Le grenier de l'histoire, des mystères, de l'insolites et du féérique

forum privé
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
AuteurMessage
Lanaelle
Admin
avatar

Messages : 2011
Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: Re: LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES   Mer 30 Mar - 21:38






1264 : Olivier de Termes , chef d’un contingent de catalans et français, adjoint de Geoffroy de Sergines


 Olivier de Termes, né vers 1200 à Termes (Aude) et mort le 12 août 1274 à Saint Jean d'Acre, Royaume de Jérusalem, est l'un des plus célèbres chevaliers du XIIIe siècle, le plus actif des opposants à la croisade des Albigeois et un protecteur des Cathares. Il devient ensuite un fidèle du roi saint Louis et de l'Église catholique en Languedoc et en Terre Sainte où il meurt à la tête des armées croisées.
Olivier acquit une large renommée auprès de ses contemporains et devient familier de plusieurs rois et papes grâce à son énergie, sa bravoure et sa maîtrise de l'art des sièges et de la guérilla dont il fait preuve dans son métier de chevalier jusqu'à sa mort.

Raimond de Serralongue , baron catalan, demi-frère d’Olivier de Termes († noyé été 1265)
Guillaume de Minerve ,baron occitan, beau-frère d’Olivier de Termes

1267-1269 : Olivier de Termes ,sénéchal du royaume de Jérusalem par intérim, chef des croisés français et catalans
Voir plus haut

Bernard Hugues de Serralongue ,baron catalan, demi-frère d’Olivier de Terme

Guillem de Canet , baron catalan, neveu d’Olivier de Termes, maréchal du royaume de Jérusalem

Galcera V de Pinos ,baron catalan, petit neveu d’Olivier de Termes

Ferran Sanxe de Castro , fils bâtard du roi Jacques Ier d’Aragon

Père Ferrandis , fils bâtard du roi Jacques Ier d’Aragon

1269 : Robert de Crésèque , baron picard, chef d’un contingent français, sénéchal du royaume de Jérusalem († Acre 19 décembre 1269)


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Jeu 10 Nov - 11:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://mespassions.forumactif.com
Lanaelle
Admin
avatar

Messages : 2011
Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: Re: LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES   Mer 30 Mar - 21:54








Saint-louis , roi de France
Voir plus haut  


Philippe le Hardi , fils du roi puis roi de France


Philippe III, dit « Philippe le Hardi », né le1er mai 1245 à Poissy, mort le5 octobre 1285 à Perpignan, est roi de France de 1270 à 1285, le dixième de la dynastie dite des Capétiens directs.

Il était le fils de Louis IX (1214-1270), dit « Saint Louis », roi de France, et de Marguerite de Provence (1221-1295).

Cadet de famille, le prince Philippe n'était pas destiné à régner sur un royaume. C'est à la mort de son frère aîné Louis en 1260 qu'il devient le prince héritier. Il a alors quinze ans et présente beaucoup moins d'aptitudes que son frère, étant de caractère doux, soumis, timide et versatile, presque écrasé par les fortes personnalités de ses parents.

Sa mère Marguerite lui fait promettre de rester sous sa tutelle jusqu'à l'âge de trente ans, mais son père le roi Saint Louis fait casser le serment par le pape, préférant bonifier son fils par une éducation sans faille. C'est ainsi que le pape Urbain IVrelève Philippe de son serment le 6 juin 1263. À cet effet, il lui adjoint à partir de 1268 pour mentor Pierre de La Brosse. Saint Louis se charge en outre de lui prodiguer ses propres conseils, rédigeant en particulier ses Enseignements, qui inculquent avant tout la notion de justice comme premier devoir de roi. Il reçut également une éducation très tournée vers la foi. Guillaume d'Ercuis était en outre son aumônier, avant d'être le précepteur de son fils, le futur roi Philippe IV3.

Dans la mouvance du traité de Corbeil, conclu le 11 mars 1258 entre Jacques Ierd'Aragon et son père, Philippe fut marié en 1262 à Isabelle d'Aragon à Clermont par l’archevêque de Rouen Eudes Rigaud. Il en eut quatre garçons : Louis (1264-1276),Philippe, Robert (1269-av. 1276) et Charles (ainsi qu'un fils mort-né fin janvier 1271). En 1270, il accompagne son père à la huitième croisade, à Tunis. Peu avant son départ, Saint Louis avait remis la régence du royaume entre les mains de Mathieu de Vendôme et Simon II de Clermont-Nesle, comte de Clermont, auxquels il avait en outre confié le sceau royal. Après la prise de Carthage, l'armée est frappée par une épidémie de dysenterie, qui n'épargne ni Philippe, ni sa famille. Son frère Jean Tristan meurt le premier le 3 août, puis, le 25, vers 15 heures, le roi Louis succombe à son tour. Pour empêcher la putréfaction de la dépouille du souverain, on a recours au mos Teutonicus.

Philippe est donc proclamé roi sous le nom de « Philippe III » à Tunis. Sans grande personnalité ni volonté, très pieux, mais bon cavalier, il doit davantage son surnom de « Hardi » à sa vaillance au combat qu'à sa force de caractère. Il se révèle incapable de commander aux troupes, affecté qu'il est de la mort de son père. Il laisse son oncle Charles Ier d'Anjou négocier avec Abû `Abd Allah Muhammad al-Mustansir, sultan hafside de Tunis, et conclure une trêve de dix ans qui lui permet de revenir en France. Ce dernier obtient le versement d'un tribut du calife de Tunis en échange du départ des croisés. Un traité fut conclu le 28 octobre 1270 entre les rois de France, de Sicile, de Navarre et leurs barons d'une part ; le calife de Tunis de l'autre.
D'autres morts endeuillent encore cette débâcle. En décembre, à Trapani, en Sicile, le beau-frère de Philippe, le roi de Navarre Thibaut de Champagne trouve la mort. Il est rapidement suivi dans la tombe par son épouse Isabelle de France, la soeur de Philippe. Enfin, un mois plus tard, en Calabre, l'épouse du souverain, Isabelle d'Aragon, alors enceinte de son cinquième enfant, fait une malheureuse chute de cheval. Elle se brise la colonne vertébrale, fait une fausse-couche et meurt dans d'affreuses douleurs à Cosenza.

Philippe III arrive à Paris le 21 mai 1271, et rend avant tout hommage aux victimes, qui furent bien sûr nombreuses aussi parmi les soldats. Dès le lendemain ont lieu les funérailles de son père13. Le nouveau souverain est sacré roi de France à Reims le15 août 1271.

L'avènement de Philippe III s'accompagne rapidement d'un bouleversement dans le paysage politique : la mort du roi d'Angleterre Henri III et la fin d'une vacance du trône impérial longue de 19 ans. En outre, la préoccupation de l'Europe n'est plus aux croisades. Ainsi, alors que celles-ci avaient été des composantes majeures du règne de son père, le sien sera surtout marqué par des conflits territoriaux, des contestations d'héritages et des guerres de vassalité, phénomène qui va encore s'accentuer pendant le règne de son fils.

Conservant la plupart des conseillers de son père, ainsi que Eustache de Beaumarchès, sénéchal de Poitou, de Toulouse et d'Auvergne, Philippe III a pour grand chambellan Pierre de La Brosse qu'il fait pendre en 1278.

Politique intérieur

Par des héritages, annexions, achats, unions, et guerres, Philippe III s'attache sans cesse à agrandir le domaine royal et y affermir son autorité.

En 1271-1272, il opère sa première transaction territoriale en incorporant au domaine royal l'héritage de son oncle Alphonse de Poitiers : le comté de Toulouse, le Poitou et une partie de l'Auvergne. Par le traité d'Amiens de 1279, il est cependant contraint de céder l'Agenais, la Saintonge et le Ponthieu au roi d'Angleterre Édouard Ier. Il hérite également du comté du Perche et du comté d'Alençon de son frère Pierre décédé en 1283.

Il a l'occasion de faire ses premiers faits d'armes personnels en 1272, quand il convoque l’ost royal contre les comtes de Foix et d'Armagnac qui lui contestent son pouvoir. Armagnac se rend, et Foix, battu, est emprisonné. Il lui restitue cependant ses terres en 1277. Il achète également les comtés de Nemours et de Chartres en 1274 et 1284. Il acquiert aussi diverses villes, telles Harfleur ou Montmorillon. Il retire également au roi de Majorque l'autorité sur Montpellier. En revanche, il cède au pape Grégoire X le comtat Venaissin en 1274.

Il mène une politique matrimoniale efficace, étant l'instigateur du mariage de sa cousine Mahaut d'Artois avec le comte Othon IV de Bourgogne, préparant ainsi le rapprochement de cette région, terre impériale (l'actuelle Franche-Comté), avec le royaume. Il intervient aussi en Navarre après la mort d'Henri Ier de Navarre qui laisse une fille Jeanne sous la tutelle de sa mère Blanche d'Artois et de Ferdinand de la Cerda. Blanche d'Artois fiance Jeanne au fils de Philippe, le futur Philippe le Bel. La Champagne et la Navarre sont administrées par les Français de par le traité d'Orléans de 1275, et la Champagne est définitivement rattachée au domaine en 1314. Le mariage a finalement lieu en 1284.

Du point de vue des institutions, Philippe III introduit plusieurs nouveautés. Il fixe la majorité des rois de France à quatorze ans. Il affermit la justice royale au détriment des justices seigneuriales, instituant un tribunal royal dans chaque bailliage ou sénéchaussée. Il frappe d’amendes les nobles ne répondant pas à la convocation à l'ost royal. Il crée un impôt sur les transmissions de fiefs. Enfin, il institutionnalise la ségrégation envers les juifs.

Politique extérieure

En Castille, après la mort de son beau-frère Ferdinand de la Cerda en 1275, Philippe III prend sans succès le parti des enfants de celui-ci contre Don Sanche, désigné successeur par le roi Alphonse X.

En Italie, il soutient le pape Martin IV contre les gibelins, faisant une expédition punitive en Romagne. Il soutient également la politique sicilienne de son oncle Charles d'Anjou, après les massacres des Vêpres siciliennes en 1282. Pierre III d'Aragon, considéré comme l'instigateur du massacre, est excommunié par le pape qui lui enlève son royaume et le donne à Charles de Valois, lequel ne peut le conserver.

En 1285, après l'affaire de Sicile, Philippe III, sans son oncle Charles d'Anjou mort en début d'année, engage la croisade d'Aragon et attaque sans succès la Catalogne (siège de Gérone du 26 juin au 7 septembre 1285). Son armée touchée par une épidémie de dysenterie, il est défait en septembre à la bataille des Formigues, et est obligé de faire retraite. Celle-ci est désastreuse, l'armée française est à nouveau défaite le 1er octobre à la bataille du col de Panissars, et lui-même meurt à Perpignan le 5 octobre 1285.

Mort loin de la capitale, se pose la question du traitement de son corps, la technique de l'embaumement antique ayant été perdue. La putréfaction du cadavre est alors limitée par l'éviscération et la technique funéraire du mos Teutonicus. Il est le premier roi de France à disposer de la tripartition du corps (delaceratio corporis, « division du corps » en cœur, entrailles et ossements). Concernant le corps de Philippe III, il sera en fait divisé en quatre parties : ses chairs sont envoyées à la cathédrale de Narbonne et ses entrailles à l'abbaye de la Noë en Normandie, ses os rejoignant la nécropole royale de Saint-Denis, son cœur étant confié à son confesseur dominicain qui l'offre aux Jacobins de Paris. Cette pratique de sépultures multiples, pourtant interdite par une décrétale du pape Boniface VIII en 1299, est reprise ensuite par les rois puis les reines et les proches de la dynastie capétienne car elle permet la multiplication des cérémonies (funérailles du corps, la plus importante, puis funérailles du cœur et funérailles des entrailles) et des lieux où honorer le roi défunt.
.
Pierre d'Aragon mourant un mois plus tard, Gérone se livre à son successeur, et le nouveau roi de France, Philippe IV le Bel décide le retour en France.


Le 28 mai 1262 à Clermont-Ferrand, il épouse en premières noces Isabelle d'Aragon (1247-1271), fille du roi Jacques Ier d'Aragon. Ayant accompagné le roi à la Huitième croisade, elle meurt tragiquement d'une chute de cheval, en Calabre, sur le chemin du retour, alors enceinte de son 5e enfant.

De cette union sont issus :
• Louis (1264-1276), prince héritier du 25 août 1270 à sa mort ;
• Philippe IV (1268-1314), dit « Philippe le Bel », roi de France ;
• Robert (1269-av. 1276) ;
• Charles de France (1270-1325), comte de Valois. (De son mariage avecMarguerite d'Anjou est issu Philippe de Valois, (1293-1350) futur roi de France en1328 sous le nom de Philippe VI de France. Il est à l'origine de la dynastie de Valois).


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Jeu 10 Nov - 11:24, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://mespassions.forumactif.com
Lanaelle
Admin
avatar

Messages : 2011
Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: Re: LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES   Mer 30 Mar - 22:08

Jean Tristan , fils du roi


Jean surnommé Jean Tristan, né à Damiette le 8 avril 1250, mort à Tunis le 3 août 1270, comte consort de Nevers(1265-1270) et comte de Valois (1268-1270), quatrième fils de Saint Louis, roi de France, et de Marguerite de Provence.

Le prince Jean nait pendant que ses parents menaient la septième croisade et avaient pris la ville de Damiette le 4 juin 1249, mais son père ayant été fait prisonnier dans la nuit du 5 au 6 avril 1250, la cité elle-même se trouve menacée par les Égyptiens. Marguerite de Provence, enceinte, déclare à un chevalier qu'elle préfère qu'on les tue, elle et son enfant, plutôt que tomber aux mains des musulmans. Elle accouche peu après et ajoute « Tristan » au prénom choisi pour son fils en raison des circonstances dramatiques qui accompagnent la naissance du prince. Peu après, le sultan égyptien est renversé et son successeur négocie la liberté du roi contre la restitution de la ville de Damiette le 6 mai 1250. Saint Louis séjourne ensuite en Terre sainte jusqu'au 25 avril 1254 pour la réorganiser et lui donner quelques chances de résister.

Saint Louis ne revient à Paris qu'au début octobre 1254. En 1258, Jean Tristan est fiancé à Yolande de Bourgogne (1247-1280), comtesse de Nevers, fille d'Eudes de Bourgogne. Le mariage intervient en 1266 et la même année, à la suite de la mort d'Eudes à Acre, il devient comte de Nevers. Le 24 avril de l'année suivante a lieu à Vézelay une ostension des reliques de la Madeleine. Son père lui donna ensuite en apanage en 1269 le comté de Valois avec Crépy-en-Valois, la Ferté-Milon et Villers-Cotterêts ; toutefois Jean Tristan est toujours dénommé « Jean comte de Nevers » .

Jean Tristan accompagna son père durant la huitième croisade, mais l'armée fut victime d'une épidémie de dysenterie. Jean Tristan compta parmi les victimes et mourut le 3 août 1270, et l'on dit que l'annonce de sa mort acheva Saint Louis, également malade5. Tous deux étant morts loin de leur patrie, la technique funéraire du mos Teutonicus leur fut pratiquée6.Il est inhumé comme son père à dans l'église de l'abbaye royale de Saint-Denis.

Jean Tristan disparait sans descendance et sa veuve Yolande de Bourgogne se remarie dès 1272 avec Robert III de Dampierre, comte de Flandre, et lui apporte son comté de Nevers. En revanche, le comté de Valois, apanage du défunt, retourna à la Couronne.



Alphonse de Poitiers , frère du roi et comte de Toulouse

Voir plus haut



Jeanne de Toulouse , comtesse de Toulouse


Jeanne de Toulouse, (1220 † 1271) est la fille de Raymond VII (IX), comte de Toulouse, et de Sancie d'Aragon. Elle fut comtesse de Toulouse et marquise de Provence de 1249 à 1271.

Elle n'a que neuf ans lorsque le traité de Paris la destine à épouser Alphonse de France (1220 † 1271), frère de Louis IX, roi de France. Elle est élevée à la cour de France et ne bénéficie pas de la culture occitane, ce qui fait qu'elle n'a eu aucune sympathie vis-à-vis du catharisme, alors activement combattu par l'Inquisition dans le Languedoc et le comté de Toulouse.

La date de son mariage n'est pas connue avec certitude, les historiens hésitent entre le 13 mars 1234 et le 13 mars 1241. La première date est la plus probable, car, comme l'enjeu de ce mariage est de faire passer le comté de Toulouse sous le contrôle capétien, le mariage a dû être organisé dès que Jeanne a été en âge de se marier.

Son mari reçoit en apanage les comtés de Poitiers et d'Auvergne le 24 juin 1241. Très vite, il doit réprimer avec son frère une révolte des barons poitevins, puis l'année suivante une révolte des barons occitans conduite par Raymond VII, le père de Jeanne. Montségur est assiégé en1244.

Le 26 août 1249, Jeanne et Alphonse s'embarquent à Aigues-Mortes pour accompagner la septième croisade. Raymond VII meurt le 27 septembre 1249 et Alphonse et Jeanne deviennent comte de Toulouse. Blanche de Castille, mère du roi et d'Alphonse et régente du royaume, envoie un sénéchal à Toulouse. Après la défaite de Mansourah (5 avril 1250) et la libération d'Alphonse, qui y avait été fait prisonnier, Louis IX reste en Terre sainte tandis que Jeanne et Alphonse reviennent en France. Ils prennent possession du comté en octobre 1250, font leur entrée officielle dans la ville le 23 mai 1251, confirment la nomination du sénéchal et ne séjournent que rarement à Toulouse.

En 1270, le couple s'engage dans la huitième croisade, mais le roi, malade, meurt à Tunis. Pendant le retour, le couple également malade, s'arrête au château de Corneto, près de Sienne. Alphonse y meurt le 21 août 1271, et Jeanne le 25.



Charles Ier d’Anjou , comte d’Anjou et de Provence, roi de Sicile, frère du roi de France

Voir plus haut



Raoul II Sores , maréchal de France

Raoul II Sores, seigneur d'Estrée, maréchal de France.

Il accompagna Saint Louis dans son voyage d'Afrique en 1270, avec six chevaliers à sa suite. Le roi l'éleva à la dignité de maréchal en 1270 après la mort du maréchal de Beaujeu, au siège de Tunis. Il mourut en 1282, ainsi qu'il ressort des registres du Parlement.

Raoul III Sores dit D'Estrées, son fils, épousa Marguerite de Courtenay, dame de Cloyes.




Renaud de Précigny , maréchal de France

Renaud de Précigny, seigneur de Marans, Aurouer, Bridoré, Rangé, la Brétinière,maréchal de France, mort en 1270.

Il accompagna Louis IX dans son expédition d'Afrique. Suivi de son fils et de son frère, il s’élança sur les Sarrasins. Il fit un grand carnage mais périt victime de son audace.



Olivier de Termes , chef du contingent français en Terre Sainte

Voir plus haut



Sicard Alaman , damoiseu († juillet 1270)

Sicard Alaman, vers 1210 - 10 juin 1275) est unchevalier languedocien. Il est successivement gérant des domaines du Comte de Toulouse Raymond VII,Régent du Comté de Toulouse de septembre 1249 à la majorité de la Comtesse Jeanne et durant son départ à la huitième croisade.

Il hérite de son père la seigneurie de Labastide-de-Lévis avant de s'enrichir considérablement. Il est le fondateur de plusieurs bastides dont celle deCastelnau-de-Lévis.




Lancelot de Saint-Maard , maréchal de France

Lancelot de Saint-Maard, maréchal de France.
Il suivit Saint Louis en Afrique en 1270 avec cinq chevaliers de sa suite.

Il se distingua à l'attaque du château de Carthage. Il conduisit l'assaut, et, dans la mêlée, le ventail de son heaume ayant été rompu, il eût péri sans le secours d'Imbert de Beaujeu, connétable de France.

On trouve des traces de l'existence du maréchal jusqu'en 1278.



Eric de Beaujeu , maréchal de France

Héric de Beaujeu, seigneur d'Herment et maréchal de France. Il était aux côtés du roi de France Saint Louis pendant la septième croisade.
Il est également connu sous le nom d'Henri de Beaujeu.


Héric de Beaujeu est un seigneur de la maison de Beaujeu et de la branche de Montpensier. Fils de Guichard de Beaujeu-Montpensier et de Catherine d'Auvergne, c'est aussi le frère d'Humbert de Beaujeu († 1285), connétable de France et deGuillaume de Beaujeu, maître de l'Ordre du Temple.
Revenir en haut Aller en bas
http://mespassions.forumactif.com
Lanaelle
Admin
avatar

Messages : 2011
Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: Re: LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES   Ven 1 Avr - 10:53

Hugues III de Chypre , roi de Chypre et de Jérusalem


Hugues III de Lusignan (1235 † 1284) est un roi de Chypre (1267-1284), de Jérusalem(1268-1284), et le fils d'Henri de Poitiers-Antioche et d'Isabelle de Lusignan(ascendance).


Rien ne le destinait à la royauté à sa naissance. Son père est un cadet de la maison de Poitiers-Antioche et n'est pas destiné à hériter d'Antioche. Sa mère est issue de la maison de Lusignan-Chypre, mais le roi de Chypre est Henri Ier de Lusignan, oncle d'Hugues, et encore assez jeune pour espérer un fils, Hugues II, qui naît en 1252. Mais cet oncle meurt pas plus d'un an après qu'il est devenu père. La régence est assurée par la veuve, Plaisance d'Antioche, qui meurt en 1261, puis Hugues de Poitiers, tandis qu’Isabelle de Lusignan, la mère d'Hugues assure la régence de Jérusalem jusqu’à sa mort en 1264. Si le titre de régent de Chypre implique d'assumer le gouvernement du royaume insulaire, celui de régent de Jérusalem est plus honorifique.

La régence de Chypre et de Jérusalem

Trente deux ans plus tôt, après la croisade de Frédéric II, la noblesse du royaume s'était déchirée entre partisans et ennemis de l'empereur. Les opposants avaient pris le dessus en 1232, mais le roi de Jérusalem était alors Conrad IV de Hohenstaufen, le fils de Frédéric II. Les barons avaient décidé d'assurer une direction collégiale du royaume, tout en maintenant une fiction de la royauté. Pour que les prérogatives royales prévues dans les Assises de Jérusalem soient respectées et en l'absence du roi, ils avaient créé le titre de régent de Jérusalem, qu'ils confiaient à un descendant chypriote de la reine Isabelle de Jérusalem, à la condition qu'il soit adulte.

À la mort d’Isabelle de Lusignan, deux prétendants revendiquent cette régence, d’une part Hugues de Poitiers-Antioche, d’autre part Hugues de Brienne, dont la mère est la sœur aînée d’Isabelle. La Haute-Cour de Jérusalem tranche en faveur d’Hugues de Poitiers, probablement en raison du jeune âge d’Hugues de Brienne, qui n’a que vingt quatre ans. La situation du royaume est difficile, car après le passage de Saint-Louis en Terre Sainte (1248-1254), le royaume sort d’une guerre civile, la guerre de Saint-Sabas (1256-1258). À la tête d'une armée, il débarque à Saint-Jean-d'Acre en octobre 1266, peu après la conquête de la Galilée par Baybars. Il tente une contre-attaque, mais une embuscade à Safed l'oblige à battre retraite.

Roi de Chypre et de Jérusalem

Hugues II meurt le 5 décembre 1267 et Hugues lui succéda sur le trône sous le nom d’Hugues III. Il décide de reprendre le nom de Lusignan. Peu après, le 29 octobre1268, c’est son cousin Conradin de Hohenstaufen, le roi de Jérusalem en titre qui meurt. Hugues III revendique la succession du royaume de Jérusalem, en tant qu’aîné des descendants de la reine de Jérusalem, succession contestée par Marie d’Antioche, en tant que plus proche parente du précédent roi. Hugues est choisi par la Haute Cour, reçoit l’hommage de Geoffroy de Sargines, sénéchal du royaume et représentant de Saint-Louis et est sacré roi de Jérusalem le 24 septembre 1269dans la cathédrale de Tyr.

Bien qu’Hugues III soit choisi par l’assemblée des barons du royaume, ce règne ne s’est pas déroulé sans difficulté. À l’intérieur, cela fait trente-cinq ans que les barons du royaume se sont passés de roi. La difficulté est accrue par la fait que la noblesse chypriote ne se sent tenue de rejoindre l'ost royal que pour défendre le royaume de Chypre et ne se considère pas comme obligée de suivre le roi dans le royaume de Jérusalem. À l’extérieur, le sultan mamelouk Baybars a commencé la conquête du royaume depuis cinq anset aucun roi ou noble d’Europe Occidentale ne souhaite partir en croisade, Saint-Louis excepté.

Dès la fin du mois de mai 1268, après la prise d’Antioche par Baybars, il lui envoie une ambassade pour décider d’une trêve. Des envoyés du sultan se présente à Saint-Jean-d’Acre le 3 juillet et, après des négociations orageuses, la paix est conclue. Mais contrairement à ses prédécesseurs ayyoubides, le sultan ne respecte pas sa parole, et saccage la campagne de Tyr le 23 mai 1269, tente d’assiéger Marqab en décembre 1269 et en janvier 1270, et attaque sans succès le krak des Chevaliers le 28 janvier 1270.

Le royaume de Jérusalem se réduisait alors au domaine royal (Saint-Jean-d’Acre et ses environs), au comté de Sidon, tenu par les Templiers et la seigneurie de Tyr tenue par Philippe de Montfort, partisan des Génois alors que les Vénitiens dominent Acre. Désirant oublier les antagonismes entre chrétiens et voulant unifier les Francs, il confirme Philippe dans son fief de Tyr et marie sa sœur au fils de Philippe. Philippe devient le membre le plus éminent du conseil du roi et le remplace quand il doit se rendre à Chypre. Inquiet de cette alliance, Baybars paye deux Ismaéliens qui assassinent Philippe de Montfort le 17 août 1270.

Au mois de mai 1271, le sultan mamelouk envoie une escadre de dix-sept navires contre Chypre, mais une fausse manœuvre en fait échouer onze qui tombent aux mains des Chypriotes. Peu après le roi Édouard Ier d’Angleterre débarque à la tête de la neuvième croisade, mais sa venue ne débouche sur aucun résultat concret, si ce n’est la négociation d’une paix à Césarée le 22 mai 1272. La paix à peine revenue, les Francs du royaume de Jérusalem se livrent à nouveau à leurs querelles internes, tandis que les chevaliers chypriotes refusent de servir en Palestine et ne consentent, après négociation, à n'y servir que quatre mois par an, alors que l’état mamelouk se dote d’une armée permanente. Les vassaux recommencent à manifester leur opposition au roi et l’on voit Haymo Létrange, seigneur de Beyrouth, remettre à sa mort son fief et sa veuve sous la protection de Baybars (1273). Hugues réagit en assignant la veuve à résidence à Chypre, mais Baybars, soutenu par les Templiers qui s’opposent à la restauration monarchique, intervient et prend le contrôle de Beyrouth. C’est également la Commune de Saint-Jean-d’Acre qui, ayant profité de l’éloignement des rois Hohenstaufen pour s’administrer de manière autonome, accepte mal la présence du roi dans ses murs. En 1275, Guillaume de Beaujeu est élu maître du Temple et affirme ouvertement son opposition au roi, refusant même de le consulter et d’obtenir son assentiment pour des actes où lesAssises l’exigeaient.


L’abandon du royaume

Lassé, Hugues III quitte Acre en octobre 1276 pour rejoindre Tyr, puis Chypre et écrit une lettre au pape expliquant que l’insubordination des habitants de Sant-Jean-d’Acre et des Ordres militaires rendent impossible le gouvernement du royaume et qu’il y renonce. Les Acrois, se rendant compte du péril qui les guettent viennent supplier Hugues de rester, mais comme les Ordres militaires refusent de faire une telle démarche, Hugues persiste dans sa décision. Il accepte cependant de nommer un bayle pour le royaume, qui est Balian d’Ibelin .

Une fois Hugues parti, Guillaume de Beaujeu favorise les ambitions de Charles d’Anjou, qui rachète en janvier 1277 à Marie d’Antioche ses droits sur le royaume de Jérusalem. Charles d’Anjou envoie son représentant Roger de San-Severino pour gouverner le royaume, mais ce dernier ne parvient pas à faire l’unité dans un pays mal remis de la guerre de Saint-Sabas et qui se déchire entre partisans du Chypriote et ceux de l’Angevin. Hugues revient sur sa décision d’abandonner le royaume et débarque à Tyr en 1279, mais n’ayant pas eu le ralliement escompté repart au bout de quatre mois. En 1282, les Vêpres siciliennes mettent fin aux ambitions méditerranéennes de Charles d’Anjou, qui doit rappeler ses troupes de Terre sainte. Hugues en profite pour revenir dans le royaume de Jérusalem au cours de l’été 1283, mais son beau-frère Jean de Montfort meurt le 27 novembre 1283, suivi du frère de ce dernier le 12 février 1284, de Bohémond de Lusignan, fils d’Hugues, le 13 novembre 1283. Hugues III meurt lui-même à Tyr le 26 mars 1284.

Bilan

Hugues III est un roi qui aurait pu redresser la situation du royaume de Jérusalem, mais qui s’est heurté à l’anarchie féodale, à l’opposition d’une partie de ses sujets et des ordres militaires. Il a malgré tout tenté de réconcilier les différentes factions et d’unifier les forces franques contre les Mamelouks. Lassé par les intrigues et les luttes au bout de huit ans d’effort et de patience, il renonce au royaume de Jérusalem, et ne fera une seconde tentative que sept ans plus tard mais meurt juste après. Sept ans après sa mort, la ville de Saint-Jean-d’Acre est définitivement prise par les Mamelouks.

Mariage et descendance

Il épouse le 23 janvier 1255 Isabelle d'Ibelin (1241 † 1324), fille de Guy d'Ibelin, maréchal et connétable de Chypre, et de Philippa Berlais, qui donne naissance à :
• Jean Ier de Lusignan (1267 † 1285), roi de Chypre
• Bohémond de Lusignan (1268 † 1281)
• Henri II de Lusignan (1271 † 1324), roi de Chypre
• Amaury II de Lusignan (1272 † 1310), gouverneur-régent de Chypre
• Marie de Lusignan (1273 † 1322) mariée en 1315 à Jacques II d'Aragon
• Aimery II de Lusignan (1275 † 1316) connétable de Chypre
• Marguerite de Lusignan (1276 † 1296), mariée en 1288 à Thoros III, roi d'Arménie.
• Guy de Lusignan (1278 † 1303) connétable de Chypre
• Alice de Lusignan (1279 † 1324) mariée en 1295 à Balian d'Ibelin
• Helvis de Lusignan, mariée à Héthoum II, roi d'Arménie.
• Isabelle de Lusignan (1280 † 1319) mariée à Constantin de Neghir, seigneur de Partzerpert († 1308), puis à Oshin Ier, roi d'Arménie.
Revenir en haut Aller en bas
http://mespassions.forumactif.com
Lanaelle
Admin
avatar

Messages : 2011
Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: Re: LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES   Ven 1 Avr - 11:18

Jacques d’Ibelin , prince de Galilée



Jacques d'Ibelin (c. 1240 - 1276) est comte de Jaffa, fils de Jean d'Ibelin, comte de Jaffa et de Maria de Baberon.

Il fut juriste comme son père et écrivit quelques petits traités de lois sur les Assises de Jérusalem.

Deux ans après la mort de son père, en 1268, la ville de Jaffa fut prise par les Mamelouks. Il mourut huit ans plus tard.

Il avait épousé vers 1260 Marie de Montbéliard, petite-fille de Gautier de Montbéliard, mais n'eut pas d'enfants.




Isabelle d’Ibelin , dame de Beyrouth

Isabelle d'Ibelin, née en 1252, décédée en 1282, dame de Beyrouth (1264-1282), reine de Chypre, fille de Jean d'Ibelin († 1264), seigneur de Beyrouth, et d'Alice deLa Roche (actuellement Rigney), fille deGuy Ier, duc d'Athènes de 1225 à 1263.
Elle épousa :
1. en 1265 Hugues II roi de Chypre (1252 † 1267)
2. en 1272 Haymo Létrange († 1273), seigneur de Beyrouth
3. en 1276 Nicolas l'Alleman († 1267), seigneur de Césarée et de Beyrouth
4. Guillaume Berlais († 1304), seigneur de Beyrouth

Elle n'eut aucun enfant de ses quatre mariages et, à sa mort, la seigneurie de Beyrouth passa à sa sœur Echive d'Ibelin.



Jean de Montfort ,seigneur titulaire de Toron


Jean de Montfort, mort le 27 novembre1283, fut seigneur de Toron de 1257 à1266 et seigneur de Tyr de 1270 à 1283. Il était fils de Philippe Ier de Montfort, seigneur de la Ferté Alais, de Bréthencourt, de Castres, de Toron et de Tyr, et de Marie d'Antioche.
A sa majorité, il reçut de son père la seigneurie de Toron, mais les Mamelouks en firent la conquête en 1266. Il épousa le22 septembre 1268 Marguerite de Lusignan (1244 † 1308), fille de Henri de Poitiers-Antioche et d'Isabelle de Lusignan. Marguerite de Lusignan était la sœur du roi Hugues III de Chypre, qui revendiquait alors le royaume de Jérusalem et négocia un certain nombre d'alliances avec la noblesse du royaume pour soutenir sa prétention contre celle de Charles d'Anjou. À l'occasion de ce mariage, Hugues III confirma aux Montfort la possession de Tyr, ne se réservant la possibilité de reprendre le fief que si Jean et Marguerite décédaient sans enfants.
Il succéda en 1270 à son père, tué par des Assassins, et gouverna Tyr jusqu'à sa mort en 1283. Il n'avait pas eu d'enfants, mais Hugues III laissa alors Onfroy de Montfort succéder à son frère.




Onfroy de Montfort ,seigneur de Tyr

Onfroy de Montfort, mort le 12 février1284, fut seigneur de Beyrouth de 1282 à1284 et seigneur de Tyr de 1283 à 1284. Il était fils de Philippe Ier de Montfort, seigneur de la Ferté Alais, de Bréthencourt, de Castres, de Toron et de Tyr, et de Marie d'Antioche.
Il épousa le 1er octobre 1274 Echive d'Ibelin (1253 † 1312), fille de Jean d'Ibelin († 1264), seigneur de Beyrouth, et d'Alice de la Roche sur l'Ognon. Ils eurent :

• Amaury de Montfort († 1304)
• Roupen de Montfort († 1313)
• Helvis de Montfort
• Alix, ou Helvis, vivante en 1295.


À la mort de sa sœur aînée Isabelle d'Ibelin en 1282, elle lui succéda et devint dame de Beyrouth. L'année suivante, c'est le frère aîné d'Onfroy, Jean de Montfort, seigneur de Tyr, qui meurt, sans enfants.

Quelques années plus tôt, le roi Hugues III de Chypre avait confirmé aux Montfort la possession de Tyr, se réservant le droit de reprendre le fief si Jean de Montfort n'avait pas d'enfant. Hugues III laissa toutefois Onfroy succéder à son frère. Mais celui-ci mourut six mois plus tard, et le nouveau roi Henri II, probablement parce qu'il estimait les fils d'Onfroy trop jeunes pour assurer la défense de Tyr, reprit le fief pour le donner à son frère Amaury.
Revenir en haut Aller en bas
http://mespassions.forumactif.com
Lanaelle
Admin
avatar

Messages : 2011
Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: Re: LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES   Ven 1 Avr - 11:22

Thomas Béraud , maitre de l’ordre du Temple



Thomas Béraud (ou Bérault ou Bérard) est un maître de l'Ordre du Temple.
Il succéda, en 1256, au maître Renaud de Vichiers. Probablement italien, malgré quelques voix qui le disent anglais.

Il exerça ces hautes fonctions dans les plus tristes circonstances, tour à tour engagé dans les querelles de son ordre avec celui des Hospitaliers, et témoin des progrès du sultan Bibars El Bondoctar, qui, de proche en proche, réduisit les chrétiens de la Palestine à se renfermer dans les murs d'Acre, dernier débris du Royaume de Jérusalem.

Le maître Thomas Béraud mourut le 25 mars 1273.




Hugues de Revel , maitre de l’ordre Ordre Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem

Hugues de Revel est le 20e supérieur de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et le premier à porter le titre de grand maître.
Revenir en haut Aller en bas
http://mespassions.forumactif.com
Lanaelle
Admin
avatar

Messages : 2011
Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: Re: LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES   Ven 1 Avr - 12:48






Edouard Ier , roi d’Angleterre



Édouard Ier (17 juin 1239 – 7 juillet 1307), surnommé Longshanks, « longues jambes », et Malleus Scottorum, « le Marteau des Écossais », est roi d'Angleterre de 1272 à sa mort.

Fils aîné du roi Henri III, Édouard s'implique très jeune dans les intrigues politiques du royaume. Il soutient brièvement le mouvement des barons réformateurs mené par Simon V de Montfort avant de se réconcilier avec son père, auquel il reste fidèle durant toute la Seconde Guerre des barons (1264-1267). Otage des barons après la défaite de Lewes, il s'évade quelques mois plus tard et écrase l'armée de Montfort à la bataille d'Evesham. Une fois l'Angleterre pacifiée, il prend la croix et dirige la neuvième croisade (1271-1272), dont les résultats sont très limités. C'est sur le chemin du retour qu'il apprend la mort de son père. Il est couronné le 19 août 1274 à l'abbaye de Westminster.

Une grande partie du règne d'Édouard Ierest consacrée à la réforme de l'administration royale et du droit commun. Cependant, il s'intéresse également aux affaires étrangères. Il conquiert le pays de Galles au terme d'une brève guerre d'invasion (1282-1283) et l'intègre au royaume d'Angleterre, fondant plusieurs châteaux et plusieurs villes qu'il peuple de colons anglais. Son attention se tourne ensuite vers l'Écosse : après avoir arbitré la crise de succession au trône, il affirme sa suzeraineté sur le royaume. La guerre éclate entre les deux nations en 1296 et se poursuit durant le reste du règne d'Édouard, malgré quelques périodes d'accalmie. Le financement des campagnes militaires d'Édouard par l'impôt suscite une opposition religieuse comme séculière, qui n'est pas résolue à sa mort. Il laisse à son fils Édouard II un royaume en guerre contre son voisin septentrional et en proie à des problèmes politiques et financiers durables.

Sa grande taille et son tempérament colérique font d'Édouard Ier un homme craint par nombre de ses contemporains, mais il gagne le respect de ses sujets par son comportement digne du roi idéal : soldat, administrateur, homme pieux. Les historiens contemporains sont plus divisés : certains applaudissent son œuvre législative et administrative, d'autres critiquent son attitude intransigeante vis-à-vis de l'aristocratie anglaise. Le rétablissement de l'autorité royale après le règne difficile d'Henri III, la création du Parlement en tant qu'institution permanente et la réforme du système législatif sont à porter à son crédit, mais il fait également preuve d'un comportement cruel vis-à-vis des Écossais et des Gallois, et c'est lui qui expulse les Juifs du royaume d'Angleterre en 1290 ; l'Édit d'Expulsion reste en vigueur jusqu'en 1656.


Noms et surnoms

Le nom Édouard (Edward), d'origine anglo-saxonne, n'est guère usité par la noblesse anglaise après la conquête normande, mais Henri III voue un culte tout particulier à Édouard le Confesseur, roi d'Angleterre (1042-1066) canonisé en 1161, et il choisit de nommer son fils aîné en son honneur. Ainsi, Édouard Ier n'est en réalité pas le premier Édouard à régner sur l'Angleterre : outre Édouard le Confesseur, ce nom est également celui d'Édouard le Martyr (975-978) et d'Édouard l'Ancien (899-924). Cependant, l'usage de l'époque n'est pas de numéroter les rois, et de son vivant, Édouard Ier est simplement appelé « le roi Édouard », « le roi Édouard, fils du roi Henri » ou « le roi Édouard, premier du nom après la Conquête ». Ce n'est qu'après les règnes de son fils, puis de son petit-fils, tous deux également appelés Édouard, que l'appellation « Édouard Ier » entre dans l'usage.

Le surnom « Longshanks » donné à Édouard signifie « longues jambes » ou « longs jarrets » et fait référence à sa taille. Le 2 mai 1774, la Société des Antiquaires de Londres fait ouvrir la tombe d'Édouard et procède à des mesures sur son corps, concluant qu'il mesurait six pieds deux pouces, soit1,88 m2, une taille nettement supérieure à la moyenne de ses contemporains.

Un autre surnom d'Édouard Ier est « Marteau des Écossais ». Il apparaît dans l'inscription en latin figurant sur sa tombe : « Edwardus Primus Scottorum Malleus hic est, 1308. Pactum Serva ». Cependant, cette inscription, qui fait référence à ses campagnes écossaises, est loin d'être contemporaine et date probablement du XVIe siècle.

Au XVIIe siècle, le juriste Edward Coke qualifie Édouard de « Justinien anglais », en référence à son œuvre législative. Contrairement à l'empereur byzantin, Édouard n'a pas codifié la loi, mais son rôle dans l'histoire législative anglaise et la longévité de ses lois justifient la comparaison.


Jeunesse

enfance et mariage

Édouard, fils du roi Henri III d'Angleterre et d'Éléonore de Provence, naît au palais de Westminster dans la nuit du 17 au 18 juin 1239. L'enfant tombe malade à plusieurs reprises, en 1246, 1247 et 1251, mais sa santé s'améliore par la suite. Édouard est confié à la garde de Hugh Giffard, père du futur chancelier Godfrey Giffard, puis à celle de Bartholomew Pecche à la mort de Giffard, en 1246. Il compte parmi ses amis d'enfance son cousin Henri d'Almayne, fils de Richard de Cornouailles7. D'Almayne reste un compagnon fidèle du prince durant la guerre civile, puis la croisade.

En 1254, le risque d'une invasion castillane de la Gascogne anglaise incite le père d'Édouard à arranger le mariage de son fils de quatorze ans avec Éléonore, la demi-sœur du roi Alphonse X de Castille. Le mariage est célébré le 1er novembre 1254 au monastère royal de las Huelgas de Burgos, en Castille. En vertu de l'accord de mariage, le prince reçoit des terres d'une valeur annuelle de 15 000 marcs.

Cependant, malgré l'importance des dotations dont bénéficie Édouard, elles ne lui apportent guère d'indépendance. Ainsi, la Gascogne, qu'il a reçue dès 1249, est en réalité gouvernée par le lieutenant royal Simon de Montfort, et Édouard n'en retire ni pouvoir, ni bénéfices. Il en va de même pour les terres que son père lui a octroyées en 1254 (la majeure partie de l'Irlande et des domaines au pays de Galles et en Angleterre, dont le comté de Chester) : le roi, qui en tire la majeure partie de ses revenus, y conserve une grande partie de son autorité, notamment en Irlande, et le prince n'y exerce qu'un pouvoir limité.

Jusqu'en 1257, Édouard est sous l'influence de la famille de sa mère, les « Savoyards », et notamment de Pierre de Savoie, l'oncle de la reine. À partir de 1257, il penche davantage du côté des « Poitevins », ou Lusignan, menés entre autres par Guillaume de Valence, le demi-frère cadet du roi. Ces deux factions étrangères sont mal vues de la noblesse anglaise, une antipathie qui joue un rôle crucial dans le mouvement réformateur des barons. Des histoires circulent sur le prince Édouard et les Lusignan, qui remettent en question ses qualités personnelles. Les années qui suivent sont déterminantes dans la formation de son caractère.


Premières ambitions

Dès 1255, Édouard fait preuve d'indépendance politique en intervenant dans une querelle entre deux familles gasconnes, Soler et Colomb. Il apporte son soutien aux Soler, en contradiction avec la politique de médiation poursuivie par son père. En1258, il s'oppose aux Provisions d'Oxford, un document signé par les principaux barons réformateurs menés par Simon de Montfort, mais le roi est contraint de les accepter. Les barons parviennent ainsi à limiter le pouvoir des Lusignan, et Édouard commence à se détacher d'eux. Il s'allie à l'un des principaux réformateurs, le comte de Gloucester Richard de Clare, en mars 1259, puis annonce son soutien aux barons le 15 octobre. Cette volte-face est peut-être dictée par le plus simple pragmatisme : Simon de Montfort est bien placé pour soutenir le prince en Gascogne.
Après le départ du roi pour la France, en novembre 1259, le comportement d'Édouard tourne à l'insubordination : il procède à plusieurs nominations en faveur des barons réformateurs, au point que son père croit qu'il prépare un coup d'État. À son retour, Henri refuse de voir son fils, et il faut la médiation du comte Richard de Cornouailles et de l'archevêque de Cantorbéry Boniface de Savoie pour réconcilier les deux hommes. Édouard est envoyé sur le continent, et en novembre 1260, il se réconcilie avec les Lusignan, exilés en France.

Édouard rentre en Angleterre en 1262 et se brouille avec plusieurs membres du parti Lusignan sur des questions d'argent. L'année suivante, le roi l'envoie en campagne au pays de Galles contre Llywelyn ap Gruffydd, avec des résultats limités. Au même moment, Simon de Montfort, qui avait quitté le pays en 1261, rentre en Angleterre et ranime le mouvement des barons. Alors que le roi semble prêt à céder à leurs demandes, Édouard prend les choses en main : alors qu'il avait louvoyé d'un camp à l'autre jusqu'alors, il prend désormais fermement position en faveur des droits de son père. Il se réconcilie avec d'anciens alliés, parmi lesquels son ami d'enfance Henri d'Almayne et le comte de Surrey John de Warenne, et reprend le château de Windsor, qui était tombé aux mains des rebelles. Un accord est conclu entre les deux camps grâce à l'arbitrage du roi de France Louis IX, mais cette « Mise d'Amiens », nettement favorable au roi, ne résout la crise que momentanément.

La guerre civile

La Seconde Guerre des barons, de 1264 à 1267, voit s'opposer les barons rebelles, menés par Simon de Montfort, à ceux restés fidèles au roi. En ouverture du conflit, Édouard reprend la ville de Gloucester, puis conclut une trêve avec le comte de Derby Robert de Ferrières, venu secourir les rebelles. Le prince s'empare ensuite de Northampton, puis entreprend une campagne contre les terres du comte de Derby, qui a rompu la trêve. Le premier affrontement majeur du conflit a lieu à Lewes le 14 mai 1264. Édouard commande l'aile droite de l'armée royale. Il écrase les Londoniens qui lui font face, mais commet l'erreur de poursuivre l'ennemi en fuite, et lorsqu'il revient sur ses pas, il est trop tard : l'armée royale a été vaincue. Par lamise de Lewes, Édouard et son cousin Henri d'Almayne sont remis à Montfort comme prisonniers.

Édouard reste prisonnier jusqu'en mars 1265, et reste sous étroite surveillance après sa libération. Malgré cela, il parvient à échapper à ses gardiens le 28 mai et rejoint le comte de Gloucester Gilbert de Clare, fils de Richard de Clare, qui vient de rallier le camp royal. Montfort est peu à peu lâché par ses partisans, et Édouard lui reprend facilement Worcester et Gloucester. Le baron s'allie à Llywelyn ap Gruffydd et se dirige vers l'est, pour rallier son fils Simon, mais Édouard le devance en attaquant le château de Kenilworth, où le jeune Montfort doit s'enfermer. Édouard s'avance ensuite à la rencontre de son père. Les deux armées s'affrontent à Evesham, le 4 août. Les rebelles, inférieurs en nombre, sont écrasés, et leur chef est tué et mutilé sur le champ de bataille.

La façon dont Édouard abuse le comte de Derby à Gloucester, entre autres épisodes, lui vaut une réputation d'individu peu digne de confiance. Cependant, la campagne de l'été 1265 lui permet d'apprendre de ses erreurs, et il y gagne le respect et l'admiration de ses contemporains. La guerre se poursuit après la mort de Montfort, et Édouard continue à y jouer un rôle. En décembre, il parvient à un accord avec le fils Montfort et ses alliés à l'île d'Axholme, et en mars 1266, il dirige une offensive couronnée de succès sur les Cinque Ports. La forteresse inexpugnable de Kenilworth reste aux mains d'un contingent rebelle, qui refuse de se rendre avant la signature du dictum de Kenilworth, par lequel les rebelles privés de leurs terres peuvent les récupérer en échange d'une amende proportionnelle à leur rôle dans l'insurrection. En avril, le comte de Gloucester semble sur le point de rejoindre les insurgés, relançant la guerre civile, mais une renégociation des termes du dictum permet d'éviter la reprise du conflit. Cependant, Édouard ne s'implique guère dans ces négociations : il se consacre entièrement à ses projets decroisade.


La croisade

Édouard prend la croix lors d'une cérémonie très élaborée le 24 juin 1268, aux côtés de son frère Edmond et de son cousin Henri d'Almayne. Plusieurs de ses anciens adversaires s'engagent également à participer à la croisade, notamment le comte de Gloucester, qui ne part finalement pas. Le pays est en paix, mais reste à réunir l'argent nécessaire pour l'expédition. Le roi de France Louis IX, chef de la croisade, accorde un emprunt d'environ 17 500 livres, mais cette somme s'avère insuffisante, et le reste doit être réuni en taxant le laïcat, pour la première fois depuis 1237. En mai 1270, le Parlement vote une taxe du vingtième en échange de la confirmation de la Magna Carta par le roi, ainsi que de restrictions sur l'usure des Juifs. Le 20 août, Édouard quitte Douvres pour la France. Il emmène avec lui environ 225 chevaliers, et vraisemblablement pas plus d'un millier d'hommes en tout.

Le but premier des croisés est de soulager la forteresse d'Acre, mais Louis et son frère Charles d'Anjou décident d'attaquer Tunis à la place, dans l'espoir d'établir une tête de pont chrétienne en Afrique du Nord. Cependant, une épidémie frappe le camp français peu après leur arrivée, et le roi succombe à la maladie le 25 août. Lorsque Édouard arrive à Tunis, Charles d'Anjou a déjà signé un traité de paix avec l'émir al-Mustansir, et il ne lui reste plus qu'à rembarquer pour la Sicile. La croisade est reportée au printemps suivant, mais une tempête dévastatrice dissuade Charles et le successeur de Louis, Philippe III, de poursuivre la campagne. De son côté, Édouard décide de poursuivre seul, et il arrive à Acre le 9 mai 1271.

Les chrétiens de Palestine sont dans une situation précaire. Jérusalem est tombée en 1244, et Acre est devenue la capitale du royaume chrétien accroché au littoral. Du côté musulman, les Mamelouks baharites mènent une politique agressive sous leur sultan Baybars, menaçant Acre même. Les forces d'Édouard constituent un apport bienvenu à la garnison de la ville, mais elles sont trop peu nombreuses pour faire pencher la balance, et leur raid sur Saint-Georges-de-Lebeyne en juin s'avère vain. Une ambassade envoyée aux Mongols de l'Ilkhanat permet de détourner les forces de Baybars grâce à une offensive sur Alep dans le nord. En novembre, Édouard dirige une offensive sur Qaqun, sur la route de Jérusalem, mais cette attaque échoue, de même que l'invasion mongole. En mai 1272, le roi nominal de Jérusalem, Hugues III de Chypre, signe une trêve de dix ans avec Baybars. L'idée ne plaît guère à Édouard, mais il est victime d'une tentative d'assassinat le 16 juin, et bien qu'il parvienne à tuer son agresseur, il reçoit une blessure au bras qu'on craint empoisonnée, et reste affaibli pendant plusieurs mois.

Édouard ne quitte Acre que le 24 septembre. Il apprend la mort de son père, survenue le 16 novembre, alors qu'il est encore en Sicile. Profondément attristé, il ne se presse pourtant pas de rentrer au pays et poursuit son voyage à une allure mesurée : d'une part, sa santé reste fragile, et d'autre part, la situation le lui permet. En effet, après les soubresauts des années 1250-1260, le royaume d'Angleterre a retrouvé la stabilité, et Édouard est proclamé roi dès le décès de son père, sans attendre la cérémonie du couronnement comme il était d'usage jusqu'alors. En l'absence du nouveau roi, l'Angleterre est gouvernée par un conseil dirigé par Robert Burnell. De son côté, Édouard voyage par voie de terre en Italie et en France, rendant visite au pape à Rome et réprimant une révolte en Gascogne sur son chemin, entre autres péripéties. Ce n'est que le 2 août 1274 qu'il rentre en Angleterre, et son couronnement est célébré le 19 août.

Règne

Le Pays de Galles

La guerre des Barons profite à Llywelyn ap Gruffydd. Par le traité de Montgomery (1267), il obtient la reconnaissance de ses conquêtes dans les quatre cantrefs de Perfeddwlad, ainsi que de son titre de prince de Galles. Il reste cependant en conflit ouvert avec plusieurs barons des marches galloises, notamment le comte de Gloucester, Roger Mortimer et le comte de Hereford Humphrey Bohun. La situation s'envenime en 1274, lorsque le frère cadet de Llywelyn, Dafydd, et le seigneur de Powys Gruffydd ap Gwenwynwyn, trouvent refuge chez les Anglais après avoir tenté d'assassiner Llywelyn. Pour ces deux raisons, ce dernier refuse de rendre hommage à Édouard. En outre, il envisage d'épouser Aliénor, la fille de Simon de Montfort, une provocation supplémentaire pour le roi d'Angleterre. La guerre est déclarée en novembre 1276. Les premières opérations se déroulent sous le commandement de Mortimer, d'Edmond de Lancastre (le frère du roi) et du comte de Warwick William de Beauchamp. Dans l'autre camp, Llywelyn n'est guère soutenu par ses compatriotes. Édouard entre au pays de Galles en juillet 1277 à la tête de 15 500 hommes, dont 9 000 Gallois. Aucune bataille majeure ne vient ponctuer le conflit, et Llywelyn comprend rapidement qu'il ne peut que se rendre. Le traité d'Aberconwy (novembre 1277) réduit son royaume au seulGwynedd, tout en lui laissant le titre de prince de Galles.

La guerre qui éclate en 1282 est d'une toute autre nature : les Gallois cherchent à défendre leur identité nationale, menacée notamment par l'introduction forcée du droit anglais. Pour Édouard, ce n'est pas une simple expédition punitive comme en 1277 : son objectif est la conquête du pays. Le conflit est déclenché par la révolte de Dafydd ap Gruffyd, mécontent de la façon dont Édouard l'a récompensé en 1277. Il est rapidement rejoint par Llywelyn et d'autres chefs gallois, qui remportent les premières batailles : en juin, le comte de Gloucester est vaincu àBataille de Llandeilo Fawr, et le 6 novembre, Luke de Tany, qui commande les forces d'Édouard sur l'île d'Anglesey, traverse le Menai pour lancer une attaque surprise, mais il tombe dans une embuscade et subit des pertes importantes à Moel-y-don. Cependant, le cours de la guerre bascule lorsque Llywelyn est vaincu et tué à Orewin Bridge le 11 décembre . La conquête du Gwynedd est achevée en juin1283, lorsque Dafydd est fait prisonnier. Il est exécuté pour traîtrise à Shrewsbury le 3 octobre.

De nouvelles révoltes éclatent en 1287-1288, et surtout en 1294 avec un cousin éloigné de Llywelyn ap Gruffyd, Madog ap Llywelyn, mais elles sont systématiquement écrasées. En 1284, le statut de Rhuddlan intègre la principauté de Galles au royaume d'Angleterre et lui donne une administration identique au système anglais, avec des comtés et des shérifs. Les affaires criminelles sont soumises au droit anglais, bien que certaines questions de propriété restent soumises aux lois galloises traditionnelles.
Dès 1277, mais surtout après 1283, Édouard lance une campagne de colonisation anglaise à grande échelle : il fonde des villes nouvelles comme Flint, Aberystwyth et Rhuddlan et ordonne la construction de plusieurs châteaux, dont les principaux sont ceux de Beaumaris, de Caernarfon, de Conwy et de Harlech. Leur construction est assurée par Jacques de Saint-Georges d'Espéranche, un architecte renommé qu'Édouard a rencontré en Savoie en rentrant de croisade. Ce programme de construction témoigne d'influences orientales, notamment dans son utilisation pionnière des meurtrières ou l'utilisation d'un plan concentrique dans quatre des huit châteaux fondés par Édouard au pays de Galles.

Le fils d'Édouard, également appelé Édouard (le futur Édouard II), naît le 25 avril 1284 au château de Caernarfon. Il est le premier prince anglais à recevoir le titre de prince de Galles, en 1301 à Lincoln. Ce titre devient par la suite associé à l'héritier du trône.


Diplomatie et règne sur le continent

Édouard souhaite repartir en croisade, et prend à nouveau la croix en 1287. Ce désir dicte en grande partie sa politique étrangère, au moins durant les deux premières décennies de son règne : organiser une croisade d'ampleur européenne exige en effet la paix entre les principaux souverains du continent. Le conflit entre la maison d'Anjou et le royaume d'Aragon qui éclate suite aux Vêpres siciliennes de 1282 constitue un obstacle à cette paix, et Édouard intervient comme médiateur en 1286 à Paris pour obtenir une trêve entre la France et l'Aragon. Cependant, ses projets de croisade ne se concrétiseront jamais : la dernière forteresse chrétienne en Palestine, Saint-Jean-d'Acre, est capturée par les Mamelouks en 1291.

Après la chute d'Acre, Édouard adopte une politique étrangère moins conciliante et plus agressive, ce qui apparaît dans le traitement des affaires de Gascogne, auxquelles il s'est toujours intéressé de près. En 1278, il y avait envoyé une commission d'enquête, dirigée par Otton de Grandson et Robert Burnell, qui avait abouti au remplacement du sénéchal Luke de Tany. Il s'y était lui-même rendu en 1286 et y était resté pendant presque trois ans. Le nœud du problème gascon est le statut de cette province au sein du royaume de France, et celui d'Édouard en tant que vassal. Édouard avait rendu hommage au nouveau roi de France Philippe IV durant sa mission diplomatique de 1286, mais en 1294, Philippe confisque la Gascogne après qu'Édouard a refusé de se présenter devant lui pour résoudre le récent conflit entre des marins anglais, gascons et français qui a abouti à la prise de plusieurs navires français et au sac du port de La Rochelle.

Édouard projette une attaque sur deux fronts : il noue des alliances avec des princes néerlandais, allemands et bourguignons, qui doivent attaquer le Nord de la France tandis que lui-même se concentrera sur la Gascogne. Cependant, ces alliances sont éphémères, et Édouard est retenu par des troubles en Écosse et au pays de Galles. Ce n'est qu'en août 1297 qu'il peut quitter l'Angleterre, et lorsqu'il débarque en Flandres, ses alliés dans la région ont déjà été vaincus, tandis que les soutiens d'Allemagne attendus ne se concrétisent pas. En fin de compte, il ne reste plus à Édouard qu'à demander la paix. La guerre s'achève sur son mariage avec la princesse Marguerite de France, demi-sœur de Philippe IV, mais elle a coûté cher aux Anglais et ne leur a rien rapporté.


La Grande Cause

Dans les années 1280, les relations entre l'Angleterre et le royaume d'Écosse sont relativement harmonieuses. La question de l'hommage n'est pas aussi controversée qu'au pays de Galles : en 1278, le roi Alexandre III d'Écosse rend hommage à Édouard Ier, mais uniquement, semble-t-il, pour ses terres d'Angleterre. Ce n'est qu'au début des années 1290 que la crise de succession écossaise vient troubler le tableau. Alexandre III meurt en 1286, après ses trois enfants. Son héritière est une petite fille de trois ans : Marguerite de Norvège, la fille de sa fille Marguerite et du roi Éric II de Norvège. En vertu du traité de Birgham, Marguerite doit épouser le fils d'Édouard Ier, Édouard de Carnavon, sans pour autant que l'Écosse passe sous suzeraineté anglaise.


Marguerite quitte la Norvège pour l'Écosse à l'automne1290, mais elle tombe malade et meurt dans lesOrcades. Plusieurs prétendants réclament alors la couronne du royaume : c'est la « Grande Cause » (Great Cause). Sur les quatorze candidats, seuls deux, Jean Balliol et Robert de Bruce, ont de réelles chances. La noblesse écossaise fait appel à Édouard Ier pour trancher la question. Au moment du traité de Birgham, la question de la suzeraineté n'intéressait guère Édouard face à la perspective d'une union personnelle entre les deux royaumes ; mais à présent, il exige d'être reconnu suzerain de l'Écosse en échange de sa participation à la résolution de la crise. Cette idée ne sourit guère aux Écossais, qui lui répondent qu'en l'absence de roi, personne ne peut prendre cette décision. Finalement, les prétendants acceptent de remettre le royaume à Édouard en attendant qu'un héritier soit choisi. Après de longs pourparlers, Édouard se prononce le 17 novembre 1292 en faveur de Jean Balliol.

L'avènement de Balliol ne met pas un terme aux interventions d'Édouard dans les affaires d'Écosse : ainsi, il accepte les demandes d'appels consécutives à des jugements rendus par les Gardiens du royaume durant l'interrègne. Il exige que Balliol se présente devant le Parlement d'Angleterre pour répondre aux charges portées contre lui par Macduff, fils de Máel Coluim II de Fife. Le roi d'Écosse se plie à cette exigence, mais lorsque Édouard requiert la participation des Écossais à sa guerre contre la France, ceux-ci refusent, concluent une alliance avec la France et attaquent sans succès la ville de Carlisle. En 1296, Édouard réplique en envahissant l'Écosse. Il s'empare de Berwick au terme d'une attaque particulièrement meurtrière. La résistance écossaise est écrasée à la bataille de Dunbar, le 27 avril. Édouard s'empare de la Pierre du destin, sur laquelle les rois écossais sont traditionnellement couronnés, et l'envoie à Westminster. Jean Balliol est déposé et emprisonné à la Tour de Londres, tandis qu'Édouard nomme le comte de Surrey gardien du royaume. La campagne est un succès, mais la victoire anglaise n'est que temporaire.


La crise constitutionnelle

Les conflits des années 1290 pèsent lourd sur les finances du royaume, et donc sur les sujets d'Édouard. Alors qu'il n'avait levé que trois impôts exceptionnels avant 1294, quatre sont votés entre 1294 et 1297 et permettent de lever plus de 200 000 £, auxquelles s'ajoutent les réquisitions de nourriture, de lainages et de toile, sans oublier la taxe supplémentaire sur la laine, surnommée la « maltôte ». Le mécontentement suscité par ces exigences débouche sur une crise politique, mais ce n'est pourtant pas un impôt laïc qui met le feu aux poudres. En 1294, Édouard exige la moitié des revenus ecclésiastiques du royaume, et il lui suffit de menacer de mettre hors-la-loi les récalcitrants pour obtenir gain de cause. L'archevêque de Cantorbéry Robert Winchelsey se trouve alors en Italie pour y recevoir la consécration pontificale ; à son retour, l'année suivante, il doit accepter une nouvelle ponction des revenus de l'Église en novembre. Sa position change en 1296 avec la bulle papale Clericis laicos, qui interdit au clergé de verser des impôts à une autorité séculière sans l'accord explicite du pape. Le clergé s'abrite derrière la bulle pour refuser de payer Édouard, qui les met donc hors-la-loi. Pris sous des feux croisés, Winchelsey résout son dilemme en laissant les membres du clergé payer comme bon leur semble. La situation est résolue avant la fin de l'année par la bulle Etsi de statu, qui autorise la taxation du clergé en cas d'extrême urgence.


Les dernières années

le retour en Ecosse

Les affaires écossaises semblent réglées lorsque Édouard quitte le pays, en 1296, mais la résistance ne tarde pas à se manifester sous la direction d'un chef charismatique et brillant stratège : William Wallace. Le 11 septembre 1297, une armée anglaise dirigée par le comte de Surrey John de Warenne et Hugh de Cressingham est mise en déroute par des Écossais très inférieurs en nombre, menés par Wallace et Andrew Moray. Cette défaite de Stirling Bridge suscite l'émoi dans toute l'Angleterre, et une campagne punitive est aussitôt mise en branle. Édouard se dirige vers le nord peu après son retour de Flandres. Le 22 juillet 1298, il mène ses troupes au combat pour la première fois depuis Evesham (1265) et bat Wallace àFalkirk. Il ne peut cependant pas profiter de sa victoire, et les Écossais parviennent à reprendre le château de Stirling l'année suivante. Édouard continue à guerroyer en Écosse en 1300 (il s'empare du château de Caerlaverock) et en 1301, mais les Écossais évitent de s'engager à découvert, préférant lancer des raids de petite ampleur sur le territoire anglais. Encouragés en secret par la France, ils s'adressent au pape Boniface VIII pour qu'il devienne leur suzerain en lieu et place d'Édouard. La bulle papale adressée en ces termes au roi Édouard est rejetée par la Lettre des barons de 1301, et les Anglais adoptent une nouvelle stratégie. En 1303, ils concluent une paix séparée avec la France, isolant ainsi l'Écosse. Robert Bruce, le petit-fils du prétendant malheureux de 1291, rallie les Anglais durant l'hiver 1301-1302. La majeure partie de la noblesse écossaise imite son exemple, et en 1304, le château de Stirling change à nouveau de mains. William Wallace, trahi, est livré aux Anglais et exécuté à Londres le 23 août 1305. Édouard installe à nouveau des Anglais et des Écossais pro-anglais à la tête du pays.

La situation bascule dès l'année suivante : le 10 février 1306, Robert Bruce assassine son rival John Comyn et se fait couronner roi d'Écosse le 25 mars par la sœur du comte de Buchan. Il entreprend aussitôt de rendre son indépendance à l'Écosse par les armes, en prenant les Anglais de court. Édouard, trop malade pour mener lui-même ses armées, en confie la direction à Aymar de Valence, à Henry de Percy et au prince de Galles. Les premiers affrontements tournent à l'avantage des Anglais : le 19 juin, Robert Bruce est battu par Aymar de Valence à Methven. Les Anglais reprennent le terrain perdu, et Édouard ne fait preuve d'aucune douceur vis-à-vis des alliés de Bruce : pour lui, il ne s'agit pas d'une guerre entre deux nations indépendantes, mais de la répression d'une révolte menée par des sujets déloyaux. Cependant, la brutalité d'Édouard, au lieu de soumettre les Écossais, les envoie dans les bras de Bruce. Ce dernier réapparaît en février 1307, et triomphe d'Aymar de Valence en mai à Loudoun Hill. La santé d'Édouard lui permet de partir pour le Nord en personne, mais il est touché par la dysenterie et son état s'aggrave à nouveau. Le 6 juillet, il campe à Burgh by Sands, à la frontière écossaise. Le lendemain matin, il meurt dans les bras des serviteurs venus le lever, à l'âge de 68 ans.

Il existe diverses versions des dernières volontés d'Édouard. Selon une tradition, il aurait souhaité que son cœur soit emporté en Palestine, avec une armée pour combattre les infidèles. Une autre, plus douteuse, lui fait demander que ses ossements soient emportés lors des campagnes à venir contre les Écossais. Une chronique plus fiable le voit entouré du comte de Lincoln, du comte de Warwick, d'Aymar de Valence et de Robert Clifford : il leur demande de veiller sur son fils Édouard, et notamment de s'assurer que son favori Pierre Gaveston restera en exil. Le corps d'Édouard Ier est ramené dans le Sud, et inhumé en l'abbaye de Westminster après une longue veillée funèbre le 27 octobre. Le nouveau roi,Édouard II, abandonne la campagne écossaise en août. Il est sacré le 25 février1308.


Points de vue

Édouard est un homme imposant : du haut de ses 1,88 m, il domine la plupart de ses contemporains, et son tempérament colérique ne le rend pas moins intimidant. Une histoire raconte qu'en 1295, le doyen de Saint-Paul, venu se plaindre au roi des impôts trop élevés, s'effondre et meurt une fois en sa présence. Lorsque son fils Édouard de Caernarfon exige un comté pour son favori Pierre Gaveston, le roi entre dans une colère noire et aurait arraché des poignées de cheveux entières à son fils. Il terrifie certains de ses contemporains, notamment dans son jeune âge. En 1264, la Chanson de Lewes le décrit comme un léopard, animal particulièrement puissant et imprévisible. En dépit de tout cela, Édouard Ier est également considéré comme un roi compétent, voire idéal : il est bon soldat et incarne les idéaux de la chevalerie. Il se conforme également aux attentes que l'on a de lui dans le domaine religieux, assistant régulièrement à la messe et ne regardant pas à la dépense lorsqu'il s'agit de faire l'aumône. À défaut de l'aimer, ses sujets le craignent et le respectent.


Descendance

Édouard épouse Éléonore, fille du roi Ferdinand III de Castille et de Jeanne de Dammartin, en octobre 1254 au monastère royal de las Huelgas de Burgos. Contrairement à la plupart des mariages de l'époque, les époux s'aiment profondément, et Édouard reste fidèle à sa femme jusqu'à sa mort. Ils ont entre quatorze et seize enfants, dont six survivent jusqu'à l'âge adulte : cinq filles et un fils, le futur  Édouard II. Éléonore meurt le 28 novembre 1290 à Harby. Accablé de chagrin, Édouard fait ériger douze croix, une à chaque station de son cortège funèbre entre Lincoln et Londres.


• Une fille, (mai 1255 – 29 mai 1255), morte-née ou morte peu après sa naissance
• Catherine (avant le 17 juin 1264 – 5 septembre 1264), inhumée en l’abbaye de Westminster
• Jeanne (été ou janvier 1265 – avant le 7 septembre 1265), inhumée en l’abbaye de Westminster
• Jean (13 juillet 1266 – 3 août 1271), mort à Wallingford sous la garde de son grand-oncle Richard de Cornouailles. Inhumé en l’abbaye de Westminster
• Henri (6 mai 1268 – 14 octobre 1274), inhumé en l’abbaye de Westminster
• Aliénor (vers le 18 juin 1269 – 19 août 1298), épouse en 1293 le comte Henri III de Bar (deux enfants). Inhumée en l’abbaye de Westminster
• Juliana Catherine (après 1271 – 5 septembre 1271), née et morte à Saint Jean d’Acre
• Jeanne d’Acre (1272 – 23 avril 1307), épouse en 1290 le comte de Gloucester Gilbert de Clare (quatre enfants).
épouse en 1297 Raoul de Monthermer (trois ou quatre enfants).
• Alphonse (24 novembre 1273 – 19 août 1284), inhumé en l’abbaye de Westminster
• Marguerite (probablement le 15 mars 1275 -  après le 11 mars 1333), épouse en 1290 le duc Jean II de Brabant (un fils)
• Bérengère (1er mai 1276 – entre le 7 juin 1277 et 1278), inhumée en l’abbaye de Westminster
• Une fille (décembre 1277 – janvier 1278), inhumée en l’abbaye de Westminster
• Marie (11 ou 12 mars 1279 – 29 mai 1332), nonne bénédictine à Amesbury
• Un fils (1280/1281), n’a peut être pas existé
• Elisabeth (vers le 7 août 1282 – 5 mai 1316)
épouse en 1297 le comte Jean Ier de Hollande (pas d’enfants)
épouse en 1302 le comte de Hereford, Humphrey de Bohun (dix enfants)
• Edouard (25 avril 1284 -  21 septembre 1327), roi d’Angleterre (Edouard II)


En vertu du traité de paix entre l'Angleterre et la France (1294), Édouard doit épouser la princesse Marguerite de France, fille du roi Philippe III le Hardi et de Marie de Brabant. Le mariage est célébré le 8 ou le 9 septembre1299 en la cathédrale de Cantorbéry. Édouard et Marguerite ont trois enfants, dont deux fils qui survivent jusqu'à l'âge adulte.

• Thomas de Brotherton (1er juin 1300 – 4 août 1338) comte de Norfolk
• Edmond de Woodstock (1er août 1301 – 19 mars 1330), comte de Kent
• Aliénor (6 mai 1306 – 1310)


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Jeu 10 Nov - 11:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://mespassions.forumactif.com
Lanaelle
Admin
avatar

Messages : 2011
Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: Re: LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES   Ven 1 Avr - 12:49

La continuation de la huitième croisade ne peut être dénommée neuvième croisade alors qu'elle n'est que les soubresauts d'une petite armée qui avait tardé à rejoindre Louis IX. Edouard est un dur combattant certes mais autant dire seul avec pour seul espoir de rejoindre Saint Jean d'Acre. Cette opération n'a reçu aucun aval des rois, elle n'est menée que par le fils du roi d'Angleterre.
Revenir en haut Aller en bas
http://mespassions.forumactif.com
Lanaelle
Admin
avatar

Messages : 2011
Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: Re: LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES   Ven 1 Avr - 12:52






• 1273 : Olivier de Termes, chef du contingent français en Terre Sainte († 12 août 1274)
Voir plus haut

• Octobre 1275 : Guillaume de Roussillon seigneur d'Annonay et autre places, chef du contingent français en Terre Sainte envoyé avec une ordonnance de Philippe III le Hardi et l'assentiment du Pape Grégoire X après le concile de Lyon de 1274. Il a disparu mystérieusement (assassinat) en 1277 à la suite d'un coup d'État sur Saint Jean d'Acre d'une flotte sicilienne envoyée par Charles d'Anjou en mai 1277 et dirigée par le Comte Roger de San Severino.
Revenir en haut Aller en bas
http://mespassions.forumactif.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES   

Revenir en haut Aller en bas
 
LISTE DES PRINCIPAUX CHEFS CROISES
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
 Sujets similaires
-
» Voitures de chefs d'état
» 19 GC VILLINGEN
» Collectif-Les chefs-d'oeuvre du fantastique
» Les Chefs indiens célèbres (La Nouvelle populaire)
» [2999] Liste "old school v7" mais en v8.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le grenier de l'histoire, des mystères, de l'insolites et du féérique :: HISTOIRE :: LES CROISADES-
Sauter vers: