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 MYTHOLOGIE CELTE

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Lanaelle
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MessageSujet: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 14:57








• Généralités
• Histoire
• Civilisation
• Religion
• Tuatha Dé Danann
• Autre Monde
• Fianna
• Druides
• Fir Blog
• Les Fomoires
• Mag Truired
• Animaux
• Samain
• Glossaire







SOURCE :
Textes et images :   https://mythologica.fr/celte/index.htm

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:02




Peuple Indo-européen, les Celtes ont émigré depuis l'est de l'Europe au cours du second millénaire avant notre ère. Lors de leur expansion maximale, ils occupaient toute l'Europe depuis l'Espagne jusqu'à la Turquie actuelle. Puis ils se sont retirés, autour de 200 avant notre ère, dans les territoires les plus à l'ouest: la Bretagne en France, l'Angleterre, le Pays de Galles, l'Irlande et l'ouest de l'Écosse. Dans les fiches qui suivent un dessin signalera l'appartenance à l'une ou à l'autre mythologie.











Nous connaissons les Celtes continentaux à travers les historiens romains qui ont "interprété" à l'aune de leurs connaissances les dieux celtiques en termes de leurs équivalents romains approximatifs, leur faisant perdre leur saveur celtique en cours de route. Voici la religion gauloise telle que César l'appréhende.
On peut obtenir des informations plus sûres sur les Celtes de l'ouest parce que l'Irlande n'a jamais été romanisée et elle n'a été convertie au Christianisme qu'au Ve siècle de notre ère.
Les celtes adoraient plusieurs centaines de dieux et de déesses qui nous sont très mal connus à cause du manque de sources fiables.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:10




Les celtes tenaient leurs racines de la culture de Hallstatt, présente en Europe centrale entre le XIIIe et le Ve siècle avant notre ère et nommée d'après le bourg autrichien éponyme, à proximité duquel de nombreux objets datant de cette période ont été mis au jour.
A partir du Ve siècle avant notre ère, les tribus hallstattiennes furent progressivement remplacées par des communautés guerrières de langue celtique, qui développèrent la civilisation de La Tène.
Au début du IVe siècle avant notre ère certaines tribus celtiques s'installèrent dans le nord de l'Italie, d'autres s'établirent le long du Danube avant d'envahir, un siècle plus tard, la Grèce et l'Asie Mineure.
Cette période d'expansion prit fin au IIIe siècle avant notre ère avec les résistances des Romains au sud, des Germains au nord et des Daciens à l'est. Durant deux siècles, les Romains conquirent une à une les places fortes celtiques, jusqu'à ce que seules l'Irlande et certaines parties de la Grande-Bretagne fussent encore sous l'emprise des Celtes.
Sous l'influence romaine, de nombreux Celtes se convertirent au christianisme, et, après la chute de l'Empire romain au Ve siècle, les anciens territoires celtiques furent soumis à la loi germanique.






Les archéologues considéraient autrefois que les divers traits culturels permettant d’identifier les objets (outils, armes, poteries, etc.) correspondaient à des peuples distincts. Ils pensaient pouvoir retracer les mouvements de populations à travers les documents archéologiques caractérisés par des objets fabriqués types. Cette analyse se fonde sur l’hypothèse de l’invasion. Ainsi voyait-on dans la diffusion des objets de Hallstatt et de la Tène le signe de migrations de leurs populations respectives. On croyait déceler dans l’un ou l’autre groupe les ancêtres des Celtes. L’évocation par des Grecs et des Romains d’invasions barbares semblent confirmer cette thèse.

Les nouvelles théories archéologiques et antrhopologiques ont démontré que la relation entre les traits de culture matérielle et les divers peuples sont bien plus complexes. En même trait de culture matérielle est souvent utilisé par des individus qui s’identifient eux-mêmes à des groupes très différents. On s’est aperçu par ailleurs que la notion de “peuples” établis dérivait d’idées sur les races développées dans les années trente et depuis longtemps discréditées. Les anthropologues parlent aujourd’hui plus volontiers d’ethnicité. A la différence de la race, de même que des individus peuvent changer d’ethnicité en s’intégrant à un autre groupe.








Après la conquête romaine de la plus grande partie de l'Europe occidentale, les cultures de l'âge du fer se sont fondues avec la culture romaine. Les traditions locales se sont certes maintenues, mais l'influence prédominante était méditerranéenne.
Les Celtes ne sont réapparus sur les franges du monde romain qu'après l'effondrement de l'Empire, à partir du III siècle de notre ère, en Bretagne, sur le continent et surtout dans les îles Britanniques : Ecosse, Irlande, pays de Galles, Cornouailles. En Irlande et dans certaines parties de la Grande-Bretagne, la culture celtique connut cependant un renouveau entre le VIe et le VIIIe siècle.
Ils ont maintenu jusqu'au XIXe siècle l'usage de langues voisines, le celtique, le cornique ou le breton. Si les habitants de ces régions se disent encore celtes, c'est en fait qu'ils ont adopté une ethnicité celtique.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:13



L'Europe tempérée est un pays de collines, de grandes plaines et de plateaux. Ce paysage est presque intégralement recouvert de forêts jusqu'à ce que, il y a quelques milliers d'années, des groupes d'agriculteurs sédentarisés s'emploient à défricher de vastes territoires. Le défrichement s'accélère après la découverte de la technique du fer. Des marécages sont asséchés, les flancs des collines déboisés et des peuplements très denses occupent les vallées les plus fertiles longtemps avant l'arrivée des Romains. L'Europe préhistorique était peuplée par de nombreux groupes humains dont nous avons le plus souvent perdu la trace.

Nous pouvons toutefois reconstruire avec précision le mode de vie de ces sociétés sans écriture situées à la lisière des cultures méditerranéennes plus évoluées. Parmi ces peuples contemporains de la fin de l'âge du fer, ceux vivant sur les territoires d'Europe occidentale figurent parmi les mieux connus.





Grâce à l'archéologie nous pouvons reconstituer un tableau détaillé de la vie quotidienne à la fin de la préhistoire. Les maisons sont faites de bois et d'osier, les murs étant rendus étanches par une couche de torchis. La nourriture est conservée, cuisinée et servie dans de la vaisselle de terre cuite, d'une facture souvent grossière, mais parfois peinte de couleurs vives ou recouverte d'une couche luisante de graphite. Les aiguilles étaient en os et les vêtements de lin ou de laine étaient tissés sur des métiers.






Les techniques agricoles de l'âge du fer sont déjà assez raffinées. On cultive presque partout plusieurs espèces de céréales : le blé dur, l'épeautre, l'orge et le millet. On élève du bétail : des bovins, des porcs et des moutons. La plupart des communautés assurent probablement leur alimentation de base. Presque toute la population vit dans des villages, même si l'on a retrouvé dans quelques régions les traces de fermes dispersées, même si des places fortifiées (oppida) dominant les campagnes sont édifiées dans toute l'Europe. Mais nous n'avons pas la certitude que ces forts étaient occupés en permanence, sauf dans les régions de montagnes comme le nord de l’Ecosse ou les Alpes. La société de l'âge du fer est donc essentiellement villageoise. La population se compose surtout de paysans qui habitent avec leurs familles à proximité des parcelles qu'ils cultivent. Les villages sont peut-être dirigés par des chefs, et les liens de parenté jouent sans doute un rôle très important dans l'organisation de la vie quotidienne.

Quand les Romains arrivent, ils remarquent l'existence d'entités politiques plus larges que la communauté villageoise. Les propriétaires d'une grande partie des terres, les nobles, se transmettent leurs biens de manière héréditaire et jouissent d'une prééminence dans l'organisation des communautés. Cette société aristocratique est de nature violente. Les jeunes gens y acquièrent honneurs et richesses par les raids, les duels et les guerres. Ces sociétés de l'âge du fer ne sont sans doute pas plus belliqueuses que les autres sociétés anciennes, mais les récits des généraux romains leur ont fait une réputation de cruauté. Toutefois, les armes magnifiquement travaillées que les archéologues ont mises au jour témoignent de leur intérêt pour la guerre et la parure.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:16




Il est difficile d'avoir une vision juste de la religion celtique, parce que nos sources proviennent avant tout des Romains et que les Celtes, eux-mêmes, ont beaucoup emprunté au panthéon romain après la conquête de la Gaule : l'archéologie fournit des preuves de ce mélange des religions romaine et celtique. Mais nous ne disposons pas de documents décrivant de l'intérieur cette religion celtique pré romaine ou pré-chrétienne pour les régions non conquises.

L'image religieuse celtique la plus connue est celle d'un homme pourvu de cornes, apparemment une représentation de la Fertilité ; son épouse serait une «mère de la Terre», son lieu de culte situé à proximité des points d'eau considérés comme «source de vie». Les sacrifices humains semblent avoir été pratiqués. Des druides dirigeant des sacrifices et des cérémonies divinatoires figurent fréquemment dans l'imagerie religieuse celtique.

Les sources, puits et fontaines indispensables pour la boisson des hommes et des animaux et pour l'arrosage des culturess semblent avoir été des lieux de culte privilégiés où l'on déposait de nombreuses offrandes. On situe également souvent le culte dans des bois sacrés. Les celtes considéraient certains animaux, cerf, ours, taureau... comme sacrés ainsi que certains végétaux tels que l'if ou le chêne.






Les principales fêtes religieuses celtiques, souvent évoquées dans la mythologie, occupaient quatre jours de l'année.

Le premier février avait lieu la grande fête d'Imbolc, dédiée à la déesse de la fécondité Brigid, qui marquait la venue du lait chez les brebis.
Sous l'influence chrétienne, cette fête est devenue celle de sainte Brigitte, abbesse fondatrice du monastère de Kildare.

Lors de la fête de Beltaine, célébrée le premier mai, les Celtes allumaient de grands feux en l'honneur de Bel, dieu de la vie et de la mort.

La troisième fête était celle de Lughnasa, célébrée le premier août en l'honneur de Lugh, dieu le plus important de la mythologie irlandaise.
Célébrée à la pleine lune au plus proche du 1er novembre, la fête de Samain marquait la fin d'une année pastorale et le début de la suivante. C'est à cette seule occasion que les esprits de l'Autre Monde se faisaient connaître aux hommes. Les chrétiens ont fait de cette fête la Toussaint, et elle a donné naissance, dans les pays anglo-saxons, aux célébrations d'Halloween.






Selon Strabon et d’autres auteurs antiques, la classe intellectuelle des Celtes se subdivisait en trois catégories : les bardes (poètes), les ovates, chargés plus particulièrement des sacrifices et de la divination, enfin les druides, qualifiés de philosophes et théologiens, qui s’occupaient de l’interprétation de la nature et de la philosophie morale.

Les druides constituaient l’élite intellectuelle des Celtes. Selon César, une des meilleure sources les concernant, « ils président aux sacrifices publics et privés, règlent les pratiques religieuses ; les jeunes gens viennent en foule s’instruire auprès d’eux, et on les honore grandement. Ce sont les druides, en effet, qui tranchent presque tous les conflits entre États ou entre particuliers et, si quelque crime a été commis, s’il y a eu meurtre, si un différend s’est élevé à propos d’héritage ou de délimitation, ce sont eux qui jugent, qui fixent les compensations à recevoir et à donner ; un particulier ou un peuple ne s’est-il pas conformé à leur décision, ils lui interdisent la participation aux sacrifices.

« Les druides s’abstiennent habituellement d’aller à la guerre et ne paient pas d’impôt comme les autres : ils sont dispensés du service militaire et exempts de toute charge. Attirés par de si grands avantages, beaucoup viennent spontanément suivre leurs leçons, beaucoup leur sont envoyés par les familles. On dit qu’auprès d’eux ils apprennent par coeur un nombre considérable de vers. Ainsi plus d’un reste-t-il vingt ans à l’école. Ils estiment que la religion ne permet pas de confier à l’écriture la matière de leur enseignement, alors que pour tout le reste en général, pour les comptes publics et privés, ils se servent de l’alphabet grec. Ils me paraissent avoir établi cet usage pour deux raisons : parce qu’ils ne veulent pas que leur doctrine soit divulguée, ni que, d’autre part, leurs élèves, se fiant à l’écriture, négligent leur mémoire ; car c’est une chose courante : quand on est aidé par des textes écrits, on s’applique moins à retenir par coeur et on laisse se rouiller sa mémoire. Le point essentiel de leur enseignement, c’est que les âmes ne périssent pas, mais qu’après la mort elles passent d’un corps dans un autre ; ils pensent que cette croyance est le meilleur stimulant du courage, parce qu’on n’a plus peur de la mort. En outre, ils se livrent à de nombreuses spéculations sur les astres et leurs mouvements, sur les dimensions du monde et celles de la terre, sur la nature des choses, sur la puissance des dieux et leurs attributions, et ils transmettent ces doctrines à la jeunesse » (César, Guerre des Gaules, VI, 12-15).

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:27










Tuatha dé Danann est la tribu de la déesse Dana, dans la mythologie irlandaise. C'est la dernière génération de dieux qui régnèrent sur l'Irlande avant l'invasion des fils de Milesius, les ancêtres des irlandais contemporains. A la seconde bataille de Magh Tuireadh, les Tuatha dé Danann écrasèrent les Fomoires, dieux marins violents et monstrueux, en grande partie grâce à leurs pouvoirs magiques. Ils auraient appris la magie dans quatre merveilleuses villes du nord, Falias, Gorias, Finias et Murias.
De ces villes, les Tuatha dé Danann apportèrent en Irlande quatre talismans :

- “La pierre de Fal”, qui criait quand le roi légitime d’Irlande posait le pied dessus.




- “L’épée magique de Nuada”. Leur grand chef de guerre, arme qui n’infligeait que des blessures mortelles.





- “La lance et la fronde de Lugh” qui, en tuant Balor, avait apporté la victoire sur les Fomoires.





- “Le chaudron de Dagda”, récipient inépuisable capable de satisfaire n’importe quel appétit et éventuellement de ressusciter les morts.





Les dieux connus en Irlande comme Tuatha dé Danann étaient communs à tout le monde celte. On trouve leur nom dans des mythes gallois et sur des inscriptions en Europe continentale. En Irlande, l'arrivée du christianisme ne les élimina pas totalement. Leurs exploits furent racontés par des moines qui écrivirent les sagas irlandaises et ils prirent place dans le monde souterrain avec les fées.
On raconte que lors de l'ancienne fête celtique de Samain, célébrée le dernier jour d'octobre pour marquer la nouvelle année, les De Danann autorisaient les mortels à entrer dans leur royaume.





































Tribu de la déesse  Dana






- Dieux associés : Danu et Medb
- Druide :  Dagda
- Guerrier :  Oghma
- Arts et artisanat :  Lugh
- Médecin :  Dian Cecht
- Forgeron : Cairprefilsd’Ogma
- Chaudronnier :  Credne
- Harpiste :  Cas Corach

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:31










D'une façon générale, l'Autre Monde est situé dans les îles — réelles ou imaginaires — de préférence à l'ouest, dans les tertres, les tumuli, les plaines lointaines. Monde de Jeunesse Éternelle, on y trouve à volonté fruits, fleurs, palais somptueux, hydromel, chants d'oiseaux, et pommiers de cristal dont les rameaux apaisent la douleur. Mais il a son envers inquiétant et devient alors le royaume des Ombres, gardé par des êtres monstrueux. Dans les deux cas, c'est un au-delà peuplé de vivants et non de morts. Si un humain y pénètre en ami, il a droit à la première version, sinon, à la deuxième...
Voici quelques visiteurs fameux de l'Autre Monde : Maelduin, Brân, Cormac, Owein, Cuchulainn, Gereint.








On le nomme Anaon en Armorique, pays des âmes. Annwynn en Galles et Cornouailles, c'est littéralement l'Abîme. Son autre appellation connue est l'île des Pommiers, Avallon, Ynys Avallach en gallois, Emain Ablach en Irlande. Il peut prendre des noms plus locaux, comme le Lac de l'Oiseau en Connaught, Sidh d'où surgit un jour Fiachna, fils de Reta.








Dans la tradition gaélique, ses nombreuses appellations sont particulièrement suggestives :

- Tir-fo-thuinn : le Pays sous les Vagues;
- Mag Meld/Mell  : Plaine du Bonheur ou Plaine de Volupté ou Terre des Délics;
- Tir na n-Og  : Terre de la Jeunesse, des Jeunes;
- Tir na m-Beo  : Terre des Vivants;
- Tir Tairngire  : Terre du Bonheur, Terre Promise;
- Mag Mor  : la Grande Plaine;
- Tir Aill  : l’Autre Monde;
- Tir na n-Ban  : Terre des Femmes;
- Emain Ablach  : la Plaine des Pommiers;
- Tri Sorcha  : le Pays Brillant.




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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:34












Le druide présidait non seulement aux sacrifices publics ou privés mais intervenait aussi dans les conflits entre états ou particuliers. César a écrit un long passage dans De bello gallico VI, 12-21









BRESAL ECHARLAM
Bresal à la main furieuse, fils d'Eochaid Baethlam. Il eut une fille Fuamnach, première épouse ou concubine de Midir.
CALATIN
dans la mythologie irlandaise, était un druide difforme d'origine Fomoires qui aurait étudié la sorcellerie pendant dix-sept ans.
CATHBAD
était un prophète, un druide et chef de guerre, père de Findchoem ( épouse d'Amorgen ) et de Conchobhar Mac Nessa, roi d'Ulster, et du druide Genann Gruadhsolus, son nom signifie " le tueur au combat ".
ESRAS
druide des Thuatha Dé Danann qui était dans la ville de Gorias
FINEGAS ou FINNECES
Dans le but d'acquérir la sagesse suprême, il attrapa le Saumon de la Connaissance, Fintan mais il dut abandonner ses ambitions lorsqu'il chargea le jeune Demne, fils de Cumaill et de Muirne de le faire cuire. Finn se brûla en effet le pouce en touchant le poisson puis suça sa brûlure. Comprenant alors que son jeune élève était destiné à acquérir la sagesse à sa place, Finegas le laissa manger tout le poisson, Demne prend le nom de Finn Mac Cool.
JADHG
père de Urna enlevée par Finn Mac Cool
MOG RUITH
Il est surnommé le « Serviteur à la Roue » car, en tant que représentation du Dagda, son attribut est la roue cosmique. Cette « roue ramante » (roth ramhach en gaélique) rend sourd quiconque l'entend, entraîne la cécité de celui qui la voit et tue ceux sur qui elle s'abat. Il a une fille, elle même « druidesse », Tlachtga. C'est l'un des druides les plus puissants de la mythologie, c'est aussi un guerrier qui a la particularité d'être « aveugle »
MOR FESAE
druide des Thuatha Dé Danann qui était dans la ville de Falias.
SEMIAS
druide des Thuatha Dé Danann qui était dans la ville de Murias.
UISCLAS
druide des Thuatha Dé Danann qui était dans la ville de Findias






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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:41









Les Fianna ou Fiana ou Fenians étaient des célèbres guerriers chargés de la sécurité du Grand Roi d'Irlande. Leur plus grand chef fut Finn Mac cool. Ils étaient surtout recrutés dans le clan de Bascna ou de Morna .

Ce sont des chasseurs une partie de l'année, chargés par les rois d'Irlande de collecter les impôts et de maintenir l'ordre. Une autre partie de l'année, ils vivent chez les habitants. Nombre d'aventures des chevaliers de la table ronde rappelle les exploits des Fianna.

Pour faire partie des leurs, "aucun homme n'était accepté tant que l'on avait pas creusé un tour dans la terre lui arrivant à la taille, où il était placé avec son bouclier et un bâton de coudrier de la longueur d'un avant bras. Alors neuf guerriers, armés de neuf lances, que la largeur de dix sillons séparaient de lui,l'assaillaient en lui jetant leur lances. S'il recevait la moindre blessure, il n'était pas admis chez les Fianna.

Le nom de Fianna, comme celui de Finn, provient d'un ancien vindo, " blanc, blond, beau, de bonne race ", ayant donné le gallois gwynn et le breton gwenn, ainsi que le gaulois Veneti ( vannetais)




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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:45








Les Firbolg, ou "hommes sacs" ou "hommes foudre", dans la mythologie irlandaise, étaient appelés ainsi en mémoire de leur séjour en Thrace où réduit en esclavage, ils étaient contraints de porter des sacs de terre. C'est un des peuples mythiques de l'Irlande avec les "Fir Domnan" et le "Fir Galioin". Ils vécurent en Irlande peu avant les Tuatha dé Danann et durent subir les brutalités des Fomoires, dieux marins vaincus plus tard par les Tuatha de Danann. A la première bataille de Magh Tuireadh, les Firbolg furent vaincus par les Tuatha dé Danann, bien que Nuada, le chef des vainqueurs, perdit une main au combat. A la seconde bataille de Magh Tuireadh, les Fomoires furent écrasés, grâce notamment à la vaillance du dieu soleil Lugh, et chassés d'Irlande.
Gaillimh inion Breasai était la fille d'un chef Fir Bolg qui donna son nom à la rivière et à la ville de Galway.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:47








Les Fomoires ou Fomorii ou Fomores étaient des dieux marins de la mythologie irlandaise. Violents et difformes, ils sortirent de l'eau pour faire la guerre aux deux peuples souverains de l'Irlande : les Firbolg et les Tuatha dé Danann. Ils les écrasaient de tributs énormes et ils les obligeaient à vivre sous la terre. Mais ces derniers les écrasèrent lors de la seconde bataille de Magh Tuireadh.



Les fomarians par John Duncan © Dundee Art Galleries




Ils étaient parfois représentés pourvus d'une seule main ou d'une seule jambe ou d'un seul œil.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:49









Mag Tuired ou Maghe Tuiredh est la plaine centrale du Connaught ; la Plaine des Piliers, lieu incontournable de l’histoire légendaire irlandaise où se sont déroulées deux confrontations majeures et fondatrices de la mythologie de l’île.

La première oppose les Thuata Dé Danann aux Fir Bolg et aux Fir Domhnain, et se conclut par le confinement de ces deux derniers dans le Connaught.

La deuxième oppose les mêmes Danannéens aux Formoires, pendant la période de Samain. Ceux-ci sont repoussés dans le monde souterain. Elle est considérée comme une « guere de fondation », épopée fondamentale de la mythologie irlandaise dont les protagonistes sont les dieux et les héros les plus éminents.


♦️ Nuada, roi des Tuatha Dè Danann, perd une main au cous de la bataille. Du fait de cette perte d’intégrité physique, il ne eut plus être le souverain. C’est à cette occasion qu’on remarquera les exploits chirurgicaux des dieux-médecis pratiquant respectivement une prothèse puis une greffe. Les chefs éisent Bress le Beau à sa place, fils du roi fomore mais élevé chez lez Danannéens. Bres manque à ses devoirs de monarque, négligeant en particulier les coutumes hospitalières. Il se fait un ennemi en la personne du haut barde Tuatha qui prononce contre lui la première « satire » d’Irlande.

♦️ Toujours au cours de cet épisode guerrier, les cinq chefs Tuatha – Nuada, le Dagda, Ogma, Goibniu et Diancecht – outre leurs guerriers « classiques », mobilisent tous leurs « techniciens» intellectuels : druides, magiciens, devins, guérisseurs, médecins

♦️ les Fomores, vaincus, sont définitivement refoulés dans le monde souterrain. C’est toujours dans cette épopée fondatrice qu’onvoit, par exemple, Diancecht dieu-médecin redonner santé ou vie à tout guerrier Tuatha blessé ou tué, en le plongeant dans sa Fontaine de Santé pendant que les Fomores essayaient en vain de la combler avec d’énormes pierres.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:53







Les animaux dans le monde celtique sont très présents et de nombreuses divinités ont une représentation animale (la corneille pour Morrigan ou Branwen) ou bien ils ont un interdit par rapport à un certain animal. Art, fils de Conn ne doit pas tuer un ours ; Finn ne doit pas tuer de faons ; Marc’h ne doit pas tuer des chevaux.

D'autres sont nés parmi des animaux comme Kulhwch parmi une horde de sangliers ou Pryderi placé dans une écurie ou bien ont eu une histoire avec un animal (Cuchulainn, le chien de Culann).










Animal sacré chez tous les Celtes, il était interdit de le chasser en Bretagne sous peine de malheur, voire de mort. En effet, le Cygne est un représentant des habitants de l'Autre Monde, en particulier des Femmes du Sidh, qui affectionnent particulièrement cette métamorphose. Parmi d'autres, Fand, Etaine, Libane, Derbforgaill, toutes déesses de l'Amour, ont recours à cette apparence, couplées et reliées par une chaîne en or. Par ailleurs, le Cygne est parfois considéré comme animal solaire du fait de la blancheur éclatante de son plumage, associé au bonheur mais aussi à la musique.








La grue est un autre oiseau présent dans les légendes celtiques. Telle la légende d’Aïfé. Aïfé (ou Aoifé) fille d’Abarta, et Iuchra étaient amoureuse de même homme. Iuchra devint tellement jalouse qu'elle transforma pour deux cents ans Aïfé en grue en lui disant "tu resteras dans la noble demeure de Manannan et personne de fera attention à toi et jamais tu iras vers d'autres terres où tu pourras te poser." A la mort de l'oiseau, Manannan, avec sa peau, fit un sac connu sous le nom de "crane bag". Il contenait tout ce qui lui était précieux comme sa chemise, son couteau et la ceinture de Goibniu.





Des bergers ulates découvrirent trois chiens dans le cairn de Congachnes. Le chien brun fut offert à Culann ; il sera tué par Setanta, futur Cúchulainn.
Le chien noir, Doelchu, fut offert à Celtchar et entrainera la mort de son propriétaire. Le chien à petites tâches, Ailbe, fut donné à Mac Datho.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 15:58








Le Samain était une fête celtique encore appelée Saman et Sambain, ou Samonios chez les gaulois.







Elle marque le début et la fin de l' année celtique, et annonce le début du Temps Noir. En effet Samain n'appartient ni à l'année qui se termine ni à celle qui commence : c'est un jour en dehors du temps qui permet aux vivants de rencontrer les défunts. Et elle permet aussi aux défunts, non réincarnés, de passer dans le monde des vivants pour y retrouver les lieux et les personnes qui leur étaient chers. On situe ce jour au premier Novembre de notre calendrier. Mais comme toutes les principales fêtes celtiques, Samain compte trois jours de solennités : le premier est consacré à la mémoire des héros, le deuxième à celle de tous les défunts, et le troisième est livré aux réjouissances populaires et familiales marquées par des réunions, des banquets, des festins de toutes sortes qui pouvaient se prolonger pendant une semaine.

La veille de la nuit de Samain, avait lieu la cérémonie de la renaissance du feu. Les propriétaires des maisons éteignaient les feux de l'âtre avant de se rassembler à la nuit tombante sur la place où les druides procédaient à l'allumage d'un nouveau feu sacré en frottant quelques bois secs du chêne sacré. Ils allaient ensuite allumer de grands feux de joie sur les collines environnantes pour éloigner les esprits malfaisants. Puis chaque maître de maison repartait avec quelques braises tirées du nouveau feu sacré pour rallumer un nouveau feu dans l'âtre de sa maison qui devait durer jusqu'à la prochaine fête de Samain et protéger ainsi le foyer tout au long de l'année.

Dans la nuit du 31 octobre – les fêtes celtes commencent à la tombée de la nuit -, on croyait que le monde des morts, des fées et des sorcières entrait en contact avec celui des vivants. On croyait ainsi que les âmes des défunts revenaient errer autour des maisons des vivants c' est pourquoi on laissait la porte entre ouverte et une place à table et on plaçait des lanternes sur les chemins pour les guider.
La tradition de Samain n'a pas complètement disparu ni avec la romanisation de la Gaule, ni avec le développement du catholicisme. Et c'est sans doute par référence à cette fête celte que le pape Grégoire IV décida, en 840, de faire du 1 er novembre, le jour de tous les saints. La référence à Samain devenait encore plus claire lorsque, trois siècles plus tard, à la fête des saints et des martyrs, on adjoignit la fête de tous les morts.

Avec la fête américaine d'Halloween largement entretenue par les médias et la publicité, est apparu Jack O' Lantern, un personnage tiré d'un conte irlandais. Ivrogne invétéré et avare, Jack réussit à tromper le diable à deux reprises.














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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 16:00





Déesse
Dieu





AINE : déesse irlandaise de l’amour, de la fertilité
AIRMID ou AIRMEITH : déesse des plantes médicinales
ANGUS : dieu de l’amour
ARAWN : dieu gallois des morts et de la terreur
AURIANROD : déesse galloise, unique fille de Dôn, la déesse-mère, Arienrod dont le nom signifie « roue d’argent » est la sœur incestueuse du magicien Gwydion avec lequel elle aurait conçu Llew à la « main habile » dont le nom est certainement la transcription galloise du fameux dieu irlandais Lugh
ABNOBA : déesse gauloise de la chasse et des rivières tout particulièrement dans la région de la Forêt Noire dont elle est aussi la personnification. Elle était aussi la déesse des accouchements. Elle a été assimilée à Diane.
ANDRASTE : déesse gauloise de victoire


BADB : déesse irlandaise de l’inspiration, de la sagesse et de la vie, son nom signifie « bouillant ». elle avait un chaudron dans lequel bouillait une mixture qui engendrait toute vie. Elle était connueu sous le nom de Cath Bodva en Gaule.
BILE : dieu irlandais de la mort
BEAG : déesse irlandaise de la tribu de Tuatha dé Dannan qui possédait un puits magique gardé par ses trois filles. Finn vint à ce puits et répondit aux trois énigmes qui empêchaient d’en approcher. L’une des filles l’asperga d’eau. Finn en avala et la sagesse vint en lui
BELENOS : dieu gaulois de lumière dont le nom signifie « brillant », dieu du soleil et de la santé
BOANN : (Eithne ou Boand), faisait partie du Tuatha dé Danann, dont le nom signifie « vache blanche ». elle était la déesse des eaux et de l’inspiration. Son mari était Elcmar.
BORVO : dieu gaulois de guérison dont le son nom est associé au printemps


CERNUNNOS : dieu de la virilité, des richesses, des régions boisées, des animaux, de la régénération de la vie et le gardien des portes de l’autre monde (Annwn)
CREDNE (Cerd ou Creidne ou Creidhne) : il était l’artisan du Tuatha dé Danann
CROMCrom CrCiaich : dieu le plus ancien et le plus vénéré parmi toutes les tribus d’Irlande dont le culte aurait été importé par le légendaire roi Tigernmas


DAGDA : dieu irlandais de la fertilité, de la terre et l’abondance mais aussi des arts, de la connaissance, de la magie et de la musique
DANA : déesse irlandaise honorée par les poètes, les musiciens et les forgerons. Ancêtre du Tuatha dé Danann.
DAMONA : déesse gauloise de la fertilité et la guérison ; son nom se traduit comme « la vache divine »
DIACECHT : dieu guerisseur irlandais et dieu des sources thermales
DIS PATER : dieu romain des Enfers dont le culte prospéra aussi en Gaule
DON : déesse galloise, mère des « enfants de Don » qui luttèrent contre les « enfants de Llyr », de la famille des géants

ECNE : dieu de Connaissance
EPONA : déesse gauloise de chevaux et épouse de Coratiagus
ESUS : dieu de la force et de l’éloquenc

FINN : l’un des plus célèbres héros irlandais qui découvrit la sagesse
FIRBOLG : tribu qui peupla l’Irlande entre la période de Nemed et celle des Tuatha. C’est entre euu et les Tuatha dé Danann qu’eut lieu la première bataille de Moy Tura
FLIDAIS : déesse des bêtes sauvages

GAIBNIU GOÏBHRIU : dieu irlandais des forges dont les festins où la bière et l’hydromel qui coulaient à flot, rendaient immortel

LLÛDD(Nûdd) [/b] : dieu gallois souvent confondu avec Lugh
LLYR : souverain gallois mythique
LUGH : dieu irlandais maître des arts


MAEVE : déesse de la guerre
Morrigan (Morrighan ou Morrigu ou Morgan) , (Grande Reine ou « Reine fantôme ») déesse de la Guerre, et de la mort

NANTOSUELTA : déesse gauloise de la nature et épouse de Sucellos
NEHALENNIA : déesse gauloise de la mer
NUADA : nom irlandais du dieu gallois Llûd ou Nûdd

OENGUS (ou Angus) « choix unique » : fils de Dagda (il porte aussi le nom de Mac Oc, « fils jeune »), sa naissance adultère – Dagda l’aurait eu avec la femme d’un certian Elcmar ou Ogma - aurait été camouflée par un subterfuge de son père, lequel aurait arrêté la course du soleil et la marche du temps pendant neuf mois afin que le bébé naisse avant le retour de l’infortuné mari
OGHMA : doyen des Tuatha dé Danann et lutteur exceptionnel
OGMIOS : dieu gaulois d’éloquence et de la connaissance

ROSMERTA : déesse gauloise qui était l’époux natal du dieu Romain le Mercure ; son nom a de l’importance « le grand fournisseur »

SIRONA : déesse gauloise de la guérison
SUCELLUS : dieu gaulois de l’agriculture et des forêts
SUL : déesse des eaux assimilée à Minerve

TARANIS : dieu gaulois dont le nom signifie « tonnerre » ; à comparer à Jupiter
TEUTATES ou TOUTATIS : dieu gaulois de la guerre, il est l’équivalent du dieu Romain Mars.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Dim 22 Oct - 16:04



Aenach
fête, festival, assemblée.
Amitié de sa hanche
Coucher avec quelqu'un
Barde
Poète et musicien qui chantait accompagné d'une sorte de lyre, des louanges ou des satires sur le chef local. Cela lui donnait une importance certaine au sein de la société.
Coracle
Embarcation légère, de forme plus ou moins ovale, constituée d'un tissu ou un cuir tendu sur un cadre en bois. Le currach (aussi écrit curragh ou curach) est un bateau léger des côtes ouest de l'Irlande encore utilisé actuellement.
Curadhmhír
Repas du champion composé des meilleurs plats et des meilleures boissons.
Druide
Il présidait non seulement aux sacrifices publics ou privés mais intervenait aussi dans les conflits entre états ou particuliers. César a écrit un long passage dans De bello gallico VI, 12-21
Dun
Place forte, fort.
Geis
Interdiction ou obligation difficilement contournable
Glamdice
Obligation qu'on ne peut refuser sous peine des pires conséquences
Mégalithe
Pierre ou ensemble de pierres (cromlech, dolmen, menhir) qui ont une origine bien plus ancienne que la civilisation celte mais ils ont été réutilisés par la culture celtique.
Tara
Capitale de l'Irlande.
Triskel
(du grec triskeles, littéralement une figure formée de trois jambes) est un symbole solaire d’origine celtique qui représente trois spirales qui divergent à partir d’un même point central. Sa signification n'est pas claire et qui pourrait être les trois éléments: eau, air, feu avec la terre au centre.
Ulates
Les habitants d'Ulster
Vate
Devin ayant la charge de toutes les applications pratiques du culte.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Lun 23 Oct - 8:28







Abarta (celui qui réalise des prouesses) est un dieu mineur de la mythologie irlandaise. Il est aussi connu sous la graphie Abartach (qu'il ne faut pas confondre avec le gallois Abhartach) et sous le nom de Giolla Deacair (garçon malcommode). Abarta et sa famille apparaissent dans les sagas irlandaises davantage comme des sorciers que comme des dieux. Il faisait partie des Tuatha Dé Danann qui gouvernèrent l'Irlande avant leur défaite contre les Gaëls, des envahisseurs venus d'Espagne.



Représentation d'Abarta, dessinateur inconnu.
https://www.wiccapedia.fr/wiki/Abarta



Abarta est le père du "guerrier-sans-nom" et de deux filles, Tasha et Aïfe qui fut changée en grue (ou en héron) par Iuchra, une rivale jalouse.











Abarta offrit ses services à Finn Mac Cool, un des principaux héros irlandais et chef héréditaire des Fianna. Il tenta de servir le héros peu après sa succession à la tête des guerriers Fianna. En gage de bonne volonté, Abarta offrit aux Fianna un cheval gris, magnifique mais sauvage.
Ce ne fut qu'au prix d'immenses efforts qu'ils réussirent à lui passer la bride au cou et lorsque Conan Maol (Conan Mac Morna) parvint enfin à le monter, l'animal refusa obstinément d'avancer. Pas moins de quatorze guerriers durent grimper sur son dos avant qu'il ne commence à esquisser un petit mouvement. Pourtant lorsqu'Abarta monta derrière eux, le cheval partit immédiatement au grand galop, entraînant même un quinzième guerrier qui s'était agrippé à la queue de l'animal.
Abarta les emmenait dans l'Autre-Monde.

Fort mécontents, les Fianna qui n’étaientp as partis obtinrent un solide bateau construit en trois coups de hache par Faruach, le magicien d’Innia, afin de poursuivre Abarta.
Parmi les poursuivants, le meilleur pisteur fut sans aucun doute Foltor, fils du roi d’Innia, qui réussit à naviguer jusqu’à l’Autre Monde et amener à bon port Finn et ses guerriers.

Pour sa défense, Abarta déclara qu'il avait besoin de valeureux guerriers pour défaire un chef de l'Autre-Monde qui lui faisait ombrage. Finn et ses hommes lui prêtèrent rapidement main forte. Après la victoire et avant de revenir chez eux, Conan demanda que le cheval gris ramène aussi les plus belles filles du pays. Ainsi fut fait et Abarta s'accrocha à la queue du cheval pour revenir.








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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Lun 23 Oct - 8:37





Plusieurs personnages de la mythologie celtique portèrent le nom d'Aïfé ou Aoifé (en écriture moderne)


1) Aïfé la magnifique



Aïfé la guerrière



Fille d'Ardgeimm, Aïfé est la plus terrible des femmes-guerrières d'Écosse et une magicienne réputée qui est obligée d'accueillir Cuchulainn pendant un an. Elle appartient à une de ces communautés «initiatrices» spécialisées, qui forment les jeunes hommes des familles aristocratiques de la société celtique. Ces éducatrices ont en charge de transmettre leur savoir et leur expérience dans deux domaines essentiels et dialectiques : Eros et Thanatos, l'amour, la mort. Elles sont ainsi initiatrices des fonctions à la fois guerrière et sexuelle.



2) Aïfé la belle souveraine




Aïfé par DUNCAN


Sans doute une autre version de la précédente, Aïfé la Belle souveraine, en guerre contre Scathach la Sombre, sa rivale, déclare « ne tenir à rien au monde plus qu'à ses chevaux et à son char ». Cuchulainnla vainc par la ruse, l'obligeant ainsi à lui accorder trois souhaits:

- Sa soumission à Scathach ;
- « l’amitié de sa hanche » ;
- L’enfantement de son fils qui sera nommé Conle (Conlaech)
- Enfin, Cuchulainn, à qui elle a déjà enseigné les « trois secrets », lui demande d'apprendre à leur fils l'intégralité de ses tours de magie guerrière, sauf un: le gae bolga (javelot dans le sac), puis de l'envoyer en Irlande à sa rencontre.
- C'est dans cette île que le destin de Conle, que sa mère a initié aux arts guerriers, se scellera, tué par son propre père qui refusera de le reconnaître avant le combat malgré les mises en garde d'Emer, fille de Forgall.


3) Aïfé la belle

Aïfé la Belle, seconde épouse du dieu Lir. Celui-ci change leurs enfants en cygnes ainsi qu'Aïfé en une sorte de chimère ailée.



4) Aïfé ou Macha Mongruad

Fille du roi Aed Ruad le Rouge qui doit être livrée en tribut à un géant fomoire, mais Cuchulainn intervient et la délivre. Ils deviennent amants pour une seule nuit. On la connaît aussi sous le nom de Macha Mongruad.




5) Aïfé, fille d’Abarta


Aïfé (ou Aoifé) fille d'Abarta, et Iuchra étaient amoureuse du même homme. Iuchra devint tellement jalouse qu'elle transforma pour deux cents ans Aïfé en grue en lui disant "tu resteras dans la noble demeure de Manannan et personne de fera attention à toi et jamais tu iras vers d'autres terres où tu pourras te poser." A la mort de l'oiseau Manannan fit un sac avec sa peau connu sous le nom de "crane bag". Il contenait tout ce qui lui était précieux comme sa chemise, son couteau et la ceinture de Goibniu.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Lun 23 Oct - 8:41






Plusieurs auteurs s’accordent sur le sens du nom d’Ailill Mac Mata, qui signifierait « fantôme », le nom de sa mére étant Mata Murisca.

Roi Gaël du nord-est de l'Irlande ; il est le père de la plus belle femme d'Irlande, Etaine, qui est réclamée par Mider Oengus. Ailill, en échange, demande à Oengus de défricher douze plaines, puis de tracer douze rivières, enfin, de lui verser l'équivalent du poids d'Etaine en or et argent.
Dans certains textes, fils de Matra de Muresc (sa mère), on lui accorde deux frères royaux : Finn en Leinster, Cairbre Tara.



Tain Bô Cualnge


Dans le récit de La Tain Bô Cualnge ou Razzia des Bœufs de Cooley, il est roi de Connaught, époux de la grande reine Medb (Maeve) ; on parle du « royaume d'Ailill et de Medb ». Dans ce couple, Ailill tient le rôle de l'homme faible, orgueilleux mais un peu limité, Mebd celui de la femme puissante, dominatrice et conquérante.

Entre eux, une question de préséance toute celtique détermine un des épisodes fondamentaux des mythologies indo-européennes : La Tain Bô Cualnge ou Razzia des Bœufs de Cooley. En effet, dans la haute société celtique, le conjoint le plus riche des deux (autant la femme que l'homme) décide de la gestion économique des biens du couple. Pour prouver la supériorité de l’un ou de l’autre, le couple accepte de faire la liste de tous leurs biens respectifs. La liste est immense, allant de la simple vaiselle jusqu’à précieux bijoux en passant par les moutons, les vaches, les chevaux ou les cochons.

Or, c'est bien Ailill qui possède un taureau de plus, l'extraordinaire Beau Cornu d'Ai ou Finnebennach Cornes Blanches. Ce que ne saurait admettre une femme de l'envergure de Medb. Il lui faut donc acquérir un taureau plus puissant, encore plus beau : ce sera le prétexte de la fameuse Tain, la fin de laquelle le Brun de Cualnge acquis par Medb dépècera le Beau Cornu avant de succomber lui-même. Non sans avoir accompli maintes merveilles.

Il est intéressant de constater comment ces deux animaux, symbolisant la force non domestiquée et la richesse matérielle, s'anéantissent mutuellement.

Au cours de cette épopée sanglante à laquelle d’innombrables héros mythologiques irlandais sont mêlés, le cocher d’Ailill surprend Fergus et Medb en délit d’adultère, ce qui laisse Ailill indifférent.
Cet épisode signifie qu’en tant que roi il n’est pas propriétaire du Pouvoir incarné par la reine, et que Fergus ou un autre personnage peut le remplacer – comme un bourdon auprès de la reine des abeilles. Ailill n’est que le gestionnaire des richesses octroyées par Medb, véritable pourvoyeuse de la communauté. Ce couple est, en effet, un archétype de la fonction royale de conception celtique : cette fonction d’essence féminine s’associe le principe mâle du règne « effectif, sécularisé », incarné ici par Fergus qui remplace un moment Ailill défaillant ou absent. Conception sans doute antérieure aux cultures indo-européennes, reliquat d’un culte à la Grande Déesse. Ailill finit par tué par Conall, vengeuru de Fergus.







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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Lun 23 Oct - 8:45








Aine, déesse de la fertilité par Jim Fitzpatrick




Il y a de nombreuses légendes contradictoires au sujet Aine d'autant plus qu'il existe de nombreux personnages dans la mythologie celtique qui ont porté ce nom.

Elle était considérée comme une fée ou une reine des fées, fille du musicien et magicien Feri et soeur jumelle de Grian. Dans d'autres légendes elle est la déesse irlandaise de la Fertilité et de l'Amour. On l'identifie à la fille du dieu de l'océan Mac Manannan Llyr ou bien la fille d'Eogabal le fils adoptif de Manannan Mac Llyr tandis que d'autres légendes  elle passe pour son épouse Parfois on l'assimile à Morrigan, ou à la "Grande Reine".



« AINE OF KNOCKAINE » de Helena Nelson-Redd -
http://celticanamcara.blogspot.be/2010/03/



Elle était associée à  la lune et adorée la veille du Midsummer (Solstice d’été). Elle passait pour être à l’origine du statut élevé des femems de l’ancienne Irlande, et de cefait, elle était tout à fait comparable aux grandes déesses des panthéons nordique et classique : Frigg ou Venus/Aphrodite.

Comme tous les gens de Sidhe (le bon peuple), elle était aimable et serviable envers tous ceux qui la vénéraient. Elle encourageait l’amour et elle choisissait ses amants parmi les dieux mais aussi parmi les mortels.

Mais elle exerçait une vengeance implacable sur ceux qui lui nuisaient comme par exemple le Roi de Munster, Ailill Olom qui avait essayé de l’enlever. Selon la version de l’histoire, elle lui arracha l’oreille ou le tua. Dans les cycles des Fenions, Aine est amoureuse de Fionn Mac Cool. Dans certaines versions, cet amour est partagé et ils eurent deux enfants ensemble ; dans d’autres, son amour pour Fionn est malheureusement sans contrepartie.

La «Déesse fiancée » qui était l’épithète Cu Gorm (le chien courant gris) avait été le premier nom de Aine.





Aine était aussi la déesse de poésie voire de la folie. Le cairn de Mullach an Triuir sur la montagne, Cnoc Aine, pouvait soit accorder le don de poésie soit provoquer la folie.
Ceux qui s’asseyaient sur la pierre, Cathair Aine, risquaient de perdre l’esprit temporairement et ceux qui s’y asseyaient trois fois le perdaient à tout jamais. Une légende raconte aussi que tous les chiens errants d’Irlande se rassemblaient ici.






Jusqu’au VIème siècle de notre ère, son culte demeura très actif en particulier dans le Munster et le Connaught et s’étendit même jusqu’aux îles occidentales de l’Ecosse.
Jusqu’au XIXème siècle des gens faisaient le tour du Cnoc Aine dans le sens contraire des aiguilles d’une montre avec des torches faites d’herbe séchée et puis ils répandaient les cendres dans leurs champs et sur leurs bêtes afin de les protéger.

Aine avait aussi le pouvoir de guérir qui était associé aux lacs et aux puits comm à Tobar-Na-Aine (puits d’Aine). Dans toute l’Irlande on lui reconnaissait le pouvoir de soigner et de redonner bonne santé car elle était la gardienne de l’étincelle de vie qui traverse le corps toutes les 24 heures. C’est pourquoi, il était interdit de pratiquer des saignées les jours qui lui étaient consacrés afin que la vie ne s’échappât point du corps du malade.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Lun 23 Oct - 8:47








Airmid par Jessica Galbreth




Airmed (ou Airmid ou Airmeth ce qui signifie, la mesure, la pondération) était la déesse irlandaise de la médecine et des plantes médicinales.
Elle était la fille de Diancecht, le principal guérisseur des Tuatha Dé Danann, elle se spécialisa dans l'étude et la connaissance des herbes médicinales et connaissait l'utilisation et les propriétés de toutes les simples.
Elle veillait sur Sláine, la fontaine de la guérison, avec son père et ses frères Miach, Cian, Cethe et Cu.




Airmed goddess of healing par Jim Fitzpatrick (1984)




Elle aida son frère Miach à remplacer l'oeil crévé d'un homme par un oeil de chat de cette façon l'homme utilisait son nouvel oeil pour voir la nuit et l'oeil humain pour voir le jour. Elle aida aussi Miach à remplacer le bras d'argent que son père avait fabriqué pour le roi Nuadou blessé lors d'une bataille, par un bras fait de chair et de sang alors que son père n'avait réussi qu'à mettre en place qu'une prothèse d'argent. Ce nouveau bras était si réaliste qu'il permit à Nuadou de retrouver son trône malgré son infirmité qui techniquement l'en aurait écarté car il aurait été considéré comme un roi imparfait.


son père était jaloux des connaissances sans cesse croissantes de ses enfants et tout particulièrement de son fils Miach qu’il tua, Airmed en fut désespérée et elle pleura à chaudes larmes sur la tombe de son malheureux frère. Arrosés de pleurs de très nombreuses herbes se mirent à pousser. Alors Airmed les ramassa, et les classa en fonction de leur utilisation. Mais de nouveau Diancecht entra dans une grande colère et dispersa toutes les simples. C’est pourquoi personne ne connait parfaitement l’utilisation des plantes médicinales sauf Airmed, bien sûr.








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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Lun 23 Oct - 12:20










Ana, (parfois appelé Danu, Dana, Anu, Anna ou Don ), était la déesse mère de la mythologie irlandaise. Les Tuatha dé Danann (" tribus de la déesse Dana ") étaient ses enfants divins et régnaient sur l’Irlande avant l’arrivée des Gaëls. Fort probablement, les moines qui compilèrent les sagas irlandaises à partir du Ve siècle minimisèrent le rôle des déesses. Les récits qu’ils nous ont transmis reflètent un monde dominé par l’homme, où les guerriers s’en donnaient à cœur joie. Le culte d’Ana était particulièrement associé à la région de Munster et deux sommets des monts du Kerry sont appelés " Da Chich Anann " (les Tétons d’Ana).

Elle est devenue sainte Anne, patronne des Bretons ( mamm-coz, mère-vieille ). On peut la considérer sous deux aspects contraires et complémentaires: Ana la bienveillante ( Buan-ann, Bonne mère ), mère de trois dieux danéens originels : Brian, Iucharba, Iuchar, représentant les trois saisons primitives du cycle annuel, elle-même représentant l'année. Dans le Munster, déesse de plénitude, préposée aux moissons et au bétail, " celle qui nourrit bien les dieux " devient la fertilité, la prospérité. Ana, liée à Badb et Macha, équivalent de la Morrigane, de la Grande reine, personnage le plus important de la Triade du destin, c'est de cet aspect que Milton a tiré la Sorcière Bleue, chouette suçant le sang de ses enfants. Elle a été décrit comme sa mère, sa fille, et parfois sa femme. Elle a également été nommée comme la mère de divers dieux irlandais, y compris Dian Cecht, Ogma et Lugh. Au pays de Galles, elle était connue sous le nom de Don.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Lun 23 Oct - 12:25







Annwvyn (ou Annwfn) désigne chez les Gallois ce que les celtes en général appellent " l'Autre Monde ". c'est l'équivalent du Tir na nog irlandais. C'est un endroit merveilleux, où règnent la paix et le bonheur, un monde de plaisirs où la maladie, veillesse et la faim sont absentes. On y trouve une fontaine de vin doux et un chaudron magique, possession de neuf magiciennes.

Selon les sources sa localisation différe Il peut être sous terre aussi bien que sur la terre. Les uns le situent sur l'île de Lundy dans l'estuaire de la rivière Severn d'autres vers Glastonbury; Manawyddan le chercha très à l'ouest et ne put l'atteindre que par la mort.

Deux souverains, Havgan et Arawn, se partageaient l’Annwvyn mais grâce à Pwyll qui le remplaça pendant un an, Arawn réussit à évincer Havgan. Gwynn ap Nudd joue le rôle de psychopompe.







Annwynn par Nick Beale (1995)


L’Annwvyn apparait dans le premier des quatre contes des Mabinogion où Pwyll, le prince de Dyved échangea sa situation et son aspect avec Arawn, roi de l’Autre Monde pour une durée d’un an, après une dispue de chasse au sujet de la dépouille d’un cerf.
On racontait qu’Arawn avait une meute de chiens, les « chiens de l’enfer », qu’il lançait la nuit à la poursuite des âmes humaines.

Le roi Arthur qui recherchait en vain à récupérer le chaudron magique, y perdit la plupart de ses chevaliers, seulement sept survécurent.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 24 Oct - 7:54






Arawn régna sur l'Annwvyn l'Autre Monde de la mythologie galloise et il fut remplacé pendant une année par Pwyll.






Il était aidé par Gwynn ap Nudd qui jouait le rôle de psychopompe. Dans les légende galloises plus récentes, Arawn fut remplacé à la tête de l'Autre Monde par Gwyn ap Nudd.

Il était aidé par Gwynn ap Nudd qui jouait le rôle de psychopompe. Dans les légendes galloises plus récentes, Arawn fut remplacé à la tête de l’Autre Monde par Gwyn ap Nudd.

Arawn possédait un chaudron magique (Preiddiau Annwfn, les dépouilles d’Annwvyn), l’un des trésors de Bretagne, que convoitait Arthur. Il donna les porcs à Pryderi, fils de Pwyll, qui devait jouer un rôle important dans la légende galloise. Le vol des animaux d’Arawn par Amaethon conduisit à la bataille des Arbes, Cad Goddeu.







BD de Ronan le Breton et Sébastien Grenier



Un jour que Pwyll était à la chasse dans les bois il vit cerf encerclé par une meute de chiens à l'aspect étrange: le poil blanc comme neige et les oreilles rouges. Pwyll les écarta pour permettre ainsi à ses propres chiens d'attaquer le cerf; mais une autre chasseur accourut, c'était le propriétaire de la meute aux oreilles rouges. Ce dernier fut très en colère de l'attitude sans gène de Pwyll d'autant plus qu'il avait commencé à découper la bête. Pwyll lui présenta ses excuses, et lui demanda s'il pouvait lui offrir une compensation pour son impolitesse. Le chasseur se présenta comme Arawn, roi d'Annwvyn, et il dit que Pwyll pouvait faire amende honorable en prenant sa place pendant un an à la tête de son royaume et en luttant contre un de ses irascibles voisins. Pwyll fut d'accord, et il fut convenu que Arawn s'occuperait pendant ce temps du domaine de Dyfed, royaume de Pwyll. Avant de se séparer, Arawn utilisa ses pouvoirs magiques pour échanger leurs apparences afin que personne ne soit au courant de la substitution.

En Annwvyn, Pwyll fut émerveillé que personne ne découvrit son déguisement, pas même la reine. Bien qu'elle fût la plus belle femme que Pwyll ait rencontré, quand fut venu le temps de dormir, il ne la toucha pas ni ne lui parla pendant toutes les nuits. En revanche, le jour, une grande affection amicale régnait entre eux.

Pwyll passait son temps en Annwvyn à chasser et à administrer les terres. Puis un jour il rencontra Havgan l'irascible voisin au passage d'un gué. Pwyll l'abattit d'un seul coup puissant. Havgan lui demanda le coup de grâce mais Pwyll refusa car Arawn lui avait appris que le second coup porté à Havgan lui rendrait toute son énergie.

Une année s’écoula et Arawn et Pwyll se rencontrèrent comme convenu pour échanter leur aspect et retourner dans leurs royaumes respectifs. A son retour dans son royaume, Arawn remarqua que la reine semblait très surprise quand il lui fit l’amour. Il lui demanda pourquoi et elle a dit que la chose était inattendue, car il ne l’avait pas touché depuis l’année dernière. Alors il expliqua la substitution à la reine en se disant que Pwyll était un vrai ami. De son côté Pwyll découvrit que son royaume avait grandement bénéficié du règne d’Arawn.
Une solide amitié désormais les liait.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 24 Oct - 7:58









Arianrhod, déesse de la fécondité, elle est la mère du dieu suprême Llew Llaw Gyffes. Après le viol de Goewin par Gilfaethwy, elle est présentie pour assumer le rôle de « porte-pieds » du roi car ce dernier doit obligatoirement faire reposer ses pieds sur une vierge.
Mais lors de l’épreuve de viriginité, quand elle pas sur la baguette magique de Math, elle donne naissance à des jumeaux.







Le premier, appelé Dylan Eil Ton, « Dylan fils de la vague » se jette dans l'océan pour nager avec les poissons et le second est mis secrètement en nourrice par Gwydion.

Par trois fois sa mère va lui jeter un geisa, un sort contraignant :

- Il n’aura d’autre nom que celui donné par sa mère
- Il n’aura pas d’autres armes que celles données par sa mère
- Il n’aura pas de femme humaine.







mais Gwydion en utilisant sa magie saura déjouer ses sorts.
Arianrhod lui donnera un nom, Llew Llaw Gyffes « Lleu à la Main Sûre » et une armure. Math et Gwydion unissent leur magie vont créer pour lui une femme faite de fleurs qui sera appelée Blodeuwedd.







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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 24 Oct - 8:50






Druide indigne, sorcier et poète, surnommé « l'Importun » ou « le Bousier » de la cour de Conchobar mac Nessa, Athirne obtient tout ce qu'il désirait grâce à ses pouvoirs magiques et à ses incantations qu'il utilisait à mauvais escient.







Lors d'une vaste « tournée » auprès des rois et des chefs d'Irlande, il collectionna
les pires exactions:

-
Il contraignit le roi du Sud-Connaught, Eochaid, fils de Luchte, qui était borgne, à lui donner son seul œil valide ;
- A Tigerna Tetbuillech, roi du Munster, il demanda à coucher avec la reine ;
- Sous la menace, il obligea les hommes du Leinster à lui apporter une broche d’une valeur inestimable et d’une beauté incomparable ;
- Il vola trois grues à Mider, de Bri Léith, (l’Autre Mone) ; elles se tenaient devant sa porte et refusaient l’hospitalité à tous ceux qui approchaient. «N’entre pas », disait la première grue. « Va-t-en d’ici », rajoutait la seconde. « Continue ton chemin », conseillait la dernière.


N’entre pas, Va-t-en d’ici, continue ton chemin

- Il réclama Buan, la femme de Mesgegra, roi du Leinster.
- Pendant une année, il captura « trois fois cinquante reines ». les Leinsteriens le poursuivirent et les Ulates contraints de l’aider, se réfugièrent à Dun Etair. Alors Athirne dévora à lui seul toute la nourriture et fit jeter le lait par-dessus les remparts. Les Leinsteriens mis en déroute, pour éviter leur massacre, édifièrent un mur rouge, tabou pour les Ulates

- Une seule fois, il fut pris en défaut. Comme personne ne voulait l’inviter, Athirne avait l’habitude de voyager avec un cochon rôti et une outre d’hydromel pour manger. Il allait déguster son cochon quand un homme s’approcha : «Tu vas manger ça tout seul »[/b], dit l’homme, en tirant le porc et l’outre vers lui.
« Quel est ton nom ? », dit Athirne peu amène. «Il n’est pas très connu », dit l’homme « Sethor Ethor Othor Sele Dele Dreng Gerce mac Gerce Ger Gér Dír Dír ».
Athirne comprit immédiatement qu’il ne serait pas capable de faire un jeu de mots sur ce nom là et préféra abandonner les victuailles.

- En compagnie de ses deux fils, Athirne obligea Luaine, promise de Conchobar, à coucher avec eux en lui lançant un «glamdice », obligation qu’on ne peut refuser sous peine des pires conséquences. Elle refusa, et ils lui firent alors subir une « satire » qui lui laissa trois tâches de honte, de disgrpace et d’opprobre sur son visage et elle en mourut de honte.

Conchabar se vengea d’un façon implacable en détruisant Dun Etair et en massacrant Athirne et toute sa famille.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 24 Oct - 8:51











Badb ou Badba, Bodb ou Bodv dont le nom signifie la « Corneille », est la déesse de la Guerre, représentée de façon trinitaire avec Morrigan et Macha.
Collectionneuse de crânes des ennemis tués au cours des batailles, elle est un des aspects de la fonction guerrière de la déesse Morrigan. Elle peut apparaitre « sur un pied et sur une main », la bouche énorme et le sexe pendant jusqu’aux genoux. Sous cette apparence, elle indique ses domaines de prédilecion : conception et sexualité, Amour et Mort.
A l’instar de Macha, elle est une « ravisseuse de têtes ».

Son aspect est semblable à celui de la Morrigan dont la couleur rouge sang est omniprésente: les lumières de Bodb sont les étincelles de feu rougeoyant, sa peau est d'un vif incarnat, ses cheveux et ses sourcils sont rouges tout comme sa cape ou son cheval. Badb peut être reliée à la déesse gauloise de la guerre nommée Cathubodua, parfois représentée comme le corbeau montée sur un cheval.
Au cours de la bataille de Mag Lena, prophétesse de la « mort à la gueule sanglante », elle émet des cris stridents de son puissant bec acéré.

Sous le nom de Bodb, vexée de ne pas être aimée par Cuchulainn elle se métamorphose en anguille et s'enroule autour de sa jambe pendant qu'il combat, mais il s'en saisit et la projette vivement contre un rocher.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 24 Oct - 8:54











Guerrier monstreux à un seul oeil, Balor est le chef des Fomoires. Il est le petit-fils de Neit, le dieu de la Guerre, et il est marié à Caitlin (ou Cethlenn). Il vit sur l'île de Tory, une petite île au large des côtes nord-ouest de l'Irlande.








Alors qu'il était un enfant, Balor vit un druide qui opérait sur un chaudron bouillonnant. Le sortilège du druide frappa l'œil de Balor et le conféra le pouvoir redoutable d'infliger la mort, et dès lors il fut connu comme Balor au mauvais oeil. Ce grand œil avait le pouvoir de tuer quiconque faisait l'erreur de le regarder en face. Il était ouvert seulement pendant les batailles et il pouvait décimer de grandes armées. Il était si grand qu'il a fallait quatre hommes pour soulever la paupière.




Balor l’œil du diable




Quand il apprit par une prophétie que son propre petit-fils le tuerait, Balor fit enfermer sa fille, Ethne, (ou Eithne) dans une tour de cristal pour l'empêcher de concevoir et de porter un enfant. Cette tour était située sur un promontoire appelé Tor Mor face à l'océan. Il plaça des cloches d'alerte et douze femmes pour garder jour et nuit sa fille.µ

Mais son plan échoua, en partie à cause de sa propre cupidité. Balor convoitait la vache magique du forgeron Cian de la tribu de Tuatha dé Danann. Cette bête qui répondait au nom de Glas Gavlen, était capable de nourir un grand nombre de personnes grâce à la prodigieuse quantité de lait qu'elle fournissait. Il fit voler la bête par deux hommes de main, Maol et Mullag, et l'enferma dans sa cachette sur l'île de Tory, hors de portée du vrai propriétaire. Cian jura de se venger. Déguisé en femme, Cian s'introduisit dans la tour de Ethne avec l'aide de la druidesse Birog. Quelques mois plus tard, Ethne donna naissance à trois enfants.

Lorsque Balor apprit que sa fille avait donné naissance à des enfants, il fut pris d'une grosse colère noire. Il emporta les enfants hors de la maison pour les noyer dans la mer, mais un enfant fut sauvé par Birog et élévé en secret. Ce survivant était Lugh Lamfhota.

Des années plus tard, le grand-père et le petit-fils se rencontrèrent lors de la bataille de Maighe Tuireadh. Lugh utilisa une fronde ou une lance pour aveugler le mauvais oeil de Balor. L'arme fit sauter l'oeil en dehors de son orbite et il alla atterrir dans sa propre armée qui fut décimée. Dans certaines versions du conte, Lugh coupa la tête de Balor. De toute façon, Balor fut tué par son petit-fils comme cela avait été prédit.









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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 10:27








Bélénos (autres appellations : Bélén, Bél, Beltane, Belenus, Belinu, Belus, Baal, Bal) est le dieu du soleit et de la santé « Le Brillant », il représente le principe de la Lumière. D’où sa fête, Beltaine, qui commémore le retour de la période lumineuse. Il est le fils du Dagda (Taranis), il est donc la jeune représentation de la Lumière. Il est l’harmonie, la beauté sous toutes ses formes. Tout naturellement, il fut assimilé à Apollon par les Romains.



Bélénos (bijou contemporain)


Il est médecin : à Beltaine (les feux de Belenos), on faisait passer les troupeaux entre des feux pour éviter les maladies. Les feux ont été transférés sur la St Jean, au solstice d'été (qui n'est pas une fête celtique). Le culte de Belenos consistait en rites sacrés autour de grands feux de joie, de préférence sur des sommets.
Un îlot proche du Mont St Michel porte le nom de Tombelaine dont l'éthymologie serait Tombe-Belen où Tumba signifie élevation, montagne en langue romaine. Toutefois certains historiens donnent une autre explication: Tombelaine serait la tombe d'une princesse Hélène, nièce du roi de Petite Bretagne.
En Savoie, la vallée des Bellevilles, tire son origine des "vallées de Belen(os)", tout comme Bellevaux (exactement le même sens).





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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 10:30





blason


Dans la mythologie celtique galloise, Beli Mawr, fils de Manogan, est l’époux de la déesse Don, la fille de Mathonwy. Beli est le père de quatre fils : Afallach, Caswallawn, Llefelys, Llud Llaw Eraint (Llud à la main d’argent) et d’une fille, Arianrhod.
Ses enfant sont connus sous le nom des enfants de la lumière en opposition à ceux de Llyr qui sont appelés les enfants de l’obscurité.

Dans le Mabigonion, les noms différent quelque peu puiqu'on trouve cinq fils, Amathon, Nudd, Govannon, Gwydyon et Gilvaethwy ainsi que deux filles: Arianrhod et Penarddun,la femme de Lly
Beli est souvent appelé Beli Mawr (Beli le grand) et il serait de l'ancien dieu gaulois, Belenos, et du dieu irlandais, Bile.
Il serait l'ancêtre de plusieurs lignées royales du moyen-âge.






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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 10:38








Blodeuwedd et Gwydyon par Alan Lee 1984



Blodeuwedd est une femme-fleur, fabriquée par Math et Gwydion à partir de fleurs de chêne, dreines des près et de genêts pour qu’elle devienne l’épouse de Llew Law Gyffes, neveu de Gwydyon. Celui-ci est victime d’un geisa, un interdit, de sa mère Arianrhod, qui l’empêche d’avoir une femme humaine. Elle a pour équivalent à Blathnat dans la mythologie celtique irlandaise. Elle est un des aspects de la Déesse-Mère jeune, c'est-à-dire de la nature pendant la saison ensoleillée, mais fragile et qui « passera ».

Dans un poème, elle est nommée « fille du seigneur de Mona », égale en dignité à Meirchion qui peut changer de forme à volonté. Ses doigts, « plus blancs que la neuvième vague de la mer », évoquent sa dimension lunaire ainsi que l'Autre Monde. Enfin, on l'identifie à la religion druidique, pour sa naissance intégralement magique.

Le jeune couple fut heureux pendant un certain temps, mais un jour Lleu partit rendre visite à Math et Blodeuwedd offrit l'hospitalité à un chasseur, Gronw Pebyr, le seigneur de Penllyn. Ils tombèrent amoureux et échafaudèrent un complot pour assassiner Lleu. Ce n'était pas facile, car Lleu ne pouvait être tué que si l'un de ses pieds reposait sur le dos d'une chèvre et l'autre pied sur le bord d'un bac à eau et uniquement avec une lance dont la fabrication aurait duré une année.

Les deux amants parvinrent cependant à réunir ces conditions mais malgré cela, Lleu ne mourut pas et s'envola sous la forme d'un aigle.

Math et Gwydyon décidèrent de le venger et quand ils trouvèrent Blodeuwedd, Gwydyon la changea en hibou pour qu'elle ne vive que la nuit. Quant à Lleu, ils lui redonnèrent son aspect humain en chantant des englyn.






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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 10:49










Boann (ou Boyne ou Boand ou Boinn) est suivant les légendes, l'épouse d'Elcmar, frère de Dagda ou de Nechtan, dieu des eaux. Son nom provient de Bo Vinda, la " vache blanche ", et cela convient à une déesse-mère d'un peuple de pasteur, mais elle est aussi liée au culte des eaux douces de la rivière irlandaise divinisée.
Boann passe pour un des aspects de la Triple Brigitt, et le personnage de Viviane, la Dame du Lac, aimée de Merlin, lui est proche par son côté aquatique.
Elle est la soeur de Befinn dont le nom est similaire; Représentant la prospérité, elle donne naissance à un fils adultérin, Oengus le Mac Oc/Og (le Fils Jeune), avec le Dagda, frère de son époux.



Boann par Jim Fitzpatrick (1976)





Le Dagda la désirait alors il éloigna son mari pendant une journée symbolique qui dura en fait 9 mois pendant laquelle Boyne conçut et donna naissance à son fils Oengus, ou le Mac Oc ( jeune fils ), lequel ensuite, prendra possession de la forteresse féerique d'Elcmar, Brug-na-Boyne ("demeure de la Boyne"), qui est le nom gaélique du tertre mégalithique de New-Grange.

Afin de se refaire une virginité, elle se rend au puits interdit de Nechtan, dont elle soulève le couvercle de protection pour s’y baigner (ou en a fait trois tours). Ce puits se nomme aussi Segais, qui est le nom de Boann dans l’Autre Monde. Un autre nom de la Boyne est Sruth Segsa, « la rivière de Segais ».

Alors, cette « belle femme » déchaine trois vague qui vont la mutiler : amputation d’un bras, d’une jambe, d’un œil, acte d’ordalie s’il en est.
Boann, poursuivie par les flots en furie, s’enfuit comme elle peut jusqu’à la mer et devient elle-même la rivière Boyne, « mère de toutes les rivières d’Irlande ».







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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 11:14












bran mac Febal ou Bran le Corbeau, fils de Febal, était un héros et un navigateur téméraire. Bran est un personnage très proche du Maelduin gallois et a été tardivement christianisé en Brendan.









Au pied d'un château d'où sort une musique lancinante, Bran le Corbeau est endormi et découvre une « branche de fleurs blanches en argent ». Apparaît alors une femme-fée qui lui chante cinquante quatrains vantant les charmes et les sortilèges d'Emain Ablach, l'Ile des Pommiers (symbole d’éternité), le Tertre des Fées. A son réveil, Bran n'a de cesse de partir vers les contrées qu'il a vue dans son rêve.

Il embarque avec « trois fois neuf hommes » sur l'Océan et y rencontre Mananann, fils de Lîr, qui lui déclame « trente quatrains » pour l'inviter dans l'Ile Merveilleuse.

Les navigateurs croisent une autre île dont les habitants rient sans jamais s'arrêter. Un des compagnons débarque, se met à rire et oublie les siens ; ils le laissent ainsi dans l'Ile des Rieurs et repartent sur les flots.

Ils approchent alors de l'Ile des Fées (ou l'Ile des Femmes), qui sont en fait les « déesses du Destin », et dont la reine lance à Bran une pelote de fil qui se colle à sa paume. Ils sont ainsi « tractés » sur cette île où ils effectuent un séjour merveilleux en compagnie de femmes tout aussi merveilleuses. Mais le temps passe et la nostalgie les gagne. Sous l'impulsion de Nechtan, fils du dieu Collbran, tous désirent retourner en Irlande. La reine des Fées essaie de les retenir en les mettant en garde contre une menace qui pèse désormais sur eux : aucun d'entre eux ne devra plus jamais toucher terre.
A leur arrivée en Irlande, personne ne les reconnaît, à l'exception d'un vieillard qui a entendu conter leur épopée. L'un des compagnons, Nechtan, impatient, se précipite sur le rivage et tombe immédiatement en cendres : ils ont, en effet, vécu des centaines d'années sur Emain où le temps n'existe pas, et non pas un an comme ils le pensaient.

Bran raconte ses aventures et finit par repartir « on ne sait où sur l'Océan infini et mystérieux » car il a compris les paroles de la reine.










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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 11:26






Bran le béni (ou Bendigeidfran ou Bran Vendig ou Brân Fendigeid, Bendigeid Fran, Bendigeit Vran, Brân Llyr), le Corbeau Béni ou le Grand Corbeau est le fils de Lir et de Penarddin, fille de Beli Mawr, lié à l'aulne et au sorbier.

Il a deux frères : Bêli, auquel il est opposé, et Manawyddan ; une soeur, Branwen (Blanche Corneille)et deux demi-frères, Nissyen et Evnissyen. C'est l'un des grands héros du cycle épique gallois, le Mabinogion. L'attribut de béni viendra plus tard avec le christianisme.

Bran est un géant, divinité de l'Autre Monde, maître de la vie et de la mort par sa possession du Chaudron d'Abondance et de Résurrection, roi couronné de toute l'île de Bretagne, maître de la Magie et dieu de la Guerre. Il règne au pays de Galles et réside à Harddlech ( bel endroit ).

C'est un géant qui ne peut entrer dans aucune maison, ni ne monter sur aucun bateau, à cause de sa taille et qui pour cette raison préfère la vie au grand air.

Après avoir consenti au mariage de sa sœur Branwen avec Matholwch, le roi d’Iwerddon en Irlande, il est contraint d’intervenir quand elle se trouve déchue de son rang. Il est tué pendant la bataille, mais sa tête coupée continue de vivre et de parler.





Matholwch, vient dans l’île de Bretagne pour conclure un traité de paix avec Bran et lui demander la main de sa sœur Branwen. Mais Evnissyen, furieux de ne pas avoir été consulté, se venge en mutilant les chevaux des Irlandais. Bran offre au roi à titre de réparation, de nouveaux chevaux, une baguette d’argent et une plaque d’or. Il y ajoute un chaudron magique qui ressuscite les guerriers morts au combat.

Les deux époux retourne en Irlande et Branwen donne naissance à un fils Gwern. Mais elle tombe en disgrâce, à cause de rumeurs sur la mutilation des chevaux.



Branwen par Margaret Jones



Branwen, est chassée du lit royal et cantonnée dans la cuisine où elle est maltraitée pendant trois ans par les serviteurs de son époux. Prévenu par un étourneau qu'elle a apprivoisé, Bran part pour l'Irlande afin de la venger. Aucun bateau ne pouvant le contenir, il traverse donc la mer à pied et se transforme en pont pour faire passer ses hommes.

Matholwch, effrayé, propose d'abdiquer et promet alors à Bran de lui construire une habitation gigantesque à sa taille mais, dans les cents colonnes, il dissimule ses archers. Evnissyen déjoue le piège et tue les deux cents guerriers irlandais cachés dans des sac de farine pendus aux colonnes.
De la bataille de Kaer Kolud (la Cité Obscure) qui s'ensuit, ne reviennent, avec Bran, que sept survivants : Manawyddan, fils de Lir, Pryderi, fils de Pwyll, Glineri, fils de Taranis, Taliesin le Barde, Ynawc, Grudyev, Heilyn.

Bran, lui-même blessé au pied par une lance empoisonnée, ordonne qu'on lui coupe la tête pour l'ériger à Gwynn Vryn, la Colline Blanche, afin qu'elle protège l'île de Bretagne tout entière. Pendant quatre-vingt sept années ses amis vont pouvoir dialoguer avec elle.








Branwen qui les avait accompagné, meurt de douleur et a été enseveli, selon la tradition, dans une tombe appelée Bedd Branwen, située à proximité d' Amlwch.

L'histoire de Branwen a de nombreuses similitudes avec celle de la déesse Galloise Rhiannon; toutes les ont été exilés par mariage et puis asservis par les gens de leurs maris. La liaison avec la déesse est renforcée par l'existence d'un pic au pays de Galles appelé Branwen seat.

On peut retrouver le nom de Bran dans les mots: Brennus, Brennos, Bran de Lis, Brangore, Ban de Benoïc, Branwen, Brandan, Brendan.







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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 11:49






Branwen est la fille de Llyr et de Penarddun, sœur du roi de l’île de Bretagne Bran Vendigeit dit aussi Bran le Béni. Son nom signifie « Corneille Blanche » ou aussi « Sein Blanc », Bron wen.










Afin d'assurer la paix entre le Pays de Galles et Irlande, Branwen fut promise au roi d'Iwerddon (Irlande), Matholwch qui arriva avec treize de ses vaisseaux.

Evnissyen, un demi frère de Branwen, refusa cette union et, lors de la célébration de la noce  à Harlech, il insulta le roi et causa de telles blessures à ses chevaux en leur coupant les lévres, les oreilles, les paupières et la queue qu’ils durent être abattus.

Bran Vendigeit apaisa la colère de ses hôtes par de somptueux cadeaux composés de chevaux, de  baguettes d’argent et de plaques d’or en surtout un chaudron magique capable de ressusciter les guerriers morts au combat.



Branwen d'après Margaret Jones



Une fois la noce conclue, Branwen accompagna le roi Matholwch en Irlande où ils vécurent heureux durant quelque temps. Mais bientôt la rancune du roi ressurgit, attisée par ses conseillers, et Branwen en ressentit les conséquences. Elle fut reléguée aux cuisines où elle dut subir les sarcasmes quotidiens des servantes et des giffles du cuisinier. Matholwch fit en sorte que Bran ne découvrit pas cette situation, mais Branwen dressa un merle pour porter un message à son frère qui, furieux, décida d'envahir l'Irlande.


Sous les traits d'un géant portant sur son dos des  joueurs de harpe et de luth, Brêla traversa à pied la mer d'Irlande pour ouvrir le chemin à sa flotte. Voyant cela, les Irlandais battirent en retraite au-delà de la rivière Shannon et en détruisirent les ponts. Cette défense bien sommaire fit rire le géant qui s'allongea entre les deux rives pour permettre à ses guerriers de traverser le cours d'eau.
Afin d'apaiser Bran, Matholwch offrit d'abdiquer en faveur de Gwern, fils que Branwen lui a donné mais, lors de la cérémonie, Evnissyen, qui se sentit floué, jeta l'enfant dans l'âtre. Les combats reprirent de plus belle  mais  les Irlandais, grâce au chaudron magique, prirent facilement l'avantage. Evnissyen détruisit alors le chaudron magique au prix de sa vie et les Gallois, réduits à sept, remportèrent la bataille.

Gravement blessé par une lance empoisonnée, Bran ordonna à ces hommes de lui trancher la tête, de la porter jusqu'à Londres et de l'enfouir tournée vers l'est sur la Colline Blanche, Y Gwynvryn,  afin de décourager les envahisseurs.

En chemin, les sept hommes séjournèrent à Harlech durant sept années, visitèrent l'au-delà sur l'île de Gwales et passèrent huit autres années à Pembroke. Durant tout ce temps, la tête de Bran demeura vivante et divertit les sept compagnons.

Elle fut finalement enfouie selon les instructions du géant.
Quant à Branwen, elle mourrut le coeur brisé, convaincue que, par sa faute, le Pays de Galles et Irlande seraient des contrées à jamais ruinés. Elle fut enterrée à Glan Alaw.







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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 11:56







Bres mac Elatha, est le fils d’Elatha, roi de fomore de Mag Inis, et de Eriu (L’Irlande), déesse souveraine des Tuatha Dé Danann que le fomore avait violée. Il fut d’abord nommé Eochu, puis il fut surnommé Bres (“le beau”), à cause de son apparence physique car à sept ans, il avait déjà la taille d’un adolescent de quatorze ans; mais la splendeur de son visage contrastait avec ses actions et son comportement. En tant que roi de Tara, il était si avare qu’il ne faisait jamais allumer de feu dans la grande salle et il n’offrait pas de nourriture à ses visiteurs, pas même une tranche de pain non beurré.

Après la blessure invalidante de Nuada, lorsque celui-ci perdit la main au cours de la première bataille de Mag Tured, il le remplaça sur le trône.





Bres par Jim Fitzpatrick



Mais, roi injuste, il favorisa les Fomoires, leva de lourds impôts, institua une taxe sur les cheminées qui fument, obligea Ogma à transporter d'énormes buches de bois, le Dagda lui-même dut lui élever des fortifications, puis il confisqua le lait de tous les troupeaux de l'île. Peu à peu, le pays perdit sa prospérité légendaire.

Contrairement à la tradition des grandes fêtes celtiques, les réceptions qu'il donnait étaient tristes voire lugubres : ni musiciens, ni poètes, ni comédiens et ni même assez de nourriture ou de boisson. Il était la personnification de l'ignorance « qui combat les activités intellectuelles et artistiques ».

Un jour, il humilia le file Coirpre en lui refusant un verre de bière; ce dernier se vengea en composant pour la première fois une « satire » si terrible que Bres dut abandonner le trône. «Sans nourriture sur un plat, sans lait de vache avec lequel grandissent des veaux, sans maison dans la nuit sombre, sans conteurs pour le divertir, que cela soit l'avenir de Bres ».

Il leva alors une armée et rejoignit les forces de son père il déclencha ainsi la seconde bataille de Mag Tured contre les Tuatha Dé Danann, au cours de laquelle il n'obtint la vie sauve qu'en échange de deux promesses : grâce à ses pouvoirs magiques, il dut enseigner les secrets de l'agriculture et assurer la production de lait pour toutes les vaches d'Irlande, gage de prospérité de la communauté.
Bres, récidiviste, subit finalement une punition impulsée par Lugh, qui le fit errer à travers toute l'Irlande et le conduisit à la mort au pied du cairn de Ui Neit.

Dans certains récits Bres eut de la déesse Brigit, un fils, Ruadan, qu'il envoya espionner le forgeron Goibniu; ce dernier le surprit en train de voler une arme et bien que blessé, il réussit à le tuer. Brigit en apprenant la mort de son fils versa les première larmes de l'histoire de l'Irlande.








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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 12:15








Fils de Brigitt et de Tuireann, Brian forment une triade divine avec ses deux frères, Iucharba et luchar.






Les trois frères ont assassiné Cian, le père de Lugh. Ce dernier les condamne alors à une quête impossible: ils devront lui rapporter un certain nombre d'objets magiques dont les caractéristiques rappellent les épreuves infligées à Héraklès/Hercule. Ils s'acquitteront néanmoins avec succès de leur tâche, mais ne réussiront pas à « lancer leurs trois cris » sur la colline de Miohainn, leur dernière épreuve. Lugh les laissera mourir dans d'atroces souffrances, malgré l'intercession de leur père Tuireann.






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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 12:22








Brigantia Samaadvs



Brigit ou Brigid était la déesse la plus puissante et la plus connue de la mythologie celtique.
On retrouve son nom avec des prononciations et des graphies très différentes selon la localisation géographique comme: Brighid, Brigit, Bríd, Brigid, Bride, Bridey, Briggidda, Brigantia dans le nord de l'Angleterre, Brigindo en Gaule...

Vénérée dans tout le monde celte, elle recouvre donc les trois fonctions de la société :

1. Protectrice des poètes, et déesse de la divniation ;
2. Patronne des médecins, déesse des guérisons.  Par son pouvoir sur les accouchements, elle incarne la fécondité ;
3. Patronne des artisans – bronziers, forgerons, orfèvres de plus sa participation active à la fabrication des armes souligne son aspect guerrier.


Sa proximité avec la nature en fait une maîtresse des animaux, mais aussi des montagnes, des eaux et des forêts. Il est à noter qu'elle possède « deux boeufs royaux », nommés Fe et Men, ainsi qu'un sanglier Torc Triath, et un mouton Cirb. Elle est particulièrement présente autour des sources et des puits.


Déesse irlandaise de type lunaire , avec un triple aspect ,
présidant aux accouchements .




On raconte que, lors de sa naissance, au lever du soleil, un colonne de feu s'est elevée au dessus de sa tête de tell sorte qu'on aurait pu croire que sa maison natale était la proie des flammes. Ce rapport avec le feu se trouve aussi concrétisé par d'autres pratiques. Chaque soir la maitresse du logis en recouvrant le foyer de cendres demandait la protection de Brigid. Elle veille aussi bien sur le feu sacré de la tribu que sur celui du foyer domestique.

Avec Bress le Fomore, elle engendre un fils, Ruadan, qui meurt prématurément. Sous le nom de Brigh, elle inaugure les rites funéraires à l’occasion de la mort de son fils et invente un appeau nocturne magique.

Avec Turenn elle met au monde la « triade divine » des trois frères Brian-Iucharba-Iuchar/Uar.









Son culte fut particulièrement répandu en Irlande et dans le nord de la Bretagne insulaire. Un chroniqueur médiéval du Pays de Galles, a écrit qu’à son époque un feu a été maintenu allumé en permanence dans son sanctuaire de Kildare, en Irlande. Son culte a perduré bien après la christianisation de l’Irlande.

Elle fut assimilée à Sainte Brigitte patronne de l'Irlande qui naquit vers 453 mais aussi à Sainte Bride, sage-femme de la Vierge Marie. On prétendait d'ailleurs qu'elle pouvait nourrir les animaux sans diminuer pour autant la nourriture des hommes.

La tradition de fabriquer des croix de Brigid la veille de Imbolc (le 1er février) , période de lactation des brebis ( par assimilation, le pissenlit est devenu sa plante tutélaire pour la sève laiteuse qui se dégage de sa tige) s'est perpétuée. Ces croix sont faites de feuilles d'herbe ou de paille. L'apparence de la croix pouvait changer selon la tradition culturelle locale, mais la symbolique demeurait la même: la croix qui était suspendue dans la maison, devenait un talisman de protection contre les mauvais esprits et le feu. Ce jour-là, on pouvait lui sacrifier un poulet, de préférence « enterré au confluent de trois cours d'eau ».


Avatars






Sainte Bride transportée à Bethléem pour nourrir Jésus-Christ
par John Duncan






Dans la mythologie de l'Irlande celtique, Brigit est la divinité féminine unique ; elle est fille du Dagda. Sous le nom de Brigit, ou encore sous ceux de Dana, Ana ou Anu, elle est nommée Brigitt la Poétesse par les poètes, par les médecins, Bright la Guérisseuse, et par les forgerons. Elle est également la Vachère, associée au bétail, réunissant ainsi les trois fonctions « duméziliennes ».Mais Brigit n'est guère citée dans les textes mythologiques et épiques, parce qu'elle a été supplantée par sainte Brigitte, devenue patronne de l'Irlande à côté de saint Patrick. Sous d'autres noms, elle est un personnage important des principaux récits, en particulier dans l'ensemble qui a pour titre Tochmarc Étaine(« Courtise d'Étain »). Elle y apparaît sous les noms de Boand (bo vinda, « vache blanche ») et d'Étain / Eithne.

Sous le nom de Boand, elle est l'éponyme de la Boyne et la mère du dieu de la Jeunesse, Mac Oc ou Oengus, fruit de son adultère avec le Dagda. La légende raconte qu'après sa faute elle alla à la source magique de la Segais pour se purifier. Mais l'eau de cette source était si pure qu'elle brûlait comme le feu et nul ne pouvait en approcher sans l'accord de son propriétaire, Nechtan (autre nom d'Elcmar ?). Alors, Boand, par défi, fait le tour de la source dans le sens contraire de la marche du soleil. L'eau jaillit et la mutile, lui enlevant un œil, un bras et une jambe. Elle s'enfuit et, poursuivie par l'eau, provoque par sa course jusqu'à la mer le jaillissement de la Boyne.
Sous le nom d'Étain, elle est donnée en mariage à Midir. Mais la première femme de ce dernier, Fuamnach, la transforme par jalousie en une flaque d'eau, puis en un ver de taille infinitésimale qui, chassé par le vent, tombe dans la coupe de la femme d'un héros d'Ulster. La femme l'avale et donne naissance à Étain, non pas comme déesse mais comme simple femme. Dans cet état, Étain est reine d'Irlande et devient l'épouse du roi Eochaid. Plus tard, Midir reviendra enlever Étain à Eochaid et il l'emmènera définitivement dans l'Autre Monde.
Sous le nom d'Eithne, elle est la personnification allégorique de la souveraineté de l'Irlande, l'épouse de Lug. Mais, sous le nom de Morrigan, « Grande Reine », elle est la déesse de la Guerre et une satirique épouse du Dagda.
Sous le nom de Korrigan c'est la déesse guerrière, ou bien celle de la souveraineté.
Sous le nom de Macha, elle est responsable de la faiblesse des Ulates







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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 12:38







Calatin, était un druide difforme d'origine Fomoire qui aurait étudié la sorcellerie pendant dix-sept ans.











Medb, la reine du Connacht, envoya Calatin en compagnie de ses vingt-sept fils combattre le héros d'Ulster, Cuchulainn. Il leur manquait à tous la main gauche et le pied droit, mais ils ne rataient jamais leur cible de leurs lances empoisonnées. Cuchulainn ne parvint à les battre qu'avec l'aide d'un guerrier du Connacht qui désapprouvait ce combat inégal. L'élimination des Calatin n'entraîna pas pour autant la fin des problèmes de Cuchulainn, car peu après l'épouse de Calatin donna naissance à trois filles, borgnes pour pouvoir apprendre la sorcellerie.


Bientôt les trois sœurs devinrent de puissantes sorcières et se servirent de leur magie contre Cuchulainn, permettant ainsi à la reine Medb d'envahir l'Ulster. Parti sur son char pour s'opposer aux envahisseurs, le héros rencontra les trois sorcières en train de faire cuire un chien sur le bord de la route. Cuchulainn s'arrêta et mangea l'épaule du chien, soit parce que celui-ci était son homonyme soit parce qu'il aurait été impoli de refuser le plat qu'on lui tendait. Ayant transgressé une "Geis", il perdit l'usage de sa propre épaule et de sa main. Terriblement affaibli, il extermina les sorcière et poursuivit néanmoins sa route en compagnie de son fidèle cocher Laeg.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 12:40






Cathbad, était un prophète, un druide et chef de guerre, son nom signifie " le tueur au combat ".






Cathbad



Ness, la fille de Eochaid Sálbuide, le fit venir et lui demanda quels étaient les auspices de cet instant. Il lui répondit que c'était le moment idéal pour une reine de concevoir un roi. Comme il n'y avait pas d'autre homme dans les parages, Ness accueillit Cathbad dans sa couche et ainsi fut conçu Conchobar, le roi d'Ulster.

Dans une autre version de la légende à la tête d'une bande de fiannas, il tua les douze tuteurs de Ness, Son père qui arma ses guerriers pour les venger mais ne pouvant rien prouver il dut abandonner. Alors Ness constitua sa propre bande de vingt-sept mercenaires pour le traquer.

Cependant, alors qu'elle était en train de se baigner nue, Ness fut surprise par Cathbad qui s'empara de ses vêtements et ses armes, et lui dit qu'elle n'aurait la vie sauve que si elle accédait aux trois conditions : la paix, l’amitié et le mariage.

Le mariage eut effectivement lieu, mais c'est un mariage à la celtique, non définitif. Un jour elle jeta deux vers dans la boisson qu'elle lui apportait. Cathbad s'en aperçut et fit alors boire à Ness la coupe contenant deux vers qui avaient le pouvoir de féconder. Ainsi fut conçu Conchobar, le roi d'Ulster qui naquit en tenant un vers dans chaque main.

Ness et Cathbad eurent aussi une fille, Findchoem, épouse d'Amorgen et mère de Conall Caemach.

Cathbad eut deux autres filles :

- Dechtire, mère de Cuchelainn,
- Elba, mèe de Naoise
Il eut aussi deux fils qui furent druides : Genann Gruadhsolus et Imrinn.


Cathbad était présent lors de la naissance de Deirdre et il prophétisa que, dotée d’une grande beauté, elle entrainerait la destruction de l’Ulster. Il prédit aussi que la vie du héros Cuchelainn, dont il fut le précepteur, serait glorieuse mais brève.


Lorsque Conchobar Mac Nessa se fit cruel, Cathbard maudit le roi et sa forteresse d’Emain Macha.







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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 12:41










Ceridwen une magicienne, qui apparait dans le mythe du célèbre barde Taliesin. Voulant donner le don de l’inspiration prophétique à son fils le hideux Morvran, elle prépare un bouillon magique, dans un chaudron gardé par un vieil aveugle. Mais c’est le guide de l’aveugle,Gwion Bach qui bénéficie de la recette magique. Après une série de transformations pour échapper à la sorcière, Gwion Bach va être avalé puis enfanté par Ceridwen. Abandonné puis recueilli, l’enfant va devenir Taliesin.













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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 12:48













Cernunnos (ou Carnunno, Cernunnus) « Le Cornu » est le dieu de la virilité, des richesses, des régions boisées, des animaux, de la régénération de la vie et le gardien des portes de l’Autre Monde (Annwn). Il semble que son nom soit plus une épithète que son nom véritable. Cernunnos porte des bois de cert et un torque. Il est souvent accompagné d’un serpent à tête de bélier et d’un cerf.



Cernunnos sur le chaudron de Gundestrap
Musée du Danemark




Il porte parfois un sac (ou une corne d'abondance ou plus simplement un bol) qui déverse du grain ou des pièces de monnaie. Dans la mythologie celtique, Cernunnos a été assimilé à Gwynn au Pays de galles et aussi à Herne le chasseur en Angleterre. Tous les deux étaient fort célèbres pour leur "Chasse Sauvage", ils sortaient des Enfers (ou plus simplement de la forêt) accompagnés de leur meute de chiens des Enfers pendant la saison de chasse hivernale.








On a longtemps cru qu'entendre la voix de Herne, qui ressemblait au brame du cerf, présageait d'une mort certaine.

En tant que dieu de la régénération de la vie, il connaît une nature cyclique: il apparait au solstice d'hiver, se marie à Beltane (commencement de l'été) et meurt au solstice d'été. Puis à Samhain il sort des Enfers pour se lancer dans sa "Chasse Sauvage".

Extrêmement populaire parmi les Celtes, les druides ont largement encouragé l'adoration de Cernunnos qui devint un obstacle sérieux à la diffusion de christianisme.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 13:06





Conaire le Grand, fils du roi Eterscel et de Mess Buachalla, descendant de Mac Cormac, mi-homme, mi-dieu Tuatha Dé Danann. Dans son enfance, il partage son fosterage avec Fer Lê, Fer Gal et Fer Rogain, et il possède déjà trois dons : « entendre, voir et juger ». avant son accession au trône, les habitants du Sidh de Bri Leith l’informent qu’il sera appelé à régner sur Tara, à condition de ne pas transgresser un nombre incalculable de geisa :

- Ne pas tuer d’oiseau ;
- Ne pas contourner Tara par le sud ;
- Ne pas contourner la plaine de Breg par le nord ;
- Ne pas pourchasser les animaux de Cerna ;
- Demeurer dans l’enceinte de Tara chaque neuvième nuit du mois ;
- Ne pas dormir dans une demeure dont la lueur du foyer soit visible la nuit ;
- Eviter de croiser trois hommes vêtus de rouge se dirigeant vers une maison rouge ;
- Obtenir qu’aucun vol ne soit commis durant son règne ;
- Eviter qu’aucune « compagnie » d’hommes ou de femmes n’entre chez lui la nuit ;
- Ne pas intervenir dans une querelle entre deux de ses domestiques.







Il gagne son surnom de Conaire le Grand grâce à un règne de paix et d'abondance, mais les circonstances l'obligent à violer ses geisa l'un après l'autre. Égaré par un brouillard magique, il se réfugie dans l'« hôtel » de Da Derga où il rencontre Fer Caille, « prophète des catastrophes ». L'« hôtel » est attaqué par les Pirates des trois « Fer » alliés à Ingcel le Borgne, mais Conaire en massacre six cents et la seule façon de le vaincre est de lui jeter un charme : il est soudain pris d’une soif inextinguible et en meurt avant d’être secouru par Mac Cecht. Sa tête étant coupée, Mac Cecht la désaltère, et la tête de Conaire le remercie ; puis elle est enterrée à Tara, capitale sacrée.

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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 13:07







Conall, dans la mythologie irlandaise, était le frère de lait du héros d’Ulster Cuchulainn. Enfants, ils s’étaient jurés que si l’un d’entre eux venait à être tué, l’autre le vengerait.

Lorsque la reine Medb du Connacht envahit l'Ulster, Cuchulainn affronta seul son armée, mais il était condamné à périr car il avait offensé la déesse de la guerre Morrigane.
Après la mort du héros, dont la tête et la main avaient été tranchées par ses ennemis, Conall incita les guerriers d'Ulster à une vengeance sanglante. Ils rattrapèrent l'armée de Medb et Conall massacra les meurtriers de son frère de lait. Plus tard, il dévasta les terres d'Irlande, tandis qu'il punissait l'un après l'autre tous les alliés de la reine Medb.

C'est ainsi qu'il obtint son surnom de Cernach (« le Victorieux »).







Terrible guerrier ulate, Conall le Victorieux, le « loup de combat ». fils de Findchoem et Amorgen, frère de lait de Cuchulainn. Il enlève, en compagnie d'Athirne, les femmes du Leinster mais, durant le siège de Dun Etair, il perd ses deux frères et, pour les venger, il est obligé de transgresser un geis commun à tous les Ulates : contourner le Mur Rouge élevé par les Leinstériens.

Il provoque néanmoins le roi du Leinster, Mesgegra, qui vient de perdre un bras au combat. Afin de se battre à armes égales, Conall se fait attacher l'un de ses bras, vainc Mesgegra et, selon la tradition, lui tranche la tête. Mais une goutte de sang coule et transperce la pierre sur laquelle il est assis. Conall, portant la tête à son épaule, se voit subitement affligé d'un strabisme.

Il essaie ensuite d'enlever la femme de Mesgegra, Buan, mais celle-ci « pousse son cri » de malédiction et de mort, et se suicide. Ensuite. il pétrit la cervelle de Mesgegra afin d'en fabriquer une balle invincible pour sa fronde qui lui permet d'affronter n'importe quel autre guerrier. Cêt, du Connaught, la lui dérobe, et Conall le tue, lui-même étant blessé. Belchu le recueille mais, soudain, prend peur et demande à ses fils de l'assassiner dans son lit. Conall méfiant oblige Belchu à s'allonger à sa place et il sera assassiné par ses propres fils que Conall exécute à leur tour.

Après la mort de Cuchulainn, il le venge en tuant Maine Mô Ebirt ainsi que deux autres guerriers qui, à Tara, jouaient imprudemment avec la tête du héros. Il confie la tête au jeune Ulate Cenn Berraide afin de l'offrir à Emer, la compagne de Cuchulainn.

Plus tard, il tuera Erc en combat singulier puis de nombreux autres guerriers, provoquera Lugaid, le combattra d'une seule main et le décapitera. Après avoir déposé la tête sur une pierre, la pierre fondra et la tête s'enfoncera dans le sol du pays.







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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mar 14 Nov - 13:11









Conchobar Mac Nessa, ou le Protecteur du Chien, est l'équivalent armoricain de Komonor. C'est un grand roi d'Ulster qui figure dans de nombreuses légendes appelées, le cycle d'Ulster.



Conchobar par Giacento Gaudenzi




Il porte un matronyme car sa mère, la douce Nessa qui deviendra plus tard une féroce guerrière a été violée par le druide Cathbad bien que son père puisse également être Fachtna Fathach, roi d'Ulster. Mais c'est peut être ni l'un ni l'autre car Nessa a bu une boisson contenant deux vers qui l'auraient fécondée. Effectivement il vint au monde en brandissant un petit ver dans chaque main. Après son veuvage, Nessa fut courtisé par le grand roi Fergus Mac Roich, qui renonça à son trône à Emain Macha pendant un an afin que les enfants de Conchobar puissent réclamer une descendance royale. Lorsque Fergus voulut reprendre son trône Nessa et les Ulates l'en empêchèrent et il préféra quitté l'Ulster pour aller au Connacht chez la reine Medb.

Il devient roi d'Ulster à l'âge de sept ans. Il est l'époux légitime des quatre filles de son frère, Eochaid Feidlech : Mumain, Eithne, Clothra, Medv, et un des pères de Cuchulainn qu'il aurait conçu avec sa soeur Deichtire qui lui sert de cocher lorsqu'il monte son char invincible.

Son palais royal se tenait au coeur d'Emain Macha. Mais il possède trois autres résidences :
— la Branche Rouge, lieu de réunion et des festins des chefs clans guerriers ;
— la Maison Bariolée, armurerie des Grands Héros et Guerriers ;
— la Branche Sanglante, nécropole des dépouilles et des têtes d'ennemis vaincus.


Il représente une sorte de synthèse des conceptions paléo-irlandaises sur le rôle du roi pacificateur, protecteur, équilibreur et garant des richesses de la communauté. Tandis que Fergus Mac Roig exerce de manière effective le pouvoir, Conchobar tient le rôle de roi « conceptuel », archétypal et parfait — on pourrait dire sacré — et c'est ainsi qu'au bout d'un an les Ulates l'ont préfèré à Fergus qui, par ailleurs, est son beau-frère. Il instaure de nouveaux rites : ses sujets lui confient pour une nuit leurs filles nubiles, il nourrit tous les nobles (sauf Fergus qui est trop gigantesque). Les invités ne répondant pas à son invitation pour la nuit de Samain meurent mystérieusement le lendemain. Enfin son règne comporte une clause qui lui fait obligation de céder pour un an les deux tiers de son royaume aux « Grands Guerriers ». Il modifie également le statut des filid en leur ôtant la fonction de rendre la justice, les bornant au rôle de conseillers, transférant au souverain ou à « l'assemblée du peuple » le pouvoir de décider en dernier ressort.


Deirdre

C'est lui qui élève la jeune et belle Deirdre que Noise enlève pour la protéger des désirs du roi. Après une manoeuvre un peu sordide, il le fait tuer, ce qui a pour conséquence de déconsidérer Fergus, Dubthac et Cormac qui se révoltent contre lui, entrent dans une « épique fureur » qui engendre maints carnages. Cynique, Conchobar offre Deirdre à Eogan, l'assassin de Noise, et l'humilie en la traitant de « brebis entre deux béliers ». Exemplaire, Deirdre se suicide.


Luaine


Après la mort de Deirdre, Conchobar s'éprend de Luaine, fille de Domancenn, en même temps qu'Athirne le Poète — alias l'Importun d'Ulster — et que ses deux fils. Ces derniers la menacent d'un glamdicin (malédiction sociale rédhibitoire) si elle ne consent pas à coucher avec eux, ce qu'elle refuse. Ils prononcent alors leur « satire » et elle en meurt de honte. Avec l'appui de Cuchulainn, Conall Cernach et Cuscraid le Bègue, Conchobar, ulcéré, rase la forteresse d'Athirne, le tue, ruine sa contrée et passe au fil de l'épée toute sa descendance. Mais au cours de cet épisode, trois de ses fils, Cormac Conlonges, Cairpre et Cuscraid le Bègue de Macha, sont tués, sous forme de lièvres, par un chasseur inconnu de tous.


Noinden

Comme tous les hommes d'Ulster il est soumis au noinden ce qui n'est que justice car c'est lui qui en est le responsable direct.



Ivresse des Ulates

Lors de l'épisode de l'Ivresse des Ulates, Conchobar se trouve invité le même soir par Fintan et par Cuchulainn, qui se querellent pour cette occasion. Conchobar décide alors de participer aux deux festins : chez Fintan la première partie de la nuit, chez Cuchulainn la deuxième. Sur le coup de minuit, les convives sortent enfin, ivres, et rasent collines et forêts, assèchent les rivières puis se perdent dans la neige.







Plus tard, lors d'une attaque de l'armée de Medb, Conchobar assura son rôle de protecteur en éloignant Cuchulainn de la bataille, en le confiant aux femmes d'Emain Macha.
Au cours d'une des nombreuses escarmouches entre Ulster et Connaught, Conchobar, flatté d'être admiré par les femmes des ennemis, sort de la mêlée pour parader devant elles. Cêt, dissimulé, en profite pour le blesser à l'aide de sa fronde. La balle dont il s'est servi, qui n'est autre que celle fabriquée avec la cervelle de Mesgegra par Conall Cernacht, pénètre sa tête aux deux tiers. Fingen le soigne en le mettant devant le choix suivant : soit il lui ôte la balle et Conchobar pourrait en mourrir, soit il la lui laisse et il guérira en restant estropié. Il choisit de rester difforme et Fingen lui ressoude les deux parties de la tête avec des fils d'or « de la même nuance » que ses cheveux et lui prodigue les recommandations suivantes : ne plus se mettre en colère, ni monter à cheval, ni trop manger, ni trop faire l'amour, ni courir.

Conchobar vit ainsi sept années, mais un jour qu'il coupait du bois en forêt de Lamraige, la cervelle de Mesgegra jaillit et sa propre cervelle éclate : ainsi meurt le grand roi Conchobar.






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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mer 15 Nov - 9:17






Il existe deux personnages qui portent le nom de Conle dans la mythologie irlandaise. Conle le rouge est le fils du roi Conn Cetchathach







Conle, ou Conla (ou Conlaoch), est le fils au destin tragique de l'illustre héros d'Ulster, Cuchulainn.
Selon une tradition irlandaise, Cuchulainn s’était rendu dans la Terre des Ombres pour y défier la guerrière Aïfé en un combat singulier. Après le duel, que le héros remporta de justesse grâce à une astuce, ils devinrent amants et conçurent Conle. Lorsqu'il repartit, Cuchulainn donna à Aïfé un anneau d'or.

Bien des années plus tard, Conle portant l'anneau d'or se rendit en Ulster où il défiait au combat tous les héros du pays. Tout comme son père, Conle s'emportait facilement et ne tarda pas à vaincre Conall, le frère de lait de Cuchulainn. En dépit des appréhensions de son épouse Emer, Cuchulainn ne put s'empêcher de se battre lui aussi contre le jeune étranger. Trop fier pour décliner son identité lorsqu'il fut défié par Cuchulainn, Conle accepta la possibilité de mourir et tira son épée.

Bien que Cuchulainn fût impressionné par son jeu d épée qui égalait la sienne, il entra dans une colère noire lorsque le jeune étranger coupa une boucle de ses cheveux. Le terrible combat ne se termina que lorsque Cuchulainn plongea son épée dans le ventre de Conle. Ce n'est qu'à ce moment là qu'il s'aperçut de l'anneau d'or donné à Aoifa. Accablé de remords et de douleur, Cuchulainn transporta Conle mourant dans sa maison et plus tard enterra ce fils qu'il n'avait jamais connu.







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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mer 15 Nov - 9:20






Conn Cetchathach ou Conn aux cent batailles est le père de Sadb et d'Art, donc grand-père du roi Cormac Mac Airt. Il est le roi suprême de Tara et son règne se signale par la prospérité, la justice, le bonheur du peuple. C'est au cours d'un voyage dans l'Autre Monde que Lug lui remet la Coupe ( Graal ), symbole de souveraineté. Conn est soit le fils de Fedlimid Rechtaid ou de Óenlám Gaba, et sa mère est probablement Medb Lethderg. Conn a été marié à Eithne Tháebfhota, qui est la fille de Cathair Mór, et devint le père d'Art et Conla,










Mais il perd sa femme, Becuna devient sa concubine pour une année et exile son fils Art pour le même temps, durant toute cette période, il n'y a plus ni blé ni lait en Irlande car Becuna, adultère, est maléfique. Conn part en coracle à la recherche d'un enfant, né d'un couple sans faute, afin de l'offrir en sacrifice, il découvre Segda Saerlabraid, fils de la reine de la Terre-aux-Fées qui se substitue à son fils sous forme d'une vache. Conn refuse de se séparer de Becuna et la reine maudit la Terre en affligeant de mauvaises récoltes. Mais son fils Art, revenu, lève l'enchantement.






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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mer 15 Nov - 9:21






Credne (Cerd ou Creidne ou Creidhne) était l'artisan du Tuatha dé Danann. Avec Goibniu le forgeron et Luchtaine le charpentier il faisait partie de la triade Trí Dée Dánade.
A ne pas confondre avec le guerrier celte: Creidne
Il travaille aussi l'or et le laiton de temps en temps. Credne fait les rivets pour les lances, des poignées pour les épées et des jantes pour les roues et des boucliers.
Il aida aussi Dian Cecht le médecin à fabriquer le bras artificiel en argent pour le roi Nuada pour qu'il puisse retrouver son intégrité physique et donc son royaume.






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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mer 15 Nov - 9:28






Crunniuc (ou Crunnchu) fils de Agnoman était un paysan (ou aubergiste) d'Ulster, qui vivait avec sa femme et ses nombreux enfants. Puis sa femme mourut, il retrouva dans la solitude avec des difficultés pour faire fructifier son domaine.







Par un beau matin, une belle jeune femme entra chez lui, et commença à s'occuper du ménage et des affaires de la maison. Quand la nuit vint, elle donna des instructions aux gens comme si elle avait toujours vécut là. La nuit, elle se mit au lit et dormit avec Crunniuc.


Macha maudissant les hommes d'Ulster par S. Ried


La vie de Crunniuc en fut transformée car désormais il ne lui manqua rien que ce soit de la nourriture ou des vêtements. Pour lui cette mystérieuse inconnue était une habitante de l’Autre Monde. Elle avait la force du taureau, la ruse du renard et vitesse du vent. Pendant longtemps l’homme se garde bien de poser la moindre question à sa nouvelle femme. C'était peut-être la déesse Macha elle-même, dans son rôle de « pourvoyeuse » mais personne n'en savait rien.

Quelques mois plus tard se tint la grande assemblée desUlates au cours de laquelle avaient lieu de multiples animations et réjouissances. Crunniuc qui avait revêtu ses plus beaux habits s'empressa d'y aller mais avant de partir Macha lui recommanda de ne pas être arrogant au point de parler imprudemment et tout particulièrement d’elle. Crunniuc promit.

Il y eut une grande course de chars remportée par l'attelage du roi. Les gens disaient "Il n'y a rien de plus rapide que ces chevaux !" Crunniuc qui avait ingurgité force bières rétorqua "Ma femme est bien plus rapide". Le roi, outragé, le fit arrêter et envoya chercher sa femme.

Macha plaida que dans l'état où elle se trouvait il lui était difficile de participer à une course d'autant plus que les douleurs de la délivrance s'annonçaient. Personne ne la soutint.

Le roi ne voulut rien entendre et lui fit comprendre que si elle ne participait pas son mari serait mis à mort.
"Très bien", dit-elle, "la plus grande calamité s'abattra et pendant longtemps elle atteindra tous les Ulates."
"Quel est ton nom?" demanda le roi devenu méfiant.
"Mon nom", dit-elle, "et le nom de ma descendance resteront pour toujours sur le lieu de cette assemblée. Je suis Macha, fille de Sainreth mac Imbaith".


Puis la course eut lieu et au grand étonnement de tout le monde Macha arriva la première. Elle n’avait pas plutôt passé la ligne d’arrivée qu’elle mit au monde des jumeaux, une fille et un garçon, fial et Fior/Fir, en poussant un cri si fort que les spectateurs tombèrent dans un état de faiblesse qui dura cinq jours et quatre nuits. Puis la déesse disparut comme elle était venue mais tous les hommes d’Ulster qui se trouvaient là, tombèrent dans cet état de faiblesse jusqu’à la neuvième génération.
Ce fut la Noinden Ulad. (la faiblesse des Ulates).


Il y avaient trois sortes de personnes que la Noinden d'Ulster n'atteignait pas, à savoir les enfants et les femmes d'Ulster et Cuchulainn qui affronta seul l’armée coalisée des royaumes d'Irlande.
La citadelle du roi Conchobar fut appelée Emain Macha (les Jumeaux de Macha). Le site serait localisé à Navan Fort, à proximité d’Armagh.







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MessageSujet: Re: MYTHOLOGIE CELTE   Mer 15 Nov - 9:49







« YOUNG CU CHULAINN » par May Eyo



Cuchulainn (Chien de Culann) est l’un des personnages les plus importants de la mythologie irlandaise dont la force physique, les pouvoirs magiques et l'aide de dieux en font un héros extraordinaire.



Cuchulainn par G. Gaudenzi




Cuchulainn, le « champion » d’Ulster est le héros le plus important du cycle du même nom et de la mythologie insulaire. Il a une double ascendance : au niveau divin, il est le fils de Lug et de Eithne et au niveau humain, il est le fruit d’une rencontre dans l’Autre Monde du roi Conchobar Mac Nessa et de sa sœur Deichtire. Son premier nom est Setanta, mais il est rebaptisé Cúchulainn (« chien de Culann ») par le druide Cathbad, quand à l’âge de cinq ans, il tue le molosse du forgeron Culann. Lorsqu’il est prit de fureur guerrière, son corps se déforme, d'où son surnom de « contorsionniste ». Il meurt à la fin de la Táin Bó Cúailnge, après avoir défendu seul le royaume d’Ulster, envahi par la coalition ménée par la reine Medb.




Cúchulainn au combat, illustration de Mythes et Légendes des Celtes,
T. W. Rolleston, 1911 par Joseph Christian Leyendecker.







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