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 LES POSSESSIONS OCCIDENTALES

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Lanaelle
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MessageSujet: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 20:14








Genaralités

Commanderies


En France :


• Maison du Temple, Paris
• Balizy
• Chalou-la-Reine
• Beauvais-en-Gâtinais
• Coulommiers
• Saint-Martin-des-Champs
• Soigny-le-Temple
• Villedieu
• Richerenches
• Ruou
• Arvrille
• Couvertoirade
• Bruhles
• Notre-Dame-de-la-Boissière
• Beaune
• Villemaison
• Saint-Eulalie-de-Cernon
• Vaour
• Avalleur





En Espagne

• Forna
• Gardeny
• Miravet
• Monzòn
• Peñiscola
• Pontferrada
• Xivert




Au Portugal :

• Tomar
• Penamacor
• Monsanto
• Almoural
• Sabugal



En Angleterre :

• Eglise du Temple
• Baldock
• Lannock
• Temple Dinsley
• Garway
• Rothley
• Shipley
• Denny Abbey




Belgique

• Neuve-court (Wavre)
• Saint-Léger
• Haneffe
• Villers-le-Temple
• Vaillampont
• Hargimont




Italie

• Pérousse




SOURCE :
http://www.insolite-asso.fr/spip.php?article12
Wikipedia
http://www.templiers.org
http://www.templaricavalieri.it/


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 20:15




«  A peine sept ou huit ans s’étaient écoulés depuis la confirmation de l’ordre, qu’on le vit s’étendre prodigieusement…Les donations qu’on leur fit n’étaient pas de terrains incultes ou à défricher, comme ceux que recevaient les disciples de Saint Norbert et de Saint Bernard, c’étaient des châteaux, des fiefs, des forts, des bourgades avec leurs appartenances » (Mansuet)



le Temple va défricher landes et gastineis, drainer biefs et marais, revaloriser terres et domaines à partir de connaissances et de techniques nouvelles.


L’implantation des maisons, subordonnées aux donations, a pour but de faire vivre les Frères qui les gouvernent mais surtout, elles fournissent un surplus financier destinée à aliment et soutenir l’action en Terre Sainte.


L’élevage tient une place importante et les Templiers sont soucieux d’acquérir des pâturages. Ainsi, il ressort deux phénomènes :

• La constitution progressive autour du centre-même de la préceptorie d’une espace pastoral de vaste rayon, à la mesure d’un important élevage extensif ;

• L’acquisition d’une aire de transhumance à court rayon pour l’estivage ou l’hivernage.

L’ordre du Temple s’établit d’une part dans toute la chrétienté et d’autre part sur les fronts de combats avec les Musulmans et les Maures.


La Province


L’organisation administrative s’établit sous forme de Provinces. Les divisions territoriales ignorent les frontières des États, surtout en France.


En Orient, on trouve


- Cité de Jérusalem
- Royaume de Jérusalem
- Comté de Tripoli
- Principauté d’Antioche


En péninsule ibérique


- Portugal
- Aragon
- Royaume de Castille
- Royaume de Valence


En Europe

- Angleterre
- Allemagne
- Pouilles
- Hongrie



En France

- Paris
- Bourgogne
- Poitou-Aquitaine
- Auvergne
- Provence-Languedoc



La Province est sous l’autorité du Magister (l’expression « Grand Maitre » n’est jamais utilisée dans la Règle, ni dans les « Retraits ». On ne commence à trouver ce terme qu’à partir du XIVe siècle) ou Preceptor.


La Province n’est pas indépendante. Le système collégial de l’Ordre du Temple est le seul principe de gouvernement. Chaque précepteur gère sa maison, mais doit en rendre compte. Sa juridiction se  partage entre :

- Les maisons de rapport : préceptories, granges situées en Europe et en France
- Les maisons de combat : châteaux, forteresse pour l’Orient et la Péninsule Ibérique







La baillie


Chaque Province est découpée en baillies (baillia), soit selon la géographie régionale, soit en fonction de l’opportunité militaire ou routière.


La Baillie porte le nom de la préceptorie principale, car elle regroupe des préceptories ou maison à vocation rurale ou urbaine.


L’appellation de commanderie ne viendra pour les établissements du Temples que lors de leur rattachement à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, en 1312.


La préceptorie rurale


La préceptorie (preceptorum domorum milicie templi) ou Maison (domus Templi) est un centre habité par une petite communauté qui réunit les trois fonctions  essentielles de : maison conventuelle, poste fortifé, domaine d’exploitation agraire.

C’est généralement une grande ferme, pas forcément fortifiée, mais le plus souvent entourée d’un mur ou d’une haie.

L’ensemble est édifié et aménagé en fonction du relief qui peut offrir une protection naturelle contre les pillards ; il est étroitement surveillé avec des tours aux angles.

La ferme est bordée de douves et flanquées d’un étant poissonneux ; elle se compose de :

• Une habitation principale, résidence du commandeur
• Une salle du chapitre
• Un logis pour les frères (réfectoire et dortoir)
• Une chapelle et un cimetière
• Un hôpital ou hospice pour les pèlerins
• Les logements des artisans et paysans






Le rôle de la ferme est celui d’une entreprise agricole. Elle récolte son blé, son foin, produit du vin, son bois, sa viande et son poisson. Elle vend les excédents sur les marchés par l’intermédiaire des préceptories citadines.


De la préceptorie rurale, dépendent les membres dont elle perçoit un revenu. C’est principalement la grande dîmière (grangie) exploitée par des métayers ou serfs affranchis par les Templiers, mais toujours dirigée par un frère de l’Ordre. Cette grange perçoit également des droits sur les foires et l’impôt des donats.



La préceptorie urbaine



C’est bien souvent une place forte ou une cité templière (La Couvertoirade, Richerenches, Sainte-Eulalie de Cernon) qui sert d’entrepôt économique et bancaire pour la ville.

Les Templiers sont propriétaires de maisons, moulins et boutiques. La location de ces immeubles leur assure un revenu substantiel et régulier. La préceptorie perçoit aussi des droits sur les foires.


Les châteaux du Temple


L’implantation des châteaux et forteresse s’effectue sur toutes les frontières, formant ainsi une barrière de défense.

Dans le royaume d’Aragon, l’îlot de Lérida groupe les grandes forteresses autour de Gardeny.


Vers le sud, les Templiers se sont installés aux points stratégiques défendant tant les terres que les côtes de la méditerranée, comme Tartosa, Cervera.


En Orient et partout où la défense de la chrétienté l’exige, les châteaux, fortins et redoutables citadelles, sont construits sur des promontoires rocheux qui dominent et contrôlent les routes alentours.


Aux revenus des domaines et aux dons s’ajoutent les tribus aux musulmans.


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 20:17








Maison du Temple


La maison du Temple à Paris, aussi nommée enclos du Temple ou enclos des Templiers, était le chef-lieu de la province de France de l'ordre du Temple et la plus grande commanderie templière de France.

1 Situation géographique

La maison du Temple fut construite sur un vaste terrain donné à l'ordre du Temple vers 1170 en remplacement du Vieux Temple, leur premier lieu de résidence situé à l'arrière de la place de Grève, et appelé pour cette raison la villeneuve du Temple.
Ce terrain était situé à l'extérieur de l'enceinte de Philippe Auguste, presque le long de l'enceinte de Charles V. Formé de champs à l'origine, une partie fut entourée de murs pour former l’enclos. Cet enclos correspond au quadrilatère formé actuellement par la rue du Temple, la rue de Bretagne, la rue de Picardie, et l'axe formé par le début de la rue de la Corderie, l'extrémité nord de la cité Dupetit-Thouars, et le débouché de la rue Notre-Dame-de-Nazareth dans la rue du Temple.



Plan de Paris au XIIe siècle


Implantation de la commanderie


2 Description

L’Enclos constituait la maison cheftaine de l’ordre du Temple en France et le siège de la banque de l’ordre dans ce pays.
Il était entouré de hautes murailles crénelées, renforcées de distance en distance par des tourelles. Ce système défensif était complété par une tour carrée, dite tour de César, et par un imposant donjon appelé Grande Tour (la tour du Temple), qui avait été construite au XIIIe siècle. L’ensemble comprenait comme toutes les commanderies templières une église (l’église Sainte-Marie-du-Temple), des bâtiments conventuels pour loger les moines-soldats, de vastes écuries et des annexes. Les Templiers possédaient les rues entières et la totalité du quartier entourant l’enclos.


La maison du Temple avec la porte du Temple sur le plan de Truschet et Hoyau (c.1550)


Le Trésor royal français fut conservé dès 1146 à la tour du Temple, et donc gardé par les templiers. Philippe Auguste bâtit un système comptable et fiscal, ancêtre de la Chambre des comptes, où les agents royaux venaient trois fois l’an déposer les revenus de la Couronne. Cette pratique prit vraisemblablement fin lors du règne de Philippe IV le Bel. En 1312, l’Ordre du Temple fut dissous et ses biens en France furent attribués aux chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem (dits hospitaliers). Néanmoins, même si Philippe le Bel avait ordonné de procéder à la remise des biens aux hospitaliers depuis le 28 mars 1313, l'enclos était omis puisque Louis X de France, son fils, refusait encore de le rendre pour en faire ledouaire de la reine Clémence de Hongrie. Ses bâtiments subirent de nombreuses modifications.


1. la Tour César – 2. L’église dédiée à Sainte-Marie – 3. La chapelle
4. La Tour du Temple – 5. Les bâtiments conventuels.
A cela s’ajoutent de nombreux bâtiments : maisons, échoppes, salle et jardins, vergers, vignobles, terres cultivées.
C’est un domaine qui comprend aussi : le charnier, la geôle, les cuisines, l’abreuvoir.
Au premier plan de la gravure sont : les écuries, la prison et une porte d’entrée fortifiée avec pont-levis





En 1667, les murailles qui dessinent l’Enclos dans le territoire parisien sont abattues au profit d’hôtels particuliers et de maisons locatives occupées essentiellement par des artisans. Pierre Delisle-Mansart construit en 1665-1666 un palais pour le grand prieur. L’ancien rempart avait été remplacé par une élégante muraille surmontée d’une galerie décorée de colonnes.



Reconstitution en 3D de la tour du Temple


3 La démolition

Napoléon Bonaparte fit démolir la tour du Temple en 1808 afin d'éviter qu'elle devienne un lieu de pèlerinage royaliste. La démolition dura deux ans. Aujourd'hui, il ne reste rien de cet enclos et des bâtiments.


4 Les rues de Paris

Trois noms de rue évoquent la présence des Templiers à Paris : la rue du Temple, la rue Vieille-du-Temple (3e et 4earrondissements) et la rue des Fontaines-du-Temple (3e arrondissement). De même le boulevard du Temple (3e et 11earrondissements) et la station de métro Temple contribuent à l'évocation du quartier toujours appelé « du Temple », ainsi que son marché couvert appelé « Carreau du Temple » et le square du Temple juste à côté.


5 Église Sainte-Marie-du-Temple

La rue Perrée est à peu près à l'emplacement de l'Église Sainte-Marie-du-Temple


6 Cimetière du Temple

La rue Eugène-Spuller passe sur l'emplacement du cimetière du Temple.


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 20:20

Commanderie de Balizy (Longjumemau) fondée en 1288


La commanderie de Balizy, également désignée sous le vocable de Temple de Balisy, était une Maison du Temple située dans le département de l'Essonne, entre les communes de Longjumeau et d'Épinay-sur-Orge.




Pont des Templiers - Commanderie de Balizy - vue côté aval


HISTORIQUE

Les seuls éléments historiques qui nous sont parvenus datent de l'époque hospitalière de la commanderie et donnent la date de sa fondation en 1288, après que Jehan de la Tour ait acheté un terrain au seigneur Guillaume Bataille. Ces terres relevant directement de la couronne, c'est le Roi Philippe IV le Bel qui entérina l'achat par une charte datée d'Octobre 1289. Le domaine était constitué d'une demeure à Balisy, de 110 arpens de terres, ainsi que d'un four banal. Cet achat se vit additionné d'un droit de pêche dans l'Yvette ainsi qu'un droit de pâture.

Les Templiers entreprirent ensuite de construire une petite chapelle dans le bourg, face à la ferme templière, ainsi qu'un pont sur le Rouillon encore visible.

Lors de la dissolution de l'Ordre du Temple, tous les biens de Balizy furent dévolus aux Hospitaliers (on en retrouve des traces en 1456).

La Révolution française fit éclater le domaine en dix-neuf parcelles vendues à différents propriétaires.

Il faudra attendre 1961 pour que l'on retrouve la trace des Templiers en découvrant un pont recouvert de ronces.

Commandeur templier : Jehan de la Tour I – à partir de 1288



POSSESSIONS


Outre les terrains alentour, la Maison de Balizy avait des possessions à:

• Nozay (terres données aux templiers en 1246)
• Gravigny
• Plessis-Pommeraie
• Ballainvilliers
• Épinay-sur-Orge (principalement des pâturages)


HYDROGRAPHIE

La commanderie de Balizy est traversé par Rouillon et son affluent le Ruisseau de la Grange du Breuil. Un petit affluent de ce ruisseau, le Ru des Templiers, prend sa source au sud-est du domaine. Quelques vestiges non restaurés se trouvent à cet endroit au lieu-dit la Fontaine des Templiers.


RESTAURATION DU PONT DES TEMPLIERS


C'est un vieux pont de pierres, perdu dans le sous-bois de Balizy. Trois arches traversent le Rouillon et soutiennent une route cahoteuse, aux pavés usés par les siècles. Découvert en 1930 par M. Chaudin, archéologue, le Pont des Templiers, a été classé monument historique le 11 Octobre 19304. Il est régulièrement restauré depuis 1967 par l’Association Renaissance et Culture de Longjumeau. En 1974, ces ouvriers amateurs ont découvert une croix potencée gravée dans la pierre, dont la date est incertaine, car pouvant avoir été gravée par les Templiers, comme par les Hospitaliers. Une vieille légende raconte qu'un trésor s'y trouve caché, mais à ce jour rien n’y a été retrouvé.



Pont des Templiers – arche principale




Pont des Templiers – arche secondaire
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 20:23

Commanderie de Chalou-la-Reine (Chalou-la-Reine) fondée en 1174

La commanderie de Chalou-la-Reine était le nom fréquemment donné à la Maison du Temple et à ses dépendances à l'époque des templiers, mais elle était également désignée Maison du Temple de Chalou-Saint-Aignan. Lorsqu'elle devint possession des hospitaliers, elle fut désignée sous le nom de Commanderie de l'Estampois ou du pays d'Étampes, et aussi Commanderie d'Étampes. Elle se situait sur la commune actuelle de Chalou-Moulineux, dans le département de l'Essonne, en Île-de-France.



Chalou-Moulineux Vue générale de l'église Saint Aignan


HISTORIQUE

La commune de Chalou appartenait depuis Charlemagne au chapitre de Saint-Aignan d’Orléans, qui le céda en 1174 à Adèle de Champagne, dite Reine Alix, femme de Louis VII, d’où le nom de Chalou-la-Reine attribué à cette paroisse jusqu’à la Révolution. La terre de Chaloux-Saint-Aignan (Chalo Sancti Aniani) fut donnée aux templiers par la Reine Alix, don qui fut ratifié en 1185 par le roi Philippe II Auguste, son fils, puis par le pape Clément III la même année. Les Templiers étaient seigneurs et hauts justiciers de Chalou et de Moulineux, commune voisine. Lors de la dissolution de l'ordre en 1312, tous les biens de Chalou-la-Reine furent placés sous l'obédience de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.


DESCRIPTION


La maison de la commanderie et la ferme qui en dépendait, étaient attenantes à l'église Saint-Aignan. Une partie de la nef et le portail roman témoignent encore de l’église primitive. Elle fut rénovée et agrandie par les Templiers au XIIe siècle. Quelques pièces du mobilier de l’église sont remarquables, comme les fonts baptismaux qui datent de cette époque. Le domaine était limité à l'Ouest par la Grande Rue (actuelle rue des Templiers), et à l'Est par le Petit Étang et le Grand Étang de Moulineux. Ceux-ci étaient alimentés par la Fontaine Sainte Appoline, dont les eaux alimentaient un lavoir (toujours visible) et le moulin de la commanderie.



façade Ouest de l'Église Saint-Aignan.


PRECEPTEURS TEMPLIERS


Aucun nom de précepteur de la commanderie à l'époque templière ne nous est parvenu, à l'exception de celui qui occupait ce poste lors de l'arrestation des templiers:


Fr. Jean : 1307


POSSESSIONS

Ne figurent ici que les possession à l'époque templière:
• Maison du Temple de Ramoulu, don du roi Louis VII au XIIe siècle.
• Maison du Temple d'Étampes, dont le moulin de Vaujouan et une chapelle aujourd'hui en ruine, faisait partie
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 20:28

Commanderie de Beauvais-en-Gâtinais (Grez-sur-Loing)



Beauvais-en-Gâtinais est un ancien domaine de l'ordre des Templiers, sur l'actuelle commune de Grez-sur-Loing (77880).


PRESENTATION

Sur la commune de Grez-sur-Loing se situait la commanderie de Beauvais-en-Gâtinais. On ne retrouve pas de trace au-delà de la seconde moitié du XIIIe siècle même si les Templiers y avaient des biens depuis longtemps. Les noms de quatre commandeurs Templiers connus étaient : 1260 frère Simon, 1273 frère Thibaut, 1289 frère Raoul, 1299 frère Pierre Gaude.

DESCRIPTION

Le domaine était assez important pour que soit établie une maison de l'Ordre. La maison du Temple de Beauvais-en-Gâtinais était située sur le chemin conduisant à Villiers-sous-Grez. Elle était constituée d'une habitation pour le Commandeur, d'une ferme et d'une chapelle dédiée, d'abord à Saint-Éloi, puis à Saint-Jean quand la commanderie devint possession des Hospitaliers de Saint-Jean, où l'on disait trois messes par semaine. Aujourd'hui, il ne reste que des caves et un puits.

COMMANDEURS TEMPLIERS

• Frère Simon : 1260
• Frère Thibaut : 1273
• Frère Raoul : 1289
• Frère Pierre Claude : 1299

POSSESSIONS

La commanderie possédait aussi une maison à Nemours, rue du Château et avait à Fromonville un fief appelé le fief des Rogeats. Les membres de la commanderie étaient les maisons et seigneuries :
• de Blomont,
• de Bonneveau,
• de Tremainville,
• de La Coudre, dans la paroisse de Larchant,
• La terre de Jacqueville, échangée ensuite contre celle de Maurepart,
• La maison de l'Hôpital de Fourche,
• La maison et seigneurie de Fargeville dans la paroisse d'Aufferville,
• La maison et fief des Charbonnières,
• La terre et seigneurie de La Gerville,
• La maison du Temple de Dormelles avec ses dépendances,
• Les maisons de Château-Landon, et le domaine de La Brosse.

DESCRIPTIONS DES POSSESSIONS

Blomont :
C'était un fief acquis au XIIIe siècle auprès d'un seigneur de Beaumont comme en témoignent des lettres-patentes du roi Louis, de l'année 1265, approuvant et confirmant la vente

Bonneveau :
Autre fief, dans la même paroisse de Larchant, consistant en une ferme et 200 arpents de terre. Il était situé sur le chemin de Nemours à Guercheville et était constitué pour partie de l'ancien domaine de Blomont et pour partie d'une donation faite aux Templiers en 1247, par Erraut de Grès.

La ferme n'existait plus au XVIIe siècle. Les terres étaient affermées.

Trémainville :
Troisième fief sur Larchant, au sud de Bonneveau d'après la carte de Cassini. C'était un petit domaine qui fut donné auxTempliers, à la fin du XIIIe siècle, par le seigneur du lieu. D'après l'official de Sens datant de juin 1289, Gaudefroy de Trémainville a légué au Temple sa maison et son terrain occupé par les vignes situé près de Trémainville ainsi que son fief de 12 arpents de terre cultivables.

Ce fief, par suite de la destruction de la maison, fut réuni au XIVe siècle au domaine de la commanderie. Subsiste les ruines de ce fief en plein champ entre Tremainville et Bonnevault, certaines arches sont encore observables ainsi que l'enceinte du bâtiment.


La Coudre :
Quatrième fief que les Templiers possédaient à Larchant et qu'ils avaient acheté au XIIIe siècle, à un nommé Jean de La Coudre, bourgeois d'Yèvre-le-Châtel, près de leur maison. La maison était située près de la route de Paris à Lyon, non loin de Verteau. Elle n'existait plus en 1640.


Jacqueville et Maurepart :
Après la chute des Templiers, l'ordre de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem avait pris possession de la terre et seigneurie de Jacqueville, située à une lieue de Larchant. Les chevaliers du Temple l'avaient acquise en 1262 et 1264 à Jean, seigneur de Jacleville, et d'Isabelle.

En 1475, messire Jean Boulanger, chevalier, chambellan du Roi et premier président au parlement de Paris, proposa auGrand-Prieur de France d'échanger la terre de Jacqueville contre celle de Maurepart, qu'il offrait de céder à l'Hôpital.

La maison de Maurepart ne devait pas être éloignée de La Chapelle-la-Reine. Elle fut démolie au XVIe siècle; il n'en resta plus que les terres qui étaient affermées avec les droits seigneuriaux, en 1640 - 400 livres, en 1757 - 575 livres.


Fourche :
On ne connaît pas l'origine de ce domaine qu'on nommait, au XVIe siècle, l'Hôpital de Fourche et qui appartenait alors à la paroisse du Vaudoué. Il était constitué d'une maison avec chapelle dédiée à Saint Blaise, et dont les terres, au nombre de plus de 500 arpents, jouxtaient celles de la seigneurie de Maurepart, sauf pour une partie qui se trouvait dans la vallée de Chanlay.

Le Commandeur avait toute justice, haute, moyenne et basse, dans l'étendue de son domaine.

La maison de Fourche était en ruine au commencement du XVIIe siècle et ne fut point réparée. Jean de Midorge, commandeur de Beauvais, permit en 1624, à un frère ermite de l'Ordre de Saint Antoine, du nom de Julien Bardenne, de bâtir près de la chapelle encore debout, une petite maison pour s'y retirer. Il dépendait de l'Hôpital de Fourche, auXVe siècle, situé au lieu appelé Le Bouys. La maison du Bouys fut rebâtie en 1480, mais disparut de nouveau auXVIIe siècle. Les terres de Fourche et de Bouys réunies étaient affermées, avec les droits de justice et de seigneurie : en 1640 - 790 livres, en 1757 - 1 020 livres, outre la charge de faire dire une messe tous les jeudis dans la chapelle de Fourche.


Fargeville :
Cette terre et seigneurie appartenait au célèbre Gauthier de Nemours, maréchal de France, lorsqu'elle fut vendue vers le milieu du XIIIe siècle à la maison du Temple de Beauvais en Gâtinais. Gauthier de Nemours et Alice, sa femme, avaient cédé tout ce qui leur appartenait dans la paroisse d'Aufferville et qui constituait la terre de Fargeville, plusieurs fiefs et arrière-fiefs. Ces fiefs étaient connus sous les noms:

• du Petit-Fregeville ou du Chatenoy,
• de la Pointe,
• de Rigaut-Larcher,
• de la Vache,
• du Petit-Buisson près de Guercheville.

Il faut encore ajouter au nombre de ces fiefs celui de Lormoy, autrement dit de la Maison-Rouge.


Les Charbonnières :
Ce domaine était autrefois de la justice de Bouchereau paroisse de Remauville. La maison et les terres des Charbonnières faisaient partie des biens qui furent donnés au XIIIe siècle à l'Ordre du Temple, par Gauthier de Nemours.


Lagerville :
On écrivait autrefois La Gerville. Cette terre était à une lieue de celle des Charbonnières. Elle avait été donnée aux Templiers à la fin du XIIIe siècle. Le donateur était Mathieu le Chambellan. Dans ses lettres de l'année 1288, du vendredi après la Saint-Michel, il déclarait qu'en raison de la très grande affection qu'il avait toujours portée aux frères de la chevalerie du Temple, il leur avait donné tout ce qu'il possédait à Lagerville.


Dormelles :
Les Templiers étaient établis à Dormelles au commencement du XIIIe siècle. À la fin du XIIIe siècle, les Templiers ajoutèrent à leur maison de Dormelles, la terre et seigneurie de Ville-Saint-Jacques qui la jouxtait. Ils venaient de l'acquérir de Jean de Digny chevalier et d'Isabelle, sa femme, de Philippe de Saint-Jean et de Guillaume de Voys, official de Rheims, par différents actes des années 1284, 1287 et 1293.

Ils réunirent à Dormelles :
• le fief de La Grange dans la paroisse de Villecerf,
• la terre et seigneurie de Grattereau

Mais ils n'en jouirent que quelques années, car elle n'avait pas été amortie par le seigneur du fief dans lequel elle se trouvait.

Au XVe siècle, la maison de Dormelles souffrit beaucoup des guerres qui régnaient dans le pays. Les Hospitaliers à qui elle appartenait reconstruisirent les bâtiments, en ruine. On la retrouve plus tard abandonnée et inhabitable. Elle avait entièrement disparu au XVIIe siècle. La chapelle seule restait et on y disait encore la messe trois jours par semaine. C'est alors que Messire Lefebvre de Caumartin, conseiller d'État et intendant des Finances, proposa à MM. de la Langue de France, d'acheter les terres et seigneuries de Dormelles et de Ville-Saint-Jacques.


Château-Landon :
Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem avaient, au XIIIe siècle, une maison qui dépendait de leur hôpital de Pilvernier. Cette maison, située dans la rue Saint-Pèlerin jouxtant la ruelle dite la Quatresse, leur avait été donnée par un nommé Adam de Lalleu, bourgeois de Château-Landon par des lettres expédiées de Sens, en l'an 1278.

Les Templiers avaient une autre demeure dans la même ville, appelée la Maison de La Barre, qu'ils avaient acheté en janvier 1290, au chevalier Robert Gaingnart, pour le prix de 106 livres paris. Ils possédaient, en outre, un fief (dit de Bethléem et de Montfort) dans la paroisse de Notre-Dame de Château-Landon, rapportant du cens et des rentes foncières.

Les maisons furent aliénées. Au XVIIe siècle, il ne restait que le fief, dont le commandeur de Beauvais percevait les revenus.


La Brosse :
C'était un petit domaine qu'on nommait l'Hôpital de la Brosse, sous la paroisse d'Héricy (Seine-et-Marne). Il se composait d'une maison et d'une quarantaine d'arpents de terre. Le domaine était situé sur le chemin de Barbeau, entre la ruelle d'Herici à Lericy et celle conduisant à Machault.

Le revenu de La Brosse en 1642, s'élevait à 120 livres. La maison ayant été démolie, les terres furent données à cens et rentes perpétuelles. La commanderie de Beauvais eut aussi beaucoup à souffrir des guerres du XVe siècle.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 20:41

Commanderie de Coulommiers (Coulommiers)

La commanderie de Coulommiers, usuellement appelée localement Commanderie des Templiers, est une commanderie templière située à Coulommiers, dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France, à environ 20 kilomètres au sud-est de Meaux et 60 kilomètres à l'est de Paris. Elle se trouve en ville haute, dans le quartier dit « des Templiers » situé dans le nord de la ville.

Etat

La commanderie de Coulommiers est la dernière complète pour la France au nord de la Loire. Après le départ du dernier fermier en 1964, la commanderie de Coulommiers était vouée à disparaître face à l'urbanisation du Theil. Elle est heureusement sauvée in extremis par une association qui rappelle l'importance de ce lieu fondé au XIIe siècle par les Templiers et entreprend les premières restaurations.

En fait, la commanderie de Coulommiers doit son salut non seulement à sa restauration mais aussi, et surtout, à sa réutilisation.
Jean Schelstraete est connu sur le site autant pour avoir contribué à l'organisation du sauvetage de la commanderie de Coulommiers par les chantiers de bénévoles que pour avoir écrit en 1968 l'unique ouvrage consacré exclusivement à l'histoire de la commanderie de Coulommiers. Cet ouvrage dresse l'historique général de la commanderie depuis sa fondation jusqu'à nos jours, décrit l'ensemble des lieux et raconte le commencement des chantiers de restaurations du site. La commanderie est ainsi restaurée depuis quarante ans par des bénévoles lors de chantiers internationaux, dans le cadre de l’Union REMPART. Son intérêt national et public lui a valu un classement comme Monument historique en1994. L'architecte en chef est Hervé Baptiste.



Ancienne commanderie des Templiers
à Coulommiers (Seine-et-Marne, France) : le logis du
commandeur (XIIe - XVIe siècle), la chapelle (XIIIe siècle),
la maison du chapitre (XIIe siècle), le colombier
(XVIIe siècle}.



Historique

La commanderie fut fondée entre 1172 et 1173 sur des terres offertes par Henri, comte palatin de Troyes en Champagne. Elle est en effet mentionnée dans un acte de confirmation de donation du comte Henri écrit à une date comprise entre le 8 avril 1173 et le 23 mars 1174. Par contre cette maison du Temple n'est pas mentionnée dans les rôles des fiefs du comté de Champagne vers 11722. La fondation a eu lieu entre ces dates.



Coulommiers - Gravure de Claude Chastillon - 1600


Sa principale activité était la culture des céréales : froment, avoine. La vie au sein de la communauté de Coulommiers était secouée par des contentieux avec le comte Thibaud IV (comte de Champagne de 1201 à 1253). En effet, celui-ci s'inquiétait fortement de la montée en puissance de l'Ordre et notamment de sa richesse. Il en vint à adresser une requête au roi Louis IX afin d'interdire aux Templiers d'acheter des biens sans autorisation du comte. Ce qui fut accepté.



Détail de la gravure, montrant
la commanderie surplombant la ville




Lors de l'arrestation des Templiers en octobre 1307, il n'y avait plus que quatre frères dans la commanderie. Parmi eux, Jacques le Verjus de Rebais-en-Brie, âgé de 70 ans, Lambert de Cormelles, âgé de 45 ans et le frère sergent Rémi qui était le précepteur. Elle fut confiée auprévôt de Coulommiers, Gillon Barillat, en 1308 par Philippe le Bel. La commanderie fut finalement cédée aux Hospitaliers sur ordre du pape. Ils y entreprirent de nombreux travaux de rénovation au XVIe siècle.

À la Révolution française, elle fut vendue comme bien national à un fermier du nom de Pierre Josse. La chapelle fut désacralisée et transformée en grange à paille et à foin. La commanderie changea de nom et fut appelée la ferme de l'Hôpital. On s'aperçoit que le nom des Templiers disparaît et avec lui la connaissance de l'origine du lieu. Cette ferme fut en activité pendant 172 ans avant d'être achetée par la commune de Coulommiers qui fit bâtir ses terres à partir de 1964. Menacée de démolition, cette ancienne commanderie templière fut sauvée
de justesse par une association locale qui entreprit bénévolement sa restauration et la fondation d'un projet de réutilisation culturelle et pédagogique.


COMMANDEURS TEMPLIERS

Seuls les noms de quatre commandeurs templiers nous sont parvenus :
Raimbaud, chevalier : XIIIe siècle
Arnould : mort avant septembre 1268
Robert le Frison : vers 1267-1291
Rémi, sergent : vers 1300-1307


POSSESSIONS

De nombreux actes notariés attestent durant tout le XIIIe siècle des donations de terre, près, vignobles et bois faites aux Templiers de Coulommiers par des nobles de la région.
Ils acquièrent aussi les moulins d'Ouches, d'Aulnoy et de la porte du château de Coulommiers.
En 1308, le domaine comptait 420 arpents de terre qui rapportaient 240 livres petit tournois. Cette surface correspond à 210 hectares actuels. Les Templiers de Coulommiers possédaient également la grange de Bibartaut située à sept kilomètres au nord-ouest et qui devint une commanderie indépendante.


ORGANISATION

Cette commanderie comprenait une chapelle, une salle capitulaire, un corps de logis, une grange et quelques autres bâtiments modifiés aux cours des siècles.









La chapelle

La chapelle date du début du XIIIe siècle. Construite dans le style gothique, elle était placée sous le vocable de sainte Anne.
C'est un bâtiment de plan rectangulaire orienté vers l'est. Le mur du chevet est plat et percé de trois fenêtres en arc brisé. Les murs construits en moellons sont enduits à l'intérieur comme à l'extérieur. À l'intérieur, il persiste des faux joints peints au lait de chaux qui donnent l'impression que le mur est en pierre de taille. Des peintures templières sont encore visibles au chevet et autour de la clé de voûte du chœur. Elles sont blanches (lait de chaux) ornées d'un trait ocre. Il y a un Saint-Georges terrassant le Dragon, une scène de l'Annonciation, un Christ en Gloire, et quatre anges. Dix chapiteaux sculptés soutiennent les arcs de la voûte. Six représentent des motifs végétaux, quatre figurent des têtes humaines. La voûte culmine à onze mètres de hauteur.

Au-dessus de la voûte, fait exceptionnellement rare, se trouve encore la charpente d'origine de construction soit du début du XIIIe siècle. C'est une charpente en chêne à chevrons formant ferme. Il a existé au XVIe siècle un clocher en bois qui fut démonté à la Révolution. Le toit est couvert avec de grandes tuiles plates qui étaient à l’origine vernissées de couleur verte. Le sol actuellement en terre battue était recouvert d'un carrelage en terre cuite vernissé de couleur verte. La chapelle possède toujours ses quatre portes : la porte des moines vers le logis au nord, la porte des morts vers le cimetière au sud, la porte principale vers la salle du chapitre à l'ouest au-dessus de laquelle se trouve la porte dite du commandeur donnant accès à l'étage du bâtiment du chapitre.



Intérieur de la chapelle



Chapelle : Saint-Jean terrassant le dragon



Chapelle – annonciation



Chapelle – adoration des mages


Le logis

Le logis est situé à l'est de la cour. C'est un vaste bâtiment constitué de trois niveaux : un rez-de-chaussée, un étage et des combles sous charpente. Il comprenait un cellier, une cuisine équipée d'une cheminée monumentale, un réfectoire au rez-de-chaussée, et probablement deux dortoirs à l'étage, séparé par une cloison. Deux tours octogonales d'escalier servaient d'accès dans les angles est. Le bâtiment templier a été remanié par les Hospitaliers dans la première moitié duXVe siècle, selon un compte-rendu de visite de 1456. Tout d'abord, le bâtiment a été amputé de sa partie nord (cellier, escalier et cuisine). Les portes et certaines fenêtres d’époque templière bouchées et reconstruites dans le style renaissant. Une tour d'escalier octogonale sur plan carré a été plaquée à la façade ouest, côté cour. Ce bâtiment contraste avec les autres en raison de ses maçonneries en rangs alternés de briques et de pierres. L'intérieur présente six pièces qui étaient toutes équipées de cheminées et séparées par des cloisons à pan de bois avec remplissage de briques. La charpente traditionnelle en chêne est constituée de vingt-et-unefermes de chevrons et d'un double sous-faîtage. Cette charpente dont les parties basses sont en mauvais état est en cours de restauration. Tout le bâtiment a nécessité des étaiements intérieurs comme extérieurs par la pose de tirants métalliques intérieurs et de contrefiche en bois sur la façade est. (données 2006)



Vue extérieur du logis



La maison du chapitre

Ce bâtiment à un étage, prolonge la chapelle à l'ouest. Le colombier est ancré au milieu de la façade nord. La salle du chapitre de plan carré est couverte d'une voûte romane enduite au plâtre qui s'appuie sur quatre colonnes. Les deux colonnes est sont d'origine. Les enduits des murs ont disparu ainsi que le carrelage probablement vernissé vert. La salle était ouverte par deux portes barrées, l'une donnant vers la cour, l'autre vers la chapelle. L'absence de fenêtre ou de trace de fenêtre renforce le huis clos nécessaire au réunion des frères.

Il n'existe pas de texte décrivant l'agencement de cette salle au Moyen Âge et le mobilier templier ou hospitalier a totalement disparu. Les bancs actuels installés entre les colonnes (cf photo) sont les anciens bancs du chapitre de l'abbaye bénédictine de Jouarre situées à douze km au nord de Coulommiers.

L'étage du bâtiment est constitué d'une grande pièce. On y accède par l'escalier du colombier. Une première porte donne accès à la tour de la chapelle. Une deuxième porte donnait accès à la chapelle par un escalier aujourd'hui disparu. On peut supposer qu'il s'agissait de l'appartement du commandeur templier.




Salle du chapitre


Le colombier

L'actuel colombier a été construit par les Hospitaliers après 1640. Il servait à l'élevage de pigeons.

Il est situé au milieu de la façade nord de la maison du chapitre en saillie côté cour.
Il s'agit d'une tour cylindrique avec une corniche en plâtre, une toiture conique en tuiles plates posées sur une charpente à enrayure.

Ces maçonneries en moellons sont minces, environ50 cm d'épaisseur. La tour servait à deux usages avec un escalier en bois en partie basse qui permettait d'accéder à l'étage de la maison, et le colombier en partie haute. Un plancher de séparation en chêne existait encore en 1970.

La partie supérieure comporte deux étages de nichoirs construits en chaux sur encorbellement de bois. Deux fenêtres permettaient le passage ou l'enfermement des pigeons. On compte 993 nichoirs qui correspondent à cinq cent hectares, surfaces estimées des terres de la commanderie avant la Révolution.

On ne sait rien du colombier que les Templiers devaient posséder dans cette commanderie.




Vue de la commanderie depuis la cour, le colombier
est presque au centre de la photo.




Vue intérieure du colombier



La grande aux dîmes

Refermant la cour à l'ouest, cette grange d'origine templière était bâtie initialement à l'extérieur de la cour en face de la porte primitive de la commanderie. Il s'agissait d'un vaste grenier de33 mètres de long qui permettait de remiser la récolte de céréales de l'année. Les maçonneries en pierre des champs sont renforcées aux pignons par cinq contreforts en grès. La moitié supérieure du bâtiment restait vide afin d'assurer l'aération nécessaire au stockage des grains. Très sombre, cette grange ne possédait à l’origine qu’une seule ouverture à l'est, vers la cour, c’est-à-dire une large porte à deux battants pour entrer les charrettes. Le sol primitif était en terre battue. La charpente traditionnelle en chêne est posée sur des dés en grès taillé. Elle a été reconstruite par les Hospitaliers au XVIe siècle. La toiture à deux pans, en tuiles plates, était à l'origine en chaume comme tous les autres bâtiments, hormis la chapelle



Grange aux dîmes


Les communs

On compte quatre bâtiments annexes :
• la porcherie ;
• la petite grange et charretterie ;
• écuries et étables : refermant la cour au nord, ce bâtiment a perdu tout son intérêt architectural en raison d'une rénovation faite par la municipalité de Coulommiers dans les années 1970.



La cour, la grange aux dîmes et les communs



Cave et souterrain

• La cave templière est constituée de deux salles construites en moellons maçonnées au mortier dechaux à gros grain. Son accès se fait par un escalier en marches de grès.
• La première salle longitudinale est voûtée en berceau. La deuxième salle est carrée. En son centre, une grosse colonne soutient la voûte. Le chapiteau est décoré de quatre crochets d'angle en forme de boule. Dans le mur ouest, une cavité pourrait être l'entrée d'un souterrain, aujourd'hui désaffecté.
• Il semble qu'un souterrain prolongeait la cave à l'ouest. Son entrée large de 1 mètre 55 a été écroulée et bouchée par les fermiers vers 1850 et ce pour des raisons de sécurité (absence d'oxygène). Ce souterrain servait d'accès discret et de sécurité pour les frères de la Commanderie. Il est probable qu'il débouchait à une centaine de mètres plus loin dans un champ ou un bois qui appartenait à la Commanderie.



Grande cave


Les abords

L'environnement de la commanderie a été complètement transformé à partir de la seconde moitié du XXe siècle en raison d'une grande opération d'urbanisme. Un quartier moderne a été construit à partir de la fin des années 1960 : logements sociaux, hôpital, centrale géothermique, châteaux d'eau en béton de 45 mètres de hauteur surmontés depuis d'antennes de téléphonie, lycées et terrains de sports. Ces constructions se trouvent actuellement dans le périmètre de protection monument historique.

La commanderie était entourée d'un mur en moellons qui a été en partie détruit en 1984 par la municipalité de Coulommiers et partiellement reconstruit depuis. Ce mur couvert en tuiles délimite une surface d'environ deux hectares autour de la Commanderie. Il protège au sud un jardin d'inspiration médiévale, un verger et l'ancien cimetière. Deux puits ont été découverts. Celui du sud a été en partie restauré, l'autre situé à l'est devant le logis a été détruit et bouché.
Un étang qui servait aussi d'abreuvoir, se trouvait encore devant l'entrée de la commanderie au XIXe siècle. Il est aujourd'hui comblé. Deux chemins conduisaient à la commanderie. Un plan de 1747 indique l'emplacement de près ou pâturages, de vignoble et d'une culture de chanvre.


Le jardin médiéval

Le jardin médiéval de la commanderie de Coulommiers a été créé en 1993 par l'association ATAGRIF sous la direction du paysagiste Joël Chatain. À l'emplacement d'un ancien jardin disparu, il s'étend sur 4 000 m2 et présente une collection de 250 plantes sauvages ou cultivées, connues au Moyen Âge.



Vue des bâtiments depuis le jardin médiéval


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Sam 23 Avr - 23:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 20:47

Commanderie de Saint-Martin-des-Champs (St martin des Champs)


fondée vers 1195, elle devint l’une des plus puissantes commanderies de la Brie
L'ancienne commanderie des Templiers de Saint-Martin-des-Champs est située à 19 km à l'est de Coulommiers sur la commune de Saint-Martin-des-Champs (lieu-dit Coutran), dans le département de Seine-et-Marne en Île-de-France. À la Ferté-Gaucher, prendre en direction de l'est la route départementale D 14.


Ancienne chapelle devenue une grange,
seul vestige d'une commanderie templière. (Commune de
Saint-Martin-des-Champs, département de la Seine-et-Marne,
région Île-de-France)



ETAT

Une description de 1474 indique « une grande et belle maison avec une chapelle dédiée à la Vierge sise un grand verger clos de murs ». En 1795 sous la Révolution, elle est vendue comme bien national.
En décembre 1981, la maison du Prieur ayant brûlé dans un incendie, il ne reste aujourd'hui que ce qui fut la chapelle incluse dans une ferme moderne qui porte le nom de « la commanderie ».



La chapelle


Cette chapelle templière ressemble aux chapelles des commanderies de Chevruet Coulommiers. À quatre travées, elle est construite sur un plan rectangulaire orienté à l'est. Elle possède trois portes et onze fenêtres en arc brisé dont un triplet oriental (tourné vers l'est). Une haute baie en arc brisé est percée au-dessus du portail ouest. Sa tourelle d'escalier carrée est située dans l'angle nord-ouest.

Sa voûte est constituée de croisées d'ogives qui reposent sur des chapiteaux dits en cul-de-lampe décorés de feuilles d'eau, de feuilles de chênes et de lauriers. Les quatre angles sont occupés par des têtes sculptées : deux têtes d'homme, une tête de bœuf et une tête d'âne ou de cheval.

Avant d'être désacralisée à la Révolution française, elle était dédiée à la fois à Notre-Dame et à saint Martin. Elle sert aujourd'hui de hangar agricole.
Elle a été inscrite au titre des monuments historiques en 2011
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 20:50

Commanderie de Savigny-le-Temple (Savigny-le-temple); fondée en 1149




DESCRIPTION GEOGRAPHIQUE


Savigny-le-Temple est une commune du département de Seine-et-Marne en Île-de-France située à 51 km au sud-est de Paris et à 8 km de Melun.
L'ancienne commanderie templière se situe en périphérie de la ville à proximité de la D 346.




Église Saint-Germain d'Auxerre de Savigny-le-Temple,
possession de la commanderie.




HISTORIQUE

Le roi de France, Louis VII, part en croisade de 1147 à 1148. Il est accompagné entre autres par un contingent templier qui se révéla efficace contre les attaques turques en Asie mineure. Le roi est de retour en France à la mi-novembre 1149en compagnie du maître de l'ordre du Temple, Evrard des Barrès. Louis VII décide de remercier les templiers en leur donnant ses terres de Savigny-sur-Melun et toutes leurs dépendances. Cet acte de donation fait à Orléans comporte dix-neuf lignes manuscrites en latin. Il est aujourd'hui conservé aux Archives nationales à la cote K23 N°15. Il est authentifié par l'apposition des signatures des témoins, du monogramme du roi et de son sceau. Sur ces terres, les templiers fondent une commanderie. C'est en souvenir de la période de propriété templière (1149-1312) que le bourg pris le nom de Savigny-le-Temple.


ORGANISATION

Cette commanderie possédait une chapelle auprès de laquelle un cimetière a pu être localisé. Des fouilles archéologiques ont mis au jour une dizaine de squelettes enterrés simplement, bras croisés sur la poitrine.



POSSESSIONS

La charte de donation de 1149 ne précise pas la nature des biens cédés par le roi. Les templiers ont agrandi leur domaine par achats successifs de terrains situés sur les actuelles communes de Savigny : Noisement et Cesson :Saint-Leu. À la dissolution de l'ordre du Temple en 1312, la surface des terres est estimée à environ 1500 arpents, ce qui correspond à 630 hectares.

La commanderie possédait plusieurs fermes alentours, vignobles, prés, étangs, et les moulins de Saint-Leu. l'Église Saint-Germain à Savigny-le-Temple fut possession de la commanderie dès 1168.



ETAT


De l'ancienne commanderie templière, il ne reste pratiquement rien. Elle se trouvait à l'emplacement la Grande ferme située sur l'ancien fief du Coulevrain transformée en écomusée.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 21:16

Commanderie de la Villedieu (Elancourt) fondée entre 1150 et 1180



La commanderie des Templiers de la Villedieu se situe sur le territoire communal d'Élancourt, dans le département des Yvelines, à seize kilomètres à l'ouest de Versailles. Elle est désignée parfois sous les appellations de « commanderie de la Villedieu-lez-Maurepas», ou encore « commanderie Villedieu près Trappes ».


Elle marque, depuis Paris, le premier jalon sur la route de Chartres pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle.



Entrée et chapelle de la Commanderie des Templiers
à Élancourt (Yvelines, (France)




HISTORIQUE


Fondation


Le riche plateau agricole de Trappes, les défrichements opérés dans cette région par les moines de l'abbaye de Saint-Denis furent certainement déterminants pour élever ici la chapelle de la Villedieu. La commanderie a été fondée entre 1150 et 1180 par les moines-soldats de l’ordre des pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon (dit Ordre du Temple), bien qu'aucune archive ne permette d'en arrêter la date précise. Parmi certains actes conservés aux Archives Nationales et Départementales, la pièce la plus ancienne est une confirmation par Arnaud de la Ferté, seigneur de Villepreux, de la donation faite par son vassal Dreux de Villette aux chevaliers du Temple. Cette charte est datée de l'épiscopat de Jean de Salisbury, évêque de Chartres de 1176 à 1180, ce qui signifie que la Commanderie existait déjà à cette date.

Gui II, seigneur de Chevreuse de 1149 à 1182, donna en aumône aux Templiers une maison à la Brosse et une autre à la Villedieu. Il faut voir dans cette donation, la fondation même de la commanderie. Mais ce n'est qu'en septembre 1206 qu'est mentionné, pour la première fois, le nom « de la Villedieu de Maurepas », dans un acte d'accord entre les Templiers et l'abbaye de Saint-Denis.


La commanderie templière


Au XIIIe siècle, l'Ordre du Temple possède environ 3000 commanderies en Europe, dont près de 700 en France. La commanderie de La Villedieu obéit au même schéma d'organisation que les autres sites. Ils se composent généralement, dans la partie nord de la France, de bâtiments à usage divers disposés autour d'une cour centrale dotée d'une pièce d'eau. Ces lieux polyvalents abritaient notamment des activités militaires, agricoles, financières et religieuses.

On évalue la superficie des possessions acquises par les Templiers à La Villedieu à environ 300 arpents de terre (environ 100 hectares) et 110 arpents de bois (un peu moins de 40ha). Cela fait du site une commanderie de taille moyenne. Celle-ci conserve de la période templière sa chapelle, restaurée aux XXe et XXIe siècles, et un bâtiment dit Bâtiment des Gardes, possible grange à l'origine.


• Precepteurs templiers

La Villedieu fut dirigée par les précepteurs templiers suivants :

- Frère Jean « de Oratorio » (ou Jean de l’Oratoire : vers 1292
- Raoul de Taverny : vers 1307

• Arrestation des Templiers

À la suite de l'ordonnance royale de 1307 d'arrêter les templiers de France, Jean de l'Oratoire semble avoir été arrêté à La Villedieu, puis incarcéré avec sept autres Templiers à Crépy-en-Valois, au diocèse de Senlis, et y périt.

Raoul de Taverny, alors précepteur de La Villedieu, fut arrêté à Paris, puis interrogé le 10 novembre 1307. Il fit partie des 114 Templiers qui, le 3 avril, ont déposé une cédule devant le Tribunal pour la défense de l'Ordre.


La commanderie hospitalière

Lors de la dissolution de l'ordre en 1312, tous les biens de la Villedieu-Maurepas furent placées sous l'obédience de la commanderie de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Louviers-Vaumion située à Omerville (Val-d'Oise). Les terres, la chapelle Saint-Thomas et le grand vivier qui constituaient la commanderie avaient été données en1181 par Godefroy d'Ambleville aux frères de Jérusalem.

La coutume en vigueur sur le territoire de la commanderie était celle de Trappes, antérieure à l'an mille, qui fut réglementée en août 1226 par Pierre d'Auteuil, abbé de Saint-Denis. Il n'est pas douteux que certains articles de ce remaniement soient en rapport avec des démêlés entre l'abbaye et les Templiers, dont les possessions se trouvaient enclavées dans les terres dyonisiennes.

Par la bulle Omne datum optimum que saint Bernard leur avait fait accorder, les Templiers jouissaient de privilèges en rapport avec les services qu'ils rendaient ou avaient rendus en Orient. Exemptés d'impôts, de dîmes, dépendants uniquement du pape, exerçant leur propre justice, ils constituaient une entité qui était loin de plaire aux religieux de Saint-Denis et à beaucoup d'autres.

La commanderie, sinon la chapelle, eut beaucoup à souffrir comme tous les environs des bandes de pillards, routiers et écorcheurs, ainsi que de l'occupation anglaise durant la guerre de Cent Ans. Le domaine se trouvait dans un tel état de pauvreté à la fin des hostilités que, ne pouvant plus subvenir à ses propres besoins, il fut directement rattaché à l'hôpital Saint-Jean de Latran de Paris, dépendant du Grand Prieuré de France, en 1474.

Durant les guerres de religion, le domaine fut rançonné par les troupes huguenotes en 1567 et 1568.

C'est vraisemblablement vers cette époque qu'il n'y eut plus, et ce jusqu'à la Révolution française, qu'un receveur des terres (en quelque sorte un fermier) à sa tête et que la chapelle, si elle continuait d'être soigneusement entretenue, n'était plus desservie que de temps en temps par un moine de l'ordre ou par le curé d'Élancourt, tous les jeudis, ainsi que l'atteste un acte de 1750.


Il ne reste aujourd’hui des bâtiments originaux que la chapelle en pierre de meulière qui a été inscrite en 1926 à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les autres bâtiments ont été construits ultérieurement, au cours des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.


• Commandeurs hospitaliers

- Frère Thomas Mouton : 1354
- Frère Hue le Pasquier : 1373
- Frère Jehan le Pellier : 1380
- Guillaume Lesbahy : 1469
- Charles des ursins : 1506
- Guillaume Quignon : 1522
- François de Lorraine : 1549

Pierre de la Fontaine : 1550
Guillaume de la Fontaine d’Ognon : 1567
Henri d’Angoulême : 1569
Philibert l’Huillier : 1577
Bertrabd Pelloquin : 1597
Georges de Regnier : 1603
Alexandre de Bourbon : 1620
Guillaume de Meaux : 1630
Amador de la Porte : 1639


Ensuite, les commandeurs directs de Louviers-Vaumion prirent la relève et se succédèrent jusqu'aux lois des 2 et 4 novembre 1789, relatives aux biens des communautés religieuses.

- Hugues Rabutin de Bussy : 1645-1647
- Jacques de Souvré ou de Souvray : 1647-0670
- Henri de la Salle : 1670-1678
- Pierre de Culant ou de Culan, seigneur de la Brosse : 1678-1684
- François de Noue de Villers ou de Noué de Villiers : 1684-1691
- Louis Feydeau de Vaugien : 1691-1683
- Jacques de Noailles : 1693-1696
- Alexandre-César d’O ou Do : 1696-1709
- François le Maire de Parisis-Fontaine : 1709-1717
- Adam-Claude Le Tellier : 1717-1722
- Joseph de Laval Montmorency de Montigny, ou Delaval-Montmorency : 1722-1734
- Alexandre Thomas du Bois Givry ou Dubois de Givry : 1734-1741
- Joseph de Lancry Pronleroy : 1741-1751
- Jean Bois Roger de Rupierre ou Jean-charles de Rupière de Bois-Roger : 1751-1771
- Louis François de Paule : 1771-1778
- Lefebvre d’Ormesson : 1778-1783
- Jacques de Rogres de Champigneulles ou Champignelles : 1783-1789


La commanderie après la révolution française

En 1792, la Révolution française confisque les biens français de l'ordre de Malte et vend l'ensemble, en tant que bien national. La commanderie devient une ferme et, en 1900, sera une des plus importantes de la région avec une douzaine d'ouvriers agricoles à demeure.

À partir de la fin des années 1930, à la suite d'une expropriation, le site va rester à l'abandon jusqu'en 1970, date de la création de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines. L'établissement public d’aménagement (EPA) en devient propriétaire. D'importants travaux de restauration sont alors effectués de 1971 à 1978. Après avoir abrité un office d’information de l’EPA et un centre culturel à vocation polyvalente, à savoir des expositions, des séminaires, des ateliers et des logements d’artistes ainsi qu'un restaurant, les locaux sont aujourd'hui en cours de réaménagement. Ils sont la propriété de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.


POSSESSIONS


Parmi d'autres dons, la commanderie reçut de Gui II, seigneur de Chevreuse, à sa mort en 1182, les droits sur la terre de La Brosse (près de Lévis-Saint-Nom), donation qui fut confirmée par Simon de Chevreuse, fils du précédent et frère deMilon IV, son aîné, qui ne régna que de 1182 à 1190. De plus, celui-ci leur laissa, en toute propriété, avant son départ pour la troisième croisade, le village de Boullay-les-Troux, le bois des Layes à Auffargis et le haras installé sur le domaine.

La Villedieu était une commanderie rectangulaire, telle qu'elle subsiste, malheureusement amputée d'un de ses côtés. Entourée de murs, elle était défendue par un ru. Ce fossé et les pièces d'eau qui existent encore, en partie du moins, avaient une surface de 4 hectares et demi. Ils constituaient non seulement des éléments de protection mais contribuaient largement à l'alimentation de la communauté dont la règle recommandait une faible consommation de viande.

Le domaine de la commanderie ne semble pas avoir considérablement évolué au cours des siècles. On sait qu'en 1757, il comprenait :

• 300 arpents de terres (102,57 ha)
• 110 arpents de bois (37,61 ha)
• une ferme située à l'entrée du village d'Élancourt,
le tout pour un revenu total de 2 000 livres.
Ces mêmes données se retrouvent dans l'acte de vente numéro 829 du 28 Fructidor an III au registre des biens nationaux de Montfort-l'Amaury :

« Une ferme appelée la Villedieu, située commune d'Élancourt, route de Chartres, avec tous ses bâtiments en dépendant et cours et jardins, clos de murs. Plus 300 arpents environ de terres en une seule pièce et 13 arpents de rigolles ; servant de pâturages laditte ferme bâtie sur laditte pièce de 300 arpents.
Appartenant au ci-devant ordre de Malthe.
Adjudicataire : Mignon, marchand de biens aux Mesnuls pour Jean François Le Roux demeurant a Neauphle-le-Château.
Montant : 3 004 000 livres. »





Le bâtiment dit « des gardes » au
sud de la chapelle, aujourd'hui salle d'exposition.




L'abreuvoir, côté sud de la cour.


• LA CHAPELLE




Entrée de la chapelle, façade ouest


La chapelle de la Villedieu, qui est le dernier témoin médiéval de la région, est un édifice de 28 mètres sur 8. Sa hauteur intérieure primitive était de 11,80 mètres à la croisée des ogives.

Les façades sont percées de 14 fenêtres ogivales de 6 mètres sur 1,40 mètre, séparées par des contreforts montant jusqu'au toit d'ardoise. Il est rare qu'une chapelle templière soit éclairée avec de si grandes ouvertures. Ces fenêtres furent bouchées par les fermiers qui ouvrirent, selon leur besoins, des portes et bâtirent des appentis.

Au-dessus de l'unique ouverture de la façade Ouest, on trouve un porche surmonté d'une archivolte sculptée en pointe de diamant, signature du XIIe siècle. Cette arcade repose sur deux consoles peu saillantes.

À sa droite et au pignon, une tourelle octogonale, dont l'accès se retrouve à l'intérieur de la chapelle, est coiffée d'un toit conique. Son escalier à vis, éclairé par des meurtrières, conduit au sommet se terminant en lanterneau. On rencontre rarement ce genre de tourelle dans les commanderies; elles sont généralement de surface circulaire. Signalons que la construction octogonale est considérée chez les templiers comme une architecture marquant un endroit initiatique privilégié. Nous savons que des frères du Temple avaient été intronisés à La Villedieu, cérémonie qui n'avait pas lieu dans toutes les commanderies. Dans nombre de chapelle comportant une telle tourelle, cette dernière est incorporée « à l'intérieur » et n'est visible qu'à partir du toit à la manière d'une cheminée.

Sur la façade sud de la travée la plus proche du chœur, s'ouvrait autrefois une porte secondaire qui, si l'on considère les plans habituels des commanderies, devait donner accès au logis du commandeur.

À l'intérieur, l'abside est à cinq pans. Les six arcs de voûte, soigneusement moulurées, reposent sur de graciles colonnettes dont les astragales supportent des chapiteaux ornés de feuilles ou de crochets.

Vers la droite du chevet, sous une arcade ogivale, s'ouvre dans l'épaisseur du mur une piscine d'église à deux cuvettes : ronde et carrée.

Trois travées d'égales dimensions succèdent au chœur. Leurs arcs sont portés par des culs-de-lampe en encorbellement décorés de feuillages différents à chaque élément : feuilles d'eau, de chêne, de trèfle.

Les clés de voûte sont toutes sculptées et il semble qu'elles comportaient des motifs issants qui ont disparu.

Le sol a été plusieurs fois remanié; abaissé lorsque la chapelle fut transformée en grange, on y découvrit huit pierres tombales qui furent sans doute récupérées comme matériau de construction. Le sol fut relevé à son niveau initial lors de travaux de restauration; on y découvrit des fragments du dallage originel. Des restes de vitraux furent également découverts. D'une grande simplicité, ainsi qu'il convenait au cadre de la chapelle, des médaillons en provenance de Saint-Denis , ont été incorporées à l'ensemble du chœur.

Cette chapelle ne sera dédiée à saint Jean-Baptiste qu'après son transfert aux hospitaliers.




Intérieur de la chapelle



Voute de la chapelle



Piscine d'église à 2 bassins,
avec évacuation vers l'extérieur.




Vitrail rénové avec incrustation des
médaillons originaux de la commanderie templière
du Val-de-la-Haye.



• Borne templière


Lors des travaux de restauration dans les années 1970, une pierre gravée sur les deux faces d'une croix templière inscrite dans un cercle, a été retrouvée. Tout comme à Westerdale ou à Arveyres, ces croix servaient très certainement de bornes territoriales.

On peut voir cette borne aujourd'hui insérée dans la façade d'un bâtiment face à la chapelle, avec les deux faces visibles.

Cette croix pattée cerclée dans un disque de pierre n'est pas sans rappeler la croix monumentale implantée sur la place d'Omerville, rebaptisée « croix fromage » (inscrit monument historique en 1927), car un marché aux fromages s'était établi place Saint-Martin au XIXe siècle. L'origine incertaine de cette croix monumentale pourrait donc être la commanderie de la Villedieu-Maurepas, seule commanderie templière rattachée à celle de Louviers-Vaumion en 1312.



Borne templière de la commanderie de la Villedieu.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 21:33

COMMANDERIE DE RICHERENCHES


La Commanderie de Richerenches est une commanderie templière du XIIe siècle en ruine.

Elle est située au centre de la commune de Richerenches, village provençal d'environ 600 habitants dans l'Enclave des papes (morceau de Vaucluse inclus dans le département de la Drôme).

La Commanderie de Richerenches fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 19841



Grange templière


HISTORIQUE

La commanderie de Richerenches est fondée en 1136 par le frère templier Arnaud de Bedos, chargé de prospecter en Provence à la recherche de terrains et de recrues.
Le lieu-dit Ricarensis (qui donnera le nom de Richerenches) lui est donné par leseigneur local Hugues de Bourbouton, sous l'impulsion de l'évêque Pons de Grillon. L'ordre du Temple y fait construire une ferme fortifiée (Mas) ainsi qu'unechapelle achevée en 1147. L'ordre fait également assécher les marais environnants.

En 1138, « Richerenches » devient une commanderieN 1 avec sous ses ordres de nombreuses autres maisons deProvence. L'agrandissement sera constant, à partir de cette période.

L'activité de cette commanderie est axée sur la culture du blé et de la vigne ainsi que sur l'élevage de chevaux et demoutons. Richerenches est alors réputée pour la qualité de ses chevaux, tous destriers de guerre, solides physiquement, dont la quasi-totalité était envoyée en Terre sainte.

En 1139, le seigneur Hugues de Bourbouton se fait templier, cède à l'Ordre tous ses biens et terrains, et, est nommé commandeur de Richerenches cette même année.

Lors de la dissolution de l'Ordre du Temple, les terrains sont donnés aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem puis au pape en 1320

[/URL]
Ferme templière (Mas) du seigneur
Hugues de Bourbouton, actuellement Gîtes de France




POSSESSIONS


À partir de 1138, La commanderie deviendra préceptorie et étendra donc ses possessions. On peut citer entre autres :

• Bourbouton
• Cairanne (dont on peut voir encore l'église romane et le « Donjon des Templiers »)
• Sainte-Cécile-les-Vignes



ORGANISATION

Il semblerait que le bourg fortifié au temps des Templiers était plus petit qu'actuellement. La Commanderie s'organisait comme suit :


• La chapelle

De l'époque templière, il ne reste que la ferme à la sortie de Richerenches transformée en Gîtes de France et l'abside, chevet de l'église actuelle. Au bas de l'abside, on peut trouver une pierre portant le nom d'Hugues de Bourbouton, 2ecommandeur de Richerenches.

La chapelle était très certainement fortifiée car on relève encore aujourd'hui des éléments de défense:

• Traces de mâchicoulis
• Meurtrières sur le mur nord
• L'épaisseur des murs

• La grange templière ou temple
• Il s'agit d'une nef de 32 mètres de long sur 11 mètres de large consolidée par des contreforts.
• La toiture est en forme de terrasse rehaussée de créneaux et ayant une activité de défense.


• Le bâti

Il s'élevait sur deux niveaux :
• Au rez-de-chaussée, il était constitué d'une grande salle en partie détruite de nos jours.
• A l'étage, subsiste encore une salle haute voûtée d'un berceau brisé.


LES COMMANDEURS DE RIVERENCHES

Cette liste fut initialement compilée par le marquis François de Ripert-Monclar en 1907 à partir du cartulaire de cette commanderie qu'il s'était attaché à reconstituer. Elle est toujours d'actualité, citée comme référence par des historiens comme Damien Carraz dans des publications de 2005, 2007, 2008 et complétée par les documents relatifs au procès de l'ordre du Temple. D'autres sources comme Laurent Dailliez2 et Émile-Guillaume Léonard3 intègrent certains noms indiqués par Ripert-Monclar lors des interruptions mais il s'agit comme l'indique l'auteur soit de dignitaires de plus haut rang présents à Richerenches à cette période, soit d'un frère de rang inférieur qui actait en l'absence du commandeur de la Maison4,5.

• Fr. Arnaut de Bedos :
• « …… » : 1139 – 1141.
• Fr. Uc de Panaz : 1141 – 1144
• Fr. Uc de Bourbouton († 1151) : 1145 – 1151.
• Fr. Deodat de l’Étang : 1151 – 1175.
• Foulques de Bras : 1175 – 1179
• Fr Pierre Itier : 1179
• Fr Hugolin : 1180 – 1184/85
• « …. » 1184/85 – 1199
• Fr. Bermond : 1200
• Déodat de Bruissac 1200/1206 – 1211
• Fr. Bermond de Casteljau : 1219
• Fr. Bertrand de la Roche : 1230
• Fr. Rostan de Comps : 1232
• Fr. Raimond Seguier : 1244
• Fr. Raymond (de) Chambarut (Raymon Cambarut) : 1260 - ?
• « ? » : 1270 – 1273
• Fr. Raymond (de) Chambarut : 1274 – c.1280
• Fr. Ripert du Puy : 1284
• Guillaume Hogolin : 1288 – 1300
• Fr. Pons d’Alex : 1300/03
• Fr. Raimbaud Alziari : 1304
• Fr. Guillaume Hugolin : 1308
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 21:52

Commanderie du Ruou


France, département du Var, sur le territoire du village de Villecroze, à environ 20 Km à l'ouest de Draguignan.

La commanderie templière fut sans doute fondée aux environs de 1150-1155. L'acte le plus ancien mentionnant le nom du Ruou date de 1156 (1155 selon certaines sources) et mentionne un don fait par les seigneurs de Flayosc aux frères du Temple du Ruou de terres sises au Ruou, Salgues et Salguettes. Cette donation fut confirmée et validée en 1157 par le comte de Provence Raymond Bérenger. En attendant de s'installer définitivement au Ruou, les Templiers occupaient des biens à Lorgues. La maison qu'ils y possédaient était même le siège du commandeur local. En 1193, le commandeur Pons de Rigaud quitta Lorgues pour s'installer définitivement au Ruou. Bien que perdant le siège de la commanderie, Lorgues gardait cependant une implantation stratégique à proximité du croisement de deux importantes voies romaines, les voies Aurélienne et Domitienne.

Le domaine de la commanderie du Ruou s'agrandit rapidement pour arriver en 1250, date de son extension maximale, à une superficie d'un millier d'hectares répartis sur près de 28 communes situées tout alentours. Lors du recensement des biens établis après l'arrestation des Templiers, ces biens étaient constitués d'environ 600 ha de terres labourables, de 130 ha de vignes, de 34 ha de pâtures, auxquels il faut encore ajouter plusieurs dizaines d'hectares de bois, garigues et autres terres moins rentables. En plus des domaines directement exploités par les Templiers, il faut encore ajouter la présence d'environ 240 tenures liées à l'Ordre dans les différents villages voisins.





Le développement important de la commanderie en fit l'une des plus importante de Provence et sans doute l'une des principales située actuellement en France. L'effectif de frères chevaliers présent dans la commanderie varia selon les besoins des interventions militaires de 8 à 16 frères.

Comme partout ailleurs, après l'arrestation des Templiers en 1307, la commanderie du Ruou passa dans les mains des Hospitaliers de Saint-Jean qui continuèrent son exploitation. En 1360, la commanderie est pillée par des routiers. Vers la même époque, les Hospitaliers transfèrent leurs activités du Ruou vers Montfort, ce qui va causer le déclin de la commanderie. En 1411, il n'y a plus que trois frères présents au Ruou et en 1460, il n'y a plus aucune trace écrite de la commanderie qui tombe petit à petit en ruine. En 1843, une fabrique de céramique s'y installe et fonctionne jusqu'à l'aube de la première guerre mondiale. Après le classement de la chapelle par les Monuments Historiques en 1929, les bâtiments sont transformés et réaffectés par les divers propriétaires successifs. Complètement abandonné en 1981, l'endroit est mis aux enchères et est maintenant une propriété privée.

Depuis 1995, l'Association "Empreintes et Traditions du Ruou", s’emploie à faire reconnaître l’importance de ce site, assure la sauvegarde de la chapelle et des divers bâtiments.

Les bâtiments, implantés sur trois niveaux sont situés au sommet d'une colline. Autour de la cour intérieure, les vestiges imposants sont les témoins exceptionnels d'une époque révolue.





1. La Bergerie ou le réfectoire des frères: D'une longueur de 22 mètres, il est implanté sur le côté nord de la cour. Rasé au niveau du premier étage, ce bâtiment ne comporte qu'une seule porte et a pour toute autre ouverture deux baies situées en pignon. Les murs ont une épaisseur d' 1,9 mètres. A l'intérieur, on peut distinguer la présence de trois travées délimitées par des arcs doubleaux prenant appui sur des supports encastrés dans les murs. Une cave occupe le sous-sol dans la partie ouest du bâtiment. L'accès à cette cave se fait via le bâtiment situé en contrebas de celui-ci, mais son plafond voûté communique avec le rez-de-chaussée de la bergerie par une trappe circulaire.

2. Le bâtiment en contrebas : Ce long bâtiment, également rasé au niveau du premier étage, est orienté nord-sud et est situé en contrebas du côté ouest de la bergerie. La destination première de ce bâtiment reste énigmatique. Il présente de nombreux et puissants contreforts ainsi que plusieurs ouvertures. Un escalier courbe situé à l'extérieur du bâtiment desservait l'étage de ce dernier. Le mur est de ce bâtiment se confond avec le mur de soutènement de la cour. Ce mur est percé de deux ouvertures, dont une donne dans la cave citée ci-dessus. L'autre ouverture donne dans un passage coudé d'où partent plusieurs galeries .


3. La chapelle : D'époque romane, elle présente un type de nef unique, orientée est-ouest. C'est le bâtiment le mieux conservé de l'ensemble, sans doute épargné à cause de son caractère religieux. A l'intérieur, trois travées séparées par des doubleaux retombent jusqu'au sol. L'abside en cul de four est particulièrement bien conservée. Trois baies à double ébrasement éclairent la nef. D'importants vestiges de fresques ornent l'ensemble du choeur. L'entrée principale, située du côté ouest est légèrement désaxée ; un oculus circulaire est situé en hauteur juste au dessus. Du côté nord, une porte donnait sur le bâtiment du logis des frères et au sud, une autre porte donnait accès à l'ancien cimetière.

4. Le four : Face à l'entrée principale de la chapelle, se trouve la façade d'un four à pain situé à cet endroit de façon à le laisser accessible aux villageois sans que ceux-ci ne doivent entrer à l'intérieur de la commanderie.
5. La Tour : A l'angle sud-ouest du domaine, on trouve les vestiges d'une tour écrétée et arasée également àhauteur du premier étage. L'examen des maçonneries ainsi que la présence d'une étroite meurtière révèlent l'appartenance à un pan des murailles de l'époque, mais la relative minceur des murs (50 cm) font douter d'une destination militaire pour ce bâtiment. Sans doute n'était-ce qu'une tour de guet très bien située, prenant en enfilade l'ensemble du large valon du Ruou.

6. Le bâtiment du gardien : Cette imposante construction, dont les soubassements sont sans aucun doute d'époque médiévale pourrait avoir été la résidence du commandeur. Dans un inventaire dressée en 1338, il est attesté de la présence à cet endroit d'une tour d'habitation fortifiée.

7. La cour : Certaines traces retrouvées à fleur de sol laissent penser que la vaste cour était délimitée par les quatre côtés d'un cloître classique.

8. Le bassin ou logis des frères : Situé contre la façade nord de la chapelle et prolongé d'un nymphée voûté où coule une source abondante et claire, l'implantation de ce bassin correspond aux fondations d'un bâtiment qui pouvait être le logis des Frères Chevaliers. La galerie du cloître située du côté ouest du bâtiment donne sur la porte située dans le mur nord de la chapelle.




Vue des batiments côté sud-ouest




Tour du commandeur ?




Emplacement logis des frères



Vue de la chapelle (coté sud ouest)





Intérieur de la chapelle (abside)




Porte de la chapelle (sud)





Entrée four à pain
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 22:00

Commanderie d'Arville



La commanderie d’Arville est une commanderie hospitalière d'origine templièresituée dans le département de Loir-et-Cher à environ 30 km au nord deVendôme, sur la commune d'Arville.



Commanderie templière d'Arville (Loir-et-Cher, France)


HISTORIQUE


La commanderie d'Arville est citée pour la première fois en 1185. Elle se situe à proximité du Temple sous Mondoubleau qui existait dès 1134.
Cette commanderie était réputée pour la qualité et la quantité de son parc bovin et porcin. On y élevait également des chevaux pour la défense de la Terre Sainte.

L’histoire de la commanderie est marquée par les querelles qui ont opposé les Templiers aux seigneurs de Mondoubleau au début du XIIIe siècle. En effet, ceux-ci ne voyaient pas d'un bon œil la puissance et la richesse grandissante des Templiers dans la région. Les Templiers se virent même interdire de construire un four banal, d'étaler leurs marchandises... Voyant que les querelles s'envenimaient, le représentant du pape, l'abbé de Sainte-Geneviève de Paris, dut excommunier le vicomte de Mondoubleau.

Après l'arrestation des Templiers, la commanderie d'Arville fit partie des biens confisqués à l’ordre par Philippe le Bel. Puis quand le pape Clément V supprima l'ordre en 1312, cette commanderie revint à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Les hospitaliers occupèrent les lieux jusqu'à la Révolution française.

Parmi les commandeurs hospitaliers, se trouve Emery d'Amboise, frère du cardinal-premier ministre de Louis XII qui devint en 1503, le 40e grand-maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ensuite la commanderie fut vendue en tant que Bien national et morcelée entre plusieurs exploitants agricoles. Des agriculteurs vécurent là jusqu'à la remise en valeur récente des lieux.

Commandeurs

• Guillaume d’Arville (ordre du Temple) : 1130
• Emery d’Amboise (ordre de Saint Jean de Jérusalem) : 1478


POSSESSIONS


De la commanderie d'Arville dépendaient de nombreuses possessions parmi lesquelles on peut citer :

• la maison de la Foucadière à Arville ;
• la Provenderie ;
• la Colasière ;
• le Bordage de l'Ouche de la Pierre ;
• la maison de Saint-Mexant à Arville ;
• l’hôpital de Melleray à Melleray ;
• la Gravasière au Gault ;
• la Chedanerie à Oigny ;
• la Chesnais des Etilleux ;
• le petit Croc aux Etilleux ;
• la Pinterie ou le manoir à La Chapelle-Guillaume.




ORGANISATION

La commanderie possède encore une partie de ses bâtiments d'origine, à savoir une chapelle du XIIe siècle, une grange dîmière... Un tour a été transformée en pigeonnieraux XVe et XVIe siècles. Le logis des chevaliers attenant à l'église a disparu et a été remplacé au XVIIIe siècle par un presbytère encore visible actuellement.


Le porche

L'entrée dans la commanderie se fait par un imposant porche du XIIe siècle entouré par deux tours en briques des XVe et XVIe siècles


Arville – porche


La grande dimîère

La grange était utilisée par les hospitaliers afin d'y entreposer la dîme qu'ils prélevaient dans la région.


La chapelle

La chapelle date du XIIe siècle et mesure 32,10 mètres de long sur 9,60 mètres de large. Elle présente de belles fenêtres romanes ainsi qu'un portail à double archivolte et un clocher à arcades.

L'intérieur est de style cistercien, très épuré.

On peut remarquer la présence de deux entrées : l'une était prévue pour les fidèles et l'autre pour les Templiers qui pouvaient y accéder par le logis. La particularité de la chapelle est son plafond en forme de coque de bateau retournée.
Elle est devenue l'église paroissiale d'Arville.



L'église Notre-Dame, ancienne
chapelle de la commanderie



Le pigeonnier


Il s'agit d'une ancienne tour de garde d'un diamètre de 8 mètres utilisée dans le système de défense de la commanderie. Au XVIe siècle, la tour fut transformée en pigeonnier comportant environ 2 000 boulins



Pigeonnier de la commanderie



Pigeonnier : vue de l’intérieur












































Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Sam 23 Avr - 22:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 22:18

Commanderie de la Couvertoirade



France, département de l'Aveyron(12), à environ 40 km au sud-est de Millau, à l'entrée du Parc naturel des Grands Causses .

Propriété du Vicomte de Millau, le village de la Couvertoirade de développa autour d'un mas donné aux Templiers à la fin du XIIème siècle par les seigneurs Richard de Montpaon et Brenguier de Molnar.

Vers 1250, les Templiers édifièrent un château et une chapelle à l'intérieur de ce nouveau village, situé près des routes descendant en Espagne et vers la Méditerrannée.

La Couvertoirade, ainsi que les autres possessions templières du Larzac, fut un important centre d'élevage de chevaux, de bovins et d'ovins.
Après la dissolution de l'Ordre, les Hospitaliers héritèrent du village qui comptait à ce moment environ 800 personnes.

Au début de la guerre de Cent Ans, ils doivent rapidement édifier des remparts autour du village pour protéger celui-ci des bandes de "Routiers" qui pillent toute la région .
Au cours de siècles suivants et selon les épidémies, disettes et années fastes, le village connaîtra un développement très aléatoire. Dans la deuxième moitié du XVIIIème, le village deviendra une commanderie hospitalière à part entière, mais la Révolution et tout ce qui va en découler aura raison de ce nouvel essor.




Vue générale



Rempart et la chapelle




Clocher de la chapelle




Les tours défensives





Cimetière à côté de la chapelle




Ruines du corps de logis




Poste de guet dans le mur




Donjon
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 22:46

Commenderie de Brulhes (Lot-et-Garonne)


Bien qu’elles aient été à plusieurs reprises restaurées et transformées, les structures de la commanderie de Breuil (Brulhes), au Temple-sur-Lot, sont encore bien visibles.
(Propriété privée - Ne se visite pas)



Le temple de Bruhles


origine et situation


Les Templiers possédaient, entre le Lot et la Garonne, un vaste territoire situé dans les environs de Montpezat.

C’est au centre de ce fief, sur les bords du Lot, qu’ils ont construit l’une de leur préceptorie : le Temple de Breuil (de Brulhes).



Bruhles – le château


histoire de la commanderie

• Au début de sa construction, Brulhes dépend de la maison d’Agen.
• D’ailleurs les Maîtres d’Agen vinrent établir leur demeure à Brulhes et en firent le chef des établissements de l’Ordre pour la région.
• Après l’édification du donjon et de ces fortifications, les habitants des campagnes voisines viennent y construire leurs demeures. En peu de temps, une ville se forme et prend le nom de "Château".


Bruhles – le château


• Dans la dernière partie du XIIIe siècle, les Templiers favorisent cet élan de construction et fortifient la ville pour en faire une grosse bastide.
• Une charte non datée relate un accord conclu entre le roi et le précepteur de Brulhes ; le premier prend à sa charge les frais de fortifications de la nouvelle bastide, moyennant la cession par les Templiers de la moitié de leur basse juridiction sur ce territoire, des oblies qu’ils y perçoivent, des droits de four, de boucherie, de leude et de péages.





• A la fin du XIIIe siècle, une importante donation vient augmenter l’importance de ce domaine, et surtout les revenus des Templiers.
• 5 mai 1288 : Le seigneur Guillaume Amanieu de Castelmauron se rend au Temple de Brulhes pour se dessaisir en faveur de son précepteur, Bertrand de la Selve, de sa seigneurie qu’il a sur quelques parties du territoires des Templiers, de tout droit de péage qu’il prélève tant sur terre que sur eau, de l’impôt de passage qu’il perçoit par moitié avec le monastère de Fontgrave sur la rivière du Lot, des dîmes des chapelles de Saint Gervais et de Saint Avic.
• Le généreux donateur est reçu à sa demande donat de la maison et les Templiers lui promirent la sépulture après sa mort dans leur église "plus 5 messes par an, pour le repos de son âme en l’honneur des 5 plaies de Notre Seigneur".
• Messire Denys de Polastron la Hillière, alors commandeur de la Cavalerie, de Bordères et du Temple de Brulhes, voulut, à son retour en France, visiter sa commanderie de l’Agenais.
• Il eut la surprise de voir ses paysans parcourant ses forêts , qui "avec des quantités de chiens, lévriers et furets, armés d’arquebuses chassaient comme de nobles seigneurs".
• Il tenta de s’interposer pour remédier à cet abus, mais ses vassaux se mutinèrent et allèrent dévaster ses récoltes en représailles.
• Effrayé par cette révolte, le commandeur réclama la protection royale et le 12 mars 1625, Louis XIII chargea, Jean Rigot, commandeur de Goutz d’aller placer sur la terre et juridiction du Temple de Brulhes les panonceaux fleurdelisés.



Bruhles – le château


• Réunie vers le début du XVIe siècle à la commanderie de la Cavalerie, elle en est détachée vers le milieu du siècle suivant.
• On lui adjoint à la même époque l’ancienne commanderie de Salvaignas qui a été réunie à celle de Golfech.
• Parmi les nombreuses dépendances, notons en particulier celle de Dominipech, paroisse située dans la juridiction de Montpezat, Sainte Quitterie d’Agen (ancienne maison des Maîtres du Temple) et son annexe de Sainte-Foy-de-Jérusalem, Salvaignas, Saint-Sulpice-de-Ribalede et Saint-Jean-de-l’Herme, Saint-Caprais et Saint-Jean-de-Villedieu.



Bruhles -Porte d’entrée


Procès verbal de visite de 1669


"Plus pocède et jouit au dict lieu du Temple ung grand et beau chasteau bien logeable ; il est attaché par ses murailles à ung fort entouré de murailhes ; dans lequel fort y a 30 maisons ou logettes ; sur le portail duquel fort y a une garite grande et fort eslepvée, bastye de bricques, pour la déffence d’icelle ; et tout le dict fort est entouré d’une murailhes de bricques, appartenante au Commandeur. Au coing duquel fort y a une grande tout bastye de bricques ; laquelle tour appartient au Commandeur ; quantes fois on y faict le service de pigeonnier, et, en temps de guerre, elle sert pour la deffense du fort, estant situé en ung lieu fort avantageux pour ce faire. Dans le dict chasteau, en montant au hault du degré, on y rencontre une petite tour, autour d’une chambre faicte en cul de lampe, et une garite qui défend l’entrée du dict fort et flanque le chasteau, qui va respondre à une autre des dictes tours, qui est sur le coing du chasteau ; d’où l’on entre aussy dans l’autre tour, qui est sur la porte du dict chasteau ; laquelle le défend avec les autres tours qui se flanquent l’une à l’autre ; sur lequel du chasteau, y a quelques petites chambres que les habitants tiennent pour y entrer en temps de guerre..." Archives Brulhes, L.XVI.



Bruhles – plan des élévations


les précepteurs du Temple


• 1161 - ....: Jourdain de la Contraria
• 1256 - ....: Pierre Boyer
• 1281 - ....: Raymond de Cantamerle
• 1288 - 1295 : Bertrand de la Selve, lieutenant du Maître
• 1298 - 1300: Guillaume de Bernard, - idem -


les commandeurs de Saint-Jean-de-Jérusalem

• 1312 - 1319 : Bernard d’Arles
• 1323 - 1325 : Hugues de Lemosi
• 1346 - 1347 : Raymond de Labaut
• 1348 - 1349 : Bernard de Lautrec
• 1358 - 1372 : Bernard del Thor
• 1372 - 1393 : Raymond de Belpech
• 1462 - 1473 : Bernard de Vellac
• 1475 - 1496 : Bernard de Gros
• 1498 - 1506 : Tannequin de Bussel
• De 1508 à 1650, le Temple de Brulhes est réuni à la Cavalerie
• 1509 - 1517 : Bertrand d’Esparbès de Lussan
• 1519 - 1520 : Bernard de Montlezun
• 1521 - 1532 : Robert de Pagèze d’Asas
• 1537 - 1544 : Pons d’Urre
• 1545 - 1555 : Pierre de Beaulac-Tresbons
• 1557 - 1560 : Charles d’Urre
• 1563 - 1564 : Jean de la Valette Parizot
• De 1595 à 1620, la Cavalerie fait partie de la Chambre Prieurale
• 1620 - 1635 : Denys de Polastron la Hillière
• 1650 : rétablissement de la commanderie du Temple de Brulhes
• 1650 - 1669 : François d’Esparbès de Lussan
• 1675 - 1681 : Pierre du Pont de Gau
• 1688 - 1689 : Conrad de Raymond Pomeyrol
• 1693 - 1711 : Jean de Guérin-Castellet
• 1711 - 1713 : César de Villeneuve-Beauregard
• 1716 - 1722 : Louis Joseph de Gasq
• 1723 - 1725 : Octave de Galléans
• 1725 - 1735 : Amédée de Cays
• 1735 - 1737 : Jacques des Aigues
• 1738 - 1744 : Charles de Vignes-Parizot
• 1744 - 1749 : Joseph de Demandoix
• 1754 - 1763 : François de Pallavicini
• 1765 - 1766 : François de Glandevès-Castellet
• 1772 - ... : Henry Suarez, bailly d’Aulan
• 1777 - 1786 : Bernard de Polastron-la-Hillière-le-Dain
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 22:50

Commanderie de Notre-Dame-de-la-Boissière




Chapelle de la Boissière - Châteaudun (Eure-et-Loir)



Description géographique

La commanderie de la Boissière était située à Châteaudun, en Eure-et-Loir. Ne subsiste aujourd'hui que la chapelle Notre-Dame-de-la-Boissière, rue des Fouleries.


Historique

En 1183, Thibaut V, comte de Blois, confirme et amortit la première donation que Gaudefroy de l’Isle a fait en 1181 de sa maison aux Templiers. En 1190, Thibaut leur fait un second don, celui du moulin de la Boissière au bas du Raffaux, paroisse Saint-Valérien. C'est en ce lieu qu'ils y établissent une commanderie et une chapelle sous l’invocation de Notre-Dame. Dans cet étranglement de la vallée menant du pied du château, la Boissière constituait une position stratégique de premier ordre, et un lieu de passage quasi obligatoire facile à surveiller. Selon l'abbé Bordas, historien du pays Dunois, la chapelle et la commanderie de la Boissière, avaient le même commandeur que celle d'Arville(dans le Loir-et-Cher) et de Sours en Eure-et-Loir. Vers 1248, nous dit-il, on trouve mention des Templiers de la Boissière et de leur hôpital destiné aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, dans le cartulaire de l'abbaye de la Madeleine de Châteaudun3. Après la disparition de l’ordre du Temple, l'ensemble est dévolue à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.



Plaque apposée sur la façade ouest.


Possessions et dépendances

• Le Temple de Brou, « domos Templi de Broellio », situé au vieux marché de Brou, et acquise par les Templiers.
• Plusieurs maisons, rue de l'Aiguillerie à Châteaudun, issues de dons du chevalier Jodoin Tresiau en 1207, et de Guillaume Petit-Guyot en 1286.
• Des vignes voisines de la Boissière, données par l'abbé de Bonneval, Nicolas d'Orfin, puis par de nombreux autres donateurs successifs.



Chapelle : façade est, avec les portes d'accès à
l'atelier d'héliogravure actuel.



Etat

De plan rectangulaire, la chapelle date du XIIIe siècle et a été inscrite monument historique par arrêté du 19 octobre 1928. Elle mesure 17,40 mètres de longueur, 10,80 mètres de hauteur sous voûte, 8,10 mètres de largeur, et 18 mètres du sol au faîte du pignon. Elle possède 9 fenêtres ogivales, les deux petites fenêtres du pignon, qui seules sont en plein cintre, servaient de clocher et abritaient deux cloches. La voûte en croisée d'ogive, les chapiteaux, à peine dégrossis, et les colonnes rondes de la nef sont intacts.



Chapelle : Pignon sud, ayant servi de clocher.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 22:56

Commenderie de Beaune


La commanderie de Beaune est une commanderie du XIIe siècle de l'Ordre du Temple à Beaune en Bourgogne (diocèse d'Autun, duché de Bourgogne). Le site est à ce jour une propriété privée.



Ancienne chapelle Saint Jaques duXIIe siècle
de la commanderie de Beaune




Historique


Le « Temple de Beaune » est fondé un peu avant 1177 au 25 de l'actuelle rue du Faubourg Saint-Jaques, à l'intersection avec la rue Jacques de Molay, dans le faubourg Saint-Jacques de Beaune (du nom de la chapelle construite au XIIe siècle par les Templiers et dédiée à leur saint patron Saint-Jacques).





Durant près d'un siècle, les donations en biens fonciers ou en domaines affluent.
La commanderie héberge quelques jeunes chevaliers nouvellement recrutés et prêts à partir outre mer, des chevaliers de passage ou revenus de Terre sainte et enfin, des invalides rescapés des durs combats d'Orient (croisades).


Les commandeurs templiers


• Frère Guillaume : 1204 – 1208
• Fr. Anselme : 1228
• Fr. Durand : 1234
• Fr. Hugo : 1258
• Fr. Durand : 1262 – 1263
• Fr. Guillaume : 1264 - ?



Jacques de Molay

En 1265 le jeune franc-comtois Jacques de Molay (1243-1314) (qui deviendra le dernier maître du Temple en 1292) est intronisé dans l'ordre entre autres par Amaury de La Roche, visiteur de France (ce qui incluait l'Angleterre) et Humbert de Pairaud, maître de la province de France dans la chapelle Saint-Jacques de la Commanderie de Beaune4.



Intronisation du jeune Jacques de Molay
en 1265 à la commanderie de Beaune, par le dessinateur
François Marius Granet.



Fin de la commanderie

Le vendredi 13 octobre 1307, les membres peu nombreux de la commanderie sont arrêtés et désarmés sur ordre du roi Philippe IV de France. Ils sont accusés d'hérésie (procès de l'ordre du Temple). Ils sont brulés sur le bûcher entre 1310 et1312. Dès 1309, le roi ordonne la liquidation rapide de tous les biens et meubles qui furent dispersés. Quant au domaine, en 1312, le pape Clément V en ordonna la dévolution au concile de Vienne en Dauphiné, à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Le domaine est confondu avec celui des Hospitaliers, successeurs de l'ordre du Temple, dans l'inventaire établi en 1791, lors de la sécularisation de tous les biens des Ordres religieux.

Au XVIe siècle, la ville de Beaune loue les bâtiments ainsi que la chapelle, pour en faire un hôpital pour les pestiférés. Au XVIIe siècle, les bâtiments servirent de casernement aux troupes d'infanterie de passage. Lors de sa mise en vente comme bien national, les bâtiments étaient délabrés. Le portail a été acheté après la première Guerre mondiale par desChevaliers de Colomb; il est actuellement exposé au musée des Cloîtres aux États-Unis. Le site de Beaune est aujourd'hui une propriété privée.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 23:01

Commanderie de Villemoison


La commanderie de Villemoison se situe dans le département de la Nièvre en Bourgogne à 3 km à l'est de Cosne-Cours-sur-Loire, sur la commune de Saint-Père, au lieu-dit la Commanderie.





Historique

La fondation présumée de la commanderie de Villemoison serait antérieure à1180 car un article du cartulaire du Temple de Saint-Bris, auquel elle appartint quelques années plus tard, en fait mention lors de sa formation.

Dès sa fondation, la commanderie s'étendit rapidement. En effet, en 1189, Guillaume de Donzy, seigneur local, fit don au Temple d'une partie des Bois dit de Gastine. De plus, en 1190, on retrouve la trace de nouvelles donations : la Terre d'Escueli appartenant à Hugue d'Arquien qui donnera tous ses biens au Temple et le moulin de Nesli donné au Templiers par Gaudefroy de Saint-Verain.

Les donations à la commanderie de Villemoison continueront jusqu'en 1240, date à laquelle Hugues de Saint-Fargeau fait don de la terre de Neuzy.

En 1294, Geoffroy de Charnay y est précepteur.

En 1312, lors de la dissolution de l'Ordre, le pape Clément V fait don des terres et de la commanderie aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

En 1792, les bâtiments et les terrains de la commanderie sont revendus comme biens du clergé.


Commandeurs templiers


• Frère Robert Ferrecot : 1180 – 1190 et 1220-1240
• Frère Gervais : vers 1244
• Frère Gautier Gontier : vers 1281
• Geoffroy de Charnay : vers1294
• Frère Guillaume de Lus : 1303-1307



Organisation

La chapelle


[/URL]

La chapelle, de style roman, a été construite au XIIe siècle.

Elle est caractéristique des chapelles templières : rectangulaire et massive. Elle présente une abside en cul de four orientée à l'est. À l'intérieur, on trouve les traces d'une fresque au niveau de l'abside représentant le Christ en majesté entouré par les quatreévangélistes.

Orienté à l'ouest, le portail présente un travail d'ornements fournis : voussures, chapiteaux avec un décor floral, ... La chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 21 septembre 1907.


Le logis des chevaliers


[/URL]

Le logis présente la particularité d'être en forme de "L" et d'être construit autour d'une tour escalier qui desservait les étages.

Au 1er étage, les fenêtres sont d'une taille surdimensionnée ce qui donne une impression de luminosité importante. Sur les fenêtres du deuxième étage, on peut découvrir les armes du commandeur hospitalier d'Ancienville (1528-1535). Le logis prioral fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 18 août 1987.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 23:09

Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon



La commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon, dite par fois aussi Sainte-Eulalie de Larzac est une commanderie (un monastère appartenant à un ordre religieux et militaire du Moyen Âge) située dans le département de l’Aveyron, au pied du plateau du Larzac à 20 km au sud-est de Millau.





Cour intérieure de la commanderie - Echauguette



Historique



L’histoire des templiers sur le Larzac débute en 1151 lorsque l’abbé de Saint-Guilhem-le-Désert, Raimond, fait don de l’église de Sainte-Eulalie2.
Plusieurs donations importantes sont faites par les seigneurs locaux aux Templiers, mais la plus importante reste celle faite en 1159 par Raimond Bérenger, roi d’Aragon et comte de Barcelone. En effet, celui-ci leur fait don de la totalité du village de Sainte-Eulalie-de-Cernon ainsi que d’une grande partie du Larzac par l’entremise du commandeur de Rouergue, Élie de Montbrun. Cette donation s’accompagne d’un droit de construction pour des villages et des forteresses.

À partir de 1159, les Templiers vont donc commencer à rebâtir l’église puis ils vont construire les bâtiments de la commanderie.

En 1307, lors de la chute du Temple, les chevaliers et hommes d’armes de Rouergue sont arrêtés et emprisonnés dans le château de Najac.

Lorsqu’en 1312, tous les biens de l’Ordre sont donnés aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, ceux-ci entreprirent notamment de reconstruire le bâtiment communautaire et de construire la première chapelle de l’église.

Au XVe siècle, des suites de l'insécurité liée à la guerre de cent ans, les hospitaliers vont faire ériger l’enceinte fortifiée autour du village.




Salle d’honneur de la commanderie


Commandeurs templiers


Les sources divergent sur les premiers commandeurs de cette maison. Antoine du Bourg considérait qu'avant le XIIIe siècle, les dignitaires désignés comme maîtres en Rouergue étaient commandeurs de Sainte-Eulalie3. Émile-Guillaume Léonard, qui publia une liste plus affinée en 1930 n'a pas repris ce point de vue4. Dans cette liste ne figurent que les noms et les périodes où ces dignitaires sont nommément désignés comme commandeurs de Sainte-Eulalie avec en commentaires, le cas échéant, les périodes où ils portent le titre de maître en Rouergue / maîtres dans le diocèse de Rodez. Attention au fait que quand le commandeur de baillie était présent dans une commanderie, il actait en lieu et place du commandeur de cette maison mais il n'en était pas le commandeur pour autant. On notera également que les titulatures ont évolué, initialement on trouve le titre de maître de Sainte-Eulalie puis commandeur/précepteur à partir de Bego de Savarzac en 1176.

Cette liste est établie à partir de celle de monsieur Léonard, complétée par des publications plus récentes le cas échéant:

• Rère Etienne de Malleville : 1166
• Frère Bertrand Galqueir : 1171 – 1172
• Frère Elie de Montbrun : 1173
• Fr. Bégon de Sarbazac : 1176
• Fr. Bernard Eschafredo : 1178 – 1179
• Fr. Guillaume de Castain : 1179
• Fr. Galy de Montalt : 1180
• Fr. Guilhem Arnaud (Guillelmus Arnaldi) : c.1200
• Fr. Guillaume de Sonnac (Wilielmus de Sonayo) : c.1230
• Fr. Pierre de Campfayet (Petrus de Campofayeto) : 1241
• Fr. Guigues Adhémar (Guigonis Ademari) : ? -1293



Organisation


Sainte Eulalie présente deux ensembles fortifiés distincts mais accolés : les remparts entourant le village, construits au XVe siècle par les hospitaliers et la commanderie templière (en partie reprise au XIVe siècle par les hospitaliers) en forme de quadrilatère fortifié sur l’extérieur qui comprend des bâtiments agricoles, l’église et le bâtiment communautaire avec au centre une cour intérieure.



L’eglise


Elle a été reconstruite par les templiers lorsqu’ils se sont installés à Sainte Eulalie au XIIe siècle. Elle est d’une construction sobre à simple nef, composée de quatre travées et d’une abside semi-circulaire voûtée en cul de four, orientée vers l’Est.
Toutes les chapelles latérales actuelles datent du XIXe siècle, à l’exception de la première sur la droite en entrant qui date du XIVe.
Sa particularité est son entrée qui a été percée tardivement dans le chevet d’origine, en 1641 par le commandeur Jean de Bernuy Villeneuve. Il a donc fait inverser son sens pour que le portail d’entrée ouvre sur la place.





Vue du rempart nord de l'enceinte fortifiée hospitalière
du XVe siècle autour du village

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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 23:12

Commanderie de Vaour



Vue de la commanderie



Description géographique


La Commanderie de Vaour se situe dans le département du Tarn à environ 80 km au nord-est de Toulouse, entre Albi et Montauban, au nord de la forêt de Gresigne.



Historique


La commanderie fut fondée en 1140 lorsque les chevaliers de Penne firent don d'un terrain à Pierre Humbert.

On dénombrait seulement une dizaine de chevaliers, le reste s'était établi dans diverses dépendances de la région telles que: Montricoux, Cahors, Lacapelle-Livron,...

Les chevaliers templiers étaient exonérés de droits et taxes seigneuriales en échange de leur protection envers la population locale.

Le pouvoir de la commanderie s'étendait sur sept cantons et jusque dans le Quercy. Cette influence s'est mise en place grâce aux dons des religieux de Septfonds et de la Chancelade ainsi qu'à ceux du Comte de Toulouse.

Il n'existe que peu de documents sur la vie à Vaour.

En 1303, alors que le conflit qui oppose Philippe le Bel au pape Boniface VIII est à son paroxysme, Bernard de la Roche, commandeur de Vaour, figure dans un acte où les prélats et les ecclésiastiques des sénéchaussées de Beaucaire,Carcassonne et Rodez prennent le parti du roi de France. Cet acte fut rédigé le 25 juillet à Montpellier.

Après la dissolution de l'ordre du Temple la commanderie et tous ses biens sont dévolus à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui la gardera jusqu'à la Révolution française.




Vaour – l’entrée



Possessions

• Marnaves
• Lintin
• un monastère à Amarens



listes des commandeurs de Vaour


• Pierre Humbert : chevalier et prieur 1143
• Pierre Hugo: prieur de la maison des Albis 1150
• Fort-Saus : 1174-1186
• Durand-Oeiller : 1180-1181
• Pierre de Tudelle
• Bertrand Bonafos : 1184
• Aranaud Dabos : 1191
• Pierre lo Capella : 1191 et 1198
• Dayde se Ste-Croix : 1199
• Ademar Guillaume : 1200
• Pierre del Castel : 1202
• Raymond de Posquière : 1259
• Sanche : Précepteur de Montricoux 1276
• Bernard de la RocheN 2: commandeur de Vaour en 1303 et représentant (second ?) du visiteur de France2. Au moment du procès, il était commandeur de la province de Provence5,6.



Organisation


La commanderie se situe sur une butte, où l'on a retrouvé une dalle à rigole, ce qui permet de supposer qu'il s'agissait d'un lieu voué au culte de l'eau.
Elle était entourée d'un mur d'enceinte de forme trapézoïdal.
La commanderie était composée de plusieurs bâtiment dont une grange qui a été restaurée soutenue par neuf contreforts de grande taille.
Au rez-de-chaussée du logis se trouve la cuisine avec un four à pain et le réfectoire tous trois en enfilade. Une tour octogonale (aujourd'hui effondrée) permettait d'accéder aux appartements du commandeur. L'église était située au rez-de-chaussée du donjon coiffé dehourds qui mesurait 20 mètres de haut.



La grange



Utilisation actuelle

La grange, actuellement aménagée en salle de spectacle (scène, gradins, etc), est gérée et principalement utilisée par l'association l'Été de Vaour.









Vaour ancienne metairie







Vaour plan








Vaour – lieu de vie




Vaour – refectoire





vaour cuisine avec une grande cheminée




Vaour – four dans la cuisine




Vaour metairie  interieur (transformé en salle de spectacle)




    Refectoir et cuisine
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Sam 23 Avr - 23:45

La commanderie d’Avalleur


La Commanderie d'Avalleur est une commanderie hospitalière d'origine templière située dans le département de l'Aube, région Champagne-Ardenne, à environ 25 km au sud de Troyes sur la commune de Bar-sur-Seine.



Historique


La commanderie est fondée au profit de l'Ordre du Temple vers 1167, par les dons effectués par le comte Manassès de Bar. Elle s'étend alors sur un domaine forestier de 200 arpents. Il est fait référence à la commanderie d'Avalleur à la date de 1172, d'après les cartulaires.
À partir de cette date, on trouve des traces de donations qui deviennent de plus en plus nombreuses: en 1173, dons de Milon d'Avalleur, en 1174, don de l'usage du moulin de Besaces, par Étienne de Besaces, en 1204, dons des seigneurs locaux concernant des terres à Essoyes. D'autres dons sont faits en 1205, 1207, 1213 par Haymon aux frères de la commanderie, et 1219 par le seigneur de Rochefort et par Milon d'Autricourt. Le dernier templier de cette commanderie fut Chrestien de Bissey.

Lors de la dissolution de l'Ordre du Temple en 1312, la commanderie revient à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Le domaine reste géré de la même façon. Le 8 février 1520 Avalleur s’agrandit par association avec la commanderie de Thors au nord-est. Devenue bien national à la Révoltion, la commanderie passe aux mains d’exploitants agricoles. Dans le corps de logis, deux tours et la bergerie sont détruites et les bâtiments de la ferme sont remaniés au cours du XIXe siècle2.






Commandeurs templiers


• Radulphus (en 1214)
• Humbert de Bianèse (en 1280)
• Robert (en 1290).






Possessions


La commanderie étendait son pouvoir sur plusieurs terres alentour. On peut citer :
• Balnot-sur-Laignes
• Arrelles
• les bois de Fiel
• Buxières (chapelle templière à Bar-sur-Aube)3






Organisation


Un seul document daté de 1695 montre le plan original de la commanderie. D'après ce plan, la commanderie était composée d'une vaste cour entourée d'un bâtiment principal en forme de "L", d'une porte fortifiée au nord, d'une tour au sud et d'une grosse tour ronde placée juste en face de la chapelle (seul bâtiment encore entier de nos jours).


La chapelle


La chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le19 mars 1921. Comme la plupart des chapelles templières, celle d'Avalleur est de forme rectangulaire mesurant 25 mètres sur 6 mètres et impose un style épuré et robuste.

L'intérieur est d'un style épuré mais relativement travaillé avec trois travées de croisées d'ogive avec une inspiration cistercienne. Le chevet plat, comme dans de nombreuses chapelles templières, est percé de trois longues ouvertures très lumineuses. Toutes les croisées d'ogives sont travaillées et ornées de décors floraux. On peut encore apercevoir des traces de fresques sur certains murs dans la chapelle.


L’eglise


Si l'intérieur est de style gothique, l'extérieur, quant à lui, est plutôt roman avec un portail à colonnes et chapiteaux. Le point particulier de cette chapelle est la tourelle fortifiée carrée qui peut laisser penser qu'elle était intégrée au système de défense de la commanderie. On peut noter également sur la façade nord de la chapelle, le blason de Jacques de Souvré, Commandeur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1616.


Intérieur de la chapelle



Plus d'élément dans l'ouvrage Templiers & Hospitaliers dans l'Aube, p. 29-31, de Jean-Claude Czmara



Linteau armorié
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 12:04









• Forna
• Gardeny
• Miravet
• Monzon
• Peniscola
• Pontferrada
• Xivert






Ces forteresses servaient d'abord à protéger les frontières avec les royaumes musulmans et certaines furent perdues ou échangées contre d'autre terres. Au fur et à mesure que ces frontières progressaient vers le sud de la péninsule (Reconquista), les templiers, qui avaient également pour mission de coloniser les territoires, établirent des commanderies. Certaines forteresses devinrent donc des commanderies.












Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Ven 11 Nov - 23:22, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 12:07

Forna



Le château de Forna est un château situé sur le territoire de la municipalité d'Adsubia, dans la communauté valencienne en Espagne. Il a été construit au XIIIe siècle dans un style médiéval avec des rajouts des XIVe et XVIe siècles.



Vue aérienne


DESCRIPTION


Il s'agit d'un château majestueux avec un aspect plus grandiose que défensif, avec un plan carré comportant une cour centrale et quatre tours aux angles.

En dehors, les murs ont peu d'ouvertures, l'accès à l'intérieur se fait par un arc brisé. À l'intérieur et autour de la cour, les différentes pièces sont réparties sur deux étages. Près de l'entrée se trouvent les écuries, les cuisines, la salle à manger et un grand salon avec de grandes fenêtres disposées sur les pièces du patio et à l'étage.

Le matériau utilisé est du pisé, il est utilisé sur la maçonnerie, il est mis en évidence dans des ouvertures en briques.

Les tours ont une architecture indépendante. Dans la tour nord-est, plus grande que l'autre, se trouvait une salle couverte par une voûte. Dans la tour nord, il existe des peintures murales exceptionnelles qui sont conservées le niveau inférieur.


PROTECTION

Le château fait l’objet d’un classement en Espagne au titre de bien d'intérêt culturel depuis le 22 avril 1949.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 12:08

Couvent-forteresse de Gardeny



Le couvent-forteresse de Gardeny est une forteresse de l'ordre du Temple située à Lérida dans la communauté autonome de Catalogne, en Espagne.


La chapelle a un chevet polygonal. Elle est décorée de nombreuses peintures géométriques. Une chapelle latérale présente les douze apôtres et la voûte de la nef est étoilée.

Cette forteresse a appartenu à l'ordre du Temple dans le cadre de la Reconquista. Les templiers de Gardeny s'occupaient de l'élevage de chevaux.






Durant la deuxième moitié du XIIe siècle, l'ordre du Temple a bâti un complexe conventuel sur le plateau stratégique de Gardeny. Le monticule, qui avait déjà été utilisé comme base pour des opérations militaires, reçut la visite de brillants stratèges tels que Jules César lui-même, qui se heurta à deux partisans de Pompée, Afranius et Marcus Petreius, installés à Ilerda en 49 av. J.-C.

Au cours des XVIIe siècle et XVIIIe siècles, l'ancienne enceinte médiévale fut agrandie et transformée en un nouveau fortin militaire dont la conception correspondrait plus aux nouvelles exigences militaires impliquées par l'introduction de l'artillerie : des murailles flanquées de bastions et entourées de vastes espaces, de fossés et de murs de soutènement. L'image actuelle de cet ensemble monumental correspond aux vestiges de ce qui fut une impressionnante forteresse.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 12:11

CHATEAU DE MIRAVET


Le château de Miravet est une forteresse de l'ordre du Temple située à Miravet en Catalogne, dans la province de Tarragone, située dans le nord-est de l'Espagne.




Château du Miravet : place d’armes



DESCRIPTION

À l'emplacement d'un château arabe, les templiers firent construire au XIIe siècle une nouvelle forteresse de forme trapézoïdale. Une première cour est entourée d'une muraille de vingt-cinq mètres de hauteur. La basse-cour est ceinte d'un second rempart. Le rez-de-chaussée du donjon était occupé par la chapelle. Celle-ci avait un chevet en abside (semi-circulaire).


HISTOIRE


En 1152, durant la Reconquista, les templiers assiègent la forteresse, l'attaquent et en prennent possession. En 1153, Raimond-Bérenger IV, comte de Barcelone, leur en fait don afin qu'ils protègent la frontière sud du comté de Barcelone. Jusqu'en 1230, Miravet contribuera à la défense de la zone. C'est à partir de 1185 que la colonisation peut s'effectuer. Elle sera très lente. Une fois la région pacifiée, un bourg se construit autour du château. Miravet devient le centre d'une colonie chrétienne. L'ordre du Temple possédait d'importants troupeaux.
Berenguer de Saint-Just fut commandeur de la forteresse de Miravet de 1297 à 1307. Ancien château arabe transformé en couvent-forteresse, Miravet permettait de tenir la frontière et d'attaquer les territoires sarrasins. Au moment de l'arrestation des templiers en France en octobre 1307, les templiers de Miravet s'enfermèrent dans leur forteresse en se mettant sous la protection de Raymond de Guardia, commandeur du Mas Deu, en Roussillon. Ils résistèrent aux troupes royales jusqu'en décembre 1308, avant d'être arrêtés : ils se rendent aux troupes du roi d'Aragon après un an de résistance.

Le commandeur Raymond de Guardia fut alors jugé et finalement acquitté. Il se retira à la Mas Deu. Le pape Clément V, déclare l'ordre éteint le 3 avril 1312, et ordonne de faire comparaître tous les Templiers des provinces, et de les faire juger par des conciles provinciaux. S'ils sont absous, on pourra leur donner une pension prise sur les biens de l'ordre. En Catalogne le mot de la fin est donné par l'archevêque de Tarragone, Guillem de Rocabertí, qui prononce, le 4 novembre 1312, l'innocence de tous les Templiers catalans .




Châteaux de Miravet. Vue générale, 2004.



Châteaux de Miravet, chapelle, 2004.



ETAT DE CONSERVATION

La forteresse de Miravet est en bon état de conservation. Elle a gardé aujourd'hui son aspect templier.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 12:13

CHATEAU DE MONZÒN


Le château de Monzón est une ancienne forteresse templière du royaume d'Aragon, située sur l'actuelle commune de Monzón (Huesca, Aragon) enEspagne.






HISTOIRE

Bâti durant le Xe siècle par la dynastie des Houdides il sera pris en 1089 par Sancho Ramirez. À sa mort en 1134, Alphonse Ier, roi d'Aragon, sans héritier, donne la totalité de son royaume aux ordres militaires du Saint-Sépulcre, de l'Hôpital et du Temple. Cet acte contesté ne fut jamais mis en œuvre. Après neuf années de négociation avec la papauté et la noblesse aragonaise, un accord fut conclu en 1143. L'ordre du Temple reçoit alors de nombreuses forteresses avec avantages fiscaux et fonciers, dont le château de Monzón.

En mars 1150, une bulle du pape Eugène III confirme ces dons. Monzon devient le siège de l'ordre en Aragon et le centre d'un territoire de vingt-neuf villages chrétiens dotés d'églises.

Les templiers de Monzón pratiquaient l'élevage. L'ordre possédait d'importants troupeaux totalisant environ mille bêtes.

En 1303, le roi d'Aragon confie la garde des joyaux de la couronne aux templiers de Monzón. À la suite de l'arrestation des Templiers en France, en octobre 1307, les templiers espagnols sont eux aussi poursuivis par les gardes du roi d'Aragon. Les templiers de Monzón se réfugient dans leur forteresse qu'ils parviennent à garder jusqu'en mai 1309. Ils sont à leur tour arrêtés.


CONSERVATION

Le château de Monzon, partiellement restauré, est classé comme Monument National.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 12:17

CHATEAU DE PEÑISCOLA



Le château de Peñíscola (Province de Castellón, Espagne) est une forteresse du royaume de Valence, en Espagne. Il est situé sur la partie la plus élevée du rocher qui domine la cité, atteignant une hauteur de 64 m au-dessus du niveau de la mer. Son périmètre est d'environ 230 m et il a une hauteur moyenne de20 m. Les Templiers ont construit cet ouvrage sur les restes de l'ancien alcazararabe entre 1294 et 1307.





HISTOIRE


La réputation du château arabe d'être inexpugnable est confirmée par l'échec de Jacques Ier devant ses murs en 1225. Durant la conquête de Valence, JacquesIer a simplement évité la forteresse, qui a fini par se rendre à lui par un pacte de capitulation en 1233. Le 27 août 1294, frère Bérenger de Cardona, qui était lemaître de l'Ordre du Temple pour la province d'Aragon et de Catalogne convient avec Jacques II d'Aragon l'échange de la ville de Tortosa contre les châteaux de Peñíscola, Ares, Coves et autres lieux. Le maître de l'ordre, Jacques de Molay alors en déplacement en Occident, paraphe l'acte. Cette transaction a été faite dans le contexte de la Reconquista.


• Château templier

C'est donc entre 1294 et 1307 que fut construit l'actuel château templier sur les restes de l'alcazar arabe. Les promoteurs furent le frère Bérenger de Cardona, et le frère Arnauld de Banyuls qui était le commandeur de Peñíscola. Leurs deux écus se retrouvent sculptés sur une frise au-dessus de la porte d'entrée du château ainsi qu'au-dessus de la porte de la chapelle. Le château de Peñíscola répond à un modèle de forteresse-couvent créé en Terre sainte et diffusé dans les pays de l'antique Couronne d'Aragon par l'ordre du Temple, qui l'avait déjà essayé sur le château de Miravet au milieu du XIIe siècle. Après la dissolution de l'Ordre du Temple, fut créé en Espagne en 1317, l'Ordre de Montesa pour protéger les terres chrétiennes. Le château de Peñíscola, ainsi que toutes les autres possessions du Temple dans la région du Levant, furent confiés à ce nouvel ordre.









• Résidence papale

Mais c'est dans les premières décennies du XVe siècle que le château de Peñíscola a accueilli son hôte le plus célèbre qui lui a donné sa plus grande réputation. C'est lui qui a transformé ce petit point fortifié de la côte valencienne en un des sièges pontificaux de la chrétienté occidentale durant près de vingt ans. Durant le Grand Schisme d'Occident, Benoît XIII (l'aragonais Pero Martines de Luna, connu comme le Pape Luna) a été forcé d'abandonner Avignon et est allé vivre dans différentes localités de la Couronne d'Aragon avant d'être reçu par Peñíscola et son château appartenant alors de l'ordre de Montesa. À la fin de 1411, Benoît XIII s'y est installé définitivement avec sa petite cour. Le château, sous la protection de Montesa, lui a offert provisoirement une sécurité suffisante et une situation géographique qui lui rendait toujours possible la route maritime vers Rome. Benoît XIII est demeuré dans ce refuge jusqu'à sa mort en 1423, en défendant opiniâtrement sa primauté spirituelle, qui après sa déposition et excommunication par leconcile de Constance (1414), était cependant reconnue par quelques diocèses français et castillans.

Le nouveau siège pontifical va attirer un grand nombre d'artistes et artisans qui ont travaillé à lui donner la magnificence adéquate. Durant cette période, le château a été transformé, avec la construction, à l'étage noble, d'un palais résidentiel pour le pontife, palais qui a contenu une importante bibliothèque dont les restes sont conservés actuellement surtout à la Bibliothèque Vaticane et à la Bibliothèque nationale de France à Paris. Est également dû à Benoît XIII le portail de Sant Pere (1414), dans le secteur sud des murailles du village (l'unique secteur médiéval qui a été conservé), ouvrage touchant la mer et conçu comme un embarcadère pour le pape ―dont il porte les armes― et qui a été utilisé à cet usage jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, moment où il a été fermé pour des raisons militaires.

À la mort de Benoît XIII, et suivant ses instructions, les cardinaux de sa cour choisirent pour successeur Clément VIII, qui y demeura jusqu'à son abdication, en1429, mettant fin ainsi au schisme. Le village et le château ont été cédés à la couronne, qui en 1441 le restitua à l'ordre de Montesa en échange de 150 000 sous, mais en 1488, ils entrèrent définitivement dans le domaine royal.


• Fidelisseme

• Durant les Germanías (1519-1521), le vice-roi de Valence, Diego Hurtado de Mendoza, et les forces royalistes se sont réfugiés dans Peñíscola. Pour cette raison, le vice-roi a concédé à la cité le titre de Fidelíssima (1522) et a accordé le pardon aux agermanats locaux au nom de Charles Quint (1525).


• Pendant le XVIe siècle, la couronne a procédé à la modernisation des murailles de Peñíscola pour les rendre aptes au combat d'artillerie et renforcer les défenses du château et de la localité soumis alors aux attaques croissantes des pirates barbaresques. Philippe II d'Espagne a chargé du projet l'ingénieur militaire italien à son service Giovanni Battista Antonelli. Ces imposantes murailles, achevées en 1578, protégeaient le village du côté dutombolo, l'unique accès au rocher.

• Entre 1705 et 1707, pendant la Guerre de Succession d'Espagne, Peñíscola est resté fidèle à Philippe V d'Espagne. Les partisans valenciens de Philippe se sont réfugiés derrière les fortifications et ont réussi à repousser la très dure attaque des forces de l'Archiduc Charles VI. Cette action lui a valu le titre de Molt Noble, Molt Lleial i Fidelíssima Ciutat et l'addition de deux fleurs de lis sur son écu, entre autres privilèges. Comme action de grâce, le commandant de la place a fait construire entre 1708 et 1714 l'actuel édifice du sanctuaire de la Mare de Déu de l'Ermitana adossé à la tour Nord du château qui, au niveau supérieur, est occupée par la chapelle des templiers.

• En 1812, lors de la Guerre d'indépendance espagnole, Peñíscola a été occupée par les français, qui devront l'abandonner en 1814 après un violent bombardement naval espagnol qui a rasé pratiquement toutes les maisons du village et détruit une partie du château. Après les guerres carlistes, et avec l'apparition de nouvelles armes à feu beaucoup plus puissantes, le château et la ville fortifiée vont perdre toute importance militaire et l'armée espagnole délaisse la place en 1890.


SITUATION ACTUELLE


Le château de Peñiscola a un plan heptagonal, inscrit dans un carré. Il est renforcé par des tours quadrangulaires sur cinq de ses côtés, celles qui sont au nord étant plus grandes et fortes. Il est construit dans un style roman de transition, avec les espaces couverts par des voûtes en plein cintre souvent légèrement brisées, et avec des pierres très bien taillées. La porte d'accès est située au sud, entre deux tours; au-dessus de la porte, il y a une frise avec les écus héraldiques de l'ordre du Temple et de ses dirigeants qui ont commencé la construction (la frise est répétée au-dessus de la porte de la chapelle). Devant la porte originelle du château, il y a un petit bastion construit au XVIe siècle.

L'ensemble intérieur est disposé sur deux étages. L'étage inférieur a différentes pièces à usage militaire distribuées autour d'un espace central couvert (la place d'armes est à l'étage supérieur): dépendances pour le corps de garde, citerne, cavalerie, cellier, habitations, magasin (appelé salle du Conclave), prison et salle d'armes. L'étage noble, modifié au temps du Pape Luna pour convertir le complexe en un château-palais résidentiel, comprend le palais pontifical, la salle dite du Commandeur, la chapelle des templiers et les cuisines ou bains, constructions réparties au Nord et à l'Ouest des murs de la forteresse et autour d'une vaste place d'armes qui actuellement s'ouvre vers l'Est par une grande terrasse. Ont disparu les anciennes habitations et dortoirs des templiers détruits en 1814. La flotte espagnole en bombardant le château occupé par les troupes de Napoléon Ier, a fait exploser la poudrière. Le dortoir est remplacé aujourd'hui par la terrasse côté mer. Le palais pontifical proprement dit est situé à l'extrême Sud-Ouest de la place et conserve différentes pièces, dont la supposée pièce d'étude ou bibliothèque papale, sur la porte de laquelle on trouve l'écu du pontife. Sur la place d'armes, devant la salle du Commandeur et devant la chapelle, il devait y avoir une galerie couverte, probablement en bois, dont il ne reste plus que les traces des poutres dans les murs. À l'extérieur du mur oriental, un escalier taillé dans la roche permettait d'embarquer et de débarquer. Il existe tout un riche ensemble de légendes sur la résidence papale et cet escalier.

En 2007 a été placée une statue de bronze de Sergio Blanco qui représente Benoît XIII dominant l'entrée du monument, et un an plus tard, en 2008, le château de Peñiscola a été un des finalistes des « set meravelles valencianes » dans le domaine des ensembles historico-artistiques.


POSSESSIONS

Dans cette région côtière, les Templiers possédaient des marais salants.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 12:20

CHATEAU DE PONTFERRADA



Le château de Ponferrada est une forteresse qui surplombe la ville dePonferrada, dans la province de León (nord-ouest de l'Espagne). Elle a été construite par les Templiers sur une colline située à l'endroit où la rivière Boeza rejoint la Sil.








HISTOIRE

Bien que des preuves irréfutables manquent, on suppose que l'origine du château remonte à un castro primitif celte, notamment en raison de sa situation qui est comparable à celle des autres castros du comarque de Bierzo (partie occidentale du León).

Les templiers s'installent le long du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, dès 1178, sur concession des rois du León, et la forteresse de Ponferrada est l'une de leurs principales implantations. Elle participa aux actions militaires et de colonisation de l'ordre du Temple lors de la Reconquista. À la suppression de l'Ordre du Temple, en 1312, le château passe sous la propriété de la Couronnede León et Castille. Tout au long des années suivantes, le château de Ponferrada sera cédé à plusieurs reprises à des familles nobles comme les Osorio ou les Castro, et récupéré en d'autres occasions par la Couronne lorsque la fortune se montrait défavorable à la famille propriétaire.

Durant le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle, le château est géré par un "corrégidor" (fonctionnaire représentant les rois catholiques dans les municipalités) au nom de la Couronne. Les murs du château primitif sont détruits à la fin de laGuerre d'indépendance espagnole (1808-1814), sur ordre de la Régence.

À partir de 1850, commence une période de fort déclin pour le château : la mairie vend les murs, loue l'intérieur comme zone de pâture et y autorise même l'installation d'un terrain de football. Finalement, en 1924, le château de Ponferrada est inscrit comme monument national, ce qui permet de freiner sa détérioration.


ARCHITECTURE

À la suite d'importantes modifications, le château de Ponferrada aujourd'hui n'a plus rien de templier.

L'enceinte du château a la forme d'un polygone irrégulier. On y distingue deux parties différentes : la partie nord, qui remonte au XIIe siècle, et le reste, qui a été construit principalement durant le XVe siècle mais dont certains ouvrages datent du XIXe et duXXe siècles. En des temps anciens, le château était entouré de douves, à l'exception du côté nord-ouest, où la rivière remplissait cette fonction.

À l'intérieur de l'enceinte, s'élève un ensemble de fortifications datant du XIIe siècle et d'origines templières : les restes d'une barbacane à l'entrée d'une cour fermée par la tour elliptique, une partie du chemin de ronde, une tour de trois étages, la tour du "Malvecino" ainsi qu'une autre tour caractérisée par une porte en arc brisé, de grande valeur artistique.

La façade nord-est comporte un parapet courant qui se termine à la tour du "Monclín" dont la base forme un hexagone irrégulier. Au-dessous, une nouvelle ronde défendait le souterrain qui reliait le château à une citerne située dans une tour de guet.

La porte principale, en maçonnerie, se composait de deux grandes tours flanquées d'un arc de grande amplitude. Derrière cet arc se dressaient des portes donnant accès à la cour dans laquelle, à gauche, se trouvait le donjon, à partir duquel on accédait à la place d'armes désormais couverte de décombres.

Avant d'entrer dans la cour, se dresse une enceinte défensive qui conduit à la tour "Cabrera" (du chevrier), située au sud et communicant avec la première ligne défensive du côté est. En son centre s'élève une tour semi-circulaire, où étaient situés les magasins et qui faisait le lien avec la deuxième ligne défensive. Le chemin de ronde continue jusqu'au nord, traversant une autre tour carrée, avant d'accéder à la tour de Malvecino (qui date du XVe siècle).

Autour de la place d'armes, se trouvent de nouvelles dépendances adossées à une autre ligne défensive, comme la galerie dite "des carreaux de faïence", détruites et couvertes de décombres depuis que leurs murs ont été volés pour la construction d'un terrain sportif.

ETAT DE CONSERVATION

Dernièrement, plusieurs organismes publics ont fait d'importants efforts pour restaurer le château de Ponferrada, afin de lui rendre, autant que possible, son aspect imposant et le transformer en un attrait touristique.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 12:23

CHATEAU DE XIVERT



Le château de Xivert est une ancienne forteresse templière située dans l'actuelle commune d'Alcalà de Xivert, dans la communauté valencienne en Espagne.






DESCRIPTION GEOGRAPHIQUE


Forteresse templière de la province d'Aragon. Elle a été construite sur une colline rocheuse du côté ouest de la chaîne d'Irta, surplombant la plaine d'Alcala de Xivert.



Plan du château de Xivert (d/. Bazzana et Guichard)



DESCRIPTION


Le château comprend plusieurs parties appelées l'albacar ou basse cour, la saloquia et le raval. L'ensemble mesure environ 50 mètres de large et 70 mètres de long.

L'accès à la forteresse se fait par le raval au sud, une forte pente naturelle, et un chemin. Puis, un passage coudé permet d'accéder à la basse-cour close par un premier rempart. L'accès à la forteresse se fait par un deuxième accès coudé pratiqué dans la deuxième enceinte. À l'est de l'entrée se trouvaient les bâtiments. Il reste les traces du donjon, la chapelle et des bâtiments pour le service, ainsi que d'une ancienne citerne chrétienne.

L'alcabar a une large surface polygonale protégée par un mur percè de meurtrières. Au sud, il possède trois tours dont une tour carré très endommagée. Il disposait d'une citerne d'origine musulmane. Le village de Xivert qui entoure la forteresse, était protégé à l'est par un haut mur en pisé et par la roche naturelle sur les autres côtés.



Château de Xivert, rempart de l'albacar musulman, 1997.





Château de Xivert, cour du château templier, 2005.



HISTOIRE


Le château de Xivert fut donné à l'ordre du Temple en 1169 par Alphonse le Chaste alors qu'il était toujours occupé par les musulmans. Finalement, les Templiers en prirent possession au XIIIe siècle. Ils en firent le centre d'un bailliage et développèrent les agglomérations environnantes grâce à des chartes de peuplement (cartas de població). Alcalà de Xivert fut fondée en 1251, Alcocebre, Almedijar et Castellnou en 1261. Après la dissolution de l'ordre du Temple, la forteresse devint la propriété de l'Ordre de Montesa. Son importance diminua grandement après l'expulsion des Morisques en 1610 et il fut rattaché à la ville d'Alcalà de Xivert en 1632.



UNE COMMANDERIE

Une « baillie » de l'ordre du Temple correspondait à un ensemble de commanderies destinées à produire des ressources et réunir des fonds pour leur actions en Terre-Sainte. Xivert devint le chef-lieu de cette commanderie principale d'où était administré l'ensemble du bailliage le tout aux ordres du maître de la province d'Aragon et de Catalogne.


• Bernard de Bort : 1238
• Guilhem Almoravid : 1243
• Bertrand de Lunel : 1244
• Argol : 1245
• Guilhem de Prades : 1251-1257
• Arnoul de Castelvi : 1272
• Bernard de Pineda : 1286-1287
• Lope Sanchez de Berga : c.1289
• Ramon de Sand Daniel : 1289-1294


ETAT DE CONSERVATION

Le château de Xivert est en ruine. Des fouilles archéologiques ont mis au jour les fondations de la chapelle, des écuries et la cuisine.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 16:31








• Tomar
• Penamacor
• Monsanto
• Almoural
• Sabugal




Ces forteresses servaient d'abord à protéger les frontières avec les royaumes musulmans et certaines furent perdues ou échangées contre d'autres terres. Au fur et à mesure que ces frontières progressaient vers le sud de la péninsule (Reconquista), les templiers, qui avaient également pour mission de coloniser les territoires, établirent des commanderies. Certaines forteresses devinrent donc des commanderies.






Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Ven 11 Nov - 23:23, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 16:59

Tomar


Portugal, district de Santarem, ville de Tomar



Le château et le couvent du Christ de Tomar sont des vestiges historiques et artistiques relatifs à la présence des Templiers au Portugal.




Vue du château de Tomar avec le couvent de l'Ordre du Christ
à l'intérieur. La citadelle avec le donjon est au centre de l'image
et l'église ronde (avec un beffroi) est sur la droite




Origine





• 1er mars 1160 : Le Maître Gualdim Pais (ou Paez) entreprend la fondation du Castello de Tomar comme le rappelle une inscription commémorative placée au-dessus de la porte du donjon.
• La construction du château fut en grande partie réalisée avec des pierres prélevées dans la ville détruite d’Além da Ponte sise au bord du Nabão.
• Par ses dimensions considérables et ses monuments, le château de Tomar surpasse toutes les constructions militaires portugaises du Moyen Age.
. À l'intérieur de la forteresse se trouve le Couvent de l'Ordre du Christ qui regroupent tous les styles architecturaux pratiqués au Portugal entre les XIIe et XVIIIe siècles, témoin capital en particulier du style manuélin.

Le château de Tomar a été construit sur un emplacement stratégique, au-dessus d'une colline et à proximité du fleuve Nabão. Il possède un mur externe défensif de forme pentagonale et une citadelle (alcáçova) également fortifiée avec un donjon à l'intérieur. Le donjon, une tour centrale à vocation résidentielle et défensive, a été introduit au Portugal par les templiers, et celui de Tomar est parmi les plus anciens du pays. Une autre nouveauté apportée au Portugal par les templiers sont les tours rondes dans les murs externes, qui sont plus résistantes aux attaques que les tours carrées. Quand la ville a été fondée, la plupart de ses résidents ont vécu dans des maisons situées à l'intérieur des murs protecteurs du château.




Château et couvent des Templiers de Tomar, devenu en
1334 le siège de l'ordre des Chevaliers du Christ.




Histoire du château

• 1190 : A la tête d’une grande armée appuyée par les troupes des rois andalous, l’émir du Maroc assiège le château de Tomar où la population s’est réfugiée. Après six jours d’assaut, les Templiers tiennent encore fermement la place et causent de terribles pertes aux Maures, notamment lorsque ceux-ci réussissent à forcer la porte sud du château et à entrer par milliers dans l’enceinte extérieure. Menant une contre-attaque immédiate, les chrétiens les repoussent avec une telle fougue que la porte prendra le nom de « porte du sang ».
• 1194 : Voulant venger la mort de son père Abu Yaqoub Youssouf tué par les Chrétiens à la prise de Santarem, Yacoub Al-Mansour assiège Tomar devenue le siège de l’ordre du Temple. Mais après de lourdes pertes, les assaillants se retirent.
• 13 octobre 1195 : Mort du Maître Gualdim Pais ; Lope Fernandez lui succède. L’Ordre hérite des seigneuries de Pombal, Soure, Almourol, Zézéré, Céras, Cardige, Idanha, Monsanto, ainsi que des maisons à Braga, Santarem, Evora, Sintra, Lisbonne et Leiria.





• 1308 : Le pape Clément adresse à tous les souverains des royaumes chrétiens, et notamment au roi Denis du Portugal (1279-1325), la bulle Callidi serpentis vigil par laquelle il demande d’emprisonner les Templiers de son royaume après en avoir saisi tous les biens.
• Mais reconnaissant envers cette chevalerie pour les nombreux et loyaux services prêtés au royaume, le roi décida de sauver les Templiers menacés. Aucun d’entre eux ne fut inquiété et les biens de l’Ordre furent incorporés à la Couronne. Cette attitude souleva la colère du Pape et de Philippe le Bel.
• 1319 : Le roi Denis remplace l’ordre du Temple par l’ordre de la chevalerie de Notre Seigneur Jésus-Christ.
• 1356 : Tomar devient le siège central de l’ordre du Christ.




1. château – 2. Porte de Saint-Jacques – 3 Porte du Soleil – 4. Jardin
5. Donjon – 6. Tour de D.Catarina – 7. Tourelles – 8. Porte du Sang
9.  Tour de la Comtesse – 10. Tours -  11. Charola (Rotonde) –
12. Porte de S.Martinho




porte du Sang


• La fortification de Tomar comprend deux enceintes de murailles - l’une extérieure, l’autre en protection du donjon - et l’emploi conjoint de tours rondes et carrées.


• La cour du château s’étend depuis la Porte du Soleil jusqu’à la Charola située au nord-ouest.



porte del Sol


• Sur la partie la plus élevée de la colline, l’enceinte du donjon est marquée par des murs de grande hauteur d’où émerge le donjon lui-même.
• Au sud-ouest, à l’extrémité d’une autre volée de murailles (aujourd’hui disparues), s’élève la tour de la Comtesse.
• Deux autres murailles s’étendent vers le sud-est : elles sont renforcées de tours et de tours d’angle aux formes variées.


Le couvent du Christ



1 Terrasse – 2 Nef Manuéline – 3 Charola (Rotonde) – 4 Cloître du Cimetière
– 5 Cloître des Ablutions ou du Lavage – 6 Ruines des appartements royaux
– 7 Chœur de l’Eglise 8 Cloître Sainte-Barbe – 9 Cloître de l’Hostellerie –
10 cloître de D.João III



• Le Couvent du Christ réuni plusieurs styles d’architecture allant du XIIe au XVIIe siècles, tout en conservant un gothique et une exubérance décorative finale dite manuéline.
• La construction de ce Couvent s’est faite à partir de la Charola (rotonde) qui constituait primitivement la chapelle des Templiers.
• Puis furent érigés les Cloîtres du Cimetière et du Lavage.



cloître du lavage



cloître du cimetière


• Après 1529, le Couvent atteint sa dimension la plus significative avec la réforme des statuts de l’Ordre réalisée par D. António de Lisboa. Sont construits six autres cloîtres, des grands couloirs, des cellules, la cuisine, le réfectoire, des espaces d’entrepôts et des citernes.
• 1580-1640 : Troisième et dernière période de construction avec la fin des travaux du Cloître Principal et l’édification de la Conciergerie.



cloître de l'hostellerie




porte d'accès de la ville basse et la cour du château



La Charola (la Rotonde)

• Datant de la fin du XIIe, début du XIIIe siècle, la Charola est appuyée extérieurement sur de larges contreforts qui meurent en une terrasse crénelée.
• A l’intérieur, huit piliers supportent une construction octogonale à deux étages surmontés d’une coupole.



décoration du plafond



• Un déambulatoire à voûte annulaire sépare cet octogone du polygone extérieur à 16 côtés.
• La décoration exubérante - stucs, panneaux peints, statues - date du début du XVIe siècle.
• Le sol de la Rotonde est dallé et ne comporte qu’une seule sépulture, celle de D. António de Lisboa, décédé à Madrid en 1551.
• Lorsque le château devint le siège de l’ordre du Christ, cette chapelle connut de nombreuses modifications.

L'église, comme quelques autres églises du Temple en Europe, aurait été bâtie sur le modèle de la mosquée d'Omar à Jérusalem, que les croisés ont cru, à tort, être un vestige du Temple de Salomon.
La Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem pourrait également avoir servi de modèle




Vue de l’église ronde




voûte de la Rotonde



voute entre le choeur et la chapelle



L’église Santa-Maria-dos-Olivais

• L’église Santa-Maria-dos-Olivais (ou Santa-Maria-do-Olival) aurait été érigée simultanément avec le château (1160) sur les restes d’un monastère bénédictin.
• Ce majestueux sanctuaire fut mutilé pendant la période de la Renaissance ; on en retira la série des tombeaux des Maîtres de l’ordre du Temple et de l’ordre du Christ qui remplissaient ses nefs latérales.
• Aujourd’hui, quelques inscriptions funéraires restent incrustées dans les murs.



- 1195 : Frère Gualdim, maître des chevaliers du Temple de Portugal est
mort le 13 octobre 1233 de l’ère ibérique. Avec plusieurs autres
[compagnons], il occupa [peupla] le château de Tomar. Qu’il
repose en paix.






- 1212 : Prude, illustre, chaste, vertueux et généreux, repose ici
honorable Gomez, de la docte milice du Temple. Qu’il soit béni.
Ici… du roi… faire la guerre aux Maures… … courageux à la
guerre… blessure mortelle…




- 1308 : Ici gît le seigneur Lourenço Martins qui fut maître du
Temple du royaume de Portugal et mourut le 1er mai 1346 de l’ère.




ETAT DE CONSERVATION

Le couvent du Christ de Tomar est inscrit au patrimoine de l'UNESCO depuis 1983.


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 17:39

CHATEAU D’ALMOUROL



Le château d'Almourol (portugais : Castelo de Almourol), érigé en 1171 par Gualdim Pais, maître de la province du Portugal (Templiers), se trouve sur une petite île rocheuse au milieu du Tage au Praia do Ribatejo, Barquinha, Portugal. Il a servi de forteresse aux chevaliers de l'Ordre du Temple pendant laReconquista.







ORIGINE


La première occupation du site est ancienne. Les premiers Lusitaniens en auraient déjà fait une place forte à l'époque et ce site a été occupé depuis la Rome Antique jusqu'à la fin du Moyen Âge. Il est certain que lorsque les troupes portugaises sont arrivées sur les lieux, le château existait déjà et était alors appelé Almorolan.




Vue aérienne



LE CHATEAU ET LES CHEVALIERS TEMPLIERS



Le site a été confié aux chevaliers de l'ordre du Temple qui en ont fait une base pour leurs opérations entre le Mondego et le Tage. Comme ils étaient également chargés de la protection de la capitale d'alors, Coïmbra, le château a été reconstruit et les éléments architecturaux qu'ils y ont apportés sont toujours visibles à ce jour.




Entrée du château, vue de l'intérieur


Grâce à une épigraphe placée sur la porte principale, on sait que la reconstruction a été achevée en 1171, soit deux ans après la construction du château de Tomar. Il existe de nombreux points communs entre ces forteresses qui appartiennent au même style d'architecture militaire templière. Les deux châteaux sont construits selon une disposition quadrangulaire. Les remparts sont protégés par neuf tours circulaires et il y a également une tour servant de prison au centre de la structure.






Les dernières caractéristiques représentent deux innovations à l'architecture militaire portugaise apportées par les templiers. La prison qui n'apparaît à Tomar qu'au XIe siècle et qui représente le dernier rideau de défense templier, est inhabituelle dans les châteaux de la même époque. La tour prison du château d'Almourol possède trois niveaux et a été largement modifiée au long des siècles, même si elle garde d'importants témoignages de son architecture première. D'un autre côté, la conception de murs avec des tours de taille équivalente sur les côtés est une caractéristique apportée par les templiers dans la péninsule Ibérique.



Passage reliant plusieurs sections du château



Lorsque l'ordre du Temple fut dissous, les châteaux d'Almourol et de Tomar furent donnés à un nouvel ordre, l'ordre de la chevalerie de Notre Seigneur Jésus-Christ, aussi appelé Ordre du Christ, fondé le 14 mars 1319.


ABANDON ET RENAISSANCE DU CHATEAU


L'Ordre du Temple étant dissous et la Reconquista achevée, le château d'Almourol tomba dans l'oubli. Au cours du XIXe siècle, le château fut repensé en suivant un idéal chevaleresque et romantique du Moyen Âge. La plupart des éléments d'origine ont été détruits dans le but de créer un monument médiéval emblématique mais sans aucun témoignage réel de son passé.




Vue du Tage depuis le château





LE CHATEAU AU XXe SIECLE

Au cours du XXe siècle, le site a été remanié pour devenir une résidence officielle de la république. D'importantes rénovations ont été menées durant les années 1940 et 50 et eurent lieu dans ce château.





DE NOS JOURS

Aujourd'hui, Le château est en bon état de conservation. Il se trouve sur l'île Rio Tejo (Ilhota do Rio Tejo) dans la municipalité de Vila Nova da Barquinha et peut être visité gratuitement. Les visiteurs ont juste à payer un prix modique afin d'accéder au site en bateau.


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Dim 24 Avr - 20:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 18:13

CHATEAU DE SABUGAL




Le château de Sabugal est un château situé dans la ville de Sabugal, district de Guarda, au Portugal. Son donjon a donné son surnom au château Castelo das Cinco Quinas, château aux cinq côtés.

Dominant le bourg, sur un petit plateau de la serra de Malcata, il contrôle la traversée du Côa sur sa rive droite, d'où son importance dans l'Antiquité et au Moyen Âge.






HISTOIRE


• AVANT LA CONSTRUCTION DU CHATEAU


En accord avec les témoignages archéologiques, on suppose que le promontoire où se trouve le château et qui domine le cours du Côa, fut occupé dès la préhistoire où fut élevé un castrum.

Avec l'invasion romaine de la péninsule Ibérique, un réseau étendu de routes fut créé, l'une d'elles traversait le Côa sur cet accès. On pense que les Romains ont maintenu, sur ce même site, une petite garnison militaire pour contrôler et défendre la traversée du fleuve. Des siècles plus tard, le lieu fut fréquenté par les peuples germaniques et par les Musulmans, sans laisser de vestiges majeurs.





• LE CHATEAU MEDIEVAL

• À l'époque de la Reconquista chrétienne de la péninsule ibérique, les terres de Sabugal furent d'abord vraisemblablement conquises par Afonso Henriques(1112-1185) en 1160, puis aussitôt perdues au profit du royaume de León.


• En 1190, Alphonse IX de León créa la Municipalité de Sabugal, la ville fut fondée vers 1224, à la même époque une unité défensive fut installée.

• Intégrant le territoire de Ribacôa, conquis par Denis Ier de Portugal (1279-1325) sur le León, Sabugal reçut de ce souverain sa Charte en 1296 mais ce n'est qu'avec le traité d'Alcañices de 1297 que le territoire fut définitivement portugais. Le roi, à partir d'alors, chercha à consolider cette frontière, ordonnant la construction des châteaux de Alfaiates, Almeida, Castelo Bom, Castelo Melhor, Castelo Mendo, Castelo Rodrigo, Pinhel, Sabugal et Vilar Maior.


• Dans ce contexte furent commencés un agrandissement et une réforme de défense du château, les murailles furent renforcées par deux grandes tours dominées par un haut Donjon. Les travaux, racontés par Rui de Pina (Chronique de D. Dinis), furent terminés en 1303, sous la direction de Frère Pedro, du monastère d'Alcobaça.

• Sous le règne de Manuel Ier de Portugal (1495-1521), le château de Sabugal est mentionné par Duarte de Armas dans son Livre des Forteresses (vers 1509), après des nouveaux travaux finis en 1515, selon l'inscription du portail principal. Ce souverain concéda une nouvelle charte à la ville le 1er juin 1515.







DE LA GUERRE DE RESTAURATION A NOS JOURS

Lors de la Guerre de Restauration, on procéda à une modernisation de sa structure, peu après fut édifiée la fameuseTorre do Relógio (la « tour de l'Horloge »).

Au XVIIe siècle ici fut détenu le poète et chevalier Brás Garcia de Mascarenhas, connu pour ses aventures et son non moins fameux poème épique Viriato Trágico.
Au début du XIXe siècle, pendant la Guerre péninsulaire, les armées anglaises et portugaises en firent leur quartier général après avoir livré combat aux armées napoléoniennes qui battirent en retraite, sous le commandement du général André Masséna (avril 1811). Abandonné par la suite, la place d'armes servit de cimetière de la ville, de 1846 à 1927 environ. Les habitants utilisèrent ses pierres pour construire leurs maisons.






Au XXe siècle, en 1911, l'Église de Notre-Dame du château fut démolie. Plus tard, dans les années 1940, le processus de dégradation du monument fut suspendu grâce à l'intervention de la Direction Générale des Édifices et Monuments Nationaux (DGEMN), qui promu une grande campagne de travaux de rénovation et de reconstruction.


Entre 1993 et 1994 eut lieu une nouvelle restauration, cherchant à rendre au monument son aspect originel. Plus récemment, des fissures sur les murs et l'abattement partiel d'éléments d'une des tours de la barbacane et de quelques créneaux (1999), au XXIe siècle, obligea la DGEMN à lancer un concours pour la restauration et consolidation des murailles et tours du château, mais aussi la construction d'un amphithéâtre extérieur (2001).





CARACTERISTIQUES

Le plan du château est quadrangulaire. Le sommet des murailles est en pierre de taille de granit et en maçonnerie de schiste. L'accès au chemin de ronde se fait par quatre escaliers internes. Les murs sont renforcés par trois échauguettes solides aux angles, et par une quatrième au centre de la muraille côté sud-ouest. Ces échauguettes sont rehaussées de créneaux pyramidaux, tout comme le donjon, qui forme un pentagone et qui défend le portail principal. L'intérieur du donjon, de style gothique, est divisé en trois étages, aux plafonds voûtés et clefs de voûte ornées des blasons royaux.


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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 19:50

Château de Penamacor







Portugal, district de Castelo Branco, agglomération de Penamacor, à environ 55 km au nord-est de Castelo Branco, à 15 km de la frontière espagnole.

Perché au sommet d'une colline de 600 m d'altitude, la vieille ville médiévale de Penamacor occupe l'emplacement d'une ancienne forteresse datant de l'époque romaine.



Tour de l’horloge


Au cours de la Reconquista, la région de Penamacor fut conquise sur les musulmans par le roi Sancho 1er qui en fit don aux Templiers vers 1190. Gualdim Païs, maître de l'Ordre au Portugal à cette époque entama alors des travaux de rénovation et de reconstruction de cette forteresse.

En 1199, Sancho 1er octroya une charte établissant Penamacor comme cité. Cette charte sera confirmée en 1209.



Tour de Menagem

Avec le développement de la cité, en 1292, Alphonse III octroya à la ville le droit d'établir une foire. Sous le règne du roi Dinis, des travaux d'agrandissement de la muraille et la construction d'une tour prison furent entrepris. A la fin du 14ème siècle, une barbacane fut érigée pour compléter le système défensif du château.



muraille

Jusqu'au 18ème siècle, Penamacor sera d'une importance stratégique assez importante et notament lors de de guerre de Restauration de l'indépendance portuguaise jusqu'en 1739 lorsqu'un accident fera exploser la tour de la prison alors utilisée comme poudrière, la détruisant complètement ainsi qu'une bonne partie du château. A partir de cet instant, le site déclinera rapidement et la majorité des fortifications restantes seront démantelées par les habitants qui récupèreront les pierres pour les ré-utiliser pour leurs maisons.


Ancienne porte de la ville
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 20:17

Forteresse de Monsanto




Vue du village



Portugal, district de Castelo Branco, ville de Castelo Branco.

Monsanto se trouve au nord-est de la région de Idanha, sur la pente raide d'une colline, appelée la butte du "Mons Sanctus", qui s'élève brusquement de la plaine et culmine à 758 m en son point le plus haut. C'est une très ancienne place qui montre des traces de présence humaine depuis le paléolithique. On a trouvé des traces d'une forteresse lusitanienne au sommet du mont, ainsi que des traces d'occupation romaine, wisigothe et maure dans la plaine au pied de celui-ci.




Chemin menant à la forteresse





Le roi Afonso Henriques a conquis Monsanto sur les Maures et en 1165, en fait don aux Templiers qui reconstruisent le château sous les ordres de leur maître au Portugal, Gualdim Païs.
Afonso Henriques donna la première charte au village en 1174 et celle-ci sera confirmée à deux reprises, par Sancho 1er en 1190 et par Afonso III en 1217.

Le roi Sancho 1er fait reconstruire et fait repeupler la forteresse qui a subi des dégâts dans la guerre contre le royaume de Léon. En 1308, le roi Dinis octroye une charte qui autorise la tenue d'une foire à côté de la chapelle de "São Pedro de Vir-a-Corça" située dans un hameau dans la plaine au pied de la colline.


Eglise Saint-Michel (Sao Miguel) et son « clocher »


En 1510, le roi Manuel 1er, octroie à la cité une charte lui donnant statut de ville. Au milieu du 17ème siècle, Luis de Haro, ministre du roi d'Espagne Philippe IV tente d'assiéger la place de Monsanto, mais sans succès. Plus tard, au début du 18ème siècle, le Duc de Berwick tentera aussi d'assiéger Monsanto, mais l'armée portuguaises commandée par le Marquis de Minas détruira l'armée des envahisseurs sur les pentes de la colline.

Au 19ème siècle, l'imposant château sera partiellement détuit par l'explosion d'un entrepôt de munitions.

Aujourd'hui, outre le pittoresque petit village accroché sur la colline au pied de la forteresse, les vestiges de la forteresse valent à eux seuls un voyage là-bas. On peu notament y voir les ruines de la chapelle de Saint Michel, datée du 12ème siècle, ainsi que son cimetière, creusé à même la roche.




Mur d’enceintes






Cour du chateau





Cour de la maison des gouverneurs





Puits dans la cour du chateau
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 21:34









• Eglise du Temple (Londres)
• Baldock
• Lannock
• Temple Dinsley
• Garway
• Rothley
• Shipley
• Denny Abbey







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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 21:50

Eglise du Temple (Londres)



L'église du Temple (Temple Church en anglais ) est une église du XIIe siècle, située à Londres entre Fleet Street et la Tamise, construite par et pour les chevaliers du Temple. Depuis 1608, elle sert de chapelle aux deux Inns of Court londoniennes (Inner Temple et Middle Temple), qui sont des institutions de formation professionnelle pour les avocats et les juges (apparentés aux Instituts d'études judiciaires français). Elle est célèbre pour sa nef ronde et pour ses tombeaux à gisant. Elle a été fortement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale mais a été en grande partie reconstruite. Le quartier entourant l'église du Temple est connu sous le nom de "Temple" et se situe d'ailleurs tout près de la station de métro du même nom.





HISTOIRE



• Construction


Au milieu du XIIe siècle, avant la construction de l'église, les chevaliers du Temple se réunissaient à Old Temple, premier siège des templiers à Londres, situé à High Holborn aux limites ouest de la Cité de Londres, dans un bâtiment établi dès 1128 par Hugues de Payns.

En raison de la croissance de l'Ordre, le site est devenu trop étroit et, vers 1160, l'ordre a acheté le terrain où se situe actuellement l'église, afin d'y implanter son siège en Angleterre dans un grand complexe monastique, le Temple de Londres. En plus de l'église, la nouvelle enceinte comportait à l'origine des résidences, des équipements pour la formation militaire ainsi que des aires de repos pour les frères novices et les militaires, qui n'avaient pas l'autorisation d'entrer dans la ville sans la permission du maître du Temple.



1. Gisants des chevaliers ; 2. Fonts baptismaux ; 3. Inscription
commémorative de l’inauguration de 1185 ; 4. Couvercle de cercueil
du XIIIe siècle ; 5. Monument de Plowden ; 6. Escalier d’accès à la
cellule pénitencière ; 7. Retable ; 8. Piscines ; 9. Gisant de Bishop ;
10. Chaire ; 11. Stalle du trésorier du Middle Temple ; 12. Stalle du
trésorier du Inner Temple ; 13. Tombe en laiton ; 14. Tribune de
l’orgue ; 15. Monument de Martin ; 16. Tombe de Selden ;
17. Porche sud ; 18. Crypte ; 19. Site de la chapelle Sainte-Anne ;
20. Porche ouest ; 21. Cercueils anciens en pierre







L'église comporte deux parties : la nef, appelée l'église ronde (« the Round » en anglais), et le chœur rectangulaire contigu, établi un demi-siècle plus tard, appelé « the Chancel » en anglais. En accord avec les traditions de l'ordre, la nef de l'église a été construite sur un plan circulaire s'inspirant du modèle de l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. La nef a un diamètre de16 mètres 76 et est entourée par les toutes premières colonnes de marbre de Purbeck, qui sont en fait en calcaire poli. Il est probable que les murs et les têtes grotesques qui ornent l'église aient été peints en couleurs à l'origine. L'église a été inaugurée le 10 février 1185, lors d'une cérémonie présidée par Héraclius, patriarche de Jérusalem. On pense qu'Henri II était également présent lors de la consécration.



La nef de l'église du Temple de nos jours.


• 1185-1312


L'Ordre du Temple était très puissant en Angleterre, le maître du temple siégeait au parlement comme primus baro(premier baron du royaume). L'enceinte de l'église était régulièrement utilisée comme résidence pour les rois et les légatsdu pape. Très tôt, le Temple a également servi de banque de dépôt, parfois en dépit des aspirations de la Couronne qui aurait souhaité pouvoir saisir les fonds des nobles qui avaient confié leurs richesses au Temple. L'indépendance et la richesse de l'ordre dans toute l'Europe sont d'ailleurs considérées par la plupart des historiens comme l'une des principales causes de sa chute.



Gisants en marbre de chevaliers (XIIIe siècle).



En janvier 1215, Guillaume le Maréchal (qui est enterré dans la nef auprès de ses fils, sous l'un des neuf gisants de marbre des chevaliers du XIIIe siècle) servit de négociateur au cours d'une réunion dans le temple entre le roi Jean d'Angleterre et les barons, qui exigeaient que le roi confirme les droits qui leur avaient été assurés par la charte des libertés proclamée par Henri Ier d'Angleterre. Guillaume le Maréchal jura, au nom du roi, que les réclamations des barons seraient traitées durant l'été, ce qui mena à la signature par Jean de la Magna Carta en juin.

Plus tard, Guillaume le Maréchal devint régent durant le règne du fils de Jean, Henri III d'Angleterre. Par la suite, Henri exprima le souhait d'être enterré dans l'église. C'est pourquoi, au début du XIIIe siècle, le chœur de l'église fut démoli pour y construire une nouvelle structure plus grande. L'église fut consacrée le jour de l'Ascension de l'an 1240 et comporte un vaisseau central et deux collatéraux de largeur identique. La hauteur de la voûte est de 11 mètres.

Henri III avait émis le souhait de se faire enterrer dans l'église, mais modifia ensuite ces dispositions et se fit inhumer dans l'abbaye de Westminster. En 1810, lors de l'ouverture du beau gisant d'évêque en marbre de Purbeck situé dans le collatéral sud du chœur, généralement attribué à Sylvester d'Everdon, on trouva à côté des restes d'un adulte, les ossements d'un jeune enfant, qui furent attribués à un jeune fils de Henri III.

Dans l'angle nord-ouest du chœur, un escalier mène à la cellule pénitentielle, où on aurait laissé mourir de faim Walter-le-Bacheler, Grand Précepteur d'Irlande.


• Saisie par la Couronne


Après la dissolution de l'Ordre du Temple lors du Concile de Vienne en 1312, Édouard II se vit confier les biens de l'Ordre, dont l'église faisait partie. En 1324, elle fut finalement transférée à l'Ordre de l'Hôpital, qui loua le temple à deux sociétés de juristes, devenues l'Inner Temple et le Middle Temple, deux des quatre Inns of Court, institutions de formation professionnelle destinées aux avocats (barristers).


• XVIe   XIXe siècles


• En 1540, l'église redevient propriété de la couronne lorsque Henry VIII supprime l'Ordre de Malte en Angleterre et confisque ses propriétés. Henry désigne le prêtre de l'église sous l'ancien titre de « maître du temple ». Dans les années 1580, l'église fut la scène de la « bataille des pupitres », un conflit théologique entre les calvinistes et des défenseurs de l'église d'Angleterre. C'est à ce moment-là que William Shakespeare mit en scène, dans la première partie de sa pièce Henri VI, le jardin de Temple comme décor de la scène fictive de la cueillette de deux roses, au début de la guerre des Deux Roses au XVe siècle. En 2002, cette pièce a été commémorée par la plantation de nouvelles roses blanches et rouges dans les jardins modernes.

• À la suite d'un accord conclu par Jacques Ier d'Angleterre en 1608, les deux Inns of Court obtiennent le droit perpétuel d'utiliser l'église comme leur chapelle, ce qui est toujours le cas actuellement. En contrepartie elles doivent en assurer l'entretien. Les membres de l'Inner Temple occupent la partie sud du chœur, tandis que ceux du Middle Temple en occupent la partie nord.


• L'église est restée intacte lors du grand incendie de Londres en 1666. Néanmoins, elle a été rénovée par Christopher Wren, qui a fait des modifications importantes à l'intérieur, notamment par l'édification d'un retable et l'introduction, pour la première, fois d'un orgue dans l'église. L'église a de nouveau été rénovée en 1841 par Sydney Smirke et Decimus Burton, qui ont décoré les murs et les plafonds dans le style néogothique, de façon à essayer de redonner à l'église son aspect originel.



Intérieur de l'église du Temple au début du XIXe siècle.



• Seconde guerre mondiale


Le 10 mai 1941, au plus fort de la bataille d'Angleterre, lors d'un raid aérien allemand des bombes incendiaires furent larguées sur le toit de l'église. Sous l'effet du vent, le feu se propagea rapidement à la nef et à la chapelle. L'orgue et tous les éléments en bois de l'église, y compris ceux ayant fait l'objet des rénovations victoriennes, furent détruits et les colonnes de marbre de Purbeck du chœur se fissurèrent en raison de la chaleur intense. Bien que ces colonnes soutinssent encore la voûte, elles furent jugées défectueuses et remplacées par des reproductions. Les colonnes originelles avaient une légère inclinaison, un caprice architectural qui fut reproduit sur les colonnes de rechange. Pendant la rénovation, le retable conçu par Christopher Wren au XVIIe siècle, enlevé en 1842 et exposé au Bowes Museum, retrouva son emplacement d'origine en 1953. À l'issue des travaux, l'église fut reconsacrée en novembre 1958.



SITUATION ACTUELLE


L'église du Temple continue à tenir des offices réguliers, y compris la communion sainte le dimanche matin. On y célèbre également des mariages, mais seulement pour les membres des deux Inns of Court, Inner Temple et Middle Temple. L'église du Temple leur sert, en effet, de chapelle privée. Elle a toujours été un lieu de culte royal, aussi les choristes ont le privilège de porter des soutanes écarlates. Cela signifie que l'église est sous l'autorité de la couronne, et pas sous celle de l'évêque de Londres. Pour autant, les relations actuelles avec l'évêque de Londres sont très bonnes et il assiste régulièrement aux événements et aux services de l'église.


• La musique à l'Eglise du Temple


• L'église offre régulièrement des chorales, des récitals d'orgue. Elle a accueilli un certain nombre d’organistes célèbres, y compris John Stanley, organiste et compositeur désigné en1734. Dans la tradition anglaise, le chœur de la cathédrale a été établi dans l'église du Temple en 1842 sous la direction d’E. J. Hopkins, et il a rapidement gagné une solide réputation. Hopkins a été remplacé comme organiste et directeur du chœur en 1897 par Henry Walford Davies puis par Georges Thalben-Ball qui est resté à ce poste de 1923 à 1982.

• En 1927, le chœur du temple sous la direction de Thalben-Ball est devenu célèbre dans le monde avec son enregistrement de Felix Mendelssohn, Entend ma prière, comprenant le solo chanté par Ernest Lough, "O for the Wings of a Dove". C'est devenu l'un des enregistrements les plus populaires pour un chœur d'église, et il s'est vendu énormément tout au long duXXe siècle, devenant disque d'or (un million de copies) en 1962, atteignant 6 millions d'exemplaires aujourd'hui.
• John Birch a succédé à Thalben-Ball en 1982. Le directeur musical actuel, Stephen Layton, a été nommé en 1999 et devait être remplacé en septembre 2006 par James Vivian.

• Le chœur continue d'enregistrer et de se produire, en plus des services réguliers à l'église du Temple. Exclusivement masculin, il se compose de 18 jeunes garçons étudiants à la City of London School et de 12 adultes professionnels. Ils se produisent chaque semaine aux services de dimanche, ainsi qu'à l'occasion de services spéciaux, tels que le service mensuel de communion, qui se déroule le dernier dimanche de chaque mois. En 2003, le chœur a donné en première mondiale l'épopée de John Tavener "le voile du temple", qui a duré plus de sept heures. L'année suivante, le chœur s'est produit au festival de Lincoln à New York. Une version de ce concert a été donnée la même année lors du bal des étudiants The Proms. L'église possède deux orgues : un orgue de chambre construit par Robin Jennings, en 2001 et un orgue manuel de Harrison & Harrison. L'excellente acoustique de l'église du Temple a également attiré des musiciens n'appartenant pas à l'église, tel que Paul Tortelier qui y a enregistré les suites complètes pour violoncelle de Bach en 1983.


L'orgue de l'église du Temple.






Porte d’entrée
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Dim 24 Avr - 22:06

COMMANDERIE DE BALDOCK
Eglise saint-Marie (Baldock)



La commanderie de Baldock est une ancienne commanderie de l'Ordre du Temple à partir de laquelle s'est construite la ville de Baldock.



Eglise Sainte Marie à Baldock, à l'intersection de
Church street et de Hitchin street, façade Sud




DESCRIPTION GEOGRAPHIE

Le siège de la commanderie se trouvait à l'emplacement de l'église Sainte-Marie (Church St. Mary The Virgin), à l'intersection de Church street et de Hitchin street. Ne pas confondre avec St Mary's Church of England Junior School au sud-est de cette dernière.



HISTORIQUE


Vers 1142, les templiers reçoivent en donation une partie des terres du manoir de Weston appartenant à Gilbert de Clare dit Strongbow. Ils y fondent la ville de Baldock puis à partir de 1199, obtiennent le droit de détenir un marché et d'organiser une foire annuelle contribuant ainsi à l'essor de ce nouveau territoire2. Une enquête datant de 1185 mentionne déjà la présence d'un orfèvre, d'un vigneron, et d'un marchand de tissu ainsi qu'un charretier, cinq forgerons, un tanneur, un maçon et six tisserands. Ils possédaient également le droit de haute justice en qualité de seigneurs du lieu et avaient érigé une potence comme en atteste une pendaison répertoriée en 1277.

ORGANISATION

Cette commanderie faisait partie de la baillie dite de Weston dont le chef-lieu a été identifié comme étant le manoir de Lannock.



Eglise Sainte Marie à Baldock, clocher du XIVe siècle




Porche côté Nord, réalisation récente



façade Nord, XIVe siècle




façade Est, XIIIe siècle
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 8:09

COMMANDERIE DE LANNOCK
Manoir de Lannock

La Commanderie de Lannock est un manoir situé dans le comté de Hertfordshire (Nord-Est de Londres). Les documents anciens l'appellent aussi « Langenache » ou « langnock ».
D'abord possession templière, ce manoir fut transféré à l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem lorsque l'ordre du Temple fut dissous.



Église de la Sainte Trinité, possession de la commanderie


HISTORIQUE


Le manoir et la chapelle proviennent d'un don fait aux Templiers par le premier comte de Pembroke, Gilbert de Clare. Celui-ci étant décédé en 1148, cette donation est donc antérieure à cette date. La dévolution du Manoir et de ses possessions aux Hospitaliers ne se fit que vers 1324, l'exploitation des biens templiers ayant été assurée par la couronne d'Angleterre entre 1309 et cette date.
D'après R. Aubert, « il ne semble pas que la maison soit jamais devenue une préceptorie. Le revenu était estimé à £ 28 au début du XIVe siècle. » donc au moment de la dissolution de l'Ordre. À l'opposé, Evelyn Lord affirme que c'était le chef-lieu de la baillie du Hertfordshire dite de Weston.

Le manoir devait avoir une certaine importance puisque les Hospitaliers y assignèrent un chapelain.

Intégrée au domaine royal vers 1540, elle fut rapidement donnée par Henri VIII à Sir Michael Dormer (1544)


POSSESSIONS

Selon Evelyn Lord, pendant la période templière ce manoir était le chef-lieu de la baillie de Weston comprenant:
• des possessions antérieures à 1185:
• La commanderie de Baldock (qui fournissait les principaux revenus)
• Quelques terres à Buckland
• Des biens à Edworth (Bedfordshire), don deRoger Fitz Bernard
• Des terres et des bâtiments à Preston , la commanderie de Temple Dinsley
• L'église de la Sainte-Trinité, à l'écart au sud-est deWeston
• Des possessions acquises au XIIIe siècle: (autour deHertford)
• Des terres à Sacombe , reçues en 1253, parRocelin de Fos, alors maître de la province d'Angleterre
• Le manoir de Temple Chelsing (commanderie), situé entre Tonwell et Wadesmill
• Un manoir à Bengeo

À noter qu'à partir du XIIIe siècle, un grand nombre de chapitres réunissant les dignitaires de la province d'Angleterre se sont tenus à Temple Dinsley, ce qui laisse à penser que cette commanderie occupait un rôle central, supplantant Lannock.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 8:33

COMMANDERIE DE TEMPLE DINSLEY



La Commanderie de Temple Dinsley est une ancienne commanderie située dans le comté de Hertfordshire (Nord-Est de Londres). Les documents anciens l'appellent aussi « Deneslai ».

D'abord possession des templiers, ce manoir fut dévolu aux hospitaliers lorsque l'ordre du Temple fut dissous.


HISTORIQUE


À l'époque d'Édouard le Confesseur, le manoir Temple Dinsley appartenait à Harold II d'Angleterre, avant d'être séparé en deux après son décès (1066). Il fut de nouveau réuni du temps de Guillaume le Conquérant, qui le donna à Ilbert, son shérif avant d'être intégré au manoir d'Hitchin. Temple Dinsley semble avoir fait partie de la donation faite à Guy de Balliol par Guillaume le Roux au XIIe siècle. Et c'est à Bernard de Balliol , son héritier que l'on doit les premières donations aux templiers



LES TEMPLIERS


L'année de la première donation aux templiers n'est pas connue avec certitude, mais celle-ci pourrait avoir été faite en 1147. En effet, dans un chapitre de l'Ordre du Temple qui s'est tenue à Paris et auquel assistait le pape Eugène III (1145-1153), Bernard de Balliol fit don des terres de Wedelee, situées à Dinsley. Lors de ce même chapitre, des accords furent pris pour la participation à la seconde croisade, qui débuta en 1147. Cette donation fut ensuite confirmée par le roi Étienne d'Angleterre, qui y ajouta deux moulins avec la terre et les hommes qui en faisaient partie3. L'année de la fondation de la commanderie n'est pas davantage connue avec exactitude, mais elle est antérieure à 1200, année pendant laquelle un chapitre y fut tenu.

Avant le XIIIe siècle, l'administration des biens templiers dans cette région semble se faire à partir du manoir de Lannock, car l'enquête demandée par le maître de province Geoffroy Fitz-Stephen en 1185, mentionne la baillie de Weston qui englobait leurs possessions dans l'Hetfordshire, et à fortiori dans le Bedfordshire.

Vingt-deux templiers interrogés au cours du procès de l'ordre du Temple en Angleterre sont mentionnés comme ayant fait leur entrée dans l'ordre en ce lieu, le plus souvent en présence du maître de la province d'Angleterre qui y tenait régulièrement le chapitre annuel de cette province. On dénombre également six templiers emprisonnés dans le comté d'Hertford dont trois qui provenaient des commanderies de ce comté : Richard Peitevin, Henry Paul et Robert de la Wole, le premier ayant été arrêté à Temple Dinsley.


LES HOSPITALIERS



Les hospitaliers eurent beaucoup de mal à s'approprier les biens du Temple en Angleterre et il faudra attendre 1324 pour que le parlement anglais reconnaisse leurs droits, malgré la bulle Ad providam qui date de 1312. Temple Dinsley est de nouveau mentionnée en 1330 lorsque le prieur hospitalier Archer , lègue à vie cette propriété à un certain William Langford. Ce dernier en étant toujours le propriétaire en 1338. Ce n'est qu'après sa mort que les hospitaliers ont véritablement occupé les lieux en pleine propriété.

Au XVIe siècle, la réforme protestante entraîne la suppression de la Langue d'Angleterre par le roi Henry VIII (1540) et l'annexion de tous leurs biens par la couronne. Puis en mars 1542, le manoir de Temple Dinsley est légué à sir Ralph Sadleir  qui y installe son fils, Edward.



DU MILIEU XVIe SIECLE  A NOS JOURS



Temple Dinsley est resté dans la famille Sadleir jusqu'en 1712, année de sa vente par Edwin Sadleir à Benedict Ithell of Chelsea. Il demeura dans cette famille jusqu'en 1767 avant d'être légué à un certain Thomas Harwood, serviteur de cette famille. Ce dernier le transmit à son neveu Joseph Darton, puis il a appartenu à un certain Mr. H. G. Fenwick au début duXXe siècle, avant de devenir l'actuel Princess Helena College.



COMMANDEURS

• Commandeurs templiers
Période de 1147 -1308
• Fr. Richard Fitz-John : c.1255
• Fr. Ralph de Malton : c. 1301
• Fr. Robert de Torville : 1308

• Administrateur de la couronne d’Angleterre
Période 1309-1338

• Raph de Monchensey and John de Kyreton : 1309
• Seigneurs d’Hitchin ? : ? – 1324
• William Langford : 1330-1338

• Commandeurs hospitaliers
Période ? - ?-
• John Dalton : 1380-1389
• John Tong : 1498 – Précepteur de Ribston (Ribston Hall, Yorkshire du Nord) et du Mont Saint-John.


POSSESSIONS

Parmi les possessions connues et rattachées à cette commanderie, on notera pour la période templière:
• Le manoir de Charlton  (alias Moremead) au sud d'Hitchin.
• Un certain nombre de biens dans le Bedfordshire qui figurent dans l'enquête de 1185 et que l'on retrouve dans les registres hospitaliers au XVe siècle:

• Des terres à Millbrook , donation deRobert de Aubeni
• Des terres à Sharnbrook ,
• Des terres à Edworth , Langford et Sandy mais ils les louaient à des tiers et n'en tiraient que des revenus.
• Peut-être une église à Maulden  car ils en percevaient l’aumône
• Mais aussi des biens dans le Cambridgeshire comme à Hatley également loués

Voir également les commanderies de la baillie de Weston qui figurent sur la carte, mais sans leurs possessions détaillées.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 9:09

COMMANDERIE DE GARWAY





SITUATION GEOGRAPHIQUE

Garway est une commune dans le Sud-Ouest du comté d’Herefordshire (Midlands de l'Ouest), Angleterre. Elle est située à flanc de coteau au-dessus du fleuve Monnow, à environ 10 kilomètres au nord-ouest de Monmouth.



Garway - Dessin commanderie- par John Yarnold




HISTORIQUE

Les chevaliers templiers reçurent du roi Henri II de la terre à Llangarewi en 1180. Les moines guerriers ont immédiatement reconstruit l'église saxo-celtique sur le modèle circulaire habituel, imitant ainsi l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Le chœur a survécu mais la nef circulaire a été seulement retrouvée suite à des fouilles. La tour a été construite plus tard comme une place forte pour sécuriser l’endroit lors des incursions des Gallois. Les chevaliers ont construit leur commanderie à l'emplacement de la ferme actuelle de l’église et le revenu de ce manoir a beaucoup aidé le financement des campagnes en Terre sainte. L'endroit était si important qu'il a même reçu la visite de Jacques de Molay, maître de l’ordre, en 1294.



Plan de la commanderie



Toutes les possessions templières du sud du Pays de Galles, bien que limitées en nombre et en importance, étaient administrées à partir de la commanderie de Garway.

Cependant, lorsque les templiers d'Angleterre furent arrêtés en 1308, la commanderie de Garway fut confisquée puis dévolue aux hospitaliers (de Dinmore ) en 1312 mais ces derniers ne réussirent à en prendre possession qu'en 1326.




L’EGLISE DE GARWAY




Vue de la chapelle



L'église de Garway est située à l’ouest de la paroisse. La première preuve d'un monastère sur cet emplacement date du VIIe siècle, mais c’est avec l'arrivée des chevaliers templiers en 1180 que l'histoire de Garway se précise. Les templiers y construisent une hutte en l'honneur du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Les fondations trouvées lors des fouilles d'une partie de l'église ronde peuvent être observées du côté nord de l'église actuelle, et l'originale voûte découpée du chœur demeure. La majeure partie de l'église actuelle – qui n’est plus ronde - date probablement du XIIIe siècle, y compris la tour massive qui était par le passé séparée du bâtiment principal. Il y a de nombreuses sépultures à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment comprenant un « homme vert », une épée (peut-être templière), un poisson et un serpent.



Intérieur de la chapelle



L'église de Garway est importante dans la communauté locale et, en plus des services religieux réguliers, elle est utilisée pour beaucoup d'autres évènements.




Intérieur de la chapelle




Intérieur de la chapelle



Garway: fondations de la chapelle circulaire
- photo par John Yarnold





ETAT

Il ne reste aujourd'hui que la tour et la chapelle.
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 9:42

COMMANDERIE DE ROTHLEY



Grande Bretagne, Angleterre, région des EastMidlands, dans le Leicestershire, à 10 km au nord de Leicester et 10 km au sud-ouest de Nottingham.




Extérieur de la chapelle




En 1203, les Templiers étaient déjà propriétaires à Rothley, car à cette date, le roi Jean Sans Terre confirme une donation de terre faite par John de Harecourt. Vers1218-1219, ce même John de Harecourt fait une nouvelle donation de 10 acres de terre à l'Ordre qui étend ainsi son domaine.



Porte d’entrée de la chapelle


Mais c'est vers 1231 que l'on parle d'une commanderie, date à laquelle le roi Henry III fait don à l'Ordre du manoir et des droits d'usage de l'église de Rothley.


La commanderie se développe rapidement, agrandit son domaine, compte plusieurs moulins, cinq chapelles et des granges dans les hameaux de Baggrave et Gaddesby.


Les revenus générés par les moulins sont envoyés aux chevaliers installés à Acre.



Intérieur de la chapelle


En 1309, un invertaire établi après l'arrestation des Templiers en Angleterre, mentionne que la commanderie possède un cheptel de plus de 350 moutons et brebis.



Entrée vers la chapelle principale.

Le terrain de la commanderie est actuellement occupé par un hotel et le seul vestige de l'époque encore visible est la chapelle qui est restée inchangée.



Elément de décoration


Au plus haut de son dévellopement, la commanderie était composée d'une chapelle, d'une grande maison, d'un dortoir, d'étables, d'une cuisine, de greniers, d'une boulangerie et d'une brasserie.


En 1285, l'Ordre a reçu la permission d'organiser un marché hebdomadaire et une foire annuelle dans le village de Rothley.



Elément de décoration



Fonds baptismaux


Commandeurs Templiers

• Stephen of todmershe : ?
• John Feversham : ?
• Walter of Ewenightewith : ?
• William of Wald : ?
• Alexander Blundus : ?
• William of Colewell : ?





Morceaux d’une pierre tombale



Colonne « saxonne » ? dans le cimetière
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 10:10

COMMANDERIE DE SHIPLEY




Vue générale de l’église



Grande-Bretagne, région du South-east England, dans le West Sussex, à environ 50 km au nord-est de Chichester.

L'église Sainte-Marie de Shipley est sans doute l'une des plus anciennes églises templières dans le pays. La nef, la tour et le choeur ont été érigés vers1140, soit environ 12 ans après la première visite d’Hugues de Payns en Angleterre.



Portail latéral


Vers 1139, Philip de Braose, seigneur de Bramber, confirme la donation d'un manoir et de terres faites à l'Ordre du Templepar son neveu Philippe de Harcourt en 1135. Ce manoir et ces terres seront à l'origine de la commanderie de Shipley.



Portail d’entrée


Shipley avait une vocation presque exclusivement agricole. Son nom vient du vieil anglais "scēaplēah" qui signifie un endroit où l'on garde les moutons. Encore actuellement, le village est en endroit calme et tranquille de la campagne anglaise et l'église fonctionne toujours comme église paroissiale.


L'église est connue pour son architecture romane et particulièrement l'arche décorée du portail ouest et les encorbellements des arches supportant la tour du clocher. Dans le magnifique porche en bois situé à l'entrée sud de l'église, se trouve dans un coin un pilier d'amarrage en pierre qui fut sans doute utilisé par les Templiers pour la navigation sur les rivières entourant le site. Plusieurs traces de la commanderie sont encore visibles, comme les fossés situés au nord et à l'est de l'église, ainsi que le vivier au sud-est.



Vue intérieur de l’église




Vue intérieur


Lors de l'arrestation des Templiers, l'inventaire de la propriété conservé dans les archives du comté montre une importante liste d'ustensiles de cuisine ainsi que des outils de ferme, quelques pièces d'armure, 20 cuillers en argent, un inventaire du cheptel et le livre des Rois.

Après la suppression de l'Ordre, les Hospitaliers prirent possession de Shipley qu'ils gardèrent jusqu'à la Dissolution.



Vue général de l’église
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 11:02

COMMANDERIE DE DENNIS ABBEY







Grande Bretagne, Angleterre, région d’East England, dans le Cambridgeshire, à environ 10 km au nord de Cambridge.

Denny fut l'un des deux hôpitaux de l'Ordre en Angleterre qui nous sont connus, l'autre se trouvant à Eagle, près de Lincoln.

Le commandeur des lieux est mentionné dans les archives sous le vocable de Custos Infirmorum et devait avoir des connaissances en médecine.
Lors de fouilles effectuées sur le site, on découvrit des sépultures montrant des squelettes avec des marques de maladies dégénératives et des problèmes articulaires qui ont pu être causés par les entraînements durs et répétitifs subis par ces chevaliers.

La sépulture découverte près de la porte ouest montre une caractéristique peu habituelle : le corps fut enseveli avec un calice en étain et un disque en plomb décoré d'une croix géométrique. Cette tombe fut sans doute celle d'un prieur du Temple.


Vue arrière


D'après les sources, la première construction présente sur ce site fut une église bâtie par des moines de l'Ordre des Bénédictins en 1159.

En 1170, l'église fut vendue aux Templiers. Les circonstances de cette transaction ne sont pas clairement établies, mais il pourrait que ce soit en paiement d'une dette. Suite à cette vente, Denny fut la première implantation templière en Cambridgeshire.

Lorsqu'ils prirent possession de l'église bénédictine, les Templiers y ajoutèrent un bâtiment qui deviendra par la suite la maison de retraite, mais aussi un hôpital pour les vétérans de l’Ordre.

Peu après, les Templiers commencèrent à construire des bâtiments un peu partout sur le site pour pourvoir à leurs besoins essentiels. Ce dû être un défi pour ces nouveaux occupants que de drainer un espace de marais et d'îlots en dessous du niveau de la mer et de faire en sorte que ces terres soient auto-suffisantes autant que possible.



Vue façade principale


Que les frères du Temple résidant à cet endroit vivèrent une simple et classique vie de moines fut prouvé par l'inventaire établi en 1308, juste après leur arrestation.

Les seules pièces de valeurs qui furent trouvées dans la chapelle sont quelques calices en argent, des bols et quelques vêtements en soie. L'abbaye était renommée pour sa grande bibliothèque, mais en 1308, il n'y avait plus que quelques livres.


Vue latérale

Parmi les vieux Templiers arrêtés à Denny, un était fou et deux autres infirmes. Au total, ils n'étaient pas plus d'une douzaine. Ils furent enfermés au château de Cambridge jusqu'au 30 septembre 1309, date à laquelle ils furent remis entre les mains du Prévôt de la Tour de Londres.

Lors de l'interrogatoire des survivants de ces frères, William de La Forde, Précepteur de Denny, déclara qu'il appartenait à l'Ordre depuis 42 ans et qu'il avait assisté à l’admission d'environ une centaine de frères.


Façade ouest

A cause de leurs diverses infirmités, les Templiers de Denny furent autorisés à faire pénitence dans l’église de Tous les Saints (All Hallows Church) située à côté de la Tour de Londres. Plus tard, il purent retourner dans leur région du Cambridgeshire et furent admis dans divers ordres religieux locaux.


intérieur

Les Hospitaliers héritèrent des possessions templières de la région, mais contrairement aux autres commanderies, ils ne semblaient pas très intéressés de développer Denny.

La propriété sera achetée par Marie de Valence, Comtesse de Pembroke. Elle se retirera dans un ordre de Sœurs Franciscaines qui occupera le site jusqu’à la Dissolution. Par la suite, l’abbaye fut utilisée comme exploitation agricole jusque dans les années 1960.

A l’heure actuelle, l’ensemble est un musée de la vie rurale.



Bâtiment principal côté nord-est







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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 17:46









• Neuve-Courte (Wavre)
• Saint-Léger
• Haneffe
• Villers le Temple
• Vaillampont
• Hargimont









Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Ven 11 Nov - 23:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 18:00

COMMANDERIE DE LA NEUVE-COURT (Wavre)







Belgique, province du Brabant Wallon, ville de Wavre




entrée de la commanderie


L'existence de la commanderie de la Neuve-Court à Wavre est due à un don que fit Godefroid 1er, duc de Brabant, auxTempliers entre 1130 et 1140.



la cour intérieure


Ce domaine, situé au nord de la ville de Wavre, comprenait une centaine d'hectares de terres, ainsi que des marais et des pâtures.



l'arrière du logis principal

La commanderie que les Templiers installèrent à cet endroit leur permit d'exploiter et de valoriser toutes ces terres et était dépendante de la commanderie de Vaillampont près de Nivelles.



la chapelle


Après la suppression de l'Ordre en 1312, la commanderie de la Neuve-Court passa entre les mains des Hospitaliers de Saint-Jean. A cette époque, le domaine comprenait une superficie de 95 bonniers de terres labourables, 17 bonniers de bois, 9 bonniers de prés, 30 verges de vignes et 3 viviers.



la chapelle

La ferme, dans sa forme actuelle date du 17ème siècle. La chapelle gothique, datée du 16ème siècle, a été complètement rénovée dans les année 1930.




entrée de la chapelle


Actuellement, la ferme est une propriété privée appartenant à la famille Hautteman depuis 1958. Une partie des bâtiments est composée de chambres d'hôtes, tandis que les anciennes étables ont été transformées en salles de réception.




armoiries sur la porte de la chapelle



armoiries au-dessus du porche d'entrée de la ferme




armoiries sur le fronton de la chapelle




armoiries situées sur un des murs de la cour
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 18:10

COMMANDERIE DE SAINT-LEGER







La maison du Temple de Saint-Léger était essentiellement une entreprise agricole : elle récoltait son blé, son foin, son bois, produisait sa viande,... Elle percevait des revenus de ses métairies et touchait l’impôt des donats.
(Propriété privée - Ne se visite pas)




Saint Léger – commanderie vue depuis le canal


Origine et Situation


• 1157 : Première mention connue du domaine templier de Saint-Léger dans cet acte par lequel Maurice, seigneur de la Cabocherie, donne aux frères du Temple de Saint-Léger, « fratribus Templi de Sancto Leodegario », une prairie à Saint-Léger.
• La ferme du Temple de Saint-Léger se situe sur la commune actuelle d’Estaimpuis, dans la province de Hainaut, à environ 10 km de Tournai et 15 km de Courtrai.



La ferme du temple


Histoire de la commanderie


• 1238 : Jernauld, chevalier, sire de Mortaigne et châtelain de Tournai fait savoir que le don fait au Temple par Gosses [Gossuin], appelé Fastret de Saint-Léger, comprend des alleux qu’il tient dans la châtellenie de Tournai. Le châtelain agrée la donation à condition que le Temple les tiennent suivant les us et coutumes. Il délivre aussi au Temple le fief de Saint-Léger qu’a aussi donné ledit Gosses moyennant un cens annuel de douze deniers payables à la Noël
• 1239 : Un accord est signé devant Guillaume, évêque de Tournai, entre un nommé Gossuin Fastret de Saint-Léger, et Agnès, sa femme.



La grande de la ferme du temple


Il est convenu entre eux que Gossuin se retirera et vivra sous l’habit séculier dans la maison du Temple de Saint-Léger, et que sa femme se rendra dans une maison religieuse pour y rester aussi longtemps que vivra son mari. Cependant il leur sera loisible de faire vœu de chasteté et d’y prendre l’habit religieux. A la demande de son mari, Agnès déclare approuver la donation que celui-ci a faite à l’ordre du Temple de tous ses héritages, alleux et biens meubles. Elle renonce à tous les droits qu’elle peut avoir sur ces biens, comme sur ceux qui ont pu rester lui appartenir. Par compensation, elle doit recevoir une somme de 200 livres de Flandre de son mari, et cela d’après l’avis, « per consilium », du Maître de la chevalerie du Temple.



Saint-léger – la ferme du temple


• La maison de Saint-Léger continue à recevoir régulièrement des dons ; elle s’accroît en terres et domaines.
• 1244 : Iornols de Mortagne, châtelain de Tournai, notifie le don fait par Alard de Hainehont, son homme de Borghiede, et Jehan Mousniers son frère qui cèdent au Temple ce qu’ils ont à Loevaing ainsi que les parties en fief qu’ils tiennent de lui en justices, en rentes et en héritages le tout en pleine franchise sauf deux bonniers et demi qu’ils doivent en droitures au château de Mortaigne« de coi lil les paioient ». Le châtelain reconnaît que le Temple tient ses manoirs rentes et héritages de Saint-Léger aussi franchement que l’on tient les autres alleux de Tournai.
• 1270 : Les Templiers de Flandre achètent à Raoul, frère de Jean, seigneur de Mortagne et châtelain de Tournay, onze boniers de terre dans la paroisse de Dottignies, « de Dotegnies », à la Douve, « a le Dove », et treize autres boniers « en le Raspaille, paroisse de Sainct Légier. »



Porte d’entrée de la ferme du temple


• 1272 : Julienne de Sainte-Colombe donne aux Templiers de Saint-Léger une maison dans la paroisse de Saint-Jacques à Tournay.
• Le Temple de Saint-Léger avait, dans ses dépendances, une maison à Anseghem, près d’Audenarde. Elle en fut détachée en 1550 pour être réunie à la commanderie de Caestre.






La commanderie de Saint-Léger




• Lorsque le domaine de Saint-Léger passe à l’ordre de Malte, les terres agricoles forment une superficie d’environ quatre vingt boniers.
• Les bâtiments actuels de la maison de Saint-Léger ont conservé une allure et un style de type " manoir seigneurial " plutôt que ceux d’une ferme agricole.
• Autour d’une cour rectangulaire sont disposés des bâtiments édifiés principalement aux XIXe et XXe siècles.
• L’accès à cette cour se fait par un portail cintré pris entre deux murs de pignon.
• Le corps principal est formé d’une ample bâtisse en petits moellons.
• 1764 : L’étage est détruit sur une longueur de six travées comme l’indique le millésime en tuiles noires de la bâtière abaissée.
• Le « domicilium » de Saint-Léger a une fonction de résidence. Les murs n’ont que 80 cm d’épaisseur et tous les niveaux sont pleinement ouverts. S’il existait un système de défense, c’était probablement une enceinte avec des douves et un pont-levis.




La ferme du temple – croquis A.WINANCE



La chapelle de la ferme


Saint-léger : la rose à redents







• Au XIVe siècle, il y avait une chapelle chargée de trois messes à dire chaque semaine.
• En 1780, une nouvelle chapelle, dédiée à Saint-Saulve, fut élevée dans un des bâtiments. Elle était visitée par les fermiers dans le but de préserver les animaux domestiques de certaines maladies.
Sur la façade Est du bâtiment, subsistent des baies gothiques



Saint Léger – baies gothiques



La  légende des Templiers


• Une légende locale raconte que les Templiers de Saint-Léger auraient usé d’un stratagème pour déjouer les hommes d’armes venus les arrêter en 1308. A l’époque, le commandeur ordonna de déferrer les chevaux de de replacer les fers enlevés en position inverse sur les sabots des montures. Cette besogne achevée, les frères-soldats quittèrent Saint-Léger sans se retourner. Lorsque le prévôt de Tournai muni d’ordres royaux, se présenta avec ses hommes à la commanderie, il fut effrayé de constater, aux traces laissées par les chevaux, qu’un grand nombre de cavaliers étaient venus renforcer la garnison locale et jugea prudent de se retirer. À la découverte du subterfuge, les fugitifs étaient loin…



Saint Léger – entrée de la ferme




Saint Léger – bâtiment principal



Saint Léger – la grange de la ferme
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 18:18

COMMANDERIE DE HANEFFE



La ferme de la commanderie de Haneffe est une maison des Templiers au bailliage de Hesbaye ; elle existait en 1265 car elle est mentionnée dans une charte de Val Saint-Lambert.
(Propriété privée - Ne se visite pas)





Origine


• 1265 : Première mention de la ferme de la commanderie dans une charte de Val Saint-Lambert relative à la vente d’une terre arable située sur le territoire de Jeneffe.
• 11 mai 1271 : Frère Wautiers, commandeur de « Heneffe », reçoit par devant l’official de Liège, 14 bonniers de bois situés sur le chemin de Hardument et longeant la rivière de Jaeker.
• Haneffe est donc une possession templière fondée sans doute dans cette deuxième partie du XIIIe siècle, période durant laquelle Gérard de Villers possède une grande influence dans tout le territoire de la principauté de Liège.



Haneffe – la chapelle – cliché musée
de la vie walonne (1962)



Histoire de la commanderie


• La commanderie de Haneffe, au baillage de Hesbaye, est une entreprise agricole, avec son propre cheptel, sa propre exploitation mais également avec des métairies, des fermes, des terres dont elle perçoit les revenus.
• Selon son importance, elle est taxée envers le trésor de l’Ordre d’une responsion [1].
• 1312 : La commanderie passe dans l’ordre des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Est-ce que cet Ordre occupe la maison ?
• 1313 : Un inventaire du domaine précise que les propriétés consistent « en 90 bonniers de terres arables dont chacun peut rapporter annuellement 2 muids d’épeautre ; 1 bonnier et demi de près rendant trois charretées de foin et 14 bonniers de petits bois rapportant de dix ans en dix ans plus ou moins 20sous tournoi ».



Haneffe – pierre armoriée de 1628



1371 : Des archives relatent « l’accensement » de la maison à Wautier de Rochefort, seigneur de Haneffe et d’Ochain.

• 1439 : Une charte du chapitre de Saint-Lambert mentionne une cour que les Hospitaliers de Haneffe possèdent à Odeur.
• 1503 : un procès-verbal relate que la maison est baillée à un fermier qui perçoit les revenus des domaines et les taxes. A charge pour lui d’entretenir les édifices et de faire desservir la chapelle trois fois par semaine et les jours de fêtes.
• 1797 : La commanderie est déclarée bien national et vendue au citoyen Gérard Demet.



Haneffe – ancienne chapelle



La ferme de la commanderie

• La ferme a conservé une disposition assez homogène, bien qu’ayant subit de nombreuses transformations.
• C’est une commanderie rurale où tous les bâtiments forment un carré autour de la cour centrale.
• Elle est accessible par une porte-charretière surmontée d’un pigeonnier.
• Encadrée de chaînages harpés, la porte est surmontée du millésime « 1761 » et des armes de Jacques-Laure le Tonnelier de Breteuil (1723-1785), commandeur de Villers-le-Temple. Ses armes se retrouvent aussi sur un bâtiment d’exploitations.



Haneffe – armoiries hospitalières


• L’exploitation comprenait une grange à double porte charretière et des caves voûtées en plein cintre. Seule, une pierre millésimée de 1589 aux armes du chevalier Claude de Noël de Conardin a été conservée.
• La maison du censier a subi de nombreuses transformations.
• Au-dessus de la porte d’entrée, une pierre porte le nom de Perrot de Saint-Dié, commandeur aussi de Villers-le-Temple.
• Le fournil existe encore, pavé de pierres bleues. Ce bâtiment est séparé de la chapelle par un chemin de commodité et par une baie cintrée donnant accès au jardin.
• Vers 1935, lors de travaux d’aménagements au nord de la cour, une série de squelettes fut mise à jour. Cette découverte pourrait prouver l’existence d’un cimetière dans l’enceinte de cette maison.




Entrée de la commanderie


La chapelle Saint-Jean-Baptiste


• La chapelle actuelle date du XVIIe siècle comme le rappelle l’inscription de cette pierre encastrée dans le mur nord : “CESTE CHAPELLE A ESTE RE EDIFIEE PAR LE CDR DE LA FONTAINE A 1628”.
• L’oratoire est construit en gros moellons de calcaire et de grès houiller ainsi que de pierres de taille et de briques.
• Correctement orientée, la chapelle comporte une nef unique, de 17m de long et 8m de large.
• Elle se termine à l’est par un chevet hexagonal percé de 4 baies géminées à arc surbaissé.
• L’extrémité du chevet est ornée de 2 lunettes en pierres de taille aujourd’hui aveugles.
• A l’ouest, existe une tour-clocher comportant une cloche.
• Depuis 1993, cette chapelle fait l’objet d’un projet de réhabilitation suivi par une association que nous encourageons dans son entreprise.




Haneffe – baies de la chapelle



Les précepteurs du Temple

• 1271 : Frère Wautiers
• 1305 : Frère Gérard



Haneffe – chevet de la chapelle
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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 18:26

COMMANDERIE DE VILLERS-LE-TEMPLE





Vue aérienne de la commanderie


Belgique, province de Liège, commune de Nandrin, à environ 12 km à l'est de Huy.




Eglise et commanderie




Villers, petit village condrusien qui peut faire remonter ses origines à l'époque néolithique a connu son premier développement à l'époque romaine. En effet, le village était situé à proximité de la chaussée romaine reliant Tongres à Arlon. C'est cette influence romaine qui lui donnera son nom. Par la suite, plus aucun document retrouvé ne mentionne ce village de Villers jusqu'en 1124, où un acte de vente de terres à une abbaye mentionne les noms de Albertus de Villers et son frère Théodoricus.




Mur d’enceinte


Mais c'est dans la deuxième moitié du 13ème siècle qu'arrivent les années les plus importantes pour le village. D'après le cartulaire de l'abbaye de Flône, le 16 novembre 1260, les frères de cette abbaye cèdent un terrain situé sur les hameaux de Villers et de Clémodeau à un certain Gérard de Villers, frère du Temple.



La tour du manoir



A cette époque, Gérard de Villers est déjà une fonction assez importante dans la hiérarchie de l'Ordre. Plusieurs chartes le mentionnent comme maître du Temple en Brabant et en Hesbaye.


Croix sur le mur d’enceinte


Avec ce don consenti par les frères de Flône, Gerard de Villers va ériger une commanderie qui deviendra chef-lieu du Temple en Hesbaye. La commanderie est composée d'une maison fortifiée munie de 4 tours, d'une chapelle, des bâtiments d'exploitation agricole, des écuries et étables, le tout ceint d'une muraille formant un enclos de près de 28 bonniers. A partir de cet instant, le village de Villers-en-Condroz sera appelé dans tous les textes Villers-le-Temple.


Eglise Saint Pierre


Comme pour la majorité des autres domaines du Temple, la commanderie de Villers tombe entre les mains des Hospitaliers en <1312 et est rattachée à la commanderie de Chantraine jusqu'en 1466. A cette date, Villers, déjà bien autonome, se sépare de Chantraine et devient maison principale pour tous les domaines de l'Ordre de Malte situés dans l'est de la Belgique.


Intérieur d’une tour effondrée


Tombé dans un état de délabrement avancé, le domaine de Villers est vendu comme bien national lors de la Révolution française. La maison fortifiée est détruite, ainsi que la chapelle qui y était accolée. Seuls sont préservés les murs d'enceintes et quelques bâtiments agricoles.

Actuellement, l'ensemble du domaine est divisé en plusieurs propriétés privées.


Dalle funéraire de Gérard de Villers


Pierre tombale d’un commandeur


les précepteurs du Temple

• ..... - 1273 : Gérard de Villers
• 1274 - 1291 : Renier de Villers
• 1291 - Vers 1300 : Godefroid
Vers 1300 - 1307 : Guillaume

les commandeurs de Saint-Jean-de-Jérusalem

• 1312 - 1317 : Guillaume
• 1322 : Arnaud de Wesemalle
• Vers 1380 : Pierre, dit "le Templier de Huy"
• 1363 : Gilles de Huy
• 1386, 1393, 1402 et 1404 : Amiel de Parfondieu
• 1406 : Jean de Parfondieu
• 1428 - 1435 : Alexandre de Brunshorn ou de Brisemonde
• 1435 - 1440 : Jacques de Parfondieu
• 1453 - 1456 : Jean Suetmen de Diest
• 1504 - 1509 : Guillaume de Ruydt
• 1509 - 1520 : Jean de Hestrus
• 1520 - 1522 : Christophe de Quatrelivres
• 1522 - 1524 : Cornil de Hombourg
• 1524 - 1545 : Antoine de Veres

les commandeurs de Malte

• 1545 - 1555 : Jacques d’Aspremont de Nanteuil
• 1555 : François de Lorraine
• 1559 : Christophe de Grenay
• 1566 - 1573 : Michel de Seure
• 1573 - 1586 : Nicolas de Pontarlier
• 1586 - 1587 : François de Byron
• 1587 - 1610 : Claude Natalis de Conrandin
• 1610 - 1614 : Charles de Gaillarbois
• 1614 - 1628 : Charles Picart de Sévigny
• 1628 - 1645 : Charles de La Fontaine
• 1645 - 1654 : Thierry de Beaufort
• 1654 - 1659 : Nicolas de Paris-Boissy
• 1659 - 1666 : Antoine Lefort de Bonnefosse
• 1666 - 1684 : François Signoret de la Borde
• 1684 - 1692 : Balthazard de Crevant d’Humières
• 1692 - 1698 : F. de Chambly Monthnault
• 1698 - 1708 : Hardouin Bruslart
• 1708 - 1711 : Alexandre Chambon d’Arbouville
• 1711 : Intérim de Hardouin Bruslart
• 1712 - 1717 : Alexandre Chambon d’Arbouville
• 1717 - 1737 : Henri Perrot de Saint-Dié
• 1737 - 1756 : Bernard d’Avesnes de Bocage
• 1756 - 1787 : Jacques Laure le Tonnelier de Breteuil



Armoiries d’un commandeur



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MessageSujet: Re: LES POSSESSIONS OCCIDENTALES   Lun 25 Avr - 18:29

COMMANDERIE DE VAILLAMPONT






Belgique, Province du Brabant Wallon, à 2 km à l'est de Nivelles.

On ne connait pas avec précision la date de l'étalissement des Templiers à Thines, mais on est certains qu'ils y étaient déjà en 1174, car une charte mentionne la donation d'un domaine aux Templiers dans la ville de Nivelles, près de la Porte de Namur et dans la Neuve-Rue.
Le domaine comprenait entre autres une ferme appelée "Viescourt" ou encore "Vieille-Court", sans doute pour différencier cet établissement de celui situé à Wavre et qui s'appelait la "Neuve-Court". Une bulle du pape Lucius III datée de 1184 confirme la donation de ce domaine de Wavre aux Templiers par le duc de Brabant, Godefroid 1erentre 1130 et 1140.
On peut raisonnablement penser que le domaine de Thines a été donné aux Templiers vers la même époque.



Batiment principal et mur d’enceinte



En 1181, le duc de Brabant, Godefroid III confirme les Templiers dans leurs possessions et s'engage à les protéger. Ce sera encore confirmé en 1200 par une charte édictée par le duc Henri 1er.

En 1209, le chevalier Franco d'Arquennes, ainsi que sa femme et ses fils, abandonnent totalement aux Templiers tout ce qui constitue leur fief de Thines. Cette donation est confirmée et acceptée par Hugues d'Arquennes, Walter de Rozaive et enfin le duc Henri 1er.
Quelques temps après, les Templiers achètent des terres dépendant du fief de Rognon à Nivelles. Ils entrent en conflit à propos de ces terres avec le châtelain de Bruxelles, mais celui-ci renonce à ces droits dans une charte de 1213.

Othon de Trazegnies, qui avait également des droits dans ces terres, y renonce également en totalité, à l'exception de la perception de la cens.




Cour de la commanderie


En 1220, il accorde aux Templiers des droits de pature et de ramassage de bois mort dans le bois de Nivelles contre le paiement annuel d'une poule et d'un pain.

En janvier 1286, les Templiers établis dans le quartier de la "Neuve-Rue" à Nivelles entrent en conflit avec le chapitre et les édiles de la ville. L'abbesse de Nivelles et le Magistrat accusent les Templiers de faire du commerce de vin. Ils saisissent un tonneau et le brisent pour s'assurer de son contenu.



Batiment principal


Henri de Lille, commandeur de l'Ordre en Brabant, Frère Georges, commandeur de Vaillampont se présentent alors devant les échevins en protestant, arguant du fait que ce vin n'est destiné qu'à leur consommation. Ils demandent réparation et prient l'abesse de leur en rendre une "kene".
En 1290, une charte mentionne que le duc Jean 1er vend aux frères du Temple de Vaillampont, un terrain de 112 bonniers situé dans le bois de Nivelles. Ce nouveau domaine jouxte celui de la ferme du "Vieux-Court".



Batiment principal – porte d’entrée



Comme partout ailleurs dans nos région, à la chute de l'Ordre, toutes ses propriétés tombent aux mains des Hospitaliers de Saint-Jean. Le domaine de Vaillampont est alors intégré dans les possessions de la commanderie hospitalière de Chantraine.



Porte dans le mur d’enceinte


Le domaine hospitalier de Vaillampont était constitué, outre du Château de Vaillampont, de 3 censes (Basse-Cour, Vieux-Court et la Brassine). Tous ces domaines couvraient une superficie approximative de 530 Ha.



Détail d’une pierre dans le mur d’enceinte



Pierre gravée d’armoiries





Pierre gravée d’armoiries




Bâtiments latéraux




Grande salle



Grande salle et la cheminée
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