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 SORCIERE

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Lanaelle
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MessageSujet: SORCIERE    Jeu 3 Nov - 20:47







Etymologie
Histoire
• Antiquité
• Moyen Âge et Renaissance
a) Début des persécutions
b) Temps des grandes persécutions

• Epoque Moderne
Pratiques attribuées
• Pacte avec le diable
• Sabbat
a) Nuit d’Halloween
• Vol des sorcières
• Bestiaire et métamorphoses de la sorcière
• Sorcières et enfants






Un sorcier ou une sorcière est une personne qui pratique la sorcellerie. Si l'image du
sorcier et de la sorcière est très variable selon les cultures, la sorcière est dans le monde
occidental principalement associée à sa capacité à voler sur un balai, aux sabbats et à
la chasse aux sorcières. Le sorcier est parfois associé au voyant, d'autres l'associent
au chaman (1) , qui est un spécialiste de la communication avec les puissances de la
nature et les défunts. La sorcière est un personnage récurrent de l'imaginaire
contemporain, à travers les contes, les romans, les films et les masques des fêtes populaires.









(1)  Le chaman, chamane (ou encore shaman), est un être humain qui se présente comme l’intermédiaire ou l’être intercesseur entre l’humanité et les esprits de la nature. Il a une perception du monde que l’on qualifie aujourd’hui d’holistique dans son sens commun ou animiste (voir également les théories Gaïa). Le chaman est à la fois « sage, thérapeute, conseiller, guérisseur et voyant ». Il « est » l’initié ou le dépositaire de la culture, des croyances, des pratiques du chamanisme, et d’une forme potentielle de « secret culturel ». On le trouve principalement dans les sociétés traditionnelles ancestrales où il arbore des parures et pratique dans le secret.





SOURCE :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sorcier
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MessageSujet: Re: SORCIERE    Jeu 3 Nov - 20:56







Le mot sorcière, féminin de sorcier, remonte à un latin populaire *sortiarius, proprement « diseur de sorts », dérivé de sors (gén. sortis), désignant primitivement un procédé de divination, puis « destinée, sort ». Les noms de la sorcière en ibéro-roman tels que le portugais bruxa, espagnol bruja ou catalan bruixaainsi que l’occitan bruèissa, proviendraient d’un hispano-celtique *bruxtia, attesté d’ailleurs sous la forme de brixtía « sort » sur le plomb de Larzac (2). On rapproche ce dernier du vieil irlandais (3) bricht « formule magique, incantation » et du vieux breton (4) brith« magie ». Le mot anglais witch est un déverbatif du vieil anglais (5) wiccian « jeter un sort, pratiquer la sorcellerie », comparable au bas-allemand (6) wicken « pratiquer la divination » et au frison de l’Ouest (7) wikje « prédire, prévenir ».






(2) Le plomb du Larzac est une inscription gauloise à caractère magique découverte en août 1983 dans une tombe à incinération de la nécropole de La Vayssière (à L'Hospitalet-du-Larzac, Aveyron). L'inscription est gravée en cursive latine sur les deux faces d'une plaquette de plomb en deux fragments et peut être datée des environs de l'an 100 ap. J.-C. C'est l'un des plus longs textes en langue gauloise qui nous soit parvenu. Le plomb du Larzac est conservé au musée de Millau.





(3) Le vieil irlandais (sean-ghaeilge en irlandais moderne, goídelc en vieil irlandais) est la forme la plus ancienne de la langue irlandaise que l'on peut aujourd'hui reconstituer plus ou moins fidèlement à partir des sources disponibles. Elle remonte à la période comprise entre le VIe siècle et le Xe siècle et est l'ancêtre du moyen irlandais (ou irlandais médiéval).

Le vieil irlandais apparaît d'abord dans les marges de manuscrits religieux latinsdu VIe siècle. Un grand nombre de texte rédigés dans la forme primitive de la langue, bien que classés comme manuscrits de la période du moyen irlandais (comme le Lebor na hUidre et le Livre de Leinster), sont essentiellement rédigés en caractères de vieil irlandais.

Si le vieil irlandais est l'ancêtre des langues modernes que sont l'irlandais, l'écossais et le mannois, il en diffère pourtant. Ces langues modernes sont généralement moins complexes que le vieil irlandais sur les plans morphologique et phonologique.

Les recherches actuelles en vieil irlandais sont toujours influencées par les travaux de quelques chercheurs peu nombreux, au nombre desquels on citera Rudolf Thurneysen (1857-1940) et Osborn Bergin (1873-1950). Aujourd'hui encore, leurs ouvrages sont considérés comme des œuvres de référence pour qui s'intéresse au vieil irlandais.

On a retrouvé quelques traces, surtout des noms de personnes, écrites dans la forme primitive de cette langue (dénommé irlandais primitif). Ces inscriptions sont en écriture oghamique, utilisée en Irlande et dans l'ouest de la Grande-Bretagne dès le IVe siècle.








(4) Le vieux breton (henvrezhoneg en breton moderne) est le nom actuellement donné à la langue brittonique parlée en Armorique avant le XIe siècle. Il est suivi par le moyen breton puis le breton moderne.
Le plus ancien texte contenant du vieux breton est le manuscrit de Leyde datant de la fin du VIIIe ou du IXe siècle.






(5)
Les linguistes appellent vieil anglais (ou anglo-saxon dans une terminologie plus ancienne) la langue parlée en Angleterre par les Anglo-Saxons pendant la période comprise entre les Ve et XIIe siècles. Après leur arrivée en Angleterre en 1066, les Normands exerceront une influence significative sur la langue indigène, qui entraînera la disparition du vieil anglais. Cette langue, issue du rameau anglo-frison (ou ingvæonique) des langues germaniques (et qui, pour cette raison, est proche du groningois, du frison et du scots), est l’ancêtre de l’anglais moderne.






(6) Le bas allemand
(en allemand : Niederdeutsch ou Plattdeutsch) est un groupe de dialectes germaniques. Il se distingue du groupe haut allemand par l'absence de la seconde mutation consonantique. Le bas saxon, parlé surtout en Allemagne du Nord, comprend le plus grand nombre de locuteurs. Le bas francique parlé dans le Sud et l'Ouest des Pays-Bas, dans le Nord de la Belgiqueet dans la région allemande de Basse-Rhénanie (Niederrhein), se rattache aussi à un sous-groupe du bas allemand ; si le néerlandais, les parlers flamands et l’afrikaans y sont linguistiquement rattachés, on considère conventionnellement pour des raisons socio-historiques que leur rameau s'est différencié de la souche-mère.






(7) Le frison occidental (frysk) est un parler du groupe de langues germaniques occidentales. Il est parlé par environ 400 000 personnes, principalement dans la province néerlandaise de Frise, où il jouit à côté du néerlandais du statut de langue officielle. Certains le considèrent comme une langue à part entière, d'autres comme la variante dominante du frison.


En frison occidental, il est connu simplement sous le nom de frison (frysk). Aux Pays-Bas, le nom frison occidental (West-Fries en néerlandais) est réservé à un dialecte du néerlandais parlé dans la région de Frise occidentale qui, elle, dépend de la province de Hollande-Septentrionale.


Les autres variétés du frison sont le frison oriental (2 000 locuteurs) et le frison septentrional (10 000 locuteurs), tous deux parlés en Allemagne. Il ressemble également à l'anglais et au néerlandais.


La majorité de la population de la province de Frise comprend le frison occidental, mais dû notamment à la scolarisation en néerlandais, le niveau d'alphabétisation en frison occidental est relativement bas.
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MessageSujet: Re: SORCIERE    Jeu 3 Nov - 21:35











Les sorciers sont rares dans la Bible et condamnés par Moïse. On voit cependant Saül (08) consulter une sorcière à En-Dor pour parler à Samuel (9) mort.


Il est difficile d'avoir une vision exacte de la pratique de la sorcellerie dans l'Antiquité. Celle-ci était en effet réprouvée, voire interdite. Pline l'Ancien (10) rapporte son interdiction à Rome par la Loi des XII tables (11) vers -450. La Lex Cornelia interdisait sa pratique et condamnait à mort ceux qui s'adonnaient aux pratiques de sorcellerie : « les devins, les enchanteurs et ceux qui font usage de la sorcellerie à de mauvaises fins, ceux qui évoquent les démons, qui utilisent la magie noire, qui bouleversent les éléments, qui, pour nuire, emploient des images de cire, seront punis de mort. ». Mécène (12) conseille à Auguste de repousser les adeptes des religions des étrangers : « C'est d'eux que naissent la conspiration et les sociétés secrètes, dangereuses pour le règne d'un monarque. ».




Charles André van Loo,
Mademoiselle Clairon en Médée, 1760



Cependant, de nombreuses références (notamment littéraires) témoignent d'une pratique continue de la sorcellerie durant l'Antiquité. Dans L'Odyssée, Homère évoque l'enchanteresse Circé (13), qui transforme les compagnons d'Ulysse en porcs. La déesse Hécate (14) présidait à la sorcellerie et aux enchantements. Certaines régions et certains lieux, considérés comme des points de passage vers le monde infernal, y étaient associés : marais, lacs, cimetières.


• La Thessalie, plaine fertile aux multiples cours d'eau, semble ainsi la région d'origine des sorciers en Grèce ; Apulée (15) la qualifie de « terre natale de l'art magique ». Plusieurs personnages mentionnés dans la littérature en sont originaires
• Erictho (16), sorcière thessalienne, est un personnage important du livre VI de la Pharsale (17) de Lucain (18). Dans cette épopée, qui raconte la Bataille de Pharsale (19) qui eut lieu en -48 en Thessalie, Sextus Pompée (20) rencontre cette sorcière et lui demande quelle sera l'issue de la guerre. Erictho fait alors parler un mort pour qu'il révèle le sort de la bataille. Elle vit au milieu des tombes et entend ce qui se passe aux Enfers ; elle est maigre et laide, et « ses cheveux mêlés sur sa tête sont noués comme des serpents. » Elle ne sort que la nuit ou par temps d'orage.
• Pamphile (21) est un personnage des Métamorphoses d'Apulée, et habite en Thessalie. Elle évoque les esprits des morts ; elle s'éprend de tous les jeunes hommes qu'elle voit et les transforme en pierres ou en animaux s'ils lui résistent.
• La Colchide, actuelle Géorgie, est la terre d'origine de Médée (22), qui connaît les enchantements, les philtres et les rites d'Hécate ; elle réussit à dompter un dragon.
• L'Esquilin, une des sept collines de Rome où se trouvait avant l'Empire le cimetière des pauvres. Horace évoque la sorcière Canidia (23) : avec d'autres sorcières aussi pâles qu'elle, elle creuse les fosses, fait couler le sang des morts et parle avec eux.








(08)  Saül (hébreu : שאול - Šā’ûl, Sha'ul « Désiré ») est un personnage du premier livre de Samuel, qui fait partie de la Bible. Fils de Quish de la tribu de Benjamin et du clan de Matri, il est le premier roi des Israélites en Terre d'Israël. Les archéologues n'ont trouvé aucune trace de l'existence réelle du personnage.




Le roi Saül et le prophète Samuel






(9)  Samuel (en hébreu, שְׁמוּאֶל (Šəmūʼēl) ; en grec, Σαμουήλ (Samouél) ; en latin, SAMVEL ; en arabe, صموئيل (Ṣamūʾīl)) est un personnage biblique dont l'histoire fait l'objet du Premier et du Deuxième livre de Samuel dans la Bible hébraïque ou Ancien Testament. Il est qualifié de prophète dans la Bible bien que son rôle soit plus proche de celui d'un juge, c'est-à-dire un chef guerrier au sens biblique. C'est lui qui désigne les deux premiers rois d'Israël, Saül, puis David.





Samuel lors de l'onction de David
peint par Jan Victors








(10)  Pline l'Ancien (en latin Gaius Plinius Secundus), né en 23 apr. J.-C. à Novum Comum (l'actuelle Côme) dans le nord de l'Italie et mort en 79, à Stabies (Stabia en latin), près de Pompéi, lors de l'éruption du Vésuve, est un écrivain et naturaliste romain du Ier siècle, auteur d'une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle (vers 77).




Portrait imaginaire d'après une encyclopédie
du XIXe siècle (Bibliothèque du Congrès).



Il adopta son neveu, qui prit le nom de Gaius Plinius Caecilius Secundus, Pline le Jeune en 79 apr. J.-C..


L'Histoire naturelle (Naturalis historia), qui compte trente-sept volumes, est le seul ouvrage de Pline l'Ancien qui soit parvenu jusqu'à nous. Ce document a longtemps été la référence en sciences et en techniques. Pline a rassemblé le savoir de son époque sur des sujets aussi variés que les sciences naturelles, l'astronomie, l'anthropologie, la psychologie ou la métallurgie.





(11)  La Loi des Douze Tables (en latin : LEX DVODECIM TABVLARVM ou plus simplement DVODECIM TABVLAE) constitue le premier corpus de lois romaines écrites. Leur rédaction est l'acte fondateur du ius scriptum, le droit écrit. Le corpus est rédigé par un collège de décemvirs entre 451 et 449 av. J.-C. L'apparition de ces lois écrites marque une certaine laïcisation du droit romain, par rapport au ius oral pratiqué auparavant.






(12) Caius Cilnius Mæcenas, dont le nom francisé est Mécène (vers 70 av. J.-C., 8 av. J.-C.), est un homme politique romain et un proche de l'empereur Auguste, célèbre pour avoir consacré sa fortune et son influence à promouvoir les arts et les lettres. Virgile, Properce et Horace lui rendirent en hommage ce qu'ils avaient reçu en bienfaits. Il fit ses études en Grèce et vécut à Rome dans la deuxième moitié du Ier siècle avant l'ère chrétienne.

Les relations entre Mécène et Auguste furent certainement plus complexes et plus difficiles qu’on ne le dit généralement. En effet Mécène était totalement sous le charme de son épouse Terentia, et celle-ci le trompait publiquement avec Auguste. D’autre part, il est évident qu’entre Mécène et Marcus Vipsanius Agrippa, qui fut le gendre d’Auguste et son lieutenant, régnait une certaine agressivité.

Patron des poètes, Mécène apparaît très fréquemment dans leurs vers, soit à visage découvert, soit sous divers masques, et c’est toujours pour s’opposer comme un modèle d’élégance, de goût, d’humanité, et de sensibilité douloureuse, à un Auguste violent, grossier, dominateur, et menaçant, qu’il incombe au lecteur d’identifier sous ses différents avatars.

Les liens d’amitié entre Mécène et Horace furent particulièrement étroits.





(13)  Dans la mythologie grecque, Circé (en grec ancien Κίρκη / Kírkê, « oiseau de proie1 ») est une magicienne très puissante, qualifiée par Homère de πολυφάρμακος / poluphármakos, c'est-à-dire « particulièrement experte en de multiples drogues ou poisons, propres à opérer des métamorphoses ». Elle est connue tantôt comme une sorcière, tantôt comme une enchanteresse.






Circé offrant la coupe de drogue à Ulysse,
par John William Waterhouse








(14)  Dans la mythologie grecque, Hécate (en grec ancien Ἑκάτη / Hekátê) est une déesse de la Lune.

Fille du Titan Persès (ou bien de son homonyme, Persès fils d'Hélios selon les traditions) et de la Titanide Astéria (« la nuit étoilée »), elle est originaire de Thrace. On considère parfois qu'elle est la fille de Tartare. Certains auteurs en font la mère de Scylla, qu'elle aurait eue avec Phorcys ou bien Apollon.

Hécate fait partie de la Triade Lunaire, avec Séléné et Artémis : Hécate représente la nouvelle lune ou lune noire, qui symbolise la mort ; Séléné la pleine lune, qui symbolise la naissance ; Artémis le croissant de lune, qui symbolise la maturité dans le cycle de vie.

Hécate présente deux aspects opposés : déesse protectrice liée aux cultes de la fertilité, accordant richesse matérielle et spirituelle, honneurs et sagesse, conductrice des âmes emportées par la tempête; mais aussi déesse de l'ombre et des morts.

Ses pouvoirs sont redoutables la nuit notamment, à la lumière de la Lune, à laquelle elle s'identifie et qui est considérée comme le séjour des morts. Cette déesse des morts et chthonienne est honorée comme la déesse des carrefours parce qu'elle relierait les enfers, la terre et le ciel. Elle est aussi la déesse de l'ombre, qui suscite les cauchemars et les terreurs nocturnes (symboles des désirs secrets ou refoulés de l'inconscient), ainsi que les spectres et les fantômes. Elle est la magicienne par excellence et la maîtresse en sorcellerie à qui font appel tous les magiciens. Cette magicienne des apparitions nocturnes symboliserait en fait l'inconscient et a pour compagnes les Érinyes, qui sont la personnification des remords de conscience.
Elle est très proche du couple infernal, Perséphone et Hadès.




(15)  Apulée (en latin Lucius Apuleius, en berbère Afulay, né vers 123 à Madaure, actuelle M'daourouch au nord-est de l'Algérie, décédé probablement après 170) est un écrivain, orateur et philosophe médio-platonicien. Sa renommée durable vient de son chef-d'œuvre, le roman latin Métamorphoses, également connu sous le nom de L'Âne d'or, qui a sa place dans la littérature mondiale. L'interprétation du roman, qui présente de nombreux problèmes, en raison de sa multitude de strates constitue un des exercices les plus difficiles de la philologie classique. La technique raffinée du récit, et le masquage habile des intentions de l'auteur a conduit dans la recherche à une multitude d'hypothèses concurrentes sur sa signification. Le récit d'Amour et Psyché introduit dans le roman a fasciné les lecteurs depuis la Renaissance, et a subi une extension extraordinaire. Sa matière mythologique, la relation d'amour entre le dieu Éros(Cupidon) et la princesse Psyché, a fourni des thèmes à des centaines de poètes, d'écrivains, de peintres, de sculpteurs, de compositeurs et de chorégraphes. Outre les spécialistes du Moyen Âge, et les théoriciens de la littérature, une foule de psychanalystes ont participé à l'étude et à l'analyse du récit.

Apulée a aussi écrit des poèmes, et a publié des discussions sur divers thèmes, en particulier philosophiques, ainsi que des discours. Une grande partie de ses œuvres a été perdue.




(16) Dans la littérature latine, Érichtho est une sorcière thessalienne.




(17) Pharsale :
La Guerre civile, plus connue sous le nom de Pharsale, est une épopée latine inachevée, écrite en hexamètres dactyliques, et l'œuvre principale du poète stoïcienLucain. Son titre exact est Marci Annaei Lucani de bello ciuili libri decem (Les Dix Livres de M. A. Lucain sur la guerre civile). C'est du chant IX, v. 985, que la tradition a tiré le titre apocryphe de Pharsale - car c'est là que César avait vaincu Pompée -, mais il ne figure pas dans les manuscrits.





(18)  Lucain (en latin Marcus Annaeus Lucanus), né le 3 novembre 39 à Cordoue, en Hispanie ultérieure, et mort le 30 avril 65, est un poète latin dont la seule œuvre conservée, La Pharsale, est une épopée sur la guerre civile ayant opposé Jules César à Pompée entre 49 et 48 av. J.-C. Il est mort à 25 ans après avoir chuté dans une citerne alors qu'il faisait un voyage d'observation en Afrique du Nord, près des ruines de Carthage (cf. la Relatio de circumnauigatione de Marcus Antonius Facilis, livre 3, 12 (édition des Fragmenta memoranda de Von Sthil, Teubner, 1894)).






(19) La bataille de Pharsale est un affrontement se déroulant en Thessalie, près de la ville du même nom, le 9 août 48 av. J.-C., pendant la guerre civile romaine. Il oppose les troupes de César à celles de Pompée. En gagnant cette bataille avec des troupes très inférieures en nombre, Jules César prit un avantage décisif sur le camp adverse.










(20)  Sextus Pompée (latin : Sextus Pompeius Magnus Pius), né en 68 av. J.-C. et mort en 35 av. J.-C., est un général romain du Ier siècle av. J.-C.. Il est le plus jeune fils du grand Pompée, et de sa troisième épouse Mucia Tertia. Il est un adversaire des membres du second triumvirat, dans le camp des Républicains, et accomplit de nombreux actes de piraterie, notamment en interceptant la flotte de blé ravitaillant Rome. Il réussit à rassembler une importante flotte et s'empare de la Corse-Sardaigne et de la Sicile en 41 av. J.-C. mais est battu par Octave lors de la bataille de Nauloque en 36 av. J.-C. Après avoir pris la fuite vers l'Orient, il est assassiné l'année suivante à Milet, en Asie Mineure, sur l'ordre de Marc Antoine.





(21)  Pamphile
est une sorcière, l'un des personnages du roman d'Apulée, Métamorphoses.





(22)
 Dans la mythologie grecque, Médée (en géorgien : მედეა / Medea, en grec ancien Μήδεια / Mếdeia, en latin Medea) est la fille d'Éétès (roi de Colchide) et d'Idyie (la plus jeune des Océanides). Le nom de Médée est issu du verbe grec « médomai » (μηδομαι) « méditer », issu de la racine d'origine peut-être médique « med » : comprendre, concevoir. Ce nom révèle peut-être le savoir ou la capacité à raisonner de ce personnage. Elle est magicienne, comme sa tante Circé que l'on retrouve par exemple dans l'Odyssée d'Homère, aède grec légendaire du VIIIe siècle av. J.-C.





Médée, peinture murale romaine, v. 70-79,
Galleria Nazionale di Capodimonte (Naples)









(23) Canidie
(en latin : Canidia), est une magicienne et une sorcière de l'Antiquité romaine, qui apparaît dans les Satires et les Épodes d'Horace.
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MessageSujet: Re: SORCIERE    Jeu 3 Nov - 21:51











Au début du Moyen Âge, Clovis promulgue la Lex Salica (24) condamnant les sorciers à payer de fortes amendes. Le code de Charlemagne prévoit également des emprisonnements pour les adeptes de sorcellerie.


Mais c'est en 1326, par une bulle pontificale du pape Jean XXII que commence la persécution des sorciers qui s'étale sur près de quatre siècles : « Nous apprenons avec douleur l'iniquité de plusieurs hommes, chrétiens seulement de nom. Ils traitent avec la mort et pactisent avec l'enfer, car ils sacrifient aux démons. ». Claude Seignolle (25) précise que ces procès et exécutions concernèrent surtout les femmes (représentant 80 % des accusés dans plusieurs régions et 80 % des condamnations à mort dans les grands procès au Nord de la Loire) : « Satan eut ses prêtres : ce furent les sorciers. Il eut surtout ses prêtresses : les sorcières ; et c'est encore par une conséquence de la plus implacable logique que, les hommes étant seuls admis au service du Seigneur, les femmes, qui en étaient exclues, allèrent en plus grand nombre vers son rival obscur, qui les accueillait de préférence. On a dit qu'il y avait mille sorcières pour un sorcier ; c'est là une exagération manifeste, mais il est certain que la proportion des femmes, dans la foule qui se pressait à l'adoration du Bouc, l'emportait beaucoup sur celle des hommes. ».






Trois femmes et trois loups, aquarelle
d'Eugène Grasset, vers 1900




Le stéréotype de la sorcière est présent dès les procès des années 1420-1430, et se maintient pendant plus de deux siècles, mais en ce milieu de XVe siècle, il n’est pas pleinement développé. Ce sont le processus judiciaire et la tradition livresque qui permettent de développer ce stéréotype. Au cours des procès dirigés contre les sorcières ou les magiciens, des croyances se développent. Après avoir hésité au Moyen Âge à décréter la réalité de la sorcellerie, l'Église catholique du XVe siècle décide de publier la bulle apostolique Summis desiderantes affectibus en 1484, suivi d'un manuel démonologique, le Malleus Maleficarum, écrit par deux inquisiteurs dominicains, Heinrich Kramer et Jacob Sprenger. Le rôle de cet ouvrage dans la chasse aux sorcières est très discuté. L’efficacité du Malleusréside dans la synthèse d'une variété de croyances sur les sorcières qu’il intègre dans un traité vaste et bien structuré. Il fournit aussi un support théologique aux idéaux qu’il entend promouvoir. Cet ouvrage, bien que très répandu, n'est pas à l’origine d’une augmentation immédiate du nombre de procès, mais il rendit les juges sensibles au crime de sorcellerie. 30 000 exemplaires de ce manuel sont mis en circulation jusqu'à la dernière édition en 1669. D’autres traités sur la sorcellerie sont publiés. En 1563, Jean Wier (26), médecin à la cour de Clèves, désireux de tempérer les premiers persécuteurs, considère les sorcières comme de simples esprits égarés, ce que Montaigne sous-entend aussi dans la réédition de ses essais de 1588. Il conseille de soigner ces femmes à l'ellébore comme des folles.

Les exécutions des sorcières sont légitimées par les aveux que les inquisiteurs leur arrachent, souvent sous la torture ou par le biais de promesses mensongères. Jean Bodin cautionne ces abus de confiance : « C'est chose vertueuse, nécessaire et louable, de mentir afin de sauver la vie des innocents, et il est condamnable de dire la vérité qui pourrait détruire. » D'abord seulement exercés par les gens d'Église, les procès sont ensuite pris en charge par les laïcs. En 1599, le roi Jacques Ier d'Angleterre (27) montre comment il est possible de prouver la culpabilité d'une sorcière en la piquant, ou bien en la jetant à l'eau : si la piqûre ne saigne pas, la sorcière est reconnue coupable. De même si la femme s'avise de remonter à la surface de l'eau après y avoir été précipitée. C'est donc un retour complet à l'ordalie (28), "jugement de Dieu", qui avait dans les pays catholiques été remplacée par les tribunaux d'Inquisition organisés avec juges, défenseur, et consigne des minutes du procès.










Alors qu’on associe généralement plus volontiers Moyen Âge et sorcellerie, les XVIe et XVIIe siècles ont connu les vagues de persécutions les plus intenses. Auparavant les sorciers sont des hommes et des femmes, les procès en sorcellerie deviennent presque exclusivement à l’encontre des femmes. Le paroxysme est atteint lorsque les tribunaux civils supplantent ce monopole d’Église.
Les « chasses aux sorcières » connaissent deux vagues : la première de 1480 à 1520 environ, puis la seconde de 1560 à 1650. Mais dès les années 1400-1450, le portrait de ce qui deviendra une « image d’Épinal » par la suite se dessine, et les dernières persécutions se terminent vers la fin du XVIIe siècle.
Parallèlement à ces répressions, se développe toute une littérature inquisitoriale (près de deux mille œuvres) dénonçant les pouvoirs maléfiques des sorcières. Parmi ces œuvres, figurent Le Marteau des sorcières, premier livre de poche, De la démonomanie des sorciers de Jean Bodin (29), le Discours exécrable des sorciers d'Henry Boguet (30).

Historiens et chercheurs estiment aujourd’hui le nombre de leurs victimes entre 50 et 100 000 sur les deux siècles où tant les tribunaux de l’Inquisition que ceux de la Réforme les conduisent au bûcher20. Un chiffre élevé en proportion de la population européenne de l’époque. Et ce sont, pour 80 % de ces victimes, des femmes. Les 20 % restants étaient des hommes relevant pour la plupart de la catégorie des « errants », pauvres hères et vagabonds.

Ces femmes (et quelquefois leurs enfants, surtout s’il s’agissait de filles), appartenaient le plus souvent aux classes populaires. Une toute petite minorité d’entre elles pouvait être considérée comme étant d’authentiques criminelles (ce fut le cas de la Voisin (31), sous Louis XIV, par exemple) coupables d’homicide, ou de malades mentales. La grande majorité était au contraire de tous âges et de toutes conditions, et de diverses confessions religieuses, souvent sages-femmes ou guérisseuses. Leurs remèdes se basaient sur une pharmacopée (32) traditionnelle, breuvages, infusions ou décoctions de racines et d’herbes, les « simples ». La population, essentiellement rurale, n’avait guère d’autre recours pour se soigner. Un des moyens pour savoir si une femme était une sorcière consistait à la jeter nue à l’eau, les mains et pieds attachés ensemble pour l’empêcher de surnager. Une sorcière étant — en théorie — plus légère que l’eau, si elle flottait, elle était aussitôt repêchée et brûlée vive. Si elle se noyait, c’est qu’elle était morte innocente. H.P. Duer, professeur d’ethnologie allemand, dans son ouvrage Nudité et pudeur, estime que cette pratique, si choquante par l’exhibition qu’elle provoquait, fut peu utilisée. Mais il y a plusieurs textes et dessins démontrant que cela a existé plusieurs dizaines d’années au Moyen Âge. Les femmes des classes privilégiées échappèrent aux persécutions, même si le scandale éclaboussa parfois la Cour, comme ce fut le cas lors de l’affaire des poisons (33).




Femme accusée de sorcellerie,
gravure française du XIXe siècle




C'est seulement à partir de la fin du XVIIe siècle que l'on assiste à la fin de ce phénomène. Le pasteur allemand Anton Praetorius (34) de l’église réformée de Jean Calvin édita en 1602 le livre De l’étude approfondie de la sorcellerie et des sorciers (Von Zauberey und Zauberern Gründlicher Bericht) contre la persécution aux sorcières et contre la torture. En France, Louis XIV remplace les exécutions à mort par des bannissements à vie. Aux États-Unis, le juge, ainsi que tous les membres du jury du Massachusetts signe un repentir public faisant suite à l'affaire des sorcières de Salem : « Nous vous demandons à tous pardon du fond du cœur, vous que nous avons injustement offensés, et déclarons, selon notre conscience présente, que pour rien au monde aucun de nous ne ferait à nouveau de telles choses pour de telles raisons. » En Angleterre, la loi contre la sorcellerie fut définitivement abolie en 1736, ce qui n'empêcha pas la pendaison de la dernière sorcière anglaise en 1808. Les dernières brûlées le sont dans la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, tel Anna Göldin dans le canton de Glaris de la Suisse protestante en 1782, ou en 1793 en Pologne. En France à Bournel, une femme accusée de sorcellerie fut brûlée par des paysans le 28 juillet 1826, une autre en 1856, fut jetée dans un four à Camalès. Si le terme « génocide » n’est apparemment pas le plus approprié, de nombreux féministes définissent aujourd’hui cette traque à la sorcière comme un crime contre l'humanité, certaines, par exemple sur le site Sisyphe, précisant que c’est un gynécide (35).








Le premier à réhabiliter les sorcières fut Jules Michelet (36) qui leur consacra un livre en 1862. Il voulut ce livre comme un « hymne à la femme, bienfaisante et victime ». Michelet choisit de faire de la sorcière une révoltée en même temps qu'une victime et il réhabilite la sorcière à une époque où elle avait totalement disparu derrière l'image du diable. Dans ce livre, Michelet accuse l'Église d'avoir organisé cette chasse aux sorcières, pas seulement au Moyen Âge mais aussi au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle. Le livre eut des difficultés à trouver un éditeur et provoqua un scandale. Michelet se défendit en présentant son livre comme un travail d'historien et non de romancier. Mais il ne leur reconnaît pas véritablement le droit à l'émancipation. Il faut attendre les mouvements féministes des années 1970 pour voir apparaître le thème sous un jour positif. Les représentantes de ces mouvements s'en sont emparé et l'ont revendiqué comme symbole de leur combat. On notera par exemple la revue Sorcières de Xavière Gauthier (37), qui étudiait les « pratiques subversives des femmes ».

Un tournant particulier eut lieu au début du XXe siècle lorsque l'égyptologue Margaret Murray (38) soutint dans The Witch-Cult in Western Europe (1926) que les assemblées décrites par les accusées relateraient des rites réels et que la sorcellerie serait une religion très ancienne, un culte préchrétien de la fertilité que les juges réduisaient à une perversion diabolique. Margaret Murray s'inspirait en cela des thèses émises dans Le Rameau d'or  (39) (1911) de Sir James Frazer (40). Si presque tous les historiens de la sorcellerie s'accordent aujourd'hui sur le fait que les travaux de Murray sont non scientifiques et fondés sur une manipulation volontaire des documents, ils eurent à l'époque une large diffusion puisque ce fut à Murray que fut confiée la rédaction de l'article "Witchcraft" de l'Encyclopædia Britannica(41).

La sorcière est montrée sous un jour favorable à travers de nombreuses œuvres de fiction, et les membres de la Wicca se revendiquent comme les héritiers d’un culte auquel auraient appartenu les sorcières du temps des persécutions
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MessageSujet: Re: SORCIERE    Jeu 3 Nov - 22:26

(24) Lex Salica : L'expression loi salique désigne deux réalités distinctes.

• Dans le haut Moyen Âge, il s'agit d'un code de loi élaboré, selon les historiens, entre le début du IVe siècle et le VIe siècle pour le peuple des Francs dits « saliens », dont Clovis fut l'un des premiers rois. Ce code, rédigé en latin, et comportant de forts emprunts au droit romain1, portait surtout sur le droit pénal et les compositions pécuniaires2 car l'objectif de la loi salique était de mettre fin à la faide (vengeance privée) en imposant le versement d'une somme d'argent et établissait entre autres les règles à suivre en matière d'héritage à l'intérieur de ce peuple.
• Plusieurs siècles après Clovis, dans le courant du XIVe siècle, un article de ce code salique fut exhumé, isolé de son contexte, employé par les juristes de la dynastie royale des Capétiens pour justifier l'interdiction faite aux femmes de succéder au trône de France. À la fin de l'époque médiévale et à l'époque moderne, l'expression loi salique désigne donc les règles de succession au trône de France. Ces règles ont par ailleurs été imitées dans d'autres monarchies européennes.




Copie manuscrite sur velin du VIIIe siècle de la loi salique.
Paris, Bibliothèque nationale de France.



Par ailleurs, il ne faut pas confondre « loi salique » et « primogéniture masculine », la loi dite salique constituant un élargissement de la primogéniture masculine pour éliminer les femmes de la succession au trône, y compris les filles du souverain décédé





(25)  Claude Seignolle, né le 25 juin 1917 à Périgueux, également connu sous les pseudonymes de Starcante, Claude S. et Jean-Robert Dumoulin, est un éditeur pédagogique et un écrivain français, qui a commencé par collecter le patrimoine légendaire des régions françaises avant de développer une œuvre littéraire personnelle.













(26)  Jean Wier (ou Johann Weyer, Johannes Weier, en latin Joannes Wierus ou le pseudonyme Piscinarius) (né en 1515 ou 1516 à Grave dans le Duché de Brabant et mort en 1588 à Tecklenburg) était un médecin et opposant à la chasse aux sorcières.







Fils d'un prospère marchand en gros de charbons, d'ardoises et de houblon, il suivit à partir de 1532 des études de latin à Bois-le-Duc, Louvain et à partir de 1532 à Bonn. L'influence de son professeur Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim se retrouve dans toute son œuvre. Il étudia la médecine à Paris, avant 1535, lors d'un séjour en France. On ne sait pas de quelle université il tient son diplôme de médecine, ni même s'il l'a effectivement obtenu. Il exerce en tout cas la médecine à son retour de France dans la région de Grave, puis à partir de 1545 à Arnheim, où en 1548 il intervient pour la première fois comme médecin dans un procès en sorcellerie contre un voyant.

Sur la recommandation de l'humaniste Konrad Heresbach, il devint en 1550 le médecin personnel du duc Guillaume de Clèves. Au sein de cette cour ouverte à l'influence humaniste d'Érasme et tolérante en matière de religion, on ne sait pas si Wier resta catholique ou devint calviniste.

Dans sa position de médecin de cour Jean Wier rédigea et publia en 1563 à Bâle son œuvre principale, le De praestigiis daemonum (Des illusions des démons), puis d'autres traités de pharmacologie, de psychiatrie et de médecine. En 1578, il laissa sa position du médecin personnel du duc à son fils Galenus. Il continua néanmoins à reprendre ses ouvrages jusqu'à sa mort en 1588.







(27)  Jacques Stuart (19 juin 1566 – 27 mars 1625) est roi des Écossais sous le nom de Jacques VI (Seumas VI Stiùbhairt en gaélique écossais) à partir du 24 juillet 1567, ainsi que roi d'Angleterre et d'Irlande sous le nom de Jacques Ier (James I Stuart en anglais) à partir du 24 mars 1603. Jacques règne en union personnellesur les trois royaumes, qui conservent leur indépendance et leurs institutions propres, jusqu'à sa mort.





Jacques VI et Ier par John de Critz, 1604.



Jacques devient roi d'Écosse à l'âge d'un an, après que sa mère, Marie Ire, a été contrainte d'abdiquer en sa faveur. Quatre régents se succèdent jusqu'à sa majorité, en 1578, mais il ne prend réellement en main les rênes de l'État qu'en 1583. En 1603, il succède à Élisabeth Ire, dernière représentante de la maison Tudor, sur le trône des royaumes d'Angleterre et d'Irlande. À compter de cette date, il se donne le titre de « roi de Grande-Bretagne et d'Irlande ». Désormais, les couronnes d'Angleterre et d'Écosse sont réunies, c'est l'Union des Couronnes. Le roi s'installe en Angleterre et il ne retournera qu'à une seule reprise en Écosseen 1617. C'est sous son règne que débutent les plantations en Irlande et la colonisation britannique des Amériques.


Son règne en Écosse, le plus long de l'histoire du pays (57 ans et 246 jours), s'avère couronné de succès dans l'ensemble, mais il rencontre davantage de difficultés en Angleterre : il s'oppose fréquemment au Parlement anglais et fait l'objet de plusieurs tentatives d'assassinat, dont la Conspiration des poudres en 1605. Culturellement, « l'âge d'or » élisabéthain se poursuit durant l'« ère jacobéenne », avec des écrivains comme William Shakespeare, John Donne, Ben Jonson ou Francis Bacon. Jacques lui-même est l'auteur de plusieurs traités et recueils de vers, et il est à l'origine de la traduction de la Bible qui porte son nom, la Bible du roi Jacques.
Jacques et sa femme Anne de Danemark ont sept enfants. Son deuxième fils, Charles, lui succède à la tête des trois royaumes à sa mort.




(28)  L'ordalie est une forme de preuve judiciaire et religieuse qui consiste à soumettre les plaidants à une épreuve dont l'issue, déterminée par Dieu, désigne la personne bien-fondée.
Aussi appelée « jugement de Dieu », l'ordalie repose sur des croyances et postulats religieux. Pour autant, sa pratique n'était pas nécessairement du fait des autorités religieuses.





(29)  Jean Bodin, né en 1530 à Angers et mort en 1596, à Laon, est un jurisconsulte, économiste, philosophe et théoricien politique français, qui influença l’histoire intellectuelle de l’Europe par la formulation de ses théories économiques et de ses principes du « bon gouvernement ». Il est connu pour avoir introduit plusieurs concepts qui connaitront par la suite un fort développement :
• la souveraineté : il se fait l'avocat d'une plus grande tolérance religieuse, soumise à une plus grande autorité royale. Père fondateur de la théorie de la souveraineté moderne : Puissance de commandement, puissance absolue, puissance indivisible, puissance perpétuelle.
• la théorie quantitative de la monnaie : il en perçoit les premiers contours qu'il développe à l'occasion de la controverse qu'il entretient avec Monsieur de Malestroit.







C"est le premier théoricien de la monarchie absolue. Il s'oppose en cela à Anne du Bourg.
On cite souvent par ailleurs son aphorisme : « Il n’est de richesses que d’hommes ».





(30) Henry Boguet (né à Pierrecourt, Franche-Comté, en 1550 et mort le 23 février 1619), est un grand juge de Saint-Claude(1596 à 1616), au comté de Bourgogne et légiste très reconnu en son temps.


Très célèbre démonologue, il est l'auteur du Discours exécrable des Sorciers (1603), douze fois réédité en vingt ans. Les dix premières éditions couvrent la période 1602-1610, qui correspond également à l'une des premières périodes de persécution organisée en Franche-Comté (1603-1614), favorisée par la législation princière (édit des Archiducs en 1604), parlementaire (publication répressive de 1608), et la participation de la population. La première répression débute en fait en 1598, prend son origine dans la juridiction de Boguet et dure quatre ans.

Dans Instruction pour un juge, il s'adresse à un juge comtois de Salins en 70 articles qui traitent du type d'intervention à conduire dans le cadre de la sorcellerie. Cette partie de l'ouvrage exerça une influence considérable sur l'ensemble des magistrats de l'époque. Les juges le consultent, le Parlement le possède dans sa bibliothèque.

Dans Six advis ..., rédigé en 1608, il est question d'accusations très concrètes.
Bien qu'il s'opposait à l'application systématique de la torture et de la cruauté dans les interrogatoires, Boguet n'en souhaitait pas moins mettre tous les actes de sorcellerie dans le « même sac » afin de l'éradiquer.

À propos de la secte de Satan :

« ceste hydre mérite bien que l'on institue des juges exres pout luy retrancher toutes ses testes a bon escient, et tellement pour qu'il n'en renaisse plus ».

Il eut à juger également sur Saint-Claude neuf cas de lycanthropie (loups-garous).
Sa sagesse, son savoir et son équité étaient vantés, et certains le comparaient à un nouvel Hercule.


Sa renommée de brûleur féroce a traversé les siècles jusqu'à ce que Dom Benoit et L. Duparchy en 1892 rétablissent la vérité. Des 1500 victimes qu'on lui attribua, il laissa, après un procès entamé contre Françoise Secrétain, une quarantaine de sorcières périr de manière atroce sur le bûcher, oubliant de leur accorder le bénéfice du retentum.

Une double légende prétend qu'à l'instar de Nicolas Rémy, Boguet ait fini sur le bûcher et que sa famille ait racheté en sous-main la plupart des exemplaires de son Discours.

Aujourd'hui Rossell Hope Robbins suggère que certains de ses parents éprouvaient une secrète sympathie à l'égard de la sorcellerie.





(31)  La Voisin :
Catherine Deshayes dite la Voisin (Paris, v. 1640 – Paris, 22 février 1680) est une tueuse en série (empoisonneuse) française, prétendue sorcière.




La Voisin, estampe du XVIIe siècle.



Née d'un milieu très modeste, elle est mariée très jeune à un bijoutier de Paris, le sieur Antoine Montvoisin qui lui donna une fille, et de qui elle devint vite veuve.

Entre temps, elle amasse une fortune considérable avec ses activités de chiromancienne et de vente de poisons. Très connue par ses contemporains (principalement des femmes) dans ces domaines, elle est suspectée d'être à la tête d'un réseau d'environ 100 empoisonneurs qui sévirent pour le compte de la haute société à la fin du XVIIe siècle, ce qui la fit mêler à l'« affaire des Poisons ». Elle est également connue pour sa pratique d'avortements, illégaux et sévèrement punis à l'époque.


Elle se livrait souvent à la pratique de messes noires. Un jour, la célèbre Mme de Montespan lui demanda d'en organiser une pour qu'elle puisse revenir dans les faveurs du roi en éliminant sa rivale, Mlle de Fontanges, La Voisin accepta et fit appel à l'abbé Étienne Guibourg pour l'aider.

Pour plus de résultats, la messe devait être récitée trois fois.

La première fois, Mme de Montespan les rejoignit à Villebouzin dans un châtelet isolé entre Paris et Orléans. Elle se dévêtit et se coucha sur les dalles froides et humides du château, les bras en croix, un cierge dans chaque main, et l’abbé déclama la messe sur son corps, un calice sur son ventre. Puis, Guibourg souleva un nourrisson, lui trancha la gorge et récolta son sang dans le calice. Guibourg et la Voisin récitèrent ces paroles : « Astaroth, Asmodée, princes d'amour, je vous conjure d'accepter le sacrifice de cet enfant. En échange, je voudrais conserver l'affection du roi, la faveur des princes et des princesses de la cour et la satisfaction de tous mes désirs ».

La deuxième office eut lieu de la même manière, mais dans les ruines d’une cabane retirée en pleine campagne.

La troisième se déroula dans une maison chic de la rue Beauregard, à Paris, la demeure de la Voisin en personne. On a conservé le témoignage de la fille de la Voisin obtenu sous la torture, qui raconte comment elle aida sa mère à préparer la cérémonie. Elle étendit un matelas sur des sièges, un tabouret à chaque bout. La Voisin avait accroché des tentures sur les fenêtres, rendant la pièce sombre. Elle avait aussi disposé un ou deux chandeliers dans les coins. L’abbé Guibourg portait une chasuble blanche, brodée de pives noires. Mme de Montespan était entrée nue et s’était allongée sur le matelas. On lui mit un napperon sur le ventre, un crucifix et un calice dessus. On raconte aussi que durant ce culte, le sang du nourrisson ne coulait pas car il était né prématurément, et Guibourg avait dû transpercer son cœur pour recueillir un peu de son sang. Mme de Montespan en rapporta un petit peu pour en mettre dans la nourriture du roi.






(32)  Historiquement, une pharmacopée est un ouvrage encyclopédique recensant principalement des plantes à usage thérapeutique, mais également des substances d'origine animale ou minérale et, plus récemment, des substances chimiques.

Parmi les importantes pharmacopées publiées à l'époque contemporaine, il faut citer celles de Nicolas Lémery (1697), de John Quincy (1722) et d'Antoine Jourdan (1828).

De nos jours, le terme désigne généralement un recueil à caractère officiel et réglementaire des matières premières autorisées dans un pays ou dans un groupe de pays pour la fabrication des médicaments. Il existe des pharmacopées nationales, comme la pharmacopée française, dénommée codex jusqu'en 1963, et des pharmacopées internationales, comme la pharmacopée européenne, publiée par le Conseil de l'Europe, et celle publiée au niveau mondial par l'OMS.

Par métonymie, le terme de pharmacopée désigne aussi l'ensemble des médicaments, souvent des plantes, utilisés dans une région ou à une époque donnée. On parle ainsi de pharmacopée traditionnelle.
Le terme dérive du grec hellénistique φαρμακοποιΐα [farmakopoiía], « l'art de préparer les médicaments ».

En tant qu'ouvrage de pharmacie la pharmacopée succède à l'antidotaire du Moyen Âge (synonyme) ou liste de droguescomposées, de médicaments. L'aqrabadin des arabes était également une liste de « drogues composées » et non de drogues simples comme Materia medica de Dioscoride ( herbes, plantes, simples médecine).





(33)  L'affaire des poisons est une série de scandales impliquant des empoisonnements survenus entre 1679 et 1682, sous le règne de Louis XIV, qui secouèrent Paris et la Cour. Plusieurs personnalités éminentes de l’aristocratie furent impliquées, et ces affaires installèrent un climat hystérique de « chasse aux sorcières » et aux empoisonneuses.




(34)  Anton Praetorius est né en 1560 à Lippstadt en Allemagne et est mort le 6 décembre 1613 à Laudenbach (Bergstraße). Il était pasteur allemand, théologien de l'Église réformée de Jean Calvin ainsi qu'écrivain. Il a lutté contre les procès en sorcellerie et la torture.

En 1586 son épouse Maria donna naissance à Kamen à leur fils Johannes. Anton Praetorius devint le premier pasteur réformé dans la région de Dittelsheim, et c’est là qu’en 1595, il fit en latin la plus ancienne description du grand fût du château de Heidelberg.

En 1596, il devint prédicateur princier à Birstein près de Francfort-sur-le-Main. En 1597, le Prince le nomma membre du tribunal chargé de poursuivre les sorciers. Praetorius protesta contre l’usage de la torture et obtint que le procès prît fin et que la femme fût libérée. C’est le seul exemple qui nous soit parvenu d’un ecclésiastique qui se soit élevé publiquement contre l’usage de la torture durant un procès et qui ait obtenu gain de cause.

Praetorius perdit son statut de prédicateur princier et redevint simple pasteur à Laudenbach dès 1598.






(35)  Gynécide :
Le féminicide (ou gynécide, gynocide) peut être, entre autres, le meurtre d’une femme1.






(36) Jules Michelet, né le 21 août 1798 à Paris et mort le 9 février 1874 à Hyères, est un historien français.
Libéral et anticlérical, il est considéré comme étant l'un des grands historiens du XIXe siècle bien qu'aujourd'hui controversé. Il a également écrit différents essais et ouvrages de mœurs dont certains lui valent des ennuis avec l'Église et le pouvoir politique. Parmi ses œuvres les plus célèbres de l'époque, Histoire de France, qui sera suivie d'une non moins monumentale Histoire de la Révolution.




Portrait de Jules Michelet par Thomas Couture.





(37)  Xavière Gauthier, née Mireille Boulaire le 20 octobre 19421, est une écrivaine, journaliste, éditrice et universitaire française, figure du féminisme en France.







(38)  Margaret Alice Murray (Calcutta, Inde, 13 juillet 1863 - 13 novembre 1963) est une anthropologue et égyptologue britannique.
Elle était bien connue dans les cercles d'universitaires pour ses contributions savantes à l'égyptologie et à l'étude du folklore qui a mené à la théorie paneuropéaniste, la religion païenne préchrétienne fondée autour du dieu cornu. Ses idées sont reconnues pour avoir sensiblement influencé l'apparition des religions néopaganistes de la Wicca et du reconstructionisme. Cependant, la réputation d'érudite dans le domaine de la sorcellerie de Margaret Murray a été critiquée par la plupart des historiens en raison de sa tendance prononcée à manipuler ou à interpréter subjectivement l'évidence, pour se conformer à la théorie.




Margaret Murray en 1928






(39)  Le Rameau d'or (en anglais The Golden Bough, A Study in Magic and Religion) est une étude comparative de la mythologie et de la religion publiée par l'anthropologue écossais Sir James George Frazer (1854–1941). L'œuvre parut d'abord en deux volumes en 1890. La seconde édition de 1900 en comprenait trois. La troisième édition, publiée de 1911à 1915, comprenait douze volumes. Une édition abrégée paraît en 1922 et un treizième tome en 1935, intitulé Aftermath.





Illustration par Turner de la scène du rameau d'or dans l’Énéide.
(J.M.W. Turner, The Golden Bough, vers 1834,
huile sur toile, Londres : Tate Britain).



Le titre s'inspire d'un épisode du chant VI de L'Énéide, où Énée et la Sibylle tendent un rameau d'or au gardien des Enfers afin d'être admis dans le royaume des morts.






(40) L'anthropologue écossais James George Frazer (1er janvier 1854 - 7 mai 1941) est le premier à avoir dressé un inventaire planétaire des mytheset des rites. Les 12 volumes de son Rameau d'or, parus entre 1911 et 1915, décrivent des milliers de faits sociaux et religieux, soit relevés par l'auteur dans ses lectures ou relatés par ses correspondants cosmopolites (diplomates, administrateurs coloniaux, explorateurs, missionnaires). En tentant d'interpréter cette masse de faits sociaux (comportements,croyances...), Frazer fondait l'anthropologie religieuse et la mythologie comparée.





Sir James George Frazer en 1933.







(41)  L'Encyclopædia Britannica (couramment orthographiée avec un e à la place du æ original) est une encyclopédie généraliste de langue anglaise publiée par Encyclopædia Britannica, Inc., une société privée basée à Chicago. Ses articles ciblent un public adulte et instruit, et sont écrits par un personnel d'environ 100 éditeurs à plein temps et plus de 4 000 contributeurs experts. La Britannicaest reconnue comme l'encyclopédie la plus universitaire.

L'encyclopédie est publiée pour la première fois entre 1768 et 1771 à Édimbourg, en Écosse, et grandit rapidement en popularité et en taille : sa 3e édition de 1797 et son supplément (1801) atteignent ensemble 20 volumes.

Son statut grandissant l'aide à recruter d'éminents contributeurs. La 9e édition (1875 – 1889) et la 11e édition (1911) sont considérées comme des encyclopédies de référence pour leur érudition et la qualité de leur rédaction4. Dès la 11e édition, la Britannica a graduellement raccourci et simplifié ses articles afin d'élargir son marché en Amérique du Nord. En 1993, elle est devenue la première encyclopédie à adopter une politique de révision continue, par laquelle elle est continuellement réimprimée et chaque article est régulièrement mis à jour.

L’actuelle 15e version a une structure en trois parties : une Micropædia de douze volumes (articles courts, généralement moins de 750 mots), une Macropædia de 17 volumes regroupant de longs articles (dont deux de 310 pages), et un volume unique intitulé Propædia pour donner un aperçu hiérarchique des connaissances. La Micropædia est conçue comme un guide à la Macropædia. Les lecteurs sont invités à examiner la Propædia pour comprendre le contexte de chaque sujet et trouver des articles plus détaillés. La taille de la Britannica est restée à peu près constante à partir de 1940, avec près de 40 millions de mots pour un demi-million de sujets. Bien que la publication soit réalisée aux États-Unis depuis 1901, elle a toujours conservé le vocabulaire britannique.

En 2007, la Britannica est la plus ancienne encyclopédie de langue anglaise encore en publication mais éprouve des difficultés de rentabilité. Certains articles des éditions précédentes ont été accusés d’inexactitudes, de partialité et des contributeurs ont été critiqués pour leur incompétence. Des doutes persistent encore concernant la version actuelle, malgré les réfutations de l’éditeur. Le 13 mars 2012 est annoncé après 244 années d'existence qu'elle ne sera plus imprimée, se recentrant sur ses encyclopédies en ligne et ses programmes éducatifs pour les écoles
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MessageSujet: Re: SORCIERE    Ven 4 Nov - 11:22












Vers la fin du XVe siècle, de nombreux Européens cultivés croyaient que les sorcières pratiquaient de nombreuses activités diaboliques en plus de la magie noire(42). Ils croyaient que les sorcières faisaient un pacte explicite personnel avec le diable. Le pacte avec le diable donnait à la sorcière le pouvoir d'accomplir des maléfices et la faisait entrer au service du diable. Les sorcières acceptaient alors de rejeter la foi chrétienne et d'être rebaptisées par le diable en guise de soumission. Le diable appliquait une marque sur la sorcière. Cette croyance était surtout partagée par les classes dominantes et cultivées de l'époque. En effet, les classes populaires avaient tendance à plus se focaliser sur la capacité de la sorcière à nuire plutôt que sur son lien avec le diable. Le pacte avec le diable est une notion très ancienne et a une origine qui remonte avant le Moyen Âge. Par ce pacte, la sorcière était censée conclure un accord semblable à un contrat juridique obligeant le diable à fournir la richesse et des pouvoirs à la sorcière en échange de sa soumission et son âme après sa mort. Les thèmes du vol nocturne, de la transformation en animal, de l'assemblée autour d'une figure surnaturelle, participaient déjà du monde de la sorcière. Par contre, l'association de la sorcière au démon, au crime et à la sexualité fut une théorie démonologique qui se construisit peu à peu au cours du XVIe siècle. Les ingrédients du sabbat (le terme même de sabbat, sa description comprenant un culte organisé voué à des démons nommés Diane (43),Hérodiade (44) ou Lucifer (45), leur présence sous une forme semi-animale, les orgies, la profanation des sacrements) furent élaborés sous l'influence des théologiens et les inquisiteurs, du milieu du XIIIe au milieu du XVe siècle, diffusés à travers des traités de démonologie comme le Malleus Maleficarum ou des prédications comme celles de saint Bernardin de Sienne (46), puis entérinés par les membres laïcs des cours de justice ou des parlements. Les accusées étaient forcées de souscrire, sous la torture ou la pression psychologique, à cette vision des choses. Leurs aveux confirmaient aux yeux de beaucoup la validité de cette description et contribuèrent à la répandre.




Le cercle magique,
John William Waterhouse, 1886.











Le sabbat serait une déformation de Sabasius, c'est-à-dire Bacchus (47) et dériverait du mot Sabazzia, les mystères dionysiaques de Thrace. Ces fêtes étaient organisées en l'honneur du « dieu cornu » de la fécondité et de la nature (incarné par Dionysos (48), Pan (49), Lug (50), Cernunos, Mithra (51)). Ces fêtes s'accompagnaient de libations, de danses et d'orgies sexuelles afin de stimuler la fécondité des terres.
C'est à partir du Moyen Âge, par réaction de l'Église catholique, que ce « dieu cornu » est devenu le Diable, nommé Satan (52) ou Lucifer, et que les ecclésiastiques surnommaient Verbouc. Et c'est par contre-réaction aux répressions de l'Église chrétienne que, d'après l'analyse de Michelet (53), le sabbat païen se mue en messe noire.





Les sabbats des sorcières


Les sorcières étaient réputées pour se réunir la nuit dans des endroits spéciaux pour accomplir des rites magiques. Les lieux que les sorcières choisissent pour pratiquer leur art ne sont donc pas le fruit du hasard. Les lieux de sabbat étaient en général situés à l'écart des populations, sur un mont ou bien dans une forêt. Les lieux sont très variés et permettent l’efficacité du rite, par les pouvoirs qu’on leur accorde autant que par la mémoire qu’ils suscitent, en conditionnant les acteurs de la cérémonie magique.






La fête d'Halloween (54), il y a dix siècles, était le jour de l'an païen fêté dans les pays celtiques le 1er novembre : c'était la fête de Samhain (55), dieu de la Mort. On croyait alors que la nuit précédant cette date, les esprits des morts venaient se mêler aux vivants, de même que « tous les esprits de Féerie, nains (56), gnomes (57), lutins (58), fées (59), ainsi que les démons (60) les plus noirs, issus de l'enfer ». C'était pour conjurer ces sortilèges que les anciens avaient coutume d'allumer de grands feux et de danser, de rire, afin de vaincre leur peur.

Au cours de cette nuit, les sorcières enfourchaient leur balai, taillé dans du bois de genêt et enduit d'un onguent composé de plantes. Au IIe siècle, Apulée raconte dans son Âne d'or comment une sorcière nommée Pamphile (61) s'apprête à s'envoler pour le sabbat : « Elle ouvrit un certain cabinet, en tira plusieurs boîtes. Ôtant le couvercle de l'une d'elles et en retirant l'onguent, elle se frotta pendant un temps considérable avec les mains, se couvrant de cette huile de la pointe des pieds jusqu'aux cheveux. »






(42) Magie noire :
La magie est une pratique fondée sur la croyance en l'existence d'êtres ou de pouvoirs surnaturels et de lois naturelles occultes permettant d'agir sur le monde matériel par le biais de rituels spécifiques.
Dans de nombreuses cultures, les moyens mis en œuvre par la magie en tant que science occulte s’opposent aux religions établies ainsi qu'aux raisonnements scientifiques1. Les évolutions des connaissances scientifiques, qui donnent des explications aux phénomènes comme la foudre, les mouvements des planètes, ou les réactions chimiques, se sont progressivement opposés à la croyance en la magie.



(43) Diane est très tôt devenue la déesse de la chasse dans la mythologie romaine, après son assimilation à la déesse Artémis du panthéon grec durant le lectisterne de 399 av. J.-C..





Statue de Diane (Artémis)
chassant Musée du Louvre, Paris




Après son assimilation à Artémis, la déesse italique Diane hérite de l'histoire mythologique de son homologue grecque, romanisée avec des noms latins. Ainsi d'après la légende d'Artémis, elle est la fille de Latone (Léto) et de Jupiter, sœur jumelle d'Apollon dieu de la musique, du soleil. Née sur l'île d'Ortygie appelée plus tard Délos. Elle vint au monde quelques instants avant son frère. Témoin des douleurs maternelles, elle conçut une telle aversion pour le mariage, qu'elle demanda et obtint de son père la grâce de garder une virginité perpétuelle comme Minerve (Athéna) déesse de l'intelligence et protectrice d'Athènes.

C'est pour cette raison que ces trois déesses reçurent de l'oracle d'Apollon le nom de Vierges blanches. Jupiter l'arma lui-même d'un arc et de flèches, et la fit reine de la chasse. Il lui donna pour cortège soixante nymphes, appelées Océane, et vingt autres nommées Asie, dont elle exigeait une inviolable chasteté.





(44) Hérodiade ou Hérodias est une princesse juive, née dans les deux premières décennies avant notre ère.




Paul Delaroche, Hérodias (1843),
Cologne, Wallraf-Richartz Museum.



Petite-fille d'Hérode le Grand par son père et descendante des Hasmonéens, elle est d'abord l'épouse d'un oncle appelé Hérode (mais que les évangiles attribués à Marc et à Matthieu appellent Philippe) avec lequel, suivant Flavius Josèphe, elle a pour enfant Salomé. Elle épouse ensuite Hérode Antipas, un autre de ses oncles, qui répudie la fille du roi de Pétra, Arétas IV, avec laquelle il était marié jusque-là. Les conditions de ce mariage provoquent un scandale parmi les Judéens et des tensions avec le royaume nabatéen, qui débouchent sur une déroute des armées d'Antipas (à proximité de Gamala), qui est considérée par la population comme une vengeance divine pour punir Antipas d'avoir exécuté Jean le Baptiste.

Selon les évangiles attribués à Marc et à Matthieu, c'est elle qui demande et obtient par l'intermédiaire de sa fille, qui n'est pas nommée, l'exécution par décapitation de Jean le Baptiste.

Déconsidéré auprès de Caligula par une machination d'Agrippa, Hérode Antipas est déchu, banni et exilé dans le sud des Gaules. Bien que l'empereur offre à Hérodiade la possibilité de retourner en Palestine pour vivre à la cour de son frère, elle préfère accompagner son mari dans son exil, probablement à Lugdunum Convenarum (actuelle Saint-Bertrand-de-Comminges) en 39 ap. J.-C., où l'Histoire perd sa trace.





(45) Lucifer est une créature démoniaque de la tradition chrétienne. Lucifer signifie « Porteur de lumière », du latin lux (« lumière ») et ferre (« porter »). Dans la Rome antique, ce nom désigne la planète Vénus, aussi appelée l'« étoile du matin », car elle est très brillante dans le ciel et peut être observée le matin avant le lever du soleil ou le soir après le coucher du soleil. Elle semble donc accomagner le soleil . Le nom Lucifer est utilisé au IVe siècle dans la version latine de la Bible, la Vulgate, pour traduire le terme hébreu hêlēl dans l'expression hêlēl ben šāḥar « (astre) brillant fils de l'aurore » qui apparait dans le livre d'Isaie. Cet oracle utilise un mythe cananéen4 pour décrire la chute d'un tyran. Il s'agit vraisemblablement ici de décrire la chute du souverain de Babylone. Cette traduction latine reprend celle de la Septante grecque qui a traduit hêlēl par Éosphoros.





Statue de Lucifer dans la cathédrale Saint-Paul de Liège,
par Guillaume Geefs (variante de l'original, signé de Jozef Geefs)




Au IIe et IIIe siècle, les Pères de l'Église comme Origène, puis Jérôme de Stridon, identifient Lucifer à Satan. Dans la littérature de la période du Second Temple, et notamment dans le deuxième livre d'Hénoch, ce dernier est en effet présenté dans comme un puissant archange déchu à l'origine des temps pour avoir défié Dieu et ayant entraîné les autres anges rebelles dans sa chute. La chute de Lucifer est comprise comme la chute d'un ange et le nom est appliqué à Satan. Dans la pensée du judaïsme de la période du Second Temple, les démons sont regardés comme des anges déchus, complices de Satan et devenus ses auxiliaires. Pour évoquer leur chute, on utilise l'imagerie mythique de la guerre des astres (cf Isaïe 14:12). On croit d'ailleurs que Michel et ses armées célestes que sont les anges de Dieu sont en lutte perpétuelle contre Lucifer et ses anges déchus et qu'ils viennent aux secours des hommes face à eux (cf Daniel 10:13). À partir du Moyen Âge, Lucifer et Satan sont considérés comme des noms pour le Diable.

Le nom Lucifer apparait aussi dans le Nouveau Testament comme un titre du Christ, dans « et Lucifer oriatur in cordibus vestris » (2 Pierre 1:19). Il est évoqué dans la Deuxième épître aux Corinthiens : « Satan lui même se camoufle en ange de lumière. » (2 Corinthiens 11:14).




(46) Bernardin de Sienne
(né à Massa Maritima en 1380, mort à L'Aquila le 20 mai 1444) est un orateur franciscain. Saint catholique, il est fêté le 20 maiaprès avoir été canonisé six ans après sa mort par le pape Nicolas V. Il est surnommé « l'apôtre de l'Italie » pour ses efforts en faveur du retour de la foi catholique dans son pays au XVe siècle.






Statue de Bernardin de Sienne par Antonio Raggi.
Cathédrale de Sienne.







(47) Bacchus
est un dieu romain correspondant à Dionysos dans la mythologie grecque.







La représentation de Bacchus est entièrement liée à son correspondant grec Dionysos.

En effet, le terme « Bacchus » n'est à l'origine qu'un épithète qui qualifiait le dieu grec. L'introduction en Italie de Dionysos s'est faite par la translittération de cette épithète, depuis le grec Βάκχος, Bákkhos, en alphabet latin. Il reprend ainsi l'essentiel des attributs de son homologue grec dont il est issu.

C'est le dieu de la vigne, de la fête et du vin. Il tient souvent à la main un thyrse, entouré de vigne et de lierre et est surmonté d'une pomme de pin. Le thyrse peut faire jaillir la vigne ou le lierre. Il peut s'incarner en taureau, en bouc et en serpent.

La panthère, l'âne, le bouc, la patère, le canthare, le lierre, la vigne et la grappe de raisin sont les animaux et les objets qui lui sont associés. D'autres attributs ont été empruntés à Dionysos, comme le thyrse qu'il porte parfois.
C'est le père du théâtre et de la tragédie.
Il vit sur le mont Olympe.

Bacchus est le fils de Jupiter et de Sémélé, fille du roi de Thèbes, par translation du mythe de Dionysos.
Sémélé était une jeune princesse mortelle, aimée de Jupiter. Ce dernier trompa Junon et fit un enfant à Sémélé, Bacchus.






(48) Dans la mythologie grecque, Dionysos (en grec ancien Διώνυσος / Diốnusos ou Διόνυσος / Diónusos) est le dieu de la vigne, du vin et de ses excès, de la folie et la démesure, ainsi que du théâtre et de la tragédie. Il est le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. Il ne vit pas sur le mont Olympe : c'est essentiellement un dieu errant. Il a été adopté par la Rome antique sous le nom de Bacchus (du grec ancien Βάκχος / Bákkhos, un de ses autres noms) et assimilé au dieu italique Liber Pater.





Dionysos assis sur une panthère, mosaïque du IVe siècle
av. J.-C., musée archéologique de Pella.







(49) Dans la mythologie grecque, Pan (en grec ancien Πάν / Pán, « tout », anciennement « campagnard », selon certains écrits, ou de πάειν / páein, « faire paître ») est une divinité de la Nature, protecteur des bergers et des troupeaux. Il est souvent représenté comme une créature chimérique, mi-homme mi-bouc, à l'image des satyres dont il partage la compagnie.




Pan en haut-relief au Palais Neuf (Rome).


Sans faire l'objet d'un culte héroïque, la signification de son nom semble indiquer l'étendue de sa puissance, et la secte des philosophes stoïciens identifiait ce dieu avec l'Univers ou du moins avec la nature intelligente, féconde et créatrice. Chez Plutarque, on le trouve plus proche des héros que des dieux, puisqu'il aurait été mortel : cet auteur raconte que le pilote égyptien d'un navire entendit une voix venue du rivage de Paxos qui criait son nom (« Thamous ») et lui demandait d'annoncer que « le grand Pan est mort » ; toutefois Reinach propose une autre interprétation de ce mythe : la voix aurait dit « Thamous, Thamous, Thamous le très-grand » (Πάνμέγας / Panmégas en grec ancien) « est mort »3, faisant référence aux lamentations rituelles des « Syriens » de l'époque à propos d'Adonis, également appelé « Thamous ».


Pan serait l'un des rares noms divins attribuables à la période commune des Indo-Européens. Avant de devenir le « dieu des Pâtres », Pan est un dieu-lune, dont la spécialisation ultérieure serait peut-être due à ses cornes, qui sont initialement un croissant de lune4. Il est parfois identifié à Phanès ou Protogonos et il est le dieu unique de la tradition orphique.




(50) Lug ou Lugh est une divinité majeure de la mythologie celtique. Il apparaît en père de la création, véritable spécialiste de la communication et protecteur des arts. Sa fête était célébrée au jour de la Lugnasad, le 1er août et parfois les jours suivants. Il est aussi présent sous des formes variées et complexes dans la mythologie celtique des îles britanniques.
Issu du couple indo-européen des Dioscures, les Jumeaux divins, une des plus anciennes figures du panthéon indo-européen Lug Samildanach « aux multiples arts », par son intervention restaure l'ordre et le droit lorsque les autres dieux sont tombés dans l'oppression.




Illustration de la lance de Lugh par H.R.Millar, publiée dans
Celtic Myth and Legend de Charles Squire (1905)




Dans la religion gauloise, Lug a pour emblème symbolique la lance, la harpe, le sanglier et la fronde, mais aussi plus trivialement la tige ou paille, le fil ou la corde, le crin ou le poil, le lien ou l'attache.





(51) Mithra ou Mithras est originellement un dieu indo-iranien, fils d'Anahita. Son culte connut un important développement dans la Rome antique aux IIe et IIIe siècles de notre ère.






Mithra sacrifiant le Taureau (100-200 apr. J.-C.), collection Borghése,
achat par le Louvre en 1807 exposé dans la Galerie du Temps au Louvre-Lens





Mitra est une divinité indo-iranienne. Plusieurs documents hittites attestent son existence dès le IIe millénaire av. J.-C. Il fait l'objet, dans la Perse antique, d'un culte important qui commence à être un peu mieux connu. Les travaux de Georges Dumézilont montré que les dieux Mitra et Varuna (Contrat et Serment) forment un couple dans le panthéon indo-iranien. Ils sont les représentants de la fonction souveraine et à Mitra-Contrat revient la souveraineté juridique, Varuna disposant de la souveraineté magique. Tous deux ont pour fonction de veiller sur la vérité et sur le cours du monde.

Une révolution religieuse dont la date n'est pas connue a eu lieu en Iran et a transformé en démons certains dieux. Mitra devient alors le yazata- (« dieu ») Mithra et Varuna devient le « Seigneur Sage », Ahura Mazda, le dieu suprême du mazdéisme. Une seconde reforme religieuse, celle de Zarathustra survenue au cours du Ier millénaire av. J.-C., a orienté la religion mazdéenne vers le monothéisme au bénéfice d'Ahura Mazda entouré d'un certain nombre d'entités comme Mitra « Bonne pensée », ce dernier n'étant plus attesté que par quelques formules.





(52) Satan (hébreu : שָׂטָן śāṭān ; grec ancien : Σατανᾶς Satanâs ; araméen : ܣܛܢܐ sāṭānā’ ; arabe : ﺷﻴﻄﺎﻥ šayṭān) désigne un être apparaissant dans le judaïsme, le christianismeet l'islam.
Il incarne le mal et la tentation. Il est à l'origine l'« accusateur » ou l'« adversaire » avant de devenir un démon.




Illustration de Satan par Gustave Doré
dans Le Paradis perdu de John Milton.







(53) Jules Michelet, né le 21 août 1798 à Paris et mort le 9 février 1874 à Hyères, est un historien français.

Libéral et anticlérical, il est considéré comme étant l'un des grands historiens du XIXe siècle bien qu'aujourd'hui controversé. Il a également écrit différents essais et ouvrages de mœurs dont certains lui valent des ennuis avec l'Église et le pouvoir politique. Parmi ses œuvres les plus célèbres de l'époque, Histoire de France, qui sera suivie d'une non moins monumentale Histoire de la Révolution.




(54) Halloween ou l'Halloween (usage canadien) est une fête folklorique et païennetraditionnelle originaire des Iles Anglos-Celtes célébrée dans la soirée du 31 octobre, veille de la fête chrétienne de la Toussaint. Son nom est une contraction de l'anglais All Hallows-Even2 qui signifie the eve of All Saints' Day en anglais contemporain et peut se traduire comme « la veillée de la Toussaint ».

En dépit de son nom d'origine chrétienne et anglaise, la grande majorité des sources présentent Halloween comme un héritage de la fête païenne de Samain qui était célébrée au début de l'automne par les Celtes et constituait pour eux une sorte de fête du nouvel an. Halloween est ainsi connue jusqu'à nos jours sous le nom d’Oíche Shamhna en gaélique. Elle est une fête très populaire en Irlande, en Écosse et au Pays de Galles où l'on trouve de nombreux témoignages historiques de son existence. Jack-o'-lantern, la lanterne emblématique d'Halloween, est elle-même issue d'une légende irlandaise.

C'est à partir du VIIIe siècle, sous le pape Grégoire III (731-741) et, au siècle suivant, sous le pape Grégoire IV (827-844), que l'église catholique déplaça la fête de la Toussaint, qui pouvait se fêter jusqu'alors après Pâques ou après la Pentecôte, à la date du 1er novembre, christianisant ainsi les fêtes de Samhain.

La fête d'Halloween est introduite aux États-Unis et au Canada après l'arrivée massive d'émigrants irlandais et écossais notamment à la suite de la Grande famine en Irlande (1845-1851). Elle y gagne en popularité à partir des années 19203 et c'est sur le nouveau continent qu'apparaissent les lanternes Jack-o'-lanterns confectionnées à partir de citrouilles, d'origine locale, en remplacement des rutabagas utilisés en Europe.

Halloween est aujourd'hui célébrée principalement en Irlande, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et, dans une moindre mesure, en France. La tradition moderne la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes effrayants comme des costumes de fantômes, de sorcières, de monstres ou de vampires et aillent sonner aux portes en demandant des friandises avec la formule : Trick or treat! qui signifie « des bonbons ou un sort ! ». La soirée peut également être marquée par des feux de joie, des feux d'artifices, des jeux d'enfants, la lecture de contes horrifiques ou de poèmes d'Halloween, la diffusion de films d'horreur mais aussi la tenue de messes anticipées de la Toussaint dans sa composante strictement religieuse.





(55) Dans la mythologie celtique, Samain, prononcé /ˈsɑːwɪn/, /ˈsaʊ.ɪn/, ou /ˈsaʊn/ (le mot s'écrit Samhain en Irlande, Samhuinn en Écosse et Sauin sur l'île de Man), est la fête religieuse qui célèbre le début de la saison « sombre » de l’année celtique (pour les Celtes, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire). C’est une fête de transition — le passage d’une année à l'autre — et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux. Elle est mentionnée dans de nombreux récits épiques irlandais car, par définition, elle est propice aux événements magiques et mythiques. Son importance chez les Celtes est incontestable, puisqu’on la retrouve en Gaule sous la mention Tri nox Samoni (les trois nuits de Samain), durant le mois de Samonios (approximativement le mois de novembre), sur le calendrier de Coligny.






(56) Le nain est une créature humanoïde imaginaire souterraine de petite taille, dont la figure actuelle est principalement issue de la mythologie nordique et des croyances germaniques médiévales. Comme le lutin, le gobelin et le gnome, avec lesquels il est souvent confondu, il fait partie du « petit peuple ». Il partage peut-être la même origine que les géants mythologiques.




Un nain, tel qu'il a été popularisé par la fantasy et les
jeux de rôle (vue d'artiste de BrokenMachine86)




Des personnages et peuples nains sont connus par les mythologies, la littérature, le folklore, les contes et les traditions populaires de très nombreux pays. Bien que des textes plus anciens en parlent, les nains acquièrent la plupart de leurs caractéristiques dans les textes allemands médiévaux, qui les dépeignent comme d’excellents forgerons industrieux aux demeures souterraines ou montagnardes, créateurs d’armes pour les dieux, mais sans donner d’indication précise sur leur taille. Peu à peu, ils sont perçus comme de petits êtres. En raison de leur lien originel aux croyances mortuaires païennes, ils gardent mauvaise réputation et sont diabolisés par l’Église médiévale. Paradoxalement, ils se rapprochent dans le même temps de l'elfe et des génies bénéfiques du foyer au XIIIe siècle, puis s’associent au folklore minier, pouvant se révéler une grande aide ou au contraire une nuisance terrible pour les humains.

Aux côtés de ceux de la mythologie nordique, les croyances comptent des centaines de petites créatures désignées comme des nains, tels les Nibelungen, Bergleutes, Knockers et Bonnets-Rouges, ou encore Alberich. Désormais et pour la plupart des gens, les nains ont perdu tout côté maléfique, et renvoient à l'imagination créatrice enfantine, à l'image des personnages qui aident Blanche-Neige, ou des statuettes qui décorent les jardins.

Bon nombre de productions artistiques les mettent en scène, notamment la tétralogie L'Anneau du Nibelung de Richard Wagner. En créant la Terre du Milieu qu'il peuple entre autres de nains, J. R. R. Tolkien contribue par ses écrits (en particulier Le Hobbit et Le Seigneur des anneaux) à en donner une nouvelle image, reprise par la littérature fantasy, le jeu de rôle et les jeux vidéo, comme celle d'un peuple de guerriers maniant la hache ou le marteau, vivant sous les montagnes, et souvent opposé aux elfes.




(57) Le gnome est une petite créature humanoïde légendaire, qui a gagné le folklore européen. Paracelse, au XVIe siècle, l'inclut à sa liste d’élémentaires, en tant qu’élémentaire de la terre.




Gnome regardant un train, 1848, Carl Spitzweg


Il est caractérisé par une très petite taille, une vie souterraine, et une grande connaissance des secrets telluriques. Désormais, le gnome s'est « folklorisé ». En langue anglaise, le nain de jardin est nommé garden gnome.





(58) Le lutin est une créature humanoïde nocturne de petite taille, issue au sens strict du folklore et des croyances populaires de certaines régions françaisescomme le Berry, la Normandie et la Picardie. Les Ardennes et la Wallonieconnaissent un génie domestique très proche sous le nom de nuton. En Bretagne, les korrigans sont assimilés à des lutins, tandis que dans les Alpes, le nom de servan est employé. Probablement inspiré des divinités du foyer et de « petits dieux » païens tels que les sylvains, les satyres et les Pénates, son nom dérive de l'influence linguistique du dieu romain Neptuneet, ou du celte Nuada, tous deux liés à l'eau. L'influence des croyances envers les revenants peut expliquer une partie de ses caractéristiques. Dès le Moyen Âge, il apparaît dans les récits et les chroniques déjà doté de particularités qui restent connues à notre époque. Les paysans se transmettent des siècles durant les rites visant à s'attirer ses bonnes grâces, ou au contraire à le chasser.





Un lutin au chapeau rouge typique, réalisation par Godo,
octobre 2011, technique mixte crayon et tablette graphique.




En plus de sa taille réduite, le lutin est réputé pour son espièglerie, son don de métamorphose et d'invisibilité, son côté facétieux bienfaisant ou malfaisant, son obsession pour les femmes à l'origine du mot « lutiner », sa susceptibilité, et surtout son habitude de s'occuper des foyers humains, en particulier des écuries. Les croyances évoluent en englobant de nouvelles créatures au fil du temps, puis elles gagnent l'Amérique du Nord avec les colons français. Elles rejoignent un archétype, le « fripon », et permettent à Carl Gustav Jung de définir l'enfant intérieur comme la part enfantine de chaque être humain.

La confusion entre le lutin, le nain des pays germaniques et l'elfe des pays scandinaves est fréquente depuis le Xe siècle en Europe de l'Ouest, le mot « lutin » étant spécifique aux langues romanes, et surtout à la France. Des centaines de petites créatures aux noms différents peuvent être désignées comme des « lutins », désormais un terme générique pour le petit peuplemasculin en France. Après une période de fort recul des croyances et traditions au XXe siècle, La Grande Encyclopédie des lutins de Pierre Duboismarque les débuts d'un regain d’intérêt et d'une abondante production littéraire et artistique à leur sujet. Le lutin est désormais vu comme un personnage de la fantasy, et comme l'assistant du père Noël.




(59) Une fée est un être légendaire, généralement décrit comme anthropomorphe et féminin, d'une grande beauté, capable de conférer des dons aux nouveau-nés, de voler dans les airs, de lancer des sorts et d'influencer le futur. L'idée que l'Homme se fait des fées varie selon les cultures et les pays : revenantes, anges déchus, élémentaires ou même humaines, minuscules ou immenses, toutes sont étroitement liées aux forces de la nature et au concept de monde parallèle. La Befana, la Dame blanche, les sirènes, les nymphes, Morgane, Viviane et une grande variété d'êtres et de créatures généralement féminines peuvent être considérés comme des « fées ». Les Anglo-Saxons utilisent le nom « fairies » pour désigner les fées, mais également toutes les petites créatures anthropomorphes du folklore païen telles que les lutins, les nains et les elfes.




Peinture préraphaélitereprésentant une fée. Take the Fair
Face of Woman, and Gently Suspending, With Butterflies,
Flowers, and Jewels Attending, huile sur toile, Sophie
Anderson (1823 - 1903), collection privée, Londres.





Issues des croyances populaires et de mythologies anciennes, de la littérature inspirée du folklore et des contes celtiques ainsi que d'anciennes divinités, les fées sont une création de l'Occident médiéval. Elles jouent des rôles très variés. Si certaines aident, soignent, guident des personnes ou leur fournissent des armes enchantées, d'autres fées sont plus connues pour leurs « tours », leur habitude de danser en cercle et d'enlever des personnes, en particulier les nouveau-nés humains qu'elles remplacent par un changeling. Douées de facultés magiques, elles se déguisent et modifient l'apparence de ce qui les entoure.
Dès le XIIe siècle, deux grandes figures féeriques se distinguent dans la littérature d'Europe de l'Ouest : la fée marraine et la fée amante. Bien connues de la littérature médiévale, les fées disparaissent des récits à l'arrivée de la Renaissance, pour réapparaître sous de nouvelles formes dans Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare, et les contes merveilleux qui modifient leur taille, leur apparence et leur symbolique. Les petites fées anglo-saxonnes sont popularisées durant l'époque victorienne, notamment par la peinture féerique. Les fées font toujours partie intégrante des croyances populaires dans les régions de culture Celte, en Islande et dans toute la Scandinavie, où des précautions à tenir envers elles sont popularisées par le folklore. Elles restent connues des folklores allemand, français et wallon, bien que les croyances aient largement reculées au XXe siècle. De tous temps, des personnes ont affirmé voir les fées, communiquer avec elles et invoquer leur aide, en Angleterre, l'affaire des fées de Cottingley entraîne un long débat sur la réalité de leur existence.

Les fées sont désormais des personnages incontournables de la littérature fantastique et fantasy et du cinéma, entre autres grâce à Walt Disney qui les a largement popularisées aux États-Unis, et à des films comme Dark Crystal. Elles intéressent des chercheurs comme Katharine Mary Briggs, des illustrateurs tels que Cicely Mary Barker, Brian Froud et Alan Lee, ainsi que des conteurs comme l'elficologue Pierre Dubois à qui l'on doit, en France, la redécouverte du folklorequi leur est lié.






(60) Un démon est un être surnaturel bienfaisant ou malfaisant, doué de raison, émanant de lieux ou de personnes et supposés pouvant influencer les esprits des humains ou les lieux qu'ils traversent. Il s'agit d'un terme générique utilisé de manière très générale mais issu de la culture grecque antique (δαίμων, "daimōn") où il désigne quelque chose en lien avec la sphère "extr-humaine".




Figure de démon japonais.


D'après la philosophe fondatrice de la société théosophique Héléna Blavatsky, il y a eu au fil des siècles ou millénaires inversion des dieux et des démons. L'axiome cabalistique "Demon est deus inversus" (le diable est dieu sens dessus dessous) rend compte de cette réalité qui touche également le védisme. Les Asuras, considérés comme maléfiques, étaient aux premiers temps du védisme spirituels et divins2




(61) Pamphile est une sorcière, l'un des personnages du roman d'Apulée, Métamorphoses.
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MessageSujet: Re: SORCIERE    Ven 4 Nov - 11:40





Les sorcières se réunissaient périodiquement pour se livrer à de nombreux blasphèmes (62). Les sorcières devaient se rendre rapidement vers les lieux de réunions qui se tenaient en général dans des endroits très isolés. La croyance était que les sorcières utilisaient un pouvoir du diable pour se déplacer rapidement. Soit les sorcières se déplaçaient en volant sans moyen particulier, soit transportées par une rafale de vent ou bien par la seule vertu de leurs pouvoirs magiques. Dans certains cas, la sorcière se servait d'un onguent pour voler. Mais la croyance la plus répandue était que les sorcières utilisent un balai pour se déplacer. Des sorcières utilisaient des animaux magiques pour se déplacer ou bien le diable lui-même transportait la sorcière. Parfois les sorcières laissaient leur balai dans leur lit après lui avoir donné leur apparence pour tromper leurs maris. Le balai serait un attribut des activités féminines, et son utilisation dans la représentation des sorciers pourrait s'expliquer par la prépondérance des femmes parmi les sorciers. La sorcière vole la nuit, généralement lors de la pleine lune. La sorcière et la lune vont de pair. Cette idée remonte à l'époque du culte de Diane. Les fidèles de Diane, la déesse romaine de la Lune, croyaient qu'elles pouvaient voler les nuits de pleine lune quand Diane était présente. Ces femmes utilisaient pour cela un onguent à base de drogue. D'après des spécialistes, l'onguent était constitué d'un mélange de jusquiame (63), de belladone (64), de mandragore(65), de ciguë (66), de nénuphar et d'un narcotique. Les femmes qui s'enduisaient le corps de cet onguent entraient dans une transe et avaient l'impression d'être transportées au sabbat, d'où la légende de l'onguent magique. Cette drogue était aussi parfois mise en contact avec les parties intimes des sorcières lorsque le balai était enduit de ce produit.

Les cercles de sorcières actuels comme Wicca (67) utilisent encore le balai, manié d'est en ouest ou dans le sens des aiguilles d'une montre, dont la fonction symbolique est la purification.









Les sorcières vivent entourées de leurs animaux favoris qui viennent leur apporter des aides magiques. Tous ces animaux (le chat noir, le corbeau, le crapaud, l'araignée, le rat, le lièvre) ont en commun avec leur maîtresse d'être redoutés et mal-aimés : ce sont autant de reflets d'elles-mêmes. Paul Sébillot (68) rapporte que l'on pouvait reconnaître une sorcière se rendant au sabbat parce qu'elle avait « un petit crapaud sur le blanc de l'œil contre la prunelle ou au pli de l'oreille. ».

Ainsi avaient-elles le pouvoir de se métamorphoser, ce qui leur permettait de commettre leurs méfaits sans être reconnues. Sous forme de lièvres, les sorcières avaient coutume de se réunir en congrès. La rapidité que leur offrait cette forme leur permettait d'échapper à leurs poursuivants. Les longues oreilles étaient une aide précieuse pour espionner sans être vues. La patte de lièvre est considérée comme un porte-bonheur, preuve qu'une sorcière avait été mutilée de sa main, et donc privée de ses pouvoirs. Le hibou a été associé à la sorcière car il est un animal nocturne, avec de grands yeux pour espionner, et un cri parfois effrayant et associé à un présage funeste.

Les animaux servent de compagnie à la sorcière, qui vit seule et n'a pas de famille ou d'ingrédients pour les potions, philtres.
Filet de couleuvre de marais
Dans le chaudron bous et cuis
Œil de salamandre, orteil de grenouille,
Poil de chauve-souris et langue de chien
Langue fourchue de vipère, dard de reptile aveugle,
Patte de lézard, aile de hibou
Pour faire un charme puissant et trouble
Bouillez et écumez comme une soupe en enfer.










Les sorcières étaient réputées faire des repas cannibales d'enfants ou utiliser des cadavres d'enfants pour préparer des poudres ou des onguents magiques. Et, dans la croyance de l'époque, les sorcières avaient pour habitude de transmettre l'art de la magie de génération en génération ou bien de corrompre les enfants. La place des enfants dans la chasse aux sorcières est cruciale. Les vagues les plus importantes de bûchers furent accompagnées de phénomènes de grande ampleur concernant les jeunes enfants. Des enfants sorciers furent signalés partout en Europe. La condamnation de la mère pour sorcellerie faisait retomber des soupçons sur les enfants. De plus les aveux étaient facilement soutirés aux enfants.

En Russie, en Pologne et en République tchèque, selon la légende, des sorcières de nuit appelées en russe notchnitsy(notchnitsa au singulier) sévissaient en se glissant pendant la nuit dans la chambre des nourrissons pour les pincer, les mordre et leur sucer du sang. Mais si un adulte intervenait, elles disparaissaient comme par enchantement.







(62) Le terme blasphème vient du latin blasphemia, lui-même emprunté au grec βλασφημία, substantif correspondant au verbe βλασφημέω « parler mal de quelqu'un, injurier, calomnier ». Le second élément de ces deux mots se retrouve dans les verbes φήμι et φάσϰω « déclarer, dire ». En revanche l'origine du premier élément βλασ- est peu claire, même s'il est tentant de rapprocher celui-ci de βλάϐη, βλάϐος « dommage » et de βλάπτω « endommager, cause du tort, nuire ». C'est dans le grec de la Septante et du Nouveau Testament que le verbe et le substantif ont reçu le sens religieux de « blasphémer ».

La notion évolue au cours des siècles pour aboutir au fait que le blasphème ne devra plus concerner que l'injure appliquée au fait religieux. Ainsi au XVIe siècle le théologien espagnol Francisco Suárez définit le blasphème comme étant « toute parole de malédiction, reproche ou irrespect prononcé contre Dieu ». En 1913, l’Encyclopédie catholique, soutient à nouveau que le blasphème ne doit s'intéresser qu'au domaine de la religion :

« Tandis que le blasphème, étymologiquement, peut diffamer aussi bien une créature que ce qui appartient à Dieu, dans sa stricte acception il n'est utilisé que dans ce dernier sens. »

Le blasphème est enfin défini par le Larousse comme étant « une parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou ce qui est considéré comme respectable ou sacré. »

Utilisé dans un cadre plus général, le blasphème est une irrévérence à l'égard de ce qui est considéré comme sacré ou inviolable.








(63)  Les jusquiames sont des plantes appartenant au genre Hyoscyamus et à la famille des Solanacées. On en connaît deux espèces en Europe : la jusquiame blanche (Hyoscyamus albus L.), qui pousse sur le pourtour du bassin méditerranéen, et la jusquiame noire (Hyoscyamus niger L.), beaucoup plus cosmopolite. Les deux plantes sont toxiques, contenant divers alcaloïdes tels que l'atropine, l'hyoscyamine et la scopolamine. Elles sont cependant moins dangereuses que le datura ou la belladone, qui contiennent les mêmes alcaloïdes mais en plus grandes proportions. La graine de jusquiame est connue pour apaiser la rage de dents, elle s'appelle herbe de Sainte Apolline.





Jusquiame noire









(64)  La Belladone (Atropa belladonna) est une plante herbacée vivace de la famille des Solanacées. Elle est parfois appelée Belle Dame, Bouton-noir, Cerise du diable, Guigne de côte, Herbe empoisonnée, Morelle furieuse, Morelle marine ou Permenton.



Fleur de belladone


Cette plante peut se révéler très toxique, ses baies noires contenant de l'atropine, substance active sur le système nerveux du fait de ses propriétés anticholinergiques.




Feuilles de belladone










(65)  La Mandragore ou Mandragore officinale (Mandragora officinarum) est une plante herbacée vivace, des pays du pourtour méditerranéen, appartenant à la famille des solanacées, voisine de la belladone. Cette plante, riche en alcaloïdes aux propriétés hallucinogènes, est entourée de nombreuses légendes, les Anciens lui attribuant des vertus magiques extraordinaires.





Mandragore officinale








(66)  La Ciguë tachetée ou Grande Ciguë1 (Conium maculatum L.) est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées (Ombellifères). Très toxique, elle était à la base du poison officiel des Athéniens, la plus célèbre victime étant le philosophe Socrate.






Grande ciguë











(67)  La Wicca est un mouvement religieux basé sur l'« Ancienne Religion » définie par Gerald Gardner et incluant des éléments de croyances telles que le chamanisme, le druidisme, et les mythologies gréco-romaine, slave, celtique et nordique. Ses adeptes, les wiccans, prônent un culte envers la nature, et s'adonnent à la magie. La Wicca est un culte à mystères. Les wiccans sont, pour la plupart, voués à certains dieux comme la sorcière Hécate, la déesse de la lune etc. Il est pratiqué un peu partout dans le monde.






Le pentacle, un des principaux symboles
des wiccans.









(68)  Paul Sébillot (Matignon, Côtes-du-Nord, 6 février 1843 - Paris, le 23 avril1918) est un ethnologue, écrivain et peintre français, originaire de Bretagne. Nombre de ses travaux sont consacrés à sa province d’origine.


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