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 CINQUIEME CROISADE (1217 - 1221)

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Lanaelle
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Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: CINQUIEME CROISADE (1217 - 1221)   Mer 6 Avr - 16:01





La cinquième croisade (1217-1221) est une campagne militaire dont le but était d’envahir et de conquérir une partie du sultanat ayyoubide (1) d’Egypte afin de pouvoir échanger les territoires conquis contre les anciens territoires du royaume de Jérusalem se trouvant sous contrôle ayyoubides. Malgré la prise de Damiette , cette croisade est un échec, à cause de l’intransigeance du légat Pélage (2) et de sa méconnaissance de la politique locale, ce qui le conduisit à refuser les négociations au bon moment.







Depuis la conquête de Jérusalem par Saladin (3), plusieurs expéditions chrétiennes avaient tenté de reprendre la ville Sainte. D’abord la troisième croisade (1189-1192) qui n’avait été qu’un succès partiel, ne permettant que la reconquête du littoral. En 1202, une quatrième croisade est lancée, mais les intrigues vénitiennes la détournent sur Constantinople, privant l’Orient d’un secours  précieux.


Au printemps 1213, le pape Innocent III (4) publia une bulle (5), quia maior, appelant toute la chrétienté à rejoindre une nouvelle croisade. Les rois et empereurs d’Europe, cependant, étaient préoccupés par des querelles internes. Assisté par Raoul de Mérencourt (6), patriarche de Jérusalem (7), Baudin, évêque de Tortose, ainsi que Jérémie, patriarche maronite, il réitère son appel à la croisade à la séance d’ouverture du concile de Latran (08), le 11 novembre 1215, mais meurt peu après, le 16 janvier 1216.

Le message de la croisade fut prêché en France par Robert de Courçon (9) ; néanmoins, contrairement aux autres croisades, peu de chevaliers français la rejoignirent. Nombre d’entre eux menaient déjà la croisade des Albigeois (10) contre les Cathares (11) (considérés comme hérétiques) dans le Sud de la France. d’autres prélats la prêchèrent en Angleterre, dans le Saint-Empire (Olivier de Cologne), en Hongrie,… Le nouveau pape Honorius III (12) envoie Jacques de Vitry en Orient, afin d’y raffermir l’esprit de la croisade qui s’y était quelque peu effacé devant l’économie marchande des ports de Terre Sainte.










Les premières armées croisées à arriver sont celles du roi André II de Hongrie (13) et du duc Léopold VI  (14) d’Autriche. Le roi Hugues Ier de Chypre (15) les rejoint, et Jean de Brienne (16), roi de Jérusalem fait réunir son ost. Le conseil de guerre, réuni à Saint-Jean-d’Acre à la fin d’octobre 12147, décide d’attaqer la forteresse du Mont-Thabor que le sultan Al-Adil (17) vient de faire édifier. Forte de deux mille chevaliers, mille sergents à cheval et vingt mille fantassins, l’armée hongroise quitte Acre en direction du Jolan le 3 novembre 1217. Al-Adil, en infériorité numérique et espérant que l’enthousiasme des croisés s’émousse au fur et à mesure que la campagne progresse, se dérobe et laisse les croisés piller Beisan. Les Hongrois continuent de piller la région, atteignent le Jourdain, puis retournent à Acre.


Après y s’être reposé, un certain nombre de Hongrois repartent en campagne, sans l’assentiment de leur roi et assiègent le Mont-Thabor le 29 novembre. La situation de la forteresse empêche l’usage de machines de guerre et, découragés par le manque de résultat après plusieurs assauts, les croisés lèvent le siège le 7 décembre. Quelques Hongrois font une dernière incursion dans le Marj Ayun et tentent de prendre Beaufort mais sont écrasés : sur cinq cents croisés, seuls trois parviennent à rejoindre Sidon. Lassé par les échecs, le roi de Hongrie décide de rentrer dans son royaume, malgré les abjurations des Francs de Syrie et la perspective d’arrivée de nouveaux croisés.


Jean de Brienne tire le bilan de ces tentatives en Palestine et comprend que Jérusalem est trop loin des côtes pour qu’une armée qui cherche à s’en emparer soit ravitaillée.  De plus, les fortifications de la ville Sainte sont dans un trop mauvais état, de sorte que si une armée chrétienne s’en empare, elle ne pourra résister à une armée musulmane de secours que très difficilement. Aussi le roi de Jérusalem propose-t-il une autre stratégie, qui consiste à s’emparer d’un port important de l’Egypte, Alexandrie ou Damiette, et d’en négocier l’échange contre Jérusalem.







Les barons syriens et chypriote, les Templiers, les Hospitaliers et les croisés approuvent l’analyse de Jean de Brienne et s’embarquent le 27 mai 1218 en direction de Damiette qu’elle atteint le 29. Al-Adel (18), sultan d’Egypte, qui pensait que les Croisés attaqueraient de nouveau la Syrie est totalement pris au dépourvu et n’a pas préparé la défense de la ville, qui parvient à résister pendant trois mois, ravitaillés par l’arrière pays. Le 24 août, des croisés frisons s’emparent des tours extérieures de la ville et brisent les chaines qui bloquent la navigation. Les navires croisés peuvent alors s’engager sur le Nil et contrôler l’arrière pays, mettant ainsi fin au ravitaillement de la ville. Le sultan Al-Adil meurt peu après, le 31 août. Malgré les efforts de son successeur Al-Kamil (19), les Croisés maintiennent leur maitrise navale sur le bras du Nil, mais le nouvel émir de Damas, Malik al-Mu’azzam (20), attaque en diversion Césarée et fait complètement raser la ville. Il démantèle préventivement les fortifications de Jérusalem.


En septembre 1218, le légat pontifical Pélage arrive à Damiette et déclare prendre le commandement de la croisade. Le 9 octobre, Al-Kamil tente une importante attaque contre le camp croisé, mais la vaillance de Jean de Brienne permet aux croisés de la repousser. Une seconde attaque est repoussée le 26 octobre. Mais le temps joue contre les Ayyoubides : la destruction des murailles de Jérusalem a déconsidéré Malik al-Mu’azzam, les défaites contre  les Francs atteignent le prestige d’Al-Kamil. D’autres princes ayyoubides, voulant leur part du royaume d’Al-Adil, complotent et Al-Kamil doit quitter précipitamment son camp le 5 février 1219, ne s’y sentant plus en sécurité et pour contrer une tentative de coup d’Etat d’Al-Fa’IZ, un de ses frères, au Caire. Ses émirs se dispersent alors, constatant son absence. Soutenu par son autre frère, Malik al-Mu’azzam, émir de Damas, Al-Kamil redresse la situation et élimine Al-Fa’iz, puis les musulmans reviennent à Fariksur où ils établissent leur camp face aux croisés.


En février 1219, un détachement de chevaliers chypriotes vient compléter les forces croisées, suivi d’un contingent français mené par Hugues X de Lusignon (21), comte de la Marche et par Simon (22), Sire de Joinville qui débarque à Pâques. Al-Kamil, malgré l’aide de son frère, cherche à obtenir le départ des Francs, et propose à des négociateurs un échange, celui de la ville de Jérusalem contre le départ des Francs d’Egypte. Jean de Brienne, les barons syriens et les croisés français sont unanimement favorables à cette proposition, mais le légat Pélage, soutenu par les Templiers et les croisés italiens repousse cette offre. Le 8 juillet une nouvelle attaque contre Damiette échoue. Le 29 août, c’est le camp musulman de Fariksur qui est attaqué contre l’avis de Jean de Brienne, et occupé car les Musulmans avaient éventé l’attaque et évacuée le camp. Peu après, les sergents se rendent compte que le camp n’est pas ravitaillés ni en eaux, ni en vivres et battent retraite vers Damiette, harcelés par les troupes islamiques. Al-Kamil fait une nouvelle offre d’échange, qui est également repoussée à cause du fanatisme de Pélage.


Le 5 novembre 1219, les machines de guerre des Hospitaliers font une brèche dans les remparts de Damiette et l’assaut lancé aussitôt permet la prise de la ville. Par précaution, Al-Kamil déplace son armée et la post à Mansourah, où il fait construire une forteresse.










Les croisés commencent à transformer Damiette en cité chrétienne, faisant fermer les mosquées et ouvrir les églises, mais non sans querelles en raison de la rivalité et de l’hostilité existant entre les croisés français et italiens. En effet, les Italiens souhaitent occuper l’Egypte pour y installer des comptoirs commerciaux et contrôler le delta, tandis que la ville représente pour Jean de Brienne et les croisés français et syriens une monnaie d’échange pour obtenir Jérusalem. En face de ces autorités civiles se dresse l’autorité religieuse du légat qui veut placer la ville sous sa propre autorité. Les querelles ne s’apaisent qu’au mois de février 1220.

La période et favorable pour attaquer l’Islam, car à ce moment, Gengis Khan (23) attaque la Perse et menace le califat abbasside. Les princes musulmans de Syrie sont partagés entre le désir de prêter main forte au sultan d’Egypte contre les Francs ou de secourir le calife. Les Francs, paralysés par leurs querelles, ne profitent pas de cette opportunité. Le 29 mars, Jean de Brienne et les barons syriens quittent Damiette et la croisade, voyant que l’expédition ne mène à rien, que le Pélage et les Italiens cherchent à fonder une colonie en Egypte et ne songent plus à échanger les conquêtes contre Jérusalem. Pélage fait alors subir sa tyrannie sur Damiette, met l’embargo sur les navires, interdisant aux pèlerins et aux croisés de partir sans son autorisation. Il néglige d’entretenir les navires, alros que les Ayyoubides font construire dix galères qui ne tardent pas à attaquer les navires chrétiens.

C’est à cette époque que François d’Assise (24), connaissant l’esprit de tolérance et de compréhension qui anime les deux sultans ayyoubides, entreprend avec un autre frère franciscain une démarche auprès d’Al-Kamil. Pélage  ne les laisse partir que de mauvaise grâce et les deux religieux arrivent auprès du sultan et tentent de l’inciter à se convertir au christianisme. Le sultan leur accorde une entrevue, mais refuse le baptême et les laisse revenir à Damiette sains et saufs. Encouragé par cette entrevue, Al-Kamil propose encore l’échange de Damiette contre Jérusalem, mais Pélage repousse l’offre, espérant la venue de l’empereur Frédéric Ii et de son armée, pour reprendre l’offensive et conquérir l’Egypte.







En fait, Frédéric II n’a pas la moindre intention de se croiser et ne fait des promesses que pour gagner du temps. En mai 1221 n’arrivent que de maigres renforts, cinq cents hommes conduits par le duc Louis Ier de Bavière (25) et le grand-maitre teutonique Hermann von Salza. Pélage se décide alors à reprendre l’offensive et à marcher sur le Caire, jetant l’anathème (26) sur les opposants à ce projet. Jean de Brienne refuse de participer à cette opération qu’il juge insensée. Pélage passe outre et Jean de Brienne, pour éviter le blâme qu’on ne manquerait pas de lui appliquer après l’échec, est contraint de rejoindre Damiette qu’il atteint le 7 juillet 1221.


Al-Kamil renouvelle encore ses offres de paix que Pélage, se sentant en position de force, repousse. Le premier contact entre les deux armées se produite le 19 juillet, mais il ne s’agit que d’avant-gardes musulmanes qui se replient sans se lancer dans un affrontement. En effet, les sultans Al-Kamil et Malik al-Mu’azzam pratiquent la tactique de la terre déserte, car ils attendent l’arrivée de renforts de leur frère Al-Ashraf et le début de la crue du Nil. Quand les croisés arrivent devant Mansourah, les Musulmans détruisent les digues, inondant la plaine et isolant les Francs sur une étroite bande de terre. La flotte ayyoubide bloque leur retraite et Pélage, escomptant une prise rapide de Mansourah avait négligé d’emporter des vivres en suffisance.


Pélage, qui a perdu de sa superbe, abandonne la direction de la croisade à Jean de Brienne qui n’a d’autre choix de capituler. Dans le camp musulman, les avis sont partagés : Al-Kamil est d’avis de négocier la libération de l’armée croisée contre Damiette, tandis que Malik al-Mu’azzam et Al-Ashraf sont d’avis d’en finir définitivement avec les Francs. La crainte de devoir soutenir un long siège de Damiette, dont les fortifications ont été renforcées par les Croisés et qui dispose encore d’une forte garnison, plus celle de risquer l’arrivée d’une autre armée, celle de l’empereur Frédéric II font que les chefs musulmans finissent par accéder aux vues d’Al-Kamil. Les croisés évacuent Damiette le 7 septembre 1221, tandis que les derniers prisonniers sont libérés.







Cette croisade est un échec et n’a permis aucune progression et a même failli tourner à la catastrophe. Elle a mis en évidence le décalage important entre l’esprit de la croisade, qui anime de nombreux européens pour qui il faut tuer du Sarrazin et conquérir de nouveaux territoires, et l’esprit colonial animant les Francs d’Orient, qui sont conscient de leur infériorité numérique et qui doivent prendre en compte les réalités politiques du Proche Orient. La cinquième croisade met également en évidence la volonté de l’Occident (papauté en 1220, puis l’empire germanique une décennie plus tard) de gouverner et prendre en mains les destinées de l’Orient latin sans tenir compte ni des institutions de la Syrie latine ni des réalités politiques.



(1) La dynastie musulmane des Ayyoubides ou Ayyubides est une famille arabe d’origine kurde et descendante d’Ayyoub. À l’origine ce sont des officiers des émirs Zengi puis Nur ad-Din. Ensuite, Saladin prend le pouvoir en Égypte en 1170, puis unifie la Syrie contre les Francs, avant de conquérir la plus grande partie des états latins d’Orient. Après lui, les sultans Al-Adel et Al-Kamil règnent en Egypte jusqu’en 1250, tandis que d’autres princes ayyoubides se succèdent en Syrie jusqu’en 1260 et au Yémen jusqu’en 1229.




(2) Pélage Galvani ou Pélage d'Albano (ca. 1165, Guimarães, Portugal ou Gusindos, León † 1230, Mont Cassin) est un bénédictin du Portugal ou de León, cardinal et docteur en droit canon. Il devient en 1219 légat pontifical et chef religieux de la cinquième croisade mais son intransigeance et son fanatisme ont été la cause de l'échec de cette croisade.




(3)  Saladin ou Ṣalāḥ ad-Dīn Yūsuf et Selahedînê Eyûbîné à Tikrit en 1138 et mort à Damas le 4 mars 1193 est le premier dirigeant de la dynastie ayyoubide, qui a régné en Égypte de 1169à 1250 et en Syrie de 1174 à 1260.

Lui-même dirige l’Égypte de 1169 à 1193, Damas de 1174 à 1193 et Alep de 1183à 1193. Son nom, an-Nāsir, signifie « celui qui reçoit la victoire de Dieu » et Saladin signifie la « rectitude de la Foi ». Il est connu pour avoir été le principal adversaire des Francs installés durant le dernier tiers du XIIe siècle et l’artisan de la reconquête de Jérusalem par les musulmans en 1187.




(4) Lotario, de la famille des comtes de Segni, (Gavignano, 1160 – Pérouse, 1216), élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom d'Innocent III, est considéré comme l'un des plus grands papes du Moyen Âge.

Théologien et homme d'action, préoccupé de remplir au mieux sa fonction de pape, il fut un chef à la décision rapide et autoritaire. Il chercha à exalter au mieux la justice et la puissance du Saint-Siège de façon à renforcer son autorité suprême, gage selon lui de la cohésion de la Chrétienté ; à cette fin, à partir de 1199, il développa la lutte contre les hérésies, qu'il confia en 1213 à l’Inquisition, tribunal ecclésiastique d'exception. Une de ses œuvres majeures fut de soutenir Dominique de Guzmán ainsi que saint François d'Assise et ses frères mendiants et de valider leur première règle. Ce pape fut également celui du plus important concile du Moyen Âge, le IVe concile du Latran, qui statua entre autres sur les dogmes, les sacrements (dont le mariage), la réforme de l'Église, la conduite des prêtres et des fidèles, la croisade, le statut des Juifs et des homosexuels.

C'est sous son pontificat qu'eut lieu la quatrième croisade, qui échappa à son contrôle en s'achevant par le sac de Constantinople par les Croisés, événement qui creusa le fossé entre orthodoxes et catholiques.




(5) Une bulle (que l’on appelle pontificale, papale ou apostolique) est un document, originellement scellé (du latin bulla, le sceau), par lequel le pape pose un acte juridique important tel que l’indiction d’une année sainte, une nomination épiscopale ou une définition dogmatique, la convocation d’un concile, une canonisation, etc. Le document relève habituellement du gouvernement pastoral de l'Église, et présente un intérêt pour l’ensemble des fidèles ou peut s'adresser aux païens. Elle est ordinairement désignée par son incipit.

Par son universalité, elle se distingue de la décrétale qui concerne généralement l'administration ecclésiale et s'adresse principalement au clergé, une décrétale pouvant devenir une bulle lorsque son sujet prend de l'importance.




(6) Raoul de Mérencourt (Radulphus en latin) exerça la charge de Patriarche Latin de Jérusalem de 1214 à 1225. Il succéda à Albert Avogadro après son assassinat lors de la procession de la Sainte-Croix d'Acre de 1214.

En 1216, il assista au quatrième concile du Latran avec plusieurs de ses évêques et, avec le pape Innocent III, donna un sermon le premier jour des démarches (le 11 novembre) réclamant une nouvelle croisade afin de récupérer la Terre Sainte. D'autres recommandations pour la cinquième croisade ont été faites le dernier jour du conseil, le 30 novembre. Cependant, et pour diverses raisons, la croisade n'eut lieu qu'en 1217 après la mort d'Innocent III. Raoul fut nommé légat du pape Honorius III et escorté à Saint-Jean-d'Acre par Jean de Brienne, roi de Jérusalem. Il participa personnellement à la croisade contre l'Égypte, pendant laquelle il porta une relique de la Vraie Croix, et se prosterna, la tête enterrée sous le sable, afin d'assurer le succès du siège à Damiette.

Il est vraisemblablement mort en 1225 et Gerald de Lausanne lui succéda.




(7) Le Patriarche latin de Jérusalem est l'un des patriarches catholiques orientaux. C'est le titre le plus ancien parmi tous les patriarches catholiques orientaux puisqu'il date de 1099et le seul de rite latin.

En effet, après la prise de Jérusalem par les croisés en 1099, une structure religieuse, le patriarcat latin, est créée à Jérusalem en complément d’une structure temporelle, qui sera le royaume de Jérusalem.




(Cool Le quatrième concile œcuménique du Latran (souvent nommé Latran IV) est le douzième concile œcuménique de l'Église catholique. Il s'est tenu au Latran en1215 sur l'initiative du pape Innocent III. Le concile Latran IV marque l'apogée de la chrétienté médiévale et de la papauté après l'effort de renouveau inauguré, 150 ans plus tôt, par les réformateurs du XIe siècle (en particulier par Grégoire VII). Pendant les trois semaines que dure le concile, du 11 au 30 novembre 1215, de nombreuses décisions sont prises qui renforcent l'emprise du Saint-Siège sur la chrétienté occidentale.




(9) Robert de Courçon (parfois orthographié Courson) est un cardinal anglais, né à Kedleston, mort à Damiette en 1218.

Il étudie à Oxford, Paris, et Rome, avant de devenir en 1211 chancelier de l'Université de Paris. Le pape Innocent III le fait cardinal en 1212. En 1213, il prêche la cinquième croisade en France comme légat du pape. En 1215, il donne ses statuts à l'Université de Paris. Il meurt pendant le siège de Damiette.



(10) La croisade des Albigeois (1208-1229) (ou croisade contre les Albigeois) est une croisade proclamée par l'Église catholique contre l'hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéisme. Dès le XIIe siècle, les textes de l'époque parlent d'hérésie albigeoise sans que cette région soit plus cathare que ses voisines.




(11) Le catharisme (du grec καθαρός / katharós, « pur ») est une religion médiévale qui s'inscrit dans le christianisme. Il s'agit d'un monothéismedualiste qui se développe entre les Xe et XIVe siècles dans plusieurs régions d'Europe.

Le mouvement ne s'est jamais autodésigné ainsi, car ce terme, inventé par l'abbé Eckbert von Schönau  († 1184) pour désigner les « hérétiques », fut popularisé en français par l'occitanisme des années 1960 dressé contre le centralisme jacobin. Les guides religieux « cathares », en effet, se désignaient eux-mêmes comme « Bons Hommes », « Bonnes Dames » ou « Bons Chrétiens » et leurs ennemis contemporains les appelaient les « hérétiques albigeois ».




(12) Honorius III (Rome, date inconnue - Rome 18 mars 1227), né Cencio Savelli futpape de 1216 à 1227. Il lança la cinquième croisade qui avait été décidée par son prédécesseur lors du concile de Latran. Il soutint également la croisade des albigeois.




(13)  André II Árpád, (né en 1176– mort le 21 septembre 1235), fils de Béla III de Hongrie et d'Agnès d'Antioche. roi de Hongrie de 1205 1235, il anima la Vecroisade en 1217. Il s'est proclamé roi de Galicie-Volhynie (en latin rex Galiciae et Lodomeriae).

Avec son épouse, Gertrude de Méran, assassinée en 1213, fille de Berthold II ou IV de Babenbourg, duc de Méranie, il a pour enfants :

1. Anne-Marie (1203-1237), épouse du tsar Ivan Assen II de Bulgarie (Dynastie des Asénides)
2. Béla IV de Hongrie (1206-1270) qui lui succède en 1235
3. Élisabeth de Hongrie (1207-1231) épouse du landgrave Louis IV de Thuringe,Tertiaire franciscaine (canonisée en 1235)
4. Coloman (1208-1241), roi de Galicie-Volhynie puis duc de Slavonie et de Bosnie
5. André (1210-1234), roi de Galicie-Volhynie


Avec sa 2e épouse en 1215, Yolande de Courtenay (morte en 1233) ; fille de Pierre II de Courtenay, il a une fille :
1. Yolande (1215 - 1251), épouse du roi Jacques Ier d'Aragon.

Avec sa 3e épouse en 1234 Béatrice d'Este (en) (morte en 1245) et fille d'Aldobrandino marquis d'Este; il a un fils posthume:
1. Étienne (1236-1272) duc de Slavonie et père du roi André III de Hongrie.




(14)  Léopold VI d'Autriche, dit le Glorieux (1176 – 26 juillet 1230 à San Germano), est duc de Styrie en 1194 et duc d’Autriche de 1198 à 1230. Sous son règne, l’Autriche des Babenberg atteint son apogée. Il est le protecteur des ordres mendiants et de l’ordre des chevaliers Teutoniques. Pris dans les querelles entre le pape et les Hohenstaufen, il prend parti pour les empereurs et échoue dans sa tentative de faire de Vienne un évêché contre la domination dePassau.

Dernier fils de Léopold V d'Autriche, il joint le duché d'Autriche à celui de Styrie après la mort de son frère Frédéric en 1198. L'année suivante, il est attaqué parEméric, roi de Hongrie. La paix est conclue l'année suivante par un traité signé le jour de la Pentecôte.

Il se croise et se rend en Palestine en 1209-1210, puis participe en 1211 avec le comte de Juliers et d'autres seigneurs allemands à la croisade contre les Albigeois. En 1213, il conduit des troupes en Espagne contre les Almohades. En 1217, il retourne en Palestine avec André II de Hongrie pour la cinquième croisade. En décembre, ils échouent à prendre la forteresse du Mont-Thabor, qui domine la plaine d’Acre. L'année suivante, ils participent à la campagne contre l'Égypte. Au mois d'août 1218, ils attaquent la citadelle de Damiette. Léopold prend le commandement de l'armée à la mort du comte de Berg et réussit le 26 août à se rendre maître de la tour. Il entreprend, au mois d'octobre suivant, le siège de la ville de Damiette, mais rembarque pour l'Autriche avant la prise de la ville par Jean de Brienne en décembre 1219. Avant de partir, il fait don cinq mille marcs d'argent aux chevaliers Teutoniques, pour l'acquisition d'une terre, et de cinquante marcs d'or aux Templiers, gratifiés également de cinq cents marcs d'argent par le comte de Chester.

En 1226, son fils Henri dit l'Impie, qu'il avait fait duc de Mödling, se révolte contre lui et chasse sa mère du château de Haimbourg. Henri meurt l'année suivante en laissant une fille, Gertrude. En 1230, Henri, roi des Romains, fils aîné de l'empereur Frédéric II et gendre de Léopold, confirme les privilèges du duché d'Autriche avec le consentement des princes-électeurs. Léopold, parti pour l'Italie pour participer à l'accord de paix entre l'empereur et le pape, meurt à San Germano le 28 juillet 1230. Ses entrailles sont inhumées au Mont-Cassinet son corps rapporté à l'abbaye cistercienne de Lilienfeld, qu'il avait fondée.

Léopold épouse en 1203 une princesse byzantine, Théodora Ange, morte en 1246, qui lui donne :

• Marguerite (1204-1266), femme de Henri II de Souabe, puis d'Ottokar II de Bohême
• Agnès (1205-1226), mariée à Albert Ier de Saxe
• Léopold (1207-1216)
• Henri, duc de Mödling (1208-1228)
• Gertrude (1210-1241), épouse d'Henri le Raspon
• Frédéric (1211-1246)
• Constance (1212-1243), épouse d'Henri l'Illustre, margrave de Misnie




(15) Hugues Ier de Lusignan (1193 † 1218), est un roi de Chypre de 1205 à 1218, fils d'Amaury II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, et d'Echive d'Ibelin.

Dès sa naissance, il est fiancé à Alix de Champagne , fille d’Henri II de Champagne, roi de Jérusalem, et d’Isabelle de Jérusalem, tandis que ses deux frères sont fiancés aux deux sœurs d'Alix. Le but de ces fiançailles est de rapprocher les deux royaumes, quelque peu brouillés depuis l’éviction de Guy de Lusignan du royaume de Jérusalem. Mais Henri de Champagne meurt peu après, en 1197, Amaury II de Lusignan est choisi par les barons pour devenir roi de Jérusalem et les fiançailles sont oubliées.

Amaury II meurt à son tour le 1er avril 1205, et les deux royaumes sont de nouveau séparés. Marie de Montferrat, fille de Conrad de Montferrat et d’Isabelle de Jérusalem, monte sur le trône de Jérusalem sous la régence de Jean d’Ibelin, tandis qu’Hugues Ier montre sur le trône de Chypre, sous la régence de Gautier de Montbéliard.

Gautier de Montbéliard se montre un régent fidèle, mais dur et cupide et qui profite de la régence pour s’enrichir ; il semble qu’il réduisit le train de vie du jeune roi. Vers 1206/1207, il conduit une expédition à Satalie pour secourir son seigneur, Aldobrandini, menacé par les Turcs. Afin de resserrer les alliances entre les deux royaumes, les deux régents de Jérusalem et de Chypre organisent le mariage d’Henri Ier, qui est célébré en septembre 1210, non pas avec son ancienne fiancée, mais avec la sœur de cette dernière, Alix de Champagne-Jérusalem. Philippe, qui n’est pas encore mariée et dont on ne sait pas pourquoi elle est évincée, épousera en 1213 un seigneur champenois, Érard de Brienne, seigneur de Ramerupt.

Malgré sa cupidité, Gautier de Montbéliard hâte l’émancipation du roi, qui se fait en 1210, mais ce dernier le disgrâce, lui confisque ses biens et l’exile. Gautier se rend à Saint-Jean-d’Acre où il reçoit le meilleur accueil, ce qui cause une tension entre les deux royaumes.

Hugues est un roi dur et tyrannique, souvent emporté et violent, mais dont les colères ne durent pas, nous dit le continuateur de la chronique de Guillaume de Tyr. Un conflit l’oppose au pape Innocent III à propos de la nomination des évêques, Hugues Ier doit consentir à laisser le libre choix aux chapitres, mais les successeurs d’Hugues interviendront de nouveau dans les élections. Afin d’assurer la défense militaire de son île, Hugues favorise l’implantation des ordres du Temple et de Saint-Jean de l’Hôpital.

En 1213, un litige l’oppose au patriarche latin de Constantinople, ce dernier voulant placer l’Église de Chypre sous son autorité. Après discussion lors du IVe concile de Latran, l’église de Chypre garde son indépendance.

Au début de l’année 1218, sa demi-sœur Mélisende de Lusignan épouse le prince Bohémond IV d'Antioche. Peu après les festivités, Hugues tombe malade et meurt à Tripoli le 10 janvier 1218.
Il avait épousé en 1210 Alix de Champagne (1195 † 1246), fille d’Henri II de Champagne, roi de Jérusalem, et d’Isabelle de Jérusalem, qui donne naissance à :

• Marie de Lusignan († 1251), mariée en 1233 à Gautier IV (1200 † 1244), comte de Brienne et de Jaffa et d'Ascalon
• Isabelle de Lusignan († 1264), mariée en 1233 avec Henri de Poitiers-Antioche († 1276) ; de ce mariage est issuHugues III de Poitiers, fondateur de la seconde maison de Lusignan.
• Henri Ier de Lusignan (1217 † 1253), roi de Chypre




(16)  Jean Ier de Brienne, (né vers 1170/1175 - mort le 27 mars 1237 à Constantinople), est un roi de Jérusalem de 1210 à 1225, puis un empereur latin de Constantinople de 1229 à 1237. Il était fils cadet d'Érard II, comte de Brienne et d'Agnès de Montfaucon ou de Montbéliard (v. 1150 - + après 1199).

Il épousa en 1210 (à quarante ans) Marie de Montferrat (1191 - † 1212), reine de Jérusalem, fille de Conrad de Montferrat et d'Isabelle de Jérusalem, roi et reine de Jérusalem, qui donna naissance à :

• Isabelle II (1211 - † 1228), reine de Jérusalem, mariée à Frédéric II, empereur germanique.

Veuf, il se remaria en 1214 avec Rita d'Arménie (ap. 1195 - † 1220), fille du Léon II, roi d'Arménie et d'Isabelle, qui donna naissance à :
• Jean (1216 - † 1220).

De nouveau veuf, il se remaria en 1224 avec Bérengère de Léon, fille du roi Alphonse IX de León et de Bérengère de Castille. De ce troisième mariage, il eut :
• Alphonse d'Acre (ca. 1225 - † 1270), comte d'Eu
• Louis d'Acre (ca. 1225 - ca. 1297-1301), marié à Agnès de Beaumont, vicomte de Beaumont-au-Maine, Fresnay etSainte-Suzanne
• Jean d'Acre († 1296), bouteiller de France, épouse en 1251/1252 Marie de Coucy, veuve du roi Alexandre II d'Écossedit Le Pacifique.
• Marie de Brienne (1225 - † 1275), mariée en 1234 à Baudouin II de Courtenay (1218 - † 1273), empereur latin de Constantinople et margrave de Namur.




(17) Al-Malik al-`Âdil Sayf ad-Dîn Safadin (dit « le Juste »), (né en 1143 - mort en 1218), est un sultan ayyoubide de 1200 à 1218. Après avoir vécu dans l'ombre de son frère Saladin, il profite des luttes de pouvoir entre les fils de ce dernier pour se poser en arbitre des querelles de ses neveux, puis finit par les éliminer pour devenir le sultan suprême de l'empire ayyoubide.




(18)  Al-Malik al-`Âdil Sayf ad-Dîn Safadin (dit « le Juste »), (né en 1143 - mort en 1218), est un sultan ayyoubide de 1200 à 1218. Après avoir vécu dans l'ombre de son frère Saladin, il profite des luttes de pouvoir entre les fils de ce dernier pour se poser en arbitre des querelles de ses neveux, puis finit par les éliminer pour devenir le sultan suprême de l'empire ayyoubide.




(19) Al-Malik al-Kâmil Nâsîr ad-Dîn « le Parfait » (v.1177 † 8 mars 1238) est un vice-roi d'Égypte sous le règne de son père al-Adel puis un sultan ayyoubide d'Égypte de 1218 à 1238 et de Syrie de 1237 à 1238. Il est fils du sultan ayyoubide Al-Adel et le neveu de Saladin.




(20) Malik al-Mu'azzam Musa (v. 1176 † 1227) est un ayyoubide, émir de Damas de 1218 à 1227, fils d’Al-Adel, sultan d’Égypte et de Damas.

D’une épouse dont l’histoire n’a pas conservé le nom, il avait eu :

• An-Nasir Dâ'ûd (1204 † 1258), sultan de Damas de 1227 à 1229, puis émir de Transjordanie de 1229 à 1258.




(21) Hugues X de Lusignan dit le Brun (vers 1185 - † 5 juin 1249 devant Damiette), sire de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, fils d'Hugues IX de Lusignan. Il était un grand seigneur, comptant parmi les plus puissants barons du royaume de France.

Il est l’époux d’Isabelle d’Angoulême. Ils eurent :

1. Hugues XI de Lusignan, († 6 avril 1250), sire de Lusignan, comte d’Angoulême, comte de la Marche. Il épousa en janvier 1236 Yolande de Dreux (fille de Pierre Ier Mauclerc, duc de Bretagne), comtesse de Pemthièvre, de Porhoët.
2. Agathe alias Agnès de Lusignan, († ap. le 7 avril 1269), épouse de Guillaume II de Chauvigny, baron de Châteauroux.
3. Alice de Lusignan, († ap. le 9 février 1256), épouse en 1247 Jean Ier de Warenne († 1304), comte de Surrey, de Warenne, de Sussex, vice-roi d'Écosse.
4. Guy de Lusignan, († ap. le 18 octobre 1288), seigneur de Cognac, d'Archiac, de Merpins.
5. Geoffroy de Lusignan († av. 4 mars 1274), seigneur de Jarnac de Château-Larcher et de Châteauneuf, épousa avant 1246 Aumode de Sainte-Hermine et avant 1259 Jeanne, vicomtesse de Châtellerault.
6. Guillaume de Valence, († en mai 1296), seigneur de Valence, de Montignac, de Bellac, de Rancon, de Champagnac, de Westford & comte de Pembroke, épousa avant le 13 août 1247 Jeanne de Montchensy ou de Munchensy († ap. 20 sept.1307). Jeanne, petite fille de Guillaume le Maréchal, lui apporte le comté de Pembroke et fait de Guillaume l'un des barons le plus puissant d'Angleterre, grâce à la volonté politique de son frère utérin, Henri III Plantagenêt.
7. Aymar de Lusignan, dit de Valence, († 4 déc. 1260 à Paris), seigneur de Couhé ; Clerc en 1248, évêque de Winchester (1250-1260), successeur de Guillaume de Raley. Aymar a été élu le 4 novembre 1250, et son élection a été confirmée à Lyon par Innocent IV le 14 janvier de l'année suivante.
8. Isabelle de Lusignan, († 14 janvier 1300), épouse (~1243/44) Maurice de Craon († av. 27 mai 1250) seigneur de Craon, sénéchal d’Anjou, de Touraine, du Maine (1249-1272).
9. Marguerite de Lusignan, († 1288), épouse Raymond VII de Toulouse, comte de Toulouse, puis Aimery IX de Thouars, vicomte de Thouars, et en 3è noces, après 1257, Geoffroy V de Châteaubriant, baron de Châteaubriant.




(22) Simon de Joinville, mort en 1233, était un seigneur de Joinville, un croisé et un sénéchal de Champagne

Quatrième fils de Geoffroy IV, Simon, seigneur de Sailly, devient seigneur de Joinville à la mort de son frère Geoffroy V en Terre sainte. Ceci est attesté dès juin 1204 par des actes et aumônes qu’il fonde pour l’anniversaire de celui-ci.

Il épousa en premières noces  Ermengarde de Montclair.

Devenu veuf, il se remaria avec Béatrice d'Auxonne, fille d'Étienne II d'Auxonne. Leur fils Jean sera le chroniqueur deSaint Louis. Les chroniqueurs signalent qu’enfants du premier et second lit s’accordèrent fort bien, et qu’ils durent beaucoup de leur fortune aux relations que le mariage d’une de leur sœur utérine avait contracté avec la Maison de Savoie.




(23) Gengis Khan, né vers 1155/1162 pendant leKhamag Mongol, dans ce qui correspond à l'actuelle province de Khentii en Mongolie, mort en août 1227 dans l'actuel Xian de Qingshui (Chine), est le fondateur de l'Empire mongol, le plus vaste empire continu de tous les temps.

Issu d'un chef de clan de la tribu Bordjigin, il utilise son génie politique et militaire pour rassembler plusieurs tribus nomades de l'Asie de l'Est et de l'Asie centralesous l'identité commune de « mongoles » ; il en devient le khan (dirigeant), puis leTchingis Khagan (empereur ou chef suprême), avant même de se lancer à la conquête de la Chine. À la fin de son règne, il contrôle une grande partie de l'Asie, avec, outre la Mongolie, la Chine du nord et la Sogdiane.

Après sa mort, l'empire est considérablement agrandi par ses successeurs qui le dirigent encore pendant plus de 150 ans. Son petit-fils, Kubilaï Khan, est le premier empereur de la dynastie Yuan en Chine.

Pour les Mongols, qui le considèrent comme le père de leur nation, Gengis Khan est une figure légendaire entourée d'un grand respect. Mais, dans nombre de régions d'Asie ravagées par ses guerres ou celles de ses successeurs, il est considéré comme un conquérant impitoyable et sanguinaire.

Il a établi des lois en faveur des femmes, pour éviter les conflits entre tribus. Ainsi, l'interdiction d'enlever des femmes, de les vendre à des époux et l'interdiction de l'adultère sont les principes de son empire.




(24)  François d'Assise (en italien Francesco d'Assisi), né Giovanni di Pietro Bernardone à Assise (Italie) en 1181 ou 1182 et mort le 3 octobre 1226, est un religieux catholique italien, diacre et fondateur de l'ordre des frères mineurs(OFM, communément appelé Ordre franciscain) caractérisé par une sequela Christi dans la prière, la joie, la pauvreté, l'évangélisation et l'amour de la Création divine. Il est canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX et commémoré le 4 octobre dans le calendrier liturgique catholique.


Saint François d'Assise est considéré comme le précurseur du dialogue interreligieux. C'est la raison pour laquelle sa ville natale a été choisie par Jean-Paul II comme siège de la journée mondiale de prière en 1986. Cette journée a été suivie d'autres journées de prière connues sous le nom de rencontres d'Assise. Le pape actuel de l'Église de Rome a pris le prénom de François en signe de pauvreté, d'espérance et soumission à Dieu.




(25) Louis Ier de Bavière, dit « Louis de Kelheim » en allemand der Kelheimer , né à Kelheim en 1173 de la dynastie des Wittelsbach, mourut assassiné dans sa ville natale en 1231. Véritable fondateur du duché de Bavière, qu'il gouverna de1183 à 1231, et dont il établit la première capitale à Landshut, il fut en outre comte palatin du Rhin de 1214 à 1227.

Fils de Othon Ier de Bavière et d'Agnès de Looz, Louis Ier de Bavière épousa en 1204 Ludmilla de Bohême, laquelle fonda une abbaye cistercienne, l'abbaye de Seligenthal à la mort de son mari. Un seul enfant est issu de cette union, Othon II de Bavière.




(26)  Le mot anathème désigne une réprobation. Cette réprobation peut concerner une mise à l'index, une personne ou une idée. Ce mot est notamment utilisé en rhétorique dans des expressions telles que « lancer l'anathème » et « frapper d'anathème », pour ajouter de l'emphase.

L'origine de ce mot est religieuse et selon les époques désigne une offrande ou un sacrifice, comme chez les Grecs et les Romains. Dans le Christianisme, il signifie généralement une sentence de malédiction à l'égard d'une doctrine ou d'une personne, spécialement dans le cadre d'une hérésie.
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CINQUIEME CROISADE (1217 - 1221)
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