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 EGNIMES ET HYPOTHESES

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Lanaelle
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MessageSujet: EGNIMES ET HYPOTHESES   Jeu 23 Fév - 0:06










ENIGMES ET HYPOTHESES





• Elie Bot
• Henri Boudet
• Jean Rivière, curé d’Esperaza
• Nicolas Fouquet et Rennes-Le-Châtea
• Le grand parchemin
• Le petit parchemin
• La grotte de la Madeleine
• Le presbytère
• Les mystères de l’église du village
• Les mystères des jardins de l’église
• Les inversions
• Les N inversés
• Les pierres gravées
• Les étoles à six branches
• De Marie-Madeleine à Bérenger Saunière
• L’implication de l’Eglise
• De Saint-Sulpice à Rennes-Le-Château
• Notre Dame de Marceille
• Le Prieuré de Sion
• Le secret de Saunière
• Le plan de Paris
• 1955 – le texte de Noël Corbu
• Les secrets du film Da Vinci Code







Source :  
http://www.rennes-le-chateau.org/

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Jeu 23 Fév - 22:16




Bérenger Saunière s’entoura de quelques personnes de confiances à qui il fit appel au cours de ses différents travaux et réalisations. L’un de ceux-ci est incontestablement Elie Bot. Il est présent à tous les moments des projets de Saunière. Il est discret, tel un homme de l’ombre. Nous pouvons vraisemblablement croire qu’il fut l’un des confidents de Bérenger Saunière.


Pourtant, il semble que les relations ne furent pas toujours au beau fixe puisqu’au mois de mars 1906, Elie Bot réclame avec insistance à Bérenger Saunière de lui  régler la some de 456,17 francs. Mais ce différent ne sembla pas séparer les deux hommes puisqu’Elie Bot semble avoir voulu, au-delà de la mort, se rappeler ce qu’il fit pour Bérenger Saunière…









Plaque d’Eliot Bot
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal





Elie Bot est l’un des personnages les plus étonnants de l’environnement proche de Bérenger Saunière. Discret, presqu’invisible, il fut pourtant celui qui fut le maître d’œuvre de toutes les constructions que fit réaliser Bérenger Saunière.





Médaillon représentant Elie Bot devant la
Grotte des jardins de l’église de Rennes-Le-Château

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



Personnage singulier, limonadier à Luc-Sur-Aude, un village près de Rennes-Le-Château, il était également entrepreneur en maçonnerie.


Saunière le choisit et ils travaillèrent de concert durant de nombreuses années. Il exécuta les travaux tels que Saunière le souhaitait. Nous ne pouvons pas imaginer qu’il ne fut pas informé de tout ou partie du secret que détenait Bérenger Saunière. D’après l’auteur Gérard de Sède (1), Saunière aurait fait prêter serment à l’entrepreneur de ne jamais divulguer quoi que ce soit sur ce qu’il verrait et connaitrait.






Le cimetière de Luc-Sur-Aude
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Elie Bot figure sur de nombreuses photos en compagnie du prêtre. Tout comme Saunière, il ne put cacher le fait qu’il savait « quelque chose ». Dans le cimetière de Luc-Sur-Aude, il fit construire pour lui et sa famille un tombeau imposant. Sous la plaque épitaphe une photographie sur émail le représente.  On le voit habillé de belle façon, gilet, cravate et veste. Ce qui est surprenant est le fond de la photographie. On y voit une construction faite de pierres, en y regardant bien on découvre qu’il s’agit de la grotte de pierre que réalisa Bérenger Saunière dans les jardins de l’église de Rennes-Le-Château. La surprise ne s’arrête pas là et le moment le plus étonnant est lorsque nous poussons la porte du tombeau.





Tombeau de la famille Bot à Luc-Sur-Aude
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal






Nous trouvons un autel de pierre de tailles. Cet autel est un tabernacle entouré de deux tours de pierre taillées.
Il est quasiment identique à celui de l’église de Rennes-Le-Château. La voûte du tombeau est peinte du même bleu que celui de l’église de Rennes-Le-Château. De plus, cette voûte est ornée de nombreuses étoiles d’or de la même façon que dans l’église de Bérenger Saunière. Les murs sont décorés de nombreuses fleurs de lys de couleur bleue.





Vue intérieure du tombeau d’Elie Bot
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Voilà un lieu et un personnage étonnant. Les similitudes du tombeau d’Elie Bot et de l’autel de l’église de Rennes-Le-Château sont indéniables.

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Jeu 23 Fév - 22:35






Parmi les protagonistes de l’affaire de Rennes-Le-Château, Henri Boudet, curè de Rennes-Les-Bains est l’un des plus mystérieux. Le seul moment où on le croise réellement dans le dossier est lors des obsèques de l’abbé Antoine Gélis, curé de Coustaussa, sauvagement assassiné dans la nuit du 1er novembre 1897.

Pour beaucoup, il est la tête pensante de l’affaire, alors que Saunière ne serait que l’exécuteur des basses œuvres, en ce qui nous concerne, nous ne partageons pas ce pont de vue, mais avons la certitude que Bérenger Saunière, curé de Rennes-Le-Château avait bien des relations avec le curé de Rennes-Les-Bains. Nous allons, ici tenter de vous le mieux faire connaître…






Plaque à la mémoire des curés de Rennes-Les-Bains
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal





S’il est un homme mystérieux dans l’affaire de Rennes-Le-Château, il s’agit bien d’Henri Boudet, curé de Rennes-Les-Bains et contemporain de Bérenger Saunière lorsque ce dernier exerçait son ministère à Rennes-Le-Château.



Vue intérieure de l’église de Rennes-Les-Bains
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



Nous savons relativement peu de choses sur Henri Boudet. A ce jour, aucune correspondance n’a été trouvée entre le curé de la Rennes d’en bas et le curé de la Rennes d’en haut. Il est couramment reconnu que les deux hommes étaient aux obséques de leur confrère de Coustaussa, l’abbé Gélis, le 3 novembre 1897. Il semble qu’Henri Boudet aurait été le confesseur de Bérenger Saunière. Cette information, s’il elle s’avérait exacte serait très intéressante quant à la teneur des relations qui existaient entre les deux prêtres.



Pour beaucoup de passionnés, l’ombre du curé de Rennes-Les-Bains plane sur le mystère de Rennes-Le-Château. Pour certain, il est la tête pensante de cette affaire, alors que Saunière n’aurait été que son bras exécuteur. Ce raccourci est peut-être un peu rapide.

Il est né le 16 novembre 1837 à Quillan. Très vite, il ressent l’appel à une vie cléricale et entre au séminaire et prononce ses vœux le jour de Noël 1861.



Six jours plus tard, le 1er janvier 1862, il est nommé vicaire à Durban, il y restera six mois et demi. Toujours en 1862, le 17 juin, il est envoyé à Caunes-Minervois pour y exercer son ministère et y restera près de quatre ans et demi. Le premier novembre 1866, il est envoyé à Festes où il restera jusqu’au quinze octobre 1872 et sera nommé curé desservant de Rennes-Les-Bains le 16 du même mois.




Image RLC-Le Dossier





Cette affectation sera la dernière jusqu’au 30 avril 1914, date à laquelle il donne sa démission, la maladie le rongeant et l’empêchant d’exercer son ministère.

Il se retire à Axat dans sa famille. Le mal incurable qui l’atteint finira par l’emporter le 30 mars 1915. Onze mois et demi après sa démission.


La vie d’Henri Boudet est étonnante. La petite ville de Rennes-Les-Bains, qui d’ailleurs se nommait à son époque Bains de Rennes, était une ville prisée par la population bourgeoise des grandes villes pour sa station thermale.





Rennes-Les-Bains
Image RLC-Le Dossier





Henri Boudet exerçait son ministère dans une ville où la population de passage savait être généreuse avec le clergé.


Passionné par l’histoire locale, Henri Boudet était reconnu pour sa compétence d’historien et d’archéologue. Arpentant sans cesse la campagne environnante, il ramenait de ses longues expéditions des fossiles et des minéraux qu’il aimait à collectionner. Fin lettré, Henri Boudet lisait tous les ouvrages qu’il pouvait découvrir ayant trait à sa région. Il ne manqua pas de lire le livre de Louis Fédié « Rhédae la Cité des Chariots », paru en 1880. Cet auteur était membre de la Société des Arts et des Sciences de Carcasonne et fut élu au Conseil Général de l’Aude. Au-delà de lire, Henri Boudet publie. Il adresse de nombreux documents d’études sur l’histoire languedociennes à différentes Sociétés Savantes de son temps. Nous vous invitons à vous reporter à l’ouvrage de Patrick Mensior « Extraordinaire Secret des Prêtres de Rennes-Le-Château » qui, entre autres, consacre un chapitre entier au curé de Rennes-Les-Bains.



De par ses travaux, Henri Boudet est reconnu par ses pairs. Passionné par l’étude des langues et de leurs origines, anglophile reconnu, Henri Boudet est surtout connu par son étrange livre «La vraie langue celtique et le Cromlech de Rennes-Les-Bainsi ».




Image RLC-Le Dossier



Le préalable de départ de ce livre est simple : Toutes les langues de la terre descendent de la langue anglaise !


Tout au long de son livre, le curé de Rennes-Les-Bains nous démontre sa théorie. Pour lui, les langues les plus anciennes, comme l’hébreu, le latin et bien d’autres ont comme seule et unique racine commune l’anglais. S’appuyant sur des jeux de sons, de mots, il étaye sa thèse au fil des pages. La lecture de ce livre est parfois lourde et fastidieuse, il faut attendre l’avant dernier chapitre, soit le septième, pour que l’auteur nous parle du Cromlech de Rennes-Les-Bains.
D’ailleurs ce chapitre est un vrai tour de force puisqu’il nous démontre et nous explique l’existence de quelque chose qui… n’existe pas. A ce jour, il ne fut jamais découvert de Cromlech dans la région de Rennes-Les-Bains.

Pour Henri Boudet, ce cromlech semble être créé par l’ensemble des roches issues de l’érosion naturelle qui se dressent un peu partout dans la région.


Ce livre, en son temps, déchaîna les passions. Les critiques de ses confrères des Sociétés Savantes l’assassinèrent littéralement.

Personne ne compris pourquoi cet homme, prêtre et reconnu de ses pairs, s’était lancé dans une étude aussi loufoque et saugrenue.

Pourtant, il semble qu’ils ne lui en voulurent pas longtemps puisque ses travaux étaient toujours étudiés en 1898 et 1902 par les sociétés savantes (voir le livre de P.Mensior).


«La vraie Langue Celtique… »  reste l’ouvrage de référence pour  les chercheurs de l’étonnante affaire de Rennes-Le-Château. Il faut admettre que certains passages sont étonnants, soit par leur description soit par… leur absence. En effet, comment comprendre que lorsqu’Henri Boudet parle des « Rennes » de France, il oublie de citer
Rennes-Le-Château, si proche de lui.  Comment expliquer le fait de son oubli de citer le menhir de Peyrolles dans la description de son cromlech imaginaire, alors que ce menhir est bien réel !  Le non-dit de cet ouvrage est-il la passerelle obligatoire de sa compréhension ?

Le mystère d’Henri Boudet n’en reste pas là ! Sa tombe, dans le cimetière d’Axat, soulève de nombreuses questions. Un petit livre de pierre est placé dans le coin inférieur droit de sa tombe. Sa « couverture » est ornée , verticalement, d’une inscription gravée dans la pierre, I.X.O.I.Σ. qu’il nous est conseillé de transcrire en grec avec le mot « Poisson ».  Ce mot ou plutôt, cet ensemble d’initial, serait la transcription grecque de la phrase : « Jésus Christ, fils de Dieu Sauveur ».







Tombe d’Henri Boudet à Axat
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal





La tombe mystérieuse des frères Boudet
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal







Le livre mystérieux de la tombe d’Henri et Edmond Boudet
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal





Or, cette traduction serait parfaite si les lettres étaient écrites de la manière suivante : et ce n’est pas le cas.

Pour l’auteur Gérard de Sède, il est nécessaire de retourner cet ensemble de lettres et l’on obtient : 3 I 0 X I, soit 310 XI (trois-cent-dix et onze) ! Ces chiffres doivent nous ramener au livre du prêtre qui contient 310 pages et à la page 11.

Cette hypothèse est valable à une seule condition : que le Sigma (Σ) que l’on inverse se transforme en trois ! Hélas ce n’est pas le cas ! Si l’on regarde les photographies, on peut voir que ce sigma ressemble beaucoup plus à un M couché !

En ce cas, nous nous retrouvons avec un ensemble de lettres latines qui n’ont rien à voir avec le sigle grec de la représentation ésotérique du Christ. Si ce sigle n’a plus ce sens, nous devons nous demander ce qu’il veut dire !

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Jeu 23 Fév - 22:51





L’affaire de Rennes-Le-Château est une affaire de curés, curés, bizarres, discrets, écrivains et dépensiers, mais il y en a d’autres que nous connaissons peu, mais qui, finalement jouèrent un rôle important dans cette affaire, c’est l’un d’eux que  nous souhaitons vous faire découvrir. Il s’agit de Jean Rivière, curé d’Espéraza.


C’est lui qui entendit Bérenger Saunière en confession et à qui il refusa l’extrême onction de son vivant, il ne la donnera au curé de Rennes-Le-Château qu’une fois décédé, événement incroyable, surtout entre prêtres, alors, Jean Rivière nous laissa-t-il un message ?  Nous vous invitons à découvrir ce chapitre qui souhaite vous informer…





Plaque dédiée à Jean Rivière, curé d’Esperaza
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



Nous savons, qu’une légende courre sur la mort de Saunière. Se sentant proche à rendre l’âme, Bérenger Saunière, après avoir fait une attaque, demande à Marie Dénarnaud de faire venir le prêtre d’Espéranza pour l’entendre en confession.


La fameuse légende nous rapporte que le curé d’Espéraza ressortit de la chambre du mourant complètement bouleversé et qu’il lui refusa l’extrême onction de son vivant. Cette dernière ne lui sera administrée que post-mortem.


D’après certains témoins de l’époque Jean Rivière sembla changer après cet événement. Il devint taciturne et communiqua moins.



Les légendes embellissent ou dénatures les faits. Dans celle-ci, certains ont été jusqu’à prétendre que Jean Rivière décéda de dépression six mois plus tard, or, ceci est faux puisque l’on sait qu’il termina sa carrière comme curé à Coursan en 1929.





Pourtant, il semble que la confession de Saunière ne fut pas sans effet ou du moins peut-on le penser. C’est en effet après ces évènements, que Jean Rivière fit réaliser plusieurs transformations et décorations au sein de son église d’Espéraza.


L’église d’Espéraza, dédiée à Saint-Michel, fut construite au cours du XIIIe siècle. D’origine romane elle ne subit pas de grandes transformations jusqu’à la fin du XVIe siècle. C’est à cette époque qu’elle fut incendiée durant les guerres de religions. L’abside et les absidioles seront entièrement refaites.






Eglise d’Esperaza, Rennes-Le-Château en arrière-plan
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal






Elle possède une entrée étonnante : Juste au-dessus du porche une inscription nous rappelle l’époque où la loi relative à la séparation de l’Eglise et de l’Etat fut promulguée.




Ce n’est pourtant pas cette inscription qui a retenu notre attention. Elle est attiré par plusieurs éléments particuliers de cette église, le statuaire et deux construction surprenantes.


Commençons par le statuaire : il n’est pas sans nous rappeler celui de Rennes-Le-Château. Nous y retrouvons même les mêmes représentaitons avec des corrélations surprenantes. Nous pouvons y rencontrer Saint-Roch et Sainte Germaine.





Vue intérieure de l’église d’Esperaza
Image RLC-Le Dossier



Plus étonnants : de part et d’autre de l’église, encadrant le cœur, deux chapelles ont reçu chacune une statue, l’une de Saint-Joseph, l’autre de la Vierge Marie, l’une et l’autre portant…un enfant Jésus, tout comme à Rennes-Le-Château.


Intéressons-nous à la première : l’apparition de la vierge à Lourdes : il s’agit d’une représentation presque grandeur nature de l’apparition de la vierge à Bernadette Soubirous à Lourdes en 1858. Placée dans un endroit très sombre, seule la photograhie au flash permet de découvrir certains détails. Le dallage du sol n’est pas intéressant. Il est constitué de dalles hexagonales décorées en leurs centres par une étoile à six branches peinte.






La grotte de l’église d’Esperaza, une étrange ressemblance avec
celle de Renne-Le-Château

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal





Juste en face de la chapelle accueillant l’apparition de la Vierge à Lourdes, nous pouvons voir une autre construction intéressante : la représentation d’une grotte. Placée à gauche dans une chapelle de la nef de l’église dans un endroit particulièrement sombre, elle représente la station XIV du chemin de crois de l’église Espéraza. Tout comme à Rennes-Le-Château, le prêtre de cette église voulait attirer notre attention sur ce moment particulier des évangiles.







Image RLC-Le Dossier



L’aspect surprenant de cette grotte est la représentation de Jésus au tombeau. Nous savons que normalement, dans les églises habituelles, la station XIVI représente la MISE au tombeau du christ. Généralement, nous y voyons Joseph d’Arimathie, Marie, Marie-Madeleine et Jean portant ou soutenant le corps du Christ au moment de le placer dans le tombeau. Jamais, on ne nous représente Jésus au tombeau seul et ce pour la bonne raison que cet état, dans l’histoire du Christ dans les évangiles, n’est que transitoire.





Le tombeau du Christ dans la grotte l’église d’Esperaza
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



Alors pourquoi cette représentation d’un Christ qui, sans aucun doute cette représentation, semble bien mort ?

Lorsque Bérenger Saunière réalisa les jardins de l’église de Rennes-Le-Château, il le fit six ans avant la grande restauration de l’église, il s’attacha à la réalisation de la grotte des jardins. Pour beaucoup, cette grotte est «la grotte au banc ». Banc, qui garde toujours son mystère quant aux inscriptions qui  ont été faites sur son dessus  au moyen de cailloux scellés dans son ciment.


Dans une autre page traitant des jardins de l’église, nous nous interrogions sur ce que pouvait représenter ce banc aux inscriptions bizarres. Nous concluions, à l’époque « … quant au banc », probablement un tombeau ou un sarcophage … »


Devons-nous penser, que suite à la confession de Saunière qui le bouleversa tant, Jean Rivière osa montrer ce que même Saunière n’avait pas osé montrer ? cette simple question est par elle-même incroyable.




Pourtant, il semble que cette grotte amène un malaise au sien de cette église d’Espéraza. Comme pour nous en assurer, on a posé, près du corps du Christ, une représentation de Jésus les bras en croix sans la croix, comme pour  bien nous signifier
Que celui qui est exposé là est bien le Crucifié ! Quelque chose devrait-il nous en faire douter ?


Plus étonnant encore, cette statue de Jésus posée sur le « toit » de la grotte, comme si il protégeait le corps de l’homme mort dans la grotte. Le symbole est lourd de conséquence.



Les constructions de l’église d’Espéraza ont des similitudes surprenantes avec celles réalisées par Bérenger Saunière dans les jardins de son église.

Comme à Rennes-Le-Château, la grotte de l’église d’Espéraza fait face à la représentation de la vierge de Lourdes.


Autre détail « amusant », l’église d’Espéraza est dédiée à Saint-Michel. On sait que c’est lui qui terrassa le dragon, représentant le mal. Et bien, lorsque vous pénétrez dans l’église, vous êtes accueilli par un ange, plutôt un archange, alors qu’à Rennes-Le-Château, vous êtes accueilli par un diable !






Saint Michel, église d’Esperaza
Image RLC-Le Dossier




Qu’a voulu nous dire Jean Rivière au travers de ses constructions ? A-t-il, par le biais de ces différents éléments, voulu nous révéler le secret de la confession ?

Tout comme son ami Bérenger Saunière, Jean Rivière emporta son secret dans l’éternité.


NB : Tout comme l’église de Rennes-Le-Château, l’église d’Espéraza est un lieu de culte catholique. Il se visite dans le silence et le respect. Les lieux et les objets doivent être observés et non touchés.

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Jeu 23 Fév - 23:01




Voici ici, la troisième contribution au site «Rennes-Le-Château – le Dossier ! » de Patrick Mensior, qui s’attelle à un travail passionnant sur les liens que Nicolas Fouquet, surintendant du Roi Louis XIV, aurait pu avoir avec l’affaire de Rennes-Le-Château, comme à son habitude, Patric Mensior s’appuie sur des éléments vérifiables et consultables.


S’appuyant sur la lettre de Louis Fouquet, frère du surintendant, faisant référence à Nicolas Poussin, précisant que ce dernier détenait un secret, probablement fabuleux, Patrick Mensior apporte des éléments intéressants montrant les liens entre les frères
Fouquet, Nicolas Poussin et Rennes-Le-Château ne sont pas si évidents…





«Rome, le 17 avril 1656, j’ai rendu à Monsieur Poussin la lettre que vous luy faites l’honneur de lui escrire ; il en a témoigné toute la joie imaginable. Vous  ne sauriez croire, Monsieur, ni les peines qu’il prend pour vostre service, ni l’affecion avec laquelle il les prend, ni le mérite et la probité qu’il apporte en toutes choses.


Luy et moi, nous avons projeté certaines choses dont je pourrai vous entretenir à fond dans peu, qui vous donneront par Monsieur Poussin des avantages (si vous ne les voulez pas mépriser) que les Roys auraient grand peine à tirer de lui, et qu’après lui peut-être personne au monde ne recouvrera jamais dans les siècles advenir ; et, ce qui plus est, cela serait sans beaucoup de dépenses et pourrai même tourner à profit, et ce sont choses si fort à rechercher que quoi que ce soit sur la terre maintenant ne peut avoir une meilleure fortune ni peut être égaste. ».



Cette lettre authentique (1), écrite par Louis Fouquet à son frère Nicolas, surintendant général des finances de Louis XIV, est apparue pour la première fois dans l’histoire de Rennes-Le-Château, non pas en 1967 dabs «L’Or de Rennes », premier livre de Gérard de Sède sur le sujet, mais dans un article que ce dernier écrit en collaboration avec Jean Pellet cinq ans plus tard (2). C’est aussi dans ce court texte que les auteurs ouvrent la piste du «tombeau d’Arques » (3), lieu que, selon eux, le peintre Nicolas Poussin aurait reproduit dans son tableau «Les Bergers d’Arcadie ». il est assez surprenant que le lien, que tentent d’établir les deux auteurs entre cette toile de Poussin et le tombeau d’Arques, soit absent des écrits apocryphes précédemment signés de pseudonymes telsl que Jean Delaude, Nicolas Beaucéan, Madeleine Blancassall, Antoine Ermite etc, et qu’il ait également échappé aux auteurs du « Serpent Rouge » et des «dossiers secrets » d’Henri Lobineau !


Quoiqu’il en soit, les deux auteurs sont catégoriques : «Ce secret, Poussin l’a même révélé à qui sait voir « Les bergers d’Arcadie ». concernant la visite du lieu, ils précisent encore : « …un petit sentier d’une vingtaine de mètres : engages vous-y, comme le fit
Poussin. Car voici, entourée de ses arbustes, la tombe des « Bergers d’Arcadie ».



En 1973, Gérard de Sède s’attarde plus longuement sur Nicolas Poussin et le surintendant Foucquet dans «la Race fabuleuse » (4). La même année, Matthieu Paoli évoque, lui aussi, la lettre de Nicolas Foucqhet, la datant faussement du 17 avril 1661(5). En 1974, Jean-Pierre Monteils apporte, quant à lui, quelques réflexions sur des extraits du même courrier (6). En 1978, Franck Marie reprend la piste « de Sède » et, comme ce dernier, parle du colloque « Nicolas Poussin » au cours duquel le documentaliste Jacques Thuiller commente la lettre du 17 avril 1656 (7).


«Ce projet mystérieux et grandiose pose la plus grande énigme. A quelle entreprise merveilleurse pouvaient bien rêver le vieux peintre et le jeune abbé – esprit vif, mais tête pratique, et peu susceptible d’enthousiasmes inconsidérés ? Quelque grande publication ? On comprendrait mal un tel engouement. Montaiglon (08) a avancé l’hypothèse de grandes fouilles archéologiques, en quelque point de Rome ou dans le Tibre. Elle est, en effet, fort plausible. Peut-être même Poussin, attentif à la moindre découverte, et par le rôle d’intermédiaire qu’il exerçait parfois, en relations plus ou moins suivies avec des fouilleurs clandestins, avait-il repréré un site exceptionnel, dont il détenait le secret : ce qui expliquerait les termes si curieux dont se sert l’abbé. »


Convaincu, Frank Marie tranche : «Ce site exceptionnel dont parle le documentaliste, ne peut être autre que celui de Rennes-Le-Château. ». Il rejoint en cela l’opinion première de Gérard de Sède qui écrivait : «Si le secret était lié à un site archéologique, rien ne nous permet d’affirmer que ce site se trouvait en Italie, il pouvait tout aussi bien se trouver en France… »(9).


Depuis ces premiers écrits, cette dernière hypothèse remporte la faveur d’une partie des chercheurs. A leur décharge, il nous faut admettre que les termes sibyllins de la missive, interprétés d’une certaine façon, peuvent leur donner naturellement raison. Mais un ouvrage de 1894 consacré à François Foucquet, autre frère du surintendant, évoque aussi Louis Foucquet et pourrait éclairer sous un nouveau jour sa lettre du 17 avril 1656.






Image RLC-Le Dossier





« Quant à Louis, trop jeune encore pour être sacré (il était né en 1633 et avait par conséquent 23 ans en 1656), il continua à résider à Rome, où il remplissait une mission confidentielle «occupant ses loisirs à visiter les ateliers des peintres et des sculpteurs, les collections qui constituaient les musées de ce temps, et s’il découvrait quelque pièce intéressante, il la signalait au surintendant. »
(extrait des pages 7 et 8 du livre)


Selon Louis Duval, le commerce dont il est question ici concerne assurément celui d’œuvres d’art provenant d’Italie non des fouilles archéologiques opérées en France !

(Patrick Mensior)



(1)  - Correspondance faisant partie des archives de la famille Cossé-Brissac qui fut présentée à Paris en 1968 dans les actes du colloque « Nicolas Poussin »
(2) – Jean Pellet et Gérard de Sède «Le secret de Nicolas Poussin, promenade initiatique dans les gorges de l’Aude », le grand Albert n°9, juillet-août 1972
(3) – Ce tombeau détruit en 1988 par son propriétaire excédé était situé sur le hameau des Pontifs non à Arques
(4) – Gérard de Sède «La race fabuleuse » pages 128 à 131
(5) – Matthieur Paoli «Les dessous d’une ambition politique, nouvelles révélations sur les trésors du Razès et de Gisors »  page 69
(6) – Jean-Pierre Monteils «Nouveaux trésors à Rennes-Le-Château ou le retour d’Ulysse » page 146
(7) – Franck Marie «Rennes-Le-Château étude critique » page 183
(08) – Gérard de Sède cite Montaigu non Montaiglon
(9) – Gérard de Sède «la race fabuleuse » pages 129 et 130

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Jeu 23 Fév - 23:08





Ce nouveau document apparu dans l’affaire moderne de Rennes-Le-Château en même temps que le Petit Parchemin, par le biais du livre de Gérard de Sède «L’Or de Rennes» est l’un des mystères de l’affaire. Tout comme pour le Petit Parchemin, l’étude que nous proposons ici vous permettra, peut-être de mieux comprendre la genèse éventuelle que nous avons trouvée de ce document. Bonne lecture…






Une reproduction du Grand Parchemin de l’affaire.
Vrai ou faux ? Fantasme ou réalité ?

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



Ce grand parchemin serait le second qu’aurait trouvé Bérenger Saunière ou du mons c’est ce qu’affirme plusieurs auteurs dont Gérard de Sède. (Il est très intéressants de noter que Gérard de Sède fait une mise point franche et claire dans son livre : «Rennes-Le-Château, le dossier, les impostures, les hypothèses »)
Par le biais d’une méthode de décodage très poussée de décryptage, plusieurs termes, phrases et mots sont détectables. La méthode appliquée est celle de Vigenère1. Cette méthode de codage est une méthode de substitution fonctionnant à l’aide d’un mot clé qui permet la génération des lettres substituées à celles du texte que l’on souhaite codée. Plus le mot ou la phrase clé est longue plus le codage est difficile à casser. Dans le cas qui nous concerne et après application de cette méthode, un premier mot clé est trouvé, ce mot est MORTEPEE. Une fois ce mot découvert il sert de support à une nouvelle application de la méthode de Vigenère. Cette application amène à trouver une nouvelle phrase qui, si on veut bien l’admettre, à un aspect tout à fait surprenant. En effet, cette phrase est celle de la fameuse pierre tombale de Marie de Négri d’Able de Hautpoul.



Après cette surprenante découverte, il suffit d’appliquer, une nouvelle fois, la méthode de Vigenère. De là, une nouvelle  phrase qui permet de relancer le mystère apparaît « clairement ».


BERGER PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLEF
PAR DCLXXXI PAR LA CROIX ET CE CHEVAL DE DIEU J’ACHEVE CE DAEMON
DE GARDIEN A MIDI POMMES BLEUES



L’aspect mystérieux et obscur est incontestable. Il faut bien souligner que c’est à partir de cette phrase que de nombreuses hypothèses ont été émises de façon plus ou moins heureuse. C’est à parti de cette même phrase qu’est apparu le peintre Nicolas Poussin, l’auteur des Bergers d’Arcadie, dans l’affaire de Rennes-Le-Château ainsi qu le fameux tombeau des Pontils qui était encore visible au début des années 1980. C’est toujours à partir de cette phrase qu’i fut affirmé que Bérenger Saunière s’était rendu fréquemment à Paris afin d’y acquérir une copie de l’œuvre de Nicolas Poussin, «Les Bergers d’Arcadie ». il est fort probable que Bérenger Saunière se soit rendu à Paris, c’est d’ailleurs ce que le plan de Paris, trouvé dans ses affaires personnelles, permet de penser, par contre, il est important de savoir qu’à l’époque de Saunière, Le Louvre ne fournissait pas de copie des œuvres exposées.

L’étude que nous avons menée sur le Petit Parchemin, permet de démontrer la modernité du document (obligatoirement réalisé après 1895 et  certainement pas par Bérenger Saunière) et nous pouvons penser que celui étudié ici, le Grand Parchemin, doit être du même acabit.




Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal


Il est incroyable de réaliser qu’actuellement une grande partie des théories autour du mystère de Rennes-Le-Château est basée sur ces deux parchemins.


Il est importante de considérer l’environnement de l’arrivée de ces documents dans l’affaire de Rennes-Le-Château ; d’abord, ils ne sont apparus qu’après le décès de Marie Dénarnaud, ensuite et Gérard de Sède le souligne de lui-même, ils n’ont pu être réalisées que par des gens très érudits, ayant accès à des fonds documentaires très peu connus, voir oubliés. De plus, le Petit Parchemin, étant issu d’un matériel nommé le Codex Bezae gardé depuis très longtemps à Lyon, n’a pu être réalisé que par un ensemble d’individus basé dans la région lyonnaise. Alors, quels sont les acteurs de l’affaire moderne qui ont pu être impliqué dans des réseaux de la région de Lyon, quels mouvements, discrets, ésotériques, sectaires se sont créés ou implantés dans cette région et qui ont eu la volonté de créer ces documents ?  A notre humble avis, Pierre Plantard ne fut qu’une marionnette manipulée par ces acteurs qui se sont servis de lui pour porter les messages.

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Jeu 23 Fév - 23:18





Une grande partie du livre de Gérard de Sède, «L’Or de Rennes » base son étude sur plusieurs documents dont deux principaux, le Petit Parchemin et le Grand Parchemin. D’autres auteurs, tel Henry Lincoln ont basé, eux aussi, leurs théories sur ces documents. Nous allons, dans ce chapitre, procéder à une étude la plus objective possible afin de vous apporter suffisamment d’éléments qui vous permettront de vous forger votre propre opinion, la nôtre étant faite…





Une reproduction du Petit Parchemin de l’affaire.
Vrai ou faux ? fantasme ou réalité ?

Image RLC-Le Dossier – JP Pourtal






Nous n’avons jamais vraiment cru au petit parchemin qu’aurait découvert Bérenger Saunière au cours de ses fouilles ou plutôt ses travaux qu’il avait réalisés. Il est vrai que ce document ainsi qu’un deuxième sont tombés dans l’actualité comme un cheveu sur la soupe avec la parution du livre de Gérard de Sède «Le Trésor Maudit de Rennes-Le-Château ».
De nombreux auteurs ont basé l’étude de leurs ouvrages sur ces simples documents sans avoir la certitude de leur existence. D’après Gérard de Sède, ces documents lui furent présentés par une source sûre, sans, évidement, en préciser l’origine, lui affirmant qu’il s’agissait des documents originaux sur lesquels Bérenger Saunière avait travaillé.


Par la suite Pierre Plantard, autre personnage de l’affaire de Rennes-Le-Château, prétendra qu’ils étaient faux et de facture récente. Certains ont même prétendu qu’ils furent rédigés par le célèbre chansonnier français Francis Blanche lors d’une soirée épique. Plus tard, Plantard reviendra sur son affirmation en prétendant qu’ils furent créés par le Marquis Philippe de Chérisey, mais en s’inspirant de documents originaux.


Réfléchissons un peu ! Partons du principe que ces documents, et surtout le petit parchemin, sont des faux ayant été réalisés uniquement pour tromper Gérard de Sède, puisqu’il est le premier à en avoir parlé, et en avoir fait connaître l’existence. Il faut vraiment n’avoir rien d’autre à faire pour s’amuser à réaliser un tel document. Ou bien l’on veut absolument faire de l’intoxication autour de cette affaire ou bien l’on souhaite la diriger vers un but bien déterminé.

Sur quoi repose cette histoire de parchemin ? Elle repose sur le témoignage de eux personnes qui ont rapporté que Bérenger Saunière, au cours des travaux de l’autel, aurait trouvé dans deux rouleaux de bois scellés, eux-mêmes cachés à l’intérieur du pilier wisigoth de l’autel, ces fameux parchemins. Mais voilà, un second témoignage
Nous informe que, toujours au cours des travaux de réfection de l’église, le sonneur Captier aurait remarqué une fiole de verre tombé d’un vieux balustre, que l’on peut toujours voir au musée du village, et dans laquelle se seraient trouvés les fameux parchemins.


Les parchemins étaient-ils dans le balustre ou bien dans le pilier wisigoth ?

Il est probable et vraisemblable que Bérenger Saunière ait trouvé des rouleaux de bois scellés dans le pilier parce qu’il a dû retrouver des documents ou des reliques en relations avec la consécration de l’église Sainte-Marie-Madeleine mais qui n’ont sûrement aucun lien avec des généalogies secrètes, ou autres fadaises comme certain l’ont écrit.


Il reste donc le balustre. C’est ce qui semble le plus logique. Mais dans ce cas les éléments découverts sont-ils les mêmes que ceux que l’on a présenté dans les différents ouvrages de notre époque ? Probablement pas ! Les documents découverts par Bérenger Saunière ont soit été détruits par ses soins soit encore les a-t-il remis à un tiers ou à son supérieur religieux.



Regardons de plus prêt ce document :


Image RLC-Le Dossier




Si nous nous penchons sur la fameuse phrase, que nous pouvons trouver après un décryptage basique, nous avons :





Image RLC-Le Dossier




La syntaxe de cette phrase est de style moderne prouvant la réalisation récente de ce document. Quelle est l’implication de cette théorie ? Elle impose deux types de raisonnement : ou bien ces documents ont été rédigés il y a quelques années par des personnes ayant besoin de faire vivre une théorie, et dans ce cas-là le besoin doit être impérieux pour désorienter des chercheurs potentiels, ou bien ces documents n’ont pu être rédigés que par Bérenger Saunière qui voulait prévenir de la gravité du sujet, mais sans pour autant être en rapport directe avec les documents qu’il a dû découvrir.


Maintenant étudions cette phrase :



A DAGOBERT II ET A SION EST CE TRESOR ET IL EST LA MORT !!!


A priori, cela semble clair. De nombreuses personnes ont longuement évoqué le prétendu Prieuré de Sion à l’occasion de la lecture et de l’interprétation de cette phrase. Mais peut-être n’est-il pas nécessaire de chercher midi à quatorze heures, le mot SION ne désignerait-il pas simplement Jérusalem ? Henri Lincoln propose la même hypothèse. Donc si nous partons de cette hypothèse, il est donc logique de dire que ce secret au trésor, tel qu’il est nommé, serait issu de Jérusalem, mais est-ce pour autant le trésor de Jérusalem ?

D’autre part, l’auteur de ce document nous précise également que ce secret est également la propriété de DAGOBERT II dernier roi des Mérovingiens. Dagobert II fut après la mort de son père, Sigebert III en 656, envoyé dans un monastère irlandais par le maire du palais Grimoald, fils de Pépin de Landen, qui voulait faire roi son propre fils Childebert. Porté sur le trône en 676 par les Austrasiens, après la mort de leur roi Childeric, Dagobert II fut assassiné en forêt de Woëvre près de Stenay en 679. C’est ce même Dagobert qui fut canonisé sous le nom de Saint Dagobert. Donc le secret appartiendrait à ce roi et à Jérusalem. Mais quel est le lien entre cette ville historique et ce roi mérovingien ? Les Mérovingiens avaient la particularité d’être roi par le sang et étaient reconnu de Dieu. Mais quel pouvait être le privilège inné de cette dynastie ?


Certains auteurs n’ont pas hésité à prétendre qu’ils étaient les descendants de Jésus. Pour d’autres, ils étaient les descendants de l’une des douze tribus d’Israël, ceci expliquant la position de l’Eglise vis-à-vis de cette dynastie, qu’elle oint de l’huile sacrée au moment des couronnements. D’autres encore iront plus loin, prétendant que le fils de Dagobert II, Sigisbert IV, se serait enfui et caché à Rhédae, futur Rennes-Le-Château.


Une dernière question se pose à nous : Qui a rédigé ce document ? Bérenger Saunière ? Un tiers ?

Si c’est Bérenger Saunière, deux autres hypothèses voient le jour, la première étant celle qui nous met en garde d’une réalité, la seconde qu’elle sert à envoyer le curieux sur une fausse piste !

Si c’est un tiers qui l’a rédigé, soit il a découvert le secret de Bérenger Saunière et ne souhaite pas le révéler pour différentes raisons, soit, lui aussi envoie le curieux vers une fausse piste.
Le point commun de ce raisonnement est la fausse piste, en ce cas qu’elle est la bonne piste à suivre ?



Celle qui est à suivre est celle d’un document mit à jour il y a de cela quelques années qui se nomme le Codex Bezae. Il est l’un des documents les plus importants du Nouveau Testament Grec. Il est bilingue, Grec et Latin écrit en oncial sur du vélin. C’est un ensemble comportant 406 folios repris par plusieurs correcteurs, neuf précisement, qui travaillèrent sur ce document du VIeme au XIIème siècle.


Les onciales utilisées dans la rédaction du document ont pu être datés des années 380 à 420, il fut toujours à Lyon dont sa présence y est attestée dans différents documents du IXème au XVIème siècle.


C’est un folio de ce Codex Bezae qui servit à la confection du Petit Parchemin.



C’est F H A Scrivener1 qui en édite le texte en 1864 et ce fut Fulcran Vigouroux2 qui édita en 1895, entre autre, le folio qui servit à l’écriture du parchemin qui nous intéresse, or, les spécialistes s’accordent à dire que celui qui rédigea le Petit Parchemin connaissait mal l’orthographe et la grammaire latine.

Ce petit parchemin fut donc rédigé précisément après 1895, mais nous ne pouvons en préciser la date. Alors Bérenger Saunière a-t-il pu rédiger ce document ? Nous savons qu’il connaissait et maîtrisait parfaitement le latin, ce ne peut donc être lui. nous devons donc pencher pour la piste d’un tiers qui souhaita, brouiller les pistes, soit après la mort de Saunière, soit récemment, car en effet, peu de personnes savaient que le Codex Bezae se trouvait à Lyon, et donc peu pouvait y accéder, puisque la redécouverte du document est récente.



Donc, nous devons chercher les personnes, proches de l’affaire moderne de Rennes-Le-Château, qui gravitaient dans la région de Lyon, ou bien encore vers des organes discrets de l’ésotérisme ou bien encore vers des résurgences de groupes anciens ayant été lancées dans la région de Lyon dans la seconde partie du XXème siècle, au moment où l’affaire fut sortie.


Pour conclure ce chapitre, nous pouvons donc être certain que Bérenger Saunière ne peut être l’auteur de ce Petit Parchemin, que ce document ne fut réalisé qu’après 1895 et donc ne pût être découvert dans le pilier creux et ni dans le balustre.


Que donc, si Bérenger Saunière découvrit des documents, le Petit Parchemin ne peut en faire partie et nous avons donc là la certitude d’une manipulation volontaire de l’affaire de Rennes-Le-Château pour l’emmener vers des chemins qui sont probablement bien loin de ceux de la réalité.


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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Jeu 23 Fév - 23:38





Proche du village de Rennes-Le-château, dans la vallée des Bals où coule le ruisseau de Couleurs, se trouve une grotte nommée «Grotte de la Madeleine ».


Elle ne porta pas toujours ce nom et nous ne savons pas depuis quelle époque ce nom lui fut donné. De relativement grandes dimensions, il est possible de l’apercevoir du point de vue du village de Rennes-Le-Château à qui elle fait face, mais ne vous y trompez pas, il est nécessaire d’avoir un œil aguerri pour cela. Un détail amusant, elle ne figure pas sur les cartes de l’IGN, étonnant non ?







Vue du plateau de Rennes-Le-Château des Bals
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



Proche de Rennes-Le-Château il est un lieu que Bérenger Saunière aimait à fréquenter, il s’agit du ruisseau de Couleurs. Nombreux sont les témoins qui l’ont vu s’y promener portant une hotte sur le dos dans laquelle il mettait des pierres qui allaient lui servir à réaliser les grottes et décors des jardins de l’église qu’il aménageait.


Pour certain, le ramassage des pierres était le prétexte pour aller chercher les pièces d’un trésor qu’il avait découvert dans ce lieu ; pour d’autres il y retrouvait des individus qui lui permettaient d’écouter le même trésor qu’il avait découvert.




Pourtant, en cet endroit est un autre lieu qui intéressait particulièrement Bérenger Saunière, il s’agit de la grotte de la Madeleine. Dissimulée dans les buissons et arbustes qui poussent dans la vallée des Bals où coule le ruisseau de Couleurs, cette grotte semble avoir été un sujet d’importance pour Bérenger Saunière.





Le chemin pour se rendre à la grotte de la Madeleine
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



Bien sûr, rien que son nom doit attirer notre attention, une nouvelle référence à la Sainte qui est la patronne de l’église du village et que Saunière vénéra particulièrement. Un chemin mal aisé permet de s’y rendre.

L’entrée de la grotte est de taille imposante, encadrée dans un rectangle vertical. On y trouve souvent les restes de feu de camp fait par des visiteurs.





L’intérieur de la grotte de la Madeleine
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Comme nous pouvons le constater l’implantation de la Tour Magdala est orientée vers cette grotte.

N’est-il pas surprenant, lorsque l’on est dans «l’encadrement » de l’entrée de la grotte de voir, juste dans l’axe cette même Tour Magdala ?





La Tour Magdala se dessine à l’horizon
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Nous vous invitons les passionnés à se reporter au livre d’Alain Féra, «Clef du Royaume des Morts » et plus précisément au feuillet 96. Alors, peut-on penser que le rôle de cette grotte dans l’histoire de Rennes-Le-Château à plus d’importance qu’on ne le croit ? Nous vous laissons le choix de la réponse !





Une image qui n’est pas inconnue des lecteurs du
Royaume des Morts d’Alain Feral

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Jeu 23 Fév - 23:56







Le presbytère du village où vécut Bérenger Saunière
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



C’est dans ce presbytère que Bérenger Saunière et Marie Dénarnaud vécurent. Bien que, la Villa Béthanie possédait toutes les commodités modernes de son époque, ils préférèrent, l’un et l’autre y passer leur vie.


Marie refusa jusqu’à sa mort de vivre ailleurs, quel secret gardait-elle ? Ce lieu peu connu, si ce n’est que par le musée qui y fut installé, n’est que rarement évoqué par les chercheurs de l’affaire. C’est afin de combler ce vide que nous avons voulu y consacrer un chapitre de notre site…






Le presbytère du village du côté du cimetière du village
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Bérenger Saunière, comme nous le savons, a dépensé une fortune considérable pour la construction de l’ensemble de son domaine. La Villa Béthanie a été le lieu de réceptions fastueuses où de nombreuses personnalités de l’époque se sont rendues. Bérenger Saunière les recevait à grand renfort de faste et de luxe qui ne manquèrent pas de laisser des souvenirs inoubliables à ses visiteurs.



Malgré tout ce luxe et cette vie que l’on qualifiait d’extravagante, il y a un point qu’il est nécessaire de rappeler : Bérenger Saunière ne s’installa jamais dans la Villa Béthanie.


Elle ne fut, pour lui, qu’un lieu de réception et d’accueil. Du luxe de la Villa Béthanie, Bérenger Saunière et Marie Dénarnaud, préféreront l’austérité du presbytère. Car nous pouvons parler d’austérité. Bâtiment rustique, pièces rustiques, jamais Bérenger Saunière ne vivra ailleurs.



Le presbytère fut partagé entre le prêtre, sa servante et  la famille de sa servante. Bérenger Saunière disposait d’une petite pièce au premier étage qui lui servait de chambre. La famille Dénarnaud était installée au même étage que l’abbé. Quant à Marie Dénarnaud, elle disposait d’une chambre au second étage de belles dimensions.


Il est nécessaire de se poser la question suivante : Pourquoi Bérenger Saunière, homme de goût et de faste, ne s’installa-t-il jamais dans la Villa Béthanie ?


Plusieurs réponses peuvent être proposées : tout d’abord, en tant que prêtre il voulait rester dans l’image de la pauvreté du christ ou bien, il ne souhaitait surtout pas s’éloigner du presbytère !



La première réponse peut satisfaire ceux qui ont la conviction que Bérenger Saunière ne fit rien de particulier dans sa vie, et que seul le trafic de messes, dont il fut accusé, est à l’origine de sa fortune.


En ce qui nous concerne nous avons beaucoup de difficultés à abonder dans ce sens et nous optons, bien sûr, vers la seconde hypothèse : Bérenger Saunière ne souhaitait pas s’éloigner de son presbytère !


Nous savons qu’à son arrivée à Rennes-Le-Château, le jeune prêtre trouva le presbytère dans un tel état qu’il ne put s’y installer. C’est à force de travaux qu’il put le rendre habitable.


Certains témoins de l’époque ont raconté qu’il arrivait de voir Bérenger Saunière rentrer au presbytère et le revoir quelques moments plus tard sortir de l’église par la porte, sans que quiconque ne l’ait vu sortir du presbytère ! Mythe ou réalité ?



Ces témoignages sont troublants et attesteraient l’hypothèse que Bérenger Saunière aurait pu découvrir un moyen de pénétrer dans l’église de façon discrète.

Plusieurs faits peuvent nous faire penser que ces hypothèses seraient réelles. Dans leur livre « L’Héritage de l’abbé Saunière », Monsieur et Madame Captier soulignent que Bérenger Saunière et Marie Dénarnaud avaient établi un testamenet de legs réciproque en stipulant avec précision qu’aucun inventaire ne devait être fait de leurs biens et du presbytère. Que souhaitaient-ils cacher aux yeux de tous ? Cette simple phrase nous démontre que le prêtre et sa servante dissimulaient des éléments importants et aussi, que Marie était parfaitement au fait du secret et de sa teneur.

A partir de cet élément, nous pouvons admettre que le presbytère du village joue un rôle beaucoup plus important que ce que les analyses actuelles semblent oublier.


Tout d’abord, il est utile de réfléchir à la structure de l’église de Rennes-Le-Château. La première fois où nous nous sommes rendus dans le village un détail nous étonna rapidement : Pourquoi rentre-t-on dans l’église par le côté ? La plus part des églises, qu’elles soient romanes ou gothiques, ont un accès par la façade du bâtiment. Dans les églises romanes primitives, ce qui semble être la datation de l’église de Rennes-Le-château, l’entrée se faisait uniquement par la façade.


A l’appui de ce raisonnement nous pouvons donc nous interroger sur cette entrée latérale de l’église actuelle de Rennes-Le-Château.


Le plan de masse de l’ensemble du domaine, incluant l’église du village, nous donne une réponse. Comme nous pouvons le constater, le presbytère se trouve dans le prolongement de l’église actuelle. Depuis les derniers travaux de rénovation de l’église nous pouvons voir le point de « raccrochement » du presbytère à l’ensemble du bâtiment.






Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



L’église de Rennes-Le-Château  a subi plusieurs évolutions au cours des temps. Alain Féral nous l’explique dans son livre « Le royaume des morts » : c’est au XVIIème siècle que le porche principal de l’égise fut obsturé dans l’objectif de bâtir le presbytère que nous connaissons actuellement.


A la place du porche fut construite une tribune, permettant aux notables de suivre la messe sans avoir à se mêler au peuple de l’époque. C’est exactement à la place de cette tribune que Bérenger Saunière fit installer la fresque de l’église que nous pouvons voir actuellement au-dessus du confessionnal.

Mais revenons au presbytère. Construit au XVIIème siècle, il se trouve dans l’exact prolongement de l’église. Lorsque Bérenger Saunière et Marie Dénarnaud y habitaient, c’est la salle de séjour qui était mitoyenne avec l’église. D’ailleurs, un bruit court à Rennes-Le-Château qui dit que lorsque les travaux d’aménagement du presbytère pour la création du musée furent effectués, il fut mis à jour le porche de l’église Sainte-Marie-Madeleine. A la vue de ce tympan, il fut demandé de le recouvrir et de ne pas en parler ! Dommage, ce porche aurait sûrement été très beau dans cette pièce du musée ! Il faut croire qu’il ne devait avoir aucune importance historique malgré son âge ancien ! De toute façon ce  n’est qu’un bruit qui court…







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Ensuite, juste à  côté de la salle de séjour, se trouvait le cellier, qui lui aussi était mitoyen avec l’église. Par contre, il présente une particularité intéressante, le mur latéral du cellier, et donc du presbytère, est légèrement en-dessous du niveau du sol. Ceci n’a rien de bien exceptionnel sauf, si ce sol est celui du cimetière. Peut-on penser que c’est dans cette zone que Bérenger Saunière aurait trouvé un accès le conduisant vers l’église ? Et peut-être vers ailleurs ? Car rappelons-nous, il est certain que des gens ont vu Bérenger Saunière sortir de l’église sans y être entré…  par la porte !

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 0:57





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Les travaux les plus impressionnants que fit réaliser Bérenger Saunière sont, bien sûr, ceux de l’église du village de Rennes-Le-Château. Une décoration débridée, lourde parfois, étonne le visiteur. Une décoration débridée, lourde parfois, étonne le visiteur.
Il reste surpris, parfois effrayé par l’accueil que lui réserve un diable grimaçant supportant le bénitier dans lequel le croyant doit plonger la main.


Nombreux sont les chercheurs qui ont usé leurs yeux dans la pénombre du lieu pour repérer, ici un détail, là un éventuel indice qui conduiraient au secret de Bérenger Saunière. Nous allons tenter de vous faire visiter cette église Marie-Madeleine avec nos yeux et nos hypothèses ; vous verrez que parfois l’étude est surprenante. Alors, poussons la porte et entrons dans l’église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-Le-Château…






Diable ou Asmodée ? Asmodée, gardien du trésor de Salamon !
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Station XIV du chemin de croix une mise au tombeau ou
Une sortie de tombeau ?

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Pour beaucoup de chercheurs, l’église du village de Rennes-Le-Château est la détentrice du secret de Bérenger Saunière. C’est en elle que l’abbé aurait inscrit dans la pierre, dans le statuaire et dans les peintures les clés permettant de découvrir les chemins et moyen d’y accéder. Mais avant d’émettre des hypothèses, il est nécessaire de rentrer dans les mystères de l’église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-Le-Château.


En premier lieu, le visiteur curieux découvrira un détail sur les murs à l’extérieur de l’église. Il s’agit d’un élément architectural permettant d’informer le visiteur de la nature du lieu. Sur les murs extérieurs, courre, ce que l’on nomme, une litre en architecture. Cette litre est réalisée par une bande présentant une différence de teinte dans la pierre ou dans le revêtement des édifices religieux. Elle peut-être, également peinte à l’intérieur de l’édifice et souvent en noir. La notion de litre permet de symboliser la présence d’un tombeau d’une personne de haut rang, roi, prince, duc, comte ; ou d’un ecclésiastique très important.



Nous avons donc là, une information cruciale sur la teneur de l’église de Rennes-Le-Château. Datant du VIIIème siècle, elle fut, à  l’origine, la chapelle comtale des Comtes du Razès. Michel André, spécialiste de la législation ecclésiastique  précisait  «Le patron fondateur avait droit de litre ; ses enfants, ses successeurs ou ayants cause, pouvaient les faire peindre au-dedans de l’église seulement et non au-dehors, s’il n’était seigneur haut-justicier ».


Toutefois, la dénomination employée dans les textes anciens de «Seigneurs de Rennes » implique, ipso facto dans le droit féodal, que les Seigneurs de Rennes étaient des Seigneurs de Haute Justice, leur donnant le droit de condamner à la peine capitale les criminels mais aussi de posséder, sur leurs terres, des Fourches Patibulaire 1 possédant jusqu’à six poteaux en raison de leur titre de Comte du Razès.



Le droit de lire n’apparait qu’au XIIIème siècle, ce qui nous conduit à penser que le personnage important inhumé dans  l’église de Rennes-Le-Château ne peut être antérieur à ce siècle, ou bien, un seigneur de Haute Justice Seigneurial a voulu
rendre hommage à un personnage inhumé bien plus tôt et fit placer cette litre sur l’église de Rennes-Le-Château.


L’autre élément surprenant de l’église du village est son entrée. Au-delà du fait de la décoration du porche, nous constations que nous rentrons par un côté et non pas par une façade. Les églises romanes possédaient des porches monumentaux présentant des décors riches en symboles, or à Rennes-Le-Château, rien ! C’est en examinant les plans de masse de l’église et du presbytère que l’on distingue une emprise du presbytère sur l’église. Il fut construit dans le prolongement de l’église, englobant sa façade. Cette dernière est évoquée dans les derniers travaux du presbytère réalisée par la mairie de Rennes-Le-Château au cours de l’année 2010.






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Mais revenons aux mystères de l’église liés à Bérenger Saunière. C’est à partir du 20 novembre 1896 que le curé de Rennes-Le-Château commence les travaux de son église en signant une commande d’une ornementation complète pour  le lieu du culte. C’est cette ornementation qui fit couler beaucoup d’encre et de salive.


Commençons par le porche de l’église, premier élément visible de travaux réalisés à la demande et sous la conduite de Bérenger Saunière et d’Elie Bot. Composé de deux grandes parties, la partie basse et la partie haute, le porche de l’église fut réalisé dans un style peu commun.


La partie haute s’inscrit dans un triangle isocèle bordée de céramiques jaunes pouvant faire penser à des volutes. Dans ce triangle nous trouvons plusieurs  éléments constitués principalement de textes gravés ou peints et quelques éléments en stuc rapportés dont une statue de pied de Sainte-Marie-Madeleine.








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Parmi les textes surprenant les visiteurs nous devons citer celui se trouvant juste au-dessus de la porte de l’église et qui précise «Terribilis Est Locus Iste » se traduisant par «Ce lieu est terrible ! ». cette phrase est issue de la Genèse (Ch 28 – Verset 17.22) et elle est tronquée puisque son intégralité est la suivante : «Terribilis est locus iste ; hic domus dei est » ce traduisant par «Ce lieu est terrible, c’est ici la demeure de Dieu ».







Ce lieu est terrible, quel message veut  nous
passer Bérenger Saunière

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Comme nous le verrons plus loin, Bérenger Saunière eu besoin de tronquer cette phrases, certes pour y donner un sens de terreur, mais aussi  pour y donner un sens numérique, puisque là aussi nous découvrons que la phrase est constituée de 22 lettres. Non seulement dès l’entrée de l’église on nous informe que nous entrons dans une église pas comme les autres, mais en plus elle est marqué du sceau du chiffre22.

Juste en dessous de cette phrase, nous pouvons voir des armoiries, il s’agit de celles de Léon XIII, Pape au temps de Bérenger Saunière. La devise de ce Pape était « Lumen in Coelo », phrase gravée sous les armoiries au frontispice de Rennes-Le-Château. Il est extrêmement rare de trouver, sur le porche de l’église, les armes d’un Pape, armoiries qu’il est très fréquent de trouver sont celles des évêques auxquels sont liés les curés d’une paroisse. Il semble  donc que Saunière avait un attachement particulier au Pape Léon XIII…







Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



Si nous redressons la tête, nous pouvons examiner la statue de Sainte-Marie-Madeleine de pied et portant une croix. Cette dernière fit couler beaucoup d’encre car, selon certains auteurs, dont Gérard de Sède, elle serait orientée de manière à donner une indication, un cap ou un lieu. A noter qu’il est rare de voir ce genre de représentation de la sainte portant la croix de cette manière. Juste au-dessus d’elle, une phrase latine que nous retrouvons ailleurs, mais traduite en français. Cette phrase est « In Hoc Signo Vinces » qui peut se traduire par « Par ce signe tu vaincras », elle rappelle la vie de Constantin qui sur la route de Damas vit apparaitre dans les nuées le Chrisme du Christ et cette phrase lui fut prononcée à ses oreilles.


La combinaison de cette phrase avec la statue de la Sainte portant une croix semblant donner une direction, suffit à de nombreux chercheurs pour donner des lieux potentiels à la localisation du trésor de Bérenger Saunière.  Hélas, à ce jour, rien de probant n’a pu être lié à cela.



Nous laisserons là le portail pour pénétrer dans l’église.  A peine entrée et juste le temps que nos yeux s’accoutument à la pénombre des lieux, nous sommes surpris par le personnage à notre gauche. A notre grande surprise, un diable nous reçoit. Dernier élément d’un ensemble monumental, il fait partie du bénitier de l’église. A demi assis, les genoux courbés, il observe le sol de son regard bleu, la bouche grande ouverte semblant pousser un cri, non pas un cri de douleur ou d’effroi, mais plutôt un cri de haine et d’affrontement. Plusieurs détails doivent retenir l’attention du chercheur curieux, d’une part, la position de la main droite, elle forme un cercle avec le pouce et les autres doigts. Pour de nombreuses personnes ce cercle doit symboliser la source du Cercle, se trouvant à environ cinq mètres du fauteuil du Diable situé sur la commune de Rennes-Les-Bains. La forme du côté droit du diable, semblant aplatie, permis à certains de penser que ce détail évoquait un lieu proche de Rennes-Le-Château, le Plat de la Coste.






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Par contre peu de chercheurs ou d’écrivains ne retinrent un détail qui, à notre avis, peut avoir une certaine importance. Il s’agit d’un ensemble de marques se trouvant sous l’aile gauche du démon semblant représenter cinq griffures. A ce jour, aucune explication ne peut être donnée à ce détail qui ne put être fait par erreur, puisqu’en regardant avec précision, il est parfaitement visible que la peinture y fut mise en prenant en compte ces marques.






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Comme dit plus haut, ce démon, que certains identifient comme étant Asmodée, le gardien du trésor du Roi Salomon, fait partie d’un ensemble qui réalise le bénitier. C’est ainsi que de haut en bas, nous trouvons, quatre anges faisant respectivement un mouvement du signe de croix chrétien, un bénitier en forme de coquillage et enfin le démon.



Relevant le regard en partant du démon nous pouvons voir le bénitier dans lequel les fidèles trempent les doigts pour se signer, et juste au-dessus des détails intéressants, le premier étant la  présence de deux animaux fantastiques pouvant rappeler des salamandres ou encore des basiliques. Dans la symbolique, ces animaux sont capables de vivre dans le feu mais également, ils sont les gardiens des trésors.







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Or, ces deux basiliques encadrent un glyphe figurant deux lettres : BS. Plusieurs interprétations leurs sont données ; tout d’abord Bérenger Saunière ; Blanque et Sals, deux rivières de la région et traversant Rennes-Les-Bains ; Boudet et Saunière, le curé de Rennes-Les-Bains ayant exercé son ministère au même moment que Bérenger Saunière exerçait le sien à Rennes-Le-Château ; mais aussi, Billard et Saunière, Billard étant l’évêque de Carcassonne, alors le supérieur hiérarchique de Bérenger Saunière. Comme on le voit, les interprétations ne manquent pas.






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Continuant à relever notre regard, nous pouvons lire une phrase nous en rappelant une autre : «Par ce signe tu le vaincras », nous pouvons ainsi penser, au premier abord, qu’elle fait référence au signe de croix fait par les quatre anges juste au-dessus, permettant,  dans la tradition chrétienne, de combattre le mal, donc le démon se trouvant au-dessous. Or, cette phrase qui nous renvoi à «In Hoc Signo Vinces » du porche de l’église est ici mal traduite et comporte une faute. La phrase latine que nous traduisons ainsi «Par ce signe tu vaincras » est, ici traduite par « Par ce signe tu LE vaincras ». Bien sûr, certains diront que Bérenger Saunière s’inspira de cette maxime pour l’appliquer à la situation et la modifia quelque peu.  Pourquoi pas ! Mais soyons un peu plus attentif et allons chercher ce qui ne se voit pas ; en l’occurrence comptons les lettres : nous en trouvons 22. Tout comme à l’entrée sur le porche, ce nombre revient et est présent dans biens des endroits dans l’œuvre de Bérenger Saunière.






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Notre regard fini par tomber sur les quatre anges. Chacun réalise un mouvement du signe de croix semblant ainsi dessiner une sorte de quatre inversé.






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Prenons du recul et observons l’ensemble. Nous trouvons respectivement en partant du haut, les quatre anges, les basiliques et le glyphe, le bénitier proprement dit puis, enfin le démon. Or, si nous nous plaçons sous un point de vue symbolique nous avons :




Les anges qui représentent l’air
Les basiliques qui représentent le feu
Le bénitier qui représente l’eau
Le démon qui représente le sous-sol, donc la terre.




Ainsi la représentation des quatre éléments si chers aux occultistes, aux ordres et sociétés initiatique sont représentés dans l’église de Rennes-Le-Château. Hasard ? Volonté délibérée ? Nous pensons que le hasard n’a rien à faire ici, alors quel message nous a laissé Bérenger Saunière ? Nous tenterons une réponse plus tard.



Laissons le bénitier et poursuivons notre entrée dans l’église. Juste en face de nous, sans même avoir à nous forcer nous pouvons admirer de superbes fonds baptismaux. Réaliser par la Société Giscard de Toulouse, comme les restes du statuaire de l’église, nous voyons Jésus au pied de Jean le Baptiste lui versant de l’eau sur la tête. Or, si nous nous plaçons à nouveau sous un point de vue symbolique, nous avons un Jésus habillé comme lors d’une initiation d’un profane dans un ordre initiatique, poitrine découverte et genoux opposé découvert. Jean le Baptiste faisant office d’initiateur.

Là aussi, y a-t-il hasard ou volonté ? La réponse nous vient d’elle-même si nous redressons la tête et examinons le mur de l’église, juste au-dessus des fonds baptismaux. Il n’y  a aucun doute, nous sommes en présence d’une croix peinte en rose sur laquelle est un rosier grimpe en s’entortillant autour de la croix. Nous avons, là, une allégorie claire à la Rose-Croix.






Une croix rose, un rosier grimpant, est-ce une indication
d’une signature de la Rose-Croix

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Bérenger Saunière a-t-il voulu nous signifier son appartenance à la Rose-Croix ? C’est ce que pense Gérard de Sède. De toute façon, nous avons, dès l’entrée de l’église, des éléments symboliques, nous permettant de comprendre que cette église de Rennes-Le-Château fait référence à des ordres initiatiques qui sont, pour certains, bien loin du catholicisme traditionnel que Bérenger Saunière défendait lors de son arrivée dans la paroisse de Rennes-Le-Château en 1885.





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Continuons notre visite, ainsi nous verrons si d’autres éléments symboliques attirent l’attention du visiteur.

Le confessionnal que fit installer Bérenger Saunière se trouve au milieu du mur du fond de l’église, encadré par le bénitier et les fonds baptismaux, gravé dans le bois, au-dessus de la porte  permettant au prêtre d’avoir accès à la cellule lui permettant d’écouter les fidèles en confession, nous voyons une allégorie du bon pasteur s’occupant de la brebis égarée. De nombreux auteurs et chercheurs, qui bien souvent sont les mêmes, ont vu ici, la représentation de la légende du berger Paris. Cette légende nous rapporte qu’un berger, nommé Paris, avait perdu une brebis. La cherchant, il passa à côté d’un aven d’où il entendit des bêlements. Il comprit que son animal était tombé dans le trou et ne pouvait en sortir. Avec précaution, il descendit pour remonter sa brebis. Marchant dans la pénombre et se dirigeant grâce aux bêlements de l’animal,  il découvrit un trésor. Cet avent est toujours visible et se trouve près de Soubirous sur le plateau de Rennes-Le-Château, mais hélas, on n’y trouva rien.


En remontant la nef de l’église, nous découvrons plusieurs statues ornant l’édifice. Quatre occupent la partie principale de la nef. Saint Roch sur le côté droit fait face à Sainte Germaine, tandis que Sainte-Marie-Madeleine fait face à Saint Antoine.



Il est bon ici de  faire un rappel sur la vie des saints représentés dans  la nef.



Saint Roch :



Pour certain il vécut à Montpellier, pour d’autre il ne serait qu’un personnage symbolique n’ayant jamais existé.






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L’histoire religieuse nous rapporte que Roch apprit la médecine à Montpellier où il naquit vers 1340. Il soignait la peste et se servait de la lancette pour percer les bubons et soigner les malades. Malgré son abnégation et sa dévotion, Roch fut atteint par la peste ; pour ne pas contaminer son entourage, il se retira dans la forêt et y vécut reclus, seul le chien d’un seigneur lui rendait visite et lui apportait du pain qu’il avait volé à la table de son maître. Atteint d’un bubon purulent, le chien léchait la plaie du saint pour le soulager. C’est ainsi qu’il est représenté dans l’église de Rennes-Le-Château.





Sainte Germaine :






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Bérenger Saunière souhaita rendre hommage à un autre Saint régional, il s’agit de Germaine de Pibrac, c’est du moins le nom qui figure sur le socle de la statue. Pourtant, la représentation statuaire est celle de Sainte Roseline, fille du Seigneur d’Arc qui n’acquit le 12 janvier 1263 et présentant une partie de la symbolique de Sainte Germaine. Emplie d’amour pour son prochain et malgré les interdictions paternelles, Roseline distribuait du pain aux pauvres. Son père, seigneur du  lieu, lui interdisait formellement. Un jour, il surprit Roseline qui cachait du pain dans son tablier et lui demande ce qu’elle portait. Innocemment, la jeune fille répondit «Des roses, Père » et
Joignant le geste à la parole, elle ouvrit son tablier d’où tombèrent de nombreuses roses, pourtant la scène se jouait au mois de janvier. Il est intéressant de noter que la Sainte Roseline est le 17 janvier, date récurrente dans l’histoire de Rennes-Le-Château.


Sainte Germaine, elle, vécut à Pibrac, un village près de Toulouse. Elle perdit sa mère très jeune et se réfugiât dans la prière. Son père l’envoya garder les moutons où ses prières faisaient fuir les loups pourtant nombreux dans cette région.
Giscard, le fournisseur de Bérenger Saunière réalisa donc une statue mêlant l’histoire des deux saintes voulant ainsi assimiler l’une et l’autre. Pour certain, cette confusion servirait à dissimuler Sainte Roseline, ou plus précisément son nom, rappelant celui de Rose Ligne ou bien roux sillon, rappelant l’ancien méridien de Paris passant près de Rennes-Le-Château sur  la commune de Rennes-Les-Bains.





Sainte Antoine Ermite :



A côté de Sainte Germaine, se trouve la statue d’un autre saint, Saint Antoine l’Ermite. Nous voici en présence du premier Saint Antoine de l’église de Rennes-Le-Château, mais celui-ci choisit de se retirer dans une grotte  sombre, où il vécut en ermite. Son hagiographe, Athanase d’Alexandrie nous apprend qu’il naquit aux alentours de 251 en Egypte et se serait éteint vers 356, soit vers l’âge honorable de 105 ans. Un cochon tenu en laisse l’accompagnant serait le symbole du Diable ayant tenté le Saint qui lui aurait résisté et l’aurait donc aliéné ; pour d’autre la symbolique du cochon serait cele des Antonins qui avaient le droit de sortir leur cochon tenus et munis d’une clochette. Outre le fait que nous soyons en présence du premier Saint Antoine de l’église qui, comme nous verrons après en compte deux, nous avons la surprise de découvrir qu’on le fête le … 17 janvier, tout comme Sainte Roseline.





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Sainte-Marie-Madeleine :


Comme nous le verrons au fil de notre visite, l’église de Rennes-Le-Château compte un nombre incroyable de références à Marie-Madeleine, bien sûr Bérenger Saunière n’oublia pas la Sainte dans son statuaire. L’une des statues lui rend hommage. Elle porte dans son bras gauche le vase contenant les essences qu’elle destinait à l’embaument du corps de Jésus. Ses cheveux longs, défaits sont ses attributs symboliques. C’est avec ses cheveux qu’elle lava les pieds de Jésus avec le nard, rendant ainsi grâce à celui qu’elle traitait à l’égal des Rois.
Dans l’autre bras elle porte la croix et à ses pieds repose un crâne faisant référence au Golgotha, le Mont du Crâne où fut crucifié Jésus.






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La dernière statue que nous trouvons dans la nef de l’église est celle de Saint Antoine de Padoue. Elle est placée de manière ostentatoire, bien dégagée des murs afin que tout à chacun puisse le voir. Or, Saint Antoine de Padoue est celui qu’on prie lorsqu’on a perdu quelque chose. Ici, Bérenger Saunière semble rendre hommage au Saint, un peu comme s’il lui adressait un remerciement. Notre curé aurait-il retrouvé quelque chose de perdu ?






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Juste en face de Saint Antoine de Padoue, nous trouvons la chaire que fit installer Bérenger Saunière. Cette chaire est décorée de petites statues représentant les évangélistes. Dans le bulletin n°10 de l’association Terre de Rhedae de novembre 1996, Monsieur Henri Mertal, écrit un article fort intéressant à plus d’un titre. D’après  lui, les statues de la nef auraient été positionnées dans un ordre tout à fait précis afin d’indiquer la nature du secret de Bérenger Saunière. Si l’on prend en compte la statue de l’évangéliste Luc, sur la chaire de l’église et si on prend les initiales des statues dans l’ordre suivant :


Germaine, Roch, Antoine, Antoine, Luc, en ignorant Marie-Madeleinie, alors nous découvrons le mot GRAAL ! Est-celà le secret de Saunière ?


Ce statuaire de la nef de l’église de Rennes-Le-Château semble innocent, pourtant nous pouvons y découvrir plusieurs messages. L’un d’eux est cette référence au 17 janvier, date redondante dans l’affaire de Rennes-le-Château puisque nous la retrouvons également dans le cimetière de Rennes-Les-Bains avec la tombe de Jean VIE (prononcé « vié »), mais elle nous ramène également à Sainte-Germaine-Roseline et à Saint Antoine.

Roseline, nous ramène, elle, vers ce méridien de Paris qui passe à côté de Rennes-Le-Château et plus précisément à Rennes-Les-Bains, juste aux bains doux. L’approche symbolique est incontestable.



Quant à Saint Antoine de Padoue, nous ne pouvons que nous interroger sur sa mise en exergue. Les symboles retrouvés à l’entrée de l’église et qui font, sans aucun doute, références à des sociétés ou ordres initiatiques ne doivent-il pas nous permettre de penser que Saint Antoine de Padoue permit à Bérenger Saunière de retrouver quelque chose de perdu ; une parole peut-être, un texte ? Ainsi le lien avec un Ordre initiatique peut-il être fait.


Mais continuons notre visite et allons vers le cœur. Ici nous retrouvons le fameux autel que Bérenger Saunière fit mettre en place afin de remplacer le vieil autel carolingien. Il fit poser un bas-relief représentant Marie-Madeleine dans une grotte. Il souhaita réaliser lui-même sa décoration ; c’est ainsi que nous pouvons remarquer plusieurs détails nous rappelant la région de Rennes-Le-Château. Nous pouvons y voir, en arrière-plan une montagne qui semble être le Mont Cardou, reconnaissable à sa silhouette en forme de cône, et deux éléments assimilable à des ruines, pouvant être celle d’un château.






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Certains auteurs pensent qu’elles représentent les ruines du château du Coustaussa, en ce qui concerne, nous pensons qu’il s’agit d’une allégorie à Rennes-Le-Château. Si cela s’avère possible, nous pouvons donc en déduire que Marie-Madeleine est représenté dans une grotte permettant d’apercevoir le village de Rennes-Le-Château en laissant à droite le Mont Cardou. Or, dans la vallée des Bals ou coule le ruisseau de Couleurs, existe une grotte baptisé Grotte de la Madeleine. Ne s’agit-il pas de cette grotte ? Logiquement les représentations de Marie-Madeleine dans une grotte renvoient à celle de la Sainte Baume, où la légende situe la vie d’ermite de la Sainte. Mais là, visiblement, Bérenger Saunière a souhaité situer l’histoire de la Sainte dans le Razès, à Rennes-Le-Château ! Comme nous le verrons, les représentations de Marie-Madeleine ne manqueront pas de nous surprendre.



Cette représentation permit à certains auteurs de soutenir la théorie d’une descendance privilégiée, la présence de la croix au pied de laquelle Marie-Madeleine est agenouilée  appuie les théories. Faite de bois, Bérenger Saunière la peignit en vert, lui donnant l’image d’un rameau vivant d’où s’échappe des bourgeons, symboles du rejeton ardent dont un certain Pierre Plantard prétendait être l’étymologie de son nom de famille…


A delà  de cette fadaise, il semble que Bérenger Saunière insiste sur une grotte de la région et de la présence de Marie-Madeleine dans cette grotte ; doit-on penser que ce qu’il retrouva ou les textes qu’il put découvrir soient liées à la Sainte ?




Mais laissons Marie-Madeleine quelques instants et levons la tête pour admirer le cœur. Nous y voyons une voute bleue ornées d’étoiles dorées, pourtant, ce n’est pas ceci qui étonnera le curieux, mais plutôt les deux statues, l’une à gauche et l’autre à droite du maître autel. Elles représentent respectivement Saint-Joseph et la Sainte Vierge, les deux parents terrestres de Jésus Christ. Or, autant est-il commun de voir la Vierge Marie porter l’enfant Jésus, autant il l’est moins de voir Joseph le porter également et faire face à la Vierge dans le cœur d’une église. L’église de Rennes-Le-Château voit deux enfants Jésus en son cœur ! Quelle information Bérenger Saunière a-t-il voulu nous transmettre ?  Pourquoi une double représentation du Christ dans son église ?






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L’église de Rennes-Le-Château est ornée de plusieurs vitraux, quatre dans la nef, un au cœur et un dernier, rarement visible dans la sacristie. Le plus connu est incontestablement celui se trouvant dans le chœur de l’église et placé dans l’oculus représentant Marie-Madeleine lavant les pieds de Jésus, cette scène rappelle le passage de l’évangile de Luc (7,36-48) où Marie-Madeleine entre dans la pièce dans laquelle se trouve Jésus venu déjeuner chez Simon. Se baissant, elle verse un parfum précieux sur ses pieds et les lui essuie avec ses cheveux défaits.







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Parmi les vitraux, il en est un qui est surprenant, puisqu’il ne sert à rien ! C’est celui qui se trouve derrière Saint Antoine Ermite. Les vitraux sont généralement faits pour laisser la lumière pénétrer dans les églises et mettre les scènes qu’ils représentent en valeur. On sait que Bérenger Saunière fit réaliser certaines ouvertures et en fermer d’autres. Dans celles qu’il réalisa, il y plaça les vitraux. Celui derrière Sainte Antoine Ermite donne dans le clocher, on pourrait se dire, qu’il permet d’apporter de la lumière dans ce dernier, or il n’apporte pas de lumière. Alors à quoi sert-il ? Est-il là pour attirer notre attention sur cet élément d’architecture ? Nous y reviendrons plus tard.


L’un deux est généralement caché à la vue du public, il s’agit de celui de la sacristie. On peut le considérer comme l’un des plus beaux de l’église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-Le-Château. Il représente Jésus en croix au pied de laquelle nous retrouvons Marie-Madeleine, la vierge Marie à la droite du Christ et un autre personnage que nous pouvons probablement identifié comme étant Saint Jean








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Notons que l’ensemble des vitraux de l’église de Rennes-Le-Château fut réalisé par le peintre verrier Henri Fleur, Maître dans sa profession.

Etant dans la sacristie, nous ne pouvons manquer de la visiter. Pièce construite à la demande de Bérenger Saunière, rien ne semble particulier. Pourtant, le curieux observera de prêt l’ensemble des penderies qui occupe toute la longueur du mur gauche. Si on les ouvre, rien de particulier, si ce n’est dans la deuxième. Il suffit d’appuyer sur le fond de cette penderie pour se rendre compte qu’il s’agit d’une porte.


Nous voici en plein roman. Poussant la porte, nous découvrons une pièce sans issue dont le sol est en terre battue. Seul un œil de bœuf apporte de la lumière, œil de bœuf visible de l’extérieur semblant faire partie de la sacristie, lieu uniquement réservés aux prêtres ; ainsi nul ne pouvait imaginer son existence. Pour certain, c’est dans cette pièce que Bérenger Saunière entreposait ses secrets, voir ses trésors, nous n’abondons pas dans ce sens. De notre point de vue, seul Paul Saussez, chercheur de l’affaire et surtout architecte, a mis en évidence le pourquoi de cette pièce. Lors du tournage du documentaire «Le Code Da Vinci, enquête sur  les énigmes d’un best seller », nous avons montré la possibilité d’une départ de voute dans le mur de l’église ; ce départ de voûte pouvant être un accès à une crypte. C’est ce que démontre Paul Saussez dans son travail. Là aussi, nous reviendrons sur cette éventuelle crypte dans un prochain chapitre du site.


Quittons la sacristie et rendons nous dans la nef de l’église. Face à nous, nous trouvons la porte conduisant au clocher. Précisions ici, que cette porte est fermée à clé et que le clocher n’est pas accessible au public. Sa visite est des plus intéressantes, en effet, la vue intérieure est très différente de la vue extérieure.


A l’intérieur, plusieurs ouvertures, bouchées actuellement, sont parfaitement visibles.  Parmi les chercheurs de l’affaire de Rennes-Le-Château nombreux sont ceux à penser que le clocher de l’église Sainte-Marie-Madeleine serait, en réalité, une ancienne tour sur laquelle serait venue s’accoler l’église. Or, des études universitaires semblent nous démontrez l’impossibilité de cette thèse. En s’appuyant sur les travaux de Madame Brigitte Lescure, universitaire ayant réalisée son mémoire de Maîtrise de l’Histoire de l’Art effectué sous la direction de M. Durliat, Professeur à l’Université de Toulouse Le Mirail en 1978, nous constatons que Madame Lescure date la partie de l’église, sur laquelle s’appuie le clocher, du XIème siècle, alors qu’elle date la construction du clocher du XIIIème siècle, soit un écart de deux siècles entre les deux construction, démontrant ainsi que l’église est antérieur à son clocher.






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Par rapport aux dates de création de l’église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-Le-Château, nous allons, ici, faire une légère digression à notre étude. Si nous nous appuyons sur les travaux de Madame Lescure, nous constatons que la datation la plus ancienne de l’église est le XIème siècle, or, l’ancien autel que fit démolir Bérenger Saunière et dans lequel des éléments furent découverts date, lui, du VIIIème siècle, donc de l’époque Carolingienne, d’après Madame Lescure, et pour d’autres serait encore plus ancien remontant aux temps wisigothiques, tels les exemples que l’on peut avoir au musée lapidaire de Narbonne.


Quel que soit l’époque de la création des éléments de l’ancien autel et de son pilier, nous ne pouvons que constater qu’ils sont très antérieurs à  l’élévation de l’église Sainte-Marie-Madeleine actuelle (trois siècles). Nous pouvons donc affirmer, d’après ces dates, que le vieil autel et son pilier sont issus d’une église plus ancienne que celle actuelle du village. Avons-nous là des éléments issus de l’église Saint Pierre ou de l’église Saint-Jean-Baptiste présente au sein du village dans les temps reculés.



Revenons à  la visite de l’église Sainte-Marie-Madeleine telle que nous la connaissons à ce jour. Après avoir esquissé une étude sur le clocher nous allons nous diriger vers le fond de l’église. Nous pouvons admirer un superbe rond de bosse placé sur une fresque occupant tout le fond de l’église.






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Commençons  par observer la fresque. Constituée de deux parties, une à gauche du rond de bosse et une autre à droite, son décor veut nous rappeler des paysages pouvant s’attacher à la région de Rennes-Le-Château.








La fresque de l’église. Détient-elle le secret de
Bérenger Saunière ?

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La partie gauche de la fresque nous présente un château fort aux formes élancées bâtit sur une colline escarpée. Sur sa droite, une montagne pointue de forme conique semble vouloir nous faire penser au Pech Cardou. En ce cas, le château évoqué ne serait-il pas celui de Coustaussa dont les ruines élancées peuvent s’assimiler à la représentation de la fresque ? D’autant, qu’un détail peint peut permettre d’accréditer cette hypthèse, détail représentant visiblement un cours d’eau coulant au pied du château, ce qui est le cas au pied du château de Coustaussa puisque la Sals y coule et va rejoindre la petite ville de Couiza.








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La partie droite est plus riche en éléments de détails posant plus de questions qu’ils n’aident à en résoudre. L’ensemble nous présente un paysage représentant un plateau au pied d’une colline dominé par une ville fortifiée. Sur de plateau, nous voyons un petit personnage qui se penche sur un buisson. En premier plan, nous voyons la tête d’une colonne écroulée et semblant émergée des buissons. Près d’elle, un peu en arrière, une pierre visiblement taillée dépasse du sol. Que peut-on déduire de tout cela ?







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Tout d’abord, la ville fortifiée : cette ville est clairement protégée par deux châteaux, dont un semblant proche d’un édifice pouvant être une église. Des tours de défense semblent protéger son abord, rendant ainsi sa prise difficile. N’avons-nous pas là la représentation de ce que put être l’antique Rhédae ? Si c’est le cas, nous sommes là devant une représentation ancienne du village de Rennes-Le-Château.


Le petit personnage : au début de nos visites à Rennes-Le-Château, dans les années 1990, souvent on nous disait qu’il s’agissait «d’une petite bonne femme » se promenant sur le plateau. Or, une photographie un gros plan, permet de constater qu’il s’agit probablement d’un homme, plus précisément d’un ecclésiastique portant un manteau noir et un chapeau plat de curé. Détail intéressant, il semble que la soutane sous le manteau soit de couleur rouge, couleur des cardinaux ! Pourtant la présence d’un parapluie dans la main droite de cet ecclésiastique nous rappelle les photographies que Bérenger Saunière fit réaliser de son domaine sur lesquelles il apparaissait en permanence et le plus souvent portant un parapluie dans sa main droite…


Ce personnage, semble se pencher avec insistance sur un buisson dont certain voulurent voir l’évocation biblique du buisson ardent de Moïse. Pourtant en y regardant de près, on s’aperçoit que ce buisson pousse, en réalité, sur un rocher ou une pierre assez conséquente. Le fait que le petit personnage le regarde avec insistance est-il une indication d’un endroit par lequel on peut avoir accès à un lieu ?


La colonne couche : elle se caractérise par l’élément symbolique qui l’orne, en l’occurrence, des feuilles d’acanthe. Dans la symbolique traditionnelle, ici très attachée au religieux, la feuille d’acanthe exprime la victoire de celui qui a triomphé des épreuves et des obstacles. Est-ce là un message lié à Bérenger Saunière qui aurait triomphé des obstacles pour aboutir à la découverte de son secret ?



La feuille d’acanthe est aussi une allégorie à  la mort et plus précisément à la victoire sur la mort ; alors osons aller plus loin dans le raisonnement, cette colonne, couchée, ornée de feuilles d’acanthe, juste au pied du Christ en gloire du rond de bosse que nous allons étudier plus loin, ne serait-elle pas le symbole de la non victoire sur la morot, donc de l’absence de résurrection ? Cette question qui équivaut dans le monde Chrétien à un blasphème prendra tout son sens un peu plus tard dans cette étude.






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Mais cette colonne, n’est-elle pas, tout simplement, l’expression d’un temple ancien, détruit et abandonné ? Saunière ne nous indique-t-il pas avoir trouvé un Temple ancien près de Rennes-Le-Château dans lequel il aurait découvert ce qui le rendit si riche ?



Intéressons-nous maintenant au rond de  bosse ou plus communément appelé «Le Christ sur la montagne fleurie ». Cette œuvre du statuaire Giscard et riche de personnages et de symboles. Le premier qui attire le regard est cette besace laissée au pied de la colline fleurie. Visiblement aucun des personnages n’y portent d’intérêt.









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Pourtant un détail attire notre œil, il s’agit d’un trou sur le flanc de cette besace, laissant apparaitre son contenu. Il semble s’agir d’un élément parallélépipédique sans détails précis. Cette besace en ce lieu est incongrue, rien dans les évangiles ne permet de la retrouver, alors qu’a voulu exprimer Bérenger Saunière dans cette représentation, est-ce un symbole indiquant un trésor découvert, précisant qu’il en reste encore, ou est-ce une lubie du curé de Rennes-Le-Château ?






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Continuons notre observation. Sur la gauche du rond de bosse, un groupe de personnages se détache des autres. Il s’agit d’une femme portant un enfant emmailloté et soutenant une toute jeune femme aux longs cheveux défaits ayant les mains jointes dans la prière, les yeux levés vers Jésus. Au pied du Christ se tient une femme en  larmes pleurant dans ses mains, représentation archétypale de Marie-Madeleine. Juste au pied du Christ, sur sa droite, une autre jeune femme, les cheveux défaits, également, se blottie contre la toge de Jésus. Cet ensemble de personnages est surprenant. Que devons-nous en déduire ? La femme portant le petit enfant et soutenant de la main la toute jeune fille est habillée  en bleu, seul personnage féminin de cette scène à être parée d’habits d’une couleur qui est traditionnellement attribuée à la Vierge Marie. Alors
Est-elle accompagnée de ses plus jeunes enfants, donc des frères et sœurs de Jésus, ou bien d’enfants d’un autre couple ?








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Le fait même que les trois femmes impliquées dans cette scène, Marie-Madeleine, la jeune fille près de la Vierge, la jeune femme se blottissant dans la toge de Jésus, ont les cheveux défaits, nous amène à penser qu’elles sont liées et que cette représentation de la chevelure longue et non cachée fut voulue par le curé de Rennes-Le-Château. Ainsi, nous pouvons penser que les deux plus jeunes femmes sont les filles de la plus âgée, pleurant au pied du Christ : Marie-Madeleine.


A supposer que cette hypothèse puisse être vraie, ce que rien ne permet d’affirmer, pourquoi ces personnages sont-ils en ce lieu à ce moment précis ? Pouvons-nous envisager que la Vierge, s’occupant d’enfant d’un autre couple ne serait finalement qu’en train de soutenir ses petits-enfants au moment de la mort de leur père ? «Blasphème » hurleront certains « Révélation » crieront d’autres, peu importe, il s’agit là d’hypothèses construites sur des éléments visibles et dans un raisonnement logique.



Trois autres personnages semblent incongrus dans ce superbe rond de bosse, il s’agit de deux personnages, en haut, habillés à la mode du XVIIIème siècle. L’un joint les mains en prière, l’autre porte la main gauche sur le côté droit de sa poitrine.

Juste derrière ces deux personnages, se trouve un infirme appuyé sur un bâton et levant la main gauche vers le Christ en signe d’hommage. Infirme, il l’est d’autant plus, qu’il semble aveugle étant représenté les yeux fermés.








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Sur la gauche du Chris, pour nous à droite de la fresque, et derrière celle que l’on a identifiée à Marie-Madeleine nous voyons un homme, jeune, tendre les mains vers le Christ. Ses mains sont positionnées de la même manière que celles des Catholiques s’apprêtant à recevoir l’Ostie au moment de la  Communion lors du rituel de la messe.


Ces quatre derniers personnages sont pour des auteurs une allégorie aux rituels de la Franc-maçonnerie, d’autant qu’un élément du décor leur permet d’appuyer leur théorie, puisqu’il s’agit d’un rameau de feuille, placé juste au pied de la Colline Fleurie, qui représenterait un rameau d’Acacias si cher aux Franc-Maçons.








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En ce qui nous concerne, nous ne nous rallions pas à cette thèse qui nous semble erronée. Bien que des éléments dans l’église de Rennes-Le-Château puissent faire penser à de la symbolique maçonnique, nous optons plus pour une connotation Rosicrucienne.
Les deux personnages restant constituent ce coupe au bas de la colline, lui à genoux permettant ainsi à la femme l’accompagnant de s’appuyer contre lui, les mains croisés sur le ventre. A ce jour, il nous est impossible d’apporter une explication à leur présence.







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Enfin, pour finir l’étude de la fresque et de son rond de bosse, nous devons évoquer la phrase se trouvant juste sous elle. Cette phrase est issue de l’Evangile selon Saint-Mathieu (Mt1,25-28) qui dit : «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » ; or Bérenger Saunière en fit «Venez à moi vous tous qui souffrez et qui êtes accablés et je vous soulagerai ».

Bien que le sens soit le même, la syntaxe est bien différente, nous avons des difficultés à admettre que le curé de Rennes-Le-Château se soit trompé à ce point, lui si dogmatique à son arrivée dans la paroisse.

Partant  de l’hypothèse qu’il fit cette transformation volontairement, nous cherchâmes et  nous trouvâmes. Le nombre de lettres composant la phrase ainsi que le point final correspondent à  un nombre de 64 symboles ! A nouveau, nous retrouvons ce nombre déjà rencontré sur  la façade de l’église et dans le domaine de l’abbé Saunière.







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Parmi les décorations qui intriguent les chercheurs depuis de nombreuses années, nous ne pouvons manquer d’évoquer le chemin de croix de l’église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-Le-Château. Un chemin de croix est un condensé de la passion que vécut Jésus après son arrestation. Etablit en quatorze moments distincts, il permet au croyant de « vivre » la passion du Christ. Chaque moment est inscrit dans une station.
Le chemin de croix de Rennes-Le-Château est complexe et mérite une étude spécifique, c’est ce que nous vous proposons de lire dans le chapitre qui lui est consacré.


Après avoir levé les yeux, après les avoir tournés à droite et à gauche, nous allons, maintenant nous intéresser au dallage de l’église. Là aussi, beaucoup d’encre et de salive ont coulé à son propos. Le premier qui l’évoqua est, à nouveau, Gérard de Sède1, d’autres portèrent de nombreuses théories, dont la plus commune est celle d’un pavé mosaïque similaire à celui  que l’on peut trouver dans les loges de la franc-maçonnerie. Certains se servirent de cette hypothèse pour tenter d’accréditer le fait que l’église de Rennes-Le-Château n’était, en fin de compote, qu’un temple maçonnique. Ceci ne peut être retenu, en effet de nombreuses églises possèdent un dallage noir et blanc constitué de carreaux n’en faisant pas pour autant un Temple franc-maçon.




Par contre, Gérard de Sède affirma que le dallage de l’église constituait, devant le confessionnal, un carré de 64 cases représentant ainsi un échiquier. Pendant de nombreuses années, nous rejetâmes cette hypothèses, jusqu’au jour où un ami nous montra l’évidence. Il nous fit remarquer que les morceaux de mosaïques constituant l’encadrement de l’allée de l’église  réalisé au moyen des carreaux noirs et blancs, étaient, coté confessionnal, biseautés, alors que leur pendant, coté cœur de l’église ne l’étaient pas.


Ainsi, les mosaïques biseautées permettant de constituer un carré de 64 cases par rapport au confessionnal, comme l’image l’indique.







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Avant de quitter l’église de Rennes-Le-Château, un tout dernier point : comme nous avons pu le constater, Bérenger Saunière était omnibulé, voir obsédé par Marie-Madeleine, il étale la vie de la sainte partout dans l’église, plus que de raison d’ailleurs, et pourtant, il a oublié l’événement le plus important de la vie de la Sainte, celui qui détermina le reste de ses jours, ce moment si cher au chrétien : La Résurrection du Christ !


C’est à Marie-Madeleine qu’apparu en premier Jésus, elle le prit pour le jardinier. Peut-on penser que Bérenger Saunière eut un trou de mémoire ? Non  bien sûr ! Alors, que doit-on en conclure ?

Nous laissons cette question à votre sagacité !

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 12:39




Les jardins de l’église de Rennes-Le-Château sont un lieu où il est bon de déambuler le matin de bonne heure, où le soir au couché du soleil. Les touristes les arpentent, appareils photos à la main et les yeux remplis de rêves. Mais au-delà de cela, ces jardins dessinés, voulus et financés par Bérenger Saunière ne cachent-ils pas autre chose ?


Plusieurs chercheurs se sont attelés à les comprendre et certains, comme Alain Féral et Paul Saussez, ont émis des hypothèses passionnantes. Nous vous proposons, ici, d’étudier ces jardins et vous verrez que les propres hypothèses des personnes qui ont écrit les articles de ce dossier,  se rapprochent beaucoup de celles de Paul Saussez et d’Alain Féral…





Une vue globale des jardins de l’église de Rennes-Le-Château
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Parmi les œuvres les plus marquantes de Bérenger Saunière, les jardins de l’église sont ceux que le visiteur peut voir immédiatement. Mais a-t-il, intuitivement la sensation que ces jardins renferment plusieurs codes cachés. La notion de code, ici, n’a rien à voir avec un texte, mais avec des représentations symboliques unitaire permettant une symbolique globale de l’ensemble.


C’est en 1891, que Bérenger Saunière demanda à la mairie de Rennes-Le-Château l’autorisation d’aménager, à ses frais, la place devant l’église. Lorsque Bérenger Saunière demande cette autorisation, l’espace devant l’église Sainte-Marie-Madeleine est une zone terreuse, boueuses quand il pleut, où les villageois se rassemble avant la messe.






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La demande de l’abbé est traitée en séance du conseil municipal du 15 février 1891. Les termes de l’accord sont clairs, Bérenger Saunière est autorisé à clôturer et aménager la place devant l’église à ses risques et périls et à ses frais. L’accord précise également qu’il ne peut réaliser de construction couverte et que s’il est nécessaire de placer des serrures, il aura l’obligation de fournir les doubles de clés à la mairie.

C’est ainsi que le curé de Rennes-Le-Château se lança dans des travaux de grandes envergures. Ils seront réalisés en deux étapes.

La première étape consistera à la création de jardin de la vierge de Lourdes. Il se servira du pilier du vieil autel de l’église comme support pour la statue de la Vierge de Lourdes. C’est ici, que l’un des premiers symboles inexpliqués se présente à l’œil du curieux. Le pilier, de manufacture probablement wisigothique, représente une croix plantée sur une hampe torsadée. De part et d’autre de cette croix figurent l’Alpha et l’Omega grecs. C’est ainsi que les fidèles pouvaient voir ce pilier au cours des offices dans l’église. Sans que l’on en connaisse la raison, Bérenger Saunière fit donc placer le pilier dans le jardin de la Vierge de Lourdes, mais le fit mettre à l’envers en y faisant gravée MISSION 1891.





Le vrai pilier wisigothique quand il était encore en place avant
d’être mis au musée de Rennes-Le-Château

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L’aspect gènant de cette implantation inversée du pilier est que dans ce cas, la croix chrétienne se retrouve à l’envers tête en bas, blasphème majeur de la foi chrétienne. Rappelons-nous que les  Satanistes utilisent la croix chrétienne inversée comme symbole.




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Ne nous faites pas dire ce que nous ne disons pas et que nous ne pensons, en aucun, nous ne pensons que Bérenger Saunière ait pû être Sataniste. Le jardin de la Vierge de Lourdes fut inauguré par Monseigneur Billard, Evêque de Carcassonne, le jour de la communion des enfants du village, le 21 juin 1891, et l’Evêque ne semble pas avoir été choqué de l’inversion du pilier, rien, du moins, ne permet d’infirmer ceci.




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Pourtant, malgré tout, nous devons constater que cette croix est mise à  l’envers ! Mais comme nous l’avons dit au-dessus, les symboles uniques permettent la création d’un symbole global.


Les années passants, Bérenger Saunière continuera ses aménagements des jardins de l’église jusqu’au 6 juin 1897, date à laquelle, ils seront inaugurés.

Mais étudions plus précisément ces fameux jardins. Comme vu plus haut, l’implantation du pilier dans le jardin de la Vierge de Lourdes semble incohérente au droit canon. Mais l’inversion est notoire et nous allons voir que Bérenger Saunière en réalisa d’autres qui ne peuvent être le fruit du hasard ; comme la Dalle des Chevaliers.



A l’origine  cette dalle fut découverte dans le cœur de l’église juste devant l’ancien autel. A ce moment nul ne pouvait imaginer la présence des gravures qui y figurent, pour la bonne raison que cette face gravée était en contact avec la terre, or Bérenger Saunière la fit placer au pied de la croix de mission qui orne les jardins de l’église, mais il l’a mise face gravée vers le ciel, soit dans le sens opposé de celui qu’elle avait au sein de l’église.








Quels motifs poussent Bérenger Saunière à agir de la sorte ?


Alain Féral remarqua la similitude du plan de masse des jardins de l’église avec celui de l’église Sainte-Marie-Madeleine. Par un jeu de glissement de calques, il découvrit que le plan de l’église et ceux des jardins se confondaient. Actuellement, des études menées avec les moyens techniques modernes tels que Google Map ou le Geoportail de l’IGN, démontrent que les deux plans ne sont pas exactement coïncidents. Rien d’étonnant, Bérenger Saunière ne possédaient pas de GPS pour avoir les positionnements précis à la seconde d’arc près. De même Alain Féral se contentât d’un décamètre qui lui valut le nom de « l’homme au mètre » par les habitants du village lorsqu’il effectuait ses mesures.




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A ces précisions près, les superpositions existent et doivent permettre aux chercheurs de s’interroger sur leur existence. En effet,  peut-on penser que cette constatation est due au hasard ?  Nous allons voir que le hasard, ici, est peu probable et que Bérenger Saunière réalisa ces jardins dans un but précis.


Il y a encore quelques années, au croisement de l’allée menant à l’église et de l’allée centrale des jardins, Bérenger Saunière fit poser une porte métallique. Cette porte métallique avant la particularité de … ne pas s’ouvrir. En  effet, elle était scellée sur ses deux côtés. Les encoches  dans les pierres en témoignent encore aujourd’hui. Par contre nous ignorons ce qui motiva Bérenger Saunière à réaliser cette… incongruité ! Seules des hypothèses peuvent être proposées, ce que nous verrons plus loin.




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Autres éléments surprenants, la présence de deux grottes réalisées en rocailles. Bérenger Saunière tint énormément à leurs réalisations, à tel point qu’il voulut en assure la construction. Nous pouvons penser qu’Elie Bot lui prêta main forte. Les habitants du village se souvenaient que leur curé partait vers le ruisseau de Couleurs, dans la vallée des Bals, portant une hotte sur le dos qu’il allait remplir de rocailles qu’il ramenait et dont il se servait pour la réalisation de ses grottes. Nous utilisons ici le pluriel pour grottes, car, bien qu’aujourd’hui il n’en reste qu’une, Bérenger Saunière en bâtit deux.





Pierre par pierre, Bérenger Saunière bâtit cette grotte qui semblait revêter une
Importance particulière pour lui

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C’est au cours du mois de mai 1999, que la Commune de Rennes-Le-Château fit restaurer la grotte principale, celle que nous pouvons voir dans l’axe du portail. Cette grotte présente certains aspects inexplicables à ce jour. Au fond de la grotte, Bérenger Saunière fit placer un banc de pierre, or, si l’on s’approche et que l’on regarde le banc avec attention, on découvre que des symboles, faisant penser à des lettres de l’alphabet grec, y ont été dessinées avec des cailloux scellés dans le ciment.





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Que cache donc, l’ensemble de ces détails et de la symbolique que Bérenger Saunière semble avoir utilisé ? Reprenons l’hypothèse d’Alain Féral qui nous dit que le plan de masse de l’église Sainte-Marie-Madeleine s’inscrit quasiment parfaitement sur celui des jardins. En ce cas, nous pouvons admettre que le plan des jardins de l’église pourrait être une autre représentation de l’église, une église que nous ne voyons pas, une église que Bérenger Saunière connu, une église souterraine.


Nous pouvons donc émettre l’hypothèse que  les jardins de l’église sont la représentation de ce qui se trouve sous  l’église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-Le-Château.


S’appuyant sur cette hypothèse, un horizon nouveau se présente à nous. Nous devons envisager que les jardins de l’église sont les plans des sous-sols de l’église et que Bérenger Saunière nous laisse plusieurs messages importants.


Qui dit sous-sol, dit accès. Quels pourraient être les accès à ce sous-sol ? Deux peuvent, peut-être identifiés.

Le premier est le point symbolisant l’ancienne vasque que Bérenger Saunière fit placer au milieu du chemin conduisant de l’église au cimetière. Position incongrue puisque probablement peu pratique pour la circulation lors des enterrements. Si l’on glisse l’implantation des jardins sur celui de l’église, on remarque que l’emplacement de la vasque correspond, à peu près, à l’emplacement de l’ancien autel de la Vierge que Bérenger Saunière fit démolir et dont il se servit pour y dissimuler l’escalier qui monte à la chaire. Rappelons que pour Paul Saussez, architecte et chercheur pointu sur l’affaire de Rennes-Le-Château et qui a mené les seules études sérieuses récentes, cet emplacement pouvait être un point d’accès à la crypte de l’église.



Second point d’accès possible : l’ancienne grotte au fond des jardins, aujourd’hui complètement démolie. Appliquant toujours le même principe de glissement. On s’aperçoit alors que cette grotte se positionne exactement sur la « pièce-secrète » que réalisa Bérenger Saunière. C’est d’ailleurs dans cette pièce que l’on peut deviner un départ de voûte sur le mur de l’église et c’est d’ailleurs, là, que Paul Saussez situe l’une des entrées de la crypte. A remarquer que cette pièce « secrète » est une des rares  parties de l’église dont le sol ne soit pas carrelé mais laissé en terre battue.



Pour certains auteurs, cette phrase est la preuve de l’implication du
Prieuré de Sion dans l’affaire de Rennes-Le-Château, une erreur certaine…

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Continuons cette hypothétique visite. Si nous suivons ce principe, imaginons que nous soyons entrés par l’accès issu de la grotte disparue, nous aurons donc, en face de nous, un lieu probablement important, puisque nous sommes en présence de l’emplacement de la croix de mission, et sur notre droite un lieu qui est celui de la grotte au banc. Que pourrait donc représenter ce banc, si ce n’est qu’un tombeau ou un coffre ? Si c’est un tombeau, est-ce celui des Seigneurs de Rennes ? Nous ne le pensons pas et ce pour une seule raison, les jardins nous donnent une indication plane, mais nous ne connaissons pas les profondeurs. Qu’est-ce qui nous dit que ces représentations ne sont pas sur plusieurs niveaux ?




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Nous pensons que les sous-sols de l’église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-Le-Château sont, au moins, à deux niveaux, le premier, celui de la crypte des tombeaux des Seigneurs de Rennes-Le-Château et le second, en dessous, plus profondément qui contient ce qui fut important pour Bérenger Saunière.


Mais revenons au plan. Après cette mise au point sur les niveaux, nous pouvons penser que la Crypte des Seigneurs de Rennes-Le-Château se trouve au niveau de la croix de mission, et bien sûr, sous l’église, et que le tombeau, à droite, est dans le niveau supérieur. C’est ceci qui est représenté par un banc dans la Grotte des jardins de l’église.



Ceci dit, continuons notre analyse. L’allée centrale des jardins doit pouvoir être assimilée à un passage sous la nef de l’église mais qui doit être, soit sans issues, soit éboulé, soit éboulé et débouchant dans un autre passage donnant lui accès à sa droite au réseau souterrain de l’ancien château comtal, par sa gauche, pourquoi pas, un réseau souterrain donnant accès à l’ancienne église Saint-Pierre, disparue depuis les invasions aragonaises. Ceci expliquant donc la présence d’une porte métallique fermée que fit poser Bérenger Saunière dans l’allée centrale des jardins de l’église. Au-delà de ce passage, il reprend la continuité du souterrain allant jusqu’au fond de l’église là où se situe le confessionnal.

Voilà donc, de notre point de vue, ce que sont les mystères des Jardins de l’Eglise Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-Le-Château. Ainsi nous pouvons comprendre pourquoi l’année 1891 fut si importante pour Bérenger Saunière.









C’est dans cet oratoire que Bérenger Saunière fit son bureau auquel il interdira l’accès
Aux pompiers le 14 juillet 1895 lors de la fête nationale fêtée à Rennes-Le-Château

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 14:01




De nombreux détracteurs de l’affaire de Rennes-Le-Château s’attachent à dire qu’il n’y a rien à Rennes-Le-Château et que ce n’est qu’une histoire de trafic de messe. Pourtant, lorsque nous évoquons devant les mêmes personnes les inversions que l’on peut identifier dans l’église, les domaines et les bâtisses de Bérenger Saunière, ils restent sans voix et ne peuvent que constater leur existence.


Certaines sont bien connues, d’autres moins, c’est pour cela que nous vous proposons ce chapitre pour que vous puissiez les découvrir et vous faire votre opinion…





Comme nous l’avons exposé dans le chapitre dédié aux jardins de l’église, nous avons pu nous rendre compte que des inversions volontaires avaient été faites sur les instructions de Bérenger Saunière.


Les plus flagrantes étant :

• L’inversion du pilier qui soutenait l’ancien autel et qui a été placé à l’envers, tant en position verticale (croix inversée) qu’en position horizontale.
• La position de la dalle dite «Dalle des Chevaliers » que Saunière avait découverte face contre le sol et qu’il plaça à  l’extérieur, dans les jardins, face  vers le ciel, au pied du calvaire, entrainant une érosion importante  ne nous permettant plus de distinguer avec précision les détails de ce chef d’œuvre carolingiens.
• Et bien évidemment, l’ensemble des jardins en eux-mêmes, nous présentant un plan de masse identique à celui de l’église, nous faisant découvrir une église « invisible » qui est, par définition, invisible au « non-initié ».


Les inversions que l’on trouve dans les travaux de Bérenger Saunière ne s’arrêtent pas là ! En effet, nous pouvons constater qu’elles se reproduisent également dans le domaine « civil » de l’abbé.


Ce domaine est constitué de la Villa Béthanie, de la Tour Magdala, des jardins du domaine, du potager, et de l’orangeraie.




Tour Magdala, tour de pierre, monde du visible…
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Pour beaucoup, la Tour Magdala est le symbole des constructions de Saunière. Il attacha une grande importance à donner un nom à ses constructions, à tel point qu’il les fit inscrire sur chacune d’elles. La Tour Magdala n’échappe pas à cette règle. Gravée sur une plaque de pierre, placée sur un des murs de la tour, nous pouvons la lire aisément, mais sa calligraphie est particulière ! Le M de « Magdala » est de style oncial  pouvant nous faire penser à un Oméga grec. Nous nous trouvons devant un Oméga en début de mot et un Alpha en fin de mot. La symbolique chrétienne  nous a habitué au binaire «Alpha-Oméga » (je suis le début et je suis la fin), Saunière, quant à lui, semble vouloir nous indiquer l’inverse par un binaire inversé « Omega-Alpha » (je suis la fin et je suis le début).




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Continuons l’observation du domaine et plus précisément l’ensemble de son jardin. Il est construit sur une base carrée permettant un jeu de symétrie facile. Nous pouvons dire que la Tour Magdala est bâtie dans le coin inférieur gauche de ce carré et l’orangeraie dans le coin supérieur droit de ce même carré.



Nous voici avec deux tours en position de symétrie. La symétrie est bien l’inverse d’une position ! La notion d’inversion ne s’arrête pas là ! La Tour Magdala est une tour de pierre, bien visible et matérielle, son opposée, l’orangeraie, est une tour de verre, transparente et quasi immatérielle, à tel point que l’on n’en entend jamais parler. En ce qui concerne ces deux tours nous pouvons, également constater que Magdala possède une échauguette dans son angle inférieur gauche et que l’orangeraie possède une échauguette dans son coin supérieur droit.






… l’orangeraie, tour de verre, monde de l’invisible !
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Autre fait étonnant, la Tour Magdala dispose, pour accèder à son sommet par l’échauguette, un escalier de vingt-deux marches. L’orangeraie dispose, elle, d’un escalier de vingt-deux marches accessible par l’échauguette, mais pour descendre dans son sous-sol. L’une des Tours mène vers le ciel, l’autre vers le sous-sol ! Non seulement nous avons une inversion verticale mais aussi une inversion horizontale. Ceci, concernant ces deux tours, est la partie « visible » des inversions.


Nous avons une autre inversion ! Une plus discrète, presque invisible à celui qui ne sait pas lire. Les deux tours construites sur les mêmes proportions et inscrite dans un carré, nous permettent de constater que ce carré est constitué de 8X8, fois la base de ces deux tours, constituant ainsi un carré de 64 cases identiques à celles d’un échiquier ! Sur cette hypothèse, nous pouvons affirmer que les deux tours sont bien à leur place sur cet échiquier. Laquelle est la tour blanche ? Laquelle est la tour noire ? Dans un aspect symbolique, la matière a toujours un aspect négatif et corrompu alors que l’immatériel, l’air, a un aspect positif et est symbolique de pureté. Si l’on appuie sur cette réflexion nous pouvons donc dire que la Tour Magdala est la Tour Noire alors que l’orangeraie est la Tour Blanche !







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Et pourtant, le raisonnement s’inverse lui aussi ! La Tour de Pierre, Magdala, représentant la matière est celle qui nous conduit, par l’escalier de l’échauguette, vers le ciel, donc vers l’esprit ; par contre l’orangeraie, faite de verre, par l’escalier de l’échauguette nous conduit dans le sous-sol, laTerre, la matière !


A quelle partie d’échec s’adonnait Bérenger Saunière ?

Pouvons-nous pousser le raisonnement plus loin ? Peut-être ! Dans l’église du village, un échiquier est symbolisé par la troncature des faïences dessinant les limites du dallage. En ce cas, ne pouvons-nous pas penser que « l’échiquier » du domaine est l’opposé de celui de l’église ? Le « grand » étant l’inverse du « petit » !

Mais le symbole du binaire inversé ne s’arrête pas aux travaux de Saunière dans cette étrange affaire.

Nous avons deux prêtres qui s’illustrent particulièrement : Bérenger Saunière et Henri Boudet. L’un est de la Rennes du Haut (Rennes-Le-Château) l’autre est de la Rennes du Bas (Rennes-Les-Bains). L’un réalise au grand jour et avec tapage, l’autre réalise dans l’ombre et la discrétion. Voilà un binôme étonnant. Le prêtre de la lumière, le prêtre de l’ombre. Qui est le plus sombre des deux ? Un binôme dont nous n’avons pas de réelle trace officielle, hormis une photographie de Bérenger Saunière prise aux Roules avec probablement Henri Boudet.



Le livre d’Henri Boudet «La Vraie Langue Celtique ou le Cromlech de Rennes-Les-Bains » est lui-même un ouvrage étrange dans lequel on « oublie » les éléments existants. A titre d’exemple : il s’attache à nous parler des villes de France s’appelant «Rennes » et il oublie Renne-Le-Château ! Toujours dans son livre, il nous parle des menhirs et des cromlechs qui n’existent pas et il oublie le menhir de Peyrolles près de  l’ancien tombera d’Arques qui lui est bien réel ! Et nous devons en oublier !


Nous pouvons encore pousser plus loin l’étude comme nous l’avons fait sur les N inversés. Nous pourrions aller jusqu’à Saint-Sulpice de Paris ! Quel voyage !



Quel message ces prêtres du Razès nous ont-ils laissé ? Quelle religion prêchaient-ils ? Est-elle celle du Noir et du Blanc ? Est-elle  celle de Manès ? Est-elle celle des Bogomiles ? Ou bien est-elle celle du culte du Prince des Ténèbres ? Mais peut-être est-ce ni l’un ni l’autre ! Peut-être nous indiquent-ils les limites qu’il ne faut pas franchir et qu’il est nécessaire de savoir marcher entre ces deux extrêmes ! Pourtant Saunières, tout comme Boudet nous invitent à un voyage vers les « enfers », mais cela sera l’objet d’un autre chapitre !

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 14:32



Parmi l’un des mystères que l’on retrouve de façon récurrente, est la présence de N inversés à différents endroits autour du, et dans le village, de Rennes-Le-Château. L’ancienne tombe Bérenger Saunière qui se trouvait dans le cimetière du village était ornée d’une croix sur laquelle un INRI était gravé portant un N inversé.


Le N inversé du INRI de l’ancienne tombe de Bérenger Saunière
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Certains se sont laissés aller à penser que les N inversés étaient le fait de sculpteurs illetrés qui ne savaient pas écrire, pourtant nous en retrouverons dans l’église Saint-Sulpice dans la signature du peintre Emile Signol. Ces mêmes détracteurs iront jusqu’à dire qu’il aimait plaisanter et que pour s’amuser il mettait des N inversés dans ses signatrues. Nous soumettons ce chapitre à votre sagacité qui vous permettra de vous faire une opinion personnelle…






L’une des peintures de Saint-Sulpice à Paris œuvre d’Emile Signol
qu’il signe d’un N inversé et qui n’a rien à voir avec une plaisanterie
comme le prétend un auteur comique de l’affaire de
Rennes-Le-Château

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Nous savons que depuis son origine et plus précisément après le concile de Nicée, où le Crédo fut élaboré, l’Eglise de Rome fit de la politique et influença la société et les dirigeants politiques de toutes les époques. Suite au Crédo de Nicée qui définit l’Unité divine en affirmant que le Père, le Fils et le Saint-Esprit étaient un et unique, l’Eglise de Rome créa le Dogme qui ne pouvait être remis en cause. C’est ainsi qu’au cours de ce même concile, s’opposant à la définition de la Trinité. C’est l’évêque Arius qui prit la tête des dissidents et devint le chef de file d’une nouvelle doctrine qui pris son nom et que nous connaissons sous le nom d’Arianisme. C’est cette voie spirituelle que choisirent les Wisigoths.


Le concept même d’un dogme est qu’il est indiscutable et ne peut être remis en doute. Si un dogme s’applique à un groupement mineur d’individu, l’on parle de secte, s’il s’applique à un groupe important et structurer on parle de religion dogmatique. L’Eglise de Rome devint, dès la fin du concile de Nicée, hégémonique, décidant la façon de penser des peuples, ordonnant aux rois ce qui était bon et ce qui était mal. C’est ainsi qu’en France, la religion catholique devint la seule religion autorisée et dont la pratique était quasiment obligatoire au risque de se retrouver au ban de la société.

Toutefois, l’histoire démontre que de nombreux catholique s’opposèrent parfois à Rome en modifiant le dogme, c’est ainsi que naquirent différentes tendances chrétiennes qui souvent furent considérées comme hérétiques. Comme l’on peut le constater, l’unité religieuse n’était pas garantie et quel que soit les moyens qu’elle put mettre en place, l’Eglise de Rome ne put empêcher les Hommes de penser.



C’est ainsi que nous pouvons supposer que des religieux purent avoir, soit une autre doctrine au sein même de l’église ou bien encore une certaine façon d’interpréter le dogme. L’exemple le plus flagrant connu de l’Histoire est celui de l’Ordre du Temple qui fut attaqué pour reniement du Christ et de la Croix. De nombreux Templiers avouèrent sous la torture, mais que ne dirait-on pour que les souffrances s’arrêtent ? Pourtant des Templiers, reçus librement et avec la garantie de pouvoir sortir de l’interrogatoire librement, avouèrent la même chose à des enquêteurs du Roi d’Angleterre en Grande-Bretagne.


Alors peut-on affirmer qu’un cercle très fermé, au sein même de l’Eglise de Rome, existe et professe des croyances différentes que celles de l’Eglise officielle ? L’affirmer sans preuves serait incohérent, mais émettre une forte hypothèse est possible.



Au cours de notre enquête autour de la fabuleuse affaire de Rennes-Le-Château nous avons été mis en présence de nombreux détails identiques à différents endroits. Il s’agit de la présence de N inversés. Ces N inversés se trouve dans les textes et des symboles religieux de premier ordre, mais aussi dans des œuvres réalisés par des laïcs au profit de religieux. Ce peut-il que ces N inversés soient la signature d’un cercle interne et secret à  l’église Catholique, une signature que seuls ceux appartenant à ce groupe soient capables d’y attribuer un sens, ce peut-il que ces N inversés, pouvant être présents dans des œuvres, comme nous le verrons plus loin, soient l’indice d’un sens caché à ces œuvres ? Il est surprenant que de nombreux lieux liés de près ou de loin à Rennes-Le-Château soient marqués de ces N inversés, mais il est vrai, aussi, que ces N inversés sont visibles dans d’autres lieux que ceux liés à l’affaire de Rennes-Le-Château.

Le premier N inversé connu dans l’affaire de Rennes-Le-Château est celui de la tombe d’origine de Bérenger Saunière. La croix qui la décorait était gravé du INRI traditionnel, mais son N était inversé.

 



     
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Nous savons que Bérenger Saunière fit construire son caveau, après en avoir eu l’autorisation par le Conseil Municipal de Rennes-Le-Château, du 25 juillet 1901, où sont réalisées les fondations, au 24 août de la même année, où les fers seront peints et installés. Il assura donc la surveillance de cette construction et ne dut pas manquer de s’apercevoir de l’inversion du N. il ne fit pas changer, donc il avait demandé expressément que ce soit ainsi, pourquoi ? Bérenger Saunière appartenait-il à cet hypothétique cercle ?


 

Dès le premier livre de Gérard de Sède sur l’affaire de Rennes-Le-Château, nous sommes entrainés vers l’église Saint-Sulpice de Paris que nous retrouverons finalement dans  le Da Vinci Code de l’auteur américain Dan Brown. Or St-Sulpice est surprenante quant aux N inversés. Le peintre Emile Signol fut chargé de réaliser quatre fresques monumentales dans  le transept de l’église.



Emile Signol est né en 1804 et décède en 1892 à Montmorency. Il est Prix de Rome en 1830, académicien en 1860. D’un académisme rigoureux, il se bat contre le romantisme et l’impressionnisme.


Les quatre fresques sont toutes signées du peintre et porte la signature E.SIGNOL. or, ce qui surprend l’observateur curieux et que sur quatre signatures, nous trouvons deux  manières de réalisations. Sur deux fresques, le peintre signa son nom en réalisant un N inversé ; non seulement les N sont inversés, mais les œuvres sont diamétralement opposés dans le transept.


                 



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Autres points intéressants des œuvres d’Emile Sagnol, il s’agit du titulus INRI se trouvant sur la croix du Christ au sommet de cette dernière. Il est écrit dans les trois langues utilisées en Judée à l’époque du Christ, à savoir, le Grec, l’Hébreu et le Latin.
La phrase traduite dans les trois langues est  « Iesus Nazarenus Rex ludaerum » se traduisant par « Jésus le Nazoréen, le roi des Juifs ».
Cette phrase fut rédigée à  la demande de Ponce Pilate, c’est ainsi que nous le rapporte Jean l’Evangéliste. Or cette phrase reprise dans les trois langues dans l’œuvre de Signol est écrite… à l’envers. Nulle raison particulière ne motive ce choix.



Cette « visite » de Saint-Sulpice de Paris terminée, nous repartons pour le département de l’Aude, où nous allons encore trouver de nouveaux N inversés, comme, par exemple à Campagne-Sur-Aude. Sur un chemin de la commune, longeant la rivière Aude, nous trouvons une croix portant un INRI possédant un N inversé et sur laquelle est inscrite la date de 1816.





Campagne-Sur-Aude, village proche de celui de Rennes-Le-Château
possède  une croix ayant un N inversé dans le INRI

Image de RLC-Le Dossier (c) JP Pourtal








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A quelques kilomètres de Campagne-Sur-Aude se trouve le village d’Antugnac. Un peu au nord de la commune nous pouvons voir une statue d’un Christ en majesté, debout, les bras tendus, mais sans mains, puisque la statue fut mutilée. Juste derrière, à moins de trois mètres, se trouve un calvaire orné d’une croix en pierre. Sur elle, à nouveau, nous pouvons découvrir un INRI plus au moins mutilé, et plus précisément possédant un N mutilé. Et pour cause, ce N était inversé comme le témoigne la photographie prise avant cette dégradation




La croix d’Antugnac avait un N inversé qui fut frappé,
la signature M de son auteur est
Bien connu des habitants de la région

Image de RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal






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Mais continuons, notre promenade et rendons nous à Cassaigne, village se trouvant près de Coustaussa, en face de Rennes-Le-Châtea. Son église ancienne ne manque pas d’intérêt, mais pour le moment ce qui va nous intéresser est le tableau situé au-dessus de l’autel. Il représente un Christ en croix. Juste au-dessus de la tête du Christ, le peintre dessina un titulus et, là aussi, nous pouvons voir, sans équivoque, un N inversé. Le second aspect intéressant de ce titulus est qu’il est exactement la réplique de l’inscription INRI du calvaire d’Antignac.






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Laissant Cassaigne nous allons nous rendre à Bugarrach, juste à l’entrée du village nous trouvons une croix de pierre sur laquelle un INRI est gravé mais, hélas, il a été modifié par le rajout d’une jambe au N. il est fort probable qu’à l’instar de la croix d’Antugnac, il y eut la volonté de faire disparaitre un nouvel N inversé.





La croix à l’entrée du village de Bugarach porte un
N inversé qui fut esquinté

Images RLC-Le Dossier  (c) – JP Pourtal




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Quittons Bugarrach et remontons vers le nord et empruntons la route de Carcassonne. Nous nous arrêterons à Alet Les Bains et iront visiter l’église Saint André. Cette église est particulièrement belle, mais, pour le moment, nous nous intéresserons à son Trésor. Exposé dans une chapelle discrète, vous pourrez y admirer de superbes pièces d’orfèvreries datant de nombreuses époques. Parmi elles, une retient notre attention. Cette pièce en argent massif décorée de rubis est probablement un tabernacle. Sa taille est d’environ vingt centimètres de haut et de dix de large, sur sa surface est représenté un Christ en croix en rond de bosse. Le titulus est orné d’un INRI présentant un N à l’envers.


Les détracteurs nous opposeront le fait qu’il n’y a pas que dans la région de Rennes-Le-Château qu’il y a des N inversé, c’est ce que  nous prouve Saint-Sulpice, et nous connaissons d’autres endroits où l’on peut en trouver, par exemple à Craon dans l’église nous trouvons un Christ ayant un titulus possédant un N inversé.



De même, dans le département de la Corrèze, à Beaulieu-sur-Dordogne, dans la superbe ancienne chapelle des Pénitents, nous pouvons voir une magnifique croix de procession richement peinte et présentant un titulus ayant un INRI avec un N inversé. Nous avions oublié, cette croix de Beaulieu-sur-Dordogne est celle des … Pénitents Bleus…



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Alors pour conclure ce chapitre, que devons-nous penser de ces N inversés ? Sont-ils la « marque » d’un collège secret au sein de l’Eglise de Rome ? De quelle mission pourrait-être chargé ce collège, détient-il un secret, doit-il en protéger un ? Et finalement, Bérenger Saunière appartenait-il à ce collège ?[/center]

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 15:03





Au travers de l’histoire de Rennes-Le-Château, le passionné, le chercheur ou le curieux croisent de nombreuses fois des éléments liés à des pierres gravées, pierres réelles, pierres imaginaires, nous allons ici tenter de faire le point sans pour autant apporter de vérité.


Comme vous le verrez, des liens entre les fameuses pierres gravées de Rennes-Le-Château tentent bien souvent de nous ramener vers les fameux parchemins de l’affaire…








L’histoire de Rennes-Le-Château est émaillée de nombreux éléments. Nous retrouvons, bien sûr, les hypothétiques parchemins, les tableaux de grands peintres, les travaux de Saunière et bien entendu, différentes pierres gravées. Qu’en est-il exactement ? Nous devons nous interroger sur la réalité de ces pierres !


• La pierre tombale et la stèle de la tombe de Marie de Nègre d’Ables, Marquise de Blanche-Fort :



Cette pierre tombale semblerait avoir existé, du moins nous avons la certitude que Bérenger Saunière s’acharna sur cette tombe et mit une énergie débordante à en effacer le texte.



Nous connaissons ce texte grâce aux différents auteurs qui se sont penchés sur le sujet. Ils sont nombreux à nous proposer une reproduction de la stèle telle que Gérard de Sède la présenta dans son premier livre sur Rennes-Le-Château. L’auteur nous précise que cette pierre, avant d’être volontairement dégradée par le curé de Rennes-Le-Château, avait retenu l’attention d’un membre de la CESA, Monsieur Eugène Stublein. Ce serait grâce à cet auteur local que nous connaissons la reproduction de la pierre qu’il aurait dans un ouvrage intitulé « Les Pierres Gravées du Languedoc ». seulement, le document sur lequel s’appui Gérard de Sède est introuvable ! Profitons en donc pour lancer un appel vers ceux qui pourraient nous présenter cet ouvrage.




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En ce cas, nous devons nous interroger sur la véracité du texte présenté et nous insistons bien sur la notion de véracité du texte car nous savons que Bérenger Saunière et Marie Dénarnaud s’acharnèrent sur la dalle de la Marquise, puisque le Conseil Municipal de Rennes-Le-Château, excédé des agissements du prêtre et de sa bonne portera le 12 mars 1892 auprès du Préfet de l’Aude.


Pourtant, la tombe de la Marquise ne cesse de nous faire des clins d’œil ! Après la stèle, la pierre tombale soulève plus de nouvelles questions qu’elle n’apporte de réponse. Les inscriptions qui y sont gravées veulent nous diriger vers la lointaine Arcadie. Nous parlons de cette pierre tombale et nous nous emballons ! Nous voilà partis pour l’Arcadie ! Restons objectif ! Non seulement l’existence de la stèle semble douteuse quant aux gravures y figurant, autant que la pierre tombale semble uniquement sortie de l’imagination de certains auteurs de documents apocryphes à l’histoire de Rennes-Le-Château. Résumons-nous à propos de ces deux pierres : il est évident que la stèle et la pierre tombale de la tombe de la Marquise ont existé. Nous en avons la preuve puisqu’un compte rendu d’un conseil municipal rapporte les plaintes des citoyens et des élus de Rennes-Le-Château qui se plaignent des dégradations du prêtre et de sa servante, Marie Dénarnaud, dans le cimetière du village. Mais en aucun cas nous pouvons affirmer que les différentes représentations tant de la pierre tombale que de la stèle, soient celles ayant existées.


De plus, nous pouvons facilement mettre en évidence que la pierre tombale a subi des « évolutions » au cours des différentes publications. A l’origine, et en ce cas nous pensons au fameux «Rapport Cholet » qui daterait du 25 avril 1967 on nous parle de la pierre tombale en la décrivant comme suit.



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Or, en aucun cas nous trouvons note d’une référence à l’Arcadie. Pourtant, Gérard de Sède dans son libre présente aussi en 1967 la pierre tombale avec des références à l’Arcadie. Quoi qu’il en soit, le libre de Stublein fait autorité ! Hélas rien ne prouve son existence. Le plus surprenant est qu’un grand nombre de chercheurs-auteurs ont mis en évidence plusieurs liens entre le grand parchemin de l’affaire et la stèle de la Marquise. Grâce à cette stèle un mot est découvert : MORTEPEE. Ce mot donne la clé du décryptage de ce grand parchemin. Seulement, nous avons, maintenant la certitude que ces parchemins sont de la main du Marquis Philippe de Cherisey.


Comme de coutume dans l’affaire de Rennes-Le-Château des éléments réels servent de supports à de faux éléments destinés à conduire le passionné et le chercheur sur de fausses pistes.


• La pierre de Coumesourde :


Voilà une pierre qui nous pose également des problèmes.



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Découverte près de Rennes-Le-Château, elle présente des gravures particulières. Certaines d’entre elles semblent vouloir nous renvoyer à la pierre tombale de la Marquise de Blanchefort. Cette pierre est présentée dans le musée de Rennes-Le-Château. D’après les informations données, elle a été dégradée et ne possède… plus aucunes gravures. Bien que découverte à une époque récente il n’en existe aucune photographie.


Les inscriptions de la Pierre de Coumesourde nous ramènent à la Pierre tombale de la Marquise par l’inscription P.S. PRAECUM. De là, le lien est fait avec la stèle qui nous délivre le mot MORTEPEE, qui lui-même nous renvoi au grand parchemin.


Or, le grand parchemin se crédibilise par la phrase qui est inscrite à sa fin :





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Et pourquoi devient-il crédible, ou du moins c’est ce que l’on tente de nous faire croire ? Pour la bonne raison que cette phrase est issue de la seule inscription dont on a la certitude de son existence.

Bérenger Saunière aurait peint lui-même le bas-relief de Marie-Madeleine priant dans une grotte au pied de l’autel, mais surtout, en ce qui nous concerne actuellement, il aurait peint sur une planche la phrase qui se présente au bas du grand parchemin.





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Une célèbre photographie nous montre M. Noël Corbu au pied de l’autel qui possédait encore la planche peinte.




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Hélas cette planche a été volée dans les années 1970. Il serait intéressant de se pencher sur les inscriptions de cette planche qui présentent de nombreuses incongruités orthographiques et syntaxiques.

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 15:32





L’affaire de Rennes-Le-Château est ponctuée de différents symboles ou représentations symboliques. Certains sont simples à comprendre, d’autres continuent à étonner les chercheurs de l’affaire. Bérenger Saunière en était féru, mais d’autres, bien avant lui, l’ont précédé dans ce langage si cher aux hermétistes. Parmi ces symboles, certains sont lourds de sens et peuvent, parfois, impliquer des analyses qui dépassent ce que nous pouvons connaitre de l’Histoire.

Le Razès en possède que nous trouvons assez peu ailleurs ou, en tout cas, en a une forte densité. C’est le cas des étoiles à six branches plus connues sous le nom d’Etoile de David, Sceau de Salomon ou bien encore pentacle de Mars. Comme vous pourrez le découvrir au cours de ce chapitre, la lignée d’une famille noble prit ce symbole comme pièce unique de son blason…






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Il est des symboles qui sont devenus universels, parce qu’ils sont connus de tous, parce qu’ils sont la représentation devenue archétypale, d’idée ou de religion.

L’une d’elle est particulièrement présente dans l’histoire de Rennes-Le-Château et dans la terre du Razès. Certains auteurs ont même axés l’ensemble de leurs théories sur ce symbole pour démontrer que cette terre du Razès était une terre sacrée, et ce symbole est l’étoile à six branches, ou étoile de David, ou bien encore Sceau de Salomon ou pentacle de Mars.


Comme on peut s’en rendre compte, l’étoile à six branches est présente dans bien des domaines, tout comme la religion, la magie, l’alchimie et même la politique.



Le plus souvent surprenant est de retrouver ce symbole, de façon insistante, dans des édifices religieux catholiques, et le Razès en possède une concentration particulièrement surprenante.


Nous allons entamer un petit voyage qui nous conduira de Limoux jusqu’à Rennes-Le-Château en passant par Alet-Les-Bains.


A Limoux, nous irons visiter l’église Saint-Martin qui retint notre attention à plus d’un titre. Tout d’abord, la chose la plus simple à voir est les côtés de la nef dans les niveaux supérieurs. Il suffit de lever les yeux pour voir, sans aucune difficulté, de nombreuses ouvertures s’inscrivant dans des étoiles à six branches.



Les étoiles à six branches de l’église de Limoux
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Les yeux étant levés, nous pouvons admirer les vitraux du cœur, ils permettent l’arrivée de la lumière. L’un deux nous intéresse plus particulièrement, en y regardant de prêt, nous pouvons constater qu’il est identique à l’un de ceux de l’église de Rennes-Le-Château. En observant les détails nous découvrons la signature du peintre verrier, Henir Feur de Bordeaux, c’est lui qui réalisa donc les vitraux de l’église de Rennes-Le-Château et une partie de ceux de Saint-Martin de Limoux.



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Ce détail est d’autant plus intéressant qu’il est dit, mais nous n’en avons pas la certitude, qu’Henri Boudet, curé de Rennes-Les-Bains, finança la restauration de cette église…


Deux autres vitraux nous intéressent particulièrement, il s’agit d’une chapelle à droite du fond de l’église. Ils représentent deux personnages, dont un est incontestablement Jésus, vêtus richement. Jésus, est assis sur une siège imposant, l’autre personnage, une femme, dissimule de longs cheveux bruns sous un voile, nous avons là les attributs de Marie-Madeleine. Il est dit, parait-il, que les Limouxins ont baptisé ces deux vitraux,
« Le mariage de Jésus »





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Quittons Limoux et prenons la route vers Rennes-Le-Château. C’est à équidistance de Limoux et Rennes-Le-Château, neuf kilomètres précisément, que nous allons nous arrêter. Notre étape se fait dans le village d’Alet-les-Bains.


Ce village est connu depuis le Haut Moyen Âge en raison de  l’important diocèse dont il était le siège. Evêché, dont l’un des plus célèbres Evêque fut Nicolas Pavillon, il posséda une abbaye connue dans le monde entier du Moyen Âge.


Les siècles et les hommes ont respecté le cachet moyenâgeux de ce village et nous pouvons, encore actuellement, déambuler dans ses rues pittoresques.



Nous allons diriger nos pas vers l’église Saint-André, qui d’un premier regard nous surprend. Les côtés de la nef, sont décorés de grandes ouvertures circulaires dans lesquelles s’inscrivent des étoiles à six branches de grandes dimensions. Présentant les photographies de ces ouvertures, cadrées en plein écran, à l’un de nos amis de religion juive, il nous demanda : «Mais où se trouve cette synagogue ? » Quelle ne fut pas sa surprise lorsque nous lui avons fait voir une autre photo présentant, en plein écran, l’église Saint-André.




L’une des étoiles à six branches de l’église Saint-André d’Alet
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal






L’une des étoiles à six branches de l’église Saint-André d’Alet
vue de l’intérieur de l’église

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



Sur l’une de ces ouvertures est inscrite la date de 1888. Cette date correspond, probablement, à l’une des restaurations de l’église.




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Les surprises ne s’arrêtent pas à l’église Saint-André, la quittant, nous nous rendoons sur la place de la République, centre du village. Plusieurs magnifiques maisons à colombages l’entourent.

Sur les documents officiels de l’office du tourisme d’Alet-les-Bains, l’une des maisons est baptisée « Maison de Nostradamus ». Elle le fut car, parait-il, Nostradamus, y séjourna un temps.  Ce n’est pas tant la maison qui nous intrigue, mais plutôt les gravures figurant sur plusieurs poutres visibles de l’extérieur.





Le blason de la Maison dite de Nostradamus contenant
une étoile à six branches à Alet

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Sur l’une d’elle, nous pouvons voir plusieurs représentations, trois exactement, la première  représentant un blason constitué de plusieurs bandes horizantales, la seconde nous interroge particulièrement car elle représente une étoile à six branches et plus précisément un blason portant comme pièce unique cette fameuse étoile à six branches. Près des deux premières, on trouve une troisième représentation qui rappelle le signe du Yin et du Yang.




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Que vient faire cette étoile à six branches en cet endroit et de surcroit au sein d’un blason ? Cette représentation est particulièrement surprenante, mais nous y reviendrons un peu plus tard.


Bien que d’autres figurent étonnantes se trouvent sur d’autres poutres, nous allons quitter Alet-les-Bains.


Nous allons enfin arriver au bout de ce voyage à la chasse des étoiles à six branches en nous rendant à Rennes-Le-Château. Même si nous cherchons bien, nous ne pourrons trouver aucune étoile à six branches de visible sur la commune de Rennes-Le-Château, et pourtant, il y en a au moins une, surprenante, inattendue, qui existe.


C’est Pierre Jarnac qui la présenta le premier dans l’un de ses livres, il s’agissait de la tête de lit de Marie de Nègre d’Ables, Marquises de Blanchefort. Cette tête de lit en bois possède en décoration deux blasons, l’un de la famille de Hautpoul, l’autre représentant une étoile à six branches comme seul pièce du blason. En ce cas, nous pouvons affirmer, sans aucune doute, que le blason de la tête de lit et celui de «La maison de Nostradamus » à Alet-Les-Bains sont les mêmes et donc la même famille, or, c’est là qu’un problème se pose.


Au Moyen Âge, seuls les nobles pouvaient avoir des armes et des blasons et de plus, devaient être chrétiens. Donc, comment peut-on pense qu’un noble ait pu avoir comme pièce unique sur ses armes une étoile de David, sachant qu’à cette époque, cette étoile était l’image de la religion juive, religion maudite par les chrétiens ? L’autre question que l’on peut se poser, pourquoi une famille du Razès possède ces armes et pourquoi Rome autorisa cela ?


Nous pensons que nous touchons, là, précisément à la question de fond de l’affaire de Rennes-Le-Château. Une famille noble affiche un symbolisme juif incontestable. La région de Rennes-Le-Château semble marquée de ce sceau.


Doit-on lier cette symbolique aux représentations excessives de Saunière concernant Marie-Madeleine ? Doit-on rappeler, ici, que parmi toutes les représentations de la Sainte et de sa vie, Bérenger Saunière choisit d’en oublier une, le moment où Jésus, ressuscité, apparait à la Sainte qu’elle prend pour le jardinier ?


Les familles nobles ayant régner sur Rennes-Le-Château détiennent un secret qu’elle protège. Ce secret remonte probablement à la nuit des temps et vient des familles plus anciennes comme les d’Ables et les Aniort. Marie de Nègre d’Ables, Marquise de Blanchefort fut la dernière à laisser des traces de ce secret, sa fille Elisabeth tenta de le récupérer, les Hautpoul en furent partiellement les détenteurs.


Quel est donc ce secret ? Incontestablement, ce secret est lié à une relation avec la religion juive, comme semble vouloir le faire comprendre le blason que nous connaissons maintenant. Mais est-ce la trace d’une appartenance à cette religion, probablement pas. Par contre que la famille le possédant soit liée à une famille juive importante semble évident.



Pouvons-nous penser, comme certain, que le secret de Bérenger Saunière est directement en relation avec Marie-Madeleine, comme semble l’attester l’ensemble de son œuvre ? Peut-on penser, comme certains auteurs, que Saunière ait découvert le tombeau de la Sainte à Rennes-Le-Château ? Quel problème poserait donc cette découverte, puisque déjà, de nombreux endroits prétendent posséder le tombeau de cette Sainte ? Et si finalement, c’était ce qui pourrait y avoir autour de ce tombeau qui poserait problème, comme par exemple, d’autres tombeaux, sensés ne pouvoir exister, ainsi que des documents gardés et dont certains réalisés par une famille de noble au fil de son histoire remontant au premier temps du christianisme ?

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 18:03



Voici un chapitre particulier. L’une des théories gravitant dans l’affaire de Rennes-Le-Château, est celle où Bérenger Saunière aurait découvert un incroyable secret qui ne serait autre que la tombe de Marie-Madeleine, à qui Bérenger Saunière rend hommage dans toutes ses constructions, mais aussi probablement la dépouille du Christ, thèse soutenue par de nombreux chercheurs dont certains parmi les plus sérieux !


Afin de comprendre ce qui aurait pu se passer, nous avons choisi de réaliser une nouvelle sous la forme d’un néo péplum présentant cette hypothèse. Constituée de deux parties, la première étant ce néo péplum, la seconde étant la possible explication de l’affaire de Rennes-Le-Château au travers de cette hypothèse…







Marie-Madeleine sur le frontispice de l’église de Rennes-Le-Château
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De Marie-Madeleine à Bérenger Saunière


Premier Partie :


Un vent fort soufflait sur le Golgotha. Les trois hommes avaient rendu l’âme. Un groupe d’individus approchait de la croix centrale. Ils portaient une échelle. Ils descendirent le corps de l’homme qui venait d’être crucifié. Les soldats romains les observaient. A la tête du groupe, un homme, plus âgé, arborant une tenue de notable ouvrait la marche. Les femmes suivaient en pleurant. L’homme âgé les conduisit vers les jardins de sa propriété. Quelques mois auparavant, il avait fait creuser son tombeau. En ces temps, on réglait les choses matérielles de l’éternité de son vivant. Cinq soldats romains les suivaient de loin. Les ordres avaient été clairs,

« Vous les suivez et vous garderez la propriété, il est hors de question que quelqu’un s’approche du tombeau ».

Le centurion avait alors demandé,

«Pourquoi ne mettons-nous pas des hommes juste devant la pierre du tombeau plutôt que devant la propriété ? Ô Consul ! »

« Imbécile ! Joseph d’Arimathie est un membre influent du Sanhérdrin, les histoires de ces juifs me fatiguent. Nous avons déjà réussi à annihiler cette histoire de « Roi des Juifs », je ne tiens pas à ce que cela recommence. Les histoires de ces tribus sont harassantes. Va et rends-moi compte ! »

Le centurion salua Ponce Pilate et s’en alla.

Comme convenu, les légionnaires restèrent devant la propriété ! A l’intérieur, Joseph d’Arimathie avait fait rouler la pierre qui obstruait son tombeau. Les hommes avaient déposé le corps crucifié dans la niche qui servait à accueillir les corps des défunts. Les femmes pleuraient. L’une d’elles, les yeux rougis par les larmes s’approcha de Joseph et mis sa tête contre son épaule :

« Merci Joseph, cela a été si rapide que nous n’avons rien pu prévoir ».
«   Ne me remercie pas, ma Reine. Ce tombeau est sacré pour moi maintenant, il devra l’être pour tous aussi ! »
« Et toi comment feras-tu, Joseph ? »
«Ma propriété est grande, je ferai construire un autre tombeau, près du sien, je serais près de vous pour l’éternité. »
« Je serais heureuse de savoir que tu reposeras près de nous, lorsque notre temps sera venu. »
« Ma Reine, c’est de lui dont il faut s’occuper maitenant. »


Joseph avait posé sa main sur la tête de l’enfant qui se pelotonnait contre cette femme aux cheveux longs et noirs et que Joseph appelait « Ma Reine ». Marie-Madeleine s’agenouilla et serra l’enfant contre elle.

« Je t’aime mon fils, te voici destiné à devenir roi et à accomplir ce pourquoi ton père s’est battu. Mais tu es si petit encore ! »

La mère du défunt s’approcha de Marie-Madeleine et de l’enfant

« Tu n’es pas seule ma fille, nous t’aiderons et te protégerons, toi et le fils de mon fils. »

Marie-Madeleine enserra les jambes de cette femme à  l’âge avancé et pleura dans son giron tout en tenant son fils dans ses bras. Marie posa sa main sur les cheveux de Marie-Madeleine. Elle regardait le corps de son fils enveloppé dans le linceul tâché de sang. Des larmes coulaient de ses yeux.

Près de trois ans étaient passés depuis la scène tragique du tombeau. Les anciens disciples de Jésus s’étaient organisés et portaient la parole du roi-messie défunt. Les hommes du Sanhédrin s’inquiétaient de ce mouvement qui, chaque jour prenait de l’ampleur. Ponce Pilate, lui-même, soutenait et dirigeait le mouvement. Par ses actes et ses paroles Jésus avaient voulu réformer la loi Juive et enfin prendre la tête du royaume d’Israël. Descendant de David, il était le seul à pouvoir prétendre au trône. De part sa descendance et de ses capacités exceptionnelles, Jésus avait été initié au plus haut mystère de son temps. Ne se faisait-il pas appeler « Le fils de l’Homme « ?  De plus en plus de gens écoutaient le message de Jésus. Un vent de révolte commençait à souffler sur la terre de Palestine.



Pilate, avant d’agir, informa Rome des mouvements locaux. La réponse de l’empereur fut sans appel. Pilate reçu l’ordre de stopper toute tentative d’insurrection. Rome lui ordonna de faire disparaitre la famille de ce Jésus dont elle n’avait que trop entendu parler et d’arrêter et pourchasser ceux qui approuvaient l’idée de ce Jésus. L’idée était simple : couper à la base cette souche royale potentielle. César savait que cette revendication était légitime, mais Rome était Rome. Rome avait fait de l’Orient une de ses provinces, et Rome ne concédait par la moindre parcelle de son Empire et rien ne pouvait aller à l’encontre de ses décisions et de sa puissance. Pilate, fort de ces ordres, donna l’ordre d’arrêter la famille de Jésus et ses partisans dans les délais les plus brefs.


Joseph d’Arimathie faisait toujours partie du Sanhédrin. Les autres membres ne lui faisaient pas confiance depuis qu’il avait donné son tombeau à la famille de Jésus. Depuis la mort du Christ, Joseph avait pris la décision de faire creuser un nouveau tombeau pour lui et les siens. Ce nouveau tombeau se trouvait à quelques dizaines de mètres du tombeau royal. Cette construction ne faisait qu’apporter de l’eau au moulin des membres du Sanhédrin qui ne voyait en Joseph qu’un traitre de la communauté juive.


Les chuchotements s’arrêtaient à chacun de ses passages. Joseph se sentait seul. Il savait qu’ils allaient frapper, mais quand ? Les réunions du Sanhédrin étaient pour lui une torture, mais il ne voulait pas plier l’échine devant ceux qui avaient crucifié son maitre, son Roi, leur Roi.
Parmi les membres du Sanhédrin, quelques-uns lui prouvaient leur soutien par de discrets regards. Les paroles de Jésus faisaient leur travail de sape dans cette société décadente qui n’était plus juive et qui n’était pas romaine.



A la fin de l’une de ces réunions, un homme s’approcha de Joseph. Il l’entraina discrètement dans un recoin sombre de la pièce :

- Que me veux-tu ? Demanda Joseph.
- Joseph, ce matin j’étais au palais de Pilate
- En quoi veux-tu que cela m’intéresse !
- Laisses-moi parler, Joseph. J’ai réussi à savoir que Pilate avait reçu des ordres très stricts de Rome.
- Lesquels ? Demanda Joseph inquiet.
- César lui a ordonné d’arrêter et de tuer toute la famille de Jésus le Nazaréen et d’arrêter un maximum de ses partisans pour tuer la rébellion dans l’œuf.
- Qui me prouve que tu dis vrai Samuel ?
- Rien, fais-moi confiance, j’ai toujours été ton ami Joseph. Fuis ! Emmènes Marie-Madeleine et l’enfant et fuyez.
- Comment ? Je suis sûrement surveillé par le Sanhédrin.
- Tu l’es, en effet ! Je vais t’aider. Mais il faut que vous partiez. Prenez la mer et allez en Gréce.
- Non, pas la Grèce ! Nous irons en Gaule !
- Comme tu veux !


La fuite s’organisa rapidement. Quelques jours plus tard, Samuel avait trouvé un bateau. Marie-Madeleine ne voulait pas quitter le pays. Elle savait qu’en le quittant, elle n’y reviendrait sûrement plus.

Josehp d’Arimathie finit par la raisonner.

- Ma Reine, je t’en prie, fais le pour ton fils. Il doit continuer l’œuvre de Jésus. Il y a, en Gaule, une communauté juive très importante. Je connais bien le Rabin qui la dirige. Les juifs de Gaule sont plus proche de la parole de Jésus que les juifs pervertis de Jérusalem qui ne pensent plus qu’à vendre au Temple et s’acoquiner avec les Romains ».
- Mais Joseph, la Gaule est sous le joug de Rome !
- Jamais Rome ne viendra nous chercher en Gaule. Au mieux ils penseront que nous aurons accosté du côté de Massilia et nous ferons tout pour qu’ils le croient.
- Où se trouve donc cette communauté que tu connais ?
- Elle se trouve dans la septième province de Rome. La ville s’appelle Narbo Martius. Nous y serons en sécurité et je suis sûr que nombreux sont ceux qui reconnaitront Jésus comme Messie-Roi d’Israël.
- Joseph, je t’ai toujours fait confiance, Jésus t’aimait et te respectait, je me plie donc à ta sagesse.
- Ainsi soit-il ! Dit Joseph



Ils avaient pris leur décision. Ils furent près d’une dizaine à partir. Joseph d’Arimathie, Marie-Madeleine, Marthe, Lazare, Marie Jacobé, Marie Salomé, Sidoine, Maximinnet Sarah seront leurs compagnons de voyage et d’exil.

Rien que le bateau fût important, la traversée fut dure. Elle dura près d’une semaine. Ils essuyèrent deux terribles tempêtes qui mirent à mal le navire. Finalement, au bout de six jours, ils accostèrent près d’un village sur la côte ouest méditerranéenne de la Gaule.


Les habitants les accueillirent et les hébergèrent. Les Gaulois étaient accueillants et beaucoup d’entre eux se rappelaient qu’un peu plus de quatre-vingt ans auparavant, un de leurs chefs avait soulevé la Gaule pour résister à l’hégémonie romaine. Ils avaient accepté, contraints, la Pax Romana mais ils ne manquaient pas de résister dès qu’ils le pouvaient. Ces gens qui avaient abordé sur leurs côtes étaient, pour eux des opposants à Rome, c’est tout ce qui comptait. Le chef du village connaissait l’existence de la grande communauté juive de Narbo Martius. Il leur fournit une escorte pour les conduire par des chemins sûrs hors de portée des patrouilles romaines. Marie-Madeleine, Joseph d’Arimathie et leurs compagnons furent accueillis et reconnus par la Communauté Juive de Narbo Martius.


Marie-Madeleine ne revit jamais la Palestine et la Galilée. Elle mourut âgée. Son fils grandit dans le souvenir et les commandements de son père. Il poursuivit l’enseignement de son Père dans la communauté. Les Rabbins de Narbo Martius protégeaient le fils du Christ. Le temps fit son œuvre, le message de Jésus fut repris par les Gaulois, une nouvelle philosophie naissait.

Les Rabbins de Narbo Martius, à la mort de Marie-Madeleine, décidèrent de cacher son corps. A Narbo Martius coulait le fleuve Atax, les habitants de la ville savaient qu’il prenait sa source dans de hautes vallées inexpugnables.  Les habitants de ces contrées étaient les Volsques Tectosages. Beaucoup d’entre eux avaient réservé une oreille attentive aux paroles de Jésus. A la demande des Rabbins de Narbo Martius, ils acceptèrent de recevoir le corps de Marie-Madelein au sein d’un de leur oppidum.


Perché au sommet d’une colline, l’oppidum surplombait deux vallées. Celle de l’Atax et de la Sals. Le corps de Marie-Madeleine fut inhumé dans une crypte profonde créé par une faille naturelle, son plus précieux trésor fut mis dans son tombeau, l’ossuaire de celui qu’elle avait tant aimé, son mari Jésus. Son fils, bien plus tard, les rejoindra pour l’éternité. Devant l’échec de Pilate, Lucius Vitellius le destitua en 36 et le rappela sur Rome. Mis à l’écart, il fut envoyé à Vienne en Gaule où il se donna la mort.


Devant la fuite de la famille Royale, un homme à la solde du Sanhédrin, reprit et déforma la parole du Christ que Jacques perpétuait depuis la mort de son frère. Cet homme s’appelait Paul ! Il généra les préceptes de l’Eglise Chrétienne.

Pendant ce temps, du côté de Narbon Martius, une nouvelle philosophie, basée sur les vrais préceptes de Jésus prenait naissance. L’Eglise de Paul mit tout en œuvre pour retrouver les descendants de Jésus ainsi que le corps de Marie-Madeleine et de son fils. Jamais ils ne trouvèrent. Tout un réseau s’organisa pour protéger les dépouilles royales.



L’Eglise de Rome, devant ses échecs à retrouver les tombeaux, préféra circonscrire les lieux et les surveiller. Cette région de la Haute-Vallée de l’Aude était dangereuse pour elle. Il fallait être vigilant et ne pas perdre ce coin de Gaule de l’œil.





Marie-Madeleine lave les pieds du Christ avec ses cheveux
(vitrail circulaire de l’église de Rennes-Le-Château)

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Deuxième Partie


Ce néo-péplum n’a que la prétention de soutenir une théorie sur la descendance du Christ. Bien sûr, elle ne se base que sur des raisonnements purement intellectuels et il est bien évident qu’aucunes preuves tangibles ne peuvent accréditer cette théorie. C’est d’ailleurs l’argument premier qu’auront les détracteurs pour dire que cette idée est complètement loufoque, voir stupide et au pire, hélas, sacrilège.
Elle tente de comprendre d’une façon historique l’histoire de Jésus et de ses préceptes. Depuis quelques années, un courant d’idée à affirmer que le Christ n’est pas mort sur la croix et qu’il aurait été remplacé par un frère jumeau, tombé à propos, pour le remplacer lors de la crucifixion.


Nous pensons, en effet, que Jésus est mort sur la croix, pour la simple et bonne raison qu’il prétendait au trône d’Israël et que cette position n’était pas conciliable avec l’esprit de Rome.

De plus, Jésus fut « lâché » par les membres du sanhédrin qui s’accommodaient parfaitement de l’occupation romaine. Un Jésus, descendant de David, sur le trône aurait été, pour eux, le glas de leur place privilégiée au sein du monde juif de l’époque. Un Jésus sur le trône aurait été le signe d’une réforme radicale de la loi juive qui aurait été basée sur la tolérance au lieu de la rigidité de la loi du Talion. De plus, l’arrivée de cet homme sur le trône d’Israël aurait fait de lui un Roi politique mais aussi un Roi Religieux. Il aurait, en effet, été le premier « Pape », de la loi juive réformée.


Donc, Rome et les autorités religieuses juives devaient se débarrasser de cet encombrant agitateur, mais aussi de sa famille. Laisser vivre une descendance était le risque de voir se reproduire les mêmes événements dans une vingtaine d’année. Le risque était trop grand. Notre Néo-Péplum propose une thèse de la fuite de la famille royal d’Israël vers la Gaule.


Déjà, sous Rome, la ville de Narbonne comptait une forte communauté juive. Il semble évident, que des fuyards, quels qu’ils soient, sont toujours à la recherche de lieux où ils trouveront des amitiés et des partisans sincères. Quoi de plus normal pour des juifs en fuite de s’intégrer dans une communauté juive en place, connue et respectée.


Près de Perpignan, au nord-est, il existe un village qui se nomme « Saint-Marie ». Nous avons bien dit au nord de Perpignan. Ce village n’a rien à voir avec celui des Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue.

Peut-être que ce toponyme est là pour rappeler un évènement extraordinaire qui s’est passé près de ce lieu, il y a près de deux mille ans ? Il est bien évident qu’il ya peu de chance que ce soit CE village qui ai vu accoster le bateau esquinté des fuyards. Les niveaux de la Méditerranée ont beaucoup évolué durant cette période.







Image RLC-Le Dossier




De plus, il semble assez incongru que des fuyards du régime romain tentent de se cacher dans la ville gauloise où les Romains ont une flotte et un casernement de premier ordre. Bien sur Narbonne compte de nombreux soldats, mais pas autant que Marseille.

Il semble assez vraisemblable que Marie-Madeleine, Joseph d’Arimathie et leurs compagnons aient pu accoster au large de Perpignan et de là s’être rendus à Narbonne.

Notre néo-péplum nous apprend qu’à sa mort le corps de Marie-Madeleine aurait été caché dans une région reculée de la vallée de l’Atax. Atax est l’ancien nom de la rivière Aude. En effet, le village de Rennes-Le-Château aurait pu être un des lieux idéaux pour cacher la dépouille de la Sainte et de celle de son fils et peut-être des descendants de son fils.

Mais bien avant d’être Rennes-Le-Château, le village fut probablement Rhédae, et avant appareils militaires.  Il semble qu’au travers des siècles, ils furent réalisés pour que le centre de l’Aude soit inexpugnable. Ce que l’on appelle aujourd’hui «Les châteaux cathares » ont été, avant tout, des places fortes.



Les emplacements de ces places fortes font penser à la défense que l’on doit à un écrin. Si nous admettons que Rennes-Le-Château est le lieu d’inhumation de Marie-Madeleine, nous pouvons être certains que l’Eglise Catholique savait parfaitement dans quelle région se trouvaient les tombeaux. La croisade des Albigeois a pour elle été un bon prétexte pour, peut-être les rechercher.


Il est assez étonnant d’entendre le silence qui entoure la prise de Rennes-Le-Château par les hommes de Simon de Montfort. On connait le jour et la durée de la prise du Château de Coustaussa, au pied de Rennes-Le-Château, avec force détails, château d’ailleurs qui se rendit sans combattre. Par contre,  pour ce qui est de Rennes-Le-Château, nous ne savons quasiment rien. Et pourtant la place était encore importante pour l’époque. La prise de Rennes-Le-Château par Henri de Trastamare est connue et racontée en détail. Elle présente un village hautement fortifié, équipé de remparts dignes de ce nom. Et pourtant Trastamare pris Rennes-Le-Ch^teau, près d’un siècle après que Simon de Montfort ait envahi le Languedoc. D’ailleurs Simon de Montfort était le pion idéal pour cette quête.


Il lui avait été demandé de tuer de l’hérétique, chose qu’il faisait parfaitement bien, pendant que des religieux illustres avaient peut-être, eux la mission de cherche ce que l’église voulait trouver. Est-ce pour cela qu’un homme aussi illustre que Pierre des Vaux-de-Cernay fut désigné pour suivre Montfort ? Ne précise-t-il pas dans ses chroniques que les Cathares avaient la croyance que Jésus et Marie-Madeleine étaient mariés ? Car rappelons-nous que montfort, tout comme les Voisins ou les Levis, étaient de petits seigneurs de l’Ile de France. Nous dirions des « petits seigneurs sans importance », voir des nobliots !



Image RLC-Le Dossier



Les cathares sont souvent liés au Graal avec raison ou non. Il est certain qu’ils suivaient une religion proche des paroles du Christ, ils repoussaient l’Eglise de Rome qu’ils considéraient corrompue et vénale. Est-il possible de penser qu’ils connaissaient le secret de Rennes-Le-Château ? L’église de Rennes-Le-Château est assez exceptionnelle. Pas tant par la décoration que Bérenger Saunière réalisa au XIXème siècle mais bien plus par son architecture. Nous avons déjà souligné la présence d’une pièce d’architecture particulière. Il s’agit d’une litre. Une litre est l’incrustation de pierres plus claires à une hauteur constante et d’une largeur constante sur le pourtour d’un édifice religieux. Cette litre est une indication de la qualité du lieu de culte. Sa présence spécifie qu’en ce lieu, un personnage important, un roi, un prince ou un saint est inhumé.

Certains nous dirons que ce sont les Seigneurs de Rennes qui sont inhumés ici. Certes, ce fait est incontestable, mais la litre n’est pas la marque pour de simples seigneurs.







Marie-Madeleine dans la grotte bérenger Saunière peignit
lui-même ce rond de bosse

Image RLC-Le Dossier (c)  - JP Pourtal




Devons-nous penser que la décoration de l’église par Bérenger Saunière et que ses constructions, qui se réfèrent en permanence à Marie-Madeleine nous conduisent à rechercher le tombeau de la Sainte ? Mais peut-être aussi à celui de son ou de ses enfants et peut-être, comme le suggère le néo péplum, l’ossuaire du Christ ?

Il est un fait que Bérenger Saunière appuie lourdement sur la symbolique liée à la Sainte. Rarement une église consacrée à un saint a tant de référence à celui-ci ! Ca finit par en être déplacé.





Statue de Marie-Madeleine dans l’église de Rennes-Le-Château
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En ce cas nous pourrions mieux comprendre les réactions de l’église à l’encontre de Bérenger Saunière. Nous comprendrions mieux pourquoi, une lignée de prêtre s’est succédée à Rennes-Le-Château semblant protéger un secret ? Nous comprendrions mieux pourquoi la famille de D’Ables avait pour emblème sur son blason une pièce unique : une étoile de David. Descendant de Marie-Madeleine et de Jésus ou gardien d’un secret ? Gardien du Graal ?


Bérenger saunière jeune prêtre de Rennes-Le-Château
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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 18:25




Il est parfaitement établi que l’affaire de Rennes-Le-Château est une histoire d’ecclésiastiques. De nombreux curés, abbés et évêques apparaissent et disparaissent au fil des événements. Bien sûr nous connaissons Bérenger Saunière mais nous ne devons pas oublier Antoine Gélis et Henry Boudet respectivement curés de Coustaussa et de Rennes-Les-Bains.


De même, les hauts représentants de l’église ne sont pas absents et ils s’incarnent au travers de Monseigneur Billard et de Monseigneur de Beauséjour tous deux évêques de Carcassonne. C’est ainsi que nous allons, dans ce chapitre voir l’implication de l’Eglise et l’implication des étranges curés du Razès…



L’affaire de Rennes-Le-Château est depuis de nombreuses années, voir de nombreux siècles, une affaire d’ecclésiastique et bien sûr une affaire d’Eglise.
Le Razès, en globalité, semble être « occupé » par des prêtres étranges aux activités surprenantes et qui se manifestent principalement dans la décoration de leurs églises. Pour le moment, nous allons concentrer notre attention sur les prêtres de et autour de Rennes-Le-Château ainsi qu’à leur hiérarchie qui, comme nous le verrons plus loin prit, parfois, des positions ou des attitudes surprenantes.





Rennes-Le-Château, église du curé Bérenger Saunière
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Parmi les prêtres proches de Rennes-Le-Château et impliqués dans l’affaire qui nous intéresse, nous pouvons citer Henri Boudet. Prêtre cultivé, intelligent et reconnu de plusieurs Sociétés Savantes de son époque, il édite un livre étonnant «La vraie langue celtique ou le Cromlech de Rennes-Le-Bain ». Ce livre, au premier abord sans sens et loufoque, fut condamné par les pairs de Boudet, pourtant, de nos jours, il semble incontestable que ce livre soit considérer comme un ouvrage crypté et qui ne se lit clairement qu’en ayant trouvé la clé. Alors pourquoi Henri Boudet écrivit-il ce livre, qui risquait d’entacher sa réputation d’un homme connu et reconnu pour ses travaux ?






Rennes-Les-bains, église du curé Henri Boudet
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La date de publication est intéressante puisque la première de couverture l’annonce à 1886. Cette date ne semble pas réellement être la bonne, mais nous devons nous faire la remarque que le livre fut donc publié soit juste avant l’arrivée de Bérenger Saunière à Rennes-Le-Château ou juste après son arrivé. Qu’en déduire ? Nous le verrons un peu plus loin.




Image RLC-Le Dossier



Le second prêtre qui sort de l’ordinaire est l’abbé Antoine Gélis de Coustaussa. Cet homme, déjà âgé à l’arrivée de Bérenger Saunière à Rennes-Le-Château, avait la réputation d’être acariâtre et mal aimable, c’est du moins ce qu’il ressort des articles de journaux relatant l’assassinat dont il fut victime. Car, en effet, l’abbé Antoine Gélis fut retrouvé assassiné dans son presbytère le 1er novembre 1897. Et là aussi, nous découvrons un prêtre hors du commune, lorsque la police fit son enquête, elle découvrit dans plusieurs caches du presbytère et dans l’église de très importante somme d’argent faisant de Gélis un curé millionnaire, loin de l’image qu’il renvoyait.





Coustaussa, église du curé Antoine Gélis
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Henri Boudet fut nommé à la cure de Rennes-Les-Bains en 1872 et Antoine Gélis en 1857 à la cure de Coustaussa. Les deux prêtres vécurent proche l’un de l’autre durant vingt-cinq ans ! Vingt-cinq années durant lesquelles les deux hommes se côtoyèrent fréquemment. Il est tout à fait imaginable que Gélis et Boudet travaillaient de concert sur la recherche d’un trésor ou d’un mystère, c’est probablement ce qui peut expliquer la présence de temps d’argent chez le curé de Coustaussa. Pourtant, il est envisageable que malgré d’éventuelles découvertes importantes. Les deux hommes en recherchaient d’autres, mais l’âge venant, ils comprirent qu’ils ne pourraient poursuivre leurs recherches de terrain.

C’est ainsi que nous supposons que la création de « La Vraie Langue Celtique, ou le Cromlech de Rennes-Les-Bains » fut nécessaire car il leur était impérieux de laisser une trace. Cette décision fut probablement prise aux alentours de 1883,1884. Le temps de l’écrire et de le publier fut long, mais entretemps, un enfant du pays est nommé au village de Rennes-Le-Château : Bérenger Saunière. C’est exactement ce qu’il fallait aux deux curés Gélis et Boudet, un homme jeune, fort, combatif et du pays.




Image RLC-Le Dossier



Mais hélas, l’impression et la publication du livre ne peut plus être stoppé, il sort ! En 1885, Antoine Gélis à cinquante-huit ans, et Henri Boudet en a quarante-hui et Bérenger Saunière en a trente-trois cette année-là, année de son arrivée à Rennes-Le-Château. Les découvertes de Saunière dans son église furent fortuite, un coup du destin. Il semble évident qu’il en fit part à ses deux aînés, c’est probablement là qu’il fut mis dans la confidence d’un trésor ou d’un secret et probablement les deux.


Une question se pose à notre esprit, comment Boudet et Gélis connurent l’histoire d’un trésor et/ou d’un secret ?


Plusieurs pistes se proposent à nous, soit par le biais d’un document ou d’indices laisser à Rennes-Les-Bains par l’Abbé Jean Vié, prédécesseurs de Henry Boudet. Jean Vié était un personnage attipique, semble-t-il perturbé. Henry Boudet, modifia sa tombe sans que l’on en sache la raison en changeant la date de décès. Une autre piste peut-être également évoqué, celle d’Antoine Bigou. Il est certain qu’il laissa des documents dans l’église de Rennes-Le-Château, ne laissa-t-il pas des éléments en d’autres lieux ou à d’autres personnes ?




Image RLC-Le Dossier




La dernière possibilité est celle évoquée par l’auteur Frank Daffos qui mena une étude pertinente sur Notre-Dame-De-Marceille à Limoux, démontrant des liens entre Henri Gasc, nommé curé de Notre-Dame-De-Marceille en 1872, et Henri Boudet.


Un autre ecclésiastique hante cette histoire, il s’agit d’Arsène Félix Billard nommé évêque de Carcassonne en 1881. A-t-il mis dans la confidence par Boudet et Gélis ou s’est-il imposé ? On ne le sait pas, mais ce fut lui qui nomma Bérenger Saunière à Rennes-Le-Château, nomination opportune pour nos deux prêtres. Par la suite, Monseigneur Billard ferme les yeux devant les travaux de Bérenger Saunière, c’est du moins l’image qu’il donne. Tout au long de sa présence en tant qu’évêque, Bérenger Saunière ne sera jamais ennuyé et ne rendra jamais de compte. Billard était-il membre d’un collège secret au sein de l’église ?



A noter que Billard fut longuement en activité dans le pays de Caux, en Normandie. Il y vivra jusqu’en 1881, date de sa nomination à carcassonne. Pour beaucoup d’auteurs, c’est lui qui serait un lien entre l’affaire de Rennes-Le-Château et certaines œuvres de Maurice Leblanc mettant en scène Arsène Lupin. D’après l’auteur Patric Ferté, l’affaire du Razès serait codé dans les œuvres de Maurice Blanc qui était lui membre de plusieurs cercles ésotériques. Monseigneur Billard, issu du pays de Caux, ne fut certainement pas nommé pour rien à Carcassonne. Si cela s’avérait démontrable, alors nous aurions la preuve d’un cercle d’initié au sein de l’Eglise de Rome.

Monseigneur Billard mourut en 1901 et fut remplacé par Monseigneur de Beauséjour en 1902. Visiblement, le nouvel évêque n’est pas de la même trempe de Bilard et décide de comprendre ce qu’il se passe à Rennes-Le-Château. Il mettra tout en œuvre pour que Bérenger Saunière lui rende des comptes, ce que à quoi, il ne parviendra pas.


Pour conclure ce chapitre, nous pouvons affirmer que plusieurs prêtres du Razès ont détenu un secret ancien et qu’ils en ont bénéficié. Des personnages comme Arsène Félix Billard tendent à prouver qu’un collège d’ecclésiastiques, au sein de l’Eglise, put appartenir à un cercle très fermé. L’attitude de Beauséjour, nous permet de penser que d’autres n’avaient pas connaissance de ce groupement.

C’est ainsi que nous pouvons définir l’implication de l’Eglise dans cette affaire.







Esperaza, église du curé Jean Rivière
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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 19:13





Comment peut-on arriver à Saint-Sulpice de Paris en partant de Rennes-Le-Château ? tout simplement parce que Gérard de Sède prétend que Bérenger Saunière est venu à Paris pour faire traduire les fameux parchemins qu’il aurait découverts au cours des travaux dans son église. Or, rien ne permet d’affirmer ou infirmer que notre curé de Rennes-Le-Château se soit réellement rendu ou non à Paris.


Nous même, étions particulièrement circonspect sur cette hypothèse qui vraisemblablement ne reposait sur aucun faits réels, et pourtant… A la lecture de ce chapitre, vous découvrirez que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis…






Saint-Sulpice, l’Archange terrasse le Démon
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De la taille d’une cathédrale, dont elle en dessine le plan, cette église fut fondée afin de répondre aux besoins d’une des plus grandes paroisses de Paris. Elle traduit parfaitement bien les grands courants spirituels et artistiques de l’époque. Ne parlons-nous pas de l’art « Saint-sulpicien » ?





Image RLC-Le Dossier





Sa construction fut entreprise en 1645 sur l’initiative de M.Olier, prêtre, et à durée 135 ans. Faute d’argent, les travaux, ont été interrompus pendant 40 ans (1680 à 1720). Ce n’est qu’en 1780 que la tour nord a été terminée. La tour sud, elle, est demeurée inachevée.


Tout autour de la nef et du chœur, un imposant déambulatoire donne accès aux 21 chapelles dédiées à des saints de tous les temps.


Cette majestueuse église est bâtie sur les restes d’une église primaire dont seule la crypte de l’église actuelle permet de distinguer son emprise.


Comment de Rennes-Le-Château peut-on arriver à l’église Saint-Sulpice à Paris ? Ici, le hasard n’y est pour rien ! C’est dans son livre «Le Trésor maudit » que Gérard de Sède nous raconte que Bérenger Saunière, après avoir découvert des parchemins, est envoyé à Paris par Monseigneur Billard, évêque de Carcassonne, pour les y faire traduire.





Le combat de…
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Arrivé à Paris, le curé de campagne est reçu à Saint Sulpice. Fondement même de l’intrigue historique que présente Gérard de Sède, les parchemins ne peuvent être vus et traduits que par des érudits se trouvant à Saint Sulpice. L’auteur situe ce moment en janvier 1890.

Pourtant, bien que l’histoire soit belle, aucun élément ne permettait d’accréditer cette histoire. C’est au cours du tournage du DVD « le Code da Vinci, enquête sur les énigmes d’un best-seller », que Antoine Captier, nous a présenté un plan de Paris retrouvé dans les affaires issues de la succession de Marie Desnarnaud qui, elle-même, avait hérité de Saunière.






Vitrail présentant les lettres SP
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Ce plan, visiblement antérieur à 1900,, représente Paris tel que Saunière aurait pu le découvrir ; or, la question légitime que nous nous sommes posée est la suivante «A quoi servirait un plan de Paris dans les affaires d’une personne si elle ne s’y était pas rendue ? ».
La conclusion rapide et simple a été que Bérenger Saunière avait dû se rendre à Paris, accréditant ainsi la thèse de Gérard de Sède et donc pouvant permettre de penser, avec de forte probabilité, que Bérenger Saunière aurait pu se rendre à Rennes-Le-Château !


Mais qu’est-ce que ce plan apporte à l’affaire ? Qu’est-ce que Saint Sulpice vient faire, précisément et réellement dans l’affaire ?





La Trinité représentée dans les souterrains de Saint-Sulpice
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Nous ne répondrons pas ici à la question relative au plan, puisque une page du Site lui est consacrée, de même que pour les éléments de Saint Sulpice pouvant rattacher l’église à Rennes-Le-Château nous ne nous étendrons pas plus puisque nous la retrouverons dans la page consacrée aux N inversés.


Pourtant, plusieurs fresques de Saint Sulpice expriment de nombreux mystères. C’est ainsi que nous trouvons une fresque de Delacroix et plusieurs autres fresques réalisées par Emile Signol. Une autre fresque, de grandes dimensions, a permis à certains auteurs d’appuyer des thèses sur la descendance mérovingienne qui se serait installée, d’après eux, dans le Razès.






Image RLC-Le Dossier




D’autre part, pour certain, des vitraux de Saint Sulpice porteraient la signature du Prieuré de Sion, chose que nous ne soutenons pas.


Mais Saint Sulpice, c’est aussi une crypte de très grandes dimensions qui est en réalité les restes de l’église primitive sur laquelle l’église que nous connaissons fut bâtie. C’est un lieu que Pierre Plantard appréciait particulièrement car, de ce que nous en savons, il initia au « Prieuré de Sion » plusieurs personnes, bien sûr, la valeur de cette initiation n’avait que la qualité qu’il lui prêtait.







Aperçu des souterrains de Saint-Sulpice
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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 19:30






Cette église de Limoux, proche de sa périphérie, nous serait presque inconnue si l’Abbé Boudet ne lui avait pas consacré un chapitre complet de son fameux livre «La Vraie Langue Celtique ou le Cromlech de Rennes-Les-Bains ». il l’a décrit en détail en employant, comme à son habitude, de nombreuses allégories qui parfois donnent l’impression de s’éloigner du sujet.


Comme nous le verrons dans cette étude, Boudet mérite d’être suivi puisqu’il nous conduit de Limoux à Sion-Vaudémont célèbre colline inspirée de Maurice Barrès…






L’église de Notre Dame de Marceille
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Pourquoi parler de cette église située à l’entrée de Limoux donc à plusieurs kilomètres de Rennes-Le-Château ? Pour la rapprocher de l’histoire de Rennes-Le-Château, nous devons nous intéresser à nouveau à cet autre prêtre qui ne manque de nous étonner par son ouvrage à clef, nous parlons, bien sûr de Henri Boudet. Il consacre un chapitre entier à cette église dans son livre «La Vraie Langue Celtique et le Cromlech de Rennes-Les-Bains ! ».





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Dans une première lecture, sa description n’a rien de particulier, mais en y faisant plus attention, il est possible de ressentir, plus que d’entre être certain, un sens caché aux phrases qui se déroulent sous nos yeux de lecteur.
Avant d’étoffer cette courte étude, nous devons nous intéresser à cette église sous un aspect plus général.


Le lieu-dit de « Marceille » semble remonter à des temps très anciens. Nous retrouvons sa trace dans son appartenance aux religieux de l’Abbaye de Lagrasse. A cette époque le lieu était un alleu ( aux temps féodaux, un alleu est une terre libre pour laquelle le propriétaire ne doit aucune redevance et ne relève d’aucun seigneur). Cette concession aux religieux de Lagrasse est faite par Charlemagne. Ses successeurs confirmeront cet état.



Il n’y a plus de documents relatifs à l’élévation de l’église de Notre Dame de Marceille. Toutefois, après plusieurs recoupements, un auteur que nous connaissons bien dans l’histoire de Rennes-Le-Château, Louis Fédié, situe l’élévation de cette église dans le premier tiers du XVème siècle.

Seule une légende nous raconte pourquoi cette église fut bâtie en cet endroit : un laboureur travaillait son champ situé dans cet ancien alleu. Tout à coup, les bœufs tirant le soc refusèrent d’avancer. Surpris et agacé, le laboureur constata que ses animaux sembleraient craindre d’aller plus avant. Etonné, il regarda devant eux. Sans savoir pourquoi, il décida de creuser le sol juste devant ses animaux. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque, émergeant de terre, il découvrit une statue de la Vierge sculptée dans un bois sombre, presque noir. Très pieux, il porta la statue dans son humble demeure, pensant voir dans cette découverte l’action de la grâce de Dieu lui-même.







La Vierge à l’Enfant à l’entrée de Notre Dame de Marceille
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Au matin, il fut frappé de stupéfaction ! La statue avait disparue. Il retourna sur les lieux de sa découverte et découvrit que la statue était « revenue » là où il l’avait trouvée. Voyant là une action divine, il en informa le clergé qui, certain du miracle, décida d’élever une église en ce lieu bénit de Dieu et de la Vierge. C’est ainsi que Notre-Dame de Marceille fut fondée.





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Pour certains, il semble qu’elle fut bâtie sur un ancien puits celtique. Affabulation ? Rêve ésotérique ? Nous en reparlerons plus loin !


Cette église est étonnante, d’une part par ses dimensions – elles n’ont rien à voir avec une petite église de campagne – et d’autre part, par le culte qui lui est réservé. Ensuite, on découvre qu’elle jouit d’une popularité étonnante ! N’est-elle pas citée en premier lieu par Fulcaneli dans son ouvrage «Les demeures philosophales » ? Delteil, dans son « Saint Don Juan » nous présente un Don Juan dédié à Marie dès sa naissance. Ce même Don Juan est attiré de manière mystérieuse par l’église de Notre-Dame de Marceille. C’est dans cette même église que Don Juan se mariera…
Et puis, nous devons y revenir, Henri Boudet nous la présente avec précision et allégorie !



Il nous apprend que le sanctuaire est gardé par les enfants de Saint-Vincent de Paul. Ce même Saint-Vincent de Paul, qui vivra une expérience étonnante d’enlèvement. Enlèvement réel ou allégorie d’une initiation à un mystère particulier. Quoi qu’il en soit, nous trouvons la statue du saint au fond des jardins de l’église Notre Dame de Marceille.






Image RLC-Le Dossier





Henri Boudet nous parle avec précision de la rampe conduisant au sanctuaire et qui se nomme «voie sacrée ». Presque en haut, se trouve une fontaine laissant tomber, goutte à goutte, une eau limpide dans un bassin de marbre. Une description d’actualité, puisque rien n’a changé entre le moment où Henri Boudet est allé sur les lieux et maintenant. Notre auteur nous fait remarquer que même par grande pluie ou grande sécheresse, le débit reste constant. Cette fontaine sert aux pèlerins qui se frottent les paupières avec cette eau pour soigner les maux de leurs yeux. Il nous signale que les vieux chroniqueurs connaissaient ce lieu sous le nom de « Fontaine de Marsilla ». Pour Boudet, l’écoulement, goutte à goutte, de la fontaine avait fait du terrain environnant, un terrain marécageux au temps des celtes. Ce terrain, il le baptise Haum-moor (Homme mort ?). Cette insinuation géographique ne veut-elle pas nous faire penser à l’ancien puits celte sur lequel, l’église aurait été bâtie ?


Henri Boudet nous donne une explication sur l’origine de la statue de la Vierge se trouvant à l’intérieur de l’église. Pour lui, la fontaine de Marceille devait avoir été décorée d’une statue de la vierge au temps de la première christianisation. Elle a été perdue et aurait été celle retrouvée, plus tard, qui serait devenue celle que l’on peut voir encore aujourd’hui dans l’église Notre-Dame de Marceille. Une tentative rationnelle de l’explication de la légende du laboureur.







Le cœur grandiose de Notre Dame de Marceille
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal





Par contre, un détail est à noter dans le livre de Boudet : L’auteur de «La vraie langue celtique… » insiste sur le fait que cette statue a été sculptée dans un bois noir (il l’écrit en italique), pour indiquer sa provenance orientale.

Pour Boudet, le terme de Marsilla vient du sens : «Notre Dame de Marcilla, yeux gâtés, endommagés et fermés par la maladie », il s’appuie sur l’une de ses fameuses construction : To mar, gâter, endommageer – to seel, fermer les yeux faisant donc marseel, soit marceille avec l’érosion de la prononciation.


Nous pouvons donc dire que Boudet insiste sur plusieurs points :

• La constance du débit de l’eau de la fontaine
• Le terrain de l’haum-moor
• La couleur de la sculpture de la Vierge (noire) et donc son origine
• Sur le fait que grâce à l’eau de la fontaine on retrouve la vue.


Nous retrouvons plusieurs thèmes liés à l’ésotérisme.

L’homme mort (haum-moor) peut nous faire penser à la notion de cadavre et de décompositon. Cette piste nous ouvre plusieurs voies, soit celle de la mort symbolique par la mise en terre avec la renaissance du futur initié ou bien la notion de putréfaction alchimique, passage obligé à la réalisation du grand œuvre d’après les initiés à l’alchimie. Fulcaneli est-il si loin de Boudet ?


Ensuite nous retrouvons la statue de bois noire, celle de la vierge. Sa couleur noire, ne nous fait-elle pas penser à l’œuvre au noir, si chère, encore aux alchimistes ? Ou bien, cette couleur ne doit - elle pas nous rappeler que cette vierge est orientale ? Tel que certains dépeignent Marie-Madeleine ?






La Vierge de Notre Dame de Marceille
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal





D’ailleurs, le miracle de la fontaine de Marceille, n’est-il pas de rendre la vue à ceux qi l’on perdue, ou de façon plus allégorique, n’est-elle pas là pour nous apporter la lumière sur ce que l’on cache au commun des mortels ?


L’aspect alchimique de Notre Dame de Marceille, est, pour certains, incontestable. Les différents médaillons que l’on trouve aux murs de l’édifice font, en effet, penser à des allégories alchimiques. Mais ce lieu, lieu de culte d’une Vierge Noire, n’est-il pas déterminant sur la compréhension de Marie-Madeleine ? Lié le terme « Marceille » à Marie-Madeleine ne peut être rejeté tout de go.


Autre chose d’étonnant attire l’œil du passionné de l’histoire de Rennes-Le-Château dans cette curieuse église : il s’agit d’un tableau représentant la tentation de Saint-Antoine. Un Saint-Antoine que l’on retrouve plusieurs fois dans cette histoire mystérieuse…





Saint Antoine ou Saint Augustin à Notre Dame de Marceille ?
Image RLC-Le Dossier (c) -PJ Pourtal



Un autre détail de ce lieu : la statue de la Vierge dans les jardins. Elle est représentée debout, couronnée et regardant le sol. De ses pieds, elle écrase un serpent vert. Certains nous dirons qu’elle écrase le démon du jardin d’Eden, mais ne devons-nous pas y voir une allégorie à la Vouivre, ce serpent de la terre, symbole des énergies souterraines ? Pour les curieux, nous vous invitons à vous rendre à Sion-Vaudémont, en Alsace, là vous découvrirez la colline inspirée, si chère à Maurice Barrés et vous y verrez la réplique exacte de la statue de la Vierge de Notre Dame de Marceille…


Revenons au puits Celte ! Pour beaucoup, l’histoire de ce puits est une légende. Pourtant, un auteur écrivait, il y a quelques temps « …car des aménagements souterrains, il y en a sous Notre Dame de Marceille… ». En effet, ce même auteur organisa une visite des salles souterraines de Notre dame de Marceille en mai 2003. Les visiteurs purent les découvrir bien que bon nombre d’historiens les disaient inexistantes.


Avons-nous là, la mise en évidence du fameux puits Celte ainsi que l’a sous-entendu l’Abbé Henri Boudet ?

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 19:50




Dans la mythologie de Rennes-Le-château nous rencontrons fréquemment un organisme secret connu sous le nom de Prieuré de Sion. Ce fantasme, crée dans les années 1955-1960 sera récurent dans l’affaire de Rennes-Le-Château. Il fut connu par le grand public par le livre « L’égnime sacrée » des trois auteurs anglais, Henry Lincoln, Richard Leight et Mickael Baigent.


C’est sur eux que Pierre Plantard, qui se présentait comme étant le Grand Maitre, jeta son dévolue et les manipula dans un objectif précis. Voici une étude qui permettra de mieux comprendre le mythe du Prieuré de Sion…






Plan de Gisors réalisé par Pierre Plantard
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



Peut-on penser qu’un groupement, quel qu’il soit, puisse être le descendant d’une lignée ? Non ! Bien sûr ! Par contre ce groupement peut-être un outil pour faire valoir des droits ou des revendications liés à une lignée. C’est ce que semblait être le Prieuré de Sion, ou du moins, c’est de cette façon qu’il nous était présenté dans les années 1980.

Mais avant d’aller plus loin, il est nécessaire de faire l’histoire du Prieuré de Sion. Nous pouvons distinguer deux époques. Une époque dite ancienne et moyenâgeuse, et une période moderne.





Image RLC-Le Dossier


La période moyenâgeuse nous est présentée dans un ensemble de documents qui a été déposé à la Bibliothèque Nationale Française sous le nom de « Dossier Lobineau » ou « Dossier Secret ». C’est un ensemble de feuillets dactylographiés à la machine à écrire qui relate différents événements ou qui nous présente des généalogies diverses. Ces événements sont directement liés à l’histoire du Prieuré de Sion mais aussi à la descendance de Dagobert II ainsi qu’à l’histoire de Bérenger Saunière, curé de Rennes-Le-Château.

La période moderne se scinde en deux parties distinctes. La période de 1956 à 2000 et la période de 2000 à maintenant. La première période moderne est sous la tutelle de Pierre Plantard, la seconde, nous la baptiserons la période Post Plantard.





Cachet du Prieuré de Sion sur des plans
réalisés par Pierre Plantard

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal





Revenons donc à la période moyenâgeuse liée aux « dossiers Lobineau ». C’est dans l’ensemble de ces documents que nous trouvons un historique, fort bien fait, du Prieuré de Sion. D’après ce que l’on peut lire, le Prieuré de Sion verrait sa fondation lors de la première croisade par Godefroy de Bouillon.


Ce dernier serait l’initiateur du Prieuré de Sion. Il fonda une abbaye sur le Mont Sion de Jérusalem (ceci est vrai et historique). Godefroy de Bouillon, initié au secret de la descendance mérovingienne, a la charge de la protéger par le biais du Prieuré de Sion. Il en devient le premier grand maitre.



Le Prieuré de Sion, avec les années, évolue et infiltre la structure féodale de son temps. Hélas, de par sa nature, il se doit d’être discret et ne peut mener d’action dans le siècle. Il se doit de concevoir un bras séculier qui lui permettra de mener des actions en toute discrétion et sous une apparence qui ne permettra à personne de penser qu’il s’en trouve être à l’origine.


Quelques chevaliers champenois, alors membres du Prieuré de Sion, ont charge de mettre cette structure en place. Cette structure séculière sera l’Ordre des Templiers. Tout se passera bien jusqu’en 1188. De la fondation de l’Ordre du Temple à cette date, les deux ordres auront des Grands Maitres communs. Mais voilà que septante ans plus tard, l’Ordre du Temple, comme tout enfant, fait sa crise d’adolescence. Une scission sévère et irrémédiable se produit entre l’Ordre du Temple et le Prieuré de Sion.



L’acte est pris à Gisors où, dans un geste symbolique, un orme géant est abattu. Cet événement est représenté dans l’église Saint-Servais – Saint-Protais de Gisors. (il est bon de noter ici, la faculté d’accrocher un événement non prouvé à un événement parfaitement historique).




Image RLC-Le Dossier





A dater de ce moment, l’Ordre du Temple ira vers le destin qu’on lui connait et le Prieuré de Sion entrera dans une vie secrète.


Les documents Lobineau nous présentent un Prieuré de Sion évoluant au travers des siècles ayant à sa tête des personnages influents et historiques. Nous trouvons Jeanne d’Arc, Léonard de Vinci, Victor Hugo, Claude de Bussy et Jean Cocteau, pour finir avec Pierre Plantar, Grand Maitre de l’Ordre dans les années 1980. Jusqu’en 1188, les Templiers et le Prieuré de Sion ont un grand maitre commun.


C’est lors du magister de Gérard de Rideford que la scission se produit. A partir de 1188 les Grands Maitres du Prieuré de Sion se succèdent de la façon suivante.


• Jean de Gisors : 1188-1220
• Marie de Saint-Clair : 1220-1266
• Guillaume de Gisors : 1266-1307
• Edouard de Bar : 1307-1336
• Jeanne de Bar : 1336-1351
• Jean de Saint Clair : 1351-1366
• Blanche d’Evreux : 1366-1398
• Nicolas Flamel : 1398-1418
• René d’Anjou : 1418-1480
• Iolande de Bar : 1480-1483
• Sandro Filipepi : 1483-1510
• Léonard de Vinci : 1510-1519
• Connétable de Bourbon : 1519-1527
• Ferdinand de Gonzague : 1527-1575
• Louis de Nevers : 1575-1595
• Robert Fludd : 1595-1637
• J. Valentin Andrea : 1637-1654
• Robert Boyle : 1654-1691
• Isaac Newton : 1691-1727
• Charles Radclyffe : 1727-1746
• Charles de Lorraine : 1746-1780
• Maximilien de Lorraine : 1780-1801
• Charles Nodier : 1801-1844
• Victor Hugo : 1844-1885
• Claude Debussy : 1885-1918
• Jean Cocteau : 1918 - ?????



Pierre Plantard assurera la maitrise du Prieuré de Sion de 1981 à 1984, année de sa démission. L’objectif du Prieuré de Sion est clair : Assurer la survie de la lignée Mérovingienne et faire en sorte qu’elle remonte sur le trône de France.




Cartouche de plan réalisé par Pierre Plantard pour le livre
"Les Templiers sont parmi nous" et portant sa signature

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



«Bien sûr » les Documents Lobineau nous apportent la preuve de la continuité généalogique de Dagobert II jusqu’en Pierre Plantard. «Bien sûr » les Documents Lobineau nous démontrent que Bérenger Saunière, curé de Rennes-Le-Château, connaissait les secrets et les buts du Prieuré de Sion puisque c’est le Prieuré qui le dirigea dans ses recherches, et « bien sûr » les Document Lobineau nous démontrent que le secret de Rennes-Le-Château est celui de la descendance mérovingienne. Les Dossiers Lobineau sont une parfaite synthèse du triangle mythique Gisors-Rennes-Le-Château- Stenay.

Laissons la démonstration de l’existence moyenâgeuse du Prieuré de Sion que tente de réaliser les Dossiers Lobineau pour nous pencher sur son existence moderne. Comme écrit plus haut, nous devons considérer une première époque allant de 1956 à 2000.



1956, année particulièrement importante pour le Prieuré de Sion. C’est en effet cette année-là, le 17 mai plus exactement, que sont ratifiés les statuts de l’Association du Prieuré de Sion. Ces statuts sont déposés à la sous-préfecture d’Annemasse (Haute-Savoie). Ils sont contre signés par le Président M. Bonhomme et par le Secrétaire Général Pierre Plantard du Grand Chyren.





Image RLC-Le Dossier





La lecture de ces statuts est intéressante. Nous y découvrons une association ayant un fondement religieux intégriste assez surprenant. D’ailleurs ces statuts ne nous précisent-ils pas que le sous-titre du Prieuré de Sion est C.I.R.C.U.I.T ? Ce terme voulant dire : « Chevalerie d’Institution et Règle Catholique et d’Union Indépendante Traditionaliste ». Une structure extrêmement bien établie qui semble, en seconde lecture, s’appuyer surtout sur la structure plus symbolique que réelle.


Quoi qu’il en soit, au regard de la loi Française, l’Association du Prieuré de Sion est une entité légale et peu donc exercer dans le cadre de ses statuts. De 1956 à 1962, le Prieuré de Sion et son célèbre secrétaire Pierre Plantard restent discrets. Pierre Plantard se mettra à agir dans «Le siècle » au travers de Gérard de Sède à partir de 1962 mais restera toutefois discret sur l’existence du Prieuré de Sion. En effet, dans « Les Templiers sont parmi nous !», à la fin de son ouvrage, Gérard de Sède interview un « hermétiste » ; c’est hermétiste n’est autre que Pierre Plantard et rien dans cet interview ne permet de discerner l’existence du Prieuré de Sion. Et pourtant ! Nous avons en notre possession la copie d’un ensemble de documents déposé à la Bibliothèque Nationale qui est le premier jet de cet interview, et là ! Surprise ! Tout un passage est consacré au Prieuré de Sion.


Il faut croire que l’auteur (les auteurs ?) a décidé d’expurger son livre de ce passage. Pourquoi ? Il n’était pas temps de faire connaitre le Prieuré de Sion au grand public ! Ce privilège sera réservé aux auteurs anglais de «L’énigme sacrée ». Là, le Prieuré de Sion éclate au grand jour ainsi que son grand maitre, Pierre Plantard.


Les objectifs du Prieuré de Sion sont clairement énoncés : Le Prieuré de Sion fut constitué pour garantir la sécurité et la légitimité des descendants Mérovingiens représentés par le dernier de la ligné : Pierre Plantard, en l’occurrence Grand Maitre du Prieuré de Sion !


Pourtant, tout ne semble pas rose dans le monde du Prieuré de Sion. En 1984, près de trois ans après la sortie de «L’énigme sacrée », Pierre Plantard, dans un courrier, donne sa démission du Prieuré de Sion. Il se plaint d’agissements déplaisants envers lui et les membres de sa famille. Il se plaint également des différentes publications « multigraphiées déposées à la Bibliothèque Nationale » l’impliquant lui et sa famille (Pierre Plantard oserait-il nous faire croire qu’il ignorait tous des documents Lobineau ?)


A partir ce de moment, Pierre Plantard et le Prieuré de Sion deviennent discrets. Peu de documents nous parviennent. Seuls, différents ouvrages, essentiellement axés sur l’affaire de Rennes-Le-Château, évoquent encore le Prieuré de Sion, qui de par son silence n’en semble que plus mystérieux. Nous arrivons à la deuxième époque de l’histoire moderne du Prieuré de Sion celle de 2000 jusqu’à aujourd’hui.






La technique des calques permet de comprendre ce
que Plantard voulait passer comme message

Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal





Au tout début de l’année 2000, Pierre Plantard décède à Colombes (92 Haut de Seine), le 3 février à 11 h 10. Ce décès et les obsèques qui y sont liés sont réalisés de manières extrêmement discrètes et dans le plus grand secret. A ce moment, rien en transpirera du décès de Pierre Plantard. Ce n’est que le 17 juin 2000 qu’une annonce officielle est faite. Un message e-mail nous est adressé et nous informe que Pierre Plantard est décédé quatre jours plutôt soit le 13 juin. Il faudra attendre le mois de septembre de la même année pour découvrir la supercherie. Belle manipulation de la part du « Prieuré de Sion »… moderne.


Nous n’entendrons plus parler du Prieuré de Sion jusqu’au mois de décembre 2002. C’est le 27 de ce mois qu’une lettre du Prieuré est diffusée sur les supports internet. Elle est signée du nouveau grand maitre et de son secrétaire, Monsieur Gino Sandri.



Réalisant un travail d’investigation, nous parvenons à réaliser une interview de M.Gino Sandri et la diffusons sur le Site. Il n’est plus questioin de la descendance Mérovingienne. Pour le Prieuré de Sion, il semble temps de s’ouvrir et de se manifester dans le grand public.


Toutefois, la lecture de cette interview est parfois étonnante. M. Sandri, sous-entend, à plusieurs reprises, que Pierre Plantard n’est pas mort… Décidémemnt, le Prieuré de Sion ne manquera jamais de nous surprendre !





Gino Sandri, secrétaire du Prieuré de Sion répondant aux questions
des personnes qui ont fait ce dossier lors du tournage du DVD
« Le Code Da Vinci enquête sur les énigmes d’un best-seller »

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Bien que certains semblent vouloir s’accrocher à l’idée que les Documents Lobineau soit de vrais documents, nous devons bien admettre, qu’ils furent créés de toute pièce. Certains semblent avoir été réalisés par Philippe de Chérisey, l’un des personnages clés de l’affaire moderne de Rennes-Le-Château qui était lié avec Gérard de Sède et Pierre Plantard. Ce sont ces mêmes personnages qui eurent charge de diffuser des documents comme les parchemins de l’affaire. Mais nous vous rappelons la réflexion que nous avons eu lors de l’étude de parchemins, les personnes qui ont lancé ces documents ont eu accès à des fonds documentaires peu connus et sont donc des individus de grande individus de grande culture. Alors, le prieuré de Sion est-il leur prête nom ?


Après avoir étudié de près le dossier du Prieuré de Sion, après en avoir rencontré les personnes s’annonçant comme étant leurs dirigeants, nous ne pouvons, à ce jour, dire s’il existe ou non !

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 20:11





L’affaire de Rennes-Le-Château n’est pas, proprement dit, une histoire qui unit les individus. De nombreuses querelles existent entre « chercheurs » et passionnés. Mais il est des moments passionnants ou des relations sincères s’établissent dans le respect des idées et des travaux de chacun, c’est le cas ici où Patrick Mensior nous a demandé de publier l’un de ses travaux.


Il se penche avec efficacité et précisions sur le passage du 20 septembre 1891 du cahier journal de Bérenger Saunière qui stipule à cet endroit « vu curé de Névian – chez Gélis – Chez Carrière – vu Cros et Secret ».  Nous remercions, ici, Patrick Mensior de sa collaboration exceptionnelle. Alors, bonne découverte…








Le cahier journal de Bérenger Saunière dans lequel il précisa
le 29 septembre « … vu Gros et Secret »

Image RLC-Le Dossier






Quelques jours après la « découverte d’un tombeau », l’abbé Saunière note dans son cahier journal à la date du 29 septembre 1891 « vu curé de Névian – Chez Gélis –Chez Carrière – Vu Cros et Secret ».


Depuis la publication de ce document en 1985
(1), le  dernier mot de cette annotation est assurément la preuve, écrite de la main même de l’abbé, qu’il a partagé un « Secret » avec quatre autres curés. Cette hypothèse se confirme dans le même cahier où l’abbé Saunière précise le 6 octobre 1891 « Visite de 4 confrères ».


« L’abbé s’est-il entretenu de sa découverte avec ses confrères ? » s’interrogent Claire Corbu et Antoine Captie
r(2).



Quant à lui, Gérard de Sède commente : « Ce qui n’est pas clair dans la notation du 29 septembre, c’est si le Secret avec un S majuscule fut dissimulé ou au contraire confié à Cros. Ce secret, quel pouvait-il être ? Jusqu’à ce jour, nul n’en a jamais rien su, sauf la fidèle Marie Dénarnaud qui l’a emporté dans sa tombe »(3)


Il est donc évident pour ces commentateurs que le curé de Rennes-Le-Château a découvert un secret.

Pourtant en 1990, Jean-Jacques Bedu apporte une explication différente qui pourrait écarter définitivement la première
(4). En effet, cet auteur présente une liste de prêtres établie par l’abbé Saunière où, à la troisième ligne, est inscrite la phrase « Guilhem Secret de l’évêché ». Guilhem étant effectivement secrétaire de l’évêché à l’époque où le curé consigne cette phrase, c’est la preuve incontestable que « Secret est l’abréviation de « Secrétaire ».



Vinciane Denis partage, elle aussi, cette position et confirme : « Secret est ici, de manière irréfutable, l’abréviation de « Secrétaire » : pas d’allusion à un secret partagé par Saunière avec ses confrères ! » (5)


Pour  les passionnés fidèles de la première heure, ce fait nouveau ne constitue pas une preuve susceptible de les faire changer d’avis et deux versions cohabitent désormais sympathiquement.


Cependant, ni les défenseurs de la théorie « Secret » pour « Secrétaire », ni les partisans d’un « Secret » tout court, ne paraissent avoir remarqué, en prenant connaissance des deux documents, que « Secret de l’évêché » possède un accent alors que « Vu Cros et Secret » en est dépourvu.






Image RLC-Le Dossier





Image RLC-Le Dossier






En définitive, chacun pourrait avoir raison. «Secrét » serait réellement l’abréviation de secrétaire, et « Secret », une allusion à celui découvert et gardé par Bérenger Saunière à qui son ami l’abé Rouanet, curé de Bagès, écrit en juillet 1910 « tu as de l’argent, il n’appartient à personne de percer le secret que tu gardes, tu l’as dépensé comme il t’a plu, cela ne regarde que toi » (6)


(Patrick Mensior)


(1) Claire Corbu et Antoine Captier « Rennes-le-Château, L’Héritage de l’abbé Saunièr » page 95
(2) Claire Corbu et Antoine Captier « Rennes-le-Château, L’Héritage de l’abbé Saunière » page 82
(3) Gérard de Sède « Rennes-le-Château, le Dossier, les Impostures, les Phantasmes, les Hypothèses », page 37
(4) Jean-Jacques Bedu « Rennes-le-Château, Autopsie d’un Mythe », page 46
(5) Vinciane Denis « Rennes-le-Château, le trésor de l’abbé Saunière », page 157
(6) Gérard Tappa – Claude Boumendil – A. Corbu-Captier « L’Incroyable destin de l’abbé Saunière, Le Procès 1909-1910 », page 54

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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 20:21






Depuis de nombreuses années les thèses et théories sur d’éventuels voyages à Paris de l’abbé Bérenger Saunière, s’affrontent et se confrontent. Nous-mêmes, jusqu’à peu, doutions sérieusement des éventuels voyages du curé de Rennes-Le-Château dans la capitale à la vue du peu d’éléments qui permettait d’étayer cette thèse.




C’est cette photographie qui permit aux chercheurs d’appuyer leurs thèses
Sur les voyages parisiens de Bérenger Saunière.
Cette photographie étant réalisée par un célèbre photographe de l’époque

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Rien de réellement tangibles ne permettait de certifier ces voyages. Appuyer essentiellement sur les théories de Gérard de Sède, les hypothétiques voyages de notre curé relevaient, de la gageure ; jusqu’au jour où lors du tournage du DVD «Le Code Da Vinci enquête sur les énigmes d’un best-seller »…





Le plan de Paris ‘découvert’ dans les affaires de Bérenger Saunière
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal





C’est au cours du tournage du DVD « Le Da Vinci : Enquête sur les énigmes d’un best-seller », que David Galley et nous-mêmes présentions, pour la première fois cet élément peu ou inconnu de l’affaire de Rennes-Le-Château. Nous avions demandé à Monsieur Antoine Captier et son épouse Claire de bien vouloir répondre aux questions d’une interview filmée pour le documentaire. Monsieur et Madame Captier, toujours accueillants et charmants, nous présentèrent plusieurs documents et objets ayant appartenu à Bérenger Saunière. Parmi ceux-ci, nous pûmes « découvrir » un vieux plan de Paris datant des années 1880-1900.





Image RLC-Le Dossier





Le plan, en soit, n’a aucune valeur si ce n’est celle que peut lui attribuer des collectionneurs de ce genre de pièces, qui, nous en sommes certains existent probablement. Ce qui retint le plus notre attention est le fait que ce document, datant de l’époque où Bérenger Saunière vivait était là sous nos yeux.


D’après Monsieur Captier, il avait toujours été parmi les affaires du prêtre qu’ils leurs étaient revenues au travers des jeux de successions.


Depuis de nombreuses années, les chercheurs s’interrogent sur la possibilité que Bérenger Saunière se soit rendu à Paris. C’est Gérard de Sède qui le premier présenta cette histoire de voyage à Paris dans le premier livre qu’il consacra à l’affaire de Rennes-Le-Château. D’après l’auteur, c’est au cours de son voyage à Paris qu’il fit traduire les parchemins découvert dans l’église, de là, après avoir rencontré l’Oblat Emile Hoffet, il découvre, par l’entremise de cette rencontre, le monde sulfureux de l’occultisme Parisien de cette époque. C’est ainsi que, toujours d’après Gérard de Sède, le prêtre de Rennes-Le-Château fit la rencontre d’Emma Calvé.


Gérard de Sède nous présente cette histoire sans y émettre le moindre doute et sans présenter d’éléments particuliers pouvant accréditer ces dires. C’est ainsi que de nombreux auteurs et chercheurs èchaffaudèrent des théories sans aucun éléments certains de départ.


En ce qui nous concerne, nous prîmes cette hypothèse, pendant de longues années, comme incertaine et dénuée de tout fondement sérieux.


Or, la « découverte » de ce plan de Paris dans les affaires de Bérenger Saunière rend l’hypothèse d’un ou de voyages parisiens du prêtre de Rennes-Le-Château dans une perspective de possibilité plus grande.


Pourquoi, un homme, prêtre en l’occurrence, habitant dans l’Aude, loin de Paris, posséderait dans ses affaires le plan d’une ville où il ne serait pas allé. Nous pouvons penser, qu’à l’époque de Bérenger Saunière, l’acquisition de plan de ville, hors de celles qui vous entourent et dont la superficie le justifie, soit possible.


En conséquence de quoi il est fort probable, que ce plan fut acheté à Paris, sur place, par un homme s’y étant rendu.


Bien sûr, certains nous opposerons le fait que, peut-être, ce plan ait été offert au prêtre par un tiers, ou bien qu’il s’agit d’un proche, voir un parent de Bérenger Saunière qui, s’étant rendu à Paris, lui aurait « offert », mais en ce cas, pour quelle raison l’aurait-il gardé ?


Nous pensons que ce plan est la preuve que le curé de Rennes-Le-Château s’est rendu à Paris, seule la raison ne peut être déterminée.


Pourtant, certains éléments peuvent nous mettre sur une ou des pistes, mais pour le moment, il est encore un peu tôt pour les évoquer ici et vous présenter les résultats d’une enquête qui s’avérera peut-être passionnante. Nous aborderons à nouveau ce point dans le futur au cours d’un nouveau chapitre qui se rapportera au plan de Paris


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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 20:29






Voici peut-être le texte ayant générer l’affaire de Rennes-Le-Château. Il s’agit d’un texte, inventer, réaliser et écrit par Noël Corbu qui fut celui qui acheta en viager le domaine de Marie Dénarnaud, unique héritière de Bérenger Saunière. Ce texte regroupe plusieurs thèmes et légendes que l’on retrouve encore de nos jours dans certaines études, plus ou moins sérieuses, consacrées à l’affaire de Rennes-Le-Château.


C’est par ce texte que fut connue l’affaire de Rennes-Le-Château par le grand public suite à un article paru dans La Dépêche du Midi en 1956 et qui reprenait une grande partie de sa teneure. Nous tenons, ici , à remercier Madame Claire Corbu et Monsieur Antoine Captier de nous avoir autorisé à publié ce texte.



Le texte de Noël Corbu de 1955


Marie Dénarnaud, héritière unique de Bérenger Saunière, vendit en viager l’ancien domaine du prêtre à la famille Corbu. Noël Corbu, industriel et homme d’affaire sentit la potentialité du lieu et décida d’y établir un restaurant en aménageant la citerne du belvédère qui avait perdu cette vocation depuis longtemps. C’est ainsi qu’il fit percer la paroi permettant la création de verrière donnant sur le splendide panorama du plateau de Rennes-Le-Château créant ainsi une superbe salle à manger. Outre la création d’un restaurant, il transforma la Villa Béthanie en y réalisant des chambres lui permettant ainsi de créer le premier et dernier hôtel de Rennes-Le-Château.



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Rapidement, le restaurant de «la Tour » eut une excellente réputation attirant ainsi les visiteurs. Tous étaient surpris devant les constructions que le prêtre avait laissées. Noël Corbu compris rapidement que ses clients étaient fascinés par l’histoire étonnante, et encore inconnue à l’époque, de Bérenger Saunière.


Peut-être las de toujours répéter la même chose, Noël Corbu enregistra un texte racontant l’histoire de Rennes-Le-Château, de sa région et de Bérenger Saunière. Ce texte était diffusé lors des services permettant ainsi aux clients du restaurant de découvrir cette fabuleuse histoire. C’est ce texte que nous reproduisons ci-dessous.

Nous soulignons ici qu’il est issu des documents originaux de Noël Corbu appartenant à M. et Mme Antoine Captier. Nous les remercions de leur accord.



« L’histoire de Rennes-Le-Château se perd dans la nuit des temps. On peut affirmer sans crainte que ce plateau a toujours été habité. Certains historiens ont écrit et fixé la fondation de Rennes-Le-Château par les Wisigoths aux environs du Vème siècle. Ceci est absolument démenti par les quantités de vestiges beaucoup plus anciens que l’on trouve à fleur de sol, qu’ils soient préhistoriques, paléolithiques ou néolithiques, ibères, gaulois, romains, gallo-romains. Leurs abondance et leur diversité prouvent, sans contestation possible que Rennes-Le-Château était, bien avant les Wisigoths, une grande cité.


D’autres historiens pensent que Rennes-Le-Château était la capital des Sociates, très forte peuplade gauloise qui tine en échec César pendant longtemps. Ce dernier, dans ses commentaires, relatant la chute de leur capitale, parle du pays environnant et sa description correspond exactement au panorama que l’on voit de Rennes-Le-Château : pic de Bugarach au Sud-Est, pic de Cardou à l’Est, terre de Becq et plateauu des Fanges au Sud, l’Aude et ses méandres à l’Ouest et sa vallée en direction d’Alet et Carcassonne. Rien n’y manque et l’on peut raisonnablement supposer que Rennes-Le-Château, avant d’être puissante capitale wisigothe, a été capitale gauloise, puis grande cité gallo-romaine, et certainement avant cette époque, grand habitat préhistorique.

Pourquoi cette importance de Rennes-Le-Château pendant ces temps ?


1- Par sa situation géographique qui domine et commande toutes les vallées : Celle de la Sais venant de Rennes-Le-Château et Narbonne, celle de l’Aude vers Carcassonne et vers Sigean, celle aboutissant à Puivert et Chalabre, et celle qui de Rennes-Le-Château permettait d’aller en Espagne avant que la route passant par les gorges de la Pierre-Lys soit percée. La route Rennes-Le-Château/Espagne a été certainement une voie romaine, car on retrouve encore des tronçons parfaitement dallés, et au lieu-dit « La rode » on a trouvé une roue en bronze et un timon de char romain, actuellement au musée de Toulouse.


2 – Par le nombre de sources qui, sur ce piton donnent de l’eau en abondance et qui n’ont jamais été taries.


3 - Par son climat très tempéré, beaucoup moins froid et exempt de brouillard et de brume en hiver, beaucoup moins chaud en été que la vallée. Ces trois points font de Rennes-Le-Château un endroit absolument privilégié, une sorte d’oasis dans la cuvette qu’elle domine. Dès le Vème siècle, Rennes-Le-Château qui s’appelait Rhedae, est une grande cité. Capitale Wisigoth du Razès, elle compte plus de 30.000 habitants. La rue des bouchers en comprenait 18.000. Son importance est telle que les Evêques chargés par Charlemagne d’évangéliser la Septimanie, les Wisigoths ayant embrassé bien avant le catharisme, l’hérésie chrétienne de l’arianisme, ne mentionnent dans le rapport à l’Empereur que deux villes importantes : Rheda et Narbonne. La citadelle de Rhedae avait une superficie d’au moins trois fois plus grande que le village actuel. On dénombrait 7 lices. La ville s’étendait au Sud jusqu’à un autre piton où était bâtie une autre forteresse que l’on appelle le Castella. Une autre ceinture de forteresses défendait Rhedae : ce sont les châteaux de Coustaussa, de Blanchefort, d’Arques, du Bézu, de Carderonne et de Couiza.


La décadence de Rennes-Le-Château commence avec les luttes albigeoises. En partie détruite, elle est, sur l’ordre de Saint-Louis, rebâtie. Philippe le Hardi poussa l’œuvre de son père, et l’on peut dire que sous le XIIIème siècle, si la ville n’a plus d’importance qu’elle avait avant, la citadelle, elle, est toujours debout et aussi puissante. Mais une affaire assez confuse de vente de territoire de Rhedae au roi de Castille fait que les Espagnols, pour récupérer leur achat, envahissent la Septimanie et détruisent une première fois Rhedae. Rebâtie en partie seulement, elle subit une seconde destruction en 1370. Ce fut la fin. Jamais plus Rhedae ne se releva de ses ruines : petit à petit les habitants descendirent vers les vallées et Rhedae qui était devenu Rennes-Le-Château ne fut plus qu’un petit village au lieu de l’orgueilleuse ville de 30.000 habitants.


Rennes-Le-château serait certainement tombé dans l’oubli total si un prêtre originaire de Montazels, près de Couiza ne vint prendre la cure le 1er juin 1885. Pendant 7 ans, l’abbé Bérenger Saunière mena la vie de tout pauvre curé de campagne, et dans ses archives, sur son livre de comptes, on peut lire, à la date du 1er février 1892 : « Je dois à Léontien, 0 fr. 40 ; je dois à Alphonsine 1fr65 », et ses économies qu’il nomme ses « fonds secrets » se montent à cette époque à 80 fr65. En ce même mois de février 1892, le maitre autel de l’église actuelle tombant en ruines, il avait demandé une aide au Conseil Municipal qui la lui avait accordée pour le remettre en état. Les ouvriers le démontant trouvèrent dans un des piliers des rouleaux de bois contenant des parchemins. L’abbé immédiatement alerté s’en empara et quelque chose dut retenir son attention, car il fit arrêter immédiatement les travaux. Le lendemain, il partait en voyage pour Paris, dit-on, mais nous n’en avons aucune confirmation. A son retour, il fit reprendre les travuax, mais là, il ne fit plus faire que le maitre autel, mais toute l’église, puis il s’attaqua au cimetière où il travaillait souvent seul.


Il démolit même la tombe de la comtesse d’Hautpoul-Blanchefort et rasa, lui-même, les inscriptions qui étaient sur cette dalle.


Le Conseil Municipal s’émut de la chose et lui interdit de travailler au cimetière, mais le mal était fait, car cette tombe devait avoir une indication. Il fait construire les murs autour du jardin, devant l’église, utilise un splendide pilier de style wisigoth de l’autel, qu’il mutile en y faisant graver « Mission 1891 » pour supporter Notre Dame de Lourdes, dans un autre petit jardin. Il fait entièrement restaurer le presbytère ; puis en 1897, commande la construction de la maison : de la Tour, du chemin de ronde, du jardin d’hiver, le tout lui coute un million en 1900, ce qui représente 250 millions de notre monnaie. Il meuble la maison et la tour fastueusement. Son train de vie est royal. L’abbé Saunière reçoit quiconque vient et tous les jours ce sont des fêtes. La consommation de rhum, qu’il fait venir directement de la Jamaïque et de la Martinique atteint 70 litres par mois. Sans compter les liqueurs de toutes sortes, les vins fins ; les canards sont engraissés avec des biscuits à la cuiller pour qu’ils soient plus fins. C’est un véritable sybarite.

Il reçoit une année Monseigneur Billard, qui, d’après les gens du pays, repart… assez content. Mgr Billard a été étonné de la vie de son prêtre, mais il ne dit rien. Mais son successeur Mgr de Beauséjour demande immédiatement des comptes à l’abbé Saunière et le convoque pour s’expliquer à Carcassonne. Mais ce dernier ne voulant rien dire, prétexte qu’il est malade, qu’il ne peut faire le voyage de Carcassonne. Et, à l’appui de ses dires, montre des certificats du Dr Rocher, médecin à Couiza, certificats faux, puisque nous avons une lettre du Dr Rocher disant en substance ceci : « Mon cher ami, je vous envie le certificat que vous me demandez et je me ferai un plaisir de vous donne satisfaction ». L’abbé Saunière ne peut se rendre à Carcassonne, mais il peut cependant aller à l’étranger : Espagne, Suisse et Belgique. Voyages absolument secrets, et pour donner le change, il laisse à sa bonne et femme de confiance, Marie Dénarnaud, des lettres toutes prêtres ainsi conçues : « Chère Madame » ou « Monsieur » ou « Mademoiselle », « J’ai bien reçu votre lettre : je m’excuse de ne pas pouvoir répondre plus longuement, mais je suis obligé d’aller au chevet d’un confère malade. A très bientôt. « Signé « Saunière ».



Marie Dénarnaud ouvrait le courrier et si une lettre nécessitait une réponse, mettait une de ces courtes missives dans une enveloppe et l’envoyait. Pour tout le monde l’abbé n’avait pas quitté Rennes. Cependant à l’évêché, les choses empiraient. En 1911, MGR de Beauséjour, excédé de ne pouvoir obtenir aucune explication de son prêtre, l’inculpe de trafic de messes et l’interdit. Condamnation par contumace. Le trafic de messes ne tient pas debout, car elles coûtaient 0.50 fr, c’est dire la quantité de messes qu’il aurait fallu que l’abbé Saunière reçoive pour couvrir ses dépenses. Mais c’était le seul moyen qu’avait Mgr Beauséjour « pour coincer » son prêtre. L’abbé Saunière ne s’incline pas devant la sentence et aussitôt fait appel en cours de Rome. Il prend pour se défendre un avocat ecclésiastique, le chanoine Huguet, qui, aux frais du curé, va à Rome. Le procès dure deux ans et se termine par un non-lieu, le chef d’accusation n’étant pas prouvé. Mais instruit par l’évêque des magnificences et du train de vie de l’abbé, Rome à son tour demande des explications que l’abbé Saunière se refuse à nouveau de donner. Et c’est sous l’inculpation de révolte et outrage envers ses supérieurs qu’il est de nouveau interdit et cela définitivement le 11 avril 1915. Cependant, on faisait comprendre à l’abbé Saunière que s’il faisait amende honorable, on pourrait envisager un adoucissement. On verrait.


Mais l’abbé ulcéré, ne veut absolument plus rien entendre, ni de l’évêché, ni de l’Eglise. Interdit, pour contrer son évêque, il a loué le presbytère pour 99 ans. Dans la petite chapelle, qu’il s’est fait construire, il dit la messe et une grosse partie de la population de Rennes-Le-Château vient l’écouter, tandis que le prêtre régulier, nommé par l’évêque, obligé d’habiter Couiza à quatre kilomètres de là, car personne ne le veut, dis sa messe dans une église pour ainsi dire vide. Pendant toute la durée de son procès avec l’Eglise, l’abbé Saunière n’a plus fait de construction. Mais tout étant consommé, il refait des objets : construction de la route de Couiza à Rennes-Le-Château à ses frais, car il a l’intention d’acheter une automobile ; adduction d’eau chez tous les habitants, construction d’une chapelle dans le cimetière ; construction d’un rempart tout autour de Rennes ; construction d’une tour de cinquante mètres de haut de façon à voir qui entre, avec un escalier circulaire à l’intérieur, une bibliothèque suivant l’escalier, hausement d’un étage de la tour actuelle ainsi que du jardin d’hiver. Ces divers devis et travaux se montent à huit millions or, soit plus de deux milliards de nos francs. Et le 5 janvier 1917, il accepte les devis et signe la commande de tous ces travaux.

Mais le 22 janvier, soit 17 jours après, il prend froid sur la terrasse, a une crise cardiaque, qui, compliqué d’une cirrhose du foie, ne lui pardonne pas.

Bref, il meurt dans la journée. Mais dans un fauteuil du salon, il y reste exposé tout un jour, couvert d’une couverture avec des pompons rouges. En vénération, ceux qui venaient, coupaient un pompon et l’emportaient. Il fut enterré dans le tombeau qu’il était en train de se faire construire au cimetière. La famille Saunière se préoccupa, alors, pour avoir l’héritage ; mais, stupeur, l’abbé Saunière avait tout acheté, tout commandé sous le nom de sa bonne, Marie Dénarnaud, et celle-ci était et demeurait sa légitime propriétaire de sorte que les héritiers présomptifs s’en allèrent tout penauds. Marie Dénarnaud, très coquette à la mort du curé, devint un exemple d’austérité. Elle se retira au presbytère, vivant absolument seule et ne bougea plus. Elle ne descendit plus une seul fois à Couiza. Pendant des années, elle se refuse à vendre son domaine mais l’âge venant, elle ne pouvait plus ni surveiller, ni faire entretenir, et petit à petit ce fut la destruction et le pillage. Livres rares, timbres, œuvres d’art, tout fut volé. Quand finalement, en 1947, elle se décida et vendit son bien à Monsieur et Madame Corbu qui transformèrent l’ancienne résidence du curé en hôtel « La Tour ».



Quant à l’origine du trésor que le curé a certainement trouvé et dont une grande partie doit encore subsiter, les archives de Carcassonne nous en donnent l’explication : Blanche de Castille, mère de Saint Louis, régente du royaume de France pendant les croisades de son fils, jugea Paris peu sûr pour garder le trésor royal, car les barons et petites gens se révoltaient contre le pouvoir royal. Ce fut la fameuse révolte des pastoureaux. Elle fit donc transporter le trésor de Paris à Rennes, qui lui appartenait, puis entreprit de mâter la révolte, elle y réussit et mourut peu après. Saint-Louis revint de la croisade, puis repartit de nouveau et mourut à Tunis. Son fils, Phillippe le Hardi devait connaitre l’emplacement du trésor car il s’intéressa beaucoup à Rhedae et fit faire de nombreux travaux de défense. Aussi retrouve-t-on encore à certaines fondations de tours des éperons qui sont une caractéristique de son époque. Mais après lui, il y a un trou et Philippe le Bel est obligé de faire de la fausse monnaie car le trésor de France a disparu. Nous devons supposer qu’il ne connaissait pas la cachette.


Le trésor fut trouvé deux fois : en 1645, un berger nommé Ignace Paris, en gardant ses moutons tombe dans un trou et ramène dans sa cahute un béret plein de pièces d’or. Il raconte qu’il a vu une salle pleine d’or et devint fou pour défendre les pièces qu’il a apportées. Le châtelain et ses gardes recherchent vainement l’endroit où est tombé le berger, puis ce fut l’abbé Saunière et les parchemins. Toujours d’après les archives qui donnent une liste du trésor, celui-ci se composait de 18 millions et demi de pièces d’or en nombre, soit en poids environ 180 tonnes, plus de nombreux joyaux et objets religieux. Sa valeur intrinsèque, d’après cette liste, est de plus de cinquante milliards. Par contre, si l’on prend sa valeur historique, la pièce d’or de cette époque valant 472.000 Francs, on arrive environ à 4.000 milliards. Ainsi, dans ce modeste village, au panorama et au passé prestigieux, dort un des plus fabuleux trésors qui soit au monde ».



Ce texte à la particularité de présenter différents aspects de la légende des trésors de Rennes-Le-Château. Nous y retrouvons Blanche de Castille, les Wisigoths et la légende du Berger Paris.


Nous pouvons dire, qu’il est le fondement de la légende de l’affaire. Quelques temps plus tard, un journaliste de « La Dépêche du Midi » publiera un article intitulé « Le Curé aux Milliards », l’histoire de Bérenger Saunière sera connue, ainsi, de grand public, ne manquant pas d’enrichir le cahier de réservation du restaurant « La Tour » et de son hôtel


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MessageSujet: Re: EGNIMES ET HYPOTHESES   Ven 24 Fév - 20:52









S’il y a un phénomène de société récent qui a marqué, c’est bien celui du roman Da Vinci Cod de Dan Brown. Vendu à 46 millions d’exemplaires, il était certain que le Cinéma allait s’approprier cette histoire pour en faire un film. C’est ce que fit Ron Howard, célèbre réalisateur et ancien acteur de la série américaine connue en France sous le nom « Les jours heureux ».


L’auteur du  livre refusant la quasi-totalité des interviews, il ne fut jamais possible de lui poser la question clé : « Connaissez-vous et vous êtes vous inspiré de l’histoire de Rennes-Le-Château ? », du coup tout le monde était dans l’hypothèse sans en avoir la certitude. C’est en regardant précisément le film que nous eûmes notre réponse….






L’étiquette ne laisse aucun doute sur la volonté de rapprocher le
film à Rennes-Le-Château. C’est lors de la rencontre entre
deux cardinax que les protagonistes décident de partager
cette bouteille de vin.

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal






Jaquette du DVD et affiche du film ‘Da Vinci Code’
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Dans le DVD « le Code Da Vinci enquête sur les énigmes d’un Best-Seller », David Galley et moi-même avons démontré que Dan Brown s’appuyait complètement sur l’histoire de Rennes-Le-Château pour la trame de l’histoire de son roman. Histoire sur laquelle il s’appuie mais sans jamais la nommer ni y faire référence.


Depuis la sortie de notre opus, c’est chose démontrée et nombreux sont ceux qui ont travaillé à leur tour, sur cette hypothèse.



Le seul qui jamais ne confirma  ou n’infirma  cette idée est l’auteur du livre : Dan Brown. La sortie du film se fit à grand renfort de publicité mais il faut dire que le réalisateur, Ron Howard, s’était entouré d’un casting prometteur : Tom Hanks, dans le rôle de Robert Langdon ; Audrey Tautou dans celui de Sophie Neveu ; Jean-Pierre Mariel dans le rôle de Jacques Saunière et Jean Réno dans  le rôle de Bézu Fache, le policier appartenant à l’Opus Déi. Le film connu un beau succès à sa sortie. Pour les passionnés de l’histoire de Rennes-Le-Château seul un passage pouvait faire penser à cette fabuleuse affaire ; une discussion entre Robert Langdon, Sophie Neveu et Lee Teabing, fait référence à
« …l’affaire de Philippe de Cherisey en 1967… »



Lors de la sortie du DVD du film, les publicités annonçaient « … découvrez les 25 minutes inédites du film et soyez les premiers à découvrir ce qui n’a jamais été vu ! » Programme alléchant ne pouvant qu’attirer celui qui s’était passionné pour l’histoire et le film. Bien sûr, pour bénéficier de ces 25 minutes supplémentaires, il était nécessaire d’acheter la version longue du film dans un coffret doubles album qui voit son prix, tout  comme la durée du film, prendre aussi une « version longue ».


Le DVD est beau et s’agrémente d’un second disque présentant les bonus du film dont plusieurs interviews de Dan Brown. Dans l’une d’elle l’auteur précise : « … d’ailleurs les théories que j’aborde ne sont pas de moi et sont anciennes… ». Dans l’un de ces bonus, on nous présente des détails qui sont étonnants et nous présente un « ésotérisme » du film.


Mais le plus étonnant du film est un passage surprenant et nous prouve la parfaite connaissance de Dan Brown de Ron Howard de l’affaire de Rennes-Le-Château. C’est David Galley qui le vit le premier !  Un soir il me téléphone et me dit : « As-tu vu le détail dans le DVD du Da Vinci Code ? »


- Non, lui répondis-je, je n’ai vu que Dan Brown dans la foule du cocktail au tout début du film !
- Et bien va plus loin ! Là où les deux évêques boivent un verre de vin ! Tu vas être surpris !



M’exécutant je vais au chapitre 8 du film et le fait défiler au ralenti ! C’est à  la fin de ce chapitre au moment où les deux évêques se servent un verre de vin que le détail apparaît ! Hommes de goûts les deux ecclésiastiques se servent un Bordeaux Supérieur un « Château Rennes » de 1976 ! Et le plus beau est l’étiquette de la bouteille ! Une superbe Tour Magdala y est représentée ! Chapitre 8 – séquence entre 00 :46 :07 et 00 :46 :14 sur image 00 :46 :13




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Maintenant nous en sommes certains le fameux « Code da Vinci » est bien le troisième opus depuis 1967.


Quelques autres détails sont amusants, comme cette Rose Ligne marquée sur le livre du film et qui place une belle rosace sur… Rennes-Le-Château !







CQFD
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