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 LES LANGUES HOSPITALIERES

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Lanaelle
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MessageSujet: LES LANGUES HOSPITALIERES   Mer 6 Juil - 21:15



A. GENERALITES


B. LANGUE DE PROVENCE


• Grand Prieuré de Saint-Gilles
a) commanderie de Palhers
b) commanderie de Vaour
c) commanderie de Richerenches
d) Commanderie de Jalès
e) autre possession : château de Générac


• Eglise Saint Jean de Malte d'Aix-en-Provence
• Commanderie de La Cavalerie
• Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon


• Grand Prieuré de Toulouse
a) Commanderie d'Andrivaux
b) Commanderie de Condat-sur-Vézère
c) Commanderie de Montsaunès


• Prieuré de Provence
a) Commanderie de Saint-Maurice


C. LANGUE D'AUVERGNE
a) Généralité
b) les Prieurs
c) Les possessions de l'ordre en Auvergne
d) Quelques commanderies

1) Commanderie de Celles
2) Commanderie de Grand Madieu
3) Commanderie de villejésus
4) Commanderie de Paulha


D. LANGUE DE FRANCE
a) Grand Prieuré de France
1. Commanderie de Beauvais-en-Gâtinois
2. Commanderie de Coulommiers
3. Commanderie de la Villedieu-les-Maurespas
4. Commanderie de Mont-de-Soissons
5. Commanderie de Villemaison


b) Grand Prieuré d'Aquitaine
1. Commanderie de Carentoir

c) Grand Prieuré de Champagne
1. Commanderie d'Avalleur
2. Commanderie de Bures
3. Commanderie d'Epailly
4. Commanderie de La Romagne
5. Abbaye de Mormant



E. LANGUE D'ITALIE
a) Grand Prieuré de Messine
b) Grand Prieuré de Barletta
c) Grand Prieuré  de Venise
d) Grand Prieuré de Lombardie
e) Grand Prieuré  de Rome
f) Grand Prieuré de Capua


F.  LANGUE D'ANGLETERRE
• Historique
• Grand Prieuré d'Angleterre

a) liste des Commanderies
1. Commanderie d'Aslackby
2. Commanderie de Garway
3. Commanderie de Lannock


• Grand Prieuré d'Irlande
a) liste  des prieurs
b) liste des commanderies

1. Commanderie d'Any
2. Commanderie de Killergy
3. Commanderie de Kilsaran


G. LANGUE D'ALLEMAGNE
a) Historique
b) Grand Prieuré de Germanie
c) Grand prieuré de Hongrie
d) Grand Prieuré de Dacie
e) Grand Bailliage de Brandebourg



H. LANGUE D'ESPAGNE
a) Langue de Castille
b) Langue d'Aragon



I. LANGUE ANGLO-BAVROISE

a) Grand Prieuré de Pologne
b) Grand Prieuré de Russie


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Lun 11 Juil - 22:59, édité 4 fois
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Lanaelle
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 0:27







Une langue hospitalière est une organisation administrative de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Elle regroupe les différents prieurés occidentaux de l'Ordre sous la responsabilité d'un chevalier expérimenté appelé « pilier ».





Au XIIIe siècle, les commanderies hospitalières occidentales sont regroupées, sur un schéma territorial, sous la responsabilité d'un prieur (1) (quelquefois nommé grand prieur). Pour permettre une rentrée plus facile des responsions (2), L'Ordre crée la fonction de grand commandeur de l'Outre-mer avec responsabilité devant le chapitre du contrôle des prieurs et grands prieurs.

Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, Il y a une première division des fonctions de grand commandeur d'Outre-mer, par la création de grands commandeurs territoriaux :

• grand commandeur de France ;
• grand commandeur d'Allemagne et d'Europe centrale ;
• grand commandeur d'Italie ;
• grand commandeur des royaumes d'Espagne.



Ces charges sont des charges personnelles et non institutionnelles.



C'est le grand maître Guillaume de Villaret (3) qui finalise cette organisation administrative territoriale en institutionnalisant les langues hospitalières par un décret capitulaire en 13011. Entre 1301 et 1304, il officialise les sept premières langues :


• Langue de Provence avec deux prieurés ;
• Langue d'Auvergne avec un prieuré ;
• Langue de France avec trois prieurés ;
• Langue d'Espagne avec cinq prieurés ;
• Langue d'Italie avec sept prieurés ;
• Langue d'Allemagne avec cinq prieurés ;
• Langue d'Angleterre avec deux prieurés.


En 1462, le grand maître Piero Raimondo Zacosta (4) divise la langue d'Espagne en deux langues : la Langue de Castille (avec le Portugal) et la langue d'Aragon, faisant passer le nombre de langues de sept à huit.


En 1540, Henri VIII d'Angleterre fait disparaitre la langue d'Angleterre en confisquant tous les biens de l'Ordre en Angleterre et en Irlande. L'Ordre continuera à faire vivre fictivement la langue d'Angleterre en nommant des chevaliers anglais catholiques en exil comme prieur d'Angleterre.


En 1538, sept des commanderies du bailliage de Brandebourg de la langue d'Allemagne embrassent la religion réformée (5) et en 1648, le traité de Westphalie (6) permet la séparation du grand bailliage de l'Ordre. C'est le grand bailliage de Brandebourg qui donnera naissance au Johanniterorden.


En 1781, l'électeur de Bavière donne les biens des Jésuites aux Hospitaliers et Emmanuel de Rohan-Polduc (7) saisi l'occasion pour regrouper les anciennes langues d'Angleterre et d'Allemagne dans la Langue Anglo-Bavaroise en 1784.






Le grand commandeur de l'Outre-mer, comme le grand précepteur, faisait partie du « Conseil ordinaire » du grand maître. Après la création des langues, chaque « pilier » de la langue fait partie du conseil avec un titre et des fonctions précises :

• le pilier de la langue de Provence était grand précepteur. Il prenait rang après le grand maître et avait en charge la gestion financière et la logistique de l'Ordre ;
• le pilier de la langue d'Auvergne était grand maréchal. Il avait en charge les affaires militaires et commandait les troupes en campagne ;
• le pilier de la langue de France était grand hospitalier. Il était responsable de l'hôpital et des soins donnés aux malades ;
• le pilier de la langue d'Espagne était grand drapier. Il avait la charge de l'habillement des frères ;
• le pilier de la langue d'Italie était grand amiral. Il avait sous sa responsabilité la marine de guerre de l'Ordre ;
• le pilier de la langue d'Angleterre était turcoplier. Il commandait toutes les troupes auxiliaires qui combattaient auprès des chevaliers ;
• le pilier de la langue d'Allemagne était grand bailli. Il avait en charge l'entretien et l’élévation des fortifications.


Après la modification de 1462, le pilier de la langue de Castille était grand chancelier, chargé des actes du Conseil, et celui de la langue d'Aragon restait grand drapier. En 1784, les langues d'Angleterre et d'Allemagne sont fusionnées en langue Anglo-Bavaroise et la responsabilité de grand bailli.






(1) Le statut de prieur est une dignité administrative et hiérarchique au sein d'une communauté religieuse chrétienne. Le prieur remplace l'abbé, en cas d'absence; il n'est pas comme l'abbé, nommé à vie, et peut même redevenir simple moine.
Prieur vient du latin prior, le premier. Féminin : prieure, sous-prieure.




(2) Les responsions étaient une sorte d'impôts que chacune des commanderies de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem devait verser auCouvent de l'Ordre. En Terre sainte, les responsions permettaient à l'Ordre d'entretenir l'hôpital de Jérusalem ou d'Acre et tous les frères de l'Ordre mais aussi de fournir tous les moyens des opérations militaires.





(3) Guillaume de Villaret
(Occitan: Guilhem del Vilaret), né à Allenc vers 1235 et mort en 1305  à Limassol, fut le vingt-quatrième grand maître  des chevaliers des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de 1300 à sa mort. Avant cela il a été lieutenant puis prieur de Saint-Gilles, ensuite recteur du Comtat Venaissin pour le pape Grégoire X et conseiller du roi Charles Ier de Sicile.




Membre de la famille de Villaret, Guillaume de Villaret naquit dans le château familial de la seigneurie d'Allenc, en Gévaudan, vers l'année 1235. Cette seigneurie d'Allenc, sur les abords dumont Lozère, est accolée à la baronnie du Tournel à l'origine de la commanderie de Gap-Francès.
Guillaume avait un neveu, quelquefois considéré fautivement comme son frère, et un oncle dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui portaient le même nom : le neveu Foulques de Villaret amiral de l'Ordre en 1299, ensuite grand précepteur en 1302, puis lieutenant de Guillaume en 1303 avant de devenir lui-même grand maître en 1305 ; l'oncle Foulques de Villaret, était chapelain de la commanderie hospitalière de Millau de 1239 à 1260.








(4) Piero Raimondo Zacosta est le 38e grand maître de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.










(5) Le protestantisme est l'une des principales branches du christianisme avec le catholicisme et l'orthodoxie. Entendu largement, le protestantisme est l'ensemble des groupements « issus, directement ou non, de la Réforme et qui rejettent l'autorité du pape ». Selon cette perspective, le protestantisme englobe des mouvements variés allant des luthériens passant par les évangéliques, jusqu'aux quakers.






(6) Les traités de Westphalie (ou paix de Westphalie) conclurent la guerre de Trente Ans et la guerre de Quatre-vingts ans le2 4 octobre 1648. Ils sont à la base du « système westphalien », expression utilisée a posteriori pour désigner le système international spécifique mis en place, de façon durable, par ces traités.
Catholiques et protestants ayant refusé de se rencontrer, les négociations se tinrent à partir de décembre 1644 à Münster pour les premiers et à partir de 1645 à Osnabrück pour les seconds. Cette solution qui avait été proposée par la Suède est préférée à l'alternative française qui suggérait Hambourg et Cologne.

Les trois traités de la paix de Westphalie sont :

• la Paix de Münster du 30 janvier 1648 entre l'Empire espagnol et les Provinces-Unies ;
• deux traités signés le 24 octobre 1648 :
• le traité de Münster (Instrumentum Pacis Monasteriensis) entre l'Empereur du Saint-Empire romain germanique et la France (et leurs alliés respectifs),
• le traité d'Osnabrück  (Instrumentum Pacis Osnabrugensis) entre l'Empereur du Saint-Empire romain germanique et l'Empire suédois.






(7) Emmanuel Marie-des-Neiges de Rohan Polduc (ou Pouldu), né le 18 avril 1725 dans laManche espagnole et mort le 14 juillet 1797 à La Valette (Malte), est le 70e grand maître de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.





Il est né en Espagne dans la Mancha (son père s'étant exilé à cause de la conspiration de Pontcallec en Bretagne) le 18 avril 1725. Étant jeune, il sert à la Cour d'Espagne puis de Parme. Il fut également ambassadeur extraordinaire auprès de l'empereur François Ierd'Autriche.
Chevalier de Malte, il servit comme général des galères, bailli de Justice et général des forces terrestres et navales. Il réorganisa la flotte et créa une chaire de navigation et de mathématique à l'Université. Brillant législateur, il rédigea le Code qui porte toujours son nom.
Il est mort à La Valette le 14 juillet 1797.


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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 14:19







La Langue de Provence était, avec celles d'Italie, d'Angleterre, d'Espagne, de France, d'Allemagne, d'Auvergne, l'une des sept premières langues (ou provinces) de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem



A. Historique

La langue de Provence était composée de deux grands prieurés : celui de Saint-Gilles et celui de Toulouse.
Le pape Jean XXII qui souhaitait remédier à l'endettement excessif de l'ordre décida de réduire la taille du prieuré de Saint-Gilles qui fut en fait séparé en trois. C'est en juillet 1317 que furent alors créés les prieurés de Provence et de Toulouse par démembrement de celui de Saint-Gilles mais le prieuré de Provence qui a eu pour premier prieur Hélion de Villeneuve n'a existé que jusqu'en 1347 avant d'être de nouveau réuni au prieuré de Saint-Gilles. Il devient ensuite le bailliage de Manosque.



• GRAND PRIEURE DE SAINT-GILLES

Le grand prieuré de Saint-Gilles était un prieuré de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il s'agissait de l'un des deux grands prieurés de la langue de Provence avec le prieuré hospitalier de Toulouse.



A. Historique


1. Implantation


Au XIIe siècle, à Saint-Gilles, qui abritait un port d'embarquement pour Rome et la Terre Sainte, l'abbaye bénédictine possédait le corps de son fondateur, un saint Gilles légendaire, moine qui aurait vécu à une époque inconnue, mais que l'on disait contemporain à la fois de Césaire d'Arles, au VIe siècle, et de Charlemagne, au IXe.


Les pèlerins venaient de toute l'Europe et son sanctuaire était le plus fréquenté de tout l'Occident. Les foules qui se pressaient étaient si importantes que 134 changeurs de monnaies leur étaient nécessaires, un chiffre énorme comparé à celui des grandes villes et ports d'Europe qui ne comptaient que 30 changeurs. L'afflux était tel, qu'en 1116, l’église majeure et deux autres églises furent démolies pour laisser place à une nouvelle abbatiale, de 93 mètres de long, édifiée au-dessus de l'église primitive, la crypte actuelle, où reposait le corps du saint.

La grande majorité arrivait par le chemin de Regordane, ou chemin de Saint-Gilles, le tronçon cévenol de la route qui reliait l’Île-de-France au Bas Languedoc. Il fut mis en service vers 843, date où le traité de Verdun divisa en trois l’Empire carolingien. Ce chemin devint alors l’itinéraire le plus oriental du royaume, via le Puy-en-Velay, conduisant au pèlerinage de Saint-Gilles.



Chemin de la Regordane ou pour mieux dire route qu'il faut tenir
pour faire le chemin de charroy depuis le les villes de Montpellier
et Nisme jusqu'à Vieille-Brioude, carte de 1668



D'autres routes ont existé, comme celle qu'empruntaient les pèlerins venus de Rocamadour par Conques et Saint-Guilhem-le-Désert. Une autre passait par l'Aubrac et sa domerie placée sous le patronage de saint Gilles.

Bertrand, fils de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, se croisa et partit pour la Terre-Sainte en 1109. Il y mourut en 1112. Son frère Alphonse Jourdain revint prendre le gouvernement des comtés de Toulouse et de Saint-Gilles, et du marquisat de Provence. Avant de se croiser, Bertrand avait fondé l’Hôpital, qui devint le Grand Prieuré de Saint-Gilles, la plus ancienne des maisons d'Europe de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. Ce prieuré était un hospice destiné à recueillir, sur les rives du Rhône, les pèlerins prêts à partir pour la Terre-Sainte, ou ceux qui en revenaient. Ce rôle lui permit de bénéficier des largesses des princes et les seigneurs partisans des croisades.

En 1117, les Hospitaliers acquirent Saint-Thomas de Trinquetaille, près d’Arles, et construisirent une église à Nîmes, dédiée à Jean le Baptiste. Leur manse s'accrut en 1171 du domaine de Daladel, près d’Aigues-Mortes, puis de celui de Canavère, près de Saint-Gilles, en1202 et des terres de Luc, près de Marguerittes, en 1217. L’Ordre reçut, en 1248, Saint-Jean-de-la-Pinède, près de Listel, à Aigues-Mortes.

L'autre ordre militaire, celui du Temple, avait des possessions qui jouxtaient celles de l'Hôpital. En 1139, Pierre, abbé bénédictin de Saint-Gilles, accorda aux Templiers le lieu-dit Sertelage. Son successeur, Bertrand y ajouta un jardin. Pierre, Bernard, Guillaume, Galburge et Azalaïde, de la famille des Porcellets, dès 1174, firent d'importantes donations à Bernard Catalan, précepteur du Temple de Saint-Gilles. Sous le magistère de Blanquefort, Ugon de Barcelone, procureur-général du Temple en Provence, fit acquisition à Raymond IV, Comte de Toulouse, de 60 muids de terre dans le pays d'Argence, pour la somme de 150 marcs d'argent fin. Ces biens étaient attenants aux terres des Hospitaliers et jouxtaient le Rhône. D'après le cartulaire de Saint-Gilles, de 1180 à 1210, les donations furent de l'ordre de 38 pour 145 achats, les Templiers rachetant systématiquement les dominium oudomnium, droits féodaux sur les terres qui leur appartenaient.




Chapelle des Porcelets aux Alycamps



Les Templiers avait obtenu des seigneurs de Posquières des droits dans la Sylve Godesque qui s'ajoutaient à ceux de la forêt de Clamadour, dite d'Albaron, autour de l'étang d'Amalbert, au sud-est d'Aigues-Mortes. La commanderie templière de Saint-Gilles possédait aussi des terres autour de l'étang de Mauguio. Dans le dernier tiers du XIIe siècle, le Temple pris possession de l'île de l'Estel, qui fermait le marais de Peccais, où les frères avaient érigé la chapelle Sancta Maria de Astellis. C'est au nord de l'Estel, en bordure du Grau de la Chèvre, qu'était situé Nega Romieu, où se trouvaient des entrepôts maritimes loués à des marchands. La confirmation de tous ces biens fut faite en août 1258 par le sénéchal de Carcassonne et de Beaucaire, et recopié dans le Chartier du Temple de Saint-Gilles. Un demi-siècle plus tard, ils passèrent au Grand Prieuré.


À la suite du Concile de Vienne en 1311, l’Ordre hérite de la majorité des biens des Templiers et devient le plus puissant d'Europe.

La langue de Provence fut dès lors répartie en deux grands prieurés, Toulouse avec vingt commanderies, et Saint-Gilles avec cinquante-quatre commanderies, auxquelles il faut rajouter le bailliage de Manosque qui fut initialement un prieuré appelé de Provence entre 1317 et 1347. Mais au XVe siècle, il entre en décadence et le Grand Prieuré où résidèrent jusqu'à 22 chevaliers n'en comptait plus que deux.


François 1er redonna quelques éclats à Saint-Gilles avec quelques nouvelles donations et la confirmation des acquisitions de 1512. De 1562 à 1621, les guerres de religion furent la cause de la disparition de quelques Commanderies et de la destruction des bâtiments du prieuré de saint Gilles, ce qui porta le coup de grâce au pèlerinage.


Saint-Gilles resta cependant un centre spirituel important pour l'Ordre mais l'administratif du grand-prieuré est transféré au grand prieuré d'Arles en 1562. Ce transfert fut avalisé par un décret du Grand-Maître à la suite d'une décision du Sacré Conseil en date du15 janvier 1615.


En 1703, les Camisards pillèrent des maisons de l'Ordre en Languedoc. Puis 1789 vit la fin du Grand Prieuré avec l’aliénation des Biens Nationaux et la vente de ces domaines en 1792. La collégiale de Saint-Gilles fut démantelée en 1796 par l’acquéreur qui l’utilisa comme carrière.


2. patrimoine foncier


La manse de l’ordre hospitalier de Saint-Gilles s’étendait du sud de Tarascon (Mas de l’hôpital) à la Méditerranée (Salin de Listel) et de Miramas (coussouls de Luquier, Calissanne etc.) à Aigues-Mortes. Cette omniprésence de l'Ordre de Saint-Jean en Camargue remonte à ses débuts. Il le doit tout d’abord à ses origines méridionales, à la proximité des lieux d'embarquement pour les croisades : Saint-Gilles et Aigues-Mortes. Et enfin à la récupération des biens de l’Ordre du Temple après le concile de Vienne présidé par Clément V.


Au XIVe siècle, les vins de Saint-Gilles et de la Costière étaient parmi les plus prisés de la Cour pontificale d’Avignon. Jean XXII fait venir son « vin nouveau » de Saint-Gilles et Beaucaire. Quand, en 1367, Urbain V quitte Avignon pour Rome il se fait envoyer par le port d’Arles une cargaison de vin de la Costière et de Beaune. De retour en Avignon, Grégoire XI fit lui aussi approvisionner ses celliers par les vins de Saint-Gilles et la Costière. Si durant tout le Moyen Âge les vins provenant de ce terroir furent considérés à l'égal de ceux de Beaune, c'est qu'ils étaient produits avec une cépage exceptionnel le mourvèdre appelé alors « plant de Saint-Gilles ».


À la même période, il est fait mention d'un pressoir et de cuves de fermentation dans le cellier de Saliers, dépendance du Grand Prieuré, en Camargue, sur la rive droite du Rhône.



Saliers, vieille église de la Commanderie


En Camargue, les Hospitaliers possédaient terres labourables, herbages, marais et étangs, soit environ 730 hectares de labours, 1 730 hectares d'étangs et de marais. Sur la rive gauche du Petit-Rhône, la Commanderie de Saliers disposait de 280 hectares de labours et 1 470 hectares de marais ; en rive droite sous le contrôle direct du Prieuré de Saint-Gilles les surfaces ont été déterminées par les travaux de l'ingénieur Louis Séguin en 1765-66 et sont conservées à Arles dans l'ancien Hôtel Prieural de Malte, au Musée Réattu. Ces biens s’étendaient sur 24 000 ha, dont 2 300 en terres de labour et 21 700 en herbages, marais et coussouls de Crau. Les coussouls étaient des "pâturages" pierreux où paissaient les ovins des Commanderies de Sainte-Luce, Trinquetaille et Saliers. Ils s'étendant sur 5 200 hectares. À cela s'ajoutaient des salines. En 1546, le Grand Prieur fit construire le salin de Saint-Jean, dans un étang qui jouxtait le marais de Peccais.


Quand les différents propriétaires sauniers décidèrent de s'unir en société en 1716, seule l'Église, qui possédait les salins de l’Abbé et de Saint-Jean resta en dehors de ce consortium. Quelques années plus tard, l'évêché d'Alès, propriétaire du salin de l’Abbé le rejoignit. Seul, le Grand Prieur conserva son salin de Saint-Jean. En 1790, un décret de la Convention déclarrait les salins de Peccais propriété nationale. Puis, ils furent restitués à leurs propriétaires, à l'exception de ceux de l’Abbé et de Saint-Jean qui restèrent propriété de l’État.


L'Ordre possédait à lui seul près de 10 % de la valeur des fonds de l'ensemble du terroir arlésien. Leur valeur foncière a été estimée à plus de 800 000 livres contre 12 500 seulement pour l'archevêché d'Arles. A la veille de la Révolution, les revenus du Grand Prieuré représentaient 254 000 livres tournois sur un total de 1 100 000 livres tournois, soit 23 % de l'ensemble de ses possessions. Chaque exploitation était centralisée autour d’un bâtiment de résidence, le "mas" à l’exemple du Grand Mas de Saliers.


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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 15:07

B. Possessions


1. commanderies


Les hospitaliers possédaient 80 commanderies dans la langue de Provence. 25 dépendaient de Toulouse et 55 de Saint-Gilles.


En Gevaudan :


Commanderie de Palhers


La commanderie de Palhers en Gévaudan était une commanderie appartenant à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, située dans le village de Palhers, aujourd’hui commune du département français de la Lozère.


Histoire


En 1291 Richard de Grèzes donne Palhers aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, installés dans leur commanderie de Gap-Francès. À Palhers va alors se développer une commanderie indépendante à partir du XIIIe ou du XIVe siècle. Cette commanderie est, à l’image de Gap-Francès, une dépendance du Grand prieuré de Saint-Gilles, en langue de Provence.

Le commandeur de Palhers avait droit d’entrée aux États particuliers du Gévaudan. Il avait droit de justice, et ainsi possédait des cachots, ainsi qu’une fourche patibulaire.

La commanderie est vendue comme bien national à la suite de la Révolution française. Elle a abrité, peu de temps avant, la congrégation des « filles unies fileuses », qui se déplacèrent sur Mende à la Révolution2. Si la chapelle est devenue église paroissiale en1840, la commanderie elle-même a été laissée à l’abandon. Aujourd’hui il ne reste pratiquement plus rien, si ce n’est un mur de 7 m de haut, vestige des anciens remparts, ainsi qu’une salle voûtée.


Dépendances



Plusieurs prieurés et autres commanderies étaient sous la dépendance de la commanderie de Palhers. Ainsi l’on retrouve :
• le prieuré de Recoules-d'Aubrac en Gévaudan ;
• la commanderie de Lavillatte en Vivarais (membre de la Vilatte, la Villatte). Cette maison de l'Hôpital a d'abord dépendu de la commanderie de Devesset (prieuré d'Auvergne) au XIIIe siècle.


Ancienne commanderie hospitalière de Palhers (Lozère, France)



En Languedoc



Commanderie de Vaour

La Commanderie de Vaour se situe dans le département du Tarn à environ 80 km au nord-est de Toulouse, entre Albi et Montauban, au nord de la forêt de Gresigne.


Historique

La commanderie fut fondée en 1140 lorsque les chevaliers de Penne firent don d'un terrain à Pierre Humbert.

On dénombrait seulement une dizaine de chevaliers, le reste s'était établi dans diverses dépendances de la région telles que: Montricoux, Cahors, Lacapelle-Livron,...

Les chevaliers templiers étaient exonérés de droits et taxes seigneuriales en échange de leur protection envers la population locale.

Le pouvoir de la commanderie s'étendait sur sept cantons et jusque dans le Quercy. Cette influence s'est mise en place grâce aux dons des religieux de Septfonds et de la Chancelade ainsi qu'à ceux du Comte de Toulouse.
Il n'existe que peu de documents sur la vie à Vaour.

En 1303, alors que le conflit qui oppose Philippe le Bel au pape Boniface VIII est à son paroxysme, Bernard de la Roche, commandeur de Vaour, figure dans un acte où les prélats et les ecclésiastiques des sénéchaussées de Beaucaire, Carcassonne et Rodez prennent le parti du roi de France. Cet acte fut rédigé le 25 juillet à Montpellier.

Après la dissolution de l'ordre du Temple la commanderie et tous ses biens sont dévolus à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui la gardera jusqu'à la Révolution française.


Possessions


• Marnaves
• Lintin
• un monastère à Amarens

Organisation




Entrée


La commanderie se situe sur une butte, où l'on a retrouvé une dalle à rigole, ce qui permet de supposer qu'il s'agissait d'un lieu voué au culte de l'eau.
Elle était entourée d'un mur d'enceinte de forme trapézoïdal.

La commanderie était composée de plusieurs bâtiments dont une grange qui a été restaurée soutenue par neuf contreforts de grande taille.

Au rez-de-chaussée du logis se trouve la cuisine avec un four à pain et le réfectoire tous trois en enfilade. Une tour octogonale (aujourd'hui effondrée) permettait d'accéder aux appartements du commandeur. L'église était située au rez-de-chaussée du donjon coiffé de hourds qui mesurait 20 mètres de haut.



La grange

La grange, actuellement aménagée en salle de spectacle (scène, gradins, etc), est gérée et principalement utilisée par l'association l'Été de Vaour.


En Provence




Commanderie de Richerenches


La Commanderie de Richerenches est une commanderie templière du XIIe siècle en ruine.
Elle est située au centre de la commune de Richerenches, village provençal d'environ 600 habitants dans l'Enclave des papes (morceau de Vaucluse inclus dans le département de la Drôme).

La Commanderie de Richerenches fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 1984.


Historique


La commanderie de Richerenches est fondée en 1136 par le frère templier Arnaud de Bedos, chargé de prospecter en Provence à la recherche de terrains et de recrues.

Le lieu-dit Ricarensis (qui donnera le nom de Richerenches) lui est donné par le seigneur local Hugues de Bourbouton, sous l'impulsion de l'évêque Pons de Grillon. L'ordre du Temple y fait construire une ferme fortifiée (Mas) ainsi qu'une chapelle achevée en 1147. L'ordre fait également assécher les marais.

En 1138, « Richerenches » devient une commanderie avec sous ses ordres de nombreuses autres maisons de Provence. L'agrandissement sera constant, à partir de cette période.

L'activité de cette commanderie est axée sur la culture du blé et de la vigne ainsi que sur l'élevage de chevaux et de moutons. Richerenches est alors réputée pour la qualité de ses chevaux, tous destriers de guerre, solides physiquement, dont la quasi-totalité était envoyée en Terre sainte.

En 1139, le seigneur Hugues de Bourbouton se fait templier, cède à l'Ordre tous ses biens et terrains, et, est nommé commandeur de Richerenches cette même année.
Lors de la dissolution de l'Ordre du Temple, les terrains sont donnés aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem puis au pape en 1320.


Possessions

À partir de 1138, La commanderie deviendra préceptorie et étendra donc ses possessions. On peut citer entre autres :

• Bourbouton
• Cairanne (dont on peut voir encore l'église romane et le « Donjon des Templiers »)
• Sainte-Cécile-les-Vignes


Organisation

Il semblerait que le bourg fortifié au temps des Templiers était plus petit qu'actuellement. La Commanderie s'organisait comme suit :

La chapelle : de l'époque templière, il ne reste que la ferme à la sortie de Richerenches transformée en Gîtes de France et l'abside, chevet de l'église actuelle. Au bas de l'abside, on peut trouver une pierre portant le nom d'Hugues de Bourbouton, 2e commandeur de Richerenches.



Ferme templière (Mas) du seigneur Hugues de Bourbouton,
actuellement Gîtes de France




La chapelle était très certainement fortifiée car on relève encore aujourd'hui des éléments de défense:
• Traces de mâchicoulis

• Meurtrières sur le mur nord
• L'épaisseur des murs

La grange templière ou temple : Il s'agit d'une nef de 32 mètres de long sur 11 mètres de large consolidée par des contreforts.



Grange templière



La toiture est en forme de terrasse rehaussée de créneaux et ayant une activité de défense.


Le bâti : Il s'élevait sur deux niveaux :
• Au rez-de-chaussée, il était constitué d'une grande salle en partie détruite de nos jours.
• A l'étage, subsiste encore une salle haute voûtée d'un berceau brisé.




En Vivarais


Commanderie de Jalès


La commanderie de Jalès se situe dans la plaine de la Berrias, sur la commune de Berrias-et-Casteljau située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes.



Porte fortifiée


Historique


La commanderie a été fondée en 1140 par les templiers. Elle est réputée pour être une des plus vieilles commanderie de France  encore en état. Comme toutes les commanderies occidentales de l'Ordre, elle n'avait pas vocation militaire. Elle servait à récolter des fonds ainsi que des vivres. Elle a été profondément remaniée lorsqu'elle est passée sous la tutelle de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem au XIVe siècle.

Jalès connait une phase de déclin importante aux XVIe etXVIIe siècles, les commandeurs de l'Ordre n'y séjournant plus. Mais, à partir de 1740, le château est restauré par le commandeur Pierre-Emmanuel de Lauberivière de Quinsonas, qui en fait sa résidence et procède à une grande remise en ordre. Une restauration des droits féodaux, une meilleure gestion des terres, l'introduction de nouvelles cultures (vignes, mûriers, châtaigniers) et l'élevage de vers à soie permettent une augmentation sensible des revenus. La commanderie est dotée de trois appartements superbes au premier étage des ailes est et ouest bâtis autour de la cour intérieure. Pris sur le volume de la cour, face au midi et appuyé sur le grand cellier, un nouveau bâtiment est édifié pour servir d'entrée au château et abriter un appartement d'hiver. Les portes intérieures, en noyer, la rampe en fer forgé, une tapisserie en cuir doré, des cheminées en bois sculpté, des boiseries et portes de placards ornés de bas-reliefs, les pavés de terre cuite vernissée blancs et verts, et les plafonds gris perle, tout dénote les goûts raffinés de Lauberivière de Quinsonas. Le bâtiment garde cependant au XVIIIe siècle une allure austère de solide maison forte médiévale avec ses murailles crénelées, ses guérites posées régulièrement et son grand portail muni d'une sarrasine de bois2. Pour pénétrer dans la bâtisse, il y a encore un petit pont-levis à franchir et il faut passer par un autre portail garni de sa sarrasine avant d'entrer dans la cour.

En 1782, Jalès est confiée à un commandeur prestigieux, Pierre-André de Suffren, qui rentre tout auréolé de sa campagne aux Indes lors de la guerre d'indépendance américaine. Suffren ne séjourne pas en permanence dans la commanderie, mais c'est celle qu'il préfère sur les quatre qui lui sont affectées pour assurer ses revenus d'ambassadeur de l'Ordre à Paris. « J'irai chez moi » écrit le célèbre bailli lorsqu'il s'apprête à s'y rendre. Suffren fait en 1786 et 1787 plusieurs séjours dans la commanderie et y réalise quelques travaux pour rendre les appartements plus confortables et plus à son goût. La légende locale veut même qu'il ait fait fabriquer une table échancrée pour y loger son énorme bedaine de gros mangeur. En 1786, Suffren y reçoit sa nombreuse famille : « J'ai autant de monde que la maison peut en contenir. J'ai six femmes ! » Le bailli note en 1787 que la maison est « fort logeable. Il y a un bon potager. » Ce sera son dernier séjour, car il semble qu'en 1788, Suffren, dont la santé se dégrade, ne se soit pas rendu en ce lieu qu'il affectionnait beaucoup (il décède en décembre de la même année).




En 1782, la commanderie est confiée au bailli de Suffren.
Ce dernier va y séjourner régulièrement et beaucoup
apprécier les lieux.



La commanderie sera l'un des sites des épisodes contre-révolutionnaires dits : les Camps de Jalès.


Organisation


Malgré les outrages du temps, surtout pendant la période révolutionnaire, une grande partie des constructions romanes sont parvenues jusqu'à nous5.

La chapelle :  La chapelle, au sud, a conservé depuis son origine au XIIe siècle une abside semi-circulaire voûtée en cul de four, une nef à trois travées, un portail en plein cintre et deux petites baies romanes. D'autres ouvertures sont postérieures. Les peintures murales subsistantes sont probablement de la fin du Moyen Âge. En 1151, elle est dédiée à la Vierge Marie, mais au XIIIe siècle elle est placée sous l'invocation de Sainte Marie-Madeleine6.

La chapelle a été transformée en grenier vers le XVIe siècle.[réf. nécessaire]



La chapelle





Cour intérieur avec puits


Logis seigneurial et l’escalier



2. autre possession directe


Le Château de Générac



Façade ouest


Le château de Générac est un château situé à Générac, dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.


Historique


Selon la tradition, le château de Générac aurait été construit au XIe siècle. À l'instar des terres du village, il aurait notamment appartenu aux comtes de Toulouse, à l'ordre du Temple, à Guillaume de Nogaret, puis aurait été largement réaménagé par le grand prieuré de Saint-Gilles au XVIe siècle. Toutefois, certaines recherches récentes dateraient l'édifice tout entier du milieu du XVIe siècle et en attribueraient la construction aux prieurs Jacques de Manas et Géraud de Massas.

Les prieurs de Saint-Gilles ont conservé le château jusqu'à la Révolution. En 1788, le château est attribué en fermage à un nommé Jacques Archinard. Dès 1791, le bâtiment et ses terres déclarés « biens nationaux » sont partagés en de nombreux lots vendus à des agriculteurs de la commune ou de la région. À partir du XIXe siècle, le château est occupé par plusieurs familles. Le 25 mai 1993, il a été l'objet d'une inscription à l'inventaire supplémentaire desmonuments historiques.

Actuellement, il est propriété de la commune qui a pris en charge sa restauration. Une partie de l'édifice abrite le musée de la tonnellerie depuis 1995.



Façade Est du château



Architecture


L'aspect actuel du château de Générac est d'une grande singularité, mêlant une structure massive à des décors plus sobres et discrets. De plus, la forme de certains volumes et la disposition des différents corps de bâtiment trahissent une histoire mouvementée. D'un point de vue architectural, l'édifice se compose :

• d'un corps principal long de 32 m et disposé dans le sens sud-nord. Il est flanqué à l'est de deux solides tours d'angle de forme circulaire, d’une douzaine de mètres de hauteur et de neuf mètres de diamètre ;
• d'une tour de forme pentagonale, plaquée contre le corps principal, côté ouest. Elle renferme un escalier à vis de pierre le long duquel on découvre des têtes ailées de trois des quatre évangélistes. Ses fenêtres sont encadrées par des colonnettes taillées et finement sculptées. Ces ornements, à l'instar des fenêtres à meneaux présentes sur l'ensemble de l'édifice, témoignent d’aménagements réalisés à l'époque de la Renaissance ;
• d'une aile ouest, positionnée au sud et en retour d'angle du corps principal. Elle s’élève brusquement à son extrémité, un peu comme une tour. En rez-de-chaussée se trouve une salle qui a pu, autrefois, servir de temple et qui abrite aujourd'hui le musée de la tonnellerie.

À ce jour, rien ne nous permet d'identifier précisément la fonction originelle du château. Aucun vestige ne prouve qu'il ait été un jour équipé de fortifications. Plusieurs hypothèses sont alors envisageables concernant son utilisation : demeure seigneuriale, poste d'observation, péage sur les voies menant de Nîmes au port de Saint-Gilles...



Tours Nord et Sud du château
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 15:19

• Eglise Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence


L'église Saint-Jean-de-Malte, à l'angle de la rue d'Italie et de la rue Cardinale, à Aix-en-Provence est la première église gothique de Provence. Elle se situe à l'extrémité est de la rue Cardinale. Elle a été construite sur l'emplacement d'une première chapelle érigée par les Hospitaliers à leur installation à Aix, au XIIe siècle. Ses travaux de construction se seraient étalés de 1272 à 1277, même si ces dates ne sont pas avérées. Le clocher de l'église s'élève à 67 mètres. C'est le point le plus élevé de la ville d'Aix-en-Provence.

Aujourd'hui Saint-Jean-de-Malte est une église paroissiale confiée à la Fraternité des Moines apostoliques. Grâce aux offices monastiques, elle est fréquemment ouverte et peut être visitée. Elle surprend par sa luminosité intérieure, la couleur de la pierre, sa sobriété, son orgue contemporain construit par Daniel Kern et ses nombreux tableaux.

Cette église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.





Historique


Le premier bâtiment religieux bâti sur le site est une chapelle que les Hospitaliers érigent à leur installation à Aix, au XIIe siècle, sur le chemin d'Italie, à l'emplacement actuel de l'abside3. C'est parce que les comtes de Provence de la maison de Barcelone Alphonse II et son fils Raymond-Bérenger IV décident d'y élire leur sépulture qu'est entreprise la construction d'un bâtiment beaucoup plus imposant. C'est ainsi que, sur les instructions du testament de la comtesse Béatrice de Provence, fille de Raymond-Bérenger, l'église Saint-Jean-de-Malte aurait été construite entre 1272 et 1277, dans un style gothique provençal, à nef unique et chapelles entre les contreforts, hors des murs de la ville, ce qui en fait le plus ancien monument gothique de Provence. Mais des problèmes de datation rendent les estimations incertaines.

La plus ancienne date attestée concernant un édifice religieux à cet emplacement est un acte de 1192 dans lequel est évoquée à Aix une maison des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dont le commandeur est Pierre de Naisa. Les historiens estiment que la construction de cette commanderie est à situer entre 1180 et 1192.


Description


Sa nef centrale fut érigée sur les fondations d'une église plus ancienne au XIIIe siècle et servait comme église de l'Hôpital qui se trouvait à l'emplacement de l'actuel musée Granet. L'église était alors au service de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, d'où son nom. Le chevet plat et le transept ne sont que légèrement postérieurs. Elle devient ensuite commanderie de Rhodes puis de Malte. Elle devient alors dépendance du grand prieuré de Saint-Gilles. On dit que c'est la ville d'Aix qui a vu sortir le plus de chevaliers de Malte.


Clocher



En 1292, les Hospitaliers reçoivent l'autorisation de placer quatre cloches au sommet du clocher de l'église, ce qui indique que, dès cette époque, celui-ci devait déjà être d'une taille conséquente. Aujourd'hui, ce clocher compte 67 mètres de hauteur, ce qui en fait le point le plus haut de la ville d'Aix-en-Provence. Si l'on ajoute à cela ses caractéristiques gothiques, tout le rapproche de nombreux édifices religieux du Nord de la France par son aspect rigide et austère. Les estimations quant à sa date d'achèvement varient grandement. Si la tradition le situe en1376, des recherches récentes tendraient davantage à le situer au milieu du XVe siècle. Dans un cas comme dans l'autre, on ne peut manquer de souligner l'audace architecturale de l'ouvrage totalement en contradiction avec les canons de son temps, que ce soient le portail de la cathédrale d'Aix, ou la chapelle d'Hélion de Villeneuve, ses contemporains.

La partie inférieure du clocher est montée sur un carré massif et épaulée par des contreforts. Le tout ne possède pas d'ouverture. Le premier étage, en revanche, possède quatre baies allongées dans le sens de la hauteur et abrite l'unique cloche. Au-dessus, la flèche est entourée de quatre clochetons et ajourée par huit lucarnes. Au Moyen Âge, le tout était couronné d'un épi de métal surmonté d'une croix latine. Celui-ci a été remplacé, en septembre 1755 par une croix de Malte, après un orage survenu en novembre 1754 qui avait abattu l'épi. La foudre s'y abat d'ailleurs régulièrement, ce qui implique la nécessité de rénover la flèche une à deux fois par siècle. L'historien aixois Ambroise Roux-Alphéran a lu sur des pierres aujourd'hui déposées l'inscription « XPS [Christus] Rex venit in pace, Deus homo factus est » (« Le Christ-roi est venu dans la paix, Dieu s'est fait homme »), un message à la gloire du Christ.

Des quatre cloches qui ornaient le clocher dès l'origine, seule une subsiste de nos jours. La raison en est le siège de Toulon mené par Napoléon Bonaparte en 1793. Tout le matériel en fonte disponible en Provence est alors réquisitionné pour être fondu et participer à la construction d'armement. Les trois plus petites des cloches de Saint-Jean-de-Malte sont alors ôtées du clocher et fondues. Seule la plus lourde (1 260 kg) est maintenue à sa place. Malgré la victoire de Bonaparte sur Toulon assiégée, les trois cloches manquantes ne sont plus reparues dans le clocher de l'église. Le Dimanche 1er Septembre 2013, à l'occasion de la traditionnelle bénédiction des Calissons, les trois cloches sont "revenues". Les amis de Saint Jean de Malte ont obtenu de la ville de Toulon le don d'une partie des canons de bronze stockés à l'arsenal et la fonderie Paccard a fondu trois nouvelles cloches. Elles sont actuellement exposées dans l'église en attendant la consolidation du clocher qui permettra de les remettre à leur place.



clocher

La façade telle qu'on peut la voir aujourd'hui a été remaniée au XVIIe siècle, même si elle a été construite au XIIIe siècle. Le pignon qui la domine est surmonté d'une croix de Malte. Les tuiles mécaniques de la charpente sont clouées en raison de risques de vent qui pourraient les fragiliser. Jusqu'en 1906, il était possible de voir le ciel à travers les pignons, lorsqu'ils étaient ouverts.

Le détail architectural qui frappe le plus au regard de la façade est ces deux tours octogonales, hautes de trente-deux mètres, qui se dressent de part et d'autre de l'édifice. Elles sont percées de meurtrières étroites et surmontées d'une coiffe en pyramide. À leur sommet, un balcon les relie et surmonte une grande rose de 4 mètres de diamètre. La tour de gauche date de la construction du clocher, tandis que celle de droite a été réalisée en même temps que le balcon, en 1691.

Le portail, quant à lui, possède deux vantaux datés de la fin du XVIIe siècle ou du début du XVIIIe siècle. Ils étaient décorés à l'origine de croix de Malte, mais cette décoration a été supprimée. Au-dessus, on peut apercevoir deuxgargouilles à tête de chien que l'on peut rapprocher des armoiries du prieur Jean-Claude Viany. La porte est divisée deux baies et au-dessus d'elles se trouve un tympan décoré de trèfles et d'arcs trilobés.

L'ensemble de la façade est restauré par l'architecte aixois Henri Révoil entre 1851 et 1858.



Façade avec effet du soleil


Chevet

Le chevet plat de l'église peut être observé rue d'Italie. Une maison construite contre le mur obstruait jadis la grande fenêtre en tiers-point d'une hauteur de 11 mètres. C'est l'acquisition de cette maison par la municipalité d'Aix-en-Provence en 1855 qui permet la démolition et la restauration de l'ensemble tel qu'il se présentait à l'origine.



Orgue de l’église Saint-Jean-de-Malte
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 15:29

• Commanderie La Cavalerie

La Commanderie de La Cavalerie est située dans le département de l'Aveyron à six kilomètres au nord de Sainte-Eulalie-de-Cernon.



Historique



La commanderie fut fondée en 1154. À l'origine, les Templiers avaient édifié deux ville :La Cavalerie Vieille et La Cavalerie Neuve. La première fut complètement détruite au XIIIe siècle.

Vers 1307, l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem reçurent La Cavalerie et entreprirent de fortifier la ville pendant la Guerre de Cent Ans. Toutefois au XVIe et XVIIe siècle, le village fut pris par les Huguenots et ceux-ci détruisirent le château en 1580.


La cité templière de La Cavalerie



organisation


La commanderie était constituée par une église et son cimetière, le logis des Chevaliers, une tour carrée et des bâtiments agricoles (granges, écuries,...).

De nos jours, le village apparait tel qu'il était au temps des Hospitaliers. Le seul vestige templier encore visible de l'époque templière est un morceau de mur de l'ancienne église à l'intérieur de l'église actuelle qui date du XVIIIe siècle




• Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon



La commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon, dite par fois aussi Sainte-Eulalie de Larzacest une commanderie (un monastère appartenant à un ordre religieux et militaire du Moyen Âge) située dans le département de l’Aveyron, au pied du plateau du Larzac à 20 km au sud-est deMillau.



Cour intérieur et Echauguette



Historique


L’histoire des templiers sur le Larzac débute en 1151 lorsque l’abbé de Saint-Guilhem-le-Désert, Raimond, fait don de l’église de Sainte-Eulalie.

Plusieurs donations importantes sont faites par les seigneurs locaux aux Templiers, mais la plus importante reste celle faite en 1159 par Raimond Bérenger, roi d’Aragon et comte de Barcelone. En effet, celui-ci leur fait don de la totalité du village de Sainte-Eulalie-de-Cernon ainsi que d’une grande partie du Larzac par l’entremise du commandeur de Rouergue, Élie de Montbrun. Cette donation s’accompagne d’un droit de construction pour des villages et des forteresses.

À partir de 1159, les Templiers vont donc commencer à rebâtir l’église puis ils vont construire les bâtiments de la commanderie.

En 1307, lors de la chute du Temple, les chevaliers et hommes d’armes de Rouergue sont arrêtés et emprisonnés dans le château de Najac.

Lorsqu’en 1312, tous les biens de l’Ordre sont donnés aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, ceux-ci entreprirent notamment de reconstruire le bâtiment communautaire et de construire la première chapelle de l’église.
Au XVe siècle, des suites de l'insécurité liée à la guerre de cent ans, les hospitaliers vont faire ériger l’enceinte fortifiée autour du village.


Organisation

Sainte Eulalie présente deux ensembles fortifiés distincts mais accolés : les remparts entourant le village, construits au XVe siècle par les hospitaliers et la commanderie templière (en partie reprise au XIVe siècle par les hospitaliers) en forme de quadrilatère fortifié sur l’extérieur qui comprend des bâtiments agricoles, l’église et le bâtiment communautaire avec au centre une cour intérieure.


L’Eglise

Elle a été reconstruite par les templiers lorsqu’ils se sont installés à Sainte Eulalie au XIIe siècle. Elle est d’une construction sobre à simple nef, composée de quatre travées et d’une abside semi-circulaire voûtée en cul de four, orientée vers l’Est.

Toutes les chapelles latérales actuelles datent du XIXe siècle, à l’exception de la première sur la droite en entrant qui date du XIVe.

Sa particularité est son entrée qui a été percée tardivement dans le chevet d’origine, en 1641 par le commandeur Jean de Bernuy Villeneuve. Il a donc fait inverser son sens pour que le portail d’entrée ouvre sur la place.



Salle d’honneur de la commanderie




Vue du rempart nord de l'enceinte fortifiée hospitalière du
XVe siècle autour du village





Place de la fontaine de Sainte-Eulalie-de-Cernon
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 15:58





GRAND PRIEURE DE TOULOUSE




Le grand prieuré de Toulouse était un prieuré de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il s'agissait de l'un des deux grands prieurés de la langue de Provence avec le grand prieuré de Saint-Gilles ou le grand prieuré d'Arles qui prit sa suite.



a) commanderies




en Périgord




commanderie d’Andrivaux



La commanderie d'Andrivaux ou Commanderie des Andrivaux était une commanderie hospitalière dont l'origine remonte aux Templiers, située sur la commune de Chancelade à proximité de Périgueux, en Dordogne.

Les vestiges de cette commanderie se situent dans l'actuelle banlieue Ouest de Périgueux, sur la commune de Chancelade au croisement du « chemin des Templiers », et de la route des « Andrivaux », hameau dit « des Andrivaux ». Il s'agissait en fait de l'ancienne commune d'Andrivaux qui fut regroupée avec celle de Merlande (Merlande-et-Andrivaux) juste après la révolution française pour être finalement rattachée à celle de Chancelade en 1809.


Historique


La commanderie des Andrivaux fut fondée en 1139, lorsque Geoffroi Ier de Cauze, évêque de Périgueux, fit don de la paroisse aux Frères du Temple, qui s'établirent dans un cloître abandonné. La commanderie prit rapidement une grande extension, au fur et à mesure des donations. Vers 1150 le seigneur de Monteyzey, fit don à l'Ordre de la forêt de Lancinade. En 1228, le chevalier Bertrand de Geoffroy donna tous ses droits sur le moulin de Chambon. Vers 1245, les enfants du Chevalier Pierre de Saissac qui avait fait du tort à l'Ordre, firent don en dédommagement de la maison des Andrivaux, de leur fief des Cortils situé sur la paroisse de La Chapelle-Gonaguet. Ce territoire ne tarda pas à s'étendre, et quelques années plus tard, on vit naître le village de Chantegéline.


De 1298 à 1306, le précepteur des Andrivaux fut Géraud de Lavernhe (ou Gérard de Lavergne), qui figura en 1307 parmi les soixante-dix Templiers périgourdins emprisonnés à Domme6
À la dissolution de l'Ordre du Temple en 1312, la commanderie et ses possessions sont remises aux Hospitaliers, qui continueront à la développer, et qui l'uniront, à la commanderie de Condat, vers 1440.


Possessions


De l'église du hameau des Andrivaux, aujourd'hui détruite, il ne subsiste que la crypte percée de trois fenêtres. Les Templiers la dédièrent à saint Maurice, les Hospitaliers y ajoutèrent saint Blaise. Dans le hameau, subsiste encore la très belle Maison de Chilhaud. Dans le cimetière voisin, s'élevait une grande « Lanterne des morts », détruite au XIXe siècle. Près de l'église, le logis du commandeur a conservé d'époque quelques caves, son dallage et une cheminée. Non loin, les Templiers possédaient un pigeonnier, et un moulin en bordure d'étang



Maison de Chilhaud aux Andrivaux à Chancelade


Les Andrivaux avaient pour dépendance l'hôpital de Dourle (commune de Lisle), la commanderie de Chantegeline (aujourd'hui Chantepoule, sur la commune de Mensignac), l'hôpital de Combeys (commune de Chantérac), et l'église de Razac. La commanderie des Andrivaux avait également des possessions sur les paroisses de La Roche-Saint-Paul, Puymartin, Temple-le-Sec et Temple de l'Eau, mais aussi sur les communes de La Chapelle-Gonaguet, Biras, Bassac, Saint-Apre, Montagrier, Marsac, Coursac et Manzac. Une fois remise aux Hospitaliers, après la dissolution de l'Ordre du Temple, la commanderie continua à s'étendre avec leurs possessions propres sur la rive droite de l'Isle.




Commanderie de Condat-sur-Vézère



La commanderie de Condat, appelé communément château de Condat, est une ancienne commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, implanté dans le bourg de Condat-sur-Vézère dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.
Son donjon est inscrit au titre des monuments historiques.




Le donjon du château


Histoire

Le château fut le siège de la commanderie des Hospitaliers qui occupa le bourg de Condat du XIIe au XVIIIe siècle.

Appelée Hospitalis de Condato et attestée dès 1239, d'abord maison-forte, résidence du commandeur, et à la fois grange dîmière, hostellerie pour les pèlerins et hôpital pour les malades propriété de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, c'était la plus importante commanderie du Périgord.

Durant les guerres de religion, le chef des Huguenots, le capitaine Pouch, transforma l’église en forteresse qui fut assiégée et prise par le seigneur de Losse.

Comme lors des guerres de religion, durant la Fronde, le château changea de mains à plusieurs reprises.

Vendu comme bien national à la Révolution, certains de ses locaux furent utilisés comme moulin et minoterie au XIXe siècle. Au XXIe siècle, les bâtiments désaffectés sont fermés au public. L'église avec son clocher-peigne, caractéristique de la région, est maintenant utilisée comme église paroissiale de Condat-sur-Vézère.

Le donjon a été inscrit au titre des monuments historiques le 12 octobre 1948.


Architecture

Son premier nom de condate (confluent), vient de sa situation : bâti en bordure du Coly, sur sa rive gauche, à son confluent avec la Vézère. Il n'en reste aujourd'hui qu'un logis du XVIe siècle accolé à un donjon du XVe siècle, tour carrée à mâchicoulis et bretèches.



Donjon




Donjon et cascade



Commanderie de Montsaunès



La commanderie de Montsaunès est située dans le département de la Haute-Garonne à 20 km à l'est de Saint-Gaudens et à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse.


Eglise des Templiers



Historique

Les archives de la commanderie n'ont pas conservé la charte de sa fondation. Si l'année 1156 est parfois mentionnée, d'autres sources montrent qu'elle existait déjà en 1142, puisque c'est l'année où le Temple de Montsaunès se voit recevoir une donation par Fourtanier de Toulouse. Au fur et à mesure des nombreuses donations en terre et en biens par les seigneurs locaux entre 1156 et 1193, la commanderie se présente rapidement comme la principale commanderie de Haute-Garonne. Ce titre fut confirmé par le pape Alexandre III en1170 lorsque celui-ci donna sa protection apostolique aux troupeaux et aux domaines.
La notoriété de la commanderie au milieu du XIIe siècle permit à certains nobles de la région de prononcer les vœux de l'Ordre du Temple. On peut citer entre autres Raimon At d'Aspet (1156) et Raimon Guilhem de Couts (1168). La principale activité de Montsaunès fut l'élevage, la culture des céréales et de la vigne.

À la fin du XIIIe siècle, les Templiers de Montsaunès octroyèrent des libertés et franchises à plusieurs villes et dépendances de la commanderie. Après la suppression de l'Ordre du Temple, Montsaunès devint une des principales commanderie de l'Ordre de l'Hôpital, avec ses dépendances à Mazères-sur-Salat, Ausseing, Plagne, Figarol, Cadelhan, Salles, etc…

Une fois sous possession hospitalière, la commanderie porta son attention sur ses fortifications jugées insuffisantes, et Raymond de Lescure, Grand Prieur de Toulouse, fit élever à partir de 1397, un fort composé de maisons entourées d'un mur de défense.

Mais durant les guerres de religions, la richesse de la commanderie s'amenuisa à tel point qu'à la fin du XVIe siècle, les rentes et redevances ne pouvaient plus être honorées.


Possession


La commanderie de Montsaunès avait des dépendances dans la région…
• Commanderie de Saint-Marcet (dépendance),
• Commanderie de Boudrac (dépendance).
Elle gérait également de plus petites commanderies dont celles de :
• Mazères-sur-Salat
• Lestelle-de-Saint-Martory,
• Figarol, don d'une portion du territoire par Waïfre de Montpézat5.
• Escanecrabe,
• Saint-Jean de Plante.
Et de nombreuses possessions :
• Guau,
• Salies-du-Salat, don de Dodon, comte de Toulouse, en 11785
• Saint-Martory,
• Saint-Gaudens, don de Bernard de Bazus6.
• Valentine,
• Laffite-Toupière,
• Soueich,
• Saleich,
• Arbon,
• Gaillartville,
• Bamville
• Ville et château de Canens, don de Aramon d'Aspet en 11561
• Ville de Vernet, don de Raymond d'Aspet en 11861
• Cadelhan,
• Salles,
• Plagne7,
• Roquefort,
• Ausseing,
• Saint-Cyrac,



Organisation


Il ne reste que peu de vestiges mise à part la chapelle.


Chevet de la chapelle templière de Montsaunès




La Chapelle :


- Extérieur : Construite avant 1180, elle est romane.
En s'approchant, on remarque de fines sculptures sur les trois arcades du portail ouest ainsi que sur les quatre colonnettes qui l'encadrent.
La rosace est également remarquable, constituée de treize cercles (un grand et douze plus petits) représentant le Christ-Soleil et les Apôtres-zodiaque.

- Intérieur :
L'intérieur de la chapelle est remarquable car décoré de fresques datant du début du XIIIe siècle présentant un grand nombre de figures géométriques.
Se trouvant sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, le décor intérieur y trouve son inspiration. On peut y observer des schémas astronomiques donnant le lieu et la date précise.




Fenêtre de la chapelle templière de Montsaunès
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 16:25





PRIEURE DE PROVENCE (1317-1347)




L'éphémère prieuré de Provence dont Hélion de Villeneuve fut le premier prieur regroupait trente-trois commanderies:


• Aix, Arles, Avignon, Beaulieu (deux commanderies, Dauphiné et Provence), Calissane, Claret, Comps, La Croix, Les Echelles, Fos, Gap & Embrun, Lardiers, Manas, Malmort, Manosque, Marseille, Monteil, Nice, Orange, Poët-Laval, Puimoisson, Rossillon [sic], Rue(Ruou), Saint-Jean-de-Trièves, Saint-Maurice de Régusse, Saint-Pierre d'Avez, Saliers, Thoronne, Trinquetaille, Valdrôme, Valence, Venterol.





Commanderie de Saint-Maurice




La commanderie de Saint-Maurice est située dans le département du Var, sur la commune de Régusse, près des basses gorges du Verdon, à 5 km au nord de Montmeyan et à 2 km au sud de Quinson.



Commanderie de Saint-Maurice, Templiers et Hospitalier



Historique



La commanderie de Saint-Maurice est implantée vers les années 1160 sur les terres de Saint-Maurin. Située aux confins des territoires de Coutelas et de La Roquette, actuelles communes de Régusse et de Montmeyan, c'est l'une des cinq commanderies du Var.

Elle est mentionnée pour la première fois en octobre 1164, lorsque le seigneur Hugues deMontmeyan entre dans l’ordre et donne la terre de Camp Long ainsi que les droits de pâturage sur tout son territoire. Il renonce à tous ses droits et héritages au profit de la commanderie. La même année, les Templiers fortifient le Castelar à La Roquette.


En novembre 1170, le seigneur de Blachère donne et concède aux chevaliers du Temple toutes les terres cultes et incultes, le droit de pâture ainsi que les eaux des rives du Verdon. Il donne en outre la libre faculté de construire un moulin dans le vallon de Beau Rivé et un local pour préparer le pain.


La maison de Saint-Maurice rayonne entre les territoires de Riez au nord, de La Verdière à l’ouest, de Régusse et Moissac à l’est, de Montmeyan et Fox-Amphoux vers le sud. Comme lacommanderie du Ruou, elle fait partie des grosses maisons abritant une communauté moyenne d’une dizaine de frères tandis que les autres sites du Var n’en comptent pas plus de trois.


Après la disparition de l’ordre du Temple en 1308, les biens de la commanderie sont réunis au domaine de la cour royale de Provence en 1309, puis passent aux mains des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1312. En 1322, Arnaud de Trians, comted’Alife dans le royaume de Naples et neveu du pape Jean XXII, fait l’acquisition de la terre de Montmeyan.


Les guerres et les calamités de la seconde moitié du XIVe siècle affectent la maison de Saint-Maurice qui commence à décliner. Elle est alors associée à la maison de Bras pour former une unique commanderie, puis absorbée dans des circonscriptions plus vastes comme lacommanderie des Hospitaliers d’Aix, ou bien celle de Marseille.



Possessions



Les bâtiments de la commanderie de Saint-Maurice constituent le centre de la seigneurie ecclésiastique et sont construits en pierres de taille19. On peut encore y voir une bergerie, une habitation, une annexe et une chapelle dédiée à Saint Maurice. Cette chapelle a probablement été construite vers la fin du XIIe siècle, une église étant mentionnée en 1170 ; elle rappelle par bien des aspects celle de lacommanderie du Ruou.


En juin 1206, les seigneurs Pons Albert et Guy de Baudinard20 donnent leur domaine sur le plateau Saint-Vincent avec une bastide et des droits de pâturage sur les terres de Coutelas. Les Templiers développent un hameau sur ce plateau autour de la grange diteBastida Sancti Vincencii, au lieu aujourd’hui appelé Villeneuve.


En 1223, la commanderie achète le château de Montmeyan, avec le soutien — probablement financier — de la commanderie du Ruou. L’acte de vente est d’un grand intérêt en ce qui concerne les modalités d’une telle acquisition.


En novembre 1237, l'abbaye de Lérins donne le territoire de Brauch26 avec son église, ce qui constitue un autre ensemble dont les bâtiments de la Grande Bastide rappellent l'importance.



Carte de la commanderie de Saint-Maurice au XIIIe siècle.


En 1249, le seigneur Jacques d'Oraison confirme le don de sa famille autorisant à bâtir et utiliser des matériaux tirés du territoire de La Roquette (approvisionnement en bois, pierres de construction et chaux). En 1258, plusieurs moulins sont alimentés en eau par un bief à l'endroit où le Verdon débouche dans la dépression de Quinson-Montmeyan.


Dans ce milieu rural, la commanderie a un rôle prépondérant dans l’encadrement des fidèles et dans l’organisation du réseau paroissial. Les églises et chapelles placées sous sa juridiction sont des centres de prélèvement de taxes ecclésiastiques : Sainte-Thècle de La Roquette, Notre-Dame de Coutelas, Saint-Pierre de Brauch, Régusse et Saint-Vincent. Les églises servent également de points de contrôle de l'activité des exploitations agricoles sur les terres de Saint-Vincent et Coutelas, de Brauch et de Saint-Maurin.




Commanderie de Saint-Maurice, domaine de Saint-Maurin, côté est.




Bastide de Brauch, membre de la commanderie, côté nord-est.




Détails de la bastide de Brauch, côté ouest.



Bastide de Saint-Vincent, membre de la commanderie, côté ouest.




Chapelle de Saint-Vincent, côté ouest.


Reliques de Saint-Marcel


Saint Marcel, évêque de Die, est mort et enterré dans un monastère de La Roquette en 510. Vers la fin du XIIe siècle, selon la tradition, le corps du saint est transféré dans les bâtiments de la commanderie qui va l'abriter pendant presque deux siècles. En 1350, les reliques de saint Marcel sont transférées dans la collégiale de Barjols.
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 20:00








La Langue d'Auvergne, avec celles de Provence, de France, d'Italie, d'Angleterre (comprenant la Bavière et la Russie), de Castille (et Portugal), d'Allemagne, puis d'Aragon (en 1462), est l'une des huit premières « langues » (ou « provinces ») de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem (Hospitaliers).



A. Histoire



La Langue d'Auvergne ne comporte qu'un prieuré, créé en 1233, et regroupe jusqu'à 51 commanderies. Le siège du prieur est d'abord àOlloix, puis à Lureuil en 1475 et à Bourganeuf en 1530 dans l'ancienne Marche (département de la Creuse), avant d'être déplacé à Lyonen 1787. En dépendait tout le centre et l'est de la France : l'Auvergne et le Velay, le Limousin, la Marche, le Berry, le sud de l'Orléanais, le Bourbonnais, le sud du duché de Bourgogne et le Bugey, la Franche-Comté, le Lyonnais et le Forez, le nord du Dauphiné, le nord de laSavoie et la partie ouest de la Suisse.

Le pilier de la « langue d'Auvergne », qui était un chevalier de la langue élu par tous les autres chevaliers de cette langue avait la responsabilité de la tenue de l'auberge au siège de l'Ordre à Rhodes puis à Malte. Il portait dans l'organisation hiérarchique de l'Ordre la dignité de bailli et était automatiquement investi de la responsabilité de « grand maréchal » de l'Ordre, ce qui faisait de lui le commandant militaire des frères chevaliers et servants d'armes.



B. Les Prieurs


Parmi les prieurs de la Langue d'Auvergne, quelques-uns devinrent grands maîtres de l'Ordre. Parmi eux, du XIVe au début du XVIesiècle3 :
• Philibert de Naillac (1396-1421),
• Jean de Lastic (1437-1454),
• Jacques de Milly (1454-1461),
• Pierre d'Aubusson (1476-1503)
• Guy de Blanchefort (1512-1513).


C. Les possessions de l’ordre en Auvergne


a) Alliers (Auvergne)

• La Racherie, commune de Contigny.
• Le Mayet-d'École, canton de Gannat ;
• Huvert, commune de Liernolles ;
• Temple de La Marche ou Saint-Jean de Charroux (après 1312 à Charroux) ;
• Temple de Palluet ou Temple de Saint-Pourçain.
• Temple de Salles, commune de Saint-Germain-de-Salles.


b) Cantal (Haute-Auvergne)

• Commanderie de Carlat
• Temple de Celles, commune de Celles,
• Temple Montfort, commune d'Arches,
• Temple d'Ydes, commune d'Ydes,
• Temple de Courtille, commune de Vebret,
• Temple de Fournoulx, commune de Fournoulès,
• Temple de Montchamp, canton de Saint-Flour,
• Hôpital Saint-Jean-de-Dône, commune de Saint-Simon
• Hôpital Saint-Jean de Pierrefitte, commune de Giou-de-Mamou,
• Temple de Pallihac, probablement Paulhac.
• Dyana peut-être Dienne.
• Les Féniers, commune de Condat, canton Marcenais.
• Temple de Fraycinet.
• Saleissa, inconnus. Peut-être Salers.
• Crux d'Alba, inconnus. Peut-être La Croux, commune de Saint-Cirque, canton d'Aurillac ?


c) Charente
Les possessions de l'ordre dans ce département faisaient partie de l'Angoumois donc du grand prieuré d'Aquitaine sauf deux commanderies qui se trouvaient dans et à la limite du comté de la Marche, à savoir :
• Commanderie du Grand-Madieu, commune du Grand-Madieu
• Membre: Commanderie du Chambon (Charente)
• Membre: Commanderie du Petit-Madieu (Charente)
• Commanderie de Villejésus, commune de Villejésus
• Membre: L'Hôpital-de-L'Espardelière, Lussac-les-Églises (Haute-Vienne)
• Membre: Commanderie Saint-Étienne, commune de Fouqueure (Charente)


d) Cher
• Commanderie de Beddes, diocèse de Bourges, commune de Beddes. Réunie avec Riolat (Indre) puis membre de Farges.
• Commanderie de Farges, commune de Farges-Allichamps
• Commanderie du Lieu-Dieu du Fresne alias l'Hôpital, commune de Blancafort


e) Creuse
• Commanderie de Chamberaud, commune de Chamberaud
• Membres : La Pouge ...
• Commanderie de Paulhac, aujourd'hui intégrée à Saint-Étienne-de-Fursac



f) Haute-Loire (Auvergne)

• Temple de Vichy
• Chambot : Le Chambon, lieu détruit, sur les bords de l'Allier, commune de Cohade.
• Temple de Brioude
• Commanderie de Langeac


g) Isère
• Commanderie de Bellecombe, commune de Valencin
• Montfalcon, canton de Roybon (Isère).

h) Indre
• Lureuil, canton de Tournon-Saint-Martin18
• Commanderie de Riolat ((la) Roleis, Ryales ; (fro) / (oc) Riollas, Riollais), commune de Vicq-Exemplet au diocèse de Bourges. Réunie avec la commanderie de Beddes (Cher) puis membre de Farges.

i) Nièvre

Deux commanderies de ce département et du diocèse de Nevers faisaient partie du prieuré d'Auvergne:
• Commanderie de Bou, hameau de « Fonbout », commune de Saint-Pierre-le-Moûtier
• Commanderie du Feuilloux, commune de Avril-sur-Loire
Ce n'est pas le cas de la commanderie de Biches d'origine templière (commune de Biches) qui faisait partie du prieuré de France ainsi que son membre de Mourgues (Parigny-les-Vaux).



k)  Puy de Dôme (Auvergne)


• Saint-Jean-de-Ségur, sud de Clermont-Ferrand
• Temple de Chanonat Placé dans les biens Hospitaliers par erreur.
• Charbonnier.
• Temple de Pontvieux, commune de Tauves Placé dans les biens Hospitalierspar erreur.
• Courtesserre, commune de Courpière.
• Tortebesse, canton d'Herment.
• Tralaigues, canton de Pontaumur.
• La Sauvetat, commune d'Authezat.
• La Forest, commune de Cisternes-la-Forêt.
• Commanderie de Billom
• Commanderie d'Ambert
• Commanderie des Champs, canton de Combronde (63), peut-être Saint-Bonnet-Las-Champs
• Prieuré de Badel, commune Mazoires (63), dépendance de la commanderie de Montchamp
• Prieuré de Ligonne (63), membres de la commanderie de Courteserre20.



D. Quelques commanderies



a) Commanderie de Celles


La commanderie de Celles se situe dans le département du Cantal en Auvergne à 46 km au nord-est d'Aurillac. La commanderie de Celles fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 septembre 1990.



Commanderie de Celles


Après la dissolution de l'Ordre du Temple en 1312, la commanderie a été dévolue aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.



Commanderie de Celles


b) Commanderie du Grand-Madieu

La commanderie Saint-Jean-Baptiste du Grand-Madieu (ou du Grand Mas-Dieu) est une ancienne commanderie templière située au Grand-Madieu, en Charente, au nord-est d'Angoulême. Sa chapelle correspond à l'église paroissiale.



Ancienne arche derrière l’église du Grand-Madieu


1- Historique


Au cours du Moyen Âge, Le Grand-Madieu se trouvait, avec Cellefrouin, sur un itinéraire secondaire est-ouest fréquenté par les pèlerins qui allaient au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et aux reliques de saint Eutrope à Saintes.

En 1312, à la dissolution de l'ordre du Temple au concile de Vienne, la commanderie templière, comme la plupart des biens des Templiers, est passée aux chevaliers hospitaliers de Saint-Jean.

Les commanderies du Petit-Madieu, dans la commune de Roumazières-Loubert et celle du Chambon, dans la commune de Saint-Maurice-des-Lions et le diocèse de Limoges, furent alors unies à celle du Grand-Madieu, située dans le diocèse d'Angoulême. En 1374-1375, les comptes du receveur pour le prieuré d'Auvergne mentionnent le « preceptor Mansorum Dey », à savoir le commandeur des Maisons-Dieu. L'ensemble a formé une importante commanderie, qui dès le XVIe siècle avait le titre de châtellenie, en Angoumois.


Le commandeur logeait au Grand-Madieu. Au XVIe siècle, il nommait un sénéchal et un procureur fiscal pour l'exercice de sa justice.


La commanderie possédait des terres, et un champ au sud du village est encore appelé la Commanderie. Elle possédait aussi une bachellerie5, qui procédait à l'entretien des routes, nombreuses dans ce secteur.


Une maladrerie, dépendant de l'évêché et tenue par les Hospitaliers, dans les environs immédiats de la commanderie, est aussi citée par l'abbé Nanglard, mais aucune trace n'en a été retrouvée.


Il est à noter que, concernant l'époque templière, Trudon des Ormes ne mentionne que le Mas-Dieu de Loubert, c'est-à-dire le Petit-Madieu.


Le dernier commandeur est en 1790 Thomas Rigaud de Sérézin, chevalier. Ses revenus, y compris le moulin de Parzac et les terres du Temple à Saint-Laurent-de-Céris s'élèvent alors à 4 600 livres.


2- Description



Vue générale. L'ancien logis était derrière à gauche


La chapelle de la commanderie a probablement commune à la paroisse, et c'est l'actuelle église paroissiale Saint-Jean Baptiste. Elle a été bâtie à la fin du XIIe siècle.




La nef et le chœur, qu'éclaire le triplet caractéristique.


Les dimensions sont comme celles des autres chapelles templières de l'Angoumois : rectangle de 19 mètres de long sur 7 mètres de large. Le chevet plat du chœur est percé par un triplet caractéristique, dont la baie centrale est plus haute, comme à Coulonges.




Fresque au-dessus de l’autel



Au XVe siècle, la voûte a été modifiée pour supporter un clocher rectangulaire, ce qui est assez unique pour une ancienne église templière, mais confirme qu'elle a été paroissiale très tôt. Les baies ont été murées pour la pose d'un autel baroque, qui a aussi recouvert des fresques, mais le tout a été dégagé par la suite.



La façade latérale et le clocher



Le portail est richement décoré par un cordon sculpté, mais ses colonnes latérales ont disparu. Une haute baie étroite perce la façade.





Le portail de l’église


Le mur nord était aussi percé d'une petite porte qui permettait d'accéder au logis.
L'église Saint-Jean Baptiste a été inscrite aux monuments historiques le 12 octobre 1973.
Des bâtiments de l'ancienne commanderie, il ne reste qu'une vieille maison flanquée d'une tour, qui était le logis du commandeur, construit sur des caves voûtées sur ogives, et qui s'appuie par une porte en ogive sur le mur latéral nord de l'église. Ce bâtiment à accès privé est actuellement en ruines9.


c) Commanderie de Villejésus (Charente)


La commanderie de Villejésus était une commanderie de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem à l'origine de la commune de Villejésus, dans le département de la Charente, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

1)  Histoire

Bien qu'enclavée dans le territoire du grand prieuré d'Aquitaine, cette commanderie faisait partie du grand prieuré d'Auvergne-Limousin1. Ceci s'explique par le fait que la langue dans la région au XIVe siècle était encore l'occitan limousin. Du point de vue ecclésiastique, Villejésus a d'abord été un fief et une paroisse de l'évêché d'Angoulême que l'on trouve mentionné vers 1300 lorsque Aymeric Pascaudi, valet et fils du chevalier Bernard Pascaudi prête hommage à l'évêque Guillaume III de Blaye. L'abbé Nanglard mentionne quant à lui la présence des templiers au XIIIe siècle.


2) Les Templiers à Villejésus ?



L'assertion de l'abbé Nanglard qui mentionnait en 1895 (sans source précise) les templiers à Villejésus paraît infondée. Ce même auteur a publié dix ans plus tard le Livre des fiefs où l'on constate que Villejésus était un fief vassal (hommage lige) de l'évêché d'Angoulême. Dans ce document appelé Liber Feodorum et recensant les fiefs vassaux de l'évêque à l'époque de Guillaume de Blaye (1273-1307) , on constate que les templiers n'apparaissent que dans trois lieux proches de ces fiefs (Templarii, Templariorum): On y trouve leur commanderie du Dognon (Dompnio)5 et ils sont mentionnés comme ayant des biens à Marcillac et près de Saint-Genis-les-Meulières à la Motte. Quant aux Hospitaliers, on les trouve peut-être à Douzat comme voisins du fief de Saint-Genis-les-Meulières. Les Templiers ou les Hospitaliers avaient peut-être à cette époque des terres près de Villejésus, mais il est étrange que ce document n'en fasse pas état.



3) Membres de Fouqueure


Au même titre que pour Villejésus, on constate dans le Livre des Fiefs que la paroisse de Fouqueure (Fulcodrium, parrochia de Fulcodrio) n'appartenait ni aux Templiers ni aux Hospitaliers avant 1307. Ces deux paroisses sont mentionnées parmi les divers fiefs vassaux de l'évêque et il n'y est jamais question d'un de ces deux ordres militaires. L'appellation Commanderie de Templiers Saint-Etienne à Fouqueure9 semble de ce fait inappropriée.


Il faut attendre le début du XVe siècle (1402-1414) pour trouver un document attestant formellement de l'appartenance de la paroisse de Fouqueure au grand prieuré d'Auvergne de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.


Puis il faut encore attendre le début du XVIIe siècle pour voir Fouqueure apparaître comme membre de Villéjus. En 1614-1615, le commandeur Anne de Naberat fut chargé de faire un inventaire (visite) des commanderies du grand prieuré d'Auvergne. Il mentionne le membre de « Fouquerre »: église de Saint-Etienne, cure, jardin, dîmes et rentes.



4) membres de l’Expardelière  (ou de Lépardelière)


Du point de vue des sources, il s'agirait du hameau de L'Expardelière au nord-ouest de la commune de Lussac-les-Églises bien qu'on ait du mal à s'expliquer pourquoi ce membre était si éloigné de la commanderie de Villejésus (140 kilomètres). L'Expardelière est une commanderie hospitalière formellement attestée et autonome au moins jusqu'en 1570 avec comme dernier commandeur connu Jean de Robinet.


À une quarantaine de kilomètres au sud-est de la commanderie de Villejésus, on trouve le hameau de Lépardelière, commune de Saint-AdjutoryN 4 mais les archives de la langue d'Auvergne ne semblent pas s'y rapporter. Exceptée peut-être la description faite par Anne de Naberat lors d'une visite de son ancienne commanderie qui donne une description des possessions assez proche des lieux-dits que l'on trouve autour de ce lieu.


d) Commanderie de Paulhac

La commanderie de Paulhac fut d'abord un établissement de l’ordre du Temple avant d'être dévolu aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, fondé à Paulhac, village de la commune de Saint-Étienne-de-Fursac dans le département de la Creuse. Cette commanderie fut une des plus importantes du Limousin



Chapelles saint Jean et saint Fiacre de Paulhac (Creuse)


A. Histoire[/b]

Cette commanderie fut établie vers 1200, sur la commune de Paulhac (aujourd'hui intégrée à la commune de Saint-Étienne-de-Fursac). Elle faisait partie à l'époque des terres du comté de la Marche, qui dépendait de la province d'Auvergne-Limousin. Cette commanderie fut probablement l'une des plus importantes de la province. On y nota la tenue de chapitres par Gérard de Sauzet4, Pierre de Madic, et Raymond de Mareuil, qui furent les maîtres successifs de cette province de 1284 à 1299. Après l'arrestation des templiers, la commanderie fut dévolue aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1312.


B. Commandeurs de Paulhac


1- commandeurs Templiers

• Jean de la Chaussade, sergent : 1280-1285 ou 1290
• Jean (Reynaud) de Saint-Hilair, sergent : v. 1289-1293
• Humbert de Comborn, chevalier : v. 1298-1306

2) commandeurs Hospitaliers

• Philibert de Naillac : 1382 - ...  Commandeurs de Lurieul (1374, vers 1380), Prieur d’Aquitaine (1390-1396), Grand-maître (13936-1421)
• Jean Cotet : 1452, 1455 ; (et/ou procureur du prieur d’Auvergne), commandeur de Limoes (1437), Bailli de l’île de Rhodes (1440-1466), Maréchal de l’Ordre (1457-1466), Prieur d’Auvergne (1466/67-1475)


C. Architecture


Il ne reste aujourd’hui de l'ancienne commanderie que l'église Saint-Jean (dite église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste) et la chapelle Saint-Fiacre bâtie en 1449, toutes les deux monuments historiques inscrits par arrêté du 19 février 1938. Le style de l'église est gothique (arche et intérieurs) et romane (intérieurs). Des fragments de peintures monumentales sont encore visibles sur les travées et les voûtes. Elles datent de la fin du XIIIe siècle. Elles ont été restaurées en 1971 puis de 1982 à 1991, mais auraient encore besoin de travaux de restauration.



Porte d’entrée, église




Intérieur de l’église



Croix peinte, chevet église



Chapelle saint fiacre




Porte de la chapelle


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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 21:19







La langue de France, qui comprend aussi la Flandre, regroupe jusqu'à 67 commanderies dans un seul prieuré créé 1178. On trouve desHospitaliers à Huppaye (Brabant Wallon) dès 1173. Le siège du prieure est installé à Corbeil en 1223 avant d'être transféré à Paris en 1315 à la maison du Temple à la suite de la dévolution des biens des Templiers12. Elle est alors divisée en trois grands-prieurés :


1. le grand prieuré de France, dont le siège est à Paris dans l'enclos du Temple ;
2. le grand prieuré d'Aquitaine, dont le siège est à Poitiers ;
3. le grand prieuré de Champagne, dont le siège est à Voulaines-les-Templiers.


Il faut noter l'existence éphémère du Prieuré de Bourgogne, attestée par deux chartes de novembre 1298 et du 17 juin 1299, jour où se tient le chapitre provincial à Normiers. Guillaume de Vandelain (ou Vendelain) est alors prieur de Bourgogne. En novembre 1301, Ytier de Nanteuil est prieur de Bourgogne et de France. Pour J. M. Roger, ce prieuré préfigure le Prieuré de Champagne, créé, lui, en juillet 1317.


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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 21:38

Grand prieuré de France



Le grand prieuré de France était un prieuré de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il s'agissait du seul prieuré de la langue de France avant la dévolution des biens de l'ordre du Temple. À la suite de la dévolution la langue de France est alors scindé entre le grand prieuré de France, avec le siège du prieuré transporté de Corbeil à Paris en la maison du Temple, le grand prieuré de Champagne et celui d'Auvergne.

Le grand prieuré de France, créé en 1178/1179 et restructuré en 1315, comprend 67 commanderies

Quelques commanderies :




• commanderie de Beauvais-en-Gâtinois




Beauvais-en-Gâtinais est un ancien domaine de l'ordre des Templiers, sur l'actuelle commune de Grez-sur-Loing (77880).


Présentation

Sur la commune de Grez-sur-Loing se situait la commanderie de Beauvais-en-Gâtinais. On ne retrouve pas de trace au-delà de la seconde moitié du XIIIe siècle même si les Templiers y avaient des biens depuis longtemps. Les noms de quatre commandeurs Templiers connus étaient : 1260 frère Simon, 1273 frère Thibaut, 1289 frère Raoul, 1299 frère Pierre Gaude.


Description




La cave actuelle, accessible à partir d'un petit cavage maçonné
en calcaire brut (source : https://www.geocaching.com)






Cave : escalier en direction de la sortie
(source : http://cfpphr.free.fr/grez.htm)





Le domaine était assez important pour que soit établie une maison de l'Ordre. La maison du Temple de Beauvais-en-Gâtinais était située sur le chemin conduisant à Villiers-sous-Grez. Elle était constituée d'une habitation pour le Commandeur, d'une ferme et d'une chapelle dédiée, d'abord à Saint-Éloi, puis à Saint-Jean quand la commanderie devint possession des Hospitaliers de Saint-Jean, où l'on disait trois messes par semaine. Aujourd'hui, il ne reste que des caves et un puits.




La descente vers la cave
(source : http://cfpphr.free.fr/grez.htm)





Plan de la cave
(source : http://cfpphr.free.fr/grez.htm)




Le puits
(source : http://cfpphr.free.fr/grez.htm)





Cave : vue de la galerie nord-ouest
(source : http://cfpphr.free.fr/grez.htm)




Possessions

La commanderie possédait aussi une maison à Nemours, rue du Château et avait à Fromonville un fief appelé le fief des Rogeats. Les membres de la commanderie étaient les maisons et seigneuries :

• de Blomont :
C'était un fief acquis au XIIIe siècle auprès d'un seigneur de Beaumont comme en témoignent des lettres-patentes du roi Louis, de l'année 1265, approuvant et confirmant la vente

• de Bonneveau :
Autre fief, dans la même paroisse de Larchant, consistant en une ferme et 200 arpents de terre. Il était situé sur le chemin de Nemours àGuercheville et était constitué pour partie de l'ancien domaine de Blomont et pour partie d'une donation faite aux Templiers en 1247, par Erraut de Grès.
La ferme n'existait plus au XVIIe siècle. Les terres étaient affermées.

• de Tremainville :
Troisième fief sur Larchant, au sud de Bonneveau d'après la carte de Cassini. C'était un petit domaine qui fut donné aux Templiers, à la fin du XIIIe siècle, par le seigneur du lieu. D'après l'official de Sens datant de juin 1289, Gaudefroy de Trémainville a légué au Temple sa maison et son terrain occupé par les vignes situé près de Trémainville ainsi que son fief de 12 arpents de terre cultivables.
Ce fief, par suite de la destruction de la maison, fut réuni au XIVe siècle au domaine de la commanderie. Subsiste les ruines de ce fief en plein champ entre Tremainville et Bonnevault, certaines arches sont encore observables ainsi que l'enceinte du bâtiment



• de La Coudre, dans la paroisse de Larchant
,
Quatrième fief que les Templiers possédaient à Larchant et qu'ils avaient acheté au XIIIe siècle, à un nommé Jean de La Coudre, bourgeois d'Yèvre-le-Châtel, près de leur maison. La maison était située près de la route de Paris à Lyon, non loin de Verteau. Elle n'existait plus en 1640


• La terre de Jacqueville, échangée ensuite contre celle de Maurepart,
Après la chute des Templiers, l'ordre de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem avait pris possession de la terre et seigneurie de Jacqueville, située à une lieue de Larchant. Les chevaliers du Temple l'avaient acquise en 1262 et 1264 à Jean, seigneur de Jacleville, et d'Isabelle.

En 1475, messire Jean Boulanger, chevalier, chambellan du Roi et premier président au parlement de Paris, proposa au Grand-Prieur de France d'échanger la terre de Jacqueville contre celle de Maurepart, qu'il offrait de céder à l'Hôpital.

La maison de Maurepart ne devait pas être éloignée de La Chapelle-la-Reine. Elle fut démolie au XVIe siècle; il n'en resta plus que les terres qui étaient affermées avec les droits seigneuriaux, en 1640 - 400 livres, en 1757 - 575 livres.


• La maison de l'Hôpital de Fourche,
On ne connaît pas l'origine de ce domaine qu'on nommait, au XVIe siècle, l'Hôpital de Fourche et qui appartenait alors à la paroisse duVaudoué. Il était constitué d'une maison avec chapelle dédiée à Saint Blaise, et dont les terres, au nombre de plus de 500 arpents, jouxtaient celles de la seigneurie de Maurepart, sauf pour une partie qui se trouvait dans la vallée de Chanlay.

Le Commandeur avait toute justice, haute, moyenne et basse, dans l'étendue de son domaine.
La maison de Fourche était en ruine au commencement du XVIIe siècle et ne fut point réparée. Jean de Midorge, commandeur de Beauvais, permit en 1624, à un frère ermite de l'Ordre de Saint Antoine, du nom de Julien Bardenne, de bâtir près de la chapelle encore debout, une petite maison pour s'y retirer. Il dépendait de l'Hôpital de Fourche, au XVe siècle, situé au lieu appelé Le Bouys. La maison du Bouys fut rebâtie en 1480, mais disparut de nouveau au XVIIe siècle. Les terres de Fourche et de Bouys réunies étaient affermées, avec les droits de justice et de seigneurie : en 1640 - 790 livres, en 1757 - 1 020 livres, outre la charge de faire dire une messe tous les jeudis dans la chapelle de Fourche.

• La maison et seigneurie de Fargeville dans la paroisse d'Aufferville,
Cette terre et seigneurie appartenait au célèbre Gauthier de Nemours, maréchal de France, lorsqu'elle fut vendue vers le milieu duXIIIe siècle à la maison du Temple de Beauvais en Gâtinais. Gauthier de Nemours et Alice, sa femme, avaient cédé tout ce qui leur appartenait dans la paroisse d'Aufferville et qui constituait la terre de Fargeville, plusieurs fiefs et arrière-fiefs. Ces fiefs étaient connus sous les noms :


• du Petit-Fregeville ou du Chatenoy,
• de la Pointe,
• de Rigaut-Larcher,
• de la Vache,
• du Petit-Buisson près de Guercheville.
Il faut encore ajouter au nombre de ces fiefs celui de Lormoy, autrement dit de la Maison-Rouge.


• La maison et fief des Charbonnières,
Ce domaine était autrefois de la justice de Bouchereau paroisse de Remauville. La maison et les terres des Charbonnières faisaient partie des biens qui furent donnés au XIIIe siècle à l'Ordre du Temple, par Gauthier de Nemours.


• La terre et seigneurie de La Gerville,


On écrivait autrefois La Gerville. Cette terre était à une lieue de celle des Charbonnières. Elle avait été donnée aux Templiers à la fin duXIIIe siècle. Le donateur était Mathieu le Chambellan. Dans ses lettres de l'année 1288, du vendredi après la Saint-Michel, il déclarait qu'en raison de la très grande affection qu'il avait toujours portée aux frères de la chevalerie du Temple, il leur avait donné tout ce qu'il possédait à Lagerville.


• La maison du Temple de Dormelles avec ses dépendances,

Les Templiers étaient établis à Dormelles au commencement du XIIIe siècle. À la fin du XIIIe siècle, les Templiers ajoutèrent à leur maison de Dormelles, la terre et seigneurie de Ville-Saint-Jacques qui la jouxtait. Ils venaient de l'acquérir de Jean de Digny chevalier et d'Isabelle, sa femme, de Philippe de Saint-Jean et de Guillaume de Voys, official de Rheims, par différents actes des années 1284, 1287 et 1293.

Ils réunirent à Dormelles :
• le fief de La Grange dans la paroisse de Villecerf,
• la terre et seigneurie de Grattereau

Mais ils n'en jouirent que quelques années, car elle n'avait pas été amortie par le seigneur du fief dans lequel elle se trouvait.

Au XVe siècle, la maison de Dormelles souffrit beaucoup des guerres qui régnaient dans le pays. Les Hospitaliers à qui elle appartenait reconstruisirent les bâtiments, en ruine. On la retrouve plus tard abandonnée et inhabitable. Elle avait entièrement disparu au XVIIe siècle. La chapelle seule restait et on y disait encore la messe trois jours par semaine. C'est alors que Messire Lefebvre de Caumartin, conseiller d'État et intendant des Finances, proposa à MM. de la Langue de France, d'acheter les terres et seigneuries de Dormelles et de Ville-Saint-Jacques.

• Les maisons de Château-Landon,
• Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem avaient, au XIIIe siècle, une maison qui dépendait de leur hôpital de Pilvernier. Cette maison, située dans la rue Saint-Pèlerin jouxtant la ruelle dite la Quatresse, leur avait été donnée par un nommé Adam de Lalleu, bourgeois deChâteau-Landon par des lettres expédiées de Sens, en l'an 1278.

• Les Templiers avaient une autre demeure dans la même ville, appelée la Maison de La Barre, qu'ils avaient acheté en janvier 1290, au chevalier Robert Gaingnart, pour le prix de 106 livres paris. Ils possédaient, en outre, un fief (dit de Bethléem et de Montfort) dans la paroisse de Notre-Dame de Château-Landon, rapportant du cens et des rentes foncières.

Les maisons furent aliénées. Au XVIIe siècle, il ne restait que le fief, dont le commandeur de Beauvais percevait les revenus.



• Le domaine de La Brosse

C'était un petit domaine qu'on nommait l'Hôpital de la Brosse, sous la paroisse d'Héricy (Seine-et-Marne). Il se composait d'une maison et d'une quarantaine d'arpents de terre. Le domaine était situé sur le chemin de Barbeau, entre la ruelle d'Herici à Lericy et celle conduisant à Machault.
Le revenu de La Brosse en 1642, s'élevait à 120 livres. La maison ayant été démolie, les terres furent données à cens et rentes perpétuelles. La commanderie de Beauvais eut aussi beaucoup à souffrir des guerres du XVe siècle.
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 22:18

• Commanderie de Coulommiers



La commanderie de Coulommiers, usuellement appelée localement Commanderie des Templiers, est une commanderie templière située à Coulommiers, dans le département deSeine-et-Marne en région Île-de-France, à environ 20 kilomètres au sud-est de Meaux et60 kilomètres à l'est de Paris. Elle se trouve en ville haute, dans le quartier dit « des Templiers »situé dans le nord de la ville.



Ancienne commanderie des Templiers à Coulommiers
(Seine-et-Marne, France) : le logis du commandeur (XIIe - XVIe siècle),
la chapelle (XIIIe siècle), la maison du chapitre (XIIe siècle),
le colombier (XVIIe siècle).




Etat

La commanderie de Coulommiers est la dernière complète pour la France au nord de la Loire. Après le départ du dernier fermier en 1964, la commanderie de Coulommiers était vouée à disparaître face à l'urbanisation du Theil. Elle est heureusement sauvée in extremis par une association qui rappelle l'importance de ce lieu fondé au XIIe siècle par les Templiers et entreprend les premières restaurations.

En fait, la commanderie de Coulommiers doit son salut non seulement à sa restauration mais aussi, et surtout, à sa réutilisation.

Jean Schelstraete est connu sur le site autant pour avoir contribué à l'organisation du sauvetage de la commanderie de Coulommiers par les chantiers de bénévoles que pour avoir écrit en 1968 l'unique ouvrage consacré exclusivement à l'histoire de la commanderie de Coulommiers. Cet ouvrage dresse l'historique général de la commanderie depuis sa fondation jusqu'à nos jours, décrit l'ensemble des lieux et raconte le commencement des chantiers de restaurations du site. La commanderie est ainsi restaurée depuis quarante ans par des bénévoles lors de chantiers internationaux, dans le cadre de l’Union REMPART. Son intérêt national et public lui a valu un classement comme Monument historique en 19941. L'architecte en chef est Hervé Baptiste.



Historique


La commanderie fut fondée entre 1172 et 1173 sur des terres offertes par Henri, comte palatin de Troyes enChampagne. Elle est en effet mentionnée dans un acte de confirmation de donation du comte Henri écrit à une date comprise entre le 8 avril 1173 et le 23 mars 1174. Par contre cette maison du Temple n'est pas mentionnée dans les rôles des fiefs du comté de Champagne vers 11722. La fondation a eu lieu entre ces dates.
Sa principale activité était la culture des céréales : froment, avoine. La vie au sein de la communauté de Coulommiers était secouée par des contentieux avec le comte Thibaud IV (comte de Champagne de 1201 à 1253). En effet, celui-ci s'inquiétait fortement de la montée en puissance de l'Ordre et notamment de sa richesse. Il en vint à adresser une requête au roi Louis IX afin d'interdire aux Templiers d'acheter des biens sans autorisation du comte. Ce qui fut accepté.




Coulommiers - Gravure de Claude Chastillon - 1600




Lors de l'arrestation des Templiers en octobre 1307, il n'y avait plus que quatre frères dans la commanderie. Parmi eux, Jacques le Verjus de Rebais-en-Brie, âgé de 70 ans, Lambert de Cormelles, âgé de 45 ans et le frère sergent Rémi qui était le précepteur. Elle fut confiée au prévôt de Coulommiers, Gillon Barillat, en 1308 parPhilippe le Bel3. La commanderie fut finalement cédée aux Hospitaliers sur ordre du pape. Ils y entreprirent de nombreux travaux de rénovation au XVIe siècle.



Détail de la gravure, montrant la
commanderie surplombant la ville





À la Révolution française, elle fut vendue comme bien national à un fermier du nom de Pierre Josse. La chapelle fut désacralisée et transformée en grange à paille et à foin. La commanderie changea de nom et fut appelée laferme de l'Hôpital. On s'aperçoit que le nom des Templiers disparaît et avec lui la connaissance de l'origine du lieu. Cette ferme fut en activité pendant 172 ans avant d'être achetée par la commune de Coulommiers qui fit bâtir ses terres à partir de 1964. Menacée de démolition, cette ancienne commanderie templière fut sauvée
de justesse par une association locale qui entreprit bénévolement sa restauration et la fondation d'un projet de réutilisation culturelle et pédagogique.


Possessions

De nombreux actes notariés attestent durant tout le XIIIe siècle des donations de terre, près, vignobles et bois faites aux Templiers de Coulommiers par des nobles de la région.
Ils acquièrent aussi les moulins d'Ouches, d'Aulnoy et de la porte du château de Coulommiers.
En 1308, le domaine comptaient 420 arpents de terre qui rapportaient 240 livres petit tournois. Cette surface correspond à 210 hectares actuels. Les Templiers de Coulommiers possédaient également la grange de Bibartaut située à sept kilomètres au nord ouest et qui devint une commanderie indépendante.


Organisation



Plan de la commanderie des templiers de Coulommiers.
retouches sur Image:Coulommiers templiers plan.jpg,
portant la mention: inspiré de "Les cahiers de la c
ommanderie",1,1998,ATAGRIF



Cette commanderie comprenait une chapelle, une salle capitulaire, un corps de logis, une grange et quelques autres bâtiments modifiés aux cours des siècles.

La chapelle

La chapelle date du début du XIIIe siècle. Construite dans le style gothique, elle était placée sous le vocable de sainte Anne.

C'est un bâtiment de plan rectangulaire orienté vers l'est. Le mur du chevet est plat et percé de trois fenêtres en arc brisé. Les murs construits en moellons sont enduits à l'intérieur comme à l'extérieur. À l'intérieur, il persiste des faux joints peints au lait de chaux qui donnent l'impression que le mur est en pierre de taille. Des peintures templières sont encore visibles au chevet et autour de la clé de voûte du chœur. Elles sont blanches (lait de chaux) ornées d'un trait ocre. Il y a un Saint-Georges terrassant le Dragon, une scène del'Annonciation, un Christ en Gloire, et quatre anges. Dix chapiteaux sculptés soutiennent les arcs de la voûtes. Six représentent des motifs végétaux, quatre figurent des têtes humaines. La voûte culmine à onze mètres de hauteur.

Au-dessus de la voûte, fait exceptionnellement rare, se trouve encore la charpente d'origine de construction soit du début du XIIIe siècle. C'est une charpente en chêne à chevrons formant ferme. Il a existé au XVIe siècle un clocher en bois qui fut démonté à la Révolution. Le toit est couvert avec de grandes tuiles plates qui étaient à l’origine vernissées de couleur verte. Le sol actuellement en terre battue était recouvert d'un carrelage en terre cuite vernissé de couleur verte. La chapelle possède toujours ses quatre portes : la porte des moines vers le logis au nord, la porte des morts vers le cimetière au sud, la porte principale vers la salle du chapitre à l'ouest au-dessus de laquelle se trouve la porte dite du commandeur donnant accès à l'étage du bâtiment du chapitre.



Vue intérieur de la Chapelle


Le logis

Le logis est situé à l'est de la cour. C'est un vaste bâtiment constitué de trois niveaux : un rez-de-chaussée, un étage et des combles sous charpente. Il comprenait un cellier, une cuisine équipée d'une cheminée monumentale, un réfectoire au rez-de-chaussée, et probablement deux dortoirs à l'étage, séparé par une cloison. Deux tours octogonales d'escalier servaient d'accès dans les angles est. Le bâtiment templier a été remanié par les Hospitaliers dans la première moitié du XVe siècle, selon un compte-rendu de visite de 1456. Tout d'abord, le bâtiment a été amputé de sa partie nord (cellier, escalier et cuisine). Les portes et certaines fenêtres d’époque templière bouchées et reconstruites dans le style renaissant. Une tour d'escalier octogonale sur plan carré a été plaquée à la façade ouest, côté cour. Ce bâtiment contraste avec les autres en raison de ses maçonneries en rangs alternés de briques et de pierres. L'intérieur présente six pièces qui étaient toutes équipées de cheminées et séparées par des cloisons à pan de bois avec remplissage de briques. La charpente traditionnelle en chêne est constituée de vingt-et-une fermes de chevrons et d'un double sous-faîtage. Cette charpente dont les parties basses sont en mauvais état est en cours de restauration. Tout le bâtiment a nécessité desétaiements intérieurs comme extérieurs par la pose de tirants métalliques intérieurs et de contrefiche en bois sur la façade est. (données 2006)




Vue extérieur du logis


La maison du chapitre


Ce bâtiment à un étage, prolonge la chapelle à l'ouest. Le colombier est ancré au milieu de la façade nord. La salle du chapitre de plan carré est couverte d'une voûte romane enduite au plâtre qui s'appuie sur quatre colonnes. Les deux colonnes est sont d'origine. Les enduits des murs ont disparu ainsi que le carrelage probablement vernissé vert. La salle était ouverte par deux portes barrées, l'une donnant vers la cour, l'autre vers la chapelle. L'absence de fenêtre ou de trace de fenêtre renforce le huis clos nécessaire au réunion des frères.

Il n'existe pas de texte décrivant l'agencement de cette salle au Moyen Âge et le mobilier templier ou hospitalier a totalement disparu. Les bancs actuels installés entre les colonnes (cf photo) sont les anciens bancs du chapitre de l'abbaye bénédictine de Jouarre situées à douze km au nord de Coulommiers.

L'étage du bâtiment est constitué d'une grande pièce. On y accède par l'escalier du colombier. Une première porte donne accès à la tour de la chapelle. Une deuxième porte donnait accès à la chapelle par un escalier aujourd'hui disparu. On peut supposer qu'il s'agissait de l'appartement du commandeur templier.



Salle du chapitre


Le colombier


Vue de la commanderie depuis la cour, le colombier
est presque au centre de la photo.



L'actuel colombier a été construit par les Hospitaliers après 1640. Il servait à l'élevage de pigeons.
Il est situé au milieu de la façade nord de la maison du chapitre en saillie côté cour.
Il s'agit d'une tour cylindrique avec une corniche en plâtre, une toiture conique en tuiles plates posées sur une charpente à enrayure.

Ces maçonneries en moellons sont minces, environ 50 cmd'épaisseur. La tour servait à deux usages avec un escalier en bois en partie basse qui permettait d'accéder à l'étage de la maison, et le colombier en partie haute. Un plancher de séparation en chêne existait encore en 1970.



Vue intérieur du colombier


La partie supérieure comporte deux étages de nichoirs construits en chaux sur encorbellement de bois. Deux fenêtres permettaient le passage ou l'enfermement des pigeons. On compte 993 nichoirs qui correspondent à cinq cents hectares, surfaces estimées des terres de la commanderie avant la Révolution.
On ne sait rien du colombier que les Templiers devaient posséder dans cette commanderie.



La grange aux dîmes



Grange aux dîmes


Refermant la cour à l'ouest, cette grange d'origine templière était bâtie initialement à l'extérieur de la cour en face de la porte primitive de la commanderie. Il s'agissait d'un vaste grenier de 33 mètres de long qui permettait de remiser la récolte de céréales de l'année. Les maçonneries en pierre des champs sont renforcées aux pignonspar cinq contreforts en grès. La moitié supérieure du bâtiment restait vide afin d'assurer l'aération nécessaire austockage des grains. Très sombre, cette grange ne possédait à l’origine qu’une seule ouverture à l'est, vers la cour, c’est-à-dire une large porte à deux battants pour entrer les charrettes. Le sol primitif était en terre battue. La charpente traditionnelle en chêne est posée sur des dés en grès taillé. Elle a été reconstruite par les Hospitaliers au XVIe siècle. La toiture à deux pans, en tuiles plates, était à l'origine en chaume comme tous les autres bâtiments, hormis la chapelle.


Les communs



On compte quatre bâtiments annexes :
• la porcherie ;
• la petite grange et charretterie ;
• écuries et étables : refermant la cour au nord, ce bâtiment a perdu tout son intérêt architectural en raison d'une rénovation faite par la municipalité de Coulommiers dans les années 1970.



La cour, la grange aux dîmes et les communs


Cave et souterrain

La cave templière est constituée de deux salles construites en moellons maçonnées au mortier de chaux à gros grain. Son accès se fait par un escalier en marches de grès.

La première salle longitudinale est voûtée en berceau. La deuxième salle est carrée. En son centre, une grosse colonne soutient la voûte. Le chapiteau est décoré de quatre crochets d'angle en forme de boule. Dans le mur ouest, une cavité pourrait être l'entrée d'un souterrain, aujourd'hui désaffecté.



Grande cave



Il semble qu'un souterrain prolongeait la cave à l'ouest. Son entrée large de 1 mètre 55 a été écroulée et bouchée par les fermiers vers 1850 et ce pour des raisons de sécurité (absence d'oxygène). Ce souterrain servait d'accès discret et de sécurité pour les frères de la Commanderie. Il est probable qu'il débouchait à une centaine de mètres plus loin dans un champ ou un bois qui appartenait à la Commanderie.


Les abords

L'environnement de la commanderie a été complètement transformé à partir de la seconde moitié du XXe siècle en raison d'une grande opération d'urbanisme. Un quartier moderne a été construit à partir de la fin des années 1960 : logements sociaux, hôpital, centrale géothermique, châteaux d'eau en béton de 45 mètres de hauteur surmontés depuis d'antennes de téléphonie, lycées et terrains de sports. Ces constructions se trouvent actuellement dans le périmètre de protection monument historique.

La commanderie était entourée d'un mur en moellons qui a été en partie détruit en 1984 par la municipalité de Coulommiers et partiellement reconstruit depuis. Ce mur couvert en tuiles délimite une surface d'environ deux hectares autour de la Commanderie. Il protège au sud un jardin d'inspiration médiévale, un verger et l'ancien cimetière. Deux puits ont été découverts. Celui du sud a été en partie restauré, l'autre situé à l'est devant le logis a été détruit et bouché.

Un étang qui servait aussi d'abreuvoir, se trouvait encore devant l'entrée de la commanderie au XIXe siècle. Il est aujourd'hui comblé. Deux chemins conduisaient à la commanderie. Un plan de 1747 indique l'emplacement de prés ou pâturages, de vignoble et d'une culture de chanvre.


Le jardin médiéval

Le jardin médiéval de la commanderie de Coulommiers a été créé en 1993 par l'association ATAGRIF sous la direction du paysagiste Joël Chatain. À l'emplacement d'un ancien jardin disparu, il s'étend sur 4 000 m2 et présente une collection de 250 plantes sauvages ou cultivées, connues au Moyen Âge.



Vue des bâtiments depuis le jardin médiéval
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 22:39

Commanderie de la Villedieu



La commanderie des Templiers de la Villedieu se situe sur le territoire communal d'Élancourt, dans le département des Yvelines, à seize kilomètres à l'ouest de Versailles. Elle est désignée parfois sous les appellations de « commanderie de la Villedieu-lez-Maurepas», ou encore « commanderie Villedieu près Trappes ».

Elle marque, depuis Paris, le premier jalon sur la route de Chartres pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle.



Entrée et chapelle de la Commanderie des Templiers à Élancourt (Yvelines, (France)


Historique

a) Fondation

Le riche plateau agricole de Trappes, les défrichements opérés dans cette région par les moines de l'abbaye de Saint-Denis furent certainement déterminants pour élever ici la chapelle de la Villedieu[réf. nécessaire]. La commanderie a été fondée entre 1150 et 1180 par les moines-soldats de l’ordre des pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon (dit Ordre du Temple), bien qu'aucune archive ne permette d'en arrêter la date précise. Parmi certains actes conservés aux Archives Nationales et Départementales, la pièce la plus ancienne est une confirmation par Arnaud de la Ferté, seigneur de Villepreux, de la donation faite par son vassal Dreux de Villette aux chevaliers du Temple. Cette charte est datée de l'épiscopat de Jean de Salisbury, évêque de Chartres de 1176 à 1180, ce qui signifie que la Commanderie existait déjà à cette date3.
Gui II, seigneur de Chevreuse de 1149 à 1182, donna en aumône aux Templiers une maison à la Brosse et une autre à la Villedieu. Il faut voir dans cette donation, la fondation même de la commanderie. Mais ce n'est qu'en septembre 1206 qu'est mentionné, pour la première fois, le nom « de la Villedieu de Maurepas », dans un acte d'accord entre les Templiers et l'abbaye de Saint-Denis.



L'abreuvoir, côté sud de la cour.





b) La commanderie templière



Au XIIIe siècle, l'Ordre du Temple possède environ 3000 commanderies en Europe, dont près de 700 en France. La commanderie de La Villedieu obéit au même schéma d'organisation que les autres sites4. Ils se composent généralement, dans la partie nord de la France, de bâtiments à usage divers disposés autour d'une cour centrale dotée d'une pièce d'eau. Ces lieux polyvalents abritaient notamment des activités militaires, agricoles, financières et religieuses.

On évalue la superficie des possessions acquises par les Templiers à La Villedieu à environ 300 arpents de terre (environ 100 hectares) et 110 arpents de bois (un peu moins de 40ha). Cela fait du site une commanderie de taille moyenne. Celle-ci conserve de la période templière sa chapelle, restaurée aux XXe et XXIe siècles, et un bâtiment dit Bâtiment des Gardes, possible grange à l'origine.



Le bâtiment dit « des gardes » au sud de la
chapelle, aujourd'hui salle d'exposition
.



c)Arrestation des Templiers de Villedieu



À la suite de l'ordonnance royale de 1307 d'arrêter les templiers de France, Jean de l'Oratoire semble avoir été arrêté à La Villedieu, puis incarcéré avec sept autres Templiers à Crépy-en-Valois, au diocèse de Senlis, et y périt.
Raoul de Taverny, alors précepteur de La Villedieu, fut arrêté à Paris, puis interrogé le 10 novembre 1307. Il fit partie des 114 Templiers qui, le 3 avril, ont déposé une cédule devant le Tribunal pour la défense de l'Ordre.



Le bâtiment côté ouest de la cour, face à l'entrée.



d)La commanderie hospitalière



Lors de la dissolution de l'ordre en 1312, tous les biens de la Villedieu-Maurepas furent placées sous l'obédience de la commanderie de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Louviers-Vaumion située à Omerville (Val-d'Oise). Les terres, la chapelle Saint-Thomas et le grand vivier qui constituaient la commanderie avaient été données en 1181 par Godefroy d'Ambleville aux frères deJérusalem.

La coutume en vigueur sur le territoire de la commanderie était celle de Trappes, antérieure à l'an mille, qui fut réglementée en août 1226par Pierre d'Auteuil, abbé de Saint-Denis. Il n'est pas douteux que certains articles de ce remaniement soient en rapport avec des démêlés entre l'abbaye et les Templiers, dont les possessions se trouvaient enclavées dans les terres dyonisiennes.

Par la bulle Omne datum optimum que saint Bernard leur avait fait accorder, les Templiers jouissaient de privilèges en rapport avec les services qu'ils rendaient ou avaient rendus en Orient. Exemptés d'impôts, de dîmes, dépendants uniquement du pape, exerçant leur propre justice, ils constituaient une entité qui était loin de plaire aux religieux de Saint-Denis et à beaucoup d'autres.

La commanderie, sinon la chapelle, eut beaucoup à souffrir comme tous les environs des bandes de pillards, routiers et écorcheurs, ainsi que de l'occupation anglaise durant la guerre de Cent Ans. Le domaine se trouvait dans un tel état de pauvreté à la fin des hostilités que, ne pouvant plus subvenir à ses propres besoins, il fut directement rattaché à l'hôpital Saint-Jean de Latran de Paris, dépendant du Grand Prieuré de France, en 1474.



L’entrée de la chapelle, façade ouest




Durant les guerres de religion, le domaine fut rançonné par les troupes huguenotes en 1567 et 1568.
C'est vraisemblablement vers cette époque qu'il n'y eut plus, et ce jusqu'à la Révolution française, qu'un receveur des terres (en quelque sorte un fermier) à sa tête et que la chapelle, si elle continuait d'être soigneusement entretenue, n'était plus desservie que de temps en temps par un moine de l'ordre ou par le curé d'Élancourt, tous les jeudis, ainsi que l'atteste un acte de 1750.

Il ne reste aujourd’hui des bâtiments originaux que la chapelle en pierre de meulière qui a été inscrite en 1926 à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques8. Les autres bâtiments ont été construits ultérieurement, au cours des XVIIe, XVIIIe etXIXe siècles.


e) La commanderie après la révolution française


En 1792, la Révolution française confisque les biens français de l'ordre de Malte et vend l'ensemble, en tant que bien national. La commanderie devient une ferme et, en 1900, sera une des plus importantes de la région avec une douzaine d'ouvriers agricoles à demeure.
À partir de la fin des années 1930, à la suite d'une expropriation, le site va rester à l'abandon jusqu'en 1970, date de la création de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines. L'établissement public d’aménagement (EPA) en devient propriétaire. D'importants travaux de restauration sont alors effectués de 1971 à 1978. Après avoir abrité un office d’information de l’EPA et un centre culturel à vocation polyvalente, à savoir des expositions, des séminaires, des ateliers et des logements d’artistes ainsi qu'un restaurant, les locaux sont aujourd'hui en cours de réaménagement. Ils sont la propriété de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.


f) Possession


Parmi d'autres dons, la commanderie reçut de Gui II, seigneur de Chevreuse, à sa mort en 1182, les droits sur la terre de La Brosse (près de Lévis-Saint-Nom), donation qui fut confirmée par Simon de Chevreuse, fils du précédent et frère de Milon IV, son aîné, qui ne régna que de 1182 à 1190. De plus, celui-ci leur laissa, en toute propriété, avant son départ pour la troisième croisade, le village de Boullay-les-Troux, le bois des Layes à Auffargis et le haras installé sur le domaine.

La Villedieu était une commanderie rectangulaire, telle qu'elle subsiste, malheureusement amputée d'un de ses côtés. Entourée de murs, elle était défendue par un ru. Ce fossé et les pièces d'eau qui existent encore, en partie du moins, avaient une surface de 4 hectares et demi. Ils constituaient non seulement des éléments de protection mais contribuaient largement à l'alimentation de la communauté dont la règle recommandait une faible consommation de viande.

Le domaine de la commanderie ne semble pas avoir considérablement évolué au cours des siècles. On sait qu'en 1757, il comprenait :

• 300 arpents de terres (102,57 ha)
• 110 arpents de bois (37,61 ha)
• une ferme située à l'entrée du village d'Élancourt,
le tout pour un revenu total de 2 000 livres.

Ces mêmes données se retrouvent dans l'acte de vente numéro 829 du 28 Fructidor an III au registre des biens nationaux de Montfort-l'Amaury :

« Une ferme appelée la Villedieu, située commune d'Élancourt, route de Chartres, avec tous ses bâtiments en dépendant et cours et jardins, clos de murs. Plus 300 arpents environ de terres en une seule pièce et 13 arpents de rigolles ; servant de pâturages laditte ferme bâtie sur laditte pièce de 300 arpents.
Appartenant au ci-devant ordre de Malthe.
Adjudicataire : Mignon, marchand de biens aux Mesnuls pour Jean François Le Roux demeurant a Neauphle-le-Château.
Montant : 3 004 000 livres. »


La chapelle




Portail Ouest - Chapelle de la commanderie


La chapelle de la Villedieu, qui est le dernier témoin médiéval de la région, est un édifice de 28 mètres sur 8. Sa hauteur intérieure primitive était de 11,80 mètres à la croisée des ogives.





Intérieur de la chapelle



Les façades sont percées de 14 fenêtres ogivales de 6 mètres sur 1,40 mètre, séparées par des contreforts montant jusqu'au toit d'ardoise. Il est rare qu'une chapelle templière soit éclairée avec de si grandes ouvertures. Ces fenêtres furent bouchées par les fermiers qui ouvrirent, selon leur besoins, des portes et bâtirent des appentis.

Au-dessus de l'unique ouverture de la façade Ouest, on trouve un porche surmonté d'une archivolte sculptée en pointe de diamant, signature du XIIe siècle. Cette arcade repose sur deux consoles peu saillantes.




Voute de la chapelle


À sa droite et au pignon, une tourelle octogonale, dont l'accès se retrouve à l'intérieur de la chapelle, est coiffée d'un toit conique. Son escalier à vis, éclairé par des meurtrières, conduit au sommet se terminant en lanterneau. On rencontre rarement ce genre de tourelle dans les commanderies; elles sont généralement de surface circulaire. Signalons que la construction octogonale est considérée chez les templiers comme une architecture marquant un endroit initiatique privilégié. Nous savons que des frères du Temple avaient été intronisés à La Villedieu, cérémonie qui n'avait pas lieu dans toutes les commanderies. Dans nombre de chapelle comportant une telle tourelle, cette dernière est incorporée « à l'intérieur » et n'est visible qu'à partir du toit à la manière d'une cheminée.

Sur la façade sud de la travée la plus proche du chœur, s'ouvrait autrefois une porte secondaire qui, si l'on considère les plans habituels des commanderies, devait donner accès au logis du commandeur.
À l'intérieur, l'abside est à cinq pans. Les six arcs de voûte, soigneusement moulurées, reposent sur de graciles colonnettes dont lesastragales supportent des chapiteaux ornés de feuilles ou de crochets.




Piscine d'église à 2 bassins, avec évacuation vers l'extérieur.


Vers la droite du chevet, sous une arcade ogivale, s'ouvre dans l'épaisseur du mur une piscine d'église à deux cuvettes : ronde et carrée.

Trois travées d'égales dimensions succèdent au chœur. Leurs arcs sont portés par des culs-de-lampe en encorbellement décorés de feuillages différents à chaque élément : feuilles d'eau, de chêne, de trèfle.
Les clés de voûte sont toutes sculptées et il semble qu'elles comportaient des motifs issants qui ont disparu.
Le sol a été plusieurs fois remanié; abaissé lorsque la chapelle fut transformée en grange, on y découvrit huit pierres tombales qui furent sans doute récupérées comme matériau de construction. Le sol fut relevé à son niveau initial lors de travaux de restauration; on y découvrit des fragments du dallage originel. Des restes de vitraux furent également découverts. D'une grande simplicité, ainsi qu'il convenait au cadre de la chapelle, des médaillons en provenance de Saint-Denis 10, ont été incorporées à l'ensemble du chœur.

Cette chapelle ne sera dédiée à saint Jean-Baptiste qu'après son transfert aux hospitaliers.



Vitrail rénové avec incrustation des médaillons originaux
de la commanderie templière du Val-de-la-Haye.



Borne templière


Lors des travaux de restauration dans les années 1970, une pierre gravée sur les deux faces d'une croix templière inscrite dans un cercle, a été retrouvée. Tout comme à Westerdale ou à Arveyres, ces croix servaient très certainement de bornes territoriales.

On peut voir cette borne aujourd'hui insérée dans la façade d'un bâtiment face à la chapelle, avec les deux faces visibles.



Borne templière de la commanderie de la Villedieu.



Cette croix pattée cerclée dans un disque de pierre n'est pas sans rappeler la croix monumentale implantée sur la place d'Omerville, rebaptisée « croix fromage » (inscrit monument historique en 192711), car un marché aux fromages s'était établi place Saint-Martin au XIXe siècle. L'origine incertaine de cette croix monumentale pourrait donc être la commanderie de la Villedieu-Maurepas, seule commanderie templière rattachée à celle deLouviers-Vaumion en 1312.
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 22:46

Commanderie du Mont-de-Soissons



C’ est une commanderie située à Serches, en France




Commanderie du Mont-de-Soissons, Serches (Aisne)



Historique

Le monument est inscrit au titre des monuments historiquesen 19271.
On connait grâce aux pièces du procès de l'ordre du Temple le nom de quelques frères reçus dans l'ordre en ce lieu. Notamment les frères Gautier de Bailleul et Egidius d'Espernaut, le dernier précepteur de la commanderie d'Ambrief. Tous deux reçus par le précepteur de la baillie de la Brie, Arnoul de Wesemale entre 1283 et 12862.




Elle comprennait en premier les biens donnés en 1133 par Gauthier, évêque de Soissons, augmentés par Ansculfe en 1157. Puis en 1158 par Agnès et son époux RObert comte de Braine, tout de qu'ils possédaient à Vauberelain. LaCommanderie de Passy-Grigny était rattachée à celle de Mont-de-Soissons.
Après le procès de l'Ordre du Temple, les Hospitaliers reprennent ces biens qu'ils rattachent à ceux qu'ils avaient déjà à Maupas.




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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Jeu 7 Juil - 22:54

Commanderie de Villemoisson



La commanderie de Villemoison se situe dans le département de la Nièvre en Bourgogne à3 km à l'est de Cosne-Cours-sur-Loire, sur la commune de Saint-Père, au lieu-dit la Commanderie1.



Vue d’ensemble de la commanderie de Villemoison à Nièvres


Historique

La fondation présumée de la commanderie de Villemoison serait antérieure à 1180 car un article du cartulaire du Temple de Saint-Bris, auquel elle appartint quelques années plus tard, en fait mention lors de sa formation.
Dès sa fondation, la commanderie s'étendit rapidement. En effet, en 1189, Guillaume de Donzy, seigneur local, fit don au Temple d'une partie des Bois dit de Gastine. De plus, en 1190, on retrouve la trace de nouvelles donations : la Terre d'Escueli appartenant à Hugue d'Arquien qui donnera tous ses biens au Temple et le moulin de Nesli donné au Templiers par Gaudefroy de Saint-Verain.

Les donations à la commanderie de Villemoison continueront jusqu'en 1240, date à laquelle Hugues de Saint-Fargeau fait don de la terre de Neuzy.

En 1294, Geoffroy de Charnay y est précepteur[réf. nécessaire].

En 1312, lors de la dissolution de l'Ordre, le pape Clément V fait don des terres et de la commanderie aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

En 1792, les bâtiments et les terrains de la commanderie sont revendus comme biens du clergé.


Organisation




• la chapelle


La chapelle, de style roman, a été construite au XIIe siècle.
Elle est caractéristique des chapelles templières : rectangulaire et massive. Elle présente une abside encul de four orientée à l'est. À l'intérieur, on trouve les traces d'une fresque au niveau de l'abside représentant le Christ en majesté entouré par les quatre évangélistes.



Chapelle de la commanderie


Orienté à l'ouest, le portail présente un travail d'ornements fournis : voussures, chapiteaux avec un décor floral, ... La chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le21 septembre 1973.


• Le logis des chevaliers



Le logis présente la particularité d'être en forme de "L" et d'être construit autour d'une tour escalier qui desservait les étages.




Le logis des chevaliers



Au 1er étage, les fenêtres sont d'une taille surdimensionnée ce qui donne une impression de luminosité importante. Sur les fenêtres du deuxième étage, on peut découvrir les armes du commandeur hospitalier d'Ancienville (1528-1535). Le logis prioral fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 18 août 1987.
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Ven 8 Juil - 15:33

Grand Prieuré d'Aquitaine




Le siège du Grand Prieuré d’Aquitaine est à Poitiers.
Le grand prieuré d’Aquitaine - d'abord prieuré d'Aquitaine - a été créé quelques années après la dévolution des biens de l'ordre du Temple aux Hospitaliers. En juillet 1317, le grand maître Foulques de Villaret ayant été déposé, le pape Jean XXII prend la direction de l'Ordre. À la suite d'une demande de plusieurs dignitaires Hospitaliers, il décide le démembrement du Prieuré de France, devenu trop important, et il crée deux autres prieurés, celui d'Aquitaine, et celui de Champagne. La Langue de France comprend alors, jusqu'à la Révolution, trois prieurés. Le 21 juillet, Jean XXII nomme Pierre de Mailg, prieur d'Aquitaine.






Commanderie de Carentoir





La commanderie de Carentoir se situe dans un hameau de la commune de Carentoir, dans le département du Morbihan, à environ soixante kilomètres au nord de Saint-Nazaire, soixante kilomètres de Vannes et de Rennes. La commanderie, dont il ne reste que l'église, est aujourd'hui le centre d'un petit hameau au lieu-dit Le Temple, éloigné de quelques kilomètres du village de Carentoir.



Historique



La fondation de la commanderie remonterait à 1182 sur des terrains cédés par le Duc de Bretagne qui portaient le nom de "Karantoe", du breton Ker-en-Touer signifiant le village des Couvreurs en raison de la présence de carrières de pierres d'ardoise dans le secteur.

Le duc de Bretagne Conan IV en aurait fait don au Temple dans sa charte de 1182, dont l'authenticité est discutable. En effet, le duc Conan IV est mort en 1171. Il semblerait que les Templiers l'aient faite rédiger à la fin du XIIIe siècle, dans le but de légitimer leurs possessions bretonnes, pendant que les ducs avaient centralisé le pouvoir. Ce document, certes apocryphe, n'en est pas moins intéressant : il décrit en détail les possessions de l'ordre du Temple en Bretagne à cette époque. La commanderie de Carentoir y est présente : on la mentionne sous le nom de Karantoe.

La commanderie se situe exactement au hameau du Temple, distant de quelques kilomètres du bourg de Carentoir. Les Templiers y construisirent une église et y installèrent une commanderie, aujourd'hui disparue, vraisemblablement sur initiative des ducs de Bretagne. Aujourd'hui, seul l'arc roman séparant le chanceau de la nef est d'origine. Le reste fut rebâti au cours des siècles. Elle devint rapidement la principale commanderie de Bretagne, puis une préceptorie ayant la mainmise sur de nombreux établissements de l'Ordre du Temple, rôle qu'elle conserva lors de sa possession par l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

La tradition populaire veut que lors de leur arrestation, les Templiers (encore appelés par le peuple "moines rouges") de la commanderie aient tous été massacrés au pied d'un chêne, situé près de la chapelle de Fondelienne, à mi-chemin entre leur commanderie et le bourg du Temple, et non faits prisonniers.
Lors de l'attribution des biens de l'Ordre aux Hospitaliers, ceux-ci conservèrent le statut de commanderie principale.




Organisation




Il existe peu de documents retraçant l'organisation de la commanderie. Ils naissent principalement après le XIIIe siècle, pendant la possession par les Hospitaliers de la commanderie.

Toutefois, on peut affirmer qu'au XIIe siècle, le village possédait trois rues principales et un four banal, ce qui reste encore à peu près la configuration du hameau aujourd'hui.

L'église dédiée à saint Jean est toujours présente, appelée église Saint-Jean du Temple, construite à cette même époque.






À l'intérieur, on peut y voir un gisant unique en France car taillé dans le bois. Il s'agit d'un chevalier templier ou hospitalier représenté en cotte d'arme. Ce gisant porte le nom de "Tombeau du Templier" ou de "Saint Dormant".











Toutefois, cette église ne rythme plus la vie religieuse du Hameau du Temple. Son état s'est dégradé, et les offices religieux y sont tombés en désuétude, bien que parfois le prêtre de la paroisse de Carentoir même vienne y rendre la messe. L'été, l'église est ouverte aux visiteurs.








Concernant les anciennes possessions de Carentoir, on peut trouver à Questembert deux chapelles templières, dont Notre-Dame de Brehardec, et une autre à Coëtbihan. Limerzel possédait deux chapelles templières le Temple de haut et le Temple de bas distants de moins de 4 km l'un de l'autre, seule subsiste aujourd'hui la chapelle du Temple de haut. Fescal et Merlevenez, ont aussi toutes deux conservé une chapelle. Celle de Merlevenez est considérée comme un des plus beaux édifices romans bretons. Pour être plus complet on peut citer aussi la chapelle Saint-Jean de Lantiern commune d'Arzal, les églises du Guerno et de la Vraie Croix, mais aussi le temple de la Coëfferie en Messac qui dépendaient aussi de la commanderie de Carentoir. L'intérêt de cette énumération incomplète est de montrer la puissance et la richesse des Templiers.



Rénovation




L'église Saint Jean du Temple est aujourd'hui restaurée dans sa forme originelle. Les objets votifs anciens, le gisant en bois ainsi que les meubles ont été également restaurés, et l'église est accessible au public.
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Ven 8 Juil - 20:46

Grand Prieuré de Champagne




Son siège est à Voulaines-les-Templiers.
Le grand prieuré de Champagne - d'abord prieuré de Champagne - a été créé quelques années après la dévolution des biens de l'ordre du Temple aux Hospitaliers. En juillet 1317, le grand maître Foulques de Villaret ayant été déposé, le pape Jean XXII prend la direction de l'Ordre. À la suite d'une demande de plusieurs dignitaires Hospitaliers, il décide le démembrement du prieuré de France, devenu trop important, et il crée deux autres prieurés, celui d'Aquitaine, et celui de Champagne. La Langue de France comprend alors, jusqu'à la Révolution, trois prieurés. Le 21 juillet, Jean XXII nomme Henri de Mesnils prieur de Champagne.

D'abord dénommé prieuré de Champagne, le terme grand prieuré devient habituel à partir du XVIe siècle . Son territoire s'étend sur une partie importante du comté de Champagne, du duché de Bourgogne et du duché de Lorraine.

Il faut noter l'existence éphémère du Prieuré de Bourgogne, attestée par deux chartes de novembre 1298 et du 17 juin 1299, jour où se tient le chapitre provincial à Normiers. Guillaume de Vandelain (ou Vendelain) est alors prieur de Bourgogne. En novembre 1301, Ytier de Nanteuil est prieur de Bourgogne et de France. Pour J. M. Roger, ce prieuré préfigure le Prieuré de Champagne, créé, lui, en juillet 1317.


Quelques commanderies



• Commanderie d’Avalleur




La Commanderie d'Avalleur est une commanderie hospitalière d'origine templière située dans le département de l'Aube, région Champagne-Ardenne, à environ 25 km au sud de Troyes sur la commune de Bar-sur-Seine.



Commanderie d'Avalleur, Bar-sur-Seine, Aube,
Champagne-Ardennes, France
.


Historique




La commanderie est fondée au profit de l'Ordre du Temple vers 1167, par les dons effectués par le comte Manassès de Bar. Elle s'étend alors sur un domaine forestier de 200 arpents. Il est fait référence à la commanderie d'Avalleur à la date de 1172, d'après les cartulaires.



Commanderie d’Avalleur



À partir de cette date, on trouve des traces de donations qui deviennent de plus en plus nombreuses: en 1173, dons de Milon d'Avalleur, en 1174, don de l'usage du moulin de Besaces, par Étienne de Besaces, en 1204, dons des seigneurs locaux concernant des terres à Essoyes. D'autres dons sont faits en 1205, 1207, 1213 par Haymon aux frères de la commanderie, et 1219 par le seigneur de Rochefort et par Milon d'Autricourt. Le dernier templier de cette commanderie fut Chrestien de Bissey.



La commanderie





Lors de la dissolution de l'Ordre du Temple en 1312, la commanderie revient à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Le domaine reste géré de la même façon. Le 8 février 1520 Avalleur s’agrandit par association avec la commanderie de Thors au nord-est. Devenue bien national à la Révoltion, la commanderie passe aux mains d’exploitants agricoles. Dans le corps de logis, deux tours et la bergerie sont détruites et les bâtiments de la ferme sont remaniés au cours du XIXe siècle.



la commanderie






L’église



Possessions

La commanderie étendait son pouvoir sur plusieurs terres alentour. On peut citer :
• Balnot-sur-Laignes
• Arrelles
• les bois de Fiel
• Buxières (chapelle templière à Bar-sur-Aube)



Linteau armoirié


Organisation

Un seul document daté de 1695 montre le plan original de la commanderie. D'après ce plan, la commanderie était composée d'une vaste cour entourée d'un bâtiment principal en forme de "L", d'une porte fortifiée au nord, d'une tour au sud et d'une grosse tour ronde placée juste en face de la chapelle (seul bâtiment encore entier de nos jours).




La chapelle



La chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 19 mars 19214. Comme la plupart des chapelles templières, celle d'Avalleur est de forme rectangulaire mesurant 25 mètres sur6 mètres et impose un style épuré et robuste.

L'intérieur est d'un style épuré mais relativement travaillé avec trois travées de croisées d'ogive avec uneinspiration cistercienne. Le chevet plat, comme dans de nombreuses chapelles templières, est percé de trois longues ouvertures très lumineuses. Toutes les croisées d'ogives sont travaillées et ornées de décors floraux. On peut encore apercevoir des traces de fresques sur certains murs dans la chapelle.

Si l'intérieur est de style gothique, l'extérieur, quant à lui, est plutôt roman avec un portail à colonnes et chapiteaux. Le point particulier de cette chapelle est la tourelle fortifiée carrée qui peut laisser penser qu'elle était intégrée au système de défense de la commanderie. On peut noter également sur la façade nord de la chapelle, le blason de Jacques de Souvré, Commandeur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1616.

Plus d'élément dans l'ouvrage Templiers & Hospitaliers dans l'Aube, p. 29-31, de Jean-Claude Czmara.




Intérieur de la chapelle
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Ven 8 Juil - 21:12

• Commanderie de Bures


La commanderie de Bure, fondée entre 1120 et 1133, constitue la première commanderie templière de Bourgogne.



Commanderie de Bures



Description géographique



En Bourgogne, située dans le Châtillonnais, au nord de la Côte-d'Or, la commanderie se trouve à15 km au sud-ouest de Voulaines-les-Templiers, qui sera le siège du Grand-prieuré de Champagne de 1317 à 1792, et à 30 km au sud d'Épailly, autre importante commanderie. Elle est au cœur du village de Bure-les-Templiers.
Etat

La chapelle, en partie transformée, existe toujours et sert d'église paroissiale. On peut y remarquer entre autres, deux pierres tombales : une tombe templière, en forme de trapèze avec une croix du temple et un manche de pic, une équerre et un outil que M. Miguet pense être un niveau2. La deuxième pierre tombale, d'époque hospitalière, est celle de Guillaume de Fougerolles, mort le 13 septembre 1353, il était commandeur de Bure, et probablement neveu de Ferri de Fougerolles, prieur de Champagne. Il est représenté en armure, dans une attitude de prière3. La commanderie jouxte l'église qui en ferme le quadrilatère au nord4. Les autres bâtiments, ruinés depuis 60 ans, font l'objet de restauration depuis 2006.

La commanderie a été en grande partie rebâtie aux débuts du XVIe siècle par Jacques Aymer, commandeur hospitalier de Bure et prieur de Champagne de 1513 à 1528. Les vestiges actuels sont en très mauvais état car en 1958 le propriétaire a profité de l'absence de classement de l'abbaye proprement dite pour rechercher le trésor des Templiers à la dynamite. Les nouveaux propriétaires s'attachent à leur restauration7 et l'association « Les amis de la commanderie de Bure-les-Templiers » a été créée en 2009. Un site Internet a été mis en place. En 2010, de gros travaux sont entrepris par la commune pour la restauration de l'église.





Façade et église de la commanderie




Historique

La date de création de Bure fait débat: « Elle est sous la protection des sires de Grancey dès 1127 » d'après D. Marie. Mignard et Lavirotte parlent de Chartes de 1120 et 1127. M. Miguet ainsi qu'Alain Demurger et Jean Richard datent sa fondation de 1133 d'après une charte de l'évêque de Langres. Mais d'après J.M. Roger « Elle fut fondée au plus tard en 1120 par Païen de Bure » et le pancarte de 1133 n'est que le rappel de la donation plus ancienne de Paien de Bure.

Il n'en reste pas moins que c'est une commanderie fondée dans les débuts du Temple, et qui eut une grande importance: elle est le siège d'une baillie dont dépendent de nombreuses maisons. Jean-Marc Roger, dans sa thèse sur le grand prieuré de Champagne répertorie dans la publication des pièces du procès par Michelet dix-neuf frères du Temple dont le pseudonyme est « de Bure ». Ce qui montre bien l'importance de cette maison. Même quand il n'est plus commandeur de Bure, Hugues de Pairaud participe dans plusieurs actes à la gestion de la Commanderie, entre autres en 1299.

Les sires de Grancey ont protégé la maison de Bure. Un ancien seigneur de Grancey, Eudes, y est Templier. Dans un procès non daté, mais de la fin de la période templière, les Templiers se plaignent à « la dame de Grancey, leur garde ». Les condamnés par les Templiers de Bure étaient remis à la justice du seigneur de Grancey pour exécuter les peines. Une borne, située à la limite du territoire de Bures délimitait l'endroit où les condamnés étaient remis.




Borne de justice, à la limite du
territoire de Bure-les-templiers




Panneau explicatif placé sur le
lieu où se trouve la borne



À partir de la dévolution aux Hospitaliers, au plus tard en 1314, l'expansion de l'abbaye est terminée. Le changement de mode de gestion du faire valoir direct au bail à terme confié à un fermier amodiataire pendant la Guerre de cent ans entraîne même un lent déclin des possessions. Celui-ci est aggravé par la décision de Philippe II le Hardi de supprimer le servage à Bure, privant ainsi les exploitants d'une main d'œuvre bon marché. Ce n'est qu'à partir du XVIe siècle que les commanderies des Hosptitaliers retrouvent de l'intérêt peu avant de passer sous le régime de la commende.



Vue  par l’extérieur est de la commanderie
(source : http://www.commanderie-bure-les-templiers.com)



Commandeurs hospitaliers
• Frère Saouvales : 2 septembre 1314
• Jean Corboron : 1338,1353
• Guillaume de Fougerolles : 2 septembre 1314
• Nicole de villiers-sur-Suize : 1328
• Jacquin le Blanc : 1456
• Frère Michel de Sèvres : 1572

Sous les Hospitaliers Bure devient une chambre priorale du Grand prieuré de Champagne ; elle n'a depuis le milieu du XIVe siècle généralement pas de commandeur particulier.



Vue depuis le clocher de l’église
(source : http://www.commanderie-bure-les-templiers.com)




Possessions

Outre les commanderies d'Avosnes, Beaune, Saint-Thibault de Châtillon-sur-Seine, Dijon et Uncey-le-Franc fondée avant 1160 qui en dépendent administrativement Bure avait de nombreuses possessions directes :
• À Aulot,
• Aux hameaux de La Forêtet de Romprey à proximité de Bures,
• À Chaugey,
• À Châtellenot,
• À Conclois à proximité de Menesble,
• À Curtil où le Temple avait le droit de haute justice,
• À Fauverney,
• À Fontenotte,
• À Grancey,
• À Montenaille,
• À Montmorot maison qui comportait une chapelle détruite à la fin du XXe siècle,
• À Velle-sous-Gevrey où Amaury de La Roche commandeur du Temple en France obtient de l'abbaye Saint-Étienne de Dijon la construction d'un moulin à vent,
• À Terrefondrée.
• À Thoisy-le-Désert
• À Voulaines modeste commanderie sous les Templiers qui devient le chef-lieu du grand-Prieuré de Champagne sous les Hospitaliers.



Vue sur la cour intérieur et l’église  
(source : http://www.commanderie-bure-les-templiers.com)




Cour intérieur de la commanderie
(source : http://www.commanderie-bure-les-templiers.com)




Salle des gardes des hospitaliers
(source : http://www.commanderie-bure-les-templiers.com)





Salle en restauration
(source : http://www.commanderie-bure-les-templiers.com)
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Ven 8 Juil - 21:27

• Commanderie d’Epailly



La commanderie d'Épailly fut une importante commanderie rurale au nord de la Côte-d'Or, fondée vers 1200 par les Templiers. Elle a conservé sa chapelle, classée monument historique en 20102. Les Hospitaliers la fortifient aux XIVe et XVe siècles et en font une chambre priorale du Grand-prieuré de Champagne.

La commanderie se situe à Épailly, écart de la commune de Courban, à l'extrémité nord de la Côte-d'Or tout près de l'Aube.




Photo aérienne de la commanderie d’Epailly



Etat

Le lieu est toujours le siège d'une exploitation agricole, et le domaine cultural n'a pas été morcelé. Les bâtiments disparus ayant été remplacés par d'autres, Il est encore possible de se faire une idée assez vraisemblable de l'aspect que pouvait avoir la commanderie sous l'Ancien Régime.


Histoire



Malgré sa création relativement tardive, et la proximité de la grosse baillie de Bures, qui étend son emprise sur tout le Châtillonnais, Épailly parvient à devenir une riche commanderie autonome.

Le premier acte citant la commanderie est de l'an 1200 (il n'est pas conservé mais cité dans un inventaire du XIIe siècle) 3 . Vers 1210, les donations affluent. Milon, comte de Bar-sur-Seine, en est le principal bienfaiteur. Les commandeurs à la tête d'Épailly sont souvent des personnages de premier plan dans l'Ordre.

• André de Colours, mentionné en 1213, est commandeur des maisons du Temple en France.
• Hugues de Pairaud, commandeur d'Épailly de 1280 jusqu'au moins la fin de 1284, deviendra le représentant du maître de l'Ordre en France. Il continue de s'intéresser à son ancienne commanderie jusqu'à la fin. Il y reçoit des frères, s'implique dans sa gestion, et y dirige des réunions.

La commanderie ne devint pas propriété des Hospitaliers en 1312 car elle avait été donnée à Othon Ier de Grandson par le pape Clément V en 1308 au même titre que celles de Coulours et de Thors. Ce n'est qu'à la mort d'Othon en 1328 que le différend qui opposait son héritier, Pierre de Grandson et les hospitaliers fut tranché en faveur de ces derniers. Cependant Jean de Montagny était déjà commandeur d'Épailly à cette date4.


Gravure ancienne représentant la chapelle
de la commanderie templière d'Epailly




Commandeurs hospitaliers

• Jean de Montagny : 1328-1338
• Mile de Nanton : c.1360/70
• Girard de Vienne  († 1386) :: 1362-1379
Gérard de Vienne, prieur de France (1378-1386)


Possessions

• La seigneurie de Bissey-la-Côte13.
• La seigneurie de Beauvoir en 126013.
• Le droit de dîmes à Dinteville14.
• Différents biens à Courban, Fontette15,Faverolles, Louesme, Brion-sur-Ource14.


Organisation

La commanderie a conservé sa chapelle de l'époque templière, la maison principale a été reconstruite au XIXe siècle, sur l'emplacement de l'ancien logis, mais les caves du XIIe ont été conservées : « Ce cellier comporte des Voûtes d'arêtes reposant sans chapiteau sur deux colonnes massives » D'après Jean-Marc Roger, « cette magnifique salle voûtée[...] n'était pas une crypte : un cellier ou une salle de chapitre ? ». Il reste une tour de la fin du XVe siècle, un reste de courtines au nord-est. Dans la basse-cour, une grange à forte charpente date de la fin du Moyen Âge. La chapelle étonne par ses dimensions imposantes. Depuis quelques années, d'importants travaux ont permis son sauvetage.


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Ven 8 Juil - 22:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Ven 8 Juil - 22:29

Citation :
EPAILLY


(source :  http://www.commanderie-templiers-epailly.com


Un peu d’histoire

Un domaine famialle


La commanderie d’Épailly fut vendue comme bien national pendant la Révolution. Elle a changé au cours du XIXe siècle plusieurs fois de propriétaires, on note que plusieurs acquéreurs étaient d’origine Suisse.
En 1938, Marie Joséphine Limbourg (portrait ci-joint), d’origine luxembourgeoise, acheta le domaine. Ses fils avaient soutenu le mouvement séparatiste qui tendait, après la première guerre mondiale, à réunir cette partie de la Rhénanie à la France. Elle espérait avec eux, Christoph et Pierre, être en sécurité en Bourgogne. Elle se trompait. En 1942, ses deux fils furent dénoncés aux autorités d’occupation et internés dans différentes camps de travail déjà en France puis en Allemagne.

Après la guerre, ils retournèrent à Épailly où ils découvrirent que la nouvelle législation sur les baux ruraux leur interdisait de reprendre l’exploitation du domaine. Ils durent revenir en Allemagne et ayant tout perdu, ils vécurent chez leur nièce Marie-Anne, fille de leur sœur Joséphine. Marie-Anne est la mère d’Elisabeth Hiller von Gaertringen.

En 1955, Joseph Christoph, qui avait pris la nationalité française, décéda à Cologne chez Marie-Anne. Il souffrait d’insuffisance cardiaque depuis ses années de captivité. Sa volonté était d’être enterré à Châtillon-sur-Seine, à côté de sa mère bien aimée.

Ce fut seulement à l’issue de quatorze années que Pierre Limbourg, frère de Christoph, put reprendre Épailly, où il témoigna de qualités d’agriculteur hors pair, notamment en introduisant la race charolaise dans la région. Il ne survécut cependant à son frère que quatre ans et mourut en 1959. Ainsi l’amour pour la France des deux frères leur avait coûté de grands sacrifices.

Les deux frères étant célibataires léguèrent le domaine à leur nièce Marie Anne Hiller von Gaertringen qui le transmit en 1987 à sa fille Elisabeth, actuelle propriétaire.





Cette importante commanderie qui possède encore sa remarquable chapelle a été restaurée avec passion et ferveur par sa propriétaire. Elle s’inscrit avec ses murs formant remparts et ses tours rondes dans un paysage qui a conservé toute son authenticité, vallée demeurée heureusement vierge de toute installation industrielle. Aussi il importe que ce témoin exceptionnel d’une histoire séculaire, dans son site originel, soit conservé au titre du patrimoine culturel et naturel.


Un peu d’histoire


Plus de 800 ans d’histoire



Située en Côte d’Or, dans le Chatillonnais, l’ancienne commanderie d’Epailly subsiste toujours aujourd’hui, à l’écart du village de Courban, dans un environnement paysagé encore très préservé.
Cet établissement militaire important, attesté depuis 1200, fut créé par l’ordre du Temple et passa, à la disparition de celui-ci, sous l’autorité de l’ordre hospitalier de St Jean de Jérusalem.
Devenue résidence du prieur de Champagne, Épailly fut fortifiée en 1360 et complétée par les hospitaliers, gardant jusqu’au début du XIXe siècle des dispositions attestées dans plusieurs documents du XVIIe siècle.







~architecte  Elle était alors, constituée d’une basse cour entourée de bâtiments d’exploitation et prolongée par une haute cour. Celle-ci était commandée par un châtelet d’entrée avec pont-levis, aujourd’hui disparu et recevait en son centre le logis du prieur, à l’emplacement de l’actuelle maison, la chapelle au sud et divers bâtiments d’exploitation au Nord et à l’Est qui présentaient des murs fortifiés complétés par des courtines et des tours de défense. L’ensemble était ceint de fossés sans doute en eau et alimentés depuis l’Est par un étang et une rivière aboutissant à un vivier dont l’emprise est toujours visible aujourd’hui.





Vendu à la révolution comme bien national et devenu depuis exploitation agricole et ferme, le domaine est alors assez transformé. De nombreux bâtiments disparaissent dans la basse-cour et font place à des écuries et étables. Dans la haute cour, le châtelet disparaît, le logis du prieur est transformé en 1847 en maison d’habitation, les fossés sont remblayés, la chapelle est adaptée à son nouvel usage, ses baies sont occultées et un passage charretier est ouvert au Nord.

Éric Pallot
Architecte en chef des monuments historiques








La chapelle Saint Georges







Connue sous le vocable de Saint Georges, la chapelle d’Épailly n’est pas un édifice modeste puisqu’elle est longue de 31 m, large de 10 m et présente une hauteur sous clef de voûte de 10,50 m, témoignant ainsi de l’importance de la commanderie templière du XIIIe siècle
Le plan de la chapelle est orienté, à nef unique de 3 travées doubles, s’ouvrant sur un chevet pentagonal. Une chapelle sur plan barlong de 2 travées, dite Tour Saint Jean, lui est accolée en façade sud.
L’élévation intérieure de la nef est à un étage couvert de voûtes sexpartites dont ne subsistent que les départs d’arcs et arcs formerets. Ceux-ci retombent sur des chapiteaux à crochets, foliacés ou figurés et des piles adossées dont les culots s’arrêtent sur un bandeau horizontal à mi-étage.


Au chevet, le voûtement rayonnant est encore en place, révélant des voûtes épaisses avec de fortes nervures et une clef sculptée, retombant sur des piles adossées filant jusqu’au sol sauf au droit des enfeus qui percent les murs gouttereaux.





Des baies étroites, autrefois pourvues de vitraux, s’ouvraient dans chaque travée et devaient abondamment éclairer l’édifice. L’accès principal se faisait par le portail occidental, et un passage charretier a été créé en façade nord dans le courant du XXe siècle
Le sol actuel, en terre battue devait être dallé comme l’attestent différents vestiges.





En combles, la charpente banale à pannes et chevrons en sapin principalement, témoigne de remaniements successifs et des modifications de pente et matériau de couverture.





À l’extérieur, la simplicité du plan est confirmée par la massivité des élévations.
Chaque travée est scandée verticalement par des contreforts saillants, couverts en bâtière dont les dimensions fortes ou faibles correspondent au voûtement sexpartite en épaulant celui-ci efficacement.
Les baies sont encore étroites pour ne pas déstabiliser les maçonneries comme dans le premier âge gothique bourguignon.

Comme à l’intérieur, la division horizontale des élévations est marquée par 3 étages de bandeaux saillants, et une belle corniche à modillons concaves dont certains sont figurés.

Rompant avec cette unité, la façade ouest présente un aspect moins homogène avec un pignon et une tourelle d’escalier hors œuvre remaniés, et les arrachements d’un porche disparu.

Une couverture en tuiles plates coiffe l’édifice, révélant les transformations des charpentes et du pignon ouest précédemment signalés, la toiture originelle devant être plus pentue.



En façade sud, une construction du XIIIe siècle occupait le flanc sud de la 3e travée et s’ouvrait sur celle-ci par une porte encore en place. Elle était de deux travées voûtées d’ogives comme en témoignent les chapiteaux et arcs visibles sur le mur gouttereau sud avec une façade ouest constituant le mur Est actuel de la tour Saint Jean. Sa fonction originelle ne nous est pas connue et elle semble avoir disparu au XVesiècle, sans doute au moment de la fortification du domaine.

De construction différente du reste de l’édifice, la tour Saint Jean paraît avoir été édifiée au XVe siècle Elle s’appuie sur les contreforts de la chapelle principale, réemploie à l’Est le mur évoqué et a conduit à l’occultation de deux baies de la chapelle. Sans doute tour de défense, elle devait être plus haute que la chapelle, comme en témoignent ses parties supérieures arasées et mal adaptées au couvrement actuel et la saillie importante des contreforts d’angle. Sur sa façade ouest, on note le réemploi d’un réseau de baie du XIIIe siècle, dans un percement des XIVe ou XVe siècle, vestige peut-être de la construction sud disparue et de curieux percements au sud plus tardifs.

À l’ouest, la façade révèle les arrachements d’un porche couvert disparu dont l’emprise a pu être reconnue par prospection au radar. Il protégeait l’accès à la chapelle et à un portail sculpté et polychrome, toujours en place, et l’on accédait à son comble depuis la tourelle d’escalier hors œuvre comme le révèle un passage obstrué.
Au nord et à l’Est, les dispositions originelles ont peu évolué mais l’on note la disparition de deux contreforts et l’amputation d’un troisième lors de la création du passage charretier. Celui-ci a vraisemblablement remplacé un portail latéral comme en témoignent les traces sur le contrefort mitoyen.
Assez altérées les élévations intérieures présentent, néanmoins, des vestiges importants de leur état originel.
Les murs de la chapelle sont enduits. Un décor badigeonné les recouvre appartenant principalement à deux époques comme l’a révélé une campagne de sondages stratigraphique :

- un décor originel sans doute du XIIIe siècle, de badigeon blanc ocré sur l’ensemble des murs et voûtes rehaussé sur les ouvrages en pierre de taille (piles, arcs et baies) par un badigeon ocre jaune plus soutenu délimité par de faux joints rouges.
- un décor sans doute du XVIe siècle, dans lequel murs et voûtes sont badigeonnés de blanc et ouvrages en pierre de taille d’un ton rosé, rehaussé de faux joints blancs incisés.
Répondant à ce décor sage, les chapiteaux et clefs de voûte subsistants sont polychromes, sans doute contemporains du deuxième décor.

Les voûtes subsistent entières au droit du chevet avec un décor similaire à ceux des murs. Arcs formerets, chapiteaux et départs d’arc évoquent celles disparues dans les années 1950 à la suite d’effondrement ou de démolitions.

Solidement bâtie en pierre calcaire et moellons du Chatillonnais, la chapelle témoigne ainsi d’une construction maîtrisée et de grande qualité du XIIIe siècle complétée au XVe siècle par la tour Saint Jean sur laquelle le temps aurait eu peu d’influence si un usage différent apparu au XIXe siècle et l’absence d’entretien, depuis, n’avait conduit à son abandon progressif.


Chapelle Saint Jean






Cette chapelle méridionale qui fut construite par l'ordre de Saint Jean au XIVe siècle est accolée au sud de la chapelle Saint Georges. Elle possède deux travées aux voûtes quadripartites reposant sur des chapiteaux de colonnes engagées. Une piscine eucharistique fut découverte et réouverte après que la couche de béton de plus d'un mètre qui couvrait l'ensemble du sol de la chapelle Saint Georges et de la chapelle Saint Jean fut enlevée.





Un enfeu est inséré dans le mur sud et dont l'arc supérieur a subsisté.
Sous l’enfeu, fut enterré Ferry de Fougerolles, décédé entre 1356 et 1360.
Les deux clefs de voûte comportaient des motifs héraldiques et des croix de la religion qui ont été bûchés.





La tour qui surmontait la chapelle et qui possédait deux cloches disparut au XVIIIe siècle. La grande baie à l'Ouest séduit par son destin et la qualité de son exécution du XIVe siècle. Elle fut récemment restaurée.










Le cellier



Construit à la même époque que la chapelle Saint-Georges, et décrit dans les archives, le cellier présente des voûtes d’arête reposant sans chapiteaux à colonnes massives, datant de la fin du XIIe siècle. La première partie de cellier, face à la chapelle fut aménagée en prison.
Le châtelet de l’époque, siège du commandeur, remplacé aujourd’hui par une grande bâtisse bourgeoise fut construit sur les fondations de l’ancien donjon. La température du cellier est idéale, jamais trop froid en hiver et jamais trop chaud en été.






La tour de garde





On ne sait si la commanderie fut fortifiée à l’époque des Templiers mais l’ordre de Saint Jean, successeur de l’ordre du Temple reçut en 1360 l'autorisation par lettre de Philippe de Rouvres, duc de Bourgogne de fortifier la commanderie.






Depuis 1389, les archives parlent de la maison fortifiée ou de forteresse d'Épailly. Il était stocké des bombardes, arbalètes et pièces d’artillerie.
L’ordre de Saint Jean construisit à Épailly, dans la deuxième partie du XIVe siècle, trois tours de défense, dont deux ont disparu. La tour, encore existante, a un diamètre de 6,40 m et les murs une épaisseur de 1,10 m. Le bâtiment possède deux étages, une porte et quatre fenêtres.







À l’étage, on y trouve des archères canonnières, aux quatre points cardinaux constituées d´une fente verticale percée d´un orifice rond, souvent surmonté d´une visée de forme carrée. À l'intérieur de la tour, on découvre quatre niches à pans coupés et au 1er étage il y avait une cheminée.
La tour est couverte d’une toiture de laves.











Le mur d’enceinte



La commanderie d'Épailly, située au cœur d'une exploitation agricole prospère, servait de résidence au grand prieur de Champagne. Le duc de Bourgogne Philippe de Rouvres accorda en 1360 l’autorisation de fortifier la commanderie. Sa construction fut réalisée par l'ordre de Saint Jean de Jérusalem pour assurer la protection de la cour haute qui incluait à l'époque la chapelle et le châtelet (logis du commandeur).




Le mur d'enceinte disposait de quatre tours de garde reparties aux quatre coins de cette cour et l’accès se faisait par un pont dormant enjambant les douves et un pont-levis.




Les latrines

Elles se trouvent au nord-est intégrées dans un mur, vestige d'une courtine avec une bretèche sur corbeaux. On y découvre des assises alternées et boulins réguliers, dotés d'une bretèche. En dessous de ces latrines se trouvent les douves, alimentées par le trop-plein du vivier et des sources qui desservent l'ensemble de la commanderie.
Des latrines de cette époque sont extrêmement rares.





Le colombier



Il se trouve dans la cour basse. Il s'agit ici d'un colombier en pied, de forme ronde, qui comporte des boulins de haut.
Le droit de posséder un pigeonnier était réservé aux Seigneurs ou aux ordres religieux hauts justiciers, qui possédaient le droit de censive (redevance payée par les roturiers).
Les nids sont placés à 1,30 m du sol pour être au sec et à l'abri des rongeurs. Il comporte une ouverture au midi.





La grange médiévale





Avec une très belle charpente, cette grange est décrite dans les archives avec de bonnes murailles et recouverte de lauzes, de dix portées, avec deux grandes ouvertures au Sud et une autre à l'Est. Le bâtiment mesure 18,50 m x 15 m.




Le vivier




Il se trouve à 100 m au nord-est de la commanderie. C'est l'endroit où les templiers ont élevé leurs poissons pour les vendredis et le carême. Il mesure 40 m de longueur et 15 m de largeur et 1,5 m de profondeur. Il fut alimenté par l'eau de différentes sources. On y trouve une vanne et une écluse pour réguler l’arrivée d’eau.





La petite maison qui abrite la source

Il s'agit ici d'une petite construction de pierre au toit en bâtière, construit par les templiers, datant de fin du XIIe siècle pour protéger la source

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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Ven 8 Juil - 22:44


• Commanderie de La Romagne



La commanderie de la Romagne est une ancienne commanderie de l’ordre du Templeremaniée et fortifiée à la fin du XVe siècle par les chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, située à Saint-Maurice-sur-Vingeanne en Bourgogne, à la limite avec la Champagne historique et la Franche-Comté. Il ne reste rien de la période templière. L’« ancien château »Note 1 fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le25 juin 19622.



Porte Saint-Jean de la Commanderie


Historique

En 1144, Jean de Courchamp fait une donation de terres, champs et prés, en présence des seigneurs voisins qui l’approuvent, aux frères de la milice du Temple. En 1167, l’évêque de Langres donne aux frères de la Romagne la moitié de l’église de Saint-Maurice, sans doute le bâtiment, à entretenir, et surtout la moitié du prélèvement qui, sous le nom de dîme, se faisait sur les récoltes de grain et de vin. En 1191, lors de la troisième croisade, au siège de Saint-Jean-d’Acre, Guy de Vergy donne à Dieu et aux frères de la milice du Temple de la Romagne, pour la rédemption de son âme et de celle de ses parents, une portion de terre qu’il possédait près d’Autrey-lès-Gray, avec des pâturages et des bois. En 1227, c’est la dame Agnès de Saint-Maurice qui donne aux frères, avec l’accord de ses enfants, Jacques, Laurent et Elisabeth, le four et le moulin du village.





La Romagne prend une part importante dans l'implantation templière en Franche-Comté.
En 1309, pendant le procès, c'est Regnaut Mignart de Mussy, commis au gouvernement des biens du Temple en la baillie de Bures et de la Romagne qui gère le domaine.
À la disparition des Templiers, la Romagne devient une commanderie de l'ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Elle est remaniée et fortifiée à la fin du XVe siècle par le commandeur Pierre de Bosredon.



Commanderie de La Romagne


Possessions


• Une seigneurie à Saint-Maurice-sur-Vingeanne, le moulin banal et l'église7,8
• Nombreux champs à Courchamp7
• Divers droits à Montigny sur Vingeanne7
• La ferme de l'Envieuse à Sacquenay
• Le moulin de Cusey (1200)9
• Une maison à Autrey-lès-Gray et la seigneurie (1191)
• Une maison du Temple dès 1176 à Genrupt9,10, devenue une commanderie autonome au XIIIe siècle11 (Commune de Bourbonne-les-Bains)
• Une maison du Temple dès 1189 à la Chassagne (commune d'Isômes)
• Des vignes à Champlitte
• Un domaine à Barges
• Quelques biens à Maizières sur Amance9
• Présents à Rougeux en 12699
• Des biens à Valleroy en 12229
• Au diocèse de Besançon, ils achètent la grange d'Espercey à l'abbaye de Droiteval12


Organisation

Les fortifications du XVe siècle et les nombreuses transformations et destructions postérieures ne permettent pas de donner une description des bâtiments à la période templière.




Actuellement restauré, le bâtiment du pont-levis est aménagé
pour accueillir des hôtes dans ce lieu où les pierres se marient
avec l’eau et les bois.





Commanderie de La Romagne





Aux confins de trois provinces, Bourgogne, Champagne et Franche-Comté,
la Romagne, l’une des commanderies les plus riches de l’ancien Grand Prieuré
de Champagne, mire ses tours dans la Vingeanne. Pour l’amateur de nature,
comme pour l’amateur d’histoire, le lieu est privilégié. Bosquets, rivière et
vieilles pierres, s’y marient avec bonheur,accueillant paisiblement le visiteur
curieux,tout à la fois épris de campagne
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Ven 8 Juil - 23:04

• Abbaye de Mormant



L'abbaye de Mormant (également orthographié Morment) est une ancienne commanderie située au lieu-dit du même nom, entre les communes françaises de Richebourg et de Leffonds, dans l'actuel département de la Haute-Marne.

Plus qu'une abbaye, par essence même lieu fermé au monde extérieur, Mormant se place dans la lignée des hôpitaux-hôtellerie de chemin que comptait la France du Moyen Âge.

L'origine étymologique probable du terme « Mormant » viendrait du latin mollimentum, adoucissement, soulagement.

Bien qu'isolé sur le grand plateau calcaire aride du centre haut-marnais, ce site est très ancien.
Placé en effet le long d'une route très fréquentée depuis l'antiquité, Mormant a, au cours des âges, toujours eu vocation de maison hospitalière, servant de relais pour les voyageurs.

L'abbaye de Mormant, dont les premières mentions remontent au début du XIIe siècle, a connu bien des vicissitudes au cours de son existence. Gérées par les moines augustins pendant presque un siècle, elle passera brièvement entre les mains des Templiers puis à celles desHospitaliers.

Transformé en centre agricole de rapport par ces derniers, le site tombe peu à peu en ruine à l'époque de la Renaissance. Comme bien national, il sera enfin vendu en plusieurs lots sous laRévolution française.
Malgré cette histoire complexe et le peu de bâtiments encore existants, le site de l'abbaye de Mormant reste un des sites majeurs des hôpitaux de chemin en France.


Un site, le long d’un chemin riche en histoire : de la Via Agrippa à la Via francigena

Le site de l'abbaye de Mormant est longé, dès l'époque gallo-romaine par un des axes antiques majeurs du nord de la France, la voie romaine Milan – Lyon – Boulogne-sur-Mer, appelée Via Agrippa.
Cette viae publicae, voie publique ou prétorienne, attribuée à Agrippa, gendre de l'empereur romain Auguste, aurait été mise en chantier vers 40 à 37 av. J.-C.



Sur la voie antique venant de Bar-sur-Aube,
l'arrivée sur le site de Mormant.



Elle passe par Besançon, Langres et Reims et figure sur la célèbre Table de Peutinger, copie moyenâgeuse des itinéraires romains. Pour faciliter les déplacements des voyageurs, de l'administration et du service des postes, l'administration romaine mit en place sur ces grands axes des relais permettant l'accueil et le gite : les mutationes (tous les 10 à 15 km) et les mansiones (tous les 3 mutationes).

Bien qu'aucune découverte ne l'atteste, l'abbaye de Mormant tient peut-être son origine dans une de ces haltes, tombées en ruine à l'époque des grandes invasions. Une grande majorité de ces bâtiments n'a pas survécu au temps, victime du vandalisme mais surtout de la désaffection par les voyageurs de routes devenues fortement dégradées et dangereuses à cause du brigandage incessant.

Mais, à l'époque carolingienne, le retour à un calme relatif contribuant à un essor des échanges va voir à nouveau les gens voyager.

L'Église va alors, par l'intermédiaire de ses monastères, s'approprier ces chemins et transformer en grande partie les infrastructures restantes en hôpital-hôtel afin de pourvoir au bien-être de ces nouveaux voyageurs, les pèlerins.



Sur la voie antique venant de Langres,
l'arrivée sur le site de Mormant.



Vignerius cite ainsi dans ses Chroniques Lingones « quelques-unes des stations érigées par les empereurs sur les levées romaines pour abriter les légions prétoriennes avaient été converties en hôtellerie pour les pacifiques pèlerins du christianisme ». La vieille voie romaine qui longe le site de Mormant devient alors le chemin emprunté par l'un des trois grands pèlerinages catholiques d'alors : le Pèlerinage de Rome, sur le Tombeau de Saint Pierre.
Cette route, c'est la Via Francigena. Elle s'appelle également le chemin de Rome ou cheminum Romered, le chemin romeret emprunté par les romets.

En 990, Sigéric le Sérieux, archevêque de Cantorbéry, de retour de Rome où il a reçu le palium du pape, décrit avec détail dans un manuscrit cet itinéraire de 1 700 km qui le ramène en Angleterre. Mormant se situera alors entre l'étape qu'il fera à Humes, près deLangres et celle de Blessonville, à l'époque grosse bourgade, à 12 km du site.


La création de l’abbaye : Hubert de Broyes et les chanoines

À l'époque des premières croisades, entre 1095 et 1099, Hugues (Herbert) II Bardoul de Broyes-Chateauvillain gratifie de nombreuses donations cet hôpital-église de chemin destiné à recevoir les pèlerins et à secourir les pauvres : il devient la Maison-Dieu Sainte Marie de Mormant, en 1121.

Il est placé sous le contrôle spirituel de l'évêque de Langres, Hugues de Montréal et confié à une communauté de chanoines observant la règle de Saint Augustin.

Il est constitué à l'origine d'un long bâtiment, l'hôpital réfectoire. Il servira provisoirement d'hôpital pour les malades et d'hôtellerie pour les pèlerins, en attendant la construction, vers le milieu du XIIe siècle de la Maison Dieu qui abritera sous le même toit la chapelle Saint-Nicolas et la salle des malades (« sous le même toit étaient placés le Christ et ses membres souffrants, les pauvres »), avec un cimetière attenant.

À la fin du XIIe siècle existait un logement des convers indépendant, en dehors de l'enclos monastique. Un domaine agricole permet alors de subvenir aux besoins en nourriture des chanoines, des frères et sœurs convers, des malades et des hôtes de passage.

Des difficultés surviennent assez rapidement et conduisent l'évêque de Langres Hugues de Montréal, avec l'autorisation du PapeHonorius III à donner à Guérin, maître des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem la relève de la gestion du site en 1225, sous le mandement du comte de Champagne Thibaud IV. L'accord prévoyait la promesse de continuer à exercer l'hospitalité et à respecter les droits de l'église de Langres.

Les Hospitaliers n'ayant pas tenu cette promesse, le Chapitre de Langres et le maître de Mormant entrent en conflit. Ce dernier porte l'affaire en cours de Rome. Le Pape Grégoire IX est obligé d'annuler cette cession en 1227.
L'hôpital de Mormant reprend sa règle antérieure. En 1263, le Pape champenois Urbain IV demande une réforme et le maître devientabbé.

Malgré ces volontés de changement et ces tentatives de réforme, l'échec du fonctionnement pousse le pape Boniface VIII, le 7 avril 1300, dans une lettre envoyée du palais du Latran à confier les destinées de Mormant à l'ordre des Templiers. Leur mission est de « restaurer la maison de Morment, ruinée par la négligence et l’incurie de ses abbés et chanoines, ruinée tant au spirituel qu'au temporel ».



L'hôtellerie-hôpital.


Les Templiers à Mormant : un court passage


Les templiers mettent alors en place ce système qui leur est propre et qui a prouvé son efficacité dans une multitude d'autres sites. Leur mission à Mormant se rapproche beaucoup de celle qui était la leur à la création de l'ordre, en 1120 : la garde des voies et chemins et grandes routes de pèlerinage, « contre les brigands, pour le salut des pèlerins ».

La commanderie était gérée par un précepteur, le frère chapelain assurant quant à lui le service divin dans les chapelles, participant à la réception de nouveaux frères et les guidant spirituellement.

À Mormant, comme dans chaque commanderie, on pouvait trouver une chapelle, un logis avec cuisine et réfectoire, un dortoir, une salle du chapitre et des communs, avec plus spécifiquement ici l'hôpital hôtellerie.

En octobre 1307, sur ordre du roi Philippe IV le Bel, les Templiers sont arrêtés et leur procès commencera deux ans plus tard. Un des précepteurs de Mormant, Laurent de Beaune, sera ainsi jugé et subira le supplice du feu aux côtés du grand maître de l'ordre, Jacques de Molay, le 18 mars 1314.

Entre temps, le 2 mai 1312, au regard de la bulle Ad Providam, le pape Clément V ordonne le transfert des biens et terres de l'ordre du Temple à l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Mormant redevient une possession des hospitaliers.

Certains auteurs attribuent la possession de Mormant aux Templiers dès la mise en place de la Milice des Pauvres Chevaliers du Christ, en 1120. Lors du commencement de son procès, Jean de Chateauvillain déclare effectivement avoir été reçu en la maison de Mormant –Domus templi de Mormentum per fratum de Belna, la maison templière de Mormant par frère de Beaune. Cette déclaration mentionne cependant des évènements tardifs dans le temps car les actes de l'abbaye ne mentionnent nulle part, entre 1120 et 1135 les termestempli, fratibus, milicie templi, couramment usités chez les templiers.

D'autre part, le témoignage d'un des frères Templiers reçu en cette maison en 1304, interrogé lors d'un procès en 1311, indique à propos de Mormant que les templiers venaient de l'acquérir de novo acquisita lors de son passage.



La Maison Dieu


Mormant, maison hospitalière

À la chute de l'ordre du Temple, les Hospitaliers prennent possession de l'abbaye de Mormant et y établissent leurs religieux. Ils la conserveront jusqu'à la Révolution française.

L'ensemble des anciennes propriétés des Templiers dans la région de Champagne du sud sera alors réorganisé et regroupé en 10 grandes commanderies (Mormant, le Corgebin, Thors, Esnouveaux, Bonnevaux, Braux, Arbigny, Beauchemin, Ruetz et Saint-Nicolas de Langres).

Pendant la guerre de Cent Ans (1337 – 1453), le site, isolé et mal protégé est abandonné par ses occupants pour le site plus sécurisé de l'actuel Leffonds-le-Haut sur lequel ils avaient bâti une forteresse.

Ils assurent le service religieux de Leffonds et Mormant mais abandonnent leurs fonctions premières, l'accueil et le soin des pauvres et des pèlerins, moins nombreux en ces périodes incertaines.

À la fin du XVe siècle, avec la fin des troubles, les Hospitaliers réinvestissent le site, complètement ruiné. Ils donnent une autre orientation au site en y créant un domaine foncier de rapport dont l'objectif est de pourvoir au financement de l'ordre des Hospitaliers.

L'hôpital servira un temps d'écurie puis une restauration et une rénovation complète vont alors transformer le site.
Il est d'abord fortifié, divisé en deux cours ceinturées par de hauts remparts avec canonnières : la petite cour (la partie conventuelle et la maison forte) et la grande cour (le domaine agricole).

On trouvait dans le domaine agricole des granges et écuries, le logis des métayers, un colombier, un four à pain. On y accédait par un grand portail avec entrée charretière et piétonnière.

Une maison abbatiale est érigée entre l'hôtellerie–réfectoire et la Maison-Dieu. Bâtisse à étage sur deux caves, flanquée d'une tour carrée et défendue par des bouches à feu, c'est une véritable maison forte qui communique avec l'étage de la Maison-Dieu, avec ses cellules et autres pièces.

Au début du XVIe siècle, une vaste église est également reconstruite par le nouveau commandeur Pierre de Bosredon, l'église Sainte-Marie avec deux chapelles (Saint-Marcoul et Saint-Antoine). L'ancienne Maison-Dieu est alors reconvertie en cellier.



Bouche à feu dans le mur d'enceinte
(fin du XVe siècle).



La Révolution française et la fin de l’abbaye


La première étape du démantèlement de l'abbaye intervient entre 1772 et 1775, quand les Hospitaliers décident de diviser les biens entre les commanderies de Beauchemin et Bonnevaux.

Le mauvais entretien de l'église entrainera, lors de ce démembrement, la disparition de sa nef. Il ne restera plus que le chœur qui sera lui aussi détruit ultérieurement.

Sous la Révolution française, l'abbaye et ses biens sont confisqués pour être loués ou vendus comme bien nationaux. À cette même époque, en 1792, le grand Prieuré de France est dissous.

La Maison forte, symbole de la puissance des Hospitaliers, sera détruite au début du XIXe siècle.
L'abbaye de Mormant se transforme alors en exploitation agricole privée, ce qu'elle est encore aujourd'hui.



Clef de voûte de la Maison-Dieu aux armes
des hospitaliers.



Principaux maîtres, précepteurs et abbés de Mormant

AUGUSTINS
• Herbert ou Hubert : 1121
• Raimbaud : 1126-1136
• Ebrard : 1150
• Nicolas I : 1157
• Guyard : 1176
• Nicolas II : 1190
• Colin : 1202
• Pierre : 1204
• Arnaud : 1217

HOSPITALIERS
• Guérin : 1225

AUGUSTINS
• André : 1231
• Josselin : 1247
• Laurent : 1260
• Amédée : 1266

TEMPLIERS
• Laurent de Beaune : 1300-1303
• Guillaume de Lorraine : 1305-1307

HOSPITALIERS
• Jean de Lalandelle : 1331
• Pierre de Bosredon : 1506-1513
• Robert d’Achey : 1547
• François Pied-de-Fer : 1547


Les possessions et dépendances de l’abbaye de Mormant

Outre ses propres propriétés foncières de rapport (forêts, terres cultivables) et son bâti, Mormant a possédé, hors de ses murs et à divers moments de son existence, plusieurs maisons, hôpitaux et autres biens et parmi lesquels :

• Beauchemin
La maison de Beauchemin est placée sur l'axe antique Langres / Reims, à l'embranchement de la voie qui part vers Sens. Elle connut une évolution au fil des siècles. Probable mansio gallo-romaine, c'était déjà un hôpital sous Charlemagne. Elle dépendait de Mormant, tant par l'investiture du prieur que pour la juridiction spirituelle et sa garde. Elle sera templière au XIIe siècle avant que l'évêque de LangresJoceran de Brancion ne la confie aux Hospitaliers.

• Bonnevaux
La ferme de Bonnevaux, à Jonchery, près de Chaumont, est située sur l'abord immédiat d'un carrefour de voies romaines. Probable ancien mansio, Mormant y construit un hospice qui a connu des donations dès 1140.

• Bugnières
La commanderie y possédait une carrière exploitée au XIIIe siècle.

• Faverolles
Une seigneurie, la Genevrouse, est confiée aux Templiers en 1150. Après 1240, elle deviendra dépendante de Mormant.

• Langres
L'hôpital Saint-Nicolas, hôtellerie et hôpital fondé en 1170, dépend de Mormant en 1213. Construit hors de l'enceinte au début duXIIe siècle, il intègrera celle du XIVe siècle. Il sera annexé en 1269 à la commanderie de la Romagne.

• Leffonds
Les hospitaliers de Mormant ont construit au XIVe siècle une forteresse à Leffonds-le-Haut.

• Marac
Pendant la période templière de Mormant, l'abbé de Saint-Étienne de Dijon, Milo, leur attribut une maison seigneuriale et ses dépendances, l'église et les dîmes de Marc et d'Ormancey. Une légende rapporte que, sur le territoire de Marac, une forteresse templière,La Vesvres, fut également donnée en 1188 par Milo à Mormant. Elle se situait à peu de distance de l'embranchement des deux grandes voies de Langres vers Bar-sur-Aube et Auxerre. Elle fut détruite sous les ordres de Philippe IV le Bel. Elle constituait un ensemble de 44 mètres sur 55, avec 4 tours d'angle, avec douves et pont-levis. Mais ce n'est qu'une légende totalement erronée.

• Richebourg
Le village d'Epillant, en ruine aujourd'hui, se situait entre Richebourg et l'abbaye. Cette dernière en récupérera les dîmes au début duXIIe siècle. À la suite de la récupération de l'usage de ses bois par Mormant, le village sera le centre d'un conflit entre l'abbaye et celle deMolesmes.

• Rochevilliers
Lieu-dit de la vallée de la rivière Suize, vers Chaumont. Grosse exploitation agricole.

• Ferme de Bugey
Exploitation agricole donnée aux religieuses de Vauxbons en 1374.


L’abbaye de Mormant aujourd’hui



En 1982, une association a été créée : L'Association "L'abbaye de Mormant revivra".

Son objectif est de mieux faire connaître et de valoriser le site de Mormant. Au-delà de la poursuite des recherches historiques, elle s'attache également à organiser des fêtes à thématique moyenâgeuse, des visites guidées ou des découvertes pédagogiques pour les scolaires, à présenter des expositions et à publier des revues et brochures.
Elle est à l'origine de la création d'un sentier de découverte du site qui amène le promeneur sur les points importants de l'abbaye. Fléchage et bornes thématiques lui permettent de mieux appréhender l'importance historique du lieu. Ainsi, de nos jours, les visiteurs peuvent voir sur le site de l'abbaye :

• Le bâtiment de la Maison-Dieu, appelée encore « grange dîmière ». Elle est remblayée sur environ 1,80 mètre et est composée de quatre travées. Les trois travées primitives sont voutées sur croisée d'ogive sculptées de 3 tores retombants sur des chapiteaux à la corbeille sculptées de symboles végétaux et géométriques. La dernière est voutée d'ogive, sa clef étant historiée aux armes de l'Ordre des Hospitaliers.
Au premier étage du bâtiment, on trouve des cellules et un dortoir. Dans l'une de ces cellules, on trouve sur l'un des murs une fresque datée de la fin du XVIe siècle et représentant une Vierge de Piété.
• Le bâtiment de l'hôtellerie-hôpital, constitués de deux longues nefs voutées en berceaux cintrés reposant sur 21 colonnes. Les arcades, formées d'un seul rouleau en pierre de taille, déterminaient les espaces pour les malades. Sa face nord est éclairée par cinq fenêtres et compte trois portes.
• Le caveau du commandeur, originellement creusé sous l'église, à l'est de la Maison-Dieu. Il présente quelques fragments du cénotaphe, débarrassé de ses ornements.
• Les ruines de la maison forte.
• Les ruines de l'enceinte, avec quelques pans assez bien conservés, avec porte et bouche à feu.
Le site est classé : Le bâtiment de la Maison-Dieu fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le21 juillet 19898. Il est la propriété de la commune de Leffonds.
L'ancien hôtellerie-hôpital, les vestiges du mur d'enceinte et le caveau du commandeur de Bosredon sont inscrits en totalité à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques par arrêté du 21 juillet 19898. Ils sont propriété privée.

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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Ven 8 Juil - 23:24

Citation :
ABBAYE DE MORMANT


(source : ]http://mormant52.free.fr)




La maison-Dieu


L’édifice comporte deux niveaux : le rez-de-chaussée, grande salle voûtée en 3 vaisseaux de 3 travées possèdent des chapiteaux décorés de coquilles st-Jacques, feuilles d’eau, fruits… Utilisé comme grange, le bâtiment d’origine fut prolongé d’une travée supplémentaire au XIII°s.







Le premier étage abrite les cellules des frères et une peinture murale représentant la déploration du Christ.






L’hôpital-hospice


A l’origine constitué de deux vaisseaux longitudinaux voûtés en berceau sur l’ensemble du premier niveau, l’hôpital est le bâtiment le plus ancien du site.






Vestiges de la Maison-forte.



Quelques vestiges subsistent de la maison fortifiée construite par Pierre de Bosredon : ouvertures et bouches à feu.


Fortification


Les vestiges du rempart clôturant autrefois le domaine se remarquent en plusieurs endroits du hameau.





La citerne


Située en face de la maison-Dieu, cette citerne aujourd’hui dissimulée sous la route est bien conservée. Elle est constituée de deux voûtes en berceau parallèles : un berceau en plein cintre et un berceau brisé qui reposent sur une file de cinq piles rectangulaires reliées entre elles par des arcs en plein cintre.


Le caveau du commandeur Pierre de Bosredon



A sa mort en 1513, le commandeur Pierre de Bosredon fut enterré dans son mausolée, aménagé sous le chœur de l’église. Le gisant aujourd’hui disparu représentait un guerrier armé, avec à ses pieds un lion couché.





Pierre de Bosredon, personnage incontournable de Mormant

Pierre de Bosredon, né en 1424 fut conseiller et chambellan des rois Louis XI et Charles VIII. Chevalier de Rhodes, il fut commandeur de plusieurs sites dont la Romagne, Robecourt, Pantaubert, Bure, et Mormant de 1485 à 1513. Ce moine chevalier reçoit Mormant " en récompense " à son retour de Rhodes. Grand prieur de Champagne en 1511, il fit bâtir le château de Mormant, et une partie de l’église, fortifier le site, et aménager des cellules pour les moines. A sa mort le 15 juillet 1513, il est enterré dans son mausolée aménagé sous le chœur de l’église de Mormant.







Grange dimière
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Sam 9 Juil - 21:35









La Langue d'Italie était, avec celles de Provence, d'Angleterre, d'Espagne, de France, d'Allemagne, d'Auvergne, l'une des sept premières langues (ou provinces) de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.




La langue d'Italie regroupe jusqu'à 135 commanderies regroupés dans
Les grands prieurés et  prieurés suivants :


• Grand prieuré de Messine – 11 commanderies – créé en 1136
• Grand prieuré de Lombardie – 36 commanderies –créé en 1186
• Grand prieuré de Capua – 17 commanderies – créé en 1223
• Prieuré de Pise – 12 commanderies – créé en 1236

• Grand prieuré de Barletta – 11 commanderies – créé en 1170
• Grand prieuré de Venise – 29 commanderies – créé en 1180
• Grand prieuré de Rome – 19 commanderies – créé en 1214





Grand prieuré de Barletta


Commanderie de Barletta


La commanderie de Barletta est une commanderie templière. Il s'agissait de la principale commanderie de cet ordre militaire dans la région des Pouilles


Emplacement


La localisation exacte de cette commanderie est incertaine.
Pour la plupart des historiens, son siège se trouvait à l'emplacement de l'église Sainte-Marie-Madeleine1. Cette église, contiguë de la basilique Saint-Dominique, fut détruite peu après 1531 après avoir été confiée aux dominicains qui préférèrent agrandir la basilique.

Les templiers possédaient également l'église Saint-Léonard à l'extérieur de la ville et une thèse publié en 2002 par Oronzo Cilli avance l'hypothèse qu'il s'agissait du siège de la commanderie et que l'ancienne église Sainte-Marie-Madeleine (intra-muros) avait été donnée aux chanoines réguliers du Saint-Sépulcre de Jérusalem et non aux templiers. Depuis, d'autres historiens ont également remis en cause cette attribution.

L'église Saint-Léonard, qui se trouvait à proximité de l'ancien port, fut également détruite en 1528 par Renzo di Ceri et son emplacement exact n'est pas connu.

Les hospitaliers étaient installés à Barletta où ils établirent un prieuré avant les templiers. Les teutoniques, qui y étaient également implantés, profitèrent largement de la confiscation des biens hospitaliers et templiers par Frédéric II du Saint-Empire en 1229. Contrairement à ce qui s'est généralement produit lors de la dévolution des biens de l'ordre du Temple, l'église Sainte-Marie-Madeleine ne passa pas entre les mains des hospitaliers, alors que ce fut bien le cas pour l'église Saint-Léonard.


Histoire



L'ordre du Temple semble présent à Barletta à partir de 1158 mais son expansion ne débuta vraiment qu'en 1169 avec le don de l'église Sainte-Marie-Madeleine par Bertrand, archevêque de Trani. Cette donation fut faite en présence des frères templiers Richard et Rainier, le premier précepteur attesté étant frère Guillaume.

Initialement, il s'agissait d'un hospice destiné à accueillir les pèlerins mais la tenue en 1196 d'un chapitre atteste de l'importance prise par cet établissement avant la fin du XIIe siècle. Cette maison était devenue alors le chef-lieu (commanderie principale, baillie) des templiers dans la terre de Bari. En 1200, cette maison est mentionnée officiellement dans un document concernant la reddition de la ville de Canne.

L'expansion des templiers dans les Pouilles s'intensifia et cette commanderie devint au XIIIe siècle le chef-lieu de la province des Pouilles et le lieu de résidence des maîtres de la province. Barletta était également avec Brindisi l'un des principaux ports qui leur permettait d'envoyer des ressources en Terre sainte et le précepteur de cette maison avait pour principale charge de gérer l'acheminement de ces marchandises et notamment leur main levée vis-à-vis du royaume de Sicile.

Cette commanderie avait de nombreuses dépendances y compris jusqu'en Basilicate et en Calabre et dont voici une liste non exhaustive:

• Une maison à Trani donnée en 1278 par Andrea Strino di Barletta.
• Une maison à Alberona et un droit de pâturage à Tora attestés en 1282.
• L'église Saint-Nicolas à Melfi qui apparaît dans un inventaire demandé par Robert d'Anjou en 1308.
• La maison du Temple d'Alibrando di Melfi et son vignoble.
• La maison du Temple de Lavello qui comprenait également un vignoble et de nombreuses terres.
• Un vignoble à Venosa

À la suite des vêpres siciliennes, les templiers de Barletta étendirent leur influence vers le royaume de Naples et leur position fut renforcée par le passage sous domination aragonaise du royaume de Sicile.

L'arrestation des templiers à Barletta n'est intervenue qu'en mars 1308 et leur procès ne se tint à Brindisi qu'à partir de mai 1310.





Grand prieuré de Venise




Grand prieuré de Venise, créé en 1180 (exproprié en 1806), comprend 29 commanderies
L'église San Giovanni di Malta (vulg. San Giovanni dei Furlani, nom qu’on donne aux familles immigrées de la région du Frioul) est une église catholique de Venise, en Italie.





Façade église San Giovanni di Malta



Historique


L'église avec le palais attenant ont été construits de l'œuvre des Templiers en 1187. Après leur dissolution, l'Église de San Giovanni del Tempio fut confiée à l'Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte par bulle papale du 2 mai 1312, devenant ainsi San Giovanni Battista dell'Ordine di Malta.
Elle fut agrandie au XIVe siècle et reconstruite en 1565. Elle fut occupée par des frères et finalement supprimée en 1806.
Elle redevint propriété des chevaliers de l'ordre de Malte en 1841 après avoir été rétablie en 1839. Elle est aujourd'hui dépouillée de ses plus belles pièces et le lieu est maintenant le siège du Grand Prieuré de Lombardie et de Venise de l'ordre souverain et militaire de Malte (Gran priorato di Lombardia e Venezia del sovrano militare ordine di Malta).








Description



L'église comporte un cloître annexe. Dans sa salle capitulaire, des fresques médiévales illustrent la vie de Santa Caterina d’Alessandria. L'église a une nef unique. Sur le côté droit de l’abside, près du maître-autel, se trouve une toile attribuée à Giovanni Bellini : « Le baptême du Christ ». Le maître-autel est de Bergamasco et les statues devant celui-ci proviendraient de l’église San Geminiano, détruite sous Napoléon. Le complexe comporte un grand jardin, situé derrière le palazzo. À l'intérieur de l'église se trouvent les restes de divers chevaliers, conservés avec les blasons de l'Ordre.




Grand prieuré de Rome



Il est créé en 1213 (exproprié en 1818) et comprend 19 commanderies.



Eglise Santa Maria del Priorato



L'église Santa Maria del Priorato (en français : église sainte Marie du prieuré) est un lieu de culte catholique situé dans le quartier de Ripa, Aventin, à Rome en Italie. Il s'agit du prieuré de l'ordre souverain de Malte et de l'église nationale de l'Ordre à Rome.



Santa Maria del Priorato, façade



Histoire

L'église a été construite en 939, quand Odon de Cluny se fait offrir le palais d'Albéric II de Spolète, actuelle Villa du Prieuré de Malte  à Rome. Le site est acquis par l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans les années 1550, l'église y est reconstruite. En 1760, le neveu du pape et prieur hospitalier, le cardinal Giambattista Rezzonico, a cherché à améliorer l'apparence des bâtiments. Avec un budget limité, l'église est rénovée en grande partie entre 1764-1766, selon les plans de Giovanni Battista Piranesi. Il construit également la place en face de l'église, la Piazza dei Cavaliere di Malta. Le mur autour de la place est articulé par des panneaux encadrés de paires d'obélisques et de stèles placées entre eux. La façade de l'église présente des pilastres doubles et cannelés sur les bords donnant une apparence de façade de temple. Les bas-reliefs de cette façade, la porte d'entrée, les panneaux et les stèles de la place présentent des emblèmes et autres références à des actions militaires et navales de l'Ordre et les armoiries de la famille Rezzonico.
Piranesi est enterré dans l'église. Celle-ci comprend d'autres tombes dont celle de Mgr Bartolomeo Caraffa (mort en 1405).




Santa Maria del Priorato, autel





Santa Maria del Priorato, intérieur





Santa Maria del Priorato



Villa du Prieuré de Malte












La villa du prieuré de Malte1 (en italien : Villa del Priorato di Malta) est une propriété située dans lequartier de Ripa, Aventin, à Rome en Italie. Il s'agit du siège historique de l'ordre souverain de Malte2. Dans la propriété se trouve l'église nationale de l'Ordre à Rome. La villa est le siège de l'ambassade de l'ordre souverain de Malte auprès du Vatican et de l'Italie : elle bénéficie de l'extraterritorialité depuis1869.








Historique



Le site, se trouve sur une élévation qui donne directement sur le Tibre et l'accès au pont Sublicius, était déjà un monastère bénédictin fortifié au Xe siècle. Le monastère passe aux Templiers et après la dévolution de leur ordre à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, prédécesseurs de l'actuel ordre souverain de Malte . Une reconstruction radicale est réalisée du XVe siècle au XVIIe siècle. La villa se voit accorder l'extraterritorialité en 1869 par l'Italie3. À l'étage noble se trouve un ensemble de portraits des grands maîtres de l'Ordre.







villa del Priorato di Malto, fontaine des Cavaliers



Le site



Le site est accessible par la via Santa Sabina, qui se termine sur la pittoresque petite piazza dei Cavallieri di Malta. Celle-ci est fermée sur deux côtés par les cyprès du jardin des Bénédictins qui soutiennent les obélisques et des stèles construits en 1765 par Giovanni Battista Piranesi : il s'agit de l'une des rares conceptions de ce graveur de vues romaines qui se piquait d'être un architecte4. En face, s'élève le campanile de style néoroman de l'église Sant'Anselmo all'Aventino (it), attachée au séminaire international bénédictin (Seminario Internazionale Benedittino).
La villa est connue pour sa vue parfaite (appelée le trou de la serrure) sur le dôme de la basilique Saint-Pierre.





1.  il Buco di Roma. On s’approche, curieux, on pose aussi
sa main et l’on ajuste le regard que l’on coule dans la
serrure…2. Une allée aux cyprès bien alignés…Et au
fond …  le dôme.





Allée de l’entrée



Villa del priorato di malta, les jardins


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Sam 12 Nov - 16:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Sam 9 Juil - 23:02








La Langue d'Angleterre était, avec celles de Provence, d'Italie, d'Espagne, de France, d'Allemagne et d'Auvergne, l'une des sept premières langues (ou provinces) de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.



Historique



La langue d'Angleterre est composée du grand prieuré d'Angleterre créé en 1144 et du grand prieuré d'Irlande créé en 1202. La langue d'Angleterre sera dissoute en 1540. Elle sera reconstituée en janvier 1781 sous le nom de Langue anglo-bavaroise.



A. Le grand prieuré d’Angleterre



Le grand prieuré d'Angleterre comprend 59 commanderies réduites à 19 au XVIe siècle.



1. Liste des commanderies


Au-delà des possessions initiales de l'ordre, se sont rajoutées les anciennes possessions de l'ordre du Temple à la suite de leur dévolution promulguée en 1312 par la bulle Ad providam. Cependant, les hospitaliers rencontrèrent un certain nombre de difficultés pour entrer en leur possession et on dénombrait encore 16 établissements qui leur échappaient en 1338. Certains d'entre n'ayant jamais pu être récupérés comme la commanderie de Bisham, où se sont installés des chanoines réguliers de saint Augustin, ou encore celle de Denney qui devint un prieuré franciscain.

Dans le nord de l'Angleterre, notamment dans le Yorkshire-et-Humber, l'une de leurs principales commanderies fut celle de Ribston  (d'origine templière), à laquelle ils annexèrent d'anciennes commanderies du temple dont Copmanthorpe  et Wetherby (en) devenues alors simples membres. Mais comme mentionné plus haut, certains biens templiers leur échappèrent, notamment les commanderies de Faxfleet, Temple Newsam ou encore Temple Hirst mais cette fois-ci de leur propre initiative. En 1324, ils acceptèrent de les céder au royaume d'Angleterre afin de faciliter l'acquisition des autres biens3. Avant la chute des templiers, ils possédaient déjà dans cette région les commanderies de Beverley (à Beverley et qui absorba Westerdale), Feliskirk (Mount St. John, près de Thirsk) et celle de Newland (Newland et Woodhouse Moor ), le tout faisant partie d'une baillie dite de York. Parmi les autres possessions templières dévolues aux hospitaliers, on mentionne également l'ancienne commanderie de Foulbridge à (Foulbridge ) mais dont il n'entrèrent en possession qu'en 1359.

Le prieuré de Clerkenwell  était l'un des deux grands prieurés des îles Britanniques mais surtout celui où résidait le Grand-Prieur de cette langue. Les commanderies situées en Écosse et au Pays de Galles en dépendaient également. Un document relatif aux possessions des différents ecclésiastiques dans le royaume d'Écosse donne un aperçu de celles de l'ordre avant la fin du XIIIe siècle(1296) mais aussi de celles des templiers avant leur chute.


2. Quelques commanderies



a) Commanderie d’Aslackby




L’église de la commanderie



La Commanderie d'Aslackby : Aslachebi, Aselakesbi) se dressait là où se trouve aujourd'hui le village d'Aslackby , dans le Lincolnshire (Royaume-Uni). Un bâtiment templier a d'ailleurs en partie été intégré à la structure de l'une des maisons villageoises.


Description géographique


Au cœur du village, Temple Farm se trouve à l'emplacement de l'ancienne commanderie mais il s'agit d'une reconstruction tardive en partie avec les ruines de la chapelle (église ronde). Cette église existait encore au XVIIIe siècle. Il ne reste presque rien de sa structure originelle, mais les descriptions et les croquis d'époque semblent montrer que l'église de la commanderie (Il ne s'agit pas de St. James) était similaire à celle de Temple Bruer, composée d'un chœur à abside oriental et d'une nef arrondie orientée vers l'ouest. C'était d'ailleurs le plan habituel pour les églises des Templiers, puisqu'il reproduisait celui de l'Église du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Un exemple célèbre de ce type de structure est l'Église du Temple à Londres. Par la suite, ces deux églises du Lincolnshire ont été enrichies de tours - en ce qui concerne celle de Saint-James, l'ajout (au sud de la nef) date apparemment du tout début du XIVe siècle. Saint-James étant l'église paroissiale et non l'église de la commanderie réservée aux seuls frères mais celle-ci faisait partie des possessions d'Aslackby.

 

Historique



Du temps des Templiers


La commanderie a été fondée en 1192 grâce à un don de Margaret de Perci , alors qu'il y avait déjà un petit château et un village sur le site d'Aslackby.

L'honneur de Craon, que détenait Guy de Craon, baron de Burton  a été divisé, et le tiers d'une taxe de chevalier a été accordé aux Templiers, qui le géraient depuis Aslackby. Il concernait, entre autres, des terres situées à Dowsby.



Du temps des Hospitaliers

À la dissolution de l'ordre du Temple en 1312, la plupart des biens furent dévolus à un autre ordre, celui des Hospitaliers. Mais tandis que les Templiers avaient été créés pour protéger les pèlerins en Terre sainte, les Hospitaliers avaient la tâche supplémentaire de les soigner et de les loger. Ces biens furent d'abord confisqués et administrés par la couronne d'Angleterre à partir de 1309 et malgré la bulle Ad providam, leur dévolution ne commença à être effective que fin 1313 après la convocation d'un prochain parlement. Le mandat accordé aux hospitaliers par le roi Édouard II d'Angleterre datant du 28 novembre.

Passée sous la responsabilité des Hospitaliers, Aslackby ne fut pas gérée comme une commanderie à proprement parler, apparaissant dans une enquête du prieur de la langue d'Angleterre datant de 1338 comme étant louée en fermage à Henry de la Dale, secrétaire du comte de Lancaster. En 1358, devenue alors une baillie, elle est l'objet d'un litige qui fut portée devant la cour du pape. Allouée par le chapitre général de l'ordre qui se tint à Rhodes (février) au frère John Andaby, le prieur d'Angleterre John de Pavely et le frère Robert Hales s'y opposèrent. Puis en juin, ce dernier fut désigné commandeur des baillies de Temple Bruer, Eagle, Sutton-at-Hone et Aslackby avant de se voir confié Sandford et Slebech en lieu et place12. Jusqu'à la dissolution de cette langue, en 1540-1541, le domaine d'Aslackby était supervisé (membre) depuis Temple Bruer, de telle sorte que les bâtiments perdirent leur statut particulier dès le début duXIVe siècle, contrairement à la plupart des bâtisses de monastères anglais qui ont continué à être utilisés jusqu'au XVIe siècle. En 1539, les bâtiments d'Aslackby étaient en ruines. Après la dissolution des maisons des Hospitaliers en Angleterre, les terres d'Aslackby furent confiées aux mains séculières de Lord Clinton.



Eglise de la commanderie d’Aslackby




b) Commanderie de Garway




La tour fortifiée



Garway est une commune dans le Sud-Ouest du comté d’Herefordshire (Midlands de l'Ouest), Angleterre. Elle est située à flanc de coteau au-dessus du fleuve Monnow, à environ 10 kilomètres au nord-ouest de Monmouth.



Historique


Les chevaliers templiers reçurent du roi Henri II de la terre à Llangarewi en 1180. Les moines guerriers ont immédiatement reconstruit l'église saxo-celtique sur le modèle circulaire habituel, imitant ainsi l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Le chœur a survécu mais la nef circulaire a été seulement retrouvée à la suite de fouilles. La tour a été construite plus tard comme une place forte pour sécuriser l’endroit lors des incursions des Gallois. Les chevaliers ont construit leur commanderie à l'emplacement de la ferme actuelle de l’église et le revenu de ce manoir a beaucoup aidé le financement des campagnes en Terre sainte. L'endroit était si important qu'il a même reçu la visite de Jacques de Molay, maître de l’ordre, en 1294.



Vue latérale de la chapelle


Toutes les possessions templières du sud du Pays de Galles, bien que limitées en nombre et en importance, étaient administrées à partir de la commanderie de Garway.

Cependant, lorsque les templiers d'Angleterre furent arrêtés en 1308, la commanderie de Garway fut confisquée puis dévolue aux hospitaliers (de Dinmore) en 1312 mais ces derniers ne réussirent à en prendre possession qu'en 1326.



Vue de la chapelle




L’Eglise de Garway


L'église de Garway  est située à l’ouest de la paroisse. La première preuve d'un monastère sur cet emplacement date du VIIe siècle, mais c’est avec l'arrivée des chevaliers templiers en1180 que l'histoire de Garway se précise. Les templiers y construisent une hutte en l'honneur duSaint-Sépulcre de Jérusalem.




Intérieur de la chapelle



Les fondations trouvées lors des fouilles d'une partie de l'église ronde peuvent être observées du côté nord de l'église actuelle, et l'originale voûte découpée du chœur demeure.



Les fondations de la chapelle circulaire


La majeure partie de l'église actuelle – qui n’est plus ronde - date probablement du XIIIe siècle, y compris la tour massive qui était par le passé séparée du bâtiment principal. Il y a de nombreuses sépultures à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment comprenant un « homme vert », une épée (peut-être templière), un poisson et un serpent.

L'église de Garway est importante dans la communauté locale et, en plus des services religieux réguliers, elle est utilisée pour beaucoup d'autres évènements.



L’intérieur de la chapelle




Intérieur de la chapelle




c) Commanderie de Lannock

La Commanderie de Lannock est un manoir situé dans le comté de Hertfordshire (Nord-Est de Londres). Les documents anciens l'appellent aussi « Langenache » ou « langnock ».

D'abord possession templière, ce manoir fut transféré à l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem lorsque l'ordre du Temple fut dissous.

Il est situé dans le Comté de Hertfordshire (Nord-Est de Londres). Sur la route menant de Weston  à Baldock, Hitchin road (quartier de Lannock Hill).


Historique


Le manoir et la chapelle proviennent d'un don fait aux Templiers par le premier comte de Pembroke, Gilbert de Clare. Celui-ci étant décédé en 1148, cette donation est donc antérieure à cette date. La dévolution du Manoir et de ses possessions aux Hospitaliers ne se fit que vers 1324, l'exploitation des biens templiers ayant été assurée par la couronne d'Angleterre entre 1309 et cette date.

D'après R. Aubert, « il ne semble pas que la maison soit jamais devenue une préceptorie. Le revenu était estimé à £ 28 au début du XIVe siècle. » donc au moment de la dissolution de l'Ordre. À l'opposé, Evelyn Lord affirme que c'était le chef-lieu de la baillie du Hertfordshire dite de Weston.

Le manoir devait avoir une certaine importance puisque les Hospitaliers y assignèrent un chapelain.

Intégrée au domaine royal vers 1540, elle fut rapidement donnée par Henri VIII à Sir Michael Dormer (1544).



L’église de la Sainte Trinité, possession de la commanderie



Possessions



Selon Evelyn Lord, pendant la période templière  ce manoir était le chef-lieu de la baillie de Weston comprenant :

• Des possessions antérieures à 1185
• La commanderie de Baldock (qui fournissait les principaux revenus)
• Quelques terres à Buckland
• Des biens à Edworth (Bedfordshire), don de Roger Fitz Bernard
• Des terres et bâtiments à Preston, la commanderie de Dinsley
• L’église de la Sainte-Trinité, à  l’écart au sud-est de Weston
• Des possessions acquises au XIIIe siècle (autour de Hertford)
• Des terres à Sacombe, reçue en 1253, par Rocelin de Fos, alors maitre de la province d’Angleterre
• Le manoir de Temple Chelsing (commanderie), situé entre Tonwell et Wadesmill
• Un manoir à Bengeo

A noter qu’à partir du XIIIe siècle, un grand nombre de chapitres réunissant les dignitaires de la province d’Angleterre se sont tenus à  Temple Dinsley, ce qui laisse à penser que cette commanderie occupait un rôle central, supplantant Lannock.


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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Sam 9 Juil - 23:12

B. Le grand prieuré d’Irlande


Le grand prieuré d'Irlande comprend 18 commanderies

1.  liste des Prieurs


Pendant le XIVe siècle, les prieurs de Kilmainham ont souvent occupé la fonction de Lord Chancelier d'Irlande, la plus haute fonction judiciaire en Irlande pour cette période.



2. Liste des commanderies


Le grand prieuré d'Irlande (Dublin) se trouvait légèrement à l'ouest de l'emplacement de l'Hôpital royal de Kilmainham, construit quant à lui au XVIIe siècle. Des dix-sept commanderies, dix-huit sont connus actuellement, dont on avait connaissance en 1985, sept proviennent des anciennes possessions de l'ordre du Temple. Cette liste comprend également les membres (Camera), possessions dépendantes de ces commanderies mais qui n'en avait ni l'importance ni l'autonomie.

En Août 1212, une lettre de confirmation du pape Innocent III énumère les possessions de cet ordre en Irlande et donne une image précise de celles-ci au début du XIIIe siècle.

3. quelques commanderies



Commanderie d’Any



La commanderie d'Any (Aney, Hanny) était une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem située dans le comté de Limerick, province du Munster en Irlande et qui fut fondée au début du XIIIe siècle.

Cette commanderie hospitalière a donné son nom, littéralement « hôpital », à la ville qui s'est développé au sud de cette dernière.


Histoire


Cette commanderie fut fondée entre 1216 et 1226 grâce à une donation de Geoffrey de Marisco, alors Justiciar d'Irlande. Il s'agit de la seule commanderie attestée dans l'actuel comté de Limerick mais à laquelle se rattachaient de nombreux autres biens. On remarque que la présence des templiers est avérée dans ce comté mais qu'on ignore où précisément et s'il s'agissait d'une commanderie, peut-être à Limerick.

Roger Utlagh , prieur de Kilmainham (1316 - 1341) et Lord Justiciar d'Irlande (1322 - ?) y a fini ses jours.

La réforme protestante au XVIe siècle engendra la suppression de la langue d'Angleterre par le roi Henry VIII (1540) et l'annexion de tous leurs biens par la couronne.


Possessions

Parmi les possessions connues et rattachées à cette commanderie, on peut citer :
(à savoir des biens dans le comté de Limerick mais aussi dans ceux de Clare, Cross Tipperary (partie de Tipperary) et Kerry)

• Adarre : des terres (spitle lands), une égise et peut-être un manoir  (spitle gate) à l’emplacement de l’actuel manoir d’Adare qui est beaucoup plus récent.
• Ardagh
• Askeaton : une église qui semble provenir des templiers (Ynyskyfty, citée en 1302 et 1306) et des terres (Inskefty)
• Balllinclogh
• Browe (Bruffe ?) : églisee
• Carrick
• Cashel
• Croghe
• Limerick : des biens provenant de la dévolution des biens de l’ordre du Temple
• Kilmallock
• «Newton » (près d’Adare) : chapelle Sainte-Marguerite
• Rathkeale
• Rathronan (Tipperary) : Eglise
• Rochestown : Eglise



Commanderie de Killergy


La commanderie de Killergy (parfois orthographiée Killarge, devenu Killerig) est unecommanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dont le chef-lieu se situait à Killerig dans lecomté de Carlow, province du Leinster en Irlande.

Killerig est une paroisse qui se trouve à l'Est de Carlow sur la route qui mène à Rathvilly (R726). À l'intersection de Killerig, prendre la direction de Castledermot (R418). La commanderie se situait à l'emplacement des premiers corps de ferme sur la gauche et l'église dont il ne subsiste que les élévations est de l'autre coté de la route.
Concernant Friarstown, connue pour avoir appartenu à cette commanderie, il ne subsiste que quelques ruines d'un château.

Historiographie

L'origine de cette commanderie est hospitalière mais la question de son appartenance aux templiers est encore évoquée par certains auteurs. L'avis des écrivains n'est pas unanime, considérée comme d'origine hospitalière par la plupart des historiens, mais parfois mentionnée comme ayant pu appartenir aux templiers, y compris dans des publications du début du XXIe siècle traitant de ces deux ordres militaires.

Si on fait abstraction des publications antérieures au XXe siècle, où le sujet est abordé de façon sommaire et parfois contradictoire, son origine templière a été infirmée par les deux premiers auteurs ayant publié des recherches spécifiques aux templiers et aux hospitaliers en Irlande, à savoir Herbert Wood7 et Cæsar Litton Falkiner en 1906. Ces deux publications, souvent citées en référence dans les ouvrages actuels, ont été les premières à dresser un état précis et documenté des possessions respectives des deux ordres avant la dévolution des biens de l'ordre du Temple qui est intervenue en Irlande à partir de l'année 1314.

Une liste chronologique des principaux livres d'histoire mentionnant cette commanderie, montre que les points de vue sur son origine ont évolué et sont vraiment partagés :

• Le premier d'entre eux, publié en latin en 1658 par James Ware (en), fait état d'une origine templière et d'une fondation par Gilbert de Borard pendant le règne de Jean d'Angleterre, puis du don aux hospitaliers pendant le règne d'Édouard II d'Angleterre.
• La première parution du Monasticon Hibernicum (de) en 1722 indique une origine templière et une fondation par Gilbert de Borard, un « anglais », pendant le règne de Jean d'Angleterre.
• Un ouvrage datant de 1754, The Peerage of Ireland publié par John Lodge (en) mentionne simplement une donation aux templiers(1284) de certaines terres à Killergy. L'information étant reprise mot pour mot par Mervyn Archdall  dans le volume 4 de ce même ouvrage en 1789.
• En 1804, Pierre-Marie-Louis de Boisgelin de Kerdu publie en anglais l'ouvrage Ancient and Modern Malta avec une liste des commanderies hospitalières en Irlande où il indique les templiers. Puis en 1818 paraît une édition, également en Anglais, d'un ouvrage de l'abbé Vertot sur l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem (volume 3). On y trouve également une liste de commanderies hospitalières en Irlande, où Killergy est mentionnée comme d'origine templière avec de nouveau Gilbert de Borard comme fondateur au XIIIe siècle. L'information est reprise par James Burnes  dans Sketch of the history of the Knights templars en 1840.
• En 1833, John Ryan publie l'histoire du comté de Carlow et mentionne la suppression pure et simple des établissements templiers de Ballymoon et de Killarge (Killergy) à la suite de leur arrestation. À noter que cet auteur cite James Ware pour la fondation (templiers)
• En 1864, le révérend Sylvester Malone est le premier auteur à donner une origine hospitalière pour Killergy dans son ouvrage sur l'histoire de l'église en Irlande, mais il indique une fondation au XIVe siècle.
• En 1888, Charles Warren Currier, dans son histoire des ordres religieux, mentionne également Killarge comme d'origine templière.
• Ce n'est qu'en 1906 que Wood et Falkiner infirment fermement l'origine templière. Leurs arguments sont exposés dans la section "Les Templiers ?".


Histoire

Un portrait détaillé de l'Irlande médiévale est difficile à dresser, notamment aux XIIe et XIIIe siècles, et en particulier en ce qui concerne les possessions normandes et irlandaises à la suite de l'invasion de l'Irlande par les premiers cités. L'un des principaux problèmes étant d'établir avec précision les limites territoriales des baronnies féodales normandes lorsqu'elles furent constituées, car celles-ci ne correspondent pas toujours aux baronnies historiques  indiquées dans les ouvrages, même si leur nom est similaire. Ce travail n'a été entrepris qu'à partir du milieu du XXe siècle et a fait l'objet d'une publication complète en 2008.



Gilbert de Borard ?

La donation qui a permis d'établir cette commanderie est généralement attribuée à Gilbert de Borard (de Bosc-le-Hard), un chevalier Anglo-normand originaire du Bedfordshire, qui participa à l'invasion normande de l'Irlande, et à qui Richard Strongbow donna le cantred d'« Ofelmeth by the sea » (Offelmet, Ofelmith, Offelimy) vers 1170/76. Les terres données à ce chevalier ne correspondent qu'à une partie du territoire des Uí Felmeda Thes, appelé Offelimy par les normands et identifiées comme étant la baronnie de Ballaghkeen dans le comté de Wexford au sud et proche de la mer.

Il apparaît donc peu probable que Gilbert de Borard puisse être le fondateur car le nord de ce territoire, également désigné sous le nom d'Offelmet (Offelimy), fut donné à Theobald Walter (d. 1206). Au milieu du XIIIe siècle, il correspond à la baronnie de Tullowphelim (Tullow, Tullow O'Felan), en grande partie l'actuelle baronnie historique de Rathvilly.

Mais surtout, on sait que lors du partage des terres de Richard Strongbow, Killerig faisait partie de la baronnie de Forth et non pas de celle d'Offelmet. Les deux baronnies étant alors séparées par la rivièreSlaney. On se trouvait donc dans un territoire appartenant initialement à Raymond le Gros.

Ce dernier est mort sans héritier légitime vers 1188/92 et ses terres ont été partagées. Mais on a un portrait assez précis du nord de la baronnie de Forth à ce moment-là et on connait le nom des différents ayants-droits sans toutefois voir apparaître le nom de Killerig.

La donation la plus proche des terres de Killerig est celle qui fut faite à sa sœur Mabilla, la femme de Nicolas de Cantitune et qui concerne Straboe, au Nord-Est. Celle-ci faisant don des droits ecclésiastiques sur cette église à l'abbaye Saint-Thomas de Dublin (Victorins), le lieu étant clairement indiqué comme faisant partie de la baronnie de Forth. Ces moines ayant déjà obtenu du vivant deRaymond le gros, l'église de « Rathsilan », le nom primitif du château de Raymond le gros, devenu Villa Castri, aujourd'hui Castlemore ainsi que les terres qui s'étendaient au Nord-Est jusqu'à la rivière Slaney. L'endroit est désigné de nos jours sous le nom de « Cannons Quarter ».

À l'Ouest des terres de cette abbaye se trouvait la grange de Forth, aujourd'hui Grangeford dont une partie a appartenu aux templiers et Killerig se trouve juste au-dessus.


Fondation


La date de fondation de cette commanderie est inconnue mais Killerig (« Killergi ») est cité dans une charte de confirmation du pape Innocent III en 1212. Ce document énumère et confirme les droits des hospitaliers sur 144 possessions en Irlande mais il ne précise pas la nature exacte des biens et il est probable qu'il s'agisse alors simplement d'une église. Vers 1220/21, cette église est mentionnée dans un compromis entre l'abbaye Saint-Thomas de Dublin et les hospitaliers de Killergi à la suite d'une plainte de ces derniers.


Les Templiers


Il n'existe aucune preuve directe de la présence des templiers à Killerig au XIIIe siècle. Cependant quelques éléments prouvent cette présence, tout au moins à proximité :

• En 1284, Sir Nicolas Taaffe  († 1288 / Clontarf) leur fit don de ses terres à ou près de Killerig .
• Ils possédaient des terres à Grangeford, une paroisse située à peine à un kilomètre au sud de Killerig (grange de Forth, baronnie de Forth à l'époque) confisquées par Maud de Burgh au moment de leur dissolution.
• Les manoirs de Rathronan et d'Athkilthan dans le comté de Carlow figurent également dans l'inventaire de leurs biens réalisé en 1308, mais leurs emplacements restent indéterminés. Rathronan se trouvait dans la baronnie de Forth, valorisé 37 £, une valeur comparable à la commanderie de Kilsaran (42 £) ou au manoir de Cooley (39 £) et qui montre son importance. D'autant plus que le revenu annuel de ses terres était évalué à plus de 10 £.

Herbert Wood et Caesar Litton Falkiner, dont les publications sur les templiers et les hospitaliers en Irlande sont souvent citées en référence y compris de nos jours (celles-ci datent du début du XXe siècle) infirment l'hypothèse d'une origine templière.

Herbert Wood s'appuie sur le fait qu'en 1292, on trouve dans un même acte du roi Édouard Ier d'Angleterre, le frère Bernard de l'hospice de Kilergy et le maître de l'hospice de Tully, qui sont mis à l'amende. Il cite également une charte de confirmation datée de 1290 émanant du prieur hospitalier de Kilmainham, William FitzRoger où figure comme témoin un certain frère Guillaume, « maître » de Killergy. L'auteur argumente sur le fait qu'il est peu vraisemblable qu'un templier figure comme témoin d'un Hospitalier. Dans la liste originale des témoins apparaît pourtant le « maître » de Coly (Fratre Galfrido de Siwaldeby) mais celui-ci apparaît comme maître de Tully dans cette même charte traduite du latin à l'anglais(citée en référence par l'auteur). On sait, grâce à ce même auteur, que le manoir de Cooley (Coly) était un manoir templier dépendant de la commanderie de Kilsaran une fois dévolu aux hospitaliers.

Quant à Falkiner, il considère que la donation effectuée en 1284 ne suffit pas à valider cette hypothèse, cite James Ware  donnant une origine hospitalière alors que cet auteur indique une origine templière et précise que Killergy n'est pas citée dans l'inventaire des biens établi au moment de leur arrestation.

Deux documents de l'époque ont permis d'établir une liste des biens ayant appartenu aux templiers. Une liste des biens saisis et un certificat établi en 1326, émanant d'Édouard II d'Angleterre qui mentionne la valeur des anciens établissements templiers. Outre le fait que les deux listes divergent, il faut préciser qu'une grande incertitude règne sur ces biens templiers saisis. La falsification avérée des comptes d'Alexandre de Bykenore, alors trésorier d'Irlande (1308-1313), et chargé de l'administration de ces biens, a fait l'objet d'une enquête en 1327. De plus son successeur à ce poste, Walter Islip, fut également accusé d'avoir couvert les entrées frauduleuses de ce trésorier et l'enquête sur leurs comptes respectifs n'était toujours pas achevée en 1333. Cette année-là, Alexandre de Bykenore demanda à ce que la même enquête soit réalisée sur ceux de Walter Thornbury qui l'avait précédé.


Les Hospitaliers

L'église de « Killergi » est citée dans la charte de confirmation de 1212 relative aux possessions hospitalières en Irlande puis apparaît de nouveau en 1220/21 dans un compromis avec l'abbaye Saint-Thomas de Dublin.

L'enquête menée sur Nicholas Plunket, dernier commandeur hospitaliers de Killerig permit de dresser un inventaire des possessions de cette commanderie au moment de la suppression de la langue d'Angleterre.


Possessions

Parmi les possessions connues et rattachées à cette commanderie, on peut citer :
• Ardenhue (presbytère)
• Ardristan (église St.James)
• Busherstown
• Friarstown (château). Les ruines de ce château sont indiquées sur les cartes de l’ordnance Survey Ireland. On notera que ce château se trouve à mi-distance et à l’ouest entre Killerig et Grangeford (la grange de Forth) dont les Templiers détenaient une partie.


Commanderie de Kilsaran

La commanderie de Kilsaran était une commanderie située dans le comté de Louth, province du Leinster en Irlande. Fondée par les templiers, elle fut dévolue aux hospitaliers au début du XIVe siècle.



Situation géographique


Au Sud-Ouest de Castlebellingham  (anciennement Gernonstown), prendre la R132 en direction de Dunleer . Arrivé à « Brewery Houses » (Kilsaran), dépasser St Mary Church et prendre à droite en direction de Stabannan. Puis prendre le premier chemin sur la droite qui mène à « Kilsaran House ». Mentionné comme « site de l'abbaye » sur une carte de l'Ordnance Survey Ireland réalisée entre 1897 et 19131 mais il ne subsiste rien…


Etat

Seul son emplacement est connu mais il n'y a plus aucun bâtiment. Il en est de même pour l'église médiévale de la paroisse de Kilsaran qui a disparu également. Les ruines de ces deux monuments étaient encore visible au XVIIIe siècle et indiqués sur des cartes réalisées au début du XXe siècle par l'Ordnance Survey Ireland



Historique



Au XIIIe siècle à l'époque de sa fondation, Kilsaran se trouvait dans le comté d'Uriel devenu normand en 1189 et appelé de nos jours comté de Louth. La ville de Drogheda (20 kilomètres au Sud) constituant la limite sud de ce comté (XIIIe et XIVe siècles) au-delà de laquelle on trouvait le comté de Meath. Au nord-Est se trouvait le comté d'Ulster (qui n'était constitué que des comtés actuels d'Antrim et de Down) et au Nord-Ouest, le royaume irlandais de Tir Éogain (Uí Néill) avec comme capitale Dungannon (à une centaine de kilomètres) mais ce territoire s'étendait jusqu'au Monaghan (à peine 20 kilomètres à l'Ouest).

La commanderie de Kilsaran fut fondée grâce à une donation de Mathilda de Lacy, fille d'Hugues de Lacy (1er comte d'Ulster) alors veuve de David Fitz Gerald, baron de Naas et qui avait également fait don des terres de Cooley ( Templetown) près de Carlingford. On ignore la date exacte qui se situe entre 1262 et 1280, à priori pas avant 1267.


Les Templiers


L'arrestation des templiers de Kilsaran et de Cooley n'est intervenue qu'en février 1308. Elle fut conduite par le shérif du comté d'Uriel (de Louth), Benedict le Hauberge (sauf pour Drogheda). Des templiers arrêtés ce jour-là, Seuls les noms des frères Richard à Cooley et Hugh à Kilsaran sont connus. Le frère Thomas de Lyneseye, assistant (socius) du dernier maître de province en Irlande (fr. Henry Danet) était présent lors de l'inventaire des biens de cette commanderie mais n'a pas été interrogé en Irlande lors du procès qui s'est tenu à partir de 1310 à Dublin dans la cathédrale Saint-Patrick.


Les Hospitaliers



La dévolution des biens de l'ordre du Temple en Irlande ne s'est faite qu'à partir de février 1314 et exception faite de la maison franche de Drogheda et de l'église de Moymuck, toutes les biens templiers situés dans l'actuel comté de Louth sont bien passés entre les mains des hospitaliers.

Le plus important propriétaire terrien dans le comté de Louth était l’archevêque d'Armagh avec lequel les hospitaliers s'attachèrent à éviter tout conflit.

La réforme protestante au XVIe siècle provoque la suppression de la langue d'Angleterre par le roi Henry VIII (1540) et l'annexion de tous leurs biens par la couronne.


Possessions


Parmi les possessions connues et rattachées à cette commanderie, on notera pour la période templière :

• Des terres à Braganstown jusqu’en 1284. Echangées avec des terres près de Dublin (Killegar)
• Le manoir de Cooley qui se trouvait à Templetown, poinnte sud-est de la péninsule de Cooley. La ville la plus proche étant Carlingford
• Le manoir de « Moreton » (non identifié)
• De nombreuses paroisses avec leurs églises :
- Cappoge, nord de Dunler
- Crowmartin (paroisse de Clonkeen), au nord-ouest
- « Gernonstown » (anciennement Garlandstown), devenu Castlebellingham, au début du XVIIIe siècle
- Kildemock, au sud-est d’Ardee (ruines)
- Kilpatrick, ouest de dunler
- Kilsaran (la paroisse qui jouxtait la commanderie)
- Kiltallaght, au nord-est de Drogheda
- « Moymuck », toponyme non identifié à l’est de Kingscourt
- Mullary, au sud de Dunleer
- « Port », est de Dunleer (y compris le presbytère)
- Tallanstown, au nord d’Ardee
• Les templiers de Kilsaran percevaient également les dîmes des églises d’Arde, Arthustown, Drogheda, Dunany, Larblester, Mayne, Maynbraddath et Roche.
• L’église de « Philipstown » (anciennement « Droghestroll »). Il peut s’agir de la paroisse de Philipstown au nord d’Ardee ou du lieu-dit au sud-est de la même ville.

Et pour la période hospitalière, on dénombrait 17 paroisses donc  celles provenant des templiers…
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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Sam 9 Juil - 23:40







La Langue d'Allemagne était, avec celles de Provence, d'Italie, d'Angleterre, d'Espagne, de France, d'Auvergne, l'une des sept premières langues (ou provinces) de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.


Historique


La langue d'Allemagne date 1182 avec la création du grand prieuré de Bohème et du grand prieuré de Germanie en 1187. En 1217 est créé le grand prieuré de Hongrie et en 1266 celui de Dacie. Le grand bailliage de Brandebourg date de 1382. Les grands prieurés de Hongrie, de Dacie sont passés à la religion protestante en 1538 et quitte de fait la langue d'Allemagne. L'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ne peut comprendre que des catholiques romains.


• Grand prieuré de Germanie : comprend 31 commanderies
• Grand prieuré de Hongrie : comprend 5 commanderies
• Grand prieuré de Dacie : comprend 9 commanderies
• Grand bailliage de Brandebourg : comprend 13 commanderies













La Langue d'Espagne était, avec celles de Provence, d'Italie, d'Angleterre, de France, d'Allemagne et d'Auvergne, l'une des sept premières langues (ou provinces) de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

La langue d'Espagne est scindée en deux, en 1462, entre langue de Castille et langue d'Aragon. La langue de Castille regroupe jusqu'à 58 commanderies dans les prieurés de Castille et León (37 commanderies) créé en 1149, et de Crato au Portugal (21 commanderies), créé en 1232. La langue d'Aragon regroupe jusqu'à 77 commanderies dans les prieurés d’Amposta (30 commanderies) créé en 1154, de Navarre (18 commanderies), créé en 1185 et de Catalogne (29 commanderies), créé en 1319


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MessageSujet: Re: LES LANGUES HOSPITALIERES   Dim 10 Juil - 15:58









La langue anglo-bavaroise était, avec celles de Provence, d'Italie, de France, de Castille, d'Aragon, d'Allemagne, et d'Auvergne, est l'une des huit langues (ou « provinces ») de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui existaient à la fin du XVIIIe siècle.



Historique

La langue anglo-bavaroise est créée en 1776 par la création du grand prieuré de Pologne et de celui de Bavière en 1780. Le grand prieuré de Pologne est exproprié en 1810 et celui de Bavière en 1818. Elle est l'héritière de la langue d'Angleterre dissoute en 1540 et de la langue d'Allemagne passée à la religion protestante en 1538 pour les prieurés de Dacie, de Hongrie et du grand bailliage de Brandebourg.
C'est en son sein qu'est créé le dernier prieuré de l'ordre : le grand prieuré russe de Saint Petersbourg, constitué le 15 janvier 1797 par une convention entre l'empereur de Russie Paul Ier et l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem à la demande du bailli Giulio Litta représentant de ce dernier auprès de la cour russe.


• Grand Prieuré de Pologne – 29 commanderies
• Grand Prieuré de Bavière – 28 commanderies
• Grand prieuré de Russie  -  1 commanderie



a)  Grand Prieuré de Pologne




• Commanderie de Rurka


La commanderie de Rurka se trouve au nord-ouest de la Pologne, sur le territoire de la commune de Chojna. Le village de Rurka (Rörchen en allemand) se trouve dans le district de Gryfino et la voïvodie de Poméranie occidentale. La rivière Rurzyca (affluent de l'Oder) traverse le territoire communal.



Etat


Il ne reste aujourd'hui de la commanderie templière que la chapelle, construite en pierre degranit; de style roman, elle a été érigée durant la seconde moitié du XIIIe siècle. Les autres bâtiments originaux, typiques d'une ferme fortifiée de l'époque, ont été détruits par le temps, et aussi lors d'un incendie provoqué par des maraudeurs qui ont saccagé la commanderie en 1373. Mais au cours des siècles suivants, d'importants travaux ont été entrepris: de nouveaux bâtiments ont été construits autour de la chapelle, dont le toit a été changé.





Chapelle Templière de Rurka, seul vestige de la commanderie




Historique

En 1261, l'évêque de Cammin (Kamień Pomorski en polonais), Hermann von Gleichen, a promulgué à Rurka l'acte de fondation de la commanderie. Les templiers étaient arrivés à Rurka en 1235 déjà1, et le duc de Szczecin, Barnim Ier, leur a donné le territoire du village voisin de Banie.


En 1318, soit six ans après la dissolution de l'ordre du Temple, le margrave de Brandebourg et l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem signent à Cremmen un accord répartissant les biens des Templiers de la région (dont la commanderie de Rurka). La plupart des hommes de la commanderie ont alors rejoint les rangs des Hospitaliers, mais des Templiers sont malgré tout restés sur le site, des documents datant des deux décennies suivantes faisant encore référence à des "frères templiers" lorsqu'ils citent certains chevaliers établis à Rurka.
En 1371, la commanderie de Rurka a accueilli des négociations de paix en raison de son emplacement stratégique.
Après l'incendie de 1373, ce qui restait de la commanderie a été rattaché à un monastère des environs, avant de passer dans des mains laïques. Le site servira notamment de dépôt de grain puis de distillerie aux XVIIIe siècle et XIXe siècle.




Etat de la chapelle avant restauration



Organisation


La commanderie était entourée d'une douve et d'une clôture séparant la partie religieuse (chapelle et monastère) de la partie laïque (ferme fortifiée). La chapelle était en granit, mais les autres bâtiments étaient construits en bois, matériau de construction habituel dans la région à cette époque.


La chapelle à l’heure actuelle


Durant des fouilles archéologiques entreprises en 1999, un cimetière a été mis au jour. 29 des 32 dépouilles y reposent conformément au rite chrétien (tête orientée à l'ouest, mains sur le bassin ou le long du corps), mais les trois dernières ne s'y conforment pas - soit parce qu'ils avaient commis des crimes qui les privaient de sépulture chrétienne soit parce qu'ils ont été enterrés à la va-vite en raison d'une maladie très contagieuse. Une autre tombe, plus grande et nettement plus profonde (2,40 m sous le sol) était sans doute destinée à un haut dignitaire de l'ordre du Temple, qui n'a pas pu être identifié jusqu'à présent.





La chapelle à l’heure actuelle







b) Grand Prieuré de russie



Le grand prieuré de Russie comprend une seule commanderie, celle du prieuré hospitalier de Gatchina avec un Palais à Saint Petersboug, le Palais Vorontsov.


• Prieuré hospitalier de Gatchina








Le palais du Prieuré est situé à Gatchina en Russe. La construction débuta en 1798 et se termina en 1799. Cette petite demeure ressemble à un manoir gothique avec un clocher, comme un petit prieuré allemand. L'empereur Paul Ier en commande les plans à l'architecte Nikolaï Lvov, ce qui explique qu'il reste quelques éléments classiques. Paul Ier aimait à s'y reposer non loin de son palais. À la suite de son élection au titre de grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1799, il destine le Prieuré à la protection et la vénération de la parcelle de la Sainte Croix, de la Mère de Dieu de Philerme et de la relique de la main de Saint-Jean-Baptiste, trésors religieux de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui ont quitté l'île de Malte après la conquête napoléonienne en 1798. Le Palais a été donné à l'Ordre par un décret du Paul Ier de Russie daté du 23 août 1799. À la mort du Tsar en 1801, les reliques rejoignent la cathédrale du Palais d'Hiver à Saint-Pétersbourg. Le site est considéré comme un objet de patrimoine culturel, ainsi il est de catégorie de protection fédérale.




























• Palais Vorontsov




Le palais Vorontsov est un palais baroque du centre historique de Saint-Pétersbourg qui se trouve rue Sadovaïa, au N°26.










Le palais a été construit par Rastrelli pour le chancelier Mikhaïl Illarionovitch Vorontsov entre 1749 et 1757. Ce dernier y dépensa la majeure partie de sa fortune. Le palais contient plus de cinquante salles de réception. Un jardin à la française descendait jusqu'à la Fontanka. Le chancelier dut se résoudre à le vendre à la couronne impériale à cause de ses dettes en 1763.
L'empereur Paul Ier le donna aux chevaliers hospitaliers, lorsqu'ils trouvèrent refuge en Russie à la fin du XVIIIe siècle. Le chapitre de l'Ordre russe s'y tenait.
Giocomo Quarenghi y construit l' église de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste entre 1798 et 1800, et en 1800 la chapelle de l'Ordre de Malte avec sa colonnade corinthienne.






Le fameux Corps des Pages s'y installa entre 1810 et fin 1917. Il laissa la place à la Première École d'Infanterie de Petrograd du personnel de commandement RKKA qui devint en 1937 l'Académie d'Infanterie Kirov de Leningrad et en 1955 l'Académie militaire Souvorov.





Palais Vorontsov, façade Sud






Palais Vorontsov, jardin
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