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 LA HIERARCHIE DE L'ORDRE DU TEMPLE

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Lanaelle
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Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: LA HIERARCHIE DE L'ORDRE DU TEMPLE   Ven 29 Avr - 11:13











1. Le maitre en deça-mer puis visiteur
2. Le maitre de province ou pays
3. Le maitre de Baillie
4. Le maitre du passage
5. Le commandeur ou précepteur de maison
6. Les frères chapelains
7. Les frères chevaliers et frères sergents d’armes
8. les frères de métier
9. Les serfs et serviteurs
[/b][/center]






1. Le maitre
2. Le sénéchal
3. Le grand commandeur
4. Le maréchal
5. Le commandeur de la terre et du royaume de Jérusalem
6. Le drapier
7. Le commandeur de la cité de Jérusalem
8. Les commandeurs de province
9. Les commandeurs de maisons ou châtelains
10. Les commandeurs des chevaliers
11. Les frères chevaliers et les frères sergents
12. Les dignités exceptionnelles destinées aux frères sergents

a) Le turcopolier
b) Le sous-maréchal
c) Le gonfanonier

13. Chevalier servant  terme[/b][/center]








SOURCES :  
https://fr.wikipedia.org






Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Ven 11 Nov - 22:49, édité 2 fois
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Lanaelle
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MessageSujet: Re: LA HIERARCHIE DE L'ORDRE DU TEMPLE   Ven 29 Avr - 11:21












Depuis Jérusalem, le maitre de l’ordre envoyait un représentant appelé « maitre en deça-mer » chargé de visiter les provinces de l’Ordre en Europe. Puis à partir de 1250, ce dignitaire prend le titre de «Visiteur » avant que la fonction ne soit séparée avec deux représentants ou visiteurs, l’un pour la péninsule Ibérique (cinq royaumes en Espagne), l’autre pour le reste des pays d’Occident qui s’appelait le visiteur de France.


Voici quelques-uns de ces dignitaires dont la carrière semble s’être achevée  à ce poste :

• Fr. Geoffroy Fouchier dans la seconde moitié du XIIe siècle. Il a été également un proche conseiller du roi Louis VII.
• Fons de Rigaud de 1202 à 1206, maitre de province de Provence et partie des Espagnes auparavant.
• Fr. Simon de la Tour, visiteur de la péninsule Ibérique en 1277 qui avait été commandeur de la terre de Jérusalem puis maitre de la province du royaume de Sicile.
• Fr. Arnaud de Castelnou, visiteur de la péninsule Ibérique en 1278 et maitre d’Aragon et de Catalogne depuis 1267.
• Pierre de Montcada, qui succède à Arnaud de Castelnou de 1279 à 1281
• Berenger de Cardona, également visiteur des Espagnes de 1297 à 1307 et qui occupait déjà la maitrise de la province d’Aragon et de Catalogne depuis 1291


Gilbert Hérail, maitre de l’Ordre (1194-1200) fut également maitre cismarin (1190/91-1193)






Il est aussi appelé précepteur. Le territoire qu’il administrait est assimilable à un pays. Il semble qu’il était nommé par le maitre de l’ordre pour une durée de 4 ans (article 87 des retraits de la Règle). Les provinces templières ou pays, se sont constitutées progressivement selon des critères linguistiques. En voici une liste intermédiaire comprenant Tripoli, Antioche, France, Angleterre, Poitou, Aragon, Portugal, Pouille et Hongrie. (article 87,88)







Il semble que ce terme désignait une sous division de la province. Ainsi, la province de France était elle découpée en cinq baillies : France (non dérié du Pays de France), Normandie, Ponthieu-Vermandois, Champagne-Lorraine, et Bourgogne. Ces maitres étaient réunis par le maitre de leur pays lors d’un chapitre annuel du pays.

La notion de bailli existait depuis le IXe siècle mais apparait au sein du domaine royal français sous Philippe-Auguste en remplacement des sénéchaux. On peut penser que les templiers adoptèrent la même organisation car on retrouve dans les actes du procès de l’ordre du temple, les mêmes noms de baillage que ceux qui existaient dans le royaume de France et le Comté de Champagne.

Avant l’institution de ces baillies vers la fin du XIIe siècle, les commanderies étaient regroupés par diocèse avec également un maitre (procurateur/proviseur) à leur tête. Il y avait notamment un maitre pour les maisons du diocèse d’Amiens, un pour celles de Laon et également un pour Le Noyon.





Il s’agit d’une fonction mal connue mise en évidence par des documents relatifs aux templiers en Bourgogne. Vraisemblablement un dignitaire en charge de l’acheminement des ressources et des hommes vers la Terre Sainte.

Peu de dignitaires sont identifiés et l’un d’entre eux dont le nom est ignoré se trouvait à Marseille vers 1300.

• Guillaume de Gonesse était à Dijon en 1255, cité comme « preceptor passagii Templi »
• Henri de Dole, connu comme maitre du passage et de la maison du Temple de Chalon-sur-Saône en 1267 puis comme commandeur du passage et [de la baillie] de Bure en 1274. Egalement en 1280
• Simon de Quincy en 1303 à Marseille et sui sera ensuite le dernier maitre de la province templière des Pouilles (1304-1307).
• Jean de Villamer en 1306 également à Marseille. Pierre de Castillon, le trésorier de l’ordre lui écrit une lettre dans laquelle il lui demande d’assurer le transfert de Pierre de Saint-Just (commandeur d’Alfambra) qui est convoqué pour le chapitre général de l’ordre à Limassol.





Le terme que l’on retrouve dans les chartes historiques est celui de Praecetor, qui signifie « celui qui commande ». Ils dirigeaient une maison du temple appelée préceptorie ou commanderie dans le respect de la Règle et des décisions du chapitre. L’article 49 de la Règle présice «  que vous puissiez avoir des terres, des hommes, des vilains, tenir des champs et les gouverner avec justice, et prendre votre droit de ces choses comme cela est spécialement établi ». Le commandeur était choisi par la communauté lors d’un vote du chapitre, et pour une durée variable. Il pouvait être un sergent.





En 1139, le pape Innocent II autorise l’ordre à avoir ses propres prêtres. Ceux-ci assuraient le service divin dans les chapelles, participaient à la réception de nouveaux frères et étaient les guides spirituels des frères. Ils portaient un manteau de bure et étaient tonsurés. Avant 1139, les chapelains servaient à terme.






Les frères chevaliers, habillés en manteau blanc, étaient tous issus de la noblesse et devaient déjà être adoubés lorsqu’ils entraient dans l’Ordre du Temple. C’étaient des soldats d’élite,  bien équipés et bien entrainés, placés en première ligne.


Les frères sergents, habillés d’un manteau brun ou noir, étaient hommes libres. En Orient, ils étaient commandés par le turcopolier.


Dans certaines grandes commanderies, chevaliers et sergents avaient des dortoirs et des réfectoires séparés. Tous prononçaient les trois vœux : de pauvreté, chasteté et obéissance. Ils vivaient essentiellement dans les forteresses d’Orient ou d’Espagne.





Ils vivaient essentiellement dans les commanderies d’Occident et étaient agriculteurs et artisans. L’article 325 de la Règle de l’Ordre du Temple indique que le « frère maçon porte quelquefois des gants et on l’autorise à cause du grand travail qu’il fait et pour qu’il ne blesse, même légérement ses mains, mais il ne doit pas les porter lorsqu’il ne travaille pas ».





Les serfs étaient des paysans attachés à un seigneur ou à une communauté de moines. Ils n’étaient pas hommes libres.










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Lanaelle
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MessageSujet: Re: LA HIERARCHIE DE L'ORDRE DU TEMPLE   Ven 29 Avr - 11:42












Vingt-deux articles des retraits de la Règle sont consacrés au maitre de l’Ordre. (article 77 à 98).
Il résidait obligatoirement à Jérusalem en Terre Sainte car ce lieu était la raison d’être de l’Ordre du Temple et en fut la capitale jusqu’en 1187 (chute de Jérusalem).


Son élection se faisait par treize frères selon une procédure complexe, décrite en détail dans vingt-cinq articles des retraits (articles 198 à 223). Les pouvoirs du maitre étaient assez limités ainsi que son rôle qui était principalement « représentatif » lors des manifestations officielles. Il était souvent tributaire des décisions du chapitre général.


Il était le seul  à décider de l’engagement de l’Ordre dans une bataille et se trouvait accompagné de deux frères-chevaliers qui lui servaient de conseillers et qui le suivaient dans tous ses déplacements.


Il était fourni au maitre quatre montures dont un turcoman (destrier de guerre).

On trouvait à son service :

• 1 frère chapelain
• 1 clerc avec trois montures
• 1 frère sergent avec deux montures
• 1 valet avec une monture (il portait l’écu du maitre et sa lance)
• 1 maréchal-ferrant
• 1 écrivain sarrasin, c’est-à-dire un secrétaire arabe qui lui servait également d’interprète
• 1 turcopole
• 1 queue (cuisinier)
• 2 palefreniers qui s’occupaient uniquement du cheval de bataille du maitre


Toute cette maison suivait le maitre en tout lieu et en tout temps.

En campagne, le maitre logeait dans une tente ronde, rappelant la chapelle du Saint-Sépulcre et était toujours escorté par un chevalier et le gonfanon.






Le sénéchal est le deuxième dignitaire de l’Ordre après le maitre. Les retraits de la Règle lui consacrent deux articles (articles 99 et 100). Son rôle consistait à remplacer le maitre lorsque celui-ci était absent. Mais, « en tous lieux où le maitre est absent, tous les équipages des terres et des maisons et toutes les maisons et les viandes (nourritures) sont au commandement du sénéchal. »


L’ordre lui fournissait :

• 4 chevaux dont un palefroi
• 2 écuyers
• 1 frère chevalier pour « compagnon », (conseiller) avec trois chevaux
• 1 frère sergent avec deux chevaux
• 1 diacre-écrivain (secrétaire et pretre)
• 1 turcopole (soldat arabe)
• 1 écrivain sarrasin avec un cheval (secrétaire et traducteur arabe)
• 2 palefreniers


Tout comme le maitre, il devait avoir un compagnon de rang qui le suivait et le conseillait.
Lorsque le maitre était absent, il pouvait sceller les papiers officiels et missives avec un sceau identique à celui du maitre. C’était aussi lui qui portait le gonfanon


L’office du sénéchal disparait à la fin du XIIe siècle, substituée par celle de grand commandeur, qui est toujours le deuxième personnage de l’ordre et qui semble avoir absorbé également la fonction de commandeur de la terre à la fin du XIIIe siècle selon Alain Demurger. La dernière mention connue d’un sénéchal de l’Ordre du Temple date de septembre 1195.





La perte de Jérusalem en 1187 provoque à court terme la disparition du Sénéchal et le grand commandeur devient alors le deuxième dignitaire dans la hiérarchie de l’Ordre. Cependant, ce titre existait déjà aux alentours de 1179/81 et est mentionné dans la règle du Temple sous la forme « grant comandeor dou royaume de Jérusalem » dans un retrait qui concerne le commandeur de la cité de Jérusalem (n°123). Pour Alain Demurger, le grand commandeur est un dignitaire distinct du commandeur de la terre jusqu’à la fini du XIIIe siècle alors que pour Jochen Burgtorf il s’agit du même dignitaire.

Lorsqu’un maitre de l’ordre disparaissait, il y avait également un grand commandeur (de l’élection) chargé de convoquer le chapitre et d’organiser l’élection d’un nouveau maitre. Il tenait lieu de maitre en attendant. Le plus connu de ces « tenants lieu » (lieutenants) est Terricus en 1187 que certains historiens ont inclus à tort dans les maitres de l’Ordre.







On connait ce grade grâce aux neuf articles des retraits qui lui sont consacrés (articles 101 à  109). Il s’agissait de l’autorité militaire suprême subordonnée aux décisions militaires du maitre.

En temps de paix ainsi qu’en temps de guerre, il était responsable de la discipline et de l’entretien des armes et montures. Il répartissait les tâches de la journée et faisait l’appel des chevaliers lors des messes. En campagne, le maréchal dirigeait tous les hommes d’armes du Temple et « fournissait la pointe » pour la charge qu’il exécute en portant lui-même le gonfanon.


A la mort du maitre de l’Ordre, c’est lui qui faisait annoncer la nouvelle dans toutes les commanderies et réunissait les dignitaires pour l’organisation de l’élection d’un nouveau maitre.


L’ordre lui fournissait :

• 4 chevaux dont un turcoman pour les batailles
• 2 écuyers
• 1 frère sergent monté
• 1 turcopole également monté







Les retraits de la Règle lui consacrent dix articles (articles 110 à 119). C’était le grand trésorier de l’Ordre et le chef de la province de Terre Sainte.


Il gérait toutes les transactions financières de l’Ordre qu’elles aient été effectuées en Occident ou en Orient. Il avait la mainmise sur la flotte du Temple car tous  les échanges commerciaux transitaient par le part d’Acre.
Il s’occupait également de répartir les frères dans les forteresses ou les commanderies selon les besoins en hommes de celles-ci.
Il était secondé par le drapier de l’Ordre.


En tant que haut dignitaire, il avait droit à :


• 4 chevaux dont un palefroi
• 2 écuyers
• 1 frère sergent à deux montures
• 1 diacre lettré
• 1 soldat turcopole monté
• 1 écrivain (secrétaire)
• 2 garçons à pied (paefreniers)






On connait ce grade de la hiérarchie de l’Ordre du Temple grâce aux deux articles des retraits de la Règle qui lui sont consacrés (articles 130 et 131).

Le rôle du drapier du couvent était de la toute première importance. C’est pourquoi il était cité comme le troisième personnage de l’Ordre après le maitre et le maréchal. Il y avait en Orient deux autres drapiers, celui de la Terre d’Antioche et celui de la Terre de Tripoli.

Le frère drapier gérait le stock de vêtements ainsi que tout ce qui dépendait de la literie.

Il surveillait lui-même l’arrivée des vêtements importés d’Europe, et destinés aux templiers d’Orient. Il contrôlait l’ouverture des colis. Il devait veiller à ce que tous les Templiers aient un vêtement correct et « soient habillés honnêtement ». il préparait également l’habit blanc ou noir des frères nouvellement reçus dans l’Ordre lors de la cérémonie de réception et récupérait leurs vêtements civils.

En tant que haut dignitaire, le drapier avait à son service.

• 4 chevaux
• 2 écuyers
• 1 sommelier (homme de peine)
• 1 aiguillier (grande tente)
• 1 grembeleure (petite tente)
• Une équipe de parmentiers (ouvriers drapiers)







Il était l’hospitalier de la Maison. Il assurait la protection et la défense des pèlerins francs dans toute la Palestine, parfois leur transport, et commandait, pour ce faire, un escadron de dix chevaliers.


Le commandeur de Jérusalem et ses chevaliers avaient le privilège de la garde permanente de la Sainte-Croix.
Cinq articles lui sont consacrés dans les retraits de la Règle (articles 120 à 124).


L’ordre lui fournissait :


• 4 montures dont 1 turcoman ou 1 bon roncin
• 2 écuyers
• 1 frère sergent avec deux montures
• 1 écrivain sarrasin (secrétaire arabe) avec une monture
• 1 soldat turcopole avec une monture


Ce titre disparait avec la chute de Jérusalem en 1187.






Cinq articles des retraits de la Règle nous renseignent sur ce grade. (article 125 à 129).
Les commandeurs des Provinces de Tripoli et d’Antioche étaient des personnages importants de l’Ordre capables de remplacer le maitre ou le maréchal en leur absence. Sa fonction consistait à fournir aux forteresses templières de sa province, cuir, blé, vin, fer, acier et des sergents pour la garde des portes. A charge pour lui de fournir ses garnisons, chevaux, mules et tout équipement. Pour cela, il pouvait ponctionner de l’argent dans les commanderies et les forteresses de sa Province.


Leur rôle était assez proche de celui du Commandeur de la Terre et du Royaume de Jérusalem sans toutefois avoir la fonction de trésorier.


Leur fonction leur permettait d’avoir droit à :


• 4 monture dont 1 palefroi
• 1 chevalier (conseiller)
• 1 frère sergent avec deux montures
• 1 diacre avec une  monture
• 1 turcopole avec une monture
• 1 écrivain sarrazin (secrétaire arabe) avec une monture
• 1 palefrenier
• 1 tente ronde
• 1 gonfanon baussent





Quatre articles des retraits de la Règle sont consacrés. Ils n’avaient que peu de pouvoir car celui-ci ne s’étend pas en dehors des murs de la commanderie. Même s’ils avaient toute autorité sur les frères dont ils avaient la charge, ils ne pouvaient rendre justice sans l’avis du chapitre.


Ils ne pouvaient en aucun cas faire construire de nouvelles maisons en dur (en chaux, mortier et pierre) sans l’autorisation du maitre. Cependant, ils avaient le devoir de faire faire tous travaux de réparation s’imposant dans leur maison ou château.


L’ordre leur fournissait :

• 4 montures
• 2 écuyers






Ce grade est connu par l’article 137 des retraits de la Règle. C’était en quelque sorte les lieutenants du maréchal. Ils commandaient chacun un escadron de dix frères-chevaliers. Ils pouvaient présider le chapitre en l’absence du commandeur de la Terre ou du maréchal.


Comme les chevaliers, le commandeur des chevaliers avait droit à :


• 3 montures
• 1 écuyer





Ces hommes constituaient le corps principal de l’armée du Temple. Ils étaient des combattants d’élite,  généralement recrutés en Europe, formés dans les commanderies, puis envoyés en Orient. Les chevaliers étaient issus de la noblesse, tandis que les sergents provenaient de la paysannerie et de la bourgeoisie. Dix articles des retraits de la Règle prècisent leur façon de vivre, de se comporter. (articles 138 à 147). Ils sont complétés par les articles révélant comment les frères devaient :

• Prendre l’herbage (articles 148 à 155)
• Aller dans la troupe (articles 156 à 160
• Aller en escadron (articles 161 à 163)


Les frères chevaliers avaient à leur disposition :

• 3 montures (4 avec la faveur du maitre)
• 1 écuyer (2 avec la faveur du maitre)


Le matériel militaire qui devait leur être fourni comportait :


• 1 haubert
• Des chausses de fer
• 1 heaume
• 1 chapeau de fer
• 1 épée
• 1 écu
• 1 lance
• 1 masse turque
• 1 jupon d’arme
• Des espalières
• Des souliers d’armes
• 3 couteaux


Le matériel complémentaire qui leur était fourni comprenait :

• Des couvertures de chevaux,
• 2 chemises,
• 1 petite ceinture,
• 1 jupon à giron,
• 1 pelisse,
• 2 manteaux blancs, l’un à pan, l’autre sans pan,
• 1 chape,
• 1 cotte.


Pour son couchage :


• 1 paillasse (sac rempli de paille)
• Un linceul (drap)
• 1 étamine (couverture)
• 2 petits sacs pour ranger les chemises et le surcot
• 1 sac de cuir ou de maille pour ranger le haubert


Pour son repas et celui des chevaux :

• 1 toile (serviette) pour manger
• 1 toile pour se laver
• 1 carpite (tamis pour cribler l’orge)
• 1 chaudron







a) Le turcopolier


il dirigeait toute la cavalerie indigène de l’Ordre : les soldats turcopoles. Il s’agissait d’une force supplétive locale. En temps de guerre, en plus d’avoir les turcopoles sous ses ordres, il commandait également tous les frères-sergents



b) Le sous-maréchal


les retraits de la Règle lui consacrent quatre articles (articles 173 à 176), il disposait de :


• 2 chevaux
• 1 écuyer


Il avait la charge de l’entretien de tous les harnais et armes telles que épées, pic, lance, écus,… Il était également responsable de la caravane de chevaux de recharge lors des batailles.
En l’absence du maréchal, il commande au gonfanonier.
Il veillait à l’embauche des écuyers et à leur répartition selon les besoins.
Il pouvait présider le chapitre des écuyers et rendre la justice parmi eux.


c) le gonfanonier


les retraits de la Règle de l’Ordre lui réservent trois articles de 177 à 179. Il commandait tous les écuyers de l’Ordre : il les engageait, tenait un chapitre pour juger les fautes qu’ils ont commises et peut les faire fouetter en cas de désobéissance ou de faute.






L’article 34 de la Règle leur est consacré. Ils devaient fournir leurs chevaux, leurs armes et tout leur équipement. Au terme de leur service, ils devaient laisser à l’Ordre la moitié du prix de leur cheval.



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