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 DE RHEDAE A RENNES-LE-CHATEAU

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Lanaelle
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MessageSujet: DE RHEDAE A RENNES-LE-CHATEAU   Sam 25 Fév - 15:08



Passionnée par tout ce qui est insolite, mystérieux, secret, j'ai fait
des recherches sur  l'hisoitre de Bérenger Saunière et Rennes-Le-Château.
J'ai trouvé ce site vraiment très intéressant.
Je vous conseille d'aller le visiter...



Rennes-Le-Château : Le Dossier
http://www.rennes-le-chateau.org/


Le Dossier est partagé en trois grandes parties :

* De Rhédae à Rennes-Le-Château
* la vie de Bérenger Saunière
* Les énigmes et les hypothèses



bonne lecture

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MessageSujet: Re: DE RHEDAE A RENNES-LE-CHATEAU   Sam 25 Fév - 15:12





















L’HISTOIRE DE RENNES-LE-CHATEAU








• Rhédea historique
- L’antique Rhédae, histoire de la cité
• Rhédea mystérieusuee
- La Rhédae mystérieuse
• Le château des Hautpoul





Source :  
http://www.rennes-le-chateau.org/

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Dernière édition par Lanaelle le Sam 25 Fév - 15:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DE RHEDAE A RENNES-LE-CHATEAU   Sam 25 Fév - 15:14




Nous ne pouvons entrer dans l’histoire de Rennes-Le-Château sans mener une étude historique. Nous allons nous plonger dans ce qu’était Rennes-Le-Château au VIIIème siècle et suivre le déroulement de son histoire. Les auteurs n’ont pu réaliser ce chapitre qu’en s’appuyant sur les études d’un historien local, Louis Fédié qui publia dès 1880 son ouvrage intitulé « Rhédae, La Cité Des Chariots » et sur les travaux de Jean-Alain Sipra, célèbre chercheur et historien de l’affaire de Rennes-Le-Château.







Ancienne tour à signaux sur le plateau de Rennes-Le-Château
Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal





C’est ainsi que vous pourrez suivre l’histoire de Rhédae, cité qui devint par la suite Rennes-Le-Château, de sa fondation par les Wisigothss jusqu’au moment où elle donna son nom au comté qu’elle englobait.







Le château du Bézu vu du plateau de Rennes-Le-Château
Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal







De nos jours, il ne reste que très peu de trace des anciens vestiges de la cité, mais ils restent visibles à ceux qui se donnent la volonté de les chercher…







Ancienne église Saint-Pierre de Rennes-Le-Château
Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal






Tour du château des Hautpoul de Rennes-Le-Château
Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal







Accès ancien au château des Hautpoul de Rennes-Le-Château
Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal











A la fin du VIIIème siècle, un diocèse de Rhédésium ou Pagus Rhedensis est cité dans la cartulaire du Capcir. C’est la première fois qu’apparaît écrit le nom de ce qui sera bien plus tard la région de Rennes-Le-Château.


En 798, Charlemagne mandate en Septimanie, deux juges prélats, les Missi Dominicis, dont l’un se nomme Théodulphe, qui dans leur rapport, sous forme de poème, citent une cité nommée Rhédae au même titre que Carcassonne et Narbonne. Cette citation, liée aux deux autres villes, nous permet de supposer que cette cité de Rhédae devait, probablement, avoir la même importance que Carcassonne et Narbonne, soit en tant que pôle religieux ou de regroupement de population.



Les fondateurs de Rhédae semblent être tout comme pour Carcasonne, les Wisigoths. A plus d’un titre les deux villes se ressemblent dans leur « encombrement » géographique. En 507, après la bataille de Vouillé, les Wisigoths furent écrasés par Clovis, nouveau roi du peuple Franc. Un des derniers bastions Wisigoth est d’ailleurs encore visible de nos jours à quelques kilomètres de Carcassonne, à la Montagne d’Alaric. Alaric ayant été le dernier roi Wisigoth s’opposant aux Franc dans cette région.
C’est après ces funestes évènements que Rhédae prit l’importance que l’on suppose. Son emplacement fit qu’elle devint une ville  stratégique commandant la rive droite et la haute vallée de l’Aude et la vallée de la Salz donnant accès aux Corbières.








Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal



Les Wisigoths firent de Rhédae une place forte militaire. En 563, à la suite de guerres politiques et stratégiques,  le Roi Franc, Hilperic étendit son royaume jusqu’à la rive gauche de l’Aude appelée en ces temps Atax. De fait, les Wisigoths furent obligé de renforcer leurs signes de défenses sur toute la rive droite de l’Aude. En conséquence, Rhédae prit encore une importance plus grande.

Un peu à l’image de Carcassonne, la cité de Rhédae se constituait de deux parties bien distinctes.  Une ville installée sur le plateau au pied du village de Rennes-Le-Château actuel, et une citadelle qui semble avoir été reliée à la ville par une forte rampe. Cette citadelle baptisée Castrum Rhédarium était à l’emplacement du village actuel.


D’après l’historien Louis Fédié, il semble qu’une seconde citadelle était implantée sur le mamelon en face de Rennes-Le-Château que l’on nomme de nos jours «  le Casteillas ».  Casteillas voulant dire en patois : « Grand Château ».







Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal






La cité de Rhédae possédait deux églises, l’une dédiée à la Sainte Vierge, l’autre à Saint-Jean-Baptiste.

Le Castrum de Rhédae occupait tout le plateau sur lequel est bâti le village actuel.

La citadelle avait deux entrées, l’une à l’Est qui s’ouvrait sur la campagne, l’autre au Sud qui la mettait en communication immédiate avec la ville qui s’étendait à ses pieds. Pour ce qui est de la porte de l’Est, il était encore possible, au siècle derneir, de voir un portique wisigothique servant encore d’entrée au village. Il fut détruit depuis.


La citadelle de Rhédae était divisée en trois parties dont les noms latins furent traduits en patois et semble avoir perduré. Il y avait le «Castrum Valens » qui est devenu le « Castel Balent ».  Au Sud, il y avait le « Castrum Salassum » qui est devenu le  « La Salasso » et la dernière partie s’appelait « Capella » qui ensuite s’est appelée « La Capello ».


Le Castrum Vallens était placé à l’Est et garni de fortifications afin de faire face à l’ennemi éventuel ; La Salasso, était en zone où l’on pouvait battre le grain et communiquer directement avec la ville, en contrebos, par la rampe d’accès. La Cappelo, comme son nom le fait penser, était un des lieux où s’élevait une des deux églises, d’ailleurs des vestiges d’une ancienne église furent découverts dans ce lieu.


Comme toute cité importante et maîtresse, Rhédae était défendue par différents
Avant-postes alentours. Nous pouvons citer : Cornanel, Roquetaillade, Antugnac et Brenac. Elles-mêmes construites par les Wisigoths.




L’invasion des Sarrasins vient mettre fin au règne des rois Wisigoths en Septimanie. Cette invasion changea complètement la destinée de Rhédae. L’historien Marca affirme que pendant l’occupation des Sarrasins, les Archevêques de Narbonne, chassés de leur Siège, se refugièrent dans la cité de Rhédae. Peu de temps après le passage des Missi Dominicis de Charlemagne, le diocèse de Rhédae devint un comté sous la dépendance des Comtes de Carcasonne. En 957, le Rhédésium forme un apanage distinct en faveur d’Odon, fils de princesse Ermessinde. Leurs successeurs furent pendant un siècle comtes particuliers du pays de Rhédae. Cette période marque la phase la plus éclatante de cette ville qui était la résidence permanente d’un Seigneur souverain.





Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal



A cette époque, Rhédae joue un rôle presque aussi important que Carcassonne. Limoux, n’était qu’une modeste bourgade que Pierre des Vaux de Cernay qualifie de « Castrum Limosun in terrtorie Redensi ». quant à Alet, elle était le siège d’une abbaye importantes entourée d’une villaria ou village. Rhédae rayonnait au milieu de ces différentes agglomérations.



En 1602, après la mort de Raymond II de Rhédae, le comté fut  de nouveau réuni à celui de Carcasonne. Après  1067, la vente du Rhédésium n’en fit plus qu’un comté de Barcelone. Le pouvoir des Comtes de Barcelone sur le Rhédésium fut de courte durée et la comtesse Ermengarde rentre bientôt en possession du grand fief qu’elle avait aliéné.



En 1080, Bertrand, fils de Pons, qui commandait pour elle la cité de Rhédae, jura d’imiter la conduite du gouverneur de Carcassonne et de défendre fidèlement la cité de Rhédae. Quatre ans après, Bertrand Aton, fils d’Ermengarde prêtait serment de fidélité à sa mère pour les deux forteresses de rhédae, « Pro ambi castris ». c’est à cette époque que le nom de « Razes » fut donné au Comté.

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MessageSujet: Re: DE RHEDAE A RENNES-LE-CHATEAU   Sam 25 Fév - 15:19




Le village de Rennes-Le-château, comme nous l’avons vu dans le chapitre consacré à son histoire, est riche de son passé. Mais nous ne pouvons aisément distinguer deux aspects distincts de cette histoire, l’une très historique, presque académicienne, et une autre plus mystérieuse  se basant sur des hypothèses ne pouvant être démontrée que par des fouilles archéologiques pour le moment interdites dans la commune par arrêté municipal.





La dalle de la tombe de Marie de Nègre Dabe
qui était présente dans le cimetière de
Rennes-Le-Château
Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal




Dans ce nouveau chapitre nous allons aborder cette histoire mystérieuse en tentant de comprendre comment se présentait le plateau au pied du village actuel de Rennes-Le-Château en s’appuyant sur une découverte réalisée lors d’une campagne de photographie aérienne menée par l’Institut Géographique Natilanele (IGN) dans les années 1970 pour la réalisation de ses cartes « d’état-major ».





la dalle dite "dalle des chevaliers"
Image RLC-Le Dossier



Ensuite nous nous approcherons de l’église du village pour nous pencher sur des détails d’architecture surprenants dans ce petit village de Rennes-Le-Château. Bien que voulant tenter d’éclaircir le mystère, nous semblons ne pouvoir que l’épaissir au fur et à mesure de nos études…




La pierre dite des sacrifices
Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal





La litre funèbre sur l’église de Rennes-Le-Château
Image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal







Les armes de Léon XIII sur le frontispice de l’église
de Rennes-Le-Château
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Après l’étude de l’aspect historique de Rhédae il parait incontestable que cette cité fut bâtie de la même manière que Carcassonne, prouvant du même coup son origine Wisighotique. Les deux  parties distinctes comprenaient donc, une citadelle, ceinte de fortifications et en contrebas une ville basse où était installée la population.

Devant la superficie que le plateau de Rennes-Le-Château présente, on peut, en effet, supposer que Rhédae devait avoir une importance quasi identique à celle de Carcassonne.





Image RLC-Le Dossier






Il y a quelques années, une photographie aérienne révéla les traces d’une construction importante sur le plateau au pied du village de Rennes-Le-Château.


Cette construction a la forme d’une église ou d’un mausolée aux grandes dimensions. La structure semble être composée de plusieurs parties basées sur des plans circulaires. Dans la partie centrale du plus gros cercle, il est possible de distinguer trois empreintes, ne pouvant rappeler des piliers mais pourraient être assimilés aux traces que laisseraient de tombeaux ou en tout cas de cavités.





Image RLC-Le Dossier





Si ces traces sont celles laissées par des tombeaux, nous pouvons penser qu’il s’agit de lieux de sépulture de défunts ayant été important de leurs vivants, soit des personnalités religieuses ou bien des personnes laïques mais probablement de noble souche.





Image RLC-Le Dossier





Dans l’un de ses livres, Le Temple Retrouvé, l’auteur anglais Henri Lincoln,  nous présente les églises de l’île de Bornholm. Leur structure est semblable à l’empreinte de celle du plateau de Rennes-Le-Château.


Sur la photographie aérienne de Renne-Le-Château où l’on voit cette empreinte, on remarque en haut à gauche, les traces d’une autre construction de forme carrée. Nous retrouvons le même type de construction proche des églises de Bornhölm.


Dans le musée de Rennes-Le-Château, une représentation artistique nous présente la forme possible de cette église et l’on peut remarquer sa ressemblance avec celle de Bornholm.




Image RLC-Le Dossier




Cette similitude, peut nous permettre de penser que les traces vues sur la photographie aérienne peuvent être celles d’un édifice religieux d’une taille étonnante pour le site..

En conséquence, si nous nous reportons aux travaux de Louis Fédié et ceux de Jean-Alain Sipra, nous savons que Rhédae pouvait  être comparée à Carcassonne, et en avait probablement sa superficie et la même importance.


Dans le cadre de cette comparaison, nous pouvons parfaitement imaginer que la ville, au pied de la citadelle, possédait un lieu de culte à l’image de son importance. Ainsi, nous comprenons mieux l’importance de cette empreinte, mais aussi la présence, en sen d’éventuelle tombeaux, qui dans ce cas précis, ne peuvent que ceux des ecclésiastiques y ayant officié. Les tombeaux des Seigneurs de Rhédae, ne pouvant être raisonnablement que dans l’église comtale protégée par les murs de la citadelle.



Le grand regret que nous pouvons avoir est l’impossibilité de réaliser des fouilles archéologiques officielles permettant d’affirmer ou infirmer cette hypothèse de construction religieuses sur le plateau de Rennes-Le-Château. En effet, il faut se rappeler que Rennes-Le-Château est le seul village de France où les fouilles sont interdites par arrêté municipal.


De la ville basse qui entourait l’église, il ne reste plus rien. Ce n’est pas le cas de la citadelle qui, petit à petit, donnât naissance au village de Rennes-Le-Château et dont les noms des « quartiers » rappellent les anciennes dénominations de la citadelle. Parmi les restes bâtis, seul le château des Hautpoul, qui donnât son nom au village actuel, et l’église de Sainte-Marie-Madeleine, atteste de l’ancienneté du village.

Cette église a beaucoup été transformée par Bérenger Saunière, abbé de la paroisse de 1885 à 1917, date de son décès, il nous est donc difficile de connaitre son aspect antérieur. Seule une universitaire, Madame Brigitte Lescure, l’a étudiée avec précision puisqu’elle a pris l’histoire de Rennes-Le-Château et son église comme sujet de thèse.

Par contre son aspect extérieur semble avoir globalement perduré…



Image RLC-Le Dossier





Une rencontre avec M. Marrot, ancien secrétaire de l’Association Terre de Rhédae et décédé depuis, nous permis de « découvrir » un détail architectural d’importance signifiant l’importance de l’église Sainte-Marie-Madeleine.

A peu près à mi-hauteur, on peut remarquer plusieurs rangées de pierres de teinte plus claire que le reste des murs de l’église. Ce ceinturage, en architecture, se nomme une LITRE.





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MessageSujet: Re: DE RHEDAE A RENNES-LE-CHATEAU   Sam 25 Fév - 15:24



Avec ce chapitre,j nous allons aller dans l’histoire médiévale et quasi contemporaine de Rennes-Le-Château. Nous verrons ce que devint l’antique Rhédae au cours de la Croisade contre les Albigeois, puis comment de petits seigneurs du nord de la France purent s’emparer de l’ancienne forteresse.


Nous verrons également pourquoi Rennes-Le-Château tomba dans l’oubli de l’histoire après 1361 entrainant ainsi l’oubli de ce comté du Razès qui pourtant fit une bonne partie de l’histoire de l’Occitanie.


Nous rencontrerons la dernière famille régnante de Rennes-Le-Château dont l’un de ses derniers membres permit d’écrire la légende autour de l’affaire de Bérenger Saunière…








Le château de Rennes-Le-Château
image RLC-Le Dossier (c) -JP Pourtal







Grande tour du château des Hautpoul
image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal







Une fenêtre du château des Hautpoul de Rennes-Le-Château
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Bouche à feu du château des Hautpoul de Rennes-Le-Château
image RLC-Le Dossier (c) - JP Pourtal






Le château actuel de Rennes-Le-Château est l’un des derniers vestiges visibles du Moyen Âge  dans le village. De Rhédae, le village pris le nom de Rennes-Le-Châtea en référence à ce château de Hautpoul. Durant plusieurs siècles, il était la propriété de cette famille, Seigneur de Rennes. Seuls quelques pans de murs du XIIIème siècle attestent de l’ancienneté de cette bâtisse. Le reste fut essentiellement bâti dans le dernier tiers du XVIème siècle et au début du XVIIème siècle.


Ce château est l’unique des deux qui occupaient la cité haute de Rhédae. En 1573, les Huguenots mirent la région à feu et à sang. L’Antique Rhédae ne fut pas épargnée. Le château résista  au choc et fut agrandi au XVIIème siècle. Cet édifice est actuellement la propriété d’un particulier. Il est regrettable qu’il soit dans un état de dégradation avancé mais il faut bien admettre, et ce à la décharge de son propriétaire, que l’entretien de ce genre de corps de bâtiment est particulièrement onéreux.






image RLC-Le Dossier





Les plus chanceux qui  ont pu le visiter, ont rapporté que le sous-sol possédait de superbes salles voûtées de l’époque wisigothique. La famille des Hautpoul posséda le titre de Seigneur de Rennes durant plusieurs siècles.


Avant les croisades contre les albigeois, la cité de Rhédae était la propriété des Trencavel de Carcassonnes ; famille qui s’illustrat contre Simon de Montfort, bras séculier de l’église romaine.


Lorsque Simon de Montfort arriva dans le Razès, il mit le siège devant Coustaussa qu’il finit par prendre. La cité de Rhédae ne semble pas avoir eût directement un rôle à  jouer lors de cet épisode de la Croisade contre les Albigeois.





image RLC-Le Dossier





Simon de Montfort prit, malgré tout, la cité Wisigothique et en donna les clés à son Sénéchal Pierre de Voisins, nous étions en 1231. La famille de Voisins est une famille noble d’Ile-de-France. leur fief est à l’origine de la ville de Voisins-le-Bretonneux, près de Versailles.


Appliquant l’habitude médiévale des vainqueurs, Simon de Montfort fit démanteler les édifices de défenses du village de Rhédae. Des deux forteresses, seul le château actuel fut maintenu. La première forteresse fut rasée et plus rien ne reste de son implantation. Le château que  nous connaissons, ne posséda plus de défenses. Seul un corps de bâtiment fort fut maintenu.






image RLC-Le Dossier





Les années passèrent, et la croisade contre les Albigeois rentra dans l’histoire.  Par la suite de nombreux conflits et razzias dévastent les provinces entrainant peur et insécurité dans les territoires. Devant ces risques potentiels, Pierre III de Voisins décida de remettre en état de défense le château de Rennes-Le-Château. C’est également à cette époque qu’il fit renforcer une tour qui servit de poudrière à l’entrée du village sur le plateau.



En 1361, Henri de Trastamarre, accompagné d’une bande de pillards, mit le Razès a sac. Remontant vers le plateau de Rennes par la passe de Rennes-Les-Bains, il envahit le plateau et mit à feu et à sang le peu de construction qui restaient de l’époque wisigothique. Le siège fut mis devant Rennes. Pierre III de Voisins se retira dans le château qu’il avait renforcé et tint le siège. Finalement, Trastamarre finit par prendre la cité qu’il rasa. Seul et presque par miracle, le château resta debout. Ses défenses furent mises à mal. A partir de cette époque, l’ancienne cité de Rhédae et son château tombèrent dans l’oubli et n’eurent plus de place primordiale dans l’histoire du Razès.
Petit à petit, la vie reprit ses droits et de nouvelles maisons s’établirent sur l’ancien oppidum. Le village prenait le visage que nous lui connaissons. C’est à partir de ce moment-là que Rennes devint Rennes-Le-Château.






image RLC-Le Dossier






Fin du XIVème siècle, Jeanne de Voisins, fille de Jacques de Voisins épouse Sicard de Marquetave, elle apporte en dot le village de Rennes-Le-Château. De ce mariage naquit une fille, Blanche, qui se maria le 3 juin 1422 à Pierre de Hautpoul. Cette famille, originaire de Mazamet, possédait des terres dans le Razès depuis le XIIème siècle.


Le dernier seigneur de la maison de Rennes fut François Hautpoul de Rennes, marquis de Blanchefort, seigneur de Saint-Just, le Bézu, les Bains Granès, Aussillon. Il épousa en 1732 Marie de Nègre d’Ables qui lui apporta la seigneurie de Niort. Ils eurent trois filles : Marie d’Aussillon, Marie-Anne Elisabeth de Rennes et Marie-Gabrielle de Blanchefort.


Marie de Nègre d’Able, Dame de Blanchefort décéda le 17 janvier 1781 à Rennes-Le-Château et fut inhumée dans le cimetière où la légende dit que son confesseur l’abbé Bigou fit graver la fameuse dalle mortuaire qui fait couler tant d’encre.



Marie-Anne Elisabeth d’Hautpoul, appelée Mademoiselle de Rennes, héritière des biens de Rennes-Le-Château, célibataire, vécut seule avec sa servante et un domestique. Au cours de l’époque révolutionnaire, elle se trouva dans de nombreuses difficultés financières entraînant une vente aux enchères de ses biens pour 52000 F en 1816. Elle mourut en 1820.


A daté de cette époque, le château des Hautpoul ne connut plus de famille noble et tomba dans les mains de propriétaires issus du peuple. La noblesse Rhédaesienne entrait dans l’histoire. Quelques années plus tard, avec l’arrivée de Bérenger Saunière, elle entrait dans la légende.





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MessageSujet: Re: DE RHEDAE A RENNES-LE-CHATEAU   

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