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 QUATRIEME CROISADE (1202 - 1149)

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Lanaelle
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MessageSujet: QUATRIEME CROISADE (1202 - 1149)   Jeu 7 Avr - 13:07





La quatrième croisade est une campagne militaire qui fut lancée de Venise en 1202. Levée à l’origine en vue de reconquérir les lieux saints (1). Elle aboutit  cependant à la prise de Constantinople par les croisés et à la fondation de l’Empire latin d’Orient en 1204 avec pour capitale Constantinople, qui se maintiendra jusqu’en 1261 avant d’être reconquis par les Byzantins.








Le pape Innocent III appela à une nouvelle croisade le 15 août 1198, quelques mois après son élection. Après l’échec de la précédente croisade, l’Europe était cependant réticente à engager une autre campagne militaire en Terre Sainte. Tandis que les Germaniques luttaient contre le pouvoir papal, l’Angleterre et la France étaient en guerre.

Néanmoiins, grâce au prêche de  Foulque de Neuilly (2), la constitution d’une armée croisée fut finalement décidée lors d’un tournoi (3) se déroulant à Ecry, aujourd’hui Asfeld, par le comte Thibaut II de Champagne (4) en novembre 1199. Les autres chefs envoyèrent au cours de l’hiver 1200-1201 leurs émissaires, dont l’historien Geoffroi de Villehardouin (5), à Venise, Gênes et dans d’autres villes-Etats, pour négocier un contrat de transport jusqu’à l’Egypte. L’Egypte était le centre de l’empire ayyoubide, elle était assez riche et fertile pour qu’une grande armée croisés trouve à s’y nourrir, ce qui n’était nullement garanti en Syrie, et sa conquête devait porter un coup fatal aux musulmans. Gênes déclina l’offre, mais la République de Venise, qui était la principale puissance maritime de Méditerranée, accepta d’affréter le nombre suffisant de navires pour transporter 30 000 croisés, un nombre considérable. Thibaut de Champagne étant mort le 24 mai 1201, il fut remplacé par le seigneur italien Boniface de Montferrat (6).










Au cours de l’été 1202, l’armée croisée se réunit à Venise, sur le Lido (7), mais elle s’avéra beaucoup moins nombreuse que prévue. Les Vénitiens étaient dirigés par le vieux et aveugle doge de Venise (08), Enrico Dandolo (9).  Ce dernier refusa que les navires quittent le port sans que les croisés aient versé la totalité du montant prévu, qui était de 85 000 ducats d’argent. Les croisés ne purent en verser que 51 000, et durent même pour y arriver en être réduits à la plus extrême pauvreté.

Finalement, Dandolo accepta de reporter la dette, en échange de quoi la puissante armée devait reprendre pour le compte de Venise le port de Zara, ancienne possessions vénitienne en Dalmatie placée alors sous la protection du roi de Hongrie Emeric (10), dont les terres étaient sous protection papale depuis sa prise de croix en 1195 ou 1196. Dandolo se croisa durant une cérémonie ayant lieu à la basilique Saint-Marc (11) de Venise, puis il dirigea la flotte des croisés contre la ville portuaire Dalmate. Il y arrivèrent la nuit du 11 novembre. De nombreux croisés étaient opposés à  cette attaque fratricide contre des catholiques et certains rentrèrent chez eux, dont une division commandée par Simon IV de Montfort (12). Les citoyens de Zara pendirent des bannières portant des croix à leurs fenêtres pour montrer qu’ils étaient également catholiques. Les croisés prirent et saccagèrent quand même la ville. Les Vénitiens et les croisés furent immédiatement excommuniés pour cet acte par le pape Innocent III.







Boniface, qui dirigeait la croisade, avait cependant quitté la flotte avant son départ de Venise. Les raisons de ce départ sont sujettes à débat : il avait peut-être compris les plans vénitiens et avait tenté d’éviter l’excommunication. Peut-être voulait-il plutôt rencontrer Alexis IV Ange (13),  beau-frère de Philippe de Souabe  (14) et fils de l’empereur byzantin Isaac II Ange (15), réfugié chez Philippe après l’usurpation du trône par son oncle Alexis III Ange. Isaac II avait en effet été dépossédé en 1195 par son propre frère et était gardé prisonnier dans les geôles de Constantinople, où il avait été aveuglé.

Alexis fit à Boniface une proposition alléchante : le paiement de la dette des croisés à Venise contre une aide pour récupérer le trône de Byzance. Il promettait aussi l’aide de troupes byzantines pour la conquête de l’Egypte. Peut-être Boniface se rappelait-il aussi de son propre frère, Conrad de Montferrat (16), qui avait épousé une des filles de l’empereur byzantin Manuel Ier Comnène (17) mais avait quitté l’empire vers 1190, à la suite de quelques scandales. Boniface puis Alexis rejoignirent donc la flotte des croisés à Zara, puis l’armée rejoignit Corfou.






L’armée s’installa d’abord sur la rive asiatique du Bosphore, à Scutari, et chercha vainement à provoquer une révolte populaire ou une révolution de palais en présentant à la population Alexis IV monté sur un navire. Celui-ci et ses alliés latins avaient cependant surestimé le soutien qu’il pouvait avoir dans la capitale et les croisés et les Vénitiens se résolurent à mettre le siège à la cité. Ils commencèrent par s’emparer de la Corne d’Or (18) afin d’y abriter la flotte, et décidèrent de lancer un double assaut, les Vénitiens attaquant les remparts maritimes, plus vulnérables, et les chevaliers assiégeant de leur côté les remparts à proximité du palais des Blachernes. L’attaque eut lieu le 17 juillet 1203. Alexis III, qui avait une armée plus nombreuse mais moins entrainée, envoya ses troupes à l’extérieur des murs pour un assaut sur les croisés. Surpris, ces derniers furent pris de panique mais l’armée byzantine fit demi-tour et rentra dans la ville. Les Vénitiens qui avaient réussi à conquérir une partie des remparts durent payer un lourd tribut en vies humaines aux Varègues (19), qui constituaient la garde impériale d’Alexis. Alexis III prit la fuite à la nuit tombée, laissant sa famille dans la ville. Isaac II fut libéré des geôles et réinstallé comme empereur par les autorités byzantines, permettant ainsi d’éviter un nouvel assaut et le pillage de la ville. Alexis IV fut couronné co-empereur le 1er août, après que son père eut accepté de ratifier les conditions qu’il avait proposées aux croisés.








Les croisés étaient opposés à l’accession au trône d’Isaac II : ils ne l’avaient jamais vu, il ne faisait pas partie du marché, et il avait auparavant négocié avec Saladin. Cependant,  les citoyens byzantins ne voulaient pas d’Alexis comme seul souverain, car ils ne lui faisaient pas confiance, et il entendait puiser dans le trésor public pour payer ses dettes à l’égard des croisés. De plus, Isaac II réalisa que son frère avait vidé les coffres de Byzance en quittant le trône, ce qui força Alexis IV à revenir sur les termes du marché qu’il avait proposé aux croisés.

Alexis IV demanda une prolongation du contrat des Croisés à son service pour une période de six mois, finissant en avril 1204, et conduisit au cours de l’été 6 000 hommes de l’armée des Croisés contre son rival Alexis III, réfugié à Andrinople.

Isaac II et Alexis IV avaient demandé aux croisés de ne pas s’installer à Constantinople mais à Péra, de l’autre côté de la Corne d’Or. Des rixes opposèrent cependant dans la ville les communautés grecque et latine. En août1203, quelques jours après une attaque contre les quartiers pisan, amalfitain et vénitien par les Grecs, des latins attaquèrent une mosquée, qui fut défendue par une alliance de musulmans et de Grecs ; au cours des combats, des Latins allumèrent un incendie qui détruisit une grande partie Constantinople.






En décembre, les croisés adressèrent un ultimatum à Alexis IX demandant le paiement des sommes promises faute de quoi ils se payeraient en pillant les possessions byzantines. L’entrevue n’ayant pas abouti, ils commencèrent à piller les propriétés civiles et ecclésiastiques des environs de Constantinople.







Une conjuration contre Alexis IV se noua et le chef de l’opposition, Alexis Doukas (20), prit le pouvoir et se fit couronner empereur Alexis V. Alexis IV fut étranglé et son père Isaac II mourut également dans les jours suivants probablement d’infarctus.

Les croisés et les Vénitiens, enragés par le meurtre de leur protecteur, attaquèrent de nouveau la ville en 1204. Ils réussirent à  pénétrer dans la ville par les remparts maritimes longeant la Corne d’Or. Au cours de la nuit ils cherchèrent à se protéger en allumant un incendie, le troisième et le moins important de ceux qui ravagèrent la cité au cours de la croisade. Les croisés furent finalement victorieux et mirent la ville à sac pendant trois jours, au cours desquels de nombreuses œuvres d’art furent volées ou détruites. Les chevaux de Saint-Marc (21) qui ornent la basilique Saint-Marc sont un des nombreux témoignages du sac de Constantinople.

Elément non moins important pour l’esprit médiéval, les croisés s’approprièrent un grand nombre de reliques, car les empereurs byzantin avaient concentré à Constantinople la plupart des reliques de l’Orient chrétien.

Les croisés furent désormais considérés par les citoyens byzantins comme des ennemis et des occupants, et le ressentiment entre orthodoxes et catholiques allait se prolonger jusqu’à nos jours.







Les vénitiens et les seigneurs croisés se partagèrent l’essentiel de l’empire byzantin selon un traité conclu entre les deux parties ; ce fut la naissance de l’Empire latin de Constantinople (22). Boniface ne fut pas élu empereur, bien que de nombreux croisés le considérassent comme tel ; les Vénitiens le pensaient trop proche de l’ancien empire à cause du mariage de son frère, et préférèrent installer le Franc Baudouin (23) sur le trône. Boniface fonda le royaume de Thessalonique (24), un Etat vassal du nouvel Empire latin. Le Vénitien Marco Sanudo (25) fonda le duché de Naxos (26) dans la Mer Egée, avec l’aval de la République qui se constitua un vaste empire colonial le long de la voie maritime entre Venise et Constantinople.

Tout l’Empire byzantin n’avait cependant pas été conquis par les croisés. Les familles impériales byzantines fondèrent dans les territoires restés sous leur contrôle leurs propres Etats : l’Empire de Nicée (27) dirigée par Théodore Ier Lascaris (28), le despotat d’Epire (29) dirigé par la dynastie des Anges (30), et l’empire de Trébizonde (31) dirigé par la dynastie des Comnènes (32).



morcellement de l'empire byzantin


La quatrième croisade avait complètement échappé au pouvoir de la papauté qui en était à l’origine. Le pape perdit par la suite beaucoup de son pouvoir politique au profit des monarques européens en général et de l’empereur romain germanique en particulier. La République de Venise en revanche se renforça considérablement et tira le meilleur parti de cette quatrième croisade, aux dépens de l’empire byzantin, qui économiquement, ne s’en releva jamais, même s’il put (à grand-peine) se restaurer (partiellement) de 1261 à 1453, mais en s’endettant vis-à-vis des Génois. Certains historiens modernes considèrent que sans le détournement de la quatrième croisade sur Constantinople, les Turcs n’auraient probablement jamais pu débarquer en Europe. Quoiqu’il en soit, les croisades suivantes seront effectuées par des monarques séculiers, et Venise elle-même finira par pâtir de l’expansion turque, qui la privera progressivement de ses possessions et entrainera son déclin économique.




(1) Lieux Saints :

1. Jérusalem, Jésus, juif, fit sans doute plusieurs pèlerinages au Temple de Jérusalem, c'est à Jérusalem qu'il fut arrêté, jugé et condamné. Il fut crucifié en l'an 30 sur le mont Golgotha (la Via Dolorosa dans Jérusalem serait le chemin que Jésus suivit, chargé de sa croix, jusqu'au lieu du supplice) et enterré le soir même. Pour les chrétiens il fut revu vivant le troisième jour et resta visible à ses disciples pendant encore 40 jours. On trouve à Jérusalem l'église du Saint-Sépulcre (où le corps de Jésus crucifié avait été déposé). Sous le roi Salomon, la ville est nominalement l'image terrestre de la Jérusalem céleste, ce qui explique pourquoi les cartes anciennes dans les pays christianisés sont orientées vers Jérusalem et que les cathédrales catholiques et anglicanes sont également tournées vers elle. En tout cas les cathédrales gothiques sont « orientées » : Jésus étant « la lumière du monde », l'abside est tournée vers l'est.
2. Bethléem, lieu de naissance de Jésus selon les évangiles.
3. Nazareth, ville où grandit Jésus (fils du charpentier) et tenta de prêcher dans la synagogue.
4. Antioche, première ville christianisée par Paul et où naît le nom de « chrétiens ».
5. Rome, lieu du martyre des saints Pierre et Paul (en 66 ou 67). Centre du christianisme après Antioche. Pierre étant considéré comme le premier évêque de Rome, ses successeurs acquirent au fil des temps une prééminence et suprématie illustrée par le titre de 'pape'.




(2) Foulques de Neuilly est un prédicateur français du XIIe siècle, curé de Neuilly-sur-Marne.
Nommé curé de Neuilly en 1191, il est décrit vivant comme un laïc dans l'ignorance. Il se transforma soudainement et suivit les cours de Pierre le Chantre à Paris. Il se met à prêcher et devient célèbre par sa piété et son éloquence. Le pape Innocent III l'invite à prêcher la Quatrième croisade en 1199. Il s'acquitta de cette mission avec zèle et tant de succès que des murmures grandirent concernant l'usage qu'il faisait des sommes d'argent importantes que draînait son activité. Il fonde à la fin du XIIe siècle l'Abbaye de Saint-Antoine-des-Champs au faubourg Saint-Antoine à Paris, chargée de recueillir les femmes de mauvaise vie. Il mourut bientôt de ses fatigues en 1201.




(3) Le tournoi regroupe un ensemble d'épreuves au Moyen Âge.

Il est pratiqué en Occident entre les IXe et XVIe siècles. L’apogée des tournois se situe dans les années 1125-1225.

Les enjeux en sont parfois courtois (on se bat pour une belle ou sa couronne de fleurs), pour de l'argent et parfois aussi symboliques, mimant ceux d’un véritable duel ou d’une guerre en réduction. Outre l’entraînement militaire, il est l’occasion de faire preuve de sa valeur et pour les meilleurs combattants, de s’enrichir, grâce aux armes des chevaliers vaincus et aux rançons versées par les prisonniers.




(4) Thibaud III de Champagne né le 3 janvier 1179, il est le fils cadet d'Henri le Libéral et de Marie de France. Il est mort à Troyes le 24 mai 1201.

En 1197, il devient comte de Champagne à la place de son frère Henri II qui l'a désigné comme successeur.
Le 1er juillet 1199, il épouse à Chartres Blanche de Navarre, fille du roi de Navarre Sanche VI de Navarre et de Sancha de Castille, parfois nommée Béatrice de Castille († 1179).

À la suite de l'appel du pape Innocent III, Thibaud III décide de se croiser en novembre 1199 en compagnie de son beau-frère le comte de FlandreBaudouin, et de son cousin le comte Louis de Blois, fils de sa tante Alix de France (1150-1195). C'est lui qui est désigné comme chef de la quatrième croisade.

En 1200, son épouse Blanche met au monde une fille baptisée Marie. C'est pendant la préparation de son expédition en Terre sainte que Thibaud III meurt dans palais de Troyes le 24 mai 1201. Quelques jours plus tard, le 30 mai 1201, Blanche qui était enceinte, met au monde un fils, le futur Thibaud IV de Champagne, dit le Chansonnier, qui deviendra Thibaud Ier de Navarre.




(5) Geoffroi de Villehardouin est un chroniqueur et chevalier croisé du Moyen Âge central.

Il est un fils cadet de Vilain, seigneur de Villehardouin, dans le Comté de Champagne, et aujourd'hui dans l'Aube actuelle). Il nait à une date inconnue, entre les années 1150 et 1164.

Il s'élève au poste de sénéchal de Champagne, à partir de 1185, et entre au conseil de la régente Marie de France. Il accompagne son suzerain Henri II de Champagne à la troisième croisade au cours de laquelle il est capturé en novembre 1190 pendant le Siège d'Acre, mais il réapparait en Champagne à partir de 1194.

Geoffroi de Villehardouin eut un neveu et un petit neveu portant son prénom, soit respectivement Geoffroi Ier de Villehardouin et Geoffroi II de Villehardouin princes d'Achaïe.




(6) Boniface de Montferrat de la famille des Alérame (Aleramici) (vers 1150 - 4 septembre 1207) (en italien Bonifacio del Monferrato)  était marquis de Montferrat et roi de Thessalonique de 1205 à1207. Il fut aussi l’un des chefs de la quatrième croisade.

Boniface est le troisième fils de Guillaume V de Montferrat et Judith de Babenberg (fille de Conrad III de Hohenstaufen), né après le retour de son père de la deuxième croisade. Boniface appartient donc à la famille des Aleramici. Il est le jeune frère de Conrad Ier de Jérusalem.

Boniface a d'abord été marié vers 1170 à Helena del Bosco. Ils ont eu trois enfants:
• Guillaume VI (1173-1225), marquis de Montferrat.
• Béatrice mariée à Henry II del Carretto, marquis de Savone,
• Agnès de Montferrat (en) mariée à Henri Ier de Constantinople en 1207.

Selon Nicétas Choniatès, Boniface se marie, fin 1186-début 1187, avec Jeanne de Châtillon, fille de Renaud de Châtillonet sa première épouse la princesse Constance d'Antioche.
Certaines sources affirment qu’en 1197, Boniface épouse Éléonore, une des filles de son cousin Humbert III de Savoie. Si tel est le cas, elle est morte en 1202. Usseglio est sceptique quant à ce mariage. Il est à noter que, dans ses chansons, Vaqueiras, ne fait aucune allusion à cette épouse.
En 1204 à Constantinople, il se marie avec Marguerite de Hongrie, fille du roi Bela III de Hongrie, elle est la veuve de l’empereur Isaac II Ange. Ils ont un fils:
• Démétrios, né en 1205, roi de Thessalonique


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Dim 6 Nov - 16:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: QUATRIEME CROISADE (1202 - 1149)   Jeu 7 Avr - 13:12

(7) Le Lido de Venise est un fin cordon littoral qui s’étire sur une douzaine de kilomètres entre la lagune de Venise et la mer Adriatique dans la région de Vénétie en Italie du nord.




(08) Le doge de Venise est le dirigeant de la république de Venise. Il incarne de manière symbolique le bon fonctionnement de l'État.




(9)  Enrico Dandolo, en latin Henricus Dandulus, (né en 11071 à Venise – mort en mai 1205 à Constantinople) fut le 41e doge de Venise, élu en 1192.
Enrico Dandolo est élu alors qu'il est âgé de 85 ans. Il réussit cependant à obtenir d'importantes concessions pour Venise lors de la quatrième croisade dont il est l'un des acteurs majeurs. Sa politique assurera la domination de Venise sur plusieurs territoires du bassin oriental de la Méditerranée : Venise devient une grande puissance européenne et maritime. Il est considéré comme l'un des plus grands doges de Venise.





(10) Imre ou Emeric
(30 septembre 1174 – 30 novembre 1204) est roi de Hongrie (1182-1204)1, ainsi que duc de Croatie et de Dalmatie (1194-1196). Il fut couronné du vivant de son père, mais après la mort de ce dernier, il eut à combattre son frère, André II de Hongrie, qui força Emeric à lui attribuer le gouvernement de Croatie et de Dalmatie. Emeric intervint dans les combats internes des pays voisins et appuya le travail de missionnaires des légats papaux parmi les bogomiles de Bosnie. Durant son règne, le doge de Venise Enrico Dandolo parvint à persuader les chefs de la quatrième croisade d'occuper Zadar.




(11)  La Basilique Cathédrale Saint-Marc (en italien : basilica di San Marco), àVenise, est la plus importante basilique de Venise. Construite en 828, reconstruite après l'incendie qui ravagea le palais ducal en 976, elle est, depuis1807, la cathédrale du patriarche de Venise. Elle est située sur la place Saint-Marc, dans le quartier de San Marco qui lui doivent leur nom.




(12) Simon IV (ou V) de Montfort (entre 1164 et 1175 – 25 juin 1218,Toulouse), seigneur de Montfort-l'Amaury de 1188 à 1218, comte de Leicester en 1204, vicomte d'Albi, de Béziers et de Carcassonne de 1213 à 1218, comte de Toulouse de 1215 à 1218, est la principale figure de la croisade contre les Albigeois.

Simon de Montfort est issu de la maison de Montfort-l'Amaury, une famille de rang baronnial d'Île-de-France. Son père, Simon (IV) de Montfort était gruyer royal (  officier public chargé à partir du XIIIe siècle de s'occuper des forêts domaniales) de la forêt d'Yvelines. Son arrière-grand-père, Amaury III de Montfort était comte d'Évreux et sénéchal de France. Sa mère, Amicie de Beaumont, est issue du baronnage anglo-normand par sa mère. Elle est l'héritière de la moitié du comté de Leicester et d'un droit au titre de sénéchal d'Angleterre.

Simon de Montfort épousa vers 1190 Alix de Montmorency († 25 février 1221), fille de Bouchard V, seigneur de Montmorency et de Laurette de Hainaut. Ils eurent :
• Amaury VI († 1241), comte de Montfort
• Guy († 1220), comte de Bigorre, par son mariage avec la comtesse Pétronille
• Simon V († 1265), comte de Leicester
• Robert
• Amicie († 1253), mariée à Gautier de Joigny, seigneur de Châteaurenard
• Laure, mariée à Gérard III de Picquigny, vidame d'Amiens
• Pétronille, née en 1211, confiée par sa mère en 1221 à l'abbaye Saint-Antoine de Paris pour y devenir moniale




(13) Alexis IV Ange, né vers 1182 et mort le8 février 1204 à Constantinople, est un empereur byzantin (1203-1204), fils d'Isaac II Ange.

Il est emprisonné en 1195 par son oncle Alexis III Ange, qui a détrôné son père et pris le pouvoir.

Il réussit à s'évader en 1201, se réfugiant à la cour de son beau-frère Philippe de Souabe. Il y rencontre en 1202 Boniface de Montferrat, un des principaux chefs de la quatrième croisade, avec lequel il conclut une alliance pour rétablir son père sur le trône. En échange de l'aide des Croisés, il promet de rétablir l'union religieuse avec Rome et d'aider les Latins dans leur lutte contre les Turcs.


Après le siège de Constantinople en 1203, Isaac II est rétabli sur son trône.
Alexis IV est couronné coempereur le 1er août 1203 au côté de son père Isaac II Ange. Devant l'état du Trésor, il doit lever de nouveaux impôts et faire fondre les objets de culte. Les Byzantins sont scandalisés et quelques-uns d'entre eux en profitent pour allumer un incendie dans le quartier sarrasin de Constantinople : l'incendie se propage et ravage la quasi-totalité de la ville. Le père et le fils sont renversés le 28 janvier 1204, et très brièvement remplacés durant trois jours parNicolas Kanabos, élu par une assemblée du Sénat et par des prêtres, avant la prise du pouvoir par un usurpateur Alexis V Doukas Murzuphle. Le règne d'Alexis IV aura duré un peu moins de six mois.

Ce dernier fait jeter Alexis IV en prison et l'étrangle de ses propres mains le 8 février 1204. Pour faire croire à une chute, il fait ensuite meurtrir son cadavre à coup de masse.




(14) Philippe Ier de Souabe né Philippe de Hohenstaufen (août 1177 - mort le 21 juin 1208 à Bamberg), roi des Romains de 1198 à 1208, élu peu de temps avant Otton IV de Brunswick. Il fut aussi marquis de Toscane (1195 1208) et Duc de Souabe (1196-1208). Il fut le seul roi allemand à être assassiné durant son règne.

• 1176 il naît de l'empereur germanique Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire de Bourgogne ;
• 1197 il épouse Irène Ange de Constantinople (1172-1208), fille de l'empereur de Byzance Isaac II Ange, qui lui donne sept enfants dont trois meurent en bas-âge :
• Béatrice (1198-1212) qui épouse en 1212 le futur empereur germanique Othon IV de Brunswick, et meurt la même année ;
• Cunégonde (1200-1248) qui épouse en 1224 le roi Venceslas Ier de Bohême (1205-1253) ;
• Marie (1201-1235) qui épouse le duc Henri II de Brabant (1207-1248) ;
• Élisabeth (1202-1235) qui épouse en 1219 le roi Ferdinand III de Castille et de Léon (v.1200-1252).
• 1198 au mois de mars au cours de la diète tenue à Mühlhausen, il est élu roi des Romains ce qui déplait au pape Innocent III. Ce dernier, prenant le parti d'Otton IV de Brunswick (en échange de promesses exorbitantes : plus d'intervention impériale dans les élections épiscopales en Germanie, abandon de toute idée de suzeraineté sur la ville de Rome, renoncement à toute souveraineté sur la Sicile qui redeviendrait vassale du Saint-Siège, etc.), le fait élire roi des Romains à Cologne le 9 juin 1198, puis couronner le 12 juillet 1198.
• 1208 le 21 juin, il meurt poignardé à l'âge de 32 ans à Bamberg (250 km au nord de Munich en Bavière) par son allié Otton de Wittelsbach (†5 mars 1209), comte palatin de Bavière, qu'il avait mortellement offensé en lui refusant la main de sa fille. Philippe de Souabe ne sera jamais couronné empereur et son épouse meurt le 27 août de la même année.
• Réélu à Francfort le 11 novembre 1208, Otton IV de Brunswick peut alors recevoir la couronne impériale du pape Innocent III le 4 octobre 1209.
• Parmi les actes qu'il a octroyés, on peut noter la confirmation de la charte d'Albert de Cuyck aux bourgeois de Liège datée du 3 juin 1208.
• Philippe de Souabe, dans les actes de sa propre chancellerie se faisait appeler Philippe II de Souabe en référence à l'empereur romain Philippe du IIIe siècle.




(15) Isaac II Ange  (né en septembre 1156, mort en janvier 1204) est un empereur byzantin (1185-1195 et 1203-1204), fils d’Andronic Ange et d’Euphrosyne Kastamonides. C’est un arrière-petit-fils d’Alexis Ier Comnène.
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MessageSujet: Re: QUATRIEME CROISADE (1202 - 1149)   Jeu 7 Avr - 13:21

(16) Conrad de Montferrat de la famille des Alérame (Aleramici), né vers 1145/47 et assassiné le 28 avril 1192, est seigneur de Tyr de 1187 à 1192, marquis de Montferrat de 1190 à 1192 et roi de Jérusalem en 1192, fils de Guillaume V, marquis de Montferrat et de Judith de Babenberg.


Il est cousin de Louis VII de France et de l'empereur Frédéric Barberousse, et issu d’une famille de croisés. Son frère aîné Guillaume était venu en Terre sainte en 1176 avait épousé Sibylle de Jérusalem, mais était mort peu après. Leur père, le marquis Guillaume V, qui avait déjà combattu en Terre Sainte en 1147 s’y rend de nouveau en 1185, lorsque son petit-fils Baudouin V en devient roi, et y reste quelque temps, puisqu’il y est toujours lors de la bataille de Hattin où il est capturé par Saladin.

Sa première épouse n’est pas connue. En 1186, le chroniqueur byzantin Niketas Choniates mentionne que Conrad était veuf depuis peu de temps, sans nommer l’épouse morte. Une allusion du chroniqueur Ralph de Coggeshall dans son récit mentionnant l’arrestation de Richard Cœur de Lion lors de son retour de croisade laisse supposer que cette première épouse est parente de Meinhard II de Görtz.

Il se remarie ensuite au début de l’année 1187 avec Theodora, sœur de l’empereur Isaac II Ange.

On ne sait ni quand ni sous quel prétexte ce mariage est annulé, mais il le fut, car Théodora est encore vivante en 1195 et Conrad épouse en troisièmes noces le 24 novembre 1190 Isabelle (1172-1206), reine de Jérusalem que les barons du royaume ont contraint à se séparer d’Onfroy IV de Toron. De ce mariage est née :
• Marie (1192-1212), reine de Jérusalem, mariée à Jean de Brienne († 1237)
Une de ses épouses est une protagoniste du Le Décaméron (Journée I, 5).




(17) Manuel Ier Comnène (28 novembre 1118 – 24 septembre 1180) est empereur byzantin(1143-1180) à une période charnière pour l’empire. Manifestant sa volonté de le restaurer dans sa gloire passée et de réaffirmer Byzance dans sa suprématie sur le monde méditerranéen au XIIe siècle, Manuel poursuit une politique étrangère ambitieuse et énergique. Pour ce faire, il s’allie au pape et aux puissances occidentales montantes, envahit l’Italie, maîtrise le passage de la deuxième croisade à travers son empire et établit un protectorat byzantin sur les royaumes croisés d’Outremer. Faisant face au djihad islamique en Terre sainte, il fait cause commune avec le Royaume de Jérusalem et participe à l’invasion de l’Égypte fatimide. Manuel recompose la carte politique des Balkans et de la Méditerranée orientale en plaçant les royaumes de Hongrie et d’Outremer sous l’hégémonie byzantine et en menant des campagnes agressives aussi bien à l’ouest qu’à l’est. Toutefois, vers la fin de son règne, les réalisations de Manuel en Anatolie sont compromises par la défaite à la bataille de Myriokephalon.

L’historien latin Guillaume de Tyr décrit Manuel comme sage, bon et brave1. Manuel est aussi loué par Robert de Clari comme étant « un homme généreux et plein de sagesse ». Une telle estime pour un souverain byzantin est rare parmi les chroniqueurs occidentaux, et cette réputation positive a mené quelques historiens modernes à le voir comme un innovateur inspiré qui compte plus sur la coopération que sur la confrontation avec l’Occident et les Croisés.

Nommé Megas à Byzance, Manuel est connu pour avoir inspiré une loyauté intense à ceux qui l’ont servi. Il apparaît comme un héros dans une histoire écrite par son secrétaire Jean Kinnamos et chez qui on retrouverait toutes les vertus : du courage au combat, en passant par l’intelligence, l’humanité, jusqu’à des compétences en philosophie et même en médecine. Jean Phokas, un soldat qui combat dans l’armée de Manuel, le décrit comme un glorieux empereur,« sauvegardant le monde ».

Manuel est de plus renommé pour son charisme et son affinité pour l’Occident, ce qui l’amène à organiser des joutes et même à y participer, chose inhabituelle pour les Byzantins. Il est représentatif d’un nouveau genre de souverains byzantins dont la pensée est influencée par les croisés occidentaux. Homme de guerre accompli et doté d’un grand courage, Manuel s’est consacré aux armes tout au long de son règne avec diverses fortunes.




(18) La Corne d’Or est un estuaire commun aux rivières Alibeyköy Deresi et Kağıthane Deresi qui se jettent dans leBosphore à Istanbul. Cet emplacement qui forme un port naturel fut aménagé par les colons grecs pour former la ville de Byzance. Sous l’empire byzantin, les chantiers navals y étaient installés et un mur d'enceinte le long de la berge protégeait la ville des attaques navales.

La Corne d'Or est un port naturel profond pour la péninsule qu'elle englobe avec la mer de Marmara. L'Empire byzantin y avait son siège naval, et des murs ont été construits le long du littoral pour protéger la ville de Constantinople des attaques par la mer. À l'entrée de la corne, il y avait une grande chaîne tirée en face de Constantinople jusqu'à l'ancienne tour de Galata (qui était connue sous le nom de Megàlos Pyrgos, la « Grande Tour », en grec chez les Byzantins) sur le côté nord, empêchant les navires indésirables de passer. Cette tour a été en grande partie détruite par les Croisés latins au cours de laquatrième croisade (1204), mais les Génois en ont reconstruit une nouvelle à proximité, la Tour de Galata (1348), qu'ils ont appelée Christea Turris (« Tour du Christ »).
La chaîne a été par trois fois soit cassée soit contournée.

• Au Xe siècle la Rus' de Kiev porta ses bateaux duBosphore pour les remettre à flot dans la Corne en contournant Galata, les Byzantins les vainquirent grâce au feu grégeois.
• En 1204, pendant la quatrième croisade, les bateauxvénitiens réussirent à casser la chaîne avec un bélier.
• En 1453, les Ottomans du sultan Mehmet II copièrent la tactique de la Rus' de Kiev pendant le siège de la ville : ils portèrent leurs bateaux en contournant Galata et les remirent à flot dans l'estuaire.

Après la prise de Constantinople le 29 mai 1453 par Mehmed le Conquérant, les citoyens grecs, l'Église orthodoxe grecque, les juifs, les marchands italiens, et autres non-musulmans ont commencé à vivre le long de la Corne dans les districts de Fener et Balat. Au XXIe siècle, la Corne d'Or est située sur les deux côtés, et il y a des parcs le long de chaque rive. La Chambre de commerce d'Istanbul est également située le long de la côte, tout comme les cimetières musulmans, chrétiens et juifs. Le pont de Galata relie les quartiers de Galata et Eminönü. Deux autres ponts, le pont Atatürk et le pont Halic, sont situés en amont de la Corne d'Or. Jusque dans les années 1980, elle a été polluée par les déchets industriels, mais a depuis été nettoyée et est une attraction touristique populaire à Istanbul, en raison de son histoire et sa beauté.






(19) Varègues ou Varanges (Vieux norrois : Væringjar) était le nom donné par les Grecs et les Slaves orientaux aux Vikings de Suède qui entre le IXe et le XIe siècle ont gouverné l’État médiéval de la Rus’ et, par la suite, formèrent la garde varègue des empereurs byzantins.

Selon la Chronique des temps passés, un groupe de Varègues fonda Novgorod en 862 sous la direction de Riourik. Marchands, mercenaires et pirates à l’occasion, ils menèrent des expéditions d’abord chez les Arabes en empruntant la route de la Volga, puis, par le Don, le Dniepr ou le Dniestr, à Constantinople par les « routes menant chez les Grecs ». Ils attaquèrent à plusieurs reprises les villes byzantines de la mer Noire et la capitale impériale elle-même, attaques qui, même repoussées, se soldèrent par des traités de paix leur concédant de nombreux avantages commerciaux. À la même époque, les Varègues commencèrent à servir dans les armées impériales où leur valeur, leur loyauté à la personne de l’empereur et leur manque d’intérêt pour les intrigues de palais leur valurent de former la garde personnelle de l’empereur. Aux Varègues suédois des premiers temps s’ajoutèrent bientôt des Varègues danois et norvégiens dont le plus célèbre fut Harald Siguðarsson. La conquête de l’Angleterre par les Normands causa l’émigration de bon nombre de nobles anglo-saxons qui s’enrôlèrent à leur tour et formèrent au XIIe siècle la majorité de la garde impériale byzantine, laquelle exista jusqu’à la chute de Constantinople aux mains des croisés en 1204.






(20) Alexis V Doukas surnommé Murzuphle (dont les sourcils se rejoignent ), est un empereur byzantinmort en décembre 1204. Il ne règne que deux mois.


Membre de la famille noble Doukas de filiation inconnue, il semble être le principal responsable de la révolte de Jean Comnène le Gros en 1200 ou 1201, ce qui est peut-être la raison pour laquelle il se trouve en prison lors de l'avènement d'Alexis IV durant la période troublée de la Quatrième croisade. Libéré, il est nommé protovestiaire.


Il renverse Isaac II, Alexis IV et Nicolas Kanabos en janvier 1204, au cours du second siège de Constantinople. Il renforce les remparts de Constantinople et la garde de la ville. Les croisés s'emparent cependant de la ville le 12 avril 1204. Ayant vainement tenté de mobiliser ses sujets, Alexis V tente une contre-offensive, qui échoue. Il s'enfuit alors avec sa maîtresse Eudocie Ange, troisième fille d'Alexis III et cherche refuge chez ce dernier. D'abord bien reçu, il épouse Eudocie mais Alexis III lui fait ensuite arracher les yeux. Séparé de son épouse et fuyant il est capturé en novembre 1204 par les croisés commandés par Thierry de Loos, amené à Constantinople et jugé par Baudouin Ier de Flandre.

Ce dernier le condamne à « avoir les os brisés, comme il les avait brisés au jeune Alexis ». On le fait monter au haut de la colonne de Théodose on l'attache à une planche avant de le précipiter dans le vide2.




(21) Les chevaux de Saint-Marc sont quatre statues antiques de chevaux de cuivrecoulé, faisant partie d'un quadrige qui ornait autrefois l'hippodrome de Constantinople. Les Vénitiens les enlevèrent en 1204 et les placèrent sur une galerie, au-dessus de la porte principale de la basilique Saint-Marc de Venise. Ils sont aujourd'hui remplacés par des répliques, les originaux étant conservés à l'intérieur de la basilique







(22) L'Empire latin de Constantinople ou Empire latin d'Orient est un État éphémère fondé en avril 1204 sur le territoire de l'Empire byzantin à la suite de la quatrième croisade et la chute de Constantinople aux mains des croisés Latins. Il dure jusqu'en 1261, année de la reconquête de la ville par l'Empereur Michel Paléologue, qui restaure l'Empire byzantin.



Carte de l'Asie mineure et des Balkans
en 1204 ; l'empire latin de Constantinople est indiqué en
mauve, avec ses vassaux





(23) Baudouin de Flandre et de Hainaut aussi nommé Baudouin de Constantinople (° 1171 - † 1205 ou 1206) est un comte de Flandre (Baudouin IX) de 1194 à 1205, un comte de Hainaut (Baudouin VI) de 1195 à 1205 et unempereur de Constantinople (Baudouin Ier) de 1204 à 1205. Il est fils deBaudouin V, comte de Hainaut, et de Marguerite d'Alsace, comtesse de Flandre.


Il avait épousé le 6 janvier 1186 Marie de Champagne (1174 † 1204), fille d'Henri Ier le Libéral, comte de Champagne et de Marie de France. Il laissait deux fillettes, à la merci de leur ambitieux suzerain :
• Jeanne (1199-1200 † 1244), comtesse de Flandre et de Hainaut, mariée à :
1. en 1212 Ferrand de Portugal (1188 † 1233)
2. en 1237 Thomas II de Savoie (1199 † 1259), prince de Piémont
• Marguerite II (ca.1202 † 1280), comtesse de Flandre et de Hainaut, mariée à :
1. vers 1212 (séparés en 1221) Bouchard d'Avesnes (1182 † 1244)
2. en 1223 Guillaume II de Dampierre (1196 † 1231)
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MessageSujet: Re: QUATRIEME CROISADE (1202 - 1149)   Jeu 7 Avr - 13:25

(24) Le royaume de Thessalonique est l’un des États latins qui apparurent après la conquête de Constantinople par les Croisés en 1204. Érigé autour de Thessalonique, qui avait été la deuxième ville en importance de l’empire byzantin, vassal de l’empire latin de Constantinople, son existence fut éphémère, se terminant vingt ans après sa création par la prise de la ville par le despote d’Épire, Théodore Ier l’Ange, et la création d’un « empire de Thessalonique » encore plus éphémère.




(25) Marco Sanudo (1153 (?) - entre 1220 et 1230, plus probablement 1227) fut le fondateur et premier duc du duché de Naxos, à la suite de la Quatrième croisade.

Neveu du doge vénitien, Enrico Dandolo, il participa à la Quatrième croisade en 1204 et à la négociation de l'achat de la Crète par Venise à Boniface de Montferrat. Il fonda le duché de Naxos, entre 1205 et 1207 ou peu après 1213-1214, selon les versions, et y fit construire une nouvelle capitale autour de sa forteresse, le castro. Vassal de l'empereur latin Henri de Hainaut vers 1210 ou 1216, il combattit l'Empire de Nicée à ses côtés. Il continua cependant à servir Venise comme lors de l'expédition en Crète en 1211.

Sous son magistère, le duché de Naxos fusionna les modes de fonctionnement byzantin et occidental.




(26) Le Duché de Naxos est un des États croisés fondés après la quatrième croisade sur des territoires byzantins. Il s'étendit sur une partie des Cyclades, îles de la mer Égée en Grèce. Il était centré sur Naxos, conquise en premier par Marco Sanudo. Le duché, fondé par des Vénitiens se plaça rapidement sous la suzeraineté de l'empereur latin de Constantinople. Le système féodal occidental fut surimposé au système byzantin. Les deux christianismes, catholique et orthodoxe, cohabitèrent ainsi.


Le duché fut d'abord gouverné par la dynastie des Sanudi (XIIIe et XIVe siècles) puis par celle des Crispi (XVe et XVIe siècles). En 1537, l'attaque par Khayr ad-Din Barberousse soumit le duché à la suzeraineté ottomane faisant du duc un tributaire du Sultan. En 1566, le dernier duc italien, fonctionnaire ottoman, fut remplacé par Sélim II qui nomma Joseph Nassi. Celui-ci géra le duché jusqu'en 1579 ; après une période intermédiaire où le titre fut attribué à divers personnages, le duché fut dissous vers 1617.




(27) Vestige de l’Empire byzantin ayant résisté à la prise de Constantinople par les croisés en 1204, l’Empire de Nicée était le plus étendu des États impériaux successeurs : l’Empire de Nicée, le despotat d’Épire et l’Empire de Trébizonde. Il occupait, en Asie Mineure occidentale, une large bande de terre s’étendant de la mer Égée à la mer Noire. Si Nicée demeura sa capitale et le siège du patriarcat pendant toute sa brève histoire (1204-1261), les empereurs établirent leur résidence et le siège du gouvernement à Nymphaion (aujourd’hui Kemalpaşa), ville de Lydie, moins exposée aux armées ennemies. Se défendant à la fois contre les États successeurs et lesultanat seldjoukide, Théodore Ier Laskaris réussit à édifier un État politiquement stable et économiquement viable en Asie Mineure. Ses successeurs, Jean III Doukas Vatatzès et Théodore II Laskaris, étendirent le territoire de l’empire en Europe, encerclant progressivement Constantinople. Après avoir écarté Jean IV Lascaris, le successeur légitime de Théodore II, Michel VIII Paléologue n’eut plus qu’à reprendre la ville en 1261 grâce à un concours de circonstances. L’Empire de Nicée redevint ainsi une partie constituante de l’Empire byzantin rénové.




(28) Théodore Ier Lascaris (grec byzantin: Θεόδωρος Α΄ Λάσκαρις), véritable fondateur de l'Empire de Nicée, est empereur byzantin de 1205 à 1221, né vers1174, mort en novembre 12211, fils de Manuel Lascaris et de Jeanne Karatzine.

Il épouse en première noces en 1199 Anne Ange (1175 † 1212), fille d'Alexis III Ange et d'Euphrosyne Kamaterina, et a :

• Nicolas, mort en 1212
• Jean, mort vers 1212
• Irène († 1239), mariée en 1212 à Constantin Paléologue († 1212), puis à Jean III Doukas Vatatzès (1192 † 1254), empereur de Nicée
• Marie (1206 † 1270), mariée en 1218 à Béla IV, roi de Hongrie (1206 † 1270)
• Eudoxie, fiancée à Robert de Courtenay et mariée à Anseau de Cayeux, gouverneur d'Asie Mineure.

Veuf, il se remarie en 1214 avec Philippa (1183 † ap.1219) fille de Roupen III, roi d'Arménie, et d'Isabelle de Toron. Il s'en sépare en 1216, mais un fils était déjà né de ce mariage :
• Constantin, né en 1214, duc de Thrace

Enfin, il épouse en troisièmes noces en 1219 Marie de Courtenay (1204 † 1222), fille de Pierre II de Courtenay, empereur latin de Constantinople, et de Yolande de Hainaut. Marie est aussi l'arrière-petite-fille du roi de France Louis VI le Gros.




(29) Le Despotat d’Épire fut l’un des États successeurs de l’Empire byzantin après la conquête de Constantinople et la mise en place de l'Empire latin d'Orient sur les terres principales de l'Empire Byzantin par la quatrième croisade en 1204. Fondé par Michel Comnène Doukas, le nouvel État se voulut, à l’instar de l’Empire de Nicée et de l’Empire de Trébizonde, le successeur légitime de l’Empire byzantin. Centre de résistance et havre pour les réfugiés grecs contre les envahisseurs latins après la défaite, il ne réintégra l’empire restauré qu’en 1323. Grec par ses origines, puis italien, serbe et albanais par conquête, il tenta de maintenir son identité jusqu’à sa chute aux mains des Ottomans en 1479.

Centré sur la province d’Épire et l’Acarnanie, au nord-ouest de la Grèce, et sur la partie occidentale de la Macédoine grecque, il s’étendait également en une mince bande sur la Thessalie et de la Grèce occidentale jusqu’à Naupacte (aujourd’hui Lépante) au sud. Sous Théodore Comnène Doukas et l’éphémère Empire de Thessalonique, le despotat s’étendit pour incorporer brièvement la partie centrale de la Macédoine ainsi que la Thrace jusqu’à Didymotique et Andrinople (aujourd’hui Edirne).




(30) La famille Ange était une famille appartenant à la noblesse byzantine dont l’ascension débuta à la fin du XIe siècle et qui, à peine un siècle plus tard, monta sur le trône, donnant trois empereurs à Byzance. Leurs règnes (1185-1203) furent caractérisés par la poursuite du déclin amorcé sous les derniers Comnènes et menèrent à la chute de Constantinople aux mains des croisés en 1204. De la prise de Constantinople à 1318, une branche de la même famille dirigea le despotat d’Épire, un des États successeurs de l’empire byzantin. Durant cette même période, la Macédoine et la Thessalie furent périodiquement gouvernées par les Anges. Une autre branche s'installa en Serbie.




(31) L’Empire de Trébizonde est un État successeur de l’Empire byzantin, centré autour de l'actuelle Trabzon(Trébizonde), dans la région du Pont, sur le littoral de la mer Noire. Établi en1204, à la suite de la chute de Constantinople au cours de la quatrième croisade et de la formation de l’Empire latin de Constantinople, il disparaît lorsque le sultan ottoman Mehmed II s'empare de Trébizonde en 1461.



L’empire de Trézibonde vers 1300




(32) La Maison Comnène, en latin Comnenus en grec Komnenos est une famille de puissants notables (dynatoi, δυνατοί) de l'empire Romain d'Orient (dit byzantin) dont certains membres devinrent empereurs.

Elle est issue de Manuel Comnène, un général qui défendit la ville de Nicée en 978. Son fils Isaac devient empereur après avoir renversé Michel VI, mais abdique ensuite en faveur de Constantin X Doukas. Vingt ans plus tard, en 1081, son neveu Alexis Ier Comnène renverse l'empereur Nicéphore III et s'empare du pouvoir. Ses descendants règnent jusqu'en 1185, année où est renversé Andronic Ier, puis sur l'empire de Trébizonde de 1204 à 1461, où ils prennent le titre de Grands Comnènes.
Elle se prétend issue d'un des ancêtres de Constantin. Cette famille a donné six empereurs à Constantinople, un à Héraclée et dix à Trébizonde.
Les six empereurs de Constantinople sont :
Isaac Comnène
1057-1059

Alexis Ier Comnène
1081-1118

Jean II Comnène
1118-1143

Manuel Ier Comnène
1143-1180

Alexis II Comnène
1180-1183

Andronic Ier
1183-1185


Andronic est détrôné par Isaac II Ange, lui-même descendant d'Alexis Ier Comnène par les femmes, et sa famille est par la suite privée du sceptre de Constantinople.

Ses petits-fils, réfugiés auprès de la reine Thamar de Géorgie, leur tante, fondent avec l'appui de celle-ci un empire grec à Trébizonde, sur l'ultime bordure orientale du monde occidental médiéval, sur des territoires mal contrôlés par les empereurs byzantins depuis la fin du XIème siècle. Alexis est le premier empereur de Trébizonde tandis que son frère David adjoint au nouvel État les territoires de la Paphlagonie, d'Héraclée et de Pont. Cet empire perdure de 1204 jusqu'à la conquête de Mehmed II, en 1461.

Une tradition veut qu'un rameau des empereurs Comnène de Constantinople se serait fixé en Savoie.
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QUATRIEME CROISADE (1202 - 1149)
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