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 UN PEU D'HISTOIRE

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Lanaelle
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MessageSujet: UN PEU D'HISTOIRE   Sam 15 Avr - 11:48






les Mérovingiens
le Razès par Fédié
La Baronnie d'Hautpoul
Port-Royal et le jansénisme
L'affaire Fouquet
Christine de Suède







SOURCE :
Tous les textes et toutes les images :

http://www.rennes-le-chateau-archive.com/

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Dernière édition par Lanaelle le Lun 1 Mai - 22:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Sam 15 Avr - 11:50





Qui étaient les Mérovingiens ?
- Quelques caractéristiques
- Les débuts de la dynastie
- Clovis, un règne charnière
Dagobert II ou la connexion avec Rennes-Le-Château
- Son assassinat en 679
- Après la mort de Dagobert II
- La fontaine Saint Dagobert
La légende de Sigisbert IV, fils de Dagobert II
- La légende du Rejeton Ardent
- Résumons la généalogie de Dagobert II
- Des éléments qui confirmeraient la légende
- Les éléments à décharge
- Que peut-on en conclure ?
- Manipulation sur la Dalle des chevaliers
- Que serait devenu le roi perdu Sigisbert IV ?
Le crâne de Dagobert II
- La légende continue
Les Mérovingiens et Rennes-Le-Château
♦♦ le petit parchemin
♦♦ La Dalle des Chevaliers
♦♦ Le mariage de Dagobert II avec Gisèle de Razès, fille d’un comte de Rhedae wisigoth
♦♦ Une date clé, le 17 janvier 681
♦♦ L’église Saint Sulpice de Paris
♦♦ Boudet et les Mérovingiens
Les Mérovingiens et Le Prieuré de Sion
- L’origine des Mérovingiens
- Le pouvoir usurpé
- La descendance mérovingienne
Lohengrin ou la légende de Bouillon

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Sam 15 Avr - 12:01

Les Mérovingiens et les mystères de leur lignée

Inévitablement, lorsque l’on entre dans les mystères de Rennes-Le-Château et
que l’on étudie ses racines historiques, on est confronté à la dynastie des
Mérovingiens. Ce sujet est incontournable, et pour comprendre les liens
complexes qui unissent, Prieuré de Sion, descendance
mérovingienne, lignée christique et Rennes-Le-Château
,
il est important de rappeler cette page de notre histoire de France et
les légendes qui l’entourent.

La dynastie des Mérovingiens était-elle porteuse d’un secret merveilleux ?



La lignée des rois mérovingiens





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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Sam 15 Avr - 13:34

Qui étaient les Mérovingiens ?

- Quelques caractéristiques


Les Mérovingiens régnèrent de 447 à 750 apr.J.-C. sur un royaume qui s’étendait de part et d’autre du Rhin et donc sur des terres de la France et de l’Allemagne actuelle. Ils sont issu de peuples barbares venus de Germanie et s’installèrent aux frontières de l’Empire romain. Ce sont les       Francs et les  Goths. Ces nouveaux arrivants s’intégrèrent très facilement avec les Gaulois et participèrent à l’offensive pour repousser les Huns d’Attila.

Le règne des Mérovingiens est aussi associé à de nombreuss légendes qui trouvent leurs racines dans de récits fantastiques comme le Roi Arthur,  les Chevaliers de la Table Ronde, ou le Graal.

La dynastie trouve l’origine de son nom dans    Mérovée qui, d’après la légende, naquit de deux pères : le roi Clodion et une créature  «La bête de Neptune ».




Mérovée hérita de nombreux pouvoirs magiques et surnaturels qu’il transmit ensuite à ses descendants. C’est ainsi que  les mérovingiens se croyaient investis de pouvoirs surnaturels.  Ils guérissaient avec les mains et parlaient avec la nature. Comme pour tracer la lignée, les nouveau-nés étaient marquée d’une croix rouge sur le cœur ou sur le dos, symbole que l’on retrouvera plus tard chez les Templiers. Les pièces de monnaies sont gravées avec la croix des croisés de Jérusalem.

Mérovée est considéré comme le premier roi des Francs. Ce personnage mal connu est le fils présumé de Chlodion le Chevelu et semble reprendre la succession du pacte effectué avec les Romains par Clodion. Le 20 septembre 451, il participa avec le général romain Aetius à la bataille des champs catalauniques contre Attila. Il donna son nom à la première dynastie des rois de France (son nom Mérowig, signifie éminent guerrier). Il épousa Chlodeswinthe vers 446( ?) et eut un fils Childéric Ier.


De la même façon que les Romains, les Mérovingiens se dotèrent d’une loi : la loi salique (du nom des francs saliens, peuple de Clovis). Cette loi qui causera leur perte est à l’origine du partage du royaume entre les héritiers à de nombreuses occasions. En trois siècles, le territoire de Clovis se trouvera découpé maintes fois de façon désordonnée.

C’est à l’âge de 12 ans que le futur souverain obtient le titre de roi. Il devient alors un symbole et l’important et de paraitre et non de diriger. Le pouvoir monarchique est relayé par le «maire du palais » qui gouverne directement la région qui lui est attribuée.

Les rois mérovingiens sont  polygames et possèdent des harems. L’objectif est de préserver      le sang royal et donc ne pas mélanger à d’autres lignées pour des raisons politiques ou pécuniaires. La vertu mérovingienne vient du sang et la sauvegarde de la race en dépend.

Les rois mérovingiens sont également appelés    «Les rois aux cheveux longs », car leur chevelure était un symbole de pouvoir magique. La pire condamnation pour un Mérovingien était d’être tondu, ce qui était souvent pratiqué.

Le crâne des rois défunts était  trépané pour permettre à l’âme de quitter le corps. L’incision est très visible sur le crâne de Dagobert II. C’est cette coutume qui permit par exemple de supposer que la sculpture du  «Cap de l’Hom » sauvegardée par   Boudet était d’origine mérovingienne. Un trou est en effet visible au sommet du crâne.

Les rois mérovingiens sont réputés pour leur cruauté et leur fourberie. Ils n’hésitaient pas à trahir leurs proches ou leur famille et à  les assassiner.
La jalousie et la soif de pouvoir engendraient les conspirations et les complots. Les reines n’étaient d’ailleurs pas épargnées :






La Reine Frédegonde est restée célèbre pour sa cruauté et sa brutalité envers ses proches. Elle n’hésitait pas à utiliser l’arme blanche ou le poison pour arriver à ses fins. Une anecdote est celle de sa fille Rigonthe qui lui réclamait les trésors de Chilpéric. Frédégonde accepta, mais alors que Rigonthe puisait dans le coffre, sa mère abattit le couvercle sur la tête de sa fille et pesa de toutes ses forces. Une servante qui passait par là appela au secours et l’on vint juste à temps pour sauver Rigonthe de son supplice…

Un autre fait célèbre qui marque la brutalité de l’époque est celui de la mort de Brunehaut en 613.Reine et régente d’Austrasie, fille du roi wisigoth Athanagild, Brunehaut épousa en 567, le roi franc d’Austrasie Sigebert Ier, mort assassiné. En 597, Brunehaut voulut unifier le monde franc, mais elle se heurta à l’aristocratie austrasienne.. Les leudes ne virent pas d’un bon œil le fait que Brunehaut prenne le pouvoir et un parti se forma contre elle. Les leudes austrasiens préférèrent offrir les royaumes d’Austrasie et de Bourgogne à Clothaire II plutôt que d’obéir à Brunehaut.








En 613, Clotaire II envahit l’Austrasie.Brunehaut préféra fuir jusque dans les montagnes du Jura. Mais elle fut faite prisonnière et  livrée au roi de Neustrie. La vieille reine comparut devant le tribunal de son neveu, Clotaire II, qui n’eut aucune pitié pour elle. Brunehaut fut accusée d’une demi-siècle de crimes, dont la plupart avaient été commis par la reine Frédégonde. Brnehaut fut torturée 3 jours durant, puis le roi ordonna qu’elle soit liée par les cheveux à la queue d’un cheval indompté. La malheureuse fut mise en pièces par l’animal…Son cadavre fut brûlé.


La dynastie royale comprend 40 souverains, et leur généalogie est complexe du fait de la polygamie et de plusieurs mariages entre Mérovingiens.

Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que le site de  l’église Saint-Sulpice et de  l’abbaye de Saint Germain des près à Paris représentaient un lieu mérovingien très important. Des fouilles archéologiques effectuées en 1919 mirent en lumière de nombreux vestiges, dont  le célèbre tombeau de la reine sorcière Frédégonde. Pierre Plantard fut d’ailleurs le premier chercheur de Rennes à  s’intéresser d’aussi près à cette dynastie surprenante.




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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Sam 15 Avr - 19:52

- Les débuts de la dynastie


La lignée mérovingienne démarra par Mérovée, chef franc en  417, puis par son filsMérovée le Jeune, roi des francs de  448 à 458.

Vint ensuite sur le trône Childéric Ier de  458 à 496. A cette époque, le royaume est prospère et aussi bien le commerce que l’agriculture se développent rapidement. Les souverains étaient d’ailleurs très riches. Une importante fabrique royale se trouvait à SION en Suisse.

La tombe de Childéric Ier fut découverte le 27 mai 1653 à Tournai, à quelques kilomètres de la frontière française. Celle-ci était entourée de fosses rayonnantes, à une vingtaine de mètres de distance de la sépulture, renfermant plusieurs dizaines d’étalon sacrifiées lors des funérailles. On retrouvera dans le tombeau 300 abeilles en or, l’abeille étant le symbole sacré mérovingien. Elles furent confiées à Léopold Guillaume de Habsbourg, et récupérées par Napoléon qui en fit le principal ornement de ses habits. Outre les abeilles d’or que Bonaparte s’appropria, Childéric Ier portait au doigt un anneau sigillaire représentant sa tête coiffée d’une longue chevelure tressée.


- Clovis, un règne charnière


En 481, l’année fut cruciale pour la dynastie mérovingienne. Clovis devint le premier roi franc de la lignée et étendit son royaume du nord de la Gaule jusqu’à  la Loire. Il se maria à  Clotilde, fervente catholique romaine. Ceci le décida à se convertir au catholicisme. Ce fut fait à Reims en l’an 496.


[/b]



Pour Rome et le pape, ce pacte assurait l’implantation de l’Eglise en Occident. En échange, il obtint l’autorisation de régner sur l’ancien Empire romain sans durée limitée.

C’est le pacte de Clovis et son héritage qui sera transmis à la descendance mérovingienne. Le roi franc Clovis étendit son domaine par de multiples conquêtes et construisit son royaume sur les frontières de l’actuelle France et du catholicisme. La dynastie des Mérovingiens pouvait commencer.




L’Europe en l’an 600 – Ce qui deviendra la France est morcelé en plusieurs royaumes. Les Wisigoth occupent l’Espagne, les Pyrénées et la Côte narbonaise.
Carte extraite de l’Atlas historique périodique de l’Europe
© 2003. Christos Nüssli, Euratlas – www.euratlas.com



Clovis fit imposer par tous les moyens la foi catholique et étendit son royaume vers l’Est et le Sud de la Gaulle. Il fit de Paris la capitale. Il repoussa également ses ennemis jurés, les Wisigoths, en 507, hors d’Aquitaine. Les Wisigoths se retranchèrent alors à Carcassonne, puis à Rhedae (Rennes-Le-Château) où ils firent leur capitale. Clovis est un personnage historique essentiel, car il traça les premières frontières d’un royaume qui deviendra l’actuelle France et imposa le Christianisme comme religion officielle dans cette partie de l’Europe.


Mais à sa mort en 511, son pouvoir se divisa parmi ces 4 fils, ce qui provoqua des rivalités et le chaos. Le royaume fut partagé progressivement en 3 régions : Neustrie (la Normandie), Austrasie (la Lorraine) et Burgonde (la Bourgogne).






C’est à partir de cette époque que le pouvoir des Mérovingiens devint  confus, naviguant entre l’autorité d’un roi et la souveraineté des maires du palais qui gouvernaient les régions. Les rivalités et les affrontements devinrent alors nombreux.

A partir de  639, le pouvoir des Mérovingiens s’affaiblit et les maires de palais prirent le dessus. Les rois sont alors nommés «Rois Fainéants ». régnèrent ensuite dans l’ordre : color=#EFA0FF]Chilpéric Ier[/color], Clotaire II, Dagobert Ier et Sigisbert III.

Sigisbert III. fut assassiné en  676 sur ordre du maire du palais Grimoald qui veut installer sur le trône d’Austrasie son fils Childebert.

Il faut alors attendre Dagobert II, fils unique e Sigisbert III pour que la dynastie mérovingienne connaisse un nouveau rebondissement.

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Sam 15 Avr - 20:05

Dagobert II ou la connexion avec Rennes-Le-Château






Dagobert II est né en 652 de Sigisbert III et d’ Immachilde.

Il est le petit-fils de Dagobert Ier




Il devint roi à 24 ans de 676 à 679
Il épouse Mathilde en 666 puis
Gisèle de Razès en 671,
Princesse Wisigothe

On lui prête au total 6 enfants

Il meurt assassiné à 27 ans, le 23 décembre 679 à Stenay  et son règne ne
dura que trois ans…





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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Sam 15 Avr - 22:16

- Son histoire



Né en  652, fils unique de     Sigisbert III et d’Immachilde, il est le petit-fils de  Dagobert Ier. Avant que naisse Dagobert II, le maire du palais Grimoald adopta son propre fils    Childebert qu’il voulait faire roi. Et à la mort de Sigisbert III en  656, il confia à Grimoald son fils Dagobert II. Mais le maire du palais, voyant en lui un futur roi potentiel, l’écarta du trône. Pour cela, il le fit tondre (ce qui symboliquement enlève tous ses droits) et le confia à  l’évêque de Poitiers Didon qui l’exila en Irlande avec sa mère au monastère de Slane situé au nord d’une cité, l’actuel Dublin. Dagobert II avait alors  4 ans et cette opération le raya littéralement de la dynastie. Childebert prit ainsi sa place et devint  Childebert III l’adopté.

Ce fait provoqua la révolte de Grands d’Austrasie, et Childebert III, livré aux Neustriens, fut mis à mort ainsi que son père Grimoald. Les Neustriens imposèrent alors sur le trône d’Austrasie Childeric II. Mais à la mort de Clotaire III en  673, le maire du palais de Neustrie,  Ebroïn, choisit Thierry III comme successeur.

Les Grands d’Austrasie se révoltèrent et réclamèrent  Childéric II comme roi. Et pour marquer sa prise de pouvoir, ce dernier fit tondre Ebroïin et Thierry III, puis il les enferma dans un monastère. C’était sans compter sur les amis d’Ebroïn qui l’assassinèrent avec sa femme enceinte.

Pendant ce temps-là, Dagobert II fut recueilli para Saint Wilfrid, le futur évêque d’York qui le protègera en Angleterre durant 15 ans. Ilfrid remarqua le jeune Dagobert et comprit vite qu’il était le successeur légitime du trône d’Austrasie. Il s’occupa alors de lui assurer son éducation en tant que conseiller pour faciliter son retour en France. En  666, Dagobert II épousa une princesse celte, Mathilde, en Irlande et ils s’installèrent à York en Angleterre. Ils auraient eu 3 enfants.

Selon la légende, Mathilde mourut en670, et wilfrid orchestra un nouveau mariage en  671 (Dagobert avait alors 21 ans) avec Gisèle de Rhedae, fille de Béra II, comte de Razès de  sang Wisigoth, et de sa mère Gislica de Wisigothie. Toujours selon la légende, Dagobert II quitta l’Angleterre pour la Septimanie dans le Languedoc où il se cacha. La région était sous domination wisigothe et le mariage eut lieu à        Rhedae. L’histoire est souvent faite de contradiction. Voici qu’un Mérovingien, dont la tradition est de préserver le sang de sa race, se marie avec une wisigothe, peuple ennemi juré de Clovis. De ce mariage serait né Sigisbert IV (le rejeton ardent) en 676. Ce fait, comme nous le verrons par la suite, est contesté, car il ne repose sur aucune preuve historique.

Après l’assassinat de Childériic II, les Grands d’Austrasie eurent alors un seul objectif : remettre  Dagobert II sur le trône. Wulfoad, le maire du palais d’Austrasie et successeur de Grimoald organisa alors son retour dans les Ardennes. Dagobert fut proclamé Roi d’Austrasie en 674 avec la complicité de Wilfrid et de  l’évêque de SION en Suisse.

Devenu roi, Dagobert II s’imposa très vite en supprimant l’anarchie. Il fut accepté par de nombreuses provinces, mais pas par la Neustrie. Il reconquit l’Aquitaine en 679 grâce à l’appui financier de Rhedae.

Dagobert II possédait une forte personnalité, et il voulut rapidement restaurer l’autorité mérovingienne en s’opposant violemment contre les Maires et notamment Pépin de Herstal (635-714), maire carolingien d’Austrasie à qui il supprima le droit de gouverner à sa place.

Dagobert II mit aussi un frein à l’expansion de l’Eglise de Rome et s’opposa aux nobles désireux d’indépendances.

Il s’attacha aussi à combattre le pouvoir de ceux qui assassinèrent son prédécesseur Childéric II, un Mérovingien. Il implanta également la capitale mérovingienne à Stenay.




Ces prises de position dure signèrent sa perte, et un complot organisé par Pépin de Herstal (sur ordre d’Ebroïn pour certains historiens), fut monté avec la complicité du pape.


- Son assassinat en 679


Nous sommes le  23 décembre 679. Alors que Dagobert II chasse dans  la forêt de Woëvre près de Stenay (au nord de Verdun près de la frontière), il s’arrête près d’une fontaine pour se détendre et s’endort. Mais sa garde s’est imprudemment éloignée sur son ordre. Isolé, Dagobert II est alors assassiné par l’un de ses serviteurs. Il est tué d’un coup de lance dans l’œil et on le retrouve cloué à un arbre. Il avait  27 ans.




L’assassinat de Dagobert Ii dans la forêt
de Woëvre près de Stenay


Son escorte ramena son corps à Charmoy et il fut enterré dans la basilique Saint Rémi de Stenay. Jouissant d’une renommée très populaire, Dagobert II fut proclamé Saint et Martyr.




Le 10 septembre 872, on retrouva par hasard, sous le chœur de la basilique, le tombeau de Dagobert II.

Le roi Charles II le Chauve exhuma le corps et le transporta à Douzy où il fut mystérieusement canonisé le 10 septembre 872 par le concile métropolitain.





Charles II fit construire une plus grande église à Stenay,  la Basilique Saint Dagobert. Une châsse d’or et d’argent fut construire pour l’occasion. On y conservera les reliques dont une partie alla à l’abbaye de Juvigny.

L’église Saint Dagobert devint la propriété d’un seigneur de la région.


Plus tard, en  1093, un certain   Godefroid de Bouillon, descendant mérovingien, siégea Stenay pour récupérer le sanctuaire. En  1789, la Révolution détruisit l’église et les reliques furent dispersées. Seul, son crâne fut récupéré par les sœurs noires de Mons en Belgique.







- Après la mort de Dagobert II


Après la mort de Dagobert I, et n’ayant pas de descendance, le maire du palais Ebroïn, proposa de placer  Thierry III sur le trône d’Austrasie. Pépin le bref refusa et l’Austrasie resta sans roi, laissant ainsi le pouvoir au maire pour gouverner la province. C’est la période des «Rois Fainéants » durant laquelle les souverains trop jeunes furent écrasés par le pouvoir des maires.

Pépin de Herstal dit Pépin le Jeune, devint roi des Francs de Neustrie et d’Austrasie. Il mourut le 16 décembre 714 et ce fut son fils unique illégitime qui lui succéda : Charles Martel. Il a tout juste 26 ans.

Célèbre pour avoir arrêté l’invasion arabe en 732 à Poitiers, Charles Martel dut se battre pour régner sur le royaume franc, la noblesse neustrienne voulant se soulever.
Il dut combattre la monarchie mérovingienne et prit peu à peu du pouvoir.











 Charles Martel mourut le  22 octobre 741, et malgré le fait qu’il ne fut jamais roi des francs, on l’inhuma à la basilique Saint Denis avec les autres rois, une distinction exceptionnelle. La  succession fut assurée par ses deux fils, Carloman et  Pépin le Bref, le père de  Charlemagne.


Un fait peu connu est celui-ci :  Pépin le Bref usurpa le trône avec l’accord du pape Zacharie en destituant  Childéric III, le neveu de Dagobert II et le dernier mérovingien connu. Pour ajouter à l’humiliation, Pépin le bref le fit tondre.

Ayant la voie libre,  Pépin le Bref put être sacré  roi des Francs le 27 juillet 754 à la place de Childéric III. La dynastie des Carolingiens pouvait alors commencer, remplaçant celle des Mérovingiens.






En résumé, l’assassinat de Dagobert II, dernier roi mérovingien se prétendant d’ascendance davidique, fut l’événement qui permit l’usurpation du trône du royaume des francs par Pépin le Bref de dynastie carolingienne.







- La fontaine Saint Dagobert


La fontaine de Saint Dagobert ou « La fontaine d’Arphays » est l’une des deux sources de la forêt de Wo¨¨evre. Il s’agit de l’endroit exact où fut assassiné Dagobert II en 679 alors qu’il était roi mérovingien.






L’histoire raconte que c’est au cours d’une partie de chasse à cheval, qu’il fut mortellement frappé en traitre sur ordre d’ Ebroïn, le maire du palais de Neustrie et de Burgonde (Bourgogne actuelle)


Mais pourquoi ce fait historique est-il aussi important ? Simplement parce que cet assassinat marque la fin de la dynastie mérovingienne. En effet, Dagobert II n’ayant officiellement aucune descendance, la lignée mérovingienne s’éteignit définitivement. Compte tenu de la très haute importance que cette lignée représentait à leurs yeux, cet évènement fut sans aucun doute ressenti comme la fin d’un règne de plus de trois siècles.


La fontaine Saint Dagobert est devenue aujourd’hui un lieu de pèlerinage initiatique. De nombreux visiteurs tentent par la randonnée pédestre (6 km à partir du château de Charmois) de retrouver la trace de Dagobert II il y 1500 ans, de même que l’atmosphère oppressante du lieu. Des reliques du Roi y sont même présentées à cette occasion. Il faut souligner que la Forêt de Woëvre a conservé son aspect de l’époque, verdoyante et épaisse dans les belles saisons, froide et neigeuse en hiver, ce qui ajoute certainement à la lourdeur et à l’ambiance de ce lieu chargé d’histoire.








C’est aussi cet assassinat historique que l’on retrouve suggéré dans une enluminure célèbre et étrange de  René d’anjou  «La Fontaine de Fortune » et qui cache certainement un secret dans sa composition. On y voit deux personnages, un chevalier et son écuyer particulièrement attristés. Le chevalier est intrigué devant une stèle en forme de fontaine. On peut aussi remarquer une lance, allusion sans doute à celle qui servit à assassiner  Dagobert II. Il faut aussi noter le casque ailé du chevalier que ce dernier a oté avant de se recueillir devant la fontaine. Des erreurs grossières dans la projection des ombres sont également à signaler…[/color]

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Dim 16 Avr - 12:24

La légende de Sigisbert IV, fils de Dagobert II


Ce sont les mystères de Rennes-Le-Château et laDalle des Chevaliers trouvée par Bérenger Saunière qui firent remonter à la lumière une certaine lecture de la descendance mérovingienne. Dagobert II aurait eu selon la légende un fils,  Sigisbert IV en  676 avec Gisèle de Rhedae ( † 678). Pour certains, il serait mort avec lui dans la forêt de Woëvre, pour d’autres il aurait survécu, puis aurait été caché afin qu’il ne subisse pas le même sort que son père.


L’histoire officielle nous dit queDagobert II n’eut pas de fils, et en effet aucun élément ne permet d’affirmer le contraire. On ne peut donc procéder que par faisceaux de présomption, telle une enquête policière.


- La légende du Rejeton Ardent


Après l’assassinat de Dagobert II par le maire du Palais,       Ebroin, ce dernier aurait voulu également en finir avec le fils  Sigisbert IV, roi potentiel. Il déploya alors tous les moyens pour parvenir à ses fins. Consciente du danger, Gisèle de Rhedae, la meure du jeune futur roi, décida de le protéger et de le cacher en l’éloignant de la région de Stenay. Il fallait non seulement le faire disparaitre discrètement aux yeux des auteurs du complot, mais aussi le mettre à l’abri dans un lieu sûr et distant. Ebroin chercher alors  Sigisbert IV dans toute la région, en vain.


Gisèle, aidée d’hommes dévoués à sa cause, organisa le voyage de son fils. Ce fut alors un véritable tour de passe-passe pour déjouer la surveillance des révoltés et brouiller les pistes. Sigisbert IV fut envoyé à un endroit diamétralement opposé à Stenay, dans le comté du Razès, province du sud de la Gaule…  à Rhedae (Rennes-Le-Château).

A cette époque, Rennes-Le-Château était une place forte wisigothe. La citadelle  de la cité située au sommet d’une colline et qui est le seul témoignage visible aujourd’hui, était réputée imprenable. Du sommet, la vue permet de surveiller toute la vallée de l’Aude et de la Sals. Les historiens semblent d’accord sur un point : Rhedae était certainement aussi importante que Carcassonne et Narbonne.  Dans ce contexte, il est évident que Sigisbert IV, mis au secret, aurait pu avoir une descendance.

Ainsi, le fils de Dagobert II, dit le Rejeton Ardent, aurait permis d’assurer cette précieuse lignée mérovingienne à Rennes-Le-Château. C’est en tout cas ce que nous rapporte  la légende et l’une des thèses. Bien sûr, il n’existe aujourd’hui aucune preuve historique de ceci.


- Résumons la généalogie de Dagobert II

Dagobert II (652 - † 679) se maria en 666 et eut 3 enfants de sa première épouse Mathilde († 670)

♦ Sigisbert († 678), décédé un an avant l’assassinat de son père et qu’il ne faut pas confondre avec Sigisbert IV le Rejeton Ardent

♦ Rotilde qui fut sourde et muette. Elle aurait été guérie par Saint Florent

♦  Ragnetrude († 678) dont on ignore tout. Elle est aussi connue sous le nom de Ragentrude de Bavière ou Regintrude

Dagobert II se maria une seconde fois en 671 avec Gisèle de Razès (653-678) fille de Berae II comte du Razès, et eut officiellement 2 filles :

◘ Sainte Irmine (†726) qui fut la première abbesse du monastère d’Oeren en 708 qu’elle fonda près de Trèves (Allemagne)

◘ Sainte Adèle (675-735) qui fonda l’abbaye de  Pfazel dans le diocèse de Trèves. Elle fut mariée à Aberic et mère d’un fils. Lorsqu’elle devint neuve, elle fut sollicitée par de nombreux prétendants, mais elle préféra entrer en religion. Elle devint alors disciple de Saint-Boniface et fonda le monastère Palatiole (aujourd’hui Pfalzel), non loin de Trèves (Allemagne), dont elle devint une abbesse réputée et respectée. Elle est aussi la grand-mère de Saint Grégoire d’Utrecht qui fut l’un des plus dynamiques disciples de Saint Boniface, l’évangélisateur de la Germanie.




- Des éléments qui confirmeraient la légende

Plusieurs éléments convergents tendraient à montrer que cette légende est la mémoire d’un fait historique bien réel :

• A cette époque, l’espérance de vie d’un homme était d’environ  30 ans et Dagobert II, bien qu’assassiné à l’âge de 27 ans, avait presque atteint ce seuil. Il est donc tout à fait imaginable que Dagobert Ii soit le père d’un fils. Autre élément, en ce temps on se mariait à l’âge de 7 ans et les jeunes filles devenaient mères vers 14 ans. Il existe d’ailleurs une étrange affaire : l’existence d’un parchemin de la main de la fille de Dagobert II et de Gisèle : Saint Irmine, abbesse d’Oeren en 708.

• Il est impensable de croire que Dagobert II n’ait pas tenu à avoir un fils. La descendance mérovingienne en dépendait et il est du devoir d’un roi d’assurer sa lignée, surtout mérovingienne.


Dagobert II se maria pour la seconde fois en  671[ à 21 ans avec    Gisèle de Razès. Si l’on prend l’hypothèse qu’ils eurent un fils   Sigisbert IV en  676 (d’après le Prieuré de SION), ce dernier devait avoir presque  4 ans lors de l’assassinat du père en  679. Sigisbert était donc trop jeune pour prendre des initiatives et trop âgé pour ne pas laisser une trace historique. Cet âge pourrait correspondre.


- Les éléments à décharge


Il est clair que du point de vue historique, il n’existe aucune preuve ni aucune trace d’un fils roi exilé à Rhedae.  Pour les historiens qui admettent son existence, il aurait été assassiné par son père durant la partie de chasse.

Si l’on suppose que Sigisbert IV a été assassiné dans la forêt de  Woëvre, pourquoi n’a-t-on aucun écrit, aucune allusion d’un fait aussi important pour l’époque. La mort de Dagobert II est connue avec précision, pourquoi pas celle de son fils ? Comment peut-on imaginer que l’on n’ait aucune trace de la sépulture de Sigisbert alors que la dépouille du roi fut transférée  dans une basilique pour être transformée en relique. Soit il s’agit d’un mythe, soit ce fils roi a été mis au secre


- Que peut-on en conclure ?


Si l’on admet que Dagobert II n’eut jamais de fils ou qu’il fut assassiné avec son père, le problème de descendance est évident. Et la lignée mérovingienne s’étant éteinte, le pouvoir royal ne pouvait que changer de sang.

A l’inverse, si l’on considère que Sigisbert IV a existé et qu’il a été mis au secret, il y a usurpation du pouvoir royal. La descendance mérovingienne devient alors légitime et tous les mystères entourant cette page de notre Histoire sont compréhensibles. Cette légitimité remettrait donc en cause les descendances royales suivantes et donc d’une manière plus générale, la lignée complète des rois de France.


C’est sur cette dernière hypothèse qu’est bâti l’arbre généalogique des comtes de Rhedae. L’arbre diffère bien sûr de celui que l’on peut trouver dans les livres d’histoire officiels.

Enfin, c’est sur cette généalogie que Pierre Plantard et son complice Philippe de Cherisey s’appuyaient pour confirmer la thèse d’une descendance mérovingienne dans la famille Plantard. Il est vrai que   Sigisbert IV, dit le  Rejeton Ardent, se dit en vieux français : PLANT-ARD


- Manipulation sur la Dalle des chevaliers

Il existe dans les révélations de  Pierre Plantard des exemples de manipulation flagrante. L’une d’elles concerne la  Dalle des Chevaliers. Il faut néanmoins considérer que ces manipulations restent anecdotiques si on les compare à tous les éléments amenés par Plantard et qui sont aujourd’hui vérifiés et confirmés par l’Histoire.

La dalle des Chevaliers fut découverte parBérenger Saunière dans son église et servit de preuve pendant quelque temps pour confirmer l’existence du Rejeton Ardent. Cette dalle longtemps présentées d’époque wisigothe ou mérovingienne présenterait sur le tableau droit un chevalier portant un jeune enfant pouvant être Sigisbert IV.






La dalle pourrait alors faire référence au long voyage de ce roi perdu depuis Stenay jusqu’à Rennes-Le-Château…


En fait, nous savons aujourd’hui que cette dalle d’époque carolingienne (vers l’an 771). Le chevalier à droite monte un cheval avec étriers et selle. Il brandit une épée et un petit bouclier rond en usage à cette époque : le bocle.







- Que serait devenu le roi perdu Sigisbert IV ?


Officiellement, le mystère est complet, car aucune piste n’existe. Il est probable que  Sigisbert IV s’il eut existé, serait mort jeune, compte tenu de l’espérance de vie extrêmement basse à cette époque. Néanmoins, le Prieuré de SION apporte des réponses qu’il faut bien sûr interpréter avec prudence et que l’on ne peut ignorer en toute objectivité.

On peut  aussi imaginer que la Dalle des Chevaliers trouvée par Saunière et préalablement placée parAntoine Bigou devant l’autel cacherait l’entrée de la crypte sous l’église Marie-Madeleine et des sépultures importantes, dont celle de  Sigisbert IV.

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Dim 16 Avr - 13:22

Le crâne de Dagobert II


200 ans après la mort de  Dagobert II, sa sépulture fut retrouvée par hasard sous le chœur de la basilique  Saint-Rémy de Stenay où il avait été enterré. Le roi Charles II le Chauve fit alors exhumer son corps et le transféra à Douzy pour le canoniser.  Ce sera fait le  10 septembre 872 par un concile métropolitain d’évêques. Dagobert II devint alors pour l’église saint et martyr.  Charles II fit ensuite construire une plus grande église à Stenay, La Basilique Saint Dagobert. Une châsse d’or et d’argent fut construite pour y conserver les reliques dont une partie alla à l’Abbaye de Juvigny.





En 1069, le Duc de Lorraine, qui était le grand-père de Godefroid de Bouillon, comprit l’importance spirituelle de la sépulture et fit retourneer la dépouille de Dagobert II à l’église Saint Dagobert à Stenay.


 La basilique Saint-Rémy de Stenay fait aujourd’hui l’objet d’une fête annuelle le 23 décembre, rendant hommage au roi perdu.





Mais lors de l’attaque des huguenots à Stenay en  1591, les reliques furent dispersées. Toutes ? Non, car seul le crâne supposé de Dagobert II fut mis à l’abri à Orval.


C’est à la Révolution que le crâne changea encore de propriétaire. Il fut récupéré par le couvent des Sœurs Noires à Mons en Belgique et préservé dans la chapelle Sainte Madeleine. Il faut remarquer sur la photo une curieuse blessure au sommet du crâne. Elle est sans doute due à la coutume mérovingienne de la trépanation.


A la fin du XVe siècle, plusieurs béguines reçurent de l’évêque de Cambrai, Mgr Henri de Berghes, l’autorisation de prononcer les trois vœux et d’entrer en religion. Les sœurs vivaient déjà en communauté depuis une vingtaine d’années et avaient choisi de suivre la règle de Saint Augustin. Ce sont les Augustines auxquelles l’évêque impose de porter le scapulaire noir. Ce vêtement leur vaudra le surnom de «Sœurs Noires ». En 1485, le Pape leur envoya une bulle d’approbation.
Au cours des siècles, les Sœurs Noires accumulèrent un important patrimoine souvent désigné «Trésor des Sœurs Noires ». Ce patrimoine fut accumulé par la tradition qu’avaient les familles aisées d’offrir au couvent une œuvre d’art lorsqu’une de leurs filles entrait dans la communauté.



En  1910, Mgr Mangin, curé de Stenay, prit conscience de l’importance de la relique et promit à ses fidèles de ramener le crâne à Stenay. C’était sans compter sur l’intransigeance des sœurs de Mons qui se réfugièrent derrière leur hiérarchie et refusèrent de livrer la précieuse relique. Mgr Mangin mourut le  9 septembre 1914 sans aboutir. Le flambeau fut repris en  1962 par   l’abbé Vigneron, curé de Stenay.



- La légende continue


Poursuivant ses recherches, l’abbé Vigneron tomba sur un courrier de Mgr Mangin faisant état d’un curieux manuscrit. Mgr Mangin aurait appris l’existence d’un parchemin qui appartenait aux moines d’Orval avant la Révolution et qui se serait trouvé avec le reliquaire avant d’être transféré à Mons. Que dit ce parchemin ?


L’écrit signé de Sainte Irmine, abbesse d’Oeren en  708, fille de Dagobert II, raconte l’assassinat de son père, le refuge de son  frère Sigisbert IV au monastère d’Oeren, puis le 17 janvier 681 à Rhedae, capitale du Razès. Voici donc apparaitre à nouveau la date fétiche de Rennes-Le-Château :  « 17 janvier » et le fameux nombre 681, que l’on retrouve aussi sur   les pierres tombales de Blanchefort et dans la phrase découverte sur le  Grand Parchemin :



 BERGERE PAS DE TENTATION
QUE POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLEF PAX 681
PAR LA CROIX ET CE CHEVAL DE DIEU
J’ACHEVE CE DAEMON DE GARDIEN A MIDI POMMES
BLEUES



Enfin, notons que  Gisèle de Razès, la seconde femme de Dagobert Ii, était la nièce d’un roi wisigoth et originaire du Razès. Voici une autre belle coïncidence…

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Dim 16 Avr - 17:57

Les Mérovingiens et Rennes-Le-Château


Quels sont les liens qui unissent les Mérovingiens à Rennes-Le-Château et à son énigme ?


♦♦ le petit parchemin


Suite à l’analyse du petit parchemin supposé découvert par Saunière, une phrase énigmatique cite explicitement Dagobert II :


A DAGOBERT II ROI ET A SION EST CE TRESOR
ET IL EST LA MORT


On voit icie que le mot SION peut prendre plusieurs sens : s’agit-il du Prieuré de SION ? De l’évêque de SION qui aida Dagobert II ? De la fabrique royale de SION en Suisse ? Notons que Plantard et de Cherisey sont soupçonnas d’avoir introduit cette phrase dans le parchemin, une supposition qui n’a jamais été prouvée.



♦♦ La Dalle des Chevaliers



La Dalle des Chevaliers découverte par Saunière serait d’époque mérovingienne ou wisigothe et le chevalier semble porter un enfant qui conforte la thèse de Sigisbert IV. En fait, on sait aujourd’hui qu’il s’agit d’une dalle carolingienne et l’enfant serait plutôt un bouclier.




♦♦ Le mariage de Dagobert II avec Gisèle de Razès, fille d’un comte de Rhedae wisigoth


Il est clair que ce mariage est un lien fort qui unit la destinée mérovingienne avec les Wisigoths implantés à Rhedae qui n’est autre que Rennes-Le-Château.



♦♦ Une date clé, le 17 janvier 681


Cette date qui marquerait l’arrivée supposée de Sigisbert IV à Rennes-Le-Château est reprise dans plusieurs indices. On trouve le 17 janvier sur la stèle de Blanchefort dans la date de décès de la Marquise de Blanchefort, ou sur la stèle de l’abbé Jean VIE dans l’église de Rennes-Les-Bains. On trouve 681 sur la dalle horizontale ou dans le grand parchemin avec la phrase
BERGERE PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIER GARDENT LA CLEF PAX 681



♦♦ L’église Saint Sulpice de Paris


Cette église est un élément clé du mystère des deux Rennes. Elle est notamment citée dans le Serpent Rouge. Elle est aussi associée à l’église de Saint-Germain-des-Près et fut un lieu de culte mérovingien. Plantard ne manqua pas d’y approfondir son étude que l’on peut découvrir dans les dossiers Lobineau.


♦♦ Boudet et les Mérovingiens



Il est étonnant de voir en prenant un peu de recul comment l’affaire de Rennes-Le-Château conserve une cohérence. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre Henri Boudet, curé de Rennes-Les-Bains et les Mérovingiens ? Oui, tout simplement dans son fameux livre «La Vrai Langue Celtique ou le Cromleck de Rennes-Les-Bains ».


En page 208, Boudet ouvre un chapitre sur les rois francs :





Il faut remarquer comment Boudet explique les racines des noms Clodion, Mérovée, et Childéric en utilisant la langue celte. Mais son écrit reste hermétique et seul un lecteur affûté dans l’histoire des Mérovingiens peut s’y retrouver. Le plus curieux est que Boulet ne fait aucune allusion à Dagobert II comme s’il procédait par omission pour attirer l’attention…Une technique déjà éprouvée sur d’autres sujets comme la Pierre dressée des Pontils qui n’est jamais citée dans son inventaire…

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Dim 16 Avr - 20:27

Les Mérovingiens et Le Prieuré de Sion

Immanquablement, l’affaire de Rennes-Le-Château ramène aux Mérovingiens puis au Prieuré de Sion. D’où vient ce lien ? La question reste posée. Il est en tout cas indéniable que le Prieuré de SION a joué un rôle dans la communication de certains éléments vrai ou faux qui doivent être versés au dossier. Voici donc quelques éléments de réponse :

- L’origine des Mérovingiens

D’après certains documents du Prieuré, l’origine des Mérovingiens remonterait à une tribu qui aurait vécu en Arcadie située dans une région de la  Grèce (L’Arcadie existe encore aujourd’hui). Ce peuple serait venu s’installer dans l’Allemagne occidentale en donnant les Sicambres, ancêtres des Mérovingiens. L’intégration des Sicambres dans la société romaine ne posa aucun problème et lorsque l’Empire romain s’effondra, ils n’eurent aucune peine à récupérer le pouvoir.


- Le pouvoir usurpé


Le Prieuré de SION n’admet qu’   une seule noblesse pouvant assurer la lignée monarchique, celle issue d’une descendance wisigothe ou mérovingienne, sans doute du fait de  Sigisbert IV originaire de ces deux sangs. Les Carolingiens et toutes les lignées royales seraient donc montés sur le trône de façon illégitime. De plus, l’Eglise qui a plusieurs fois trahi le pacte de Clovis s’est rendue coupable et complice de cette usurpation.


- La descendance mérovingienne

Le Prieuré de SION fournit dans ses documents de nombreuses indications sur la suite à donner au fils de        Dagobert II.

Sauvé par sa sœur, Sigisbert IV aurait été conduit en secret sur les terres de sa mère, dans le Razès en  681 et aurait pris le surnom de «Plant-Ard » qui est une allusion au «Rejeton Ardent » de la ligné mérovingienne. Il serait devenu ensuite Duc de Razès et Comte de Rhedae puis aurait perpétué la lignée.

La lignée sue poursuivit donc avec Sigisbert V de 759 à 758. Le Razès était alors en pleine expansion. Puis vint Bera III de 758 à 770, Guillaume, et Bera IV jusqu’en 813 qui fonda l’abbaye d’Alet-les-Bains. Les comtes de Rhedae continuèrent à se succéder avec Argila de 813 à 836, Bera V de 836 à 860, Hildéric I de 860 à 867, et de Sigibert VI dit le prince Ursus de 867 à 885.

La dynastie fait apparaitre d’autres noms comme   Bernard Plantavelu, Comte de Limoux et père du futur Duc d’Aquitaine, Guillem de Gellone en  790, comte de Razès qui conquit Barcelone en  803.

Voulant retrouver son trône, le prince Ursus se souleva contre  Louis II en 881, mais il fut battu à Poitiers et s’exila avec sa famille en Bretagne. Ainsi, la lignée mérovingienne se poursuivit parmi les Ducs de Bretagne et d’Aquitaine durant le IXe siècle. Il perdit ses terres, mais garda pour l’honneur les titres de Duc de Razès et Comte de Rhedae.

Si le Prieuré de Sion nous donne une version exacte, on peut affirmer que Sigisbert IV a redonné un nouvel essor à la dynastie mérovingienne, celle des rois perdus. Il faut également remarquer que ce n’est qu’en 1655 que Dagobert II fut autorisé à apparaitre comme roi de France de façon officielle.

Mais pourquoi tant de mystères ? Que cache cette lignée qui a suscité tant de complots et qu’il fallait à tout prix faire disparaitre ?

Toujours selon le Prieuré de SION, la race mérovingienne a survécu jusqu’à nos jours et s’est poursuivie par le jeu des alliances dynastiques et des mariages. C’est ainsi que l’on retrouve dans cette descendance des grandes familles nobles ou royales, anciennes ou modernes comme :

Blanchefort, Gisors, Saint-Clair ou Sinclair, Montesquiou, Montpezat, Poher, Lusignan, Plantard, Habsbourg-Lorraine


Lohengrin ou la légende de Bouillon


La légende de Lohengrin que l’on appelle aussi le Chevalier au cygne conte l’histoire d’un descendant de la mystérieuse famille du Graal. Cette légende a été d’ailleurs reprise par Richard Wagner dans un opéra en 3 acte.

Il était une fois dans le château de Graal, un temple sacré situé à Munsalvaesche, une chapelle et une cloche. Un jour, Lohengrin entend sonner cette cloche, mais celle-ci est agitée à l’aide d’aucune main humaine : une personne de par le monde appelle à l’aide. Une damoiselle en détresse, la Duchesse de Brahaut pour certains, la Duchesse de Bouillon pour d’autres, réclame désespérément de l’aide. Le Chevalier Lohengrin s’élance alors à son secours dans une barque tirée par des cygnes. Il réussit à vaincre les agresseurs de la belle Duchesse et l’épouse. Mais le jour des noces, il exige d’elle un serment : celui de ne jamais l’interroger ni sur ses origines, ni sur son passé. Pendant 7 ans, la duchesse respecta son serment, mais un jour, rongée par la curiosité, elle finit par poser la question interdite à Lohengrin. Ce dernier la quitte aussitôt et repart dans sa barque menée par les cygnes puis disparait dans le soleil couchant. Il laisse cependant derrière lui un enfant qui, selon la légende, serait le père  ou le grand-père de Godefroid de Bouillon.


Cette légende permet àGodefroid, Comte de Bouillon (1061-1100) de bénéficier d’une extrême popularité jusqu’au XVIIe siècle. Cette figure médiévale fut le chef de la  première croisade et prit  Jérusalem en 1099.





Mais le plus intéressant est que d’après le Prieuré de SION, Godefroid de Bouillon descendrait de la  famille Plantard et donc serait mérovingien. Ceci implique qu’il serait descendant direct de Dagobert II.


On peut donc admettre que  Godefroid de Bouillon, à la recherche d’un royaume perdu, préféra se retourner vers le royaume divin, la Terre Sainte, Jérusalem. Il fut alors le premier croisé et pris Jérusalem. Sa vengeance était donc complète.  400 ans plus tard, il récupéra le lieu saint tant convoité par ceux qui trahirent les Mérovingiens et Dagobert II, les Carolingiens, les Capétiens et l’Eglise.






Ainsi, la lignée mérovingienne est un des fils conducteurs principaux reliant Rennes-Le-Château, certaines grandes familles, le Prieuré de SION, et les croisades. Que cache cette mystérieuse dynastie qui a obsédé certains peintres de la Renaissance ?

Quand on sait queGisors, qui est l’une des grandes familles mérovingiennes est aussi un château, chef-lieu des Templiers rempli de mystères, il devient très difficile d’occulter la piste mérovingienne de l’énigme des deux Rennes…

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Dim 16 Avr - 20:51








 
• La cité des chariots
• Le diocèse d’Alet

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Dim 16 Avr - 22:18



On cite régulièrement Louis Fédié dans les différentes recherches historiques autour de Rennes-Le-Château. Mais qui était-il en réalité ?

C’était avant tout, un notable audois de la fin du 19è siècle, originaire de Couiza, érudit et passionné d’Histoire. Licencié en lettres, latiniste et ancien conseiller général de l’Aude, Louis Fédié fut certainement une personnalité qui marqua son époque et les ouvrages qu’il publia sur l’histoire ancienne du Razès connurent un réel succès.

Louis Fédié était également un membre éminent de la S.E.S.A, Société des Arts et des Sciences de Carcassonne. Il profitait des séances pour communiquer ses recherches et ses hypothèses. En 1876, il commença quelques présentations de ses travaux sur le Razès dont la plus célèbre fut celle consacrée à Rhedae  (Rennes-Le-Château), un petit village jusqu’alors méconnu.




Finalement, c’est à partir de 1880 que l’historien publia plusieurs livres très remarqués :


Histoire du comté de Razès et du diocèse d’Alet. Carcassonne, 1180.

La croix votive de Laroque à Couiza

Mémoire de la Sociétés des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Tome VI. 1890.


Remarques sur la phonétique du dialecte languedocien.
Compte rendu de l’article de l’abbé Boudet.
Bulletin de la société des arts et des sciences de Carcassonne
Tome VII.1894.



Rhedae, la cité des chariots. 72 pages
(réédition partielle de l’ouvrage paru en 1880).




Il faut rappeler qu’en 1880, Bérenger Saunière était en poste à  Alet depuis 1879 et il ne montera à Rennes-Le-Château qu’en 1885. Louis Fédié écrivit donc sa notice la plus célèbre dans un contexte à priori décoléré des frasques du prêtre d’en haut. Ses notes seraient de plus certainement tombées dans l’oubli si l’affaire de Rennes n’avait pas vue le jour.

On critiqua souvent ses écrits et son manque de discernement critique sur certaines évidences. Il est vrai qu’il n’était pas historien de métier et ses notes ne font que révéler ce qu’un érudit du XIXe siècle connaissait de la région audoise. Ses sources documentaires ont été aussi largement dénoncées. Il aimait lire  des historiens de la Renaissance comme Scaliger, du Mège, l’évêque Pierre de Marca, le bénédictin dom Vaissette ou encore le carcassonnais, Guillaume Besse. Et pourtant tous les auteurs par la suite y compris Gérard de Sède puisèrent dans ses sources.


Aujourd’hui, la lecture de ses articles impressionent  par la richesse et la quantité d’information qui s’y trouve. Et ceci a certainement dû demander un travail considérable, à une époque où les technologies de l’information n’existaient pas et où les références historiques sur la région étaient très rares.

Vous trouverez ici la notice deLouis Fédié parue en 1880  «Histoire du comté de Razès et du diocèse d’Alet ». celle-ci est divisée en deux parties :

 
♦   Rhedae – la cité des chariots
♦   Le comté de Razès et le diocèse d’Alet





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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Dim 16 Avr - 22:31








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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Dim 16 Avr - 22:37









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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Dim 16 Avr - 23:37


















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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Dim 16 Avr - 23:54

















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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Lun 17 Avr - 12:24





La thèse de  Louis Fédié sur l’histoire du comté du Razès, l’ancien Rhedesium est principalement axée autour deRhedae (Rennes-Le-Château). Selon toute vraisemblance, cette cité fut une place forte wisigothique très importante avant d’être un centre politique et militaire dès l’époque carolingienne. Alet, aujourd’hui  Alet-Les-Bains, semble aussi avoir eu une importance toute particulière, mais surtout pour son aspect religieux. La présence de ruines d’une très ancienne et volumineuse abbaye bénédictine en témoigne. Au XIe siècle le comté du Razès fut annexé à celui de Carcassonne et Rhedae perdit son prestige politique et stratégique.

Au XIVe siècle, Alet reprit de l’importance en accueillant un siège épiscopal mais ce fut transitoire. La croisade des Albigeois redistribua les terres du Razès au profit du roi de France, des responsables religieux et des barons nordiques. Alet perdit également son prestige et’ son titre de chef-lieu du Razès, au profit de Limoux.


Cette étude présentée par Fédié, fut longtemps critiquée pour son côté caricatural et simplificateur. Son texte, qui était à l’origine un simple rapport historique devint par la suite suspect du fait de l’importance qu’il donnait à Rhedae. Car d’autres historiens amateurs ouvrirent aussi d’autres pistes comme celle portant sur La Rennes Celtique, un curieux ouvrage écrit par Henri Boudet.

Les Wisigoths sont-ils à Fédié ce que les Celtes sont à Boudet ? Tous les ingrédients d’un mythe fondateur étaient alors en place.

Ce fut bien plus tard l’entrée en scène d’un autre historien prestigieux, René Descadeillas, auteur de « Rennes et ses derniers seigneurs » qui, voulant balayer les écrits du 19e siècle, concluait : «Le bourg fortifié de Rennes ne date que de l’époque carolingienne »

Nous savons depuis que cette conclusion est fausse et que l’Histoire de la région est bien plus complexe. Des traces et des chroniques rapportent que les Wisigoths étaient bien présents et se seraient emparés de Carcassonne en 440. De même la présence de Celtes dans le Razès n’est aujourd’hui plus mise en doute.

Durant plus d’un siècleFédié et  Boudet furent critiqués pour différentes raisons et peut être pour leur intuition. Bien sûr des erreurs existent, mais il est amusant de constater que le temps leur donne peu à peu raison…



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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Lun 17 Avr - 12:39














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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Lun 17 Avr - 14:59
























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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Lun 17 Avr - 15:07









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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Lun 17 Avr - 15:30



Le petit village de Rennes-Le-Château est aujourd’hui un lieu touristique reconnu, perché au sommet d’une colline dite «envoutée ». Mais cette commune qui rassemble aujourd’hui moins de 100 âmes, ne fut pas aussi tranquille qu’on pourrait l’imaginer. Son emplacement privilégié fut très vite repéré par nos ancêtres et du haut de son oppidum, les pierres gardent la mémoire d’un passé particulièrement mouvementé.


En fait les recherches actuelles montrent que Rennes-Le-Château (Rhedae), était dans des temps reculés, tout aussi important que Narbonne ou Carcassonne. Mais petit à petit l’Histoire fit de cette grande cité prospère un lieu où seul un château fortifié tente fièrement de conserver son allure d’antan, le Château d’Hautpoul.





Curieusement l’affaire de Rennes démarra après les années 1956 (date de publication de l’affaire dans un journal local par  Noël Corbu) non pas par l’exploration du château de Rennes, mais plutôt au travers d’une curieuse stèle publiée par Gérard de Sède en 1967, la stèle mortuaire de la marquise de Blanchefort. Les premiers chercheurs et historiens commencèrent alors tout juste à s’engouffrer dans l’histoire de Rennes et celle de la marquise, ouvrant le champ à une fresque épique et complexe sur la dynastie des Hautpoul et les derniers seigneurs du Haut Razès.


Cette recherche trouve maintenant toute sa force car, on le sait dorénavant, la famille d’Hautpoul-Blanchefort fut, par différentes affaires avec Nicolas Pavillon, au cœur du Secret au XVIIe siècle, la stèle servant de point d’entrée à cette saga mystérieuse.




Sources utilisées pour La généalogie des Hautpoul et son histoire :

Rennes-et ses derniers Seigneurs (Editions Privat 1964) par René Descadeillas

Manuscrit de famille sur l’Histoire de la Maison d’Hautpoul (Xe siècle – 1864) déposé aux Archives départementales de l’Aude et à la Bibliothèque Municipale de Carcassonne par Gérard Sassier

Rennes-Le-Château, le puzzle reconstitué par Franck Daffos – Editions Pégase

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mar 18 Avr - 13:02

l’histoire d’une pauvre baronnie


Le château de Rennes est intimement lié à la dynastie d’Hautpoul et à ses seigneurs, une très ancienne famille de la noblesse française du Languedoc. On retrouve une première trace en 936Bernard-Raymond d’Hautpoul apparait dans la fondation de l’abbaye de Saint Pons en Thomières.

En 1231, c’est la période noire de la croisade contre les Albigeois. Tout n’est que massacre et terreur. Rennes devient alors la propriété dePierre de Voisins et à sa mort, il transmet les terres à son fils Pierre II et à son épouse Jeanne de Voisins.

Nous sommes au XIVe siècle et  Jeanne de Voisins épouseSicard de Marquefave. Rennes change de propriétaire.

Une baronnie se succède alors avec  Guillaume-Pierre d’Hautpoul (†1420), puis Armand-Raymond d’Hautpoul qui épouse en 1394 Hélène de Veyrac. C’est aussi à cette époque que la seconde branche d’Hautpoul va naitre avec  Auger, auteur de la branche Hautpoul-Féline.


Puis en1422, Pierre-Raymond d’Hautpoul se marie avec Blanche de Marquefave qui descend de la grande famille des de Voisins. Ceci permit d’apporter en dot à la famille d’Hautpoul, la baronnie de Rennes. C’est ainsi qu’à cette date la famille d’Hautpoul sera liée à la destinée du Haut-Razès, abandonnant leur manoir situé au sud de Mazamet. Le château de Rennes commencé au XIIIe siècle va alors rester dans la famille pendant plusieurs siècles, mais son aspect à cette époque nous est  inconnu. Pierre-Raymond de Hautpoul suivra aussi le comte de Toulouse, Raymond de Saint Gilles, en Palestine et participera à la croisade.




Mazamet est un petit village médiéval accroché au bord d’un piton rocheux et sur lequel une forteresse domine toute la vallée. Ce premier château d’Hautpoul garde en réalité l’entrée de la Montagne Noire et une immense forêt la recouvre. Comme d’autres villages de la région, Mazamet n’a pas été épargné par l’Histoire. Catharisme, croisade contre les Albigeois et guerres de religion se sont succédé entre le XVIIIe siècle et le XVIIe siècle, fournissant à notre Histoire les années les plus sombres et les plus intolérantes du moyen-âge. Selon la légende, la forteresse aurait été fondée par un roi wisigoth en 413.


En fait, c’est entre  1583 et 1640 que la fortification prendra sa forme actuelle. Il sera construit par 3 barons successifs :


Pierre d’Hautpoul qui épousa en  1583 Gabrielle de Tersac de Monthereau

François-Pierre d’Hautpoul : qui épousa en  1608 Marguerite de Saint Jean de Pontis puis Catherine de Ferrand. En  1644, il fit enregistrer un mystérieux testament qui sera à l’origine de l’un des mystères de Rennes.


Blaise I d’Hautpoul` : il est coseigneur d’Ausillon, chevalier et baron d’Hautpoul et de Rennes. Il épousa Marie-Lucrèce du Vivier de Lansac en  1640. Il décèda en  1694.




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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mar 18 Avr - 13:04

-  Blaise I d’Hautpoul (1610-1694)


Tous les passionnés de Rennes le connaissent au moins de nom, car son règne se situe à une période très particulière de l’affire,  puisque nous sommes peu après l’an 1645, date de la supposée découverte d’un fabuleux trésor par le berger Ignace Paris.


Fils du baron  François-Pierre de Hautpoul et Marguerite de Saint Jean de Pointis, le baron Blaise d’Hautpoul et de Rennes fut chevalier coseigneur d’Aussillon et ancien capitaine de la Marine. Un jugement souverain de M. de Bezons  le 4 janvier 1669 le confirma d’ailleurs dans la baronnie du diocèse.



L’armoirie d’Hautpoul est d’or à 2 fasces de gueule accompagnées de 6 coqs de sable crêtés, becqués et barbés de gueule posés 3,2 et 1.


Beaucoup de mystères entourent son règne et son personnage. Que l’on s’intéresse aux démêlés qu’il eut avec  Nicolas Poussin, que l’on examine les destinées de sa descendance, ou bien que l’on enquête sur son testament, tout nous amène à l’affaire de Rennes et à ses interrogations.


L’un des faits remarquable et incontestable, puisque vérifié sur d’anciens registres, est que tous ses fils eurent des destins de grande lignée. Alors que la baronnie d’Hautpoul à cette époque n’était qu’une famille noble sans richesses particulières, trois d’entre eux deviendront Chevalier de l’Ordre de Malte et tous suivront des carrières militaires importantes. Ce point est fondamental car il faut savoir qu’à cette époque, l’intégration dans un Ordre militaire ou prestigieux représentait énormément d’argent. Comment Blaise Hautpoul put-il offrir à ses fils de telles carrières et avec quel argent ? (voir «le puzzle reconstitué » de F. Daffos)


Blaise d’Hautpoul eut 8 fils et 2 filles :


Henry d’Hautpoul (1642-1695) : Il hérita des titres devenant ainsi baron à son tour. Capitaine de cavalerie dans le régiment de Bretz, il participa à de nombreuses campagnes de Louis XIV. Il combattit ensuite en Catalogne jusqu’en 1678. Il finit par épouser Marie du Puy de Vatan et eurent 4 fils et une fille assurant ainsi la descendance.

Jean-Antoine d’Hautpoul (†1674) : Chevalier de l’Ordre de Malte. Il fut capitaine des grenadiers et fit de grandes campagnes comme celle de Flandre et d’Alsace ou Turenne et Condé. Blessé à mort en1674 à la bataille de Holzen (Strasbourg) il fut inhumé dans l’église des cordeliers de Limoux. Curieusement son cœur devenu relique sera protégé à Notre Dame de Marceille. 2000 livres sera également versé pour assurer deux messes par semaine en son honneur et à perpétuité…


Charles-Etienne d’Hautpoul (†1722) : malgré un premier parcourt dans l’Ordre ecclésiastique, prêtre et Seigneur du Bézu, il fut finalement orienté vers l’Ordre militaire sous le grade de Capitaine de cavalerie. Il sera tué lors d’une bataille dans le Roussillon. Aucune descendance.


Louis-François d’Hautpoul (1652-1696) : Il naquit le 6 octobre 1652. Chevalier de l’Ordre de Malte le 2 janvier 1672, il combattit sous de nombreuses campagnes pour le compte du Roi Louis XIV. Colonel du régiment du Languedoc-Draguons, il devint ensuite Chevalier de l’Ordre de Saint Louis en 1693. Aucune descendance.

Louis d’Hautpoul (†1684) : Seigneur de Blanchefort et Chevalier de l’Ordre de Malte en 1668. Il participa aux campagnes de Turenne et Condé, sur le Rhin et en Franche-Comté. D’abord capitaine dans le régiment du Bourbonnais, il mourut sous le grade de Lieutenant-Colonel en 1684. Aucune desendance.


Joseph d’Hautpoul (†1698) : Colonel de Languedoc-Dragons, il resta proche de son frère Louis François. Egalement  Chevalier il suivit son frère dans les mêmes campagnes et il eut la même carrière militaire. Aucune descendance.

Blaise II (Blaise-Antoine) (†1739) : Il suivit également une carrière militaire. Chevalier, il participa à de nombreuses campagnes en Allemagne ou en Italie. Puis ce fut en tant que Capitaine au régiment du Roi qu’il fut nommé Chevalier de Saint Louis comme son frère Louis-François.  Il se retira en 1702. Aucune descendance.


Hyacinthe de Roquevert (1660-1750) : Chevalier, Seigneur de Roquevert, de Saint Just et baron de Ganac, il fit aussi un début de carrière militaire. Capitaine au régiment royal de carabiniers dans la brigade de Courcelles à partir de 1698, il se retira deux ans plus tard pour se marier avec Claire de Villemur, dame de Ganac. Il eut un fils et deux filles.

Anna-Marie (†1728) : Elle épousa noble Jean de Lévis, coseigneur et baron d’Ajac.


Jeanne-Marie : Demoiselle d’Aussillon. Elle se maria vers 1692 avec noble Gabriel des Innocents.





Les carrières prestigieuses de tous ses fils seraient restées bien discrètes si deux évènements de cette époque n’étaient pas reliés à l’affaire de Rennes :

• La découverte d’un fabuleux trésor par le berger Ignace Paris en 1645 dans la région de Rennes-Les-Bains et qui se serait déroulé sur ses terres.

• Le procès que Blaise d’Hautpoul eut avec Nicolas Pavillon, évêque comte d’Alet, se plaignant que des gens du Roi (Louis XIV) foulent ses terres … Le procès long et complexe se terminera à Grenoble en avril 1666 à l’avantage de Nicolas Pavillon, mais après que le Roi casse les jugements en faveur de l’évêque. Ce fait historique mérite des interrogations car il faut signaler que Louis XIV et Nicolas Pavillon étaient particulièrement opposés. Pourquoi alors accorder un jugement favorable à son adversaire ?


La suite est toute aussi curieuse. Y aurait-il eu un arrangement financier entre les deux plaignants après ce procès fleuve ? Ceci est en tout cas une excellente explication à cette subite propulsion des fils de Blaise Hautpoul vers des destins privilégiés et financièrement très lourds.








Généalogie 1 : La première partie de la généalogie d’Hautpoul est centrée autour de Blaise I d’Hautpoul qui eut 8 fils et 2 filles


L’Ordre de Malte fut fondé au monastère Sainte-Marie-des-Latins à Jérusalem au milieu du XIe siècle par des marchands amalfitains. Vers 1080, un hôpital est créé par Gérard, un supérieur du monastère. Le rôle de cet hospice dédié à Saint Jean est d’accueillir et de soigner les pèlerins chrétiens venus accomplir le «voyage en Terre Sainte ». Jérusalem est alors sous domination musulmane. En 1099, la première croisade fait basculer Jérusalem sous la domination chrétienne mais ce nouvel équilibre créé  des tensions et de l’insécurité dans la région. Les frères hospitaliers sont reconnus « Ordre monastique » le 15 février 1113 par le pape Pascal II et deviennent vite des chevaliers hospitaliers.


L’ordre de Malte devient alors grâce au maitre Raymond du Puy, le second ordre militaire de la Terre Sainte après les Templiers fondés vers 1120. Le pape Innocent II attribuera ensuite à sa demande, aux Hospitaliers, le drapeau à croix blanche pour les différencier des Templiers qui portent la croix rouge. L’Ordre a survécu jusqu’à nos jours…





Il est à noter la curieuse ressemblance entre une branche de la croix de Malte et le graphisme de la Pierre de Coume Sourde


La descendance des Seigneurs de Rennes se poursuit donc par  Henry d’Hautpoul qui eut avec Marie du Puy de Vaton, une puissante famille alliée à celle de la Rochefoucauld, 4 fils et une fille. L’un d’eux, François d’Hautpoul, prendra le flambeau de baron. Pour les autres, Blaise III sera mousquetaire sous Louis XV, Charles capitaine à royale artillerie, Joseph coseigneur de Rennes de Monthaut et capitaine au régiment de Noailles, Marie-Anne sera religieuse à Prouille.


Un document intéressant est celui du testament d’Henry d’Hautpoul où l’on eut lire que son souhait est d’être enseveli dans l’église paroissiale de Rennes-le-Château…







Dans l’hypothèse où ce document est authentique, et il n’y a aucun élément permettant d’en douter, nous avons ici une certitude que la crypte de l’église de rennes contiendrait effectivement les tomberaux des derniers seigneurs. Si tel est le cas, Bérenger Saunière aurait obligatoirement découvert les sépultures et pourquoi pas, des documents importants…

Document testamentaire de Henry d’Hautpoul fait le 24 avril 1695 produit par Alain Féral en 2005 (et supposé avoir appartenu à André Descadeillas)


Après Henry ce fut son fils François qui prit le flambeau de la baronnie…

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mar 18 Avr - 13:10

-  François d’Hautpoul (1689-1753)


Fils d’Henry d’Hautpoul, il fut coseigneur d’Aussillon, baron d’Hautpoul, de Rennes et marquis de Blanchefort, seigneur de Saint-Just le Bézu, les Bains et Granès. En   1732, François d’Hautpoul épousa Marie de Négri d’Ablès et qui deviendra la célèbre  marquise de Blanchefort. Elle apporta en dot les seigneuries de Niort et de Roquefeuil.




Généalogie 2



La marquise de Blanchefort


Nous voici donc arrivé à la fameuse  Marquise de Blanchefort, la dame de Niort et Roquefeuil, celle qui cristallisa pendant des années l’ énigme de Rennes autour d’une mystérieuse pierre, sa stèle mortuaire soit disant retrouvée et burinée par Bérenger Saunière. Marie de Négri d’Ablès fut l’épouse de François d’Hautpoul, le dernier seigneur de Rennes-Le-Château. Elle représentait donc aussi le dernier espoir de la baronnie, celui de posséder une descendance.




Sa mère est Marie d’Hautpoul-Blanchefort qui épousa le 26 septembre 1752 son cousin, Joseph d’Hautpoul, chevalier et marquis.

La marquise eut 3 filles et 1 fils, Joseph, mort en bas âge en 1739.


L’épitaphe de la stèle nous rapporte qu’elle décéda le 17 janvier 1781, une date mythique dans l’affaire de Rennes. Car non seulement on retrouve le 17 janvier, mais aussi le 17 dans l’année ainsi quele 81, rappelant le fameu 981… Hasard ?




Certainement, mais ceci ne veut pas dire qu’il faut l’ignorer. Le ou les codeurs utilisèrent toutes les ressources possibles pour passer des indices. Ce hasard a été une fois de plus parfaitement exploité.

Mais s’agit-il de sa vraie date de mort ? La main d’Antoine Bigou, ancien curé de l’église de Rennes-Le-Château, nous le confirme comme on peut le lire sur l’acte de décès :





On trouve là aussi la confirmation qu’elle fut, selon les termes utilisés dans l’acte, ensevelie dans la paroisse d’Antoine Bigou.

Notons aussi que l’on parle de la paroisse dont elle était Seigneuresse et non de son cimetière. Ceci pourrait suggérer que sa sépulture se trouve également dans la crypte de l’église et non à l’extérieur.

Notons enfin l’expression  « Noble Marie de Nègre d’ables dame de Blanchefort » qui rappelle, aux anomalies près, la formule se trouvant sur la stèle.





Cette dernière coïncidence est troublante car elle voudrait dire que la représentation de cette stèle fut dessinée soit avec l’acte de décès sous les yeux, soit en utilisant la stèle réelle. Le codeur était en tout cas bien informé…


-  Le mystérieux testament de François Pierre d’Hautpoul


Parmi les mystères de la famille il existe celui du testament de l’un des barons…

Pour comprendre ce curieux épisode, il faut revenir en  1644, date à laquelle  François Pierre d’Hautpoul, le père de  Blaise I d’Hautpoul, fit enregistrer le 23 novembre son testament chez Maitre Captier, notaire à Espéraza. Il y joindra des documents relatifs à la succession des fiefs et des titres qu’il détenait depuis le XIe siècle. Malheureusement, ses héritiers ne purent jamais prendre connaissance de cet acte, ni des documents associés car tout disparut mystérieusement.


Toutefois, cette disparition ne fut que temporaire, car en  1780, le testament resurgit chez un autre notaire, Maitre Jean Baptiste Siau. Ceci permit à un descendant, Pierre d’Hautpoul, seigneur de Seyres et fils de Hyacinthe de Roquevert (voir généalogie 1) de le réclamer à nouveau. C’est alors que la réponse du notaire fut incompréhensible :

«Il n’y aurait pas de prudence de ma part de me dessaisir d’un testament de si grandes conséquences »


Décidement ce testament semble contenir des informations suffisamment importantes pour ne pas pouvoir les délivrer facilement, même aux descendants de la famille d’Hautpoul. Le mystère resta donc entier et le testament retourna dans son secret.

Mais en décembre 1780, Maitre Jean-Baptiste Siau confia finalement les précieux documents à    Marie de Nègre d’Ables. Elle les remettra ensuite à Antoine Bigou, son chapelain, peu avant sa mort le 17 janvier 1781. Une partie du testament sera ensuite transmis aux filles de la marquise, mais le contenu ne sera jamais révélé.


Nous pouvons à ce stade reconnecter cette histoire avec celle décrite par Gérard de Sède et les parchemins supposés mis au jour parBérenger Saunière. Selon la légende rennaise, Saunière aurait découvert 4 documents : le petit et le grand parchemin, en fait réunis sur un document recto-verso, une généalogie des  rois mérovingiens avec le sceau de Blanche de Castille, six lignes liées à  Saint Vincent de Paul et ce fameux testament de   François-Pierre d’Hautpoul.

Il est aujourd’hui admis que Saunière put difficilement retrouver ces papiers dans le pilier de l’autel compte-tenu du peu de place. Par contre, il est tout à fait envisageable que le prêtre découvrit des papiers importants lors de l’exploration de la crypte de son église, soit laissés par Bigou,  soit placés dans une sépulture.





-  La descendance de la marquise


La mort de Marie de Nègre d’Ables marqua la fin définitive de la baronnie de Rennes qui s’étala tout de même de 1350 à 1753, soit 5 siècles. Sa descendance va alors se poursuivre par ses trois filles, Elisabeth, Gabrielle et Marie qui se partageront la seigneurie, son seul fils étant mort en bas âge.


Joseph d’Hautpoul baptisé le 8 octobre 1737 et décédé le 8 mars 1739. Il est enterré dans le cimetière de la paroisse tout près de la Grande Croix.

Marie Anne (ou Marianne) Gabrielle d’Hautpoul  née le 5 avril 1739 épousera le 6 avril 1797  Paul François Vincent Marquis de Fleury qui deviendra le marquis de Fleury Blanchefort. Le marquisat de Blanchefort échut à la famille de Fleury par ce mariage. En 1789, la Révolution poussera le marquis de Fleury à prendre le chemin de l’exil. Ils auront 4 fils et 2 filles dont Paul Urbain de Fleury (1778-1836) qui deviendra célèbre au travers des écrits de Gérard de Sède et du Mystère de ses 2 tombes. Marie de Nègre d’Ables était donc la grand-mère de Paul Urbain de Fleury et sa mère Gabrielle reçu le fameux testament mystérieux dont on ne connaitra jamais le contenu.


Marie d’Hautpoul  épousera le 26 septembre 1752 son cousin Joseph-Maie d’Hautpoul Félines, lui-même descendant de la branche d’Hautpoul Félines (voir la généalogie 1 Auger), ce qui permit aux branches Hautpoul Rennes et Félines de se trouver à nouveau réuni. A partir de cette date le Château de Rennes sera inhabité.


Elisabeth d’Hautpoul  que l’on nomme aussiElisabeth de Nègre d’Ables ou Elisabeth de Rennes née en 1735, héritera des biens de sa mère et prendra le titre de Mademoiselle de Rennes. Cadette de la famille, elle resta célibataire  et seule dans le château en ruine jusqu’au début de la restauration. Elle décéda le 10 mai 1820.



Sa fortune donnant des signes de faiblesse, une saisie de ses biens deviendra inévitable. Le Château lui appartenant, il sera vendu aux enchères à son ancienne servante, Julie Avignon, le 2 septembre 1816 pour la somme de 52.000F. Cette dernière est l’épouse de Michel Captier, qui sera Maire de Rennes-Le-Château en 1826. Le château sera ensuite vendu en 1867 aux frères Dalbiès de Couiza.

Aujourd’hui, le château appartient à la famille Fatin.




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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mar 18 Avr - 13:11

Un Hautpoul sur l’Arc de Triomphe



Comme nous l’avons vu précédemment, la famille d’Hautpoul démarra en 936 avec Bernard-Raymond, qui contribua avec Pons 1er , comte de Barcelone et Ermengarde, vicomtesse de Béziers à  la fondation de l’abbaye de Saint Pons de Thomières.

A partir du XIIIe siècle, la famille se divisa en plusieurs branches telles que celles de Félines, de Cassagnolles, de Vantajou et de Salettes. Les descendances sont multiples et variées. Parmi elles, un personnage devint célèbre sous la première période napoléonienne,  Jean-Joseph-Ange comte et général d’Hautpoul.




D’après les historiens, il serait bisaïeul de Pierre-Raymond de Hautpoul et de Guillaume Pictavin de Hautpoul.

Il naquit le 13 mai 1754 au château de la Salette, dans le Tarn et il s’engagea à 15 ans dans la légion corse, puis à 17 ans comme volontaire dans les dragons de la légion du Dauphiné. Maréchal des logis en 1776, il devint sous-lieutenant l’année suivante. Sa carrière fut fulgurante. En 1792, il passe capitaine en mars et lieutenant-colonel en août. Le 15 octobre 1793, il participa à  la délivrance de Maubeuge. Chef militaire exemplaire, il est réclamé et plébiscité par ses hommes. Chef de brigade en 1794, le 13 septembre 1795 il repart au combat de Blankenberg. Il sera toutefois blessé à l’épaule devant Altenkirchen et se verra promu divisionnaire en octobre 1796. Il est aussi remarqué par ses actes héroiques et se bat courageusement à Engen et Biberach en mai 1800.

Inspecteur général de la cavalerie en 1801, il commande en 1805, la 2ème division de cuirassées à la réserve de cavalerie de la Grande Armé sous Murat. Le 2 décembre, il pénètre à  Austerlitz en chargeant en tête avec ses hommes.

Nommé sénateur en mai 1806, il continua ses combats à Léna et à Lübeck. Mais le 8 février 1807, en chargeant plusieurs fois à Eylau, un mousquet lui ouvre la cuisse. Transporté au château de Voren, le général d’Hautpoul, s’éteignit dans d’atroces souffrances le 17 février 1807. Le Grand Aigle de la Légion d’Honneur n’était plus.


L’empereur Napoléon fit ramener son corps à Paris et l’inhuma au  Panthéon. Il ordonna également que l’on prenne 24 canons à l’ennemi lors de la bataille d’Eylau et qu’on les fonde pour faire ériger à Gaillac une statue équestre du général d’Hautpoul, dans le costume de général de division de cuirassés.

Le nom d’Hautpoul figure aujourd’hui sur l’arc de Triomphe de l’Etoile à Paris.



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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mar 18 Avr - 14:35




L’ABBAYE DE PORT-ROYAL

 Le jansénisme et l’abbaye de Port-Royal des Champs
-  Un peu de théologie…Qu’est-ce que le jansénisme ?
      ♦♦ son origine
      ♦♦ La doctrine janséniste
 L’histoire de l’abbaye
-  1204-1602  Son origine, l’abbaye ND de Porrois
-  1602-1630 La réforme catholique et les religieuses de Port-Royal
-  1635 – L’abbé de Saint-Cyran convertit Port-Royal au jansénisme
-  1637 – Les Solitaires s’installent
-  1639 – Ouverture des «Petites écoles »
-  1648 -  Les religieuses reviennent à Port-Royal des Champs
-  1640 – 1669  Condamnation du jansénisme et expulsion
-  1669-1679 La paix Clémentine
-  1679-1713  Port-Royal termine dans l’horreur et la cruauté
-  Le Jansénisme devint politique



LA FRONDE ET UN CERCLE DISCRET, LONGUEVILLE, PAVILLON ET D’AUTRES…

 La Fronde, une rébellion contre la monarchie (1648-1652)
 Autour de Port-Royal un cercle puissant et influant…
-  Port-Royal et deux personnages fondamentaux, Nicolas Pavillon et la duchesse de Longueville…
      ♦♦  La duchesse de Longueville et le Fronde
      ♦♦  La duchesse de Longueville et ses deux frères célèbres, le prince de Conti et le prince de Condé (duc Enghien), ses liens avec Port-Royal et Nicolas Pavillon...
           ♦♦  La duchesse de Longueville et Nicolas Pavillon…
           ♦♦  La duchesse de Longueville et Jean Loret
-  Nicolas Pavillon disparait et Port-Royal pleure…



SCIENCES, LETTRES ET ART

 Quand les sciences, les lettres et l’art se croisent à Port-Royal
-  Trois érudits et une abbaye, Pascal, Racine et Champaigne
      ♦♦♦   Blaise Pascal (1623-1662)
     ◘◘  Pascal en contact avec le Razès et Nicolas Pavillon
    ◘◘  Un portrait peu connu et particulièrement étrange
    ◘◘  Pascal et ses dernières années
    ◘◘  Le chainon manquant, Pascal-Poussin
      ♦♦♦  Jean Racine
-  Deux inséparables Pascal et Racine…
      ♦♦♦  Philippe de Champaigne


PORT-ROYAL HIER ET AUJOURD’HUI

 L’abbaye de Port-Royal des Champs aujourd’hui

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mar 18 Avr - 19:20



Que l’abbaye de Port-Royal des Champs devait être belle tu temps de sa splendeur ! Située au sud-ouest de Paris, elle reste peu connue, même des Parisiens. Pourtant ce monastère fondé en 1204 fut le creuset om se mélangèrent de façon intense, vie religieuse, vie politique et vie intellectuelle.


Des célèbres érudits y résidèrent, un enseignement innovant y fut créé et des ouvrages philosophiques et théologiques y furent écrits. Cet épisode des lumières est encore évoqué aujourd’hui comme une référence. Mais les historiens abordent peu la destinée de ce lieu tant son histoire est complexe, tumultueuse et violente en cette période centrale du XVIIe siècle. Des débats théologiques controversés s’invitèrent dans la politique royale et s’opposèrent à Rome provoquant des tensions extrêmes jusqu’au désastre de 1609.

Mais surtout des connexions flagrantes existent avec l’affaire des deux Rennes. Ce  cœur janséniste fut évidemment en relation avec le célèbre prélat d’Alet, Nicolas Pavillon, et certaines relations entre la Cour et le Razès deviennent troublantes, voire évidentes. Déclarée comme hérétique, l’abbaye sera finalement rasée par Louis XIV en 1710. Décidément, après l’affaire Fouquet déjà liée à l’énigme, voici que la malédiction du Razès rattrape le roi Soleil avec les jansénistes de Port-Royal…


Située au cœur de la vallée de Chevreuse, au Sud-Ouest de Paris, dans la commune de Magny-les-Hameaux (Yvelines), l’abbaye de Port-Royal témoigne d’une histoire passionnée, violente et cruelle, elle témoigne de l’intolérance et de la difficulté à faire progresser une société, elle témoigne aussi de l’incompréhension des hommes face à des idées trop en avance sur leur temps…







La piste janséniste a été ouverte avec Nicolas Pavillon, prélat indépendant hors norme et que nous savons impliqué dans l’énigme de Rennes. Cette piste nous conduit bien sûr à l’abbaye de Port-Royal, creuset janséniste, à Blaise Pascal, Philippe de Champaigne et Nicolas Poussin , mais aussi à la duchesse de Longueville, au prince de Conti, à Jean Joret et bien d’autres…

Je tiens à remercier ici Franck Daffos qui a tant œuvré dans ses recherches autour du XVIIe siècle, et qui a su donner cette implusion pour que l’énigme de Rennes poursuive sa quête de la vérité…




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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mar 18 Avr - 21:39



-  Un peu de théologie…Qu’est-ce que le jansénisme ?


      ♦♦ son origine


La doctrine janséniste naquit au travers de la pensée de    Cornélius Jansen (1585-1638) évêque d’Ypres (Flandre), professeur à l’université de Louvain. Il la reprend dans son ouvrage  «L’Augustinus ». Deux ans après sa nomination en tant qu’évêque en 1636, il fut victime de la peste et l’Augustus, le livre de sa vie, ne fut publié qu’en 1640, soit 2 ans après sa mort. Dans cet ouvrage condamné par Rome à plusieurs reprises, l’auteur y défend une morale stricte basée sur les écrits de         Saint Augustin et prône un retour à la rigueur primitive de l’Eglise.


Son idée est de refonder la pensée de Saint Augustin d’Hippone, père de l’Eglise. Ces thèses ne sont pourtant pas nouvelles puisqu’un professeur d’université, un certain Michel Baïus (1513-1589) les avaient déjà envisagées…

Même s’il est certain aujourd’hui que la véritable bataille menée par les jansénistes contre la dévotion au Sacré-Cœur n’a réellement commencé qu’à la publication de l’ouvrage de Jean-Joseph Languet de Gergy en 1729, l’Histoire retiendra tout de même que Jansens dit Jansénius comme l’initiateur de ce courant religieux.







Saint Augustin d’Hippone est le théoloien le plus fascinant qui soit et sans doute le plus important après Paul de Tarse. Romain d’origine berbère, il était dissipé et actif. C’était un écrivain prolixe, homme de combat et de conviction. Né à la fin de l’Empire romaini, Augustin assista aux grandes invasions et à la prise de Rome par le Wisigoth Alaric en l’an 410. ce témoignage bouleversera sa vision du monde et imprégnera sa théologie.





Voici donc une première connexion avec l’énigme de Rennes. Saint Augustin resurgit dans la pensée janséniste, or nous le retrouvons à Notre Dame de Marceille, un sanctuaire particulièrement important dans l’histoire de Rennes.

      ♦♦ La doctrine janséniste


La doctrine version française a été forgée au couvent de Port-Royal des Champs. Car pour comprendre cette pensée il faut aussi la rattacher au contexte historique. La réforme catholique consacrée par le Concile de Trente eut du mal à se mettre en place dans le royaume. Les guerres de religion enveniment la vie politique et divisent la population. C’est      Henry IV qui apportera une certaine stabilité en favorisant le mouvement de réforme des établissements religieux et c’est dans ce contexte que naitra  Port-Royal suite à la réforme du monastère.

La doctrine janséniste fut ainsi introduite en France puis développée à Port-Royal par l’intermédiaire de        l’abbé de Saint-Cyran, Jean Duvergier de Hauranne. Le couvent devint ainsi la référence pour cette pensée qui se révèle être aussi radicale et intransigeante que le calvinisme.

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mer 19 Avr - 10:50

Les idées fondatrices



L’homme suit une prédestination divine (doctrine calviniste) et seule la grâce de Dieu a le pouvoir de diriger l’homme vers la « délectation terrestre », la « délectation céleste » et le bien. Cette grâce dite « efficace » guérit ceux à qui Dieu l’accorde.
L’homme tend naturellement vers le mal. il est donc entièrement déchu par suite du péché originel.
La grâce de Dieu n’est accordée qu’à quelques élus[b] et implique une totale soumission à la foi et au combat contre le mal.
[b]Les jansénistes exigent de leurs pénitents une contribution exemplaire et non un simple regret des fautes par peur de l’enfer.

La contrition est « une douleur voulue des péchés jointe à la résolution de confesser ses fautes et de donner satisfaction ».

Le jansénisme porte sur les relaitons entre la grâce divine que Dieu accorde aux hommes et la liberté humaine dans le processus du Salut. Au Ve siècle Saint Augustin s’était opposé à ce sujet au moine Pélage. Ce dernier soutenait que l’homme a en lui la force de vouloir le bien et de pratiquer la vertu, une position relativisant l’importance de la grâce divine. Saint Augustin refuse cette vision et déclare que Dieu est le seul à décider à qui il accorde ou non sa grâce. Les bonnes ou mauvaises actions de l’Homme, sa volonté et sa vertu, n’entrent pas en ligne de compte, puisque le libre arbitre de l’homme est réduit par la faute originelle d’Adam. Dieu agit sur l’homme par l’intermédiaire de la grâce efficace, donnée de telle manière qu’elle atteint infailliblement son but, sans pour autant détruire la liberté humaine. L’homme a donc un attrait irrésistible et dominant pour le bien, qui lui est insufflé par l’action de la grâce efficace.



Le jansénisme de Port-Royal fut le courant le moins contraignant, le compromis restant toujours possible. En cela, il fut parmi d’autres formes de pensée, le plus souple, mais cette doctrine sera vite considérée comme hérétique par le clergé français, par Rome, et par le pouvoir royal.

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mer 19 Avr - 10:52

 L’histoire de l’abbaye

-  1204-1602  Son origine, l’abbaye ND de Porrois

Avant de devenir l’un des plus hauts lieux de la réforme catholique, l’abbaye de Port-Royal des Champs s’appelait  l’abbaye Notre-Dame de Porrois qui fut fondée en 1204 par   Mathilde de Garlande, veuve de Mathieu de Montmorency, mort à Constantinople lors de la 4ème croisade. Avec le soutien d’Eude de Sully, évêque de Paris, elle y créa une communauté de femmes. Ce nouveau monastère cistercien affilié à Cîteaux dès 1209 sera placé sous l’autorité de l’abbé des Vaux-de-Cernay.


L’église abbatiale fut consacrée le 25 juin 1230 et cet imposant édifice était reconnu jusqu’aux faubourgs de Paris. Mais au cours du XIVe et du XVe siècle, le déclin des institutions régulières se fit sentir sur l’abbaye qui perdit peu à peu son éclat. Les abbesses Jeanne de la Fin I (1513-1558) et Jeanne de la Fin II sa nièce, s’attachèrent donc à restaurer l’église et les bâtiments qui en avaient bien besoin. L’abbaye reste avant tout un monastère cistercien.


-  1602-1630 La réforme catholique et les religieuses de Port-Royal

Henry IV entreprend d’apporter la paix dans le royaume en favorisant le mouvement de réformes des établissements religieux. Ceci est rendu possible par le Concile de Trente et la Réforme catholique.
A partir du XIVe siècle, l’Europe relance le débat sur la spiritualité et la question du salut. Les théologiens réfléchissent sur les fondations du christianisme et publient de nombreux ouvrages controversés. Les positions intransigeantes de l’Eglise et du clergé sont vivement critiquées. Devant de tels débats, des idées de réforme font leur chemin au sein des catholiques. Mais cela ne suffira pas. Des courants de pensée très différents divisent la population et feront naitre le protestantisme. La Réforme catholique démarre au XVe siècle et se poursuivra au XVIe siècle. Elle a pour objectif de rénover l’Eglise romaine et de réunifier les forces catholiques. Au Concile de Trente, certains éclaircissements théologiques sont débattus comme les rapports de l’Ecriture et de la tradition ou la signification des sacrements… Et malgré les critiques des protestants et des humanistes, on impose la Vulgate. La Réforme catholique est aussi marquée par un retour à une plus stricte discipline, par un fort courant de mysticisme et par l’essor des congrégations religieuses.

Le concile de Trente] et le 19ème concile œcuménique reconnu par l’Eglise de Rome. Convoqué par le pape Paul III en 1542 le concile débute le 13 décembre 1545 et durera 118 ans. Cinq pontificats vivront le concile de trente qui permettra de faire  la transition entre l’Eglise médiévale et l’Eglise moderne…



La réforme catholique permit ainsi à l’abbaye de connaitre un nouvel essor.  Jacqueline Marie Angélique Arnauld (1591-1661), fille d’un avocat célèbre, devint alors coadjutrice de l’abbesse Jeanne de Boulehart en  1599. Puis, reprenant le poste de sa prédécesseuse, elle fut nommée abbesse de l’abbaye cistercienne de Port-Royal en 1602. Elle a seulement 11 ans et  deviendra par la suite Mère Angélique.


Dès sa nomination l’abbesse veut redonner au lieu une notoriété religieuse exemplaire. En 1608, elle rétablit la règle de Saint Benoit, entreprit la réforme de la discipline conventuelle, imposa le vœu de pauvreté, la vie communautaire et l’isolement. L’abbaye fut entièrement réformée et devint ainsi la première communauté de femmes réformée en France.






Mais la vallée de Chevreuse est humide et froide en hiver et l’abbaye insalubre rend difficile la vie des religieuses.

Mère Angélique obtiendra la permission d’ouvrir un second établissement. Ce sera fait avec Port-Royal de Paris situé dans le faubourg Saint-Jacques en 1625.

Les religieuses s’y installeront dès cette année, délaissant Port-Royal qui s’appellera dorénavant Port-Royal des Champs.







Mère Angélique Arnauld fut une des grandes figures du XVIIe siècle et de la contre-réforme. Les histoiriens retiennent surtout l’abbé de Saint Cyran comme le réformateur fondamental de Port-Royal, mais c’est en occultant un peu vite que le prédécesseur de ce prêtre resté en poste seulement 3 ans, était une femme, Mère Angélique, qui donna clairement le ton en réformant son abbaye à 17 ans. Sans elle, Pascal, Racine, Philippe de Champaigne et tout simplement Port-Royal, auraient certainement connu d’autres destinées…


En 1627, la Mère Angélique demanda et obtint la séparation de Cîteaux. En conséquence, l’abbaye ne dépendant plus de l’Ordre de Cîteaux, son administration fut placée sous la direction de l’évêque de Langres, Mgr Zamet, qui fera connaitre Jean Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran. Ce dernier entra en contact avec Port-Royal en 1633


En 1629, Louis XIII accorde à la Mère Angélique le droit d’élire son abbesse. Elle démissionnera ensuite en juillet 1630.


[/color]





Sceau d’Angélique Arnauld, abbesse de Port-Royal






On peut lire sur le sceau :


« SOROR ANGELICA ARNAULD HUMILIS ABATISSA DE PORTUU RAGALI »


« Sœur Angélique Arnauld, humbre abbesse de Port-Royal

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mer 19 Avr - 10:58

-  1635 – L’abbé de Saint-Cyran convertit Port-Royal au jansénisme


Vers 1635, la direction de l’abbaye est assurée par l’abbé de Saint-Cyran. Directeur spirituel des religieuses, l’abbé favorise l’entrée du jansénisme dans l’abbaye qui devient le lieu principal de cette pensée déclarée très rapidement hérétique par Rome. Il reste finalement peu de temps à ce poste puisque  3 ans plus tard, il est emprisonné sur ordonnance du roi.

L’abbé de Saint-Cyran (1581-1643)

De son vrai nom Jean Ambroise Duvergier de Hauranne, l’abbé de Saint-Cyrant était lié à Cornelius Jansen.

Il fut le fondateur du mouvement janséniste en France et celui qui introduisit le jansénisme à Port-Royal. Confesseur et prédicateur de la communauté féminine, il contribua largement à la renommée spirituelle de l’abbaye. Il était par contre détesté des jésuites et haï par Richelieu qui trouva en lui un opposant de sa politique.

Suite à la condamnation du roi Louis XIV, il fut emprisonné au château de Vincennes par le cardinal Richelieu en 1638. Epuisé, il mourut 2 mois après sa sortie de prison à Paris en octobre 1643.








Le tableau de l’abbé Saint-Cyran ci-dessus a été réalisé à partir de son masque mortuaire par Philippe de Champaigne vers 1646. Ce portrait fut ensuite largement diffusé et copié…





-  1637 – Les Solitaires s’installent


Les religieuses étant installées à Port-Royal de Paris, les bâtiments de Port-Royal des Champs sont vides. Ils sont alors occupés par des laïques et des ecclésiastiques désireux de se donner à la méditation. On les appellera «les Solitaires » ou «les Messieurs de Port-Royal ».

Parmi eux, des intellectuels et des artistes feront la renommée de l’abbaye comme Claude Lancelot, grammairien, Antoine Arnauld, philosophe, Pierre Nicole, théologien et moraliste qui écrira avec Antoine Arnauld «La logique de Port-Royal ».
Il y a aussi Louis-Isaac Le Maitre de Sacy, prêtre humaniste et bibliste, et Jean Hamon, médecin.


Antoine Arnauld (1612-1694)


Frère de Mère Angélique, prêtre, docteur en théologie, il publia en 1643 «la fréquente communion », un ouvrage prônant un christianisme du cœur et l’absolu respect des sacrements. Le livre connut un immense succès, mais il est vite censuré. Devant les attaques répétées des jésuites et du pouvoir royal, Arnauld répond en dénonçant l’injustice qu’il subit.





Il s’opposera plus tard à ce que Port-Royal renonce à sa liberté d’opinion en signant le Formulaire. Radié de la Sorbonne à partir de janvier 1656, il vit parfois caché à Paris, mais plus souvent retiré à Port-Royal des Champs parmi les Solitaires et les Messieurs avec lesquels il collabore à de nombreux ouvrages théologiques et pédagogiques à l’origine du renon de Port-Royal.
Exilé à la fin de la Paix de l’Eglise en 1679,  il décide de quitter la France pour les Flandres. Il meurt à Bruxelles en 1694


♦♦♦ Notons qu’il ne faut pas confondre Antoine Arnauld, dit le Grand Arnauld et Antoine Arnauld (1560-1619) son père. Ce dernier se maria avec Catherine Marion, religieuse à Port-Royal en 1629. Ils eurent 20 enfants dont 10 vivants



Claude Lancelot

Il participa à  la création des Petites Ecoles de Port-Royal en 1638 et resta fidèle à  l’abbé de Saint-Cyran malgré l’emprisonnement. Il fut notamment chargé de l’éducation du duc de Chevreuse et des Princes de Conti. Il fut remarqué par sa rénovation de l’enseignement dans les Petites-Ecoles. Erudit grammairien, il est l’auteur de plusieurs ouvrages comme « La Nouvelle méthode pour apprendre la langue latine », « Nouvelle méthode pour apprendre la langue grecque », « jardin des racines grecques » et «Grammaire générale et raisonnée », dite  Grammaire de Port-Royal. Son influence et son enseignement basé sur le respect de l’enfant lui confèrent le statut de premier maitre de Port-Royal.



Pierre Nicole (1625-1695)

Il étudia la philosophie, la théologie et devint maitre-ès-Art en 1644. Il étudia aussi l’hébreu et la théologie. Ce fut par sa tante Marie des Anges Suireau, l’une des abbesses de Port-Royal qu’il entra en contact avec le monastère. Il devint ensuite secrétaire et collaborateur d’Antoine Arnauld vers 1654.

Il participa à la rédaction de la logique en 1662, au Nouveau Testament en français et à la révision des Pensées de Pascal.




Comme Claude Lancelot, il donna des cours notamment au jeune Jean Racine. Il travailla aussi avec Blaise Pascal  pour écrire les « Provinciales ».

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mer 19 Avr - 11:01

-  1639 – Ouverture des «Petites écoles »

Un autre évènement très important de l’abbaye de Port-Royal fut la création par l’abbé de Saint-Cyran des «Petites Ecoles ». C’est en effet en juin 1637 que l’abbé de Saint-Cyran envoya quelques enfants à Port-Royal-des-Champs sous la direction d’un prêtre, Antoine Singlin. Les Petites-Ecoles de Port-Royal étaient nées.

D’abord installées à Paris dans la rue Saint Dominique (impasse Royer-Collard), puis au Chesnay et au château de Troux (près de Port-Royal), les Petites-Ecoles se fixent définitivement dans l’abbaye de Port-Royal avec la création en 1651 d’un bâtiment dédié.

Ce sont de véritables petites classes de 5 à 6 enfants dirigées par des Solitaires érudits. L’enseignement concerne toutes les disciplines. Histoire,  géographie, grammaire, écriture, lecture, langues anciennes, sciences et poésies constituent le programme des jeunes élèves. Les élèves vivent dans un monde clos pour éviter les distractions et les mauvaises influences. Les journées sont longues et débutent avec l’apprentissage du latin. Jour et nuit, ils sont soumis à une vigilance régulière. Les horaires sont contraignants avec un levé à 5h30et un couché à 21h. L’éducation est complète : il s’agit de cultiver l’esprit, le jugement et la volonté de l’enfant, de sensibiliser son âme, de développer son corps. Le maitre doit être attentif, à la fois doux et intransigeant, à  la fois sévère et charitable, sachant s’adapter aux capacités de chaque élève.

Les livres d’école sont confectionnés par les enseignants qui ajustent parfaitement leurs manuels à leurs cours. Chaque année, une trentaine d’enfants sont ainsi formés et devant le succès de ces nouvelles écoles, les Solitaires construiront en 1651 un pensionnat de garçons.
L’enseignement est original et particulièrement novateur pour l’époque. Il est d’ailleurs consternant d’observer que certaines recommandations sont toujours aussi actuelles…




L’enseignement est donné en français alors que tous les collèges de l’époque, en particulier les jésuites, n’utilisent que le latin (le latin est d’ailleurs appris en latin)

• Les solitaires, soucieux de pédagogie utilisent de nouvelles méthodes rédigées et expérimentées par eux-mêmes. Claude Lancelot publia ainsi des méthodes de versification et d’apprentissage des langues vivantes ; la Grammaire, due à Lancelot et Arnauld (1660), la logique, composée par Arnauld et Nicole (1662), qui comptent parmi les œuvres les plus importantes produites de Port-Royal. Blaise Pascal rédigea de même une « Nouvelle méthode » pour apprendre à lire.

• L’enseignement est ludique et équilibré entre théorie et pratique.

• Le châtiment corporel est aboli et est remplacé par le respect que l’élève doit à son maitre

• Le nombre d’élèves est de 5 ou 6 par groupe, le nombre maximum étant 25.


• Le grec et sa culture viennent au même rang que la culture latine. Ceci influencera Jean Racine dans l’écriture de ses tragédies…

• La plume d’oie est remplacée par la plume métallique…



Maitre des Petites Ecoles, Nicolas Fontaine (1625-1709) écrivit les Mémoires pour servir à l’histoire de Port-Royal. Il fut enfermé à la Bastille en 1664 et raconte :








Mais les Solitaires ne font pas qu’étudier. Ils participent aussi à la rénovation du site. En dehors de la prière et de l’enseignement, ils effectuent des travaux importants. L’assèchement des marécages et le rehaussement du sol de l’église abbatiale, participent à  l’assainissement et au confort des lieux. Ces aménagements feront revenir les religieuses à Port-Royal des Champs.

En 1647, l’établissement devient  l’abbaye de Port-Royal du Saint-Sacrement et à la place du scapulaire noir, les religieuses cisterciennes s’affichent avec le scapulaire blanc orné d’une croix rouge sur la poitrine.



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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mer 19 Avr - 21:40

- 1648 - Les religieuses reviennent à Port-Royal des Champs


Le 13 mai 1648, une partie des religieuses reviennent dans la campagne de Chevreuse. Dès lors, la communauté féminine possède deux établissements, l’un à Port-Royal des Champs et l’autre à Paris…


Les Solitaires se retirent alors dans « la ferme des Granges » ety installent leurs Petites Ecoles. L’enseignement devient réputé et innove dans beaucoup de domaines. La connaissance est considérée comme un moyen et non comme une fin et cette nouvelle manière d’apprendre s’oppose radicalement à celle des collèges jésuites. On remarquera d’ailleurs parmi les jeunes élèves un certain Jens Racine

L’abbaye de Port-Royal devient ainsi un centre hautement intellectuel et religieux où des érudits travaillent et réfléchissent ensemble sur une nouvelle société religieuse plus moderne. Des ouvrages issus de ce centre de réflexion sont publiés comme La Grammaire générale et raisonnée, rédigée par le Grand Arnauld et Lancelot, ou « la Logique de Port-Royal, œuvre conjointe de Pierre Nicole et du Même Antoine Arnauld.


Mais la pensée janséniste qui s’installe peu à peu agace le jeune Louis XIV et Mazarin…




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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mer 19 Avr - 21:41

- 1640 – 1669 Condamnation du jansénisme et expulsion


Le XVIIe siècle fut incontestablement marqué par la pensée janséniste, mais ce courant est vite considéré par Rome comme hérétique. Il sera source de conflit et de cruauté en plein siècle des lumières…
Le jansénisme impose la rigueur morale en s’inspirant des thèses de Saint Augustin.


Cette thèse est en totale opposition avec les Jésuites qui les condamnent fermement. Très vite le jansénisme agace le pouvoir royall et les instances religieuses qui n’apprécient guère que l’on détourne la parole du Pape.
Richelieu s’empare du problème et ordonne des sanctions qui seront confirmées par Rome. Le Pape déclare la pensée hérétique.

Au début du XVIIe siècle, l’Eglise est en plein réforme mais les questions spirituelles et dogmatiques divisent les théologiens. Le courant protestant crée des débats à la faculté de théologie (la Sorbonne) et l’étude des écrits de Saint Augustin, père de l’église, à propos de la Grâce, provoque des polémiques.
De plus, la publication de l’Augustinus de Cornelius Jansen (1640) et son succès en France au moment de la mort de Richelieu en décembre 1642, n’arrange rien, de même la publication en août 1643 de la Fréquente communion d’Antoine Arnauld, docteur de Sorbonne et frère de la Mère Angélique




L’Augustinus étant publié, les opposants au jansénisme veulent condamner l’ouvrage. Isaac Habert, ancien collaborateur de Richelieu devenu évêque, publie en décembre 1646 une liste de huit propositions extraites de l’Augustinus qu’il tient pour hérétique. Quelques années plus tard, en 1649, Nicolas Cornet demande à ce que soient examinées 5 propositions tirées des thèses soutenues par des bacheliers de la Sorbonne et qui touchent au problème de la grâce. Ceci va mettre le feu aux poudres.

En 1653 et à la demande de la Sorbonne les 5 propositions sont déclarées officiellement hérétiques par une bulle papale (Bulle Cum occasione d’Innocent X).
Les religieuses sont alors en pleine tourmente. D’un côté elles doivent entière fidélité à l’Eglise et à l’autorité papale, de l’autre elles doivent faire face à l’hostilité croissante des jésuites et de l’autorité royale. Dès lors, les hostilités entre partisans des Jésuites et jansénistes vont se faire de plus en plus fréquentes.
La bulle papale destinée à calmer les divergences ne fait qu’aggraver la situation et engendre une polémique violente menée par Antoine Arnauld.

En 1655, Arnaud finit par accepter la condamnation des 5 propositions, mais il conserve sur leur attribution à Jansénius un silence respectueux.
Obligée de se prononcer, la Sorbonne choisit alors en 1656 d’exclure ce prêtre insoumis. Seront exclus avec lui une centaine de docteurs, le tiers de ses membres.


La Fronde (1648-1653)

Il est important de noter ici qu’un contexte politique très particulier frappe alors le Royaume de France entre 1648 et 1653. C’est une période de troubles graves durant la minorité de Louis XIV qui est alors en pleine guerre avec l’Espagne (1635-1659). L’autorité monarchique de Louis XIII et la fermeté de Richelieu génèrent en effet des révoltes brutales. La période de la régence qui suit la mort du cardinal et celle de Louis XIII, empoisonnée par les caisses vides de l’Etat (du fait de la Guerre de 30 ans), engendre des rébellions aristocratiques, parlementaires et populaires. C’est la période de la Fronde dont une figure emblématique fut la duchesse de Longueville.[/color]


C’est alors qu’un nouveau personnage important va entrer en scène : Blaise Pascale également janséniste. Pascal est alors sollicité par ses amis d’intervenir dans le conflit qui les oppose aux Jésuites. Cette prise de position donnera lieu à l’écriture des « Provinciales ». Ces écrits vont s’attacher à démontrer la différence entre le droit et l’éthique.




Ce débat théologien portera ses fruits, mais le pouvoir du clergé contre-attaque et demande à tous les ecclésiastiques de renoncer aux thèses de l’Augustinus (arrêt royal du 13 avril 1661). La communauté de Port-Royal refusera et sera condamnée à 4 ans d’isolement dans l’abbaye…


En 1660, les Provinciales sont brûtlées par le Roi et en 1661, sur le point de mourir, Mazarin recommande au jeune Louis XIV de détruite la « secte » janséniste dangereuse pour la paix religieuse et politique, car les derniers « frondeurs » soutiennent Port-Royal…

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mer 19 Avr - 21:43

1661 L’année où tout bascule…

En 1661, Louis XIV règne seul et cette prise entre le clergé et les jansénistes empoissonne la vie politique et religieuse de son royaume. Toute solution qui apaiserait et clarifiait les débats est souhaitée. Louis XIV va alors obtenir de l’assemblée du Clergé de France, un formulaire destiné au clergé séculier, consignant l’adhésion de cœur et d’esprit à la condamnation pontificale des cinq propositions. L’édit royal du 29 avril 1664 tentera de mettre fin au silence respectueux et demandera une signature sans restriction du formulaire.



Cette période devient la plus dure de la répression contre le jansénisme. Alors que Mère Angélique décède en 1661, on exige des religieuses qu’elles signent explicitement le Formulaire condamnant l’Augustinus. Elle refusent alors invoquant une trahison envers la mémoire de l’abbé de Saint-Cynan. Puis on leur enlève leurs pensionnaires et leurs novices. L’archevêque de Paris, Mgr Hardouin de Péréfixe, se rend plusieurs fois au monastère de Port-Royal pour tenter de convaincre les religieuses à signer, mais en vain. Il les privera de sacrements le 21 août 1664. Quelques jours plus tard, les meneuses sont dispersées hors du monastère, puis toutes les religieuses non signataires sont regroupées et gardées à Port-Royal-des-Champs, tandis que les religieuses signataires sont réunies au monastère parisien.


Ce mouvement de révolte exacerbé par une répression sans ménagement pousse l’épiscopat à prendre position entre le droit et les faits. C’est alors qu’en 1665 un mandement fut publié par les jansénistes demandant expressément de ne pas signer le Formulaire. Ce mandement que l’on croyait être d’Antoine Arnauld a été écrit en réalité par Nicolas Pavillon (1597-1677), leader d’un mouvement où 4 évêques vont alors cristalliser cette rébellion et seront ainsi condamner par Rome et par Louis XIV. Cette liste d’évêque est constituée par :

François de Caulet[/], évêque de Pamiers
Nicolas Pavillon, évêque d’Alet et leader du mouvement
Choart de Buzenval, évêque de Beauvais
Henri Arnauld, évêque d’Angers (frère de Mère Angélique)


Nicolas Pavillon, de loin le plus tenace et le plus audacieux, ira jusqu’à offrir aux jansénistes un asile dans son diocèse…


Le pape Alexandre VII intenta alors à ces 4 évêques un procès canonique destiné à les destituer de leurs diocèses. Heureusement pour eux, la mort du Pape intervint en 1667 empêchant toute poursuite.



La mort deMère Angélique en [color=#FDBFB7]661
est vécue dans l’abbaye comme un véritable traumatisme et c’est un peu l’âme de Port-Royal qui disparait. C’est en 1658 que la succession avait été décidée et Jeanne-Catherine-Agnès Arnauld, sa sœur, aura la lourde responsabilité d’affronter la répression durant 3 ans…


Cette année [color=#FDBFB7]1661 marque la fin de Port-Royal. Dès la mort de Mazarin, le 9 mars 1661, Louis XIV ordonne la dispersion des novices et des pensionnaires des monastères de Port-Royal-des-Champs et de Port-Royal de Paris. Les petites écoles sont fermées, les pensionnaires de l’abbaye sont expulsées, les Solitaires se dispersent et s’exilent pour ne pas être embastillés.

Enfin les religieuses sont expulsées du monastère le 23 avril 1661.


[color=#ffccff]Jeanne-Catherine-Agnès Arnauld
Mère Agnès Arnauld (1593-1672)


Elle fut abbesse de Port-Royal et une grande figure du jansénismes français.

Sœur d’Antoine Arnauld et de Mère Angélique, elle succède à cette dernière à la tête de l’abbaye de Port-Royal des Champs et de Paris en 1658. Elle affrontera la période la plus dure de la répression contre le jansénisme et organisa le mouvement de refus de signature du Formulaire d’Alexandre VII. Cette position l’obligera à être aussi en conflit avec l’archevêque de Paris Hardouin de Péréfixe.
Elle est également l’auteur des Constitutions de Port-Royal, texte qui règlemente la vie matérielle et spirituelle des religieuses dans un esprit de renouvellement cistercien.




Ces expulsions vont faciliter une négociation et une paix provisoire. Sous l’impulsion du pape Clément IX, Rome obtient l’apaisement en France en 1668 pour une dizaine d’années. D’ailleurs Louis XIV a d’autres soucis puisqu’il prépare la guerre avec les Pays-Bas. Le Pape Clément IX et le pouvoir royal seront alors contraints de négocier, craignant un schisme. Ce sera la paix Clémentine signée en 1669.

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mer 19 Avr - 21:44

-  1669-1679 La paix Clémentine

Cette période sera pour l’abbaye de Port-Royal le temps d’un nouveau développement intellectuel qui favorisa son épanouissement et la communication vers les fidèles. Les jansénistes veulent éviter tout nouvel affrontement et les ouvrages publiés durant cette période sont dépourvus de sujets à polèmiques. C’est le temps des  « Pensées » de Pascal qui seront publiées en 1670.


Louis Isaac Lemaistre de Sacyen 1667  un Nouveau Tetament qui est aussitôt commandé par le pape en 1668. Il publie aussi une nouvelle Vulgate sur 30 volumes qui sera achevée en 1695. Les Pensées de Pascal et la Bible de Sacy deviendront les plus belles pages d’exemple de la littérature classique française du XVIIe siècle…

Toute la haute société parisienne vient se rassembler et débattre des grands courants théologiques du moment.  Mais ce succès n’est que temporaire et la répression n’attend que la fin de la guerre pour reprendre…
Dès la paix de Nimègue et le traité de Saint-Germain signé en 1679, Louis XIV reprend l’offensive contre le jansénisme et Port-Royal. Ce totalitarisme intransigeant conduira le roi à combattre aussi les protestants en révoquant l’édit de Nantes en 1685.

Cette reprise des hostilités par Louis XIV en 1679 et aussi certainement due à la disparition cette même année, de la duchesse de Longueville qui fut la protectrice de Port-Royal.


-  1679-1713  Port-Royal termine dans l’horreur et la cruauté

En 1679, le monastère est voué à l’extinction et les expulsions reprennent, mais de façon plus violente (plus de 70  personnes sont concernées). Les principaux ecclésiastiques jansénistes s’exilent : Pierre Nicole s’installe dans les Flandres et Antoine Arnauld fuit à Bruxelles. Louis XIV qui est à la fin de son règne veut terminer avec le jansénisme et tout ce qui rappelle ce courant non conforme qu’il appellera d’ailleurs  «La secte républicaine » en opposition à la monarchie absolue.

En 1701, l’affaire dite « du cas de conscience », déclenche la reprise des persécutions et Louis XIV exige du pape une nouvelle condamnation. Il l’obtient du pape avec la bulle »Vineam Domini en 1705.

A partir de cette déclaration le roi a enfin la liberté de mener la répression comme il l’entend. Les principaux chefs jansénistes sont emprisonnés ou exilés.


Profitant de la guerre de Succession d’Espagne, Louis XIV fait arrêter Pasquier quesnel (1634-1719) théologien catholique, aux Pays-Bas en 1703 mais celui-ci s’évade. Tous ses papiers seront saisis ce qui conduira à l’arrestation de tout le réseau de correspondants de Quesnel depuis une quinzaine d’années dans toutes la France. les foyers des écrits jansénistes sont découverts, les jansénistes fuient à l’étranger, le plus souvent aux Pays-Bas et aux Provinces-Unies, en passant par l’abbaye de Hautefontaine.

A noter qu’une partie importante des archives de Nicolas Pavillon se trouvent aujourd’hui conservée soit aux archives provinciales d’Utrecht, aux Pays-Bas, soit aux archives du séminaire d’Amersfoot (province d’Utrecht). La Hollande fut en effet le lieu d’exil de nombreux jansénistes français. Ceux-ci se regroupèrent d’abord à Amsterdam puis à Utrecht où des liens entre Eglise d’Utrecht et jansénistes français sont durables. Lieu de refuge au XVIIIe siècle, Utrecht devint lieu de mémoire de la tradition janséniste. Les fonds de la Boite à Perette servaient régulièrement à financer une partie de la vie de cette Eglise. (les Archives Nationales à Paris ne contiennent que le procès de Nicolas Pavillon).



Le 29 octobre 1709 les 22 religieuses de Port-Royal qui avaient refusé de signer la bulle « Vineam domici » sont assaillies par le  lieutenant de police d’Argenson assisté de  300 mousquetaires. Elles sont enlevées et dispersées par les autorités du roi dans divers couvents.










En 1710, le roi ordonne la destruction du monastère et en 1711, il est rasé comme pour exorciser le mal. En 1712 les sépultures sont violées et les ossements sont enfouis dans une fosse commune dans le cimetière de Saint-Lambert-des-Bois. Même les chiens, venaient se repaitre des restes des plus récents exhumés.

Mais Louis XIV veut aller plus loin. Il demande à nouveau une bulle de condamnation. Celle-ci doit déclarer le jansénisme globalement hérétique. Le pape  Clément XI exprima donc sa sentence avec la bulle « Unigenitus » le 8 septembre 1713.


Mais la bulle élargit le pouvoir de Rome. Non seulement les thèses augustiniennes sur la grâce sont commandées, mais elle affirme également la prééminence de Rome sur l’Eglise de France et le droit de contrôle du Saint-Siège sur les princes. Elle condamne aussi 101 propositions réputées hérétiques dans le Nouveau Testament avec des réflexions morales du P. Quesnel.


Ce nouvel épisode soulève les protestations de plusieurs évêques qui souhaitent alors réunir un concile général des évêques du royaume. Ceci s’accompagne en 1731 de faits étranges. Des scènes de convulsions et de guérisons miraculeuses sont observées sur la tombe d’un diacre janséniste, François de Pâris, au cimetière de  Saint-Médard à Paris. Le cimetière devient alors le théâtre de scènes d’extases collectives. Des illuminés entrent en convulsion sur la sépulture du Diacre. Le cimetière sera fermé sur ordonnance.


La mémoire de Port-Royal et ses ruines furent célébrées très tôt, par Lesesne d’Etemare, dans des poêmes en prose intitulés « Gémissements sur la destruction de Port-Royal ». en 1809, l’abbé Grégoire rédigera « les ruines de Port-Royal » et Sainte-Beuve à son tour, au terme de son Port-Royal, entreprit de décrire à son tour cet épisode, l’un des plus sombres de l’Histoire de France, dans une voix où l’en sent percer l’indignation et la révolte


Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869) fut un critique littéraire et un écrivain français. Il est l’auteur de « Port-Royal », une œuvre majeure qui est devenue aujourd’hui une véritable référence. Voici ce qu’il écrit à propos de la destruction de l’abbaye :








Pratiquement aucune toile ne rappelle ces périodes de l’horreur. Cette partie de notre Histoire de France a été littéralement occultée par les historiens et les artistes. Seuls quelques rares écrivains comme  Sainte-Beuve, eurent le courage de dénoncer quelques vérités il y a plus d’un siècle…






En 1712, les sépultures sont violées et les ossements sont enfouis dans une fosse commune dans le cimetière de Saint-Lambert-des-Bois. Même les chiens venaient se repaître des restes des plus récents exhumés.

Une stèle de granit s’élève aujourd’hui sur la fosse où sont les restes des jansénistes… Un texte indique :


Ici furent enfouis, après avoir été transportés dans des tombereaux, les restes des religieuses et des solitaires qui reposaient à Port-Royal-des-Champs.
Janvier 1712.




Lors de la destruction, les pierres tombales furent sauvées par les habitants de Magny-les-Hameaux et stockées dans l’église de Saint Germain du village. Les dalles qui servaient au sol de l’église furent ensuite levées contre les murs sous Napoléons III. Mais l’humidité et le temps attaquaient malgré tout les pierres. Récemment, un projet de restauration du patrimoine a été mis en place pour sauver ces restes historiques.

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Mer 19 Avr - 21:52

- Le Jansénisme devint politique


La fin du jansénisme épiscopal sera marquée par la condamnation de 4 évêques et la mort du cardinal de Noailles en 179. La lutte se déplace alors au sein des parlements qui font de la tentative du clergé de contrôler les milieux jansénistes, une affaire d’ordre public. De plus le mouvement janséniste ne disparut pas à Port-Royal des Champs et les ruines devinrent un lieu de pèlerinage.

Avec l’attentat de Damiens contre Louis XIV en 1757 et la crise parlementaire en 1756, les parlementaires jansénistes abandonnent le combat de «L’Augustinus » pour concenter leurs attaques contre les Jésuites. La suppression de la Compagnie de Jésus en France en 1764, achève la séparation du clergé et du pouvoir royal et renforce les velléités politiques des parlements.

Sous la Révolution, les jansénistes se rallieront tout de suite au tiers état et imposeront avec l’abbé Grégoire, leur vision gallicane de l’Eglise par la constitution civile du clergé.

Cette contestation et les résistances qui suivirent comptent certainement parmi les multiples causes de la Révolution française. Le mouvement jansénistes s’éteignit à l’aube du XIXe siècle avec le Concordat de 1802 qui amena les catholiques français autour du Pape.


Une plaque au musée de Port-Royal rappelle quelques noms illustres qui consacrèrent une partie de leur vie au destin terrible de Port-Royal…









Il ne subsiste aujourd’hui en vallée de Chevreuse, haut lieu de spiritualité et de vie intellectuelle, que quelques ruines éparses. Louis XIV, par on en sait quelle folie, ordonna que les corps des Solitaire soient exhumés et que les bâtiments soient brûlés et détruits jusqu’à leurs fondations.
La pioche et le marteau eurent raison de ce lieu subversif. On dispersa même les cendres des tombeaux et les chiens finirent les restes.


C’est en 1679 que commença cette persécution cruelle en expulsant les dernières religieuses. Quel crime avaient donc commis les Jansénistes de Port-Royal pour mériter un tel déferlement de haine ? Si crime il y a eu, il ne pouvait s’agir que de celui de la liberté de conscience. Vouloir défier l’autorité royale absolue, refuser une quelconque soumission intellectuelle et religieuse, cela méritait-il une telle condamnation jusqu’à extirper de la terre la moindre chair janséniste ?

Louis XIV ne pouvait se douter qu’en opérant ainsi avec tant de haine et de vengeance, les jansénistes et leurs causes allaient finalement devenir le courant des martyrs…


Finalement, l’Histoire de Port-Royal, si peu connue, représente tout ce que peut impliquer la quête de la liberté d’esprit et la résistance de quelques intellectuels trop en avance sur leur temps, face à l’intolérance et aux visées totalitaires d’un roi…

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Jeu 20 Avr - 20:41







 La Fronde, une rébellion contre la monarchie (1648-1652)



Les guerres civiles de France ont été plus  longues, plus cruelles, plus fécondes en crimes que celles d’Angleterre ; mais de toutes ces guerres civiles, aucune n’a eu une liberté sage pour objet (Voltaire, Lettres philosophiques)


Voici un sujet d’Histoire que l’on enseigne peu dans nos écoles. Il est vrai que l’on veut nous montrer aujourd’hui Louis XIV, notre cher roi Soleil, sous son plus beau jour. Le château de Versaille est visité par le monde entier et il ne serait pas de bon ton de critiquer ce pouvoir royal qui nous enchante tant maintenant. Pourtant l’épisode de la Fronde est plus qu’une révolte de quelques familles princières, comme on veut souvent nous le faire croire. C’était un véritable vent de liberté d’un peuple qui aspirait à plus de justice et plus d’équité fiscale, contre un pouvoir intransigeant, abusif, attaché au luxe de la Cour et aux projets démesurés d’un roi. La période de la Fronde constitue la dernière grande opposition nobiliaire à la montée en puissance de l’absolutisme royal.

Né d’une imposition trop importante mise en place par le ministre Mazarin, ce mouvement que l’on appelle la Fronde marqua profondément le jeune Louis XIV. Conscient de la gravité des faits, il mettra cependant tout en œuvre pour qu’une telle crise ne se reproduise plus.
Durant 4 ans de 1648 à 1652 la Fronde fera vaciller le pouvoir royal.


Le mouvement est issu du parlement dans un contexte particulier. Depuis 1643, le royaume de France est gouverné par Anne d’Autriche, épouse du défunt roi Louis XIII et mère de Louis XIV. C’est une période de régence et le jeune roi ne peut gouverner. Anne d’Autriche dirige donc le pays avec Mazarin qui s’est illustré auprès de Richelieu. Mais le peuple  ne voit qu’un ministre italien et une régente qui veut augmenter les impôts pour payer la guerre de Trente Ans.
De plus Mazarin a recours à des intendants pour prélever l’impôt, mais la noblesse et le parlement craigne une dérive et un affaiblissement de leurs privilèges.






En mai 1648 un arrêt d’Union est proclamé destiné à braver le pouvoir et ils décident de se rassembler pour envisager la réforme de l’Etat. L’objectif est de réduire le pouvoir absolu du roi. Au cours de l’été, les représentants soumettent à Anne d’Autriche, 27 articles exigeant la suppression des intendants et le principe de ne percevoir aucun nouvel impôt sans le consentement parlementaire.

La reine-mère ne signe pas immédiatement pour préparer une riposte. En août 1648, le principal conseiller du parlement, Pierre Broussel, est arrêté. C’est ce qui mettra le feu aux poudres.
La population parisienne se révolte immédiatement et la Cour est contrainte de fuir la capitale. La régente n’aura pas d’autres choix que de confirmer le programme de réformes des parlementaires.







Mazarin est lui aussi inquiété. Mal aimé, le peuple souhaite qu’il parte et le pouvoir monarchique s’inquiète de cette situation explosive. Un espoir pourtant, la guerre de Trente Ans s’achève et devrait libérer des troupes. Mais la capitale est pour le moment abandonnée par la gouvernance qui se rend à Saint-Germain en janvier 1649. Anne d’Autriche peut ainsi préparer son retour. Elle installe des parlements en province, mais rien n’y fait et la bourgeoisie locale lève une armée dirigée par des nobles. Quand à Mazarin, il recrute le prince de Condé (l’un des frères de la duchesse de Longueville) pour assiéger Paris. La révolte parisienne s’étouffe et finira par accepter la paix de Rueil.

La Fronde serait terminée ? Pas vraiment, car les princes prennent le relais. Le prince de Condé, déçu par une totale non-reconnaissance de son dévouement au roi, est prêt lui aussi à s’insurger. Mazarin le sait et complote alors le le prince de Conti (le second frère). Le 18 janvier 1650, le prince de Condé est arrêté et emprisonné à Vincennes. Mais Mazarin fait un mauvais calcul, car ne tenant pas ses promesses envers Conti, ce dernier exige la libération immédiate des princes. Anne d’Autriche va s’y opposer.

En février 1651, lorsque la population parisienne découvre d’autre part que la famille royale tente de s’enfuir de la capitale, c’est la révolte. Elle envahit le palais et bloque la ville. Une fois de plus, la reine n’a plus le choix et libère les princes. Condé ne songera qu’à se venger. Mazarin, quant à lui, se rend en Rhénanie pour plus de prudence…


Lorsque Louis XIV arrive à sa majorité, la situation est explosive. Le prince de Condé a rejoint le mouvement de révolte de l’Ormée et s’allie même à l’Espagne. Mazarin sort alors de l’exil pour soutenir le jeune roi à Poitiers, alors même que la tête du ministre détesté est mise à prix.

La situation tourne alors au désastre. La France devient le terrain de multiples ravages. Les campagnes sont pillées et les plus pauvres meurent de faim.
Louis XIV veut mettre un terme à  l’insurrection et lève de troupes. L’armée marche contre Condé et des batailles font rage jusqu’au jour du 2 juillet 1652 Condé et le commandement de Turenne s’affrontent aux portes de Paris. Mais à deux doigts de la défaite, Condé reçoit le secours de la cousine du roi, dite la Grande Mademoiselle. Elle fait ouvrir la porte de Saint-Antoine pour y faire entrer ses troupes et fait tirer des coups de canon contre les forces royales.

Condé peut alors s’emparer de Paris qui sombre irrémédiablement dans l’anarchie, mais les Parisiens finiront par le renverser.

Pour réinstaller Louis XIV à Paris Mazarin quitte la France pour la Belgique. Le Roi  peut alors faire son entrée triomphante dans la capitale le 21 octobre 1652 et Mazarin sera rappelé en février 1653. La dernière insurrection est étouffée à Bordeaux en août.






La Fronde aura finalement laissé un goût amer à tout le monde. Le Roi, bien décidé à ce que cela ne se reproduise plus renforcera son pouvoir absolu : il n’aura pas de ministres, privera le parlement de pouvoir, et amènera la Cour à Versailles pour mieux surveiller ses ennemis. Le roi du Siècle des lumières aura été aussi celui du règne sans partage durant 54 ans…






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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Jeu 20 Avr - 20:53

 Autour de Port-Royal un cercle puissant et influant…



-  Port-Royal et deux personnages fondamentaux, Nicolas Pavillon et la duchesse de Longueville…


Lorsque l’on étudie Port-Royal, on se rend vite compte qu’il existe plusieurs cercles d’influence. Le premier et le plus proche de l’abbaye, est formé par les religieuses et l’abbesse dont  Mère Angélique fut l’initiatrice, l’abbé de Saint-Cyran et la famille Arnauld, puis on trouve les Solitaires et les maitres des Petites Ecoles.


Mais au-delà, il existe un troisième cercle, plus discret et en même temps plus puissant, plus influent. On y trouve en son centre deux personnages clés qui vont user de leurs talents pour mener chacun une révolte contre le pouvoir intransigeant et intolérant du roi et de ses ministres. Les deux d’une intelligence rare, ils vont s’associer et s’apprécier pour mener à bien un vent de rébellion qui souffle en ce milieu du XVIIe siècle. Le premier, homme religieux charismatique, va avec sa foi janséniste rallier à sa cause un mouvement profont qui fera douter Rome. Le second, une femme aventurière et diplomate va utiliser sa puissante famille pour mener les révoltes. Le premier est bien sûr  Nicolas Pavillon (1597-1677), puissant évêque d’Alet que l’on sait opposé à Louis XIV, le second moins connu est la duchesse de Longueville (1619-1679) qui oeuvra avec les partisans de la Fronde.


En guise de trame de fond de l’histoire de Port-Royal, il y a donc bien sûr l’énigme de Rennes dont on sait que le puissant évêque d’Alet, [color=#77B5FE]Nicolas Pavillon[/color, en est un acteur de premier plan. Janséniste et donc relier à Port-Royal, il tira assurément quelques ficelles entre sa province du Razès et Paris…


La duchesse de Longueville (1619-1679)


Anne Geneviève de Bourbon, duchesse de Longueville était la sœur du Grand Condé et du Prince de Conti.
Intelligente, raffinée, très cultivée et aventurière, elle eut une vie tumultueuse durant la Fronde. Elle fut aussi l’ardente égérie du jansénisme et de Port-Royal. Surtout elle eut d’étroites relations avec Nicolas Poussin…







Anne Geneviève de Bourbon naquit dans la prison d’Etat du Château de Vincennes le 28 août 1619.  Elle était l’unique fille d’Henri II de Bourbon, prince de Condé (emprisonné pour complot contre Concini), et de son épouse Charlotte Marguerite de Montmorency. Elle était aussi la sœur du Grand Condé et du Prince de Conti.



Sa jeunesse se déroula à Paris près de sa mère. Elle fut éduquée de manière stricte au couvent des Carmélites par les jésuites et trouva rapidement un grand intérêt pour la littérature.



♦♦  La duchesse de Longueville et la Fronde

A la sortie du couvent, elle fut introduite dans la société en 1635 et devint une personnalité des salons auprès de Madame de Rambouillet. Elle finit par épouser Henri II d’Orléans (1595-1663), duc de Longueville et gouverneur de Normandie.


A la mort de Richelieu et de Louis XIII, son père devint le chef du Conseil de régence sous Louis XIV. La duchesse est alors une conseillère en politique importante. En 1646, elle rejoignit son mari à Munster envoyé par  Mazarin pour négocier la fin de la Guerre de 30 ans. Elle réussit alors à charmer tous les diplomates qui négociaient le traité de Wesphalie, prouvant ainsi sa capacité dans la politique. De retour à Paris, elle devint la maitresse du  Prince de Marcillac, le futur  duc de la Rochefoucauld.



En 1648, elle poussa son second frère Armand de Bourbon-Conti et son mari  à se rallier à la cause des Frondeurs et à s’enfermer dans Paris, mais elle ne convînt pas Condé.
Après l’arrestation de Condé, Conti et son mari le duc de Longueville, le 18 janvier 1650, la duchesse s’enfuit en Normandie pour soulever la province mais échoue. Poursuivie par les troupes royales, elle parvient à rejoindre La Haye sur un vaisseau hollandais, puis Stenay où elle se réfugia auprès de Turenne en mars 1650. Elle va alors négocier avec les Espagnols et pousser Turenne à se révolter contre le  cardinal Mazarin. La chute de ce dernier au début de l’année 1651 sera le résultat de l’alliance des deux Frondes. Elle conduit ainsi non seulement à la libération des princes et à la restitution des honneurs, mais aussi à des accords matrimoniaux entre Conti et Mademoiselle de Chevreuse, la fille de la duchesse.


A la fin de l’été, la situation de Condé se dégrada. Il quitta Paris à la veille de la majorité de  Louis XIV et rejoignit la Gascogne accompagnée de sa famille et de ses partisans. C’est au cours de ce voyage que la duchesse serait devenue la maitresse du duc de Nemours.
Le 24 mars 1652, Condé se dirige vers Paris laissant la garde de Bordeaux à Conti, à Anne-Geneviève et à sa femme. La ville est en état d’insurrection. De plus, des dissensions se produisent entre Conti et sa sœur. La ville se rendra finalement aux troupes royales en juillet 1653.


Abandonnée et en disgrâce à la cour royale, elle fut assignée à résidence à Montreuil-Bellay puis à Moulins avant de rejoindre son mari en Normandie. Elle est alors victime d’une dépression qui l’emmènera vers la religion, [color=#F88E55]le jansénisme et la charité. Elle devint ainsi jusqu’à sa mort  la protectrice de l’abbaye de Port-Royal des Champs qui n’eut rien à craindre du pouvoir royal tant qu’elle fut en vie.





On trouve aujourd’hui à  l’abbaye de Port-Royal son portrait, peint sur une boiserie de la bibliothèque.

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MessageSujet: Re: UN PEU D'HISTOIRE   Jeu 20 Avr - 20:58

      ♦♦  La duchesse de Longueville et ses deux frères célèbres, le prince de Conti et le prince de Condé (duc Enghien), ses liens avec Port-Royal et Nicolas Pavillon...





Le Prince de Conti
Armand de Bourbon- Condé
(1629-1666)




Les liens étroits entre la duchesse de Longueville et Nicolas Pavillon se concrétisent en la personne d’Armand de Bourbon-Condé (1629-1666) l’un de ses frères. En effet, la duchesse avait un frère célèbre, marquis pour Prince de Conti, comte de Pézenas, seigneur de la Fère-en-Tardenois et seigneur de l’Isle-Adam, Grand Maitre de France.






Baptisé le 23 décembre 1630 en l’église Saint-Sulpice, Armand de Bourbon-condé eut pour parrain le cardinal de Richelieu et pour marraine la duchesse de Montmorency. Il obtiendra son titre de Prince de Conti  en 1629.


Très vite, il se destina à une carrière ecclésiastique et se forma chez les jésuites au collège de Clermont où il rencontra dans la même école  Molière. Le 12 décembre 1641, il dirigea l’abbaye de Saint-Denis puis, nommé abbé de Cluny, il prit en charge sept autres abbayes et cinq prieurés. Le 6 août 1643, il obtint le diplôme de maitre ès arts et en 1646 il devint bachelier en théologie à Bourges.


Dès janvier 1649, il se rallia à la Fronde parlementaire et prit le commandement avec son beau-frère le duc de Longueville. Il sera battu à Charenton en février par son frère, le prince de Condé, ce dernier étant fidèle au Roi. L’histoire rebondit puisque le Prince de Condé se rapprocha finalement de la Fronde formant l’association Conti, Condé et Longueville. Ils seront arrêtés au Palais-Royal le 16 janvier 1650 puis emprisonnés au château de Vincennes.



En 1651 Mazarin s’exila face à la Fronde et Conti fut libéré. Ce dernier se retirera à Pézenas dans le Languedoc et se réconciliera avec le roi et Mazarin en 1653. C’est aussi à cette période jusqu’en 1656 qu’il devint le protecteur de la troupe de Molière.


En juin 1654 le Prince de Conti se maria avec la propre nièce de Mazarin puis il prit le commandement de l’armée et envahit la Catalogne pour revenir en 1656 à Pézenas.


Le Prince de Condé
Louis II de Bourbon, duc d’Enghien
(1621-1686)




Le Prince de Condé, second frère de la duchesse, fut un défenseur de la monarchie et un opposant farouche de la Fronde des parlementaires issus de la bourgeoisie parisienne. Mais il sera déçu par l’absence de reconnaissance du pouvoir royal. Mazarin finira par l’arrêter, craignant qu’il agisse avec les frondeurs.




Portrait par David Ténier le Jeune





Cette décision vaudra à Mazarin d’être la cible de la Fronde même après la libération du prince, jusqu’en 1659…Le Duc d’Enghien était au premier prince de sang du royaume puisqu’il était le grand cousin du Roi, duc de Montmorency, Bellegarde, Châteauroux et de Fronsac. Il fut marié avec Claire-Clémence de Maillé-Brézé, la nièce du Cardinal de Richelieu.



Le titre de duc d’Enghien fut porté par plusieurs descendants de la famille Condé. C’est ainsi qu’il existe un autre duc d’Enghien célèbre, fils du Duc de Bourbon et petit-fils du prince de Condé. Ce dernier est curieusement lié à une affaire de trésor dont l’un des indices serait son testament codé et rédigé avec son sang avant d’être exécuté en 1804 sur ordre de Bonaparte.




1655 sera pour le  Prince de Conti une année de transition et suite à une maladie vénérienne, il décida de se convertir sur les vifs conseils de Mgr Nicolas Pavillon qu’il rencontra cette même année. Il devint alors confrère de la Compagnie du Saint Sacrement puis se dirigea vers le  jansénisme. Dès lors, il s’en remettra entièrement à l’évêque d’Alet et n’agira plus que sur ses conseils comme le montre cette lettre retrouvée dans les archives :







En 1657, il fut nommé         Grand Maitre de France et renonça à sa vie plutôt libertine. Le 16 janvier 1660, Louis XIV lui accorda une pension annuelle de 60 000 livres. Nommé Gouverneur du Languedoc, il fonde des collèges et convertit les protestants.



A partir de 1660, un nouveau mystère apparait dans sa biographie. Sa vie va de nouveau basculer. En effet, il décide de redistribuer sa fortune. On le voit progressivement se ruiner en tentant de racheter sa conduite et toujours guidé par Nicolas Pavillon. Même après sa mort, sa jeune épouse, qui entretemps avait hérité d’une partie de l’immense fortune de son oncle, continua l’œuvre de redistribution….
Durant l’été 1661, le  Prince de Conti et sa jeune épouse vinrent à Alet auprès de Pavillon pendant plusieurs semaines et seront hébergés à l’Evêché. La duchesse de Longueville, qui eut depuis toujours une véritable relation fusionnelle avec son frère, les y rejoindra…


Le  5 septembre 1661, Louis XIV ordonna à d’Artagnan d’arrêter le surintendant Nicolas Fouquet pour malversations…Ce sera l’autre affaire d’Etat, véritable résurgence de l’énigme de Rennes au XVIIe siècle…



Le Prince de Conti mourut en 1666. Son tombeau sera profané à la Révolution et ses ossements seront transférés dans la crypte de l’oratoire de Port-Royal des Champs en 1906.[/color]

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