 Oct - 12:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 12:39












Aker (Akerou ou Akeroui pour la forme plurielle) était une divinité chthonienne, à double tête, qui personnifait les profondeurs de la terre alors que Geb représentait plutôt le sol et les richessess qu’il produit en surface. Les Akerou en tant que divinités primitives semblent être encore plus anciennes que Geb.

Dès que l’époque primitive, la figure d’Aker était liée à la croyance selon laquelle le soleil, en se couchant à l’ouest, s’enfonçait dans la terre, provoquant ainsi la nuit pour réapparaitre à l’Est après avoir traversé un tunnel. D’où l’idée qu’Aker incarnait le passage entre l’Occident et l’Orient en portant le dieu soleil sur son dos, et son aspect originel représentant une bande de terre avec une tête humaine de profil à chaue extrémité.

Plus tard, les têtes d’homme furent remplacées par des têtes de lion dans les décorations des cieux d’outre-tombe. Les akerou furent donc ensuite appelés Sef (Hier) et Duau (Aujourd’hui) et ils se transformèrent en gardiens des portes de l’Au-Delà.


On assista ensuite à une extension de ce concept, et des protomés de lion furent placés devant l’entrée des palais et des tombes, pour protéger les vivants et les morts. Comme chaque extrémité du tunnel était surveillée par un Aker, chacun de ses gardiens devit une personnalité divine.

Le concept s’appliqua par la suite à une multiplicité de portes et de gardiens de l’au-delà, en faisant des Akerou de nombreux dieux-terre. Le défunt devait triompher de la surveillance d’Aker, qui assurait ainsi la protection d’Osiris.


Donc en résumé, on peut dire qu’Aker apparait :
- Comm l’image de la terre,
- Comme la montagne de l’Orient et de l’Occident,
- Comme la porte entre la terre et l’Au-delà,
- Comme le gardien de la porte vers l’autre monde,
- Comme une divinité à la fois favorable et hostile au défunt,
- Comme agent de réssurection de Rê.


Aker était aussi connu pour absorber le poison de l’organisme de toute personne mordue par un serpent venimeux et pour neutraliser le venin dans le ventre d’une personne qui aurait avalé quelque mouche dangereuse.








Akeroui



Les Akerou sont présents dans les textes funéraires. Dans le “Texte des Pyramides”, ils occupent une place importante où ils apparaissent comme gardiens des portes de l’Au-Delà. Il est présent dans le “livre de l’Amdouat”, dénomination donnée par Gaston Maspero mais que les égyptiens appelaient le “livre de la Salle Cachée”. Aker joue aussi un rôle important dans le “Livre des Cavernes”.

A partir des décorations de la tombe de Ramsès VI, dans la Vallée des Rois sur la rive ouest à Louxor, de celles de la tombe de Pedamenopet datant de la XXVIe dynasttie à El-Asasif, située également sur la rive ouest, et d’un papyrus d’un prêtre d’Amon de la XXIe dynastie, il est même possible de reconstruire un “Livre d’Aker”, conncernant le voyage du soleil.














Aker est symbolisé par deux protomés de lion parfois androcéphale ou simplement par deux têtes d’hommes aux visages opposés.
L’un regarde vers l’Est d’où surgit le soleil, et l’autre vers l’Ouest, où l’astre disparait pour entamer son voyage nocturne. Les Akouris deviennent les gardiens des portes vers l’Au-delà et des portes habituelles; cette fonction protectrice donna lie à la confection de nombreuses amulettes d’Aker à tête de lion confectionnées en or ou en faïence comme le montre ci-dessous.





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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 12:58









Papyrus d’Hunefer (vers -1375), Ammout attend le verdict d’Anubis



“La Dévorante” qui portait le nom égyptien d’Ammout (mais aussi Ammut, Ammet, Ammit, Amam, Ammemet, Amemet ou Ahemait) était une monstrueuse créature hybride présente au tribunal d’Osiris.

Los de la pesée du coeur (psychostasie) dans la salle du “jugement du double Mât”, la “Grande de la Mort”, se tenait à côté de la balance où le coeur du défunt était comparé à la plume de Mâat.









La “mangeuse de coeurs” dévorait le coeur des personnes qui n’était pas “justifiées” par le tribunal. Dans ce cas il mourrait définitivement une seconde fois et n’avait pas accès au repos éternel dans les champs d’Ialou.
Dans quelques rares versios elle se tient près d’un lac de feu dans lequel elle immerge le coeur de l’infortuné défunt.



Ammout époque ptolémaïque © Musée du Louvre



A partir de la troisième époque intermédiaire, elle joua le rôle de mère en faisant renaitre le défunt. Cette modification reflète surtout un changement dans les croyances de l’époque.
Il ne faut pas la considérer comme une divinité malfaisante mais comme la gardienne qui interdisait aux êtres néfastes l’accès de l’Au-delà.

Sur le papyrus d’Ani, il est écrit :





Toutefois, elle était crainte par les égyptiens qui ne la vénéraient pas et ne la considéraient pas comme une déesse mais putôt comme un démone redoutable.








Ammenet


Elle est représentée comme une créature hyirde, redoutable mélange d’animaux terrestre et aquatiques, les plus féroces aux yeux des égyptiens, avec la partie postérieure d’un hippopotame, la crinière et le corps d’un lion (sur certaines images la fourrure tachetée donne plutôt l’idée d’un léopard) et la tête d’un crocodile.

A l’époque amarnienne, elle figure sur presque toutes les scènes de psychostasie.


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 13:06








Amon (Amen, Amun, Ammon en grec, Amoun) était à l’origine le dieu de Thèbes, il fut identifié plus tard à Rê et nommé Amon-Rê.
Le nom d’Amon signifie “caché” car nul ne pouvait le voir.




Amon



Selon les traditions les plus anciennes, Amon s’est créé lui-même à partir du Chaos primordial, mais selon les plus vieilles traditions Thébaines, Amon a été créé par Thot comme une des huit déités primordiales de la créationi (voir Ogdoade) avec sa parèdre Amomet. L’épouse d’Amon fut Mout, “la Mère”, qui semble avoir été l’équivalent égyptien de l’archétype de la “Grande Mère” que l’on retrouve dans de très nombreuses mythologies. Leur enfant était le dieu de lune : Khonsou.





Les attributs d’Amon sont le disque, image du soleil, les cornes et le fléan; il est figuré tantôt avec une tête de bélier, tantôt avec un visage humain, portant parfois des cornes de bélier qui naissent au-dessus des oreillles. Il portait en général sur la tête une tiare de plumes orné parfois du disque solaire.
Ses aniaux sacrés étaient l’oie et le bélier.









Jusqu’au Moyen Empire,  Amon était simplement le dieu local de Thèbes qui est à  l’origine le dieu des vents et des bateliers c’est pourquoi il est parfois représenté avec une cou leur de chair bleue; mais quand les Thébains eurent étabi leur souveraineté sur toute l’Egypte, Amon devint une déité universelle et sous la XVIIIème Dynastie, il fut considéré comme le Roi des Dieux.

A partir de la XIX – XXème Dynastie, Amon est vu comme la représentation invisible du créateur qui était à la source de toute la vie dans le ciel, sur la terre et dans l’Au-delà.  Il se manifeste sous la forme de Rê.


Il est aussi associé à Min pour devenir le dieu fécond et créateur ou de Kamoutef autre divinité ithyphallique.








Amon-Rê


Sous la XIIe dynastie, on lui construisit un temple qui, agrandi plus tard, est devenu l’ensemble dont on voit les ruines colossales à Karnak et qui est la plus grande structure religieuse jamais construite par l’homme. On arrivait à ce temple par une avenue bordée de deux files de béliers. Le bélier était consacré à Amon, et à Thèbes on en nourrisait un qui était la réprésentation vivante du dieu.






Des temples qui lui étaient dédiés, certains ont disparu :
• Le temple de Karnak
• Le temple d’Amon à Louxor
• Le temple d’Amon à Tanis (delta- Basse Egypte)
• Le temple d’Amon à Ouadi es-Seboua (Nubie)
• Le temple d’Amon dans l’oasis de Khargeh
• Le temple d’Amon puis Amon-Rê et Ré-Horakhty à Amada


C’est en tant qu’Amenemopê qu’il se rendait chaque année au temple de Louxor pour être uni à la déesse Ipèt afin d’assurer l’éternel renouvellement des cycles naturels.
















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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 13:10










Amonet (ou Amunet, Amaunet, Amentet, Amentit, Imentet, Imentit et Ament) est une déesse considérée comme l’homologue féminine du die Amon. C’est une déesse protectrice, dont le culte s’est consolidé durant le Nouvel Empire.


Amonet “La Cachée”, elle représente le vent qui ne veut pas être vu mais qui peut être senti. Déesse égyptienne des mères ou de la fertilité, Amonet est apparue aux origines du temps. Elle était un membre du groupe de dieux égyptiens connus sous le nom d’Ogadoade. Amon était son époux parmi l’Ogdoade. Elle était considéré comme une divinité tutélaire des pharaons égyptiens, et avait une part importante dans les cérémonies de consulation de pharaon où elle est parfois accompagnée du dieu Min comme le montre les bas-reliefs du tempke de Karnak.







A Thèbes, elle est identifiée à Neith, à laquelle elle emprunte son aspect. A Thèbes elle est représentée sous la forme d’une femme à la couronne rouge de la Basse-Egypte, et à une époque plus tardive à Hermopolis où elle fait partie de l’ogdoade, elle est une femme à tête de grenouille. On la trouve aussi sous l’aspect d’une vache.

La photo ci-dessus a été prise derrière le cinquième pylône du temple de Karnak à Luxor.









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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 13:18







Anat



Anat ou Anath était une déesse guerrière d’origine phénicienne (sans doute une forme d’Ishta), dont le culte fut introduit en Egypte lors de l’arrivée des Hyksos durant la deuxième période intermédiaire.


C’était une déesse guerrière qui protégeait le souverain lors des combats. Elle continua à être adorée sous le Nouvel Empire sous une forme d’Hathor. Puis elle fut considérée comme la mère divine de Pharaon.
Ramsès II nomma sa fille “Bint-Anat” la fille d’Anat. Son chien qui apparait dans une sculpture du temple de Beit el Wali avait pour nom “Anat-en-vigeur” et un des ses chevaux fut appelé “Oana-herte”, Anat-est-satisfaite.


Lors de la lutte entre Horus et Seth, les deux déesses Anat et Ishtar apparaissent comme des filles de Rê et furent données en mariage au dieu Seth, qui avait été identifié au dieux Hadad.




Dans l’iconographie, Anat porte une coiffe ornée de deux plumes; elle tient d’une main une hache et de l’autre une lance et un bouclier.









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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 13:24






Dieu égyptien des morts, Anubis est représenté par un canidé noir ou comme un homme à tête de chien.

Il serait le fils d’Osiris et d’Isis ou plutôt de sa soeur Nephtys qui avait emprunté l’apparence d’Isis.




Anubis tenant la momie de Raï - (XVIII dynastie
tombe à Dra Abou ‘l-Naga)



Après la première période de l’Ancien Empire, il a été remplacé par Osiris comme le dieu des morts, et relégué à un rôle de soutien comme dieu du culte des obsèques en particuliers des soins donnés aux morts, c’est d’ailleurs lui qui a fabriqué la première momie avec le corps d’Osiris qu’Isis avait reconstitué. Il est aussi le gardien des cimetières et des nécropoles.
Dans son rôle de psychompe, il est mentionné comme “le conducteur des défunts” ce qui lui vaut d’être assimilé à l’Hermès Grec.


La couleur norie représente la couleur des momies après qu’elles aient subi le processus d’embaumement. C’est une couleur bénéfique,symbole de la métamorphose des défunts dans le sol. C’est aussi la couleur du limon déposé par le Nil pendant l’inondation.

Dans le Livre des Morts, il préside la pésée du coeur (psychostasie) du défunt dans la chambre des Deux Vérités.
Les grecs plus tard l’ont identifié avec leur dieu Hermès, aboutissant à la déité composé d’Hermanubis.









Anubis


Comme l’indique le papyrus Jumilhac, son sanctuaire principal était situé dans la XVIIe nome, dans la ville d’henou bapitsée Cynopolis par les Grecs. Anubis est aussi connu comme Khenty-Imentiu – “le chef des habitants de l’ouest” – référence à la croyance égyptienne qui situait le royaume des morts à l’ouest, terre où le soleil couchant disparaissait pour la nuit. En tant que gardien des cimetières de nombreuses chapelles lui étaient consacrées dans tout le pays. Il a bénéficié d’un culte autant royal que populaire.







Anubis (trésor de Toutankhamon) © Musé égyptien du Caire



Anubis apparait sous deux formes :
- Soit sous forme humaine avec une tete de canidé aux longues oreilles pointues tenant en général la croix ank d’une main et un sceptre de l’autre.
- Soit sous forme d’un grand chien ou chacal noir aux formes fines et élancées, le plus souvent couché sur un édicule qui représente sans le tombeau sur lequel il veile. Il porte dans ce cas un ruban rouge noué autour du cou.




Anubis penché sur une momie
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Anubis)








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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 14:02





Dieu à l’apparence d’un taureau, incarnation successive de Ptah et d’Osiris qui symbolisait l’énergie créatrice de la nature.








Apis


Apis était plus étroitement liée avec Ptah et son centre de culte était Memphis. Il était représenté comme un taureau couronné avec le disque solaire et l’uraeus-serpent et jamais comme un homme avec la tête d’un animal.

Le taureau sacré devait avoir certaines caractéristiques anatomiques bien précises :
Une tache en forme de croissant sur le front, de scarabée sous la langue et de vautour sur le dos.
Il était nourri dans un templ e et empêché de sortir de Memphis. A sa mort il devenait un Osiris et il y avait un enterrement massif de taureaux. La nécropole des Apis se nommait  le Serapeum.









Procession du taureau Apis

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 14:07










Bastet découpant Apopis




Apophis (ou Apopi ou Apopis ou Rerek) était l’immense serpent, manifestation du Chaos et personnification du mal. Apophis passe pour le fils de Neith et il est connu sous le nom de “crachat de Neith”.

Les serpents représentent souvent les dinivités et la royauté mais Apophis est le symbole des forces hostiles en révolte contre l’ordre du monde. Apophis a été peu à peu identifié à Seth bien qu’il fût auparavant son ennemi mortel et que ce dernier devait défendre la barque de Rê.


Chaque matin et chaque soir, l’immense serpent Apophis attaue la barque du soleil dans l’espoir de l’empecher d’atteindre son but et de détruire l’ordre établi mais chaque fois les défenseurs sortent vainqueurs de l’attaque et l’horizon se teinte du sang rouge du serpent. Isis utilise toute sa magie pour priver Apophis de ses sens et le désorienter. Le chat de Rê, Baste qui déléguera plus tard cette tâche à son fils, le lion Mahès, l edécoupe en morceau à l’aide d’un grand couteau.

Même Seth l’attaque avec son harpon.


Seth harponne Apophis pour défendre la barque de Rê


Mais, il contre-attaque toujours. Il s’ingénie, à midi, à boire toute l’eau du fleuve céleste pour immobiliser le convoi, mais les génies parviendront à lui faire recracher le précieux liquide.

Si une éclipse se produit, c’est que le serpent a réussi à avaler le bateau. Régulièrement vainci et dont le sang inonde l’horizon, Apophis n’est cependant jamais complètement détruit car son existence fait partie de l’univers.


Cette légende démontre la fragilité de l’ordre universel qu’il est nécessaire d’entretenir régulièrement afin que les forces du Chaos ne reprennent pas le dessus. Les égyptiens pensaient qu’ils pouvaient aider à maintenir cet ordre en exécutant des rituels contenus dans le “livre d’Apophis”.








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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Jeu 19 Oct - 14:10







nom donné au disque solaire, adoré par Aménophis IV, Akhenaton comme la seule manifestation visible de la toute puissance du soleil.



Akhenaton et Néfertiti présentant des offrandes à Aton



Aton était représenté comme un disque avec des rayons, chaque rayons se terminait par une main humaine.






Aton avait été déclaré la seule représentation de dieu solaire pendant cette période, mais l’adoration d’Amon et des autres dieux a été rétabie par son successeur : Toutankhamon

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 8:03




SOURCE :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Atoum





Atoum


Il était considéré comme le seigneur de l’univers dont le noms signifie à la fois ce qui est mais aussi ce qui a été. Par son sperme ou son crachat, il a donné vie au dieu Shou et à la déesse Tefnout qui donnèrent à leur tour naissance aux autres dieux de l’Ennéade. Dans une autre version c’est uniquement par le verbe qu’il créa le premier couple.


Horemheb agenouillé devant le dieu Atoum, musée de Louxor
SOURCE :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Atoum


Il était aussi représenté sous la forme d’un vieillard, symbolisant le soleil couchant sous le  nom d’Atoum-Rê.







Les principales légendes se rapportent à la création du premier couple divin







On le vénérait particulièrement à Héliopolis, tout comme Râ, il prenait l’apparence d’un Taureau noir, Mnevis, portant un disque solaire et un uraeus entre les cornes. On voyait en lui le père du pharaon, et il joua un rôle important dans les rites funéraires.







Il est généralement représenté sous l’apparence d’un pharaon coiffé de la double couronne de Haute et Basse-Egypte et tenant dans la main droite le sceptre Ouas et dans la gauche la croix ankh.












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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 8:09




Banebdjedet




Dieu de la fécondité et de la génération, Banebdjedèt était adoré à Mendès (en égyptien Djedèt). On le nomme d’ailleurs “Bélier” (ou Ba), seigneur de Mendes”. Il est également considéré comme le Ba d’Osiris, car Mendès était l’une des villes du pilier Djed.


Il a probablement remplacé un ancier bélier à cornes horizontales dont la race s’est éteinte au Moyen Empire car il possède des cornes semblables sur ses figurations. Sa parèdre est la déesse Hatmehyt.










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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 8:11









Fille du dieu du soleil Rê, mais parfois considérée comme la fille d’Amon. Femme de Ptah et mère du dieu lion Mihès.




Bastet




Une déesse de la maison et du chat domestique, bien qu’elle prenne parfois l’aspect guerrier d’une lionne. Elle est dépeinte comme un chat ou sous une forme humaine avec une tête d’un chat, tenant souvent la créceelle sacrée connue sous le nom de sistre et un petit panier.








Son culte a été centré sur son sanctuaire à Bubastis dans la région de delta, où une nécropole a été retrouvée contenant des chats momifiés. Bastet a été aussi associée à “l’oeil de Rê”, agissant comme l’instrument de la vengeance du dieu du Soleil.


















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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 10:24







Bat (Palette de Narmer)



Bat était adorée à Hut-Sejem (Diospolis Parva) ville de la septième nome de la Haute Egypte. C’était une déesse de la fertilité très ancienne déjà présente dans les Textes des Pyramides. La déesse, peu connue, était représentée sous la forme d’une Vache ou d’un visage de femme avec des oreilles et des cornes de vache. Son image était déjà gravée sur une palette du roi Narmer de la première dynastie à Hiéraconpolis. Elle fut au Moyen-Empire. Assimilée à Hathor,  mais son culte originel demeura toujours présent.[/center]

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 10:31









Bès ou Bisu est le dieu égyptien qui passe pour chasser les mauvais esprits et le malheur.




Bès tirant la langue



Bès est un génie protecteur plutôt qu’une divinité à proprement parle; on ne lui connait qu’un temple dans l’oasis de Bahariya.

Malgrè son aspect peu avenant, c’était un dieu bienfaisant qui devait, par son aspect, faire peur aux mauvais esprits. Il portait des épées et des couteaux, et aussi des instruments de musique pour faire du vacarme et les effaroucher mais c’était aussi une dinivité de la Musique, de la Danse et de la Joie. Parfois représenté en dieu ithyphallique, c’est également une divinité de la sexualité et de la grossesse. Bès aida la déesse d’hippopotame Taourét en couches. Il était à l’origine la déité protectrice de la maison royale d’Egypte, mais il est devenu un dieu aptropaïque populaire, présent sous forme d’amulettes dans tous les foyers, partout en Egypte (mais connu aussi à Chypre), protecteur attitré du foyer, des femems et des enfants. Il est également le protecteur du sommeil considéré comme un état fragilisant où l’individu est à la merci de forces dangereuses.

Beset est sa contrepartie féminine, bien qu’on la présente parfois comme sa mère. Elle protégeait les familles contre les mauvais esprits, les serpents et les malheurs en général. Elle était aussi déesse de la musique et de la danse. Elle apparait comme un serpent enflammé, ou bien elle est figurée de face avec un visage léonin, couronnée d’une crinière et tenant des serpents. Taourét passe aussi pour son épouse.








Bès au temple de Dendera



Bès est représenté sous l’aspect d’un nain robuste et trapu, vêtu d’une peau de panthère ou de lion dont la queue lui retombe entre les jambes. Son visage grimaçant est encadré par deux grandes oreilles et une crinière de lion. Sur de nombreuses figurations, il tire une grosse langue rouge. Il est souvent coiffé de plumes d’autruche.



Bès et Beset (664-332) Musée du Louvre




Par contraste avec les autres divinités égyptiennes, qui étaient d’habitude dépeintes de profil, Bés était représenté de face.




Bès au temple de Philae



La danse s’exécutait en solo ou en groupe; il n’apparait pas d’exemple de danse par couple. Les Egyptiens vénéraient Bès comme dieu de la Danse; ils pratiquaient la danse astrale, les danses de fertilité. Leurs danses funéraires retraçaient la vie des défunts, tandis que d’autres danses, parfois de caractère burlesque, étaient interprétées au cours des fêtes en l’honneur d’Isis, du boeuf Apis ou des mystères osiriens. C’est l’Egypte qui semble avoir eu les premiers danseurs professionnels attachés à la cour des souverains; ils appartenaient toutefois à la classe sociale la plus basse. Les danseurs et les musiciens arboraient des tatouages de Bès à partir du Nouvel Empire.









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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 10:37





Pilier Djed



A l’origine, le pilier Djed était sans doute le fût d’un arbre ébranché ou un faisceau de gerbes et il jouait un rôle dans les rites agricoles; certains pensent même qu’il s’agirait d’un ancienc ulte destiné au bétail et qu’il représenterait la colonne vertébrale d’un animal.


Le “Djed”, à l’époque classique, est représenté comme une sorte de pilier à quatre chapiteaux dans lequel certains textes veulent reconnaitre la colonne vertébrale du dieu Osiris, conservée dans le célèbre sanctuaire de busiris. Il devient alors un symbole de stabilité.


Le pilier Djed devient un élément important dans lo cérémonie appelée “érectiondu djed”, qui faisait partie des célébrations du “Heb Sed”, le jubilé du pharaon, qui se déroulait à partir de la trentième année de règne. Le fait de relever le djed s’explique comme une représentation du triomphe d’Osiris sur Seth.







Il servit également de modèle à de nombreux talismans et amulettes censés protéger les vivants contre les vicissitudes de la vie.



Erection du pilier Djed par Séthi et Isis.
Temple de Séthi à Abydos

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 10:42








Dieu égyptien de la terre, Geb (Keb ou Seb) est le fils de Shou et de Tefnout. Il est le frère et l’époux de la déesse du ciel Nout. De cette union naquirent quatre enfants Osiris, Seth, Isis et Nephthys. Il était honoré à Héliopolis dans le temple de Coptos.


L’oie était son animal sacré et son symbole qui apparait dans les hyéroglyphes de son nom. Geb a aussi dit emprisonner les âmes des morts, les empêchant de passer à la vie d’outre-tombe. On a dit que le rire de Geb peut causer des tremblements de terre.








Un jour, Geb voulut succéder sur le trône à son père, Shou, alors il déroba l’uraeus, arme terrible qui rend invincible contre les ennemis du soleil, pour démontrer qu’il était capable de gouverner. Mais le cobra, lui brula horriblement le visage et tout confus, Geb demanda de l’aide à Rê qui lui prêta une perruque et le soigna.

Geb fut considéré comme un bon roi et c’est pour cela que les pharaons d’Egypte sont parfois nommés “héritiers de Geb”











Geb était généralement représenté couché sur le dos, portant souvent la couronne de la Basse Egypte et le corps nu de Nout était arqué au-dessus de lui.



Geb et Nout sur le papyrus de Neskapashouty
©️ Musée du Louvre



Sa peau était souvent verte, indication sur son rôle de dieu de fertilité et la végétation.
Souvent Shou est représenté en train de soulevver Nout pour la séparer de Geb selon l’ordre de Rê
.







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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 10:48








dieu personnifiant les inondations du Nil et les bienfaits qu’elles apportent au peuple d’Egypte. Hâpy est représenté comme un homme aux formes androgynes dont la poitrine est le symboole de la fécondité. Il est aussi doté d’un ventre arrondi et la tête coiffée de plantes aquatiques. La couleur bleue de sa peau est en liaison avec le milieu aquatique.


Hapi


D’après la légende, il habitait dans une grotte qui se situait sous la première cataracte du Nil, près d’Eléphantine. De là, il versait le contenu de deux jarres pour faire monter les eaux du Nil.

Il est aussi représenté sous la forme de jumeaux. L’un porte sur la tête des tiges de papyrus qui sont le symbole de la Haute Egypte et l’autre, nénuphar qui symbolise la Basse Egypte.


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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 10:50








A partir du Nouvel Empire le grand sphinx du plateau de Gizeh fut appelé Harmakhis. Ce dieu, dont le nom signifie “Horus dans l’horizon”, semble avoir été créé de toute pièce autour de la statue du sphinx. On le considéré comme un aspect du dieu Soleil, parfois rapproché d’Atoum. Il semble surtout être une personnification de la fonction royale d’origine divine.

Les vestiges de son temple révèlent que son cullte avait lieu à ciel ouvert. Il fut associé à Houroun, dont il emprunte parfois l’image sur les stèles, considéré comme un avatar d’Horus.




Harmakhis et Horus


Il fut exclusivement vénéré dans la région de Memphis et les monuments votifs déposés dans son temenos révèlent qu’il était l’objet d’une importante ferveur populaire.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 10:54








Son nom en égyptien signifie “Horus le Grand” ou “Horus l’ancien”, ce qui le distingue d’Harpocrate la forme jeune d’Horus. C’est un dieu solaire, protecteur de la Haute Egypte et un dieu guerrier qui s’oppose à Seth. Dans la cosmogonie héliopolitaine, il est le cinquième enfant de Geb et de Nout, né pendant les jours épagomènes mais il n’entre pas dans la constitution de l’Ennéade.




Haroëris et Tasenètnéferèt à Kôm Ombo
On voit encore les traces de peinture sur son corps




Plutarque en revanche fait d’Haroëris le fils d’Osiris et d’Isis conçu dans un rapport prénatal dans le ventre même de Nout.

Sa parèdre, la déesse Tasenètnéferèt, la “soeur parfaite”, est une forme de la déesse Hathor. Il est d’aileurs impliqué dans la légende de la Déesse Lointaine.








Haroeris



A Edfou, il est vénéré comme un aspect du grand dieu local et il combat en tant que guerrier les ennemis du Soleil. Les Grecs l’assimilèrent à Apollon et donnèrent à Edfou le nom d’Apollinopolis Haroëris partage le temple de Kôm Ombo avec le dieu Sobek.








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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 11:32









harpocrate était le fils d’Isis et d’Osiris

il semble qu’il n’y ait pas eu de culte avant la troisième époque intermédiare.

Il apparait comme un jeune enant nu dant le crane est rasé à l’exception d’une mèche torsadée qui tombe sur le côté










Il fut piqué par un scorpion dans les premières années de sa vie mais grâce aux
soins de sa mère il fut sauvé.















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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 22:49








Hathor est la fille de Rê et de Nout. Au début de la mythologie égyptienne, elle était la mère du dieu de ciel Horus, mais plus tard elle fut remplacée par Isis.

Hathor est alors devenue la protectrice d’Horus. Son nom semble signifie “la maison d’Horus”, car à l’origine, son corps était parcouru par le soleil.

Hathor était considéré comme la mère du pharaon, quiu se nommait lui-même “le fils d’Hathor”.
A Thèbes, on le vénère comme déesse des morts sous l’aspect de la “déesse du sycomore”.
En tant qu’épouse d’Horus, elle est la mère de Ihy, jeune dieu de la musique. Mais en fonctin de la localité son époux peut aussi être Sobek à Kôm Ombo ou Hérichef à Héracléopolis.



Hathor accueille Séthi Ier (Vallée des rois, ©️ Musée du Louvre)
(les flèches indiquant le ménat et son contrepoids)



Son principal attribu est bien entendu la couronne faite du disque du soleil tenu entre les cornes de vache mais aussi le ménat, lourd collier de perles à contrepoids, qui produisaient en s’entrechoquant un son comparable au bruissement des fourrés de papyrus qui représente le lieu de gestation mythique; il devait transmettre des pouvoirs puisque la déesse le présente au défunt.
On trouve également le sistre, instrument de musique à percussion portant le visage de la déesse. Toutefois ces instruments sont utilisés par d’autres y compris de simples danseurs.






Investie des pouvoirs créateurs Hathor favorise toute Vie aussi bien animale, humaine que végétale. Elle est considéré comme la déesse de la Joie, de l’Amour et de la Danse. On raconte comment la déesse dansa avec Ra pour l’encourager quand il était dépressif. La création artistique est également de la compétence d’Hathor, et de nombreux artistes viennent dans ses temples pour connaitre l’inspiration.
Hathor est aussi la personnification de la montagne thébaine qui veile sur la renaissance des morts. Elle dispense une bénéfique influence sur toutes les nécropoles.










Elle était représentée comme une vache ou une femme avec simplement des oreilles de vache ou bien sous forme humaine portant une couronne à cornes encadrant l’astre solaire. Hathor était aussi symbolisé par le roseau de papyrus, le serpent et une crécelle égyptienne connue sous le nom de sistre décoré de sa tête.

Les temples et chapelles dédiés à Hathor sont facilement reconnaissables grâce aux colonnes hathoriques dont les chapiteaux sont ornés de la tête d’Hathor encadré d’une lourde perruque d’où émergent deux petites oreilles de vache (v. site de Deir El-Bahari).








Son sanctuaire principal était à Dendérah, où son culte avait son origine. A Dendérah, on l’a en particulier adoré comme la déesse de fertilité, des femmes et de l’accouchement.

A Thèbes, elle était considérée comme la déesse des morts sous le titre de la “Dame de l’Ouest” , assosciée au dieu du soleil Rê lors de sa course vers l’occident. Tous les ans pendant le mois d’Epiphi (mi-mai/mi-juin) les Egyptiens massés sur les berges du Nil voyaient remonter la barque de la déesse qui quittait Dendérah pour aller rejoindre son époux à Edfou et pour célébrer le mariage sacré “la bonne rencontre” avec Horus.
Les grecs avaient identifié Hathor avec Aphrodite.








Hathor sortant de la montagne thébaine avec autour du cou le collier
ménat et son contrepoids



On raconte dans un mythe tardif écrit en démotique un récit moins guerrier qui fait écho à la légende de Sekhmet. Hathor est la fille de Rê qui réside dans la lointaine Nubie, là Hathor est devenue une lionne sauvage qui se nourrit de la chair et du sang de ses ennemis. Pour ramener auprès de lui la féroce déesse, Rê envoie Shou, le dieu de l’Air et Thot, dieu de l’Ecriture et de la Magie.



Colonne hathorique site de Deir El-Bahari



Les deux messagers charment Hathor en lui décrivant avec force détails les avantages de l’ Egypte et en lui promettant d’y élever des temples où ses autels seront garnis de succulentes viandes d’antiopes et de vases de vin, boisson encore ignorée de la lionne. Pendant son culte on dansera sur des airs de musique que la déesse apprécie. En même temps, Thot offre à la déesse sa première coupe de vin et récite des formumes magiques. Peu à peu , Hathor se laisse amadouer pour finalement se laisser conduire auprès de Rê par un joyeux cortège.
Redevenue femme, elle devient la déese de l’Amour et de la Joie.

Mais elle peut à tout instant reprendre son aspect de déesse dangereuse et redevenir la terrible lionne Sekhmet.











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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 23:10








son nom signifie “celle qui est devant les poissons”, et le met en relation directe avec Khnoum et le Nil. Le poisson est une divinité relativement rare sans doute à cause de l’oxyrhynque à jamais maudit pour le crime d’avoir gloutonnement dévoré le sexe d’Osiris.

Elle est représenté sous les traits d’une femme à tête de poisson ou avec le symbole du poisosn sur la tête. Sous son aspect animal, elle est dépeinte comme un poisson, bien que quelques auteurs pensent qu’il s’agisse d’un dauphin. Mais cette dernière hypthèse a été rejeté en faveur d’une identification avec les poissons, du genre lepidotus, communs dans le Nil.






Hatméhyt était adorée dans le delta, en particulier dans le nord-est, à Tema-el-Amdit, l’antique Mendes dont elle était la déesse principale durant les périodes les plus anciennes. Petit à petit, elle fut remplacée par des divinités masculines avec lesquels elle formait un couple.
Jusqu’au Moyen Empire, elle était considérée comme l’épouse d’un ancien dieu de la fécondié qui avait l’aspect d’un bélier et qui, plus tard, fut assimilée à Banebdjedèt.
Traditionnellement, la déesse apparaît dans la triade de Mendès, aux côtés de Banedjedèt et de Harpocrate leur fils.








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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 23:13









Déesse représentée sous la forme d’une femme à tête de grenouille ou d’une grenouille, elle était la protectrice des femmes en couches qui la portaient souvent en pendentif.
On trouve Héqet (ou Héquet ou Héket) dans les scènes de théogamie où elle tend la croix de vie à l’héritier royal.





Héquet donne la vie aux figurines façonnées par Khoum


Elle est aussi présente dans les Mammisis (Dendera, Edfou et Philae) qui sont des “maisons de naissance” où chaque année se déroulaient des cérémonies évoquant la naissance du jeune dieu.
A Antinoé, elle passe pour l’épouse de Khnoum; elle est représentée à ses côtés où elle tend la croix de vie vers la narine des figurines que le dieu potier est en train de modeler sur son tour.











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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 23:15








hérishef (Herichef ou Arsaphes ou Harsaphes) dont le nom signifie “celui qui est sur son lca” était le démiurge de la ville de Khenen-Nesout (Héracléopolis) situé sur la rive occidentale du Nil entre Edfou et Esna et capitale du vingtième ou ving et unième nome de Haute-Egypte.
Plutarque traduisit son nom par “Arsaphes”, ce qui signifie en grec “virilité”, basé sur l’aspect génésique du dieu. Les Grecs identifièrent Hérishef à Héraclès d’où le nom de la ville.





il est représenté comme un homme criocéphale aux cornes ondulées. Il porte la couronne atef.



Hérishef



Primitivement Hérishef était un dieu de la Fertilité avec un caractère solaire puis lors de l’implantation du pouvoir à Héracléopolis (IX et Xème dynasties), il fut associé aux fonctions royales comme semble l’indiquer une stèle découverte dans un temple d’Isis à Pompéi sur laquelle il porte le titre de “souverain des deux terres”. Ultérieurement, àla Basse Epoque, il prit une dimension cosmique et ses yeux devinrent le Soleil et la Lune.

Son culte comme semble l’indiquer la pierre de Palerme, existait déjà à Héracléopolis dès le début de la 1ère dynastie. Un temple attesté date de la XIIème dynastie, il fut agrandi sous le Nouvel Empire, en particuier par Ramsès II.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 23:17





Hérymaat est une forme d’Horus, dont le nom signifie “celui qui est sur Maat” ou “celui qui domaine Maât”. Il personnifie le défunt ressucité, disposé à “sortir au jour” sous la protection du gardien Nebneru. En effet, il est généralement accompagné de cette autre divinité du Monde Souterrain représenté avec une tête de lion, un corps humin et de couteaux dans les mains.











Hérymaât est représenté sous l’aspect d’un adolescent assis, nu sur le signe ressemblant à l’horizon. Il porte sur la tête une perruque blanche. Il a sa main droite sur l’épaule gauche et la main gauche posée nonchalamment sur une jambe repliée. Il a l’air sûr de lui (main gauche), car il est certain qu’il sortira victorieux de ce qu’il a entrepris mais il a toutefois besoin d’être fort (main droite).


Il est fréquemment représenté dans les tombes royales de Thèbes, en particulier dans celles qui appartiennent aux fils de Ramsès III.
Il est aussi représenté dans les tombes de la vallée des reines.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 23:19








Dieu égyptien du soleil est représenté en tant que Rê à midi. Il est personnifié en homme à tête de faucon surmonté du disque solaire. Horakhty est la forme la plus connue du dieu Rê.








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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE EGYPTIENNE   Ven 20 Oct - 23:22



Hornedjitef ou selon la version grecque Harendotes signifie “Horus Vengeur de son Père” ou “Horus Protecteur de son Père”. Description : Son nom signifie “Horus Vengeur de son Père”; ou “Horus Protecteur de son Père”; comme tel, il est protecteur d’Osiris et du Roi. C’est un aspect très jeune eet très combatif du dieu Horus, qui est repris dans les Textes des Pyramides. Il peut prendre la forme d’Hartomes (“Horus le lancier”), dieur guerrier, qui combat contre Seth dans une bataille difficile. Les formes d’Horus sont très nombreuses; dans chacune on essaye de concrétiser un aspect particulier du dieu faucon ou une période de sa vie. Dans son rôle funéraire, Harendotes prend part aux funérailles, où il personnifie l’héritier du trône, en assurant la réssurectoin d’Osiris et, par analogie, celle des défunts (ainsi il est considéré comme le fils des morts). Un autre aspect d’Horus, intervenant également dans les rites funéraires et qui est souvent confondu avec Hrendotes, est Horus Iunmutef. Harendotes est le fils d’Osiris et d’Isis et est le jumeau de Mekhenti-irti. C’est une forme de l’horus de Nekhen et de Min. Il est représenté sous les traits d’un faucon ou d’un homme à tête de faucon.










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