Le grenier de l'histoire, des mystères, de l'insolites et du féérique

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 HISTOIRE

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Lanaelle
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MessageSujet: HISTOIRE   Mar 6 Déc - 15:57




Le procès des sorcières de Salem est un épisode fameux de l’histoire coloniale des
Etats-Unis qui entraina la condamnation et l’exécutoin de personnes accusées de
sorcellerie en 1692 dans le Massachusetts. Généralement analysé comme découlant
d’une période de luttes intestines et de paranoïa puritaine, ce procès se solde par
l’exécution de vingt-cinq personnes et l’emprisonnement d’un bien plus grand nombre.




1. Les faits
a) Début de l’affaire
b) condamnations
c) Epilogue
2. Causes de l’hystérie
3.  Personnes impliquées

a) Clergé protestant
b) Président de la cour
c) Juges assesseurs
d) Possédés
e) Accusés
f) Exécutés
g) Morts en prison








SOURCE :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sorci%C3%A8res_de_Salem

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MessageSujet: Re: HISTOIRE   Mar 6 Déc - 18:16




En 1692, à Salem Village (aujourd’hui Danvers et non, contrairement à ce que l’on croit, dans la ville voisine de Salem où le procès se déroula), quelques jeunes filles, notamment Abigail Williams, Ann Putnam et Betty Paris, accusent certains concitoyens de les avoir envoûtées et d’être des sorciers ou des magiciens, alliés de Satan.

La communauté, assiégée par les Amérindiens, et dépourvue de gouvernement légitime, prête foi aux accusations et condamne les personnes mises en cause à avouer les faits de sorcellerie ou à être pendues. Les accusations s’étendent rapidement. En moins de deux mois, les communautés suivantes sont concernées : Andover, Amesbury, Salisbury, Haverhill, Topsfield, Ipswich, Rowley, Gloucester, Manchester, Malden, Charlestown, Billerica, Beverly, Reading, Woburn, Lynn, Marblehead , et Boston.








Durant l’hiver glacial de 1691/1692, Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent – dit-on – à agir d’une curieuse manière ; elles parlent une langue inconnue, se cachent, trainent les pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème ; l’un deux conclut même à une possession satanique. Parris et les autres notables de la ville pressent Betty et Abigail, puis les autres jeunes filles atteintes de manière identique, Ann Putnam, Betty Hubbard, Mercy Lewis, Susannah Sheldoon, Mercy Short, et Mary Warren, de nommer ceux qui les ont maudites. Les jeunes filles se décident alors à donner des noms.


Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. Sarah Good est une mendiante, fille déshérité d’une aubergiste française qui s’était donné la mort quand Sarah était adolescente, une femme louche : elle murmurre quand on lui donne de la nourriture. Sarah Osburne est une vielle femme, alitée, qui a suscité la réprobation générale en captant l’héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Quant à Tituba, c’est l’esclave barbadienne(ou Ashantis) de Samuel Parris.


Les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692 et mises en prison. D’autres accusations suivent : Dorcas Good (la fille de Sarah Good, âgée de ans), Rebecca Nurse (une grand-mère malade et pieuse), Abigail Hobbs, Deliverance Hobbs, Martha Corey, ainsi qu’Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Ainsi, aucun procès n’a lieu avant la fin mai 1692, lorsque le gouverneur William Phips arrive et institue une Court of Oyer and Terminer (to « hear and determine », entendre et décider). Sarah Osburne est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d’une petite fille, plusieurs accusés sont malades. Environ 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.







Pendant l’été, la cour est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâcéhe, après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les procès se terminent par la condamnation à mort de l’accusé pour sorcellerie, aucun acquittement n’est prononcé. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d’autres suspects évitent l’exécution capitale. Elizabeth Proctor, et au moins une autre femme, bénéficient d’un sursis à exécution « parce qu’elles sont grosses » (« for the belly », enceintesà : quoique condamnées, elles ne seront pendues qu’après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l’été, avec la pendaison de 19 personnes, au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qi a refusé d’arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d’une certaine fortune. Six des dix-neuf victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vielles femmes misérables.

Une seule des mises à mort ne s’accomplit pas par pendaison. Giles Corey, un fermier âgé de 80 ans refuse de se défendre en justice. La loi prévoit dans ce cas l’application d’une forme de torture dénommée peine forte et dure (1) , consistant à empiler une à une de larges pierres sur la poitrine du prévenu, jusqu’à l’écrasement ; après trois jours d’atroces douleurs, Corey meurt en persistant dans son refus de se défendre. On a pu croire de manière erronée que Corey refusait de se défendre devant la cour pour éviter la confiscation de ses biens par l’Etat : en fait, les confiscations n’étaient pas systématiques et intervenaient le plus souvent avant le procès et la condamnation. On pense maintenant que l’attitude de Corey s’explique par le caractère buté et procédurier du vieil homme, qui se savait condamné d’avance.


La terre souffre autant que les hommes. Les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont laissées à l’abandon. Des accusées prennent la fuite vers New York ou au-delà pour échapper à l’arrestation. Les scieries sont vides, leurs propriétaire disparus ou perturbés, leurs employés badaudant devant les prisons, participant aux réunions communautaires, ou eux-mêmes arrêtés. Le commerce ralenti fortement tandis que les juges suspectent toujours une jeune fille disparue qui se nomme Jenifael







Les procès en sorcellerie s’achèvent finalement en octobre 1692. Les accusés sont progressivement mis en liberté jusqu’au printemps suivant. Officiellement, le gouverneur royal du Massachusetts, Sir William Phips, met un terme à la procédure après l’appel formé par le clergé bostonien mené par Increase Mather. Celui-ci publie «Cases of Conscience Concerning Evit Spirits » (cas de conscience regardant les esprits maléfiques) le 3 octobre 1692, ouvrage qui contient notamment la phrase suivante :
«Il apparait préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper, plutôt qu’une personne innocente soit condamnée) (It Where better that ten suspected witches should escape, than that the innocent person should be condemned).








Plusieurs théories essaient d’expliquer pourquoi la communauté de Salem Village a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques.


La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la Baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d’hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La plupart des historiens modernes trouvent cette explication simpliste.


D’autres théories s’appuient sur des analyses fondées sur des faits de maltraitance d’enfants, ou de divinations tournant mal, d’ergotisme (le mal des ardents du Moyen Âge, provoqué par l’ergot de seigle, qui contient une substance voisine du LSD), de complot de la famille Putnam pour détruire la famille rivale Porter, ou encore s’élaborent sur le thème de l’écrasement social des femmes.


La communauté puritaine vivait dans l’angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son avenir serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutient anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la Guerre du Roi Philip (2) : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes. Quoique ces événements fussent terminés, les raids et les coups de mains indiens se produisaient épisodiquement. La Nouvelle-Angleterre se transformait en une colonie marchande. Puritains et non-puritains s’enrichissaient, ce que les puritains considéraient comme un péché autant que comme une nécessité. Au fur et à mesure que la classe des marchands s’élevait dans l’échelle sociale, le clergé déclinait.


Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton dans In The Devil’s Snare (Dans le piège du Diable) est peut-être l’une des plus convaincantes. Mary Norton considère que toutes les explications évoquées ci-dessus ont probablement joué un rôle important mais qu’il s’y ajoute la circonstance que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l’hystérie. Mary Norton insiste sur le fait que la plupart des victimes d’accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinzes années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment références à un homme noir (a black man), soutenaient l’existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d’interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l’assaut des forces du mal essayant d’abattre la société puritaine, et il fallait s’attendre à des attaques du dedans aussi bien que du dehors. Vers 1691, les puritains étaient mûrs pour l’hystérie magique.


Salem Village constituait en lui-même un microcosme d’angoisse puritaine. La moitié du village était constitué de paysans qui approuvaient le révérend Samuel Parris dans ses efforts pour se séparer de la ville de Salem Town et instituer une cité à part entière ; l’autre moitié du village voulait rester dans le périmètre de Salem Town et de ses flux commerciaux et refusait de contribue à l’entretien de Parris et de sa famille. Par ailleurs, de nombreux rescapés d’attaques amérindiennes dans le Maine et le New Hampshire étaient abrités chez des parents à Salem, apportant avec eux d’horribles récits.


Une autre thèse affirme que ces personnes étaient atteintes de la maladie de Huntington.

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MessageSujet: Re: HISTOIRE   Mar 6 Déc - 18:18










• Révérend Cotton Mather
• Révérend Samuel Parris
• Révérend Increase Mather
• Révérend Francis Dane
• Révérend Deodat Lawson
• Révérend Samuel Willard
• Msr De la haute ville







Président de la Court of Oyer and Terminer

• Lieutenant-gouverneur William Stoughton







• John Hathorne (arrière-arrière-grand-père de l’écrivan Nathaniel Hawthorne)
• Samuel Sewall
• Thomas Danforth
• Bartholomew Gedney
• John Richards
• Nathaniel Saltonstall
• Peter Sargent
• Stephen Sewall, clerk
• Wait Still Winthrop






ceux qui se plaignirent des faits de sorcellerie :

• Sarah Bibber
• Elizabeth Booth
• Sarah Churchill
• Martha Goodwin
• Elizabeth Hubbard
• Mary Lacey (fut aussi accusée d’être sorcière)
• Mercy Lewis
• Betty Parris
• Bethshaa Pope
• Ann Putnam, Jr.
• Susanna Sheldon
• Mercy Short
• Mary Warren ( fut accusée d’être sorcière quand elle se rétracta et affirma que les jeunes filles étaient des simulatrices)
• Abigail Williams








Cette liste n’est pas exhaustive. Il y eu entre 150 et 300 accusés de sorcellerie enregistrées, et peut-être plus encore qui ne furent pas emprisonnés :

• Cne John Alden Jr.
• Daniel Andrew
• Sarah Bassett
• Edward Bishop
• Sarah Bishop
• Mary Black
• Dudley Bradstreet
• John Bradstreet
• Sarah Buckley
• Richard Carrier
• Candy, esclave de Salem
• Mary Clarke
• Sarah Easty Cloyce
• Sarah Cole
• Giles Corey
• Mary Bassett DeRich
• Ann Dolliver
• Rebecca Easmes
• Mary English
• Philip English
• Abigail Faulkner
• Ann Foster
• Dorcas Hoar
• Abigail Hobbs
• Deliverance Hobbs
• Elizabeth Howe
• Mary Ireson
• George Jacobs, Jr.
• Margaret Jacobs
• Elizabeth Johnson
• Mary Lacey, Sr.
• Mary Lacey (également possédée)
• Thea Osborne
• Lila Mantion (disparue avant sa condamnation)
• Lady Phips, épouse du gouverneur Phips
• Susannah Post
• Elizabeth Basset Proctor
• Tituba
• Job Tookey
• Hezekiah Usher
• Mary Withridge
• Sarah Perkins
• Sarah Good
• Dorothy Good
• Bethsabée Sherman
• Elizabeth Gilbert
• Lucy-Anna S




• Rév. Georges Burrough – pendu, 19 aout 1692
• Sarah Brenet – pendue, 18 juillet 1692
• Martha Carrier – pendue, 19 aout 1692
• Martha Corey – pendue, 22 septembre 1692
• Giles Corey – écrasé par empilement de pierre jusqu’à ce que
La mort s’ensuive, 19 septembre 1692
• Mary Easty – pendue, 22 septembre 1692
• Sarah Good – pendue, 19 juillet 1692
• Elizabeth Howe – pendue, 19 juillet 1692
• George Jacobs, Sr. – pendu, 19 aout 1692
• Susannah Martin – pendue, 19 juillet 1692
• Rebecca Nurse – pendue, 19 juillet 1692
• Alice Parker – pendue, 22 septembre 1692
• Mary Parker – pendue, 22 septembre1692
• John Proctor – pendu, 19 aout 1692
• Ann Pudeator – pendue, 22 septembre 1692
• Wilmott Redd – pendu, 22 septembre 1692
• Margaret Scott – pendue, 22 septembre 1692
• Samuel Wardwell – pendu, 22 septembre 1692
• Sarah Wildes – pendue, 19 juillet 1692
• John Willard – pendu, 19 aout 1692
• Elisabeth Gilbert – noyée, 15 septembre1698






• Sarah Osborne
• Dr Roger Toothaker
• Ann Foster
• Lydia Dustin
• Nourrisson de Sarah Good (Mercy Good)







(1) La peine forte et dure (locution employée en français) était une peine du droit anglais, instaurée en 1406, consistant en l'écrasement sous des poids. Elle sanctionnait les personnes qui, mises en accusation, refusaient tout à la fois de plaider coupable et de plaider non coupable. Celles qui abusaient de leur droit de récuser les jurés pouvaient également y être soumises.
L'attitude qui était ainsi sanctionnée s'expliquait par le fait que les accusés qui acceptaient de plaider, dans un sens ou dans l'autre, et qui se voyaient finalement condamnés à la peine de mort, perdaient tous leurs biens au profit de la couronne. En refusant de plaider, les intéressés garantissaient une transmission successorale normale. Il s'agissait d'ailleurs moins d'une peine que d'une forme de torture, puisque le supplice cessait dès que l'accusé acceptait de plaider.
L'un des exemples les plus célèbres d'application de la « peine forte et dure » se déroula dans la colonie du Massachusetts pendant les procès des sorcières de Salem, à l'encontre de Giles Corey. Celui-ci refusa de plaider sur le procès en sorcellerie qui lui était fait et en mourut le 19 septembre 1692, en trois jours, écrasé sous les pierres.
La peine « forte et dure » fut abolie en 1792 en Angleterre. Aujourd'hui, dans la plupart des pays de Common law, le refus de plaider est réputé constituer une plaidoirie non coupable.








(2) La guerre du Roi Philip (King Philip's War en anglais) fut une guerre opposant les Amérindiens Wampanoag et Narraganssett aux colons anglais et leurs alliés amérindiens de Nouvelle-Angleterre. Les combats eurent lieu entre 1675 et 1676, dans le sud de la région des États-Unis aujourd'hui appelée Nouvelle-Angleterre. Près d'un dixième des Amérindiens et des Anglais furent tués ou blessés. Le conflit se termina par la victoire des colons anglais qui finirent, grâce à leurs alliés Iroquois, par tuer Metacomet, le chef de la tribu wampanoag qui mena celle-ci en guerre contre les Anglais.
La guerre est nommée d'après le principal chef du côté amérindien, Metacomet (appelé King Philip par les Anglais) fils de Massasoit grand sachem des Wampanoag.

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