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 SECTE DES ASSASSINS : HISTOIRE

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Lanaelle
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MessageSujet: SECTE DES ASSASSINS : HISTOIRE   Mar 6 Sep - 19:49

NIZÂRITES



1. Origine
2. La «Grande Résurrection »
3. Les nizâriens et les croisés en Syrie
4. Le déclin
5. Les descendants
6. Les imams nizârien aux XIe et XIIe siècles
7. Notes à propos des nizârites
a) Doctrinne du « ta’lim »
b) Etymologie de « assassin »
8. Assassins
9.  Relations avec le califat abbasside
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Lanaelle
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MessageSujet: Re: SECTE DES ASSASSINS : HISTOIRE   Mar 6 Sep - 20:20




Les nizâriens, nizârites, nizaris sont une communauté mystique (chiite ismaélienne) active depuis le XIe siècle jusqu'en 1257.
Ils sont aussi appelés bâtinîs (1) ou batiniens car ils professent une lecture ésotérique du Coran (2), le bâtin étant le côté secret des choses.


En 1094, à la suite d'une scission importante dans le chiisme ismaélien fatimide (3), une nouvelle prédication (da‘wa al-jadîda) fut organisée par Hasan-i Sabbâh (4), à partir du fort érigé sur le mont Alamût (5), au sud-ouest de la mer Caspienne.


À la fin du Moyen Âge, le développement de la communauté ismaélienne se poursuivit clandestinement sous le couvert du soufisme (6) et a coïncidé avec l'essor de l’ismaélisme oriental (25 millions de fidèles de nos jours), avec à leur tête l'Aga Khan (7).

Leur idéologie, reposant sur la maxime « Rien n'est vrai, tout est permis » de l'Imam Nizâr (08) , cherche à promouvoir « la paix entre les Hommes par l'exaltation du libre-arbitre ».






À l'origine, ceux qu'on appelle les nizâriens ne sont que les adeptes de l'ismaélisme (9) en Perse, c'est-à-dire une communauté chiite minoritaire dans une région sous la tutelle de vizirs sunnites (10). Sous la direction de leur chef charismatique Hassan-i Sabbâh, parfois surnommé « le Vieux de la Montagne  (11)», les ismaéliens prennent le contrôle du fort d'Alamût en 1090 et étendent leur influence en Iranainsi qu'en Syrie.


Après la mort du calife fatimide Mustansir Billâh (12), en 1094, une grave scission se produit dans la communauté ismaélienne au sujet de la succession à l'imamat (13). Al-Mustansir aurait, selon la tradition nizârite, désigné son fils Nizâr comme héritier ; par contre son jeune fils Ahmad gagne l'appui de son beau-père, le vizir Al-Afdhal (14), qui le place sur le trône avec le titre d'Al-Musta‘lî (15).


Hasan-i Sabbâh et les ismaéliens de Perse font allégeance à Nizâr et à sa descendance. Les ismaéliens s'emparent de la forteresse de Qadmûs (16) (la Cademois pour les croisés) dans la région du Jabal Bahrâ‘ (17) en 1132 ; Masyâf (18), la place forte la plus importante, est prise en1140-1141. C'est ainsi que les ismaéliens nizâriens de Syrie furent dirigés par des délégués envoyés par les seigneurs d'Alamût ; le plus célèbre d'entre eux était Rachid ad-Din Sinan (19) (1162-1192) qui dirigea la prédication (da‘wa) ismaélienne en Syrie.


Selon la version Nizarite, l'imam Nizâr, après s'être réfugié à Alexandrie, est attaqué à plusieurs reprises par le vizir Al-Malik al-Afdhal. Finalement l'armée d'Al-Afdhal arrête Nizâr et son gouverneur, et ils sont menés devant Al-Musta‘lî. Le gouverneur est tué sur-le-champ et l'imâm Nizâr meurt emprisonné en 1097. Avant de mourir, Nizâr désigne son fils Al-Hâdî pour lui succéder au trône de l'imamat et ce dernier rejoint Hasan ibn Sabbâh à Alamût. L’Empire fatimide (20) était très affaibli par la crise économique et le manque d’unité parmi les ismaéliens. De plus, le pouvoir militaire entre les mains initialement du vizir Badr al-Jamâlî (un ancien esclave arménien) puis de son filsAl-Afdhal, commençait à décliner, alors que le pouvoir à Alamût subsistera jusqu'au XIIIe siècle.


Selon Wladimir Ivanow (21) et Henry Corbin (22), le petit-fils de Nizâr (Al-Muhtadî ?) était amené à la forteresse d'Alamût par Hasan ibn Sabbâh, qui dirigea la campagne nizârienne au nom de l'imam. La situation était analogue à la période de clandestinité (dawr al-satr), qui prévalait avant la montée des fâtimides, car les imâms restaient cachés (mastûr) à la vue du public pour éviter les persécutions dont ils étaient l’objet. Cette période de l'histoire est très confuse, car nous avons très peu de sources historiques ismaéliennes, la majorité des documents disponibles sont ceux écrits par les historiens sunnites, les plus âpres adversaires des ismaéliens nizâriens. Ces derniers croient que la descendance de Nizâr a survécu mais elle est demeurée cachée du public pour éviter les persécutions. Durant cette période d’incertitude Hasan-i Sabbâh était le représentant officiel qui entretenait une relation privilégiée avec l’imam pour mener la communauté à travers cette période turbulente.


Ainsi les historiens sunnites, ‘Atâ-Malik Juwaynî (23)  (gouverneur de Bagdad), Rashid al-din Fadl Allah (24) (vizir (25) des Houlagides (26) Ghazan (27) et Oldjaïtou (28)) et l'auteur du livre intitulé Sargudhasht-i Sayyidnâ nous ont rapporté une version partielle et non objective de l'ismaélisme qui s’est développé à Alamût. Hasan ibn Sabbâh était à la fois un homme politique et religieux. Selon Christian Jambet, « il créa un réseau de forteresses, permettant de contrôler le territoire alentour, réseau qui, consolidé à partir de 1124 par son successeur Kiya Buzurg-Ummîd (29), comprenait des zones telles le Rudbar avec Alamût, centre de la nouvelle convocation, le Daylam (30) et la région de Qazvin (31), le fief de Gerdkuh (32) plus à l'est, non loin de Damghan (33), la région de Ray (34), quelques positions au Khuzestan (35), une forte implantation au Kouhistan (36), entre Nichapur (37) et Qâ’in. ». Les régions appartenant aux ismaéliens nizâriens faisaient face aux différentes attaques de l’armée Saljûqs (38), de plus les Abbassides (39) voulaient isoler les nizâriens afin de les faire disparaître de la région.


Le fils de Kiya Buzurg-Ummîd, Muhammad II, entreprit en 1138 de consolider le petit territoire nizârien, jusqu’à sa mort en 1162. Par la suite, comme la période était plus favorable et plus paisible, l’imâm Hasan ‘Alâ Dhikrihi al-Salâm (40) , le descendant légitime de Nizâr, assuma pleinement la responsabilité l’administration de l’État nizârien.







En 1162, Hasan II succède à son père (Al-Qâhir). Il va totalement bouleverser les conceptions religieuses nizâriennes. Le 8 août 1164, il proclame la « Résurrection des Résurrections » (Qiyâmât al-Qiyâmât) devant une assemblée de croyants réunis à Alamût. Cette proclamation initiait les croyants au sens caché (bâtin) de la révélation afin de dévoiler la vérité (haqîqat), elle avait pour conséquence la levée de la loi religieuse (sharî‘a (41)), non pas en l’abolissant mais en la considérant comme une étape préliminaire avant de la parachever avec la signification intérieure. Le cycle prophétique de Mahomet (42) désormais achevé, les imams avaient pour mission de dévoiler le sens caché, en expliquant la dimension intérieure du Coran, en allant au sens premier, c’est-à-dire à la source de la révélation.


L’ismaélien nizârien Abû Ishâq-i Qohistânî, de la fin du XVe siècle, rapporte un extrait de la Grande Résurrection :


« Ô vous, les êtres qui peuplez les univers ! Vous, génies, hommes et anges ! Sachez que Mawlâ-nâ (notre Seigneur) est le Résurrecteur (Qâ’im al-Qiyâma). Il est le Seigneur des êtres, il est le Seigneur qui est l’existence absolue (wujûd mutlaq), excluant ainsi toute détermination existentielle, car il les transcende toutes. Il ouvre la porte de sa miséricorde, et par la lumière de sa connaissance il fait que tout être soit voyant, entendant, parlant, vivant pour l’éternité. »

Le règne de Hasan ‘Alâ Dhikrihi al-Salâm est bref, il est tué par blessure en 1166. Son successeur l'imam Nûr al-dîn Muhammad poursuit cette mission spirituelle jusqu'en 1210. L’imam suivant, Jalâl al-dîn Hasan, proclame que la communauté entre à nouveau dans une période de clandestinité (satr). Hasan III met plus d’emphase sur la sharî‘a afin d'établir de bonnes relations avec les sunnites, ce qui lui permet d'acquérir de nouveaux territoires. Son fils Muhammad III donne un peu moins d'importance à la sharî‘a, il restructure la doctrine et la pratique de la dissimulation de la foi (taqiyya (43)) est rétablie pour entrer de nouveau en période de clandestinité (satr).







Selon Isabelle Baudron, les relations entre les Templiers et les ismaéliens d'Alamût sont attestées dans la chronique de Jean de Joinville (44), biographe de Saint Louis. L'auteur rapporte la visite du Vieux de la Montagne, chef des nizâriens, à Acre. Il est alors reçu par le roi Louis IX. Au-delà de cette rencontre, il y a un échange de cadeaux entre les deux souverains, rendu possible par un frère prêcheur breton qui parlait l'arabe. Plusieurs fois, les nizâriens ont rendu visite aux croisés à Acre et notamment aux Hospitaliers. Le Vieux de la Montagne avait demandé l'aide de Saint Louis contre les Mongols (45) qui envahissaient la Perse (et qui finirent par prendre Alamût) (voir le récit haut en couleur de la rencontre entre les émissaires d'Alamût et Saint Louis).








L'État ismaélien à Alamût prend fin au XIIIe siècle avec l'invasion des Mongols dirigée par le conquérant Houlagou Khan (46). Rukn ad-Dîn Khurshâh (47) est assassiné au cours de cette invasion vers 1255-1256. L'ismaélisme nizârien se perpétue en Perse, caché sous le manteau du soufisme ; un début d'émigration vers l'Inde s'amorce. Une partie des nizâriens préfère rester sur place puis migrer vers l'ouest.


« Je quittai cette ville, et je passai par le château de Kadmoûs, puis par celui de Maïnakah, celui d’Ollaïkah, dont le nom se prononce comme le nom d’unité d’ollaïk, et celui de Misyâf, et enfin par le château de Cahf. Ces forts appartiennent à une population qu’on appelle Elismâïliyah ; on les nomme aussi Elfidâouiyah ; et ils n’admettent chez eux aucune personne étrangère à leur secte. Ils sont, pour ainsi dire, les flèches du roi Nâcir, avec lesquelles il atteint les ennemis qui cherchent à lui échapper en se rendant dans l’Irâk, ou ailleurs. Ils ont une solde ; et quand le sultan veut envoyer l’un d’eux pour assassiner un de ses ennemis, il lui donne le prix de son sang ; et s’il se sauve après avoir accompli ce qu’on exigeait de lui, cette somme lui appartient ; s’il est tué, elle devient la propriété de ses fils. Ces Ismaéliens ont des couteaux empoisonnés, avec lesquels ils frappent ceux qu’on leur ordonne de tuer. »

— Ibn Battûta, op. cit., vol. I (lire en ligne), p. 157-158.








On connaît mal l’histoire des nizâriens dans la période qui suivit les destructions et les massacres des Mongols. Ce qui reste de la communauté se disperse en groupes isolés et tente de survivre le plus discrètement possible, toujours sous la menace de persécutions des sunnites. Le mouvement connaît une certaine résurgence au XVe siècle. La petite ville iranienne d’Anjudan  est choisie comme siège de la communauté et des missionnaires sont envoyés en Inde et en Asie centrale.


Au XIXe siècle, Hasan ‘Alî Shâh (48), imam héritier de la longue succession des imams ismaéliens nizâriens, reçoit le titre d’Aga Khan (49) des mains du Shâh (50) d’Iran. Obligé de quitter l’Iran pour des raisons politiques, Hasan ‘Alî Shâh s’installe en Inde. L'administration britanniqueimpose aux Khôjas (51) de le reconnaître comme leur imam, beaucoup refusent. De nos jours, c'est le prince Shâh Karîm al-Husaynî Aga Khan IV qui dirige la communauté ismaélienne. Seuls subsistent aujourd'hui, complètement en autarcie, les derniers groupuscules nizâriens combattant de façon sporadique les talibans (52) et les forces américaines au Moyen-Orient.
















a) Doctrine du « ta’lim »



Souvent défini comme l'enseignement de l'imam, la doctrine du ta‘lîm fut développée plus particulièrement par Hasan-i Sabbâh. Al-Ghazali (53) utilisa le mot de ta‘lîmiyya pour désigner les ismaéliens afin de les attaquer avec une hostilité spécialement violente dans son traité Kitâb al-Mustazhirî. Les ismaéliens en général ne suivent pas le sens littéral du Coran, mais beaucoup plus le sens ésotérique (bâtin) qui est donné par l'imam ; cet enseignement est appelé communément ta‘lîm. Ainsi les ismaéliens accordent beaucoup d'importance à l'exégèse spirituelle (ta'wîl), qui consiste à découvrir le sens caché derrière le zâhir (54). Le ta'wîl donné par l'imam éclaircit les versets allégoriques du Coran et donne le sens ésotérique des réalités transcendantales (haqâ'iq). Grâce à cet enseignement ta‘lîm, le croyant (murîd) a la possibilité de connaître et de s'unir à la déité. La charia, dans le sens de religion littérale, est néanmoins utile dans l'ismaélisme; elle constitue la première étape de l'initiation. Comme l'imam est sâmit (« silencieux »), ce n'est pas lui qui enseigne lesmustajîbs (néophytes), c'est le hujja qui transmet la ta‘lîm de l'imam. Grâce à son inspiration divine (ta'yîd) et à son raisonnement pur (‘aqlânî), le hujja est capable de transmettre l'enseignement de l'imam à l'adepte. L'homme laissé à lui-même est incapable de percevoir les réalités spirituelles, car il a tendance à associer à la déité des qualités anthropomorphiques.


Durant le Cycle d'épiphanie (Dawr al-kashf) où l'Imâm se manifeste intégralement; le zâhir et le bâtin sont en concomitance ; les adeptes connaissent le bâtin du zâhir, la présence du Hujja n'est donc plus nécessaire. Il n'y a donc plus de ta‘lîm.




b) Etymologie de « assassin »


Existe-t-il un lien étymologique entre les termes « haschisch (55) » et « assassin » ? Sur ce sujet, les avis divergent. Dans le Trésor de la langue française informatisé, on peut lire la thèse qui a largement prévalu en Occident depuis les Croisades jusqu'à nos jours : le terme assassin provient de l'italien assassino, assessino, lui-même emprunté à l'arabe hashishiyyin, nom donné aux Ismaëliens de Syrie par leurs ennemis, et désignant les consommateurs de haschich. Cette étymologie et la légende qui l'accompagne ont nourri l'imagination de nombreux auteurs, parmi lesquels on peut citer l'écrivain slovène Vladimir Bartol (Alamut), le scénariste et dessinateur de bandes dessinées italien Hugo Pratt (La Maison dorée de Samarkand). Depuis les attentats du 11 septembre 2001, enfin, certains voudraient établir des parallèles, sinon une filiation, entre les méthodes de la secte des assassins et celles d'Al-Qâ`ida.


Cette grille de lecture est toutefois remise en cause à plusieurs niveaux :

1. D'abord, lors du voyage de Marco Polo, Alamût n'est plus qu'une ruine, ce qui affaiblit considérablement la portée de son témoignage : contrairement à ce qu'il prétend, il n'a pas été le témoin oculaire direct des faits qu'il relate. Son témoignage ne mentionne d'ailleurs pas explicitement le haschisch dans le conditionnement des fedayins, mais « certain breuvaige à boire, par le moyen duquel ils eſtoient incontinent troublez de leur eſperit, & venoient à dormir profondement ».

2. Ensuite, sur le plan pharmacologique, le haschisch ne paraît pas à première vue la substance tirée du règne végétal la plus indiquée pour conditionner des hommes à l'assassinat politique, ni à faciliter son exécution (timing, coordination psychomotrice indispensable pour l'approche de la cible). Rappelons qu'à cette époque la pharmacopée arabe fait appel de manière courante à l'opium et à des solanacées qui seront qualifiées au XIXe siècle d'héroïques (jusquiame, belladone). Le psychiatre libanais Antoine Boustany analyse les rapports des haschischins du XIIe siècle et des terroristes des Temps modernes avec la drogue : « À mon avis, accusation et rumeur sont dénuées de fondement et ne sont pas conformes à la réalité chez ce corps d'élite. Les présenter comme de vulgaires drogués ou des malades agissant sous l'effet de substances toxiques relève de l'aberration, d'une méconnaissance des faits et à la limite du dénigrement. [...] Mais dire qu'ils sont mus par une « drogue » sans seringue, divine ou idéologique, rend mieux compte de la réalité et paraît plus satisfaisant pour l'esprit. »

3. L'orientaliste français Henry Corbin penche pour une construction mentale fantasmatique, et parle de « roman noir qui a obscurci longtemps le nom de l’Ismaélisme en absence de textes authentiques. Les responsables sont sans doute, en premier lieu, l’imagination des Croisés et celle de Marco Polo. Mais au XIXe siècle encore, un homme de lettres et orientaliste autrichien, von Hammer-Purgstall, projetant… son obsession des « sociétés secrètes », les soupçonna de tous les crimes qu’en Europe les uns attribuèrent aux Francs-Maçons (56), les autres aux Jésuites; il en résulta cette Geschichte der Assassinen de 1818, qui passa longtemps pour sérieuse. À son tour, Silvestre de Sacy, dans son Exposé de la religion des Druzes de 1838, soutient avec passion son explication étymologique du mot « Assassins » par le Hashshâshîn (ceux qui font usage du hashîsh). […] Le plus étrange est que des Orientalistes se soient faits ainsi, en compagnie d'auteurs avides de sensationnel, les complices, jusqu'à nos jours, de cette rumeur anti-ismaélienne qui aurait pour origine le califat abbasside de Bagdad (manipulé par les Turcs Seljouks, puisque fondamentalement le Califat était en lutte de palais avec le Sultan Turc et que tous les assassinats de Califes étaient attribués aux Nizarites). Wladimir Ivanow et la Ismaili Society de Karachi (anciennement à Bombay), démentent cette étymologie ». Bernard Lewis, dans son livre traduit et préfacé en 1984 par Maxime Rodinson, fait cette même critique en excluant la possibilité que le mot « assassin » vienne de l'arabe Hashshâshîn mais il ne propose pas de solution alternative.

4. Amin Maalouf donne, dans son roman Samarcande (mettant en scène, entre autres, Hassan ibn al-Sabbah), une étymologie différente. Le mot proviendrait de asâs, qui signifie « base », « fondement » : « D'après les textes qui nous sont parvenus d'Alamout, Hassan aimait appeler ses adeptes Assassiyoun, « ceux qui sont fidèles au Assas », au « Fondement » de la foi, et c'est ce mot, mal compris des voyageurs étrangers, qui a semblé avoir des relents de haschich. »







Le mot apparaît en Europe au moment de la rencontre entre les Croisés et le monde musulman, au Moyen-Orient.


En 1175, un rapport d'un envoyé de l'empereur Frédéric Barberousse (57) en Égypte et Syrie note : « Sachez, qu'aux confins de Damas, d'Antioche et d'Alep, il existe dans les montagnes une certaine race de Sarrasins qui, dans leur dialecte, s'appellent Heyssessini, et en romain, segnors de montana. Cette race d'hommes vit sans lois; contre les lois des Sarrasins et disposent de toutes les femmes, sans distinction, y compris leurs mère et sœurs. Ils vivent dans les montagnes et sont presque inexpugnables car ils s'abritent dans des châteaux bien fortifiés. [...] Ils ont un maître qui frappe d'une immense terreur tous les princes sarrasins proches ou éloignés, ainsi que les seigneurs chrétiens voisins, car il a coutume de les tuer d'étonnante manière. [...] De leur prime jeunesse jusqu'à l'âge d'homme, on apprend à ces jeunes gens à obéir à tous les ordres et à toutes les paroles du seigneur de leur terre qui leur donnera alors les joies du paradis parce qu'il a pouvoir sur tous les dieux vivants. On leur apprend également qu'il n'y a pas de salut pour eux s'ils résistent à sa volonté. [...] Alors, comme il leur a été appris et sans émettre ni objection ni doute, ils se jettent à ses pieds et répondent avec ferveur qu'ils lui obéiront en toutes choses qu'il donnera. Le prince donne alors à chacun un poignard d'or et les envoie tuer quelque prince de son choix. »


Ce récit se faisait probablement l'écho de ceux des musulmans sunnites opposés à la secte, encore inconnue des chrétiens.


Quelques années plus tard, c'est l'évêque Guillaume de Tyr (58) qui écrira sur eux : « Le lien de soumission et d'obéissance qui unit ces gens à leur chef est si fort qu'il n'y a pas de tâche si ardue, difficile ou dangereuse que l'un d'entre eux n'accepte d'entreprendre avec le plus grand zèle à peine leur chef l'a-t-il ordonné. S'il existe, par exemple, un prince que ce peuple hait ou dont il se défie, le chef donne un poignard à un ou plusieurs de ses affidés. Et quiconque a reçu l'ordre d'une mission l'exécute sur-le-champ, sans considérer les conséquences de son acte ou la possibilité d'y échapper. Empressé d'accomplir sa tâche, il peine et s'acharne aussi longtemps qu'il faut jusqu'à ce que la chance lui donne l'occasion d'exécuter les ordres de son chef. Nos gens comme les Sarrasins les appellent Assissini ; l'origine de ce nom nous est inconnue. »


En 1192, après les meurtres de princes et d'officiers musulmans, tombe sous leurs coups de poignard le premier chrétien, Conrad de Montferrat (59), roi du royaume latin de Jérusalem. Ce meurtre va marquer les esprits des croisés et faire passer le surnom donné à la secte dans le langage courant.


Il faudra les recherches historiographiques, à partir du XIXe siècle, pour sortir le Vieux de la Montagne et ses partisans des récits moyenâgeux et comprendre l'histoire de cette branche de la religion musulmane.






Si l'on se replace dans le contexte temporel le califat abbasside perdait de l'influence à l'Ouest face aux fatimides et à l'est face à l'avancée des armées Turco-Mongols (60). le Califat entra dans une période de conflit de succession au Xe siècle ce qui permit aux Turcs de s’immiscer dans les affaires du palais et donc d'écarter l'influence chiite sur le califat (qui était largement présente car le califat abbasside était né dans un esprit de coopération et fraternité entre les différentes composantes religieuses musulmanes et tirait son pouvoir de ce dualisme) et vont promouvoir un sunnisme rigoriste en opposition au courant Mutazilisme (61) alors en vigueur dans le califat. À partir de ce moment les Seldjouks se lanceront d'eux même dans de vaste campagne militaire en Anatolie et en Syrie contre les Byzantins où ils pilleront les richesses et s'installeront durablement (fondant le premier sultanat de Roum (62) prémices d'un futur Empire ottoman). Ce faisant les Seldjouks interdisent les flux migratoire de pèlerins chrétiens déclenchant ainsi la première croisade en 1099. Impuissant, le califat de Bagdad était condamné à se débattre difficilement pour sortir de l'orbite des Seldjouks, il ne pouvait compter que sur de rares soldats et proches ainsi que sur sa garde de Khorassaniens(63) puisque les émirs complotaient également en permanence autour de lui pour usurper du pouvoir. De nombreux califes (Ar-Rachid (64) et Al-Mustarchid (65) notamment) tentèrent des soulèvements, révoltes ou provocations et furent tous assassinés peu de temps après.

Pratiquement tout ces assassinats furent décrits alors comme étant ceux des Nizarites.

Il est donc important de savoir que le califat abbasside était à l'époque manipulé par les Turcs Seldjouks, puisque fondamentalement le califat était en lutte de palais avec le sultanat turc et que tous les assassinats de califes étaient attribués à tort ou à raison aux Nizarites (l'exemple de Al-Mustarchid est frappant).

Il est d'ailleurs intéressant d'apprendre que vers sa fin, le califat abbasside conclut une alliance avec les Nizarites pour former une coalition, face à l'avancée des troupes mongoles de Houlagou Khan ce qui prouve finalement que l'antagonisme entre les Abbassides et les Nizarites n'était peut être pas aussi fort que le prétendent certains.

Durant cette obscure période du monde musulman (marquant également le déclin de la culture arabe au profit des Turcs), il n'est pas impossible qu'un camp ou un autre ait instrumentalisé l'image des Nizarites, afin de se déresponsabiliser. Il devint ainsi probablement plus simple de dire qu'un « assassin » venu des montagnes avait tué le calife plutôt que de se mettre à dos la population locale.

Finalement, les Nizarites et le califat abbasside ne purent faire face aux armées de Baïdju (67) et de Houlagou Khan qui pillèrent les places fortes nizarites et provoquèrent la tragique destruction de Bagdad (à partir de ce moment la période qui suivra est parfois considérée comme un déclin pour le monde musulman, et surtout pour le monde arabe, qui tombe totalement entre les mains des Mamelouks et des Turcs).


SOURCE : https://fr.wikipedia.org/wiki/Niz%C3%A2rites[/color]


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Dim 13 Nov - 21:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SECTE DES ASSASSINS : HISTOIRE   Mar 6 Sep - 21:07

NOTES :



(1) Bâtin
(باطِن [bāṭin], occulte ; secret ; ésotérique) signifie en arabe ce qui est intérieur, intime, caché.


Les soufis et certains chiites professent une lecture ésotérique du Coran, considérant que la seule lecture littérale occulte plusieurs autres sens cachés. Cette conception d'un Coran ésotérique accessible aux seuls initiés a fait que l'on a appelé les membres de ces courants des bâtiniens (arabe : باطِنِيّ [bāṭinī]). Ainsi, le Coran et les autres livres saints doivent être lus à deux niveaux :


• exotérique,de l'extérieur (zâhir ظاهر, "la forme")
• ésotérique,de l'intérieur (bâtin باطن, "le fond") : ce qui laisse la place à une interprétation ésotérique des textes. Cela conduit le fidèle à moins s'attacher à la forme qu'au fond.
Cette pratique peut se rapprocher de la Kabbale par ses pratiques et sa façon d'aborder le livre.
Le mot bâtin (le fond, l'essence) s'oppose à zâhir qui désigne le côté évident (la forme).


Bâtin, l'invisible, celui dont l'existence est cachée, est également un des 99 noms d'Allah.





(2)  Le Coran (en arabe : القرآن, al-Qur'ān?, signifiant « la récitation ») est le texte sacré de l'islampour les musulmans, qui considèrent qu’il reprend verbatim la parole de Dieu. Ce Livre reste le premier et le plus ancien document littéraire authentique connu en arabe jusqu'à ce jour comme la tradition musulmane le présente, avec le caractère spécifique dans l'islam d'inimitabilité dans la beauté et dans les idées.

Pour les musulmans, le Coran regroupe les paroles d'Allah, révélations (āya) faites au prophèteet messager de l'islam Mahomet (محمد, Muḥammad, le loué) à partir de 610-612 jusqu'à sa mort en 632 par l'archange Gabriel (جبريل, Jibrîl).

Le Coran est parfois appelé simplement al-kitâb (le livre), adh-dhikr (le rappel) ou encore al furqân (le discernement). En ce sens, il est, pour les musulmans, l'expression incréée de cet attribut d'Allah adressée à l'intention de toute l'humanité. Les conditions de la mise par écrit puis de la fixation canonique du texte, que la tradition fait remonter au troisième calife, Uthmân, font toujours l'objet de recherches et de débats parmi les exégètes et historiens du XXIe siècle.

Certains chercheurs émettent l'hypothèse que le mot Coran proviendrait du mot syriaqueqeryânâ, ce qui signifie « lectionnaire » avant de prendre en arabe le sens de récitation.





(3)   Les Fatimides (également appelés Obeydides ou Banu Ubayd depuis le Manifeste de Bagdad) ont formé une dynastie califale chiite ismaélienne qui régna, depuis l'Ifriqiya (entre 909 et 969) puis depuis l'Égypte (entre 969 et 1171), sur un empire qui englobait une grande partie de l'Afrique du Nord, la Sicile et une partie du Moyen-Orient.

Issus de la branche religieuse chiite des ismaéliens — pour laquelle le calife doit être choisi parmi les descendants d'Ali, cousin et gendre du prophète de l'islam Mahomet, les Fatimides considèrent les Abbassides sunnites comme des usurpateurs de ce titre. L'établissement de leur califat débute au Maghreb, grâce à l'appui des Berbères Kutama, grande tribu qui était établie à l'Est de l'actuelle Algérie qui vont renverser le pouvoir local Aghlabide. Après un intermède en Ifriqiya, ils finiront par s'établir dans la ville du Caire qui pendant leur règne prendra un essor considérable.






(4) Hasan-i Sabbâh (1036 ? - 1124), parfois surnommé « le Vieux de la Montagne », était le fondateur de l’État d’Alamut et l’initiateur d’une nouvelle prédication (al-da`wa al-jadîda), il était un Ismaélien qui a fréquenté le Dar al-Hikma (Maison de la sagesse) du Caire pour acquérir les connaissances religieuses sur le chiisme ismaélien.






(5)  Alamut
est le nom d’une vallée du massif de l'Alborz au sud de la mer Caspienne, près de la ville de Qazvin, à 100 kilomètres de l'actuelle Téhéran, dans le nord-ouest de l'Iran actuel. La forteresse d’Alamut, souvent appelée simplement Alamut, réputée inexpugnable, se dressait autrefois à une altitude de 2 100 mètres, au-dessus du village actuellement nommé Gâzor Khân.


Cette forteresse a été construite vers 840. Le site archéologique est complètement à l’état de ruines surtout depuis le tremblement de terre de 2004. Il y a 23 autres forteresses de la même période en ruines dans la région.

Le mot Alamut, en persan alamōt, الموت, signifierait « Nid de l'aigle » ou « Leçon de l'aigle» dans le dialecte local. En persan on dit la « forteresse d’Alamut » pour nommer le site archéologique.








(6)  Le soufisme (en arabe : تصوف [taṣawwuf]) ou taçawwuf désigne en islam le cœur de la tradition islamique. Le mot taçawwuf peut se traduire correctement par « initiation ». Il désigne "el-haqîqah" c'est-à-dire la "vérité" intérieure qui vivifie et permet la compréhension profonde de "es-shariyah" (la "grande route"). Le Taçawwuf comprend non seulement la haqîqah mais aussi l'ensemble des moyens destinés à y parvenir, appelé tarîqah - "voie" ou "sentier" - conduisant de la shariyah vers la haqîqah, c'est-à-dire de l'"écorce" (el-qishr) vers le "noyau" (el-lobb) par l'intermédiaire du "rayon" allant de la circonférence vers le centre. Le soufisme est intimement lié, depuis les origines de révélation prophétique de l'islam, à la fois aux orthodoxies sunnite et chiite, bien qu'il ait pris des formes différentes dans les deux cas. Pour Ibn Arabi, « Le soufisme ce n'est rien de plus que les cinq prières et l'attente de la mort ». Ibn Arabi précise en citant cette formule : « Il y a là une science immense ».






(7)   Aga Khan (en persan : آقا خان) est le titre héréditaire porté par les imams des ismaéliens nizârites.

Ce titre combine le titre militaire turc agha et le titre turco-mongol khan. Il a été attribué à l'Imam nizârite Hasan Ali Shah par le Shah d'Iran, Fath Ali Shah Qajar, en 1818.

Le Raj britannique (=le régime colonial britannique que connait le sous-continent indien de 1858 à 1947.)   reconnaît les Aga Khan comme imams héréditaires et princes en 1877, grâce à quoi ils bénéficieront d'un certain nombre d'avantages et de pouvoirs.

Leur épouse est nommée Bégum Aga Khan.






(08)  Nizâr ben al-Mustansir surnommé Al-Mustafâ li-Dîn Allâh est né le 26 septembre 1045 au Caire. Son père est Al-Mustansir bi-llah huitième calife fatimide et dix-huitième imamismaélien.





(9)   L'ismaélisme, ou ismâ`îlisme est un courant minoritaire de l'islam chiite. Ses membres sont appelés ismaéliens, ismâ`îliens (arabe اسماعيلي ismā`īlī). Son nom provient d'Ismaïl ben Jafar. L’ismaélisme n'est pas spécifiquement persan, ni arabe, ni indien ; il a une longue histoire qui est complexe et, loin d'être unifié, l’ismaélisme se subdivise en plusieurs rameaux (Mubârakiyya, Khattâbiyya, Qarmates,Druzes, Mustaliens, Nizârites, Septimain).

Les adeptes de l'ismaélisme sont appelés ismaéliens ou ismaīlis ; il ne faut pas les confondre avec les ismaélites. descendants d'Ismaël, prophète de l'islam et patriarche biblique.




(10)  Le sunnisme est un courant religieux majoritaire de l'islam. 85 % des musulmans sont sunnites. Il est parfois apparenté à une vision orthodoxe de l'islam.


Ce qui distingue les courants de l'islam est principalement l'interprétation de la religion tandis qu'ils peuvent se référer aux mêmes sources utilisées pour écrire le droit musulman.


Les sunnites s'accordent sur trois sources de référence principales : le Coran, livre révélé au prophète de l'islam Mahomet ; les hadiths, qui sont les cas non directement évoqués dans le Coran (Coran et hadiths formant la sunna) ; puis le consensus des juris consultes musulmans et la déduction juridique (qiyâs). Le sunnisme possède plusieurs écoles juridiques (madhhab), ayant toutes les mêmes croyances. Les quatre principales écoles étant lehanafisme, le malékisme, le chaféisme et le hanbalisme. Chaque courant se réclame plus ou moins d'une école.


Le mot sunnite est basé sur le mot « sunna » qui représente la ligne de conduite de Mahomet, dernier prophète de l'Islam. Ses actes ont donc valeur de loi et sont tous compilés en différents récits appelés « hadith » dont les principaux recueils sont le Sahih al-Bukhari et leSahih Muslim, considérés comme quasiment authentiques ou totalement par l'ensemble des musulmans sunnites.


Constituant une des trois grandes divisions de l'islam, les sunnites sont désignés en arabe comme les hommes de la « sunna » et de la communauté (ahl al-sunna wa'l-djama‘a). On les nomme aussi simplement ahl al-Kitab : hommes du Livre (le « Coran »), ou ahl al-djama‘a, ou ahl al-idjtima‘ (= idjma‘) : hommes du consensus (cf. Henri Laoust, Les Schismes dans l'Islam). Par opposition aux chiites et aux kharidjites, on les appelle parfois « musulmans orthodoxes » bien que l'islam ne comprenne aucun magistère censé définir légitimement une telle norme. Le critère de l'ijmâ', auquel les penseurs sunnites ont parfois recours pour définir leur système, se présente comme une règle idéale que chacun invoque et applique à sa manière. Il y a, en fait, divergence sur l'idée qu'on se forme et sur la réalité qu'on lui confère : s'agit-il du consensus de la communauté tout entière, des docteurs des grandes métropoles (amsar), ou simplement des Compagnons du Prophète ? En outre, ce consensus, quel qu'il soit, ne dispose d'aucun organe défini pour s'exprimer et s'imposer : l'islam n'a ni pape, ni synode, ni concile. Tout ce qu'on peut dire, c'est que le sunnisme, pris dans son ensemble, correspond à un islam majoritaire, bien qu'il admette dans la réalité une grande variété d'opinions qui s'opposent sur des questions, parfois importantes, de théologie ou de droit, sans qu'il en résulte des divisions irréductibles dans la communauté. Ces divergences donnent lieu, entre savants, à des querelles d'écoles qui se condamnent les unes les autres sans s'excommunier, car dénoncer un homme comme infidèle (takfîr) est un acte si grave qu'il peut se retourner contre son auteur s'il s'est trompé.


Géographiquement, les sunnites sont répandus en Afrique du Nord, en Libye et en Égypte, en Arabie saoudite, en Syrie et en Irak, au Pakistan, en Indonésie, en Afrique noire ; on les trouve tantôt seuls, tantôt mêlés à des minorités kharidjites (Afrique du Nord) ou chiites (Liban, Syrie, Irak, Inde) ; tantôt attachés à un islam qui se veut « arabe » (Coran arabe, Prophète arabe), tantôt à un islam plus ou moins altéré par l'intégration de croyances et de coutumes anciennes chez les peuples islamisés.
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MessageSujet: Re: SECTE DES ASSASSINS : HISTOIRE   Mar 6 Sep - 21:25

(11) Le Vieux de la Montagne (Chaykh al-Jabal) est l'appellation commune donnée par les Croisés au grand-maître de la secte des Assassins, Hassan ibn al-Sabbah, réfugié dans sa forteresse au sommet du piton rocheux d'Alamut.
Par la suite, ce surnom fut donné à divers chefs ismaéliens successeurs de Hassan ibn al-Sabbah, en Syrie notamment, par exempleRachid ad-Din Sinan.




(12) Al-Mustansir Billah était le 8e calife Fatimide et le 18e Imam Ismaélien de 1035 à 1094. Il est né le 5 juillet 1029 et il est mort le 24 décembre 1094.

Enfant lors de son arrivée au pouvoir, il n'a alors que sept ans, il est le jouet des factions militaires.
Pendant le début de son règne, sa mère, esclave d'origine soudanaise, exerce la régence. Elle a fait venir une grande quantité d'esclaves noirs qui entrent en conflit avec les mamelouks d'origine turque soutenus par ceux d'origine maghrébine. Les esclaves noirs en rébellion sont battus une première fois en 1062 près du Caire puis ils sont expulsés d'Égypte en 1067. En1073, grâce au général arménien et gouverneur d’Acre Badr al-Jamali, il réussit à restaurer l’ordre en Égypte. Cependant l'empire continue à décliner.

Les Seldjoukides prennent la Syrieet certaines parties de l’Arabie, mais l'ismaélisme progresse au Yémen et en Inde. LesQarmates sont vaincus par des tribus arabes en 1077 et leur royaume disparaît. En 1090-1091,Malte et la Sicile tombent aux mains des Normands.




(13) L'imamat (arabe : إِمامة [imāma], imamat) est le système de direction spirituelle et politique par les imams chiites.





(14) Abû al-Qâsim al-Afdhal Shâhânshâh ou Al-Afdhal est né en 1066 et mort en 1121. Il est le fils de Badr al-Djamali, vizir tout puissant du calife fatimide l'Égypte Al-Mustansir (1029-1094), fonction à laquelle il associa Al-Afdal en 1089.




(15) Al-Mustaʿlī (né en 1074, mort en 1101) est le neuvième calife fatimide et le dix-neuvième imam ismaélien mustalien de 1094 à 1101.

Nommé calife par le régent Al-Afdhal Shahanshah (1094-1121), à la mort de son père Al-Mustansir Billah. Durant tout son règne, il va rester largement subordonné à Al-Afdhal.


Une querelle de succession sera cependant considérée comme le tournant de son règne. Son frère ainé Nizâr est considéré par certains comme l'héritier légitime. Bien que la révolte des partisans de Nizâr échoua et que celui-ci mourut en prison, il s'ensuivit un affaiblissement de l'empire par l'apparition d'un schisme. En Syrie et dans l'Empire perse, la branche Nizârites se développa.

Ses partisans s'appellent les Mustaliens.

Il doit faire face aux assauts de la Première croisade en Palestine. Godefroi de Bouillon prendJérusalem en 1099, fonda le Royaume de Jérusalem, la Principauté d'Antioche, le comté de Tripoli. Il est mort en 1101, son fils Mansur al-Amir Bi-Ahkamillah lui succède.






(16) Al-Qadmûs, Qadmus ou Kadmous est une ville de la circonscription (muhafazah ) de Tartousen Syrie.

Le château (Qal`a al-Qadmûs) occupait un petit plateau triangulaire encadré par deux vallées.

En 1128/29, Bohémond II s'en empare, il est alors connu sous le nom de la Cademois.


En 1132/33, Sayf ad-Dîn ibn `Amrûn, seigneur de la forteresse d'Al-Kahf vend Al-Qadmus auxNizârites (Assassins) après l'avoir reprise aux croisés l'année précédente. Il change de main à plusieurs reprises. En 1186, il passe aux Hospitaliers en même temps que le Margat (Qal`a Marqab).


En 1271, le sultan mamelouk baharite Baybars qui vient de prendre le Krak des Chevaliers (Hisn al-Akrād) prend Al-Qadmûs et Al-Kahf, neutralisant ainsi l'influence des Ismaéliens dans la région. Ultérieurement les sultans mamelouks vont se servir des Nîzarites à leur profit : au début du XIVe siècle, le voyageur Ibn Battuta rapporte :


« Je quittai cette ville, et je passai par le château de Kadmoûs, puis par celui de Maïnakah, celui d’Ollaïkah, dont le nom se prononce comme le nom d’unité d’ollaïk, et celui de Misyâf, et enfin par le château de Cahf. Ces forts appartiennent à une population qu’on appelle Elismâïliyah ; on les nomme aussi Elfidâouiyah ; et ils n’admettent chez eux aucune personne étrangère à leur secte. Ils sont, pour ainsi dire, les flèches du roi Nâcir, avec lesquelles il atteint les ennemis qui cherchent à lui échapper en se rendant dans l’Irâk, ou ailleurs. Ils ont une solde ; et quand le sultan veut envoyer l’un d’eux pour assassiner un de ses ennemis, il lui donne le prix de son sang ; et s’il se sauve après avoir accompli ce qu’on exigeait de lui, cette somme lui appartient ; s’il est tué, elle devient la propriété de ses fils. Ces Ismaéliens ont des couteaux empoisonnés, avec lesquels ils frappent ceux qu’on leur ordonne de tuer. »

— Ibn Battûta, op. cit., vol. I (lire en ligne), p. 157-158.

Ibrahim Pacha le détruit en 1838 lors de sa campagne contre les Alaouites.




(17) Le Jabâl Ansariya , Jabâl an-Nusayrîa, Jabal al-`Alawīyin ou encore Jabâl Bahrâ' est unmassif montagneux de Syrie constituant le prolongement septentrional du mont Liban.

Le massif (djébel) s'étend sur environ 70 kilomètres entre la côte syrienne et la basse vallée de l'Oronte. Il culmine à 1 562 mètres au Nabi Yunis situé dans sa partie septentrionale.

Du Xe au XIIIe siècle, le sud du massif est le repère des Nizârites (Assassins) constituant le « territoire des Assassins ». Tout le massif fourmille de dizaines de forteresses ayant un rôle plus ou moins important pendant la période des croisades. Après l'arrivée des Mongols dans la deuxième moité du XIIIe siècle, les Nizârites sont supplantés par les Nusayirîs (terme devenu aujourd'hui péjoratif pour qualifier les Alaouites) qui demeurent toujours dans la région.





(18) Masyaf parfois appelé Masyad est une ville de 33 000 habitants en Syrie dans la province deHama à mi-chemin entre Hama et le port de Baniyas. Elle est le chef-lieu du district de Masyaf. La ville et sa forteresse sont sur le flanc est du massif côtier appelé Jabal Ansariya. Les Nusayrîs appelés aussi Alaouites, infiltrent la région vers le Xe siècle, la région reste actuellement leur fief.

Le château de Masyaf a été construit pendant la période de domination byzantine. Sa situation en fait le point de contrôle de la route est-ouest entre Hama et Baniyas et la route nord-sud d’Antioche à Homs (Émese). La forteresse est sur un éperon rocheux qui domine de 20 m la dépression fertile d’al-Ghâb irriguée par l’Oronte.

Raymond de Saint-Gilles, marchant sur Tripoli, la prend en 1103. Rachid ad-Din Sinan et lesNizârites venus d’Alamut se sont installés dans la région où ils ont acheté le château de Qadmus (La Cademois des croisés) puis celui d’Al-Kahf en 1134. À partir de là et jusqu’en 1140, la secte réalise un programme d'acquisition rapide de huit châteaux dont Masyaf. La ville devient ainsi la capitale d’une principauté que les croisés appellent le « Territoires des assassins ».
[….]


Le château lui-même a conservé une grande partie de son enceinte extérieure. Il occupe un éperon rocheux d'une dizaine de mètres de largeur. Il est entouré d'une courtine en assez petit appareil dans laquelle est englobé un donjon rectangulaire, qui domine l'ensemble. La construction offre des éléments hétérogènes réemployés, des colonnes gréco-romaines et byzantines, notamment. Ces indices laissent supposer que le site était occupé antérieurement. La partie la mieux conservée est l'entrée surmontée de mâchicoulis et d'un chemin de ronde à meurtrières6.







(19) Rachid ad-Din Sinan est une personnalité ismaëlienne de la secte des Nizârites ayant repris à son compte le titre de Vieux de la Montagne durant sa cheffature en Syrie, autour de la forteresse de Masyaf en 1163. C'est le chef haschaschîn sans doute le plus reconnu et le plus craint après Hassan ibn al-Sabbah. À la mort d'Hassan ibn al-Sabbah, Rachid ad-Din Sinan prendra le nom de "Vieux de la Montagne". Lors du XIIe siècle, les alliances entre sunnites, chrétiens et nizarites se font et défont au gré des enjeux de chacun des partis. Saladin, à la suite de plusieurs tentatives d'assassinat contre lui, décide d'assiéger la ville en 1176, mais il renonce à prendre la ville après avoir conclu un pacte avec les Assassins dont le contenu reste secret. Deux légendes existent. la première prétend que Rachid ad-Din Sinan aurait envoyé une lettre à l'oncle de Saladin l'informant que toute la famille de ce dernier serait tué si Saladin ne renonçait pas au siège. La seconde, plus romancée, raconte que Rachid ad-Din Sinan, absent au moment de l'encerclement de la forteresse, serait apparu non loin du camp des assaillants. Saladin, sachant cela, décida d'envoyer une troupe pour se saisir du chef rebelle. Mais les soldats en approchant de leur ennemi furent soudain paralysés, incapable du moindre geste. Rentrant au camp, ils avertirent leur maître de leur mésaventure et l'informèrent que Rachid ad-Din Sinan souhaitait le rencontrer. Saladin, inquiet de ce présage, renforça sa protection et fit répandre tout autour de sa tente de la chaux et des cendres afin de détecter toute trace de pas. En pleine nuit, il se réveilla et aperçut un visage inconnu à proximité de sa couche, avant que la silhouette ne s'enfuie. Alertée, la garde entra dans la tente mais ne constata aucune présence, exceptée celle d'une galette empoisonnée sur le lit, accompagnée d'un papier où Saladin put lire : "Tu es en notre pouvoir". Le lendemain il leva le siège.





(20) La période fatimide de l'Égypte s'étend de 969 à 1171. En raison de la faiblesse de l'État abbasside, les Fatimides peuvent réaliser leurs ambitions de s'emparer de l'Égypte en juin 969.




(21) Vladimir Alekseïevitch Ivanov (en russe : Владимир Алексеевич Иванов ; Saint-Pétersbourg, Russie, 3 novembre 1886 - Téhéran, Iran, 19 juin 1970) est un orientaliste russe pionnier des études de l'ismaélisme.





(22) Henry Corbin (né à Paris le 14 avril 1903 et mort à Paris le 7 octobre 1978) est un philosophe,traducteur et orientaliste français.
C'est l'un des rares philosophes à traiter de l'islam iranien en général et de la gnose chiite en particulier.
Corbin a traduit, interprété et édité quelques-uns des classiques de cette tradition, dont les grands noms tels que Sohrawardi, Molla Sadra Shirazi, Rûzbehân Baqlî Shîrâzî et aussi le soufi Ibn Arabi et son disciple chiite Haydar Amoli, élargissent peu à peu un horizon philosophique lui aussi en voie de mondialisation.
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MessageSujet: Re: SECTE DES ASSASSINS : HISTOIRE   Mar 6 Sep - 21:31

(23) Ata-Malek Juvaini (1226-1283) était un historien persan. Il a écrit une histoire de l'Empire mongol intitulée Ta'rikh-i Jahan-Gusha (Histoire du Conquérant du monde).
Il est né à Juvain, une ville du Khorasan, du nord-est de l’Iran, dans une noble et ancienne famille qui s’est ralliée aux Mongols.

Son père est ministre de d’Arghoun Agha, gouverneur du Khorasan et de l’Irak. Juvaini l’accompage quand, aux côtés d’Arghoum, ll se rend à la cour de Mongka. Juvaini séjourne à Karakorum de mai 1252 à septembre 1253. Là, il entreprend la rédaction de l'Histoire du Conquérant du monde.
Il accompagne Ilkhan Hulagu en 1256 lors de la prise d'Alamut et en 1258 lors du sac de Bagdad. L'année suivante il est nommé gouverneur de Bagdad, de la Basse-Mésopotamie, et du Khouzistan.

L'œuvre de Juvaini est publiée sous le titre « Ta’rikh-i Jahan-Gusha », éd. Mirza Muhammad Qazwini, 3 vol, Gibb Memorial Series 16 (Leyde et Londres, 1912-1937). Une traduction en anglais par John Andrew Boyle de L'histoire du Conquérant du monde est publiée en 1958.




(24) Rashid al-Din , né en 1247 à Hamadan, mort en 1318, est un homme d’État persan d'origine juive de la période des khans Houlagides et un historien, auteur notamment du livre intituléJami al-tawarikh (Histoire universelle).

Rashid al-Din est le fils d’un pharmacien juif de Hamadan, centre important de culture juive en Perse, étant notamment pourvu d’un collège rabinique.

Rashid al-Din fait des études de médecine et entre à ce titre à la cour d'Abaqa, son rôle consistant tout d'abord à préparer, présenter et tester la nourriture du khan.
Il se convertit à l'islam vers 12772 bien que son éducation juive soit restée toute sa vie un handicap majeur. Un théologien damascène opposé aux Mongols, Ibn Taymiyya, le décrit après une rencontre en 1300 en ces termes : « C'était un Juif philosophant. Ensuite, il se rattacha à l'Islam avec ce qu'il y avait en lui du judaïsme et de la pratique de la philosophie, et il rejoignit ce Rafidisme-là »




(25) Le mot arabe vizir (وزیر en arabe et en persan, parfois transcrit en vizir, vazir, wasîr, wesir ou encore wezir), désigne un fonctionnaire de haut rang, ayant un rôle de conseiller ou de ministre auprès des dirigeants musulmans (califes, émirs, maliks, padishah ou sultans).

Par analogie, mais de façon anachronique, ce terme est aussi utilisé par les historiens pour désigner, dans l'Égypte antique, le second personnage après le pharaon, le tjaty en égyptien.






(26) Les Ilkhanides, Ilkhans ou Houlagides (Ilkhans en persan : ایلخانیان, ilxâniân ; en arabe :إلخاناة, ʾilḫānāẗ ; en mongol cyrillique : Ил хан, translit. : Il khan, Khan ouvert (ou clair)(princes régionaux[réf. nécessaire]), en signe de sujétion au khan suprême des Mongols) forment une dynastie fondée en 1256 en Iran par Houlagou Khan (Hülegü), petit-fils deGengis Khan, fils de Tolui et frère des khagans Möngke et Kubilai Khan.






(27) Ghazan , Ghazan Khan, Mahmud Ghazan (persan محمود غازان, turc qazan : « chaudron », Casanusen latin), né en 1271, mort en 1304, est le septième ilkhan de Perse de 1295 à sa mort, et un arrière-petit-fils d'Houlagou Khan, le fondateur de la dynastie mongole des Houlagides ou Ilkhanides.





(28) Oldjaïtou ou Uljaytu (en mongol moderne, Ölziït), aussi connu sous le nom persan de Muhammad Khodabandeh (persan محمد خدابنده - اولجایتو ), né en 1280, mort le 16 décembre 1316, prince mongol descendant de Gengis Khan, membre de la dynastie des Houlagides, est le huitième ilkhan de Perse de1304 à sa mort.

Les Grands Khans des Mongols sont alors les empereurs de Chine Kubilai Khan (r. 1260-1294), fils de Tolui, et Temur Khan (r. 1294-1316), petit-fils de Kubilai.





(29) Kiya Buzurg Ummid Rudbari , chef de la secte des Assassins (ismaïliens) d’Alamût, collaborateur et successeur du fondateur de la dynastie Nizarite, Hassan ibn al-Sabbah, il le remplace à sa mort en 1124. Son fils Muhammad lui succède en 1138.





(30) Le Daylam arabe : daylām, ديلام est un terme de la géographie arabe qui désigne les régions du sud et de l’ouest de la Mer Caspienne :Mazandéran, Guilan, mais aussi parfois plus à l’est : Jurjan (Gorgan) et Qûmis.


Mahomet a dit : « Même s'il ne restait qu'un jour de cette vie terrestre, Allah l'allongera jusqu'à ce qu'un membre de ma famille possède la montagne du Daylam ». (hadith rapporté par Ibn Majah et El-Bokhari).


Les Daylamites sont les habitants d'origine aryenne (précisément scythe) peuplant le Daylam et venus du nord de la Caspienne auVe siècle. Généralement blonds, ils étaient appelés les « rouquins de Ray » dans la littérature arabe, leur principale ville, totalement détruite au XIIIe siècle. Ils s'opposèrent à l'invasion musulmane des Sarrasins en 642, puis furent fortement imprégnés de libre pensée. La dynastie Bouyide est originaire du Daylam (945–1055).


Les Zazas vivant dans l'est de la Turquie sont d'origine Daylem et leurs langue est la plus proche des langues parlées au Daylam.







(31) Qazvin (en persan : قزوین) est une ville d'Iran située à l'ouest de Téhéran et au pied des montsElbourz. Qazvin est la capitale de la province portant son nom.


Qazvin aurait été fondée par Shapur Ier, sous le nom de Shahd-e Shahpur. Ravagée de nombreuses fois par les Daylamites, harcelée par les Nizârites ou "Assassins" de la vallée voisine d'Alamut, détruite à deux reprises par les Mongols, elle devient la première capitale de l'empire safavide de 1555 à 1597. La ville décline progressivement, redevient prospère sous les Qadjars, mais souffre de l'occupation soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale.






(32) La forteresse de Gerdkûh est située à 17 km à l'ouest de Damghan dans la province de Semnan en Iran. Gerdkûh est l'une des principales places fortes qui ont été occupées par lesAssassins.


Gerdkûh remonte peut-être à la période préislamique. La première mention de ce site date duXe siècle pendant la période de diffusion de l'ismaélisme. Son premier possesseur serait le dâ`i'Abd al-Malik al- Kawkabi, un des successeurs directs d'Abû Hâtim ar-Râzî. Au XIe siècle, la forteresse devient la possession des émirs seldjoukides de Damghan. De la fin du XIe siècle jusqu'au XIIIe siècle, Gerdkûh fait partie des forteresses nizârites pendant la période d'Alamut.


Le siège de Gerdkûh par les Mongols commence en mai 1253 (rabî` al-awwal 651 A.H.). La garnison ne se rend que dix-sept ans plus tard à cause du manque de vêtements en décembre1270 (rabî` ath-thani 669 A.H.), c'est-à-dire treize ans après la chute d'Alamut livrée sans combat en 1256. La forteresse n'a pas été rasée et a été utilisée jusqu'en 1384. Elle est complètement abandonnée pendant le règne des Séfévides.






(33) Damghan ou Dâmghân (دامغان) est une ville du nord de l'Iran de la province du Semnan, qui se trouve être la préfecture du Damghan. Elle comptait 62 807 habitants en 2012.

Les ruines de Tépeh Hissar datant du IVe millénaire av. J.-C. se trouvent à proximité de la ville au sud-est, près des restes d'un palaissassanide. Ils attestent de la présence des premières population aryennes du haut plateau iranien.


La ville était fort importante au Moyen Âge, étant la capitale de la province de Qumis (ou Qoumès), et se trouvant sur l'itinéraire de laroute de la soie. Elle est détruite en septembre 1729 par l'incursion afghane (bataille de Damghan). Quelques monuments survivent à la catastrophe comme le temple zoroastrien de Tarikhaneh (پرستشگاه تاریخانه), d'époque sassanide, appelé ensuite mosquée de Tarikhaneh (مسجد تاریخانه), après la conversion de la région à l'islam. Le monument est remarquable par les colonnes massives et ses inscrustations de bois sculpté, ainsi que ses deux minarets du XIe siècle.
Non loin de la ville se trouve le site de l'ancienne ville grecque d'Hécatompyles (Ἑκατόμπυλος, la ville aux cents portes) fondée après l'invasion d'Alexandre le Grand. Damghan est détruite le 22 décembre 856 par un tremblement de terre.


Dans la partie ouest de la ville l'on remarque les ruines d'un site de plan quadrilatère, une citadelle avec des petits édifices de couleur blanche portant le nom de Moloud Khaneh, ce qui signifie « Maison de la Naissance ». C'est ici qu'en 1772 naquit Feth Ali Châh de la dynastie des Qadjars. Tarikhaneh est peut-être la mosquée la plus ancienne de l'Iran (IXe siècle). D'autres édifices appartiennent à la période seldjoukide.






(34) Rayy, Ray ou Rey actuellement Chahr-e-Rey (en persan : شهر رى), autrefois Ragâ dans l'Avesta, Ragès dans la Bible, Rhagès (grec : Ῥάγες [Rhagès]2) sous Alexandre le Grand puisEuropos (grec : ευρωπος [Eurōpos]3, vaste ; spacieux) pour les Séleucides et nommée ensuiteArsacia (grec : Ἀρσακία [Arsakia]) par les Parthes arsacides. Ville de la province de Téhéran, située à 10 km au sud de la ville de Téhéran dans le district de Shahrak-e Rah-Ahan du district 20.






(35) Le Khouzistan , Khuzestan ou Khouzestan (en persan : خوزستان) est une des 30 provinces d'Iran. Elle est située au sud-ouest du pays, aux confins de l'Irak et du Golfe Persique. Sa capitale est Ahvaz et elle couvre une surface de 62 238 km². Les autres villes principales de la province sont: Behbahan, Abadan, Andimeshk, Khorramshahr, Bandar Imam, Dezful, Shushtar,Omidiyeh, Izeh, Baq-e-Malek, Mah Shahr, Dasht-e-Azadegan, Ramhormoz, Shadegan, Shush,Masjed Soleiman, Āghā Jārī, Ile Minu et Hoveizeh.






(36) Nishapur, Nichapour ou Neishabur (en persan : نيشابور, neyšābūr) est une des principales villes de la région du Khorassan, en Iran.





(37) Saljûqs : Les Seldjoukides, Seljoukides ou Saljûqides sont les membres d'une tribu turcique qui a émigré du Turkestan vers le Proche-Orient avant de régner sur l'Iran, comprenant l'Irakactuel, ainsi que sur l'Asie mineure entre le milieu du XIe siècle et la fin du XIIe siècle.

Famille issue de la tribu turque oghouze des Kınık vivant à l'origine au nord de la mer d'Aral, les Seldjoukides, tribus nomades venues d'Asie centrale, régnèrent sur le royaume des Oghouzes (turc Oğuz) à partir de 990. Ils portaient le titre de « Yabgu » et leur territoire s'étendait sur environ un million de kilomètres carrés. […]





(38) Les Abbassides sont une dynastie musulmane qui règne sur le califat abbasside de 750 à 1258. Le fondateur de la dynastie, Abû al-Abbâs As-Saffah, est un descendant d'un oncle de Mahomet, Al-Abbas ibn Abd al-Muttalib. Proclamé calife en 749, il met un terme au règne des Omeyyades en remportant une victoire décisive sur Marwan II à la bataille du Grand Zab, le 25 janvier 750.

Après avoir atteint son apogée sous Hâroun ar-Rachîd, la puissance politique des Abbassides diminue, et ils finissent par n'exercer qu'un rôle purement religieux sous la tutelle des Bouyides au Xe siècle, puis des Seldjoukides au XIe siècle. Après la prise de Bagdad par lesMongols en 1258, une branche de la famille s'installe au Caire, où elle conserve le titre de calife sous la tutelle des sultans mamelouksjusqu'à la conquête de l'Égypte par l'Empire ottoman, en 1517.





(39) Hassan II fut un imam nizârite qui régna en Perse et en Syrie entre 1162 et 1166.

Il était le descendant de Hassan ibn al-Sabbah, surnommé le Vieil homme de la montagne.






(40) La charia ou charî'a (arabe : الشَّرِيعَة) représente dans l'islam diverses normes et règles doctrinales, sociales, cultuelles, et relationnelles édictées par la « Révélation ». Le terme utilisé en arabe dans le contexte religieux signifie : « chemin pour respecter la loi [de Dieu] ». Il est d’usage de désigner en Occident la charia par le terme de loi islamique qui est une traduction très approximative puisque n'englobant que partiellement le véritable sens du mot (ce terme est d’ailleurs utilisé en place de droit musulman). La charia codifie à la fois les aspects publics et privés de la vie d’un musulman, ainsi que les interactions sociétales. Les musulmans considèrent cet ensemble de normes comme l’émanation de la volonté de Dieu (Shar'). Le niveau, l’intensité et l’étendue du pouvoir normatif de la charia varient considérablement sur les plans historiques et géographiques. En Occident, certaines de ces normes sont considérées incompatibles avec les droits de l'homme.






(41) Le mot taqîya (on trouve parfois les orthographes taqiyya ou takia) (arabe : taqīya, تقيّة) est lié aux mots tuḳan, tuḳātan, taḳwā ou ittiḳāʾsignifiant prudence, crainte ou kitmān « action de dissimuler, voiler », opposé à id̲h̲āʿa « divulgation, révélation ». Il désigne une pratique consistant à dissimuler sa foi sous la contrainte, afin d'éviter tout préjudice et réaction hostile d'un milieu extérieur défavorable. Au sein de l'islam, cette pratique relevant de la charî'a fait notamment partie de la catégorie juridique chiite. Le développement de la notion de taqîya en islam provient directement du texte coranique ainsi que d'une recommandation du prophète de l'Islam selon laquelle la foi peut être cachée si elle conduit à la persécution. La notion de taqîya est développée et pratiquée dans le chiisme et le monde sunnite mais relève "d'une signification spéciale dans le chiisme", en raison de sa relation spéciale avec la notion de martyr telle qu'elle est développée dans cette branche de l'islam. Dans les deux cas, et de façon visible dans le chiisme, elle est reliée à une pratique de l'ésotérisme islamique remontant directement au prophète de l'Islam. Dans l'islam chiite, le nombre de traités consacrés à cette notion est élevé.


Cette mesure de prudence, issue à l'origine de l'ésotérisme islamique, permet aux musulmans de dissimuler aux yeux du plus grand nombre des vérités d'ordre ésotérique, ou bien de pratiquer leur foi en secret dans certaines circonstances de force majeure et dans un milieu globalement hostile; elle offre un large domaine d’application.


Les milieux islamistes promeuvent une dimension supplémentaire de la Taqiya. Elle est alors perçue comme un principe de dissimulation stratégique dans un contexte de conquête. Mis en avant par Al-Qaïda, puis par l'État islamique, elle permet la dissimulation, jusqu'au mépris ostensible des règles cultuelles et morales musulmanes, comme moyen stratégique guerrier. Cette dimension fait débat parmi les musulmans et les universitaires.






(42) Mahomet (en arabe محمّد - Muḥammad), Muḥammad ou Mohammed, nom complet : Abū al-Qāsim Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Muṭṭalib ibn Hāshim, est un chef religieux, politique et militaire arabe de la tribu de Quraych. Fondateur de l'islam, il en est considéré comme le prophète majeur. Selon la tradition islamique, il serait né à La Mecque vers 570 et mort à Médine en 632.
Les musulmans le considèrent comme le dernier des prophètes du monothéisme, au sens où il termine et scelle le cycle de la révélation monothéique abrahamique. Ses biographies religieuses rapportent qu'il enseignait à ses premiers compagnons (sahabas) les versets duCoran, qu'il présentait comme la parole même de Dieu (Allah en arabe), transmise à lui par l'archange Gabriel. Le Coran aurait été compilé après la mort de Mahomet, à partir de transcriptions sur des supports divers, par ses disciples. Par ailleurs, ses actions et ses paroles forment la sunna, qui est la seconde source à la base du droit musulman.

La fondation de l'islam et l'importance de la culture islamique ont influencé différentes cultures et civilisations au cours de l'histoire, faisant de Mahomet une figure de premier plan de l'histoire. Néanmoins, son historicité fait débat. En raison de la rareté des sources historique et du biais religieux des sources traditionnelles, il n'est pas possible d'écrire une biographie historique du personnage devenu au fil du temps un chef religieux.





(43) Jean de Joinville (v. 1224 - 24 décembre 1317), également connu sous le nom de Sire de Joinville, est un noble champenois et biographe de Louis IX de France (dit Saint Louis).

Sénéchal de Champagne et historien du règne, il suit Louis IX à Aigues-Mortes lors de laseptième croisade. C'est en partie grâce à ses témoignages que Saint Louis est canonisé en 1297.







(44) Les Mongols sont un peuple nomade vivant actuellement en Mongolie, en Russie et enChine. Les quatre ethnies principales sont les Khalkhas, les Oïrates, les Bouriates et lesKalmouks. Ils sont actuellement environ 10 millions, dont près de 5,8 millions en Chine. Leurs langues forment un groupe spécifique de la famille altaïque comportant plusieurs langues. Les principales sont le khalkha, dialecte devenu langue vernaculaire de Mongolie, le tchakhar, dialecte vernaculaire de Mongolie-Intérieure, le bouriate, parlé en Bouriatie, dans les deux Mongolies et dans d'autres républiques de Sibérie et le kalmouk, parlé enKalmoukie. Les Mongols pratiquent traditionnellement un bouddhisme lamaïste (dit tibétain) teinté d'animisme voire de chamanisme.


À l'origine d'un des plus grands empires de tous les temps, qui s'étendit de la mer de Chine jusqu'au-delà de la Volga au XIIIe siècle et au XIVe siècle, ils conservent encore leur culture, malgré leur éclatement en quatre entités politiques distinctes ; outre la langue et l'histoire, cette culture profondément originale couvre des domaines tels la musique, la religion, les fêtes, les sports, le mode de vie, et enfin l'organisation sociale.







(45) Houlagou Khan (mongol : ᠬᠤᠯᠠᠭᠤ Хулагу, translit. : Khülagü, qui a comme racine le mot qui signifie « surplus » en mongol médiéval2), né en 1217 à Maragha près de Tabriz, mort le8 février 1265, petit-fils de Gengis Khan et frère de Kubilai Khan, est le fondateur de la dynastie mongole des Houlagides ou Il-khanides, qui gouverne la Perse et l'Irak jusqu'au XIVe siècle.






(46) Rukn ad-Dîn Khurshâh fut le dernier imam des Nizârites, dite Secte des Assassins, et régna de 1255 à 1257.


Il fut dépossédé par Houlagou Khan, et tué sur les bords de l'Amou-Daria en 1257. Le foyer nizarite autour de la forteresse de Masyaf, en Syrie, qui tint jusqu'en 1273.

Certains prétendent que la secte aurait survécu sous d'autres formes et dans d'autres lieux






(47) Le premier titre d’Aga Khan a été donné en 1818 par le shah d'Iran, Fath Ali Shah Qajar au fils d'un imam ismaélien nizarite du nom de shah Khalilullah, qui résidait à Kehk, près de Qom et fut assassiné à Yezd en 1817. Cet imam était vénéré quasiment comme un Dieu jusqu'en Indepar ses fidèles, qui lui attribuaient des miracles et le couvraient de dons.

Ḥasan Alī Shāh , né en 1804 à Kohak en Iran et décédé en 1881 à Bombay en Inde, était le fils du shah Khalilullah. Il fut connu sous le nom de Agha Khan Mahalati. Il quitta la Perse après une tentative de coup d'État contre le shah et finit par s'installer à Bombay, en Inde, où il devint le chef attitré de la communauté ismaélienne des Khodjas. Il est le père de l'Aga Khan II.






(48) Chah, shah ou schah, terme persan, est le titre porté par les empereurs de Perse. Ce terme a été emprunté par d'autres langues où il désigne plus généralement le souverain ou le monarque d'un État. Il apparaît également dans d'autres titres dérivés.






(49) Les communautés Khojas ou khodjas (ourdou: خوجہ) [kodʒa] sont des communautés Indo-pakistanaises ou issues de ces communautés. Ce sont généralement des ismaéliens, parfois chiite duodécimaine ou même sunnite hanafite. Les plus importantes communautés sont installées principalement à Mumbai (Bombay), on trouve des communautés khodjas également le long de l'Afrique de l'Est.






(50) Un taliban (طالب [ṭālib], « étudiant » ou « chercheur », pl. طلاب [ṭullāb] en arabe ; طالب [ṭɔˑˈlɛb], pl. طالبـان [ṭɔˑlɛˈbɔˑn] en pachto) est une personne qui adhère à un mouvement fondamentaliste musulman qui s'est répandu au Pakistan et surtout en Afghanistan depuis octobre 1994. Le mouvement a mené une guerre contre le gouvernement de l'État islamique d'Afghanistan, notamment à partir de 1994 jusqu'à la prise de Kaboul en 1996 où les talibans instaurent le régime de l'Émirat islamique d'Afghanistan, avec à sa tête Mohammad Omar.


L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes de la Russie, duCanada, du Kazakhstan et des Émirats arabes unis.


Les talibans ne peuvent toutefois pas être considérés comme appartenant à une même organisation. Il existe en effet de nombreuses mouvances, plus au moins liées, et celles-ci ne mènent pas toujours le même combat. On distingue parfois les talibans « afghans » se battant contre les forces internationales et nationales dans la guerre d'Afghanistan, et les talibans « pakistanais », opposés aux autorités pakistanaises dans le conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan.





(51) Abou Ḥamid Moḥammed ibn Moḥammed al-Ghazālī (1058-1111), connu en Occident sous le nom d'Algazel, est un soufi d'origine persane. Personnage emblématique dans la culture musulmane, il représente la mystique dogmatique.


Al-Ghazâlî eut une formation philosophique très poussée ; il écrivit un essai tentant de résumer la pensée de philosophes musulmans déjà célèbres (Al-Kindi, Rhazès, Al-Fârâbî, Avicenne et d'autres). Déçu dans sa recherche d'une vérité philosophique finale, il s'oriente vers un mysticisme profond refusant toute vérité aux philosophes et les accusant d'infidélité. Dans son ouvrage Tahafut al-Falasifa (L'Incohérence des philosophes) (1095), il entend montrer, par la méthode même des philosophes - qu'il maîtrise du fait de ses études - que les philosophes n'aboutissent qu'à des erreurs, condamnables selon lui puisque contredisant la Révélation. Sa critique vise particulièrement l'aristotélisme d'Avicenne. Il influença le Kuzari de Juda Halevi.


Ce découragement est très semblable à celui de son compatriote presque contemporain, le mathématicien et poète persan Omar Khayyam





(52) Le zahirisme est une école littéraliste apparue au IXe siècle à Ispahan. Son fondateur fut Dawud ben `Alî al-Isfahânî (815-884) (Abu Dāwud Sulayman Az-Zahiri). Cette école était une école théologique mais aussi une école juridique (madhhab) de droit musulmannotamment en al-Andalus sous la conduite d'Ibn Hazm. L'école juridique à disparu laissant les quatre écoles canoniques subsister après la chute de l'Andalousie. Cette école ne laissait aucune latitude au juge qui ne pouvait se référer qu'au Coran et à la sunna.









(53) Le haschich (en arabe : حَشيش [ḥašīš], foin ; herbe) est le nom courant de la résine decannabis. L'étymologie du mot est contestée mais il est avéré que le mot haschich est d'origine arabe. Étymologiquement, il est peut-être à l'origine du surnom de hachichins donné aux nizârites.

Une hypothèse linguistique fait dériver le mot assassin du persan hashishiyyin, qui désigne les fumeurs de haschich. Au Moyen Âge, une secte chiite du Moyen-Orient fait parler d'elle. Celle des Hashâchines ou Nizârites : la rumeur prétend que les membres de cette secte sont conditionnés par leur chef à tuer sous l'emprise du haschich, d'où leur nom. Par la suite en Italie au XIIIe siècle, le mot est repris enassassino pour désigner soit les chefs musulmans combattant les chrétiens, soit les tueurs à gages, enfin en France au XVIe siècle il prend la forme assassin et désigne les tueurs à gages, avant de prendre le sens plus large de meurtrier. Cette hypothèse, qui a inspiré bien des auteurs, de Marco Polo à Smolden, scénariste de la bande dessinée Gipsy, est contestée.






(54) Le mot franc-maçonnerie désigne un ensemble d'espaces de sociabilité sélectifs, formé de phénomènes historiques et sociaux très divers. Le recrutement des membres est fait par cooptation et pratique des rites initiatiques se référant à un secret maçonnique et à l'art de bâtir. Difficilement traçable historiquement, la franc-maçonnerie semble apparaître en 1598 en Écosse (Statuts Schaw), puis en Angleterre au XVIIe siècle. Elle se décrit, suivant les époques, les pays et les formes, comme une « association essentiellement philosophique et philanthropique », comme un « système de morale illustré par des symboles » ou comme un « ordre initiatique ». Organisée en obédiences depuis 1717 à Londres, la franc-maçonnerie dite « spéculative » — c'est-à-dire philosophique — fait référence aux rites des Anciens Devoirs de la « maçonnerie » dite « opérative » formée par les corporations de bâtisseurs qui édifièrent, entre autres, les cathédrales.


Elle prodigue un enseignement ésotérique progressif à l'aide de symboles et de rituels. Elle encourage ses membres à œuvrer pour le progrès de l'humanité, laisse à chacun le soin d'interpréter ces mots. Sa vocation se veut universelle, bien que ses pratiques et ses modes d'organisation soient extrêmement variables selon les pays et les époques. Elle s'est structurée au fil des siècles autour d'un grand nombre de rites et de traditions, ce qui a entraîné la création d'une multitude d'obédiences, qui ne se reconnaissent pas toutes entre elles. Elle a toujours fait l'objet de nombreuses critiques et dénonciations, aux motifs très variables selon les époques et les pays. Une discipline de réflexion porte sur la franc-maçonnerie : la maçonnologie.






(55) Frédéric Ier de Hohenstaufen, dit Frédéric Barberousse (en allemand : Friedrich I., Barbarossa, 1122 – 10 juin 1190), fut empereur romain germanique, roi des Romains, roi d'Italie,duc de Souabe et duc d'Alsace, comte palatin de Bourgogne.


Né vers 1122 à Waiblingen ou à Weingarten près de Ravensbourg, Frédéric est un prince de la dynastie des Hohenstaufen, duc de Souabe de 1147 à 1152 sous le nom de Frédéric III. Il a été élu roi des Romains en 1152 et couronné empereur germanique en 1155. Il a gagné son surnom du fait de son éblouissante barbe rousse.








(56) Guillaume de Tyr (Jérusalem, vers 1130 - † 1184) est archevêque de Tyr de 1175 à 1184,historien des croisades au Moyen Âge et le précepteur du roi de Jérusalem Baudouin IV le Lépreux.

Guillaume est né à Jérusalem vers 1130 parmi les latins d'Orient de la seconde génération. Enfant, il fut éduqué à Jérusalem, mais à la fin de l'année 1145 ou au début de 1146, il part finir ses études en Europe, à l'époque où les chevaliers et souverains occidentaux s'apprêtent à partir dans la seconde croisade. Il fréquente les plus prestigieuses universités de l'époque, Paris pour la théologie et Bologne pour le droit et reçoit l'enseignement des professeurs les plus remarquables : Bernard de Moëlan, Hilaire d'Orléans, Pierre Hélie, Pierre Lombard, Maurice de Sully, Thierry de Chartres, Robert de Melun et Gilbert de la Porée. […]





(57) Conrad de Montferrat de la famille des Alérame (Aleramici), né vers 1145/47 et assassiné le28 avril 1192, est seigneur de Tyr de 1187 à 1192, marquis de Montferrat de 1190 à 1192 et roi de Jérusalem en 1192, fils de Guillaume V, marquis de Montferrat et de Judith de Babenberg.








(58) Le terme turco-mongol rend compte du haut degré de mélange de ces deux familles de peuples et de langues au départ voisine et originaire de l'Asie du nord-est. Le terme tatar-mongol est également utilisé, qui a donné autrefois en Occident, par confusion le terme de tartare et a fait nommer leur territoire la Tartarie.

Bien que les langues turques et les langues mongoles soient considérées comme deux branches de la famille des langues altaïques, un abondant stock de vocabulaire commun ou très voisin fait qu'il est souvent difficile de déterminer l'origine turque ou mongole des mots concernés.

Quant aux peuples turcs, ils constituèrent une bonne partie des armées mongoles et contribuèrent à « retourner » les soldats également turcs des États attaqués par Gengis Khan (1155~1162 - 1227), contribuant ainsi à ses succès foudroyants.


Houlagou Khan (1217 - 1265) gouverne l'Irak et la Perse.


Mahmud Ghazan Khan (Casanus, 1271 - 1304) gouverne la province de Khorassan, au Nord-Est de l'Iran, puis la ville de Tabriz, au Nord Ouest.


Tamerlan (1336 - 1405) était issu d'un clan mongol installé en Transoxiane, une région de langue turque également influencée par la culture persane. Dans son cas, le terme d'empereur turco-mongol est particulièrement adapté.







(59) Le mutazilisme , ou mu‘tazilisme mais aussi Al mu'tazila, est une importante école de théologique musulmane ('Aqîda) apparue au VIIIe siècle. c'est l'une des salafs avec le chiisme, le soufisme, l’hanbalisme et l'asharisme qui sont les écoles prédécesseur des 3 premier siècle de l islam. Elle s'oppose par là aux écoles de théologie aujourd'hui dominantes comme l'Asharisme, le Maturidisme ainsi que d'autres écoles plus littéralistes comme l école de théologie de l'hanbalisme ils sont adepte de l'Atharisme née par opposition au mutazillisme et qui donna naissance à de nombreux mouvements radicaux sectaire dit traditionalistes telle que les salafistes fondée suite a la reprise de l’école théologique pas ibn tanamiyya et les wahhabites fonde par Muhammad Ibn 'Abdel Wahhâb née après la création de l’école de jurisprudence rattaché au sunnisme du même nom qui apparus après la création des trois autre école sunnite qui ne se base que sur le coran et la sunna dont sont adepte des personne ayant créer des secte aussi bien issus majoritairement du courant kharhidjiste, mais aussi sunnite ou encore chiiste que l’on nomme des mujassima. ne pas confondre l’école de jurisprudence hanbalisme et l’école de théologie du même nom car il n'ont pas les mêmes points de vue car la vision théologique a évolué avant et suite à la création du maddhab avec les écoles sunnites hannafite, malékite et chaféite (source : http://www.doctrine-malikite.fr/Les-quatre-doctrines_a24.html ).


La théologie mutazilite se développe sur la logique et le rationalisme, inspirés de la philosophie grecque et de la raison (logos), que Wassil Ibn Ata combine harmonieusement avec les doctrines de la foi islamique.
Cette démarche, reprise sous différentes formes par les autres courants musulmans, parfois avec réticence







(60) Le sultanat de Roum (c'est-à-dire du « pays des Romains »; en arabe : السلاجقة الروم, el-Salācika el-Rūm ; en perse : سلجوقیان روم, Salcūkiyân-e Rūm ; en turc : Anadolu Selçuklu Devleti, Anadolu Selçuklu Saltanatı ou Rum Selçukluları) ou sultanat d'Iconium est unsultanat seldjoukide établi de 1077 à 1307 en Anatolie à la suite de la bataille de Mantzikert.







(61) Les Khorassaniens sont les habitants de la vallée du Khorassan, en Iran. C'est de là qu'est partie la révolte de persans convertis à l'islam qui a abouti au renversement de la dynastie des Omeyyades par les Abbassides au milieu du VIIIe siècle après Jésus-Christ.
Par la suite, les Khorassaniens formeront la garde prétorienne des califes Abbassides.







(62) Abû Ja`far ar-Râchid bi-llah al-Mansûr ben al-Fadhl al-Mustarchid surnommé Ar-Râchid Il est né en 1109. Il a succédé comme trentième Calife abbasside de Bagdad à son père Al-Mustarchid assassiné en 1135. Un grand-oncle Al-Muqtafi fils du vingt-huitième calife Al-Mustazhir l’a déposé en 1136. Il est mort assassiné en 1138.








(63) Abû al-Mansûr « Al-Mustarchid bi-llah » al-Fadhl ben Ahmad al-Mustazhir surnommé Al-Mustarchid. Il est né en 1092. Il a succédé comme vingt-neuvième Calife abbasside de Bagdad à son père Al-Mustazhir en 1118. Il est mort assassiné en 1135. Son fils Ar-Râchid lui a succédé.







(64) Baïdju est un commandant mongol en Perse au service d’Ögödei, puis de Güyük et Möngke. Il succède à Tchormaghan, et va étendre le territoire mongol en Anatolie.
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