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 MOYEN AGE CENTRALE

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Lanaelle
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MessageSujet: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 0:56






Le Moyen Âge central vit une forte croissance démographique. Les historiens estiment que la population européenne passa de 35 à 80 millions entre 1000 et 1347 et suggèrent que cela fut lié à l’amélioration des techniques agricoles, à un climat plus favorable, à l’accroissement des surfaces cultivées grâce aux défrichements (1) et à  l’absence d’invasions. Plus de 90% de la population restait composée de paysans et ces derniers se regroupèrent dans des petites communautés appelées seigneuries (2). Ils étaient souvent assujettis (3) à des nobles à qui ils devaient des services et un loyer en échange du droit de cultiver la terre. Le nombre de paysans libres était faible et ils étaient comparativement plus nombreux au Sud qu’au Nord de l’Europe.

Les nobles, ceux portant des titres (4) et les simples chevaliers, exploitaient les seigneuries et les paysans ; ces terrains ne leur appartenaient cependant pas entièrement et un suzerain les autorisait à les utiliser via le système féodal (5). Durant les XIe et XIIe siècles, ces terres ou fiefs (6) devinrent héréditaires et ne furent plus divisés entre tous les héritiers du propriétaire comme cela était le cas pendant le Haut Moyen Âge mais étaient intégralement transmis au fils aîné (7).
La domination de la noblesse reposait sur son contrôle de la terre et des châteaux, son service militaire dans la cavalerie lourde et sur diverses protections et exemptions fiscales. Les châteaux forts, initialement construits en bois puis en pierre, commencèrent à être construits  aux IXe et Xe siècles en réponse aux désordres de la période et offraient une protection contre les envahisseurs et les seigneurs rivaux. Ces fortifications étaient l’un des facteurs du maintien  su système féodal car elles garantissaient une certaine autonomie des seigneurs face aux rois et aux autres suzerains. La noblesse était subdivisée en plusieurs strates. Les rois et la haute-noblesse contrôlaient de vastes domaines et avaient autorité sur d’autres nobles. Cette basse-noblesse avait moins d’influence et possédait de plus petites propriétés avec moins de serfs. En dessous, les chevaliers (08) était la classe inférieure de la noblesse car ils ne pouvaient pas posséder de terres et devaient servir d’autres nobles ; certains, comme les ministériels (9) étaient techniquement des serfs avec le statut de chevalier.

Le clergé était également divisé et était composé du clergé séculier (10) vivant au milieu des laïcs et du clergé régulier (11), qui suivait une règle religieuse comme les moines. La plupart des membres du clergé régulier était issue de la noblesse qui fournissait également le haut de la hiérarchie du clergé séculier. A l’inverse, les prêtres des paroisses avaient généralement une ascendance paysanne. Les citadins se trouvaient dans une position intermédiaire car ils ne s’intégraient pas à la division traditionnelle de la société en trois ordres à savoir  la noblesse, le clergé et la paysannerie. Poussée par la croissance démographique, la population urbaine augmenta fortement aux XIIe et XIIIe siècles même si elle ne dépassa probablement pas les 10% de la population totale.

Durant le Haut Moyen Âge, les juifs habitaient principalement en Espagne et des communautés apparurent en Allemagne et en Angleterre aux XIe et XIIe siècles. Les juifs  disposaient d’une relative protection en Espagne musulmane, tandis que dans le reste de l’Europe, ils subissaient des pressions pour les contraindre à se convertir au christianisme et étaient parfois victimes de pogrom (12) comme lors de la Première Croisade (13). La majorité était confinée (14) dans les villes car ils n’avaient pas le droit de posséder des terres et de nombreuses professions marchandes leur furent progressivement interdites. En plus des juifs, d’autres minorités religieuses existaient aux marges de l’Europe, comme les païens (15) à l’Est ou les musulmans au Sud.

Au Moyen Âge, les femmes étaient officiellement subordonnées à un homme pouvant être leur père, leur époux ou un autre membre de la famille. Les veuves, qui avaient généralement une plus grande autonomie, devaient également faire face à des restrictions. Les activités féminines se limitaient habituellement aux tâches domestiques et à l’éducation des enfants. A la campagne, elles participaient aux moissons, à l’élevage des animaux et pouvaient obtenir des revenus supplémentaires en filant ou en brassant chez elles. Les citadines devaient aussi s’occuper du foyer mais elles pouvaient également avoir une activité marchande, même si ces opportunités étaient variables selon les régions et les périodes. Les femmes de la noblesse avaient souvent la possibilité de déléguer leurs tâches à des domestiques (16) et pouvaient gérer les domaines et les affaires courantes en l’absence d’un proche mâle mais elles étaient communément exclues des questions militaires ou gouvernementales. Le seul rôle ouvert aux femmes dans l’église était celui de nonne  (17) car il leur était interdit de devenir prêtre.

En Italie et dans les Flandres, la croissance des villes qui disposaient d’une relative autonomie stimula la croissance économique et favorisa l’émergence de nouvelles formes commerciales. Les villes marchandes autour de la mer Baltique se rapprochèrent pour former une ligue commerciale appelée Hanse (18), tandis que les républiques maritimes (19) italiennes comme Venise (20), Gênes (21) et Pise (22)  s’affrontèrent pour le contrôle du commerce en Méditerranéenne. Des grandes foires (23) furent créées notamment dans le Nord de la France pour permettre les échanges entre marchands venant de toute l’Europe. L’accroissement du commerce donna naissance à de nouvelles techniques financières visant à faciliter les échanges comme la comptabilité en partie double (24) et les lettres de crédit (25), tandis que la frappe de l’or reprit en Italie puis dans les autres pays.







NOTES :



(1)   le défrichement est la destruction volontaire d’espaces boisés, de forêts (ou étymologiquement) de « friche », quand il s’agit de mettre fin à  l’état boisé, généralement pour mettre le sol en culture ou le transformer en pâturage ou l’urbaniser. La friche désigne ici – au sens ancien du terme – une forêt en début de régénération naturelle, un taillis ou une landes, etc. il se fait par coupe à blanc suivi de dessouchage, ou par le feu. Sa définition juridique est en France « toute opération volontaire ayant pour effet de détruire l’état boisé d’un terrain et de mettre fin à sa destination forestière ». le détail de la règlementation applicable en France fait l’objet d’un article dédié : législation défrichement.
Les premiers défrichements significatifs remontent, au moins en Europe, au milieu du Néolithique et ils pourraient être bien antérieurs dans certaines zones de Chine, Mésopotamie, Moyen-Orient.




(2)  Une seigneurie est une institution médiévale et moderne occidentale assurant l’encadrement assurant l’encadrement économique et judiciaire des populations par un individu ou une personne morale n’exerçant pas nécessairement la souveraineté. La seigneurie est une réalité distincte du fief, qui est l’un des modes d’exercice de la seigneurie,  avec l’alleu (a).
La seigneurie est un ensemble de terres, c’est-à-dire de propriétés foncières, de droits et de redevances. Elle est dans une certaine mesure, l’héritière de la villa de l’Antiquité tardive en même temps que la résultante de l’éparpillement du pouvoir public avant l’an 1000. La seigneurie est le cadre privilégié par lequel l’aristocrate médiévale assure sa prééminence sociale, économique et politique. La limitation des prérogatives seigneuriales est l’un des biais par lequel le pouvoir des Etats s’affirme à la fin de l’époque médiévale et durant l’époque moderne. Dans certains pays, comme le Royaume-Uni, des réalités ressortissant à la seigneurie subsistent encore.
On estime entre 40 000 et 50 000 le nombre de seigneuries en France au XVIIIe siècle.


(a) Alleu, Alloux ou franc-alleu : du francique alôd, latin allodium, héritage libre de tous devoirs féodaux, y compris de droits de mutation appelés lods (taxes seigneuriales prelevés chaque fois qu’une terre était vendue)  (d’ailleurs toujours appelés ainsi de nos jours dans le canton de Neuchâtel en Suisse)






(3)  Assujettis : le servage, du latin servus, « esclave », est défini par la convention relative à l’abolition de l’esclavage des Nations Unies comme la « condition de quiconque est tenu par la loi, la coutume ou un accord, de vivre et de travailler sur une terre appartenant à une autre personne et de fournir à cette autre personne, contre rémunération ou gratuitement, certains services déterminés, sans pouvoir changer sa condition ».
Le servage désigne à partir du Moyen Âge la condition des paysans attachés à une manse servile, terre qu’ils cultivent et ne peuvent quitter.





(4)  Un titre de noblesse est soit un titre qui est réservé à des personnes de condition noble, soit un titre qui confère la noblesse. Il correspond à l’origine à l’exercice de fonctions d’autorités déléguées de celles du souverain : militaires ou judiciaires. D’abord attaché à l’exercice de cette autorité sur une population ou un peuple :  prince ou ducs des Normands, ducs des Francs, dux Bavarorum, à partir du XIIe siècle, il devient attaché au nom de la circonscription territoriale sur laquelle il s’exerçait (duché, comté, vicomté, baronnie, etc).





(5)  La féodalité est un système politique ayant notamment existé en Europe entre le Xè siècle et le XIIe siècle, dans lequel l’autorité centrale s’associe avec les seigneurs locaux et ceux-ci avec leur population selon un système complet d’obligation et de services. Le terme « féodalité » est issu du latin médiéval feodum, « fief », qui vient probablement lui-même du francique fehu, « bétail », et/ou du gotique faihu, « argent, possession ». le mot « féodalité » est un mot savant et tardif employé au XVIIIe siècle. Il dérive du mot fief par l’intermédiaire de l’adjectif féodal. Fief et Féodal sont beaucoup plus anciens : sous leur forme latine – la seule usitée à l’origine – « fief », en latin fevum, remonte au Xe siècle, mais ne s’est guère répandu qu’au XIe siècle, tandis que « féodal » date du XIe siècle.






(6) Le fief, appelé également tenure noble ou terre de noble tenure (car contrairement à une simple tenure elle exigeait un hommage au suzerain) désigne, durant les époques médiévale et moderne, un bien ou un revenu immobilier, le bénéfice, la terre, confié à l’origine en rétribution d’un service.
Le fief consistait en général durant l’époque féodal en une tenure, une terre concédée à un vassal (le feudataire), à la charge de la foi et l’hommage et, éventuellement, de quelques autres devoirs envers son seigneur. Cette pratique s’est développée au Moyen Âge à la suite de l’éclatement de l’Empire carolingien, et a ensuite présidé à l’établissement d’une aristocratie foncière.
Le mot, sans doute d’origine germanqiue (néerl. Vee « bétail », meuble source de richesses), est apparu dans le Midi à la fin du IXe siècle (fevum), avec peut-être une confusion avec le mot fiscum (qui désigne à l’époque carolingienne les grands domaines royaux), et une filiation avec beneficium, ce qui évoquerait l’origine « publique » du fief méridional (le beneficium désigne la concession d’une terre fiscale par un agent public en échange de services publics). Il s’étend ensuite aux autres formes de concessions vassaliques et se substitue au mot bénéfice.
Le fief est opposé à l’alleu, qui ne relevait d’aucun seigneur et au bien roturier qu’est la censive (a).

Si le fief est constitué, non d’une terre, mais des revenus de cette terre, le vassal, bénéficiaire du fief, est alors chasé sur une terre.


(a) le cens et la censive sont deux termes liés à la structure économique de systèmes politiques féodaux ;
*  le cens désigne une redevance (« payer le cens »)
* la censive peut être soit le fonds (« posséder/acheter une censive »), soit la redevance (« payer la censive »), synonyme de cens applicable à la terre, soit la façon de posséder le fonds (fonds tenu en censive et non en fief ou en franc-alleu)







(7) intégralement transmis au fils aîné : le terme primogéniture (du latin primo, « premier » et genitura, de gignere, « engendrer ») désigne l’antériorité de naissance et les droits qui en découlent, en particulier en matière de succession.
C’était la norme dans le système féodal au cours du Moyen Âge : le fils aîné hérite de la totalité des terres afin d’éviter un morcellement du domaine, ce qui entrainerait un affaiblissement du pouvoir de la lignée.
Pour la succession au trône de France, par exemple, on parle de primogéniture masculine lorsque seul le fils aîné du roi hérite de la couronne, comme c’était devenu le cas depuis 987 sous Hugues Capet. Auparavant, tous les enfants masculins des rois (Mérovingiens ou Carolingiens) héritaient chacun d’une parcelle du domaine royal, ce qui pouvait provoquer des luttes fratricides.







(08) la chevalerie est une institution militaire féodale rassemblant les combattan à cheval, puis les nobles, et à laquelle on accédait par la cérémonie de l’adoublement. Le terme chevalerie, désignant le corps des chevaliers, la cavalerie noble ou la noblesse de souche, est un dérivé du mot cheval, attesté en ancien français dès le XIIe siècle. Le terme sous-entend dès  l’origine une forte distinction entre les chevaliers, combattants professionnels d’élite montés à cheval, et les paysans et bourgeois, souvent considérés comme médiocres combattants, qui  fournissaient la masse de l’infanterie et, plus tard, de l’artillerie. Ces qualités prêtées aux chevaliers feront très tôt du mot chevalerie un synonyme de hardiesse et de générosité.

La chevalerie a peu à peu développé ses valeurs et ses coutumes propres, sous l’influence notamment de l’Eglise et de la « courtoisie » (la « fin’amor ») des troubadours et trouvères, eux-mêmes fréquemment issus de la noblesse. D’une fonction militaire au service de la noblesse terrienne, la chevalerie est devenue une fraternité, puis un groupe social, enfin une institution. Certaines traditions sont remarquables, notamment la cérémonie de l’adoubement. Les vertus traditionnelles de la chevalerie, vues par le prisme de la littérature, sont de nobles sentiments tels que la piété, l’humilité, la bravoure, la courtoisie, la foi et l’honneur.
Les chevaliers sont des personnages souvent présents dans les romans fantasy puisant leurs sources dans les grands cycles légendaires, la matière de Bretagne (Légendes arthuriennes) et la matière de France (cycle des chansons de gestes carolingiennes).






(9) Un ministériel (latin : ministerialis) était un membre de la noblesse au service du prince ou d’un évêque au Moyen Âge.
Dans les débuts du Saint Empire Romain Germanique, ces hauts fonctionnaires, appelés en allemand Dienstmannen (« serviteurs », en latin minister) par la cour, étaient employés pour les affaires de la guerre et l’administrationi (la chancellerie). Les ministériels sont à l’origine des Hœrige (serfs) investis par leur suzerain de fonctions particulières, comme la direction des finances ou l’intendance d’un palais, voire d’un fief.

Leur statut social et leurs prérogatives évoluent sensiblement sous le règne de l’empereur Henri IV (1056-1106), jusqu’à se hisser au cours des siècles suivants au titre envié de ministre. Les ministériels germaniques héritaient souvent de cette charge et de grandes familles de la noblesse allemande, comme les Droste Zu Vischering, la conservèrent jusqu’au XIXe siècle.







(10) Le clergé séculier est le clergé qui vit « dans le « siècle » ») (du latin : sæcularis) au milieu des laïcs, par opposition au clergé régulier qui vit « selon une « règle de vie » » (du latin : régularis) d’un ordre, d’une abbaye, d’un couvent, d’un prieuré.
Les membres du clergé séculier ont pris des engagements religieux, mais leur principale caractéristique est d’être engagés dans la vie séculière et non en communauté. Le terme clergé séculier regroupe généralement les prêtres, les chanoines, etc.
Alors que le clergé régulier s’engage dans les trois vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, le clergé séculier fait des engagements, ne prononçant aucun vœu, de célibat (de ne pas vivre en couple amoureux) et d’obéissance (de manière générale à  l’Eglise, par l’intermédiaire de chaque supérieur hiérarchique). Les membres du clergé séculier sont soumis à la règle canonique et sont tenus de réciter les différentes prières de l’Office divin.
Cependant il se peut qu’un clerc séculier, comme un prêtre, décide d’entrer dans une congrégation religieuse, et donc, en plus de ses engagements s’ajoutent  et se mêlent les vœux religieux.
Ce clergé séculier est composé, des diacres, des prêtres et des évêques diocésains. Les diacres et les prêtres étant rattachés à un diocèse particulier, appelé diocèse d’incardination, sous la responsabilité de l’évêque titulaire. Cependant, bien qu’ayant leur diocèse d’incardination, ils peuvent voyager, exercer des ministères qui ne sont pas dans leur diocèse, ayant néanmoins des comptes à rendre à l’évêque de leur diocèse d’incardination, ainsi qu’à l’évêque du diocèse où ils exercent leur ministère. Les diacres et prêtres peuvent demander à être excardinés, c’est-à-dire changer de diocèse d’incardination, selon accord de l’évêque du premier diocèse d’incardination.

Les évêques ne sont pas rattachés à des diocèses d’incardination, mais au Pape, qui décide du diocèse où l’évêque doit exercer son ministère. L’évêque, cependant, peut avoir un certain avis de réserve, demander sa démission pour raisons de santé, familiales, personnelles, « sociales » (conflit avec ses diocésains, comme Monseigneur Jacques Gaillot avec le diocèse d’Evreux), et bien entendu pour raison d’âge (c’est sa « retraite », qu’il peut prendre, ou plutôt, doit prendre à 75 ans).
Nombre de prêtres faisant partie d’une congrégation religieuse, comme la Société de Marie (les maristes), et d’autres, exercent, souvent à vie, ou jusqu’à leur retraite, un ministère diocésain, conformément à la spiritualité de ces congrégations, qui exercent une quantité de missions ecclésiales (associations de service, accompagnement des malades, etc…). Ils vivent donc dans des diocèses, et dépendent donc d’un évêque, tout en ayant une liberté de mobilité un peu plus grande, n’ayant pas de diocès d’incardination véritable, tout en étant prêtre de tel diocèse.


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Sam 5 Nov - 21:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 0:58

(11) Le clergé régulier comprend ceux qui ont prononcé des vœux et vivent en communauté selon une règle (moines et religieux). C’est donc en partie du clergé qui vit selon une règle. Celles-ci sont multiples et variées. Les premières règles apparaissent au IIIe siècle, dans l’Egypte chrétienne. Les premiers réguliers sont ermites, puis à partir de Saint Augustin, la règle définit la vie collective.






(12) Le mot pogrom (d’origine russe : norpom) signifie detruire, piller. Il est utiliser spécifiquement dans plusieurs langues pour décrire les attaques accompagnées de pilllage et d’effusion de sang contre les juifs en Russie, perpétrées par la majorité chrétienne, sans réaction des autorités ou avec leur assentiment, entre 1881 et 1921.

Des violences similaires, mais d’ampleur plus limitée, surviennent à la même époque en Allemagne, en Autriche, en Roumanie et dans les Balkans. Raul Hilberg définit le pogrom comme « une brève explosion de violence d’une communauté contre un groupe juif qui vit au milieu d’elle-même ».
En Europe, l’antisémitisme à l’origine des pogroms peut se nourrir du vieil antijudaïsme chrétien, de la séparation religieuse, de l’intolérance.
Certains mouvements nationalistes extrémistes peuvent se doubler de fanatisme religieux et sont toujours attisés par les guerres et les crises économiques durant lesquelles les populations sont plus faciles à entrainer dans le syndrome du « bouc émissaire ».






(13) L’appel à la croisade d’Urbain II en 1095 déclenche des persécutions de la part des paysans envers les communautés juives de France et de Rhénanie, malgré les opposisions et interdictions de l’Eglise. Les participants de la croisade populaire ne sont pas les seuls impliqués, des barons croisés y prennent également part.
Dans les chroniques juives du Moyen Âge, ces persécutions sont connues sous le nom de Gezerot Tatnou, c’est-à-dire « Décrets de l’année [hébraïque] (4)856 ».
Pour l’historien américain David Nirenberg, les massacres de Rhénanie « occupent une place importante dans l’historiographie juive moderne et sont souvent présentés comme le début d’un antisémitisme qui ne disparaitra pas par la suite et dont le climax sera la Shoah ».






(14) confinées : le ghetto désigne originellement un quartier réservé ou imposé aux Juifs où ils peuvent vivre selon leurs lois et coutumes particulières au milieu de peuples étrangers.
[…]







(15) Païens : paganisme est un terme générique employé depuis le VIe siècle par des chrétiens pour désigner la religion de ceux qui ne sont ni chrétiens, ni juifs, ni musulmans. Il remonte au latin paganus (païen). Au VIe siècle, ce mot pouvait servir à désigner les habitants des campagnes par opposition à ceux des villes ou bien les civils par opposition aux militaires. D’abord employé comme sobriquet populaire par des chrétiens pour désigner ceux qui ne sont pas baptisés, le terme a ensuite été adopté dans la littérature chrétienne. Même s’il y désigne toujours ceux qui ne sont pas chrétiens, son acception y est cependant ambiguë. Il est parfois employé de façon péjorative pour désigner ceux qui sont tenus pour être des ignorants, parfois de façon neutre pour désigner les philosophes grecs, parfois encore pour désigner des chrétiens jugés mal convertis ou tièdes dans leur foi. A partir de 370, des lois impériales regroupées au Ve siècle dans le code théodosien emploient le terme paganus pour désigner ceux qui pratiquent la magie, ceux qui sont considérés comme superstitieux ou dans l’erreur. Le terme a depuis conservé une connotation péjorative.
[…]






(16) Un domestique, ou serviteur, travaille dans la demeure de son employeur. Les domestiques se distinguent des serfs ou esclaves des périodes historiques précédentes par le fait qu’ils reçoivent un traitement pour les tâches qu’ils accomplissent, ce qui se traduit par des émoluments ou un salaire régulier (ainsi que l’accès à une protection sociale, par suite aux réformes du monde du travail obtenues au XXe siècle). Ils sont également libres de quitter leur emploi lorsqu’ils le souhaitent, bien que leur condition sociale constitue un frein à cette mobilité. L’Organisation Internationale du travail a adopté la Convention n°189 pour les travailleuses et les travailleurs domestiques en juin 2011. Le 26 avril 2012, l’Uruguay était le premier pays à ratifier cette convention.
La domesticité s’est généralisée dans la société bourgeoise du XIXe siècle, où un nombre considérable de gens de maison contribuaient au niveau de vie et au raffinement des familles bourgeoises composant le capitalisme occidental. Cette remarque trouve un écho particulier dans l’Angleterre victorienne, qui avait codifié les rôles de la domesticité, du simple serviteur au cuisinier, du palefrenier jusqu’à la gouvernante ou au précepteur. Cette répartition des rôles était héritée de celle qui s’était mise en place dans les domesticités de la noblesse de cour ou de ville au XVIIe siècle.
En religion, le terme serviteur de Dieu est employé pour tous les fidèles baptisés de l’Eglise du Christ. Il est aussi utilisé au début d’un procès de canonisation. Le pape se faisait, quant à lui, appeler dans les actes pontificaux servus servorum Dei (serviteur des serviteurs de Dieu).







(17) Une nonne, moniale, ou religieuse, parfois appelée « bonne sœur », est un membre d’une communauté religieuse féminine, devant généralement obéir aux vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Elle choisit de consacrer sa vie au service des autres (sœur apostolique) ou de quitter la société afin de vivre une vie de prière et de contemplation (moniale ou sœur contemplative) dans un monastère ou un couvent. Les nonnes sont présentes dans les religions catholiques, orthodoxe, anglicane, luthérienne, jaïne, bouddhiste, Taoïste et hindoue.







(18) La Hanse, Ligue hanséatique, Hanse germanique ou Hanse teutonique était l’association des villes marchandes de l’Europe du Nord autour de la mer du nord et de la mer baltique. Cette Hanse se distinguait des autres hanses en ce que son commerce reposait sur des privilèges jalousement défendus qui leur avaient été octroyés par divers souverains européens.

Pendant trois siècles, cette Hanse en particulier, et à moindre degré les hanses par extension, eurent un rôle dominant au niveau commercial, puis politique, en Europe. Actives du XIIe au XVIIe siècles, les déclin et quasi-disparition ont été achevés en 1648 avec les traités de Westphalie signant la fin de la guerre de Trente Ans et de la guerre de Quatre-Vingts Ans.

La croissance de la ligue hanséatique a lieu dans un monde où colonisation et évangélisation vont de pair. Elle est particulièrement liée à la montée de l’ordre des Chevaliers teutoniques, au prosélytisme catholique servant de façade aux jeux de pouvoir mondiaux de l’époque.







(19) Le terme république maritime s’applique à quelques villes côtières, principalement italiennes qui, entre le Xe siècle et le XIIIe siècle, connurent un accès de prospérité économique grâce à leur activité commerciale dans le cadre d’une large autonomie politique.
Les républiques maritimes les plus connues sont : Amalfi, Pise, Gênes et Venise. D’autres villes indépendantes constituèrent également un gouvernement autonome de république oligarchique, frappèrent monnaie, participèrent aux croisades, possédaient une importante flotte et avaient des consuls et des colonies commerciales dans les ports méditerranéens. S’ajoutent donc à la liste des républiques maritimes Gaète, Ancône, Noli et Raguse.






(20) La République de Venise dite la Sérénissime (en italien, Serenissima Republica di Venezia ; en vénitien, Serenisima Répùblica Veneta) est un Etat progressivement constitué au Moyen Âge autour de la cité de Venise, et qui s’est développé par l’annexion de territoires divers et de comptoirs commerciaux le long des côtes de la Mer Adriatique, en Méditerranée orientale et en Italie du nord, jusqu’à devenir une des principales puissances économiques européennes. Venise occupe alors une place prépondérante dans les échanges économiques entre l’Occident et l’Orient méditerranéen, byzantin ou musulman.

La République de Venise a construit son indépendance politique et sa puissance économique grâce au commerce maritime. Les vénitiens ont noué des alliances avec l’Empire de Byzance. La flotte vénitienne aide militairement l’Empire byzantin contre les invasions arabes et normandes et contre les pirates croates qui nuisent au commerce. L’Empire Byzantin accorde des privilèges commerciaux à Venise. Les Vénitiens peuvent établir des comptoirs dans l’Empire pour profiter du commerce.
Lors des croisades, Venise est un lieu d’escale pour les croisés et développe un axe de commerce Nord-Sud (avec les Anglais et les Flamands). Entre le XIe et XIIIe siècle, Venise émerge puis se développe au XIVe siècle, via la « Bourse du Rialto », qui facilite le développement d’une flotte commerciale et le quadruplement de la superficie de l’Arsenal de Venise, véritable « Etat dans l’Etat », sur lequel la cité construit sa richesse qui permet de développer son importance politique.
La Sérénissime, avec ses institutions aristocratiques remarquablement stables sur près d’un millénaire, contribue à son rôle politique essentiel.
A partir du XVIe siècle, elle connait une phase de déclin économique (le commerce maritime s’est déplacé de la Méditerranée vers l’Atlantique), politique et de régression territoriale quelque peu occultée par une extraordinaire floraison artistique, avant de disparaitre, en 1797, vaincue par Napoléon Bonaparte, alors général aux ordres du Directoire révolutionnaire français. La Sérénissime, avec ce qui restait de son domaine territorial, passe alors par le traité de Campo-Formio sous la souveraineté autrichienne.






(21) La République de Gênes est l’une des grandes républiques maritimes italiennes (ou thalassocratie) qui a duré près de huit siècles, du milieu du XIe siècle à 1797, après l’abdication du dernier doge de Gênes, Giacomo Maria Brignole. Son apogée économique fut le XVIe siècle « le siècle des Génois » (El siglo de los genoveses) tandis que son apogée militaire alla de 1284 à 1381. Les formes de gouvernement subirent de nombreux changements dans cette longue période.

Sérénissime comme Venise dès 1339, Gênes fut aussi appelée par ses citoyens, soucieux de se distinguer de leurs rivaux, « superbe république » (superba repubblica en italien), d’après le surnom donnée par Pétrarque en 1358, « Gênes la superbe ».






(22) la République de Pise était un Etat indépendant de facto centré sur la cité toscane de Pise à la fin du Xe siècle et au XIe siècle. Elle croit jusqu’à devenir une puissance économique, un comptoir commercial dont les marchands dominent le commerce méditerranéen et italien durant un siècle, avant d’être surpassée et supplantée par Gênes la puissance de Pise, en tant que solide nation maritime, s’accroit pour atteindre son apogée au XIe siècle, époque à laquelle elle acquiert sa gloire, qui la classe désormais traditionnellement parmi les quatre Républiques maritimes historiques principales d’Italie.







(23) Une foire, qui peut être appelé aussi marché, se déroule sur un foirail au champ de foire. C’est une manifestation commerciale d’exposants faisant partie d’un même secteur économique (comme le secteur agricole par exemple) se tenant dans une ville, un bourg à une époque et en un lieu généralement fixe. En Europe, les foires ont été les principales activités commerciales, les plus connues étant les foires de Champagne.





(24) La comptabilité en partie double est le principale de base du système comptable utilisé par toutes les entreprises et organisations. Elle est fondée sur l’idée selon laquelle les opérations et la situation financière d’une organisation peuvent être représentées par des comptes. Chaque compte contient l’historiques des modifications de la valeur monétaire d’un aspect particulier de l’organisation. On parle de partie double quand l’enregistrement d’écriture est inscrit dans deux comptes (au moins) : un compte débité, et un compte crédité.





(25) La lettre de crédit (aussi appelé accréditif, L/C, crédit documentaire, ou « crédoc ») est un document prouvant un engagement de paiement souscrit par la banque d’un acheteur vis-à-vis du vendeur. La banque s’engage par ce document à payer le vendeur, pour le compte de l’acheteur, si le vendeur fournit les documents conformément aux conditions énoncées dans le crédit documentaire. Ces documents sont censés attester de la bonne exécution de ses obligations par le vendeur.

L’appellation « crédit documentaire » est un abus de langage : la lettre de crédit se différencie fondamentalement du crédit documentaire en ce qu’elle n’est pas un instrument de paiement (mais une garantie). Le règlement d’une transaction commerciale internationale bénéficiant d’une lettre de crédit peut être effectué par chèque, par traite, ou par remise documentaire.
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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 0:58





Le Moyen Âge Central vit la formation des actuels Etats d’Europe Occidentale. Les rois de France, d’Angleterre et d’Espagne renforcèrent leur pouvoir et instaurèrent des institutions durables. De nouveaux royaumes tels que la Hongrie et la Pologne devinrent les puissances dominantes en Europe Centrale après leur conversion au christianisme. Après avoir été longtemps attachée à l’indépendance par rapport aux souverains laïcs, la Papauté revendiqua une autorité temporelle (1) sur l’ensemble du monde chrétien ; cette monarchie papale atteignit son apogée au XIIIe siècle sous le pontificat d’Innocent III (2) (pape 1198-1216).

Au début de la période, l’Allemagne était gouvernée par la dynastie ottonienne qui s’opposait à de puissants ducs comme ceux de Saxe (3) ou de Bavière (4), dont les territoires remontaient à  l’Antiquité tardive. En 1024, celle-ci fut remplacée par la dynastie franconienne (5) et l’un de ses membres,  l’empereur Henri IV (6) (r.1084-1105), affronta la Papauté au sujet de la nomination des évêques lors de la querelle des Investitures (7). Ses successeurs continuèrent à se battre contre Rome et la noblesse allemande et une période d’instabilité suivit la mort sans héritiers d’Henri V (08) (r.1111-1125) jusqu’à ce que  Frédéric Barberousse (9) devienne empereur (r.1155-1190). Même s’il gouverna efficacement, les problèmes fondamentaux perdurèrent et continuèrent d’affecter ses successeurs comme son petit-fils  Frédéric  (10) (r.1220-1250), qui fut excommunié à deux reprises. A l’est, le milieu du XIIIe siècle fut marqué par les conquêtes mongoles (11), dont les troupes (12) écrasèrent les armées polonaises, hongroises et germaniques lors des batailles de Legnica (13) et de Mohi (14) en 1241. Préoccupé par leur crise de succession, les Mongols (15) se replièrent, même s’ils réalisèrent d’autres attaques jusqu’à la fin du siècle. De leur côté, les principautés russes (16) devinrent des vassaux des Mongols puis de la Horde d’or (17), à qui ils devaient des tributs.

Au début de la dynastie capétienne (18), le roi de France ne contrôlait  réellement (19) que quelques territoires en Île-de-France (20) mais son autorité s’élargit tout au long des XIe et XIIe siècles. Parmi les seigneurs les plus puissants figuraient les Ducs de Normandie ; l’un deux, Guillaume le Conquérant (r.1035-1087) conquit l’Angleterre et créa un empire avec des possessions des deux côtés de la Manche, qui dura sous diverses formes jusqu’à la fin du Moyen Âge. Les rois d’Angleterre Henri II (21) (r.1154-1189) et Richard Ier (22) (r.1189-1199) appartenant à la dynastie Plantagenêt (23) régnaient ainsi sur l’Angleterre et sur une grande partie du Sud-Ouest de la France grâce au mariage du premier avec Aliénor d’Aquitaine (24) (d.1204) ; ces territoires formaient l’Empire angevin (25). En 1204, le frère cadet de Richard Ier, Jean (26) (r.1199-1216), perdit la Normandie et les possessions anglaises du Nord de la France lors d’une guerre (27) avec le roi de France Philippe (28) (r.1180-1223). Cela causa des tensions au sein de la noblesse anglaise et les impôts exigés par Jean pour financer la reconquête des territoires perdus menèrent à la signature de la Magna Carta (29) garantissant les droits et les privilèges des hommes libres en Angleterre. Son fils Henri III (30) (r.1216-1272) fut contraint à de nouvelles concessions qui limitèrent l’autorité royale. A l’inverse, les rois de France continuèrent de réduire l’influence des nobles, intégrèrent de nouveaux territoires dans le domaine royal et centralisèrent l’administration. Sous Louis IX (31) (r.1226-1270), le prestige royal atteignit de nouveaux sommets alors que le roi servait de médiateur pour les disputes dans toute l’Europe ; il fut d’ailleurs canonisé (32) par le pape Boniface VIII (33) en 1297 (pape 1294-1303). En Ecosse, les tentatives d’invasions anglaises provoquèrent une série de guerres (34) dans la première moitié du XIVe siècle qui permirent au royaume de conserver son indépendance.

En Espagne, les royaumes chrétiens qui avaient été confinés au Nord-Ouest de la péninsule commencèrent à repousser l’influence musulmane vers le Sud lors de ce qui fut appelé la Reconquista (35). Vers 1150, le Nord chrétien s’était réorganisé en cinq grands royaumes : León, Castille, Aragon, Navarre et Portugal. Le sud musulman, initialement uni au sein du Califat de Cordoue (36), se fragmenta dans les années 1030 en de nombreux indépendants appelés taïfas (37) jusqu’à ce que les Almohades (38) ne restaurent un pouvoir central dans les années 1170. Les forces chrétiennes continuèrent de progresser et elles prirent Séville en 1248.






NOTES :


(1) autorité temporelle : Unam Sanctam est une bulle pontificale de Boniface VIII sur l’unité de l’Eglise donnée le 18 novembre 1302. Cette bulle fut lancée à  l’occasion d’un concile de prélats français réunis à Rome. Elle proclamait la suprématie de l’Eglise sur l’Etat et, de ce fait, l’obligation pour toute créature humaine de se soumettre au souverain pontife.
L’authenticité de la bulle, sur laquelle ont été formulées des objections, est demeurée hors de doute.






(2) Innoncent III : Lotario, de la famille des comtes de Segni, (Gavignano, 1160 – Pérousse, 1216), élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom d’Innocent III, est considéré comme l’un des plus grands papes du Moyen Âge ?
Théologien et homme d’action, préoccupé de remplir au mieux sa fonctions de pape, il fut un chef à la décision rapide et autoritaire. Il chercha à exalter au mieux la justice et la puissance du Saint Siège de façon à renforcer son autorité suprême, gage selon lui de la cohésion de la Chrétienté ; à cette fin, à partir de 1199, il développa la lutte contre les hérésies, qu’il confia en 1213 à l’Inquisition, tribunal ecclésiastique d’exception. Une de ses œuvres majeures fut de soutenir Dominique de Guzmán ainsi que Saint François d’Assise et ses frères mendiants et de valider leur première règle. Ce pape fut également celui du plus important concile du Moyen Âge, le IVe concile du Latran, qui statua entre autres sur les dogmes, les sacrements, la réforme de l’Eglise, la conduite des prêtres et des fidèles, la croisade, le statut des Juifs et des homosexuels.
C’est sous son pontificat qu’eut lieu la quatrième croisade, appelée par son prédécesseur Célesitn III ; cette croisade échappa au pouvoir de la papauté et se termina par le sac de Constantinople par les Croisés, événement qui creusa le fossé entre orthodoxes et catholiques.






(3) Le duché de Saxe était un duché médiéval couvrant la plus grande partie du nord de l’Allemagne. Il s’étendait sur les états allemands contemporains de Basse-Saxe, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Schleswig-Holstein, Saxe-Anhalt et des parties de la Saxe. Le duc Henri le Lion occupa la région déserte de Mecklembourg-Poméranie Occidentale. Les Anglo-Saxons avait quitté cette dernière zone pour l’Angleterre.







(4) le duché de Bavière est un ancien Etat du Saint-Empire romain germanique.
Vers l’an 600, le territoire de l’actuel Etat libre de Bavière était occupé par trois tribus : les Baiern, qui ont donné leur nom au pays (Bavière se dit Bayern en allemand), les Francs et les Suèves. Tandis que l’actuelle Bavière du Nord tombait sous la souveraineté des Francs, les Alamans et les Bavarois formaient, au sud, des territoires souverains séparés par la rivière Lech.
A ses débuts, le duché de Bavière s’étendait loin vers l’est et le sud, jusqu’à la Carinthie actuelle, en Basse-Autriche et en Haute-Italie. Mais le cœur du pays se situait sur le Danube. Aux Xe et XIIe siècles, ces territoires ont donné naissance aux duchés de Bavière, de Carinthie et d’Autriche. Le principal siège ducal était Ratisbonne.

Aux XIVe et XVe siècle, la Bavière a été morcelée par de nombreux partages. Il faut attendre le règlement successoral adopté en 1506 pour que le duché se transmettre sans partage au premier fils né de lignée masculine. Il en est resté ainsi jusqu’au XIXe siècle.
Les thèses de Martin Luther ont trouvé beaucoup d’adeptes jusque dans les villes de l’actuelle Bavière. Ainsi, la ville d’Augsbourg est liée à la « confession d’Augsbourg », profession de foi des Etats protestants présentées à la Diète d’Empire en 1530, ainsi qu’à  la « paix d’Augsbourg » de 1555 qui confiait au prince le soin de décider de la religion de ses sujets. Les souverains bavarois, Maximilien Ier notamment (1598-1651), ont imposé le catholicisme au pays de l’époque de la Contre-Réforme.






(5) La dynastie franconienne, aussi appelée dynastie salienne, fut une dynastie du Haut Moyen Âge qui régna sur le Saint Empire romain germanique de 1027 à 1125. Elle doit son nom à ses origines dans le duché de Franconie.
A la mort d’Henri II le Saint, dernier membre de la dynastie ottonienne, en 1024, la couronne de roi de Germanie, puis trois ans plus tard celle du Saint Empire passe à  Conrad II, premier empereur salien.


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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 0:59

(6) Henri IV

TITRES :
roi des Romains : 1054-1087
Prédécesseur : Henri II du Saint Empire
Successeur : Conrad de Basse-Lotharingie
Duc de Bavière : 1053-1061
Prédécesseur : Conrad Ier
Successeur : Conrad II
Duc de Bavière : 1055-1061
Prédécesseur : Conrad II
Successeur : Otton II
Roi de Bourgogne : 1056-1105
Prédécesseur : Henri III du Saint Empire
Successeur : Henri V du Saint Empire
Duc de Bavière : 1077-1096
Prédécesseur : Welf Ier
Successeur : Welf Ier
Empereur des Romains : 1084-1105
Couronnement : 31 mars 1084
Prédécesseur : Henri III
Successeur : Henri V

BIOGRAPHIE :
Dynastie : saliens
Date et lieu de naissance : 11 novembre 1050 à Goslar
Date et lieu de décès : 7 aout 1106 (à 55 ans) à Liège
Père : Henri III du Saint Empire
Mère : Agnès d’Aquitaine
Conjoints :
• Berthe de Turin (1051- 27 décembre 1087)
• Adélaïde de Kiev ; mariage le 14 août 1089 (née en 1071 ; † le 10 juillet ou le 11 novembre 1109), fille du grand-duc de Kiev Vsevolod et veuve du comte Henri III (Ier) de Stade . union stérile et divorce prononcé en 1095
Enfants :
Avec Berthe de Turin :
• Adelaïde (née en 1070, † un 4 juin avant 1079), inhumée dans la cathédrale de Spire
• Henri (né le 1er ou le 2 août 1071, † le 2 août 1071, inhumé au château de Harzbourg)
• Agnès née à l’été 1072 ou au début de 1073 ; † le 24 septembre 1143, repose dans l’Abbaye de Klosterneuburg
- En premières noces (le 24 mars 1079 à Ratisbonne) 1086/1087, Frédéric Ier († 1105) duc de Souabe (Hohenstaufen)
- En secondes noces (1106) le margrave d’Autriche Léopold III ( † 15 novembre 1136)
• Le duc Conrad de Basse-Lotharingie (1074 - † 1101), corégent du Saint Empire de 1087 à 1098
• Henri V (1086 - † 1125), roi des romains en 1098, empereur de 1111 à 1125
- En 1114 Mathilde d’Angleterre (née en 1102 ; † 1167), fille du roi d’Angleterre
RESIDENCE :
• Palais impérial de Goslar
• Palais impérial dIngelheim





(7) La querelle des Investitures est le conflit qui opposa la papauté et le Saint Empire Romain Germanique entre 1075 et 1122. Elle tire son nom de l’investiture des évêques. Au Moyen Âge, l’investiture est un acte par lequel une personne met une autre en possession d’une chose. Au XIe siècle, les souverains estiment que le fait de confier à un évêque ou à un curé des biens matériels leur permet de choisir l’officiant et de lui accorder les investitures spirituelles. Cette mainmise du pouvoir temporel sur le pouvoir spirituel a comme conséquence une défaillance profonde du clergé, qui n’assure plus son rôle.

La réforme grégorienne qui débute au milieu du XIe siècle entend Lutter contre les manquements du clergé à ses devoirs, ce qui incite le pape à vouloir le contrôler, au détriment du pouvoir politique. Les monarques du Saint-Empire romain germanique, pour qui les évêques sont aussi des relais de l’autorité impériale, s’opposent alors à cette prétention. Après une lutte sans merci entre les empereurs et les papes, la querelle des Investitures aboutit à une victoire provisoire du spirituel sur le temporel.






(08) Henri V

TITRES :
Roi d’Italie : 1098-1125
Prédécesseur : Conrad de Basse-Lotharingie
Successeur : Conrad III de Hohenstaufen
Roi des Romains : 1099-1125
Prédécesseur : Conrad de Basse-Lotharingie
Successeur : Lothaire de Supplinbourg
Roi de Bourgogne et d’Arles : 1105-1125
Prédécesseur : Henri IV du Saint-Empire
Successeur : Lothaire de Supplinbour
Empereur des Romains : 1111-1125
Prédécesseur : Henri IV du Saint-Empire
Successeur : Lothaire de Supplinbourg

BIOGRAPHIE :
Lieu et date de naissance : 11 août 1086 à Goslar
Lieu et date de décès : 23 mai 1125 (à 38 ans), à Utrecht
Père : Henri IV du Saint-Empire
Mère : Berthe de Turin
Conjoint : Mathilde l’Emperesse fill d’Henri Ier d’Angleterre et de Mathilde d’Ecosse. Le mariage eut lieu le 6 ou 7 janvier 1114 à Worms






(9) Frédéric Barberousse :

TITRES :
Duc de Souabe : 1147-1152
Prédécesseur : Frédéric II
Successeur : Frédéric IV
Roi des Romains : 1152-1190
Couronnement : 9 mars 1152 à Aix-la-Chapelle
Prédécesseur : Conrad III de Hohenstaufen
Successeur : Henri VI du Saint-Empire
Roi de Bourgognes et d’Arles : 1152-1190
Prédécesseur : Lothaire de Supplinbourg
Sucesseur : Henri VI du Saint-Empire
Roi d’Italie : 1155-1190
Prédécesseur : Conrad III de Hohenstaufen
Successeur : Henri VI du Saint-Empire
Empereur du Saint-Empire : 1155-1190
Couronnement : 18 juin 1155 à Rome
Prédécesseur : Lothaire du Supplinbourg
Succésseur : Henri VI du Saint-Empire
Comte palatin de Bourgogne : 1156-1190
En tandem avec : Béatrice Ier de Bourgogne (1152-1184)
Prédécesseur : Béatrice Ier de Bourgogne
Successeur : Othon Ier de Bourgogne

BIOGRAPHIE :
Dynastie : Hohenstaufen
Nom de naissance : Frédéric de Hohenstaufen
Date de naissance : 1122
Date et lieu de décès : 10 juin 1190 (à 68 ans) Rivière Göksu Nehri, Anatolie
Père : Frédéric II de Souabe
Mère : Judith de Bavière
Conjoints :
• Adélaïde de Vohbourg, mariage annulé
• Béatrice Ier de Bourgogne
Enfants :
• Rainald ou Renaud (1161 - †1164), enterré à Lorsch
• Béatrice (1162 - † début 1174 ou 1179), enterrée à Lorsch
• Guillaume (1163- †1164) enterré à Lorsch
• Frédéric V de Souabe (16 juillet 1164 à Pavie ; † 28 novembre 1169/1170), duc de Souabe, enterré à Lorsch
• Henri VI (*1165 ; † 1197), empereur germanique, roi de Sicile, épouse Constance de Sicile (*1154 ; †1198), fille du roi Roger II. Il est le père de l’empereur Frédéric II
• Conrad (*1167 ; †1191) dit Frédéric VI de souabe, duc de Souabe
• Agnès (*octobre/novembre 1168 ou 1174 ; † 8 octobre 1184), enterrée à la cathédrale de Spire
• Conrad II de Souabe (*1169 ; †1196), duc de Souabe et de Franconie
• Othon Ier (*1171 ; †1200), comte palatin de Bourgogne, épouse Marguerite de Blois († 1230), comtesse de Bourgogne, comtesse de Blois
• Sophie (*1175 ; 0134 ?), épouse Guillaume, marquis de Montferrat
• Philippe Ier de Souabe (*1177 ; †1208), duc de Souabe, roi de Germanie/ roi des Romains ; épouse en 1197 Marie de Byzance (*1181 ; †1208), fille de l’empereur Isaac II Ange
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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:00

(10) Frédéric II :

TITRES :
Roi de Sicile : 1198-1250
Prédécesseur : Henri Ier
Successeur : Conrad Ier
Duc de Souabe : 1212-1216
Prédécesseur : Othon IV
Successeur : Henri II
Roi de Germanie : 1212-1250
En tandem avec : Henri II de Souabe (1220-1235) et Conrad IV (1237-1250)
Prédécesseur : Otton IV
Successeur : Conrad IV
Empereur des Romains : 1220-1250
Prédécesseur : Otton IV
Successeur : Grand interrègne
Roi de Jérusalem : 1225-1250
En tandem avec : Isabelle II (1225-1228) et Conrad II (1232-1250)
Prédécesseur : Jean de Brienne
Successeur : Conrad IV

BIOGRAPHIE :
Dynastie : Hohenstaufen
Date et lieu de naissance : 26 décembre 1194, à Jesi
Date et lieu de décès : 13 décembre 1250 (à 55 ans), à Fiorentino (Sicile)
Sépulture : cathédrale de Palerme
Père : Henri IV du Saint-Empire
Mère : Constance de Hauteville
Conjoints :
• Constance d’Aragon (1179-23 juin1222), fille du roi Alphonse II d’Aragon et veuve du roi Aymeric de Hongrie. Mariage le 15 août 1209 à Messine
• Isabelle II de Jérusalem (Yolande de Brienne), reine de Jérusalem (1212-25 avril 1228), mariage le 9 novembre 1225 à Brindisi
• Isabelle d’Angleterre (1217 -1er décembre 1241), fille du roi Jean d’Angleterre ; mariage le 15 juillet 1235 à Worms
• Bianca Lancia (1210-1246), qui pourrait avoir épousé l’empereur en secret.
Enfants :

- Avec Constance d’Aragon :
• Henri II, ou Henri VII de Germanie (1211 – 12 février 1242), duc de Souabe
- Avec Isabelle II de Jérusalem
• Marguerite (novembre 1226-août 1227)
• Conrad IV, roi des Romains et de Jérusalem (25 avril 1228 – 21 mai 1254)

- Avec Isabelle d’Angleterre :
• Jordanus (1236-1236)
• Agnès (1237-1237)
• Marguerite de Sicile (1237-1270), mariée à Albert, comte palatin de Saxe, margrave de Misnie
• Charles-Otton (Henri) (18 janvier 1238 – mai 1254)

- Avec Bianca Lancia :
• Constance de Hohenstaufent (1230-1307), qui épousa Jean III Doukas Vatatzès, empereur de Byzance
• Manfred Ier de sicile (1232-1266), roi de Sicile, tué à la bataille de Bénévent
• Yolante (Violante) de Souabe (1233-1264), qui épousa Riccardo Sanseverino, comte de Caserte

Enfants illégitimes
- Avec une comtesse sicilienne :
• Frédéric de Pettorano (né en 1212), qui s’enfuit en Espagne avec sa femme et ses enfants en 1238/1240
- Avec Adélaïdes (Adelheid) d’Urslingen (v.1195 – v.1234)
• Enzio (Henri), roi de Sardaigne (1215-1272)
• Catarina di Merano (1216/1218 – 1272) mariée une première fois avec un inconnu puis avec Giacomo del Carreto (Jacopo Caretto), marquis de Noli et de Finale, margrave de Savone

- Avec Mathilde ou Marie d’Antioche (1200-1225), elle-même fille illégitime de Bohémond III d’Antioche :
• Frédéric , prince d’Antioche et podestat de Florence (1221-1256), tué à la bataille de Foggia
- Avec Manna, nièce de l’archevêque Berardo de Messine :
• Richard, comte de chieti (1225-26 mai 1249) , tué à la bataille de Fossalta
- Avec Richina (Ruthina) de Beilstein-Wolfsölden (v.1205-1236)
• Marguerite de Souabe (1230-1298), mariée à Thomas d’Aquin, comte d’Acerra
- Autres enfants illégitimes :
• Gerhard (mort après 1255)
• Selvaggia (1223-1244), épousa Ezzelino III da Romana, podestat de Vérone
• Blanchefleur (1226-1279), dominicaine à Montargisi, France





(11) Les conquêtes mongoles commencées sous Gengis Khan durèrent plusieurs décennies et furent presque continues pendant toute la durée du cet « empire des steppes ».
Durant ces années, l’empire se divise en quatre parties ou hordes, les différentes parties cessent de rendre des comptes au Grand Khan. Les conquêtes mongoles continuent, mais séparément, et parfois des guerres éclatent entre les différentes régions de l’empire. Pour cette raison il est plus difficile de faire un résumé des conquêtes.





(12) les troupes : aux XIIIe et XIVe siècles, l’armée mongole de Gengis Khan et ses successeurs domine toutes ses rivales de très loin. Bien que Gengis Khan apporte quelques innovations dans la conduite de la guerre traditionnelle des Mongols, cette domination ne tient pas à des nouveautés, mais surtout à son organisation, à la planification rigoureuse de ses opérations, appliquée ensuite avec discipline, son imagination dans la tactique. Cette armée, qui n’existait pas en pratique avant qu’il ne domine les Mongols, est composée de guerriers nomades qui, avant le XIIIe siècle, combattaient essentiellement pour piller lors de razzias.




(13) la bataille de Legnica








(14) La bataille de Mohi










(15) Les Mongols sont un peuple nomade vivant actuellement en Mongolie, en Russie et en Chine. Les quatre ethnies principales sont les Khalkhas, les Oïrates, les Bouriates et les Kalmouks. Ils sont actuellement environ 10 millions, dont près de 5,8 millions en Chine. Leurs langues forment un groupe spécifique de la famille altaïque comportant plusieurs langues. Les principales sont le Khalkha, dialecte devenu langue vernaculairee de Mongolie, le tchakhar, dialecte véhiculairee de Mongolie-intérieure, le Bouriate, parlé en Bouriatie, dans les deux Mongolies et dans d’autres républiques de Sibérie et le kalmouk, parlé en Kalmoubie. Les Mongols pratiquent traditionnellement un bouddhisme lamaïste (dit tibétain) teinté d’animisme voire de chamanisme.
A l’origine d’un des plus grands empires de tous les temps, qui s’étendit de la mer de Chine jusqu’au-delà de la Volga au XIIIe siècle et au XIVe siècle, ils conservent encore leur culture, malgré leur éclatement en quatre entité politiques distinctes ; outre la langue et l’histoire, cette culture profondément originale couvre des domaines tels que la musique, la religion, les fêtes, les sports, le mode de vie, et enfin l’organisation sociale.






(16) Les anciennes principautés des Slaves de l’Est ou principautés russes, ukrainiennes et biélorusses se sont développées du IXe siècle au XVIe siècle, autour de la principauté centrale de Kiev.







(17) la Horde d’or est un empire turco-mongol gouverné par une dynastie issue de Djötchi, fils ainé de Gengis Khan, qui contrôle les steppes russes aux XIIIe et XIVe siècles.
Les djötchides eux-mêmes s’appellent Horde ou Grande Horde. Horde d’or est une expression utilisée par les Russes depuis le XVIe siècle. Les Arabes et les Persans parlent du Royaume des Tatars ou du Khanat de Kiptchak.






(18) Dynastie capétienne : les Capétiens sont une dynastie princière d’origine franque qui commence avec Hugues Capet, roi des Francs, et qui règne, notamment sur la France avec sa branche directe, de 987 à 1328. La dynastie se poursuit avec les branches collatérales des Valois, jusqu’en 1589, puis avec les Bourbons à partir de Henri IV jusqu’en 1848, avec une interruption pendant la Révolution française jusqu’en 1814. Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe Ier (maison d’Orléans) sont les derniers représentants de la dynastie capétienne.
Les Capétiens forment la troisième dynastie de rois de France (également appelée « troisième race »), après les Mérovingiens et les Carolingiens. Ils ont aussi régné sur d’autres états d’Europe (comme le Portugal, la Bourgogne, Naples, l’Espagne, la Hongrie, la Pologne, le Luxembourg…) et du monde (comme les Courtenay qui étaient empereurs de Constantinople, le Brésil). De plus, avec un seul degré de descendance féminie, presque toutes les dynasties princières européennes sont capétiennes (comme les Plantagenêts). […]







(19) le nom de domaine royal français désigne l’ensemble des terres, des biens et des droits relevant directement du roi au sein du royaume de France.
En France, lors de l’avènement d’Hugues Capet, ce domaine était très restreint. Les possessions, si on les évalue en termes territoriaux, étaient essentiellement concentrées sur l’Île-de-France et l’Orléanais, discontinues, avec en sus quelques îlots isolés tels que le domaine d’Attigny, reliquat de l’ancien fiscus. Elles provenaient pour l’essentiel des domaines des Robertiens, lignée des ancêtres des Capétiens.






(20) la région Île-de-France est née du domaine royal constitué depuis le Xe siècle par les rois Capétiens. Ses limites ont varié jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Cette province française s’étendait vers l’ouest et surtout le nord et était moins vaste qu’aujourd’hui en direction de l’est et du sud. Elle formait la zone d’intérêt économique des corporations marchandes de Paris, qui ont contribué à en fixer les contours.
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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:01

(21) Henri II


TITRES :
Roi d’Angleterre : 25 octobre 1154 – 6 juillet 1189
En tandem avec : Henri le Jeune (1170 – 1183)
Couronnement : 19 décembre 1154
Prédécesseur : Etienne
Successeur : Richard Ier
Comte d’Anjou et du Maine et duc de Normandie : 7 septembre 1151 – 6 juillet 1189
En tandem avec : Henri le Jeune (1170 – 1183)
Prédécesseur : Geoffroy V d’Anjou
Successeur : Richard Ier d’Angleterre

BIOGRAPHIE :
Dynastie : Plantagenêt
Nom de naissance : Henry
Date et lieu de naissance : 5 mars 1133 , Le Mans (Maine)
Date et lieu de décès : 6 juillet 1189 (à 56 ans), au Château de Chinon (Anjou)
Sépulture : Abbaye Notre-Dame de Fontevraud
Père : Geoffroy V d’Anjou
Mère : Mathilde l’Emperesse
Conjoint : Aliénor d’Aquitaine
Enfants :
• Guillaume (17 août 1153 – avril 1156)
• Henri le Jeune (28 février 1155 – 11 juin 1183), épouse Marguerite de France en 1172 ; aucun enfant
• Richard Ier (8 septembre 1157 - 6 avril 1199), épouse Bérangère de Navarre en 1191 ; aucun enfant
• Mathilde (août 1156 – 28 juin 1189), épouse Henri XII de Bavière en 1168 ; cinq enfants
• Geoffroy (23 septembre 1158 – 19 août 1186), épouse Constance de Bretagne en 1181 ; trois enfants
• Aliénor (13 octobre 1162 – 31 octobre 1214), épouse Alphonse VIII de Castille ; douze enfants
• Jeanne (octobre 1165 - 4 septembre 1199),
- Epouse Guillaume II de Sicile en 1177 ; un enfant
- Epouse Raymon VI de Toulouse en 1196 ; deux enfants
• Jean (24 décembre 1166 – 19 octobre 1216),
- Epouse Isabelle de Gloucester en 1189 ; aucun enfant
- Epouse Isabelle d’Angoulême en 1200 ; cinq enfants dont le roi Henri III






(22) Richard Ier d’Angleterre, dit Cœur de Lion. Il fut un mécène de troubadours et auteur de poèmes.

TITRES :
Roi d’Angleterre et seigneur d’Irlande : 6 juillet 1189 – 6 avril 1199
Couronnement : 3 septembre 1189, en l’Abbaye de Westminster
Prédécesseur : Henri II
Successeur : Jean
Duc des Normands : 6 juillet 1189 – 6 avril 1199
Prédécesseur : Henri II
Successeur : Jean
Duc des Aquitains :
a) 1169-1196
Prédécesseur : Aliénor et Henri II
Successeur : Otton de Brunswick
b) 1198-1199
prédécesseur : Otton de Brunswick
successeur : Jean


BIOGRAPHIE :
Dynastie : Plantagenêt
Date et lieu de naissance : 8 septembre 1157, Palais Beaumont (Oxford, Angleterre)
Date et lieu de décès : 6 avril 1199 (à 41 ans), Châlus (Limousin, France)
Père : Henri II d’Angleterre
Mère : Aliénor d’Aquitaine
Conjoint : Bérangère de Navarre, fille du roi Sanche VI de Navarre ; la mariage est célébré à Limassol, le 12 mai 1191.
Héritier : Arthur Ier de Bretagne (1189-1199)
Enfant illégitime : Philippe de Cognac





(23) Plantagenêt est le surnom d’une dynastie princière issue de la première lignée des comtes d’Anjou, les Ingelgériens , et de la Maison de Châteaudun. Ses membres furent aussi comtes du Maine, puis par mariage rois d’Angleterre, ducs de Normandie et finalement ducs d’Aquitaine.






(24) Aliénor d’Aquitaine, dite également Eléonore d’Aquitaine ou
de Guyenne


TITRES :
- Duchesse d’Aquitaine : 9 avril 1137 – 1er avril 1204 (ne règne pas effectivement)
En tandem avec :
• Louis VII de France (1137-1152)
• Henri II d’Angleterre (1152-1189)
• Richard Ier d’Angleterre (1189-1199)
• Jean d’Angleterre (1199-1204)
Prédécesseur : Guillaume X
Successeur : Jean d’Angleterre
- Reine des Francs : 1er août 1137 – 21 mars 1152
Couronnement : 25 décembre 1137
Monarque : Louis VII
Prédécesseur : Adèle de Savoie
Successeur : Constance de Castille
- Reine des Anglais : 25 octobre 1154 – 6 juillet 1189
Couronnement : 19 décembre 1154
Monarque : Henri II
Prédécesseur : Mathilde de Boulogne
Successeur : Bérangère de Navarre


BIOGRAPHIE :
Dynastie : Maison de Poitiers
Date et lieu de naissance : 1122 ou 1124, à Belin-Beliet ou Bordeaux
Date et lieu de décès : 31 mars 1204 (à 82 ans) à Poitiers (Comté de Poitou)
Sépulture : Abbaye de Fontevraud
Père : Guillaume X d’Aquitaine
Mère : Aénor de Châtellerault
Conjoints :
Louis VII de France (1137-1152) ; le mariage a lieu le 25 juillet 1137 dans la cathédrale Saint-André de Bordeaux.
Henri II d’Angleterre (1152-1189)
Enfants :
- Avec Louis VII :
• Marie (1145- 11 mars 1198), qui épouse en 1164 Henri Ier, comte de Champagne, dit « Le Libéral », et devient régente du comté de Champagne de 1190 à 1197
• Alix (1150-1195) qui épouse Thibaud V de Blois dit « Le Bon » (1129-1191) comte de Blois 1152-1191.
Avec Henri II d’Angleterre :
• Guillaume Plantagenêt (17 août 1153-1156)
• Henry dit Henri le Jeune (28 février 1155-11 juin 1183), qui épouse Marguerite, filles de Louis VII le Jeune Roi de France
• Mathilde (août 1156-1189), qui épouse Henri le Lion ( ? – 1195) duc de Saxe et de Bavière en 1168
• Richard (8 septembre 1157 – 1199) qui devient roi d’Angleterre sous le nom de Richard Cœur de Lion, épouse Bérangère de Navarre (1163-1230) et meurt sans descendance
• Geoffroy (23 septembre 1158 – 1186) duc de Bretagne par son mariage en 1181 avec la duchesse Constance (1161-1201), fille et héritière du duc Conan IV le Petit, mort en 1171
• Aliénor (septembre 1161- 1214), qui en 1177 épouse le roi Alphonse VIII de Castille (1155-1214), mariage dont est issue Blanche de Castille
• Jeanne (octobre 1165-1199), qui épouse en 1177, Guillaume II (1154-1189) roi de Sicile puis, en 1196, Raymond VI de Toulouse (1156+-1222), dont elle a un fils, Raymond VII de Toulouse (1197-1249), dernier des comtes de Toulouse et meurt après la naissance-mort de leur fille à Fontevrault
• Jean (27 décembre 1166 – 1216), dit Jean sans Terre, roi d’Angleterre (1199-1216) qui épouse Isabelle d’Angoulême (ca 1188-1246) dont il a un fils, Henri III d’Angleterre (1207-1272)





(25) l’Empire Plantagenêt ou Empire angevin est l’ensemble d’Etats s’étendant des confins anglo-écossais aux Pyrénées et de l’Irlande au Limousin et réunis au milieu du XIIe siècle par Henri II Plantagenêt.
La formation de l’Empire Plantagenêt plonge ses origines au XIe siècle avec l’émergence du comté d’Anjou, qui avec le comte Foulques Nerra jusqu’à Foulques V, réussit à asseoir sa domination sur les provinces environnantes du Maine et de la Touraine. Geoffroy Plantagenêt , fils de Foulques V, y ajoute la Normandie. Son propre fils, Henri II Plantagenêt, par son mariage avec Aliénor d’Aquitaine, étend son influence sur l’Aquitaine. A terme, il parvient à conquérir l’Angleterre et y est sacré roi en 1154.
L’influence et la puissance des Plantagenêts inquiète la dynastiei capétiennne française qui ouvre une période de conflits s’étalant sur une centaine d’années. Richard Cœur de Lion, fils et successeur d’Henri II, meurt en 1199, ce qui permet à Philippe Auguste de se lancer à la conquête de la partie continentale de l’Empire en 1214, mettant un terme à la domination des Plantagenêts dans l’ouest de la France.






(26) Jean sans Terre :

TITRE :
Roi d’Angleterre, seigneur d’Irlande et duc d’Aquitaine : 6 avril 1199 – 19 octobre 1216
Couronnement : 27 mai 1199
Prédécesseur : Richard Ier
Successeur : Henri III


BIOGRAPHIE :
Dynastie : Plantegen^^et
Nom de naissance : John
Date et lieu de naissance : 24 décembre 1166 ou 1167, au Palais Beaumont, Oxford (Angleterre)
Date et lieu de décès : 18 octobre 1216 (à 48 ou 49 ans) au château de Newark, Newark (Angleterre)
Sépulture : Cathédrale de Worcester
Père : Henri II d’Angleterre
Mère : Aliénor d’Aquitaine
Conjoints :
• Isabelle de Gloucester (1180-1199), mariage annulé, aucun enfants. Elle se remaria avec Geoffrey FitzGeoffre de Mandeville en 1216 puis avec Hugues de Burgh l’année suivante peu avant sa mort.
• Isabelle d’Angoulême (1200-1216), elle quitta l’Angleterre pour Angoulême peu après la mort du roi ; elle y épousa Hugues X de Lusignan
Enfants :
Avec Isabelle d’Angoulême :
• Henri III (1er octobre 1207 – 16 novembre 1272) a) épouse Eléonore de Provence en 1236 ; cinq enfants dont le roi Edouard Ier
• Richard (5 janvier 1209 – 2 avril 1272),
a) épouse Isabelle Marshal en 1231 ; 4 enfants
b) épouse Sancie de Provence en 1257 : 2 enfants
• Jeanne (22 juillet 1210-4 mars 1238), épouse Alexandre d’Ecosse en 1221 ; aucun enfant
• Isabelle (1214-1er décembre 1241), épouse Frédéric II du Saint Empire en 1235 : 4 enfants
• Aliénor (115-13 avril 1275)
a) épouse Guillaume le Maréchal en 1224 : aucun enfant
b) épouse Simon V de Montfort en 1238 ; 7 enfants
Jean sans Terre eut plusieurs enfants illégitimes avec diverses maitresses dont au moins 9 garçons et 3 filles. Parmi ceux-ci, les plus connus sont Richard Fitz Roy et Jeanne qui épousa le prince gallois Llewelyn en 1205.







(27) guerre : le conflit opposant les dynasties des Capétiens et des Plantagenêt couvre une période de 100 ans (1159 à 1259), pendant laquelle s’affrontent le Royaume de France et l’Empire Plantagenêt. Ce conflit est aussi appelé par certains historiens, la « première guerre de Cent Ans ».
La guerre commence en 1159 lorsque les armées de l’Angevin Henri II d’Angleterre entrent dans Périgeux. Le roi d’Angleterre a décidé d’agrandir encore ses possesions dans le Sud-Ouest en annexant le comté de Toulouse qui comprend, entre autres, le Quercy.
A partir de 1170, Aliénor d’Aquitaine, pourtant toujours épouse d’Henri II, lui dispute territoires et légitimité au trône en soulevant contre lui ses propres fils.
Cette guerre est aussi la lente conquête des Capétiens de leur royaume. En effet, le pouvoir royal réel du roi de France est encore peu étendu, alors même que la suzeraineté de cette dynastie s’étend bien au-delà du petit royaume d’Île-de-France. Elle s’étend sur presque tout le territoire de France, jusqu’aux marches de l’Empire Romain Germanique, (Seine/Morvan/ Vallée du Rhône) à l’est.









(28) Philippe II dit Philippe Auguste

TITRE :
Roi des Francs puis roi de France : 18 septembre 1180 – 14 juillet 1223
Couronnement : 1er novembre 1179 à la cathédrale de Reims
Prédécesseur : Louis VII
Successeur : Louis VIII


BIOGRAPHIE :
Dynastie : capétiens
Date et lieu de naissance : 21 août à Paris (France)
Date et lieu de décès : 14 juillet 1223 (à 57 ans) à Mantes (France)
Sépulture : Basilique de Saint – Denis
Père : Louis VII de France
Mère : Adèle de Champagne
Conjoints :
• Isabelle de Hainaut (1170-1190), mariage en 1180, fille de Baudouin V de Hainaut
• Ingeburge de Danemark (1193) (1201-1223), mariage en 1193, fille de Waldemar Ier roi du Danemark (1157-1182), sœur de Knut VI, roi du Danemark (1182-1202) ; répudié en 1193, rétablie officiellement en 1200
• Agnès de Méranie (1196-1201), mariage en 1196, fille de Berthold IV de Méranie

Enfants :
- Avec Isabelle de Hainaut :
• Louis VIII (1187-1226) et postérité
• Deux jumeaux (nés et morts en 1190)

- Avec Agnès de Méranie :
• Marie (v.1198-1224), qui épousa en 1206 Philippe Ier, comte de Namur (1175-1212), puis se remaria en 1213 avec Henri Ier, duc de Brabant (v.1165-1235) sans enfant
• Philippe Hurepel (1200-1234), comte de Clermont et de Boulogne, qui épouse en 1216 Mathilde de Dammartin (v.1201-1259), d’où deux enfants : Jeanne et Albéric.
• Jean-Tristan, mort-né en 1201
- Avec une certaine dame d’Arras
• Pierre Charlot (1205-1249) évêque de Noyon







(29) La Magna Carta Libertatum ou Grande Charte est une charte de soixante-trois articles arrachée par le baronnage anglais au roi Jean sans Terre le 15 juin 1215 après une courte guerre civile notamment marquée par la prise de Londres, le 17 mai, par les rebelles. Les barons étaient excédés des exigences militaires et financières du roi et de ses échecs répétés en France, en particulier à Bouvines et à La Roche-aux-Moines.




(30) Henri III

TITRE :
Roi d’Angleterre, seigneur d’Irlande et duc d’Aquitaine : 18 octobre 1216 -16 novembre 1272.
Couronnement : 28 octobre 1216
Prédécesseur : Jean
Successeur : Edouard Ier

BIOGRAPHIE
Dynastie : Plantagenêt
Nom de naissance : Henry
Date et lieu de naissance : 1er octobre 1207, château de Winchester, Hampshire (Angleterre)
Date et lieu de décès : 16 novembre 1272 (à 65 ans), Westminster, Londres (Angleterre)
Sépulture : Abbaye de Westminster
Père : Jean d’Angleterre
Mère : Isabelle d’Angoulême
Conjoint : Eleonore de Provence
Enfants :
• Edouard Ier (17/18 juin 1239 – 7 juillet 1307)
a) épouse Eléonore de Castille en 1254 : 14 enfants dont le roi Edouard II
b) épouse Marguerite de France en 1299 ; 3 enfants
• Marguerite (29 septembre 1240 - 26 février 1275), épouse Alexandre III d’Ecosse en 1251 ; 3 enfants
• Béatrice (25 juin 1242 – 24 mars 1275), épouse Jean II de Bretagne en 1260 ; 6 enfants
• Edmond (16 janvier 1245 – 5 juin 1296),
a) épouse Aveline de Forz en 1269 ; aucun enfant
b) épouse Blanche d’Artois en 1276 ; 3 enfants
• Catherine (25 novembre 1253 – 3 mai 1257), née sourde





(31) Louis IX, dit « le Prudhomme », plus connu sous le nom de Saint Louis

TITRE :
Roi de France : 8 novembre 1226 – 25 août 1270
Couronnement : 29 novembre 1226, en la cathédrale de Reims
Prédécesseur : Louis VIII
Successeur : Philippe III

BIOGRAPHIE :
Dynastie : Capétiens
Nom de naissance : Louis de France
Date et lieu de naissance : 25 avril 1214 à Poissy (France)
Date et lieu de décès : 25 août 1270 (à 56 ans), Tunis (Hafsides)
Père : Louis VIII de France
Mère : Blanche de Castille
Conjoint : Marguerite de Provence, fille de Raimond-Bérenger IV, comte de Provence et de Béatrice de Savoie, mariage en la cathédrale de Sens, le 27 mai 1234
Enfants :
• Blanche, née le 11 juillet 1240, meurt à l’âge de 3 ans
• Isabelle, née le 18 mars 1242 ; épouse Thibaud II vers 1258 et devient ainsi reine consort de Navarre. Son époux meurt lors de la huitième croisade, sans descendance
• Louis, né le 25 février 1244 ; prince héritier, il est fiancé, en 1258, à Isabelle d’Aragon, conformément au traité de Corbeil. Il meurt prématurément à l’âge de 16 ans, probablement emporté par une appendicite
• Philippe, né le 1er mai 1245. Il devient héritier à la mort de son frère ainé, en 1260, et est ainsi fiancé, à son tour à Isabelle d’Aragon, qu’il n’épousera qu’à la Pentecôte de 1262, à Clermont-en-Auvergne. Il devient roi de France à la mort de son père, le 25 août 1270, sous le nom de Philippe III, dit « le Hardi ». à la mort de son épouse, il se marie avec Marie de Brabant. D’où descendance
• Jean, né en 1248 et mort presque aussitôt
• Jean Tristan, né en avril 1250 pendant la captivité de son père, pris en otage par les musulmans. Son second prénom lui est donné en référence à la tristesse des circonstances. Il épouse Yolande de Bourgogne vers 1266 et devient comte de Nevers après la mort d’Eudes de Bourgogne. Il meurt le 3 août 1270, lors de la 8ème croisade, sans descendance.
• Pierre, né en 1251 en Terre Sainte où ses parents effectuent un pélérinage. En 1271 ou 1273, il épouse Jeanne de Châtillon, avec qui il est fiancé depuis 1263. Le couple à deux fils, Louis et Philippe, qui meurent en bas âge
• Blanche, née en 1253 en Terre Sainte également. Son père souhaite qu’elle devienne nonne pour l’abbaye de Maubuisson mais celle-ci refuse et ose même faire promettre au pape Urbain IV de la relever de ses vœux si elle devait obéir à son père. Elle épouse Ferdinant de Cerda, infant de Castille, vers 1268, d’où descendance
• Marguerite, née en 1254 ; elle épouse par contrat, en février 1271, Jean Ier, duc de Brabant, dit « le Victorieux » ; en 1272, elle meurt en couches, donnant naissance à leur premier enfant : un fils qui ne survivra pas
• Robert, né en 1257 ; en 1272, épouse Béatrice de Bourgogne, dame de Bourbon ; il est ainsi le fondateur de la maison capétienne de Bourgon, et l’aïeul direct par les mâles d’Henri IV, roi de France
• Agnès, née en 1260 ; épouse par contrat, en juilllet 1273, Robert II, duc de Bourgogne et roi titulaire de Thessalonique ; d’où descendance





(32) La canonisation est un processus établi par l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes, conduisant à la reconnaissance officielle d’une personne comme « siante », et proposée alors comme modèle exemplaire de vie chrétienne. Le saint ou la sainte reçoit une place dans le calendrier liturgique de l’église, date à laquelle il est liturgiquement commémoré et invoqué.






(33) Boniface VIII (ca. 1235-1303), originaire d’Anagni dans le Latium en Italie, de son vrai nom Benedetto Caetani, est un pape de l’église catholique romaine. Ses armes portaient de ondes, et son prénom origina était Benedetto, qui signifie « béni » en italien. Le pape Boniface VIII lors de la querelle qui l’oppose à Philippe IV le Bel mourut de honte après avoir été frappé au visage par Sciarra Colonna, avec un gantelet de fer, accompagnant Guillaume de Nogaret, envoyé direct du Roi. Cet événement, qui relève plus que probablement de la légende, est connu sous le nom de l’attentat d’Anagni.

Date et lieu de naissance : 1235 à Anagni
Date et lieu de décès : 11 octobre 1303, à rome
Election au pontificat : 24 décembre 1294
Intronisation : 23 janvieri 1295
Fin du pontificat : 11 octobre 1303 à Rome






(34) une série de guerres : les guerres d’indépendance de l’Ecosse furent une série de campagnes militaires qui opposèrent l’Ecosse à l’Angleterre durant la fin du XIIIe siècle et le début du XIV siècle.






(35) La Reconquista (mot espagnol et portugais, en français Reconquête) est le nom donné à la reconquête des royaumes musulmans de la péninsule ibérique par les souverains chrétiens. Elle commence en 718 dans les Asturies, et s’achève le 2 janvier 1492 quand Ferdinand II d’Aragon et Isabelle de Castille , les « rois catholiques » (Los Reyes catolicos), chassent le dernier souverain musulman de la péninsule, Boabdil de Grenade, achevant l’unification de l’essentielle de l’actuelle Espagne – excepté la Navarre, incorporée en 1512.

Depuis le VIIIe siècle, une grande partie de l’Espagne est sous domination musulmane. A toute fin du XIe siècle, le pape Urbain II encourage la Reconquista de l’Espagne occupée par les Maures au XIIe siècle, les Etats chrétiens du nord de l’Espagne commencent donc la reconquête. L’avancée est lente, mais au milieu du XIIIe siècle, après la victoire chrétienne de Las Navas de Tolosa, il ne reste aux musulmans que le petit royaume de Grenade qui finira par tomber en 1492






(36) Le califat de Cordoue fut le califat occidental sur lequel régna la branche des Omeyyades dite des Omeyyades de Cordoue, concurrent des Abbassides dans la civilisation islamique alors à son apogée. Son extension maximale atteint plus de 80% de la péninsule ibérique et fait suite aux invasions musulmanes en Europe occidentale.

Le nom « califat occidental » correspondant à Cordoue s’oppose au « califat abbasside » situé à Bagdad, pendant la période de leur coexistence.







(37) une taïfa ou royaume de taïfa est un royaume situé dans la région d’Al-Andalus. Durant les périodes d’instabilité politique, il y a eu plusieurs taïfas en Al-Andalus. Chaque taïfa est basée sur un nœud urbain central, la médina primitive, et règne sur les zones plus ou moins vastes.







(38) Les Almohades « qui proclame l’unité divine », ou Banu Abd al-Mumin sont un mouvement religieux fondé au début du XIIe siècle, dont est issue la dynastie éponyme d’origine berbère qui gouverne le Maghreb et al-Andalus entre le milieu du XIIe siècle et le XIIIe siècle.

Le mouvement religieux des Almohades est fondé vers 1120 à Tinmel par Mohammed ibn Toumert, appuyé par une groupe de tribus masmoudiennes du Haut Atlas marocain, principalement des Masmoudas. Ibn Toumert prône alors une réforme morale puritaine et se soulève contre les Almoravides au pouvoir à partir de son fief de Tinmel. […]
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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:02







Au XIe siècle, les Turcs seldjoukides (1) originaires d’Asie Centrale envahirent une grande partie du Moyen-Orient en occupant la Perse dans les années 1040 ainsi que l’Arménie et le Levant dans les  décennies qui suivirent. En 1071, l’armée turque écrasa les forces byzantines à la bataille de Manzikert (2) et captura l’empereur Romain IV (3) (r.1068-1071). Cette défaite eut d’importantes conséquences pour l’Empire Byzantin qui perdit certaines de ses provinces les plus peuplées et les plus prospères et fut contraint à la défensive. Les Turcs subirent également des revers avec une série de guerre civiles et la prise de Jérusalem par les Fatimides (4) d’Egypte en 1098.

La volonté de reprendre les Lieux Saints aux musulmans et les demandes d’aides de l’empereur byzantin Alexis Ier (5) (r.1081-1118) motivèrent le lancement de la Première Croisade (6) par le pape Urbain II (7) (pape 1088-1099) lors du Concile de Clermont (Cool en 1095. Le pape promit d’accorder des indulgences (9) à tous ceux qui participeraient, et des dizaines de milliers de personne venant de toutes les couches sociales et de toute l’Europe se mirent en route vers la Terre Sainte (10). Jérusalem fut prise en 1099 et les croisés consolidèrent leurs conquêtes en fondant les Etats Latins d’Orient (11) mais la cohabitation avec les voisins musulmans fut difficile et dégénéra régulièrement en conflits. De nouvelles croisades furent donc lancées par la Papauté pour les soutenir, comme la Troisième (12) destinée à reprendre Jérusalem capturée par Saladin (13) (d.1193) en 1187.

La quatrième Croisade (14) porta un coup sévère à ce mouvement et affaiblit la Papauté. Les armateurs vénitiens transportant les croisés détournèrent l’expédition vers Constantinople et la prise de la ville (15) en 1204 entraina la création d’un Empire Latin de Constantinople (16). L’Empire Byzantin fut gravement affecté et même l’initiative de monarques individuels comme Louis IX de France pendant les Septième (17) et Huitième (18) croisades. Elles furent incapables d’enrayer l’isolement des Etats croisés, qui furent tous repris par les musulmans en 1291.

L’une des conséquences des croisades fut l’apparition d’ordres militaires comme les Templiers et les Hospitaliers, qui associaient la vie monastique avec le service militaire. Les croisades espagnoles s’intégrèrent dans le mouvement de la Reconquista avec la formation de nouveaux ordres militaires comme ceux de Calatrava (19) et de Santiago (20). Les croisades ne furent pas uniquement lancées en direction du Proche-Orient et certaines visèrent les cultes jugés hérétiques par l’Eglise Catholique comme le catharisme (21) actif dans le Sud de la France au XIIIe siècle ou le Hussitisme (22) en Bohême au XVe siècle. Des  expéditions appelées croisades baltes (23) furent également menées contre les païens d’Europe Orientale. Les chevaliers de Porte-Claive (24) étaient actifs dans les actuels Etats Baltes (25) dès le début du XIIIe siècle et ils furent intégrés à l’Ordre Teutonique (26). Initialement fondé dans les Etats croisés, ce dernier concentra ses activités dans la région de la Batique et créa une théocratie (27) avec son siège à Marienbourg (28) en Prusse aux dépens de la Pologne et de la Lituanie.






NOTES :

(1) Les Seldjoukides, Seljoukides ou Saljûqides sont les membres d’une tribu turcique qui a émigré du Turkestan vers le Proche-Orient avant de régner sur l’Iran, comprenant l’Irak actuel, ainsi que sur l’Asie Mineure entre le milieu du XIe siècle et la fin du XIIe siècle.




(2)  La bataille de Manzikert










(3) Romain IV Diogène, Empereur Byzantin ; durant son règne, il se montre déterminé à freiner le déclin militaire byzantin et à contrecarrer les incursions turques dan sl’empire, mais son armée est mise en déroute à la bataille de Manzikert et il est capturé en 1071 ; alors qu’il est encore captif, il est détrôné par son beau-fils Michel. A peine libéré par les Turcs, les membres de la famille Doukas l’arrêtent ; en 1072, son gendre Michel VII Doukas lui fait crever les yeux et l’envoie dans un monastère, où il décédera peu après de ses blessures.

Règne : 1er janvier 1068 – 24 octobre 1071
Période : diogenai
Précédé par : Constantin X Doukas
Co-empereur :
• Michel VII Doukas (1059-1078)
• Constance (1060-1078)
• Andronic (1068-1077)
Suivi de : Michel VII Doukas

Naissance : v.1030
Décès : 1072 (- 42 ans)
Epouses :
• Anna Alousiane, décédée avant 1065, fille d’Alousianos , gouverneur du thèmme de Theodosioupolis et prétendant au trône de Bulgarie en 1041, et petit-fille d’Ivan Vladislav et Marie
• Eudocie Makrembolitissa, mariage le 1er janvier 1068 ; veuve de Constantin et fille de Jean Makrembolités.
Enfants :
Avec Anna :
• Constantin Diogène, tué lors d’une bataille à Antioche en août 1074, marié avec Théodora Commène, décédée après 1094, nièce d’Isaac Ier et sœur d’alexis Ier Comnène
- Anne Diogènissa, femme d’Uros Ier Vukanovic, grand-prince de Rascie
• Un fils anonyme, qui se converti à l’Islam et épouse en 1071, une fille d4alp Arslan, sultan de la dynastie Seljoukide
• Une fille anonyme qui épouse en 1071 Malik Shah Ier , le fils d’Alp Arslan
Avec Eudocie :
• Léon Diogène né vers 1068/1070, gouverneur (de Sparte) du Péloponnèse sous Alexis Ier, tué en bataille en 1087/1089
• Nicéphore Diogène , (né vers 1069/1072, mort après 1094) gouverneur de Chypre sous Alexis Ier, qui se rebelle contre lui et est aveuglé et exilé en 1094.





(4) Les Fatimides (également appelés Obeydides ou Banu Ubayd depuis le manifeste de Bagdad) ont formé une dynastie califale chiite ismaélienne qui régna, depuis l’Ifriqiya (entre 909 et 969) puis depuis l’Egypte (entre 969 et 1171), sur un empire qui englobait une grande partie de l’Afrique du Nord, la Sicile et une partie du Moyen Orient.

Issus de la branche religieuse chiite des ismaéliens – pour laquelle le calife doit être choisi parmi les descendants d’Ali, cousin et gendre du prophète de l’Islam Mahomet, les Fatimides  considèrent les Abbassides sunnites comme des usurpateurs de ce titre. L’établissement de leur califat débute au Maghreb, grâce à l’appui des Berbères kutumas de Kabylie qui vont renverser le pouvoir local Aghlabide. Après un intermède en Ifriqiya, ils finiront par s’établir dans la ville du Caire qui pendant leur règne prendra un essor considérable.



Extension maximale de l’empire fatimide en 969





(5) Alexis Ier Comnène est empereuru byzantin du 1er avril 1081 au 15 août 1118. Il est le troisième fils du curopalate Jean Comnène et d’Anne Dalassène et le neveu de l’Empereur Isaac Ier Comnène.

Règne : 1er avril 1081 – 15 août 1118
Période : Comnène
Précédé par : Nicéphore III Botaniatès
Co-empereur :
• Constantin Doukas (1074-1078/1081-1087)
• Jean II Comnène (1092-1143)
Suivi de : Jean II Comnène
Naissance : v.1058
Décès : 15 août 1118
Père : Jean Comnène
Mère : Anne Dalassène
Epouse : Irène Doukas
Descendance :
• Anne Comnène qui épouse Nicéphore Bruyenne
• Marie Comnène mariée à Grégoire Gabras puis à Nicéphore Katakabon
• Jean II Comnène, son successeur
• Andronikos Comnène, Sebastokrator
• Isaac comnène, Sebastokrator
• Eudocie Comnène mariée à Michel Lasités
• Theodora Comnène qui épouse Constantin Kourtikès puis Constantin Ange. La dynastie des anges descend de Théodora
• Manuel Comnène
• Zoé Comnène
Surtout, Alexis va associer étroitement sa famille, enfants, neveux, nièces dans un réseau complexe d’alliances matrimoniales qui lient les Comnène à toutes les grandes familles de l’aristocratie byzantine.


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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:04

(6) La première croisade s’est déroulée de 1096 à 1099 à la suite, entre autres, du refus intervenu en 1078 des Turcs Seldjoukides de laisser libre le passage aux pèlerins chrétiens vers Jérusalem. Cette croisade s’achève par la prise de Jérusalem.








Carte de la première croisade







(7) Urbain II : Eudes de Châtillon ou Odon de Lagery, né à Châtillon-sur-Marne en 1042, mort à Rome le 29 juillet 1099 ; 159e pape sous le nom d’Urbain II 51088-1099)
Election au pontificat le 12 mars 1088, intronisation le même jour.
C’est un bienheureux pour l’Eglise catholique romaine, célébré le 29 juillet.
Il est à l’origine de la première croisade en lançant, le 27 novembre 1095, l’appel de Clermont qui en sera le déclencheur.
Fait partie de l’ordre de Saint-Benoit




(08) Le concile de Clermont –aujourd’hui Clermont-Ferrand – s’est tenu en Auvergne en 1095. Le pape Urbain II l’avait convoqué pour traiter des problèmes de discipline ecclésiastique, à la suite du Concile de Plaisance qui s’était tenu six mois plus tôt, mais l’un des faits notables de ce concile est l’appel d’Urbain II à la noblesse de la chrétienté, lui demandant de lutter contre les Turcs qui menacent l’Empire Byzantin et de délivrer les Lieux Saints occupés par les musulmans.







(9) dans l’église catholique romaine, l’indulgence (du latin indulgere, « accorder ») est la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d’un péché déjà pardonné.

Le Code de droit canonique consacre aux indulgences le chapitre IV du titre IV portant sur le sacrement de pénitence. Le canon 992 définit l’indulgence comme : « la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l’action de l’Eglise, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du christ et des saints ». cette définition est tirée de l’encyclique Indulgentiarum doctrina de Paul VI et reprise dans le Catéchisme de l’Eglise catholique au point 1471 suivie d’une explication.

L’ensemble des indulgences est présenté dans l’Enchiridon des indulgences publié par la Pénitencerie apostolique. Bien que toutes n’y puissent figurer, on peut cerner la notion par :
• Son effet : remise des peines temporelles restant à satisfaire pour des péchés remis
• Sa forme : un acte de piété, de charité, de dévotion, etc., qui est substitué désormais aux extrêmes rigueurs pénitentielles exigées dans les premiers temps de l’église
• Sa nature : l’Eglise se considérant gestionnaire en quelque manière du dépôt des mérites acquis par les saints et dispensatrice de la satisfaction du Christ.




(10) La Terre Sainte est le nom donné par les chrétiens à la région où est né et a vécu Jésus-Christ, avec une importance toute particulière accordée à Jérusalem lieu de sa mort et selon la foi chrétienne, de sa résurrection.

Si on prend le critère des sites mentionnés dans les Evangiles comme ayant été visités par Jésus-Christ, la Terre Sainte correspond géographiquement aujourd’hui :

• A Israël et le plateau du Golan (environs de la région de Baniyas, Panéas ou Césarée de Philippe)
• Aux territoires de l’Autorité Palestinienne (en Cisjordanie et la bande de Gaza)
• A la côte méridionale du Liban (avec Tyr et Sidon)
• Et à une partie de la Jordanie (Béthanie-au-delà-du-Jourdain)
• Ainsi que l’épisode de la fuite en Egypte.

Jésus est considéré à l’origine comme le Messie de l’Ancien Testament, et la Terre Sainte s’identifie à la Terre Promise des Hébreux. Malgré le fait que, durant l’Antiquité, des populations n’étant pas israélites, aient été également présentes sur certaines parties du territoire.

Les principaux lieux saints chrétiens sont :
• à Jérusalem, le Saint-Sépulcre avec le Golgotha, le Mont des Oliviers, Gethsémani, le Cénacle de Jérusalem au Mont Sion, la Basilique Sainte-Anne de Jérusalem, le Sépulcre de Marie et la piscine probatique
• A Bethléem, la basilique de la Nativité
• A Nazareth, la basilique de l’Annonciation,
• Ainsi que les lieux de la Visitation de la Vierge Marie à Ein Kerem
En outre, de nombreux sites de Galilée comme le lac de Tibériade, ou le Mont Thabor, et aussi le Jourdain, ou le désert de Judée sont marqués du souvenir de la présence du Christ





(11) Les Etats « latins » (ou « Francs ») d’Orient sont les fiefs que plusieurs chefs croisés se découpèrent au Levant.

Quatre Etats furent crées dans la foulée de la première croisade :
• Le comté d’Edesse, de 1098 à 1146
• La principauté d’Antioche, de 1098 à 1268
• Le comté de Tripoli, de 1102 à 1288
• Le royaume de Jérusalem, de 1099 à 1291

Lors de la prise de Jérusalem, au cours de la quatrième croisade, plusieurs Etats furent également fondés dans l’Empire Byzantin :
• L’Empire latin de Constantinople de 1204 à 1261
• Le royaume de Thessalonique de 1205 à 1222
• La principauté d’Achaïe de 1205 à 1428
• Le duché d’Athènes de 1205 à 1458
• Le duché de Naxos de 1210 à 1566






(12) La troisième croisade, qui débuta en 1189 et s’acheva en 1192, est une série d’expéditions menées par Frédéric Barberousse, empereur germanique, Philippe Auguste, roi de France et Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre, dans le but de reprendre Jérusalem et la Terre Sainte à Saladin.

Cette croisade a permis la reprise d’un certain nombre de ports de Terre Sainte, mais n’a pas permis la reconquête de l’arrière-pays palestinien, ni la reprise de Jérusalem. Cependant, la libre circulation à Jérusalem fut autorisée aux pèlerins et marchands chrétiens.










(13) Saladin ou Salah ad-Din Yusu et Selahedînê Eyûbi, né à Tikrit en 1138 et mort à Damas le 4 mars 1193 est le premier dirigeant de la dynastie Ayyoubide, qui a régné en Egypte de 1169 à 1250 et en Syrie de 1174 à 1260.

Lui-même dirige l’Egypte de 1169 à 1193, Damas de 1174 à 1193 et Alep de 1183 à 1193. Son nom, an-Nasir, signifie « celui qui reçoit la victoire de Dieu » et Saladin signifie la « rectitude de la Foi ». Il est connu pour avoir été le principal adversaire des Francs installés durant le dernier tiers du XIIe siècle et l’artisan de la reconquête de Jérusalem par les musulmans en 1187.

Nom de naissance : Salah ad-Dîn Yûsuf ibn Ayyub
Nationalité : kurde
Père : Najm ad-Din Ayyub
Conjoint : ‘Ismat al-Dîn
Enfants :
• Al-Afdhal Nur ad-Din ali (1169-1225), sultan de Damas
• Al-Aziz ‘Ima ad-Dîn ‘Uthmân (1171-1198), sultan d’Egypte
• El-Malik ed-Zahir Ghazi (1171-1216), émir d’Alep
• El-Malik ed-Dafer Kader
• El-Malik es-Zahir Dawud (mort 1234) , émir d’El-Bira
• El-Moaddem Turan Shah (mort après 1250)
• Une fille mariée à son cousin germain Al-Kamil, sultan d’Egypte
• Un vingtaine d’autres enfants
Religion : Sunnisme





(14) La quatrième croisade est une campagne militaire qui fut lancée de Venise en 1202. Levée à l’origine en vue de reconquérir les lieux saints, elle aboutit cependant à la prise de Constantinople par les croisés et à la fondation de l’Empire latin d’Orient en 1204 avec pour capitale Constantinople, qui se maintiendra jusqu’en 161 avant d’être reconquis par les Byzantins










(15) La prise de la ville : le siège de Constantinople de 1204 par les Croisés fait suite au premier siège et aboutit à la prise et au saccage de la capitale de l’ Empire byzantin. Après sa chute, l’Empire latin est fondé et Baudouin de Flandre se voit couronné empereur sous le titre de Baudoin Ier de Constantinople dans la Cathédrale Sainte-Sophie.









(16) L’Empire Latin de Constantinople ou Empire Latin d’Orient est une Etat éphémère fondé en avril 1204 sur le territoire de l’Empire byzantin à la suite de la quatrième croisade et la chute de Constantinople aux mains des croisés Latins. Il dure jusqu’en 1261, année de a reconquête de la ville par l’Empereur Michel Paléologue, qui restaure l’Empire Byzantin.



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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:05

(17) La septième croisade est la première des deux croisades entreprises sous la direction du roi Louis IX de France, Saint Louis. Décidée par le roi en 1244, elle quitte le royaume de France en 1248 et aborde l’Egypte en 1249. Vaincue par les maladies, l’armée ne retrouve sa liberté qu’en 1250, et le roi de France passe les quatre années suivantes à mettre le royaume de Jérusalem en état de se défendre contre les Mamelouks. La croisade prend fin en 1254 avec le retour du roi en France après la mort de Blanche de Castille, sa mère qui assurait la régence du royaume en son absence.







(18) La huitième croisade est une campagne militaire lancée par le roi Louis IX, futut « Saint Louis », en 1270 à la suite des menaces que le sultant Mamelouk Baybars fait peser sur les Etats Latins d’Orient.








(19) L’ordre de Calatrava est un ordre militaire hispanique fondé au XIIe siècle. Il est le premier ordre militaire espagnol.










(20) L’ordre de Santiago (Saint Jacques de l’Epée) est un ordre militaire et religieux catholique, aujourd’hui ordre honorifique en Espagne et au Portugal.
L’ordre suit la règle de Saint Augustin ; fondée vers 1160 par Pedro Fernandez de Fuente Encalato









(21) Catharisme : la croisade des Albigeois (1208-1229) (ou croisade contre les Albigeois) est une croisade proclamée par l’Eglise catholique contre l’hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéisme. Dès le XII, les textes de l’époque parlent d’hérésie albigeoise sans que cette région soit plus cathare que ses voisines.

Le catharisme est surtout implanté en Languedoc, lequel était dominé par deux familles, la maison de Toulouse et la maison Trencavel. N’ayant pas réussi à s’entendre pour faire front, le comte Raymond VI de Toulouse fait amende honorable et se croise, tandis que Raimon-Roger Trencavel se prépare à se défendre contre la croisade. Une fois Béziers et Carcassonne prises et le vicomte Trencavel emprisonné, les croisés désignent l’un des leurs, Simon de Montfort, pour poursuivre la lutte (1209). Cette croisade évolue rapidement en guerre de conquête, d’abord pour le compte de Simon de Montfort, puis après la mort de ce dernier (1218) et l’échec de son fils Amaury, par le bénéfice de la couronne. Cela n’empêche pas la lutte contre le catharisme, d’abord sous la direction des évêques locaux, puis sous celle de l’Inquisition ( à partir de 1233).

Finalement, les vicomtés de Carcassonne, d’Albi et de Béziers sont annexées au domaine royal en 1226 ; le comté de Toulouse passe à Alphonse de Poitiers, un frère de Saint Louis en 1249 et est annexé en 1271. Le Languedoc, qui se trouvait au début du XIIIe siècle dans la sphère d’influence du royaume d’Aragon est entièrement passé à la fin de ce siècle sous celle du roi de France. A cette époque, le catharisme est éradiqué en Languedoc, et seulement quelques cathares ont pu se réfugier en Lombardie.











(22) les croisades contre les hussites sont des campagnes militaires des féodaux et de l’Eglise catholique contre les paysans et les partisans de Jan Hus en Bohême de 1420 à 1434. Ce furent les premiers combats en Europe où des armes portatives à poudre comme les mousquets firent une contribution décisive.






(23) Aussi appelées croisades nordiques, les croisades baltes ont été menées par les puissances de l’Occident chrétien contre les peuples païens du nord-est de l’Europe riverains de la mer Baltique à partir de la fin du XIIe siècle : les peuples baltes, y compris les habitants originels de la Prusse orientale désignés sous le nom de vieux-prussiens (ou borusses).

Leur lancement a été officiellement prononcé par Célestin III en 1193, mais les royaumes germaniques et scandinaves convertis au catholicisme avaient déjà commencé à envoyer des croisés à la conquête de leurs voisins à cette date. Elles durent jusqu’au début du XIVe siècle ; comme bien des croisades, elles se détournent de leur but originel et s’achèvent par la territorialisation des ordres militaires qui les ont conduites.





(24) Les chevaliers Porte-Glaive ou Frères de l’Epée (en latin : Fratres Militiae Christi, « frères de l’armée du Christ », en allemand : Schwertbrüder) sont un ordre militaire organisé en 1202 à Dünamünde par Albert de Buxhoeveden, évêque de Livonie, et composé de « moines guerriers » germaniques dans le but de christianiser les populations baltes. Leur règle se fonde principalement sur celle des Templiiers. Ils sont connus également sous le nom de Milice du Christ de Livonie ou simplement d’Ordre Livonien. Les membres de cet ordre portaient une robé de serge blanche avec la chape noire ; deux glaives rouges croisés de noir étaient brodés sur la poitrine, et une autre sur l’épaule gauche.



Des Portes-Glaives



La confédération de Livonie en 1260





(25) On appelle pays baltes les trois pays à l’est de la mer Baltique : l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Le mot baltes est ici employé dans un sens géographique (« limitrophes de la mer Baltique ») qui concerne les trois pays, et non dans le sens linguistique (langues baltes) qui ne concerne pas l’Estonie.







(26) La maison de l’hôpital des Allemands de Sainte Marie de Jérusalem (Domus hospitalis Sancte Marie Theutonicorum Hierosolomitani) et plus tard, l’Ordre de la Maison de Sainte-Marie-des-Teutoniques (Ordo Domus Sanctæ Teutonicorum), plus connu sous le nom d’Ordre des Chevaliers Teutoniques (Deutscher Ritterordeen ou Deutschritter-Orden), d’Ordre Teutonique ou de Maison des Chevaliers de l’Hôpital de Sainte-Marie-des-Teutoniques à Jérusalem (Haus der Ritter des Hospitals Sankt Marien der Deutschen zu Jerusalem), est un ordre militaire chrétien apparu au Moyen Âge.
Les armes de l’ordre sont constituées d’une croix de sable, chargée d’une croix potencée au champ d’argent. Saint Louis permit d’y adjoindre quatre fleurs de lys d’or.









(27) L’Etat monastique des Chevaliers Teutoniques fut fondé, en 1224, par les Chevaliers de l’Ordre Teutonique. Il se transforma, en 1525, en duché de Prusse, future province de Prusse-Orientale, part de l’Etat prussien.










(28) La forteresse teutonique de Marienbourg est située à Malbork, en Poméranie, dans le territoire actuel de la Pologne.
Elle fut le palais de l’Ordre des Chevaliers Teutoniques, d’où les Teutoniques, de retour de croisade tentèrent de bâtir une théocratie aux dépens du royaume de Pologne voisin : l’Etat monastique des chevaliers teutoniques.

La terre de Poméranie fut longtemps objet de conflits opposant la Prusse, fief d’origine des chevaliers teutoniques (depuis la Bulle d’or de Rimini), et les rois de Pologne. Ces derniers la définissaient comme la Poméranie Orientale, et l’intégrèrent dans la province de « Prusse Royale » peuplée d’Allemands.

Le château et son musée sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. En construction permanente pendant près de deux-cent-trente ans, Marienbourg est composée de trois châteaux imbriqués les uns dans les autres. Les haut, moyen et bas châteaux sont séparés par des fossés et des tours. Dans la partie basse, se trouvaient les marchands ; la seconde partie, à laquelle on accède par un pont-levis, servait aux chevaliers et le haut du château était un lieu de culte et d’entrainement aux armes. Les murs sont bâtis avec des briques importées de Prusse et l’aménagement est très sophistiqué (circuit d’aération pour chauffer les pièces, sculptures,…).



Vue du château et des environs

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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:05






Au XIe siècle, les développements philosophiques et théologiques entrainèrent une grande activité intellectuelle. Les débats opposaient les réalistes (1) et les nominalistes (2) sur le concept d’universaux (3). Les échanges philosophiques furent également stimulés par la redécouverte des travaux d’Aristote (4) sur l’empirisme (5) et le rationalisme (6), et des universitaires comme Pierre Abélard (7) (d.1142) et Pierre Lombard (08) (d.1164) introduisirent la logique aristotélicienne (9) dans la théologie. Le début du XIIe siècle vit l’émergence des écoles de cathédrales (10) dans toute l’Europe occidentale et le transfert des lieux de savoir des monastères vers les villes. Ces écoles furent à leur tour supplantées par les universités qui furent créées dans les grandes villes européennes. L’association de la philosophie et de la théologie donna naissance à la scolastique (11) visant à concilier la théologie chrétienne (12) avec la philosophie antique et qui  culmina dans les travaux de Thomas d’Aquin (13) (d.1274) et de sa Summa Theologica (14).

La culture de la noblesse fut marquée par le développement des idéaux chevaleresques et de l’amour courtois (15). Cette culture s’exprimait en langue vernaculaire (16) plutôt qu’en latin et comprenait des poèmes, des récits et des chants populaires propagés par des troubadours (17) et les ménestrels (18). Les histoires étaient souvent rédigées sous la forme de chansons de geste (19) relatant les épopées (20) chevaleresques telles que La Chanson de Roland (21) ou La Chanson d’Antioche (22). Des récits historiques et religieux furent également produits comme l’Historia Regum Britaniae (23) de Geoffroy de Monmouth (24) (d.c. 1155) sur l’histoire légendaire (25) de l’Angleterre et notamment celle du  Roi Arthur. D’autres travaux étaient plus historiques comme la Gesta Frederici imperatoris d’Otton de Freising (26) (d.1158) sur la vie de l’empereur Frédéric Barberousse ou la Gesta regnum de Guillaume de Malmesbury (27) (d.c. 1143) sur les rois d’Angleterre.

Le développement du droit civil fut stimulé par la redécouverte au XIe siècle du Corpus Juris Civilis de Justinien et le droit romain fut enseigné à partir de 1100 environ à l’université de Bologne (28), l’une des plus anciennes d’Europe. Cela entraina la rédaction et la standardisation des codes juridiques dans toute l’Europe. Le droit canon (29) fut également développé et vers 1140, le moine Gratien, enseignant à Bologne, rédigea le décret de Gratien (30) qui uniformisait les différentes règles  canoniques. Les travaux (31) des scientifiques musulmans influencèrent également  la pensée européenne avec notamment le remplacement de la numération romaine (32) par le système décimal de notation positionnelle (33) et l’invention de l’algèbre qui permirent des études mathématiques plus approfondies. L’astronomie  (34) s’appuya sur la traduction du grec vers le latin de l’Almageste (35) de Ptolémée (36), tandis que la médecine profita des travaux de l’école de Salerne (37).







NOTES :



(1) Le réalisme est un terme générique utilisé pour désigner une tradition philosophique. Au sens le plus général et commun, il s’agit d’une conception qui affirme l’existence ontologique (a) du réel indépendante du regard de l’observateur. Il s’oppose en ce sens à l’attitude  épistémologique du solipsisme (b). Au-delà de ce sens très général, le réalisme peut désigner des courants variés, voire contradictoires. Par exemple, le platonisme, inspiré de la théorie platonicienne des idées, est une forme de réalisme idéel. Mais le plus couramment, on parle de réalisme à propose de la doctrine aristotélicienne (c) de la connaissance.


(a) l’ontologie dans son sens le plus général s’interroge sur la signification du mot « être ». «Qu’est-ce que  l’être ? », considérée comme question inaugurale, c’est-à-dire première dans le temps et première dans l’ordre de la connaissance, est celle des premiers penseurs de la Grèce  antique, tels Parménide et Platon. Elle déborde très largement le strict cadre de la métaphysique qui, née chez Aristote, étudie différentes modalités et propriétés de l’être (ne posant déjà plus de problème en soi), avec quoi on a tendance à la confondre.

(b) le solipsisme (du latin solus, seul et ipse, soi-même) est une « attitude » générale pouvant être théorisée sous une forme philosophique et métaphysique, « […] d’après laquelle il n’y aurait pour le sujet pensant d’autre réalité acquise avec certitude que lui-même[…] ». la question ici ne relève d’abord pas de « l’esprit », mais d’une contestation que le « soi » (et non pas le « moi ») est la seule manifestation de conscience dont nous ne puissions pas douter.  Seul le soi peut donc être tenu pour assurément existant et le monde extérieur avec ses habitants n’existe dans cette optique que comme une représentation hypothétique, et ne peut donc pas être considéré, sans abus de langage, autrement que comme incertain. [… ]


(c) L’aristotélisme est le nom donné à la doctrine dérivée des œuvres d’Aristote, chez le philosophe persan Avicenne et le philosophe arabe Averroès notamment, puis progressivement adoptée aux XIIe et XIIIe siècle par la scolastique, grâce à la réconciliation de la philosophie d’Aristote et du christianisme par Saint Thomas d’Aquin.
Le terme « aristotélicien » peut être employé dans le sens de « commentateur des œuvres d’Aristote » (qu’il soit aristotélicien comme Alexandre d’Aphrodise ou Averroès, ou néoplatonicien comme Ammonios, fils d’Hermias, ou Simplicios de Silicie). Le mot « aristotélisme » renvoie à Aristote, tandis que le mmot « péripatétisme » renvoie, plus largement à l’école péripatétique ou péripatéticienne, qui relève d’Aristote comme de ses disciples.




(2) Le nominalisme est une doctrine logique, philosophique et théologique qui a vu le jour au sein de la scolastique médiévale. Son fondateur est Roscelin (a). On utilise aussi  le mot occamisme pour désigner le nominalisme de Guillaume d’Ockham (b), principal représentant de cette école dans la scolastique tardive.

Le nominalisme est une des réponses possibles au problème des universaux qui trouve sa source antique dans la théorie des Idées de Platon ou les Catégories d’Aristote, qui divergent d’ailleurs sur ce point. La question porte sur le statut des substances secondes ou étants généraux : ces étants ont-ils une existence ontologique réelle ou ne sont-ils que des instruments qui nous permettent de parler commodément du réel ? le nominalisme soutient la deuxième thèse (instrumentalisme), contrairement au réalisme qui soutient la première (essentialisme).
[…]


(a) Jean Roscelin, né vers 1050 (vraisemblablement à Compiègne), mort à Besançon vers 1121, est un philosophe scolastique français. Il est considéré comme le fondateur du nominalisme.

(b) Guillaumes d’Ockham ou Guillaume dOccam (v.1285 -† 9 avril 1347), dit le « Docteur invisible » et le « Vénérable initiateur » (Venerabilis inceptor), était un philosophe, logicien et théologien anglais, membre de l’ordre franciscain considéré comme le plus éminent représentant de l’école scolastique nominaliste (ou « terministe », selon la terminologie ockhamienne), principale concurrente des écoles thomiste et scotiste.

Sa doctrine fut soupçonnée d’hérésie par les autorités ecclésiastiques parce qu’elle remettait en cause bon nombre de postulats de la théologie traditionnelle, notamment ses prémisses « scientifiques » (subordination thomiste ou déduction scotiste), et parce qu’elle critiquait la possibilité d’une démonstration de l’existence divine. Ockham s’en est généralement pris aux fondements de l’autorité temporelle du pape dans ses écrits politiques, rejoignant de facto l’empereur Louis IV de Bavière en lutte contre le Saint-Siège.

On voit parfois dans la philosophie d’Ockham les prémices de la science moderne, de l’empirisme anglais ainsi que de la philosophie analytique contemporaine, car elle insiste surtout sur les faits et sur le type de raisonnement utilisé dans le discours rationnel, au détriment d’une spéculation métaphysique sur les essences.






(3) En métaphysique, les universaux sont des types, des propriétés ou des relations qui ont un caractère universel au sens où ils peuvent selon Aristote  être « dits de plusieurs », c’est-à-dire conçus comme propres à plusieurs choses singulières différentes. Les universaux sont une manière de comprendre ce qui est commun aux choses singulières que l’on nomme par opposition les particuliers. Par exemple, la « chevalinité », la circularité, ou la « parentité » sont des universaux opposés aux particuliers que sont tel cheval, tel cercle ou tel parent. […]






(4) Aristote (384 av.J.-C.  – 322 av. J.-C.) est un philosophe grec de l’Antiquité. Avec Platon, dont il fut le disciple à l’Académie, il est l’un des penseurs les plus influents que le monde ait connu. Il est aussi l’un des rares à avoir abordé pratiquement tous les domaines de connaissance de son temps : biologie, physique, métaphysique, logique, poétique, politique, rhétorique et de façon ponctuelle l’économie. Chez Aristote, la philosophie est comprise dans un sens plus large qu’aujourd’hui ; elle est à la fois recherche du savoir pour lui-même, interrogation sur le monde et science des sciences. […]






(5) L’empirisme désigne un ensemble de théories philosophiques qui font de l’expérience sensible l’origine de toute connaissance valide et de tout plaisir esthétique. L’empirisme s’oppose en particulier à l’innéisme et plus généralement au rationalisme pour qui nous disposerions de connaissances, idées ou principes à priori : il va souvent de pair avec une théorie associationniste des idées qui explique leur formation par la conjonction d’idées simples.

Défendu principalement par les philosophes Francis Bacon, John Locke, Condillac, George Berkeley, David Hume et des scientifiques comme Ibn Al Haytham, l’empirisme considère que la connaissance se fonde sur l’accumulation d’observations et de faits mesurables, dont on peut extraire des lois générales par un raisonnement inductif, allant par conséquence du concret à l’abstrai.

L’empirisme a des implications non seulement en philosophie et épistémologie, mais aussi dans divers domaines d’études : logique, psychologie, sciences cognitives et linguistique en particulier.






(6) le rationalisme est la doctrine qui pose la raison discursive comme seule source possible de toute connaissance réelle. Autrement dit, le réel ne serait connaissable qu’en vertu d’une explication par la raison déterminante, suffisante et nécessaire. Ainsi, le rationalisme s’entend de toute doctrine qui attribue à la seule raison humaine la capacité de connaitre et d’établir la vérité.
Dans son acceptation classique, il s’agit de postuler que le raisonnement consiste à déterminer que certains effets résultent de certaines causes, uniquement à  partir de principes logiques ; à la manière dont les théorèmes mathématiques résultent des hypothèses admises au départ. De plus, et en particulier, les  principes logiques eux-mêmes utilisés dans le raisonnement ont été connus par déduction.


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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:07

(7) Abélard, Abailard, ou encore Abeilard ( Abaelardus en latin), Pierre alias Petrus en religion (née en 1079 au Pallet près de Nantes – mort le 21 avril 1442, au prieuré Saint Marcel près de Chalon-sur-Saône) est un philosophe, dialecticien et théologien chrétien, père de la scolastique et inventeur du conceptualisme.

Né dans une famille de souche poitevine établie dans le duché de Bretagne, il a été abbé de Rhuys mais a exercé principalement dans le domaine royal (Île-de-France actuelle), d’où sa renommée à travers tout l’Occident, comme professeur appointé par des familles aristocratiques et comme compositeur de chansons pour goliards, a été un phénomène social du début du XIIe siècle qui aboutira à l’extension du statut de clerc au corps enseignant et étudiant.
[…]






(Cool Pierre Lombard (en italien, Pietroo Lombardo et en latin , Petrus Lombardus) (Lumellogno , un hameau de Novare, v. 1100 - Paris, 20 juillet 1160) fut un théologien scolastique et un évêque français du XIIe siècle d’origine italienne.






(9) En philosophie, on nomme logique aristotélicienne celle, qui a existé avant l’avénement de la logique des prédicats moderne. Elle fut dominante depuis Aristote jusqu’à la fin du XIXe siècle.






(10) Une école cathédrale ou école épiscopale est une institution d’enseignement datant du Moyen Âge. Les écoles cathédrales doivent leur nom à leurs liens avec une église cathédrale d’un diocèse particulier de l’Eglise catholique, leur vocation étant à l’origine la formation supérieure des candidats du diocèse à l’état clérical. Elles sont complémentaires aux écoles paroissiales ou à l’enseignement dispensé dans les couvents, qui est plus élémentaire.
Elles ont, peu à peu, accepté des étudiants laïcs. Ces écoles ont été à la base de la renaissance culturelle et philosophique du XIIe siècle et ont précédé la fondation des universités au XIIIe siècle. Certaines de ces écoles médiévales, radicalement transformées, ont survécu jusqu’aujourd’hui. D’autres furent refondée récemment.






(11) La scolastique (du latin schola, ae, « école », issu lui-même du grec, skolê, qui signifie « arrêt de travail », ou bien « loisir consacré à l’étude ») est la philosophie développée et enseignée au Moyen Âge dans les universités : elle vise à concilier l’apport de la philosophie grecque (particulièrement l’enseignement d’Aristote et des péripatéticiens) avec la théologie chrétienne héritée des Pères de l’Eglise et d’Anselme.





(12) La théologie chrétienne veut « rendre raison de la foi chrétienne ». elle est une tentative d’intelligence rationnelle de la foi au moyen des catégories de diverses philosophies (grecques au départ, modernes ensuite). Selon la formule de Saint Anselme de Cantorbéry, on la définit comme Fides quaerens intellectum.

La théologie désigne le discours croyant sur Dieu, la Bible, la religion et l’Eglise, et notamment sur les doctrines chrétiennes, élaborée selon les moyens et la perspective énoncés ci-dessus. Tout discours croyant n’est pas théologique, mais peut être de l’ordre de la confession de foi (ou témoignage), de la prédication, voire de la louange. On peut aussi parler de la théologie de telle ou telle grande figure (théologie johannique, théologie paulinienne, théologie d’Augustin ou augustinisme). On parle aussi de théologie calviniste ou de théologie luthérienne.

Les autorités religieuses organisent l’enseignement de la théologie comme discipline universitaire. Le caractère scientifique de la théologie demeure discuté. Sa parenté avec la philosophie la ferait mieux nommer une « sagesse ». Mais au Moyen Âge, on la considérait comme la reine des sciences, couronnement et sommet de tout savoir humain, selon la place que la métaphysique occupait dans le système aristotélicien. Toutefois, au regard des critères de la science, seules certaines branches peuvent être absolument considérées comme des disciplines scientifiques. Dans l’Eglise orthodoxe, la théologie n’est pas considérée comme une discipline spéculative et déductive mais comme la connaissance expérimentale d’un Dieu qui se manifeste à sa création. Le titre de « théologien » n’est d’ailleurs attribué qu’à trois saints seulement : saint Jean l’evangéliste, saint Grégoire de Nazianze et saint Syméon le Nouveau Théologien.






(13) Thomas d’Aquin (né en 1224/1225 au château de Roccasecca près d’Aquino, en Italie du sud, mort le 7 mars 1274 à l’Abbaye de Fossanova près de Priverno dans le Latium), est un religieux de l’ordre dominicain, célèbre pour son œuvre théologique et philosophique. Considéré comme l’un des principaux maitres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique, il a été canonisé le 18 juillet 1323, puis proclamé docteur de l’Eglise par Pie V, en 1567 et patron des universités, écoles et académies catholiques, par Léon XIII en 1880. Il est également un des patrons des libraires. Il est aussi qualifié du titre de « docteur angélique ». Son corps est conservé sous le maitre-autel de l’église de l’ancien couvent des dominicains de Toulouse.

De son nom dérivent les termes :
• « thomisme »/ « thomiste » : concerne l’école ou le courant philosophico-théologique qui se réclame de Thomas d’Aquin et en développe les principes au-delà de son expression historique initiale
• « néo-thomisme » : courant de pensée philosiphico-théologique de type thomiste, développé à partir XIXe siècle pour répondre aux objections posées au christianisme catholique par la modernité ;
• « thomasien » : ce qui relève de la pensée de Thomas d’Aquin lui-même, indépendamment des développements historiques induits par sa réception
En 1879, le pape Léon XIII, dans l’encyclique Æterni Patris, a déclaré que les écrits de Thomas d’Aquin exprimaient adéquatement la doctrine de l’Eglise. Le Concile Vatican II (décret Optatam Totius sur la formation des prêtres,n°16) propose l’interprétation authentique de l’enseignement des papes sur le thomisme en demandant que la formation théologique des prêtres se fasse « avec Thomas d’Aquin pour maitre ».

Dans la continuité du propos de l’Eglise catholique, Thomas d’Aquin a proposé, au XIIIe siècle, une œuvre théologique qui repose, par certains aspects, sur un essai de synthèse de la raison et de la foi, notamment lorsqu’il tente de concilier la pensée chrétienne et la philosophie d’Aristote, redécouvert par les scolastiques à la suite des traductions latines du XIIe siècle. Il distingue les vérités accessibles à la seule raison, de celles de la foi, définies comme une adhésion inconditionnelle à la Parole de Dieu. Il qualifie la philosophie de servante de la théologie (philosophia ancilla theologiae) afin d’exprimer comment les deux disciplines collaborent de manière ‘sulbalternée ‘ à la recherche de la connaissance de la vérité, chemin vers la béatitude.






(14) La somme théologique (summa theologica), ou Somme de théologie (Summa theologiae) est un traité théologique et philosophique en trois parties du docteur de l’Eglise Saint Thomas d’Aquin (1224 ou 1225-1274), écrit entre 1266 et 1273, qui reste inachevé. C’est l’œuvre majeure de Thomas d’Aquin à laquelle il a consacré les dernières années de sa vie.





(15) L’amour courtois ou fin’amor (d’après l’occitan) est la façon réglementée de tenter de séduire une femme de qualité sans l’offenser et en récitant des poésies, dont on retrouve les traces dans les lettres du Moyen Âge, notamment la lyrique courtoise.





(16) une langue vernaculaire est la langue locale communément parlé au sein d’une communauté. Ce terme s’emploie souvent en opposition avec les termes de langues véhiculaire, classique ou liturgique.

Par exemple, lorsque la liturgie catholique romaine était en latin, elle était la même dans le monde entier : le latin servait de langue liturgique véhiculaire. Dans le même temps, l’enseignement de la religion se faisait en langue locale, la langue vernaculaire.





(17) Un troubadour (de l’occitan trobador : « trouveur ») est un compositeur, poète, et musicien médiéval de langue d’oc, qui interprétait ou faisait interpréter par des jongleurs ou des ménestrels ses œuvres poétiques. Les femmes qui pratiquent l’art du trobar, sont appelées des trobairitz.

Le mouvement du troubadour a commencé vers la fin du XIe siècle en Occitanie, au sein de la haute noblesse occitane. Puis, il s’est répandu par la suite dans d’autres couches sociales et s’est étendu au nord de l’Italie et de l’Espagne. Les troubadours ont participé activement à la vie sociale, politique et religieuse de la société de l’époque. Sous l’influence des troubadours, des mouvements du même type se sont levés partout en Europe. Après la période « classique » vers le XIIIe siècle et d’une résurgence au milieu de ce siècle, l’art des troubadours a décliné au XIVe siècle puis a finalement disparu à l’époque de la Peste Noire (1347-1352).

Les thèmes abordés dans les chansons des troubadours portent principalement sur la chevalerie et l’amour courtois. Les œuvres peuvent être groupés en trois styles : le trobar bleu (léger), le trobar ric (riche) et le trobar clus (fermé) (a). Il y avait beaucoup de genres, le plus populaire étant les canso (b). Les sirventes et les tensos (c) étaient surtout populaires dans la période post-classique, en Italie et parmi les trobairitz.
L’œuvre elle-même des troubadours est conservée dans plusieurs manuscrits et codex en France, Espagne ou Italie, et a été analysée par les philologues, et les musicologues à partir du XIXe siècle.

L’image d’Epinal (d) du frivole poète courtisan ou du baladin à grelot n’a qu’un très lointain rapport avec la réalité. Le baladin à grelots était plutôt le rôle des bateleurs et jongleurs qui accompagnent le troubadour et parfois chantent leur composition à leur place.

(a) la forme trobar clus est un art poétique développé par les troubadours (langue d’oc) du XIIe siècle. Elle consiste essentiellement en une recherche de l’hermétisme, par conséquent accessible seulement à un public cultivé. Un des principaux représentant du premier mouvement trobar clus est le troubadour gascon Marcabru (v.110-1150).

(b) La canso ou canson (chanson à strophes) est une poésie lyrique musicale occitane du XIIe siècle.

(c) Le sirvente ou sirventès ou sirventés, ou serventois en langue d’oïl, est un poème à caractère satyrique, politique ou moral que chantaient, en langue d’oc, les troubadours des XIIe et XIIIe siècles.

Très en faveur dans la poésie provençale des XIIe et XIIIe siècle, le sirvente est le premier genre à distinguer dans cette poésie. Ces satires, qui étaient ordinairement divisées en couplets et destinées à être chantées comme les autres poèmes, s’attaquent aux princes, à la noblesse, au clergé, au Saint-Siège lui-même, en général aux personnes, aux événements, aux mœurs.

Les sirventes de Peire Cardenal peignent la corruption, l’orgueil et la cupidité des prêtres de l’époque avec une énergie effrayante. Quelques pièces de ce genre ont acquis l’importance de véritables manifestes politiques : c’étaient, comme les a qualifiées Villemaini, «les pièces diplomatiques du temps. ». Répandus dans les châteaux, ils annonçaient aux seigneurs les guerres imminentes, les griefs respectifs des partis ; ils pourraient à la croisade, secondant ainsi puissamment les prédications religieuses, et devenaient chants de guerre, comme les sirventes de l’un des maitres du sirventes politique, Bertran de Born, dont la poèsie a abordé des thèmes parfois très violents comme lorsqu’il chante les joies de la guerre.

Ces compositions, dans lesquelles il y a plus de violence que d’énergie, enseignent les idées et les coutumes de l’époque qui les a produites, quoiqu’il faille prendre garde aux exagérations que des ressentiments personnels ont pu y introduire.

Les sirventes n’étaient pourtant pas toujours satiriques ; ils comportaient tous les sujets qui n’appartenaient pas aux chansons d’amours.
Les trouvères empruntèrent ce genre de composition aux troubadours et lui donnèrent le nom de « serventois » en langue d’oïl.

(d) Une image d’Epinal est une estampe au sujet populaire et de couleurs vives. L’imagerie employait des artisans graveurs sur bois, sur métal, puis sur pierre, des enlumineurs, dessinateurs et caricaturistes.






(18) Les ménestrels ou ménétriers étaient des musiciens du Moyen Âge européen : ils jouaient le plus souvent du psaltérion, de la trompette, du chalumeau et de l’organon.






(19) une chanson de geste est un récit versifiée (un long poème) en décasyllables ou, plus tardivement, en alexandrins, assononcés regroupés en laisses ( strophes présentant la même assonance, de taille variable) relatant des exploits guerriers appartenant au passé.





(20) une épopée est un long poème d’envergure nationale narrant les exploits historiques ou mythiques d’un héros ou d’un peuple.

Le terme d’épopée peut, par extension, renvoyer à une suite de haut-faits militaires et à la littérature qui y est relative. On parle ainsi d’épopée napoléonienne.

Par extension également, un grand nombre de poèmes particulièrement longs, comme Evangéline de Longfellow, ou la Divine Comédie de Dante, sont qualifiées d’épopées, bien que ne correspondant pas nécessairement aux caractéristiques traditionnelles du genre. De même, de nombreux textes, poèmes ou romans, à l’instar du Dit du Genji, ont dut être dits épiques en raison de leur dimension fondatrice ou de leur importance majeure dans la culture d’un peuple.
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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:08

(21) La Chanson de Roland est un poème épique et une chanson de geste du XIIe siècle attribuée parfois sans certitude à Turold (la dernière ligne du manuscrit dit : Ci fait la geste que Turoldus declinet). Neuf manuscrits du texte nous sont parvenus, dont un (manuscrit d’Oxford du début du XIIe siècle, le plus ancien et le plus complet) est en anglo-normand. Ce dernier, redécouvert par l’Abbé de La Rue en 1834, est considéré par les historiens comme étant l’original. C’est donc lui que l’on désigne quand on parle sans autre précision de la Chanson de Roland. L’auteur de cette chanson de geste est aujourd’hui encore inconnu.

La Chanson de Roland comporte environ 4000 vers (dans sa version la plus ancienne ; elle en compte 9000 pour un manuscrit de la fin du XIIIe siècle) en ancien français répartis en laisses assonancées, transmises et diffusées en chant par les troubadours et jongleurs. Elle relate, trois siècle après, le combat fatal du chevalier Roland (ou Hroudland), marquis des marches de Bretagne et de ses fidèles preux contre une armée Vasconne à la bataille de Roncevaux en représailles au pillage de Pampelune.

C’est un exemple classique de chanson de geste (du latin gesta , « action aventureuse ») par le glissement de l’Histoire à la légende, et par la célébration épique des vertus de la chevalerie, de l’honneur féodal et de la foi.






(22) La Chanson d’Antioche est une chanson de geste du XIIe siècle, en ancien français, qui relate les événements autour de la conquête d’Antioche par les Croisés en 1098 lors de la première croisade.
Elle comporte 9000 vers en laisses. Elle décrit la prédication de la première croisade, les préparatifs, les adieux larmoyants, l’arrivée à Constantinople et le siège d’Antioche.
La version originale (perdue) a été composée par un témoin visuel, Richard le Pèlerin, un jongleur français du Nord de la France ou un Flamand. Il aurait commencé l’écriture au cours du siège qui dura huit mois.
Ce texte a été traduit en occitan et complété par Grégori Bechada vers 1125 et en latin par Albert d’Aix vers 1120.





(23) L’Historia regum Britanniae (en français : « Histoire des rois de Bretagne ») est une œuvre rédigée en latin entre 1135 et 1138, par l’écrivain gallois Geoffroy de Monmouth.
Le texte présente une histoire légendaire des rois de l’Île de Bretagne depuis Brutus, fondateur mythique de la lignée, jusqu’à Cadwaladr. On y trouve la première apparition de personnages marquants tels que Merlin ou Uther Pendragaon. Proche de la chronique, le texte présente la succession d’une centaine de règnes avec des passages épiques. L’auteur prétend que c’est une traduction du Britannici sermonis liber vetustissimus (« le livre le plus ancien de la langue britannique »), manuscrit en langue bretonne dont l’existence est généralement contestée même si certains auteurs, dont Léon Fleuriot, affirment que ce manuscrit a pu exister.

L’œuvre eut un grand succès au Moyen Âge, puisque 215 manuscrits sont recensés. Elle marque la naissance littéraire de la matière de Bretagne et a une influence déterminante sur la légende arthuriene. Une adaptation en français est faite par le trouvère normand Wace en 1155 titrée le roman de Brut.






(24) Geoffroy de Monmouth (Monmouth, vers 1100 – St Asaph, 1155) est un évêque et historien anglo-normand au service du roi Henri Ier d’Angleterre, écrivant en langue latine et familier du monastère de Glastonbury.

Le lieu de sa naissance n’est pas connu, mais il s’agit probablement de Monmouth au Pays de Galles. Il semble avoir des ancêtres bretons. Il connait bien la région de Monmouth, et décrit Caerleon dans son Historia Regum Britanniae.

Il a étudié à Oxford, y a rencontré l’archidiacre Walter. Le 21 février 1152, l’archevêque de Cantorbéry Thibaut le consacre évêque de Saint Asaph (au nord du Pays de Galles), dix jours après l’avoir ordonné prêtre. A-t-il seulement visité son évêché cela n’est pas assuré et les guerres d’Owain Gwynedd permettent d’en douter.






(25) Histoire légendaire : c’est une liste des rois légendaires de l’île de Bretagne provient de l’Historia Regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth, écrite au XIIe siècle. Elle ne correspond à aucune réalité historique : le récit de Geoffroy puise à des sources variées, plus ou moins valables d’un point de vue historiographique, dont la réunion est le fait de Geoffroy lui-même.






(26) Otton de Freising, né à Klosterneuburg en 1112, mort le 28 septembre 1158 à l’abbaye de Morimond où il est inhumé, était évêque et chroniqueur allemand. Historien de Frédéric Barberousse, il est aussi un des grands théoriciens de l’histoire de l’époque médiévale.

Il est le fils de Léopold III d’Autriche, margrave d’Autriche, et d’Agnès de Germanie, fille de l’empereur Henri IV ; il appartient à la dynastie germanique des Babenberg ; il est éduqué au monastère de Neuburg en Bavière, avant de venir effectuer ses études à Paris vers 1126-1136. Il étudie la théologie et s’intéresse également à la philosophie scolastique qu’il introduira par la suite en Allemagne. En 1132, il entre au monastère cistercien de Morimond en Bourgogne, où il est élu abbé en 1138. Il est nommé évêque de Freising la même année. Il participe à la malheureuse deuxième croisade en 1147, aux côtés de son demi-frère le roi Conrad III. La section de Croisés commandée par l’évêque est décimée, mais Otton parvient à rejoindre Jérusalem, et retourne en Bavière vers 1148-1149. Il reçoit les faveurs du successeur de Conrad, l’empereur Frédéric Barberousse, et arbitre notamment la dispute autour du duché de Bavière en 1156. En 1157, il participe à la Diète de Besançon. Il meurt à l’abbaye de Morimond le 22 septembre 1158.






(27) Guillaume de Malmesbury (vers 1090/1095 – vers 1143) est un moine bénédictin de l’abbaye de Malmesbury (dans le Wiltshire en Angleterre), homme de lettres, chroniqueur et historien anglo-normand. Il est parfois aussi nommé William Somerset en anglais, car il serait né dans ce comté.

Ses dates de naissance et de décès ne sont pas connues précisément. Dans un commentaire écrit peu après 1135, il écrit qu’il est un quadrigenarius. Si par cela il entend qu’il est quadragénaire plutôt qu’il a quarante ans, alors il pourrait être né vers la fin des années 1080. Il est toujours en vie à la fin de l’année 1142, au moment où sa chronique des événements contemporains s’arrête soudainement. Comme il avait écrit plus tôt qu’il continuerait d’écrire sa chronique jusqu’à son dernier souffle, i est probable que son travail est interrompu par sa mort.

Guillaume de Malmesbury devient oblat à l’abbaye de Malmesbury alors qu’il est enfant ou adolescent. Plus tard, il devient le chantre responsable de la liturgie et le bibliothécaire de la communauté. En 1140, il refuse la fonction d’abbé qui lui est proposé. Sa seule vie publique connue se résume à avoir été le représentant de son abbaye aux conciles de Winchester en 1139 et 1141.







(28) Fondée en 1088 l’université de Bologne est considérée comme la première et la plus ancienne université du monde. Elle est la première université reconnue comme telle par le pape. Sa devise est Petrus Ubique pater legum Bononia mater, « Saint Pierre est le père de tous les lieux et Bologne la mère de la loi ».
L’université de Bologne a plus de 100 000 étudiants (un quart de la population de la ville de Bologne) et presque 3 000 professeurs ce qui en fait l’une des plus grandes d’Europe.






(29) Le droit canonique ou droit canon (Jus canonicum en latin) , est l’ensemble des lois et des règlements adoptés ou acceptés par les autorités catholiques pour le gouvernement de l’Eglise et de ses fidèles. Le droit canonique n’ a pas de portée sur les accords conclus par l’Eglise, ni sur les questions de dogme à proprement parler, quoiqu’il faille relativiser (le pape Jean-Paul II a en effet inséré, dans le code de 1983, l’interdiction faite aux femmes d’accéder à l’ordination en engageant la foi de l’Eglise). En ce qui concerne la liturgie, le code ne donne que des orientations dans la partie liée à la charge ecclésiale de sanctifier, les normes liturgiques se trouvent dans la présentation des divers rituels.

Ces normes ont force de loi et doivent être respectées car, pour certaines d’entre elles, il y va de a validité du sacrement. Tous les rituels ne concernent pas les sacrements, et il convient, là aussi, de respecter les normes, en particulier pour les funérailles. En ce qui concerne la messe, les normes se trouvent dans la PGMR « présentation générale du missel romain ». La dernière PGMR a été publié par Jean-Paul II en 2002, et traduite en français par le CNPL. Le nouveau missel, publié également en 2002, n’ a pas encore été traduit en français.

Le terme vient du grec kanôn, la règle, le modèle. Le terme a rapidement pris une connotation ecclésiastique en désignant au IVe siècle les ordonnances des conciles, par opposition au mot nómos (la coutume, la loi) utilisé surtout pour les lois des autorités civiles.
Du fait de cet usage, le terme canoniste renvoie ordinairement à un expert de ce droit interne à l’Eglise, tandis qu’un juriste peut être expert de droit religieux ou ecclésiastique s’il connait le droit de son pays touchant aux diverses religions.






(30) Le Décret de Gratien (en latin Concordia discordantium canonum , « concorde des canons discordants », plus connu sous le titre Decretum Gratiani) est une œuvre majeure de droit canonique, rédigé entre 1140 et 1150, qui rassemble plus de 3 800 textes : canons dits apostoliques, textes patristiqus, décrétales pontificales, décrets conciliaires, lois romaines et franques, etc. le décret de Gratien formera la base du Corpus juris canonici, publié en 1582, qui sera en vigueur jusqu’à la publication du Code de droit canonique de 1917.

Cette œuvre collective sous la tutelle de Gratien n’a pas, par ailleurs, pour seule finalité de rassembler des règles canoniques mais surtout de les concorder, de les concilier et donc, de les rendre beaucoup plus cohérentes.






(31) les travaux : les sciences et techniques arabes se sont développées au Moyen Âge, dans le contexte politico-religieux de l’expansion arabe et musulmane. Le monde arabo-musulman est à son apogée du VIIIe au milieu du XIIe siècle : c’est l’ « Âge d’or islamique ».

Cette culture scientifique a pris son essor à Damas sous les derniers Omeyyades, puis à Bagdad sous les premiers Abbassides. Elle débute par une traduction accompagnée de lecture critique des ouvrages de l’Antiquité en physique, mathématique, astronomie ou encore médecine, traductions qui concourront à la genèse d’une culture arabe « classique ».

Selon Ahmed Djebbar, si les acquis sont incontestables dans de nombreux domaines, les arabo-musulmans cultiveront l’hermétisme avec l’alchimie ou l’astrologie et conserveront également le géocentrisme de Ptolémée.






(32) La numération romaine est un système de numération additive utilisé par les Romains de l’Antiquité. Les chiffres romains sont représentés à l’aide de symboles combinés entre eux, notamment par les signes I,V,X,L,D et M, représentant respectivement les nombres 1,5,10,50,100,500 et 1000. Ces « abréviations destinées à notifier et à retenir les nombres » ne permettaient pas à leurs utilisateurs de faire des calculs, qui étaient effectués au moyen d’abaques (a) (Ifrah 1994, p.454).

Un nombre écrit en chiffre romain se lit de gauche à droite. En première approximation, sa valeur se détermine en faisant la somme des valeurs individuelles de chaque symbole, sauf quand l’un des symboles précède un symbole de valeur supérieure ; dans ce cas, on soustrait la valeur du premier symbole au deuxième.

(a) abaque est le nom donné à tout instrument mécanique plan facilitant le calcul (par exemple un boulier)






(33) le système décimal est un système de numération utilisant la base de dix. Dans ce système, les puissances de dix et leurs multiples bénéficient d’une représentation privilégiée.







(34) La notation positionnelle est un procédé d’écriture des nombres, dans lequel chaque position d’un chiffre ou symbole est reliée à la position voisine par un multiplicateur, appelé base du système de numération. Chaque position peut être renseignée par un symbole (notation sans base auxiliaire) ou par un nombre fini de symboles (notation avec base auxilaire). La valeur d’une position est celle du symbole de position ou celle de la précédente position apparente multipliée par la base. Le nombre de symboles nécessaires est au moins égale à la base, ou à la plus grande base auxiliaire utilisée.
[…]






(35) L’Almageste (arabisation du grec ancien mégistè signifiant la plus grande ou la très grande) est une œuvre de Claude Ptolémée datant du IIe siècle. Elle constitue la some des connaissances les plus avancées de l’Antiquité en mathématiques et en astronomie.







(36) Claude Ptolémée, communément appelé Ptolémée (né à Ptolémaïs de Thébaïde (Haute-Egypte) vers 90 – Canope vers 168) est un astronome et astrologue grec qui vécut à Alexandrie (Egypte). Il est également l’un des précurseurs de la géographie. Sa vie est mal connue. Son Cognomen (= surnom d’un Romain de l’Antiquité) Ptolemaeus semble indiquer des origines gréco-égyptiennes, et son nomen (= nom romain) Claudius une citoyenneté romaine. Son Prænomen (= prénom) est inconnu.

Ptolémée est l’auteur de plusieurs traités scientifiques, dont deux ont exercé une très grande influence sur les sciences occidentales et orientales. L’un est le traité d’astronomie, aujourd’hui connu sous le nom d’Almageste. L’autre est la Géographie, qui est une synthèse des connaissances géographiques du monde gréco-romain.

L’œuvre de Ptolémée est un sommet et l’aboutissement d’une longue évolution de la science antique fondée sur l’observation des astres, les nombres, le calcul et la mesure. Avec l’œuvre d’Aristote, c’est essentiellement à travers elle, transmise à la fois par les Arabes et les Byzantins, que l’Occident redécouvrira la science grecque au Moyen Âge et à la Renaissance, laissant leurs prédécesseurs dans l’obscurité. Pourtant Ptolémée ne manque pas de faire abondamment référence à ceux-ci dans ses écrits.







(37) Historiquement, l’école de médecine de Salerne (ou schola Medica Salernitana) sur la zone côtière du Mezogiorno, fut non seulement la première faculté de médecine fondée en Europe au Moyen Âge, mais encore l’une des plus importantes. Elle s’illustre par :

• L’étude des sources orientales de connaissances médicales et leur divulgation en Occident
• Une formation pratique approfondie, rivalisant ainsi avec les universités de Montpellier et Paris
• Sa modernité intellectuelle, du fait d’un enseignement exclusivement laïque de la médecine
• L’accès aux études ouvert aux esprits motivés, sans distinction de sexe.

Et de fait, les médecins issus de l’Ecole de Salerne jouissaient d’une excellente réputation en Occident pour le haut niveau de leurs connaissances et de leur pratique – y compris les Mulieres Salernitanae (les « femmes de Salerne »).
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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:09






Les XIIe et XIIIe siècles virent le développement d’innovations technologiques comme la généralisation des moulins à vent et à eau et l’invention de l’horloge mécanique, des spiritueux, de l’astrolabe (1) et des lunettes de vue.


Moulin à eau

La rotation des cultures, qui fut progressivement adoptée dans toute l’Europe, accrut l’usage de la terre et donc la production agricole. L’apparition de la charrue facilita l’exploitation des sols lourds, tandis que le collier d’épaule (2) permit l’utilisation de chevaux de traits plus puissants que les ânes.


Moulin à vent

La construction des cathédrales (3) et des châteaux témoigna des progrès des technologies de construction permettant l’édification de grands bâtiments en pierre ainsi que d’autres structures comme des hôtels de ville (4), des habitations, des ponts et des grandes dîmières (5). Les techniques de construction navale s’améliorèrent grâce aux bordages à clin (6) et à franc-bord (7) à la place des mortaises (Cool et tenons (9) utilisés depuis l’époque romaine. L’utilisation des voiles latines (10) et du gouvernail d’étambot (11) permit d’accroître la vitesse et la manoeuvrabilité des navires.

Au niveau militaire, la domination de cavalerie lourde s’estompa avec l’apparition de fantassins spécialisés comme les piquiers , les archers et les arbalétriers. Cela entraina l’accroissement des protections avec des heaumes (12) protégeant complètement le visage et l’utilisation des bardes (13) pour les chevaux. Du fait du nombre important de châteaux forts, la guerre de siège se développa avec la réutilisation de modèles antiques comme la catapulte  ou le bélier  et l’invention de nouveaux engins  comme le trébuchet (14). L’utilisation de la poudre à canon est attestée en Europe dès la fin du XIIIe siècle et les armes  à feu comme les canons et les armes portatives se répandirent durant le Moyen Âge tardif.







NOTES :


(1) L’astrobale (du grec astrolabos «instrument pour prendre la hauteur des astres » ou Almincantarat, Almicantarat en arabe) est un ancien instrument astronomique, à vocation plutôt pédagogique. Outil aux fonctions multiples, il permet notamment de mesurer la hauteur des astres et de lire l’heure en fonction de la position des étoiles ou du soleil. Sa conception et ses différentes constructions s’appuient à l’origine sur une double projection plane (le plus souvent une projection solaire) qui permet de représenter le mouvement des astres sur la voûte céleste.


Astrolabe persan du XVIIIe siècle, exposé au musée Whipple d’histoire des sciences,
Cambridge (Royaume-Uni)






(2) Le collier d’épaule est un élément du harnais du cheval attelé pour tirer une charge, qui s’appuie sur les épaules, à la différence de son prédécesseur, le collier au cou. On a longtemps pensé, à la suite des travaux de Richard Lefebvre des Noëttes que son apparition autour de l’an mille avait bouleversé l’agriculture avec la charrue à soc dissymétriques. Les recherches récentes sur les attelages antiques relativisent considérablement cette théorie et ont mis en évidence la qualité des attelages antiques.

L’apparition du collier semble s’être fait progressivement à partir de l’évolution des harnais du nord-ouest de l’empire romain à partir des IIIe et IV siècles de notre ère. On le voit apparaitre avec les attelages des équipages des armées carolingiennes au Xe siècle ; il sera utilisé dans les campagnes deux siècles plus tard.


Deux colliers d’épaules.





(3) une cathédrale est, à l’origine, une église où se trouve le siège de l’évêque (la cathèdre) ayant en charge un diocèse.






(4)  L’hôtel de ville est un édifice dont l’apparition au Moyen Âge correspond au déclin du pouvoir seigneurial et à l’octroi de privilèges aux municipalités. C’est là que la bourgeoisie émergente établit avec une certaine ostentation le siège du gouvernement de la cité dont le beffroi symbolise le pouvoir.






(5) Une grange dîmière, grange dîmeresse ou grange aux dîmes est un bâtiment permettant sous l’Ancien Régime d’entreposer la collecte de la dîme, impôt portant principalement sur les revenus agricoles collectés en faveur de l’Eglise catholique.

Bien que cet impôt puisse être versé aussi en argent, il est également souvent perçu en nature, un dixième de la récolte, est alors regroupé dans ces vastes granges dîmières dépendantes d’un monastère ou d’une autorité civile qui se charge ensuite de le redistribuer aux différents bénéficiaires de la région.



La grande aux dîmes de l’abbaye d’Ardenne à
saint-Germain-la-Blanche-Herbe (Calvados)






(6) bordages à clin : sur les bateaux de bois, on dit que les bordages sont disposés à clin lorsqu’il se recouvrent comme les ardoises d’un toit.

On parle de :
• Border à clin
• D’embarcation à clin



Schéma de comparaison entre clin (à gauche) et construction à
carvel (à droite)





Exemple de bordage à clin






(7) La construction à franc-bord
est une technique de construction navale reposant sur un assemblage de virures de bordé juxtaposées et fixées à une charpente, sur un principe de membrures premières, sans liaison entre les virures de bordé. Le principe de construction à membrures premières implique une disposition dans un premier temps  des membrures sur la quille, puis dans un second temps la pose des virures de bordé. Dans ce contexte, les membrures jouent un rôle de squelette, déterminant ainsi la forme qu’aura la coque du bateau, on dit alors qu’elles sont « actives ». Il n’apparait aucun lien entre les virures de bordé : aucun chevillage, ni tenons et mortaises. Les virures sont assemblées uniquement aux membrunes.


Cette construction à carvel est visible au travers d’épaves comme :
• Studland Bay (Angleterre) datée d’environ 1520-1530
• Serçe Liman (Turquie) datée du  XIe siècle
• Culip VI (Espagne) datée fin XIIIe siècle)début XIVe siècle, entre autres
Mais aussi dans les sources écrites avec un devis de construction navale daté de 1273 (environ), manuscrit découvert aux archives des Bouches-du-Rhône dans un lot de documents datés du XVe siècle.


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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:10

(08) Une mortaise est un trou souvent rectangulaire pratiqué ou aménagé dans une partie d’un assemblage pour recevoir un élément saillant d’une autre pièce de cet assemblage, le tenon. La position et le dessin de ces deux formes déterminent la résistance de l’assemblage pour deux pièces données d’une structure d’un certain matériau. […]








(9) le tenon est la partie mâle d’une pièce de construction destinée à être enfoncée dans la partie femelle d’une autre pièce et qui tient les deux par emboitement. La partie femelle est appelée la mortaise. Un tel assemblage peut être chevillé à l’aide d’une cheville de bois. Il constitue un embrèvement.


Principes d’assemblage des bordages des navires antiques grecs
Par mortaises et tenons chevillés.








(10) La voile latine est une voile triangulaire caractéristique des rivages de Méditerranée. Le nom provient de l’ancienne expression italienne « vela latina » dans laquelle l’adjectif latino a été utilisé probablement avec l’ancien sens « facile », « simple », « aisé », commun à l’époque médiévale.








(11) Le gouvernail d’étambot, fixé à l’arrière d’un navire par des charnières, donnait un meilleur contrôle sur sa direction et réduisait l’espace nécessaire aux manœuvres tournantes.
Le gouvernail d’étambot est apparu en Europe du Nord au début du XIIe siècle sur les cogues.
Le gouvernail d’étambot est fixé à la poupe, l’arrière de la coque.


Système d’articulation d’un gouvernail d’étambot d’un
navire de la Renaissance






(12) Le heaume est un casque de cavalerie très vieux emblématique de la chevalerie, protégeant toute la tête.



Heaume médiéval avec masque facial mobile





(13) La barde est l’ensemble des différentes pièces d’armure destinées à protéger un cheval sur un champ de bataille. Ce type de protection fut surtout développé à la fin du Moyen Âge pour protéger la cavalerie lourde des tirs ennemis pendant ses charges. A cette époque, alors que l’armure des chevaliers était devenue très efficace, leurs montures constituaient leur point faible et devinrent les cibles des attaques ennemies. Cette tactique fut utilisée par les archers anglais pendant la guerre de Cent ans. La barde constitue une réponse à cette Tactique.

Les exemples de bardes médiévales exposées de manière complète à notre époque sont rares, mais on peut en trouver dans la Wallace Collection de Londres, dans la Royal Armories de Leeds ou dans l’Armurerie royale de Madrid.



Un exemple rare de barde complète destinée à la monture d’un
chevalier du XVIe siècle







(14) Le trébuchet fait partie des pièces d’artillerie médiévales dites à contrepoids. Il s’agit d’un engin de siège qui a été utilisé au Moyen Âge, soit pour détruire la maçonnerie des murs, soit pour lancer des projectiles par-dessus les fortifications. Il est parfois appelé « trébuchet à contrepoids » afin de le différencier d’une arme plus ancienne qu’on appelait « trébuchet à traction », une version primitive de l’engin où la force de propulsion était fournie par des hommes et non par un contrepoids. […]


Une réplique devant le château des Baux-de-Provence
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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:11






Au Xe siècle, l’architecture des monastères et des églises reprenait les styles utilisés dans la Rome antique, d’où le terme d’architecture romane. A la suite des premières constructions suivant le roman primitif, de nombreuses églises en pierre furent construites dans une remarquable homogénéité dans toute l’Europe avant l’an mille. Le style se composait d’épais murs de pierre, de petites ouvertures surmontées d’arches semi-circulaires et, notamment en France, de voûte (1) en arc. Les grands portails décorés de reliefs colorés représentant des scènes mythologiques devinrent un élément central des façades. Les murs intérieurs étaient également peints et un suivaient schéma commun avec des scènes du Jour du jugement sur le mur occidental du transept, un Christ en gloire à l’est et des scènes bibliques dans la nef  ou, dans le cas de l’abbaye française de Saint-Savin-sur-Gartempe, sur sa voûte en berceau (2). L’art roman, en particulier son orfèvrerie, connut son apogée avec l’art mosan et des artistes comme Nicolas de Verdun (3) (d.1205) ; les fonts baptismaux (4) de la Collégiale Saint-Barthélemy de Liège sont un exemple de ce style presque classique et contrastent par exemple avec le chandelier de Gloucester (5) presque contemporain.

A partir du XIIe siècle, les bâtisseurs français développèrent l’architecture gothique marquée par l’utilisation de croisées d’ogives (6), d’arcs-boutants (7) et de larges vitraux. Elle fut largement utilisée dans la construction de cathédrales avec des exemples remarquables à Chartre et Reims en France et à Salisbury en Angleterre. Les vitraux étaient des éléments essentiels des cathédrales qui continuaient à posséder des peintures murales ayant aujourd’hui presque entièrement disparu.

Durant cette période, la réalisation des enluminures des manuscrits passa progressivement des monastères à des ateliers laïcs et les livres d’heures (Cool à destination des laïcs se développèrent. L’orfèvrerie commença à faire appel à l’émail de Limoges pour les reliquaires et les croix. En Italie, les innovations de Cimabue (d.c.1302) (9) et de Duccio (10) (d.c.1318) sur la peinture sur panneau (11) et les fresques (12) furent suivies par celles de Giotto (13) (d.1337) (13)  et donnèrent naissance au mouvement de la Pré-Renaissance. La musique médiévale était principalement de nature religieuse ; le chant grégorien en était la principale forme et il se diversifia durant le Moyen Âge central avec l’apparition de l’organum (14), du conduit (15) et du motet (16). La notation musicale (17) fut également inventée à cette période.






NOTES :


(1) la voûte (ou voute) est un ouvrage architectural constitué d’un plancher construit en brique, moellon, pierre ou en béton, dont le dessous (ou intrados) est fait en arc (a) ou en plate-bande (b). Lorsqu’il est construit en pierre, il est formé par des voussoirs (c) ou claveaux (d) qui, par leur disposition, se soutiennent ensemble. On donne aux voûtes différentes dénominations, suivant leur forme.



Voûtes en briques cuites couvrant un porche de la Grande
Mosquée de Kairouan



La surface intérieure ou concave d’une voûte (comme d’un arc ou d’un voussoir) est nommé intrados.
Une voûte (ou un arc) est dite « surbaissée » lorsqu’elle a moins de la hauteur que la moitié de sa largeur. Elle est dite « surhaussée » lorsqu’elle a plus de hauteur que la moitié de sa largeur.

Plusieurs classifications des voûtes sont réalisables :
• Selon le mode de transmission des efforts
• Suivant la forme de la voûte
• Suivant le matériau
• Suivant la technique de construction

(a) en architecture, un arc est tout assemblage de pierre, moellon ou de brique destiné à franchir un espace plus ou moins grand au moyen d’une courbe (ou par la rencontre de deux éléments courbes), reposant sur deux points d’appui, les piédroits, et destiné à couvrir une baie, une ouverture ou une distance à l’intérieur d’une maçonnerie de mur plein. […]
Les éléments matériels constitutifs de l’arc



• Claveau - Toutes pierres taillées en forme de coin, et qui servent à construire une plate-bande, une architrave, un arc ou une voûte. (Voir aussi voussoir)
• Clé d'arc - Dernier voussoir ou claveau que l'on pose au sommet d'une voûte, d'un arc ou d'une plate-bande, pour les fermer et les bander.
• Douelle - Parement intérieur d'une voûte ou d'un voussoir, que l'on nomme aussi intrados
• Écoinçon - Ouvrage de menuiserie ou de maçonnerie formant l'encoignure de l'embrasure d'une baie. Il désigne aussi l'espace compris entre deux arcs ou entre un arc et une délimitation rectangulaire.
• Extrados - La surface convexe extérieure d'une Voûte qui est régulière, comme la surface concave intérieure est intrados.
• Intrados - Surface intérieure ou concave d'une voûte, d'un arc, d'un voussoir

(b) la plate-bande est un linteau à système de clé analogue à l’arc, destiné à supporter une charge au-dessus d’une ouverture dans un mur, et dont l’agencement des pierres est horizontal. Il allie la stabilité et la résistance de l’arc au faible encombrement du linteau.



( c) un voussoir est une pierre de taille en forme de coin (ou de pyramide tronquée) formant l’appareillage d’un arc, ou le cintre d’une voûte ou d’une arcade.



(d) un claveau (du latin clavellus, petite clé) est une pierre taillée en biseau (forme de coin tronqué par la pointe) constituant un élément de couvrement d’un arc, d’une plate-bande ou d’une voûte.






(2) la voûte en berceau est une voûte qui présente la face de son arc (ou intrados) faite d’une courbure constante ; elle est également définie comme une voûte dont la surface est un cylindre continu.
Son origine est l’arc en plein cintre. Elle est la plus simple et la plus fréquente des voûtes.
Les pierres taillées dont elle est formée s’appellent des voussoirs.



Voûte en berceau de la nef de l’abbatiale de Conques





(3) Nicolas de Verdun (*1130 à Verdun ; † vers 1205, aux environs de Tournai) est un orfèvre actif entre 1181 et 1205, qui a travaillé près de Vienne, à Cologne et à Tournai. Avec lui s’effectue la  transition de l’âge roman au style gothique, grâce à l’ambon qu’il a émaillé vers 1181 pour l’Abbaye de Klosterneuburg et surtout grâce à la châsse de Notre-Dame de Tournai, dont les figurines sont traitées avec un accent qui annonce les conquêtes de la grande statuaire du XVe siècle. Il participe au courant de l’art mosan.

En 1181, il exécute la commande de Werner, prieur de l’abbaye de Klosterneuburg en Autriche, tout près de Vienne. Il crée un ambon émaillé, sous forme de triptyque, représentant 51 scènes bibliques.

En 1184, il œuvre à Cologne et réalise la châsse des rois mages de la cathédrale. En 1205, il s’emploie à la réussite de la châsse de Notre-Dame de Tournai un coffret sur lequel on découvre 14 épisodes de la vie de Marie et du Christ.
Sa vie personnelle est peu connue, on lui prête un fils : Colars, maitre-verrier à Tournai.



L’autel de Nicolas de Verdun à l’abbaye de Klosterneuburg




(4) les fonts baptismaux de Notre-Dame de la collégiale Saint-Barthélemy à Liège sont un véritable chef-d’œuvre d’art mosan, tant sur le plan esthétique que sur le plan technique. Les passionnés d’art mosan les présentent comme « une des sept merveilles de Belgique ».


Fonts baptismaux de Notre-Dame de la collégiale Saint-Barthélemy de Liège –
Scène principale : le baptême du Christ






(5)  le chandelier de Gloucester est un chandelier en bronze doré exposé au Victoria and Albert Museum de Londres. Il a été réalisé pour la Cathédrale de Gloucester entre 1104 et 1113, et est l’un des objets encore existant de ferronnerie et d’art roman d’origine anglaise.


Le chandelier de Gloucester


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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:12

(6) la croisée d’ogives est, avec l’arc-boutant, un élément d’ossature particulier à l’architecture gothique. Les croisées d’ogives correspondent aux diagonales formées par l’intersection de deux voûtes en berceau. […]


Nef de la cathédrale de Reims



Voûtes à croisées d’ogives de la nef de la
cathédrale Saint-Gatien de Tours





(7) Un arc-boutant ou arcboutant est un élément d’ossature particulier à l’architecture gothique. C’est un étai formé d’un arc en maçonnerie qui contre-bute la poussée latérale des voutes à croisée d’ogives et les achemine vers le pilier de culée. Ce dernier est le plus souvent couronné d’un pinacle, ce qui permet en constituant un poids important au-dessus de l’étai d’asseoir la poussée reçue vers le bas en allégeant visuellement l’arc.


Arcs-boutants de Notre-Dame de Paris





(08) Un livre d’heures est un livre liturgique destiné aux fidèles catholiques laïcs – à la différence du bréviaire, destiné aux clercs – et permettant de suivre la liturgie des Heures. En complément de ce recueil de prières liées aux heures de la journée, le livre d’heures comprend généralement un calendrier pour suivre l’évolution de la liturgie tout au long de l’année, mais aussi parfois des psaumes, les évangiles ainsi que des offices particuliers. Il s’agit du type le plus courant d’ouvrage médiéval enluminé même si tous ne comportent pas de décorations. Ils constituent à ce titre une importante documentation sur la vie à la fin du Moyen Âge et sont la source d’une iconographie sur la chrétienté médiévale.



Domine mea labia aperies : début de l’heure des
matines des Heures dela vierge. Heures de Bedfort vers
1415-1430






(9) Cenni di Pepo dit Cimabue (vers 1240 ?, Florence - 1302, Pise ?) est un peintre italien majeur, l’une des plus grandes figures de la pré-Renaissance ?
Cimabue assure le renouvellement de la peinture byzantine en rompant avec son formalisme et en introduisant des éléments de l’art gothique, tels que le réalisme des expressions des personnages. De ce point de vue il peut être considéré comme l’initiateur d’un traitement plus réaliste des sujets traditionnels, ce qui en fait le précurseur du réalisme de la Renaissance florentine. […]


Crucifix de Santa-Croce (avant l’inondation de 1966)





(10) Duccio di Buoninsegna (Sienne vers 1255-1260 - vers 1318-1319) fut en son temps le plus grand peintre siennois ; son importance se mesure même à l’échelle européenne. On considère générralement que son influence fut déterminante dans l’évolution du style gothique international ; elle s’exerça en particulier sur Simone Martini et les deux frères Ambrogio et Pietro Lorenzetti


Partie centrale sans sa prédelle du recto de la Maestà
(1308-1311), peinture sur bois, 214 x 412 cm, au Museo dell’Opera
del Duomo (Sienne)







(11) peinture sur panneau : un panneau est un support en bois, pour la peinture artistique. Prépondérant dès l’Antiquité, il est à partir de la Renaissance, remplacé peu à peu par la toile sur chassis.


Exemple de peinture sur panneau de bois (un panneau de peuplier),
la Joconde de Léonard de Vinci.








(12) fresque, le terme vient du l’italien « a fresco » qui signifie « dans le frais ». la fresque est une technique particulière de peinture murale dont la réalisation s’opère sur un enduit appelé intonaco, avant qu’il ne soit sec.
Le fait de peindre sur un enduit qui n’a pas encore séché permet aux pigments de pénétrer dans la masse, et donc aux couleurs de durer plus longtemps qu’une simple peinture en surface sur un substrat. Son exécution nécessite une grande habilité, et se fait très rapidement, entre la pose de l’enduit et son séchage complet.
Le terme est souvent utilisé par métonymie dans le langage courant pour désigner la peinture murale en général et plus rarement la technique même a secco.




Fresque de Cimabue à Assisse (Italie)








(13) Giotto di Bondone ou Ambrogiotto di Bondone (1267 ou 1266 à Vespignano ou Romignano – 8 janvier 1337 à Florence) est un peintre, un sculpteur et un architecte italien du Trecento, dont les œuvres sont à l’origine du renouveau de la peinture occidentale. C’est l’influence de sa peinture qui va provoquer le vaste mouvement général de la Renaissance à partir du siècle suivant.

Giotto se rattache au courant artistique de la Pré-Renaissance, dont il est l’un des maitres, qui se manifeste en Italie, au début du XIV siècle. En cette fin du Moyen Âge, Giotto est le premier artiste dont la pensée et la nouvelle vision du monde aidèrent à construire ce mouvement, l’humanisme, qui place l’homme à la place centrale de l’univers et le rend maitre de son propre destin.
Les fresques que Giotto a peinte à Florence (Basilique Santa Croce de Florence), à Assise (basilique Saint-François d’Assise) et à Padoue (chapelle des Scrovegni dans l’église de l’Arena de Padoue) figurent parmi les sommets de l’art chrétien.

Son influence sur les générations d’artistes qui le suivirent est immense à tel point qu’on a pu parler d’ « écoles giottesques » à propos de certaines écoles de peinture regroupant des peintres dont l’œuvre a été marquée par celle du maitre toscan. Des peintres comme ceux de l’école de Rimini (Giovanni Baronzio, Neri da Rimini, Pietro da Rimini) figurent parme ses héritiers à la suite du passage de Giotto, difficile à dater (vraisemblablement entre 1303 et 1309) dans leur ville, où, entre ses séjours à Padoue et à Assise, il était venu peindre un cycle de fresques (aujourd’hui perdues) pour l’église San Francesco.

De nombreux artistes modernes ont trouvé l’inspiration dans l’œuvre de Giotto, où ils puisent à la source d’un humanisme qui reste valable à toutes les époques.



Fresques de l’église de l’Arena – L’Ascension du Christ






(14) Dans la musique occidentale médiévale, l’organum est un genre musicial à la fois vocal et sacré, destiné à mettre en valeur l’interprétation d’un passage de plain-chant pré-existant par l’adjonction d’une ou plusieurs voix.
Le terme désigne également le procédé d’écriture associé à ce genre musical. Généralement considéré comme le stade le plus primitif de la polyphonie – les premières traces écrites remontent au IXe siècle, dans le célèbre traité Musica Enchiriadis – l’organum s’est surtout généralisé aux XIe siècle et XIIe siècle.





(15) Dans la musique médiévale, le conduit est un chant latin, sur un texte à caractère généralement paraliturgique, ou simplement moralisateur. Il s’agit en fait d’un chant de « conduite », essentiellement en vogue aux XIIe et XIIIe siècles. Les musiciens de l’Ecole de Notre
-Dame (Léonin, Pérotin,etc…) ont écrit un certain nombre de conduits.




(16) Un motet (diminutif de « mot ») est une composition musicale apparue au XIIIe siècle, à une ou plusieurs voix, avec ou sans accompagnement musical, courte et écrite à partir d’un texte religieux ou profane.






(17) en musique, on appelle notation musicale le fait de transcrire sur un support les constituants d’une œuvre musicale, afin de conserver celle-ci, de la diffuser et de l’interpréter de manière différée.
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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:13






La réforme monastique devint un sujet important au XIe siècle car les élites commencèrent à s’inquiéter l’accumulation de richesses par les monastères, tandis que la papauté critiquait leur corruption. L’abbaye de Cluny (1) fondée dans le centre de la France en 909 fut créée sur la base d’un respect rigoureux des règles monastiques. Elle cherchait à maintenir un niveau élevé de vie spirituelle en se plaçant sous la protection de la Papauté et élisait son propre abbé sans interférence de la part des laïcs ; elle disposait ainsi d’une indépendance économique et politique par rapport aux seigneurs locaux, Cluny gagna rapidement une réputation d’austérité et de rigueur et elle fut imitée (2) dans toute l’Europe.

Ces évolutions inspirèrent des changements (3) dans le clergé séculier. Ceux-ci furent initiés par le pape Léon IX (4)  (pape 1049-1054) et l’idée d’indépendance cléricale fut la cause de la querelle des Investitures (5) de la fin du XIe siècle. Le pape Grégoire VII (6) (pape 1073-85) et l’empereur Henri IV s’opposèrent initialement sur la question de la nomination des évêques mais la dispute s’élargit au sujet du célibat des prêtres et de la simonie (7). L’empereur considérait que la protection de l’Eglise était une de ses prérogatives et voulait conserver le droit de nommer les évêques de son choix mais la Papauté insista sur l’indépendance de l’Eglise par rapport aux seigneurs laïcs. Le concordat de Worms (08) de 1122 permit de résoudre une partie de ces questions mais la querelle marqua une étape importante dans la création d’une monarchie papale séparée mais égale aux autorités laïques et elle renforça les princes allemands aux dépens de l’empereur.

Le Moyen Âge central vit également le développement de nouveaux mouvements religieux comme les ordres monastiques des Chartreux (9) et des Cisterciens (10). Ces ordres furent créés en réponse aux inquiétudes des laïcs qui  estimaient que le monachisme bénédictin ne répondait plus à leurs besoins et qui voulaient revenir au monachisme ermite (11) plus simple des débuts du christianisme. Les pèlerinages (12) furent ainsi encouragés ; les anciens sites comme Rome, Jérusalem et Saint-Jacques-de-Compmostelle (13) accueillirent un plus grand nombre de visiteurs, tandis que de nouveaux lieux comme Monte Gargano (14) et Bari (15) se développèrent. Au XIIIe siècle, les ordres mendiants (16) comme les Franciscains (17) et les Dominicains (18), ayant fait vœu de pauvreté (19) et se consacrant entièrement à la vie religieuse, furent approuvés par la Papauté. A l’inverse, les Vaudois (20), les Umiliati (21) et les Cathares, qui cherchaient également à revenir au christianisme originel, furent qualifiés d’hérétiques, persécutés voire éliminés avec l’aide de l’Inquisition médiévale (22)
.





NOTES :


(1) L’abbaye de Cluny, en Saône-et-Loire, fut fondée le 2 septembre 909 ou 910 par le duc d’Aquitaine et comte d’Auvergne Guillaume Ier. Cluny est le symbole du renouveau monastique en Occident ; l’abbaye (a) fut un foyer de réformation de la règle bénédictine (b) et un centre intellectuel de premier plan au Moyen Âge classique. Il n’en subsiste aujourd’hui qu’une partie des bâtiments, faisant l’objet de protections au titre des Monuments historiques et gérés par le Centre des monuments nationaux. Les bâtiments de l’abbaye abritent depuis la fin du XIXe siècle l’un des huit campus d’Arts et Métiers Paris Tech, grande école d’ingénieurs française.





(a) Une abbaye (du latin Abbatia) est un monastère ou un couvent catholiques placé sous la direction d’un abbé – Père en araméen – ou d’une abbesse, l’abbé étant le père spirituel de la communauté religieuse.

(b) La règle de Saint-Benoit est une règle monastique écrite par Benoit de Murcie pour guider les disciples dans la vie monastique communautaire (cénobitisme). Rédigée peut-être entre 530 et 556, elle gouverne en détail la vie monastique (modalités, liturgiques, de travail, de détente, etc.).
Benoit a fondé, vers 529, une communauté de moines sur le Mont-Cassin en Italie. Au cours des siècles qui suivent, cette règle est progressivement adoptée par un nombre croissant de monastères en Occident ; au-delà de sa grande influence religieuse, elle a une grande importance dans la formation de la société médiévale, grâce aux idées qu’elle propose : une constitution écrite, le contrôle de l’autorité par la loi et l’élection du défendeur de cette autorité, Benoit ayant voulu que l’abbé soit choisi par les frères. Encore aujourd’hui, plusieurs milliers de moines et moniales à travers le monde s’inspirent de la règle de Saint Benoit.






(2) imitée : l’ordre de Cluny (ou ordre clunisien) fut un ordre monastique catholique.
Au début du Xe siècle, nait en l’Eglise catholique la volonté de réformer l’ordre monastique. Cette restauration s’appuie sur la Règle de Saint Benoit, un règlement qui régit dans ses moindres détails la vie monastique, pour respecter l’observance. Cette Règle initiée par Saint Benoit de Nursie au VIe siècle connait un important développement, notamment grâce à l’action de Benoit d’Aniane trois siècles plus tard. Mais elle est limitée par les traditions qui se développent dans les abbayes, et par la méconnaissance de la Règle. Cluny va alors s’imposer en groupant un nombre croissant de couvents, et va devenir le centre du plus important ordre monastique du Moyen Âge, rayonnant sur toute l’Europe.






(3) changement : la réforme grégorienne est une politique menée durant le Moyen Âge sous l’impulsion de la papauté. Elle est accompagnée du chant grégorien et caractérisé par le contrôle des prêtres par un moine tous les mois. Si les historiens admettent que le pape Léon IX a commencé le redressement de l’église, c’est pourtant le pape Grégoire VII qui a laissé son nom à la réforme. De plus, les efforts pour sortir l’Eglise catholique  d’une crise généralisée depuis le Xe siècle se poursuivent bien après le pontificat de Grégoire VII. Ainsi l’expression  « réforme grégorienne » peut paraitre impropre puisqu’elle ne s’est pas limitée à quelques années mais concerne au total près de trois siècles.

Elle comporte quatre projets principaux :
• L’affirmation de l’indépendance du clergé : les laïcs ne peuvent plus intervenir dans les nominations. Ce point ne va pas sans conflits, notamment entre le pape et les empereurs germaniques qui se considèrent comme les représentants de Dieu sur terre (Querelle des Investitures)
• La réforme du clergé, pour que celui-ci suscite le respect. Le clergé est mieux instruit et l’Eglise impose le célibat des prêtres ainsi que le mariage chrétien pour les laïcs.
• L’affirmation du rôle du pape : à partir du XIe siècle, le pape met en place une structure centralisée autour de la papauté. En 1059, le pape Nicolas II crée le collège des cardinaux qui élit le nouveau pape. De plus, on voit se développer la curie pontificale qui contrôle ce qui se fait dans l’Eglise. Enfin, le pape multiplie les interventions pontificales. L’une des plus connues est matérialisée par le Décret de 1059 réformant l’élection pontificale et interdisant le nicolaïsme et la simonie.
• La garantie du travail des moines tout en contrôlant les comptes de l’église, qui fut un sujet très polémique à l’époque.






(4) Leon IX
Bruno d’Eguisheim-Dagsbourg (en français Eguishem-Dabo) (Dabo ? Eguisheim ? 21 juin 1002 – rome, 19 avril 1054), couronné pape le 12 février 1049 sous le n om de Léon IX, fut surtout un pape voyageur, oeuvrant pour la paix en Europe. Son pontificat est marqué par le début de la réforme grégorienne.

Son père, Hugues IV de Nordgau, est la famille des comtes du Nordgau, seigneurs d’Eguisheim. Bruno est un membre de la très haute aristocratie : sa famille se rattache par sa mère, Heiwige, fille du comte de Dabo, aux carolingiens de Francie Occidentale et par son père aux rois de Germanie. Dans la parenté de Bruno figurent aussi bien des comtes de Reims que des évêques de Langres et de Mets ; il est le cousin des empereurs Conrad II le Salique et Henri III.
Ses parents construisirent deux abbayes : à  Woffenheim (Sainte-Croix-en-plaine), à l’Oelenberg (Reiningue) et vers 1029, le château du Wahlenbourg, au Drei-Exen (Husseren-les-Châteaux).





(5)  l’Investiture est un terme qui, au Moyen Âge, désigne l’acte par lequel une personne met une autre en possession d’une chose (en latin, vestitura ou investitura qualifie l’acte de vêtir quelqu’un, comme si celui qui reçoit la chose en était vêtu). Le mot est employé dès le IXe siècle pour signifier la donation et la réception d’une église et, en même temps, de la dignité ecclésiastique qui y est associé.





(6) Grégoire VII
Ildebrando Aldobrandes de Soana, né vers 1015/1020 et mort le 25 mai 1085 à Salerne (Italie), est un moine bénédictin toscan qui devient en 1073 le 155e évêque de Rome et pape sous le nom  de Grégoire VII, succédant à Alexandre II. Connu parfois comme le moine Hildebrand il est le principal artisan de la réforme grégorienne, tout d’abord en tant que conseiller du pape Léon IX et de ses successeurs, puis sous son propre pontificat.

Cette réforme de l’Eglise entend purifier les mœurs du clergé (obligation du célibat des prêtres, lutte conte le nicolaïsme) et lutter contre la simonie, le trafic des bénéfices et notamment des évêchés, ce qui provoque un conflit majeur avec l’empereur Henri IV. Celui-ci considère comme relevant de son pouvoir que de donner l’investiture aux évêques. Au cours de la Querelle des investitures, Grégoire VII oblige l’empereur excommunié à faire une humiliante démarche de pénitence. Cependant cet épisode ne suffit  pas à régler le conflit et Henri reprend l’avantage en assiégeant le pape réfugié au château Saint-Ange. Libéré par les Normands, le pape est chassé de Rome par la population, excédée par les excès de ses alliés. Grégoire VII meurt en exil, à Salerne, le 25 mai 1085.
Grégoire VII est considéré comme saint  par l’église catholique ; il est fêté le 25 mai.






(7) la simonie est, pour les catholiques, l’achat et la vente de biens spirituels, tout particulièrement d’un sacrement et, par conséquent, d’une charge ecclésiastique.
Elle doit son nom à un personnage des Actes des Apôtres, Simon le Magicien qui voulut acheter à Saint Pierre son pouvoir de faire des miracles (Actes, VIII.9-21), ce qui lui valut la condamnation de l’apôtre : « que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait à prix d’argent ! ».





(08) le concordat de Worms est l’accord qui met fin à la Querelle des Investitures le 24 septembre 1122, conflit qui opposait le pape à l’empereur germanique depuis 1075. L’original de l’acte de l’empereur Henri V est conservé aujourd’hui aux archives du Vatican.





(9) l’ordre des Chartreux, appelé aussi ordre cartusien, est un ordre religieux contemplatif à vœux solennels, de type semi-érémitique, fondé en 1084 par Saint Bruno et six compagnons (quatre clercs et deux laïcs). Il prend son nom du massif de la Chartreuse, au nord de Grenoble, situé sur la commune de Saint-Pierre-de-Chartreuse dans l’Isère, où ils se sont établis près de l’actuel monastère de la Grande-Chartreuse. Plus récemment, inspirée par la spiritualité de l’Ordre des Chartreux, a été fondée aussi la Famille monastique de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno.








(10) l’ordre cistercien, également connu sous le nom d’ordre de Cîteaux ou de saint ordre de Cîteaux, est un ordre monastique chrétien réformé dont l’origine remonte à la fondation de l’abbaye de Cîteaux par Robert de Molesme en 1098.

L’ordre cistercien joue un rôle de premier plan dans l’histoire religieuse du XIIe siècle. Par son organisation et par son autorité spirituelle, il s’impose dans tout l’Occident, jusque sur ses franges. Son influence se révèle particulièrement forte à l’est de l’Elbe où l’ordre fait « progresser à la fois le christianisme, la civilisation et la mise en valeur des terres ».

Restauration de la règle bénédictine inspirée par la réforme grégorienne, l’ordre cistercien promeut ascétisme, rigueur liturgique et érige, dans une certaine mesure, le travail comme une valeur cardinale, ainsi que le prouve son patrimoine technique, artistique et architectural. Outre le rôle social qu’il occupe jusqu’à la Révolution, l’ordre exerce une influence de premier plan dans les domaines intellectuel ou économique ainsi que dans le domaine des arts et de la spiritualité.

[…]

Bien qu’ils suivent la règle de Saint Benoit, les Cisterciens ne sont pas à proprement parler considérés comme les bénédictins. En effet, c’est au IVe concile de Latran (1215) que le « mot « bénédictin » apparut pour désigner les moines qui n’appartenaient à aucun ordre centralisé » par opposition aux Cisterciens. Mais de nombreux liens unissent les deux familles monastiques, en particulier dans le domaine de la formation.




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MessageSujet: Re: MOYEN AGE CENTRALE   Mer 17 Fév - 1:14

(11) l’ermite ou l’anachorète est une personne (le plus souvent un moine) qui a fait le choix d’une vie spirituelle dans la solitude et le recueillement. Les ermites étaient à l’origine appelés anachorètes, l’anachorétisme (ou érémitisme) étant l’opposé du cénobitisme (a).

L’ermite partage le plus souvent sa vie entre la prière, la méditation, l’ascèse (b) et le travail. Dans l’isolement volontaire, il est à la recherche ou à l’écoute de vérités supérieures ou de principes essentiels. L’expérience érémitique, dans sa composante spirituelle, s’approche souvent du mysticisme.

(a) aux premiers temps du christianisme, le cénobitisme était une forme de vie monastique en communauté, propres aux cénobites, par opposition aux ermites et anachorètes qui vivaient seuls une vie consacrée à la prière et la contemplation.

C’est l’ermite Pacôme le Grand qui est considéré comme l’initiateur des premiers monastères, tant masculins que fémins, sur un modèle militaire à partir de 315 en Egypte. Jean Cassien importa cette organisation monastique dans l’Occident chrétien autour de l’an 400.
Dans les premiers exemples de vie cénobitique, les moines s’en remettaient à l’autorité d’un patriarche, d’un ancien, souvent appelé abba (père) ; par la suite, fut institué l’élection d’un supérieur du monastère (l’abbé ou prieur), à qui les moines doivent une absolue obéissance.
En Orient, Saint Sabas le Sanctifié, au VIe siècle, fit nommer deux supérieurs, appelés archimandrites, comme responsables devant les autorités civile et religieuse de Jérusalem, l’un pour les laures (le premier fut Sabas lui-même), l’autre pour les « cenobia » (le premier fut Théodose « le cénobiarque »).


(b) l’ascèse ou ascétisme est une discipline volontaire du corps et de l’esprit cherchant à tendre vers une perfection, par une forme de renoncement ou d’abnégation.






(12) un pèlerinage (du latin peregrinus , « étranger ») est un voyage effectué par un croyant, le pèlerin, vers un lieu de dévotion, vers un endroit tenu pour sacré selon sa religion.
Le déplacement des hommes et des femmes, généralement à pied, vers des lieux où ils entrent en contact avec le sacré est une pratique qui apparait dans de très nombreuses cultures jusqu’à nos jours, et est constaté dès Stonehenge en 2400 av. J.-C. le pèlerinage est un phénomène quasi universel de l’anthropologie religieuse. Le pèlerin rencontre le surnaturel en un lieu précis où il participe à une réalité autre que la réalité profane. […]





(13) la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelel est une cathédrale située dans le centre historique de la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), but de l’un des plus grands pèlerinages de l’Europe médiévale. En 2014, c’est l’un des plus vivants foyers de la dévotion catholique.

La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle a été le facteur déterminant pour que la Galice et l’Espagne entrent dans les cercles culturels médiévaux grâce au chemin de Saint-Jacques, route initiatique dans laquelle des personnes suivaient le sillage de la Voie Lactée.
Elle est consacrée à l’apôtre Jacques de Zébédée, saint patron et protecteur de l’Espagne.









(14) le sanctuaire de Monte Gargano (en italien : Santuario di Monte Sant’Angelo sul Gargano), parfois appelé tout simplement Monte Gargano, est un sanctuaire catholique sur le mont Gargano en Italie. Il se situe plus précisément dans la commune de Monte Sant’Angelo dans la province de Foggia, dans les Pouilles.

Il est le plus ancien sanctuaire en Europe de l’Ouest à être consacré à l’archange Michel et a été un important lieu de pèlerinage depuis le Moyen Âge. Le site historique et de ses environs sont protégés par le parc national du Gargano et, depuis 2011, il est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco au sein du bien intitulé « Les Lombards en Italie. Lieux de pouvoir (568-774 après J.-C.)



Sanctuaire de Monte Gargano



Intérieur de la basilique Saint Michel de Monte Sant’Angelo



(15) la basilique de San Nicola est un lieu de culte chrétien de la ville de Bari, en Italie du Sud. Elle possède une forte portée religieuse à travers l’Europe et le monde chrétien. Elle est un lieu de pèlerinage important, tant pour les catholiques que pour les orthodoxes d’Europe Orientale.


Basilique San Nicolas, à Bari







(16) un ordre mendiant est un ordre religieux qui dépend de la charité pour vivre. En principe, il ne possède ni individuellement ni collectivement de propriété : les religieux appelés frères ont fait vœu de pauvreté pour consacrer tout leur temps et leur énergie à leur vocation religieuse. Apparu avec la bourgeoisie urbaine médiévale, cet ordre vit dans des couvents dans les villes et se différencie des ordres monastiques, seigneurie vivant derrière une clôture et percevant des droits féodaux.







(17) les Franciscains : l’ordre des frères mineurs (en latin : ordo fratrum minorum), dont les membres sont couramment appelés Franciscains, est un ordre religieux catholique né en Italie sous l’impulsion de François d’Assise (a) en 1210. A l’imitation du Christ, les membres tentent de vivre une vie de grande pauvreté et simplicité évangélique. Insistant sur l’aspect de fraternité dans leur vie les franciscains ont choisi de s’appeler « frères », bien que, aujourd’hui, la majorité d’entre eux sont en fait prêtres.

Quatre penseurs ont marqué l’histoire des franciscains : Bonaventure de Bagnorea, Roger Bacon, Duns Scot et Guillaume d’Ockham.

En juin 2015, le pape François approuve la béatification de 26 membres de l’ordre tués par les Républicains espagnols lors de la guerre civile espagnole.






(a) François d’Assise (en italien Francesco d’Assisi), né Giovanni di Pietro Bernardone à Assise (Italie) en 1181 ou 1182 et mort le 3 ocotbre 1226, est un religieux catholique italien, diacre et fondateur de l’ordre des frères mineurs (OFM, communément appelé ordre franciscain) caractèrisé par une sequela Christi dans la prière, la joie, la pauvreté, l’évangéisation et l’amour de la Création divine. Il est canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX et commémoré le 4 octobre dans le calendrier liturgique catholique.

Saint-François d’Assise est considéré comme le précurseur du dialogue interreligieux.






(18) l’ordre des Prêcheurs ou des Frères Précheurs (O.P. – en latin : Ordo Fratrum Praedicatorum), plus connu sous le nom d’ordre dominicain, est un ordre catholique né sous l’impulsion de Saint Dominique en 1215. Il appartien, comme l’ordre des Frères mineurs ou franciscain, à la catégorie des ordres mendiants. Proche de la population, il se différencie d’autres ordres qui ont pour vœux de s’isoler, comme l’ordre cistercien.





Suivant la règle de Saint Augustin, ainsi que ses propres constitutions, en partie inspirées de celles des prémontrés (O.Praem), il s’est donné pour mission l’apostolat et la contemplation. Le Pape Jean-Paul II rappelait que depuis son origine, l’une des missions principales confiées à l’Ordre a été la proclamation de la vérité du Christ en réponse à l’hérésie (d’abord albigeoise, puis toutes les nouvelles formes d’hérésie manichéenne récurrente que le christianisme a dû affronter dès ses débuts, souvent centrées sur la négation de l’Incarnation). Sa devise est Veritas (la vérité). D’autres devises lui ont aussi été assignées, par exemple : « annoncer ce que nous avons contemplé » (contemplata aliis tradere), reprise de Saint Thomas d’Aquin, ou encore « louer, bénir, prêcher » qui est une formule liturgique.

Les dominicains sont des religieux mais pas des moines : ils ont la particularité de ne prononcer qu’un seul vœu, celui d’obéissance, dans les mains du maitre de l’ordre (ou de son représentant), les vœux de pauvreté et de chasteté étant implicitement inclus. Ils ne font, par contre, pas vœu de stabilité comme les moines. Ils vivent dans des couvents et non dans des monastères. Leur vocation étant de prêcher, leurs couvents sont souvent situés dans de grandes villes.






(19) le vœu de pauvreté est une promesse solennelle et publique faite à Dieu de renonciation à la possession de biens matériels, en vue de se livrer plus entièrement à la recherche de Dieu et des biens spirituels qu’il peut accorder. Il est fortement lié au désir profond de mise en commun des biens économiques et culturels de la terre, entre tous les hommes et femmes. Dans la tradition chrétienne, il prend la forme de se mettre à la suite du Christ (la sequela Christi) qui par choix personnel vécut dans le dénuement. A partir du IVe siècle, avec les vœux de chasteté et d’obéissance, le vœu de pauvreté vint progressivement à caractériser l’engagement personnel et vital dans un institut de vie religieuse tel que reconnu et approuvé par l’Eglise. Aujourd’hui, il fait partie des trois vœux principaux que prononce un homme ou une femme qui, à la suite d’une période de probation (le noviciat), est admis dans un Ordre ou Congrégation religieuses.






(20) l’église évangélique vaudoise (en italien Chiesa Evangelica Valdese) est la principale Eglise actuelle issue de la prédication de Vaudès aussi connu sous le nom de Pierre Valdo ou Pierre Valdès). On parle également de valdéisme. Elle est présente principalement en Italie, avec des antennes en Amérique du Sud. Elle est adhérente de l’Alliance réformée mondiale et de la conférence des Eglises protestantes des pays latins d’Europe.


La bougie et son inscription latine lux lucet in tenebriis (la lumière
luit dans les ténèbres), symbole de l’Eglise évangélique vaudoise.







(21) l’Ordre des Umiiati (les Humiliés) est un ordre monastique fondé vers 1140 en Lombardie, dans la partie des lacs aujourd’hui suisse italienne, et dans l’Italie du nord pendant les XIIe et XIIIe siècles. Il était caractérisé, comme beaucoup des ordres pénitents de cette époque, par un retour vers une vie frugale et austère, en contraste avec la richesse et le pouvoir affichés par le clergé de l’époque. Ils auront jusqu’à 150 couvents surtout en Italie du Nord.

En 1550, ils ne sont plus que150 moines. Les tentatives de réforme ayant échoué, l’ordre est supprimé en 1571 par le pape Pie V.


Saint Bernard donne aux « humiliés » leur règle.




(22) l’inquisition médiévale est un tribunal ecclésiastique d’exception chargé de lutter contre les hérésies. Elle est introduite devant les tribunaux ecclésiastiques par le pape Innocent III en 1199 et atteint son apogée lors de la répression du catharisme (a), à la suite de quoi son activité décline, concurrencée par les juridictions nationales.
L’inquisition se caractérise avant tout par la procédure à laquelle elle recourt : l’inquisitio, par laquelle le juge peut entamer une action d’office, par oppostion à l’accusatio, dans laquelle le juge n’instruit un dossier qu’à la suite d’une accusation. Pour autant, l’inquisitio n’est pas réservée à l’hérésie : par exemple, les procès concluant à la nullité des mariages d’Henri VIII d’Angleterre relèvent tous de cette procèdure.
Au XVe siècle, l’inquisition médiévale disparait et est remplacée par d’autres formes d’inquisition : l’inquisition espagnole, l’inquisition portugaise et l’inquisition romaine, le Saint-Office.
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