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 HUITIEME CROISADE (1270)

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Lanaelle
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Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: HUITIEME CROISADE (1270)   Mar 5 Avr - 12:57






La huitième croisade est une campagne militaire lancée par le roi Louis IX, futur « Saint Louis », en 1270 à la suite des menaces que le sultan mamelouk Baybars  fait peser sur les états Latins d’Orien.







Depuis le passage de Louis IX en Terre Sainte, pendant la septième croisade, les Mongols avaient envahi le Proche-Orient  et conquis les émirats d’Alep et de Damas. Les Francs d’Orient avaient réagi diversement vis-à-vis des Mongols, la principauté d’Antioche et le royaume d’Arménie (1) s’alliant avec eux alors que le royaume de Jérusalem et le comté de Tripoli faisaient alliance avec les Mamelouks. Mais la mort du grand Khan Mongka fait revenir les Mongols dans leur pays d’origine pour régler les problèmes de succession. La question réglée, Hulagu (2), le Khan mongole de Perse, revient  et exige l’allégeance des Mamelouks qui refusent. Finalement , le sultan Mamelouk Qutuz (3) bat les Mongols à  AÎn Djalout (4) le 3 septembre 1260 et conquiert les émirats de Damas et d’Alep, encerclant les Etats Francs. Qutuz  est détrôné peu après par Baybars, qui ne cache pas sa volonté de rejeter tous les Francs de Syrie.

Louis  IX suit de très près les événements d’Orient et, quand le pape Urbain IV (5) décide la levée d’un impôt extraordinaire sur une durée de trois ans pour soutenir financièrement l’Orient Chrétien, Louis IX soutient cette initiative et la porte à cinq ans malgré l’impopularité de cette mesure. Toutefois, craignant une invasion mongole de la Russie par la Horde d’or (6), personne ne se risque à partir en croisade.  Ce danger écarté, le  roi de France envoie des ambassades auprès d’Hulagu afin de conclure une alliance et une action militaire concertée contre l’Egypte mamelouke.

Les Francs d’Outremer, occupés à leurs querelles internes et sans souverain depuis trente ans refusent de reconnaitre l’autorité d’Hugues III et ne réagissent que mollement aux avancées de Baybars. En 1268, c’est Jaffa qui est prise. La guerre de siège qui prévalait jusqu’alors, grâce aux forteresses édifiées et restaurées par Louis IX lors de son séjour en 1250-1254, se transforme peu à peu en guerre de position.







A l’annonce de ces nouvelles, les papes Alexandre IV (7), Urbain IV et Clément IV (08) appellent l’occident à la croisade. Dès le mois d’avril 1266, le roi de Navarre Thibaut II (9), le duc de Brunswick Albert Ier (10), le duc de Bavière Louis II (11) et le margrave de Misnie (12) Henri Ier l’Illustre (13) annoncent leur intention de partir combattre en Terre Sainte au printemps 1267.

Cependant, une partie des forces du royaume de France est occupée à soutenir Charles d’Anjou en train de conquérir le royaume de Sicile et de Combattre Manfred de Hohenstaufen (14). Ce n’est qu’en 1266 que ce dernier est vaincu et que Louis IX annonce son intention de se croiser le 27 mars 1267, transformant ces départs ponctuels en croisade organisée mais la retardant de trois ans. Cette annonce place le pape Clément IV dans l’embarras. Il souhaite que le roi reste en  son royaume afin de maintenir la paix en Occident et, sachant la santé du roi fragile, craint une issue fatale à une telle expédition. D'autre part, les Francs d’Orient ne cachent pas leur besoin de renforts immédiats même s’ils sont limités. Finalement, le pape accepte et confie la prédication de la croisade au cardinal de Sainte-Cécile (15)Simon de Brie, légat pontifical en France et futur pape Martin IV (16), puis à Raoul de Grosparmy (17), cardinal et évêque d’Albano. Bien que la nouvelle croisade  soit mal accueillie, Louis IX fixe le départ pour la première quinzaine de mai 1270 à partir d’Aigues-Mortes.





En septembre 1269, Jacques (18), roi d’Aragon, qui s’est couvert de gloire en reprenant aux musulmans d’Espagne les îles Baléares (1229) et le royaume de Valence (1238) (19), envoie ses deux bâtards Fernando Sanchez et Pedro Fernandez en Terre Sainte. Les chevaliers de Saint-Jean et du Temple ont grand peine à les empêcher de commettre des imprudences face aux provocations de Baybars qui cherche à attirer les croisés dans des pièges. Ils finissent pas rentrer chez eux sans avoir obtenu de résultat notable.






Malgré les critiques et les refus d’anciens chevaliers croisés en 1248, un certain nombre d’entre eux se croisent : Alphonse de Poitier (20), le frère du roi, Charles d’Anjou, son autre frère, Robert II d’Artois (21), neveu du roi, Thibaut II, roi de Navarre, Jean Ier le Roux (22), duc de Bretagne, Hugues XII de Lusignan (23), comte de la Marche, Jean II de Nesle, comte de Soissons, et Guy III de châtillon, comte de Saint-Pol.


Le 13 juillet 1270, alors que la flotte fait relâche à Cagliari en Sardaigne, Louis IX annonce que le premier objectif de la croisade est Tunis. On ne sait pas pourquoi Louis IX a pris cette décision, ni qui l’y a incité. La raison communément admise est que ce fut son frère Charles d’Anjou. Ce dernier avait en effet des griefs contre la cour de Tunis, qui accueille les partisans des Hohenstaufen et qui avait convaincu les émirs hafsides (24) de ne plus verser à la Sicile le tribut que ces derniers versaient aux Hohenstaufen. Mais, même si ces perspectives ainsi que celle d’installer un protectorat sur Tunis pouvaient intéresser le roi angevin de Sicile, elles avaient le grand défaut de retarder la reconquête de l’Empire latin de Constantinople où se situaient les ambitions de Charles.


Une autre explication de  la décision royale d’opter pour Tunis comme objectif préliminaire de la croisade est l’opposition de Louis IX au projet de son frère Charles d’Anjou d’effectuer un détour par Constantinople. En mars 1270, ce dernier avait rassemblé en Sicile une flotte destinée à apporter de l’aide à la Morée en lutte contre l’empereur byzantin. Ne souhaitant néanmoins pas mécontenter son frère, Charles d’Anjou commande en mai, à partir de ses possessions en Italie méridionale, l’envoie de vivres, de blé et de bestiaux en Sardaigne. Déjà à ce moment-là, il ne pouvait ignorer les intentions que le roi de France révélerait le 12 juillet car ce dernier aurait décidé la concentration de ses croisés en Sicile plutôt qu’à Cagliari s’il avait voulu soutenir les ambitions orientales de son frère, le roi de Sicile. Pour rassurer les croisés qui l’ont accompagné, Louis IX les réunit et précise aux membres de cette grande assemblée que l’Eglise approuve son projet, puisque cette croisade apporte une indulgence plénière semblable à celle liée à l’expédition vers Jérusalem.


Il a été avancé que le sultan de Tunis était prêt à recevoir le baptême si une force militaire chrétienne était présente pour lui éviter le courroux de son peuple. Si cela s’était réalisé, l’approvisionnement de l’Egypte, en partie assuré par les Hafsides, aurait été amoindri et Tunis aurait peut-être pu servir de base terrestre pour attaquer l’Egypte. On sait qu’une ambassade tunisienne était venue à la cour de France à l’automne 1269, mais on ne connait pas la teneur des tractions.


Quelles que soient les raisons du détournement de la croisade sur Tunis, celui-ci est une grave erreur stratégique pour les Latins d’Orient. Le 22 juillet 1270, le Khan de Perse élimine ses cousins du Turkestan et peut envisager une opération concertée avec Louis IX contre les Mamelouks.







Parti de Cagliari le 15 juillet 1270, la flotte de Louis IX débarque devant Tunis le 18 juillet et, même si l’effet de surprise a partiellement joué, les fortifications de Tunis ont pu être réparées et l’approvisionnement de la ville assuré. Une langue de terre qui contrôle l’entrée du port de Tunis est occupée, mais la situation s’avère intenable car ils ne disposent pas d’eau potable. Le 21 juillet, la plaine de Carthage, disposant de plusieurs puits, est occupée, puis la ville de Carthage prise d’assaut le 24 juillet.


Mais contrairement aux espérances, l’émir de Tunis ne fait pas mine de se convertir, se retranche dans la vile et appelle les Mamelouks à son secours. Baybars, qui a cru que la croisade viserait l’Egypte, a fait mettre le delta en état de défense, puis organise une expédition de secours vers Tunis. Le commandeur du Temple annonce l’arrivée prochaine de Charles d’Anjou et Louis IX décide de l’attendre afin de pouvoir attaquer Tunis avec un maximum de forces. Les musulmans harcèlent en permanence le camp croisé et Louis IX interdit qu’on les poursuive, craignant des pièges. La canicule rend le séjour sous tente insupportable, l’eau des puits n’est pas toujours potable et la maladie se répand rapidement dans le camp. Le 2 août, elle emporte Jean Tristan (25), le fils du Roi, puis le roi lui-même le 25 août, le lendemain de l’arrivée des navires de Charles d’Anjou.


Le nouveau roi, Philippe III (26), est trop inexpérimenté pour prendre le commandement et, de toute manière, également malade. Aussi Charles d’Anjou prend-il la direction des opérations et réussit à s’emparer du camp musulman le 24 septembre. Le frère de Louis IX connaissait les méthodes d’évitement et de harcèlement employées par les Sarrasins. Trois jours après le décès du roi de France il fit se rassembler des navires de commerce et des bateaux rapides sur un étant proche de Tunis.


Effrayés par la perspective d’un débarquement en masse, les musulmans renoncèrent à leur tactique. Ils se massèrent en groupe de combat, permettant aux croisés de livrer une véritable bataille au cours de laquelle le roi de  Sicile et le comte Robert II d’Artois fondirent sur eux et les mirent en pièces.






Les morts sont nombreux du fait des maladies : Raoul de Grosparmy, le légat du pape, Alphonse de Brienne (27), comte d’Eu, Hugues XII de Lusignan, comte de la Marche et d’Angoulême, le sire de Fiennes, Mathieu III de Montmorency (28), le maréchal Gautier de Nemours ou le Chambellan Mathieu de Villebéon.


Mais Charles d’Anjou ne souhaite pas la prise de la ville et l’émir de Tunis, dont l’armée est également décimée par les épidémies, souhaite négocier. Un accord est conclu le 30 octobre. L’émir verse une indemnité de 210 000 onces d’or, reprend le versement du tribut dû au roi de Sicile, chasse les partisans gibelins de sa cour, accorde la liberté de commerce aux marchands chrétiens et le droit de prêcher et de prier publiquement dans les églises aux religieux chrétiens. En échange, l’armée croisée évacue Tunis en laissant les armes de siège. Le 10 novembre 1270, le prince héritier Edouard d’Angleterre arrive sur les lieux mais, voyant que la paix a été conclue, repart immédiatement en Terre Sainte mener la neuvième croisade. L’armée embarque le 11 novembre et fait relâche le 14 devant Trapani. Dans la nuit du 15 au 16, une tempête particulièrement violente se déchaine et une quarantaine de navires sombrent. Les croisés conviennent de rentrer en France pour se préparer à une nouvelle croisade qui ne verra jamais le jour.


En septembre 1272, Charles d’Anjou forme une ambassade composée du juriste Robert l’Enfant, Matteo de Riso de Messine et Nicolo de Ebdemonia de Palerme afin de recueillir le tribut que le sultan Abû ‘Abd Allah Muhammad al-Mustansir (29) devait payer. Il adjoint à cette ambassade des hommes de confiance comme Giovanni da Lentini et Jacques de Taxi (30). Il demande à ce dernier de faire retour en Sicile du bois des engins de guerre laissés en Tunisie quand les armées croisées retournèrent en Sicile.


(1) Le royaume arménien de Cilicie ou royaume de Petite-Arménie est un État fondé en Cilicie, au sud-est de l'Anatolie, par des réfugiés arméniens fuyant l'invasion seldjoukide de l'Arménie1. Il fut indépendant et allié des Mongols entre 1080 et 1375, date de la chute de sa capitale, Sis, aux mains des Mamelouks.

Ce royaume fut fondé par la dynastie roupénide, une famille arménienne apparentée aux rois bagratides et Arçrouni, qui régnèrent à diverses époques sur l'Arménie et la Géorgie. Ce bastion de la chrétienté orientale fut un allié précieux pour les Croisés, et il fut également le cœur du nationalisme et de la culture arménienne, l'Arménie elle-même se trouvant alors sous occupation étrangère.

Parmi les principales villes et châteaux du royaume, on comptait le port de Korikos, Vitzada, Lampron, Barbaron,Partzerpert, Vahka, Hromgla, Tarse, Anazarbe, Tel Hamdoun, Mamistra (actuelle Misis), Adana et le port d'Ayas (Aias).




(2) Houlagou Khan (qui a comme racine le mot qui signifie « surplus » en mongol médiéval), né en 1217 à Maragha près de Tabriz, mort le 8 février 1265, petit-fils de Gengis Khan et frère de Kubilai Khan, est le fondateur de la dynastie mongole des Houlagides ou Il-khanides, qui gouverne la Perse et l'Irak jusqu'au XIVe siècle.

Houlagou est le fils de Tolui, quatrième fils de Gengis Khan et de son épouse principale Börte, et de Sorgaqtani, une Mongole de religion chrétienne nestorienne.

En 1251, Möngke, son frère, devient le quatrième grand khan de l'empire mongol; en 1260, Kubilai lui succède.




(3) Al-Muzaffar Sayf ad-Dîn Qutuz ou Qutuz est un sultan Mamelouk bahrite d’Égypte ayant régné de1259 à 1260.

Qutuz se prétend d’origine noble et se dit le neveu du dernier roi Khorezmien Jalal ad-Din pourchassé par les Mongols et éliminé par les kurdes. Il a été fait prisonnier par les Mongols qui l’ont vendu comme esclave en Syrie sans qu'ils pensent qu'il sera un jour l'artisan de leur première lourde défaite au Moyen-Orient et du recul de l'empire Mongol. Il est revendu au dernier roi de la dynastie ayyoubide.

Il gravit les échelons militaires et devient le chef des armées d'Aybak (fondateur de la dynastie des Mamlouk) lorsque celui-ci prend le pouvoir avec son épouse la reine Chajar ad-Durr veuve du dernier sultan ayyoubide As-Salih Ayyoub.

En 1257, après l'assassinat d'Aybak et de son épouse Chajar ad-Durr, Qutuz devient le tuteur de leur fils Al-Mansur Ali. En novembre 1257 et avril 1258, il réussit à convaincre les mamelouks bahrites de revenir de Palestine dans un contexte difficile (division dans le corps de l'armée, famine, crise économique, etc.).

Il propose aux sultans ayyoubides d'Alep et de Damas An-Nâsir Yûsuf, de les aider contre l'invasion mongole mais sa demande a été refusée. Les sultans se réveillent trop tard pour répondre à la menace mongole. De nombreux Syriens fuient vers l’Égypte qui se sent menacée à son tour. Les nouvelles de ces envahisseurs provoquent en Égypte une terreur générale. […]




(4)  La bataille d'Aïn Djalout oppose le 3 septembre 1260les Mamelouks et les Mongols près de Jénine en Palestine. Elle se termine par la défaite








(5) Urbain IV, né Jacques Pantaléon (Troyes, ca. 1195 –Pérouse, 2 octobre 1264), est pape du 29 août 1261 à sa mort.

Il était le fils d'un savetier de Troyes.

Il est clerc à la cathédrale vers 1210, prêtre et prédicateur vers 1215, attaché à l'évêque de Laon en 1216, docteur en théologie en 1220.

Il devient archidiacre de Laon en 1238, de Liège en 1241. Il est évêque de Verdun de 1253 à 1255. En 1255, le papeAlexandre IV le nomme patriarche de Jérusalem.

Il est élu pape le 29 août 1261. Un mois plus tôt, le25 juillet 1261, Michel VIII Paléologue a repris Constantinople aux croisés. Son chapelain est le mathématicien Campanus de Novare. En 1263 et en 1264, il négocie avec Louis IX et son frère Charles d'Anjou en vue de donner à ce dernier la couronne du royaume de Sicile, à charge pour lui de la conquérir par une expédition militaire contre Manfred de Hohenstaufen, fils bâtard de l'empereur Frédéric II.

En 1264, il instaure la Fête de l'Église universelle qui deviendra la Fête-Dieu. Cette fête avait déjà été célébrée à Liège sous le nom de « Saint-Sacrement » en 1246.




(6) La Horde d'or est un empire turco-mongol1 gouverné par une dynastie issue de Djötchi, fils aîné de Gengis Khan, qui contrôle les steppes russes aux XIIIe et XIVe siècles.

Les Djötchides (descendances de Gengis Khan) eux-mêmes s'appellent Horde ou Grande Horde. Horde d'or est une expression utilisée par les Russes depuis le XVIe siècle. Les Arabes et les Persans parlent du Royaume des Tatars ou du Khanat de Kiptchak.




(7) Alexandre IV, né Rinaldo Conti di Segni (Jenne, diocèse d'Agnani, vers 1199 – 25 mai 1261), est pape de 1254 à 1261.

Son pontificat est marqué par les efforts d'unification entre les églises orthodoxe et catholique, la protection des universités, les faveurs accordées aux ordres mendiants dans leurs différends avec les séculiers et les tentatives d'organiser des croisades contre les Tartares.

Par sa mère, il fait partie de la famille du pape Grégoire IX, dont il était le neveu, et de la famille du pape Innocent III. Son oncle Grégoire IX le fait cardinal en 1227, puis cardinal-évêque d'Ostie en 1231.




(08) Clément IV (Gui Foucois ou Foulques ou Foucault), né un23 novembre à la fin du XIIe siècle à Saint-Gilles, près de Nîmes et mort le 29 novembre 1268 à Viterbe en Italie) fut le183e pape de l'Église catholique. Son pontificat s’étendit du5 février 1265 au 29 novembre 1268.

Gui Foulques, lettré, avocat, grand juriste, fut marié et eut des enfants (et une descendance attestée jusqu'à nos jours) avant d'entrer, veuf, dans les ordres, et d'entamer une carrière au service de l'Église. Il fut évêque du Puy, honoré d’une prébende de chanoine au Chapitre noble de Brioude(1259), puis archevêque de Narbonne. Conseiller de saint Louis, il est élu pape sous le nom de Clément IV. Durant ses trois ans et demi de pontificat, il mena une politique ambitieuse et fut l'ami de saint Thomas d'Aquin.




(9) Thibaud II de Navarre ou Thibaud II1 roi de Navarre, également Thibaut V de Champagne et de Brie, né en1239 et mort le 4 décembre 1270 à Trapani, en Sicile, est le fils de Thibaud Ier roi de Navarre et comte de Champagne, et le frère d'Henri Ier de Navarre qui lui succédera en 1270.

À la mort de son père en 1253, il hérita du trône sous la régence de sa mère et la tutelle de Jacques Ier d'Aragon, et dut faire face dès le début à des problèmes d'État.

Il épousa à Melun le 6 avril 1255, Isabelle de France, fille de Louis IX de France et de Marguerite de Provence.
Sans postérité.




(10) Albert Ier (1236 – 15 août 1279), dit « le Grand » (der Große), est duc de Brunswick et Lunebourg de 1252 à 1269, puis prince de Brunswick de 1269 à sa mort.

À la mort de son père Othon Ier en 1252, Albert lui succède conjointement avec son frère Jean. En 1267, les deux frères décident de se partager le duché, et en 1269, Albert reçoit Wolfenbüttel,Calenberg, Brunswick même, le Harz et Göttingen. Il devient le premier prince de Brunswick, tout en conservant le titre de « duc de Brunswick-Lunebourg ».

Albert meurt en 1279. Ses trois fils, Henri, Albert et Guillaume, lui succèdent tout d'abord conjointement, puis se partagent à leur tour ses terres en 1291.

En 1254, Albert Ier épouse Élisabeth (1243-1261), fille du duc Henri II de Brabant. Ils n'ont pas d'enfant.

En 1263, Albert se remarie avec Alessine (morte en 1285), fille du marquis Boniface II de Montferrat. Sept enfants sont nés de cette union :

• Henri Ier (1267-1322), prince de Grubenhagen ;
• Albert II (1268-1318), prince de Göttingen ;
• Guillaume Ier (1270-1292), prince de Brunswick ;
• Othon (mort vers 1347)
• Luther (1275-1335), grand maître de l'ordre Teutonique ;
• Mathilde (1276-1318), épouse vers 1290 Henri III de Głogów ;
• Conrad (mort vers 1303).


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MessageSujet: Re: HUITIEME CROISADE (1270)   Mar 5 Avr - 13:06


(11) Louis II de Bavière dit « Le Sévère » en allemand der Strenge (né en 1229 - mort en 1294) était un duc germanique du Moyen Âge.

Louis II co-régna sur le duché de Bavière de 1253 à 1255, de même il co-régna sur le comté du Palatinat du Rhin de1253 à 1255, il régna seul sur le duché de Haute-Bavière et sur le comté du Palatinat du Rhin de 1255 à 1294.

Fils de Othon II de Bavière et d'Agnès du Palatinat, Louis IIde Bavière épousa en 1254 Marie de Brabant.

Veuf, il se remaria en 1260 avec Anne de Głogów. Trois enfants sont issus de cette union :
• Marie de Bavière (1261-), elle entra dans les ordres
• Agnès de Bavière (1262-1269)
• Louis de Bavière (1267-1290), en 1288 il épousa Isabelle de Lorraine

De nouveau veuf, Louis II de Bavière épousa, en 1273,Mathilde de Habsbourg. Cinq enfants sont issus de cette union :

• Rodolphe Ier du Palatinat
• Mathilde de Bavière (1275-1319), en 1288 elle épousa le duc Othon II de Lunebourg
• Agnès de Bavière (morte en 1345), en 1290 elle épousa Henri de Hesse (fils d'Henri Ier de Hesse), veuve elle épousa en 1298 le margrave Henri Ier von Havelland
• Anne de Bavière (1280-), elle entra dans les ordres
• Louis IV du Saint-Empire
Louis II de Bavière est un membre de la dynastie des Wittelsbach

Louis II de Bavière est un ascendant direct des rois de Bavière, des ducs en Bavière, d'Élisabeth de Wittelsbach, de François-Joseph Ier d'Autriche.




(12) La Marche de Misnie ou Margraviat de Misnie (enallemand Markgrafschaft Meißen) était une principautémédiévale, une marche du Saint Empire romain, qui se trouvait dans la région de l’actuel land de Saxe.

La Marche de Misnie fut parfois aussi appelée la Marche de Thuringe. Habituellement, ce nom était plutôt utilisé pour désigner la partie orientale de la Marche de Misnie, les territoires situés à l’est de l’Elbe et de la Saalehabités par les Slaves, les Milceni ancêtres des Sorabes. Autrefois, la « Marche de Thuringe » était aussi appelée la Marche Sorabe.




(13) Henri Ier l'Illustre, né en 1218, décédé en 1288, est margrave de Misnie, margrave de Basse-Lusace, landgrave de Thuringe et comte palatin de Saxe de 1247 à 1265.

Henri Ier l'Illustre est l'ancêtre direct des différentes maisons de Saxe, des familles royales du Royaume-Uni, de Portugal, de Bulgarie (maison de Saxe-Cobourg-Gotha), de laBelgique (maison de Saxe-Saalfeld), les électeurs de Saxe puis rois de Saxe appartiennent à la sixième branche de la Maison de Wettin, ils ont pour ascendant Albert de Saxe, fils de Frédéric II de Saxe, lui-même issu de la première branche de la Maison de Wettin. Henri Ier l'Illustre appartint à la première branche de la Maison de Wettin.

Henri est le fils de Thierry Ier l'Exilé et de Jutta de Thuringe (Maison de Thuringe).

La mort en 1247 du landgrave de Thuringe Henri Raspe provoque un conflit entre le mari de sa nièce Sophie de Thuringe, le duc Henri II de Brabant et le fils de sa sœur Jutta, le margrave de Misnie Henri l'Illustre. Finalement c'est ce dernier qui l'emporte dans la guerre de Succession de Thuringe et conserve la maitrise de la Thuringe et devient comte palatin de Saxe pendant que la Hesse est attribuée en 1265 à Henri Ier l'Enfant de Brabant qui devient le premier Landgrave de la nouvelle lignée de Hesse.

Henri Ier l'Illustre épouse en 1234 Constance d'Autriche, fille de Léopold VI d'Autriche (Maison de Babenberg). Deux enfants sont nés de cette union :

• Albert II le Dégénéré,
• Thierry de Landsberg (1242-1285), landgrave de Landsberg, qui, en 1258, épouse Hélène de Brandebourg (Maison d'Ascanie) (postérité).

Veuf en 1268, Henri Ier l'Illustre épouse Agnès de Bohême, fille de Venceslas Ier de Bohême (Maison des Přemyslides).

De nouveau veuf en 1268, Henri Ier l'Illustre épouse en 1273Élisabeth von Maltitz (1238-1333).
Deux enfants sont nés de cette union :
• Frédéric (1273-1316), qui, en 1305, épouse Jutta de Schwarzberg (postérité),
• Hermann.




(14) Manfred Ier de Sicile (né vers 1232 à Venosa, dans l'actuelle région de Basilicate - mort en 1266 à Bénévent), roi de Sicile en 1258, souvent désigné sous le nom de Manfred de Hohenstaufen, était le fils illégitime de l'empereur Frédéric II et de Bianca Lancia, ou Lanzia, qui semble avoir été mariée à l'empereur juste avant sa mort.

Manfred convola deux fois. Sa première épouse fut en 1248 Béatrice, fille Amédée IV de Savoie et veuve de Manfred III de Saluces avec qui il eut une fille, Constance, devenue épouse de Pierre III d'Aragon. Ses petits-enfants aragonais régnèrent à nouveau sur la Sicile après les Vêpres siciliennes.

Sa seconde épouse fut en 1258 Hélène, fille de Michel II d'Épire. Elle mourut en prison en 1271. Elle lui avait donné une fille : Béatrice première épouse de Manfred IV de Saluces un des partisans de sa famille ;

et des enfants mâles qui tous moururent en prison au Castel dell'Ovo à Naples :

• Henri († 31 octobre 1318) ;
• Frédéric (né 1259 † 2 juin 1312) ;
• Anselme (né vers 1261 † 1301) ;
ainsi qu'une dernière fille : Flordelis (née vers 1266 † 27 février 1297) libérée après 18 années d'emprisonnement.

Il eut également une fille illégitime : Béatrice épouse de Rainieri Della Gherardesca.




(15) Le titre cardinalice de Sainte-Cécile-du-Trastevere, a probablement été créé peu après la mort en martyr de sainte Cécile pendant la persécution de Dioclétien.

Le pape qui l'a institué n'est pas connu, mais le titre est présent lors du synode romain du 1er mars 499. Selon le catalogue de Pietro Mallio, rédigé sous le pontificat d'Alexandre III, ce titre dépendait de la basilique Saint-Pierre et ses prêtres officiaient à tour de rôle.

On compte quatre papes parmi ses titulaires : Étienne III(Étienne), Victor III (Dauferius), Martin IV (Simon de Brie) et Grégoire XIV (Niccolò Sfondrati).




(16) Martin IV (Simon de Brion ou Simon de Brie, alias « Mompis » ou « Mompitius »), né vers 1210/1220, est papedu 22 février 1281 jusqu'à sa mort le 28 mars 1285 à Pérouse. Son pontificat dure quatre ans et un mois.

Jugé sévèrement par ses contemporains comme par les historiens modernes, entièrement inféodé aux intérêts de Charles d'Anjou et aux ambitions françaises, ce pape au règne calamiteux paraît manquer de caractère autant que d'intelligence politique. Sa véritable personnalité, il est vrai, nous échappe presque entièrement.




(17) Raoul de Grosparmy, né en 1202 à Périers et mort en 1270 à Tunis, est un homme d’Église français.

Issu des seigneurs de Beuzeville et de Flers, il est parfois confondu avec Raoul de Chevrières, qui lui succède à l'évêché d'Évreux.

En 1270, il est nommé légat apostolique. Il accompagne Louis IX dans la huitième croisade et meurt aux portes de Tunis le 10 août 1270 de la peste.




(18) Jacques Ier d'Aragon dit le Conquérant (en catalan Jaume el Conqueridor ; en castillan Jaime el Conquistador ; en aragonais Chaime o Conqueridor), né le 2 février 1208 à Montpellier et mort le 27 juillet 1276 à Alzira, non loin de Valence. Il est roi d'Aragon et comte de Ribagorce de 1213 à 1276, comte de Barcelone, de Gérone, d'Osona, de Besalú, de Pallars Jussà, seigneur de Montpellier et baron d'Aumelas également de 1213 à 1276, comte d'Urgell de 1213 à 1218, de 1231 à 1236 et enfin de 1267 à 1276, roi de Majorque de 1229 à 1276, roi de Valence de 1239 à 1276, comte de Roussillon et de Cerdagne de 1241 à 1276.

Fils de Pierre II le Catholique, roi d'Aragon et Marie, dame de Montpellier, il descend de deux prestigieux lignages : par son père, il est l'héritier des rois d'Aragon, et par sa mère il est apparenté à la famille impériale byzantine des Comnènes.

Alors qu'il est âgé de treize ans, le 6 janvier 1221, il épouse en la cathédrale de Tarazona Aliénor de Castille, fille du roi Alphonse VIII de Castille. De ce premier mariage, est issu :

• Alphonse (es) (1222 - 1260), marié à Constance de Moncade, fille de Gaston VII de Béarn, sans descendance.

Après avoir répudié sa première femme en 1229, il épouse en secondes noces le 8 septembre 1235,Yolande, fille du roi André II de Hongrie. De ce second mariage sont issus :

• Yolande (1236 - 1301), mariée à Alphonse X de Castille, dont descendance ;
• Constance (1239 - 1269), mariée à Jean-Emmanuel de Castille, dont descendance ;
• Pierre (1240 - 1285), roi d'Aragon, marié à Constance de Sicile, fille de Manfred Ier de Sicile, dont descendance ;
• Jacques (1243 - 1311), roi de Majorque, marié à Esclarmonde de Foix, fille de Roger IV de Foix, dont descendance ;
• Ferdinand (1245 - 1250) ;
• Sancha (1246 - 1262), religieuse ;
• Isabelle (1247 - 1271), mariée à Philippe III de France, dont descendance ;
• Marie (1248 - 1267), religieuse ;
• Sanche (1250 - 1275), archevêque de Tolède.

Le troisième mariage de Jacques Ier est plus incertain, mais il semble que le roi ait épousé secrètement son amante, Thérèse Gil de Vidaure. Le roi l'abandonna lorsque cette dernière contracta la lèpre. De leur liaison sont issus :

• Jacques (1238 - 1285), seigneur de Jérica ;
• Pierre (1240 - 1318), seigneur d'Ayerbe.




(19) Le royaume de Valence (en latin : Regnum Valentiae ; en catalan : Regne de València ; en castillan : Reino de Valencia) a été fondé en 1238 par le roi Jacques Ier d'Aragon surnommé « le Conquérant », dans le cadre de la Reconquista, après avoir conquis l'ancienne taïfa de Balansiya. Il fut augmenté par des annexions postérieures d'autres territoires.

Jacques Ier, en voyant qu'il sera difficile de repeupler tant de territoires conquis, essaya de conserver certains des privilèges de la population d'origine en respectant leurs religions et coutumes ; il proclama Los Furs (los fuerosen castillan). Il organisa la région avec une entité de royaume mais faisant partie de la Couronne d'Aragon. Elle fut ainsi dépendante de la couronne mais avec une administration lui appartenant en propre.

La création du royaume provoqua une réaction irritée de la noblesse aragonaise et catalane, qui voyaient ainsi devenue impossible la prolongation de leurs seigneuries dans les terres valenciennes. Intégré à la Couronne d'Aragon, le royaume de Valence suivit le destin politique du royaume du même nom. Son territoire est environ celui de l'actuelle communauté valencienne.



Extension du royaume de Valence




(20) Alphonse de Poitiers, né le 11 novembre 1220 à Poissy et mort le 21 août 1271, prince de sang royal français, était le frère du roi Saint Louis. Il fut comte de Poitiers, de Saintonge et d'Auvergne de 1241 à 1271, ainsi que comte de Toulouse de 1249 à 1271.

Fils du roi Louis VIII et de Blanche de Castille, il reçoit en1225, par testament de son père, le comté de Poitiers, la Saintonge et une partie du comté d'Auvergne en apanage.

Un premier projet de mariage avec Isabelle, fille d’Hugues X de Lusignan (1227) est annulé à la signature du traité de Paris en 1229, qui lui promet Jeanne, fille de Raymond VII (IX) de Saint-Gilles, comte de Toulouse. Le contrat de mariage prévoit que Raymond VII conserve l’usufruit du comté de Toulouse, dont la propriété est transmise à sa fille Jeanne, qui hérite de toutes ses autres possessions.

Sa jeunesse est mal connue, il apparaît essentiellement dans les vies de saint Louis comme un de ses compagnons.

Il n’a pas de descendance.



Ses armoiries sont une combinaison
des blasons de ses deux parents





(21) Robert II d'Artois, (septembre 1250 - 11 juillet 1302), fils posthume de Robert Ier et de Mathilde de Brabant, devient dès sa naissance comte d'Artois.

Fait chevalier par son oncle et parrain, le roi Saint Louis(1267), il prit part à la croisade de Tunis (1270) et se montra un farouche combattant, voulant venger son père qui avait été tué lors de la précédente croisade.

[…]

Robert fut tué à la bataille de Courtrai le 11 juillet 1302 (les chroniqueurs français mentionnent qu'il s'est battu avec courage jusqu'à la mort, des chroniqueurs flamands ou anglais racontent qu'il s'est rendu pour une demande à rançon mais qu'un boucher de Bruges lui a tranché la langue) et inhumé en l'abbaye de Maubuisson. Son fils unique Philippe étant mort avant lui, le fils de celui-ci Robert III et sa fille Mahaut se disputèrent sa succession au comté d'Artois.

En 1262, il épouse en premières noces Amicie de Courtenay (1250-1275), fille de Pierre de Courtenay (1218-1250), seigneur de Conches et de Mehun, et de Perrenelle de Joigny, fille de Gaucher de Joigny ; ils ont les enfants suivants :

• Mahaut d'Artois (1268-1329)
• Philippe d'Artois (1269-1298)
• Robert (1271-1272)

En 1277, il épouse en secondes noces Agnès de Dampierre (1237-1288), fille d'Archambaud IX de Bourbon, seigneur de Bourbon, et de Yolande de Châtillon, comtesse de Nevers.

En 1298, il épouse en troisièmes noces Marguerite d'Avesnes (morte en 1342), fille de Jean Ier d'Avesnes, comte de Hainaut, et de Philippa de Luxembourg.




(22) Jean Ier le Roux (né en 1217 ou 1218 – décédé le8 octobre 1286, château de L'Isle), fils de Pierre Mauclerc, baillistre de Bretagne et d'Alix de Thouars, fut duc de Bretagne entre 1221 et 1286 et comte de Richmond en 1268.

Jean Ier devint duc de Bretagne en titre en 1221, à la mort de sa mère, mais, comme il était âgé de quatre ans, son père Pierre Mauclerc assure la régence en qualité de baillistre.

En 1236, il épouse Blanche de Navarre (1226 – 1283), fille de Thibaut IV le Chansonnier, comte de Champagne et roi de Navarre et d'Agnès de Beaujeu.

Ils auront huit enfants :

1. Jean II (1239 – 1305), duc de Bretagne. Son père lui transmit le titre de comte de Richmond en1268 ;
2. Pierre (2 avril 1241 – 19 octobre 1268), seigneur de Dinan, Hédé, Léon, Hennebont et la Roche-Derrien ;
3. Alix de Bretagne (6 juin 1243 - 2 août 1288), mariée à Jean Ier de Blois-Châtillon, comte deBlois et de Chartres ;
4. Thibaut (23 juillet 1245 – 23 octobre 1246), inhumé dans l'église abbatiale Saint-Gildas de Rhuys ;
5. Thibaut (9 novembre 1247), mort jeune, inhumé dans l'église abbatiale Saint-Gildas de Rhuys ;
6. Aliénor (1248), morte jeune, inhumée dans l'église abbatiale Saint-Gildas de Rhuys ;
7. Nicolas (8 décembre 1249 – 14 août 1251), inhumé dans l'église abbatiale Saint-Gildas de Rhuys ;
8. Robert (6 mars 1251 – 4 février 1259), inhumé à l'église du couvent des Cordeliers de Nantes.




(23) Hugues XII de Lusignan, dit le Brun, était le fils de Hugues XI, comte de la Marche et de Yolande de Dreux, fille du duc de Bretagne, Pierre Ier Mauclerc.
Il a été sire de Lusignan, comte de La Marche, d'Angoulême (1250-1270), comte de Porhoët, seigneur de Fougères (1256-1270), seigneur de Chilly (1256-?), vicomte d'Aubusson (1262-1270).

Né après 1236, Hugues était mineur à la mort de son père, et, depuis 1250 jusqu'en 1256 ou environ, les comtés de La Marche et d'Angoulême paraissent avoir été gouvernés par Yolande, sa mère.

Ce ne fut probablement pas avant le mois de septembre 1257, que le comte de Poitiers reçut l'hommage de Hugues XII. Celui-ci se signala par ses violences contre l'évêque et le clergé d'Angoulême.

Hugues XII acheta la vicomté d'Aubussonen 1262 à Renaud VII d'Aubusson.

Il mourut de la peste à la seconde croisade de saint Louis, le 2 aout 1270 près de Tunis.

Il avait épousé, le 29 janvier 1254 à l'abbaye de Savigny, Normandie, Jeanne de Fougères, fille et héritière de Raoul III de Fougères, laquelle fit son testament le 28 mai 1269 et vécut encore plusieurs années.

Ils eurent pour enfants :

• Hugues XIII († 1303), sire de Lusignan, comte de La Marche, d'Angoulême (1270-1302), seigneur de Fougères (dès 1276-1302), de Chilly (1301-?).
• Yolande de Lusignan (2 mars 1257 - † aout 1314) ; Comtesse usufruitière de La marche, d'Angoulême (1308-1314), dame de Fougères (1308-1314). Elle épouse en premières noces Hélie de Pons, alias Hélie Ier Rudel († ap. aout 1290), sire de Pons, seigneur de Montignac, de Bergerac, de Mouleydier, de Gensac). En secondes noces : Robert de Mareuil, seigneur de Matha.
• Guy Ier ou Guyard de Lusignan (1260/65 - † nov. 1308) ; Seigneur de Couhé, d'Archiac, de Cognac. Puis à la mort de son frère Hugues, sire de Lusignan, comte de La Marche, d'Angoulême, seigneur de Fougère (1302-1308). Il décède de maladie et est inhumé dans l'église des Jacobins de Poitiers.
• Jeanne de Lusignan dite de la Marche (~1260 - †1322), dame de Couhé, de Peyrat. Mariée en premières noces à Pierre de Joinville (~~1256 - †1292), seigneur de Vaucouleurs, de Meath ; en secondes noces à Bernard-Ezy IV d'Albret, sire d'Albret, vicomte de Tartas.
• Marie de Lusignan dite de la Marche († ap.1322), comtesse de La Marche (1308-1309) & de Sancerre (1288-1306). Mariée en 1288 à Etienne II, seigneur de Charenton, comte de Sancerre († 16 mai 1306). Sans postérité.
• Isabeau ou Isabelle de Lusignan († ap. 1304). Isabelle était religieuse à l’abbaye royale de Fontevrault. Elle était encore vivante en 1304. Elle aurait épousé Jean de Vescy, un seigneur anglais, mort vers 1290.




(24) Les Hafsides sont une dynastie d'origine masmoudienne qui gouverne puis règne sur l'Ifriqiya, soit la Tunisie, le Constantinois et la Tripolitaine, entre1207 et 1574.

Étroitement liés aux Almohades, au nom desquels ils gouvernent l'Ifriqiya à partir de 1207, les Hafsides deviennent indépendants sous Abû Zakariyâ Yahyâ en1236 et se maintiendront au pouvoir jusqu'à l'annexion de la Tunisie par l'Empire ottoman en 1574.


Territoire hafside




(25) Jean surnommé Jean Tristan, né à Damiette le 8 avril1250, mort à Tunis le 3 août 1270, comte consort de Nevers(1265-1270) et comte de Valois (1268-1270), quatrième fils de Saint Louis, roi de France, et de Marguerite de Provence.


Armoiries de Jean Tristan de France


[…]

Jean Tristan accompagna son père durant la huitième croisade, mais l'armée fut victime d'une épidémie de dysenterie. Jean Tristan compta parmi les victimes et mourut le 3 août 1270, et l'on dit que l'annonce de sa mort acheva Saint Louis, également malade. Tous deux étant morts loin de leur patrie, la technique funéraire du mos Teutonicus leur fut pratiquée.Il est inhumé comme son père dans l'église de l'abbaye royale de Saint-Denis.

Jean Tristan disparait sans descendance et sa veuve Yolande de Bourgogne se remarie dès 1272 avec Robert III de Dampierre, comte de Flandre, et lui apporte son comté de Nevers. En revanche, le comté de Valois, apanage du défunt, retourna à la Couronne.




(26) Philippe III, dit « Philippe le Hardi », né le 1er mai 1245 à Poissy, mort le 5 octobre 1285 à Perpignan, est roi de France de 1270 à 1285, le dixième de la dynastie dite des Capétiens directs.

Il était le fils de Louis IX (1214-1270), dit « Saint Louis », roi de France, et de Marguerite de Provence (1221-1295).

Cadet de famille, le prince Philippe n'était pas destiné à régner sur un royaume. C'est à la mort de son frère aîné Louis en 1260 qu'il devient le prince héritier. Il a alors quinze ans et présente beaucoup moins d'aptitudes que son frère, étant de caractère doux, soumis, timide et versatile, presque écrasé par les fortes personnalités de ses parents.

Sa mère Marguerite lui fait promettre de rester sous sa tutelle jusqu'à l'âge de trente ans, mais son père le roi Saint Louis fait casser le serment par le pape, préférant bonifier son fils par une éducation sans faille. C'est ainsi que le pape Urbain IV relève Philippe de son serment le 6 juin 1263. À cet effet, il lui adjoint à partir de 1268 pour mentor Pierre de La Brosse. Saint Louis se charge en outre de lui prodiguer ses propres conseils, rédigeant en particulier ses Enseignements, qui inculquent avant tout la notion de justice comme premier devoir de roi. Il reçut également une éducation très tournée vers la foi. Guillaume d'Ercuis était en outre son aumônier, avant d'être le précepteur de son fils, le futur roi Philippe IV.


Le 28 mai 1262 à Clermont-Ferrand, il épouse en premières noces Isabelle d'Aragon (1247-1271), fille du roi Jacques Ier d'Aragon. Ayant accompagné le roi à la Huitième croisade, elle meurt tragiquement d'une chute de cheval, en Calabre, sur le chemin du retour, alors enceinte de son 5e enfant.

De cette union sont issus :

• Louis (1264-1276), prince héritier du 25 août 1270 à sa mort ;
• Philippe IV (1268-1314), dit « Philippe le Bel », roi de France ;
• Robert (1269-av. 1276) ;
• Charles de France (1270-1325), comte de Valois . (De son mariage avec Marguerite d'Anjou est issu Philippe de Valois, (1293-1350) futur roi de France en 1328 sous le nom de Philippe VI de France. Il est à l'origine de la dynastie de Valois).

Le 21 août 1274 à Vincennes, Philippe III épouse en secondes noces Marie de Brabant (1254-1321), fille de Henri III, duc de Brabant, et d'Adélaïde de Bourgogne.

De cette union sont issus :
• Louis de France (1276-1319), comte d'Évreux ;
• Marguerite de France, épouse en 1299 Édouard Ier, roi d'Angleterre ;
• Blanche de France (1278-1306), épouse en 1300 Rodolphe III, duc d'Autriche - postérité éteinte.




(27) Alphonse de Brienne dit d'Acre (né v. 1227 - mort le 25 août 1270 à Tunis durant la huitième croisade). Grand chambrier de France, comte d'Eu et vicomte de Cyrel.

Né vers 1227 de Jean de Brienne, roi de Jérusalem, et deBérengère de León (en), il épousa vers 1250 Marie de Lusignan, fille de Raoul II de Lusignan (en), seigneur d'Issoudun, dont il aura 2 enfants :
• Jean II de Brienne (1250-1294), comte d'Eu
• Blanche de Brienne († 15 Juillet 1309), abbesse de Maubuisson


En 1265, il se porte au secours de son cousin Alphonse X Roi de Castille dans son combat contre les Maures d'Afrique. Il fait alors preuve de beaucoup de courage et défend avec une grande réussite la foi chrétienne, ce qui lui vaut un message de congratulations de la part du pape Clément IV.

Il accompagne ensuite Saint Louis lors de la huitième croisade. Ayant contracté, tout comme le roi, la peste (en fait la dysenterie), il meurt le même jour que lui, à savoir le 25 août1270.

Son corps, ramené en France, a été inhumé, aux côtés de Saint Louis, en l'abbaye de Saint Denis.




(28) Mathieu III de Montmorency (né en 1228 - mort à Tunis en 1270) Fils de Bouchard VI de Montmorency et de Isabeau de Laval

Vers 1250, Mathieu a épousé Jeanne de Brienne-Ramerupt, fille d'Érard de Brienne, sire de Ramerupt et de Vénizy, et de Philippe de Champagne-Jérusalem. De ce mariage sont nés :

• Mathieu IV de Montmorency (v. 1251 - 12 octobre 1305) ;
• Erard de Montmorency-Breteuil (1260 - 6 septembre 1334), Seigneur de Conflans, Grandéchanson, d'où postérité, dont Agnès de Montmorency qui épouse avec postérité Philippe d'Aunay, impliqué dans le scandale de la Tour de Nesle ;
• Bouchard de Montmorency-Saint-Leu ;
• Guillaume de Montmorency, chevalier de l'Ordre du temple ;
• Catherine de Montmorency, épouse de Baudouin de Guines, seigneur d'Ardres et chatelain de Bourbourg ;
• Marsille de Montmorency, épouse de Mathieu 1er de Trie-Dammartin




(29) Fils d'Abû Zakariyâ Yahyâ, qui établit en 1228 la capitale du royaume à Tunis puis l'étend sur le Maghreb, reconstituant ainsi l'ancien royaume des Zirides de la fin du Xe siècle, Abû `Abd Allah Muhammad al-Mustansir lui succède en 1249. Il prend le titre d'« émir des croyants » et fait de Tunis un port méditerranéen prospère et paré de nombreux monuments. Les royaumes de Tlemcen et de Fès reconnaissent alors sa suzeraineté.

En 1270, lors de la huitième croisade qui se dirige vers Tunis, al-Mustansir est prêt à recevoir le baptême si une force militaire chrétienne est présente pour lui éviter le courroux de son peuple. On sait qu’une ambassade tunisienne était venue à la cour de France à l’automne 1269, mais on ne connaît pas la teneur des tractations2. La flotte de navires génois de Louis IX débarque devant Tunis le 18 juillet mais, contrairement aux espérances, le sultan de Tunis ne fait pas mine de se convertir, se retranche dans la ville et appelle les mamelouks à son secours. Louis IX décède de maladie devant Tunis le 25 août, avant l'arrivée de son frère. Charles d'Anjou débarque avec de puissants renforts et prend le commandement de la croisade.

Effrayés par la perspective d’un débarquement en masse, les musulmans renoncent à leur tactique : ils se massent en groupe de combat, permettant aux croisés de livrer une véritable bataille au cours de laquelle le roi de Sicile et le comte Robert II d'Artois fondent sur eux et les mettent en pièces. Al-Mustansir souhaite négocier et un accord est conclu le 30 octobre. Le sultan de Tunis devient un vassal du royaume de Sicile4 et verse une indemnité de 210 000 onces d’or, reprenant le versement du tribut dû au roi de Sicile.

En septembre 1272, Charles d'Anjou forme une ambassade composé du juriste Robert l'Enfant, Matteo de Riso de Messine et Nicolò de Ebdemonia de Palerme afin de recueillir le tribut que le sultan al-Mustansir devait payer. Il adjoint à cette ambassade des hommes de confiance comme Giovanni da Lentini et Jacques de Taxi.




(30) Jacques de Taxi (Giacomo di Tassis en italien), né et décédé au XIIIe siècle, est un chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Prieur puis grand commandeur, il deviendra lieutenant ad interim des Hospitaliers, en 1286 dans l'attente de l'arrivée de Jean de Villiers en Terre sainte.

Jacques de Taxi est originaire de Cornello, dans la vallée de Bremba en Lombardie, il est de la famille qui donnera naissance plus tard à celle des Thurn und Taxis3. Le nom de Jacques de Taxi apparait pour la première fois comme chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem à Saint-Jean-d'Acre en 1266.
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HUITIEME CROISADE (1270)
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