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 NEUVIEME CROISADE (1271 -1272)

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Lanaelle
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MessageSujet: NEUVIEME CROISADE (1271 -1272)   Mar 5 Avr - 10:04




La neuvième croisade, menée par le prince Edouard d’Angleterre (futur Edouard Ier) en 1271-1272 ; est généralement considérée comme la dernière des croisades médiévales.







Au cours de l’année 1268, le sultan mamelouk (1) Baybars attaque le royaume de Jérusalem et reprend Jaffa (7 mars) (2), Beaufort (15 avril) (3) et Antioche (14 mai). Apprenant  ces nouvelles, un certain nombre de nobles, dont Edouard (4), prince héritier d’Angleterre, décident de se croiser. Mais l’annonce du roi Louis IX de France de se croiser et d’organiser une nouvelle expédition a pour effet de retarder le départ des croisés, pensant se joindre à la croisade du roi de France.

Cette croisade quitte Aigues-Mortes le 1er juillet 1270, mais se dirige vers Tunis au lieu de la Terre Sainte et est rapidement décimée par la maladie. La mort du roi, le 25 août 1270, met fin à la huitième croisade, et l’armée croisée rentre en France.





Apprenant la mort de Louis IX et la fin de sa croisade, Baybars reprend ses conquêtes, attaque le comté de Tripoli et emporte le château de Chastel Blanc (5) (février 1271) et le Krak des Chevaliers (6) (8 avril), puis assiège Tripoli en mai.

C’est alors que lui parvient l’annonce d’une armée croisée, ce qui l’incite à lever le siège de Tripoli et à conclure une trêve de dix ans avec le comte Bohémond VI (7) de Tripoli. Toutefois, il profite de sa présence au nord de Saint-Jean-d’Acre (08) pour prendre le château teutonique de Montfort (9) (le 12 juin).

En effet, le prince Edouard d’Angleterre, arrivé trop tard pour participer à la croisade de Louis IX à Tunis, avait décidé de se rendre en Terre Sainte avec un millier d’hommes. Il est rejoint en septembre par son frère Edmond (10) qui apporte également des troupes. La première réaction d’Edouard à son arrivée dans le royaume est de se scandaliser et de chercher à lutter contre le commerce d’armes avec les Mamelouks effectués par de nombreux marchands chrétiens, notamment les Vénitiens et, dans une moindre mesure, les Génois. Malgré les protestations des croisés et les excommunicatioins du Saint-Siège, le bayle vénitien d’Acre montre les diplômes et immunités accordés par la cour de Saint-Jean-d’Acre, et Edouard ne peut lutter contre ce commerce, suicidaire pour les établissements latins en Orient.

Comprenant l’intérêt de l’alliance mongole, Edouard dépêche une ambassade à Abagha (11), Khan houlagie (12) de Perse, effectue une incursion à Al-Bana, détruit le bourg et revient avec un nombreux butin. Il se concerte également avec le roi Hugues III de Chypre (13)  et le comte bohémond VI de Tripoli. A la fin d’octobre 1271, le Khan Abagha envoie une armée en Syrie mais qui ne comporte que dix mille cavaliers car il est lui-même en guerre contre ses cousins. L’armée mongole pille les régions d’Alep (14) et d’Apamée (15), mais se retire chargée de butin sans affronter l’armée que Baybars a réunie à Damas. Les francs et les croisés en profitent pour tenter une incursion, mais en raison d’un effectif réduit et du manque de l’appui mongol, n’obtiennent que peu de résultats.  Des Nizarites (16), peut-être commandités par les Mamelouks, prétendent se faire baptiser, mais manquent de peu d’assassiner le prince le 16 juin 1272. Face au manque de moyens, Edouard rembarque à Acre en direction de l’Europe le 22 septembre 1272 pour prendre la succession de son père Henri III, décédé le 16 novembre 1272.






En quittant la Terre Sainte, Edouard ne laisse pas le royaume démuni, car le roi Hugues III et lui-même ont conclu à Césarée le 22 mai 1272 une trêve de dix ans avec Baybars, grâce également à l’entremise de Charles Ier d’Anjou (17), roi de Sicile.

Lors de son périple, Edouard avait été accompagné par Théobald Visconti, qui devint pape sous le nom de Grégoire X, en 1271.  Le nouveau souverain pontife demanda une nouvelle croisade, sans l’obtenir, au IIe concile de Lyon en 1274.

Charles d’Anjou se lance alors dans une  politique méditerranéenne. En 121, il marie son fils Philippe à Isabelle de Villehardouin (18), héritière de la principauté d’Achaïe et de Morée (19). En 1273, c’est sa fille Béatrice qu’il marie à Philippe Ier de Courtenay (20), empereur titulaire de Constantinople, se réservant ainsi les droits sur l’empire latin de Constantinople à reconquérir. En 1276, il achète à Marie d’Antioche (21) les droits que cette dernière dispose sur le royaume de Jérusalem en concurrence avec Hugues III de Chypre. Fort de ces droits, il occupe la ville d’Acre, seul vestige du royaume de Jérusalem, en profitant d’une querelle entre Hugues III, les Templiers, Hospitaliers et les Vénitiens.

Avec son aide, les Vénitiens veulent alors se lancer dans une croisade contre Constantinople, où l’Empire byzantin vient d’être restauré par Michel VIII (22). En 1281, le pape Martin IV (23) donne son accord, et les Français se mettent en route vers Durazzo (24), alors que les Vénitiens prennent la voie maritime. Mais le soulèvement des Vêpres siciliennes (1282) (25) oblige Charles à rebrousser chemin.





L’expédition du prince Edouard fait partie des croisades les plus sagement et intelligemment organisées, mais son manque de moyens et de troupes a réduit à néant tous  ces efforts. Elle a eu cependant le mérité d’accorder dix ans de paix et presque vingt ans de survie au royaume, qui se réduit aux environs de Saint-Jean-d’Acre. Les expéditions suivantes n’ont rien apporté aux restes des états latins d’Orient, et en 1291 les Mamelouks finissent par conquérir l’ensemble des territoires syriens qui appartiennent encore aux chrétiens.








(1)  Les mamelouks sont les membres d'une milice formée d'esclaves, affranchis et recevant une solde à l'issue de leur formation, au service de différents souverains musulmans, qui a occupé le pouvoir par elle-même à de nombreuses reprises.




(2)  Jaffa est la partie sud, ancienne de la ville de Tel Aviv-Jaffa en Israël. C'est un des ports les plus anciens du monde sur la côte orientale de la mer Méditerranée.
Le port de Jaffa, très sollicité dans l'antiquité et au Moyen Âge, était, comme les deux autres ports de la Palestine ancienne —Acre et Césarée — une des étapes importantes de routes de l'Orient des Européens. Au Moyen Âge, Jaffa était une des Échelles du Levant, bien que d'une importance secondaire en comparaison d'Acre. Une partie du port et quelques mosaïques antiques ont survécu jusqu'à aujourd'hui.




(3) La forteresse de Beaufort, appelée Qala'at ash-Shqif1 est un château fort ancien du Moyen-Orient, reconstruit au XIIIe siècle et appelé « Beau fort » par les croisés. Il est situé à environ un kilomètre au sud-sud-ouest du village d'Arnoun, dans le Liban actuel.




(4) Édouard Ier (17 juin 1239 – 7 juillet 1307), surnommé Longshanks, « longues jambes », et Malleus Scottorum, « le Marteau des Écossais », est roi d'Angleterre de 1272 à sa mort.

Édouard, fils du roi Henri III d'Angleterre et d'Éléonore de Provence, naît au palais de Westminster dans la nuit du 17 au 18 juin 1239.

Édouard épouse Éléonore, fille du roi Ferdinand III de Castille et de Jeanne de Dammartin, en octobre 1254 au monastère royal de las Huelgas de Burgos. Contrairement à la plupart des mariages de l'époque, les époux s'aiment profondément, et Édouard reste fidèle à sa femme jusqu'à sa mort. Ils ont entre quatorze et seize enfants, dont six survivent jusqu'à l'âge adulte : cinq filles et un fils, le futur Édouard II. Éléonore meurt le 28 novembre 1290 à Harby. Accablé de chagrin, Édouard fait ériger douze croix, une à chaque station de son cortège funèbre entre Lincoln et Londres.




(5)  Le Chastel Blanc (baptisé la tour blanche par les habitants de la région) se situe en Syrie entre Tortose et Tripoli dans les montagnes intérieures. Il a été construit par les templiers sur des fortifications déjà existantes. Cette tour n’était pas l'unique fortification de la ville syrienne de Safita, mais c’est la seule à avoir résisté durant toute la période - y compris au tremblement de terre de 1202. La ville de Safita est bâtie sur trois collines. La tour a été construite sur la colline qui offre la meilleure vue sur la campagne environnante et particulièrement sur les autres citadelles de la région.





Après s'en être emparés en 1110, les Templiers agrandirent et consolidèrent le Chastel Blanc pour en faire l'une des places fortes quadrillant le comté de Tripoli.




(6)  Le Krak des Chevaliers, ou Krak de l'Hospital — le terme « krak » dérive du syriaque karak signifiant « forteresse » —,Qal`at al-Hosn (La forteresse imprenable) ou Hisn al-Akrād (forteresse des Kurdes) est un château fort datant de l'époque des croisades. Il est situé dans l'ouest de la Syrie, sur les derniers contreforts du jabal Ansariya. Depuis 2006, il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Les chevaliers de l'Hôpital (ou Hospitaliers) gérèrent le fort de 1142 à 1271, date de sa conquête par Az-Zâhir Rukn ad-Dîn Baybars al-Bunduqdari (Baybars Ier), sultan desMamelouks. Cette conquête mit fin à 129 ans d'invincibilité du fort.



Vue du krak des chevaliers


Krak des chevaliers
( reconstitution)




Krak des chevaliers – cour supérieure
et intérieure




Krak des chevaliers – espace entre
les deux enceintes





(7) Bohémond VI de Poitiers, né en 1237, mort en 1275, comte de Tripoli (1251-1275) et prince d'Antioche (1251-1268), fils de Bohémond V d'Antioche et de Lucienne de Segni.

Il commence son règne sous la régence de sa mère, et il doit faire intervenir Saint Louis pour mettre fin à cette tutelle. Le conflit est latent avec le puissant voisin de Cilicie arménienne, depuis l'éviction de Raymond-Roupen d'Antioche par le grand-père de Bohémond. Saint Louis l'aide à conclure une paix définitive, Bohémond épouse en 1254 Sibylle, fille du roi Héthoum Ier d'Arménie.

Durant sa régence, sa mère peuple le pays de personnalités romaines, comme son frère Paolo de Segni qui devient évêque de Tripoli. La féodalité Tripolitaine s'en offusque et s'agite, le conflit s'aggrave avec la rivalité entre les Vénitiens, soutenus par le prince et les Génois soutenus par le seigneur du Gibelet. Bertrand Embriaco, cousin du seigneur de Gibelet, blesse Bohémond sous les murs de Tripoli (1258) et est assassiné peu après.

Lors de la guerre entre les Mongols et les Mamelouks, Bohémond suit l'Arménie et s'engagea au côté des Mongols, mais ceux-ci sont battus en 1260 à la bataille d'Aïn Djalout. Les vainqueurs se retournent alors contre les alliés de leurs vaincus. En mai1268, Baybars met le siège devant la ville d'Antioche. Bohémond, est absent de la ville qui est prise, mettant ainsi définitivement fin à la principauté. Il se replie à Tripoli et meurt en 1275.

Bohémond et Sibylle ont 4 enfants :
• Bohémond VII, comte de Tripoli († 1287),
• Isabeau,
• Lucie, comtesse de Tripoli († 1299),
• Marie († 1280) mariée à Nicolas de Saint-Omer († 1294), seigneur de Thèbes, bailli de Morée.


(08) Acre appelée Ptolémaïs dans l'Antiquité ; aussi connue dans le monde chrétien sous le nom de Saint-Jean-d’Acre) est une ville d’Israël, située au nord de la baie de Haïfa, sur un promontoire et dotée d'un port en eaux profondes.

[…]


Dans la continuité de l'Empire romain, la ville d'Acre fait partie de l'empire byzantin avant d'être conquise en 638 par les arabes. Cette domination s'achève avec Baudouin Ier, le 26 mai 1104, lorsque la ville tombe aux mains des croisés. Reprise par le sultan Saladin, le 9 juillet 1187, elle est reconquise par les rois Philippe-Auguste et Richard Cœur-de-Lion durant la troisième croisade en juillet 1191. Elle devient au XIIIe siècle la capitale du Royaume de Jérusalem et le principal port de Terre sainte. Au moins dès le XIIe siècle, des hommes s'inspirant du prophète Élie vivent en ermites dans les grottes du mont Carmel. Albert Avogadro, patriarche latin de Jérusalem, leur donne vers 1209 une règle de vie centrée sur la prière. L'appellation officielle de ce très ancien institut est celle d'Ordre de Notre Dame du Mont-Carmel, mais on les appelle habituellement en français les Grands Carmes.

L'installation de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et la fondation de l'Hôpital apportent à la ville un nouveau nom, celui de Saint-Jean-d'Acre. Jusqu'en 1291, la ville sera un grand centre intellectuel, non seulement chrétien mais aussi juif. En effet, de nombreux Juifs, souffrant de persécutions en Occident, se rendent en Terre sainte. Le rabbin Yehiel de Paris y fonde une yeshiva qui sera connue au-delà de la Terre Sainte. Nahmanide, grand kabbaliste d'Espagne le remplacera. En 1291, la ville est prise par les mamelouks. Cette date marque la fin du royaume latin de Jérusalem et de la présence occidentale en Terre Sainte. C'est une des causes du projet Rex Bellator.

Durant les croisades, la vieille ville d'Acre était divisée en quartiers contrôlés par des marchands venus de tout le pourtour méditerranéen, notamment vénitiens, pisans, génois, français et germaniques.




(9)  Montfort, Franc-Chastiau, Starkenberg,Monfor, Qala`at al-Qarn ou Qala`at al-Qurayn est une forteresse datant descroisades au nord d'Israël. Elle faisait partie du Royaume de Jérusalem et a été le quartier général des chevaliers Teutoniques.

Montfort est situé sur un éperon rocheux appelé al-Qurayn « la Corne » dans une vallée arrosée par le Wadi Qurayn « rivière de la corne » en arabe et Nahal Keziv en hébreu.




Le château a été construit par le comte Joscelin de Courtenay dans seigneurie de Josselin. C'était sans doute une ferme fortifiée car sa position à l'écart dans une gorge ne lui donne pas la possibilité de contrôler une voie de circulation et les restes d'installations agricoles ont été retrouvés lors de fouille en 1926.

En 1187, après la bataille de Hattin, Saladin prend le château et le fait détruire. Cinq ans plus tard le château est repris par les croisés. Jocelin meurt en 1200. Son gendre Othon de Hennebourg vend le château aux Chevaliers Teutoniques en 1220. Montfort devient le siège des grand'maîtres de l'Ordre Teutonique en 1229.

En 1266, le mamelouk Baybars ne parvient pas à prendre la forteresse. Il revient en 1271. Cette fois après un siège d'une semaine il fait entrer des troupes par un tunnel creusé dans la roche. Baybars laisse les chevaliers Teutoniques se réfugier à Saint-Jean-d’Acre.




(10) Edmond Plantagenêt dit « le Bossu » (16 janvier 1245, Londres – 5 juin 1296, Bayonne), comte de Lancastre, est un prince anglais.
Second fils survivant du roi Henri III d'Angleterre et de Éléonore de Provence, il est le 1er comte de Lancastre, fondant ainsi la Maison de Lancastre.


Le 8 avril 1269, Edmond épousa en premier mariage Aveline de Forz , fille de William III de Forz, 4e comte d'Albemarle  et d'Isabella de Fortibus, comtesse du Devon . Elle meurt exactement 4 ans après leur mariage, à l'âge de15 ans, et est enterrée à l'abbaye de Westminster. Le couple n'a pas d'enfants, bien que certaines sources estiment qu'elle est peut-être morte lors d'un accouchement ou peu après une fausse couche.

Le 3 février 1276, il épouse à Paris en seconde noce Blanche d'Artois, veuve d'Enrique 1er, roi de Navarre, comte de Champagne-en-Brie, et fille deRobert Ier d'Artois et de Mathilde de Brabant. Avec Blanche, il a trois enfants:

• Thomas de Lancastre, 2e comte de Leicester, (né en 1281 et exécuté le22 mars 1322).
• Henry de Lancastre, 3e comte de Leicester, (né en 1281 et mort le22 septembre 1345).
• Jean de Lancastre, seigneur de Beaufort (aujourd'hui Montmorency, Aube, arrond. d’Arcis-sur-Aube, canton de Chavanges) et de Nogent-l’Artaud (Aisne, arrond. de Château-Thierry, canton de Charly), France. Avant juillet 1312, il épousa Alix de Joinville, veuve de Jean d’Arcis, seigneur d'Arcis-sur-Aube et de Chacenay (qui meurt en ou avant 1307), et fille de Jean de Joinville, seigneur de Joinville (Haute-Marne, arrond. Vassy, ch.-I. canton), il devient sénéchal de Champagne grâce à sa seconde épouse Alix, fille et héritière de Gautier, seigneur de Reynel. Ils n'ont aucune descendance. Il meurt en France peu avant le 13 juin 1317.





(11) Abaqa ou Abaka , né en 1234, mort en1282, arrière-petit-fils de Gengis Khan, est le deuxième khan mongol (ilkhan) de Perse de 1265 à sa mort.

Abaqa est le fils d'Houlagou Khan, fils deTolui, fils de Gengis Khan. En 1255-1258, Houlagou a conquis la Perse et l'Irak (Bagdad), renversant le califat abbassideen 1258. Le règne d'Abaqa a lieu alors que le Grand Khan des Mongols est Kubilai Khan (r. 1260-1294), son oncle, en même temps empereur de Chine, fondateur de la dynastie Yuan.
[…]

Abaqa est bouddhiste, comme son père Houlagou, mais sa mère est chrétienne de confession nestorienne. Il privilégie les intérêts des bouddhistes et des chrétiens alors que la population de ses Etats est en majorité musulmane, les tentatives de conversions forcées entraînant de nombreux heurts.  […]




(12) Les Ilkhanides, Ilkhans ou Houlagides forment une dynastie fondée en 1256 en Iran par Houlagou Khan(Hülegü), petit-fils de Gengis Khan, fils de Tolui et frère des khagans Möngkeet Kubilai Khan.




(13) Hugues III de Lusignan (1235 † 1284) est un roi de Chypre (1267-1284), de Jérusalem (1268-1284), et le fils d'Henri de Poitiers-Antioche et d'Isabelle de Lusignan(ascendance).

Il épouse le 23 janvier 1255 Isabelle d'Ibelin (1241 † 1324), fille de Guy d'Ibelin, maréchal et connétable de Chypre, et de Philippa Berlais, qui donne naissance à :

• Jean Ier de Lusignan (1267 † 1285), roi de Chypre
• Bohémond de Lusignan (1268 † 1281)
• Henri II de Lusignan (1271 † 1324), roi de Chypre
• Amaury II de Lusignan (1272 † 1310), gouverneur-régent de Chypre
• Marie de Lusignan (1273 † 1322) mariée en 1315 à Jacques II d'Aragon
• Aimery II de Lusignan (1275 † 1316) connétable de Chypre
• Marguerite de Lusignan (1276 † 1296), mariée en 1288 à Thoros III, roi d'Arménie.
• Guy de Lusignan (1278 † 1303) connétable de Chypre
• Alice de Lusignan (1279 † 1324) mariée en 1295 à Balian d'Ibelin
• Helvis de Lusignan, mariée à Héthoum II, roi d'Arménie.
• Isabelle de Lusignan (1280 † 1319) mariée à Constantin de Neghir, seigneur de Partzerpert († 1308), puis à Oshin Ier, roi d'Arménie.




(14) Alep est la deuxième ville de Syrie et est le chef-lieu du gouvernorat d'Alep, le gouvernorat de Syrie le plus peuplé, situé dans le nord-ouest du pays. Elle comptait 1 693 803 habitants en 2009.
Il s'agit de l'une des plus vieilles villes du monde à avoir été constamment habitée, étant habitée depuis le VIe millénaire av. J.-C. Ceci est dû à son emplacement stratégique des points de vue militaire et commercial entre la mer Méditerranée et la Mésopotamie. D'ailleurs, le centre de la ville a été classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en 1986. Elle est arrosée par la rivière Quoueiq, l'ancien Belos (Βήλος) des Grecs.

[…]


En 1098 et 1124, Alep est assiégée par les Croisés, qui échouent devant ses murs. En représailles aux exactions commises par le comte d'Édesse en 1123 dans les environs d'Alep, le cadi de la ville fait détruire le chœur de la plupart des églises et les transforme en mosquées10. Lié à Mossoul qui le protège des attaques des Latins, l'émirat se retrouve dans l'empire zengide, avant de devenir le centre du pouvoir de Nur ad-Din.



(15)  Apamée, actuellement Qal`at al-Madhīq est un site archéologique en Syrie, située près de l'Oronte, à 55 km au nord-ouest de Hama.


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Dim 6 Nov - 22:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: NEUVIEME CROISADE (1271 -1272)   Mar 5 Avr - 10:08

(16) Les nizâriens, nizârites, nizaris sont une communauté mystique (chiite ismaélienne) active depuis le XIe siècle jusqu'en 1257.
Ils sont aussi appelés bâtinîs ou batiniens car ils professent une lecture ésotérique du Coran, le bâtin (signifie en arabe ce qui est intérieur, intime, caché) étant le côté secret des choses.

En 1094, à la suite d'une scission importante dans le chiisme ismaélien fatimide, une nouvelle prédication (da‘wa al-jadîda) fut organisée par Hasan-i Sabbâh, à partir du fort érigé sur le mont Alamût, au sud-ouest de la mer Caspienne.

À la fin du Moyen Âge, le développement de la communauté ismaélienne se poursuivit clandestinement sous le couvert du soufisme et a coïncidé avec l'essor de l’ismaélisme oriental (25 millions de fidèles de nos jours), avec à leur tête l'Aga Khan.

Leur idéologie, reposant sur la maxime « Rien n'est vrai, tout est permis » de l'Imam Nizâr , cherche à promouvoir « la paix entre les Hommes par l'exaltation du libre-arbitre ».




(17) Charles d'Anjou (21 mars 1227 –7 janvier 1285), roi de Naples et de Sicile(1266-1285), est le dernier fils du roi de France Louis VIII et de Blanche de Castille. Comte d’Anjou et du Maine, il devient comte de Provence par son mariage avec Béatrice de Provence en 1246. Il accompagne Louis IX pendant la septième croisade en 1248.




(18) Isabelle de Villehardouin, née en 1263, morte le 23 janvier 1312, fut princesse d'Achaïe de 1289 à 1307. Elle était fille de Guillaume II de Villehardouin, prince d'Achaïe, et d'Anne Ange.

En 1259, son père avait subi un important revers à Pélagonie et avait dû céder en1262 des places-fortes en Laconie. Constamment menacé par le despote de Mistra, il se plaça sous la protection de Charles d'Anjou, roi de Sicile, et fiança sa fille avec Philippe d'Anjou (1256 † 1277), un fils cadet de Charles. Ils s'épousèrent le28 mai 1271, mais Philippe mourut en 1277, avant son beau-père.

Guillaume de Villehardouin mourut en 1278 et la principauté revint à Charles d'Anjou. Chassé de Sicile après les Vêpres siciliennes en 1282, il ne put consacrer des moyens suffisants pour la Morée, et la noblesse de Morée envoya une délégation à Naples pour se plaindre des exactions des gouverneurs angevins. Pour continuer à être soutenu par les Moréotes, Charles II d'Anjou rendit la Morée à Isabelle de Villehardouin.

Celle-ci, veuve de Philippe, se remaria le 16 septembre 1289 avec Florent de Hainaut, qui assura par le traité de Klarentza en 1290 la paix avec les Grecs. Il mourut le 23 janvier 1297, laissant une fille :
• Mathilde (1293 † 1331), princesse d'Achaïe, mariée quatre fois :
1. Guy de la Roche († 1308), duc d'Athènes
2. en 1313 Louis de Bourgogne (1297 † 1316), roi titulaire de Thessaloniqueet prince d'Achaïe
3. en 1318 (séparée en 1321) Jean d'Anjou (1294 † 1336), duc de Durazzo et prince d'Achaïe
4. Hugues de La Palice

Veuve à nouveau, elle se remaria le 12 février 1301 avec Philippe de Savoie (1278 † 1334). Belliqueux, Philippe envisageait de reconquérir toute la Laconie sur les Byzantins, mais son caractère autoritaire le mit rapidement en conflit avec les barons du pays. Après avoir tenté de mettre au pas les barons moréotes, il fut contraint d'accepter un parlement en 1304. Les paysans grecs, écrasés d'impôts, se révoltèrent à leur tour. Philippe et Isabelle eurent :

• Marguerite (1303 † ap.1371), mariée en 1324 à Renaud († 1370), fils du comte de Forez

En 1307, Charles II d'Anjou, suzerain de l'Achaïe, leur reprit le royaume pour le confier à son fils Philippe Ier de Tarente. Philippe et Isabelle se séparèrent alors, Philippe regagnant son comté de Piémont et Isabelle se réfugiant en Hainaut (le pays de son second mari) auprès de sa fille Mathilde.





(19) La principauté d'Achaïe également écrit Achaye ou de Morée est une seigneurie fondée par Guillaume de Champlitte pendant la quatrième croisade (1202-1204). La principauté, s’étendant au départ sur tout le Péloponnèse, est vassale du royaume de Thessalonique jusqu’à la disparition de celui-ci, date à laquelle elle devient la principale puissance franque de la région. La bataille des îles Échinades (1427) ouvre la voie à sa reconquête par les troupes byzantines.

La Chronique de Morée relate la conquête franque et une partie de l'histoire de la principauté.


(20) Philippe Ier de Courtenay, né en 1243, mort en 1283,empereur titulaire de Constantinople (1273-1283), fils de Baudouin II de Courtenay, dernier empereur latin de Constantinople, et de Marie de Brienne.

Afin d'obtenir le soutien du roi de Sicile Charles Ierd'Anjou, son père lui fit épouser en 1267 Béatrice (1252 † 1275), fille de Charles Ier. Il n'eut qu'une fille Catherine(1274 † 1307) qui épousera Charles de Valois.

Charles de Valois lui attribue une importante pension qui lui permet d'avoir une suite en fonction de son rang, mais il ne représente en fait qu'une carte dans la politique méditerranéenne de Charles d'Anjou.






(21) Marie d'Antioche, décédée après 1307, est une fille de Bohémond IV, prince d'Antioche et de Mélisende de Lusignan. Ses grands-parents maternels sont Amaury II de Lusignan, roi de Chypre, et Isabelle d'Anjou, reine de Jérusalem.

En 1268, à la mort de Conradin, elle fait partie des rares petits enfants d'Isabelle de Jérusalem encore vivante. Il y a bien quelques filles d'Erard de Brienne et de Philippe de Champagne Jérusalem, mais elles vivent en Champagne et ne souhaitent pas revendiquer le trône. Le roi Hugues III de Chypre fait acte de prétention au trône, mais il n'est qu'arrière-petit-fils d'Isabelle et Marie d'Antioche se considère comme la plus proche parente de Conradin, et revendique également le trône. Marie d’Antioche est également la demi-sœur du père d’Hugues III.

C’est la Haute Cour d’Acre qui examine les deux prétentions et qui tranche en faveur d’Hugues III, mais Marie d’Antioche ne renonce pas et continue à porter le titre de reine de Jérusalem. Elle fait appel au pape Grégoire X, qui examine sa requête au cours du concile de Lyon en 1274, et qui rend le même verdict que la Haute Cour d’Acre.

Au bout de sept ans, en octobre 1276, Hugues III, lassé des intrigues et des luttes entre les barons, de leur insubordination, de celle de la commune de Saint-Jean-d’Acre et des deux ordres militaires (Saint-Jean de l’Hôpital et Temple), renonce à gouverner le royaume de Jérusalem et rentre à Chypre. En janvier 1277, Charles d’Anjou, roi de Sicile rachète à Marie d’Antioche ses droits au trône de Jérusalem, moyennant une rente annuelle de quatre mille livres tournois.




(22) Michel VIII Paléologue (v. 1224 - 11 décembre 1282) est un empereur byzantin du XIIIe siècle qui règne entre 1261 et 1282.

Michel VIII est coempereur de Nicée de 1259 à 1261, puis empereur byzantin de 1261 à 1282. Il usurpe le trône de Nicée au souverain légitime Jean IV Lascaris. Son passage au pouvoir est souvent considéré comme le dernier grand règne de l’empire byzantin. Il reprend Constantinople et rénove la cité impériale. Ensuite, grâce à une diplomatie habile, il évite une croisade contre la Romanie (autre nom de l’Empire byzantin d’alors). Il utilise d’ailleurs bien plus la diplomatie pour régler ses différends que la manière forte à l’image des Vêpres siciliennes dont il est un facteur déclenchant important mais auquel il ne participe pas directement.

Cependant Michel VIII commet plusieurs erreurs, par exemple en supprimant les colons militaires sur la frontière turque pour épargner aux finances byzantines déjà bien mal-en-point une dépense supplémentaire. À l’intérieur de l’Empire, il rénove certes Constantinople mais contribue par le renvoi du patriarche Arsène à créer une grave crise religieuse qui perdure bien après la mort des deux protagonistes. De plus, son alliance avec Gênes, en octroyant à la cité italienne de grands privilèges commerciaux dans l’empire byzantin, empêche le relèvement économique de ce dernier et participe ainsi à sa future chute.




(23) Martin IV (Simon de Brion ou Simon de Brie1,, alias « Mompis » ou « Mompitius »), né vers 1210/1220, est pape du22 février 1281 jusqu'à sa mort le28 mars 1285 à Pérouse. Son pontificat dure quatre ans et un mois.

Jugé sévèrement par ses contemporains comme par les historiens modernes, entièrement inféodé aux intérêts de Charles d'Anjou et aux ambitions françaises, ce pape au règne calamiteux paraît manquer de caractère autant que d'intelligence politique. Sa véritable personnalité, il est vrai, nous échappe presque entièrement.




(24) Durrës est une municipalité, le chef lieu de la préfecture de Durrës et la deuxième plus grande ville d'Albanie après Tirana. Elle est le principal port du pays. Dans l'Antiquité, elle fut à l'origine de la via Egnatia, et était connue sous les noms d’Épidamne et puis Dyrrhachium.

[…]

la possession de la ville fut disputée entre l'Empire byzantin, la Bulgarie (989-1005), les Normands de Sicile (1082-1083, 1107-1108,1185) - commandés par Robert Guiscard, ces derniers y défirent l'empereur grec Alexis Ier Comnène en 1081 -, l'Empire serbe (début du XIVe siècle), le Royaume de Sicile (1376-1379) et les Vénitiens (1205). Venise y créa un duché, en 1205, qui fut possession de plusieurs princes de la Maison capétienne d'Anjou-Sicile. Dès le XIVe siècle, la population de la ville, jusque-là surtout grecque, devint majoritairement albanaise, et la population totale de Durrës atteignit environ 25 000 habitants.




(25) Les « Vêpres siciliennes » sont un soulèvement et une révolte populaire de l'île de Sicile contre la domination féodale du roi d'origine française Charles d'Anjou, survenu à Palerme et Corleone, le31 mars 1282, mardi de Pâques. À la suite de ce soulèvement et du massacre des Français, les Siciliens se libèrent du joug angevin en passant sous la protection du roi d'Aragon Pierre III. L'événement est donc à la fois un moment clef de l'histoire nationale sicilienne et un tournant géopolitique.
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NEUVIEME CROISADE (1271 -1272)
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