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 Haut Moyen Âge

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Lanaelle
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MessageSujet: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:15




La structure politique de l’Europe occidentale changea profondément avec la fin de l’Empire romain d’Occident. Même si les mouvements de populations durant cette période ont été qualifiés d’ »invasions », il ne s’agissait pas d’expéditions militaires mais de migrations concernant des peuples entiers. Les structures romaines en Occident ne disparurent néanmoins pas brusquement car ces barbares ne représentaient que 5% de la population d’Europe occidentale. Le mélange des élites barbares et romaines notamment par le biais du christianisme donna naissance à une nouvelle société intégrant des éléments des deux cultures. La disparition de la bureaucratie romaine entraina cependant l’effondrement du système économique romain et la plupart des nouvelles entités politiques finançaient leurs armées de manière décentralisée par le biais de chefs locaux et du pillage plutôt que de manière centralisée par l’impôt. La pratique de l’esclavage déclina mais avec la ruralisation de la société, il fut remplacé par le servage.(1)

En Europe Occidentale, de nouvelles entités apparurent dans les anciens territoires de l’Empire romain. Les Ostrogoths menés par Théodoric (d.526) (2) s’installèrent en Italie à la fin du Ve siècle et créèrent un royaume caractérisé par une coopération entre Italiens et Ostrogoths du moins jusqu’à la fin du règne de Théodoric. Le premier royaume burgonde fut détruit par les Huns en 436 et un nouveau fut fondé dans les années 440 dans l’actuel Est de la France. Dans le Nord de la Gaule, les Francs formèrent plusieurs royaumes indépendants (3) qui furent unifiés et christianisés par Clovis (r.481-511). Dans les Îles Britanniques, les Anglo-saxons s’installèrent aux côtés de Britto-romains (4) mais l’actuelle Angleterre resta divisée en plusieurs royaumes formant l’Heptarchie (5). Au sud, les wisigoth (6) et les Suèves (7) formèrent respectivement des royaumes dans l’Est et l’Ouest de la péninsule ibérique tandis que les Vandales (Cool s’installèrent en Afrique du Nord. Profitant du chaos causé par les attaques byzantines (9) en Italie, les Lombards (10) supplantèrent le royaume ostrogoth à la fin du Vie siècle. Plus à l’est, des peuples slaves s’installèrent en Europe centrale et orientale dans les anciens territoires des tribus germaniques même si les circonstances de ces migrations restent en grande partie inconnues. Au niveau linguistique, le latin fut progressivement remplacé par des langues apparentées mais distinctes regroupées sous l’appellation de langues romanes (11) tandis que le grec resta la langue dominante de l’Empire byzantin et que les Slaves apportèrent leurs propres langages en Europe de l’Est.









NOTES



(1)  le servage désigne à partir du Moyen Âge la condition des paysans attachés à un manse servile, terre qu’ils cultivent et ne peuvent quitter.
Le servage (du latin servus- serviteur ou esclave) est une institution caractérisant l’organisation socio-économique du Moyen Âge et qui subsiste en Russie jusqu’au milieu du XIXe siècle et au Tibet jusqu’en 1959. Sa différence avec l’esclavage provient du statut juridique du serf, il n’est pas assimilé à une chose comme l’était l’esclave, mais il ne dispose pas de la personnalité juridique

Les serfs sont une classe de travailleurs agricoles. Ils doivent résider et travailler dans un endroit, et cultiver la terre, propriété de leur seigneur, lequel peut être un noble, un dignitaire ecclésiastique ou une institution religieuse comme un monastère. De ce fait, le serf est juridiquement considéré non pas comme une « chose », un « bien meuble », mais comme une « personne », liée par un contrat (une obligation ) à une autre personne. Les serfs cultivent les terres de leur seigneur (la « réserve seigneuriale »). En contrepartie, ils sont autorisés à travailler un lopin de terre (leur « tenure ») pour nourrir leur famille et subvenir à leurs besoins. […]






(2) Théodoroic dit le Grand ou l’Amale (en latin : Flavius Thodoricus, parfois en français Thierry) né vers 455 et mort le 30 août 526 à Ravenne, est un des roi des Ostrogoth.
Titre : roi des Ostrogoth , 477 – 30 août 526
Père : Thiumidir
Mère : Ereuleva
Fratrie :
• Amalafrida, reine des Vandales
• Theodimund
• Argota Amali
Conjoints :
• N. de Mésie
• Audoflède
• Theodora
Enfants :
• Ostrogotho Areagni
• Thiudigotho
• Amalasonte
• Théodora







(3) royaumes indépendants :
 Les royaumes francs sont les différents royaumes barbares qui se sont succédé ou ont cohabité en Europe occidentale (France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne) après le déclin de l’Empire romain d’Occident et la conquête de ces territoires par les Francs au cours du Ve siècle.

Ces royaumes, formant ensemble une entité appelée le Royaume des Francs (Regnum Francorum en latin), perdurent pendant tout le Haut Moyen Âge, du Ve ou IXe siècle.
[…]






(4) Les Britto-romain sont les Bretons insulaires romanisés à la suite de la conquête de la Grande-Bretagne par l’Empire romain au cours du Ier siècle. Ces populations celtes adoptent une partie des coutumes romaines, sans pour autant abandonner leur langue (le brittonique) et certaines de leurs coutumes.

Après la chute de l’Empire romain d’Occident (en l’an 476), les Britto-romains préservent la romanité partie de l’Île de Bretagne, et les enclaves continentales qu’ils contrôlent sur le litus et les fleuves au nord de la Loire.

Les chroniques anciennes décrivent les soldats bretons manoeuvrant toujours «à la romaine » jusqu’à une époque très tardive. Les Britto-romain ont trois spécialités, si l’on en croit la littérature et les textes anciens : la garde maritime et fluviale, la cavalerie lourde et l’occupation des zones montagneuses.






(5) L’Heptarchie est le nom collectif donné à sept des royaumes fondés par les Anglo-Saxons dans l’île de Bretagne durant le Haut Moyen Âge : l’Essex, l’Est-Anglie, le Kent, la Mercie, la Northumbrie, le Sussex et le Wessex. Ils précèdent la formation d’un Etat unique au début du Xe siècle : le Royaume d’Angleterre.

Ce concept historiographique n’est pas contemporain de la réalité qu’il décrit : il s’agit d’une construction a posteriori de chroniqueurs du XIIe siècle comme Henri de Huntingdon. Le nom même d’ »heptarchie » n’est pas attesté avant 1570. Son caractère simplificateur a entrainé son abandon par les historiens au cours du XXe siècle.





(6) Les Wisigoth
(« Goth sages » ou « Goth de l’ouest ») ou Tervinges (« peuple de la forêt ») (en allemand et néerlandais : Westgoten, « Goths de l’ouest ») étaient un peuple germanique issu des Goths. Les Wisigoths sont ceux qui, migrant depuis la région de la mer noire, s’installèrent vers 270-275 dans la province romaine de Dacie (actuelle Roumanie), au sein de l’Empire romain, alors que les Ostrogoths s’installèrent, pour leur part, en Sarmatie (acutelle Ukraine). Les Wisigoths migrèrent à nouveau vers l’ouest dès 376 et vécurent au sein de l’Empire romain d’Occident, en Hispanie et en Aquitaine. Les Ostrogoths, eux, migrèrent aussi vers l’ouest mais plus tard que les Wisigoths, et vécurent en Italie. Wisogoths et Ostrogoths sont classés dans la branche ostique des peuples germaniques. Après la chute de l’Empire romain d’Occident (476), les Wisigoths ont continué pendant près de 250 ans à jouer un rôle important en Europe occidentale. C’est peut-être le peuple « barbare » le plus prestigieux d’Europe, tant par sa longue histoire et ses origines mythiques, que par les traces qu’il laissa longtemps dans les esprits.[…]





(7) Les Suèves (Suevi ou Suebi en latin) sont un vaste groupe de peuples germaniques et celtes mentionnés pour la première fois par César dans le cadre de la guerre contre Arioviste en 58 av. J ;-C.   Ils participent aux Grandes invasions de la fin de l’Empire romain et laissent de nombreuses empreintes géohistoriques. Suivant les Vandales, une partie d’entre eux traverse la Gaule jusqu’en Espagne et fonde un royaume dans l’actuelle Galice qui perdure de 410 à 584. Ils ont laissé leur nom générique à la Souabe (région historique d’Allemange).




(Cool  Les Vandales
sont un peuple germanique oriental. Ils conquirent successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (sud de l’Espagne), l’Afrique du Nord et les îles de la Méditerranée occidentale lors des Grandes invasions, au Ve siècle.
Ils fondèrent également le « royaume vandale d’Afrique » (439-534) dont la capitale fut Carthage.





(9) attaques bizantines : la guerre des Goths est un conflit qui opposa les Byzantins et les Ostrogoths en Italie entre 535 et 553. Cette guerre intervient à la suite de la décision de Justinien Ier en 535 de reconquérir les provinces romaines occidentales perdues à la fin du siècle précédent lors de leur conquête par les Hérules d’Odoacre puis les Ostrogoths de Théodoric le Grand.






(10) Les Lombards
(Langobardi en latin puis Lombard par déformation après le VIIIe siècle sauf en Italie méridionale qui conserver le nom Langobardi jusqu’au XIIe siècle) était un peuple germanique venu de la Baltique, appartenant  plus précisément au groupe des Germains de l’Elbe mais originaire de Scandinavie méridionale selon leur propre tradition orale rapportée par leur historien Paul Diacre à la fin du VIIIe siècle. Ce peuple, sous la conduite de leur roi Alboïn envahit l’Italie à partir du début de l’an 568.






(11)  on nomme langues romanes, les langues issues du latin vulgaire, c’est-à-dire la forme de latin véhiculaire utilisée pour la communication de tous les jours.
Ces langues ont été parlées ou le sont encore dans un ensemble géographique désigné par le terme de Romania, désigant le Nord-Ouest européen de l’ancien Empire romain d’Occident et l’Empire romain d’Orient…
[…]


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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:16







Alors que l’Europe occidentale se fragmentait en de multiples nouveaux royaumes, l’Empire byzantin conserva globalement son intégrité territoriale et son économie resta dynamique jusqu’au début du VIIe siècle. La Perse étant également menacée par des peuples nomades (1) venant d’Asie centrale, une paix relative exista une grande partie du Ve siècle entre les byzantins et les Sassanides (2). Au niveau politique, l’influence de l’Eglise était bien plus forte dans l’Empire byzantin  qu’en Europe occidentale et les questions doctrinales influençaient fréquemment les décisions des dirigeants. Le droit romain de tradition orale fut codifié par Théodose II (3)(r.408-450) en 438 et une autre compilation (4) fut menée par Justinien sous la forme de Corpus Iuris Civilis (5) en 529. Justinien supervisa également la construction de la basilique Sainte-Sophie à Constantinople et son général Bélisaire (6) (d.565) reprit l’Afrique du Nord aux Vandales et l’Italie aux Ostrogoths. Cette reconquête ne fut pas complète car la détérioration de la situation économique causée par une épidémie de peste en 542 l’empêcha de mener de nouvelles offensives jusqu’à la fin de son règne. A sa mort, les Byzantins avaient repris le contrôle d’une grande partie de l’Italie, de l’Afrique du Nord et du Sud de l’Espagne. Les historiens ont cependant critiqué les conquêtes de Justinien qui épuisèrent les finances de l’Empire et le rendirent probablement trop étendu pour être défendu efficacement ; l’Italie fut ainsi envahie par les Lombards quelques années plus tard et tous les autres territoires furent perdus dans la première moitié du VIIe siècle.

L’Empire byzantin fut également menacé par l’installation des Slaves dans les provinces de Thrace(7) et d’Illyrie (Cool au milieu du Ve siècle tandis que dans les années 560. Les Avars (9) turcophones (10) migrèrent jusqu’au nord du Danube. A la fin du siècle, ces derniers étaient devenus la puissance dominante en Europe orientale et les empereurs byzantins devaient régulièrement payer des tributs pour éviter leurs attaques. Ils restèrent une menace jusqu’à la fin du VIIIe siècle et l’arrivée des tribus hongroises dans le bassin du Danube. L’empereur Maurice (11) (r.582-602) parvint à stabiliser la situation en Europe mais les Sassanides de Khosro II (12)  (r.590-628) profitèrent de l’instabilité causée par son renversement pour envahir l’Egypte, le Levant et une partie de l’Asie mineure. L’empereur Héraclius (r.610-641) organisa une contre-attaque victorieuse avec notamment l’appui d’auxiliaires turcs dans les années 620 et il parvint à récupérer tous les territoires perdus en 628.









NOTES



(1) les peuples nomades : les Huns blancs, nommé par les indiens en sanskriti : Shvetahuna , sont un peuple nomade, nomma Hephthalites par les Grecs, Yeta par les Chinois. On les rattache généralement aux autres peuples appelés Huns. Ils ont joué un rôle important dans l’histoire de l’Asie centrale, de la Perse et de l’Inde.[…]






(2) Les Sassanides
règnent sur l’Iran de 224 jusqu’à l’invasion musulmane des Arabes en 651. Cette période constitue en âge d’or pour l’Iran tant sur le plan artistique que politique et religieux.Ce fut, avec l’empire romano-byzantin, l’une des deux grandes puissances en Asie occidentale pendant plus de quatre cent ans. […]






(3) Théodose II : empereur romain d’Orient
Fils d’Arcadius, petit-fils de Théodose Ier, il succède à son père à l’âge de 7 ans.
Règne : 408 -28 juuillet 450 (-42 ans)
Nom de naissance : Flavius Theodosius
Né : 10 avril 401
Décès ; 28 juillet 450 (49 ans)
Père : Flavius Arcadius
Mère : Eudoxie I
Epouse : Eudoxie II
Descendance : Licinia Eudoxia





(4)
 en droit la codification consiste à regrouper des textes normatifs de natures diverses dans des recueils concernant une matière donnée. Chacun de ces groupes devient un code.






(5)  Corpus Iuris Civilis : connu sous le nom latin, corpus iuris (ou juris) civilis (littéralement « corpus de droit civil ») est la plus grande compilation du droit romain antique. Le premier volet du corpus date de 529, la seconde version de 534.

Ce corpus est issu de l’ambition de Justinien Ier, empereur de l’Empire romain d’Orient. Celui-ci souhaitait disposer d’un corpus de droit utile à son empire et fidèle à la tradition romaine. L’œuvre est à mi-chemin entre codification et compilation. Bien qu’ils aient repris les textes classiques, les auteurs ont su adapter des textes d’époques très différentes (théoriquement toute l’histoire romaine !), de la Loi des Douze Tables aux constitutions impériales du Bas-Empire, pour constituer un ensemble cohérent, assez différent du droit romain classique, car accordé au christianisme.

Cette œuvre législative prend une importance fondamentale en Occident car c’est sous cette forme reçue de Justinien que l’Occident médiéval, à partir du XIIe siècle adopte le droit romain, ancêtre de notre temps. En effet, lors de la renaissance du droit romain au cours du XIIe siècle, les compilations de Justinien ont été retrouvées par l’intermédiaire des juristes. On raconte que les compilations seraient sorties des flammes ou que le code aurait été retrouvé dans le mur d’un couvent.
[…]







(6) Bélisaire (en latin : Flavius Belisarius) né vers l’an 500 aux confins de l’Illyrie et de la Thrace et mort en 565 à Constantinople, était un général byzantin. Soutien fidèle de l’empereur Justinien, il maintint l’intégrité de l’Empire romain d’Orient face aux Perses et reconquit une grande partie de l’occident, notamment l’Italie et l’Afrique du Nord.





(7) La Thrace
est une région de la péninsule balkanique partagée entre :

• La bulgarie (Thrace du Nord)
• La Grèce (Thrace occidentale ou Thrace égéenne)
• Et la Turquie (Thrace orientale)

Elle doit son nom aux Thraces, peuple indo-européen qui occupait la région dans l’Antiquité. Selon la mythologie grecque, le dieu Dionysos et le héros Orphpée en sont originaires.




(08) L’Illyrie est un royaume fondé à Shkodra, Albanie actuelle, en -395, par le roi Bardylis (-385/-358). Annexée par Rome durant l’Antiquité, elle désignera plus tard une région historique des côtes de la rive orientale de l’Adriatique, correspondant à peu près actuellement à  l’ouest de la Croatie, de la Slovénie, de la Bosnie-Herégovine, du Montenegro, de l’Albanie et du Kosovo. Les Illyriens apparaissent vers le XXe siècle av. J.-C.
C’est un peuple de souche indo-européenne qui comprenait des Dalmates et des Pannoniens, avant l’arrivée des Slaves dans les Balkans au VIIe siècle. Vers -1300, ils s’établissent sur les côtes nord et est de l’Adriatique. Au début du XXIe siècle, les archéologues les associent à la culture de Hallstatt.

Ils étaient divisés en plusieurs tribus (ou ethnè), les principales étant : les ARdiéens (Ardianes), les Dalmates, les Dardaniens, les Labéatesles, les Penestes, les Taulantiens, etc. Chacune possédait un roi ; il existait donc pas d’unité politique commune à tous. Au VIIe siècle av. J.-C. et Vie siècle av. J.-C.,  l’Illyrie subit une relative hellénisation du fait de ses relations avec les Grecs, qui y ont fondé des comptoirs. […]





(9) Les Avars ou Avares sont un peuple turc de cavaliers nomades dirigés par un Khagan, parfois identifiés aux Ruanruan qui menaçaient la Chine au IIIe siècle






(10) Turcomans :  on appelle turcs ou peuples turcs les divers peuples dont la langue fait partie de la famille des langues turques. On estime à  150-200 millions le nombre de personne appartenant à ce groupe en 2013. Il s’agit vraisemblablement des descendants de grandes tribus originaires d’Asie centrale.







(11)  Maurice (539- 27 novembre 602) est empereur romain de 582 à 602. Son règne est marqué par le rétablissement des finances de l’empire et l’annexion de l’Arménie au détriment de l’empire perse, mais aussi par la progression des envahisseurs slaves dans les Balkans et jusqu’en Grèce continentale. Maurice est également connu pour être l’auteur de l’un des plus grands classiques de la pensée militaire, le Stratégikon.



(12)  Khosro ou Khosrow II (Chosroès en grec, et dans la littérature historique francophone), parfois appelé Parviz ou Parwîz (« le Victorieux »), est un empereur sassanide ayant régnè de 590 à 628.


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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:21




En Europe occidentale, le système éducatif romain essentiellement oral disparut et si le degré d’alphabétisation resta élevé chez les élites, savoir lire devint plus une compétence pratique qu’un signe de statut social. La littérature de l’époque devint majoritairement d’inspiration chrétienne et au IVe siècle, Jérôme de Stridon (1)  (d.420), l’un des Pères de l’Eglise (2) , rêva que Dieu lui reprochait de plus lire Cicéron (3)  que la Bible. Les textes classiques continuèrent néanmoins d’être étudiés et certains auteurs comme Augustins d’Hippone (4) (d.430), Sidoine Apollinaire (5) (d.486) et Boéce (6) (d.524) devinrent des références durant tout le Moyen Âge et jusqu’à nos jours. La culture aristocratique délaissa les études littéraires, tandis que les liens familiaux et les valeurs de loyauté, de courage et d’honneur conservèrent une place importante. Ces liens pouvaient mener à des conflits au sein de la noblesse qui pouvaient être réglées par les armes ou par l’argent.

En raison du faible nombre de documents écrits sur le monde paysan avant le IXe siècle, la vie des classes inférieures est bien moins connue que celle de la noblesse  et la plupart des informations est issue de l’archéologie ou des textes juridiques et des écrivains des classes supérieures. L’organisation foncière n’était pas uniforme en Europe occidentale et certaines régions étaient fragmentées en de nombreuses propriétés tandis que dans d’autres, les grandes exploitations étaient la norme. Ces différences créèrent de grandes sociétés rurales et cela influa sur les relations de pouvoir ; certaines communautés étaient dominées par l’aristocratie tandis que d’autres disposaient d’une large autonomie. La population rurale n’était pas non plus répartie de manière uniforme et des villages de plusieurs centaines d’habitants pouvaient cohabiter avec des fermes isolées dispersées dans toute la campagne. La société du Haut Moyen Âge était moins figée qu’à  la fin de l’empire romain et via le service militaire auprès d’un seigneur local, une famille de paysans libres pouvaient accéder à l’aristocratie en quelques générations.

La fin de l’Empire romain et le début du Haut Moyen Âge virent une diminution de la population et la taille des villes se réduisit fortement. Rome passa ainsi de près d’un million d’habitants au IIIe siècle à environ 30 000 à la fin du VIe siècle. Les temples romains furent convertis en églises chrétiennes tandis que d’autres constructions et monuments furent utilisés comme sources de matériaux de construction. L’apparition de nouveaux royaumes entraina à l’inverse une croissance démographique dans les villes choisies capitales. Les migrations et les invasions de l’Antiquité tardive bouleversèrent les réseaux commerciaux établis par les Romains autour de la Méditerranée. Les produits importés furent donc remplacés par des productions locales en particulier pour les régions éloignées de la Méditerranée comme la Gaule et la Grande-Bretagne et seuls les produits de luxe continuèrent à être transportés sur de longues distances.








NOTES



(1) Jérôme de Stridon
, Saint Jérôme ou, en latin, « Eusebius Sophronius Hieronymus Stridonensis », né vers 347 à Stridon, à la frontière entre la Pannonie et la Dalmatie (actuelle Croatie) et mort le 30 septembre 420 à Bethléem, est un moine , traducteur de la Bible, docteur de l’Eglise et l’un des quatre Pères de l’Eglise latine, avec Ambroise de Milan, Augustin d’Hippone et Grégoire Ier.  L’ordre des hiéronymites (ou « ermites de Saint Jérôme ») se réfère à lui.









(2)  Les Pères de l’Eglise :
depuis le XVIe siècle, l’historiographie moderne appelle Pères de l’Eglise des auteurs ecclésiastiques, généralement (mais non exclusivement) des évêques, dont les écrits, les actes et l’exemple moral ont contribué à établir et à défendre la doctrine chrétienne. Ceux que le Père Henri de Lubac appelle « nos pères dans la Foi » sont donc des personnages qui satisfont à quatre exigences de l’Eglise (« notes ») ;

1. avoir appartenu à la période de l’Eglise antique (avant le VIIIe siècle)
2. avoir mené une sainte vie
3. avoir écrit une œuvre complètement exemple d’erreurs doctrinales, et qui doit constituer une excellente défense de la doctrine chrétienne ou en être une illustration
4. avoir bénéficié de l’approbation implicite ou explicite de l’Eglise
Les auteurs hérétiques, comme Arius ou Marcion, ou schismatiques, comme Novatien, ne font donc pas partie des Pères de l’Eglise, de même que certains poètes ou historiens (comme Grégoire de Tours), auteurs chrétiens d’ouvrages qui ne sont pas dogmatiques. Les fondements de la foi ont été établis grâce à des formations de ces Pères dans des écoles théologiques (école théologique d’Antioche, école théologique d’Alexandrie).





(3)  Cicéron
(en latin Marcus Tullius Cicero), né le 3 janvier 106 av. J.-C. à Arpinum en Italie et assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. (calendrier Julien) à Gaète, est un homme d’Etat romain et un auteur latin.
Citoyen romain issu de la bourgeoisie italienne, Cicéron n’appartient pas à la noblesse, ce qui en principe ne le destine pas à un rôle politique majeur. Contrairement à ses contemporains Pompée et Jules César, la carrière militaire ne l’intéresse pas, et après une solide formation à la rhétorique et au droit, il réussit grâce à ses talents d’avocat à se constituer suffisamment d’appuis pour parvenir en 63 av. J.-C. à la magistrature suprême, le consulat. Dans une République en crise menacée par les ambitieux, il déjoue à la conjuration de catilina par la seule énergie de ses discours, les Catilinaires.





(4)  Augustin d’Hippone
, ou Saint Augustin, né dans la Province d’Afrique au municipe de Thagaste (actuelle Souk Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 et mort le 28 août 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie) est un philosophe et théologien chrétien romain da la classe aisée, ayant des origines berbères, latines et phéniciennes. Avec Ambroise de Milan, Jérôme de Stridon et Grégoire le Grand, c’est l’un des quatre Pères de l’Eglise occidentale et l’un des trente-six docteurs de l’Eglise. […]









(5)  Saint Sidoine appollinaire
(latin : Caius Sollius Apollinaris Sidonius) est un homme politique, évêque et écrivain gallo-romain, né à Lyon en 430 et mort à Clermont en 486. Préfet de Rome en 468, évêque d’Auvergne en 471, il est devenu un Saint de l’Eglise catholique, fêté le 21 août. Il est également connu pours son œuvre littéraire (Lettres et Poèmes).





(6) Anicius Manlius Severinus Boethius, communément appelé Boèce, né vers 470 à Rome, mis à mort en 524 à Pavie par Théodoric le Grandd, est un philosophe et un homme politique latin. Il est l’auteur de la réputée Consolation de Philosophie, une œuvre néoplatonicienne dans laquelle la poursuite de la sagesse et l’amour de Dieu sont décrits comme les véritables sources de bonheur. Il est le contemporain de Cassiodore et de Clovis Ier et un témoin des derniers feux de l’Empire romain. Il fut le transmetteur de la logique aristotélicienne en Occident et une source fondamentale de la philosophie médiévale.


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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:38






L’Empire byzantin et la Perse connurent un grand foisonnement religieux au Vie siècle. En plus du christianisme et de ses nombreux courants idéologiques, le judaïsme (1) et le zoroastrisme (2) étaient également influents, tandis que des cultes polythéistes existaient dans la péninsule arabique. Dans les années 610 et 620, Mahomet (3) fonda une nouvelle religion, l’Islam (4) , et unifia les tribus arabes. Profitant du chaos provoqué par la guerre entre l’Empire byzantin et la Perse, les Arabes annexèrent les seconds entre 637 et642 et chassèrent les premiers du Levant en 634-635 et de l’Egypte en 640-641. Ils envahirent également l’Afrique du Nord à la fin du VIIe siècle et la péninsule ibérique qu’ils appelèrent Al-Andalus (5) dans les années 710.





Carte de l'expansion de l'islam. Le rouge sombre indique les conquêtes
de 622 à 632, l'orange celles de 632 à 661 et le jaune celles de 661 à 750







L’expansion musulmane en Europe cessa au milieu du VIIIe siècle avec l’échec du siège de Constantinople (6) en 718 et la défaite face aux Francs à Poitiers en 732. Une autre raison de cet arrêt fut l’effondrement de la dynastie des Omeyyades (7) en 750 et son remplacement par les Abbassides (08). Ces derniers installèrent leur capitale à Bagdad et se préoccupèrent plus du Moyen Orient que de l’Europe. Le monde musulman était également traversé par des tensions internes et les Abbassides (9) perdirent le contrôle de l’Espagne au profit de l’émirat de Cordoue tandis que l’Afrique du Nord et l’Egype devinrent respectivement gouvernées par les Aghlabides (10) et les Toulounides (11).









NOTES


(1)  Pour l’Encyclopaedia Britannica, le mot judaisme recouvre la religion des Juifs, ainsi que la théologie, la loi et les traditions culturelles du peuple juif, constitué des descendants des Israélites provenant de l’antique terre d’Israël et des quelques minorités les ayant rejoints par la conversion et s’étant mélangées à eux au fil de leur diaspora (a) de deux millénaires. Pour un juif orthodoxes comme Daniel Boyarin, le judaïsme n’est ni une religioni ni une foi, mais « l’ensemble des rituels et des autres pratiques, des croyances et des valeurs, des loyautés historiques et politiques qui constituent l’allégeance au peuple d’Israël ». Le judaïsme  comporte des éléments religieux mais ne s’y limite pas puisqu’il contient, outre ses codes de conduite, des lois, des rites, et des coutumes non spécifiquement religieuses.

Selon les textes fondateurs, en particulier la Tanakh (b), la foi des anciens Israëlites et de leur descendants les Juifs, est fondée sur une alliance contractés entre Dieu et Abraham, qui a ensuite été renouvelée entre Dieu et Moise.



Judaica (dans le sens horaire depuis le haut) : chandeliers deChabbat,
cruche pour le lavage des mains, Houmash et Tanakh, pointeur de
lecture de la Torah, shofar, et boîte àetrog






Les Juifs fondent le judaïsme sur la religion abrahamique (c) qui fleurira ensuite dans la loi mosaïque (la Torah (d), les Nevi’im (e) et les Ketouvim (f), collectivement désignés par l’acronyme Tanakh, dont le texte constitue la Miqra ou Bible hébraïque. […]
Le judaïsme est l’une des plus anciennes traditions religieuses du monathéisme exclusif encore pratiquée aujourd’hui. Les valeurs et l’histoire du peuple juif sont à la source des deux autres religions abrahamique, le christianisme et l’islam. Il n’est toutefois pas à  la base du samaritanisme (g), qui est une tradition israélite très tôt distincte du judaïsme de Jérusalem, ni du zoroatrisme, lui-même issu du mazdéisme (. religion iranienne qui doit son nom à son dieu principal, Ahura Mazda. Le livre sacré du mazdéisme est l'Avesta.)



(a) diaspora : mot de grec ancien qui désigne la dispersion d’une communauté ethnique ou d’un peuple à travers le monde. […]

(b) Tanakh , en français : « Torah – Nevi’im – Ketouvim », formé à partir de l’initiale du titre des trois parties constitutives de la Bible hébraïque
• T ת : la Torah תּוֹרָה (la Loi ou Pentateuque)
• N נ : les Nevi'im נביאים (les Prophètes) ;
• K ך : les Ketouvim כתובים (les Autres Écrits ou Hagiographes).

Tanak , Ancien Testament et Bible hébraïque

(c)  religion abrahamique  désigne principalement le judaïsme, le christianisme et l’islam, dont les Ecritures, respectivement le Tanakh, la Bible et le Coran, évoquent la figure d’Abraham.

(d) Torha ou Thora est selon la tradition du judaïsme, l’enseignement divin transmis par Moïse au travers des cinq livres (la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombre, le Deutéronome) ainsi que l’enseignements qui en découlent. […]



(e)  les Nei’im forment la seconde partie du Tanakh, après la Torah (Pentateuque) et avant les Ketouvim (Autres Ecrits).
Les Nevi’im sont souvent désigné sous le noms de « livres prophétiques » ou « livres des Prophètes » en français, ou même simplement de « Prophètes ». […]

(f)  Les Ketouvim forment la troisième et dernière partie du Tanakh (Bible hébraïque), après la Torah (Pentateuque) et les Nevi’im (Prophètes).
On traduit souvent Ketouvim par le terme Autres Ecrits. […]

(g) les samaritains (autoethnonyme : Shamerim, qui signifie « les observants » ou « ceux qui gardent » ; en hébreu moderne : Shomronim, c’est-à-dire « de Shomron », la Samarie ; ou « Israélite-Samaritains ») sont un peuple peu nombreux se définissant comme descendant des anciens Israélites, et vivant en Israël et en Cisjordanie. On appelle parfois leur religion le samaritanisme.

Les samaritains offrent le paradoxe d’être à la fois une des plus petites populations du monde, puisqu’ils sont 712 en 2007, et une des plus anciennes dotées d’une histoire écrite, puisque leur existence est attestée au Ier millénaire av. J.-C. en Samarie. Ils ont dominé cette région jusqu’au VIe siècle, dans le nord de l’actuel Israël.

Leur religion est fondée sur le Pentateuque (*1), comme le judaïsme. Cependant, contrairement à celui-ci, ils refusent la centralité religieuse de Jérusalem. Bien qu’ils soient apparus avant le développement du judaïsme rabbinique et que cette différence ne soit donc pas à l’origine de leur divergence, ils n’ont pas de rabbins et n’acceptent pas le Talmud du judaïsme orthodoxe. Les Samaritains refusent également les livres de la Bible hébraïque postérieurs au Pentateuque (Livres des prophètes et livres hagiographes).

Ils ne se considèrent pas comme Juifs, mais comme des descendants des anciens Israélites du royaume antique de Samarie. A l’inverse, les Juifs orthodoxes les considèrent comme des descendants de populations étrangères (des colons Assyriens de l’Antiquité) ayant une version illégitime de la religion hébraïque, et à ce titre refusent de les considérer comme Juifs, ou même comme des descendants des anciens Israélites. Ils sont reconnus comme Juifs par l’Etat d’Israël.

(*1) La Bible samaritaine est la version du Pentateuque en usage chez les samaritains. Cette Bible est relativement proche des versions chrétiennes et juives du Pentateuque, mais intègre une différence importante : l’obligation de considérer le mont Garizim comme  le principal lieu saint, en lieu et place de Jérusalem et de son Temple.



Un fragment de la Bible samaritaine


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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:38

(2) Le zoroastrisme est une religion (non-biblique) mais monothéiste ou Ahura Mazdâ est seul responsable de l’ordonnancement du chaos initial, le créateur du ciel et de la Terre. Le zoroastrisme est une réforme du mazdéisme, réforme prophétisée par Zarathoustra, dont le nom a été transcrit en Zoroastre par les Grecs. Cette réforme est dite classiquement être intervenue au cours du Ier millénaire av. J.-C. mais les indices s’accumulent pour la faire remonter au millénaire précèdent. D’après de récentes découvertes archéologiques russes, Zarathoustra est censé avoir prêché ses Gathas (chants sacrés), il y a plus de 3750 ans.

Le zoroastrisme a fait fonction de religion officielle de l’empire perse à trois reprises (sous le roi Hystapès, sous les Achéménides, et sous les Sassanides jusqu’en 651, date de l’assassinat du dernier roi zoroastrien). Malgré l’arrivée de l’islam et les persécutions qui en découlèrent, il a réussi à se maintenir dans le patrimoine culturel iranien, afghan et d’Asie centrale. En effet, les Iraniens et les Afghans, indépendamment de leur religion, accordent beaucoup d’importance aux fêtes zoroastriennes, en particulier celle de Nowruz, le nouvel an zoroastrien, célébré le 21 mars. […]





(3) Mahomet, Muhammad ou Mohammed, nom complet : Abù al-Qãsim Muhammed ibn ‘Abd Allãh ibn ‘Abd al-Muttalib ibn Hãshim, est un chef religieux, politique et militaire arabe de la tribu de Quaraych. Fondateur de l’islam, il en est considéré comme le prophète majeur. Selon la tradition islamique, il serait né à La Mecque vers 570 et mort à Médine en 632.

Les musulmans le considèrent comme le dernier des prophètes du monothéisme, au sens où il termine et scelle le cycle de la révélation monothéique abrahamique. Ses biographies rapportent qu’il récitait à ses premiers compagnons (Sahabas (a) ) les versets du Coran, qu’il présentait comme la parole même de Dieu (Allah en arabe), transmise à lui par l’archange Gabriel. Le Coran (b) aurait été compilé après la mort de Mahomet, à partir de transcriptions sur des supports divers, par ses disciples. Par ailleurs, ses actions et ses paroles forment la sunna (c) , qui est la seconde source à la base du droit musulman.

(a) dans l’islam, les sahaba désigent les compagnons du prophète de l’islam Mahomet. Ils sont vus par l’ensemble des musulmans comme les premiers à avoir adhéré à la foi prônée par Mahomet et qui l’ont propagée après la mort de celui-ci. De ce fait les musulmans leur attribuent une haute autorité morale. […]

(b) le Coran est le texte sacré de l’islam pour les musulmans, qui considèrent qu’il reprend verbatim la parole de Dieu. La tradition musulmane le présente comme le premier ouvrage rédigé en arabe classique, avec le caractère spécifique dans l’islam d’inimitabilité dans la beauté et dans les idées. […]

(c) Le terme sunna signifie « cheminement » ou « prtique(s) ». dans le Coran, le terme sunna est employé pour désigner la « loi immuable » de Dieu sous l’expression sunna Allah qui signifie « règles de Dieu ». ce concept s’apparente à ceux antérieurs de Voie (Tao en chinois) ou de loi telle le Talmud.

La sunna, selon le Coran, englobe les règles ou « lois » de Dieu qui ont été prescrites à tous les prophètes, y compris le prophète de l’Islam, Mahomet. Une des caractéristiques de cette sunna est que :
• Elle appartient exclusivement à Dieu ;
• Elle n’est pas interchangeable avec une quelconque autre loi ;
• Elle n’est pas transférable à un tiers ni même à un prophète ;
• Elle est unique et immuable à tous les humains et tous les êtres.





(4) l’islam
est une religion abrahamique s’appuyant sur le dogme du monothéisme absolu (l’adoration du Dieu unique sans lui attribuer aucun associé) et prenant sa source dans le Coran, considéré comme le recueil de la parole de Dieu révélée à Mahomet, identifié par les adhérent de l’islam comme étant le dernier prophète de Dieu, au VIIe siècle en Arabiei. Un adepte de l’islam est appelé un musulman. Principale différence avec le christianisme, l’islam a pour fondement et enseignement principal le tawhid (monothéisme, unicité et indivisibilité), c’est-à-dire qu’elle revendique le monothéisme le plus épuré où le culte est voué exclusivement à Dieu (sans lui attribuer aucun fils).

Les musulmans croient que Dieu est un et incomparable et que le but de l’existence est d’adorer Dieu. Les musulmans croient également que l’islam est la version complète et universelle d’une foi primordiale qui a été révélée à plusieurs reprises par le passé à travers les prophètes, incluant Adam, Noé, Abraham, Moïse et Jésus. Ainsi, elle se présente comme un retour sur les pas d’Abraham (appelé, en arabe, Ibrahim par les musulmans) du point de vue de la croyance, le Coran le définissant comme étant le mille d’Abraham, c’est-à-dire une soumission exclusive à la volonté d’Allah.

Le Coran reconnait l’origine divine de l’ensemble des livres sacrés du judaïsme et du christianisme, tout en considérant qu’ils sont, dans leurs interprétations actuelles, le résultat d’une falsification partielle : le suhuf-u-Ibrahim (les Feuillets d’Abraham), la Tawrat (le Pentateuque ou la Torah), le Zabur de David et Salomon (identifé au livre des Psaumes) et l’Injil (l’Evangile) […]







(5) Al-Andalus est le terme qui désigne l’ensemble des territoires de la péninsule ibérique et de la Septimanie qui furent sous domination musulmane de 711 (premier débarquement) à 1492 (chute de Grenade). L’ Andalousie actuelle, qui en tire son nom, n’en constitua longtemps qu’une petite partie.

La conquête et la domination du pays par les Maures furent aussi rapides qu’imprévues et correspondirent à l’essor du monde musulman. Al-Andalus devint alors un foyer de haute culture au sein de l’Europe médiévale, attirant un grand nombre de savants et ouvrant ainsi une période de riche épanouissement culturel.






(6) Siège de Constantinople










(7) Les Omeyyades ou Umayyades sont une dynastie arabe de califes qui gouvernent le monde musulman de 661 à 750. Ils tiennent leur nom de leur ancêtre ‘Umayah ibn ‘Abd Šams, grand oncle du prophète Mahomet. Ils sont originaires de la tribu de Qurayš, qui domine La Mecque au temps de Mahomet.
[…]



Empire omeyyade en 750





(Cool Les Abbassides sont une dynastie musulmane qui règne sur le califat abbasside de 750 à 1258. Le fondateur de la dynastie, Abû al-Abbâs As-Saffah, est un descendant d’un oncle de Mahomet, Al-Abbas ibn Abd al-Muttalib. Proclamé calife en 749, il met un terme au règne des Omeyyades en remportant une victoire décisive sur Marwan II à la bataille du Grand Zab, le 25 janvier 750.
[…]



Empire abbaside vers 820 ap. J.-C.






(9) L’émirat de Cordoue est le premier Etat unifié d’Al-Andalus. Fondé en 755 par le seul rescapé de la dynastie omeyyade, il se transforma en califat de Cordoue en 929.






(10) Les Aghlabides sont une dynastie d’émirs issue de la tribu arabe des Banu Tamim. Deuxième dynastie arabe après les Muhallabides ayant régné sur l’Ifriqiya au nom du calife abbasside, de 800 à 909, elle compte onze souverains avant d’être évincée avec l’installation des Fatimides.



Extension maximale du royaume des Aghlabides




(11) Les Toulounides constituent la première dynastie d’émirs indépendants dans l’Egypte devenue musulmane : ils gouvernèrent de 868 à 905.



L'émirat toulounide
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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:39






Le christianisme était un important facteur d’unité entre l’Est et l’Ouest de l’Europe mais la conquête arabe de l’Afrique du Nord rompit les liens maritimes entre les deux régions. Des différences théologiques et politiques émergèrent alors et au milieu du VIIIe siècle, les divergences concernant l’iconoclasme, le célibat des prêtres, le contrôle étatique de l’Eglise (1) et la liturgie (2)  (en grec à l’Est et latin à l’Ouest) devinrent particulièrement profondes. La rupture fut officialisée en 1054 lorsque le pape et le patriarche de Constantinople s’excommunièrent mutuellement après des affrontements au sujet de la suprématie pontificale (3). La Chrétienté fut ainsi divisée en deux avec une branche occidentale qui devint l’Eglise catholique et une branche orientale qui forma l’Eglise orthodoxe.

La structure ecclésiastique (4) apparue sous l’Empire romain resta globalement inchangée malgré les bouleversements de l’Antiquité tardive mais la Papauté avait peu d’influence et peu d’évêques suivaient son autorité religieuse ou politique. Avant 750, les papes se préoccupaient essentiellement des  controverses théologiques avec les byzantins et sur les 850 lettres du pape Grégoire Ier (5) (pape 590-604) qui nous sont parvenus, la vaste majorité concernait les affaires en Italie et à Constantinople. La christianisation de l’Europe occidentale, déjà bien avancée à la fin de l’Empire romain, se poursuivit et des missions furent notamment envoyées en Grande-Bretagne en 597 pour évangéliser les Anglo-Saxons. Les moines irlandais comme Colomban (6) (d.615) furent particulièrement actifs entre le Vie et VIIIe siècle et ils fondèrent des missions en Angleterre puis dans l’actuelle Allemagne.

Le Haut Moyen Âge vit l’émergence du monachisme en Europe occidentale dont le concept avait été développé par les Pères du désert (7)  d’Egypte et de Syrie. Les moines vivaient généralement de façon autonome et se concentraient sur la vie spirituelle en appliquant les enseignements cénobitiques (08) développés par Pacôme le Grand (9) (d.348) au IVe siècle. Les idéaux monastiques se répandirent en Europe occidentale grâce aux hagiographies (10) comma la Vie d’Antoine (11). Au VIe siècle, Benoît de Nursie (12) (d.547) rédigea la règle de Saint benoît (13) qui détaillait les responsabilités administratives et spirituelles d’une communauté de moines dirigée par un abbé. Les moines et les monastères eurent un impact considérable sur la vie politique et religieuse et servaient de gestionnaires pour les biens de la noblesse, de centres de propagande et de soutien au pouvoir royal dans les régions conquises et de bases pour l’évangélisation. Ils étaient les principaux et parfois les seuls centres intellectuels d’une région et la plupart des textes antiques qui nous sont parvenus ont été copiés dans les monastères durant le Haut Moyen Âge. Les moines comme Bède (14) (d.735) furent également les auteurs de nouveaux travaux en histoire, en théologie et dans d’autres domaines. Tout au long du Moyen Âge, les moines ne représentèrent cependant qu’une faible proportion de la population, en moyenne moins de 1%.









NOTES :




(1)  contrôle étatique de l’état
Le césaropapisme – mot né au milieu du XIXe siècle – désigne un système de gouvernement temporel (César) qui, dans une volonté de domination universelle, cherche à exercer son pouvoir sur les affaires religieuses (pouvoir spirituel du pape). L’Empereur empiète donc sur les affaires de l’Eglise. Il occupe ainsi une place privilégiée dans la sphère législative et théologique de l’Eglise. Pour le cas des monarchies, on peut aussi parler de la théocratie royale. Le problème que posent les relations entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel est le suivant : il s’agit de savoir qui dirige au nom de Dieu ; il faut donc déterminer si c’est le pape ou le patriarche qui est soumis à l’empereur en tant que citoyen romain ou si l’empereur est soumis au pape en tant que chrétien. La naissance du césaropapisme est contemporaine de la conversion au christianisme de l’empereur Constantin au début du IVe siècle. Ce mode de gouvernement est lié à l’Antiquité tardive et  l’Empire byzantin. En Occident, il concerne la période ottonienne.







(2)
le mot liturgie est l’ensemble des rites, cérémonies et prières dédiés au culte d’une divinité religieuse, tels qu’ils sont définis selon les règles éventuellement codifiées dans les textes sacrés ou la tradition. Ce terme s’applique le plus souvent à la religion chrétienne où il désigne un culte public et officiel institué par une église.
Un liturgiste est un spécialiste de la liturgie.





(3) La suprématie pontificale :

La primauté pontificale est une doctrine « de foi » dans l’Eglise catholique. Elle consiste à reconnaitre le pape comme successeur de Saint Pierre, aussi bien sur le siège épiscopal de Rome que comme chef du collège épiscopal. Cette primauté est, pour les catholiques, aussi bien d’honneur que de juridiction.








(4) la structure ecclésiastique :

Un évêque est celui qui a autorisé apostolique sur une Eglise chrétienne particulière. Les évêques assument à ce titre la succession des apôtres qui les ont établis à la tête d’une communauté chrétienne d’un territoire défini. Dans le langage juridique du droit canonique catholique il est appelé ordinaire local.
Chaque évêque d’aujourd’hui a été ordonné par un ou plusieurs évêques issus d’une chaine d’ordonnateurs qui, théoriquement, remonte dans le temps jusqu’à un des apôtres du Christ. C’est ce qu’on appelle dans l’Eglise catholique la succession apostolique.

La fonction épiscopale existe dans l’Eglise orthodoxe, l’Eglise catholique, les Eglises orthodoxes orientales, dans l’Eglise anglicane, elle est également connue dans certaines églises protestantes (luthérienne notamment).







(5)  Grégoire Ier
, dit le Grand, auteur des Dialogues (né vers 540, mort le 12 mars 604), devient le 64e pape en 590.

Docteur de l’Eglise, il est l’un des quatre Pères de l’Eglise d’Occident, avec Saint Ambroise, Saint Augustin et Saint Jérôme. Son influence durant le Moyen Âge fut considérable.

C’est en son honneur que, deux siècles après sa mort, le Chant messin est appelé « Chant grégorien ».

Depuis le concile Vatican II, l’Eglise catholique le célèbre le 3 septembre (auparavant le 12 mars).


Le pape Grégoire Ier







(6) Colomban de Luxeuil, le plus célèbre des Saints Colomban (né le 543 à Navan - † 21 décembre 615 à Bobbio près de Plaisance, en Italie) est un moine irlandais qui a évangélisé les populations campagnardes de Gaule, d’Allemagne, d’Helvétie et d’Italie. Il est fêté le 23 novembre selon le martyrologue romain, car il est mort le jour de la présentation de Marie au Temple, le 21 novembre. Il est parfois considéré comme le Saint patron des motards notamment en Italie.

Colomban, après avoir quitté l’Irlande, sillonne les Cornouailles anglaises. Il aurait débarqué en Bretagne, à Saint-Coulomb près de Saint-Malo, dans les années 580 ou 590, puis, jusqu’en 615, évangélisé la France, l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche et l’Italie. Après les troubles apportés par les invasions germaniques, son œuvre évangélique en Europe occidentale fut capitale pour la conversion des populations germaniques et la rechristianisation des campagnes.

Ce « message de Dieu » fascine encore ceux qui voient en lui un vecteur pour la promotion d’une Europe unie aujourd’hui porteuse d’espoirs de paix et de fraternité entre les peuples. Des institutions religieuses se réclament de l’esprit de Saint Colomban. Un réseau européen d’échanges, regroupant des hameaux et des villes, se tisse sur les traces de saint Colomban.



Fenêtre  de la crypte de l’abbaye de Bobbio







(7)  Les Pères du désert sont principalement des représentants du clergé régulier et parfois séculier de l’Antiquité tardive (IIIe et IVe siècles) qui ont vécu en communauté ou en ermite dans le désert d’Egypte.

Ceux qui ont laissé leur nom sont généralement des moines. Quelques évêques éminents – ou perçus comme tels à  l’époque – (Athanase d’Alexandrie, Théophile d’Alexandrie, Cyrille d’Alexandre,  Epiphane de Salamine, Grégoire de Nazianze) ont aussi retenu l’attention, mais on trouve aussi parfois – ce qui est plus étonnant – des « séculiers » (Eucharistos le séculier, le « corroyeur » de Saint Antoine) dont le « genre de vie » remplissait d’admiration certains ascètes endurcis.

On trouve aussi le nom de quelques femmes (Amma Sarra, Synclétique, Eugénie,…)







(08) Aux premiers temps du christianisme, le cénobitisme était une forme de vie monastique en communauté, propre aux cénobites, par opposition aux ermites et anachorètes qui vivaient seuls une vie consacrée à la prière et la contemplation. L’étymologie explique bien cette différence essentielle, à travers deux mots grecs : koinos qui signifie «  en commun » et bios qui signifie « vie ».







(9) Pacôme le Grand
, Pacôme de Tabennèse ou Tabennésis (en latin Pachomius Tabennisiensis ou Tabennensis ; parfois Pachôme, en copte Pachom signifiant « grand aigle » ou « faucon du roi »), né en Thébaïde vers l’an 292 et mort le 9 mai 346, est généralement considéré comme le fondateur du cénobitisme chrétien, c’est-à-dire  de la vie religieuse vécue en commun. Ce Saint est fêté le 9 mai par l’Eglise catholique et le 15 mai par l’Eglise orthodoxe.


Icône copte de Saint Pacôme






(10)  L’hagiographie est l’écriture de la vie et/ou de l’œuvre des saints. Pour un texte particulier, on ne parle que rarement d’ »une hagiographie » (sauf dans le sens figuré), mais plutôt d’un texte hagiographie ou tout simplement d’une vie de Saint. Le texte hagiographique étant destiné à être lu, soit lors de l’office des moines soit en public dans le cadre de la prédication, on lui donne souvent le nom de légende (du latin legenda, « ce qui doit être lu », terme utilisé dans son acception la plus littérale et non dans son sens péjoratif actuel de récit dépourvu de tout enracinement dans l’histoire événementielle).[…]






(11)  Antoine le Grand, Antoine d’Egypte, Antoine l’Ermite est considéré comme le fondateur de l’érémitisme chrétien. Sa vie nous est connue par le récit qu’en a fait Athanase d’Alexandrie vers 360. Il serait né vers 251 et mort vers 356 à l’âge de 105 ans, entre les bras de ses deux disciples, Macaire l’Ancien ou Macaire d’Egypte et Amathas.

Il est fêté sous le nom de Saint Antoine le 30 janvier par les orthodoxes et le 17 janvier dans l’occident chrétien.


Antoine le Grand, tableau de Francisco de Zurbarân






(12)  Benoit de Nursie (né vers 480/490 à Nursie – mort en 543 ou 547 dans le monastère du Mont – Cassin ; en latin : Benedictus de Nursia), Saint Benoit (en latin Sanctus Benedictus de Nursia) pour les catholiques et les orthodoxes, est le fondateur de l’ordre des Bénédictins et a largement inspiré le monachisme occidenta ultérieur.

Il est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d’occident, grâce à  sa Règle qui a eu un impact majeur sur le monachisme occidental et même sur la civilisation européenne médiévale. Il est souvent représenté avec l’habit bénédictin (coule noire), une crosse d’abbé, ainsi qu’un livre.

Saint Benoit est fêté le 11 juillet, date de la célébration de la translation de ses reliques à l’abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire.


Benoit de Nurcie






(13)  La règle de Saint Benoit
est une règle monastique écrite par Benoit de Nurcie pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire (cénobitisme). Rédigée peut-être entre 530 et 556, elle gouverne en détail la vie monastique (modalités liturgiques, de travail, de détente, etc).

Benoit a fondé, vers 529, une communauté de moines sur le Mont-Cassin en Italie. Au cours des siècles qui suivent, cette règle est progressivement adoptée par un nombre croissant de monastère en Occident ; au-delà de sa grande influence religieuse, elle a une grande importance dans la formation de la société médiévale, grâce aux idées qu’elle propose : une constitution écrite, le contrôle de l’autorité par la loi et l’élection du détenteur de cette autorité, Benoit ayant voulu que l’abbé soit choisi par les frères. Encore aujourd’hui, plusieurs milliers de moines et moniales à travers le monde s’inspirent de la règle de Saint benoit.







(14)  Bède
, dit le Vénérable est un moine et lettré anglo-saxon né vers 672/673 en Northumbrie et mort le 26 mai 735. Son œuvre la plus célèbre, l’Histoire ecclésiastique du peuple anglais, lui a valu le surnom de « Père de l’histoire anglaise ». il est également linguiste et traducteur, et ses traductions des œuvres grecques et latines des premiers pères de l’Eglise ont joué un rôle important dans le développement du christianisme en Angleterre. En 1899, Bède est proclamé docteur de l’Eglise par le pape Léon XIII ; il est à ce jour le seul natif de Grande-Bretagne à avoir été ainsi honoré.


Le Vénérable Béde traduit Jean, par James Doyle


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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:40








En Grande Bretagne, les descendants des envahisseurs anglo-saxons fondèrent les royaumes de Northumbrie (1), de Mercie (2), de Wessex (3) et d’Est-Anglie (4) durant l’Heptarchie, tandis que des entités plus petites en Ecosse (5) et dans le Pays de Galle (6) restaient sous le contrôle des Bretons (7) et des Pictes(08) natifs de l’archipel. Le paysage politique irlandais étaient encore plus fragmenté avec près de 150 rois locaux d’autorité variable. Durant les VIe et VIIe siècle, le royaume franc dans le nord de la Gaule se désintégra en plusieurs royaumes l’Austrasie (9), la Neustrie (10) et la Bourgogne gouvernés par des membres de la dynastie mérovingienne (11) descendant de Clovis. Les deux premiers furent fréquemment en guerre durant le VIIe siècle et ces affrontements furent exploités par Pépin de Landen (12) (d.640), le maire du palais (13) d’Australie, qui devint le principal conseiller du roi. Ses descendants devinrent à leur tour rois ou servirent comme régents ou conseillers. L’un d’eux, Charles Martel (14) (d.741), mit un terme aux incursions musulmanes au nord des Pyrénées après la bataille de Poitiers (15) en 732.

Les successeurs de Charles Martel, formant la dynastie carolingienne (16) prirent le contrôle des royaumes d’Austrasie et de Neustrie lors d’un coup d’état organisé en 753 par Pépin III (17) (r.752-768). Cette accession au pouvoir fut accompagnée d’une propagande représentant les Mérovingiens comme souverains incapables et cruels et qui vantait les exploits de Charles Martel et la grande piété de sa famille. Comme cela était la tradition à  l’époque, le royaume de Pépin III fut partagé à sa mort entre ses deux fils, Charles (r.768-814) et Carloman (18) (r.768-771). Quand ce dernier mourut de causes naturelles, son frère profita de la situation pour réunifier les possessions de son père. Charles, généralement appelé Charles le Grand ou Charlemagne (19), entreprit une politique d’expansion agressive qui permit d’unifier une grande partie de l’Europe occidentale au sein de l’Empire carolingien (20) s’étendant sur la majeure partie de l’actuelle France, du nord de l’Italie et de l’Ouest de l’Allemagne moderne.



Carte de l’expansion du pouvoir des Francs de 481 à 814



Sa cour à Aix la Chapelle fut le centre d’un renouveau culturel appelé Renaissance carolingienne (21) qui vit l’épanouissement des arts et de la culture. Au niveau linguistique, le latin classique (22) utilisé depuis l’Empire romain évolua vers une forme plus adaptée aux besoins de l’administration et du clergé qui fut appelé latin médiéval (latin parlé au Moyen Âge). La minuscule caroline (23) apparut également pour remplacer l’onciale (24) romaine ; plus ronde, elle facilitait la lecture et se diffusa rapidement dans toute l’Europe. Charlemagne encouragea des évolutions de la liturgie en imposant les pratiques romaines et le chant grégorien dans les églises.

En 744, Charlemagne battit les Lombards et la fin de cette menace marqua le début des Etats Pontificaux (25) qui existèrent jusqu’à l’unification italienne (26) au XIXe siècle. Son couronnement comme empereur d’Occident par le pape le jour de Noël de l’année 800 fut considéré comme une renaissance de l’Empire romain d’occident tandis que ce nouveau titre permettait à Charlemagne de se placer au même niveau que l’empereur byzantin. L’Empire carolingien restait cependant très décentralisé et l’administration impériale était composée d’une cour itinérante tandis que le territoire était subdivisé en centaines de comtés. Les activités des fonctionnaires locaux étaient contrôlées par des représentants impériaux appelés missi dominici (27) (« envoyés du seigneur »). La société restait très rurale et ne comptait que quelques villes tandis que le faible commerce était limité aux Îles britanniques et à la Scandinavie.








NOTES :



(1)  La Northumbrie
(en latin : Northumbria, en viel anglais : Norpanhymbra) est un royaume médiéval situé dans le nord de l’actuelle Angleterre et constituait l’un des principaux royaumes de l’Heptarchie (a). Sa notoriété est surtout liée à  son rôle dans la propagation du christianisme nicéen (b) dans l’île et à la constitution d’un centre culturel d’importance européenne avec l’archevêché d’York.


Royaume de Northumbrie vers 802 (en jaune)



Le nord de Northumbria désigne à  l’origine les terres envahies par les Angles (c)  au VIe siècle situées au nord de la rivière Humber. La Northumbrie en tant que royaume se constitue au début du VIIe siècle par l’union de deux antres entités Engles : celle de Bernicie (Bernicia) (d)  au nord et celle de Deirie (Deira) (e) au sud.

(a) c’est le nom collectif donné à sept royaumes fondés par les Anglo-Saxons dans l’île de Bretagne durant le Haut Moyen Âge : l’Essex, l’Est-Anglie, le Kent, la Mercie, la Northumbrie, le Sussex et le Wessex. Ils précèdent la formation d’un Etat unique au début du Xe siècle : le royaume d’Angleterre.

(b) le christianisme nicéen est le courant du christianisme ancien issu du premier concile de Nicée

(c)  le peuple des Angles, qui donne son nom aux Anglais et à l’Angleterre, est une peuplade germanique probablement originaire de la péninsule d’Angeln dans l’actuel Schleswig, en Allemagne. […]

(d) La Bernicie est un royaume anglo-saxon situé dans le nord de l’Angleterre et le sud de l’Ecosse actuelles. Fondé au VIe siècle, il est uni au royaume voisin de Deira au début du VIIe siècle pour former le royaume de Northumbrie.
Son territoire se serait étendu depuis la Tyne vers le nord, atteignant finalement le Firth of Forth. Sa frontière occidentale s’est graduellement étendue, mordant sur les royaumes de langue brittonique de Rheged, Gododdin et Dumbarton. La résidence royale principale est le Château de Bamburgh, près de l’île de Lindisfarme.


Expansion des royaumes de Bernicie et de Deira au VIIe siècle



(e) le Deira est un royaume anglo-saxon des VIe et VIIe siècles.
(…) le royaume s’étendait de l’Humber à la Tyne, mais le pays était désert au nord de la Tees. Après l’absorption du royaume d’Ebrauc, York devint la capitale du Deira. Avant cela, la capitale se situait probablement près de Pocklington.




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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:41

(2) La mercie (Mercia en anglais) est un royaume anglo-saxon du Haut Moyen Âge. Il occupe principalement la région des Midlands, au cœur de l’Angleterre, mais s’est étendu au-delà durant ses périodes d’expansion.








(3) Le Wessex est l’un des royaumes fondés par les Anglo-Saxons en Angleterre durant le Haut Moyen Âge. Il s’étend sur une partie du sud-ouest de la Grande-Bretagne, entre la Domnée à l’ouest, la Mercie au nord et les royaumes de Kent, du Sussex et d’Essex à l’est. (…)


Principales localités du Wessex anglo-saxon





(4) L’Est-Anglie, au royaume des Angles de l’Est, est un royaume anglo-saxon établi au cours du Haut Moyen Âge sur les actuels comtés anglais du Sulfolk et du Norfolk. Sa fondation légendaire, vers le milieu du VIe siècle, aurait été le fait d’envahisseurs germaniques appartenant à la tribu des Angles. Il disparait comme entité indépendante après les invasions vikings du IXe siècle, mais le titre de comte d’Est-Anglie continue à être donné au sein du royaume d’Angleterre jusqu’à la fin du XIe siècle, et la région conserve le nom d’Est-Anglie à ce jour.



Lieux importants du royaume d’Est-Angie







(5)
l’histoire de l’Ecosse commence il y a environ 5 000 ans avec l’arrivée des premières populations humaines dans l’actuelle Ecosse après la fin de la glaciation de Würm. De nombreux artefacts des civilisations des âges de la pierre, du bronze et du fer ont été retrouvés. Mais peu présentent des traces d’écriture.

L’histoire écrite de l’Ecosse commence avec l’arrivée des Romains en Grande-Bretagne. Ils occupent et administrent les territoires de l’Angleterre et du Pays de Galles, actuels sous le nom de province de Bretagne. Les Romains nomment Calédonie la terre qui s’étend au nord de la Bretagne et le peuple qui y vit les Pictes (étendu à l’ensemble des peuples calédoniens à partir du IIIe siècle). (…)






(6) Le Pays de Galle est habité depuis au moinsi 29 000 ans par l’Homo Sapiens et depuis 230 000 ans par des hommes de Néanderthal. Les lieux ont été habités continuellement depuis la dernière glaciation. On y trouve plusieurs témoignages du Néolithique, surtout des tombes, ainsi que de l’Âge de bronze et de l’Âge du fer. L’histoire écrite commence avec les Romains qui lancent une campagne contre les Deceangli (a) en 48.

(a) les Decenagli ou Deceangi étaient un peuple celte brittonique de l’île de Bretagne avant l’invasion romaine.

Si l’étendue de leur territoire n’est pas connue avec exactitude, on sait qu’il recouvrait au moins les comtés actuels du Flintshire et du Denbighshire au nord-est du Pays de Galles actuel, et devait s’étendre plus à l’ouest. Ils avaient pour voisins les Ordovices et les Cornovii.


Peuples de l’actuel Pays de Galles à l’époque de l’invasion romaine
(limites territoriales approximatives)








(7) Le nom]b] Bretons [/b]désigne d’abord les habitants de l’île de Bretagne, on Bretagne insulaire, ou plus exactement habitant la partie de l’île limitée au nord par les rivières Clyde et Forth (en Ecosse aujourd’hui). (…)






(08) Les Pictes étaient une confédération de tribus brittoniques vivant dans ce qui est devenu l’Ecosse du nord et de l’est, présents avant la conquête de l’île de Bretagne par les Romains et jusqu’au Xe siècle lorsqu’ils se réunirent avec les Gaëls. Ils vivaient au nord des fleuves Forth et Clyde, et parlaient le picte, une langue éteinte suggérée comme étant liée aux langues brittoniques parlées par leurs voisins du sud, les Bretons insulaires. (…)





(9) Durant la période mérovingienne, l’Austrasie était un royaume franc couvrant le nord-est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu’aux bassins moyen et inférieur du Rhin.
Ce royaume est apparu en 511 à la mort de clovis, lorsque le territoire de celui-ci a été partagé entre ses fils. Cependant, le nom d’Austrasie n’est mentionné pour la première fois que pendant le règne de Childebert II ; il fut d’abord désigné comme le royaume de Reims, puis Royaume de Metz, du nom de ses capitales. (…)



Austracie et Neustrie





(10) La Nuestrie, Neustria, Neustrasia ou même Neptrecus dans les chroniques latines qui en font connaitre, très insuffisament, l’histoire, est le royaume franc correspondant à l’ancien royaume de Syagrius au nord-ouest de la France actuelle, et a initialement pour capitale Soissons. Annexé en 687 par les Australiens, le nom de l’ancien royaume n’en désigne plus au IXe siècle que le territoire entre Seine et Loire gouverné depuis l’époque mérovingienne par un duc du Mans. (…)





(11) Les mérovingiens sont la dynastie qui régna sur une très grande partie de la France et de la Belgique actuelles, ainsi que sur une partie de l’Allemagne et de la Suisse, du Ve siècle jusqu’au milieu du VIIIe siècle.

Cette lignée est issue des peuples de Francs saliens qui étaient établis au Ve siècle dans les régions de Cambrai et de Tournai, en Belgique (Childéric Ier). L’histoire des Mérovingiens est marquée par l’émergence d’une forte culture chrétienne parmi l’aristocratie, l’implantation progressive de l’Eglise dans leur territoire et une certaine reprise économique survenant après l’effondrement de l’Empire romain.

Le nom mérovingien provient du roi Mérovée, ancêtre semi-mythique de Clovis.






(12) Pépin de Landen
ou Pépin l’Ancien (né vers 580 – mort en 640) est un maire du palais d’Austrasie de 615 à 629, puis de 639 à 640.

Il épouse Itte Idoberge qui, selon les Annales Laubienses, écrites au XIe siècle, serait issue d’une famille sénatoriale d’Aquitaine, sœur de Modoad, évêque de Trèvees. De ce mariage sont nés :
• Grimoald , né vers 615, maire d’Austrasie et assassiné en 657
• Begga, morte vers 693, femme d’Ansegisel, ancêtre des Carolingiens, abbesse d’Andenne après son veuvage
• Gertrude (.626 - †659), abbesse de Nivelles après la mort de sa mère.





(13) Pendant la période mérovingienne, les maires du palais appelés aussi magister palatii, maior palatii ou major domus regiæ, étaient les plus hauts dignitaires, après les rois, des royaumes francs qui couvraient alors l’essentiel de la France, l’Allemagne et le Benelux actuels. Il y avaient autant de maires du palais qu’il y avait de royaumes avec un maire du palais pour le royaume de Neustrie, d’Austrasie et de Bourgogne.
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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:42

(14) Charles Martel (né vers 690 à Andennes, ville située à proximité de Namur, en Belgique et mort le 16 ou 22 octobre 741 à Quierzy-sur-oize) fut le duc d’Austrasie, maire du palais de 717 à 741 et le souverain de facto du royaume des Francs (dux et princeps Francorum, duc et prince des Francs). Il est le fils de Pépin de Herstal, maire du palais d’Austrasie contrôlant les royaumes de Neustrie et de Bourgogne. Il est également le grand-père paternel de Charlemagne.

Charles Martel a épousé en premières noces rotrude (†724) probablement robertienne, qui donna naissance à :

• Carloman (705/710 - † 17 août 754), maire du palais d’Austrasie de 741 à 747, avant de se retirer au monastère du Mont-Cassin
• Pépin le bref, (v.715 - †768), maire des palais de Bourgogne, de Neustrie (en 741) et d’Austrasie (en 747), roi des Francs de 751 à 768
• Hildrude († 754), mariée en 741 à Odilon, duc de Bavière
• Probablement Landrade
• Alda, Aude de France, mariée à Théodoric, comte d’Autun, et mère de Guillaume de Gellone

Il épouse ensuite Chrotais, probable cousine de la précédente, sans que l’on sache si elle est une épouse principale morte peu de temps après ou une épouse secondaire. Chrotais donne le jour à un seul fils :
• Bernard (†787), abbé et comte de Saint-Quentin

Il épouse ensuite en 725 Swanahilde, issue de la maison bavaroise des Agilolfinges, qui donna naissance à :
• Griffon (726 - †753), comte du Mans

Enfin, une concubine inconnue qui donna naissance à :
• Jérôme († ap.775), abbé de Saint-Quentin
• Rémi de Rouen (†771), évêque de Rouen






(15) La bataille de Poitiers, ou dans des sources arabes « bataille du Pavé des Martyrs », est une victoire remportée en 732 ou 733 par une armée de chevaliers des Royaumes francs et des duchés d’Aquitainei et de Vasconie, conduits par Charles Martel, alors maire du palais, et Eudes, duc d’Aquitaine et de Vasconie, à des combattants sarrasins conduits par l’émir de Cordoue Abd el Rahman qui est tué lors du combat. (…)







(16) Les Carolingiens (ou Carlovingiens jusqu’à la fin du XIXe siècle), forment une dynastie de rois francs qui régnèrent sur l’Europe occidentale de 751 jusqu’au Xe siècle, et dont la généalogie remonte à Saint Arnoul (v.582-640 ?), évêque de Metz.

Le terme carolingien, en latin médiéval karolingi, est dérivé de Carolus, qui est à la fois le prénom latinisé de Charles Martel (690-741), l’aïeul de cette dynastie, et celui de son petit-fils, Charlemagne (742 ? – 814) considéré comme le plus illustre de rois de la lignée.





(17) Pépin III, dit le Bref, né en 714 et mort le 24 septembre 768 à Saint-Denis près de Paris, est un aristocrate franc de la dynastie carolingienne. Il est le fils de Charles Martelet de Rotrude, et le père de Charlemagne.

Il est maire du palais de 741 à 751, puis roi des Francs de 751 à 768. C’est le premier monarque de la dynastie des Carolingiens.

Il épouse Bertrade de Laon, dite « Berthe au grand pied » dont il a

• Charlemagne
• Carloman Ier
• Gisèle
• Pépin
• Berthe
• Rothaïde
• Adèlaïde







(18) Carloman Ier, né en 751 à Soissons, mort le 4 décembre 771 à Samoussy dans l’Aisne, fut roi des Francs de 768 à 771. Il est le fils et successeur de Pépin le Bref.





(19) Charlemagne, du latin Carolus Magnus, ou Charles Ier dit « le Grand » dans la nomenclature qui commence avec Clovis Ier, né le 2 avril 742 (voire 747 ou 748), mort le 28 janvier 814 à Aix-la-Chapelle, est un roi des Francs et empereur. Il appartient à la dynastie des Carolingiens, à laquelle il a donné son nom.

Fils de Pépin le Bref, il est roi des Francs à partir de 768, devient par conquête roi des Lombards en 774 et est couronné empereur à Rome par le pape Léon III le 25 décembre 800, relevant une dignité disparue depuis la chute de l’Empire romain d’Occident en 476.

Roi guerrier, il agrandit notablement son royaume par une série de campagnes militaires, en particulier contre les Saxons païens dont la soumission fut difficile et violente (772-804), mais aussi contre les Lombards en Italie et les musulmans d’Al-Andalus.

Souverain réformateur, soucieux d’orthodoxie religieuse et de culture, il protège les arts et les lettres et est à l’origine de la « renaissance carolingienne ».

Son œuvre politique immédiate, l’empire, ne lui survit cependant pas longtemps. Se conformant à la coutume successorale germanique, Charlemagne prévoit dès 806 le partage de l’Empire entre ses trois fils. Après de nombreuses péripéties, l’empire ne sera finalement partagé qu’en 843 entre trois de ses petits-fils (traité de Verdun).
(…)

Il a été marié à :
- Himitrude, dont il a :
• Pépin (v.770-811)

- Hildegarde de Vintzgau , dont il a :
• Charles (v.772-811)
• Adélaïde ( ? – 774)
• Rotrude (v.775 -810)
• Pépin d’Italie (777-810)
• Louis Ier (778-840)
• Lothaire (778-779)
• Berthe (v.779-823)
• Gisèle (781 –ap.814)
• Hildegarde (782-783)

- Fastrade de Franconie, dont il a :
• Théodrade (v.785-v.853)
• Hiltrude (ou Rotrude , Rothilde ) (v. 787 - ?)

Enfants issus de concubines :
- Avec Madelgarde : Ruotilde (790-852)
- Avec Gerwinde : Adeltrude
- Avec Régina : Drogon (801-855) et Hugues (v.802-844)
- Avec Adelinde : Thierry (807 – ap.818)






(20) L’Empire carolingien
a été fondé par Pépin le Bref. Charlemagne, son fils, est couronné empereur d’occident par le pape Léon III en 800, et fondateur de la dynastie des Carolingiens. La division de l’Empire carolingien entre les héritiers de Charlemagne (entre ses petits-fils et non ses fils) va donner naissance au Royaume de France à l’Ouest, et au Saint-Empire romain germanique à l’Est.






(21) La renaissance carolingienne est une période de renouveau de la culture et des études en Occident sous les empereurs carolingiens, aux VIIIe et IXe siècles. Sous Charlemagne (768-814), Louis le Pieux (814-840) et Charles le Chauve (843-877) principalement, des progrès sensibles sont effectués dans le monde des écoles chrétiennes, tandis que la cour attire des lettrés influents, dont Alcuin, Eginhard, Raban Maur, Dungal ou Jean Scot Erigène.

La renaissance carolingienne, première période de renouveau culturel majeur au Moyen Âge à l’échelle de l’Occident, est une période d’importants progrès intellectuels, notamment grâce à la redécouverte de la langue latine, à la sauvegarde de nombreux auteurs classiques, et à la promotion des arts libéraux.
(…)




(22)
le terme latin classique désigne la forme du latin qui était utilisé dans la Rome antique, dans sa littérature habituellement considérée comme « classique ». son utilisation comprend l’âge d’or de la littérature latine, qui va du Ier siècle av J.-C. au début du Ier siècle. On l’a également étendu jusqu’au IIe siècle. […]





(23) La minuscule caroline est une écriture apparue au VIIIe siècle, vers 770 sous l’impulsion de Charlemagne, dans l’école palatine tenue par Alcuin. Puis elle se répand depuis Saint-Martin de Tours où l’érudit se retire à la fin de sa vie. Elle se répand alors dans tout l’Empire dans les codex, les capitulaires et divers textes religieux avant d’évoluer vers l’écriture gothique au XIIe siècle. Elle présente des formes rondes et régulières qui la rendent plus facile à lire et à écrire que la minuscule carolingienne, ce qui assure sa renaissance au XVe siècle, sous la forme de l’écriture humanistique lorsque des humanistes florentins l’ont redécouverte et préférée à l’écriture gothique qu’ils jugeaient artificielle et illisible.






(24) L’onciale est une graphie particulière des alphabets latin et grec utilisée du IIIe au VIIIe siècle. Elle a été créée à partir de la majuscule et de l’ancienne cursive romaine. C’est l’écriture par excellence des codex, adaptée à la plume.

Au début du IXe siècle, la minuscule caroline tend à la remplacer et elle n’est plus utilisée que pour tracer les débuts de livres, de chapitres ou de sections, à la manière de nos majuscules. L’imprimerie l’a définitivement fait disparaitre des usages courants.






(25) Les Etats pontificaux, ou Etats de l’Eglise, sont les Etats qui furent entre 752 et 1870 sous l’autorité temporelle du pape. Le premier noyau de ces Etats était baptisé patrimoine de Saint Pierre. Les accords du Latran en 1929 ayant réglé la question romaine sans toutefois se prononcer sur l’abolition des Etats pontificaux proclamée par Victor-Emmanuel en 1870 mais non acceptée par le pape, on considère que leur continuité se retrouve aujourd’hui dans l’Etat de la Cité du Vatican.





(26) L’unification italienne : le Risorgimento (mot italien signifiant « renaissance », ou en français « réssurection ») est la période de l’histoire de l’Italie dans la seconde moitié du XIXe siècle au terme de laquelle les rois de la maison de Savoie unifient la péninsule italienne par l’annexion de la Lombardie, de Venise, du royaume des Deux-Siciles, du duché de Modène et Reggio, du grand-duché de Toscane, du duché de Parme et des Etats pontificaux au royaume de Sardaigne.





(27) Les missi dominici (terme latin signifiant littéralement « envoyés seigneuriaux « ; au singulier missus dominicus, plus rarement employé), également désigné par le terme allemand Sendgraf, sont un organe et une charge institués en 789 et renouvelés en 802 par le pouvoir carolingien. Les missi sont des envoyés spéciaux des souverains carolingiens qui contrôlent les représentants du pouvoir royal au niveau local. Ils permettent au souverain de hiérarchiser son administration, de centraliser le pouvoir et sont l’expression d’une idéologie proprement impériale.

Envoyé en collège de deux ou trois – et souvent plus -, comptant en général au moins un comte et un évêque, ils sont dans une premier temps étrangers au district - missatica – qu’ils administrent. Des missi extraordinaires représentent l’empereur dans des circonstances spéciales et, éventuellement, en dehors de leur région d’exercice habituel.
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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:43








Juste avant de mourir, Charlemagne couronna empereur son unique fils Louis Ier  (1) (r.814-840) mais son règne fut marqué par les luttes de pouvoirs entre ses fils. Avant sa mort, il divisa l’Empire entre ses fils ainé Lothaire (2) (d.855) qui obtint la Francie orientale (3) située à l’est du Rhin et son plus jeune fils, Charles (4) (d.877) qui reçut la Francie occidentale (5), tandis qu’un troisième fils, Louis (6) (d.876), fut autoriser à  régner sur la Bavière sous la suzeraineté de Charles. Le partage fut contesté après la mort de Louis Ier et au terme d’une guerre civile de trois ans, les frères s’accordèrent sur le traité de Verdun (7). Charles obtint les territoires occidentaux correspondant à une grande partie de la France actuelle, Louis reçut la Bavière et les territoires orientaux de l’Empire aujourd’hui situés en Allemagne tandis que Lothaire conserva son titre d’empereur et régna sur la Francie médiane (08) située entre les possessions de ses deux frères. Ces royaumes furent à leur tour divisé et toute cohésion interne disparut. La dynastie carolingienne s’éteignit en Francie orientale en 911 avec la mort de Louis IV (9) en 911 et le choix de Conrad Ier (10) sans lien de parenté. Elle perdura plus longtemps en Francie occidentale mais fut finalement remplacée en 987 par la dynastie capétienne (11) avec le couronnement de Hugues Capet (12) (r.987-996).

La désintégration de l’Empire carolingien s’accompagna de nouvelles vagues de migration. Les vikings (13) originaires de Scandinavie pillèrent les côtes britanniques et continentales de la mer du nord et s’y installèrent au début du IXe siècle. En 911, le chef viking Rollon (14) (d.c.931) fut autorisé par le roi franc Charles III (15) (r.898-922) à s’installer dans ce qui devint la Normandie (16). Depuis cette date, les Normands lancèrent des expéditions militaires notamment en Angleterre avec Guillaume le Conquérant (17) (d.1087) et jusque dans le Sud de l’Italie avec Robert Guiscard (18) (d.1085). A l’Est, les frontières des royaumes francs furent la cible de nombreuses attaques hongroises jusqu’à ce que ces derniers ne soient battus à la bataille de Lechfeld (19) en 955 et se sédentarisent dans la plaine de Pannonie.






Les actions des dirigeants locaux pour faire face à ces invasions entrainèrent la formation de nouvelles entités politiques. En Angleterre anglo-saxonne, le  roi Alfred le Grand (20) (r.971-899) négocia avec les envahisseurs vikings le partage du territoire et céda une bonne partie (21) du Nord et de l’Est de l’Angleterre. Au milieu du Xe siècle, ses successeurs reprirent certains territoires et restaurèrent la domination anglaise sur le Sud de la Grande-Bretagne. Plus au nord, Kenneth MacAlpin (22) (d.c.860) rassembla les Pictes et les Ecossais au sein du royaume d’Alba (23). Au début du Xe siècle, la dynastie ottonienne (24) s’imposa dans le royaume de Germanie (25) qui avait succédé à la Francie orientale et combattait les Hongrois. Otton Ier (r.936-973) renforça son pouvoir et en 962, il fut couronné empereur du Saint-Empire romain germanique (26). En Espagne, les chrétiens qui avaient été repoussés au nord de la péninsule par l’expansion musulmane s’étendirent progressivement vers le sud aux IXe et Xe siècles et fondèrent les royaumes de León (27) et de Navarre (28).

Les activités des missionnaires en Scandinavie aux IXe et Xe siècles facilitèrent l’émergence de royaumes comme la Suède (29), le Danemark (30) et la Norvège (31). En plus de l’Angleterre et de la Normandie, les vikings s’installèrent en Islande et dans ce qui devint la Russie. Dans cette région, ils développèrent un important réseau commercial en s’appuyant sur le réseau fluvial de la région et ils tentèrent même de prendre Constantinople en 860 et 907. Malgré les attaques, la situation de l’Empire byzantin, ébranlée par les attaques musulmanes, s’améliora durant les règnes des empereurs Léon VI (32) (r.866-912) et Constantin VII (33) (r.913-959) de la dynastie macédonienne (34). Le commerce fut relancé et les réformes administratives et de l’armée permirent à l’empereur Basile II (35) (r.976-1025) de progresser sur tous les fronts. La cour impériale fut le centre d’une renaissance culturelle avec des auteurs comme Jean Géomètre (écrivain byzantin) (d.c.1000). Les missionnaires venant à la fois de l’Ouest et de l’Est convertir les Moraves (36), les Bulgares, les Polonais, les Hongrois et les Slaves de la Rus ‘de Kiev (37) et ces conversions contribuèrent à la formation de nouveaux Etats sur les terres de ces peuples comme la Moravie (38), la Bulgarie (39), la Pologne (40) ou la Hongrie (41).







NOTES :



(1) Louis Ier  dit « le Pieux » (parfois « le Débonnaire »)

Titres :
•  Roi des Francs et Empereur d’Occident: 28 janvier 814 – 20 juin 840 (26 ans 3 mois et 23 jours)
Prédécesseur : Charlemange
Successeur :
• Francie orienatale : Louis II
• Francie médiane : Lothaire Ier
• Francie occidentale : Charles II
• Royaumes d’Aquitaine : Pépin II

• Roi d’Aquitaine : 781-817
Monarque : Louis Ier
Précédesseur : Chorson de Toulouse
Successeur : Pépin Ier

Titre complet : Roi d’Aquitaine – Empereur d’Occident –  Roi des Francs
Dynastie : Carolingiens
Date et lieu de naissance : 778 à Cassinogilum, dont la localisation n’est pas certaine et varie entre Casseuil près de Bordeaux et Chasseneuil-du-Poitou dans la Vienne.
Date et lieu de décès : 20 juin 840 (à 62 ans) à Ingelheim près de Mayence (Allemagne)
Père : Charlemagne
Mère : Hildegarde de Vintzgau
Conjoint :
Hermenade de Hesbaye (798)
Judith de Bavière (819)

Enfants :


Avec Emengarde de Hesbaye :
• Lothaire Ier (795-855), empereur d’Occident (840-855) épouse Ermengarde de Tours
• Pépin Ier d’Aquitaine  (797-838), Roi d’Aquitaine (817-838) épouse en 822 Ringarde
• Hildegarde (v.803 -857), épouse de Gérard d’Auvergne ,abbesse de Saint-Jean de Laon
• Louis II dit le Germanique  (v.806-876), roi de Germanie (843-876), épouse en 827 Emma
• Rotrude (v.800 - ?)

Avec Judith de Bavière :

• Gisèlle (v.819/820-874), épouse Eberhard de Frioul
• Charles II dit le Chauve  (823-877), Roi de Francie occidentale (840-877), empereur d’occident (875-877)

Avec Theudelinde de Sens, une concubine:

• Aupaïs (vers793 -852), épouse de Bégon de Paris, fils de Gérard Ier de Paris
• Arnulf (v.794 – vers 841), Comte de Sens en 817




(2) Lothaire Ier

Titres :
Roi d’Italie et de Lotharingie : 818 -23 septembre 865
Prédécesseur : Bernard d’Italie
Successeur : Louis II d’Italie

• Empereur d’Occident : 840- 23 septembre 855
Prédécesseur : Louis le Pieux
Successeur : Louis II d’Italie

• Roi de Francie médiane :
843 – 23 septembre 855
Prédécesseur : Louis le Pieux
Successeur : Lothaire Ii de Lotharingie et Charles de Provence


Date et naissance :
795 à Prüm (Rhénanie-Palatinat)
Date et lieu de décès : 29 septembre 855, à Prüm
Père :  Louis Ier dit le Pieux
Mère : Ermengarde de Hesbaye
Conjoint : épouse en octobre 821 à Thionville,  Ermengarde de Tours, fille du comte de Tours, Hugues d’Alsace
Enfants :
• Louis II le Jeune (v.825-875), empereur d’occident (855-875) épouse Eengelberge
• Ermengarde (v.825/830 – ap.865/866), épouse de Gislebert de Maasgau (820-875)
• Lothaire II de Lotharingie (v.835-869) épouse en premières nocs Theutberge, puis épouse en secondes noces Waldrade
• Hiltrude ou Helletrude (v.835-869) épouse d’un comte nommé Bérenger
• Rotrude
• Charles de Provence (v.845-863), Roi de Provence (855-863)
• Gisèle (v.830-860), abbesse de Saint-Sauveur de Brescia
• Berthe (v.830 – ap. le 7 mai 852 ou après 877), abbesse d’Avenay en Champagne

D’une maitresse nommée Doda il eut : Carloman (v.853 - † ?)






(3) La Franciei orientale est la partie orientale de l’empire carolingien partagé lors du traité de Verdin en 843. Elle échoit à Louis le Germanique. Ce royaume comprenait la part orientale de l’ancienne Austrasie, la Saxe, la Thuringe et la Bavière.

Le royaume de Francs orientaux ne gardera que sous les Carolingiens le nom de Francie qui sera dès l’origine utilisé pour désigner deux régions : l’une originellement peuplée de Francs, la Francie du Rhin ou Lotharingie (« Rheinfranken »), l’autre colonisé par eux, la Francie du Main, ou Franconie (« Mainfranken »)


La Francie orientale est le territoire en vert sur la carte







(4)  Charles II dit le Chauve


Titres :
• Roi des Francs (Francie Occidentale) : 11 aout 843 – 6 octobre 877 (34 ans 1 mois et 25 jours)
Couronnement : le 6 juin 848 à Orléans
Prédécesseur : Louis Ier
Successeur : Louis II

• Empereur d’Occident : 25 décembre 875 – 6 octobre 877 (1 ans 9 mois et 11 jours)
Couronnement : 875
Prédécesseur : Louis II d’Italie
Successeur : Charles III le Gros

Titre complet : Roi de Francie occidentale, Roi d’Aquitaine


Dynastie : [/color]Carolingiens
Date et lieu de naissance : [/color]13 juillet 823 à Francfort-sur-le-Main (Allemagne
Date et lieu de décès : [/color]6 occtobre 877 (à 54 ans) à Avrieux (France)
Père :[/color] Louis Ier
Mère : [/color]Judith de Bavière
Conjoints :[/color]

- Ermentrude d’Orléans – le 14 décembre 842 à Quierzy
- Richilde

Enfants :

Avec Ermentrude d’Orléans :
• Judith de France (v.843-870) qui épouse en premières noces, en 856 Ethelwulf (795-858), roi de Wessex (856-858) ;  épouse  en secondes noces, en 858, Ethelbald de Wessex (829-860), fils du précédent époux et épouse en troisièmes noces Baudoin Ier dit Bras de Fer
• Louis Ii dit le Bègue (846-879), roi des Francs (877-879) qui épouse en 862 Ansgarde de Bourgogne et en 878 Adélaïde de Frioul
• Charles dit l’Enfant ( ? - † 866)
• Carloman (fils de Charles le Chauve ) (v.847 -876)
• Ermentrude ( ? - ?)
• Hildegarde ( ? - ?)
• Rotrude ( ? - ?)
• Lothaire le Boiteux (v.850-866) abbé de Saint-Germain d’Auxerre

Avec Richilde :
• Rothilde (v.871-928) épouse Roger du Maine


Héritier : Louis II









(5) La Francie occidentale est le royaume que reçut le carolingien Charles le Chauve lors du partage de Verdun, en 843. Il s’agit des anciennes régions de Neustrie et d’Aquitaine, avec la partie ouest de l’Austrasie et le nord de la Bourgogne, autrement dit, la France des quatre fleuves. Cette partie apparait vite comme la seule Francie, puisqu’au Xe siècle, la Francie orientale devient Germanie puis l’Empire (germanique).




La Francie occidentale (en rouge) en 870


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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:51

(6) Louis II dit le Germanique ou de Bavière

Titres :
Roi de Bavière : 817-843
Prédécesseur : Louis le Pieux
Successeur : Carloman de Bavière

• Roi de Germanie : 11 aout 843 – 28 aout 876 (33 ans et 17 jours)
Prédécesseur : Louis le Pieux
Successeur : Louis III le Jeune, roi de Saxe ; Charles IIl le Gros, roi de Souabe

Dynastie : Carolingiens
Date de naissance : v.806
Date de décès : 28 août 876
Père : Louis Ier
Mère : Ermengarde de Hesbaye
Conjoint : Emma de Bavière
Enfants :
• Hildegare (828-856), abbesse de Münsterschwarzach
• Carloman de Bavière (v.830-880), roi de Bavière (876-882)
• Ermengarde ( ? – 886), abbesse de Chiemsee
• Gisèle ( ? - ?)
• Louis dit le Jeune (835 – 882), roi de Germanie (876-882) épouse Liutgarde de Saxe.






(7) Par le traité de Verdun, conclu en août 843, les trois fils survivants de Louis le Pieux, les petits-fils de Charlemagne, se partagent ses territoires, l’empire carolingien, en trois royaumes. Il est souvent présenté comme le début de la dissolution de l’empire unitaire de Charlemagne, consacrant ainsi sa division, qui s’avèrera en fait définitive. Ce traité est la conséquence de l’application de la coutume franque qui est basée sur le partage de l’héritage entre tous les fils héritiers plutôt que son attribution seulement au fils ainé, en dépit de la règle de primogéniture agnatique (masculine) appliquée chez les Romains.





(08) Francie Médiane est le domaine de l’empereur Lothaire Ier, tel qu’il fut délimité à  la suite du partage de Verdun (843). Son territoire s’étendait de la Frise (mer du Nord) à la Provence (mer Méditerranée) et englobait également la moitié nord de l’Italie. Son existence fut  éphémère ; en 855, peu avant sa mort. Lothaire Ier partagea son royaume entre ses trois fils (traité de Prüm) :

• Louis II Jeune reçut l’Italie ;
• Lothaire II reçut le nord, de la Frise jusqu’aux Vosges (cette région prendra le nom de Lotharingie) ;
• Charles reçut la Provence et la Bourgogne cisjurane.




La Francie Médiane est le territoire en vert sur la carte







(9) Louis IV de Germanie, dit l’Enfant

Titre :
*  Roi de Lotharingie : 900-911
Prédécesseur : Zentibold
Successeur : Charles III de France

*  Roi de Francie orientale : 899-911
Prédécesseur : Arnulf de Carinthie
Successeur : Conrat Ier de Germanie


Dynastie : Carolingienne
Date et lieu de naissance : 893, à Altötting
Date et lieu de décès : 20 ou 24 septembre 911, Francfort-sur-le-Main
Père : Arnulf de Carinthie
Mère : Oda






(10) Conrad Ier
de Germanie


Titre :

* Duc de Franconie : 906-918
Prédécesseur : Conrad l’Ancien
Successeur : Eberhard de Franconie

* Roi de Germanie : 911-918
Prédécesseur : Louis IV de Germanie, comme roi de Francie orientale
Successeur : Henri Ier de Germanie


Dynastie : Conradiens
Date de naissance : vers 881
Date et lieu de décès : 23 décembre 918, à Weilbourg
Père : Conrad l’ancien
Mère : Glismonde, fille d’Arnulf de Carinthie
Conjointe : Cunégonde de Souabe, sœur d’Erchanger de Souabe, veuve de Léopold de Bavière (907), et mère d’Arnulf, duc de Bavière





(11) la dynastie capétienne : les Capétiens sont une dynastie princière d’origine franque qui commence avec Hugues Capet, roi des Francs, et qui règne, notamment sur la France avec sa branche directe, de 987 à 1328. La dynastie se poursuit avec les branches collatèrales des Valois, jusqu’en 1589, puis avec les Bourbons à partir de Henri IV jusqu’en 1848, avec une interruption pendant la Révolution française jusqu’en 1814. Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe Ier (maison d’Orléans) sont les derniers représentants de la dynastie capétienne.

Les Capétiens forment la troisième dynastie des rois de France (également appelée « troisième race »), après les Mérovingiens et les Carolingiens. […]






(12) Hugues Capet


Titre : Roi des Francs : 21 mai 987 – 24 octobre 996
Couronnement : 3 juillet 987
Prédécesseur : Louis V
Successeur : Robert II


Dynastie : Capétiens
Date et lieu de naissance : 941, Dourdan
Date et lieu de décès : 24 octobre 996, lieu-dit (non habité) « le Juif », près de Prasville
Père : Hugues le Grand
Mère : Hedwige de Saxe
Conjoint : Adélaïde d’Aquitaine
Enfants :
• Gisèle (v.968-v.1000)
• Edwige (v.969-1013)
• Robert II (v.972-1031)
• Adélaïde (v.973-1068 ?)
Héritier : Robert II
Résidence : château royal de Senlis, palais de la cité, château de Dourdan, château de Compiègne







(13) un viking (vieux norrois  víkingr ; pluriel, víkingar) est un explorateur, commerçant, pillard mais aussi pirate scandinave au cours d’une période s’étendant du VIIIe au XIe siècle. Par extension, on emploie le terme en français pour désigner la civilisation scandinave de l’âge du fer tardif c’est-à-dire à partir de la fin du IIe siècle à l’âge du fer romain. C’est le point de vue adopté dans une partie du présent article. Ils sont souvent appelés « Normands », c’est-à-dire les « hommes du Nord », dans la bibliographie ancienne.

Contrairement aux autres peuples germaniques de l’Europe plus méridionale,  ils sont restés païens jusqu’à la première moitié du Xe siècle. […]






(14) Rollon


Titre : Jarl des Normands 911-927)
Successeur : Guillaume Ier de Normandie
Dynastie : Rollonides
Nom de naissance : Robert
Décès : entre 928 et 933
Père : Ragnvald Eysteinsson
Mère : Ragnhilde
Conjoint :
Poppa de Bayeux
Giséle
Enfants : Guillaume, Gerloc






(15) Charles III, dit « le Simple »


Titre : Roi de Francs (Francie occidentale) 3 janvier 898- 30 juin 922 (24 ans 5 mois et 27 jours)
Couronnement : 28 janvier 893 en l’abbaye Saint-Remi de Reims
Prédecesseur : Eudes
Successeur : Robert Ier

Dynastie : Carolingiens
Date de naissance : 17 septembre 879
Date et lieu de décès : 7 octobre 929 (à 50 ans), à Péronne (Francie occidentale)
Père : Louis II
Mère : Adélaïde de Frioul
Conjoint : Frédérune  (907) pusi Edwige de Wessex (919)
Enfants :
• Arnulf
• Drogon
• Roricon
• Alpaïs
• Gisèle
• Rothrude
• Hildegare
• Frérone
• Ermentrude
• Adélaïde

Héritier : Louis IV






(16) la Normandie (en normand : Normaundie, en anglais : Normandy) est une entité historique, géographique et culturelle, située au nord-ouest de la France, bordée par la Manche.

Fondé en Neustrie par Rollon, le duché de Normandie occupe à partir de 911 la basse vallée de la Seine, puis le Bessin, le pays d’Auge et l’Hiémois en 924, le Cotentin, l’Avranchin et les îles de la Manche en 933. En 1066, le duc de Normandie Guillaume le Conquérant conquiert l’Angleterre et en devient roi. Un siècle et demi plus tard, en 1204, le roi de France Philippe Auguste envahit le duché et l’intègre au domaine royal, à l’exception de sa partie insulaire, qui forme les bailliages de Jersey et de Guernesey, sous dépendance de la couronne britannique. La partie continentale devient dès lors province française, jusqu’en 1790, tandis que les îles anglo-normandes restent sous la souveraineté des monarques de la Grande-Bretagne sous le titre de « duc de Normandie ».






(17) Guillaume le Conquérant

Titre :
*  Roi d’Angleterre : 14 octobre 1066- 9 septembre 1087 (20 ans 10 mois et 26 jours)
Couronnement : 25 décembre 1066 en l’abbaye de Westminster
Précédesseur : Harold II
Successeur : Guillaume II

*  Duc de Normandie : 3 juillet 1035-9 septembre 1087 (52 ans 2 mois et 6 jours)
Prédécesseur : Robert le Magnifique
Successeur : Robert II

Dynastie : Normands
Date et lieu de naissance : vers 1027, Falaise (Normandie)
Date et lieu de décès : 9 septembre 1087, Rouen (Normandie)
Sépulture : Abbaye aux Hommes (Caen)

Père : Robert le Magnifique
Mère : Arlette de Falaise
Conjoint : Mathilde de Flandre
Enfants :
• Robert Courteheuse
• Guillaume II
• Adèle d’Angleterre
• Henri Ier

Religion : Catholicisme





(18) Robert de Hauteville dit Robert Guiscard

Titre : duc d’Apulie, de Calabre et de sicile (1062-17 juillet 1085)
Successeur : Roger Ier de Sicile et Bohémond de Tarente
Dynastie : Hauteville
Nom de naissance : Robert de Hauteville
Surnom : l’Avisé
Père : Tancrède de Hauteville
Mère : Frédésende
Conjoints :
• Aubrée de Buonalbergo
• Sykelgaite de Salerne
Enfants :
• Bohémond de Tarente
• Roger Borsa
• Gui d’Amalfi
• Emma
• Robert Scalio
• Guillaume
• Héria
• Sybille
• Mahaut de Pouille







(19)  la bataille de Lechfeld eut lieu le 10 août 955 en Souabe. Elle opposa les Magyars, cavaliers finno-ougriens installés depuis 895 à la place des Avars dans le bassin du moyen-Danube et commandés par leur horka Bulcsú, aux armées carolingiennes commandées par le futur empereur Otton le Grand.










(20)  Alfred le Grand

Titre : roi de Wessex puis des Anglo-Saxons : 23 avril 871 – 26 ocotobre 899 (28 ans 6 mois et 3 jours)
Prédécesseur : Æthered de Wessex
Successeur : Edouard l’Ancien

Dynastie : Maison de Wessex
Date et lieu de naissance : entre 846 et 849, Wantage, Berkshire
Date de décès : 25,26 ou 28 octobre 899
Père : Æthelwulf
Mère : Osburga
Conjoint : Ealhswith
Enfants :
• Æfthryth
• Æthelflæd
• Ethelgiva
• Edouard l’Ancien
• Æthelweard
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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:52

(21) une bonne partie :
Le Danelaw (ou Danelagh ; Dena lagu en viel anglais Danelov en danois), tel que défini dans la chronique anglo-saxonne, est le nom donné à la partie de la Grande-Bretagne où s’appliquait la loi (law) des « Danois » (Dane), les envahisseurs vikings venus du Danemark (ainsi que de Norvège) et où cette loi supplantait celle des Anglo-Saxons. Les historiens modernes ont donné à ce terme un sens géographique : le Danelow s’étendait sur le nord et l’est de l’Angleterre.
[…]


L’Angleterre vers 886 ; le Danelaw est en violet








(22) Kenneth Mac Alpin.
Kenneth Ier d’Ecosse (en gaélique : Cináed mac Ailpin et gaélique écossais : Coinneach mac Ailpein, anglicisé en Kenneth MacAlpin), mort le 8 ou 13 février 858, roi des Pictes et des Scots considéré comme le fondateur de la monarchie écossaise. Le Duan Albanach lui attribue un règne de trente ans sur les Scots et la Chronique picte un règne de seize ans sur les Pictes.
Son frère, Donald Ier, lui succède selon la règle de la tanistrie (a). Kenneth laissa toutefois deux fils qui accéderont au trône après 862 et deux filles :
• constantin
• Áed
• Une fille anonume qui épouse Run, roi de Strathclyde dont Eochaid
• Máel Muire (†913) qui épouse successivement deux Ard ri Erenn des Ui Néil du Nord et du Sud.


(a) la tanistrie est une loi de succession coutumière qui fut pratiquée sous une forme ou sous une autre par certains groupes celtes et pictes. Elle fut également une coutume germanique durant le Moyen Âge.
Suivant cette coutume, le successeur d’un roi ou d’un chef de clan doit être choisi parmi sa parenté, mais de préférence parmi des collatéraux (frères, cousins, neveux) plutôt que parmi ses descendants directs. Le successeur est en général choisi du vivant du chef précédent et est alors appelé tanist. La loi précise généralement que le tanist (Scots, tànaise), ne doit souffrit d’aucune infirmité mentale ou physique, et qu’il doit être reconnu comme le plus méritant parmi les candidats. Suivant les cas, il est choisi par le roi précédent lui-même ou par un conseil des anciens, des chefs et des princes.







(23) Alba est le nom gaélique, gallois, cornique et breton de l’Ecosse. L’irlandais utilise également le mot Alba, alors que le vieux gaélique emploie le terme Albu.

Le terme Alba vient d’un mot celte désignant l’ensemble de l’île de Grande-Bretagne, ceci bien avant l’utilisation du terme classique d’Albion. Il fut employé dans ce sens jusqu’au IXe siècle et au Xe siècle, avant de désigner uniquement les royaumes des Pictes et des Scots (Pictavia et Dál Riata), situés au nord de la rivière Forth et de l’estuaire de la Clyde, unifiés par Kenneth Mac Alpin.

Avec le temps, ce royaume en incorpora d’autres situés plus au sud. Son nom se latinisa au Haut Moyen Âge pour devenir Albania. Il n’est pas très clair quand à savoir si le terme Albania, partage la même étymologie que l’Albanie moderne ou l’Albanie du Caucase.


(24) la dynastie ottonienne : les Ottoniens sont une famille de rois germaniques qui doivent leur nom à Otton Ier du Saint-Empire, fils d’Henri Ier de Germanie. A partir du royaume de Germanie et des restes orientaux de l’Empire d’Occident, ils vont fonder le Saint-Empire romain germanique et conserver la dignité impériale de 962 à 1024.






(25) le royaume de Germanie est un Etat médiéval, constitué à partir de la Francie Orientale au Xe siècle. La partie orientale du partage de Verdun de 843 ne fut jamais entièrement franque et regroupait des Saxons, des Bavarois, des Thuringes et des Alamans. Lorsque la couronne passa à une dynastie non-franque, les Ottoniens, le terme royaume des Teutons ou Royaume Teutonique fut utilisé. […]







(26) Le Saint-Empire romain est un regroupement politique de terres d’Europe occidentale et centrale au Moyen Âge, dirigé par l’Empereur des Romains mais aujourd’hui disparu. Il se considérait, du Xe siècle jusqu’à sa suppression par Napoléon, comme le continuateur légitime de l’Empire d’Occident des Carolingiens, mais également de l’Empire romain. L’adjectif Saint n’apparaît que sous le règne de Frédéric Barberousse (attesté en 1157) pour légitimer le pouvoir de manière divine. […]






(27) Le royaume de León, une des 15 grandes anciennes divisions de l’Espagne et du Portugal, fut un des royaumes médiévaux de la Péninsule Ibérique, successeur du royaume des Asturies, qui eut un rôle dans la Reconquista et la formation des royaumes chrétiens successifs de l’occident péninsulaire.


La péninsule ibérique vers 1030 ; le León est en jaune







(28) le royaume de Navarre est un royaume médiéval fondé en 824 par les Vascons, dont le premier roi est Eneko Arista, premier d’une lignée de 16 rois basques qui régneront sur le Royaume jusqu’en 1234. Attaquée depuis trois siècles au nord des Pyrénées, dans le duché de Vasconie par les Francs, et au sud par les Wisigoth, puis les Omeyyades (musulmans), la Vasconie est réduite au petit royaume de Pampelune, terres ancestrales du Saltus Vasconum.
La Haute-Navarre fut conquise en 1512 par le royaume d’Aragon – et fut intégrée en 1516 dans l’actuel royaume d’Espagne – et l’autre partie (Basse-Navarre), restée indépendante, fut unie à la couronne de France à partir de 1589 – d’où le titre de « roi de France et de Navarre » que portait Henri IV.
La langue vernaculaire des Navarrais était le basque. Le gascon fut utilisé par quelques populations citadines au nord et le castillan dans l’extrême sud (tudela) de la Navarre actuelle.

La Navarre historique s’étire de part et d’autre de la chaîne pyrénéenne. Elle était divisée en six merindades (circonscriptions administratives et judicaires) : Pampelune, Tudela, Estella, Olite, Sangüesa et Saint-Jean-de-Port, cette dernière n’ayant pas en réalité bénéficié du statut de merindad.



La péninsule ibérique en 1030 : plus grande extension de la Navarre (orange foncé)







(29) l’histoire de la Suède à proprement parler commence au VIIIe siècle, avec l’apparition des premières sources écrites. C’est le début de l’âge des Vikings, durant lequel les Suédois (Varègues) sont principalement actifs vers l’Orient, commerçant avec les peuples slaves de Russie et poussant leurs expéditions jusqu’à Constantinople et Bagdad.
L’unification de la Suède en royaume se produit au Xe siècle, plus tardivement que celles du Danemark et de la Norvège. Le pays se convertit également au christianisme à partir du règne d’Olof Skötkonung. […]






(30) le Danemark
, en forme longue, le Royaume de Danemark, en danois Danmark, ou Kongeriget Danmark, est un pays d’Europe du Nord, et le plus petit des pays scandinaves.
Le Jutland et les îles danoises sont peuplés depuis plusieurs milliers d’années. L’unité du Danemark fut réalisée par Harald « à la dent bleue » (Harald Blatand) vers 980. Jusqu’au XIe siècle, les Danois participèrent aux expéditions vikings, colonisant, commerçant et pillant partout en Europe.

Le Danemark a longtemps tenu un rôle majeur en Europe du Nord. A un moment ou à un autre, le royaume contrôla l’Angleterre, la Suède, la Norvège, la mer Baltique et des territoires en Allemagne. La partie sud de la Suède moderne, appelée Scannie, fut partie intégrante du Danemark jusqu’au traité de Roskilde en 1658. La concrétisation de cette puissance s’est traduite par l’Union scandinave scellée à Kalmar en 1397 qui réunit sous l’autorité de la reine Marguerite, le Danemark, la Suède et la Norvège. Si la Suède chercha rapidement à recouvrer son indépendance grâce à Gustave Vasa en 1523, notamment en mettant à profit le conflit entre la noblesse danoise et le roi Christian II, l’union avec la Norvège n’a été dissoute qu’en 1814 après la chute de Napoléon avec qui Frédéric VI s’était allié. […]






(31) l’histoire de la Norvège est largement liée à celle du reste de la Scandinavie, mais sa situation à l’ouest de cette péninsule lui confère une longue façade maritime donnant sur l’océan Atlantique à travers la mer du Nord et la mer de Norvège, ce qui fait l’originalité de son histoire par rapport à ses voisins. Peuplée par les Samis ou lapons ainsi que par des peuples germaniques, elle fait partie des territoires d’origine des Vikings. Le royaume de Norvège, constitué vers l’an mille, forme pendant plusieurs siècles trois unions personnelles successives avec le Danemark et la Suède, puis le Danemark seul puis la Suède seule. […]







(32) Léon VI
, dit le Sage ou le Philosophe. Surnommé « le Sage » à cause de ses travaux dans les domaines du droit et de l’art militaire, il fut l’élève du savant patriarche Photios.

Titre : Empereur byzantin
Règne : 29 août 886 – 11 mai 912 (25 ans 8 mois et 12 jours)
Période : Macédonien
Précédé par : Basile Ier
Suivi de : Alexandre

Naissance :
19 octobre 866 (Constantinople)
Décès : 11 mai 912 (à 45 ans) (Constantinople)
Père : Basile Ier (ou Michel III ?)
Mère : Eudocie Ingérina
Epouses :
• Théophanô Martinakia (886) († 10 novembre 896)
• Zoé Tzaoutzina (sa maitresse) (898) (†899)
• Eudocie Baïana (900)
• Zoé Carbonopsina (morte en 919)

Descendance :

De son premier mariage :
• Eudonie, morte vers 896

De son deuxième mariage :
• Anne, née fin 887, morte en 903, épousée fin 900 Louis III l’Aveugle, empereur d’Occident.

De son troisième mariage :
• Basile, né et mort en avril 901

De son quatrième mariage :
• Anne, née en 903
• Hélène, née en 904
• Constantin VII, né le 3 septembre 905 et mort en 959







(33) Constantin VII Porphrogénète

Titre : Empereur byzantin
Règne : 6 juin 913 – 9 septembre 959 (46 ans 5 mois et 3 jours)
Période : Macédonien
Précédé par : Alexandre
Co-empereur :
- Romain Ier Lécapène (920-944)
- Christophe Lécapène (921-931)
- Etienne Lécapène (924-945)
- Constantin Lécapène (924-945)
Suivi de : Romain II

Naissance : 3 septembre 905 (Constantinople)
Décès : 9 novembre 959 (à 54 ans) (Constantinople)
Père : Léon VI le Sage
Mère : Zoé Carbonopsina
Epouse : Hélène Lécapène (mariage le 4 mai 919), fille de Romain Lécapène
Descendance :
• Romain II
• Zoé
• Agathe
• Théophano
• Anne
• Théodora qui épouse en novembre 970, Jean Ier Tzimiskès

Les 5 filles de l’empereur sont enfermées par leur frère Romain II dans le monasètre de Kanikleios puis transférées les unes au monastères d’Antiochos et les autres dans celui de Myrelaion et tondue moniales par l’abbé Jean de Stoudios. Romain II leur fait la même pension qu’au palais impérial mais elles rejettent l’habit monastique.




(34) la dynastie macédonienne régna sur l’Empire byzantin du IXe au XIe siècle, entre 867 et 1056. C’est en fait une famille d’origine arménienne qui est peut-être une branche cadette de la famille noble arménienne des Mamikonien. Le père de Basile Ier, installé à Andrinople, fut déporté par les Bulgares en 813 vers la Macédoine, d’où le nom qui fut ensuite attribué à la dynastie.





(35) Basile II le Bulgaroctone est un empereur byzantin de 960 à 1025, né vers 958, mort le 15 décembre 1025, fils de Romain II et de Théophano. C’est la figure la plus marquante de la dynastie dite « macédonienne » installée sur la trône par Basile Ier, issue d’une famille d’origine arménienne établie en Macédoine.
Il fut co-empereur (22 avril 960-10janvier976) avec Constantin VIII (962-1028), Nicéphone II Phocas (963-969) et Jean II Tzimiskès (969-976) et empereur du 10 janvier 976 au 15 décembre 1025.






(36) Les Moraves :
La Moravie est une région d’Europe centrale, formant aujourd’hui la partie orientale de la République tchèque. Ses villes principales sont Brno et Olomouc. Dans le premier tiers du XIe siècle, la Moravie est rattachée à la Bohême. Elle prend le nom de margraviat de Moravie en usage jusqu’au XXe siècle ou du duché de Méranie






(37) La Rus’de Kiev, appelée aussi Russie kiévienne, principauté de Kiev ou Ruthénie prémongole, est une principauté slave orientale qui a existé du milieu du IXe siècle au milieu du XIIIe siècle, se désagrégeant en une multitude de principautés avant de disparaitre formellement du fait de l’invasion mongole de 1240. La Rus’ est la plus ancienne entité politique commune à l’histoire des trois Etats slaves orientaux modernes : Biélorussie, Russie et Ukraine.

Fondée à l’origine par les Varègues, selon la légende par le chef Riourik, et centrée sur Novgorod, la Rus ‘ tire son nom du terme varègue ‘rodslagen’ (« le pays du gouvernail »).
A la fin du IXe siècle, la capitale s’installe à Kiev, cité slave rendant jusqu’à la hommage aux Khazars, prise par les Varègues en 864. Au XIe siècle, la Rus’de Kiev est l’Etat d’Europe le plus étendu, s’étendant jusqu’à la mer Noire, à la Volga, et au Royaume de Pologne et à ce qui deviendra le Grand-Duché de Lituanie. La Rus’ est alors culturellement et ethniquement diverse, comprenant des populations Slaves, germaniques, finno-ougriennes et baltes.

La Rus’de Kiev est d’abord dirigée par une dynastie d’origine scandinave, les Riourikides, rapidement slavisée. Les règnes de Vladimir le Grand (980-1015) et de son fils Iaroslav le Sage (1019-1054) constituent l’âge d’or de la Rus’, convertie à l’ortodoxie et dotée des premiers écrits slaves, notamment des codes juridiques, telle que la Roussikaïa Pravda (« le Droit russe »). Une princesse riourikide devient reine de France sous le nom d’Anne de Kiev, épouse du roi de France Henri Ier.

Cet essor est dû aux voies commerciales entre la Scandinavie, fournisseurs de bois, de peaux et surtout d’ambre, et Constantinople, avec la cire d’abeille, le miel, les soieries, l’or. La Rus’ contrôle en effet deux routes commerciales importantes :
• La route commerciale de la Volga, de la mer Baltique à l’Orient, en passant par la Caspienne ;
• La route commerciale du Dniepr, de la mer Baltique à l’Empire byzantin, en passant par la mer Noire.






(38) la Grande-Moravie était un royaume slave. De 833 jusqu’au début du Xe siècle, il s’étendit sur les territoires des actuelles République Tchèque, Allemagne orientale, Slovaquie et Hongrie nord-occidentale, le sud de la Pologne avec la région de Cracovie et l’ouest de l’Ukraine avec la Galicie. […]







(39) le Premier Empire Bulgare désigne l’état médiéval chrétien et multiethnique qui succéda au IXe siècle, à la suite de la conversion au christianisme du Khan Boris, au Khanat bulgare du Danube (681-864), fondé dans le bassin du bas-Danube.
Le Premier Empire bulgare disparut en 1018, son territoire au sud du Danube étant réintégré dans l’Empire byzantin. A son apogée, il s’étendait de l’actuelle Budapest à la mer Noire, et du Dniepr à l’Adriatique. Après sa disparition, un Second Empire Bulgare renaquit en 1187.






(40) Le royaume de Pologne
des premiers Piasts désigne l’Etat polonais dans les années comprises entre le couronnement, en 1025, de Boleslas Ier dit Boloeslas le Vaillant, et la mort de bolestas III dit Bouche-Torse en 1138. La base légale pour l’existence de ce royaume chrétien a été établie en l’an 1000 pendant le Congrès de Gniezno, quand la Pologne a été reconnue comme Etat par le Saint-Empire et le Pape Sylvestre II.






(41) Le royaume de Hongrie fut le régime politique de l’Etat hongrois de l’an 1001 à 1946 à l’exception d’un court intermède républicain en 1918 et 1919.
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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:53








Peu de grands bâtiments en pierre furent construits entres les IVe et VIII siècles mais l’Empire carolingien raviva le concept de basilique dont la principale caractéristique était la présence d’un transept (1) perpendiculaire à la nef. Elles comportaient également une tour-lanterne (2) au-dessus de la croisée du transept (3) et une façade monumentale généralement située à l’extrémité ouest du bâtiment. La cour de Charlemagne semble avoir été responsable de l’introduction des sculptures monumentales dans l’art chrétien et à la fin du  Haut Moyen Âge, les représentations humaines presque grandeur nature comma la croix de Gero (4) s’étaient répandues dans les plus grandes églises

L’art carolingien était destiné à un petit groupe de personnes appartenant à la cour qu’aux monastères et aux églises qu’elle soutenait. La volonté carolingienne était de retrouver les formes et la splendeur de l’art romain et byzantin, tandis que l’art anglo-saxon cherchait à associer cherchait à associer les formes et les motifs celtiques avec ceux venant de la méditerranée. Les œuvres religieuses du Haut Moyen Âge qui nous sont parvenus sont essentiellement des manuscrits enluminés  et des ivoires utilisés dans des pièces d’orfèvrerie qui ont depuis été fondues. Les objets en métaux précieux étaient les plus prestigieux mais ils ont presque tous été perdus hormis quelques croix comme la croix de Lothaire (5) et des reliquaires. D’autres ont été retrouvés lors de découvertes archéologiques comme les trésors de Sutton Hoo (6) en Angleterre anglo-saxonne, de Gourdon (7) en France mérovingienne, de Guarrazar (Cool en Espagne wisigothique et de Nagyszentmiklós (9) en Roumanie près du territoire byzantin. De nombreux livres enluminés nous sont parvenus comme le livre de Kells (10)  et les évangiles de Lindisfarne (11) anglo-saxons ou le Codex Aureus de Saint-Emmeran (12) carolingien qui est l’un des rares à avoir conservé sa première couverture en or et incrustée de pierres précieuses.









NOTES :


(1)  Le transept
est une nef transversale qui coupe à angle droit la nef principale d’une église et qui lui donne ainsi la forme symbolique d’une croix latine.









(2)  une Tour-lanterne est une tour d’édifice majoritairement religieux, comportant des ouvertures par lesquelles la lumière peut pénétrer dans l’édifice, d’où son nom de « lanterne ».


Tour-lanterne de l’église abbatiale de la Trinité de Fécamp, haute de 65 mètres




(3)  en architecture, la croisée du transept est la partie du plan d’une église située à l’intersection du transept et du vaisseau principal de la nef.
La croisée des grandes églises de l’époque romane, mais aussi de l’époque gothique en Normandie et en Angleterre est fréquemment surmontée d’une tour-lanterne.


Représentation schématique e la croisée du transept



Voûtes de la croisée du transept de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens.




(4) la Croix de Gero
de la cathédrale de Cologne est le plus ancien des crucifix de grande dimensions conservé en Europe au nord des Alpes. Réalisé à la fin du Xe siècle, sous la dynastie Ottonienne, il est connu comme l’une des premières sculptures monumentales du Moyen Âge.



La croix de Gero de la cathédrale de Cologne, Allemagne, vers 965-970





(5) La croix de Lothaire est une croix processionnelle conservée au trésor de la cathédrale d’Aix-la-Chapelle. Réalisée vers l’an mille, en 984, elle compte parmi les chefs-d’œuvre de l’art ottonien.








(6)  Sutton Hoo, près de Woodbridge (Suffolk, Royaume-Uni), est un site archéologique anglo-saxon où ont été mis au jour  en 1939 un cimetière et un bateau funéraire datant du début du VIIe siècle.

Son âge, sa taille, sa richesse, sa beauté, sa rareté et son importance historique font de Sutton Hoo l’une des plus grandes découvertes archéologiques en Angleterre. Le site apporte un éclairage sur une période du Haut Moyen Âge anglais jusque-là pauvre en documents ou objets, car le bateau-tombe contient un grand nombre d’artefacts.






(7) Le trésor de Gourdon est un ensemble de pièces d’orfèvrerie et de monnaies découvert en 1845 à Goudron, en Saône-et-Loire et actuellement conservé au cabinet des médailles de la bibliothèque nationale de France pour l’orfèvrerie. Il se compose d’un calice, d’une patène en or cloisonné d’émaux et de grenats ainsi que de 104 monnaies, également en or, qui permettent de le dater de la période mérovingienne.



Patène et calice du trésor de Gourdon





(Cool  Le trésor de Guarrazar
est une découverte archéologique du XIXe siècle composée originellement de vingt-six couronnes votives et croix en or qui avaient été offertes à l’église catholique romaine par les rois wisigoths au VIIe siècle en Espagne, comme témoignage d’orthodoxie de leur foi et de leur soumission à la hiérarchie ecclésiastique.



Couronne votive de recceswinth.





(9) le trésor de Nagyszentmiklós est la découverte archéologique en 1799 à Nagyszentmiklós de 23 ases d’or médiéval pour un total de 9,945 kg.
Il est exposé au Kunsthistorisches Museum de Vienne en Autriche où le trésor a été transféré puisque c’était la capitale de l’Empire des Habsbourg.



Vases du trésor de Nagyszentmiklós





(10) Le Livre de Kells (Book of Kells en anglais ; Leabhar Cheanannais en irlandais), également connu sous le nom de Grand Evangéliaire de Saint Colomba, est un manuscrit illustré de motifs ornementaux et réalisé par des moines de culture celtique aux alentours de l'année’800.

Considéré comme un chef-d’œuvre du christianisme irlandais et de l’art irlando-saxon, il constitue malgré son inachèvement l’un des plus somptueux manuscrits enluminés ayant pu survivre à l’époque du Moyen Âge. En raison de sa grande beauté et de l’excellence technique de sa finition, le manuscrit est considéré par beaucoup de spécialistes comme l’un des plus remarquables vestiges de l’art religieux médiéval. Rédigé en langue latine, le Livre de Kells contient les quatre Evangiles du Nouveau Testament ainsi que des notes liminaires et explicatives, l’ensemble étant accompagné de nombreuses illustrations et enluminures colorées. Le manuscrit fait aujourd’hui l’objet d’une exposition permanente à la bibliothèque du Trinity College de Dublin, en Irlande sous la référence MS58.



Incipit de l’évangile selon Jean






(11) Les Evangiles de Lindisfarne (Lindisfarme Gospels en anglais) sont un manuscrit enluminé en latin. Ils  comprennent les quatre Evangiles du Nouveau Testament et ont été réalisés à Lindisfarne, dans le royaume de Northumbrie, entre la fin du VIIe et le début du VIIIe siècle. Le manuscrit de Lindisfarne est généralement considéré comme le plus bel exemple de l’art religieux si particulier de ce royaume, qui combine des influences celtiques et anglo-saxonnes et en fait la symbiose dans un « art irlando-saxon ».



Incipit de l’Evangile selon Matthieu,






(12)  Le Codex Aureus de Saint-Emmeran
est un livre enluminé du IXe siècle. Il mesure 420 mm sur 330 mm et comprend 126 folios de vélin.

Il a été composé vers l’an 870, peut-être à Saint-Denis ; il contient le texte des quatre Evangiles avec sept miniatures en pleine page (une 8ème miniature est ajoutée au Xe siècle), douze canons de concordance et dix pages ornementales. Le texte en latin est rédigé en onciales dorées.



Plaque supérieure du Codex Aureus


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MessageSujet: Re: Haut Moyen Âge   Mer 17 Fév - 1:53





Durant le Bas-Empire, les Romains cherchèrent à développer une force de cavalerie efficace et la création d’unités de cataphractaires (1) lourdement protégés d’inspiration orientale fut une des solutions proposées. Cependant, en l’absence d’étrier, qui ne fut introduit en Europe que vers le VIIIe siècle, l’efficacité de la cavalerie en tant qu’unité de choc (2) était limitée car il n’était pas possible de transférer toute l’énergie du cavalier et de sa monture dans les coups portés sans risquer d’être désarçonné. La cavalerie était donc essentiellement légère (3) et était souvent composée d’archers équipés de puissants arcs composites (4).

La composition des armées barbares n’était pas uniforme et certaines tribus comme les Anglo-Saxons étaient majoritairement composées de fantassins tandis que les Wisigoths et les Vandales intégraient une plus grande proportion de cavaliers. L’importance de l’infanterie et de la cavalerie légère commença à décliner au début de la période carolingienne du fait de la domination croissante de la cavalerie lourde grâce à l’utilisation des étriers. Une autre avancée technologique qui eut des implications au-delà du domaine militaire fut le fer à cheval qui permit aux chevaux d’être utilisés sur tous les types de terrains. L’art de la guerre fut également marqué par l’évolution de la spatha (5) romaine qui s’allongea et s’affina pour donner naissance à l’épée médiévale tandis que l’armure d’écailles fut progressivement remplacée par la cotte de mailles (6) et l’armure lamellaire plus flexibles. L’emploi de milices (7) levées parmi la population déclina durant la période carolingienne avec une plus grande professionnalisation de l’armée. Une exception fut l’Angleterre anglo-saxonne où les armées restaient composées de levées régionales appelées fyrds (08) commandés par les élites locales.








NOTES



(1) un cataphractaire était une forme de cavalerie lourde utilisée dans les guerres antiques par un grand nombre de peuple d’Eurasie occidentale le terme français est dérivé du grec kataphractos, qui signifie littéralement « totalement protégé ». le terme « cataphracte » peut également être rencontré en référence à l’armure portée par les cataphractaires.
Historiquement, les cataphractaires étaient des cavaliers très lourdement protégés dont le cavalier et sa monture étaient recouverts de la tête aux pieds par une cotte de mailles et étaient armés avec une longue lance appelé contus. Les cataphractaires servirent dans les armées de l’Antiquité comme une troupe de choc destinée à briser les formations d’infanterie adverse. Décrits par de nombreux historiens depuis le début de l’Antiquité classique jusqu’au Haut Moyen Âge, ils ont en partie donna naissance à la Féodalité en Europe et sont les ancêtres des chevaliers et des paladins du Moyen Âge.  […]



Reconstitution d’un cataphractaire sassanide





(2) unité de choc :
le terme de cavalerie lourde, dite aussi grosse cavalerie ou cavalerie pesante, désigne l’ensemble des unités de cavalerie lourdement armées et équipées par opposition à celui de cavalerie légère. Cette subdivision de la cavalerie est la lointaine héritière des cataphractaires antiques et de la chevalerie en Europe.






(3) la cavalerie légère désigne des troupes militaires montées équipées d’armures et armes légères. Ils s’opposaient ainsi à la cavalerie lourde, dont les hommes (et parfois les chevaux) étaient protégés d’armures épaisses.

La cavalerie légère était principalement utilisée dans des missions de reconnaissance, pour harceler l’ennemi, ou mener des raids. Elle était aussi longtemps l’un des principaux moyens de communication entre différentes formations, ou le front et le commandement.





(4) un arc composite est le nom générique donné à un type d’arc fabriqué à partir de matériaux disparates assemblés selon une technique semblable, commune à différentes peuplades d’Extrême Orient, d’Asie Centrale, et du Moyen-Orient. Il est reconnu comme l’arc le plus puissant, et par conséquent, l’arme de projection la plus puissante avant l’avènement de la poudre à canon.


Réplique d’un arc composite des peuples d’Asie Centrale






(5) Spatha
est le nom grec (spathê) de l’épée longue, utilisé pour désigner l’épée longue romaine tardive, l’épée des grandes invasions et l’épée mérovingienne. Elle se caractérise par une large lame ainsi que par une garde étroite et plate.



Reconstitution d’une spathe






(6)  une cotte de mailles
est un vêtement constitué de mailles reliés entre elles afin de former une protection individuelle corporelle. Grâce à  ce montage, elle conserve une certaine souplesse. Elle diffère de la broigne, dont les mailles sont fixées à un vêtement servant de support.




Cotte de maille exposée au musée national
du Moyen Âge (Paris, France)








(7) Les milices sont des polices parallèles et des forces supplétives de l’armée.

Dans les pays de l’ex-bloc soviétique, la milice est l’organisation chargée du maintien de l’ordre public, l’équivalent de la police.
Le nom est donné aussi à des groupes de personnes créés ponctuellement pour maintenir l’ordre, notamment en cas de troubles civils, ou pour combattre.
Au Moyen Âge, les milices communales françaises se distinguèrent à la bataille de Bouvines, les milices communales flamandes à  la bataille de Courtrai.






(08) Le fyrd est une milice d’hommes libres mobilisée au niveau des comtés à l’époque anglo-saxonne et dans les premières décennies de la période anglo-normande de l’histoire de l’Angleterre.

Le service au sein du fyrd est considéré comme l’une des trois principales obligations de la population du royaume, ou trinoda necessitas, avec l’entretien des ponts et chaussées et la construction et la maintenance des fortifications. Le code de lois du roi Ina de Wessex, promulgué dans les dernières années du VIIe siècle, décrit les peines encourues par les hommes qui ne répondent pas au service militaire : 120 shillings d’amende pour un noble pourvu de terres, 60 pour un noble non pourvu de terres, et 30  pour un simple ceorl.
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