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 CROISADE DE SECOURS (1100 - 1101)

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Lanaelle
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MessageSujet: CROISADE DE SECOURS (1100 - 1101)    Sam 9 Avr - 16:26




Les croisades de secours sont trois opérations militaires successives organisés en 1100 et 1101 à la demande du pape Pascal II (1) destinées à conforter de la Première  Croisade. Ces épisode sont qualifiés d’après- croisade par l’historien jean richard.



Carte de l'Anatolie et des mouvements des armées chrétiennes

La première croisade emprunte la vallée du Danube, puis traverse la Bulgarie et la Thrace et arrive à Constantinople en mars 1101. Elle est composée essentiellement de lombards et conduite par l’archevêque de Milan, Anselme de Buis. Le basileus Alexis (2) confie cette armées, renforcée d’un corps turcopole, à Raymond de Saint-Gilles (3). A Nicomédie, l’armée reçoit des renforts et quelques barons francs rejoignent cette armée : Etienne II de Blois (4), Eudes Ier de Bourgogne (5), Etienne Ier de Bourgogne (6) et Conrad, connétable de l’empire. Au lieu de se diriger vers Jérusalem par la Syrie, les chefs lombards décident de porter secours à Bohémond de Tarente (7) qui a été fait prisonnier par les Turcs et s’enfoncent en Anatolie. Ils atteignent et prennent Ankara le 23 juin, mais l’armée est massacrée le 31 juillet. Les chroniques estiment entre 50 000 et 160 000 le nombre de morts. Raymond et quelques rescapés peuvent atteindre la Mer Noire et rejoindre Constantinople.

La deuxième croisade, partie de Bar, traverse la Mer Adriatique et arrive sans incident à Constantinople peu après la précédente armée. Elle est composée de chevaliers nivernais commandes par le comte de Nevers Guillaume II (08), et le comte de Bourges (9). Cherchant à rejoindre Raymond de Toulouse, elle passa par Ankara, puis évite Konya solidement défendu. Elle est décimée à son tour par les Turcs dans les passes des Monts Taurus à Eregli. Seuls quelques chevaliers parviennent à Antioche.

La troisième arrive au mois d’août. Elle est conduite par le duc de Bavière, Welf IV (10), le duc d’Aquitaine Guillaume IX (11), Ida, margravine d'Autriche (12) et Hugues de Vermandois (13), propre frère du roi de France. hugues avait abandonné la Première Croisade avant qu’elle n’atteigne son but. Honteux et surtout excommunié par le Pape il a décidé de rejoindre cette deuxième vague pour réparer sa défaillance. Harcelée par les Turcs de Kılıç Arslan Ier (14) et de Danichmend (15), démoralisée, l'armée renonce à ses buts et se fait écraser près d'Heraclea Cybistra. Ses principaux chefs, et notamment Guillaume et Welf, parviennent à se réfugier à Antioche.
.

Ces trois croisades de secours ont donc échoué, remontant le moral des Seldjoukides (16) après la perte subie par ces derniers lors des combats d’Antioche et des Lieux Saints.




(1)  Pascal II (Raniero de Bieda, né vers 1050 àSanta Sofia, mort le 21 janvier 1118 à Rome) était un religieux bénédictin italien du Moyen Âge, qui fut le 160e pape de l'Église catholique du 13 août 1099 au 21 janvier 1118, succédant à Urbain II.

Il lutta contre les empereurs Henri IV et Henri V. Le pontificat de ce bénédictin a duré 18 ans, 5 mois et une semaine.




(2) Alexis Ier Comnène (grec : Ἀλέξιος Α' Κομνηνός, v. 1058N 1-1118) est empereurbyzantin du 1er avril 1081 au 15 août 1118. Il est le troisième fils du curopalate Jean Comnène et d’Anne Dalassène et le neveu de l’empereur Isaac Ier Comnène.

Son règne de 37 ans est l’un des plus longs de l’Empire byzantin et aussi l’un des plus agités. À son arrivée au pouvoir, l'Empire sort d'une période de guerres civiles qui ont mis à bas les structures impériales solides de l'ère macédonienne tandis que les menaces extérieures s'amoncellent, conduisant à des pertes territoriales importantes, allant jusqu'à menacer la survie même de l'Empire. De ce fait, les premières années du règne d'Alexis sont toutes entières consacrées à la lutte d'abord contre les Normands puis contre les Petchénègueset les Seldjoukides. Il parvient dans un premier temps à défendre efficacement les frontières de l'Empire avant de parvenir à reconquérir une partie de l'Asie Mineuredans le sillage de la Première croisade, même si ses relations avec les Croisés sont ambivalentes. En parallèle de cette intense politique étrangère, il procède à des réformes de grande ampleur de toute l'administration de l'Empire, fondant la légitimité de sa famille sur un réseau d'alliances matrimoniales particulièrement dense. La famille impériale devient le cœur du pouvoir. Enfin, il est aussi très impliqué dans les affaires religieuses de son époque.

À sa mort Alexis lègue à son fils un territoire consolidé et agrandi. Son œuvre restauratrice et réformatrice est l'une des plus importantes de l'histoire de l'Empire byzantin. Cependant, si à court et moyen terme le gouvernement d'Alexis Ier est un succès, son bilan reste contrasté. Il ne parvient qu'imparfaitement à rétablir la puissance byzantine car la reconquête de l'Asie Mineure reste partielle. En outre, l'économie de l'Empire commence à subir la concurrence des républiques italiennes. Il est aussi accusé d'avoir mis fin à un début de renaissance culturelle. Enfin, les bases sur lesquelles repose désormais l'autorité impériale, c'est-à-dire sur les liens familiaux, apparaissent comme fragiles à long terme.




(3) Raymond IV (ou VI) de Toulouse, mieux connu sous le nom de Raymond de Saint-Gilles (vers 1042 - † 1105) est un comte de Saint-Gilles (1060-1105), duc de Narbonne, marquis de Gothie, comte de Rouergue (1065-1105), marquis de Provence (v. 1085 - 1105), comte de Toulouse (1094-1105) et comte de Tripoli (de 1102 à 1105, sous le nom de Raymond Ier).

Raymond est le second fils de Pons, comte de Toulouse, et d'Almodis de la Marche. À la mort de son père, son frère aîné Guillaume IV hérite de l’ensemble des biens paternels, Raymond devant se contenter du comté de Saint-Gilles, qui se résume à une moitié de l’évêché de Nîmes, du château de Tarascon, de la terre d’Argence et de la moitié de l’abbaye de Saint-Gilles.

Implanté à proximité de la Provence, il épouse vers 1060 une princesse provençale qui serait soit une fille du comte Bertrand Ier de Provence, soit une fille du comte Geoffroy Ier de Provence. À cette époque, le comté de Provence est tenu en indivision par les descendants du marquis Guillaume Ier de Provence et de son frère.

[…]

Il épouse en premières noces vers 1066 la fille d'un comte de Provence, qui peut être soit Bertrand Ier de Provence, soit Geoffroy Ier de Provence. De ce mariage est né :
• Bertrand († 1112), comte de Toulouse, d'Albi, d'Agen, de Rouergue et du Quercy, marquis de Gothie, duc de Narbonne et comte de Tripoli.

Probablement veuf, il se remarie avec Mathilde de Hauteville († av. 1094) et fille de Roger Ier, comte de Sicile, et de Judith d'Évreux.

Il se marie ensuite pour la troisième fois en 1094 avec Elvire de Castille, fille d'Alphonse VI, roi de Castille et de Léon et de sa maîtresse Jimena Munoz. Elle donna naissance à :
• Alphonse Jourdain (1103 † 1148), comte de Toulouse, d'Albi, etc.




(4) Étienne II Henri (Estienne Henri) († 19 mai 1102), fut comte de Blois,Châteaudun, Chartres, Meaux et seigneur de Sancerre, Saint-Florentin, Provins,Montereau, Vertus, Oulchy-le-Château,Château-Thierry, Châtillon-sur-Marne etMontfélix.

Il était le fils du comte Thibaud III de Bloiset de Gersende du Maine, fille du comte Herbert Ier du Maine3. En 1080 à Chartres, il épouse Adèle d'Angleterre, fille de Guillaume le Conquérant.

En septembre 1096, avec le duc Robert Courteheuse, il rejoint l'armée de Robert II de Flandre pour participer à la première croisade. Découragé par les rigueurs et les difficultés du siège d'Antioche, il déserte de la ville assiégée en 1098, afin d'éviter une mort inéluctable. Mais sa réputation sera ternie parce que des croisés survivent, et réussissent à reprendre Jérusalem en 1099.

De retour à Blois, il est fraîchement accueilli par sa femme qui se dit offusquée, elle, Adèle d'Angleterre fille de Guillaume le Conquérant d'être mariée à un lâche. Elle le persuade de penser à sa réputation et de retourner en Terre sainte.

Il rejoint la seconde vague de participants à la première croisade qui part au printemps 1101. Il rachète sa conduite précédente par une mort au combat à Ramla, le 19 mai 1102. Albert d'Aix rapporte qu'il aurait été capturé puis décapité.

Deux lettres d'Étienne-Henri adressées à Adèle lors de sa présence en Terre sainte nous sont parvenus, et donnent une description de première main sur les événements.

En 1080 à Breteuil, mariage confirmé à Notre-Dame de Chartres en 10815, il épouseAdèle d'Angleterre (v. 1067-1137), fille de Guillaume le Conquérant et Mathilde de Flandres. Ensemble ils ont pour descendance connue :

• Guillaume de Blois (avant 1092-v. 1150), seigneur de Sully, déshérité pour des problèmes mentaux. Il épouse cependant l'héritière de la seigneurie de Sully et a des descendants ;
• Thibaud IV le Grand (avant 1092-1152), comte de Blois, de Châteaudun, de Chartres et de Champagne ;
• Eudes, mort jeune.
• Mathilde († 1120), mariée en 1115 à Richard d'Avranches, 2e comte de Chester . Ils meurent lors du naufrage de la Blanche-Nef en 1120.
• Étienne (v. 1092-1154), comte de Mortain, puis roi d'Angleterre en 1135 ;
• Henri (v. 1096-1171), abbé de Glastonbury puis évêque de Winchester.
• Éléonore, mariée vers 1120 à Raoul de Vermandois et répudiée en 1142 ;

Trois filles possibles dont la filiation n'est pas prouvée :
• Agnès, épouse d'Hugues III, seigneur du Puiset ;
• Adélaïde (Adela ou Lithuise), mariée vers 1112 (et séparée en 1113) à Milon de Bray, vicomte de Troyes ;
• Alix épouse de Renaud (Renard, Raynard), comte de Joigny

Enfant illégitime possible :
• Emma, épouse de Herbert de Winchester. Il semble toutefois qu'Emma n'ait rien à voir avec la Maison de Blois. Elle serait plutôt la fille de Hunger fitz Odin, seigneur de Broad Windsor (Dorset). Elle est la mère de Guillaume FitzHerbert, archevêque d'York (1143-1147, 1153-1154).




(5) Eudes Ier de Bourgogne dit Borel (c'est-à-dire le Roux2), né vers 1060, mort le 23 mars 1103, fils d'Henri de Bourgogne et de Sybille de Barcelone, il était prince de sang royal français.

Il succède à son frère Hugues en tant que duc de Bourgogne de 1079 à sa mort. Il a 19 ans3
Il aide le roi de France Philippe Ier dans sa lutte contre Hugues du Puiset en 1078. En 1087, il part combattre les Maures en Espagne et participe à la prise de Tolède. Violent et brutal, les chroniqueurs de son époque le décrivent comme un brigand qui rançonne ceux qui traversent ses états.
Il ne semble pas s'être engagé dans la première croisade.
Il épouse en 1080 Sibylle ou Mathilde dite aussiMahault de Bourgogne (vers 1065 - † après 1103), fille de Guillaume, surnommé Tête Hardie comte palatin de Bourgogne, de comte de Vienne et decomté de Mâcon, qui était sa cousine germaine et dont il eut de la peine à obtenir de Rome une dispense. Il a les enfants suivants:

• Hélène dite aussi Alix ou Adèle(v. 1080 † 1141), mariée en premières noces en 1095 à Bertrand de Saint-Gilles († 1112), comte de Toulouse et comte de Tripoli. Elle épouse en secondes noces vers 1115 Guillaume III Talvas, comte d'Alençon et de Ponthieu.
• Florine de Bourgogne ou Fleurine (v. 1083 † 1097), fiancée ou mariée à Sven le Croisé († 1097), prince danois. Elle fit un voyage en Terre-Sainte et y mourut4
• Hugues II (v. 1085 † 1143), duc de Bourgogne. Il est l'époux de Mathilde de Turenne
• Henri (v. 1087 † 1131), moine à l'abbaye de Citeaux où il est inhumé

En 1098, il donna des terres pour la fondation de l'Abbaye De Cîteaux. Puis il partit à la tête de 100,000 croisés, rejoint les comtes Étienne II de Blois et Hugues Ier de Vermandois. Il meurt à Tarse en Cilicie le 23 mars 11035. Son corps fut rapporté à l'abbaye de Cîteaux comme il en avait fait la demande avant son départ et il fut d'abord inhumé dans le cimetière des religieux, puis on le transporta dans le tombeau de la chapelle des ducs que l'on voyait en entrant à main droite. Le tombeau était d'une hauteur de quatre pieds sous une arcade de pierre avec une épitaphe gravée sur la frise du tombeau avec son nom et celui de ses deux successeurs.




(6) Étienne Ier de Bourgogne dit « Tête Hardie » (1065 - 1102) comte de Bourgogne,comte de Mâcon et de Vienne, fils du comte Guillaume Ier de Bourgogne et d'Étiennette de Bourgogne, frère cadet du comte Renaud II de Bourgogne à qui il succède, et frère du pape Calixte II.

En 1065, il naît du comte Guillaume Ier de Bourgogne(† 11 novembre 1087) et de Étiennette, comtesse de Vienne.

En 1097 son frère, le comte Renaud II de Bourgogne († 1099), lui confie la régence du Comté. Puis il devint, à l'âge de 32 ans, le successeur de son frère, lorsque ce dernier trouva la mort au cours de la première croisade (1096-1099). Il se mit lui aussi en route pour la terre sainte où il trouva la mort en 1102. Il fait partie d'une puissante et influente lignée familiale avec son père, ses frères et les mariages de ses sœurs. Il se marie avec Béatrice de Lorraine, fille du duc Gérard Ier de Lorraine, dont il a quatre enfants :

Branche aînée de Bourgogne-Comté :

• Renaud III de Bourgogne qui prit le titre comtal en 1127 après les règnes deGuillaume l'Allemand, fils de Renaud II, assassiné en 1125, et de Guillaume l'Enfant, fils de Guillaume l'Allemand, assassiné lui aussi († 1126). Renaud III continua la branche aînée de Bourgogne-Comté, mais à sa mort il ne laissa qu'une fille mineure, Béatrice de Bourgogne. Béatrice portait la succession de la Comté (région du Puy-de-Dôme) ; mariée à l'empereur Frédéric Barberousse en 1156 elle lui apporta le titre de comte de Bourgogne.

Branche cadette de Bourgogne-Comté :

• Guillaume IV de Mâcon († 27 septembre 1155), comte de Mâcon en 1102 et comte de Vienne en 1127. Il épousa Poncette de Traves. Il fut la souche de la branche cadette de Bourgogne-Comté.
   * Étienne Ier, († 1173), fils de Guillaume IV, comte d'Auxonne en 1156 et deTraves. Marié avec Judith de Lorraine.
        **Etienne II († 1241), fils d'Étienne II, comte d'Auxonne. Marié àBéatrice de Chalon († 7 avril 1227).
             ***Jean Ier de Chalon, dit Jean de Bourgogne ou Jean l'Antique ou encore Jean le Sage († 30 septembre 1267), fils d'Étienne III,comte de Chalon puis seigneur de Salins.
             ***Agnès de Bourgogne (1189 - 1223), qui épouse le comte Richard III de Montfaucon, comte de Montbéliard et seigneur de Montfaucon.

• Isabelle de Bourgogne, qui épouse en 1110 le comte Hugues Ier de Champagne.


Le 27 mai 1102, il meurt assassiné à Ascalon aux croisades à l'âge de 37 ans (à la suite du succès de la première croisade (1096-1099) pour délivrer de tombeau du Christ des infidèles à Jérusalem en Terre sainte, et avant la deuxième croisade(1147-1149), plusieurs expéditions armées sont constituées avec des seigneurs et des ecclésiastiques de toute l'Europe).



(7) Bohémond de Tarente ou de Hauteville ou encore Bohémond Ier d'Antioche le Grand(autant par sa taille que par son prestige) (vers 1054 - 6 ou 7 mars 1111), prince de Tarente et prince d'Antioche, est un des meneurs de la première croisade.

Il est le fils aîné de Robert Guiscard, et de sa première épouse Aubrée de Buonalbergo.

Bohémond de Tarente participe aux expéditions de son père et le seconde entre 1081 et 1085 dans sa guerre contre Byzance en territoire byzantin. À la mort de celui-ci en juillet 1085, il est écarté de la succession sur les duchés d’Apulie, de Calabre et de Sicile au profit de son demi-frère, le jeune et faible Roger Borsa, favorisé par la mère de ce dernier, Sykelgaite de Salerne mais s’empare du sud de l’Apulie et du comté de Tarente avec ses partisans la même année.

En 1096, alors qu’il participait aux côtés de son oncle Roger Ier de Sicile, comte de Sicile, au siège de la principauté indépendante d’Amalfi, il apprit qu’une grande expédition pour l’Orient était en route, un bon moyen pour lui d’aller se tailler un fief plus vaste et plus riche que son comté et s’embarqua avec des troupes et des proches dont son neveu le jeune Tancrède de Hauteville et Roger de Salerne, pour la première Croisade, dont il fut l’un des principaux chefs. Il s’empare par ruse d’Antioche le 2 juin 1098 et conserve la ville, malgré les véhémentes protestations de Raymond IV, comte de Toulouse. Il fait de la ville le centre d’une principauté où ses descendants indirects gouvernent tant bien que mal durant plus de deux siècles. Cependant la situation de Bohémond, devenu le prince « Bohémond Ier d’Antioche », est précaire entre les ambitions d’Alexis Comnène, l’empereur byzantin, qui lorgne sur ses possessions autrefois byzantines, mais aussi la volonté des Arabes et des Turcs, de reprendre le contrôle de la Syrie du Nord.

Au mois d’août de l’an 1100 Bohémond est fait prisonnier par l'émir de Sivas et n'est libéré qu’en mai 1103 : Tancrède de Hauteville gouverne Antioche à sa place durant cette période.

Après sa libération Bohémond repart en Europe en 1104 afin d’obtenir des renforts. En fait il ne revient plus jamais dans sa principauté. En effet il épouse la fille de Philippe Ier, roi de France, Constance et tente d’attaquer l’Empire byzantin avec un débarquement en Dalmatie comme son père plus de vingt ans plus tôt, en 1105. À la fin de l’année 1107, il prend Avlona et assiège Durazzo. Malheureusement, un an plus tard, les Byzantins le tiennent en échec et son expédition tourne court ; humilié, il doit traiter avec l’empereur qui lui fait reconnaître l’autorité de Byzance sur sa principauté d’Antioche (Traité de Déabolis, 1108). En tant que prince d’Antioche il doit se reconnaître vassal d’Alexis Ier. Ce traité est mal accepté par Tancrède qui s’empresse de le dénoncer après la mort de Bohémond en Apulie, à Canosa le 26 mars 1111, laissant un jeune fils, Bohémond.

La princesse byzantine Anne Comnène, témoin oculaire de l’époque de la Croisade, qui l’a rencontré pour la première fois alors qu’elle avait quatorze ans, fut fascinée par Bohémond et a laissé, dans l’Alexiade, une description détaillée de lui pareille à nulle autre prince croisé :

« II dépassait les plus grands d’une coudée ; il était mince du ventre, large des épaules et de la poitrine ; il n’était ni maigre ni gras. Il avait les bras vigoureux, les mains charnues et un peu grandes. À y faire attention, on s’apercevait qu’il était tant soit peu courbé. Il avait la peau très blanche, et ses cheveux tiraient sur le blond ; ils ne passaient pas les oreilles, au lieu de flotter, comme ceux des autres barbares. Je ne puis dire de quelle couleur était sa barbe ; ses joues et son menton étaient rasés ; je crois pourtant qu’elle était rousse. Son œil, d’un bleu tirant sur le vert de mer, laissait entrevoir sa bravoure et sa violence. Ses larges narines aspiraient l’air librement, au gré du cœur ardent qui battait dans cette vaste poitrine. Il y avait de l’agrément dans cette figure, mais l’agrément était détruit par la terreur. Cette taille, ce regard, il y avait en tout cela quelque chose qui n’était point aimable, et qui même ne semblait pas de l’homme. Son sourire me semblait plutôt comme un frémissement de menace… Il n’était qu’artifice et ruse ; son langage était précis, ses réponses ne donnaient aucune prise. »




(08) Guillaume II de Nevers, comte de Nevers et d'Auxerre, né en 1083, mort le 20 août 1148, est un aristocrate français.

Guillaume II de Nevers est le fils deRenaud II, comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre, et d'Agnès de Beaugency. À la mort de son père en 1089, il demeura sous la tutelle de son grand-père, Guillaume Ier jusqu'à la mort de celui-ci, en 1097 ou en 1100.

Après la prise de Jérusalem, il décida de se rendre en Terre sainte en renfort. Il arriva à Constantinople en 1101 avec 15 000 hommes. Il entreprit de traverser l'Anatolie, mais son armée fut écrasée par les Turcs, et il fut l'un des rares rescapés à parvenir à Antioche.

Il épousa Adélaïde, avec laquelle il eutGuillaume III (1110-1161) et Anne, mariée à Guillaume VIII d'Auvergne.

Il contribua avec son épouse en 1144 à la fondation du prieuré Notre-Dame de La Fermeté à La Fermeté (Nièvre).




(9) Bourges est une ville qui dépendait du duché d'Aquitaine pendant la période mérovingienne. Charles Martel, maire du palais des royaumes francs la prend en731, mais Eudes, duc d'Aquitaine la reprend peu après. Pépin le Bref la reprend en761 et y installe un comte. En 926, Raoul de Bourgogne, roi de France, supprime le comté et en fait une vicomté, relevant directement de la couronne. Cette vicomté est vendue en 1101 à Philippe Ier, roi de France.




(10)  Welf Ier de Bavière, parfois appelé Guèlfe Ier de Bavière, mort le 6 novembre 1101 à Paphos sur l'île de Chypre, est duc de Bavière de 1070 à 1077 puis de 1096 jusqu'à sa mort. Il est issu à la fois de la maison italienne d'Este et de la maison allemande des Welfs, dans la généalogie desquels il est nommé Welf IV.

Welf Ier/IV est le fils d'Alberto Azzo II d'Este et de Chuniza d'Altdorf. Il hérite des possessions patrimoniales de son oncle maternel, Welf III d'Altdorf, duc de Carinthie, mort sans descendance en1055. Il épouse ensuite Ethelinde, fille d'Otton de Nordheim, duc de Bavière.

En 1099, il se joint à la croisade.
Il meurt sur le chemin du retour à Paphos à Chypre et est inhumé dans l'abbaye de Weingarten. Son fils ainé lui succède à la tête du duché de Bavière.

De son mariage avec Judith de Flandre naissent les enfants suivants :
• Welf II de Bavière, né en 1072
• Henri IX de Bavière, mort le 13 décembre 1126
• Kunizza, morte le 6 mars 1120, mariée à Frederick Rocho, comte de Dießen.
On peut aussi signaler qu'il est un aïeul à la 25ème génération de la Reine Elizabeth II.




(11) Guillaume IX d'Aquitaine ou Guillaume VII, comte de Poitou (en limousin,Guilhem VII de Peitieus), né le 22 octobre 1071, mort le 11 février 11272, surnommé depuis le XIXe siècle leTroubadour, comte de Poitiers sous le nom de Guillaume IX et duc d'Aquitaine et de Gascogne du 25 septembre 1086 à sa mort. Il est également le premier poète connu en occitan.

La forme limousine de son prénom est Guilhem. Il succède à son père Guillaume VIII à l'âge de 15 ans, ce qui lui vaut le surnom de Guillaume le Jeune au début de son règne. Il est aussi le père deGuillaume X et le grand-père d'Aliénor d'Aquitaine.


Fils de Guillaume VIII d'Aquitaine et d'Hildegarde de Bourgogne, il est brièvement marié à Ermengarde d'Anjou(fille de Foulque IV le Réchin, comte d'Anjou), avant d'épouser Philippe de Toulouse (fille de Guillaume IV, comte de Toulouse) ou Philippie en 1094, dont il a :
• Guillaume X d'Aquitaine (1099-1137), son héritier,
• Agnès de Poitiers, future épouse du roi Ramire II d'Aragon,
• Henri, abbé de Cluny,
• Raymond de Poitiers (1115-1149), qui règne sur la principauté d'Antioche.



(12) Ida de Cham, née vers 1055 et morte en 1101, est une margravine consort d'Autriche.


Fille de Ratpot ou Rapoto IV, comte de Cham, et de Mathilde, elle épouse Léopold II de Babenberg, margrave d'Autriche, dont elle a :

• Ida
• Élisabeth (morte en 1107), mariée à Ottokar, margrave de Styrie ,
• Gerberge (morte en 1142), mariée en 1100 à Borzijov II, duc de Bohême,
• Léopold III (1073-1136),
• Sophie (morte en 1154), mariée à Henri III, duc de Carinthie (mort en 1122), puis en 1128 à Sighard, comte de Burghausen (mort en 1142).

Veuve, Ida s'engage dans la troisième croisade de secours de 1100-1101 et fait partie des chefs avec Guillaume IX, duc d'Aquitaine, et Welf IV, duc de Bavière. Elle disparaît quand les croisés se font écraser par les Turcs de Kılıç Arslan Ier et de Danichmend le 15 septembre 1101 près d'Heraclea Cybistra. Son corps n'est pas retrouvé, laissant cours à des rumeurs de capture et d'enfermement dans un harem.




(13) Hugues Ier de Vermandois, dit « Hugues le Grand », né en 1057, mort le 18 octobre1102, comte de Vermandois et de Valois, fils d'Henri Ier, roi de France, et d'Anne de Kiev.
Il est le frère cadet du roi Philippe Ier.

Il épouse Adélaïde de Vermandois (v.1062† 1122), carolingienne, fille d'Herbert IV, comte de Vermandois et de Valois, et d'Alix de Valois. Il succède à son beau-père Raoul IV en 1080. Il est ainsi le fondateur de la lignée des comtes de Vermandois capétiens.

Il fonde une collégiale à Saint-Quentin en l'honneur de Sainte Pexine.

Il prend la croix avec Godefroy de Bouillon et combat au siège de Nicée, à Dorylée. Après la prise d'Antioche, où il gagne le surnom de "Grand", les Turcs viennent assiéger la ville et Hugues, découragé, abandonne les croisés et revient en France sans avoir accompli son vœu. La prise de Jérusalem le couvre de honte et, pour réparer son manquement, il repart vers la Palestine ; il est blessé dans un combat au bord du fleuve Halys et meurt à Tarse, en Cilicie.

De son épouse, il a :
• Mahaut, ou Maud ou Mathilde, (1080-1130), mariée en 1090 avec Raoul Ier de Beaugency (1068 † 1113)
• Béatrice (1082-après 1144), mariée à Hugues IV de Gournay
• Raoul Ier (1085-14 octobre 1152)
• Isabelle ou Elisabeth (1085-1131), mariée à Robert de Beaumont, comte de Meulan, puis à Guillaume II de Warenne, comte de Surrey
• Constance, (1086-??), mariée à Godefroy de la Ferté-Gaucher
• Agnès (1090-1125), marié à Boniface de Savone
• Henri (1091-1130), seigneur de Chaumont-en-Vexin, tué lors d'une bataille avecThomas de Marle
• Simon de Vermandois (1093-10 février 1148), évêque de Noyon
• Guillaume, (vers 1094-vers 1096) (= possible Guillaume de Vermandois, marié à Isabelle, fille illégitime du roi Louis VI de France)




(14)  Kılıç Arslan, Kilitch-Arslan ou Kilij Arslan est un sultan seldjoukide de Roum(1092-1107). Il est le fils et successeur de Süleyman Ier (1074-1086).

Après la mort au combat de son père à Alep en 1086, il capturé par le vainqueurTutuch, fondateur de la dynastie seldjoukide de Syrie. Le sultanat de Rum est alors confié au régent Abû'l-Qasîm. Tutuch marche sur l'Anatolie afin de l'éliminer. Les Byzantins l'obligent à se retirer, sauvant du désastre les seldjoukides de Roum.


Profitant de la mort du sultan grand seldjoukide Malik Châh Ier (1092), Kılıç Arslan regagne l'Anatolie à la fin de l'année. L'émir de Smyrne, Zachas, lui offre la main de sa fille pour s'en faire un allié contre Byzance. Kılıç Arslan le fait assassiner l'année suivante pour obtenir la faveur d'Alexis Ier Comnène.
Il a 17 ans quand commence la première croisade (1096-1099). Il anéantit la croisade populaire de Pierre l'Ermite au camp de Civitot, près de Nicée (21 octobre1096). Croyant le danger écarté, il se retourne alors contre ses ennemis turcs à l'Est.

En mai 1097, Kılıç Arslan est en campagne dans la région de Malatya. Les Croisés assiègent Nicée avec le soutien de l'empereur byzantin Alexis Ier Comnène. Kılıç Arslan conclut une trêve avec Danichmend et marche vers l'ouest mais doit se replier le 21 mai sur Konya devant l'ampleur des forces croisées. Nicée est livrée aux Byzantins (19 juin). Les dignitaires du sultanat sont épargnés et la jeune sultane, accompagnée de son nouveau-né, est reçue à Constantinople avec les honneurs royaux. Elle est conduite auprès de son frère, l'émir de Smyrne, qui devant la menace franque et byzantine abandonne ses possessions en Égée pour reconduire sa sœur auprès de Kılıç Arslan.

Kılıç Arslan conclut alors une alliance avec Danichmend et rassemble les Turcs, tandis que les Francs quittent Nicée pour marcher sur Konya (juin). Les Turcs leur tendent une embuscade près de Dorylée (17 rajab 490 A.H./1er juillet 1097). Mais la cavalerie légère turque ne peut rien contre les armures des chevaliers francs qui forcent le passage. Kılıç Arslan, encerclé, prend la fuite, suivi par Danichmend et la plupart des émirs. L'armée turque restée sur place est taillée en pièces. Les Francs traversent lentement l'Anatolie et le 21 octobre 1097, mettent le siège devantAntioche puis se lancent à la conquête de la Syrie et de la Palestine.

Durant l'été 1101, les Turcs provisoirement unis massacrent trois expéditions de croisés qui traversaient l'Anatolie.

En 1106, Kılıç Arslan prend Mayyafarikin (de nos jours Silvan) aux Artukides etMalatya qu'il convoitait depuis longtemps.

En 1107, Kılıç Arslan, appelé par les habitants de Mossoul, entre dans la ville, chasse l'atabeg Jawali et s'y fait proclamer sultan. Il nomme son fils Malik Shah de onze ans comme son lieutenant. Vaincu par le Grand seldjoukide Muhammed Ier, il doit se replier et se noie en traversant le fleuve Khabur (juin 1107). Resté à Mossoul, Malik Shah est fait prisonnier et emmené à Ispahan.

Kılıç Arslan Ier a eu douze enfants dont cinq fils :

1. L'aîné est mort, avant 1107, dans un combat contre le danichmendide Amir Ghazi Gümüchtegin.
2. Malik Shah est le second fils et héritier présomptif qui doit faire face à ses deux puînés. Il succède à son père de 1107 à 1116 mais il est retenu prisonnier à Mossoul. Il n'exerce réellement le pouvoir qu'après sa libération en 1109/10.
3. Mas'ud Ier dépose et fait tuer son frère Malik Shah en 1116. Il règne jusqu'en 1155.
4. `Arab se rebelle contre son frère Mas`ûd en 1126
5. Tuğrul Arslan, après la mort de Kılıç Arslan, sa mère exerce le pouvoir à Malatya.




(15) Danichmend Ghâzi ou Danishmend Gazi ou Ghazi Gümüştekin est le fondateur et éponyme de la dynastie turque des Danichmendides qui a régné sur une partie de l'Anatolie aux XIe et XIIe siècles après la défaite des Byzantins à la bataille de Manzikert contre le Seldjoukide Alp Arslan (1071). Danichmend décède en 1104.




(16) Les Seldjoukides, Seljoukides ouSaljûqides sont les membres d'une tribu turcique qui a émigré duTurkestan vers le Proche-Orient avant de régner sur l'Iran, comprenant l'Iraka ctuel, ainsi que sur l'Asie mineure entre le milieu du XIe siècle et la fin du XIIe siècle.
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CROISADE DE SECOURS (1100 - 1101)
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