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 LE PRIEURE DE SION

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Lanaelle
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MessageSujet: LE PRIEURE DE SION   Ven 7 Avr - 23:04








 Avant 1188
De 1188 à 1800
De 1800 à 1960 (pas encore disponible)
La période moderne (pas encore disponible)





SOURCE :
texte et images :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/

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Dernière édition par Lanaelle le Lun 1 Mai - 22:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Sam 8 Avr - 16:37





L’ère moyenâgeuse avant 1188
Rennes-Le-Château et le Prieuré de SION
Le dossier Lobineau
Les assertions récurrentes
Les Grands Maitres avant 1188
♦ La liste des Grands Maitre avant 1188
Son histoire moyenâgeuse avant 1188
La création des ordres
Godefroid de Bouillon fut-il le réel fondateur de l’ordre de Sion ?
La légende d’Orval
La création de l’ordre des Chevaliers du Temple
Après la seconde croisade, Louis VII…
La coupure de l’orme de Gisors
La coupure de l’orme, légende ou réalité historique ?
L’orme, un arbre hautement symbolique

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Sam 8 Avr - 17:17

 L’ère moyenâgeuse avant 1188



Qu’on le veuille ou non, la mythologie de Rennes-Le-Château est intimement liée au Prieuré de Sion. Nombreux sont ceux qui ont déjà entendu ce nom vulgarisé parDan Brown dans son ouvrage «le Da Vinci Code ». Le roman décrit une société secrète très ancienne que le meurtre de Jacques Saunière (grand maitre et conservateur du Louvre) met en relief. Une quête est alors menée par les héros pour découvrir le grand secret du Prieuré. Mais l’Opus Dei, ennemi éternel, veille.

Tous les lecteurs de ce roman ont été fascinés par l’histoire. Mais om est la réalité ? Où est la fiction ? Quelle signification peut-on donner à cet organisme mystérieux et quel est sa part de vérité historique ? Je n’ai pas la prétention de fournir ici la solution, je m’épargnerais ce ridicule. Qui, d’ailleurs, peut prétendre détenir la vérité dans ce domaine ?

Mais avant de porter un jugement hâtif sur la véracité ou non de l’existence du Prieuré de Sion, il faut savoir qu’il existe dans son développement 2 périodes bien distinctes, l’une moyenâgeuse et l’autre moderne. Si Plantard a fortement laissé son empreinte dans la période moderne et à largement participé  à sa naissance, beaucoup ont tendance à oublier qu’il existe aussi une trame historique beaucoup plus ancienne et qui mérite d’être explorée.






Vous ne trouverez pas l’histoire moyenâgeuse du Prieuré de Sion dans un livre d’histoire officiel. Sa mise en lumière est bâtie sur un ensemble d’hypothèses issues essentiellement de deux sources : Les Dossiers Secrets que nous verrons plus loin et le best-seller international «L’Egnime sacrée » écrit par trois auteurs anglais Michael Baignent, Richard Leigh et Henry Lincoln. Tous les chroniqueurs et les auteurs actuels ont puissé dans cet étaonnant récit, y compris Dan Brown. Ceci lui a d’ailleurs valu un procès pour plagiat




Mais le livre ne s’est pas fait tout seul. Pierre Plantard, alors  Grand Maitre de Sion représenta une source d’information importante durant la rédaction de l’ouvrage. Le livre eut d’ailleurs un réel succès en Angleterre et aux Etats-Unis dans l’année 1982.


Sa constitution demanda aux auteurs des années de travail sur les généalogies, les textes cryptés et l’histoire des sociétés secrètes. Malheureusement ce travail n’a jamais pu vraiment permettre de découvrir le but réel du Prieuré de Sion, ni prouver son existence passée. Le livre est aujourd’hui contestable sur certains aspects et c’est normal. La recherche castel rennaise progresse. Mais il aura eu un mérite évident : ouvrir des pistes sérieuses d’investigation.

La présentation qui suit à seulement pour objectif de fournir une synthèse et un ensemble de réflexions à partir d’éléments connus publiquement aujourd’hui et régulièrement repris par les différents auteurs. Elle ne prétend pas amener des certitudes, mais des pistes de réflexion.

A vous de juger…


Je remercie les auteurs M.BAIGNENT, R. LEIGH, H LINCOLN et les éditions pygmalion pour la publication de «L’énigme sacrée » qui auront essayé de nous ouvrir les yeux…[/color][/color]

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Sam 8 Avr - 17:43

Rennes-Le-Château et le Prieuré de SION


De nombreux indices liés à Rennes-Le-Château suggèrent ce fameux Prieuré de Sion. Car il s’agit bien de suggestions. Dans aucune piste directement liée à Rennes-Le-Château et connue aujourd’hui figurent en clair les mots « Prieuré de SION ». Nous retrouvons seulement des allusions comme  PS, P-S ou SION… Ces traces sont-elles de pures spéculations ou des ajouts volontaires pour rallier les chercheurs à une cause particulière ? Il n’y a pas encore aujourd’hui de réponse. Mais quel sont ces indices ? En voici quelques-uns :











Mais selon, les versions on trouve aussi le Prieuré de Sion dans l’ombre de Bérenger Saunière.


Sa supposée visite à Paris lui aurait fait rencontrer Claude Debussy (Grand Maitre de Sion), Emile Hoffet et Emma Calvé. Une autre version indique que c’est  l’Ordre de Sion qui aurait financé les travaux de l’abbé pour des raisons inconnues.


On y trouve aussi une allusion au Prieuré de Sion dans le Serpent Rouge. L’utilisation des termes «le nautonier de l’arche impérissable » est sans ambiguïté. Les Grands Maitres de Sion sont aussi appelés «Nautonier » (pilote d’un bateau) comme l’indique un extrait du Serpent Rouge :




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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Sam 8 Avr - 20:30

Le dossier Lobineau


Pour comprendre de quelle source de nombreux auteurs et chroniqueurs débutèrent leurs enquêtes sur le Prieuré de SION il faut commencer par présenter un mystérieux dossier : Le dossier Lobineau.


Le dossier Lobineau, qu’on appelle aussi «Les Dossiers Secrets » ou «Les Dossiers du Prieuré de Sion » , est un ensemble de documents et de feuillets, dont certains sont datés de 1956, et déposés à partir de 1964 à la Bibliothèque Nationale sous la cote 4° 1m 249.






Ils sont accessibles aujourd’hui sous microfilm. Sa forme initiale était une chemise de couverture rigide rassemblant des documents hétérogènes.


Ces documents sont composés de lettres, d’arbres généalogques, de coupures de presse et d’extraits imprimés d’ouvrages. On y trouve même des notes et des corrections manuscrites. Mais le plus étrange est que ce dossier a été régulièrement mis à jour en enlevant certaines pièces ou en ajoutant de nouvelles.

Les dossiers secrets sont considérés comme une archive public du Prieuré de Sion mais ils arrivèrent au grand jour en 1967 par l’intermédiaire d’un don volontaire et anonyme d’une personne appartenant au Prieuré depuis 1956.

Parmi les pièces les plus importantes figurent des arbres généalogiques mérovingiens, accompagnés d’un nom dans le titre, celui d’Henri Lobineau. Des notes dans le dossier indiquent qu’il s’agit d’un pseudonyme mais il faut savoir qu’il existe à Paris, près de l’église Saint-Sulpice, une rue Lobineau. Les textes auraient été rassemblés par Philippe Toscan du Plantier.

Les documents ont été déposés entre 1964 et 1967  et peuvent être présentés en 3 lots :


♦♦♦     1964 – Généalogie des rois mérovingiens et origine de diverses familles françaises et étrangères de souche mérovingienne.

♦♦♦ 1965 – Les descendants mérovingiens ou l’énigme du Razès Wisigoth

♦♦♦ 1967 – Dossiers secrets d’Henri Lobineau


(pour feuilleter le dossier, rendez-vous  sur le site :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/
Dans la partie « le Prieuré de Sion »)



Un autre nom accompagne ces généalogies, celui de Leo Schidlof, qui en serait l’auteur. Mais qui est ce personnage ? Pour répondre il est nécessaire de connaitre une curieuse histoire relatée par la presse et dont certaines coupures se trouvent dans les dossiers secrets :



Leo Schidlof présenté dans le dossier Lobineau comme historien et amateur d’antiquités était autrichien. Il vécut en Suisse et mourut à Vienne en 1966. Sa fille retrouvée en 1978 en Angleterre permit de corriger quelques erreurs. Son père n’était ni historien, ni amateur d’antiquités, mais expert et négociant en miniatures. A partir de 1948, il vécut à Londres jusqu’à sa mort. Un autre fait étrange est que sa fille affirma qu’il ne s’était jamais interessé aux mérovingiens ou aux mystères du Razès. Et pourtant, à partir de 1960 de nombreux inconnus voulurent rencontrer Leo Schildlof et à sa mort certains cherchèrent même à mettre la main sur les documents laissés par le défunt.
Son mystère aurait pu s’arrêter là mais ce n’est pas tout. En 1946, et donc 10 ans avant le dépôt du dossier Lobineau, Leo Schidlof demanda un visa pour les Etats-Unis qui fut refusé pour raison d’espionnage. Il dut attendre quelques mois avant d’obtenir cette autorisation. Or on retrouve dans le dossier Lobineau des allusions sur le fait que Leo Schidlof serait lié à des activités d’espionnage international.
Une autre coupure de presse dans le dossier Lobineau est aussi très révélatrice. L’article fait allusion à une sacoche en cuir appartenant à Leo Schidlof et contenant des documents importants liés à l’affaire de Rennes-Le-Château entre 1600 et 1800. Cette sacoche aurait changée de propriétaire à la mort de Leo Schidlof pour passer dans les mains d’un certain Fakhar ul Islam, sans doute un autre agent. Expulsé de RDA, ce dernier dut regagner Paris et, pour confier la sacoche à un agent de Genève, il emprunta en février 1967 un express Paris Genève. Or la presse française rapporta le 20 février 1967 un sinistre fait divers : le corps décapité d’un jeune pakistanais nommé Fakhar ul Islam fut retrouvé sur la voie ferrée de Melun, probablement éjecté du train Paris Genève. Aucune sacoche bien sûr ne fut retrouvée et l’enquête fut confiée à la DST.

(Ce récit est extrait d’une enquête menée par les auteurs Michael Baignent, Richard Leigh, et Henry Lincoln et décrite dans «L’énigme sacrée »)




Ce récit rocambolesque montre bien l’atmosphère qui régnait dans les années 1960 autour de l’affaire de Rennes-Le-Château. Le dossier Lobineau est soit monté de toute pièce, soit constitué d’un ensemble d’indices importants mis à la disposition du public et dans quel but ? Voulait-on inoculer quelques fausses idées ou préparer quelques révélations ?

La véritable identité d’Henri Lobineau reste aussi bien mystérieuse. Une information publiée à l’époque à Paris indiqua qu’il ne s’agissait pas de Leo Schidlof mais du  comte de Lénoncourt. Ce dernier résidait à Paris mais on pouvait le rencontrer régulièrement à Rennes-Le-Château ou à Gisors.


Les dossiers secrets recèlent une multitude d’indices à propos du Prieuré de Sion comme ce détail particulier : sur la page intitulé « Planche numéro 4 », qui récapitule l’histoire et la structure de l’ordre, 27 commanderies sont cités ainsi qu’une arche, appelée  « Beth-Ania », que dirigeait les commanderies. Cette arche était localisée à Rennes-Le-Château et les plus  importantes commanderies étaient situées à Bourges, Gisors, Jarnac, au Mont Saint Michel, à Montrevel et à Paris.


Les généalogies qui figurent dans les Dossiers Secrets détaillent les lignages des familles censées appartenir à la «sainte lignée ». En d’autres termes, il s’agit des familles présentées comme les descendantes de l’union supposée entre    Jésus et Marie-Madeleine, les  Saint-Clair, les Blanchefort, les rois mérovingiens et la maison Plantard. On trouve aussi dans cet ensemble de documents les généalogies des rois de Jérusalem et de Godefroid de Bouillon, qui fonda l’ordre de Sion en Terre Sainte.


Quelques mois plus tard de cette année 1967 riche en événement, était déposé à  la bibliothèque nationale, le fameux
Serpent Rouge, petit fascicule bien curieux.

Comme dans le cas du pakistanais Fakhar, mort atrocement sans explication claire, le parallèle avec les 3 auteurs du Serpent rouge morts par pendaison est fortement troublant. Ainsi, on ne peut pas s’empêcher de penser à une manipulaiton médiatique bien orchestrée, mais dans quel but et au profit de qui ou de quel organisme ?

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Sam 8 Avr - 20:57

Les assertions récurrentes


Le dossier Lobineau permet de lister des assertions qui apparaissent par ailleurs tout au long de l’affaire de Rennes-Le-Château. Ces thèses, jugées par beaucoup comme une propagande médiatique et organisée à des fins plus ou moins obscures, sont néanmoins troublantes si on veut les regarder de manière objective et historique. Selon les dossiers secrets on peut dégager plusieurs affirmations :


 ♦♦♦ Le Prieuré de SION serait un ordre secret qui se cacha derrière  les Templiers et qui aurait permis de les assister dans ses prises de décisions administratives ou militaires.


 ♦♦♦   Le Prieuré de SION aurait créé l’Ordre du Temple qui deviendra par la suite  les Templiers


 ♦♦♦   Le Prieuré de SION  aurait été créé dans sa forme moyenâgeuse par Godefroid de Bouillon après la prise de Jérusalem en 1099.


 ♦♦♦  Après la dissolution des  Templiers  entre 1307 et 1314, le Prieuré de SION  aurait continué son œuvre mystérieuse de siècle en siècle jusqu’à nos jours.


 ♦♦♦   Le Prieuré de SION existerait toujours de nos jours sous une forme active et toujours aussi discrète. Il répandrait le vrai ou le faux selon le contexte politique mais toujours dans le but de manipuler l’opinion ou les médias.


 ♦♦♦   Le Prieuré de SION aurait été dirigé par des « Grands Maitres » qui se seraient succédés tout au long de l’histoire. Derrière ces Grands Maitre appelés aussi «Nautoniers » se cacheraient des noms historiques très célèbres.



 ♦♦♦  L’objectif avoué du Prieuré de SION  est de restaurer  la dynastie mérovingienne sur le trône de France et sur d’autres nations européennes… Cet objectif est en tout cas ce que  le Prieuré de SION  , dans sa forme moderne, revendique de façon publique. Son objectif durant sa période moyenâgeuse reste plus obscur. Cette restauration mérovingienne est tout à fait justifiable historiquement si l’on considère que le Roi Perdu Dagobert II eut une descendance en ligne directe par son fils   Sigisbert IV. En effet, par le jeu des mariages et des alliances, cette lignée se serait propagée jusqu’à nos jours au travers de grands noms d’héritiers comme Gisors, Blanchefort, Saint-Clair, Montesquiou, Poher, Plantard,…

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Sam 8 Avr - 21:12

Les Grands Maitres avant 1188


Souvent dénoncé comme un magnifique canular par manque de preuve, le Dossier Lobineau recèle pourtant énormément d’informations troublantes. Certaines indications ont pu être vérifiées historiquement, d’autres restent des hypothèses. Mais toutes ces informations sont magnifiquement homogènes s’insèrent parfaitement dans notre Histoire plus officielle. La liste des Grands Maitres en est un bel exemple. Avant d’approfondir l’histoire du Prieuré il est important de connaitre ces noms qui reviendront régulièrement dans le récit qui suit.


Les dossiers secrets révèlent 3 listes de noms. 2 d’entre-elles sont relativement connues par les historiens. Mais la troisième est surprenante car elle dresse la liste des Grands Maitres qui se sont succédés après le schisme entre l’Ordre de SION et celui des Templiers en 1188. Cette liste est d’autant plus remarquable que des noms illustres y figurent.


Le dossier Lobineau comprend 3 listes :


♦♦♦ La liste de tous les abbés responsables des domaines de Sion en Palestine de 1152 à 1281. Cette liste a pu être vérifiée historiquement par recoupement avec d’autres ouvrages.


♦♦♦ La liste des Grands Maitres de 1118 date de la création du Prieuré de Sion, à 1188 date du schisme


♦♦♦ La liste des Grands Maitres après 1188, date du schisme





♦ La liste des Grands Maitre avant 1188








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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Dim 9 Avr - 14:51

 Son histoire moyenâgeuse avant 1188


La création des ordres


Selon les Dossiers secrets, l’ordre de SION fut fondé en Terre Sainte par  Godefroid de Bouillon [/b] le 15 juillet 1099, date à laquelle Godefroid et les croisés prirent la ville de Jérusalem. Mais d’autres documents avancent la date de 1090.





Suite à cette victoire, Godefroid de Bouillon ordonna la construction de l’abbaye de Notre-Dame du Mont-de-Sion, sur les ruines d’une ancienne église byzantine datant du IVe siècle et située sur la « colline haute » du  Mont Sion, en dehors des murs de Jérusalem, au sud de la porte de Sion. Ainsi, cette ancienne église que l’on appelait aussi « la mère de toutes les églises » devint l’église du Saint Sépulcre.  Par la suite, la nouvelle abbaye, particulièrement bien fortifiée, abrita des chanoines augustiniens que Godefroid de Bouillon utilisa comme conseillers. Godefroid était ambitieux et il se battit pour le culte de l’église de Jean  qui prône l’ésotérisme initiatique et la Tradition Royale. De cette pensée naquît   l’ordre de Sion, mais il mourut le 18 juillet 1100.






Toujours selon les dossiers secrets, les conseillers prêtres de Godefroid furent aussi secrètement et forment à l’origine de la création de l’ordre des chevaliers du Temple. C’est ainsi qu’en 1118, Hugues de Payen, Bisol de Saint-Omer et Hugues de Champagne créèrent l’ordre du Temple. Un an plus tard   Hugues de Payen devint le premier grand maitre du prieuré de Sion et de l’ordre du Temple.

Dans une première étape cet ordre de chevalerie devint l’organisation administrative et militaire de l’ordre de Sion. A partir de cette date, tous les éléments furent en place pour que l’organisation de Sion devienne très rapidement puissante et riche. Deux entités opposées et complémentaires devaient alors cohabiter : l’Ordre de Sion chargé de la pérennité spirituelle et l’Ordre du Temple chargé de l’exécutif. Le premier, secret, sera connu plus tard comme le  Prieuré de Sion, le second visible, mais tout aussi mystérieux, sera connu comme les   Templiers. Le rêve de Godefroid de Bouillon était enfin réalisé : l’église de Jean devint puissante, armée de chevaliers du Temple et portée par l’esprit de Sion.


C’est ainsi que les chevaliers du Temple et le Prieuré de Sion vécurent en parallèle pendant 40 ans jusqu’à la séparation complète des deux ordres en 1188. Cette séparation fut concrétisée selon la légende par      la coupure de l’orme de Gisors en Normandie.



Godefroid de Bouillon fut-il le réel fondateur de l’ordre de Sion ?


Une fois de plus, voici une nouvelle « Coïncidence » historique que seule l’affaire de Rennes-Le-Château sait nous offrir. Pour la comprendre, il faut remonter un peu avant l’’an de grâce 1070, soit  29 ans  avant la première croisade et la prise de Jérusalem

En 875 des moines bénédictins en provenance de la Calabre et menés par l’un d’eux  Ursus, arrivèrent près de la forêt des Ardennes, non loin de Stenay. Ils furent immédiatement protégés par   Mathilde de Toscane, duchesse de Lorraine, épouse de Godefroy le bossu, tante et mère adoptive de Godefroid de Bouillon. En effet, le célèbre Godefroid est issue de cette fameuse région de Stenay, rendu célèbre par   la lignée mérovingienne et par Dagobert II assassiné en 679


Les moines construisirent alors une église dans le comté de Chiny à  Orval, sur une terre donnée par Mathilde de Toscane. Cette église deviendra plus tard l’abbaye d’Orval.









Les moines quittèrent Orval et disparurent sans laisser de traces en 1108. Mais c’est aussi vers cette époque que commencèrent à apparaitre quelques personnages célèbres qui initialisèrent la première croisade.
Ce fut notamment le cas de Pierre l’ermite, précepteur de Godefroid de Bouillon et du pape Urbain II, qui dès 1095 commencèrent à parcourir la France et l’Allemagne pour faire passer son message :
« il faut rendre aux chrétiens le tombeau du Christ et arracher la Terre Sainte aux mains des musulmans ».










En 1131 l’abbaye d’Orval reçut Saint Bernard de Clairvaux et devint cistercienne.


La légende d’Orval


Orval est situé à 25 km de Stenay et la localité est célèbre pour son haut lieu de spiritualité moyenâgeuse. L’abbaye fut fondée par Bernard de Clairvaux au XIIe siècle, qui fut aussi le célèbre protecteur des Templiers. L’abbaye fonctionna durant 900 ans et vit tout au long de son histoire des personnages illustres comme Saint Malachie ou Nostradamus.


En 1076, Mathilde de Toscane, marquise et mère adoptive de Godefroid de Bouillon, perdit son mari assassiné par des tueurs à gage. Plus tard, au cours d’une promenade, son fils glissa sur les eaux gelées de la Semois et se noya.


Le nom « Orval » vient d’une légende : accablée par la douleur, Mathilde resta longtemps cloitrée, mais au cours d’une rare sortie, elle découvrit une fontaine naturelle d’où coulait une eau froide et limpide. Alors qu’elle plongea sa main pour y puiser de l’eau, elle vit avec effroi que son alliance nuptiale sertie de rubis avait quitté son doigt et était tombé au fond du bassin. La profondeur de la fontaine était telle que le précieux anneau d’or devint inaccessible.











La marquise implora alors la Vierge de lui ramener le bijou et son vœu fut aussitôt exaucé puisqu’une truite bondit hors de l’eau et jeta l’anneau dans sa main. Elle s’exclama aussitôt : «Voici l’or que je cherchais , heureuse soit la vallée qui me l’a rendue, qu’elle s’appelle désormais le Val de l’Or ».











C’est ainsi que, par reconnaissance, elle décida de fonder un monastère en ce lieu béni, qui devint Orval.


Curieusement cette légende se rapproche d’un autre mythe biblique :

Salomon, après voir jeté un anneau dans la mer, il le retrouva dans le ventre d’un poisson, ce qui lui permit de prouver sa légitimité en tant que Roi de Jérusalem.


La parabole est d’autant plus intéressante que Mathilde de Toscane fut la mère adoptive de Godefroid de Bouillon qui fut proposé comme Roi de Jérusalem.


Mais ces deux légendes sur l’anneau renvoient inévitablement à un autre symbole : celui de cette communauté mystérieuse de moines initiés italiens, fondateurs de l’abbaye, et qui se présentaient sous le nom de « Cercle du Hiéron du Val d’OR ». Ces moines menés par Ursus devaient s’éloigner de la ligne chrétienne officielle puisqu’ils suivaient en secret la pensée ésotérique de Saint Jean.


L’abbaye est aussi connue pour des documents découverts dans ses archives en 1793 par une certain François de Metz. Ces documents sont des prophéties composées par Philippe Dieudonné et Noël Olivarius, chirugien et astrologue. Mais pour certains auteurs ces documents seraient le travail de Nostradamus.


Que devinrent les mystérieux moines d’Orval ? Les dossiers secrets nous donnent quelques indices. En effet, ils donnent 2 dates pour la création de l’ordre de Sion : 1099 correspondant à la prise de Jérusalem, mais aussi 1090 soit 9 ans plus tôt.


Si l’on suppose que ces moines étaient organisés et qu’ils apportèrent une pensée spirituelle, on peut imaginer qu’un seul fil conducteur unit les  moines d’Orval, Godefroid de Bouillon et son précepteur  Pierre l’ermite, ardent défenseur de la première croisade. Il est aussi raisonnable de penser que Pierre l’ermite était l’un de ces moines.


Qu’était donc venu chercher ces moines calabrais à Orval ? Il est maintenant clair que leur objectif était de former un moine suffisamment fort pour mener le peuple à la première croisade. Ce moine était Pierre l’ermite.


Les moines d’Orval ne seraient-ils pas ceux que l’on retrouvera plus tard en compagnie de Godefroid dans l’abbaye de Notre-Dame du Mont-de-Sion ? Et si oui, seraient-ils à l’origine de  l’Ordre de Sion, Godefroid étant un simple exécutant qui permit la conquête de Jérusalem ? C’est fort probable…


Pierre l’ermite, de son vrai nom Pierre d’Acheris est originaire d’Amiens. Il partit pour Jérusalem en 1093 où il eut, durant une méditation devant le saint Sépulcre une révélation : « Pierre lève-toi ! Cours annoncer à mon peuple la fin de l’oppression. Que mes serviteurs viennent, et que ma terre soit délivrée ! »
De retour de Palestine, il se jeta aux pieds du pape Urbain II qui le missionna alors de mener le peuple à  la guerre sainte. Pierre l’Ermite parcourut alors l’Europe sur une mule, pieds nus, un crucifix à  la main. Orateur éloquent, le peuple devint fanatisé par ce prédicateur envoyé de Dieu.
Pierre l’Ermite devint le principal prédicateur de la première croisade. Il entraina le peuple vers la Terre Sainte en 1096 mais beaucoup mourront avant d’atteindre leur but. En 1099, il participe au siège de Jérusalem en organisant des processions autour de la ville et en haranguant les croisés.












Le pape Urbain II convoqua un concile le 14 novembre 1095 à Clermont et s’adressa aux hommes de guerre. Son discourt se termina par ces mots : « Dieux le Veut ! Dieu le veut ! ». cette exclamation célèbre devint la devise des croisades.
Au final ils furent 100000 cavaliers, 300000 fantassins plus femmes, enfants, vieillards, moines,… Au final 600000 personnes partirent pour délivrer Jérusalem. La première croisade pouvait commencer.



En 1099, après la prise de Jérusalem, un conclave secret y fut organisé. Les participants n’ont jamais été identifiés de manière certaine mais Guillaume de Tyr dira plus tard qu’un évêque de Calabre était le plus reconnu parmi eux (était-ce Ursus ?)


Mais qu’elle était l’objectif de cette réunion ? Tout simplement élire un roi : le Roi de Jérusalem.


Tout naturellement, Godefroid fut proposé pour cette élection mais il refusa préférant se contenter de garder sa mission de défenseur du Saint Sépulcre. Selon les Dossiers secrets, il fut aussi initié au secret de la descendance mérovingienne.


Ce fut donc son frère Baudouin qui accepta le trône. On peut en tout cas remarquer la volonté du conclave de vouloir donner le titre à la famille de Godefroid.
Baudouin Ier, frère de Godefroid, fut donc couronné le jour de Noël 1100.











La création de l’ordre des Chevaliers du Temple


Les Dossiers secrets fournissent de nombreux détails sur cet épisode.

En mars 1117,  Baudouin Ier, frère de Godefroid de Bouillon, s’apprêtait à mourir suite à une maladie. Mais malgré son état, il dut pour des raisons inconnues négocier la création de l’ordre du Temple à Saint-Léonard d’Acre. L’ordre de Sion était-il déjà suffisamment puissant pour imposer ses volontés au roi ? Il est vrai que  Baudouin Ier fut choisi et couronné par l’Ordre de Sion.

L’Ordre du Temple[/b]si créé en 1118 par les fondateurs Hugues de Payen, Bisol de Saint-Omer, Hugues de Champagne et quelques membres de l’ordre de Sion. Mais il semble que 1118 est une date de création officielle, les Chevaliers du Temple devaient déjà exister quelques années auparavant.



Officiellement c’est en 1120 qu’Hugues de Payens, chevalier champenois, fonde avec ses compagnons une milice destinée à protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem. En acceptant de rentrer dans l’ordre, ils devaient combattre et mener une vie religieuse stricte en respectant les règles bénédictines et les usages des chanoines augustins. Baudouin II, roi de Jérusalem, les installa à Jérusalem, dans la mosquée Al Aqsa, construite sur les fondations du temple de Salamon.


Au départ, les templiers furent guidés par le patriarche de Jérusalem et les chanoinies du Saint Sépulcre. Mais en 1129, ils devinrent plus autonomes. L’ordre du Temple devint très vite puissant par les donations de terres et de droits qui se multiplièrent. Des commanderies furent crées dans toute l’Europe chrétienne et financèrent le Temple et ses campagnes militaires. Vers 1140, les princes d’Antioche confièrent aux Templiers la défense de leur frontière septentrionale avec le château de Baghras. Mais Philippe le Belinquiet par cette puissance vouée au Pape et non au Roi, ordonna leur arrestation. L’Ordre du Temple fut alors persécuté et disparu. Un procès s’en suivit et les chevaliers prisonniers passèrent à la question puis au bûcher. Enfin, le roi obtint de Clément V la dissolution officielle de l’ordre du Temple lors du concile de Vienne en 1312.




Après la seconde croisade, Louis VII…


En 1149, après la seconde croisade, le roiLouis VII, accompagné de 95 de ses membres, rentra en France depuis l’abbaye de Notre-Dame du Mont-de-Sion pour l’abbaye de Saint-Samson, à Orléans. Selon les Dossiers secrets, 26 membres de l’ordre furent choisi pour être affectés au petit prieuré du Mont-de-Sion, près d’Orléans à Saint-Jean-le-Blanc et 7 furent intégrés dans les chevaliers du Temple.
Ce fut à partir de cet évènement que l’Ordre secret de Sion débuta officiellement en France à Orléans, pour devenir par la suite lePrieuré de Sion.


Contrairement aux périodes antécédentes où aucun écrit n’attestent la présence de l’Ordre de Sion, une bulle papale d’  Alexandre III de 1178, retrouvée dans les archives de la ville, confirme l’Ordre de Sion et ses richesses en France, Lombardie, Calabre et Espagne.


En résumé on peut affirmer quele Prieuré de Sion commença son histoire française en 1152.[/color][/b]

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Lun 10 Avr - 21:29

 La coupure de l’orme de Gisors


Les auteurs relient souvent Rennes-Le-Château à   Gisors, mais pourquoi ?




L’une des raisons les plus connues est que   le château de Gisors a été le chef-lieu des Templiers. Mais une autre raison plus complexe est celle du fameux épisode de  la coupure de l’orme à Gisors relaté par les documents secrets du Prieuré.


Vers 1187, la ville sainte de Jérusalem, alors aux mains des templiers et de Gérard de Rideford (dernier Grand Maitre de Sion avant 1188), fut reprise par les Sarrasins.


Cet évènement vécu par les fidèles comme une terrible humiliation, obligea les chrétiens présents en Terre Sainte à rejoindre au plus vite d’autres terres chrétiennes. Orléans fut certainement une destination privilégiée.


Cet épisode a d’ailleurs inspiré Ridley Scott dans son film  « Kingdom of heaven » où le héros Balian est à rapprocher de Gérard de Rideford.

    Le film : En perdant sa femme et son fils, Balian, un jeune forgeron, perd la foi. Un chevalier vient le trouver. C’est Godefroy d’Ibelin, croisé et baron du roi de Jérusalem qui a pour mission de préserver la paix en Terre Sainte. Il révèle à Balian qu’il est son père et lui demande de l’accompagner à Jérusalem. Balian deviendra alors le plus valeureux et le plus héroïque des chevaliers puisqu’il devra protéger la Sainte Jérusalem…La bataille se terminera par un accord entre chrétiens et sarrazins : les chrétiens auront la vie sauve à condition de quitter Jérusalem.





Or, en 1188, et selon les Dossiers secrets, un rituel appelé  «La coupure de l’orme » marqua la rupture entre les deux ordres, celui de  SION et celui du  Temple. Ce schisme, dont on ne connait pas les réelles causes, semblerait avoir été provoqué par la perte de Jérusalem.


Le plus intéressant est que ce qui aurait pu rester une légende dans le Dossier Lobineau rejoint l’histoire. En effet, il y eut un fait historique étrange à Gisors en 1188 rapporté par les historiens. A cette date une réunion importante eut lieu à Gisors pour la prédication (préparation) de la troisième croisade. Plusieurs personnalités furent présente pour cette occasion dont :  Philippe II Auguste Roi de France, l’Archevêque  Guillaume de Tyr, Henri II de Plantagenêt Roi d’Angleterre,  le  Duc de Normandie et le Comte de Flandres, et sans doute les Chevaliers du Temple.

Mais que disent les légendes ?

La coupure de l’orme


Près du château de Gisors se trouvait une prairie appelée «Le champs sacré ». Cette étendue connaissait depuis très longtemps une attention particulière de la part des différents souverains et surtout durant le XIIe siècle, date à laquelle les rois de France et d’Angleterre se réunissaient régulièrement. Ce champ possédait au milieu un très vieil orme âgé d’au moins 800 ans. Cet arbre, dont le tronc nécessitait 9 hommes pour en faire le tour était le seul de la prairie et donc le seul à procurer un belle ombre.
En 1188, alors qu’une canicule s’était installée, les rois Philippe II Auguste de France et Henry II d’Angleterre se réunirent sous l’orme. Mais au bout de 3 jours de négociation sous un soleil de plomb, et pour des raisons inconnues, la réunion se transforma en une bataille sanglante. Les soldats français en surnombre s’élancèrent sur les anglais qui durent se réfugier dans la citadelle de Gisors. Philippe II, fou de rage coupa l’orme et rentra à Paris.


Mais une autre anecdote médiévale rapporte une histoire un peu différentes :


Philippe II de France et Henry II d’Angleterre, en désaccord en 1188 sur un sujet resté obscur aujourd’hui, auraient concrétisé leur différent en pariant sur le sort de l’orme. Ainsi, Philippe II aurait fait part à son adversaire son souhait de couper l’orme, et Henry II aurait protégé l’arbre en entourant le tronc de lame de fer (d’où son nom d’ormeteau ferré). Un combat sanglant s’ensuivit le lendemain entre 5 escadrons français et un nombre important de soldats anglais dirigé par Richard Cœur de Lion, fils héritier d’Henry II. Richard Cœur de Lion bataillant la journée entière ne put empêcher la prise du champ sacré par les français, et le soir venu l’orme fut coupé.









Philippe II Auguste
(règne 1180-1223) :






Fils de   Louis VII et d’Adèle de Champagne, Philippe II Auguste, Roi de France, règne sur quelques terres comprenant l’ Île-de-France, l’Orléanais et une partie du Berry. Le reste du royaume est partagé en une dizaine de fiefs sur lesquels le roi n’a qu’un droit théorique de suzeraineté. Les provinces de l’Ouest (Normandie) dépendent du roi d’Angleterre Henri II Plantagenêt.

Gisors marque la frontière entre les 2 souverains.
N’ayant pas d’armée solide,  Philippe II Auguste décide de combattre l’Angleterre en exploitant les dissensions entre le tyrannique Henri II et ses 4 fils, dont   Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre. Après s’être assuré l’amitié de Richard Cœur de Lion en désaccord avec son père Henry II, Philippe II Auguste conquit aux anglais Issondun, Gisors et le Maine. Il  alla même jusqu’à exiger la destitution d’Henri II roi d’Angleterre en faveur de son fils rebelle : Richard Cœur de Lion.




Richard Cœur de Lion (1157-1199) :







 Richard est né à oxford le 8 septembre 1157. Son père Henry II, Roi d’Angleterre, Duc de Normandie, Comte d’Anjou, Duc d’Aquitaine, règne sur un empire qui s’étend des frontières écossaises aux Pyrénées. Sa mère estAliénor d’Aquitaine, seconde épouse d’Henry II.  La succession au trône est assurée par Henry le Jeune, frère ainé de 3 ans et Richard. Elle aura 2 autres fils, Geoffroy et Jean (sans terre), né en 1167.

Le centre de l’empire d’Henry II était l’Anjou.
De ce fait  Richard grandit en France et non en Angleterre en côtoyant les plus fins lettrés. Il écrit les langues d’oc et d’oil (le français et le limousin), et parle le latin. Il s’initie aux disciplines de la chevalerie, et à  l’art de la guerre.

A partir de 1173, les 3 frères, barons du Poitou et de l’Aquitaine, vont se rebeller contre leur père Henry II qui reste le plus fort. Mais Richard se démarque. Il va s’opposer à ses frères et devenir allié de son père pour les faire rentrer dans l’ordre Plantagenêt. C’est dans cette guerre qu’il démontre ses qualités de stratège et de meneur. En 1177, il écrase la révolte des Barons et il fait prisonniers 2500 routiers qui mettaient à sac le Limousin et les ramène à Aixe-sur-Vienne, près de Limoges. Là, il fait couper la tête à un tiers d’entre eux, le second tiers est noyé dans la Vienne et on perce les yeux du derniers tiers. Les malheureux sont ensuite dispersés sur les routes pour annoncer la grandeur de la sévère justice de Richard.






La mort de son frère Henri le Jeune puis la mort d’Henri II le 6 juillet 1189 à Chinon va mener naturellement Richard Cœur de Lion sur le trône d’Angleterre le 3 septembre 1189. Henry II est inhumé dans l’abbaye de Fontevrault. Son frère Jean devient    « Jean Sans Terre ».


Richard Cœur de Lion participe alors à  la   3ème croisade avec  Philippe II Auguste et   Frédéric Barberousse. L’entente sera mouvementée entre les 2 souverains. Richard s’empare de l’île de Chypre en 1191, qu’il revend aux Templiers, puis de Saint-jean-d’acre le 13 juillet 1191. Philippe Auguste, soi-disant malade, quitte la Terre Sainte pour la France. Richard, seul chef de la Croisade, remporte la victoire d’Arsuf sur Saladin le 7 septembre 1191. Il marche ensuite sur Jaffa et échoue en décembre 1191, aux portes de Jérusalem. Ceci l’oblige à signer une trêve de 3 ans avec les musulmans. Les chrétiens obtiennent alors le livre accès à la ville Sainte, qui restera sous administration arabe,  même après une seconde tentative de prise de contrôle de Jérusalem en été 1192.


Sous retour devient nécessaire car les barons d’Aquitaine et du Poitou s’agite avec la complicité du Roi de France. Jean sans Terre s’attache au pouvoir (c’est dans le contexte que né la légende de Robin des Bois).  Lors de son retour en 1192, Richard débarque par erreur en terre ennemie et est fait prisonnier par le duc d’Autriche. C’est après 2 ans très durs d’incarcération qu’il est libéré en 1194 grâce à une rançon versée par sa mère Aliénor.


Le 13  mars 1194, Richard est en Angleterre et remet de l’ordre dans son royaume.  Il conclut une trêve de 5 ans avec Philippe II Auguste pour conserver la Normandie et l’Aquitaine.


Le 25 mars 1199, Richard part avec son chef de guerre Mercadier et une centaine d’hommes pour le château de Châlus près de Limoge. Le but est de châtier le vicomte de Limoge qui montre des signes d’infidélité. Le lendemain, Richard et la garnison se réfugie dans le château, craignant pour leur vie, Richard ayant proclamé qu’il n’y aura pas de quartier pour les félons. L’un des chevaliers  Pierre Basile, barricadé dans le donjon, armé d’une arbalète et angoissé par l’attente, aperçoit en bas un petit groupe de cavaliers. Pour les faire fuir et sans même viser, il décoche une flèche qui brise un carreau et vient se figer à  la base du cou de l’un d’eux. Le cavalier se dresse sur son cheval pour complimenter le tireur mais il va s’asseoir sur un rocher pour faire examiner sa blessure. Ce cavalier est   Richard Cœur de Lion. Le fer ne peut être retiré et l’infection cause sa mort. Mais avant, il pardonne à Pierre Basile à qui il lègue une somme d’argent.


Ses dernières volontés seront «Que mon corps soit enterré à Fontevrault, mon cœur dans ma cathédrale de Rouen, quand à mes entrailles qu’elles restent à Châlus ».
Ainsi mourut l’un des rois les plus remarqués du Moyen-âge, érudit, poète, brave mais ne sachant pas parler un mot d’anglais.






La coupure de l’orme, légende ou réalité historique ?


Les deux récits de la coupure de l’orme, bien qu’issus de légendes populaires, confirment un fait reconnu et historique qui est celui de l’abattage d’un orme.  Il n’existe malheureusement aucune preuve de cette épisode, ni de trace de cette bataille liée à   Richard Cœur de Lion. Néanmoins  et comme d’habitude, des faits convergents renforcent certaines hypothèses. L’histoire nous confirme malgré tout que


♦♦♦ Gisors fut le quartier général des templiers durant 30 ans


♦♦♦ Les chevaliers du temple étaient souvent vus au côté de Richard Cœur de Lion


♦♦♦ Philippe II Auguste et Henry II étaient en réel conflit


♦♦♦ Une querelle eut bien lieu à Gisors en 1188 et elle donna lieu à l’abattage d’un orme. Cet événement est d’ailleurs représenté dans l’église Saint Gervais – Saint Protais de Gisors.


Il faut aussi souligner que la légende décrivant   Richard Cœur de Lion bataillant pour l’orme en 1188 contre  Philippe II Auguste est contradictoire avec la date de libération de Richard en 1194.


En 1188, alors que le pape en place était  Clément III, allié spirituel des français et porteur de la pensée de Pierre, les anglais opposèrent aux français la pensée de Jean et le mysticisme de leurs évêques. Gérard de Rideford, alors Grand Maitre de Sion, se rangea au côté d’Henry II. C’est dans ce contexte que, d’après les dossiers secrets 1188 marquerait la date du schisme entrel’ordre de Sion créé par   Godefroid de Bouillon etl’ordre des Templiers.

Il reste aujourd’hui de cette anecdote historique une adresse à Gisors : «Avenue de l’ ormeteau ferré »



L’orme, un arbre hautement symbolique




L’orme est un arbre aujourd’hui mal connu et pourtant il fut vénéré pendant  des siècles.







L’orme est un arbre majestueux à l’écorce brun foncé, marqué sur le tronc par de grandes fentes dans le sens de la longueur et aux feuilles d’un vert pâle finement dentelées. Sa graine «samare » est munie d’une large aile qui lui permet de s’envoler avec le vent. L’arbre pousse presque partout en Europe et il peut atteindre  40 m de haut et vivre plusieurs siècles.


Le bois de l’orme était utilisé pour faire des roues, des wagons, des machines agricoles et des bateaux, car il supporte très bien l’humidité. Le tronc de l’orme est très recherché par les ébénistes pour son placage et la fabrication de meubles.


Contrairement à ce que l’on pense, l’orme fut au cours de l’histoire beaucoup plus vénéré que le chêne et on lui attribuait beaucoup de pouvoirs magiques.







Selon la légende populaire, Saint Louis rendait la justice sous un chêne, dans son domaine de Vincennes à Paris. Mais il faut savoir qu’au moyen-âge il était coutume de planter un orme devant le château féodal. Les seigneurs rendaient ainsi la justice sous son ombrage. L’orme était d’ailleurs appelé «L’arbre de justice ».


On trouvait aussi un orme sur chaque place de village ou presque, et on croyait capable de guérir bien des maladies comme la lèpre, la calvitie, les dartres, l’eczéma, les dermatoses, et les plaies. Les sorciers druidiques utilisaient l’écorce pour préparer des remèdes puissants contre les rhumatismes et les sciatiques. Les feuilles appliquées sur les plaies étaient utilisées pour stopper les hémorragies.


Dans la tradition celtique, l’orme est de polarité féminine (la première femme naquit de l’orme, l’homme naquit d’un frêne). Il représente aussi un aspect de la Déesse Mère relié à  la Terre. On lui attribuait la Rune Gyfu et il symbolisait le don, les échanges et la marque sacrée.


L’origine du mot « orme » vient du latin  « Ulmus », et de nombreux noms de famille selon les régions françaises y trouvent des racines comme «Delorme », « Delhorme », «Delhomme », «Hormoy », ou « Dormoy ». Dans le Languedoc méridional, cela donne des noms de famille tels que Oms, Homs, Homps, ou Homs. (Boudet aurait-il voulut faire un jeu de mot avec  le Cap de l’hom dans son livre « la vraie langue celtique » ?)

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Lun 10 Avr - 23:55

 Après la coupure de l’orme


D’après les dossiers secrets,     la coupure de l’orme en 1188 fut un acte important et sacré. Une crise profonde éclata, ainsi qu’un réel scandale : l’orme de la lumière étant abattu, la partie spirituelle et ésotérique représentée par      l’Ordre de Sion se séparait de la partie matérielle et opérationnelle (exotérique) représentée par     l’Ordre du Temple. Entre ces deux ordres régnaient désormais la discorde et l’indépendance.


    Les Chevaliers du Temple devinrent autonomes et maitres de leurs décisions. Appelés par la suite « les Templiers », ils continuèrent à exister au grand jour, gagnant en importance et en puissance.


Alors que le Prieuré de Sion continua à être dirigé par la lignée des grands maitres, les  Templiers eurent aussi leurs propres Grands Maitres. Leur règne, marqué par leurs mystères, leur puissance, et leur richesse, dura jusqu’à leur arrestation
le 13 octobre 1307.





De son côté, le Prieuré de Sion nomma son premier  Grand Maitre après 1188 : Jean de Gisors, seigneur du château de Gisors. A l’inverse des Templiers, le Prieuré de Sion entra dans la clandestinité.



La naissance d’ORMUS



De ce schisme, l’Ordre de Sion se réorganisa et entra dans la clandestinité. Son nom fut alors changé pour devenir celui que l’on connait aujourd’hui : «Le Prieuré de Sion ».  Mais l’ordre se fit connaitre aussi sous un autre nom :
 « ORMUS » qui restera jusqu’en 1306, un an avant la disparition des Templiers.


 ORMUS est une savante combinaison entre Ursus (ours en latin qui est une allusion aux Mérovingiens et à   Dagobert II. Il rappelle aussi ce moine en provenance de la Calabre et qui s’installa à Orval), «Urmus » (orme en latin), «Or»[/ccolor] et la lettre«M» signe astrologique de la Vierge signifiant Notre-Dame.


Le signe d’  Ormus reprend cette symbolique.



[color=#ffcc00]



Mais ce qui est troublant, c’est que l’on retrouve   Ormus dans deux courants très différents :


♦♦♦  Dans la pensée de  Zoroastre (puis Zarathoustra, prophète et réformateur religieux iranien du Ve siècle) où   Ormus est le principe de lumière.


♦♦♦ Dans la tradition maçonnique, oùOrmus était un mystique égyptien, converti en 46 parSaint Marc. Il fut à l’origine d’une secte à Alexandrie, mélangeant le christianisme et d’anciennes croyances. Mais le plus intéressant est que son symbole aurait été constitué d’une croix rouge ou rose.



D’après les Dossiers Secrets du Prieuré, c’est cette croix rouge que l’on retrouvera plus tard sur les Chevaliers du Temple. Mais les dossiers vont plus loin : ORMUS serait à l’origine des    Rose-Croix ou Rosicrusiens.


C’est ainsi qu’en 1188, un autre nom va s’ajouter au Prieuré de Sion : l’Ordre de la Rose-Croix Veritas.


    Une incertitude demeure pourtant au sujet de l’origine de l’Ordre de la Rose-Croix.
Officiellement, il n’y a aucune trace de Rosicruciens avant le XVIIe siècle. Les premières traces des Rose-Croix sont située historiquement en 1605 et sont liés à une confrérie secrète qui aurait été fondée par Christian Rosenkreuz (1378-1484). Mais ceci ne constitue pas une preuve de la non existence d’un Ordre secret 400 ans avant. La rose et la croix rouge sont des symboles très anciens. D’autre part, il est admis que Léonard de Vinci avait des idées rosicruciennes. Un autre fait à souligner est celui-ci : en 1629, alors que la confrérie des Rose-Croix était à son apogée, Robert Denyau, curé de Gisors déclara dans un écrit que Jean de Gisors fut le fondateur des Rose-Croix en 1188.




Le Prieuré d’Orléans Sion – Ormus


Petit rappel historique : en 1187, [color=#cc99ff Jérusalem[/color] fut repris par les Sarrasin (désastre de Hattin) et on reprocha à Gérard de Ridefort, alors dernier    Grand Maitre des Templiers avant 1188, son incompétence, voire même sa trahison. Il s’ensuivit l’abattage de l’orme en 1188 puis le schisme Sion-Templiers.




Devant cette défaite des chrétiens à Jérusalem, les chanoines de l’abbaye duMont-Sion durent fuir la Terre Sainte pour s’installer à Orléans. Il faut remarquer qu’Orléans était à cette époque le lieu privilégié des militaires et des religieux qui partaient ou revenaient des croisades.


C’est ainsi qu’en 1188 le «Prieuré de Sion – Ormus » s’installa au domaine de « Montis Sion » (Mont de Sion) près d’Orléans.


Ce domaine, que l’on appelle aussi « Le petit Prieuré » (de Sain-Samson) fut préalablement donné aux chanoines de Notre-Dame (au Sainte-Marie) du   Mont-Sion de Jérusalem en 1152 par Louis VII. En 1567, l’église fut détruite par les huguenots puis réédifiée. Malheureusement l’église fut démolie en 1848 et le portail fut transporté au parc Pasteur.





Ce petit prieuré (de Saint-Samson) dépendait de l’abbaye de Saint Martin des Champs à Paris et comprenait le moulin Saint-Samson, datant de Saint-Louis.





Le hasard de l’histoire a fait que c’est à cet endroit que le Duc de Guise fut assassiné à l’arquebuse par Poltrot de Méré, le 18 février 1563.


Entre 1239 et 1244,Girard, abbé du « Petit Prieuré » d’Orléans céda aux Templiers une terre à  Acre (historiquement vérifié, la charte existe).


En 1281, son successeurAdam donna également une terre aux cisterciens d’Orval, installés depuis 150 ans par  Saint-Bernard (la charte n’existe malheureusement plus).






De nombreuses transactions semblables existent autour d’Orval. Il semble d’ailleurs que certaines terres furent très importantes pour l’Ordre de Sion car, suite à ces donations, Adam dut partir, menacé par ses frères de Sion. Il se réfugia alors à  Acre puis en Sicile où il mourut en 1291 d’après  Thomas de Sainville, Grand Maitre de     l’Ordre de St Lazare, à Orléans.




Le mystère de la tête d’or



En insistant sur l’abatage de l’orme, les dossiers secrets nous confirment cette séparation entre les deux Ordres. Et pourtant, en  1307, Guillaume de Gisors, dans sa dernière année de Grand Maitre du Prieuré de Sion, reçut de l’ordre du Temple une mystérieuse tête d’or portant l’inscription « Caput LVIIIm ».



Cette indication, dans l’hypothèse où elle est véridique, est importante car elle permettait d’établir une relation historique entre les  Templiers,  l’Ordre de Sion et la famille de Gisors.



Or, un compte-rendu de l’Inquisition chargée du procès des Templiers prouverait ces dires. Lors des interrogatoires,  Guillaume Pidoye, gestionnaire des biens du temple, arrêté avec d’autres Templiers parisiens, fut prié de présenter à la commission tous les objets de métal ou de bois représentant une figure et qui furent confisqués. Il présenta une tête avec un visage de femme.




Cette relique rappelle étrangement la fameuse tête d’or que les Templiers utilisaient lors de leurs réunions secrètes. Mais les Dossiers secrets nous indiquent aussi que Guillaume de Gisors eut un rôle ambigu. En effet, si l’on considère :


♦♦♦  que Guillaume de Gisors était un homme de  Philippe le Bel[1/color] et donc hostile aux Templiers


♦♦♦  que Guillaume de Gisors fut  Grand Maitre de Sion en 1307 (de1266 à 1307)


♦♦♦ que l’arrestation des Templiers en France commença le  13 octobre 1307, date à laquelle Guillaume de Gisors était encore Grand Maitre de Sion


♦♦♦ que Guillaume de Gisors aurait eu un lien avec les Templiers (Réception de la tête d’or en 1307)



Il est facile d’imaginer que Guillaume de Gisors○1/color] joua certainement en 1307 un rôle triple entre l’ordre de Sio, l’ordre du Temple et le pouvoir royal. Certains documents des Dossiers secrets suggèrent en tout cas que l’ordre de Sion et Guillaume de Gisors favorisèrent la dissolution des Templiers et leur arrestation. En poursuivant ce raisonnement il  est tout à fait plausible que Guillaume de Gisors fut aussi celui qui organisa la disparition des archives du Temple et son trésor.


Le procès des Templiers

Le 13 octobre 1307, les membres français de l’ordre du Temple sont arrêtés. Du 19 octobre au 24 novembre, 138 d’entre eux comparurent sous  les chefs d’accusations : mœurs, obscènes, hérésie, idolâtrie, sodomie et messes noires. Après 7 ans d’instruction, 56 furent envoyés au bûcher, 4 hauts responsables furent condamnés à la prison à vie, mais Jacques de Molay et Geoffroy de Charney revinrent sur leurs aveux. Ils furent brûlés sur le bûcher le 18 mars 1314.


Au prise avec les flammes, Jacques de Molay assigna à haute voix le pape Clément V et le roi Philippe le Bel à comparaitre avant 1 an devant Dieu. Le pape mourut le 20 avril 1314 et le roi le 29 décembre 1314.

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Mar 11 Avr - 13:08

 La liste des Grands Maitres de Sion après 1188



A partir de 1188, chaque Ordre, Temple et Sion, eurent leurs   Grands Maitres. Alors que celle des Templiers est bien connue des historiens, celle révélée par les Dossiers secrets reste mystérieuse et étonnante.


Les grands maitres du Prieuré de Sion sont aussi nommés «Nautoniers » (pilote d’un bateau). Les premiers nautoniers semblaient appartenir à une lignée particulière, mais plus tard le titre revint à des personnalités bien différentes et très influentes dans le monde de l’art, des sciences, de la littérature…La liste après 1188 se termine par  Pierre Plantard qui influença de nombreux auteurs comme  Gérard de Sède, sans qui l’affaire de Rennes-Le-Château n’aurait peut-être jamais existée. Avec Pierre Plantard, le Prieuré de Sion avait-il enfin choisi de communiquer ?












Curieusement, une autre liste des Grands Maitres du Prieuré de Sion incluant les noms de Roger Patrice Pelat et Thomas Plantard (fils de Pierre Plantard) apparu en 1989. Mais quand Plantard essaya de revenir dans le Prieuré de Sion en 1989 suite à sa retraite en 1984, il prétendit que la liste était fausse.


Quelques auteurs ont prétendu que la liste des Grands Maitres du Prieuré de Sion n’est qu’un agencement éclectique de personnalités célèbres sans aucune logique. En examinant de plus près les biographies il est surprenant de constater la présence d’un lieu discret mais historiquement vérifié. Pour vous aider, suivez  le fil conducteur de Grand Maitre en Grand Maitre…






 Les Grands Maitres de Sion entre 1188 et 1800


Liste des Grands Maitres



1. Jean de Gisors (1133-1220†)


Il fut le seigneur riche et puissant de la célèbre forteresse normande deGisors, lieu de rencontre traditionnel entre les rois de France et d’Angleterre. Vassal jusqu’en  1193 de rois d’Angleterre Henri II et Richard Cœur de Lion, il posséda des terres dans le Sussex et un manoir à Titchiefd (Hampshire). Il aurait rencontré, d’après les Dossiers Secret, Thomas Becket à Gisors en 1169. Ce dernier événement est historiquement vrai car  Thomas Becket s’est effecivement rendu à Gisors en 1169.
Jean de Gisors fut élu Grand Maitre de Sion le 15 août 1188, fête de Notre-Dame. C’est le premier Grand Maitre de Sion après la coupure de l’orme.


La famille Gisors passe le flambeau à une autre famille importante de la lignée, Saint-Clair…




2. Marie de Saint Clair (1192-1266†)



Issue de la noblesse normande, elle descend d’  Henry de Saint-Clair, baron de Rosslyn en Ecosse et qui accompagna Godefroid de Bouillon à la Première Croisade.


Rosslyn est situé près de la plus grande commanderie templière en Ecosse. Sa chapelle du XVe siècle est célèbre, selon la légende, pour avoir été un lieu important de la franc-maçonnerie et de la Rose-Croix.





La grand-mère de Marie de Saint Clair, du fait de son mariage, entra dans la famille française Chaumont, ainsi que Jean de Gisors. Selon  les Dossiers Secrets, Marie de Saint Clair aurait été la seconde épouse de    Jean de Gisors.


La famille Saint clair passe le flambeau de nouveau à la famille Gisors…




3. Guillaume de Gisors (1219-1307†)



Roi normand, il fut le fils d’Hugues III de Gisors et le petit-fils de Jean de Gisors. Selon les généalogies des Dossiers Secret, sa sœur fut mariée à Jean des Plantards. Il fut impliqué dans l’arrestation des templiers en 1307 et à la mystérieuse tête d’or.


Les généalogies des dossiers Secrets indiquent que le petit-neveu de la femme de Guillaume de Gisors est Edouard de Bar…




[coor=#FF007F] 4. Edouard de Bar[/b] (1302-1336†)[/color]



Il fut le petit-fils du roi d’Angleterre  Edouard I “Longshanks” (1272-1307) et le neveu d’  Edouard II. Il était aussi comte de Barre (Bar). Il descend d’une importante famille des Ardennes et il fut donc lié à la dynastie mérovingienne.


En 1308, à l’âge de 6 ans, il fut capturé en accompagnant le Duc de Lorraine en campagne puis rançonné en 1314, 6 ans plus tard. Il mourut en 1336 dans un naufrage au large de Chypre.


Un fait curieux est qu’il fut nommé Grand Maitre de Sion en 1307, soit à l’âge de 5 ans. Sa capture 1 an plus tard obligea à confier le Comté de Bar à son oncle Jean de Bar alors régent.



La sœur aînée d’Edouard de Bar est Jeanne de Bar…




5. Jeanna de Bar (1295-1361†)


Issue de la noblesse Anglo-normande, elle fut la petite-fille du roi d’Angleterre  Edouard I ‘Longshanks’ (1272-1307) et la sœur aînée d’Edouard de Bar.
En 1310, elle se maria avec le comte de Waren, puis divorça 5 ans plus tard après avoir été excommuniée pour adultère. Ayant de bonnes relations avec le Roi de France elle rentra en France en 1345 pour devenir régente du Comté de Bar.


Elle est la seule parmi les Grands Maitres a avoir interrompue son titre par démission ou par abdication 10 ans avant sa mort. Elle mourut à Londres en 1361.


La tante de Jeanne de Bar fut mariée au grand-père de Jean de Saint Clair…



6. Jean de Saint Clair (1329-1366†)


Issue de la noblesse française, il descend des familles  Chaumont, Gisors et Saint-Clair-sur-Epte. Son grand-père fut marié à la tante de Jeanne de Bar.


Jeanne de Bar connut Philippe VI Roi de France. ce dernier fut le mari de Blanche d’Evreux…



7. Blanche d’Evreux (1332-1398†)



Princesse française, elle fut l’épouse du Roi de France    Philippe VI et son grand-père fut Louis X. elle fut la fille de Jeanne II de Navarre et de Philippe d’Evreux. elle fut la sœur de Jeanne de Navarre, Louis d’Evreux, Charles II (le Mauvais), Agnès de Navarre, Marie et Philippe de Navarre.
Son père, Roi de Navarre lui légua les comtés de Longueville et d’Evreux près de Gisors en 1359.





Elle passa une grande partie de sa vie au château de Neauphle, près du château de Gisors. Du château de Neauphe il ne reste aujourd’hui qu’une tour.
Blanche d’Evreux, surnommée aussi Blanche de Navarre, avait selon la légende une réputation d’alchimiste et ses châteaux renfermaient des laboratoires. Elle aurait eu en sa possession un livre d'alchimie très rare paru en Languedoc au XIVe siècle. Ce traité serait né à la fin de la dynastie mérovingienne.



Blanche d’Evreux est la protectrice de Nicolas Flamel…



8. Nicolas Flamel (1330-1418†)


Voici donc le premier  Grand Maitre de Sion n’ayant aucun lien avec les généalogies des Dossiers Secrets. Libraire et éditeur, il fut l’un des plus célèbres alchimistes du moyen-âge.






Il commença sa carrière comme copiste à Paris, et par conséquent il eut accès à de nombreux livres rares. Ceci lui permit d’acquérir de nombreuses connaissances de  l’art, la poésie, les mathématiques et l’architecture. Mais il se passionna très vite pour l’alchimie et la pensée cabalistique.


En1361, il découvre le livre de sa vie »Le livre sacré d’Abraham le juif » dont l’original serait à la bibliothèque de l’arsenal à Paris. Ce livre a suscité par la suite de nombreuses recherches parmi les jeunes alchimistes.

Nicolas Flamel travaillera pendant 21 ans sur ce livre sans succès.  Mais suite à un voyage en Espagne en 1382, il rencontra un juif converti qui lui donna la clé. Dès son retour à Paris, Nicolas Flamel perça le secret de la fabrication de l’or (    transmutation) qu’il réalisa pour la première fois un 17 janvier, date hautement symbolique dans l’affaire de Rennes-Le-Château.


Il devint ensuite immensément riche et il posséda à la fin de sa vie plus de 30 maisons et terrains à Paris et à Boulogne.
Certains historiens pensent que Nicolas Flamel n’a jamais pratiqué l’alchimie et que les écrits qu’on lui attribue seraient le fait d’auteurs du XVIe siècle qui auraient emprunté son nom pour ne pas être reconnu en tant qu’alchimistes.
Malgré tout  Isaac Newton lui consacra une véritable vénération et étudia toutes ses œuvres en détail.


Nicolas Flamel, très cultivé et ésotérique, rencontra certainement Réné d’Anjou…

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Mar 11 Avr - 21:26

9. René d’Anjou (1409-1480†)


Le Bon roi René est certainement l’une des personnalités les plus complexe et les plus fascinante de l’avant renaissance. Il cumula durant sa vie d’innombrables titres :

Roi de Hongrie, Roi de Naples et de Sicile, de Jérusalem, de Majorque et Sardaigne, d’Aragon, de Valence, duc d’Anjou, de Calabre, de Lorraine et de Bar, marquis du Pont, comte de Piémont et de Guise, de Bar, de Barcelone, de Provence et de Forcalquier, seingeur de Loudun, Saumur, Angers, Tarascon et autres lieux, dit «le bon roi René ».






Le titre de Roi de Jérusalem remonte à Godefroid de Bouillon et il fut reconnu par tous les souverains d’Europe.


Deuxième fils de  Louis II d’Anjou, roi de Sicile, et de Yolande d’Aragon, frère cadet du chimérique Louis III, il naquit le 16 janvier 1409 au château d’Angers. Sa vie est très riche et curieuse. L’une de ses filles épousa Henri VI d’Angleterre en 1445 et s’impliqua dans la guerre des Deux-Roses.


Il rencontre très tôt Jeanne d’Arc et la rejoint lors de plusieurs évènements historiques. La légende dit d’ailleurs qu’ils étaient amants.
Selon les documents du Prieuré, René d’Anjou devint Grand Maitre de Sion en 1418, soit à l’âge de 10 ans. Ce fut donc son oncle Louis Cardinal de Bar qui assura la régence jusqu’en 1428.

Dans ses différentes résidences en Anjou, il se livra à  l’étude et à la pratique des lettres, des arts et des sciences. Ce fut un des esprits les plus cultivés de son temps et un mécène éclairé qui protégea les artistes, comme Nicolas Froment, l’auteur du Buisson ardent (triptyque de la cathédrale d’Aix), ou des aventuriers comme Christophe Colomb. Il écrivit des poésies et des allégories mystiques comme le «Cueur d’amours espris » (Histoire étrange et allégorique). C’est dans cet ouvrage que l’on trouve la célèbre enluminure «A la fontaine de fortune ».

On lui doit aussi la croix de Lorraine, reprise par les forces de résistance françaises pendant la seconde guerre mondiale.

René d’Anjou se  passionna pour la chevalerie, le Roi Arthur et le  Saint Graal. Il encouragea aussi de travaux de recherche à  Notre-Dame de la Mer en Camargue pour retrouver les restes des Saintes Maries   Marie-Jacobée et Marie-Salomé. Suite à des fouilles pratiquées dans l’ancien oratoire situé au centre de l’église, on retrouva les ossements. Les cérémonies furent magnifiques et le Roi René donna alors à la petite ville de la mer, le nom de «Saintes Maries de la Mer » ainsi que des armoiries représentant une barque sans voile, voguant en pleine mer et avec plusieurs passagers.




En 1480, à la mort René d’Anjou, il aurait existé 27 commanderies liées à l’Ordre et une arche sacrée appelée Beth-Ania (la maison d’Anne) située à Rennes-Le-Château. Une thèse serait que c’est cette arche que le Prieuré de Sion rechercha et fit rechercher par l’abbé Saunière.


L’une des filles de René d’Anjou est Yolande de Bar…



10. Yolande de Bar (1428-1483†)


Elle est la fille de René d’Anjou. En 1445, elle se maria avec Ferri II de Vaudémont, seigneur deSion-Vaudémont qui était un lieu de pèlerinage pour la totalité de la Lorraine. En effet c’est dans ce lieu que l’on retrouva une statue de Rosemerthe (ancienne déesse-mère gallo-teutonique). Par la suite, une statue de la Vierge fut érigée pendant l’époque mérovingienne à Sion-Vaudémont. Elle devint la Vierge de Sion «Souveraine du Comté de Vaudémont ». A la mort de René d’Anjou en 1480 ce mariage permit de réunir grâce à leur fils René II, le duché de Lorraine et de Bar.




Mais il faut savoir que  Ferri Ier de Vaudémont, le père de      Ferri II, fonda un Ordre, celui de Notre-Dame de Sion en 1393. A l’occasion de ce mariage l’ordre de Notre-Dame de Sion et le Prieuré de Sion auraient fusionné.

René II (1451-1508), Duc de Lorraine et de Bar, fils de Yolande de Bar, partit s’instruire à  Florence. Enfant, il suivit son père en Italie et s’imprégna des idées de la Renaissance Italienne. Passionné par les sciences occultes, René II eut pour maitre   Amerigo Vespucci, qui devant donner son nom au Nouveau Monde (l’Amérique).  Vespucci fut l’un des commanditaires et le protecteur de Botticelli.

le fils de Yolande de Bar, René II, connu Vespucci et donc Botticelli


11. Sandro Filipepi (1444-1510†)

Il est plus connu sous le nom de Botticelli, célèbre peintre italien. Il fut l’un des plus grands artistes de son époque et son œuvre symbolique reste troublante. Il côtoya les grandes familles italiennes comme les Médicis, les Vespucci, les d’Este, et les Gonzague. Il est indéniable que sa participation au Prieuré de Sion comme Grand Maitre ressort dans sa peinture.




Botticelli fut l’élève de l’alchimiste Verrochio et maitre de Léonard de Vinci…



12. Léonard de Vinci (1452-1519†)


Peintre, architecte, sculpteur, ingénieur et savant italien, son œuvre est immense. Fils naturel d’un notaire au service des Médicis, il entra en 1469 dans l’atelier Verrocchio. Puis il s’installa en 1482 à Milan où il dressa les plans des canaux. Peintre génial, il réalisa la Cène (1495-1497) au réfectoire du couvent de      Santa Maria delle Grazie à Milan. Il peignit ensuite la Joconde (1503-1506). Mais en 1513, il se heurta à un autre génie à Rome : Raphaël.





Entre 1515 et 1517, Léonard de Vinci répondit aux appels deFrançois Ier et il fut attaché à l’armée de Charles de Montpensier et de Bourbon, connétable de France.

En 1518, il s’installa au château de Cloux où il mourut.


Léonard de Vinci fait aussi partie des grands savants universelles en étudiant la botanique, la géologie, l’optique, la mécanique, l’anatomie…
Comme    Botticelli, Léonard de Vinci était attiré par les sciences occultes et sans doute par les idées rosicruciennes. Il est admis aujourd’hui que Léonard de Vinci semblait attiré par une ancienne croyance d’un  jumeau de Jésus. Cette pensée hérétique se retrouve dans certains dessins comme «La vierge avec Saint Jean Baptiste et Sainte Anne » ou «La dernière cène ».

Son œuvre extrêmement vaste comporte aussi de nombreuses zones d’ombre et d’interrogation, largement exploitées par Dan Brown dans son livre «Da Vinci Code ».

Léonard de Vinci fut attaché à Charles de Bourbon, connétable…

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Mer 12 Avr - 16:58

13. Charles III duc de Bourbon (1490-1527†)


Connétable de France, comte de Montpensier et de Bourbon, duc de Châtellerault. Il fut le fils de Claire de Gonzague et sa sœur épousa  le duc de Lorraine, petit-fils de Yolande de Bar et arrière-petit-fils de René d’Anjou.






Il côtoya Jean de Joyeuse qui devint par son mariage, seigneur de    Couiza, Rennes-Le-Château et Arques.

Il fut le seigneur le plus puissant du début du XVIe siècle. Il entra en conflit avec  Louise de Savoie, mère de  François Ier.

En 1523, il entra au service de Charles Quint comme commandant de l’armée impériale et il contribua à sa victoire à Pavie en 1525. Il mourut au siège de Rome en 1527.


Charles de Bourbon a comme cousin Ferdinand de Gonzague…




14. Ferdinand de Gonzague (1507 – 1557 ou 1575†)


Marquis de Castiglione delle steviere, prince du Saint-Empire, général des troupes impériales. Il est le second fils du   duc de Mantoue et d’ Isabelle d’Este. Comte de Guastalla, il aida en 1527, son cousin, Charles de Bourbon, dans des opérations militaires.  Il fut nommé gouverneur de Milan en 1546, puis cardinal en 1566. Sixième Duc de Mantoue, il fut un collectionneur et un mécène insatiable. Il fut aussi général de Charles-Quint et vice-roi de Sicile.
Comme pratiquement tous les Gonzague de Mantoue, Ferdinand était un passionné assidu d’ésotérisme.


Il est intéressant de voir ici un point de connexion avec  les Bergers d’Arcadie dit de Castiglione réalisé par    Giovanni Benedetto CASTIGLIONE (Gênes, 1609 – Mantoue, 1664).


Bizarrement, nous avons ici un cas où les Dossiers Secrets seraient erronés. Ferdinand de Gonzague (Ferrante) fut selon la liste des Grands Maitres de Sion responsable de l’Ordre jusqu’à la fin de sa vie en 1575. Or Ferdinand de Gonzague serait mort près de Bruxelles le 15 novembre 1557, dans des circonstances curieuses laissant croire qu’il ne fut pas réellement mort. De plus Ferrante eut un fils, César, qui mourut en 1575. On aurait dont pu le confondre avec son père…

Un an avant sa présumée mort, il fut destitué par le couvent de Turin en 1556 et c’est    Michel de Nostre-Dame (Nostradamus) qui prit le flambeau pendant 10 ans.

Les Gonzagues (Gonzaga) sont une famille princière d’Italie qui remonte au XIe siècle, et qui régna sur Mantoue de 1328 à 1708. La famille de Gonzague se partage en plusieurs branches : la branche aînée des marquis puis des ducs de Mantoue, qui s’éteignit en 1627 ; la branche collatérale des ducs de Nevers qui succéda à la branche aînée ; la branche des ducs de Sabbionetta ; la branche Castiglione delle Steviere à laquelle appartient Saint Louis de Gonzague ; la branche des princes de Guastalla, issue en 1557 de la branche aînée et qui s’est éteinte en 1746.


L’Ordre de Sion marque une pause dans la lignée pour choisir Michel de Nostre-Dame, personnalité hors du commun…


15. Michel de Nostre-Dame (1503-1566†)


Connu sous le nom de  Nostradamus, sa personnalité est entourée de mystères. Nommé aussi «Saint Rémy de Provence », il fut un médecin et un astrologue français extrêmement réputé. Son œuvre la plus célèbre est un recueil de prédictions écrit en 1555 « Centuries astrologiques » que l’on appelle aussi les prophéties de Nostradamus. Catherine de Médicis fit de lui le médecin de Charles IX.








Curieusement, c’est un an après l’écriture de ses prophéties qu’il devint Grand Maitre de Sion. Curieux ? Non. Il sembla normal que l’on confie le poste secret de Sion à celui qui écrivit le destin de l’Europe.

Sa mort, le 1er juillet 1566, provoqua un désordre dans l’Ordre de Sion pendant  9 ans, probablement parce que  Michel de Nostre-Dame ne trouva personne digne de lui succéder. Il est vrai que la tâche dut être dure, Nostradamus étant certainement une personnalité à part et unique.


La mort de Nostradamus désorganise l’Ordre de Sion et provoque une période d’interrègne…


16. Charle de Guise (1525 – 1574†)
secondé par Nicolas Froumenteau et le duc de Longueville



La mort de Nostradamus provoqua la discorde dans l’Ordre de Sion et une période d’interrègne dut être nécessaire.


Ceci fut assuré par le « triumvirat », dont  Nicolas Froumenteau et le Duc de Longueville étaient les dignitaires. Mais le Grand Maitre de Sion fut probablement en 1557 (d’après l’ouvrage de Philippe Toscan du Plantier) Charles de Guise, cardinal de Lorraine. Il mourut le 23 décembre 1574.



L’Ordre de Sion reprend la lignée des Grands Maitres avec la famille Gonzague


17. Louis de Nevers (Gonzague) (1539-1595†)


Né le 22 octobre 1539, Louis duc de Nevers, est en réalité   Louis de Gonzague. Naturalisé français en 1550, il eut aussi le titre de Duc de Rethel et il se maria en 1565 à  Henriette de Nevers, fille de        François de Clèves Duc de Nevers et Margaret de Vendôme.


Il fut l’un des plus illustres soldats catholiques français du temps des derniers Valois et l’une des plus importantes figures de l’époque des guerres de Religion.
Pendant les guerres de religion, Louis de Nevers s’allia à la maison de Lorraine et à sa branche de la maison de Cuit, qui extermina l’ancienne dynastie des Valois qui était sur  le point d’accéder au trône. En 1584, Louis signa un traité avec le Duc de Cuit et le cardinal de Lorraine en promettant une opposition mutuelle au Roi de France Henri III. Mais comme beaucoup d’autres, il se rallia au Roi. Il entra au service d’Henri III en qualité de surveillant des finances et dans l’exercice de cette activité, il coopéra avec le père de Robert Fludd, Sir Thomas Fludd qui fut trésorier du contingent militaire qu’ Isabelle I d’Angleterreenvoya à l’appui du roi de France.

Louis de Never, comme tous les Gonzague, fut profondément tourné ver la tradition ésotérique et on pense qu’il s’associa à  Giordano Bruno, membre de certaines sociétés secrètes liées aux Rose-Croix. En 1582, Louis de Nevers se mis en relation avec Sir Philip Sidney (auteur d’Arcadia) et     John Dee, principal ésotériste anglais de l’époque.
Il mourut le 23 octobre 1595.


[color:ae29=cc99ff]Louis de Nevers coopéra avec Sir Thomas Fludd, père de Robert Fludd



18. Robert Fludd (1574 – 1637†)

Né en 1574 à Milgate House (Kent),   Robert Fludd est le fils cadet de   Sir Thomas Fludd, soldat et courtisan d’Elisabeth Ier d’Angleterre. En 1592, il entra à St John’s College à Oxford où  il reçut le titre « maitre ès arts » en 1598. Il passa ensuite 6 ans en France, Espagne, Italie et Allemagne, à étudier la médecine. C’est pour ses élèves qu’il prépara les traités d’arithmétique, de géométrie, de perspective, de science militaire, de musique, de l’art de la mémoire et d’astrologie. Il réunira plus tard ces traités dans son chef-d’œuvre, Utriusque Cosmi Historia. A son retour en Angleterre, Fludd entre à Christ Church (Oxford) et devient médecin agrégé en 1605.




Son ouvrage (Histoire du macrocosme et du microcosme) est édité à Francfort de 1617 à 1626. Le volume «Macrocosme » traite de la création (génèse) et des sciences comportementales de l’homme «Sine de la Nature ». le second volume comprend les arts « intérieurs » de l’homme microcosme, tels que la prophétie, la chiromancie, l’horoscopie, l’art de la mémoire. Fludd se mêle aussi aux courants rosicruciens et écrits 2 traités en défense de la fraternité de la Rose-Croix, à  laquelle il déclara ne jamais appartenir.


Fludd passa ensuite sa vie à Londres où il devint un médecin célèbre et riche. Esprit pratique et mystique, il devint propriétaire de plusieurs bâtiments et d’une fabrique d’acier. Ses connaissances médicales sont données au monde dans Medicina Catholica (1629-1631), un autre ouvrage qui traitent des causes des maladies (vents, démons) et du diagnostic par le pouls, l’astrologie, et l’urinoscopie.



La pensée dualiste de Fludd est fondée sur la conception d’un Dieu qui reste inactif en soi-même, tout en créant activement l’univers. Son premier aspect (non-être) se présente à nous sous la forme de l’obscurité, la destruction, la mort, la souffrance et le mal. Le deuxième aspect (être) se manifeste à nous comme la lumière, la création, la vie et le bien.

Fludd symbolise à plusieurs reprises cette dualité comme l’intersection de 2 pyramides, noire et blanche ; comme la corde d’un monocorde avec ses tons hauts et bas (harmonie de l’univers), et comme un thermomètre répondant à la chaleur (expansion, lumière) et au froid (contraction, obscurité). Une grande partie des écrits fluddiens concerne l’élaboration de ces trois symboles.



Robert Fludd fut l’un des plus grands hommes de la Renaissance. Ce fut un vrai humaniste et ses connaissances portèrent sur l’ensemble des sciences humaines. Il cultiva toutes les sciences connues de son temps, surtout la médecine et la physique. Il donna dans la théosophie, l’alchimie, la magie et s’affilia aux Rose-Croix. Ses écrits volumineux presque inintelligibles, jouirent cependant d’une grande réputation mais furent réfutés par Kepler, Gassendi et   Mersenne. Ses ouvrages furent consacrés à défendre la philosophie des Alchimistes et des Rosicruciens, les sciences occultes, les mystères du monde invisible, les rapports du ciel avec la terre et à décrire l’homme, la nature et l’univers.
Il mourut en 1637 à Londres.


Robert Fludd passe le flambeau à un autre théologien de Rose-Croix


19. Johann Valentin Andrea (1586 – 1654†)


 Johann Valentin Andreae, pasteur protestant de Strasbourg, et l’une des grandes personnalités ésotériques protestantes allemandes. Théologien, il voulut réunir dans un même savoir la théologie et la science. Il a seulement 19 ans quand il écrivit «Les noces chymiques de Christian Rosencreutz etChristianopolis », récit baroque qui connut un énorme succès tel que  Descartes,    Leibitz et Goethe furent influencés par cet ouvrage. Le livre paru en 1616 sans nom d’auteur.


Son ouvrage est une allégorie pour la réalisation du Grand œuvre alchimique (chemin nécessaire à la réalisation de l’indispensable transfiguration de l’âme, prélude à la résurrection de l’Homme, la figure divine originelle). Le sens caché et véritable des Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix reprend sous une forme allégorique le message médiéval de la Quête du Graal par Perceval le Gallois.  Les véritables écoles spiritualistes rosicruciennes poursuivent aujourd’hui encore dans le Monde cette œuvre initiatique qui conduit à cette connaissance.


 Valentin Andréa fut un des hommes les plus savants de son temps. Son grand-père Jacob fut un ami proche de   Luther qui était un illustre théologien surnommé « le Second Luther ». Andréa étudia au séminaire de Tübingen. Il acquit une rare culture dans les langues anciennes et modernes, les mathématiques, les sciences naturelles, l’histoire, la géographie, la généalogie et la théologie. Il laissa une œuvre considérable et subit l’influence de Jean Arndt (1555-1621), grand prédicateur mystique, et de ses amis,  Christophe Besold et  Wilhem Wense, dont la vie voulait être une imitation de Jésus-Christ.


En écrivant «Les Noces chymiques de christian Rosencreutz », Valentin Andrea posa une pierre importante de la doctrine rosicrucienne grâce à son héro légendaire       Christian Rosencreutz (Chrétien Rose-Croix ».

Cette doctrine prêche contre le dogmatisme et le ritualisme de l’Eglise, la nécessité d’une vie toute d’esprit et d’amour, la droiture, la luttre contre les tendances mauvaises, l’intégrité de l’esprit, l’austérité des mœurs, la charité, la justice, affirmant que seule une vie sainte permet d’entrée dans le cœur humain du Saint-Esprit qui unit l’homme à Dieu et lui confère ses dons.


100 ans après Martin Luther, Valentin Andrea milita pour une réforme générale de l’église et de la société. Il nous reste aujourd’hui une trace de son engagement : en 1648, la scolarité devint obligatoire pour les garçons et les filles dans son pays (le premier en Europe). Durant des voyages d’études, il fut la connaissance de la tradition Calviniste à Genève. En tant que ministre et doyen il essaya de modifier la vie morale dans ses municipalités.
 Valentin Andrea mourut le  27 juin 1654.


Le théologien scientifique Valentin Andréa rencontre un scientifique philosophe durant ses voyages : Robert Boyle

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Jeu 13 Avr - 15:40

20. Robert Boyle (1627 – 1691†)


 Robert Boyle est né le 25 janvier 1627, à Lismore Castle, dans le comté de Waterford, en Irlande. Son père Richard Boyle, un très riche aventurier du temps de la reine Elizabeth Ier. Il est le 7ème enfant d’une famille irlandaise et en ce temps-là le pays est administré par les colons anglais.




A 8 ans il étudia au «Eaton College » à Windsor et entre 1639 et 1644 il continua ses études et se rendit en Suisse, en France et en Italie pour approfondir la philosophie, les mathématiques, la physique ainsi que d’autres disciplines concernent le milieu naturel.


Bien que  Robert Boyle  se spécialisait dans la chimie, il s’interessa aussi aux sciences en général. On dit de lui qu’il est le premier savant à être à la fois chimiste et physicien. A la fin de ses études, il retourna en Angleterre où il débuta des expériences et rédigea quelques essais. C’est grâce à ses travaux que l’expérimentation est devenue aujourd’hui si rigoureuse.


En 1656, il s’établit à Oxford avec un assistant Robert Hooke. Ils firent des expériences sur l’air, le vide physique, la respiration et la combustion. En 1660, il a 33 ans et il publia un premier livre qui établit sa renommée comme physicien et philosophe. Boyle devint membre fondateur de la  « Royal Societé ». En 1661, il écrivit son ouvrage le plus important,  «The Sceptical Chymist » (le chimiste sceptique). Dans ce livre, il dénonce certaines théories eronnées comme celles d’Aristote. En 1662, il découvrit la loi des gaz parfaits, loi qui sera redécouverte plus tard par le scientifique Edme Mariotte et que l’on nommera « Loi de Boyle-Mariotte ». En 1664, il publia un autre livre pour présenter ses nouvelles découvertes (Tests acide/basique, découverte du souffre).


En 1668, il déménage pour Londres. A cette époque Robert Boyle devint un fervent chrétien, ce qui l’emmena en 1680, à fonder, en Irlande, une imprimerie d’où sortira une bible en gaélique. Boyle fut très religieux et il contribua à l’expansion du christianisme dans l’Inde Orientale, prenant à ses frais les coûts de traduction des Ecritures Saintes. Boyle est convaincu que la science permet d’asseoir. En 1680, il publie «The Christian Virtuoso » dans lequel il affirme que l’étude de la nature est un des principaux devoirs de la religion.


 Isaac Newton et John Locke furent de grands amis de Robert Boyle qui les initia à l’alchimie. En 1689, il avoua passer son temps à écrire un ouvrage testamentaire dans lequel il révélait un certain nombre de processus chimiques. Ce document n’a jamais été retrouvé.


Le 30 décembre 1691, Boyle mourut à Londres à 64 ans en confiant à  Isaac Newton et à  John Locke une mystérieuse poudre rouge.
Il fut le père de la chimie anglaise. On lui doit de nombreuses découvertes et des expériences qui deviendront des bases de travail pour les générations suivantes de savants et de scientifiques.
Robert Boyle est l’auteur d’un livre très curieux intitulé «Curious Mathematical Forms » et daté de 1670, date à  laquelle il était en pleine fonction de Grand Maitre de Sion.

Le livre est un recueil rare de dessins basés sur des formes géométriques simples, cercles, polygones, triangles, mais agencées magnifiquement pour donner un résultat étonnant et complexe.




La signification et l’utilité de cette étude reste inconnue et l’explication officielle nous dit qu’il s’agirait du résultat d’un travail exécuté pour tester un instrument de dessin technique.

Ceux qui connaissent déjà les propriétés et les alignements topologiques remarquables d’Henry Lincoln apprécieront. La similitude des alignements avec certains dessins de Robert Boyle est frappante mais ce n’est peut-être qu’une jolie coïncidence.

Découvrez son recueil…
Sur le site : http://www.rennes-le-chateau-archive.com/
Dans la partie : le Prieuré de Sion.



Robert Boyle eut comme grand ami Isaac Newton…


 20. Isaac Newton (1642 – 1727†)


Isaac Newton, mathématicien et physicien anglais, est considéré comme l’un des plus grands scientifiques de l’Histoire. Il naquit le 25 décembre 1642 à Woolsthorpe, près de Grantham dans le Lincolnshire. Il fit ses études au collège de Grantham et à 18 ans, passionné pour les sciences, il fut envoyé en 1661, à l’université de       Cambridge.




Licencié en 1665, il fut obligé de rentrer à        Woolsthorpe pour fuir la pest à Londres. Il dut interrompre ses études durant 2 ans et ce fut à cette période que la chute d’une pomme inspira Newton pour sa fameuse loi d’attraction des corps.

Newton retourna ensuite à [/]Cambridge[/b], où il fut élu membre associé en 1667 et il obtint sa maitrise en 1668. Mais Newton s’oriente vers ses centres d’intérêt : les mathématiques et la physique. Autodidacte, il expérimenta les derniers développements en mathématiques et en physique sur la nature. Immédiatement, il fut des découvertes fondamentales qui révolutionnèrent sa carrière et le monde scientifique.

Ses principales découvertes :

(Mathématiques) La méthode des flux
Généralisation du calcul des surfaces décrites par une courbe, ce qui donna le calcul des flux. Newton créa ainsi en 1666 la branche des mathématiques connue aujourd’hui sous le nom de calcul infinitésimal. Cette méthode nouvelle et importante hissa les mathématiques modernes au-dessus du niveau de la géométrie grecque. En 1675, Leibniz, mathématicien allemand, parvint aux mêmes résultats et l’appela «le calcul différentiel ». Gottfried Wilhem Leibniz fit alors publier sa méthode et il fut reconnu unique inventeur jusqu’en 1704, date à laquelle Newton publia une explication détaillée de son calcul des flux. En 1669, Newton fut nommé professeur de mathématiques à l’université de Cambridge.

(Optique) Décomposition de la lumière
Découverte des phénomènes de réfraction et de diffraction de la lumière et de la décomposition de la lumière blanche en couleurs au travers d’un prisme. En 1672, Newton envoya sa théorie des couleurs à la Royal Society de Londres et sa publication souleva la critique. Par la suite, il poursuivit ses recherches seul à Cambridge. En 1704, Newton publia Opticks, qui expliquait en détail ses découvertes.

(Mécanique) La gravitation universelle
En 1684, Newton rencontre Edmund Halley, astronome et mathématicien, au sujet du mouvement orbital. Newton qui avait déjà des notions de gravitations universelle repris ses recherches sur le sujet. En 2 ans, Newton créa la dynamique qui énonce les 3 lois fondamentales du mouvement. En appliquant ces lois à celles de la gravitation universelle. C’est cette découverte qui rendit définitivment Newton célèbre. Il publia cette théorie dans son ouvrage « « Philosophiae Naturalis Principia Mathématica » paru en 1687.





Cette parution fut pour Newton une réelle humiliation. En 1687, Robert Hooke, philosophe et physicien, accusa Neton de plagia et qu’il lui avait volé une idée sur l’attraction des corps. Cette accusation est aujourd’hui contestée par les historiens.


Ce fut cette année-là que Newton s’opposa au Roi d’Angleterre Jacques II qui voulut transformer  Cambridge en une institution catholique. Les 4 années suivantes furent intense pour Newton : porté par le triomphe des Principia, il tenta de rassembler ses théories dans un manuscrit final. Durant l’été 1693, Newton présenta des symptômes de troubles émotifs graves. Sa période de créativité était terminée.

En 1703, la Royal Society l’élut président, titre qu’il conserva tout le reste de sa vie. Newton s’engagea par ailleurs dans une violente dispute avec Leibniz au sujet de la primeur de l’invention du calcul. Cette querelle l’occupa presque jusqu’à sa mort, en 17279

Newton ne s’intéressa pas uniquement à la science, mais aussi à l’alchimie, au mysticisme et à la théologie. Parmi ses notes et ses écrits, particulièrement ceux des dernières années, de nombreuses pages sont consacrées à ces thèmes. Cependant, les historiens ont trouvé peu de liens avec ses travaux scientifiques.

Isaac Newton étudia les mathématiques avec son ami Andrew Ramsay. Ce dernier travailla avec Charles Radclyffe partisant de la franc-maçonneries en Europe



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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Jeu 13 Avr - 15:46

 22. Charles Radclyffe  (1693 – 1746†)

Issu d’une importante famille de Northumbrie (nord de l’Angleterre) il naquit le 28 juin 1693. Sa mère est la fille illégitime deCharles II et de sa maitresseMoll Davis. Il descend donc par le sang de la lignée royale et par conséquent, il est le cousin de Charles-Edouard-Stuart surnommé « Bonnie Prince Charle » et de George Lee, comte de Lichfield qui fut aussi un autre fils illégitime de Charles II.

Charles Radclyffe et son frère ainé   James furent emprisonnés après avoir participé à  une rébellion écossaise. James Radclyffe est exécuté mais Charles aidé de son cousin le comte de Lichfield parvint à s’évader et rejoignit les jacobites français. Charles Radclyffe devint ensuite le secrétaire personnel du jeune Charles-Edouard Stuart, prétendant au trône d’Angleterre.

En 1745, Charles-Edouard Stuart débarqua en Ecosse pour rétablir les Stuarts sur le trône d’Angleterre mais il fut vaincu. Charles Radclyffe fut de nouveau fait prisonnier en voulant le rejoindre et mourut en 1746 sur le billot à la Tour de Londres.



Les Stuarts, durant leur passage en France, sont considérés comme les fondateurs du « Rite écossais », forme très élevée de la franc-maçonnerie et ayant des rapports étroits avec des activités rosicruciennes. On pense que Charles Radclyffe contribua fortement au développement de cette forme de    Franc-maçonnerie. Il serait le fondateur en 1725 de la première loge maçonnique, et grand maitre de toutes les loges françaises à cette époque.

Charles Radclyffe n’était pas seul. Il côtoya aussi le chevalier Andrew Ramsay, Isaac Newton et Jean Desaguliers, qui était un des deux conservateurs de la « Royal Society » et l’un des principaux partisans de la franc-maçonnerie en Europe. Ramsay fut membre d’une société secrète Maçonnique appelée Philadelphes. Ramsay étudia également les mathématiques avec son meilleur ami Newton. En 1710 Ramsay se déplaça à Cambrai, où il fut partie du cercle de Fénelon]/b], ancien curé de [b] Saint Sulpice]/b] célèbre en tant que philosophe occulte. Charles Radclyffe et ses amis furent tous tués, emprisonnés, ou exilés.


[b]Charles Radclyffe et le père de Charles de Lorraine eurent une cause commune : la défense des Stuart…

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Jeu 13 Avr - 15:55

 23. Charles de Lorraine  (1712 – 1780†)

Charles Alexandre de Lorraine naquit à Lunéville le 12 septembre 1712. Il fut le quatrième fils (et le 12ème enfant) de Léopold Ier, duc de Lorraine et de Bar et d’Elisabeth Charlotte d’Orléans. Il fut aussi beau-frère de l’impératrice Marie-Thérèse puisqu’il était à la fois le frère de son mari et le mari de sa sœur l’archiduchesse  Marie-Anne d’Autriche (1718-1744) qu’il épousa à Vienne le 7 janvier 1744.

Frère de François Ier d’Autriche, il fut gouverneur général des Pays-Bas autrichiens de 1744 à 1780, date de sa mort. Il fut également général des troupes impériales et hongroises, feld-maréchal et général de l’Empire.






En 1742  pendant la guerre de succession d’Autriche, il prit la tête d’une armée de 70000 hommes pour reprendre la Lorraine, mais il dut se rendre en Bohème pour prévenir une invasion française. Battu par Frédéric le Grand en 1757 il se retira à Bruxelles où il mena une vie mondaine et cultivée. Tout comme    René d’Anjou il se passionna pour l’art, la littérature, la musique.

Charles Alexandre devint Grand Maitre de l’Ordre Teutonique catholique (anciens chevaliers allemands protégés par les Templiers) le 4 mai 1761, et chevalier de l’Ordre de la Toison d’or.



Face : CAROLUS LOTHARING DUX BELG GUVERNAT (Charles duc de Lorraine gouverneur de Belgique) Charles-Alexandre est représenté drapé et cuirassé avec le bijou et la plaque de l’ordre Teutonique.
Pile : PRINCIPIO OPTIMO. ET PIISSIMO. QUOD. TEMPLI CAUDENS. PRIMUM. LAPIDEM. POSUERIT. 17 JAN 1776. Ce qui se traduit par : «Au meilleur et au plus pieux des princes qui a posé la première pierre de l’église de Coudenberg le 17 janvier 1776 »


Cette médaille célèbre la pose de la première pierre de l’église Saint-Jacques de Coudenberg à Bruxelles le 17 janvier 1776. Au droit de cette médaille, Charles-Alexandre porte le bijou et la plaque de l’Ordre Teutonique.

Il est fabuleux de retrouver au hasard d’une médaille le fameux 17 janvier, date fétiche que l’on retrouve dans toute l’affaire de  Rennes-Le-Château.

L’Ordre Teutonique, ou ordre des Chevaliers Teutoniques de l’Hopital Sainte-Marie de Jérusalem (Ordo Sanctae Mariae Teutonicorum), est né dans un hôpital installé à [b]Saint-Jean d’Acre], par des bourgeois de Brême et de Lübeck. En [b] 1198, cette confrérie hospitalière, se transforma en un ordre pour les chevaliers allemands de Palestine, dont la vocation est de combiner le règlement des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (futur Ordre de Malte avec les obligations militaires des Templiers. La marque distincitve de cet ordre est une croix noire sur un manteau blanc.

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Jeu 13 Avr - 15:57

En 1770, un nouveau coadjuteur fut nommé,  Maximilien de Lorraine, neveu favori de Charles. Mais ce qui est remarquable, c’est qu’une fois de plus le 17 janvier marque un autre évènement : celui de l’inauguration d’une statue pédestre géante de Charles de Lorraine vêtu en général romain, le 17 janvier 1775 place Royale à Bruxelles. La statue fut inaugurée en présence de Maximilien de Lorraine.

Charles de Lorraine évincé par Godefroid de Bouillon

Au centre de la Place Royale et l’emplacement de la statue de  Charles de Lorraine, s’élève maintenant la statue équestre de Godefroid de Bouillon, œuvre d’Eugène Simonis, inaugurée le 15 août 1848. Le héros est représenté au moment où il partit pour la croisade, en agitant un étendard et en criant « Dieu le veut ! »




Le piédestal a été dessiné par l’architecte Suys et en 1897, 2 bas-reliefs en bronze de G. De Groot ont été insérés. Le premier rappelle l’Assaut de Jérusalem conduit par Godefroid de Bouillon le 15 juillet 1099 et l’autre les Assises de Jérusalem, recueil de lois et ordonnances que Godefroid promulgua, d’après la légende, pour  le royaume de Jérusalem et de Chypre.


L’ancienne statue de Charles de Lorraineà pied n’existe plus. En effet, sous la domination des révolutionnaires français, la statue fut fondue et transformée en pièces de monnaie. Elle fut remplacé par un arbre de la liberté avant de devenir Godefroid de Bouillon.

Construit en partie vers 1750 sur l’ancien hôtel de Nassau (XIVe siècle) par Charles de Lorraine, ce palais joue un rôle important dans la vie intellectuelle belge aux XVIIIe et XIXe siècles.




Habitée avec faste par Charles de Lorraine jusqu’à sa mort en 1780, le palais est réquisitionné lors de la Révolution Française. En 1795, les œuvres d’art belges spoliées et non sélectionnées pour le Muséum de Paris y sont regroupées.




en 1811, Bruxelles acquiert le Palais pour y établir sa bibliothèque, son cabinet de physique et d’histoire naturelle et sa galerie de peintures.
Son ancien palais abrite aujourd’hui un musée consacré au XVIIIe siècle. Les salles des appartements contiennent de nombreux objets qui ont entourés la vie de Charles de Lorraine. Car il était aussi curieux des sciences, connaisseur de «L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert » et amateur d’art.


 Charles Alexandre de Lorraine mourut au château de Tervueren le 4 juillet 1780 et il fut inhumé le 10[/b à l’église collégiale Sainte Gudule à Bruxelles. Son cœur est déposé à la chapelle des Cordeliers.

Maximilien de Lorraine était le neveu favori de Charles de Lorraine

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MessageSujet: Re: LE PRIEURE DE SION   Jeu 13 Avr - 15:59

 24.  Maximilien de Lorraine (1756 – 1801†)


Maximilien, François Xavier de Lorraine ou de Habsbourg naquit en 1756 et il fut le dernier fils de l’impératrice Marie Thérèse.




Le 7 février  1775, il arriva incognito à Versailles, accompagné du Comte de Rosemberg, sous le nom de  comte de Burgau. Malgré qu’il fût le frère de la reine Marie Antoinette, la cour française lui montra une certaine hostilité, peut-être à cause de sa timidité.

Une chute de cheval l’obligea à quitter sa carrière militaire. Il devint donc  évêque de Münster en 1784 puis archevêque et électeur de  Cologne.  En 1780, son oncle Charles de Lorraine mourut et il prit sa suite en devenant à son tour  Grand Maitre de l’Ordre Teutonique. C’est aussi à cette date qu’il aurait été  Grand Maitre du Prieuré de Sion.


Maximilien était passionné des arts et de la musique. Il protégea  Haydn, Mozart et Beethoven qui voulut lui dédier sa Première symphonie. Malheureusement, Maximilien de Lorraine mourut avant la dédicace.

Il fut un homme apprécié par son entourage, intelligent, cultivé, tolérant et doué pour la politique. Il essaya de prévenir sa sœur Marie-Antoinette de l’arrivée de la révolution française et il protégea l’aristocratie en fuite durant les troubles.
Maximilien de Lorraine fut également un membre franc-maçon, ce qu’il ne cachait d’ailleurs pas.


Les documents du Prieuré de Sion

Les archives du    Prieuré de Sion sont supposées être constituées de documents, d’objets anciens et peut-être même de pierres gravées. Mais pendant  la période trouble de la révolution française entre 1789 et 1792 des dépôts clandestins furent constitués afin de mettre les dossiers précieux et les actes authentiques à l’abri du vandalisme. Le Prieuré de Sion suivit cette règle et certains de ces actes furent confiés à Maximilien de Lorraine, alors archevêque de Cologne. C’est ainsi qu’au début du XIXe siècle, des pièces importantes restèrent entre les mains des   Habsbourg qui quelques décennies plus tard établirent des contats avec les abbésBoudet et Saunière.La raison de ces contacts reste un mystère.

Rappelons-nous que    Bérenger Saunière reçu régulièrement la visite d’un certain  Mr Guillaume (en réalité  Johann de Habsbourg, archiduc d’Autriche-Hongrie).

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