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 INDICES FONDATEURS

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Lanaelle
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MessageSujet: INDICES FONDATEURS   Ven 5 Mai - 14:45






«La Puissance et la Mort »
Le serpent rouge
- Le dossier Plantard
- Saint-Germain-des-Près
- L’opuscule
Les parchemins
- Leur histoire
- Le petit parchemin
- Le grand parchemin
Les pierres gravées
- Leur histoire
- La stèle de Blanchefort
- La pierre Coume Sourde
Unification d’indices
- Méthodes et références
- Transparences[/color]





SOURCE :
Tous les textes et toutes les images

http://www.rennes-le-chateau-archive.com/

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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Ven 5 Mai - 22:11



Souvent attribué à Noël Corbu, ce texte peu connu dans son intégralité, fait partie des indices fondateurs de l’énigme de Rennes. On y trouve en effet, dans un style romancé, condensé et plutôt rustique, quelques pistes historiques, l’histoire du  Berger Paris et la vie insolite de  Bérenger Saunière. Ce texte se présente comme une introduction au Secret de Rennes. Rapidement rédigé dans un ton narratif très moyen, son auteur voulait sans doute mettre par écrit suffisamment d’éléments pour qu’un curieux  ou un chercheur assidu puisse poursuivre l’histoire et les recherches.


Sa lecture laissera sans doute le sentiment d’un texte naïf, surtout pour les passionnés qui sauront faire la part entre le roman et les faits connus aujourd’hui. Mais il faut se projeter à une époque où tout était à découvrir…



Il y a aussi du Arsène Lupin dans cette  Blanche de Castille qui fait actionner quelques mécanismes secrets pour accéder à un mystérieux souterrain. On y trouve également du Gérard de Sède avec ces rouleaux de parchemins déposés dans un pilier de l’autel et dont on sait aujourd’hui qu’il aurait pu contenir qu’un objet de très petite taille. Quant à la biographie de Bérenger Saunière et de Marie, elle reste caricaturale, occultant des éléments importants comme la découverte d’une oule remplie de pièce d’or dans son église, l’abbé Bigou, les Hautpoul ou la Stèle de Blanchefort/color. Curieusement certains éléments sont cités mais sans les nommer, sans les décrire.


Il y a également ces petites anecdotes comme l’échange involontaire des  coiffes entre Saunière et Mgr Billard lors de leur rencontre festive. Cette description de la fin de journée de la mission, prête à rire mais elle montre aussi que l’auteur a eu connaissance de quelques détails ou de quelques colportages. Notons aussi des erreurs grossières comme la location du presbytère sur 99 ans, alors que le bail ne fut que de 5 ans. De même la date de sa congestion cérébrale le 17 janvier et non le 22, date de son décès. Curieux aussi Noël Corbu qui n’est jamais nommé et que l’on retrouve dans le texte sous l’appellation «le monsieur »…



C’est sans doute aussi ce texte qui finira par convaincre les premiers chercheurs de creuser à Rennes-Le-Château. C’est enfin de ce document que l’on connait aujourd’hui le prénom du berger Paris…Ignace. Fut-il élaboré à partir d’autres pièces documentaires ? Fut-il écrit à partir du fameux dossier que Pierre Plantard récupéra ensuite de Corbu ? Fut-il rédigé par un romancier ou un personnage qui suivit l’affaire de près ? Le mystère reste entier. Une seule certitude il fut écrit entre 1953 date du décès de Marie Dénarnaud et 1956 date à laquelle Noël Corbu commençait à informer le public.


Le récit est daté de 1953 correspondant à  la mort de Marie Dénarnaud, mais il s’agit certainement d’une fausse date. Par contre, il est clair qu’en lisant «La Puissance et La Mort » puis le texte enregistré par Noël Corbu pour ses convives en 1956, on devine que l’industriel puisa certainement son inspiration dans ce document fondateur…










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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Ven 5 Mai - 22:12























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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Ven 5 Mai - 22:13


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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Sam 6 Mai - 14:11




Le serpent rouge est un petit dossier comprenant des sujets apparemment dissociés comme une généalogie des  rois mérovingiens, deux cartes de la France à cette époque, un plan de  l’église Saint-Sulpice de Paris avec les Saints des chapelles et surtout un opuscule de 13 strophes dans un style rappelant Rimbaud ou Cocteau.


Ce dossier fut déposé à la BNF (Bibliothèque Nationale de France) le 15 février 1967 et non le 17 janvier comme certains auteurs le laissent trop souvent entendre. Il fut enregistré le 20 mars sous la cote 4° LK7 50490 et sous forme microfilmée (Microfiche M-9197).


Bien que le dossier en lui-même fournisse de nombreux renseignements, la partie la plus importante est certainement un opuscule ésotérique qu’il faut placer dans son contexte pour espérer le déchiffrer. Ce texte aux 13 strophes porte le titre de Serpent Rouge, ce qui donna naturellement le nom au dossier Plantard.


Longtemps recherché par les chercheurs dans son intégralité, le Serpent Rouge est aujourd’hui disponible à la BNF et chacun peut mener librement ses investigations. Mais il faut reconnaitre qu’une certaine compréhension de l’affaire est nécessaire pour espérer naviguer dans ce puzzle.





- Le dossier Plantard


Au préalable, il est très important de comprendre que ce dossier est composé de deux parties distinctes : l’une est un opuscule poétique en 13 strophes et l’autre, le reste du dossier. Cette précision est fondamentale car elle dissocie un document fondateur (l’opuscule) du reste qui
est un ensemble de documents que Pierre Plantard considérait comme important pour ses recherches.


Car, comme nous le verrons plus loin, même si des auteurs sont nommés dans le Serpent Rouge, nous savons aujourd’hui que le dossier émane en partie de Plantard. Certains indices ne trompent pas comme cette volonté d’accrocher à tout prix à l’affaire une descendance mérovingienne.
  Ces deux parties sont aussi très différentes, tant par leur contenu que par leur style. Le dossier se présente comme une suite d’articles et d’extraits de revues historiques, alors que l’opuscule est un poème extrêmement subtil et d’une intelligence certaine. Si l’implication de Plantard dans ce dossier est aujourd’hui reconnue, l’opuscule pose une problématique toute différente et l’on estime la date de sa conception autour de 1915.



Voici donc le dossier tel qu’il fut déposé à  la BNF. Le document, tapé sur une machine à écrire, se compose de 13 feuillets qui n’ont apparemment pas de suite logique…Et pourtant…















(pour la lecture grâce aux agrandissement, reportez vous au site : http://www.rennes-le-chateau-archive.com/)

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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Sam 6 Mai - 14:16

Quelques explications de texte…


Page 1 – Premiers mystères


Les auteurs suicidés, un premier mystère…



Le dossier semble être coécrit par trois auteurs, Pierre Feugère, Louis Saint-Maxent et Gaston de Koker. Mais lorsque l’on s’intéresse à ces trois personnages, un point commun étonnant se dégage : Suicide par pendaison. En effet, ils décédèrent tous de la même manière, respectivement le 6 mars 1967 à 7h00 et 9h00 pour Saint-Maxent et de Koker et le 7 mars 1967 à 6h20 pour Feugère. Et comme pour ajouter au mystère, ces trois auteurs se donnèrent la mort dans trois endroits différents d’un même département.



Il est clair que ce fait une fois découvert jeta un vent glacé sur toute l’affaire. Rennes-Le-Château et son or maudit méritait bien sa renommée. Mais le temps va donner petit à petit un nouvel éclairage à ce dossier brulant.


Et si ces pauvres « suicidés » n’étaient qu’une imposture montée de toute pièce pour attirer l’attention ?



Ceci devait se confirmer au fil du temps. Très probablement l’objectif premier était de préserver l’anonymat concernant le dépôt de ce document ; le tout pour mieux accentuer son mystère et attirer l’attention. Ce plan fonctionna à merveille car non seulement il occupa les chercheurs de très longues années, mais Plantard en tira tous les bénéfices une fois ces pièces déposées en lieu sûr…Une façon pour lui d’officialiser ces indices fondateurs.



Remarquons que « Le Serpent Rouge » fut enregistré avant le décès de ses trois malheureux pendus. Mais nous savons tous qu’il est très facile, avec un peu de conviction et d’astuce, de faire accepter un dépôt antidaté…Il faut donc admettre que le dossier fut élaboré après leurs suicides.






Mais alors, qui est l’auteur de ce dossier intriguant ?



C’est sans aucun doute Franck Marie qui permit de confondre le premier le véritable auteur. Après une étude critique parue en 1978, le dossier aurait été tapé sur la même machine à écrire que certains documents émanant de  Pierre Plantard, ancien Grand Maitre du Prieuré de Sion moderne (Association Loi 1901 créée en 1956).
Cette constatation parait évidente de nos jours mais il faut savoir que ce sujet fut longtemps débattu à son époque.



Plantard serait donc également l’auteur de l’opuscule ?


C’est ce qu’il voulut certainement faire croire. En fait selon les recherches actuelles, ce texte d’une intelligence remarquable serait plutôt né vers 1915. Plantard se serait donc contenté de mettre en scène ce texte ancien.


Pierre Plantard cherchait également à le décrypter et il avait, avec son ami complice Philippe de Cherisey, des années lumières d’avance par rapport aux chercheurs de son époque. La raison tient en deux atouts : une formidable intuition et un ensemble de document très particulier qu’il réussit à récupérer de Noël Corbu.






Un blason énigmatique



Ce blason situé en première page est une allusion, subtile à Marie-Madeleine. En effet on peut y lire cette devise latine.



LENE BUXEUM – EOUS SCAPHAE

Qui peut se traduire par :

Encore de Buis – barque d’Orient




La barque d’Orient est bien sûr une parabole désignant l’embarcation qui, selon la légende, emmena Marie-Madeleine loin de Jérusalem. Elle aurait fait son voyage sans rame ni voile en compagnie des autres Maries et aurait débarqué sur la côte sud de la Gaule entre Marseille, les Sainte-Marie de la mer et l’ile Maguelone.
Ce thème de Marie-Madeleine est repris avec insistance dans l’opuscule du Serpent Rouge



Le sceau Rosa Crux



Un autre dessin en forme de sceau illustre la première page. On y découvre alors une référence aux Rose-Croix « Rosa Crux » et deux dates :
1099-1188






La référence est très claire puisqu’il s’agit de deux années mythiques liées à l’histoire du Prieuré de Sion moyenâgeux


Et pour ceux qui n’ont pas compris un P et un S se cachent dans la périphérie du sceau.



1099 : création de l’Ordre de Sion et correspondant à la prise de Jérusalem


1188 : Date du rituel appelé «La coupure de l’orme de Gisors » et qui marque la rupture entre les deux Ordres, celui de Sion et celui du Temple. Ce schisme, dont on ne connait pas les réelles causes, semblerait avoir été provoqué par  la perte de Jérusalem.

Enfin un sigle forme par un B horizontal et un S entrelacé rappelle celui visible dans l’église de Rennes-Le-Château.



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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Sam 6 Mai - 14:18

Page 2 – un abbé hors du commun



L’abbé Théophile Moreux


La seconde page commence par une maxime d’alchimiste. Elle émane surtout d’un astronome méconnu :





Nous voici maintenant en pleine relation avec le méridien de Midi. Bourges, ancienne capitale de la France, est en effet connue pour être traversée par le méridien 0 qui passe par l’ancien observatoire de Paris


Mais qui est l’abbé Th. Moreux ?


Voici un personnage peu banal. Théophile Moreux naquit le 20 novembre 1867 à Argent sur Sauldre dans le Cher. Son père fut instituteur à La Chapelle St Ursin, ce qui lui donna sans doute le goût des études.



Il commença donc très vite ses études à Bourges, puis au petit séminaire.
Passionné de science et de littérature, il devint après 5 années au grand séminaire, professeur de mathématique en 1889.
Hasard de la vie, il fut ordonné prêtre le 29 juin 1891, l’année phare pour Bérenger Saunière.
Mais son talent dans les sciences va l’emmener plus loin ; vers l’astronomie


En 1892, il devint secrétaire du cardinal Boyer et adhéra à la société astronomique de France. il publiera ensuite de nombreuses études et surtout il entretiendra avec Camille Flammarion des relations privilégiées.


C’est en 1899 qu’il créa son observatoire d’astronomie au petit séminaire de Bourges. Ses études sur l’astronomie vont alors se succéder : observations d’une éclipse totale de soleil, analyse sur la météorologie et la géophysique… Sa passion l’amènera à publier des articles aussi bien vers le monde scientifique que vers le grand public.



Mais, moins prudent que Saunière, la loi de séparation de l’église et de l’état en 1905 lui supprima son observatoire et ses instruments. Cet épisode ne l’arrêtera pas là puisqu’en 1907, il acheta un petit terrain «Rue Ranchot » à Bourges, pour y construire une maison avec  sa coupole.


Il aimait alors faire de grande sieste la journée pour se consacrer pleinement à  l’observation la nuit et rédiger ses articles. Mais en 1943 ses convictions opportunistes le conduiront dans la tourmente. Arrêté par la Gestapo, il fut interné dans des conditions très difficiles à Fresnes, à Orléans puis à Bourges.



Ses livres le sauveront puisqu’un officier allemand, certainement amateur astronome, le libérera après quelques lectures. L’abbé Moreux, aujourd’hui méconnu, fut un humaniste passionné et ses vulgarisations permirent à de nombreux amateurs astronomes de maitriser les bases scientifiques après 1945. Il mourut le 13 juillet 1954 juste après une éclipse de soleil. Il avait 87 ans.


Le nom de l’Abbé Th.Moreux a été donné à un cratère martien situé à  la longitude 315,5 Ouest et à la latitude 42,2 Nord.


L’Abbé Moreux était un personnage très contrasté. Il fut aussi bien un grand scientifique, qu’un romancier à fiction. Les ouvrages qu’il écrivit comme «Le miroir sombre » ou «La science mystérieuse des pharaons » en témoignent. Il aimait les mystères et tout ce qui touche aux énigmes de son siècle. Il est aussi l’auteur des 4 célèbres énigmes :


D’où venons-nous ?
Qui sommes-nous ?
Où sommes-nous ?
Où  allons-nous ?





Tout de même curieux qu’un abbé animé par la foi se pose de telles questions. Sur ce point il rejoint tout à fait Camille Flammarion également attiré par l’irrationnel. Mais surtout pourquoi Plantard voulut attirer notre attention sur cet ecclésiastique hors norme ? Existe-t-il un lien avec l’affaire de Rennes-Le-Château ?




Page 2 – un abbé hors du commun


L’opuscule Le Serpent Rouge


Ces pages concernent le poème en 13 strophes intercalés de 13 signes zodiacaux. Ces signes sont-ils un ajout né de l’intuition de Plantard, ou font-ils partie du texte ancien ? Difficile à dire. Mais certains indices montrent que la constellation zodiacale a une certaine importance dans l’affaire des deux Rennes…

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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Dim 7 Mai - 22:23




Page 6 et 7 – Un lieu historique peu connu, Saint-Germain-des-Prés


L’église Saint-Germain-des-Prés à Paris


Pierre Plantard aborde ici le thème de l’église Saint-Germain-des-Prés et ses raisons sont multiples. Tout d’abord l’abbaye trouve ses racines à  l’époque mérovingienne chère à Plantard. Mais surtout elle marque, selon lui, la limite au midi, traduisez : «le méridien de midi ». de plus, cet emplacement aurait été celui d’un Temple d’ISIS avant que clovis ne fonde la basilique de Saint-Pierre et Saint-Paul.


Car ce site est particulier et semble avoir été un haut lieu de notre Histoire de France. Cette petite surface en bord de Seine donnera ainsi naissance à un vaste domaine clos comprenant des jardins monastiques, une abbaye avec l’église de Saint-Germain-des-Prés et tout un ensemble de bâtiments fonctionnels. Mais pourquoi ce lieu prit autant d’importance au fil des siècles ?



Un peu d’Histoire…

L’église Saint-Germain-des-Prés, de style Roman, est la plus ancienne paroisse de Paris. Son clocher, la nef et le transept sont du XIe siècle. mais en fait, c’est une abbaye qui fut d’abord fondée vers 543 par l’un des fils de Clovis, Childebert Ier, roi mérovingien.


Childebert, roi et fils de Clovis déclara la guerre à l’Espagne en 531. Son objectif était la vengeance pour les mauvais traitement qu’Amalric, roi Wisigoth fit subir à la reine Clothilde, son épouse. 11 ans plus tard, il engagea une nouvelle bataille avec son frère Clothaire et assiégea Saragosse. Le siège sera finalement levé après avoir reçu en échange une relique de Saint-Vincent. Et dès son retour, il fut construire une église en l’honneur de ce Saint.

Il y invita les moines de l’Abbaye Saint-Symphorien d’Autun et à partir de 557 les travaux commencèrent sous la direction de l’Evêque de Paris, Saint-Germain, un ancien moine Saint-Symphorien. Il construisit une église et un monastère à l’extrémité occidentale des jardins dépendant du palais des Thermes.


Mais l’objectif de Childebert était surtout de protéger la relique et les objets précieux : la Tunique de Saint-Vincent, une croix d’or et de pierreries et des vases qui aurait appartenu au Roi Salomon. Ces objets de Tolède auraient été obtenus des Arabes lors de la prise de Saragosse en 542. Childebert rapporat ces vleurs précieuses de sa campagne au-delà des Pyrénées contre les Wisigoths. L’Abbaye et son église deviendront alors un lieu de culte pour la Sainte Croix d’or et Saint-Vincent.

Et comme pour accentuer sa mystérieuse naissance, l’église fut construite exactement sur l’emplacement d’un ancien Temple d’ISIS comme le révèle Plantard dans son dossier. Childebert disparut en 558 et y fut inhumé, de même que ses successeurs (Frédégonde en 598, Clothaire II en 628…) jusqu’en 673 avec [b Childéric II.  Les corps, entourés d’un suaire, furent déposés dans des tombeaux du chœur préalablement dédié  aux moines. L’abbaye de Saint-Germain-des-Prés fut donc, avant la basilique de Saint-Denis, la première nécropole royale mérovingienne.


L’Evêque Saint-Germain disparut à son tour en 596.  Il fut inhumé dans l’église, lui conférant ainsi un culte de pèlerinage. C’est de cet évêque que viendra ensuite son nom au VIIIe siècle, originellement nommée église de Sainte-Croix et de Saint-Vincent. Charlemagne lui accordera aussi un statut très particulier la rendant indépendante des autorités civiles et religieuses de Paris. Mais son essor chaotique ne s’arrêta pas là, car même si les invasions Vikings entre 845 et 861 la détruiront, elle sera reconstruite entre 990 et 1021.


Ce fut en 1024 qu’un Lombard, l’abbé Guillaume de Volpiano, transforma le monastère et le mis sous la règle de Saint-Benoit. L’Abbaye prit alors de l’importance. Le chœur fut agrandi et le Pape Alexandre III le consacra en 1163. Ce lieu de culte devint riche et puissant durant tout le moyen-âge, jusqu’au point d’être fortifié au XVIe siècle. En effet, son emplacement se situe en dehors des enceintes de Paris. Des hautes murailles furent élevées en 1239 par Simon, abbé de Saint-Germain.

Les murailles devinrent en 1368 de véritables fortifications par ordre de Charles V, qui, en guerre avec les Anglais, craignait une attaque contre les faubourgs de Paris.




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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Dim 7 Mai - 22:27

Autour, une population s’installera ensuite formant le futur quartier Saint Germain. Quelques terrains seront destinés à l’université de Paris.




Entre le XVIe et le XVIIe siècle. L’abbaye prit son essor. Les bénédictions de Saint Maur s’y installèrent en 1631 et de nouvelles constructions furent érigées. Son aspect se rapproche alors de la gravure de 1687 ci-dessous et que l’on retrouve dans le Serpent Rouge de Plantard en page 7.


Comme souvent dans les monastères de l’époque, l’abbaye était entourée de plusieurs chapelles. Ici on trouve la chapelle Saint-Pierre, là où se trouvait l’église de l’Hôpital et de la Charité, la chapelle Saint-Martin près de l’abbaye, l’église Saint-Symphorien et enfin[/color[/b] l’église Saint-Sulpice.








Mais comme dans beaucoup de domaines, la Révolution Française donna un coup fatal à cet essor. L’Abbaye fut dissoute et les bâtiments servirent d’entrepôts et de prisons. Les sépultures des Rois Mérovingiens furent dispersées et la Bibliothèque du monastère disparut dans un gigantesque brasier en 1794. Le domaine de l’Abbaye sera finalement vendu et les terrains seront destinés à la construction d’habitations.


Comme beaucoup d’édifices anciens, l’église se dégrade vite et ses deux tours devenues dangereuses, seront détruites.













Heureusement, des travaux de restauration permettront de sauver ce qui reste. Ils débutèrent en 1819 puis en 1843 avec l’architecte Baltard.
Hyppolyte Flandrin, le plus célèbre des élèves d’Ingres, réalisa les grandes fresques sur l’ancien et le nouveau testament. Les restaurations se poursuivront durant le 19e et le 20e siècle.




L’église que l’on peut observer aujourd’hui faisait donc parti d’une abbaye dont il ne reste plus grand-chose aujourd’hui et qui occupait jadis une partie du  faubourg Saint-Germain actuel.








Si l’extérieur n’est pas particulièrement gracieux, l’intérieur est tout simplement magnifique. L’église a été entièrement peinte lors de sa dernière restauration au XIXe siècle. Les voûtes et les colonnes sont remplies de couleurs et de dorures.







Un autre méridien, celui de Saint-Germain-des-Prés


Si Plantard inséra la fameuse gravure de Saint-Germain-des-Prés vers la fin du XVIIe siècle, c’est aussi pour nous montrer un détail qui peut avoir son importance. En effet, une rose des vents orientée est visible sur la partie inférieure droite et une flèche traverse cette dernière en passant également par la tour sud. Or si l’on rapporte le domaine de Saint Germain du XVIIe siècle sur une carte et que l’on trace cette flèche, il est facile de constater qu’il s’agit d’un méridien. Il est d’ailleurs noté sans ambigüité sur le dessin, la pointe marquant le Nord.


Une question se pose alors. Ce méridien a-t-il été dessiné par Plantard ? Et selon quelles indications ? Ou bien le dessin est un original et dans ce cas, la marque de ce méridien est très ancienne et porte une signification précise.

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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Dim 7 Mai - 22:29

Il n’y a pas de réponse aujourd’hui, mais dans les deux cas la présence de ce méridien ne peut-être ignoré.






Notons aussi un détail qui vaut la peine d’être souligne. La Rose des vents a été intégrée dans le dessin, contrairement à la gravure de 1687 et pas à un endroit quelconque. Elle décore un jardin à la française. Etonnant comme ce tracé rappelle les géométries d’un autre jardin célèbre de cette affaire, celui de Bérenger Saunière dans son Domaine…


Faisons donc l’exercice ...


Traçons le méridien de Saint-Germain (en bleu). Il passe alors exactement par le chœur de  l’église Saint-Sulpice. Hasard ? Peut-être, d’autant que ces deux constructions ont suivi une histoire différente.




Mais alors pourquoi tracer ce méridien qui n’aurait aucune importance ? Pourquoi le retrouvons-nous en page 13 ?


Car selon cette autre gravure de Paris, le méridien de Saint-Germain passerait également par le chœur de l’ancienne église Saint-Sulpice. Il suffit de suivre la flèche ajoutée par Plantard…

Le méridien de Saint-Germain serait-il alors très ancien ? Le fait de trouver son tracé sur d’ancienne gravure est en tout cas troublant.


Nous avons aussi le méridien de Saint-Sulpice  (en rose) qui passe par le chœur de l’église Saint-Germain (en vert), il passe par la chapelle des Saint-Anges. Hasard ? Peut-être, mais il fait bien les choses…


Page 8 – Des personnages inévitables


Poussin, Saint Vincent de Paul et Delacroix…


Le dossier du Serpent Rouge fut déposé en 1967date à  laquelle  Gérard de Sède publiait son livre «L’Or de Rennes ». A cette époque, très peu de chercheurs avaient conscience de la fantastique toile qui reliait Saunière à des personnages historiques importants et très variés.


Bien sûr, que Poussin et Delacroix sont explicitement nommés dans l’opuscule.

Mais Saint Vincent de Paul est plus discret. On le trouve suggéré par cette expression « Les enfants de Saint Vincent » à la strophe 10.


Plantard avait déjà conscience de ce fil rouge souterrain. Il manque pourtant dans ce portrait de famille les Fouquet…




Ces trois figures sont accompagnées d’une citation énigmatique d’Emma Calvet :



Quau canto, soun mau encanto…      Qui chante, son mal enchante



Page 9 et 10 – Archéologie mérovingienne


Saint-Germain-des-Prés et les mérovingiens


Pierre Plantard était fasciné par la dynastie mérovingienne. C’est un fait et beaucoup croient que  le rapprochement de cette dynastie avec l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés relève de ses fantasmes. Pourtant c’est historiquement vérifié, mais peu connu car il reste peu de trace. L’abbaye de Saint-Germain fut un lieu mérovingien fondamental où, non seulement les rois se faisaient ensevelir, mais aussi les fondateurs du monastère. L’extrait du compte-rendu archéologique qui suit montre à quel point ce site regorgeait de richesses historiques et de traces de notre passé. Malheureusement, les siècles qui passèrent, les invasions et la Révolution n’aurait fait que modifier et finalement détruire ce patrimoine.


Il ne reste aujourd’hui qu’une église restaurée et quelques dalles mortuaires visibles à la basilique Saint Denis ou ailleurs. Pourtant, ces quelques restes démontrent l’immense contenu archéologique qui fut déposé dans ce lieu.

Le compte-rendu archéologique qui suit est un témoignage de ce que le temps peut faire sur un site historique important.


Il est d’ailleurs fort probable que Plantard s’en soit inspiré pour construire son dossier sur l’Abbaye. Ce texte montre en tout cas clairement que Saint-Germain-des-Prés fut continuellement visité au cours des siècles et pour différentes raisons. Il est d’ailleurs rare de trouver des lieux aussi chargés en Histoire…




La reine Frédégonde est célèbre pour sa cruauté. Elle aimait user de l’arme blanche et du poison pour assouvir son pouvoir. Même sa fille Rigonde faillit périr sa tête coincée dans un coffre par sa propre mère. Cette reine fut d’ailleurs qualifiée de sorcière par les historiens…

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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Dim 7 Mai - 22:33











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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Dim 7 Mai - 22:57











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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Dim 7 Mai - 22:59











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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Dim 7 Mai - 23:00









L’église de Saint-Germain-des-Prés et ses
Riches décorations.

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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Lun 8 Mai - 7:05

Page 11 et 12 – Saint-Sulpice


L’église Saint-Sulpice


Le dossier de Plantard était destiné à être lu et étudié par les chercheurs qui suivraient ses pas. C’est pourquoi il est émaillé de clin d’œil qui sont autant de pistes à explorer. La gravure montrant le Mausolée du curé Saint-Sulpicien Languet de Gergy en page 11 est évidement une allusion à l’église Saint-Sulpice d’où le mystérieux courant lazariste est parti.


Rappelons que ce courant arriva comme par hasard à Notre Dame de Marceille en 1880 avec la présence discrète d’un érudit lazariste Jean Jourde… Mais il est fort probable que cette histoire était inconnue de Plantard.




Cette allusion est suivie d’un plan célèbre de Saint-Sulpice en page 12 où l’n y découvre le Méridien cité dans l’opuscule du Serpent Rouge.


Page 13


Rappel du Méridien de Saint Germain et une citation


La dernière page nous offre la preuve que dans l’idée de Plantard, le Méridien de Saint Germain et celui de Saint Sulpice ne font qu’un. Il suffit de regarder son tracé sur la carte de Paris en perspective. Le Méridien noté MC comme dans le plan de Saint Sulpice passe ici par la tour de garde nord de Saint Germain.





La dernière page du dossier est la 13ème , référence symbolique sans doute au 13 strophes du Serpent Rouge. Tout est symbole, comme ce N inversé discrétement inscrit en guise d’index dans les figures    .  Mais hormis le fait que cette page offre une vue du quartier de Saint Germain avec son méridien, une cartouche mystérieux est présent en bas à droite.




Après analyse, le cartouche contient une citation en version latine et en français :

Tempora si fuerint nubila, solus eris
Si le ciel se couvre de nuages, tu seras seul



Cette citation est en fait une pensée sur l’amitié empruntée à Ovide :

Tant que tu seras heureux, tu compteras beaucoup d’amis.
Si le ciel se couvre de nuages, tu seras seul.



Plantard voulait-il nous dire que face à ses certitudes qui le tourmentaient, il se retrouvait seul. Dans le contexte de l’époque, il existait en tout cas très peu de chercheurs qui accordaient du crédit à ses recherches.


C'est un fait et sa solitude devait être immense...

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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Lun 8 Mai - 8:08




Le poème



La partie la plus importante du Serpent Rouge de Plantard est cet opuscule ésotérique constitué de 13 strophes correspondant chacune à un signe du zodiaque. Le 13ème signe, peu connu est celui du Serpentaire (Ophiuchus) situé entre le Scorpion et le Sagittaire. Le poème peut être résumé par le parcourt allégorique d’un personnage qui parle à la première personne et qui commence son voyage au Verseau pour le terminer au Capricorne. Son voyage culmine un 17 janvier, date hautement symbolique…


Le texte allégorique et hermétique traite dans sa première partie, mais sans le préciser une seule fois, de la région de Rennes-Le-château. Il fut cité pour la première fois dans la bibliothèque du livre de Gérard de Sède «Le trésor maudit de Rennes-Le-Château » et le texte est supposé délivrer un message que seul un lecteur averti ou initié pourrait utiliser.


Le poème est considéré aujourd’hui comme l’élément original et authentique du Serpent Rouge. Il est composé de 13 strophes allégoriques. Les connaisseurs y reconnaitrons des allusions à différents thèmes classique et extrêmement clairs comme le bénitier de l’église de Rennes-Le-Château, les bergers d’Arcadie, ou les tableaux de Signol et de Delacroix dans l’église Saint-Sulpice à Paris


Sa date de conception est estimée aux alentours de 1915 mais compte tenu des allusions à la Vraie Langue Celtique, on peut estimer qu’il est postérieur à 1886.

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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Lun 8 Mai - 8:08



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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Lun 8 Mai - 8:30




L’affaire de Rennes est née à partir de plusieurs indices fondateurs publiés par Gérard de Sède en k1967 dans son livre best-seller «L’Or de Rennes ». Nous avons aujourd’hui que ces éléments lui ont été confiés par Pierre Plantard, ce dernier les ayant acquits de  Noël Corbu . Néanmoins pour bien comprendre l’histoire et l’apparition de deux parchemins soit disant découverts par Bérenger Saunière, il est nécessaire de remonter à Antoine Bigou, ancien curé de Rennes-Le-Château. Reprenons le fil en 1774…








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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Lun 8 Mai - 21:32

Leur histoire



Le récit fondateur…


Antoine Bigou fut nommé cette année-là, curé de Rennes-Le-Château et prit la succession de son oncle, Jean Bigou. Il était également le chapelain très privé de la famille noble des Blanchefort, gros propriétaires terriens avant la Révolution.


En 1780, Marie de Négri d’Ables, également appelé la Marquise de Blanchefort, épouse de François d’Hautpoul en 1732, se vit confier des documents importants et un très grand secret de famille. Ces documents avaient été remis à l’origine à un notaire par François-Pierre d’Hautpoul, ancien seigneur de Rennes et du Bézu.


Ce fut en 1644 que son ancêtre François-Pierre d’Hautpoul prépara son testament, et par des chemins tortueux, il semblerait qu’à sa mort ces documents soit passés de notaire en notaire puis à la Marquise de Blanchefort. Son époux aurait sérieusement tenté de se les approprier, mais le notaire curieusement préféra les remettre à la Marquise. Peut-être que Marie de Négri d’Ables était plus concernée que son époux, ou bien le couple était-il en désaccord ? Le fait est que finalement lorsque la Marquise obtint gain de cause, elle se garda bien de le dire à son mari. C’est à ce moment que la Marquise n’ayant pas de fils héritier (uniquement trois filles) prépara son testament en remettant à Antoine Bigou ces fameux papiers et sans doute quelques recommandations. Elle lui aurait également demandé de transmettre ce grand secret à une personne digne de le recevoir. Ce secret serait à l’origine de l’histoire de Rennes-Le-Château…


Marie de Négri d’Ables décède le 17 janvier 1781 et dès lors c’est Antoine Bigou qui réalisa sa mission avec une précision surprenante.


La révolution française de 1789 approchait à grands pas. Ce fut une époque trouble et sanglante qui vit d’innombrables intrigues politiques et des bouleversements en tous genres. Dans ce contexte, Antoine Bigou avait toutes les raisons de craindre pour sa vie. En charge des papiers de François-Pierre d’Hautpoul et du secret, il imagina alors un vaste plan méticuleusement préparé afin de les transmettre à la postérité.


Il mit deux ans à composer l’épithaphe de la Stèle où pratiquement chaque ligne de l’inscription contient une erreur. Il plaça également la dalle empruntée au tombeau des Pontils sur la sépulture. A l’intérieur de l’église, l’abbé Bigou fit retourner une pierre sculptée extrêmement ancienne datant de l’époque carolingienne que l’on appellera plus tard la Dalle des Chevaliers. A l’heure de la Révolution française et en raison de la connotation religieuse de son héritage, il considéra plus sage d’agir de la sorte. Il élabora également les fameux parchemins qu’il cacha dans l’église de Rennes-Le-Château avec d’autres documents.


A l’avènement de la nouvelle République, Bigou fut déclaré prêtre rebelle et dut fuir en Espagne, où il mourut 18 mois plus tard à Sabadelle le 21 mars 1794. De nombreux autres ecclésiastiques émigrèrent de la même façon, une décision sage lorsque l’on pense aux jours sanglants de cette période.


Mais auparavant, il réussit à transmettre le secret à un autre prêtre exilé : l’abbé Cauneille. Celui-ci le communique à son tour à deux autres prêtres : l’abbé Jean Vié, le prêtre de la paroisse de Rennes-Les-Bains de 1840 à 1870 (prédécesseur de l’abbé Boudet) et l’abbé Emile François Cayron, le prêtre de la paroisse de Saint Laurent de la Cabrerisse. Ils apprennent alors, qu’un trésor inestimable est caché dans le Razès, entre Rennes-Le-Château et Rennes-Les-Bains, que la clef du secret se trouve dans l’épitaphe de l’abbé Bigou pour Marie de Négri d’Ables et qu’il existe également des documents de grande importance historique.


Il faut se rappeler également qu’Emile François Cayron était le professeur du jeune Henry Boudet qui deviendra l’abbé Boudet, curé de Rennes-Les-Bains. Ce lien est important car il est le trait d’union entre Antoine Bigou et Henri Boudet, un lien qui peut expliquer l’initiation de Boudet aux secrets du Razès.

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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Lun 8 Mai - 21:34

Leurs découvertes


Les circonstances détaillées de la supposée découvert des parchemins par Saunière restent brumeuses. Deux endroits sont cités par Gérard de Sède comme ayant servi de cache. Le premier se situe dans la capsa (cavité supérieure) de l’une des deux colonnes de pierre de l’autel. Le second est dans le balustre en chêne massif qui servait à soutenir la chaire. Si le premier est trop petit pour contenir des parchemins, le second contenait effectivement une petite fiole et un document que seul Saunière a lu.




La colonne d’autel fut employée par Saunière en 1891, année où le diocèse fêta Notre Dame de Lourdes, comme piédestal à la statue commémorative érigée dans le jardin de l’église.  Pour des raisons inconnues, elle fut posée à l’envers et on y grava « Mission 1891 ».




C’est dans cette colonne qu’aurait été découverts selon Gérard de Sède 4 parchemins dans des tubes de bois scellés à la cire et protégés par des fougères.


Quant au balustre, il comporte une cavité secrète cachée par un panneau coulissant. Le balustre contenait une fiole en verre avec à l’intérieur un petit parchemin. Toujours selon Saunière, cette fiole qui lui permis de trouver l’emplacement de la dalle des Chevaliers.


Suite à la découverte des 4 parchemins, le maire de Rennes-Le-Château en aurait réclamé la garde tout en proposant de les conserver dans les archives, mais Saunière insista sur la nécessité de les faire traduire par d’éminents latinistes. Il se chargea donc de faire un calque et de le remettre au maire. Saunière les montra ensuite à son évêque Mgr Billard, évêque de Carcassonne, prélat érudit en relation avec les savants prêtres de Saint-Sulpice dont l’abbé Bieil, leur directeur spirituel.


Le diocèse paya à Saunière le voyage à Paris et le curé de campagne remit les parchemins à l’abbé Bieil. Ce dernier les présenta à son neveu, l’éditeur Ané et à son petit-neveu Emile Hoffet, oblat de 20 ans, féru d’occultisme et de sociétés secrètes. De retour à Rennes-Le-Château, Saunière annonça au maire qu’il avait vendu les documents…Et les années passèrent….

Que contiennent les parchemins


Ne pouvant consulter les parchemins, ceux-ci demeurant introuvables, toutes les hypothèses circulent aujourd’hui : documents n’ayant jamais existés, faux, copie plus ou moins fidèles…Mais ce qui est généralement admis au travers de plusieurs regroupements d’information est qu’ils étaient constitués de :


1. L’acte généalogique, sous forme de litanies, des descendants du Saint Roi Dagobert II, de l’an 681 à mars 1244, date du mariage de Jean VII avec Elisende de Gisors. Ce document porterait la date du 14 mars 1244 et le sceau de Blanche de Castille, Reine de France.

2. Le testament de François-Pierre d’Hautpoul, Seigneur de Rennes et de Bézu, acte comportant la généalogie des descendants mérovingiens de 1200 à 1644, ainsi que 6 lignes touchant
St Vincent de Paul. Ce parchemin porterait la date du 6 novembre 1644, et serait enregistré le 23 novembre 1644 par Captier, Notaire à Espéraza.


3. Le testament d’Henri de Hautpoul datédu 24 avril 1695 et contenant des invocations aux 5 saints repris par Saunière dans
le statuaire de son église.


4. Un recto/verso du Chanoine JP de Nègre de fondargent daté de 1753.



C’est ce 4ème parchemin recto/verso supposé être de la main d’Antoine Bigou qui contiendrait des textes du Nouveau Testament. Sur le recto se trouverait le texte du Grand Parchemin tel qu’on le connait aujourd’hui, tandis qu’au verso celui du Petit Parchemin. Tout ceci est bien sûr à mettre au conditionnel puisque ce 4ème parchemin a disparu.

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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Lun 8 Mai - 21:35

Que sont devenus les parchemins

Nouveau mystère


Du fait que Bérenger Saunière comprit très vite l’importance de ces documents une hypothèse est qu’il les confia à une personne de confiance, à moins qu’il ne confiat que des copies ou des calques…


On suppose donc qu’un calque des parchemins aurait été fait par Saunière pour le Maire de Rennes-Le-Château. Malheureusement  dans les années 1910, la mairie fut détruite par un incendie avec toutes ses archives…Un autre calque aurait été laissé à Paris lors de Traductions. Puis il aurait été remis à Gérard de Sède en février 1964 par Philippe de Chérisey…Les rumeurs ne manquent pas…


Selon certains auteurs, une certaine  madame James de Montazels, descendante de Saunière, aurait eu en héritage 3 parchemins qu’elle aurait vendu  pour 250.000 francs à la «Ligue de librairie ancienne ». C’est cette ligue qui racheta également la bibliothèque de Saunière…


D’autres soutiennent que ces documents étaient composés de l’acte généalogique, du testament de François-Pierre d’Hautpoul et du testament d’Henri d’Hautpoul.
Mais qu’est donc devenu le parchemin de Fondargent, alias Bigou ?


L’acte généalogique


Cet acte généalogique des descendants du Saint roi Dagobert II et qui porte le sceau de Blanche de  Castille (mère de Louis IX dit Saint Louis) aurait été conservé par l’abbé Hoffet. A la mort de ce dernier, sa bibliothèque fut rachetée par la «International League of Antiquarian Bookseellers » (Ligue de la librairie ancienne). La même ligue qui racheta également la bibliothèque de Saunière. A ce stade, on peut s’interroger sur la volonté farouche de cette ligue à acheter systématiquement les documents liés à l’affaire de Rennes-Le-Château.


Le 2 juillet 1966 cette ligue envoya une lettre à Monsieur Marius Fatin, propriétaire du Château de Rennes et archéologue au sujet de son château ainsi qu’une reproduction du parchemin. Cette lettre expliquait ceci :








Document original

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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Lun 8 Mai - 21:36

Il est important de remarquer que la pierre tombale de SIGEBERT IV citée dans la lettre serait en fait la dalle des Chevaliers retrouvée par Saunière et qui se trouve aujourd’hui dans le musée de Rhedae à Rennes-Le-Château.


Le château de Rennes aurait donc abrité 9 princes mérovingiens :

Sigebert IV dit le « Plantard (le rejeton ardent) (715-771)
Sigebert V (695-768)
Bera III dit «Trounko » (715-771)
Guillemon dit «Braou» (???-773)
Bera IV dit le « Bolo » (755-836) Fondateur de l’abbaye d’Alet
BeraV (794-860)
Hilderic I ( ???-867)
Sigebert VI dit « Ursus » (???-884)



Apparition des parchemins


Dans les années 1960-1967, le Prieuré de Sion, une société secrète ayant comme personnage central Pierre Plantard, ébruita deux parchemins dit de Bigou.

Ce sont ces deux versions qui sont présentées aujourd’hui, mais on ne connait personne se vantant d’avoir eu en main les originaux. Une rumeur prétend qu’ils auraient pris place dans les archives des Chevaliers de Malte. Une autre  prétend qu’ils auraient terminé dans un coffre des Iles Britanniques.



Vrai ou faux ?


La part du faux


Avant toute chose, il faut savoir qu’avant la publication du livre «L’Or de Rennes » par Gérard de Sède en 1967, on ne savait pas grand-chose sur les parchemins et leur existence. De ce fait, de nombreux commentateurs ont émis l’hypothèse que ces documents apparus dans les années 1960 n’étaient rien d’autre que le produit d’une mystification. Aujourd’hui encore, de nombreux passionnés sont convaincus que ces documents sont des faux destinés à égarer les esprits naïfs. Il faut également admettre qu’il n’existe aujourd’hui aucune preuve de leur existence, ni de leur authenticité. Il n’y a juste que des doutes et des faisceaux d’indices convergents…


Parmi les nombreux personnages gravitant autour de ce mystère apparaissent deux noms récurrents : Philippe de Cherisey et Pierre Plantard. Ensemble, ils préparèrent un manuscrit sur les mystères de Rennes-Le-Château, mais la publication n’ayant pu se faire, ils firent appel à un auteur célèbre Gérard de Sède pour réécrire et publier leur ouvrage. Ceci fut fait en 1967 sous le titre «L’Or de Rennes » (ou «Le trésor maudit » selon l’éditeur). Le livre devint un succès immédiat.


Malheureusement, un désaccord portant sur les droits d’auteur sépara les deux complices. Cherisey proclama au public que c’était lui qui avait fabriqué les parchemins et que ces documents étaient en fait des faux. Il écrivit même un document de 44 pages, intitulé «Pierre et Papier », qui décrit en détail le processus de création des parchemins, la formation des codes, et donne la clé de déchiffrage.


En fait, il est fort probable que Cherisey et Plantard regrettèrent leur désaccord sur les droits d’auteur et ainsi d’être passé à côté d’un énorme succès de librairie. Pour essayer de récupérer cette erreur Cherisey trouva probablement ainsi une solution pour discréditer Gérard de Sède en dénonçant une soi-disant supercherie.


Au cours des années suivantes, leur document « Pierre et Papier », fut analysé par des experts érudits. On démontra alors que les auteurs n’avaient en fait qu’une très faible idée du codage qui était à la base des parchemins. La conclusion définitive fut que Cherisey et Plantard ne pouvaient être les auteurs des parchemins.


Il est vrai que selon Pierre Plantard, la version des parchemins imprimés dans le livre de Gérard de Sède et Henry Lincoln serait une copie élaborée par le Marquis de Cherisey. Les textes latins se trouvant sur le recto  et sur le verso du parchemin auraient en effet été copiés par le Marquis de Cherisey sur 2 folios séparés formant ainsi 2 nouveaux parchemins à partir d’un seul. Ceci ajoute bien sûr à la confusion mais ne remet pas en cause la validité de l’original.




La part du vrai


Bien sûr, il est toujours simple de croire à une mystification ou à un canular. Ces parchemins peuvent être le fruit d’un faussaire particulièrement habile. Pas si simple ! Ceux qui prétendent être convaincus d’une tromperie devraient avant toute chose analyser en détails ces documents !


Il faut savoir que les deux parchemins supposés être de Bigou contiennent des codes hautement complexes et sophistiqués, avec une multitude de messages cachés, de signes et d’allusions, dont beaucoup ont jusqu’à présent résistés à toute tentative de déchiffrage. Quiconque possède quelques notions de cryptologie sait que cette discipline complexe exige des connaissances très approfondies dans les techniques de codages, et les outils  mathématiques et géométriques à mettre en œuvre.


D’autre part, le décryptage des parchemins nécessite la maitrise des langues anciennes, du contexte historique, et de sérieuses connaissances en théologie. Même l’aide d’ordinateur récent n’a pas permis d’arriver à bout des textes, tellement les documents sont un judicieux mélange entre messages codés, géométries, allégories, etc…Il est d’ailleurs fort probable que l’on soit obligé de combiner ces parchemins avec d’autres éléments comme la pierre de Coume-Sourde ou la stèle de Blanchefort pour progresser dans le décodage.


Aujourd’hui, seule une petite partie de leur contenu a été déchiffrée et ceci accorde du crédit au fait que la personne qui les a créé était d’une intelligence rare et a fourni des efforts surhumains pour dissimuler une multitude de messages. Dans quel but un amateur éclairé investirait autant de temps à monter un canular ? Quel profit pouvait-il espérer ? J’ai du mal à croire que ce faussaire aurait passé autant de temps à fabriquer une telle quantité de messages obscurs uniquement pour sa satisfaction personnelle.


Une première curiosité


Si l’on admet que les documents sont authentiques et que l’on observe attentivement les deux dernières lignes du grand parchemin, on peut remarquer leur similitude avec l’inscription maintenant disparue qu’avait disposée Saunière au pied du bas-relief de l’autel dans son église.






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MessageSujet: Re: INDICES FONDATEURS   Lun 8 Mai - 21:38

Le petit parchemin
Le grand parchemin
Les pierres gravées
Unification d’indices fondateurs





Rendez vous sur le site : http://www.rennes-le-chateau-archive.com/
Pour voir les explications.

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