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 LA VIE DE BERENGER SAUNIERE

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Lanaelle
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MessageSujet: LA VIE DE BERENGER SAUNIERE   Ven 24 Fév - 20:57












LA VIE  DE BERENGER SAUNIERE








• Une vie extraordinaire
• Le Clat première paroisse
• Les jardins de l’église du village
• L’église du village de Rennes-Le-Château
• La villa Béthanie
• La Tour Magdala
• La Tour de l’Orangeraie
• Le Belvédére du domaine
• La Chapelle privée de Bérenger Saunière
















Source :  
http://www.rennes-le-chateau.org/

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MessageSujet: Re: LA VIE DE BERENGER SAUNIERE   Ven 24 Fév - 23:03





L’ensemble de l’affaire de Rennes-Le-Château est basée sur la vie extraordinaire de Bérenger Saunière, curé du village de 1885 à 1917, date de sa mort.  Comme vous le verrez en lisant ce chapitre, Bérenger Saunière est un enfant du Razès et connaissait bien Rennes-Le-Château dès sa plus jeune enfance.






Rennes-Le-Château – le dossier : la vie
Extraordinaire de Bérenger Saunière

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal






Né et vivant à Montaze, il arpentait les collines et les garigues dès sa plus tendre enfance en compagnie de ses compagnons de jeux. Il fut probablement baigné dans le légendaire de la région où se croisaient, Wisigoth, chevaliers Cathares et brigands de grands chemins. On comprend que sa nomination à Rennes-Le-Château fut surement pour lui une aubaine le rapprochant de ses terres du Razès probablement chères à son cœur.





Image d’une vie étonnante, le diable de
Rennes-Le-Château

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal



Mais ce qui fit que sa vie fut si particulière, c’est la vie de nabab qu’il mena ainsi que les constructions surprenantes qu’il fit réaliser au cours de sa vie à Rennes-Le-Château. Ce chapitre vous permettra de découvrir les grands moments de sa vie.




Rennes-Le-Château – Le Dossier
La Tour Magdala, le chef d’œuvre de la vie
Extraordinaire de Bérenger Saunière

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal









Le diable de Rennes-Le-Château
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal






Rennes-Le-Château – le dossier : le village des
Anges et du démon

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal

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MessageSujet: Re: LA VIE DE BERENGER SAUNIERE   Ven 24 Fév - 23:46

Bérenger Saunière est né le 11 avril 1852 à Montazel, village proche de Rennes-Le-Château. Enfant d’une famille qui en compte sept, Bérenger Saunière, de son vrai prénom, François Bérenger, sera orienté vers la prêtrise tout comme son frère Alfred.


Son père est le métayer d’un noble de la région : le marquis de Cazemajou. Il fait son séminaire à Narbonne et est ordonné prêtre en juin 1879. Il devient vicaire à Alet et est ensuite nommé dans la paroisse du Clat, village Isolé et rude se trouvant sur les terres des Nègres d’Ables. Il y reste trois ans et est nommé par ses supérieurs comme professeur à Narbone. Là, il semble que son attitude,  parfois insolente et indépendante, semble lui être défavorable et décide l’évêché à le nommer dans une commune de peu d’importance et de peu d’avenir pour lui : Rennes-Le-Château. Il a trente-trois ans lorsque le 1er juin 1885 il prend possession de la paroisse.




Image RLC-Le Dossier



A cette époque le village ne compte guère plus de 200 habitants. Particulièrement isolé, on y accède que par un chemin  muletier difficile à arpenter surtout sous le soleil de ce mois de juin. A son arrivée, Bérenger Saunière découvre son église, l’église Sainte-Marie-Madeleine, dans un état de délabrement catastrophique. La toiture est crevée et l’eau tombe sur la tête des fidèles lors des offices. Le presbytère dans lequel il devait s’installer est dans un état encore plus déplorable. Impossible d’y vivre ou d’y dormir. Seules les poules trouvent le lieu agréable. Devant cet état des lieux, Bérenger Saunière demande asile à une habitante du village, Antoinette Marre.


L’époque est aux engagements politiques et l’ensemble du village est proche du radical-socialisme. Ceci est d’ailleurs une explication de l’état des lieux de culte. La religion n’a plus le pouvoir qu’elle avait eu au cours des siècles précédents. La République populaire se venge des siècles passés. Bérenger Saunière ne supporte pas cette situation ; il ne supporte pas de vor la maison du seigneur laissée à l’abandon. C’est à la fin de l’année 1885 et début 1886 que des élections doivent avoir lieu. Les femmes du village se rendent à la messe les dimanches, tant pour écouter les paroles du Christ, que pour écouter et regarder ce prêtre que tous qualifiaient de bel homme. Il n’hésite pas à donner des consignes de vote à l’encontre des idées en place. Ce sermon, qui est resté dans les archives, nous présente un prêtre légitimiste, voir intégriste. Il diabolise la République et fustige le Socialisme.  Il n’hésite pas à demander à ses paroissiennes d’influencer leurs maris à voter pour les candidats monarchistes.


Cette attitude et cette prise de position déplaisent fortement au conseil municipal et au maire de Rennes-Le-Château. Ce dernier, prenant sa plus belle plume, n’hésite pas à écrire au ministre des cultes qui a la charge de l’entretien des lieux de cultes ainsi que d’assurer le traitement des prêtres et des hommes d’églises. La séparation de l’Eglise et de l’Etat n’avait pas encore eut lieu.



Cette lettre fut prise en compte et Bérenger Saunière se trouva suspendu de tout revenu pendant six mois. Sa situation de prêtre n’était déjà pas florissante, là, elle penchait vers la misère.
De façon à pallier à cette  situation difficile, il est nommé professeur au séminaire de Narbonne par son évêque, Monseigneur Arsene Félic Billard. Six mois plus tard, il est réintégré dans ses fonctions et retrouve sa cure de Rennes-Le-Château.



C’est en 1886 qu’il entreprend les travaux les plus urgents dans l’église. Ses dépenses étonnèrent beaucoup, puisque, sans le sous, il finança les premiers travaux. Il semble qu’il reçut un don important de la part de la comtesse de Chambord, épouse du comte de Chambord seul prétendant légitime au trône de France. Une somme de 1000 francs or de l’époque lui fut donnée par cette famille noble qui prétendait au trône de France.  C’est en raison de son discours légitimiste, au cours des élections précédentes que les Chambord s’intéressèrent à ce curé de campagne. Ce don et contesté par plusieurs auteurs et certains pensent que ce don aurait été un legs de l’abbé Pons, prêtre du village sous le Second Empire à la paroisse de Rennes-Le-Château, à l’appui de cette théorie, il est intéressant de se rappeler que la comtesse de Chambord décéda en 1886… Ces premiers travaux réalisés permettent à l’officiant et aux fidèles d’écouter la messe à l’abri des intempéries.


L’autel de l’église était de facture ancienne. Fait d’une pierre d’autel partiellement encastrée dans le mur de l’église, elle était soutenue sur l’avant par deux piliers de facture carolingienne, c’est du moins ainsi que celui qui fut sauvegardé par Bérenger Saunière est classé par les monuments historiques bien qu’un pilier similaire existe au museau lapidaire de Narbonne présentant quasiment  les mêmes décorations et est classé en tant que sculpture wisigothique. Ce pilier actuellement visible  au musée du village est décoré d’une croix gravée et de feuilles de vignes ainsi que quelques grappes stymisées. Un Alpha et un Omega grecs sont visibles.


Ce vieil autel ne correspondait ni au souhait du jeune prêtre, ni à la mode des édifices religieux de l’époque. Une heureuse donatrice, Madame Cavailhé de Coursan, fit un don qui permit à Bérenger Saunière de financer l’achat d’un nouvel autel. Faisant appel à des ouvriers du village, il décide de démonter l’ancien autel pour réaliser la mise en place du nouveau.




Image RLC-Le Dossier




Le 27 juillet 1887, les ouvriers déplacent la pierre d’autel et mettent à jour le sommet des deux piliers anciens. A partir de cet épisode les faits se compliquent.

Il est dit que dans l’un de ces piliers, qui possédait une cupule, dissimulait des rouleaux de bois scellés à la cire. Les ouvriers remirent ces rouleaux au prêtre qui les ouvra et en fit sortir des parchemins.



Image RLC-Le Dossier




Une autre hypothèse dit que c’est au cours des travaux dans l’église que fut découvert, dans un balustre de bois, une fiole qui contenait des parchemins. A la réflexion il est fort probable que l’un des deux piliers et le balustre continrent, l’un et l’autre, des éléments cachés. Dans le pilier, il devait probablement y avoir des reliques et la dédicace de l’église Sainte-Marie-Madeleine et dans le balustre il est sûrement certain qu’une fiole fut découverte et qu’elle contenait des documents. Antoine Captier carillonneur de l’époque et découvreur de la fiole du balustre, ne disait-il pas  à sa famille : «C’est grâce à moi que le curé est devenu riche ».


Peu de temps après cette découverte, Bérenger Saunière décide d’enlever le dallage du cœur de l’église. Juste devant l’emplacement de l’ancien autel une dalle de pierre, de belles dimensions, était placée sur le sol. Le curé demanda aux ouvriers de la déplacer. Deux surprises les attendaient, d’une part, la partie de la dalle ayant sa face en contact avec la terre était ornée d’un superbe bas-relief représentant une scène faisant voir deux chevaliers sur leur montures, l’autre, probablement la plus intéressante au prime abord, était une « oule » enfoncé dans le sol et contenant des pièces, probablement en or. Voyant le regard étonné des ouvriers, Bérenger Saunière leur dit : «  ce sont des médailles de Lourdes sans valeur. D’ailleurs il se fait tard, nous continuerons les travaux plus tard ».



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L’ensemble de ses découvertes semble certain. Le balustre existe bien et il est la propriété de M. et Mme Antoine Captier, héritiers des biens de Monsieur Corbu, lui-même héritier des biens de Marie Dénarnaud, la servante de Bérenger Saunière qui elle-même hérita de ce dernier. La dalle dite «Dalle des Chevaliers » est actuellement visible au musée du village. L’épisode de la découverte de la « oule » est établie par les témoignages concordants des ouvriers, et la découverte des documents dans le balustre et le pilier sont établis par  le témoignage du carillonneur Captier. C’est après que les évènements se compliquent. D’après certains auteurs, dont Gérard de Sède, l’exégète de Rennes-Le-Château, Bérenger Saunière aurait porté à son évêque, Monseigneur Billard, les parchemins découverts.



La dalle des chevaliers
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Ce dernier devant leur complexité, finança le voyage du curé de Rennes-Le-Château à Paris pour qu’il puisse les présenter à des spécialistes afin qu’ils les traduisent au cours de l’été 1891. Nous ne possédons actuellement aucunes preuves certaines quant à un voyage de Bérenger Saunière à Paris, bien qu’au cours de nos recherches nous ayons eu accès à un élément important pouvant attester d’un éventuel déplacement de Bérenger Saunière à Paris.

Beaucoup d’auteurs prétendent que Bérenger Saunière, au cours de son hypothétique voyage à Paris, rencontra Emma Calvé, cantatrice en vogue à l’Opéra ainsi que Claude Debussy et l’occultiste Jules Bois mais aussi d’autres personnages pas toujours en odeur de sainteté.



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En 1891, Bérenger Saunière se mit à créer les jardins de l’église tels que  nous les connaissons actuellement avec des plans particulièrement sophistiqués. Cette année 1891 semble avoir été de la plus haute importance pour Bérenger Saunière, d’une part parce qu’il réalise les premiers travaux des jardins de l’église mais aussi parce que le 9 septembre 1891, il découvre un tombeau dans l’église. Ce fait doit avoir une importance notable puisqu’il l’inscrit dans son journal.




Image RLC-Le Dossier




D’autre part, il réalise un collage avec des éléments issus de revues religieuses dans lequel on peut lire : « l’année 1891 portée dans l’éternité avec le fruit dont on parle ci-dessous ».




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En 1892, Bérenger Saunière et sa servante Marie Dénarnaud, font parler d’eux : La Mairie se plaint officiellement des agissements du curé et de sa servante dans le cimetière, ils déplacent des tombes, les ouvrent et bousculent les ossements qu’ils placent dans un ossuaire que le curé a fait construire dans le cimetière.  Et puis Bérenger Saunière s’acharne sur la tombe de Marie de Hautpoul Dame de Nègre d’Ables dont il efface les inscriptions de l’épitaphe en les burinant. Heureusement  ce texte fut relevé plusieurs années auparavant par des archéologues qui en réalisèrent une copie.




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A partir de 1896, Bérenger Saunière se lance dans la restauration de l’église. Il dépense à tout va, il fait refaire toute l’église avec des décorations étonnantes et parfois pas très… catholiques. En décembre 1898, Bérenger Saunière commence à acheter les terrains autour de l’église. Ces ambitions de constructeur vont se concrétiser. Les travaux de la villa Béthanie et de la Tour Magdala commencent en  mai 1891.




Image RLC-Le Dossier





La villa est le point d’orgue de son « œuvre ». il mène grand train, il y reçoit des personnages importants tel M. Guillaume que les habitants du village nomme « l’étranger », en raison de son accent germaniqe, et qui s’avéra être l’archiduc d’Autriche-Hongrie Jean de Habsbourg. Mais aussi le secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts, Henri-Charles-Etienne Dujardin-Beaumetz, radical et franc-maçon.
La tour Magdala lui servait de bibliothèque. Construite au bord du ravin, elle surplombe le plateau de Rennes-Le-Château. Durant des années, Bérenger Saunière mène une vie fastueuse, entouré de personnes de haut rang, tant régionale que nationales et même internationales.  Certains se rappelaient la voix prodigieuse d’une chanteuse. Etait-ce Emma Calvé ?



Image RLC-Le Dossier




Et pourtant le vent va tourner ! En décembre 1901, Monseigneur Billard, évêque de Carcassonne décède et est remplacé par Monseigneur Paul-Félix Beuran de Beauséjour. Monseigneur de Beauséjour apprend la vie de son curé de Rennes-Le-Château. Il fait enquêter et constate que ce qu’on lui avait rapporté était bien en-dessous de la vérité. Il décide de demander des comptes au curé de Rennes-Le-Château. Les réponses de Bérenger Saunière sont laconiques. Il se contente de dire :
« J’ai reçu de nombreux dons qui m’ont permis de réaliser l’embellissement de l’église du village. Mes donateurs souhaitent rester dans l’anonymat. »
Beauséjour insiste et demande des comptes précis. L’attitude de Saunière est étrange. Il griffonne rapidement des comptes qu’il remet au prélat et qui de toute évidence semblent truqués. Ce qui est incroyable est que Bérenger Saunière ne minimise pas ses comptes, bien au contraire, car au lieu de faire penser qu’il n’a pas d’argent, il met en évidence, au travers de ces comptes truqués qu’il en possède énormément. Il va même jusqu’à les surévaluer en annonçant des montants incroyables par exemple, il attribue une somme de 90 000 Franc or à la construction de la villa Béthanie alors, qu’à la même époque, un château proche de Périgueux, le château d’Hautefort, est vendu avec ses terres représentant 383 hectares pour la somme de 100 000 Franc or. (1)



On découvrira par la suite que le curé de Rennes-Le-Château possédait plusieurs comptes en banque, l’un à la Banque Parisienne Petitjean, rue Montmartre, un autre à la Banque du Languedoc et du Roussillon à Perpignan, un autre à Toulouse à la Banque Pommier et Pavie et un dernier des plus surprenant puisque basé à Budapest à la  Banque Fritz Dörge, rue Lajos-Kossuth.


Cette réponse et cette attitude exaspèrent Monseigneur de Beauséjour qui décide de nommer Saunière dans la paroisse de Coustouge. A ce titre d’ailleurs, un fait est également étonnant. Coustouge n’a rien d’une petite paroisse. Coustouge est une ville bien plus grande que Rennes-Le-Château et bien plus riche. Rien à voir avec la  pauvreté du village de Rennes-Le-Château. Où est la punition de Monseigneur de Beauséjour ? Bérenger Saunière n’hésite pas à répondre à son évêque :
«Si notre religion nous commande de considérer avant tout nos intérêts spirituels, elle ne  nous ordonne pas pour autant de négliger nos intérêts matériels, qui sont ici-bas et les miens sont à Rennes  et non ailleurs. Je vous déclare Monseigneur, avec toute la fermeté d’un fils respectueux : non je ne m’en irais jamais ! » Quel aplomb ! Bien qu’à son arrivée à Rennes-Le-Château, Bérenger Saunière  était en opposition radicale avec la mairie, les opinions et les choses changeant avec le temps, le Maire n’hésite pas à écrire à l’évêché pour faire part du mécontentement des habitants du village de la nomination de leur curé à Coustouge. Le maire n’hésite pas à signer un bail de location du presbytère à Bérenger Saunière, de 99 ans, empêchant ainsi tout logement à quelque prêtre que ce soit.
Le 1er février 1909, Bérenger Saunière donna sa démission par écrit. Le 9, l’abbé Marty est nommé curé desservant de Rennes-Le-Château. Il doit se loger à Caderonne ne pouvant disposer du presbytère.



Le 6 juilet 1910, Bérenger Saunière est cité à comparaitre devant le tribunal de l’officialité pour une accusation de trafic de messes. Finalement, il sera condamné à un « suspens adivinis ». il n’aura plus le droit de pratiquer les sacrements de l’église. Beauséjour sera partiellement arrivé à ses fins. Il aura réussi à faire preuve d’autorité, mais il ne réussira jamais à faire partir Saunière. Il sait bien que l’accusation de trafic de messes ne justifait pas les dépenses de Saunière, ne confia-t-il pas à Monseigneur de Cabrières :
« il fallait bien trouver quelque chose pour le faire condamner ! ».
Après le procès, Bérenger Saunière supporta mal le fait d’avoir été condamné par ces pairs. Il se retirait pour de grands moments dans la Tour Magdala où il passait son temps à classer sa fabuleuse collection de timbres.


Au mois de janvier 1917, alors qu’il est au sommet de la Tour Magdal, il s’écroule victime d’une attaque. Encore inconscient, Marie Dénarnaud, l’ayant trouvé, le fait porter dans sa chambre. Sentant arriver ses derniers instants, il demanda un prêtre. L’abbé Rivière se rend à son chevet. La légende veut qu’il soit resté avec le mourant plusieurs heures et qu’il refusât de lui donner les derniers sacrements. La même légende dit que Rivière de ce jour devint triste et morose. Quelle terrible confession fit Saunière ?


Finalement, Bérenger Saunière s’étint le 22 janvier 1917 à 5 heures du matin. Il fut inhumé dans le cimetière du village le 24 du mois. Sa légende naissait. D’où lui venait l’argent nécessaire à sa vie fastueuse et à la construction de son domaine ?


Nul ne sut répondre.


(1) Gérard de Sède : Rennes-le-Château, le dossier, les impostures, les phantasmes, les hypothèses – Edition Robert Laffont – les énigmes de l’Univers - 1988

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MessageSujet: Re: LA VIE DE BERENGER SAUNIERE   Ven 24 Fév - 23:59








Cette paroisse du département de l’Aude, située après Axat, fut la première confiée à Bérenger Saunière en tant que prêtre. Nous n’avons quasiment aucune information de cette période de la vie du jeune prêtre qu’il était à ce moment, et nous ne pouvons qu’émettre des hypthèses, qui comme vous pourre le lire, peuvent être parfois romanesques, mais par forcément dénuées de sens…




Durant trois ans Bérenger Saunière resta au Clat
Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal






Le Clat, village de montagne ancienne propriété
de la famille Aniort

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal






Après avoir été vicaire à Alet durant trois années, Bérenger Saunière est nommé curé d’une paroisse reculée de l’Aude, il s’agit de la paroisse de Le Clat.


De nos jours, Le Clat est un village accessible par une route venant d’Axat traversant de denses forêts de châtaigniers. Ce village culmine à une altitude de 1050 mètres et s’est spécialisés dans la culture de pommes de terre depuis 1742 près de trois ans plus tôt que Parmentier en fasse la promotion à la cour de France.






Rennes-Le-Château – le dossier :
Le Clat, voyage reculé de l’Aude

Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Bérenger Saunière y fut nommé le 16 juin 1882 ; à ce moment le village comptait 300 feux constitués essentiellement d’une population de montagnards ; seul un chemin muletier de douze kilomètres permettait de se rendre à Axat.





Image RLC-Le Dossier




Nous savons peu de chose de la vie du jeune prêtre dans cette paroisse, nous pouvons penser que son esprit fougueux dû subir de nombreuses contraintes, ne pouvant, ici, réaliser le moindre rêve de grandeur. A n’en pas douter, après avoir connu un vicariat à Alet, il dû se sentir lésé, à moins que… ce doute émis s’appuie sur des éléments surprenants ; en effet, Saunière fut nommé par Monseigneur Billard dans cette paroisse reculée pendant trois ans, or l’on découvre que cette paroisse était sur les terres des Aniort qui furent, également, seigneur de Rennes-Le-Château.







Le Clat première paroisse de Bérenger Saunière
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Bien qu’étant une hypothèse romanesque nous pouvons imaginer que Saunière fut envoyer au Clat dans un but précis et qu’il eut trois ans pour mener à bien une mission précise ; peut-être retrouver des documents. Nous n’avons aucune preuve tangible relative à cette piste, mais nous nous interrogeons sur ce lien seigneurial liant les deux lieux dans la vie
de Bérenger Saunière. Bien sûr, d’aucuns nous opposerons que les Aniort était une famille puissante et très anciennes du Razès et qu’en conséquence, il est logique de la retrouver dans lieux de cette région.






Le Clat, où Bérenger Saunière fit ses armes
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MessageSujet: Re: LA VIE DE BERENGER SAUNIERE   Sam 25 Fév - 0:17





Des jardins ou des plans ?
Image RLC-Le Dossier (c) –JP Pourtal



Parmi les lieux les plus visités de Rennes-Le-Château, les jardins de l’église sont, sans contexte possible, parmi ceux-là. De nombreux visiteurs les arpentent pour tenter de comprendre le but qu’eut Saunière à les dessiner et à les faire réaliser de la sorte. Nous allons, dans ce chapitre, tenter de dérouler l’histoire de leur création.


Nous découvrirons les accords passés avec le conseil municipal de la Mairie de Rennes-Le-Château de l’époque. Nous découvrirons que Bérenger Saunière savait être roublard et pouvait tirer à son profit des accords en les contournant discrètement. Nous verrons également que les relations de Bérenger Saunière avec la famille de Marie Dénarnaud n’étaient pas toujours aisées.


Dans un autre chapitre nous étudierons les mystères de jardins de l’église, mais pour mieux les comprendre la lecture du présent chapitre est incontournable…






Les jardins de l’église de Rennes-Le-Château
Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal





C’est entre 1890 et 1891 que Bérenger Saunière fit réaliser que les travaux qui allaient permettre la création des jardins de l’église tels que nous les connaissons à ce jour. Ces travaux se situent un an et demi avant les premiers travaux qu’il conduisit dans l’église l’ayant amené à faire une première découverte.

La démarche est étonnante, il fait une demande officielle auprès de la mairie pour clôturer et réaliser un jardin devant l’église et ceci à ses frais.





Image RLC-Le Dossier




Le conseil municipal de Rennes-Le-Château dans sa délibération du 15 février 1891 accepte la proposition du curé mais y met une réserve 1 : Bérenger Saunière devra permettre un accès à toute construction ou aménagement des dits jardins et s’il doit fermer un bâtiment par une serrure aura obligation d’en remettre un double à la mairie. Ce point, comme nous le verrons un peu plus loin est extrêmement important.


Après un accord en bonne et due forme, Bérenger Saunière se lance dans la création des plans puis à leur réalisation avec une équipe d’ouvriers relativement conséquente, il faut dire qu’en parallèle les premiers travaux de restauration de l’église sont en cours de réalisations.





Bérenger Saunière dessina lui-même ces jardins
Images RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal




Les ouvriers suivent avec précision les plans conçus et réalisés par Bérenger Saunière. La première partie des jardins est constitué de ce que l’on nomme le jardin de Notre dame de Lourdes. C’est dans cette partie que Saunière fait mettre l’ancien pilier du vieil autel de l’église afin de supporter une statue de la Vierge de Lourdes, célèbre apparition mariale qui fait encore couler beaucoup d’encre et de salive à l’époque de Saunière. Comme nous le verrons dans le chapitre consacré aux mystères des jardins de l’église, Bérenger Saunière fit placer le pilier à l’’envers dans le jardin faisant ainsi apparaitre la croix le décorant à l’envers, ceci ne semblant pas particulièrement perturber Monseigneur Billard qui le 12 juin 1891 au cours de la communion de nombreux enfants du village inaugura le jardin de la Vierge de Lourdes.




Image RLC-Le Dossier




Bien que cette première partie soit terminée, Bérenger Saunière continue les travaux. Il fait réaliser un calvaire de belles dimensions qui trône au milieu de l’ensemble. Continuant à vouloir rendre plus belle son œuvre, Bérenger Saunière décide de bâtir deux grottes sur la partie droite des jardins. Chose étonnante, il décide de la faire lui-même ; et c’est ainsi que les habitants voient leur prêtre partir, une hotte sur le dos, vers la vallée des Bals, là ou coule le ruisseau de Couleurs. Au cours de cette période il fait de nombreux aller et retour ramenant dans sa hotte des pierres aux formes et constitutions particulières qu’il assemble entre elles afin de constituer ces deux grottes, l’une relativement grande,l’autre plus modeste. La plus grande fut restaurer par la mairie de Rennes-Le-Château au début des années 2000, mais la petite ne l’ai toujours pas et à quasiment disparue du paysage.





Elément mystérieux des jardins de l’église de Rennes-Le-Château
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Dans la plus grande des deux grottes, Bérenger Saunière fit réaliser un banc permettant au visiteur de s’installer et de profiter au visiteur de s’installer et de profiter de l’ombre qu’offre la grotte lors de chaudes après-midi d’été. Comme nous le verrons dans le chapitre relatif aux mystères des jardins de l’église, ce banc n’est pas aussi anodin qu’il n’y parait.





Image RLC-Le Dossier



Il fit placer également au pied du calvaire une dalle gravée qu’il découvrit au cours de premiers travaux de l’église au moment du remplacement du vieil autel. Ce choix ne fut pas judicieux puisque cette dalle s’esquinta énormément par la pluie et afin de pouvoir subvenir au besoin en eau du jardin de l’église, Bérenger Saunière fit construire une citerne sur laquelle il éleva une sorte de jardin d’hiver. Ce lieu lui servit de bureau et de bibliothèque. C’est l’époque ou hébergeant la famille Dénarnaud, Bérenger Saunière semble être fréquemment en conflit avec la mère de Marie Dénarnaud, c’est du moins ce qu’il rapporte dans son cahier journal que l’on ressent le besoin du jeune prêtre de s’éloigner un peu de Marie, pour qu’elle raison ? les sentiments qu’il ressent le pertubent-ils ?




Les jardins de l’église
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Quoi qu’il en soit, il passe beaucoup de temps dans ce local où il laisse de nombreux
Livres, mais il viole l’accord passé avec la mairie de Rennes-Le-Château, il ferme à clé la porte et n’en remet aucun double aux élus.


C’est au cours du 14 juillet 1895 que se déroule un drame. Au cours du feu d’artifice rappelant la victoire du peuple sur la monarchie par la prise de la Bastille, une fusée s’égare et tombe sur une maison du village y mettant le feu. Ce qui aurait dû être un feu banal tourne au drame et commence à se propager à des maisons proches. Tout le monde prend seaux et récipients pour éteindre l’incendie. Mais l’eau commence à manquer et on demande à Bérenger Saunière d’accéder à la citerne sous son bureau bibliothèque, il refuse violement et manque d’en arriver aux mains. Le maire menace de détruire la porte, Saunière cède à contre cœur, le feu est maîtrisé.



L’accord qu’avait signé Bérenger Saunière avec la mairie de Rennes-Le-Château stipulait également que l’ensemble de travaux de création, d’embellissements et d’entretien des jardins de l’église resteraient à ses frais tout comme il le proposa lui-même. de même dans l’accord du 18 février précédent, le conseil municipal précisait qu’il ne concédait aucune propriété foncière des terrains du jardin de l’église afin que le conseil de fabrique, l’évêché ou bien un successeur de Saunière ne puissent prétendre à une propriété des jardins.






Image RLC-Le Dossier



Finalement, c’est le 6 juin 1897 que les jardins de l’église seront officiellement inaugurées en présence de Monseigneur Billard c’est ce jour-là que Bérenger Saunière réalisera un discours où il sous-entend que les relations avec le village, à son arrivée, ne furent pas des plus calmes.




Image RLC-Le Dossier



Voilà un prêtre large d’esprit et d’abnégation mais quel était son but ? Nous tenterons d’éclaircir ce point dans le chapitre consacré aux mystères des jardins de l’église.

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MessageSujet: Re: LA VIE DE BERENGER SAUNIERE   Sam 25 Fév - 0:50





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Le village de Rennes-Le-Château est un modeste village des Corbières. A l’époque de Bérenger Saunière, il l’était plus encore que maintenant, peuplé de gens très modestes qui ne survivaient que grâce à leur travail et aux récoltes qu’ils espéraient bonnes chaque années.
C’est dans ce contexte que l’église de Rennes-Le-Château parait complètement décalée, Bérenger Saunière en fit un temple de la religion chrétienne hors du commun.



De son respect primitif intérieur, il en fit effacer toutes traces au profit d’une décoration chargée et dont les couleurs et les ors dénotent avec l’environnement extérieur. Par ses rappels à la Sainte patronne de l’église, Marie-Madeleine, il consacre un Temple entièrement dévoué à la Sainte de manière outrancière, tout en semblant omettre volontairement le moment le plus important de la vie de la Sainte, celui où elle reconnait Jésus ressuscité près de son tombeau.


Nous allons ici, vous permettre de suivre les travaux qu’il entreprit sans pour autant y apporter de jugement ou de solutions sur sa symbolique, ceci étant réservé au chapitre consacré aux mystères de l’église de Rennes-Le-Château…






Vue d’ensemble de l’église vers le chœur
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal





L’œuvre la plus importante de Bérenger Saunière est sans contexte la restauration qu’il entreprit de l’église.

Datant probablement du VIIIème siècle, elle semble être la dernière construction issue de ce que fut la cité de Rhédae. Plusieurs éléments font penser qu’il s’agissait de l’église comtale enceinte dans le château comtal des Comtes du Razès.


Elle subit de nombreuses transformations, les plus importantes étant celles réaliser par Bérenger  Saunière entre 1895 et 1917.





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Lorsque le jeune prêtre arrive au village, le 1er juin 1885, il découvre un édifice dans un état proche de la ruine. Le toit est crevé, les poules se promènent dans l’édifice, il est impossible d’y dire la messe dans des conditions de sécurité et de décence nécessaires.


Au cours de la seconde moitié de l’année 1887, le jeune prêtre commencera par des réparations de la toiture mettant ainsi l’édifice hors d’eau permettant ainsi de dire la messe. Puis, suite à un don de Madame Cavailhé de Coursan, Bérenger Saunière fait changer le vieil autel, probablement d’époque wisigothique, comme peut  l’attester le pilier qui nous est parvenue et qui  est actuellement visible dans le musée du village.





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L’histoire retient que le Conseil de Fabrique emprunta 518,00 F à Bérenger Saunière pour ces lourdes réparations. Il est vrai qu’à cette époque Bérenger Saunière reçu un don estimé à 1000,00 F Or de la famille du comte de Chambord en raison de sa prise de position pour le parti légitime au cours des élections législatives de 1886.


Bien que nous ne rentrerons pas dans les détails des éventuelles découvertes de Bérenger Saunière au cours des travaux de changements du vieil autel, nous pouvons préciser que c’est au cours de ces derniers qu’il découvrit des éléments qui changeront sa vie, nous étudierons avec précisions ces éléments dans le chapitre consacrés aux mystères de l’église de Rennes-Le-Château.




Bérenger Saunière indique, dans son cahier journal, qu’au cours du  mois de février 1899, il fait enlever l’autel consacré à la Vierge. Nous savons qu’il se trouvait là où se situe  la porte donnant accès à l’escalier permettant de monter à la chaire.





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Car en effet, il prépare la mise en place d’une nouvelle chaire qui pourtant ne sera pas installé avant le 14 novembre 1891, juste après avoir fait refaire entièrement le dallage de l’église aux moyens de dalles carrées noires et blanches qui feront couler beaucoup d’encre chez les auteurs traitant cette affaire. En parallèle, il fait réaliser les travaux des jardins, mais ceci ne semble pas expliquer complètement cette latence entre le moment où il met en place la nouvelle chaire. Un élément de son cahier journal attire notre attention, le 21 septembre 1891, il note dans son journal « … découverte d’un tombeau…’.





Le frontispice de l’église si particulier…
Image RLC-Le Dossier (c)  -  JP Pourtal







Puis, il décide de refaire la porte et le frontispice de l’église. Les travaux commencent le 4 décembre 1889 et se poursuive jusqu’au 29 du même mois. Il fait installer de nombreux éléments de décorations dont certains surprennent le visiteur puisque, entre autre, il est accueilli par une phrase sibylline « TERRIBILIS EST LOCUS ISTE » se traduisant par « Ce lieu est terrible ».  Le porche par  lui-même peut surprendre puisque de forme triangulaire, il est orné d’un frise de faïences d’un jaune poussin détonnant dans le décor.




Image RLC-Le Dossier (c)  -  JP Pourtal




Ensuite Bérenger Saunière décide de commencer la décoration intérieure de l’église en commandant le 20 novembre 1896, à la Maison Giscard de Toulouse, célèbre fabricant d’articles de décorations religieuses de l’époque, une ornementation complète de l’église et veut en être livré sous quatre mois. Puis, Bérenger Saunière s’adresse au peintre verrier Henri Feur de Bordeaux pour réaliser les vitraux de l’église en demandant en priorité un vitrail principal mettant Marie-Madeleine en scène, c’est celui que l’on peut admirer actuellement au fond de l’église ; il sera livré le 8 février 1897.





Le chœur de l’église au décor chargé
Image RLC-Le Dossier (c) – JP Pourtal




Mais avant l’arrivée de la décoration complète de l’église, Bérenger Saunière fait refaire tous les murs de l’église et les faits repeindre suivant des instructions précises. Il s’adressera à l’entreprise Castex qui mettra quatre ouvriers à disposition pendant un mois et qui auront la charge de réaliser les cloisons en briques afin d’aplanir les murs et de cacher les imperfections des murs du VIIIème siècle. Les peintres, eux, se mettront au travail le 4 mars 1897 et décoreront les murs suivant les instructions de Bérenger Saunière. Ce sont les décorations que l’on peut voir actuellement dans l’édifice religieux.


Dès la mi-avril 1897, la Maison Giscard livre les premiers éléments du statuaire de l’église, le reste étant livré dans les mois suivants.

Le statuaire est composé d’une statue de Marie-Madeleine, patronne de l’église, de Saint Antoine Ermite, de Sainte Germaine, de Saint Roch, de Saint Antoine de Padoue, de Saint Joseph portant l’enfant Jésus et de la Vierge Marie portant également l’enfant Jésus.





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Il fit également aménager de superbes fonds baptismaux décorés d’un ensemble staturaire représentant Jésus se faisant baptisé par Saint Jean Baptiste.



Mais ce qui fit le plus de remue-ménage dans le village est le bénitier que fit installer Bérenger Saunière, composé de trois parties. Il représente sur la partie haute, quatre anges faisant chacun un geste du signe de croix, puis sur la partie centrale, une vasque recevant l’eau bénite et enfin, sur la troisième, la partie basse, un diable grimaçant. C’est ce dernier qui terrorisait les villageois. Sur ce bénitier, Bérenger Saunière fit inscrire une phrase « Par ce signe tu vaincras », nous verrons dans l’étude des mystères de l’église de Rennes-Le-Château, qu’elle n’est pas sans signification symbolique.




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La Maison Giscard livra également un chemin de croix complet, soit quatorze stations, que Bérenger Saunière semble avoir choisi sur catalogue. L’entreprise Giscard proposait trois options concernant les chemins de croix livrables : soit en terre cuite brute, la décoration étant à la charge du client ; soit partiellement peints et essentiellement les personnages ; soit entièrement décorés. Nous pensons que Bérenger Saunière fit le second choix, lui permettant ainsi de finir les peintures comme il l’entendait. C’est ainsi que plusieurs statoins du chemin de croix de l’église de Rennes-Le-Château présentent des interrogations ne manquant pas de créer le débat parmi les chercheurs de l’affaire.


C’est à la demande de Bérenger Saunière que la Maison Giscard livra un rond de bosse représentant Marie-Madeleiine dans une grotte priant devant une croix en bois qui fut placée sous l’autel de l’église. La peinture fut entièrement réalisée par Bérenger Saunière qui y peignit des détails intéressants.






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Enfin, nous ne pouvons évoquer la décoration de l’église sans parler de la fresque et du statuaire en rond de bosse se trouvant placé sur le mur du fond. Particulièrement grande pour une église aussi modeste, elle représente un paysage pouvant rappeler certains lieux autour du village de Rennes-Le-Château ; quant au rond de bosse, il représente Jésus sur une colline entouré de nombreux personnages, pouvant rappeler différents passages des évangiles, mais comme nous le verrons dans l’étude consacrée aux mystères de l’église de Rennes-Le-Château, bien des détails amènent le visiteur à s’interroger.





La fresque du fond de l’église, une symbolique étonnante…
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Dernier élément que Bérenger Saunière fit installer dans l’église est le confessionnal. Entièrement réalisé en chêne massif, il est décoré d’une scène présentant un pasteur se penchant sur une brebis, parabole du berger protégeant ses brebis. Pour beaucoup de chercheurs et d’auteurs de livres sur Rennes-Le-Château, cette scène représenterait tout autre chose,





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Lorsque Bérenger Saunière fit refaire son église, il ne manqua pas de penser au confrot des prêtres qui, après lui, diront la messe en ces lieux. Il fit bâtir une sacristie permettant e rangement dans une penderie des habits et des objets sacerdotaux. De même, il plaça un lieu où les prêtres peuvent se laver les mains avant et après la messe.




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Ces différents éléments sont dissimulés dans cette grande penderie qui est sur la longueur de la pièce ; mais un détail surprenant attire l’attention du visiteur curieux. Une partie au fond de l’armoire est mobile, lorsqu’on la pousse, le fond s’écarte à la manière d’une porte et donne accès à une pièce de la forme d’un quart de cercle uniquement éclairé par un œil de bœuf.


Elle est vide et nul ne sait dire à quoi elle pouvait servir avec certitude. Le point surprenant est que dans l’ensemble des commandes ou des devis que Saunière demanda nous ne trouvons de trace de cette pièce. A quoi pouvait-elle bien servir au prêtre ?


Dernier élément à signaler de cette sacristie est la présence d’un superbe vitrail représentant Jésus sur la croix au pied de laquelle nous pouvons reconnaitre Marie-Madeleine et la Vierge Marie. Ce vitrail, à notre goût avec celui du fond de l’église, est le plus beau qui fut réalisé.





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MessageSujet: Re: LA VIE DE BERENGER SAUNIERE   Sam 25 Fév - 1:11







La villa dans laquelle Saunière reçut des personnalités
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La villa Béthanie est la construction la plus importante que Bérenger Saunière fit réaliser. Maison bourgeoise de son époque, elle ne manqua pas d’étonner les villageois qui comprirent dès ce moment que leur curé bénéficiait de moyens financiers considérables. C’est dans cette villa que Bérenger Saunière recevait ses invités en y organisant de somptueux repas qui ravissaient ses convives.


L’un d’eux, Monsieur Bousquet, venu de Provence lui écrit et évoque «Les heures de rêve, où l’on se croit transporté par une fée bienveillante au pays des mille et une nuits ». décidément, il n’est pas un curé comme les autres, le curé de Rennes-Le-Château !


Pourtant, il est bon de se rappeler que jamais il ne vécut dans la villa, pas plus que Marie Dénarnaud qui lui survécut. L’un et l’autre tenaient à rester au sein du presbytère…







Bérenger Saunière voulait réaliser une maison de retraite
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C’est entre 1900 et 1901 que Bérenger Saunière se lança dans la construction de la Villa Béthanie. Entièrement issus de sa volonté, les plans furent réalisés par l’architecte Caminade.


Elie Bot, limonadier de Luc-sur-Aude, mais également maçon fut chargé de la réalisation et de la direction des équipes du chantier. Il fut l’un des plus fidèles de Bérenger Saunière et nous pouvons émettre l’hypothèse, sans trop prendre de risque, qu’Elie bot fut un des rares à connaitre le secret de Saunière, d’ailleurs Descadeillas précise dans son étude «Saunière avait exigé de Bot le secret absolu sur ce quoi se passait au presbytère…Bot tint parole ». Quoi qu’il en soit, nous pouvons penser que les longues années passées avec Saunière le marquèrent particulièrement, il suffit de voir son tombeau de Luc-sur-Aude.





Elit Bot
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Bérenger Saunière a toujours affirmé que la Villa Béthanie était, à l’origine, destinée à héberger des prêtres à la retraite. Nous ne pouvons savoir si cette affirmation était fondée puisque la villa compte seulement quatre chambres et une cuisine et une salle à manger, bien peu d’espace pour une maison de retraite.


La Villa Béthanie, tout comme l’ensemble des constructions du prêtre, a été entièrement financée sur ces propres deniers. Avant les constructions qu’il fit élever, Bérenger Saunière acquerra six terrains autour de l’église et les achetant au nom de Marie Dénarnaud qui en était secrètement la propriétaire. Ce point est important ! Finalement, il finançait des travaux et des constructions qui ne lui appartiendraient jamais, si ce n’est qu’au décès de Marie, si elle devait décéder avant lui. La famille Corbu, qui hérita de Marie Dénarnaud retrouva deux testaments de lègue réciproque entre le prêtre et la servante.





Jamais Bérenger Saunière ne vécut dans la villa
Béthanie de Rennes-Le-Château

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C’est à partir du mois de mai 1901 que la Villa Béthanie semble achevée au niveau du gros œuvre.

Avant les constructions de Bérenger Saunière, le bout du plateau du village est vide. L’élévation de Béthanie frappa d’autant plus les esprits que l’on ne pouvait voir qu’elle à la fin du village. C’est à ce moment que les habitants comprirent que leur curé possédait des moyens importants, bien au-delà de ceux de sa condition de prêtre, mais sans savoir d’où il les avait eus. Certes, ils sont habitués aux frasques de leur curé, puisque déjà en 1891, il fit construire, à ses frais, les jardins de l’église. Mais là, il bâtit et ne cherche pas à dissimuler une certaine opulence.






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Petit à petit, la Villa Béthanie se dresse sur le plateau, tout comme, un peu plus loin, la Tour Magdala.


La Villa Béthanie est une construction d’un style peu apprécié de nos jours. Elle est constituée de quatre niveaux. Un sous-sol, un rez-de-chaussée, un premier et un second étage. Ce dernier étant partiellement aménagé en grenier.


Le sous-sol est constitué de deux pièces servant de caves et d’une cuisine d’été. Cette partie de la Villa n’est pas, à ce jour, visitable. C’est dans les caves que la cousine de Marie Dénarnaud prétendit avoir vu, lors de l’une de ces visites à sa cousine, des lingos d’or alignés sur des étagères.



A noter qu’il ne fut sûrement pas aisé de réaliser les caves puisque le sol est constitué de roches…





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Le rez-de-chaussée regroupe le salon et la salle à manger, la cuisine et un couloir donnant accès aux escaliers. C’est aussi à ce niveau que l’on trouve la porte d’entrée de la Villa Béthanie (actuellement fermée, l’entrée se faisant par la véranda). D’ailleurs, c’est dans ce couloir que fut exposé le corps de Bérenger Saunière après son décès survenu au presbytère. Son corps fut revêtu d’une couverture rouge ornée de glands tissés. Les villageois qui venaient rendre un dernier hommage à leur prêtre défunt, les arrachaient pour garder un souvenir de ce moment.


Juste au-dessus de la porte d’entrée Bérenger Saunière fit poser deux vitraux représentant deux cœurs flamboyants du plus bel effet lorsqu’ils sont illuminées par le soleil.







Les jardins de l’église de Rennes-Le-Château
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Jusqu’à peu de temps, les papiers peints de la salle à manger et du salon étaient ceux que fit poser Bérenger Saunière. Hélas, bien qu’encore en bon état, l’un des anciens maires du village fit arracher ceux de la salle à manger en les remplaçant par d’autres récents. Heureusement, devant le courroux des passionnés, il ne « s’attaqua » pas à ceux du salon qui sont, eux, d’origine.





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Notre visite se poursuit par le premier étage. Pour ce faire, nous emprunterons l’escalier. Pendant de nombreuses années un tableau d’Alfonse Mucha était exposé en ce lieu. Il ne l’est plus actuellement. Ce tableau est étonnant car lorsque l’on y regarde bien, on y découvre un diable dissimulé, toutefois, rien n’indique que ce fut Bérenger Saunière qui le fit installer, il est probablement postérieur à l’installation de la villa.




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Le premier étage est constitué de deux chambres, d’une pièce ayant servi d’office et de sacristie privée. Actuellement, les deux chambres sont visitables. L’une d’elle a été remise en situation avec lit, armoire et chaise ainsi que des habits sacerdotaux. Bien que cette mise en scène soit fort sympathique, il est important de se rappeler que Bérenger Saunière ne vécut jamais dans la villa refusant de quitter le presbytère.



Un escalier, donnant accès au deuxième étage est actuellement fermé au public. Ce second étage ne se visite donc pas. C’est d’ailleurs dommage, car une des chambres de cet étage possède un cabinet de toilette qui est placé juste derrière la statue du Christ que l’on peut voir de l’extérieur. Ce cabinet de toilette possède des fenestrous (petite fenêtre en Occitan) qui permettaient de voir ce qui se passait à l’extérieur et sur l’ensemble du village sans etre vu. Décidément, Bérenger Saunière aimait la discrétion.



De l’extérieur, la Villa Béthanie présente l’aspect d’une maison cossue de l’époque de Bérenger Saunière. Certes, le terme de « Villa » peut paraître pompeux, mais il faut le replacer dans le contexte de l’époque. Son aspect neuf, massif et moderne dénotait avec les maisons modestes et pauvres du village la plaçant en tant que maison bourgeoise du village affichant ainsi la position de notable de son propriétaire.




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C’est sur la façade donnant sur la rue que l’accès à la villa se faisait par la porte principale. On voit, au-dessus de cette dernière, les vitraux des cœurs flamboyants. Le regard est attiré par la niche qui se situe au niveau du dernier étage. Dans cette niche est érigé un christ en majesté semblant bénir ceux qui entre dans l’édifice. Sur sa poitrine nous retrouvons un cœur flamboyant identique à ceux des vitraux de la porte d’entrée. Le chapiteau de la niche est gravé du nom de la villa « Villa Béthanie » en style oncial.




La Villa Béthanie
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MessageSujet: Re: LA VIE DE BERENGER SAUNIERE   Sam 25 Fév - 14:20






Couché de soleil sur la Tour Magdala de Rennes-Le-Château
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S’il est une construction de Rennes-Le-Château bâtit par Bérenger Saunière qui devint le symbole du  village, nous ne pouvons douter qu’il s’agisse de la Tour Magdala. Cette construction néo-gothique, construite au bout du village et dominant le plateau et la vallée des Bals, où coule le ruisseau de Couleurs, est-ce qui étonne le plus le visiteur tout comme le furent les villageois contemporains de Bérenger Saunière.


Au-delà de cet aspect néo-gothique, nous découvrons au fil de notre visite, que Bérenger Saunière y intégra une symbolique bien loin de celle du monde catholique et qui  est probablement une piste nécessaire à suivre pour découvrir son objectif secret. C’est au travers de ce chapitre que nous vous ferons découvrir la Tour Magdala de Rennes-Le-Château sous un angle que peu connaissent...








La Tour Magdala symbole de Rennes-Le-Château
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S’il y a  un symbole de Rennes-Le-Château, il est certain que la Tour Magdala est celui-là !
Connu à travers le monde entier, la silhouette de la construction de Bérenger Saunière domine le plateau et la vallée des Bals où coule le ruisseau de Couleur.


Bérenger Saunière fit démarrer les travaux de la construction de la Tour Magdala en même temps que ceux de la Villa Béthanie, en mai 1901. Elle forme l’un des angles d’un carré imaginaire approximativement de dimension 8x8 la taille de sa base. L’angle diamétralement opposé étant occupé par l’Orangeraie.

La Tour Magdala, la tour de pierre, était le lieu de recueil privilégié de Bérenger Saunière. Pour l’aménager il fit construire une bibliothèque en chêne massif sur mesure qui lui couta
10000 Francs Or. C’est toujours cette bibliothèque que l’on peut voir en visitant les lieux.





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C’est dans cette bibliothèque que le prêtre rangeait scrupuleusement sa collection de timbres dont il était particulièrement fier, puisque composée de plusieurs milliers de timbres du monde entier. Il acquit de nombreux ouvrages rares qui en ornèrent les rayons et collectionna de nombreuses revues, qu’il fit relier après avoir « embaucher » un relieur qui s’installa à demeure à Rennes-Le-Château le temps de la réalisation de ses travaux.





La bibliothèque de la Tour Magdala entièrement en
chêne massif tel que le voulut Bérenger Saunière

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La Tour Magdala est, peut-être, le premier élément visible de l’ésotérisme de Bérenger Saunière. Certains détails attirent l’attention du curieux qui, après réflexion et analyse, voit des éléments redondants et symboliques.


L’un de ses premiers éléments symboliques est le nombre de créneaux coiffant l’édifice. Ils sont au nombre de 22, ce nombre nous le retrouvons encore à l’intérieur de la tour, tout comme nous le retrouverons dans la Tour de l’Orangeraie.

Les fenêtres de la Tour, toutes de forme ogivale, sont percées de trilobés. Ce dessin en forme de trèfle fait référence à la symbolique religieuse chrétienne rappelant la trinité composée du Père, du Fils et du Saint-Esprit.





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Notre curiosité va être mise à l’épreuve.


Entrons à nouveau dans la Tour Magdala et observons le sol et plus précisément le dallage. Il s’inscrit dans un carré de belle dimension et en y regardant avec attention nous constatons qu’il est inscrit dans carré de 8 sur 8 dalles soit 64 dalles au total soit le même nombre de case que possède un échiquier dont nous aurons à reparler ultérieurement.


Dans l’un des angles de ce carré, celui se trouvant au pied de l’escalier menant à la plate-forme de la Tour, nous pouvons observer un détail sur l’une des dalles. Un point rouge est visible alors que les 63 autres dalles sont identiques. Ce détail se retrouvera dans la Tour de l’Orangeraie. Aucune explication tangible n’est apportée à cette curiosité.






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Détail du carrelage de la Tour Magdala
de Rennes-Le-Château

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Laissant le carré de 64 cases et sa dalle carré rouge, nous commençons l’ascension de l’escalier construit dans l’échauguette et qui est le chemin unique pour accéder à la plate-forme de la tour. Presque par réflexe, nous comptons nos pas marche à marche : 1,2,3…22 ! Ici aussi nous retombons sur le nombre 22 déjà présent pour le nombre de créneaux !


La montée des marches nous conduit au sommet de la Tour. La vue est surprenante ! on y voit l’ensemble du domaine ainsi qu’une bonne partie du village. Par beau temps, la vue sur le pic de Bugarrach est magnifique. Notre regard embrasse le plateau de Rennes-Le-Château et la vallée des Bals ou coule le ruisseau de Couleurs.






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Une sorte de banc, courant tout au long du périmètre de la tour, permet de s’asseoir pour admirer le paysage. Assis à  l’angle opposé de la porte d’où débouche l’escalier, nous pouvons voir une meurtrière dans l’épaisseur du mur de l’échauguette. Là aussi un détail surprend : la fin de la rampe d’escalier est ornée d’une pointe en forme de pomme de pain et d’où nous sommes, nous constatons un étrange alignement : la pointe de la rampe s’inscrit parfaitement dans l’espace de la meurtrière et semble se projeter sur un côté de la falaise de la vallée du ruisseau de Couleurs. Hasard ou volonté, le lieu qui semble être indiqué est l’entrée d’une grotte : la grotte de la Madeleine.





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La cheminée émerge du sol prêt de la porte. Elle est coiffée d’un chapeau en forme de trilobé. Notre visite de la Tour Magdala se termine, nous redescendons les 22 marches et arpentons l’échiquier avant de sortir sur le belvédère.

C’est au sommet de la Tour Magdala que le 17 janvier 1917 Bérenger Saunière fut frappé d’une attaque et s’écroula après avoir perdu connaissance. Marie Dénarnaud, ne le voyant pas rentrer, alla vers la tour pour le chercher et le découvrit inanimé. Aidé par les villageois, il fut conduit au presbytère  ou il décéda le 22 janvier.

Une dernière précision : quand Bérenger Saunière réalisa les plans de la Tour avec l’architecte Caminade, il l’avait baptisé « Tour de l’Horloge »








La Tour Magdala vue de l’ancien potager de Bérenger Saunière
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MessageSujet: Re: LA VIE DE BERENGER SAUNIERE   Sam 25 Fév - 14:34






La Tour de l’Orangeraie
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A l’autre bout du Belvédère, Bérenger Saunière fit bâtir une serre qu’il baptisa « Orangeraie », c’est là qu’il fit pousser des plantes d’essences rares ayant besoin de chaleur et de lumière. Mais nous verrons surtout, au cours de ce chapitre, que la Tour de Verre est l’opposée de la Tour de Pierre et que, là encore, Bérenger Saunière, célèbre prêtre de Rennes-Le-Château, jouait avec des éléments de symbolique bien loin  de ceux de la religion catholique.

Cette tour de verre fut restaurée par la municipalité de Rennes-Le-Château au cours des années 2000. Découvrez ou redécouvrez cette construction…







La Tour de l’Orangeraie restaurée par la municipalité
de Rennes-Le-Château

Image RLC-Le Dossier (c)  JP Pourtal








Parmi l’ensemble des constructions de Bérenger Saunière, il y en a une qui est souvent oubliée. A croire, que la volonté de Saunière est accomplie au-delà de toutes ses espérances. L’ossature discrète, support de la matière de l’invisible, l’Orangeraie du domaine du Curé de Rennes-Le-Château passe inaperçue dans le paysage.


Il est vrai que la fonction de cette construction est évidente. Comme son nom l’indique, c’est en ce lieu que Bérenger Saunière plaçait des plantes d’essences rares et fragiles ayant besoin d’une température élevée pour croître.








Dans l’Orangeraie Saunière aimait recevoir
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C’est du moins l’image qu’en avaient ses visiteurs. Pourtant, si l’on se place sous un aspect symbolique, cette orangeraie ou tour de verre prend un autre aspect. Elle est le pendant de la Tour Magdala diamétralement opposée sur l’échiquier symbolique des jardins du domaine de l’abbé. Semblable ? Certes, mais dans la symbolique inverse de celle de Magdala. Image du songe, le verre qui constitue sa matière est la représentation de la volonté de l’invisible. Toujours dans cet aspect dualiste, la Tour de Verre et la Tour de Pierre, de par leur nature même, sont en opposition symbolique.






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Tout comme son alter ego matériel, la Tour de l’Orangeraie présente un sol carrelé qui, jusqu’à encore peu de temps, était recouvert d’une sorte de revêtement plastique. Constitué de la même manière, il représente un carré de 8x8 soit un total de 64 dalles.


Mais la similitude ne s’arrête pas là ! Nous trouvons dans l’Orangeraie, un autre escalier constitué, lui aussi, de 22 marches, mais celui-ci nous propose de descendre aux enfers ! Autant celui de Magdala nous invite à monter au sommet de la Tour, autant celui de l’Orangeraie, nous invite à descendre dans le son sous-sol.







La Tour de l’Orangeraie, joyau de Bérenger Saunière
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D’ailleurs, la symbolique de la porte, protégeant l’accès à l’escalier, est significative : nous voyons sur ses montants une frise constitué de Grecques, symbole des chemins labyrinthiques. Le voyage vers le sous-sol devra se faire avec prudence de la même manière que le fit Thésée s’engageant dans le labyrinthe de Minos, Roi de Crète, et déroulant derrière lui le fil qu’Ariane lui donna.


Dernier point remarquable, autant que Magdala est constituée d’une pièce parfaitement carré à son rez-de-chaussée, la Tour de l’Orangeraie, elle, possède une salle en sous-sol, exactement aux mêmes dimensions que la pièce de la  Tour Magdala.








La Tour de l’Orangeraie étonnement de Rennes-Le-Château
à l’époque de Bérenger Saunière

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Nous pouvons constater que l’ésotérisme de Bérenger Saunière n’est pas un vain mot ! Nous avons à faire à un homme érudit sur la question. Pourtant, nous sommes loin d’un symbolisme chrétien. C’est au début des années 2000 que cette Tour de l’Orangeraie a été restaurée par la municipalité de Rennes-Le-château. Nous ne pouvons que nous féliciter du travail réalisé.








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MessageSujet: Re: LA VIE DE BERENGER SAUNIERE   Sam 25 Fév - 14:53






Le belvédère du domaine de Rennes-Le-Château
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Le belvédère du domaine de Bérenger Saunière à Rennes-Le-Château permet de relier les deux tours, Magdala et la Tour de l’Orangeraie.


Outre cette fonction, il fut avant tout une citerne. Coller au bord du ravin, il domine le plateau au pied de Rennes-Le-Château. C’est de celui-ci que l’on peut embrasser, d’un seul regard, la totalité de la construction de l’ensemble Belvédère, Tour Magdala et Tour de l’Orangeraie.


Nous allons vous faire visiter ce lieu servant de lien entre le monde matériel et le monde invisible…







Vue vers la Tour de l’Orangeraie sur le belvédère
du domaine de Rennes-Le-Château

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Ce belvédère en arc de cercle relie les deux points opposés de l’ensemble des jardins du domaine de Bérenger Saunière. D’un côté on y trouve la Tour Magdala, de l’autre la Tour de l’Orangeraie où Bérenger Saunière collectionnait des essences particulièrement rare de plantes. Ce belvédère, outre sa fonction de créer la jonction entre les deux tours du domaine était principalement et essentiellement une citerne recevant les eaux de pluie de l’hiver et du printemps permettant l’alimentation en eau des superbes jardins du domaine.
Certains ont voulu y voir une cache ayant permis à l’abbé Saunière de dissimuler son « trésor ».







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Après le décès de Marie Dénarnaud, la seule héritière de Bérenger Saunière, la famille Corbu ayant acquis l’ensemble des propriétés de la servante de Bérenger Saunière en viager, décida de créer un restaurant à l’intérieur de cette citerne. Afin de la rendre plus agréable, Noël Corbu fit ouvrir des ouvertures dans la paroi, permettant ainsi aux clients du restaurant de profiter du paysage tout en restant au frais durant les chaudes journées de l’été.







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Le belvédère servit également  à de nombreux anciens propriétaires du domaine de lieu à démarrer des fouilles clandestines.

Pour accéder au belvédère, qui est le  point de passage obligé pour se rendre vers la Tour Magdala ou la Tour de l’Orangeraie, il est nécessaire de traverser le jardin du domaine. Ensuite, le choix se présente au visiteur, va-t-il à droite, va-t-il gauche ?







Le double escalier de deux fois onze marches donnant
accès au belvédère du domaine de Rennes-Le-Château

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Quel que soit le chemin qu’il décidera de prendre il devra monter onze marche et en descendre onze autres pour revenir dans le jardin. Il aura mis 22 fois les pieds sur des marches ! Décidément, Saunière insista vraiment sur le chiffre symbolique 22.





Vue du paysage du Razès du belvédère de Rennes-Le-Château
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Vue vers la Tour Magdala sur le belvédère du
Domaine de Rennes-Le-Château

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MessageSujet: Re: LA VIE DE BERENGER SAUNIERE   Sam 25 Fév - 15:03






Accolée à la Villa Bethanie, le visiteur peut voir une sorte de serre qui, après l’avoir observée découvre qu’il s’agit d’une chapelle privée. Construite à la demande de Bérenger Saunière, cette chapelle servait au prêtre pour dire la messe dans son domaine privée. Interdit d’exercer après un procès lancé contre lui par l’évêché de Carcassonne lui demandant des comptes sur ses revenus, le prêtre, ne pouvant plus exercé dans l’église disait sa messe en privée dans cette chapelle.


C’est sous son autel que le précédent propriétaire, Monsieur Henri Buthion, découvrit un jour un document en papier connu actuellement sous le nom de « Sot-pêcheur ». la reproduction de  ce document fut publié pour la première par Gérard de Sède dans son livre «L’Or de Rennes ». Une étude lui est consacrée dans notre site. Nous vous proposons une visite de cette chapelle privée construite à la demande de Bérenger Saunière…







Bérenger Saunière voulait une chapelle privée
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C’est après sa condamnation à une « suspens a divinis » en décembre 1910 que Bérenger Saunière aménagea sa chapelle privée. Suite à cette condamnation,  il ne lui était plus possible de dire la messe dans un édifice religieux, ni de pratiquer les gestes sacrés de la religion catholique. Prêtre dans l’âme, malgré les apparences, il ne puet se faire une raison de ne plus exercer son ministère.






La chapelle privée
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Les villageois n’avaient pas admis la condamnation de leur curé et leur réaction fut radicale. L’évêché de Carcassonne nomma un nouveau curé desservant à Rennes-Le-Château, les villageois n’approuvant pas cette nomination, il préfèrent aller écouter la messe que Bérenger Saunière disait dans sa chapelle privée.


Munie d’un autel, elle permettait au prêtre de célébrer le culte tout comme au sein de l’église. Cette chapelle est installée dans une véranda accolée à la Villa Béthanie. Au temps de Saunière, les parois de cette véranda étaient réalisées avec des verres de couleurs, rappelant les vitraux des églises.






Construite à sa demande Bérenger Saunière réunissait
Les villageois dans sa chapelle

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Cette véranda fut longtemps laissée à l’abandon et les plaques de verres brisées laissaient passées la pluie et le vent. L’autel commençait à se recouvrir de mousse et prenait, par endroit, des teintes verdâtres. Cette image de ruine faisait piètre figure au sein du domaine.


C’est au cours de l’année 2003, que la décision de restaurer cette véranda fut prise par la municipalité de Rennes-Le-Château qui est devenue propriétaire du domaine. Cette restauration eut lieu au printemps de cette année. Elle permet de rendre la chapelle hors d’eau. L’autel a été parfaitement restauré lui redonnant l’éclat que Bérenger Saunière devait connaître.






Dans cette chapelle Bérenger Saunière donnait des messes
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En ce qui concerne la verrière proprement dite, les avis sont partagés. Le fond de la chapelle est décoré de plaques de verre peintes de manière assez moderne qui, au prime abord, ne semblent pas assez grand-chose à voir avec les décorations de Saunière.


Le toit qui auparavant était réalisé avec des plaques de couleur unie (bleue, verte, rouge) représente maintenant un ciel étoilé.

Quoi qu’il en soit et tout comme la Tour de l’Orangeraie, la chapelle privée de Saunière avait un réel besoin de restauration, sans elle, elle était condamnée à disparaître ! Cette restauration a au moins le mérite de rendre cette construction pérenne.






La chapelle privée de Bérenger Saunière
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