Le grenier de l'histoire, des mystères, de l'insolites et du féérique

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 INTRODUCTION

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Lanaelle
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MessageSujet: INTRODUCTION   Mer 17 Fév - 1:55







Le Moyen Âge est une période de l’histoire de l’Europe, s’étendant du Ve siècle au XVe siècle, qui débuta avec le déclin de l’Empire romain d’occident (1) et se termina par la Renaissance (2) et les Grandes découvertes (3) Située entre l’Antiquité (4) et l’époque moderne (5), la période est subdivisée entre le haut Moyen Âge (VIe –Xe siècle) (6), le Moyen Âge central (XIe – XIIIe siècle) (7) et le Moyen Âge tardif (XIVe – XVe siècle) (08).


La dépopulaton, la désurbanisation et les migrations de l’Antiquité tardive (9) se poursuivirent durant le Haut Moyen Âge et les envahisseurs barbares (10) fondèrent de nouveaux royaumes sur les territoires de l’ancien Empire romain d’Occident. Même si la période fut marquée par de profonds changements sociétaux et politiques, la rupture avec l’Antiquité classique (11) ne fut pas complète. La partie orientale de l’Empire romain (12) survécut aux bouleversements géopolitiques de la période et resta une puissance de premier plan sous le nom d’Empire Byzantin (13). Il perdit cependant une grande partie de ses territoires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord au profit des califats musulmans (14) au VIIe siècle. A l’ouest, la plupart des royaumes incorporèrent de nombreuses institutions romaines, tandis que l’expansion du christianisme fut marqué par la construction de nombreux monastères (15). Sous la dynastie carolingienne (16), les Francs (17) établirent un empire couvrant la plus grande partie de l’Occident chrétien (18) au IXe siècle avant de décliner du fait des tensions internes et des attaques vikings (19) au Nord, hongroise (20) à l’Est et sarrasines (21) au Sud.


Après l’an mil, durant le Moyen Âge central, la population européenne augmenta fortement grâce à des innovations technologiques, qui permirent un accroissement des rendements agricoles. La société se réorganisa selon les systèmes de la seigneurie (22), l’organisation des paysans en communautés cultivant la terre pour le compte de nobles, et de la féodalité (23), la structure politique par laquelle les chevaliers (24) et la basse-noblesse servaient dans l’armée de leur suzerain (25) en échange du droit d’exploiter leurs fiefs (26). Cette dernière institution connut un déclin à la fin du Moyen Âge du fait des efforts de centralisation menés par les différents souverains dont l’autorité se renforça au dépend de celle des seigneurs locaux. Les croisades (27), lancées pour la première fois au XIe siècle étaient des expéditions militaires menées au nom de la foi catholique ; elles étaient principalement destinées à reprendre le contrôle de la Terre Sainte (28) aux musulmans mais visèrent également les croyances jugées hérétiques en Europe. La vie intellectuelle fut marquée par la scolastique (29) cherchant à concilier la foi  et la raison et par l’apparition d’universités dans les grandes villes. La philosophie de Thomas d’Aquin (30), les peintures de Giotto (31), la poésie de Dante (32) et de Chaucer (33), les récits de Marco Polo (34) et l’architecture des grandes cathédrales gothiques comme celle de Chartres sont parmi les plus grandes réalisations de cette période.


Le Moyen Âge tardif fut marqué par des famines, la Peste noire et les guerres qui réduisirent fortement la population de l’Europe occidentale tandis que l’Eglise catholique traversa de profondes crises théologiques. Les changements culturels et technologiques de la période transformèrent néanmoins la société européenne et ouvrirent la voie à la Renaissance et à l’époque moderne.




SOURCES :  Wikipédia








Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Sam 5 Nov - 20:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: INTRODUCTION   Mer 17 Fév - 1:56


NOTES




(1) l’Empire romain d’Occident
fait référence à la partie occidentale de l’Empire romain, à partir de sa division par Dioclétien en 285. Sa capitale fut Milan jusqu’en 402, puis Ravenne





(2) La Renaissance
est une période de l’époque moderne associée à la redécouverte de la littérature, de la philosophie et des sciences de l’Antiquité, qui a pour point de départ la Renaissance italienne. En effet, la Renaissance naquit à Florencee grâce aux artistes qui pouvaient y exprimer librement leur art : une Pré-Renaissance se produisit dans plusieurs villes d’Italie dès les XIIIe et XIVe siècle (Duecento et Trecento), se propagea au XVe siècle dans la plus grande partie de l’Italie, en Espagne, dans certaines enclaves d’Europe du Nord et d’Allemagne, sous la forme de ce que l’on appelle la Première Renaissance (Quattrocento), puis gagna l’ensemble de l’Europe au XVIe siècle (Cinquecento). On parle de Renaissance artistique au sens où les œuvres de cette époque ne s’inspirent plus du Moyen Âge mais l’art gréco-romain.
La Renaissance s’accompagna d’un ensemble de réformes religieuses
[…]




(3) Les Grandes découvertes sont la période historique qui s’étend du début du XVe siècle au début du XVIIe siècle. Durant cette période, les Européens se livrent à l’exploration intensive de la Terre, cartographient la planète et établissent des contacts directs avec l’Afrique, l’Amérique, l’Asie et l’Océanie. L’expression d’Âge des découvertes est également utilisée par les historiens.




(4) L’Antiquité est une époque de l’Histoire. C’est par le développement ou l’adoption de l’écriture que l’Antiquité succède à la Préhistoire : certaines civilisations de ces périodes charnières n’avaient pas d’écriture, mais sont mentionnées dans les écrits d’autres civilisations : on les place dans la Protohistoire. Le passage de la Préhistoire à l’Antiquité s’est donc partout à différentes périodes pour les différents peuples.

De la même manière, l’Antiquité précède soit le Moyen Âge soit l’Epoque moderne, selon la civilisation, et se termine à différentes dates pour différentes régions du monde.

En histoire européenne, l’Antiquité désigne la période des civilisations de l’écriture autour de la mer Méditerranée et au Moyen-Orient, après la Préhistoire, et avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l’Antiquité y commence au IVe millénaire av.J-C. 3500 av. J.-C., 3000 av.J.-C.) avec l’invention de l’écriture en Mésopotamie et en Egypte, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation. La dépositioin du dernier empereur romain d’Occident en 476 est un repère conventionnel pour l’Europe Occidentale, mais d’autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique. Dans une approche eurocentriste, l’Antiquité est souvent réduite à l’Antiquité gréco-romaine dite Antiquité classique.

[…]




(5) L’Epoque moderne – ou les temps modernes – couvre l’époque historique commençant à la fin du Moyen Âge (VIe au XVe siècle), généralement placée en 1453 (chute de Constantinople) ou en 1492 (découverte des Amériques par christophe Colomb). Selon les historiens français, cette période s’arrête avec la Révolution française, marquée généralement en 1789 (début de la Révolution) ou 1792 (proclamation de la Première République) et est suivie par l’époque contemporaine. […]




(6) Le haut Moyen Âge est la première des trois subdivisions principales du Moyen Âge avec le Moyen Âge central et le Moyen Âge tardif. Le Haut Moyen Âge, est une période historique qui commence en 476 par la chute du dernier empereur romain d’Occident, et s’achève en l’an 1000. Il inaugure une époque médiévale durant laquelle la culture latine est transmise dans les monastères le latin vulgaire se mélange progressivement à des dialectes locaux, racines des langues régionales d’Europe du Sud (Occitant, catalan, etc.).




(7) Le Moyen Âge dit « classique » ou « central », qui s’étend aux XIe, XIIe et XIIIe siècles, est la période comprise entre le « Haut Moyen Âge » et le « Bas Moyen Âge ».
Cette époque est marquée par une augmentation rapide de la population en Europe, entrainant des changements sociaux et politiques considérables, profitant à l’économie européenne à partir de 1250.
La crise de la fin du Moyen Âge et la pandémie de peste noire marquent la fin du Moyen Âge classique et voient la stagnation de l’économie ainsi que le déclenchement de plusieurs guerres (dont la guerre de Cent Ans). C’est ce que l’on appelle la « grande dépression médiévale » théorisée par Guy Bois qui marque le début dans l’entrée dans le Moyen Âge tardif par opposition avec la Renaissance.





(08) Le Moyen Âge tardif
, aussi appelé Bas Moyen Âge, est une époque distinguée par l’historiographie pour désigner la fin du Moyen Âge en France, en particulier les XIVe et XVe siècles. Elle précède ainsi la Renaissance en succédant au Moyen Âge central, dit également « classique ».
Pour l’Italie un décalage de deux siècles existe, dû à la pré-renaissance des Duecento et Trecento (XIIIe et XIVe siècle italiens).





(9) L’expression Antiquité tardive est utilisée pour désigner une période de l’histoire européenne qui commence à la fin du IIIe siècle mais dont le terme est beaucoup plus flou. Elle n’est employée qu’en référence aux pays ayant appartenu au monde romain, c’est-à-dire aux régions d’Europe occidentale, orientale et méridionale, d’Asie et d’Afrique autour du bassin méditérannéen mais se prolonge bien au-delà de la fin de l’Empire romain d’Occident en 476.
[…]





(10) Le mot barbare a en français plusieurs significations :

• Un membre des peuples migrateurs qui, sporadiquement depuis le IIIe siècle av. J.-C. (expansion celtique) jusqu’au XIIIe siècle (invasion tatares), mais avec un pic du IVe siècle au VIIe siècle (période dite des « invasions barbares »), ont cherché, venant de l’Europe du Nord ou d’Asie, les ressources et les terres dont ils ne disposaient plus dans leur région d’origine, soit pour des raisons climatiques et environnementales, soit en raison de leur croissance démographique, soit pour en avoir évincés par d’autres peuples ;
• […]







(11) Le terme Antiquité classique s’oppose à Antiquité tardive et renvoie à l’héritage de la civilisation gréco-romaine. Il est surtout employé dans les découpes historiques relatives à l’historiographie anglo-saxone (historiens anglais et américains,etc.) pour décrire l’Antiquité.

On considère que cette période débute avec les poèmes grecs d’Homère, le plus ancien arrivé intact jusqu’à nous (VIIe siècle av. J.-C.), qu’elle englobe la Grèce classique, la période hellénistique, la montée en puissance de Rome, l’essor du christianisme et l’apogée de l’Empire romain, et qu’elle finit avec la dissolution de la culture classique et le début de la période de l’Antiquité tardive (dans les années 300).

Son emploi est une référence pour une Europe des XVIIIe et XIXe siècles, fortement influencée par la classicisme, plus le néoclassicisme dans sa culture, se réinventant une continuation de ce passé par prolongement indirect.






(12) L’Empire romain (en latin : Imperium romanum) est le nom donné par les historiens à la domination romaine antique entre 27 av. J. –C. et 476 ap. J.-C. ; pour la période postérieure, de 476 ap. J. –C. à 1453 ap. J.-C (qui concerne surtout la partie orientale de l’Empire, avec Constantinople pour capitale) les historiens parlent d’Empire byzantin, la distinction entre Empire romain et Empire byzantin et la date à lui assigner, étant une question de convention entre historiens modernes. Durant la période de cinq siècles allant de 27 av. J.-C. à 476 ap. J.-C., l’Etat romain s’est agrandi au point d’englober un territoire allant de la Maurétanie Tingitane (Maroc) jusqu’à la Mésopotamie, et de la Britannie (Angleterre) jusqu’à l’Egypte, créant ainsi l’une des plus grandes entités politiques de l’Histoire, qui influença profondément le monde méditerranéen, sur le plan culturel, linguistique et finalement religieux, tout en assurant la conservation de la civilisation grecque antique reçue en héritage. La période impériale fut aussi un temps de développement des échanges économiques, facilité par la construction d’un important réseau routier qui a existé parfois jusqu’à l’époque moderne. […]






(13) L’Empire bizantin
est le nom de convention donné par les historiens, depuis l’auteur allemand Jérôme Wolf qui en est l’inventeur au XVIe siècle, à la partie orientale de l’Empire romain issue du partage de pouvoir impérial au IVe siècle entre deux empereurs, l’un régnant sur l’Orient (pars orientalis) avec pour capitale Constantinople (anciennement appelée Byzance), l’autre sur la partie occidentale (pars occidentalis) avec comme capitale Milan puis Ravenne c’est la seconde moitié du XIXe siècle que l’appellation « byzantin » se généralise pour l’Empire romain d’Orient, mais en fait, il n’existe pas de fondation ni de début de l’Empire byzantin : la distinction entre Empire romain et Empire byzantin, qui a remplacé l’expression « bas-empire », est une question de convention entre historiens modernes, tout en précisant que ce terme ne désigne pas un autre Etat que l’Etat romain, mais uniquement une période historique de celui-ci. […]





(14) Un califat ou khalifat est le territoire reconnaissant l’autorité d’un calife, successeur de Mahomet, le prophète de l’islam, dans l’exercice politique du pouvoir.
Ce mot sert aussi à désigner le régime politique lui-même et la période pendant laquelle il s’exerce (ex. « pendant le califat de Haroun Al Rachid »)

Plusieurs califats ont existé depuis la fondation de l’islam, à la suite des luttes que se livrèrent les différents prétendants au titre de successeur du prophète Mahomet après les quatres premiers califes, dits « bien guidés ». les plus importants sont :

• Le califat omeyyade de Damas (exilé à Cordoue)
• Le califat abbasside de Bagdad
• Le califat fatimide du Cairie
• Le califat ottoman






(15) les monastères : Le monachisme chrétien est pratiqué de l’Antiquité jusqu’à nos jours. Il trouve son origine dans la tradition évangélique et les pratiques spirituelles orientales. Les moines et les moniales, au sein d’un ordre monastique, suivent en général une règle dont la plus ancienne et la règle de Saint Augustin et la plus répondue celle de Saint Benoit ; ces deux règles, et leurs nombreuses interprétations, ont justifié des modes de vie et d’organisation variés.

La vie monastique, le plus souvent au sein d’un monastère ou d’un couvent, qui peut être une abbaye lorsqu’il est dirigé par un abbé ou une abbesse (de l’araméen abba, père), connait deux formes principales : le cénobitisme (vie en communauté) et l’érémitisme (du grec eremos, désert : vie en solitude)






(16) Les carolingiens (ou carlovingiens jusqu’à la fin du XIXe siècle), forment une dynastie de rois francs qui régnèrent sur l’Europe occidentale de 751 jusqu’au Xe siècle, et dont la généalogie remonte à Saint Arnoul (v. 582-640 ?), évêque de Metz.

Le terme carolingien, en latin médiéval karolingi, est dérivé de Carolus, qui est à la fois le prénom latinisé de Charles Martel (690-741), l’aïeul de cette dynastie, et celui de son petit-fils, Charlemagne (742 ?-814) considéré comme le plus illustre des rois de cette lignée.




(17) Les Francs constituent un peuple germanique apparaissant sous la forme d’une confédération de tribus au moment des grandes invasions. Une partie d’entre eux joue un rôle central dans l’histoire de France, des Pays-Bas, Belgique, Luxemburg et Allemagne à compter de leur sédentarisation en Gaule romaine. Ils ont donné leur nom à la France et aux Français ainsi à nombreuses places et régions d’Allemagne, les plus connus étant la ville de Francfort-sur-le-Main et la région nord de Bavière, Franken, Franconie en français.







(18) L’expression Occident chrétien définit un concept associant une aire géographique : l’ »Occident » à l’Eglise catholique romaine et au protestantisme issu d’une réforme de cette dernière. Il s’agit historiquement d’Etats européen, issus de l’ancien Empire romain d’Occident et qui, d’un point de vue religieux, sont restés sous contrôle de Rome jusqu’à la Réforme.

Ce concept s’est développé à partir des ouvrages de l’historien allemand Hieronymus Wolf au XVIe siècle par opposition à l’Empire romain d’Orient et à sa forme de christianisme orthodoxe. Plus récemment, expression Occident chrétien a pris une connotation géopolitique, servant à distinguer la civilisation d’origine ouest-européenne de toutes les autres.





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MessageSujet: Re: INTRODUCTION   Mer 17 Fév - 1:57

(19) Un viking (vieux narrois víkingr ; pluriel víkingar) est un explorateur, commerçant, pillard mais aussi pirate scandinave au cours d’une période s’étendant du VIIIe au XIe siècle. Par extension, on emploie le terme en français pour désigner la civilisation scandinave de l’âge du fer tardif c’est-à-dire à parti de la fin du IIe siècle à l’âge de fer romain. C’est le point de vue adopté dans une partie du présent article. Ils sont souvent appelés « Normands », c’est-à-dire les « hommes du nord », dans la bibliothèque ancienne.

Contrairement aux autres peuples germaniques de l’Europe plus méridionale, ils sont restés païens jusqu’à la première moitié du Xe siècle. C’est l’une des raisons pour lesquelles il se dégage des textes européens du début du Moyen Âge, une image négative de leur action réduite à des actes de piraterie et de pillages, caractérisés par la violence de leurs raids et leur barbarie païenne. Cependant, la documentation plus contemporaine a permis de nuancer le propos et elle insiste sur l’aspect positif de leur action dans certains cas, car ils furent aussi de grands marins, explorateurs, marchands et guerriers qui atteignirent les côtes atlantiques de l’Europe, la Méditerranée, l’Orient et même l’Amérique (Vinland), tout en établissant parfois au passage des comptoirs commerciaux et des colonies comme sur les Îles Féroé, les Orcades, l’Islande, le Groenland, etc. Ils fondèrent des Etats nouveaux et originaux en Normandie et en Russie. L’Âge viking prit fin à la suite de l’affirmation en Scandinavie de pouvoirs monarchiques centralisateurs et de leur conversion au christianisme.




(20) Hongrois : Les tribus magyares forment le cadre politique du peuple magyar jusqu’à son installation dans le bassin des Carpates et la fondation de la grande-principauté de Hongrie après 895.





(21) Sarrasins ou Sarrazins est l’un des noms donnés durant l’époque médiévale en Europe aux peuples de confession musulmane. On les appelle aussi « Mahométans », « Arabes », « Ismaélites » ou « Agarènes ». D’autres termes sont employé également comme « Maures », qui renvoient aux Berbères de l’Afrique du nord après la conquête musulmane. Le terme « sarrasin » est déjà employé dans la chanson de Rolant (1080 de notre ère), texte dans lequel il s’applique aux Basques. Les mots « islam » et « musulmans » n’existaient pas en Occident médiéval. En français, « musulman » est mentionné pour la première fois en dates, on employait pour désigner la religion musulmane «loi de Mahomet » ou « loi des Sarrasins ».




(22) Une seigneurie
est une institution médiévale et moderne occidentale assurant l’encadrement économique et judiciaire des populations par un individu ou une personne morale n’exerçant pas nécessairement la souveraineté. La seigneurie est une réalité distincte du fief, qui est l’un des modes d’exercice de la seigneurie, avec l’alleu (héritage libre de tous devoirs féodaux).

La seigneurie est un ensemble de terre, c’est-à-dire de propriétés foncières, de droits et de redevances. Elle est dans une certaine mesure, l’héritière de la villa de l’Antiquité tardive en même temps que la résultante de l’éparpillement du pouvoir public avant l’an 1000. La seigneurie est le cadre privilégié par lequel l’aristocratie médiéval assure sa prééminence sociale, économique et politique. La limitation des prérogatives seigneuriales est l’un des biais par lequel le pouvoir des Etats s’affirme à la fin de l’époque médiévale et durant l’époque moderne. Dans certains pays, comme le Royaume Uni, des réalités ressortissant à la seigneurie subsistent encore.

On estime entre 40 000 et 50 000 le nombre de seigneuries en France au XVIIIe siècle.





(23) La féodalité
est un système politique ayant notamment existé en Europe entre le Xe siècle et le XIIe siècle, dans lequel l’autorité centrale s’associe avec les seigneurs locaux et ceux-ci avec leur population selon un système complet d’obligation et de services. […]






(24) la chevalerie est une institution militaire féodale rassemblant à cheval, puis les combattants à cheval, puis les nobles, et à laquelle on accédait par la cérémonie de l’adoubement. Le terme chevalerie, désignant le corps des chevaliers, la cavalerie noble ou la noblesse de souche, est un dérivé du mot cheval, attesté en ancien français dès le XIIe siècle. Le terme sous-entend dès l’origine une forte distinction entre les chevaliers, combattants professionnels d’élite monté à cheval, et les paysans et bourgeois, souvent considérés comme médiocres combattants, qui fournissaient la masse de l’infanterie et, plus tard, de l’artillerie. Ces qualités prêtées aux chevaliers feront très tôt du mot chevalerie un synonyme de hardiesse et de générosité.

La chevalerie a peu à peu développé ses valeurs et ses coutumes propres, sous l’influence notamment de l’Eglise et de la « courtoisie » (la « fin’amor ») des troubadours et des trouvères, eux-mêmes fréquemment issus de la noblesse. D’une fonction militaire au service de la noblesse terrienne, la chevalerie est devenue une fraternité, puis un groupe social, enfin une institution. Certaines traditions sont remarquables, notamment la cérémonie de l’adoubement. Les vertus traditionnelles de la chevalerie, vues par le prisme de la littérature, sont de nobles sentiments tels la piété, l’humilité, la bravoure, la courtoisie, la foi et l’honneur.

Les chevaliers sont des personnages souvent présents dans les romans fantasy puisant leurs sources dans les grands cycles légendaires, la matière de Bretagne (légende arthurienne) et la matière de France (cycle des chansons de gestes carolingiennes).






(25) La suzeraineté est une situation dans laquelle une région ou une nation est tributaire d’une entité plus puissante qui permet au tributaire certaines autonomies domestiques limitées pour contrôler ses affaires étrangères. L’entité plus puissante dans la relation de suzeraineté, ou à la tête de l’Etat de l’entité plus puissante, est ainsi appelé le suzerain.

Dans un système féodal, le suzerain est un seigneur qui octroie un fief à son vassal lors de la cérémonie de l’hommage.

Le terme de suzeraineté a été utilisé pour décrire la relation entre l’Empire ottoman et ses régions environnantes. Il diffère de la souveraineté en cela que le tributaire a quelques autonomies de gouvernance limitées. […]






(26) Le fief, appelé également tenure noble ou terre de noble tenure (car contrairement à une simple tenure, elle exigeait un hommage au suzerain) désigne, durant les époques médiévales, et moderne, un bien ou un revenu immobilier, le bénéfice, la terre, confié à l’origine en rétribution d’un service.

Le fief consistait en générale durant l’époque féodale en une tenure, une terre concédée à un vassal (le feudataire), à la charge de la foi et hommage et, éventuellement, de quelques autres devoirs envers son seigneur. Cette pratique s’est développée au Moyen Âge à la suite de l’éclatement de l’Empire carolingien, et à ensuite présidé à l’établissement d’une aristocratie foncière.

Le mot, sans doute d’origine germanique , est apparu dans le Midi à la fin du IXe siècle (fevum), avec peut-être une confusion avec le mot fiscum (qui désigne à l’époque carolingienne les grands domaines royaux), et une filiation avec beneficium, ce qui évoquerait l’origine « publique » du fief méridional (le beneficium désigne la concession d’une terre fiscale par un agent public en échange de services publics). Il s’étend ensuite aux autres formes de concessions vassaliques et se substitue au mot bénéfice.
Le fief est opposé à l’alleu (a), qui ne relevait d’aucun seigneur et au bien roturier qu’est la censive (b).
Si le fief est constitué, non d’une terre, mais des revenus de cette terre, le vassal, bénéficiaire du fief, est alors chasé sur une terre.

(a) Alleu, alloux ou franc-alleu : du francique alôd, latin allodium, héritage de tous les devoirs féofaux, y compris de droits de mutation appelés lods (d’ailleurs toujours appelés ainsi de nos jours dans le canton de Neuchâtel en Suisse).
(lods :droit casuel consistant en des taxes seigneuriales prélevées à chaque fois qu’une terre censive était vendue)

(b) Le cens et la censive sont deux termes liés à la structure économique de systèmes politiques féodaux :
• Le cens désigne une redevance (« payer le cens »)
• La censive peut être soit le fonds (« posséder/acheter une censive »), soit la redevance (« payer la censive »), synonyme de cens applicable à la terre, soit la façon de posséder le fonds (fonds tenu en censive et non en fief ou en franc-alleu).





(27) Les croisades du Moyen Âge sont des pèlerinages armés, prêchés par le pape, une autorité spirituelle de l’Occident chrétien comme Bernard de Clairvaux ou un souverain comme Frédéric Barberousse.

Elles furent lancées pour restaurer l’accès aux lieux de pèlerinages chrétiens en Terre Sainte, autorisés par les Arabes Abbassides, mais qu’interdirent les Turcs Seldjoucides en 1071 quand ils prirent Jérusalem aux Arabes. […]





(28) La Terre Sainte est le nom donné par les chrétiens à la région où est né et à vécu Jésus-Christ, avec une importance toute particulière accordée à Jérusalem lieu de sa mort et selon la foi chrétienne, de sa résurrection.





(29) La scolastique est la philosophie développée et enseignée au Moyen Âge dans les universités : elle vise à concilier l’apport de la philosophie grecque (particulièrement d’Aristote et des péripatéticiens) avec la théologie chrétienne héritée des Pères de l’Eglise et d’Anselme.





(30) Thomas d’Aquin
(né en 1224/1225 au château de Roccasecca près d’Aquino, en Italie du Sud, mort le 7 mars 1274 à l’abbaye de Fossanova près de Priverno dans le Latium), est un religieux de l’ordre dominicain, célèbre pour son œuvre théologique et philosophique. Considéré comme l’un des principaux maitres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique, il a été canonisé le 18 juillet 1323, puis proclamé docteur de l’Eglise par Pie V, en 1567 et patron des universités, écoles et académies catholiques, par Léon XIII en 1880. Il est également un des patrons des libraires. Il est aussi qualifié du titre de « docteur angélique ». son corps est conservé sous le maitre-autel de l’église de l’ancien couvent des dominicains de Toulouse
[…]








(31) Giotto di bondone ou Ambrogiotto di Bondone (1267 au 1266 à Vespignano ou Romignano – 8 janvier 1337 à Florence) est un peintre, un sculpteur et un architecte italien du Trecento, dont les œuvres sont à l’origine du renouveau de la peinture occidentale. C’est l’influence de sa peinture qui va provoquer le vaste mouvement général de la Renaissance à partir du siècle suivant. […]








(32) Dante Alighieri (Durante degli Alighieri dit « Dante ») est un poète, écrivain et homme politique florentin né entre la mi-mai et la mi-juin 1265 à Florence et mort le 14 septembre 1321 à Ravenne.

« Père de la langue italienne », il est, avec Pétrarque et Boccace, l’une des « trois couronnes » qui imposèrent le toscan comme langue littéraire.

Poète majeur (« il sommo poeta » ou simplement « il poeta ») du Moyen Âge, il est l’auteur de la Divine Comédie, souvent considérée comme la plus grande œuvre écrite dans cet idiome et l’un des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale.









(33) Geoffrey Chaucer
est un écrivain et poète anglais né à Londres dans les années 1340 et mort en 1400 dans cette même ville. Son œuvre la plus célèbre est les Contes de Canterbury. Il est l’un des principaux auteurs de langue anglaise du XIVe siècle avec John Gower, William Langland et le Pearl Poet, et il est largement considéré comme l’un des pères de la littérature anglaise.










(34) Marco Polo (né le 15 septembre 1254 à Venise et mort le 8 janvier 1324 à Venise) était un marchant italien, célèbre pour son intitulé « Livre des Merveilles ». Ce livre a fait connaitre l’Asie aux Européens et a eu un succès considèrable. Marco Polo part avec son père et son oncle Niccolo et Maffeo pour l’Asie où il servit, avec eux, Kubilaï Khan, l’empereur mongol. Après un périple de 26 ans, il est fait prisonnier par les Génois et rédige avec Rustichello de Pise une description des Etats de Kubilaï et de l’Orient. Marié, père de trois filles, il meurt en 1324 et est enterré dans l’église de San Lorenzo à Venise. Il n’est pas le premier européen à atteindre la Chine mais son récit a influencé Christophe Colomb et d’autres voyageurs. Fra Mauro établit sa carte du monde en se basant, en partie, sur son récit.








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MessageSujet: Re: INTRODUCTION   Mer 17 Fév - 1:57







Le Moyen Âge est l’une des trois principales périodes historiques utilisées pour analyser l’histoire de l’Europe avec l’Antiquité et l’époque moderne. Les auteurs médiévaux divisaient l’histoire en périodes inspirées de la Bible comme les « Six Âge du Monde » et considéraient que leur époque était la dernière avant la fin du monde. Lorsqu’ils évoquaient la période dans laquelle ils vivaient, ils la qualifiaient de « moderne ». Dans les années 1330, l’humaniste et poète Pétrarque (35) qualifiait l’époque pré-chrétienne d’antiqua (« ancienne ») et la période chrétienne de nova (« nouvelle »). Le Florentini Leonardo Bruni (36) fut le premier historien à utiliser un découpage en trois périodes dans son Historiarium Florentinarum  de 1442 car il considérait que le développement de l’Italie l’avait fait changer d’époque par rapport à celle de Pétrarque. L’expression de « Moyen Âge » apparut pour la première fois en latin en 1469 sous la forme de media tempestas (« saison intermédiaire ») puis de médium aevum (« moyen âge ») en 1604. La division en trois périodes de l’histoire fut popularisée au XVIIe siècle par Christoph Cellarius (37)  et est depuis devenue la norme.

La date la plus communément admise pour le point de départ du Moyen Âge est l’année 476, quand le dernier empereur romain d’Occident fut déposé, et celle-ci fut proposée pour la première fois par Bruni. La fin du Moyen Âge est généralement située à la fin du XVe siècle mais selon le contexte, la date exacte peut varier. On peut par exemple citer la chute de Constantinople en 1453, le premier voyage de Christophe Colomb en 1492 ou le début de la Réforme protestante en 1517. Les historiens français utilisent souvent la fin de la guerre de Cent Ans en 1453 pour marquer le terme de la période tandis qu’en Grande-Bretagne et en Espagne, c’est respectivement la bataille de Bosworth  en 1485 et la prise de Grenade en 1492 qui sont plus fréquemment mentionnées. Ces dates symboliques ne marquent pas à elles seules un changement d’époque et l’historiographie contemporaine considère que la période de la Renaissance allant du début du XVe siècle au milieu du XVIe siècle marque la transition du Moyen Âge à l’époque moderne. De la même manière, il n’y eut pas de passage brutal de l’Antiquité au Moyen Âge mais un processus assez long appelé Antiquité tardive s’étendant de la fin du IIIe siècle au milieu du VIIe siècle. Une définition plus large est donnée par Jacques Le Goff, défenseur d’un « long Moyen Âge » occidental qui s’étendrait du IVe siècle (l’installation du christianisme) au XVIIIe siècle (la révolution industrielle en Grande-Bretagne et la Révolution française), contestant l’idée que la Renaissance aurait mis fin à la cutlure médiévale.

Le Moyen Âge est lui-même subdivisée en trois parties : le Haut Moyen Âge de la fin du Ve siècle à  la fin du Xe siècle, le Moyen Âge central ou classique du début du XIe siècle à la fin du XIIIe siècle et le Bas Moyen Âge ou Moyen Âge tardif du début du XIVe siècle à la fin du XVIe siècle.







NOTES :


(35)  Francesco Petrarca, en français Pétrarque (Arezzo, 20 juillet 1304 – Arquà, 19 juillet 1374), est un érudit, poète et humaniste italien. Avec Dante Alighieri et Boccace, il compte parmi les premiers grands auteurs de la littérature italienne.

Plus que Dante avec Béatrice, Pétrarque est passé à la postérité pour la perfetiono de sa poésie qui met en vers son amour pour Laure. Pour beaucoup, l’ensemble de sa gloire, l’essentiel de sa renommée, la portée de son influence, tant stylistique que linguistique, tiennent uniquement à un volume, son immortel Canzoniere dans lequel il rénova la manière des écrivains du « dolce stil novo ». […]









(36) Leonardo Bruni
(en français Léonard Bruni et en latin Leonardus Brunus Aretinus), également connu en français sous le nom de Léonard d’Arétin (Arezzo, v.1374 – Florence, 9 mars 1444) est un chancelier florentin, un philosophe, un humaniste, un historien et un traducteur italien – il est considéré comme le créateur de la forme renaissance de la traduction – actif à Florence dans la première moitié du Quattrocento.










(37) Christophorus Cellarius
(latinisation de Christoph Martin Keller), né en 1638 à Schmalkalden et mort en 1707 à Halle, est un philosophe et érudit allemand.

Il enseigna la philosophie et les langues orientales à Weissenfels, devint successivement recteur des collèges de Weimar, Zeitz, Mersebourg, et enfin professeur de rhétorique et d’histoire à l’université de Halle.







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MessageSujet: Re: INTRODUCTION   Mer 17 Fév - 1:59







L’Empire romaini atteignit son extension territoriale maximale au IIe siècle mais il perdit progressivement le contrôle de ses territoires frontaliers durant les deux siècles qui suivirent. Les problèmes économiques et les pressions extérieures provoquèrent une grave crise politique au IIIe siècle durant laquelle les empereurs accédaient au pouvoir par la force et en étaient rapidement chassés. Les dépenses militaires augmentèrent fortement notamment du fait des guerres contre les Sassanides en Orient. La taille de l’armée doubla mais sa composition vit la disparition progressive de l’infanterie lourde au profit de la cavalerie et de l’infanterie légère tandis que les légions furent remplacés par des unités plus petites. Cet accroissement des dépenses militaires entraina une augmentation des impôts et un appauvrissement des classes inférieures comme les décurions.

Pour faire face à ces difficultés, l’empereur Dioclétien (r284-305) décida en 286 de diviser administrativement l’Empire en deux moités, l’une orientale et l’autre occidentale qui furent à leur tour subdivisées en deux. Chacune de ces quatre régions possédait un empereur qui formait la tétrarchie. Malgré cette gouvernance quadruple, il ne s’agissait pas d’un éclatement de l’Empire et les zones correspondaient plus à des zones d’influence ou a des théâtres militaires qu’à des entités indépendantes. Après une guerre civile, Cobstatin Ier (r.306-337à réunifia l’Empire en 324 mais il fut contraint de réinstaurer une tétrarchie peu avant sa mort. Il décida de faire de Byzance qu’il renomma Constantinople la nouvelle capitale de l’Empire. Grâce aux réformes de Dioclétien, la bureaucratie et la défense de l’Empire fut améliorée mais elles ne résolurent pas les problèmes structurels qu’il connaissait dont notamment une imposition excessive, une démographie déclinante et les agressions extérieures. La situation politique resta instable tout au long du IVe siècle et l’affaiblissement de la défense des frontières causées par les luttes de pouvoir entre empereur permit à des « tribus barbares » de s’implanter au sein de l’Empire. La société romaine s’éloigna de plus en plus de ce qu’elle était durant la période classique avec un écart grandissant entre riches pauvres et un déclin des petites villes. Une autre évolution importante de la période fut la conversion de l’Empire au christianisme qui devint religion officielle en 381. Cette christianisation ne se fit pas sans difficultés et fut marquée par de nombreuses persécution et l’opposition entre les différents courants théologiques.





Statue des quatre tétrarquesréalisée vers 300 et se trouvant aujourd'hui à Venise.




En 376, les Ostrogoth, qui fuyait l’avancée des Huns, furent autorisés par l’empereur Valens (r.364-378) à s’installer dans la province romaine de Thraces dans les Balkans. La gestion par les romains de leur implantation et de leur admission en tant que peuple fédéré fut calamiteuse et les Ostrogoth se mirent à piller la région. Alors qu’il tentait de ramener l’ordre, Valens fut tué de la bataille d’Andrinople en 378 et les Ostrogoth s’implantèrent de manière autonome au sein de l’Empire. En 400, les Wisigoth envahirent l’Empire d’Occident et pillèrent Rome en 410. D’autres peuples firent de même et les « invasions barbares » virent la migration de nombreuses populations essentiellement germanique dans toute l’Europe. Les Francs, les Alamans et les Burgondes s’installèrent dans le nord de la Gaule, les Angles, les Saxons et les Jutes s’implantèrent en Grande-Bretagne tandis que les Wisigoths et les Vandales fondèrent respectivement des royaumes en Hispanie et en Afrique du Nord. Ces mouvements de population étaient en partie causée par l’avancée vers l’ouest des Huns qui, menés par Attila (r.434-453), pillèrent les Balkans en 442 et 447, la Gaule en 451 et l’Italie en 452. Les Huns restèrent menaçants jusqu’en 453 quand l’Empire hunnique s’effondra à la mort de son chef. Ces invasions bouleversèrent profondément la nature culturelle, politique et démographique de l’Empire romain d’Occident.


Carte des mouvements de population aux IVe et Ve siècles



Au Ve siècle, la partie occidentale de l’Empire se divisa en petites entités autonomes gouvernées par les tribus qui s’y étaient installés au début du siècle. Les empereurs de cette période avaient généralement peu d’influence et la plus grande partie du pouvoir appartenait à des généraux d’origine barbare comme Stilicon (d.408), Aspar (d.471) ou Ricimer (d.472). La déposition du dernier empereur romain d’Occident, Romulus Augustule par le chef ostrogoth Odoacre en 476, est traditionnellement utilisée pour marquer la fin de l’Empire romain d’Occident et par extension celle de l’Antiquité. Même s’il survécut aux invasions  barbares, l’Empire romain d’Orient, devenu Empire byzantin, fut fortement affecté et fut incapable de reprendre le contrôle des territoires perdus. Au VIe siècle, l’empereur Justinien (r.527-565) parvint à reconquérir l’Afrique du Nord et la péninsule italienne mais ces territoires furent reperdus au siècle suivant.






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