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 LES POSSESSIONS ORIENTALES

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Lanaelle
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MessageSujet: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 15:07










Généralité

Possession orientale





Forteresse

• Amman
• Arima
• Baghras
• Beaufort
• Chastel Blanc
• Chastel Hernault
• Chastelet
• Château de Gaza
• Château de Merle
• Château Pèlerin
• Château de Sidon ou de La Mer
• Roche Guillaume
• Roche de Roissel
• Safed
• Toron des Chevaliers
• Tour de Détroit
• Trapezac
• Maison du Temple, Jérusalem



commanderies

• Acre
• Antioche
• Tortose
• Tripoli






SOURCES :

https://fr.wikipedia.org
http://www.orient-latin.com
http://www.templaricavalieri.it/ (certaines photos)


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 15:13




Qu’est-ce qu’une commanderie ?


Une commanderie est un établissement foncier appartenant à un ordre religieux et militaire.

Apparues au XIIe siècle, les commanderies existeront le temps que perdurent les ordres militaires. Placées sous la responsabilité de commandeurs, elles étaient le lieu de vie et de formation de communautés de frères, de chevaliers et d'affiliés. Elles se trouvaient au centre d'un domaine foncier sur lequel étaient bâties des fermes appelées maisons (domus).

Bien qu'étant le plus souvent rurales et situées sur des terres de rapport, les commanderies pouvaient aussi être urbaines et même portuaires, lorsque les chevaliers obtenaient le monopole ou bien des privilèges de commerce, ou de transport de pèlerins. Dans les « terres de combat » (la Terre sainte), les commanderies étaient des forteresses ou des domaines ruraux fortifiés. Suivant l'analyse d'Alain Demurger, les possessions de l'« arrière » (les terres de rapport) permettaient de subvenir aux besoins du « front » (les terres de combat).


Fonction

Le terme de commanderie ne désigne pas uniquement une maison, mais au contraire une circonscription territoriale constituée d'une maison-mère et de plusieurs maisons et terrains. Sur les 'terres de rapport' (dit aussi l'arrière) ces domaines étaient une source de revenus qui permettaient l'organisation des activités hospitalières et militaires, par contraste aux 'terres de combat' (dit aussi l'avant) comme la Terre sainte où les pèlerins chrétiens étaient défendus et protégés. Il s'agissait de grosses fermes, parfois fortifiées (en 'terres de combat'), qui comprenaient une chapelle, et les bâtiments nécessaires à la vie de ses habitants (logements, réfectoire, écuries, salle capitulaire, etc.). Les domi (généralement de un à trois par commanderie, cela pouvant monter jusqu'à une dizaine) se distinguent des granges cisterciennes, simple centres d'exploitations agricoles où personne ne résidait en permanence.

Les commanderies étaient sources de revenus pour l'Ordre, grâce aux dîmes et autres taxes qu'elles percevaient, mais aussi, par les dons qu'elles pouvaient recevoir. Elles assuraient la production de biens alimentaires et l'élevage de chevaux nécessaires à la réussite des expéditions en Terre Sainte. En Occident, les commanderies jouaient un rôle économique non négligeable sur le marché des denrées alimentaires (à l'échelle de leur région), par la vente des surplus sur les foires et marchés. Les commanderies ont aussi permis la valorisation du territoire, par les travaux d'essartage ou d'assèchement de marais ou de création d'étangs de pisciculture. Chaque commanderie était spécialisée dans un type de production. Des familles des paysans, libres ou serfs, travaillaient ainsi pour le compte de l'Ordre, et de nombreux artisans pouvaient être salariés par la commanderie.


En Orient


Pour pallier la faiblesse de leurs effectifs, les croisés entreprirent la construction de forteresses dans les États latins d'Orient. Les Templiers ont participé à cet élan en faisant édifier pour leur besoin de nouveaux châteaux forts. Ils entreprirent également de reconstruire ceux qui avaient été détruits par Saladin vers 1187. Certains d'entre eux permettaient de sécuriser les routes fréquentées par les pèlerins chrétiens autour de Jérusalem. Les forteresses servaient d'établissement à la fois militaire, économique et politique pour l'ordre.






En Orient, les Templiers sont implantés notamment à :

• Acre , Akho
• CHastel Blanc, Safita
• CHâteau Pèlerin, Athlit
• Beaufort , Galaat Ech Chagif
• Gaston, Baghras
• La Feve, El Foulé
• La Roche de Roissel, Kala Ruissol
• La Roche Guillaume, Hadjar Choglan
• Château Rouge, Galaat Yahmoun
• Tortose, Tartous
• Le Chastelet, Saphet Trapesack, Gastein, Port de Bonelle, etc.

Aux revenus des domaines et aux dons s’ajoutent les tribus aux musulmans.









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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:11




Amman



Forteresse franque d'Outre-Jourdain, appelée aussi Ahamant, la forteresse d'Amman fut donnée à l'ordre du Temple par Philippe de Milly quand il entra au Temple et en devint le maître en 1166.


Histoire

L’actuelle capitale jordanienne n’a pas toujours joué l’important rôle qu’on lui connaît aujourd’hui. Pourtant comptée parmi les brillantes cités de la colonie romaine appelée Décapole, elle déclina au fil des siècles, avant de devenir, au moment des Croisades, la position militaire la plus à l’est du Royaume de Jérusalem. Baptisée “Ahamant” par les Francs, son histoire nous est seulement connue par deux chartes latines datant de 1161 et 1166, lesquelles ont permis de l’identifier formellement avec la ville moderne d’Amman (des hésitations ayant longtemps plané à ce sujet, notamment par rapport à la ville de Ma’an, plus au sud ).

Le premier acte, daté du 31 juillet 1161, marquait le rapprochement du roi de Jérusalem Baudouin II et de Philippe de Milly, seigneur de Naples ( Naplouse ), les deux hommes s’échangeant à cette occasion de grandes parties de leurs domaines respectifs : le roi recevait de Philippe ses fiefs de Naples et Tyr, tandis que le second obtenait en échange les possessions royales à l’est du fleuve Jourdain, parmis lesquelles, entre autres, Ahamant. Quelques années plus tard, le tout récent seigneur d’Outre-Jourdain choisit de rejoindre l’Ordre du Temple ( au sein duquel il suivit un parcours exemplaire pour en devenir le Grand Maître trois ans après avoir prêté serment ). Aussi, le 17 janvier 1166, le nouveau roi de Jérusalem, Amaury Ier, entérina-t-il la donation faite à l’ordre par Philippe, d’Ahamant et de son territoire en plus de la moitié de ce qu’il possédait en terre de Belqua, c’est-à-dire au nord-est d’Ahamant. Il est fort probable que le contingent de Templiers auquel incombait la garde de la ville s’installa dans l’ancienne citadelle romaine qui couronne encore aujourd’hui l’une des collines de la ville, Djebel al-Qala’at .

Environné de terres fertiles, aux portes du désert, ce carrefour de routes reliant la Palestine par Salt et Jericho justifiait tout naturellement que les Francs s’y établissent. Malheureusement pour le Temple, ses soldats eurent à peine le temps de s’y installer. Si la perte de la ville elle-même n’est pas mentionnée, les chroniqueurs arabes nous apprennent toutefois qu’en 1170, celle-ci avait déjà été perdue ou désertée, puisque l’armée de Nur al-Din, alors en route pour attaquer les terres environnant Kerak, y fit halte quelques jours. Un autre fait militaire permettrait d’émettre une hypothèse plus précise quant à la chute d’Ahamant : à la fin de l’année 1166, la grotte fortifiée de Raquim el-Khaf, située à quelques kilomètres au sud de la ville, tomba aux mains des Musulmans. La chute de ce petit point fortifié pourrait donc correspondre, à quelques semaines près, à la perte du contrôle franc sur la région, et donc sur Ahamant.






La citadelle d’origine romaine, coiffe une des
collines de la ville moderne






Les courtines sont bien conservées sur plus de
la moitié de leurs parcours initial





Façade la plus exposée (et la mieux conservée)




Tour d’angle carré, pleine


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:13

Arima







La forteresse d’Arima  est une forteresse franque au nord-ouest de la Syrie qui appartenait au Comté de Tripoli. Elle est située au sud-ouest du Djebel Ansariyah à vingt kilomètres au sud-est de Tortose.



L’origine


La citadelle avait un rôle stratégique important, elle gardait la plaine de la Bocquée (trouée de Homs, plaine située entre le Mont-Liban au sud et le Djebel Ansariyah au nord).

Sa date de construction est inconnue, mais vers le milieu du XIIe siècle, elle appartenait à Raymond II, comte de Tripoli. Son grand-oncle Alphonse-Jourdain, comte de Toulouse, s'était joint à la deuxième croisade avec son fils naturel Bertrand. Raymond II craignant une querelle de famille pour la propriété du comté, fit vraisemblablement empoisonner Alphonse. Son fils Bertrand s'étant implanté à Arima, Raymond II fit appel àNur al-Din qui assiégea le château en septembre 1148. La forteresse fut courageusement défendue mais elle tomba et Bertrand fut emprisonné durant douze années.

Elle fut par la suite reprise et reconstruite par les Croisés, puis attaquée de nouveau et endommagée par Nur al-Din en1167 et 1171, de même que par un tremblement de terre en 1170. Sa propriété passa à l’Ordre du Temple au tournant du siècle, qui la reconstruisit à cause de sa position stratégique.


Organisation

La citadelle mesurait environ trois cents mètres de long et était constituée de deux cours entourées par une redoute. Les cours et la redoute était séparées par deux fossés.
L’entrée se faisait du côté ouest et était surplombée par une grande tour d’où partait la redoute (celle-ci était composée de plusieurs tours de forme carrée sur toute sa longueur).
Deux phases de construction sont reconnaissables. La plus ancienne, en pierre basaltique, date du début du XIIe siècle, tandis que la plus récente en pierre calcaire date de la fin du même siècle ou début du XIIIe siècle. Ces dernières modifications pourraient correspondre aux modifications effectuées par les Templiers après la prise en main du château par l'Ordre.


De nos jours, il ne reste plus que quelques ruines mais encore bien conservées.





Arima fait partie du cordon de forteresses
bordant la « trouée de Homs »





Une poterne à la base d’une tour




Quelques tours de la citadelle veillent encore, au
milieu d’une végétation abondante




Depuis l’interieur du donjon, seule une mince
ouverture permet encore de laisser entrer la lumière





Du front nord, seule une tour d’angle émerge




Les tours franques, habillement travaillées,
ont relativement bien résisté au temps



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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:16

Baghras



Bagras ou Baghras est le nom d'une ville et d'un château en Turquie dans les monts Amanus.



Baghras (photo de Godfried Warreyn en mai 2006)



Organisation


La forteresse, connue sous le nom de Gastun (ou Gaston, Guascon, Gastim)1, offrait une base pour une force chargée de couvrir les portes syriennes, les passes (col de Belen) entre Iskenderun et Antioche. Elle a été bâtie sur deux niveaux autour d'une petite colline, ses fortifications ressemblant aux constructions arméniennes de l'époque. L'eau était fournie par des aqueducs.







Historique


Elle fut construite autour de 1153 par lestempliers et occupée par ces derniers ou par la principauté d'Antioche jusqu'à ce que Baghras fût forcée de capituler devantSaladin le 26 août 1189. La forteresse fut reprise par les troupes du roi Léon II d'Arménie en 1191, ce qui créa un contentieux important avec les templiers, le roi refusant de leur restituer la forteresse2. Après une longue négociation, Baghras revint finalement aux templiers en 1216. Elle continua de leur servir comme quartiers généraux du nord, et fut le point de départ de l'expédition désastreuse conclue par une défaite à Darbsâk en 1236. Si on se réfère aux chroniques arméniennes, la forteresse résista à un siège des forces d'Alep à la même époque. Après la prise d'Antioche par le sultan Baybars en 1268, la garnison perdit toute motivation, et un des frères déserta pour lui présenter les clés de la forteresse. Les défenseurs qui restaient dans la place décidèrent alors de détruire ce qu'ils pouvaient avant de finalement livrer le château. Malgré la perte de ce dernier, Héthoum II et Léon IV, rois d'Arménie, battirent un raidmamelouk dans ses environs en 1305.



Vue depuis le sud-est




Baghra, intérieur








Baghras, intérieur
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:20

Beaufort



La forteresse de Beaufort, appelée Qala'at ash-Shqif1 est un château fortancien du Moyen-Orient, reconstruit au XIIIe siècle et appelé « Beau fort » par lescroisés. Il est situé à environ un kilomètre au sud-sud-ouest du village d'Arnoun, dans le Liban actuel.



Château de Beaufort


Nom


Le château a été nommé « Beau fort » par les croisés qui l'occupèrent pendant le XIIe siècle. Le nom Arabe Qala'at ash-Shqif signifie Château du Haut Rocher, son nom complet étant Qala'at ash-Shqif Arnoun2 qui est une combinaison du mot arabe Qala'at (château) avec le mot syriaque Shqif Arnoun (Shqif voulant dire haut rocher).







Histoire ancienne


On ne sait que peu de choses à propos du site de Beaufort avant sa capture par les croisés en 1139, bien que certains historiens supposent que l'éperon rocheux de sept cent mètres d'altitude sur lequel le château est implanté représentait déjà une position stratégique pendant les périodes biblique et romaine.





Le château a été pris par Saladin en 1190 après un siège qui dura toute une année. En 1240, Ismâ'îl, le malik de Damas, sollicita une aide militaire de la part des Francs contre la coalition du jeune sultan égyptien 'Adil II avec le malik deTransjordanie. En contrepartie, il proposa de leur rétrocéder tout l'ancien royaume de Jérusalem jusqu'au Jourdain. Dans un premier geste, le malik de Damas rendit immédiatement aux Francs un vaste territoire allant de Sidon à Tibériade, comprenant la forteresse de Beaufort. Cette cession ne fut pourtant pas facile, la garnison refusant de céder la place. Ismâ'îl dut lui-même mener un siège pour ensuite céder le tout au comté de Sidon4. La possession devint templière lorsque Julien de Sidon leur vendit Beaufort en 1260, ainsi que Sidon et les terres environnantes, n'ayant pas les ressources financières nécessaires à la reconstruction de cette dernière, ceci après les représailles mongoles à la suite de certaines de ses exactions5. Les Templiers perdirent le château le 15 avril 1268 à la suite d'une attaque menée par le sultan Baybars, notamment avec 26 machines de siège5. Beaufort ne connut des moments plus calmes qu'à partir duXIVe siècle et jusqu'au XVIe siècle.

Au XVIIe siècle, Fakhr-al-Din II inclut le château dans son réseau de fortifications mais l'émir est ensuite défait par lesOttomans, lesquels détruisirent la partie supérieure de la citadelle. Le château demeura sous le régime féodal jusqu'en17696.






Histoire moderne


En 1782, le gouverneur d'Acre assiégea le château, le captura et détruisit une grande partie des fortifications restantes. Un tremblement de terre en 1837 se chargea du reste de celles-ci. Par la suite, il est utilisé comme carrière ou encore comme abri pour moutons.

La restauration de la forteresse de Beaufort commence lors du premier mandat français auLiban en 1920 et se poursuit après l'indépendance du pays en 19436.
La position stratégique du château, duquel on peut voir la majeure partie du sud-Liban mais aussi du nord d'Israël, représenta un intérêt certain lors des conflits récents.
À partir de 1976, durant la guerre civile libanaise, le château était tenu par l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) qui s'en est servi pour tirer des obus sur le nord d'Israël7. Entre 1976 et 1980 les positions de l'OLP dans la citadelle ont été attaquées de nombreuses fois par l'armée israélienne (Tsahal).


Le 6 juin 1982, au début de l'intervention militaire israélienne au Liban, les positions de l'OLP dans le château de Beaufort ont été durement bombardées avant d'être prises finalement par les forces de défense israéliennes le 8 juin 1982. Tsahal renforça alors les fortifications de la zone avec des bunkers et des blocs de béton, ce qui n'empêcha pas que Beaufort ait été attaquée à plusieurs reprises par le Hezbollah.



Beaufort en 1982


Etat


En mai 2000, Tsahal évacua sa zone de sécurité au Sud-Liban, abandonnant le château et en détruisant la base militaire, ceci afin qu'il ne puisse être utilisé par le Hezbollah7 même s'il l'est toujours.

En juillet 2010, la revue économique libanaise Le Commerce du Levant indiquait que l'édifice allait être rénové sur une période de 2 ans pour un montant de 3 millions de dollars8. Les travaux de réhabilitation comprennent des travaux de soutènement, de déblayage, de protection du site des eaux de pluie et de leur évacuation, de reconstruction de la tour principale et des entrées, ainsi que d'éclairage






Vue panoramique
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:24

Chastel Blanc










Le Chastel Blanc (baptisé la tour blanche par les habitants de la région) se situe en Syrie entre Tortose et Tripoli dans les montagnes intérieures. Il a été construit par les templiers sur des fortifications déjà existantes. Cette tour n’était pas l'unique fortification de la ville syrienne de Safita, mais c’est la seule à avoir résisté durant toute la période - y compris au tremblement de terre de 1202. La ville de Safita est bâtie sur trois collines. La tour a été construite sur la colline qui offre la meilleure vue sur la campagne environnante et particulièrement sur les autres citadelles de la région.



Chastel blanc



Histoire


Après s'en être emparés en 1110, les Templiers[Contradiction] agrandirent et consolidèrent le Chastel Blanc pour en faire l'une des places fortes quadrillant lecomté de Tripoli.

[/URL]
entrée



Organisation



D’une dimension de 18 sur 31 mètres, le Chastel Blanc culmine à 28 mètres de haut. Les deux étages de la structure ont été bâtis en calcaire et le parterre couvert de grandes plaques de pierre. La chapelle dédiée à Saint-Michel occupe le rez-de-chaussée, s'élève à dix sept mètres de hauteur pour trente et un mètres de longueur. Plusieurs petites fenêtres, que les archers utilisaient pour défendre la tour, se trouvent au deuxième étage. Il est possible d'y accéder par une rampe d’escaliers récemment rénovée. Le plafond de Chastel blanc est soutenu par de robustes colonnes. La grande cloche accolée au mur occidental peut être entendue à une distance de cinq kilomètres de Safita. Par une deuxième rampe d’escaliers partant du deuxième étage, on atteint le toit de la tour, d’où l’on voit les montagnes enneigées du Liban, la ville de Tripoli, la Méditerranée et le Krak des Chevaliers.



Etat

Des travaux de rénovation ont été entrepris durant le mandat français en Syrie(1920-1946), non sans causer de nombreux désagréments aux villageois vivant alentours.



Eglise



interieur



Fenêtre




Interieur



Porte d’entrée



Intérieur



Intérieur



Intérieur



Intérieur



Interieur


[/URL]
Interieur


Interieur
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:26

Chastel Hernault





Forteresse de Terre Sainte appelée aussi Châstel Arnoul (Yalu) fut construite par le roi Baudoin Ier puis par la population de Jérusalem en 1133 puis confié en 1179 à l'ordre du Temple par la royauté de Jérusalem.

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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:28

Chastelet


Le Chastelet du Gué de Jacob est appelé aussi Bayt al-Ahzan ou Metzad Ateret.







DESCRIPTION


Forteresse de Terre Sainte construite par l'ordre du Temple en 1178 au Gué-Jacob sur le Jourdain, lieu de passage des pèlerins. Alors qu'elle était en chantier, elle fut entièrement démolie sur les ordres de Saladin en 1179.














Détail du front nord




Détail de la zone d’habitation





Detail de la zone d’habitation



Le matérieur concassé qui servit à emplir l’intérieur des murs est
toujours en place. Les parements, eux, ont été arasés à une hauteur
de quelques mètres seulement




De nombreux blocs portent des marques lapidaires



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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:29

Château de Gaza








La Forteresse de Gaza, située à proximité d'Ascalon en Terre Sainte, a été donnée à l'ordre du Temple en 1149.






[...] La cité fit peu parler d'elle jusqu'au xiie siècle et, au moment de la Croisade, elle avait beaucoup décliné. Elle était en ruines et peut-être désertée quand les Croisés vinrent en 1149 réoccuper le site et y construire un château-fort dans la partie la plus élevée. Ce château fut confié à la garde des Templiers. Au sud du château se développa la ville franque avec une grande église gothique qui est aujourd'hui la grande mosquée de Gaza. Une autre église, plus petite, est toujours aujourd'hui l'église orthodoxe Saint Porphyre. Tenue par les Templiers, apparemment prospère si l'on en juge par la qualité de sa grande église, Gaza constitua l'avant-poste du Royaume Latin de Jérusalem face à l'Égypte. Les sources franques la nomment Gazara, et en ancien français Gadres. Elle ne constituait pas un lieu de pèlerinage, et sa renommée en France ne venait que d'une chanson de geste composée vers 1170, Li Fuerre de Gadres (le sac de Gaza), évoquant la prise de la ville par Alexandre le Grand.

À la fin de 1170 Saladin s'empara de la ville basse mais échoua à prendre le château. Ce n'est qu'en 1187, au lendemain de la bataille de Hattin, qu'il obtint l'évacuation de Gaza par les Templiers et la remise des forteresses de Gaza et de Darom (Deyr el-Balah, au sud de Gaza). Richard Cœur de Lion reprit Darom et Gaza en 1192, mais négocia ensuite avec Saladin l'abandon de ces positions trop exposées, qu'il fit évacuer après en avoir détruit les fortifications.

En 1239 un retour offensif des Francs fut brisé à Beyt Hanun, bourgade du nord de Gaza dont la mosquée abrite les tombes des musulmans qui furent tués au cours de cette bataille. En 1244 eut lieu à Hirbiyyah (en latin Furbia, en français la Forbie) une bataille bien plus importante opposant une coalition égypto-khowarizmienne et une coalition syro-franque : le roi al-Salih Ismail de Damas avait promis aux Templiers de leur restituer Gaza en cas de victoire, mais ils furent défaits. Gaza demeura au pouvoir des Ayyoubides d'Égypte, puis de Syrie, jusqu'en 1260 où la ville fut occupée un temps par les Mongols avant d'être reprise par Baybars.


L'époque des Mamelouks (fin XIIIe - début xvie siècle) fut pour Gaza une période prospère de renaissance, malgré des crises.








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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:30

Château de Merle (Israël)








La forteresse de Merle, Tantura (en arabe : al-ṭanṭūra, ) ou Tel Dor (en arabe : tall dūr,) est proche du moshav israélien de Hof-Dor  et à moins d'un km au nord du village arabe détruit d'Al-Tantoura.








Si au sud de l’éperon se trouve une plage de sable fin, au nord,
le relief accidenté accueillait le port





Les anciennes structures portuaires de dor étaient légérement
dominées par un donjon franc






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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:34

Château pèlerin








Le château Pèlerin, appelé aussi forteresse d'Atlit, était une des plus grandes forteresses templières en Terre sainte. Elle est bâtie sur un éperon rocheux entouré d'eau qui se situe sur la côté méditerranéenne, à environ 25 km au nord de Césarée et à environ 12 km au sud d'Acre et du mont Carmel, alors dans le royaume franc de Jérusalem. Elle est construite à l'est de la Tour du Détroit, cette dernière étant déjà en possession des Templiers. Château Pèlerin se trouve aujourd'hui à proximité du village d'Atlit en Israël et du site archéologiquenéolithique d'Atlit Yam







L’origine

Les premiers croisés de la cinquième croisade, dont le roi de Hongrie André II, arrivent en Palestine en 1217. Forcés d'attendre l'arrivée de la majeure partie du contingent, les croisés présents, dont Gauthier d'Avesnes, entreprennent plusieurs opérations militaires contre les territoires musulmans en Syrie, toutefois sans résultats notables.

En revanche, ils contribuent surtout à la construction d'une puissante forteresse côtière sur un ancien site phénicien entre 1217 et 1218. Cette forteresse fut remise aux Templiers en 1220 et baptisée Château-Pèlerin, en hommage aux nombreux pèlerins chrétiens qui contribuèrent bénévolement à son édification1. En 1220, bien que les travaux ne soient pas terminés, la garnison présente dans la place forte résiste victorieusement à l'attaque du sultan de Damas, tout en ayant assez de ressources pour subvenir aux besoins de quatre mille personnes pendant le siège.








Caractéristiques


Château Pèlerin faisait 280 mètres sur 160 et trois de ses côtés étaient baignés par la Méditerranée. La maîtrise des mers restant du côté des croisés (ce qui permettait d'approvisionner la place forte par ce biais), il s'agissait surtout de se protéger du côté des terres. Par conséquent le côté Est, le seul rattaché au continent, se trouve pourvu d'un fossé et de deux murailles dotées de tours. Le rez-de-chaussée du donjon était occupé par une chapelle. De plus, la forteresse se situe au bord d'une petite plaine contenant des marais salants, particularité dont les templiers tirent profit en exploitant les salines.





La fin

À partir de 1260 le site devient strictement défensif dans le sens où plus aucune offensive n'est lancée depuis Château Pèlerin. Cette forteresse ne fut jamais prise et sera d'ailleurs la toute dernière place forte abandonnée en Terre Sainte le14 août 1291, après la perte de Saint-Jean-d'Acre le 28 mai de la même année.
Le Château Pèlerin a par la suite été démantelé par les forces musulmanes.


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:38

Château de Sidon






Le château de Sidon aussi appelé le château de la Mer ou Sagette, Sayette par les croisés (en arabe : Ṣaydā, صيدا) est forteresse de Terre sainte situé àSidon (actuelle Saïda) construite sur une presqu'île en 1227.


























Salle secrète



Salle secrète



Les murs














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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:40

Roche-guillaume



La Roche-Guillaume était une forteresse templière en Terre sainte. Elle était située dans la principauté d'Antioche (Turquie) au nord de la ville.
Désormais, il ne reste de ce site que la chapelle castrale.


Origine


Les Templiers entrèrent en possession de la forteresse à une date inconnue, en revanche on sait qu'elle était possédée par la famille de la Roche.

En 1118, Saladin assiégea le château car un chevalier nommé Jehan Gale s'y trouvait. Celui-ci, excommunié de la communauté chrétienne pour meurtre, trouva refuge chez le sultan en territoire musulman. Il reçut pour mission d'éduquer le neveu du sultan mais voulant racheter sa faute, il livra l'homme aux Templiers. Pour se venger Saladin assiégea La Roche-Guillaume mais fut contraint à lever le siège à cause de mauvaises nouvelles de Palestine.

Le roi de Petite Arménie prend le château en 1203 mais il fut repris par les Templiers en 1237 en même temps que celui de Trapessac à quelques kilomètres de là.
Il a été reconquis par les Musulmans en 1298-1299.


Caractéristiques


La forteresse occupait une position stratégique. En effet, elle était construite sur un piton rocheux culminant à 1 250 md'altitude et contrôlait la route qui arrivait à Antioche par le nord mais aussi la vallée du Kara Çu.

Il ne reste guère que des vestiges parsemés sur le rocher principalement des courtines et des tours.

Les constructeurs avaient fait preuve d'une grande technicité en utilisant au maximum le rocher, les tours sont presque toutes constituées d'un socle taillé.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:41

Roche de Roissel



Forteresse de l'Ordre du Temple située sur la marche de l'Amanus, Roche de Roissel est une des deux places fortes, avec Roche-Guillaume, que Saladin renonça à prendre en 1188 après la chute de Jérusalem en 1187.



Elle est définitivement reprise par les mamelouks du sultan Baybars en 1268.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:45

Safed (forteresse)



La forteresse de Safed ou Safet ou Saphet était une forteresse templière en Terre sainte. Elle se situait à l'est de la ville d'Acre (actuellement en Israël), et au nord du lac de Tibériade.






L’origine

D'après l'historien arabe Ibn Shabbâd al Halabi (1217-1285) les Francs auraient construit un premier château à Safed l'année 495 de l'Hégire, soit dès 1101/11021, là où auparavant n'existait qu'une simple tour appelée Tour des orphelins (Burj al-Yatim). Négligeant cette source, et s’engouffrant derrière une mauvaise interprétation des textes de Jacques de Vitry et Marino Sanuto par Victor Guérin, nombre de chercheurs attribuent la construction du premier château à Foulques V d'Anjou (1131–1143). Transmis à l'ordre du Temple en 1168 par le roi de Jérusalem Amaury I, le château est pris par Saladin en novembre 1188,presque un an et demi après le désastre de l'armée franque à Hâttin. Manifestement endommagées par le tremblement de terre de l'année 12025, les fortifications sont démantelées en 1220 sur ordre du sultan ayyoubide al-Malik al-Mû'azzam Isa6. En 1240, par un accord entre Thibault IV de Champagne et l'émir de Damas, al-Malik al-Sâlih Ismâ’îl, les Francs récupèrent Safed7. Cet épisode de l'histoire de Safed est bien connu grâce à la rédaction d'un traité rédigé en latin, De Constructione Castri Saphet, relatant le rôle particulier joué par l'évêque de Marseille, Benoît d'Alignan, dans le processus de reconstruction du château8. Après avoir réussi à convaincre le maître de l'Ordre, Armand de Périgord, d'ordonner la reconstruction, il se rendit lui-même sur place accompagné de pèlerins pour assister au début des travaux qui durèrent 2 ans et demi (1240–1243). Toutefois, la description détaillée du château date du second voyage de l'évêque effectué en 1260. C'est entre cette date et la prise du château par les Mameloukes, en 1266, épisode non mentionné dans le texte, qu'il faut envisager la rédaction du traité. Celui-ci précise que le coût de construction s'éleva à 1 100 000 besants sarrasins, auxquels il faut ajouter 40 000 besants sarrasins de fonctionnement annuel. Il détaille également la population du château. La garnison proprement dite était composée de :

• 50 frères chevaliers (templiers issus de la noblesse et participant aux combats)
• 30 frères sergents (templiers non noble chargés d'assister les frères chevaliers)
• 50 turcoples (soldats recrutés dans la population indigène, habillés et équipés à la turque)
• 300 arbalétriers (le texte latin emploi le mot balistarii, sur le sens de ce terme voir Barbé 2010 : 26–29)
En plus des hommes d'armes, le château abritait pour son fonctionnement quotidien :
• 820 ouvriers des différents corps de métier
• 400 esclaves.






D'une population quotidienne de 1 700 personnes (le traité donne un chiffre rond) en temps de paix, le château pouvait accueillir 2 200 personnes en temps de guerre. Si le traité ne détaille pas l'origine de ces personnes, il est fortement probable qu'il s'agisse de la population du bourg de Safed qui devait trouver refuge au château à l'approche des troupes ennemies. L’approvisionnement du château nécessitait, en moyenne chaque année, 1 200 charges de mule d’orge, de froment ou d’autres victuailles.


Caractéristiques

La forteresse se situait sur un piton rocheux d'environ huit cent cinquante mètres d'altitude, qui surplombait le lac de Tibériade. Elle dominait un carrefour de voie de circulation. La première, nord-sud, remontait la vallée du Jourdain et, contournant à l’ouest le Lac de Tibériade, continuait vers les monts du Liban par le passage du Nahal `Amoud. La seconde, est-ouest, la route de la mer, reliait Damas à Acre, passant le haut Jourdain à hauteur du Gué de Jacob (Vadum Jacob).

Les recherches archéologiques menées sur le partie sud du château ont permis de dégager un tronçon de courtine à contreforts externes qui, par sa typologie architecturale, renvoi à un type de fortification caractéristique, en Europe, desXIe et XIIe siècles (Shell-Keep ?) et pourrait constituer les derniers vestiges du château du XIIe siècle.







La confrontation du traité de construction, du relevé du Survey of Western Palestine et des résultats des fouilles archéologiques permet une première représentation de l'architecture de la grande forteresse du XIIIe siècle. Le château était constitué de deux enceintes concentriques, de plan elliptique, précédées chacune par un fossé taillé dans le rocher. La superficie enclose était de l’ordre de 4 ha. Une barbacane (bashura dans les textes arabes), sous la forme d’un terrassement bois-terre protégeait la première porte ouvrant au nord, front le plus faible défendu par 5 des 7 tours circulaires que comptait la première enceinte. Elle était dotée d’une gaine basse reliant entre elle des casemates armées d’arbalètes à tour défendant le sommet du premier fossé. Le front sud, pointe de l’éperon rocheux, n’était défendu que par deux tours. Le franchissement de la première à la seconde enceinte, également au nord, empruntait un pont reposant sur une pile taillée dans le rocher au milieu du second fossé. Il ne semble pas que la seconde enceinte était flanquée de tours dans son état d’origine. Le pourtant très détaillé traité de construction du XIIIe siècle n’en mentionne pas et les recherches archéologiques n’ont permis que le dégagement d’un saillant au sud-ouest. La tour porte, dotée d’une rampe d’accès, flanquée contre ce saillant, comme la grosse tour circulaire située à l’intérieur de la seconde enceinte, sont des ajouts mamelouks de la fin du XIIIe siècle.

La fin

En 1266, le sultan Baybars entreprit le siège de la forteresse de Safed. Celui-ci ne dura pas plus de quinze jours. La forteresse résista dans un premier temps aux assauts répétés des troupes du sultan ainsi qu'à ceux des machines de guerre, mais Safed tomba le 22 juillet 1266.

Baïbars “ ordonna de repeupler le château, de le fortifier et d’en augmenter la taille ”. Les travaux commencèrent dès 1267. La grosse tour ne fut terminée que sous le règne du sultan Qalâ’ûn (1279–1290).






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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:47

Toron des Chevaliers



Le Toron (arabe : Tebnīne) est une forteresse ayant appartenu aux croisés au Liban sur la route de Tyr à Damas. Elle se trouve dans l'actuel village de Tibnine.



Vue générale des magasins accolés à la partie Ouest de
l’enceinte. Notez que le niveau d’enfouissement est élevé.




Nom


Le château de Toron doit son nom au vieux français qui signifie "éminence" ou "colline isolée" certainement dû à sa situation géographique.


Histoire


Le Toron se situe dans la seigneurie de Toron dans le royaume de Jérusalem. Il fut construit par Hugues de Falkenberg en 1105 pour aider à la réduction de la ville de Tyr encore aux mains des Fatimides. À la mort de Hugues de Falkenberg, comme le château était sans défenses, l'émir Izz al-Mulk voulut s'emparer du château mais le roi Baudoin Ier inféoda celui-ci au seigneur Gervais de Bazochesqui mourut peu après, exécuté sur la place de Damas.

Le château revint alors au seigneur Onfroy Ier de Toron. Il fut alors successivement hérité par ses descendants Onfroy II de Toron et Onfroy IV de Toron. Banias, qui fut donné à Baudoin IIpar les Assassins en 1128, a été hérité par Onfroy II lorsqu'il se maria avec la fille de Renier Brus, seigneur de Banias et d'Assebebe. Onfroy II céda une partie de Banias et de Chastel Neuf aux Hospitaliers en 1157. Banias et Toron furent fusionnés jusqu'à ce qu'ils tombent aux mains de Nur ad-Din en 1164 avant d'être récupéré.

Le château de Toron est resté une forteresse croisée jusqu'en 1187 avant de tomber au main de Saladin. Dix ans plus tard, en 1197, le Toron des Chevaliers fut assiégé par les croisés allemands de la troisième croisade. Le château fut démantelé par le sultan Malik al-Mu'azzam qui désirait les échanger. Le château de Toron fut rétrocédé en 1229 aux Francs, deux après la mort de Malik al-Mu'azzam le 11 novembre 1227par l'empereur allemand Frédéric II.

Il sera définitivement perdu pour les croisés en 1266.



Les vestiges de la tour maitresse, probable cœur primitif
de la forteresse, sont difficiles à lire. Seuls les vestiges
des murs Sud et Ouest sont préservés. La porte visible
sur l’image permet de gagner l’interieur de la tour





Liste des Seigneurs de Toron

• Hugues de Falkenberg (1105-1107)
• Onfroy Ier de Toron (env.1109-1136)
• Onfroy II de Toron (avant 1137-1179)
• Onfroy III: mort avant son père
• Onfroy IV de Toron (1179-1183)
• Domaine royal de 1183 à 1187
• Onfroy IV (restitution) (1190-1192)
• Occupation musulmane jusqu'en 1229
• Alix d'Arménie (1229-1236 (petite-fille de Onfroy III)
• Marie d'Antioche et d'Arménie (1236-1239) (fille d'Alix et arrière-petite-fille d'Isabelle, fille d'Onfroy III)
• Occupation Musulmane de 1239 jusqu'en 1241
• (Philippe de Montfort) (1241-1257)
• Jean de Montfort (1257-1283) mais le château fut perdu en 1266





En bas de l’image sont visibles deux assisses de la seconde
enceinte. A la différence de l’enceinte quadrangulaire,
celle-ci ne possède pas de talus. Les superstructures
sont des ajouts tardifs.





Caractéristiques


De nos jours, il ne subsiste presque plus rien mis à part les substructions ainsi que quelques assises de gros blocs.

Le château possédait une alimentation en eau grâce à un berquil situé à l'extérieur de l'enceinte. De plus, à l'intérieur du château, avait été construite une chapelle castrale dédiée à la Vierge.


REMARQUE : Un site homonyme se trouve en Israël à l'emplacement de l'Abbaye de Latroun.





Détail de la maçonnerie de l’enceinte quadrangulaire. Les
moellons sont sensiblement de même taille mais taillés
de façon un peu plus grossière que ceux de la seconde enceinte.





Vestige de l’angle sud-ouest de la tour maitresse. Certains
moellons portent de très léger bossage en table





Vue interieur de la tour maitresse. Cette vaste salle est
largement comblée. La porte médiévale n’est pas visible.
On y accède par une ouverture pratiquée sous le faite de
la voûte, probable élargissement d’un jour présent  dans la
structure d’origine.





La tour maitresse (à gauche de l’image) est presque
accolée à l’enceinte quadragulaire (à droite). Seul
un mince couloir voûté les sépare.






Mur interne de l’enceinte quadrangulaire présentant
une ouverture.






Salles voûtées du secteur Est portant
les marques de multiples réemplois





Série d’arcs à l’intérieur de l’enceinte quadrangulaire.
Ceux-ci devaient porter les voûtes d’un deuxième
niveau de salles voûtés.




Vestige de la tour Sud qui défendait la seconde enceinte


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:48

Tour de la Quarantaine




La tour de la Quarantaine, appelée aussi le château de la Quarantaine, est une forteresse templière de Terre Sainte construite sur le mont de la Tentation, surplombant les jardins d'Abraham.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:49

Tour de Detroit



La tour du Détroit (ou la Tour de Destroit) est érigée vers 1110 par Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer entre Haïfa et Césarée pour la sécurité des pèlerins qui allaient à Jérusalem. La forteresse de Château Pèlerin est construite à proximité en 1217.


Vue générale de la tour du Destroit avec en arrière
plan l’énorme château de Atlit



HISTOIRE


L’histoire de la tour du Détroit, appelée aussi la Pierre Encise ou encore Via Stricta dans les chroniques, est étroitement liée à celle d’un étroit corridor, passage obligé à l’époque des Croisades pour qui parcourait le littoral palestinien. Situé entre Caiffa et Césarée, là où la plaine littorale ce resserre, ce lieu consistait en un long défilé taillé dans la roche, d’une largeur de seulement quelques mètres pour une longueur de plus de deux cents environ. L’origine même de l’aménagement de ce passage semble remonter à l’Antiquité et la présence d’encoches se faisant face, dans les parois constituant les deux extrémités du conduit semble indiquer qu’il put être fermé par des portes à cette époque.

Au tout début de la présence franque, la région que traversait ce défilé était infestée de maraudeurs, ce qui rendait les communications entre les métropoles littorales dangereuses, notamment pour les Pèlerins se rendant sur les lieux Saints, comme en attestent leurs récits. Aussi le roi Baudouin Ier de Jérusalem, revenant en juillet 1103 du siège avorté d’Acre, profita-t-il de son passage par la Pierre Encise pour éradiquer la présence de ces brigands. L’histoire raconte que lors de cette opération, il y fut à grièvement blessé.

A une date inconnue, les Templiers construirent non loin du défilé une tour destinée à le sécuriser durablement. Forte comme un château, entourée d’une petite enceinte rectangulaire, cette tour fut apparemment démantelée à l’occasion de la construction en 1218 du château de Chastel-Pèlerin, situé à environ 1km à vol d’oiseau. Ce nouvel ouvrage, par sa force sans précédent éclipsait sans aucun doute l’intérêt stratégique qu’avait pu représenter jusqu’alors la tour du Destroit.



Le front Est de la tour est celui dont la maçonnerie
est la mieux préservée




DESCRIPTION


De la tour, il ne reste que quelques assises enchâssées sur un socle rocheux taillé en talus. Avec une section rectangulaire, dont le plus grand côté mesure environ 15 mètres et une épaisseur de murs atteignant 2,4 mètres la tour est semblable à d’autres réalisées par les Francs dans le Royaume de Jérusalem.

Elle renfermait deux citernes aménagées dans la roche ainsi qu’un système d’acheminement complet de l’eau pluviale. La première citerne est aménagée sur la face ouest de la tour au pied de l’ouvrage tandis que la seconde est accessible par la partie supérieure du socle rocheux qui forme à cet endroit le seuil du premier niveau.
L’ensemble ne se limitait cependant pas à la seule tour que nous venons de décrire. Les assises d’une enceinte en protégeant les faces Sud et Est sont toujours visibles. Treize mangeoires y avaient été ménagées et la présence de trous de boulins laisse penser que cet espace était probablement couvert.

Au delà de cette enceinte, on trouve sur le front Est les vestiges de ce qui semble être une nouvelle courtine, partiellement extrudée de la roche, à la manière de celle déjà évoquée. Certains de ces différents vestiges étaient encore crénelées lors du passage du Baron Guillaume Emmanuel Rey en 1859.

D’autres structures non connexes, éloignées de seulement quelques dizaines de mètres ont aussi été aménagées dans la roches. On peut notamment y reconnaitre des écuries et plusieurs chambres munies de niches.

Au vu de ces aménagements, cet ensemble, original à bien des égards, pouvait vraisemblablement accueillir une petite garnison de 15 à 20 hommes avec leurs montures.





Vue du front Sud



L’enceinte accolée à la tour, ici au premier plan est,
ellle aussi taillée dans le rocher





Détail des mangeoires aménagées dans l’enceinte





Détail de la citerne aménagée dans le front ouest



Vue du passage dit de la Pierre Encise. C’est ce
défilé que défendait la tour du Destroit




Vue générale




Détail des parements formant l’angle sud-est de la tour


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mar 19 Avr - 21:52

Forteresse de Trapezac


La forteresse de Trapezac, appelée aussi château de Darbsak ou de Trabesac (aujourd’hui Terbezek ) était un lieu fortifié bâti sur un piton rocheux et protégeant l'accès du col de Belen par le nord. Son histoire est liée à celle duchâteau de Baghras (ou «château de Gaston») situé à 15 km et qui défendait la passe au Sud.




Avec Baghras, le Gaston des croisés, Trapezac survaillait
le nord de la plaine d’Antioche




Le col de Belen

Le col de Belen (ou «Beylan»), à environ 25 km au nord d'Antioche, permet de passer d'Iskenderun (Alexandrette), sur la côte méditerranéenne à Hatay (Antakya ou Antioche), et de là en Syrie.
À l'altitude d'environ 750 m, le col de Belen est une des «Pyles» (du grec : pylaï, portes) de la Syrie





Un aqueduc relie la citadelle au plateau



La forteresse

Le château de Trapezac se dressait sur un piton rocheux isolé et était alimenté en eau par un aqueduc.

La construction défendait les passes vers les monts Nur (en turc : Nur Dağları, « monts de la lumière », anciennementmonts Amanus), une chaîne de montagne du sud-est de la Turquie, et surveillait un passage permettant d'aller d'Antioche à Alep en évitant de contourner le lac de Amq.

Il ne reste actuellement de la construction que quelques bouts de courtines et d’escaliers, une citerne et quelques salles voûtées. On observe encore l’emplacement de deux tours carrées à chacune extrémités du piton. Au sommet se trouvent les restes de ce qui semble avoir pu être un réduit.



Le tell est aujourd’hui encore habité



Histoire

On ne connait pas l'origine de la forteresse de Trapezac, mais on suppose qu'il s'agit d'une ancienne installation romaine reprise par les byzantins avant d'être reconstruite par les chevaliers de l'ordre du Temple vers la moitié du XIIe siècle


Prise par les Francs lors de la Première croisade, la forteresse fut confiée par le prince d’Antioche à l'ordre du Temple vers 1098.

Vers 1168 ou 1170 Mleh le «templier arménien», prince renégat inféodé aux musulmans, s’en empara jusqu'à sa mort le 15 mai 1175.

La forteresse revint une nouvelle fois aux templiers jusqu'à la campagne de reconquête de Saladin qui assiégea la place fortifiée en personne le 2 septembre 1188 et s'en empara malgré une résistance acharnée le 16 septembre 1188.

Place stratégique fortement disputée, Trapezac sera ensuite successivement possession des Arméniens en 1205, destempliers vers 12375, puis des Mongols vers 1260 qui l'abandonnèrent à nouveau aux Arméniens, et enfin desMamelouks du sultan Az-Zâhir Rukn ad-Dîn Baybars al-Bunduqdari en 1266 . La dernier prise connue fut celle des Mongols du Khan de Perse Abagha en 1280, qui s'emparèrent Aintab, de Baghras, et Alep et détruisirent la ville et le château.




Vue prise en contrebas, lorsque l’on descend vers la plaine




Vue générale depuis la plaine




Depuis le sommet du tertre, la vue sur les terres
fertiles de la plaine qui s’étend jusqu’à Antioche
est superbe





Vue rapprochée du front nord. A cet endroit la
courtine qui entourait tout le tertre est assez
bien conservée.




Tour carré du front nord




Vue générale de la citadelle – front ouest




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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Mer 20 Avr - 15:54

Maison du Temple de Jérusalem







Un nom


Le nom originel de l'ordre du Temple était milites Christi, la milice du Christ, qui apparaît dès 1129 dans la règle latine. Dans les premières années de l'ordre, les actes de donations font apparaître un très grand nombre de dénominations, parfois fantaisistes. C'est à partir de la maison de Jérusalem en Palestine que l'ordre pris son nom complet « les pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon » qui ancrait l'ordre en Orient et plus particulièrement en Terre sainte. Il fut très rapidement raccourci en « ordre du Temple » et ses membres appelés les Templiers. Ceux-ci étaient appelés les chevaliers de religion et distingués ainsi des chevaliers du siècle.




Une maison


C'est le roi de Jérusalem Baudoin II qui logea tout d'abord dans une aile de son palais, l'ancienne mosquée Al-Aqsa, les premiers templiers dont Hugues de Payns. Le maître de l'ordre obtint par la suite du roi que leur soit prêté tout le palais situé devant le Temple. Baudoin II comprit immédiatement l'intérêt militaire qu'il avait de soutenir ce nouvel ordre à Jérusalem. Il accepta donc de transférer sa résidence dans la Tour de David, plus aisée à défendre, et laissa aux templiers son ancien palais qui devint la maison cheftaine de l'ordre. Les templiers l'agrandirent, le transformèrent et se firent construire une chapelle. Jérusalem devint alors la capitale de l'ordre où résidait le maître. Bernard de Clairvaux qui n'est jamais allé en Orient, évoque cependant en 1129, dans sa louange à la nouvelle chevalerie, le Temple de Jérusalem : "Il y a à Jérusalem un temple où ils (les Templiers) habitent en commun (...)" Le ton est plein d'emphase et la description idéalisée s'inspirent de l'esprit cistercien, dépouillement et sobriété, qui prévaudra plus tard dans les constructions des commanderies.






Une autre description extraite du carnet de pèlerinage de Jean de Würzburg en 1170, est, elle, réaliste1. Ce pèlerin décrit avec emphase et admiration :

« Entre les murs de Jérusalem et la porte Dorée, se trouve le Temple. Il y a là un espace plus d'un grand trait de flèche en longueur, et large d'un jet de pierre, et là on arrive au Temple. Ce terrain est pavé, d'où lui vient son nom. À gauche, en hissant de ce portail, se trouve le Temple de Salomon où demeurait les Templiers. »

Les bâtiments sont faits de:

• une écurie souterraine, si grande qu'elle pouvait « loger plus de deux mille chevaux ou mille cinq cent chameaux »

• beaucoup de bâtiments « larges et amples »

• « une nouvelle et magnifique église » aux toits pentus, dédiée à la Vierge et appelée « Sainte-Marie-Lateran », c’est-à-dire des Latins, des Francs, pour la distinguer de deux autres églises de Jérusalem dédiées à Marie.

• Le réfectoire des templiers, toujours appelé le palais (article 15 de la Règle), était une vaste salle voûtée sur colonnes aux murs décorés de trophées d'armes. Des tables couvertes de nappes étaient disposées le long des murs et les frères s'asseyaient le dos au mur. Le maître et le chapelain avaient une place attitrée et recevaient à leur table un bon nombre d'invités tous hôtes de rang. Les restes des repas étaient donnés aux pauvres de la Chrétienté par charité.


• Entre le réfectoire et l'église se trouvaient les dortoirs des frères chevaliers, donnant sur un couloir. Les dortoirs des frères sergent se trouvaient à part. Chaque frère disposait d'une chaise, d'un coffre appelé huche, d'un lit, d'une paillasse (matelas empli de paille), d'un traversin, d'un drap et d'une couverture. Comme dans tout monastère, la proximité avec l'église permettait aux frères de se rendre à l'office de matine entre minuit et trois heures du matin.

• une salle du chapitre


• Cette maison comptait aussi une infirmerie et des appartements pour les hauts dignitaires.

• La maréchaussée était la salle où étaient stockés armes, cottes de mailles et harnais.

• Elle était équipée d'une forge dans laquelle étaient fabriqués le matériel militaire mais aussi la ferrerie pour les chevaux, les pièces métalliques destinées aux selles et brides, ainsi que la bourrellerie.


• Sous le contrôle du drapier du couvent se trouvaient les entrepôts de la draperie, de la parementerie et de la cordonnerie.

• Des cuisines, celliers à vin et fours de boulangerie

• Des porcheries, poulaillers, et jardins potagers

• Des silos à blé et à fourrage

• des citernes



Murs d’enceinte



À l'extérieur de Jérusalem, la maison du Temple possédaient des pâturages et des enclos pour les bœufs, les moutons et les chevaux. Cette maison tout entière pouvait ainsi entretenir une force de trois cent chevaliers et d'un nombre indéterminés de sergent.


Le prince Oussama Ibn Mounqidh témoigne aussi: « Quand j’entrais dans la mosquée Al-Aqsa, où logeaient mes amis les Templiers, ils mettaient à ma disposition ce petit oratoire pour que je puisse faire mes prières. ».


Lorsque Saladin conquit Jérusalem, il fit détruire la maison de l'ordre du Temple et restaurer la mosquée Al-Aqsa dans son aspect d'origine.



Le siège central de l’ordre




intérieur


La maison du Temple à Jérusalem fut le siège central de l'ordre depuis sa fondation en 1129 jusqu'en 1187, date de la chute de la ville sainte reprise par Saladin. Le siège central fut alors transféré à Acre, ville portuaire du royaume de Jérusalem. À la perte de la ville par les chrétiens en 1291, le siège de l'ordre fut à nouveau transféré dans la terre chrétienne la plus proche, l'île de Chypre. C'est à Chypre que vivait Jacques de Molay, le dernier maître de l'ordre avant son retour en France pour y être arrêté. Le siège de l'ordre n'a jamais été installé en Occident. Jusqu'au bout, les Templiers ont tenté de garder leurs positions orientales.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Sam 23 Avr - 13:13





Saint Jean d’Acre



Les Croisés, grâce à l’aide d’une flotte génoise prirent la ville le 26 mai 1104. Elle devint rapidement le port permettant de ravitailler le royaume de Jérusalem nouvellement instauré. Après la bataille de Hattin, en 1187, Saladin s’en empara à son tour. Le 12 juillet 1191, les armées réunies de Richard Coeur de Lion, roi d’Angleterre, et de Philippe II Auguste, roi de France, firent capituler la ville, faisant plier Saladin. Saint-Jean-d’Acre devint alors la capitale politique et administrative du Royaume Latin de Jérusalem. La dernière bataille que se livrèrent les Croisés et les Musulmans pour le contrôle de Saint-Jean-d’Acre commença en 1290. Après le siège imposé par le sultan mamelouk al-Ashraf Khalil, la ville fut conquise le 18 mai 1291, date marquant le glas de la présence croisée en Terre sainte.





La plage qui vit débarquer
Richard Cœur de Lion, au sud d’Acre





[URL=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=991161stjeanacre2.png]
La tour des mouches, qui gardait,
depuis un ilot, l’entrée du port






La muraille de la mer, avec, au fond, Burj es-Sultan






L’ancienne porte de la mer et l’église
Saint Jean en arrière plan






Burj Qurayim, à l’entrée de la vielle ville





Le front de mer depuis Burj el-Hadid




Le tunnel creusé et maçonné par les templiers, leur
permettrait d’acheminer en toute sécurité leurs biens




Burj es-Hadid se trouve juste à côté de l’ancienne citadelle des
Templiers, aujourd’hui complètement disparu, Thibaud Gaudin
fut commandeur de cette maison avant 1285, Pierre de Montade
lui ayant succédé à cette date.





La citadelle des chevaliers de l’ordre hospitalier




La citadelle des hospitaliers comportait d’immenses salles
souterraines dont voici l’une des plus prestigieuses





Le Khan el Oumdam, à  l’entrée du port de Saint Jean d’Acre



Saint Jean d’Acre la nuit, depuis la porte de Terre


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Sam 23 Avr - 13:15

Antioche


Créée vers 300 avant Jésus-Christ par Seleucos Nicator, Antioche était, au temps des Croisades, l’une des villes les plus prospères du monde. Prise en 1098 après un mémorable siège de plus de 7 mois, les Francs devaient y rester pendant cent soixante-dix ans. Le 19 mai 1268, le sultan mameluk Baïbars s’en empara et la détruisit, décapitant ainsi la principauté du même nom.



Chef-lieu de la province templière dite de la terre d'Antioche





Antioche, aux pieds du Mont Silpius




La citadelle et la tour où Bohémond fut blessé…





En contre-bas de la citadelle, la ville
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Sam 23 Avr - 13:19

TORTOSE


Le château de Tortose se situe au bord de la mer Méditerranée en Syrie. Il était l'une des importantes forteresses du comté de Tripoli.


Durant la première croisade, les croisés firent le siège de Tortose (en 1099) qu'ils remportèrent en peu de temps. Mais continuant leur chemin sur Jérusalem, ils ne laissèrent pas assez de protection et le château fut repris par les troupes musulmanes.

C'est Raymond IV de Toulouse, comte de Tripoli, qui reconquiert la ville et le château en février 1102 après deux semaines de siège.

Selon Marion Melville, Il fut donné à la garde des chevaliers du Temple vers 1165. Mais une partie de la ville leur avait été donnée à la suite d'un raid de Nûr Ad-Dîn dès 1152, et le maître de l'ordre, Évrard des Barres, s'engagea à y reconstruire un château doté d'une chapelle2. Cette forteresse faisait partie de laprovince templière de Tripoli (comté de Tripoli).

Il fut plusieurs fois assiégé dont une, en juin 1180, par la mer, mais sans effet car il résista. Du 3 juillet au 11 juillet 1188, Saladin assiégea également le château et dévasta la ville basse (qui avait été auparavant vidée de tous ses habitants) mais ne put accéder au donjon défendu par plusieurs frères-chevaliers et le maître de l'Ordre lui-même.
Le 17 juin 1242, Roncelin de Fos est le maître de la maison templière de Tortose.
Le château de Tortose fut abandonné le 3 août 1291 par les Templiers après la chute de Saint-Jean-d'Acre le 28 mai de la même année.





Commandeurs templiers


Alain : juin 1183
Roncelin de Fos : 1241 ou 1242
Pierre Lallemand : 1271
Aymar de Peyrusse : 1278-1285
Pierre de Sevrey : 1286
Matthieu Goulart : 1288



Description


Pour parer à des attaques maritimes sur la ville et surtout sur le port, lieu économique franc, le château est baigné par la mer.
Il est constitué de deux murs d'enceinte de grande épaisseur semi-circulaires séparés par un fossé, la muraille extérieure étant elle-même séparée de la mer par un fossé. L'accès au château se faisait par un unique portail desservi par un chemin exposé aux coups des défenseurs.
Le donjon possédait une forme barlongue et mesurait environ trente cinq mètres sur son côté le plus long et possédait deux tours carrés sur son côté ouest.
La particularité de ce donjon résidait dans le fait qu'il était séparé du reste du château par un grand fossé mais également dans son mode de ravitaillement. En effet, ce donjon possédait une poterne qui sortait directement sur la mer ce qui permettait à des bateaux de pouvoir ravitailler en nourriture et armes pendant un siège.
La cour centrale du château était bordée par une galerie possédant six grandes fenêtres et des colonnes.
La chapelle templière n'est pas ronde à l'image de plusieurs autres monuments templiers occidentaux mais entièrement carrée et sans abside. Elle était éclairée par des fenêtres à lancettes.





Les remparts extérieurs sont encore bien visibles



L’une des fenêtres de la grande salle
présente encore une jolie croix, qui a malheureusement
été partiellement mutilée.






Ce curieux mélange de « neuf » et
d’ancien est typique de la vieille ville





Les habitants ont utilisés les pierres qui
leur tombaient sous la main…ici, on reconnait même la
signature du tacheron franc.





Comme l’ensemble des restes médiévaux,
les courtines du château surgissent au milieu des
constructions récentes.


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS ORIENTALES   Sam 23 Avr - 13:24

Tripoli



Histoire


Après avoir emporté puis quitté Hosn el-Akrad, futur Crac de l’Hospital, les troupes franques de la première croisade, menées par Raymond de Saint Gilles, débouchèrent sur la plaine littorale du ‘Akkar pénétrant ainsi dans les terres des Banû ’Ammar, lesquelles formaient un petit état indépendant d’obédience chiite des plus prospères regroupé autour de la puissante cité de Tripoli. Dès cette intrusion, le gouverneur de la ville, qui n’avait cessé de louvoyer entre les Fâtimides d’Égypte – dont il s’était affranchi – et les Seljûkides de Damas, pensa agir de même avec les Francs en leur adressant un message et des présents afin de conclure un accord de non-agression.

Une chronique franque affirme que le souple gouverneur de Tripoli n’hésita pas à arborer sur les murs de sa capitale et les autres places de sa principauté les bannières de Raymond de Toulouse. De son côté, le comte envoya ses propres ambassadeurs à Tripoli, qui, devant l’extrême richesse de la ville, conçurent le projet de demander un tribut plus important. Dans cette optique, ils conseillèrent à Raymond d’assiéger la puissante cité voisine d’Archas. Pendant ce temps, Godefroi de Bouillon et les Lotharingiens mirent le siège devant Gibel, qui dépendait également des Banû ’Ammar.

Voyant le siège autour d’Archas se faire de plus en plus rigoureux, l’émir de Tripoli fit courir le bruit que le Calife de Bagdad en personne arrivait au secours de la place, espérant par là obtenir le départ des troupes provençales. Bien au contraire, à cette nouvelle, les troupes franques se regroupèrent et, comprenant plus tard qu’elles avaient été jouées, commencèrent à razzier les environs immédiats de Tripoli. Une rencontre eut même lieu devant la ville, au cours de laquelle les Tripolitains, riches bourgeois peu rodés aux arts de la guerre, se firent tailler en pièces.

Ce revers ramena Ibn ‘Ammar à de meilleurs sentiments. A cet effet, il livra aux croisés plus de trois cents pèlerins qu’il détenait en captivité, ainsi qu’un abondant ravitaillement en chevaux, ânes, et denrées de toutes sortes. Il s’engagea en outre à leur fournir des guides pour les conduire par les défilés du littoral libanais jusqu’à Jérusalem. Moyennant ces conditions, les croisés s’engagèrent à épargner ses possessions et ne demeurèrent que trois jours devant la Triple qu’ils quittèrent le 16 mai 1099.

Après la conquête de Jérusalem, l’émir de Tripoli chercha à maintenir la bienveillance des Francs, en ravitaillant dès que nécessaire les troupes franques transitant par sa principauté. Ainsi en fut-il lorsque Baudouin d’Edesse et Bohémond de Tarente effectuèrent leur dévotion au Saint Sépulcre ou encore lorsque le même Baudouin redescendit d’Edesse en 1101, cette fois-ci pour se faire couronner roi de Jérusalem.

En 1102, revenant du désastre de la croisade lombarde en Anatolie, Raymond de Toulouse se retrouva à pied d’oeuvre, accompagné de ses compagnons d’infortune, qu’il convainquit de mettre le siège devant Tortosa. Il s’en rendit rapidement maître grâce au concours notable d’une flotte génoise de passage. Avec sa poignée de chevaliers – ils n’étaient guère plus que 300 à 400 hommes selon les chroniques – Raymond mena dès lors une véritable guérilla dans toute la région, n’hésitant pas à pousser ses attaques jusque sous les murs de la Triple. Sa témérité faillit lui coûter cher lorsque l’émir de Homs et le malik de Damas dépêchèrent quelques corps de troupes aux Banû ’Ammar, afin de livrer bataille aux Provencaux sous les murailles de Tripoli. Lorsque la rencontre eux lieu, ces derniers tinrent bon, et, malgré un rapport de force par trop inégal, réussirent à mettre en fuite les coalisés.

Fort de cette victoire, Raymond s’installa à demeure devant Tripoli pour en faire le siège. Toutefois, la place était si forte qu’il renonça bien vite à l’assiéger avec ses maigres troupes, se contentant seulement d’en contrôler les accès terrestres. Il entreprit pour cela la construction d’un fort surplombant la plaine et la ville, qu’il nomma Mont Pèlerin (Mons Pelegrinus). Cette position avait l’intérêt de contrôler directement la route liant la corniche libanaise et la plaine du ‘Akkar, laquelle passait en contrebas de la citadelle, là où le Nahr Abou Ali se resserrait. L’empereur byzantin Alexis Comnène, avec lequel Raymond était resté en très bons termes, l’aida à élever cette forteresse, en lui affrétant de Chypres les matériaux nécessaires à sa réalisation.

La ville de Tripoli fut ainsi l’objet d’un blocus plus ou moins contraignant – il lui restait encore la maîtrise de la mer -, ses habitants ne pouvant plus sortir sans risques entretenir leur vergers et jardins. En 1104, Ibn ‘Ammar effectua une sortie nocturne qui surprit l’armée de Saint Gilles et lui infligea d’importantes pertes. Une chronique arabe raconte que le vieux croisé fut grièvement blessé au cours de cette sortie durant laquelle le faubourg qui s’était développé en contrebas du château fut incendié.
Le 28 février 1105, Raymond de Saint Gilles mourut en son château, peu de temps après avoir passé un accord avec Ibn ‘Ammar, aux termes duquel il pouvait occuper les abords de la ville sans toutefois lui couper les vivres, ni empêcher les voyageurs d’y entrer.

L’oeuvre de Raymond de Saint Gilles fut continuée par son cousin Guillaume Jourdain, comte de Cerdagne, qui recueillit son héritage libanais et continua le blocus de Tripoli, lequel commençait à porter ses fruits. En témoigne la mention dans les chroniques latines de défections de certains notables de la ville qui préférèrent passer sous la protection franque.

Au printemps de l’année 1108, Ibn ‘Ammar résolut d’aller demander l’aide des chefs du monde musulman, et notamment du Calife à Bagdad. A son retour, après maintes désillusions, il eut la mauvaise surprise de se trouver dépossédé de sa principauté, les habitants de Tripoli, en mal de protecteurs, s’étant livrés aux Fâtimides de Tyr et d’Ascalon.

Au début de l’année 1109, le jeune Bertrand, fils aîné de Raymond de Toulouse, arriva en Orient à la tète d’une importante armée réclamer son héritage ultramarin. Il trouva face à lui Guillaume Jourdain, qui avait depuis trois ans défendu l’oeuvre de Raymond et étendu les possessions provençales dans la région. Les deux armées en seraient venues aux mains si le roi Baudouin Ier de Jérusalem, d’heureuse mémoire, n’était venu en personne devant Tripoli arbitrer ce différend familial. Il fut décidé que Guillaume conserverait Archas qu’il avait conquis ainsi que Tortose, tandis qu’à Bertrand reviendrait le Mont Pèlerin et la ville de Triple, dès que cette dernière aurait capitulé. La concorde une fois rétablie, on songea à profiter de cette concentration unique – Tancrède et Joscelin de Courtenay étaient respectivement descendus sur convocation du roi de leurs principautés d’Antioche et d’Edesse – des forces franques pour en finir avec la résistance de Tripoli. Concentration d’autant plus exceptionnelle que Bertrand avait, en partant d’Europe, convaincu les Génois de venir l’appuyer dans le siège de Tripoli, ces derniers ayant envoyé une flotte de soixante-dix navires, laquelle bloquait étroitement le port et la mer.

Les Tripolitains, pour la première fois en six années de siège littéralement coupés du monde, perdirent espoir et proposèrent de se rendre – la flotte promise par les Fatîmides étant retardée au large de l’Égypte par des vents contraires – au roi Baudouin en échange de la possibilité de pouvoir quitter la ville librement ou d’y rester en conservant leurs biens moyennant un tribut annuel. La capitulation de la ville eut lieu le 12 juillet 1109 et se déroula bien jusqu’à ce que la piétaille génoise ne parvienne à s’introduire subrepticement dans la ville, pillant et massacrant tout ce qu’elle put, à l’exception des quartiers où se trouvait le roi. Ce fut au cours de ce malheureux pillage que la célèbre bibliothèque de la ville, qui passait pour être l’une des plus fournies du Monde Levantin (près de 100000 ouvrages) fut livré aux flammes.

Le roi Baudouin, conformément à son arbitrage, remit la ville à Bertrand qui devint le premier comte de Tripoli. Quant aux Génois, dont l’escadre avait si activement participé au siège, il leur fut concédé en guise de récompense la ville de Gibelet, récemment conquise par Bertrand.

La ville fut le théâtre en 1152 de l’assassinat par les Ismaéliens du comte Raymond II de Tripoli, aux portes de la cité, alors qu’il revenait d’escorter jusqu’à la banlieue de la ville sa femme qui partait en pèlerinage à Jérusalem.

Jusqu’à son siège par les Mamelouks, la ville prospéra sans être nullement inquiétée, y compris suite à la débâcle de Hattin.

Toutefois, en 1206-1207, les Francs du Crac de l’Hospital menèrent un rezzou jusque dans la banlieue de la Chamelle, ce qui provoqua d’importantes représailles de la part du sultan Malik el-Adil. Après avoir pris le fort d’Anaz, non loin du Crac, ce dernier se dirigea directement vers la Triple qu’il bombarda de ses balistes alors que ses troupes dévastaient le pays. Cette démonstration ne dura que douze jours, et, à la fin de juillet 1207, le sultan s’en retourna à La Chamelle.

En 1266, le terrible sultan Baîbars s’empara des châteaux de La Colée, d’Albe et d’Arcas, trois châteaux qui défendaient Tripoli contre une attaque venant du nord ou du nord est dont la chute était un préalable indispensable à celle de Triple. Vers le 1er mai 1268, Baîbars apparu devant le cité, saccageant sa banlieue, s’emparant du Mont Pèlerin et détruisant ses vergers avant de se rabattre sur Antioche.

La mort sans descendance du dernier comte de Tripoli, Bohémond VII, et l’incapacité de sa mère à désigner un bayle faisant l’unanimité de la noblesse tripolitaine, conduisirent les chevaliers de Tripoli et les bourgeois de la ville à proclamer la déchéance de la dynastie et se constituer en commune autonome, suivant l’exemple des cités italiennes. Le premier « maire » de la ville fut Barthelemy de Gibelet, descendant de la famille génoise des Embriaci. Ce dernier chercha d’ailleurs à gagner la protection des Génois, qui s’empressèrent d’envoyer une flotte de cinq galères emmenée par l’amiral Benedetto Zaccaria. En échange de ce protectorat, les Génois se virent concéder plusieurs rues commerciales. Quelques temps après, trahissant Barthelemy de Gibelet, ces derniers proposèrent à Lucie d’Antioche – soeur de feu Bohémond VII et légitime héritière du Comté – de la reconnaître comtesse de Tripoli en échange de la reconnaissance de leurs privilèges et des libertés des communiers de Tripoli. Mais il était trop tard, les Mamelouks attaquaient…

En effet, Barthélemy de Gibelet, sans doute appuyé par les résidents vénitiens et pisans d’Acre qui voyaient le protectorat accordé aux Génois d’un très mauvais œil, était entré en rapport avec le sultan Qalaoun, insistant sur la menace de la présence génoise représentait pour la maîtrise de la mer d’Egypte et le commerce d’Alexandrie.

Qalaoun n’avait guère besoin de pareils arguments économiques tant sa rancune était tenace à l’encontre de la maison d’Antioche-Tripoli – dont l’avant dernier représentant, Bohémond VI avait chevauché aux côté des Mongols lorsque ces derniers prirent Damas en 1260.

Après avoir rassemblé toutes ses forces d’Egypte, le Sultan entra en Syrie en février 1289 avec la ferme intention de prendre Tripoli. Malgré l’avertissement du Grand Maître du Temple Guillaume de Beaujeu, qui avait vent par ses espions de tout ce qui se tramait à la cour du Caire, les Tripolitains, tout à leurs querelles intestines, refusèrent de croire au péril mamelouk.

Lorsque Qalaoun parut enfin sous les murs de la ville, fort d’une armée de 40000 cavaliers et 100000 fantassins d’après les chroniques, l’union se fit parmi la population. Des renforts parvinrent de Chypre, d’Acre ainsi que des Ordre Templier et Hospitalier. La défense maritime était assurée par les Génois, épaulés par deux galères vénitiennes.

Près de 19 catapultes et 1500 soldats spécialisés dans la sape furent mis à contribution pendant 34 jours pour mener le siège.

Il semble que ce fut la défection des Vénitiens, suivie de celle des Génois, qui précipita la chute de la place. Qalaoun ordonna l’assaut général et emporta la ville de vive force le 26 avril 1289. S’ensuivit un massacre atroce, peu d’habitants parvenant à s’embarquer pour Chypre. Une partie de la population franque, qui avait pu se réfugier sur une île non loin de la ville où se trouvait l’église Saint Thomas – église où l’on célébrait les mariages des comtes de Tripoli – y fut systématiquement massacrée. La vieille ville fut rasée de fond en comble par l’impitoyable sultan, qui y voyait un débarcadère trop accessible pour les Francs de Chypre ; elle fut reconstruite aux pieds du Mont Pélerin.

En 1299, le roi de Chypre envoya une armée de 400 chevaliers et Turcoples, avec 60 archers et arbalétriers, qui débarquèrent au Boutron et entreprirent de fortifier Néphin, en attendant le renforts des chrétiens de la Montagne pour entreprendre le siège de Tripoli. Cette entreprise échoua et marqua la fin des prétentions franques sur Tripoli.



Commendeurs templiers

Rodrigue de Cuyre était le commandeur de Tripoli en 1281.
Rodrigo Yáñez qui sera le dernier maître de Castille et León semble se trouver à ses côtés.






Vue générale de la citadelle





Détail des courtines du front est,
présentant le plus de vestiges des constructions
entreprises par les Francs.





Ouvrage franc noyé dans une maçonnerie
postérieure (mamelouk ou ottomane)





La rotonde réputée pour avoir
renfermé la sépulture du comte
Raymond de Saint-Gilles






Vestige, unique, de l’église castrale
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