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 LES SITES REMARQUABLES

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Lanaelle
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MessageSujet: LES SITES REMARQUABLES   Lun 8 Mai - 22:23





Rennes-Le-Château
Notre Dame de Marceille
L’église de Rennes-Les-Bains
L’église d’Espéraza
Notre Dame du Cros
Le tombeau des Pontils
Le Christ d’Antugnac
L’église Saint Sulpice
L’église Saint Roch
Limoux et les Augustins
Les Roulers
La croix Rouby
La grotte d’Alet
Le Bugarach
Le château du Bézu
Le Cardou




SOURCE
Tous les textes et toutes les images

http://www.rennes-le-chateau-archive.com/

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 9 Mai - 13:55



Rennes-Le-Château est aujourd’hui un petit village pittoresque connu par une poignée de passionnés et quelques touristes, mais la région a été durant plusieurs siècles, le théâtre de nombreux affrontements violents et d’invasions diverses. Longtemps, moitié espagnol, moitié français, le Razès comme d’ailleurs tout le Languedoc, a subi les pires maux : pillages, invasions, peste, inquisition, tortures, terreurs, croisade des Albigeois, bûchers…


Ces douleurs pèsent encore sur la région et se ressentent. Il est incontestable qu’une partie du mystère de Rennes-Le-Château est intimement liée à cette histoire tourmentée qui commença dans la nuit des temps.

Voici une synthèse des principales pages historiques du Razès qui ont marqué le secteur de Rennes-Le-Château jusqu’à l’arrivée de Bérenger Saunière en 1885.






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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 9 Mai - 14:22














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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 9 Mai - 15:15










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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 9 Mai - 16:00









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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 9 Mai - 16:19

♦  Quelques traces du passé


Rhedae ayant été une forteresse Wisigoth, son agencement ressemble à celui de Carcassonne. La vue aérienne ci-dessous montre les deux parties distinctes comprenant : une citadelle ceinte de fortifications, et en contrebas une  ville basse où était installée la population. L’étendue du plateau montre l’importance que devait avoir Rhedae et qui rivalisait avec Carcassonne.





La photo aérienne prise il y a quelques années révéla les traces d’une construction importante sur la plaine au pied du village de Rennes-Le-Château. Cette construction a la forme d’une église de grande dimension ou même d’un mausolée et de forme composée de plusieurs ensembles de cercles. On peut également voir, dans la partie du cercle principal et en son centre, trois empreintes particulières qui ne semblent pas pouvoir être la trace de piliers.





En analysant ces traces on peut effectivement imaginer l’emplacement d’une église ou d’un mausolée. Mais que peut-on dire des formes ogivales au centre ? Serait-ce des tombeaux de grandes importances ? Car si l’on admet que Rhedae fut aussi importante que Carcassonne, il n’est pas surprenant de trouver une église de cette dimension. Cette église abriterait alors peut-être quelques seigneurs du lieu, de Rhedae…


De la ville basse qui entourait l’église, il ne reste plus rien de visible aujourd’hui. Ce n’est pas le cas de la citadelle qui, petit à petit, donna naissance au village de Rennes-Le-Château. Seuls, le château des Hautpoul et l’église Marie-Madeleine, attestent aujourd’hui de l’ancienneté du site.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 10 Mai - 11:31



L’église Marie-Madeleine fut certainement l’œuvre centrale et la plus grande fierté de Bérenger Saunière. Elle concentre à elle seule un ensemble de symboles et de métaphores que Saunière, Boudet et sans aucun doute d’autres prêtres nous  léguèrent à la  postérité. Pour tous les curieux et les passionnés, elle témoigne de plusieurs passés tumultueux comme celui des Wisigoths et des Carolingiens, celui du XVIIe siècle avec Nicolas Pavillon et la baronnie des
Hautpoul
, ou celui du 19e siècle avec Bérenger Saunière, sa vie insolite et ses grands travaux inexpliqués.


Comment un prêtre sans le sou a-t-il pu mener à bien un tel projet ? Comment a-t-il pu entreprendre de telles rénovations si couteuses ? Car le résultat ne peux laisser indifférent. Non seulement la paroisse démontre l’exécution d’un projet énorme et financièrement lourd, mais elle est aussi la preuve que l’objectif était d’étonner les fidèles en utilisant une décoration riche et voyante. Enfin, la paroisse cache des détails difficilement observables à l’œil nu, ce qui renforce l’idée d’un codage particulièrement étudié. Le plus bel exemple est celui donné par la fresque de la Montagne Fleurie.

Surtout, elle est un réel défi pour tous les chercheurs qui depuis 50 ans tentent vainement de décoder son message…













Son histoire


Au préalable, il faut savoir que Rennes-Le-Château regroupait deux chapelles. L’une, la chapelle Saint-Pierre, était située à l’Est, près du château. Il ne reste aujourd’hui que quelques murs et elle aurait été détruite en 1362 lors d’un incendie. La seconde visible aujourd’hui est située à l’Ouest et longe la rue de Capelo près du cimetière. Elle était certainement la chapelle privée des Seigneurs de Hautpoul avant de devenir paroissiale. Elle est dédiée à Marie-Madeleine et elle fut consacrée à son origine en 1059.


Il est intéressant de citer ici, en guise d’élément historique, l’abbé Bruno de Monts qui sans le vouloir apporte un mystère au mystère :




Il existe aussi un autre élément historique puisque dans un registre paroissial de Rennes-Le-Château de 1694 à 1726, il est mentionné l’inhumation de deux personnages dans le sous-sol de l’église : Dame Anne Delsol en 1705 et Noble messire Henry du Vernet en 1724,… «  au tombeau des Seigneurs qui est auprès du balustre ». Ceci étant attesté par un document, il est évident que l’église comporte une crypte et un caveau assez grand pour loger au moins deux sépultures. Cette évidence est d’autant plus intéressante que pendant longtemps certains détracteurs doutaient de la présence d’un sous-sol. La possibilité que Saunière découvrit un ou plusieurs tombeaux ne fait donc aucun doute.


Les arcatures lombardes permettent de dater l’église autour du XIe siècle mais son aspect extérieur de structure romane fournit une autre estimation au environ du IXe siècle. L’architecture révèle en effet une facture plus ancienne et accrédite la longue histoire du village de Rennes-Le-Château. Bérenger Saunière la donc certainement connue dans un piteux état.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 10 Mai - 11:33

De l’extérieur, le bâtiment est plutôt insignifiant et ressemble à de nombreuses autres églises de village de la région. Mais derrière son porche sophistiqué se cachent des secrets pour qui sait les décrypter.

Après la supposée découverte des parchemins par Saunière lors des premières restaurations de a paroisse, le prêtre entreprit un réaménagement systématique et en profondeur de l’église. Le projet dura 11 ans et le coût est estimé à 3,5 millions de francs-or, ce qui correspond de nos jours à environ 12 875 millions d’euros. Cette somme aurait permis de faire construire 8000 nouvelles églises. Il faut rappeler que le salaire de Bérenger Saunière s’élevait à 75 frans-or de l’époque par mois.

Pour ce projet, Saunière fit appel aux meilleurs artisans de son époque et il déploya d’immenses efforts pour y intégrer une symbolique sans doute issue de ses découvertes. A l’intérieur, une multitude de signes apparaissent soit sur une peinture, soit sur le statuaire. Certains font allusion à des éléments des parchemins. Cette église fut présentée comme l’aboutissement de son chef d’œuvre.


Certains signes sautent aux yeux, d’autres sont plus discrets, voire codés. Il est clair que la volonté est ici de laisser un message pour la postérité et pour  les générations futures,  un message qui ne doit être compris que par des initiés ou par des curieux très avertis.


Toutefois, il ne faut pas croire qu’il suffit d’analyser tous les symboles pour avoir des réponses. D’ailleurs, il n’est pas certain que Bérenger Saunière soit l’unique auteur de ce projet. Si on attribue habituellement au prêtre la décoration et la rénovation, d’autres prêtres sont dans son entourage proche et savent se faire très discrets. Un personnage essentiel a lui aussi laissé son empreinte. Il s’agit de l’abbé Henri Boudet en poste à Rennes-Les-Bains. Egalement en possession d’une richesse aux origines non déterminées, Boudet est l’auteur de plusieurs ouvrages aussi bien complexes qu’étranges dont « La Vraie Langue Celtique ».




Une hypothèse veut que la plus grande partie intérieure de l’église soit le fruit de l’imagination d’Henri Boudet. Nous savons qu’il excellait dans l’art de la cryptologie du fait de son héritage fournit par Henri Gasc. Il fut donc certainement un guide spirituel essentiel pour Saunière, mais pour dire quoi ? Boudet voulait-il lui aussi transmettre un secret ?


Tout se passe comme si Boudet mit à  la disposition de Saunière des informations nécessaires à la réalisation d’un codage très sophistiqué. De son côté, Saunière éprouvait une profonde affection pour Boudet et des indices démontrent qu’ils étaient proches, unis dans un même projet. Une photo prouve d’ailleurs ce rapport à la fois étroit et discret. On y voit Bérenger Saunière en compagnie de quatre autres abbés dont son frère et Henri Boudet.

Plan général de la paroisse aujourd’hui




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 10 Mai - 11:37

Le porche et le tympan

L’entrée de l’église Marie-Madeleine se trouve au bout d’un petit chemin qui longe le jardin. Elle est constituée d’un porche et d’un tympan.

Un petit toit, appuyé sur deux piliers de pierre protège les reliefs et les sculptures décoratives qui se trouvent au-dessus d’une lourde porte en bois massif.

Le tympan impressionne par ses gravures chargées de textes latins. Il se présente comme un livre ouvert par lequel le visiteur doit commencer sa lecture. Est-il besoin de mettre à l’épreuve le paroissien curieux ? S’agit-il d’une mise en garde…

Le tympan est un bel exemple de la complexité des messages laissés par Bérenger Saunière. Tout est ici symboles, suggestions, jeux de mot et allégories…




Au sommet du tympan se trouve une croix et une bannière portant l’inscription suivie d’une croix templière :

In Hoc Signo Vinces


Une traduction se trouve à l’intérieur de l’église, au pied des 4 anges, juste au-dessus du diable Asmodée :

« PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS »

Mais la traduction n’est pas conforme puisque le texte correspondant est en fait celui-ci :

« PAR CE SIGNE TU VAINCRAS »


Ce qui est très différent…







La formule «In Hoc Signo Vinces » fait référence à la vision de Constantin et de toute son armée. Selon la légende, une croix apparut dans le ciel avant la bataille contreMaxence,  le 28 octobre 312 au pont de Milvius près de Rome. La victoire de Constantin décida de l’avenir du christianisme.


Constantin le Grand
(274-337 de notre ère), fondateur de Constantinople (devenu Istanbul)

Ce fut le premier gouverneur romain à se convertir au christianisme.

En l’an 312, au soir de la bataille du pont de Milvia contre son rival Maxence, le Christ lui apparut en rêve et lui ordonna d’écrire les deux premières lettres de son nom sur le bouclier de chacun de ses soldats (XR) (hi rho).

Le jour suivant, Constantin aperçut une croix superposée au soleil, accompagnée des mots « In Hoc Sino Vinces » (Par ce signe tu vaincras).

L’issue de la bataille fut que Constantin défia Maxence.



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 10 Mai - 11:38

Avant d’explorer plus en détail le tympan, il faut apprécier la qualité des symboles dans leur ensemble. Observez comme le chapiteau protégeant la statue de Marie-Madeleine au centre rappelle le tabernacle de l’église.

Les chandeliers traditionnels sont remplacés par des pots fleuris et Marie-Madeleine n’est plus debout au centre mais sous le tabernacle et en pleurs. Cette ressemblance est encore plus frappante si l’on compare le tympan avec le dernier chapiteau en haut du tabernacle. Saunière avait le sens de la mise en scène, mais est-ce vraiment lui l’auteur de cette mise en scène ?



Au milieu du tympan se trouve une statue et une plaque ovale juste en dessous donne son nom :

Ste MARIA MAGALENA



Il s’agit bien de la représentation de Marie-Madeleine, la sainte patronne du lieu. Fait intéressant : elle tient horizontalement une croix qui pointe dans la direction 143° sud-est. De chaque côté des pots de fleurs ornent le relief.

Il faut remarquer ici la finesse des détails et la précision des peintures, preuves d’un travail de grande qualité fourni par les artistes que Saunière recruta.


Amusez-vous enfin  à comparer le chapiteau qui entoure Marie-Madeleine et les stations du chemin de croix. On pourrait presque imaginer qu’il s’agit d’une 15e station…






Il faut remarquer les deux premiers mots. Ils sont directement en liaison avec le grand parchemin contenant un certain nombre de petites lettres dont l’ensemble forme les mots REX MUNI. Ici encore, la relation avec les parchemins attise la curiosité et oblige à être attentif.

Traduction : J’ai méprisé le règne de ce monde et tous les attraits de ce siècle à cause de l’amour de mon Maitre Jésus Christ que j’ai vu, que j’ai aimé, en qui j’ai cru et que j’ai choisi.



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 10 Mai - 11:39

Vient ensuite une pierre centrale ressemblant à une clé de voute soutenant l’arc principal. Au milieu sont inscrits ces mots :


« Terrible est ce lieu ». Pourquoi écrire une telle phrase à l’entrée d’une église ?


L’inscription comporte 22 lettres, nombre hautement symbolique pour Saunière : 22 lettres dans l’inscription « Par ce signe tu le vaincras », 22 lettres dans l’alphabet hébreux, 22 marches conduisant à la tour Magdala, 22 crénaux  sur la Tour Magdala, 22 lettres en haut et au bas du document «Le Sot Pêcheur ».






Ce qui donne de gauche à droite :


Traduction : «Ma maison sera appelée maison de prière ». Ce sont les paroles prononcées par Jésus  lorsqu’il chassa les marchands du Temple, selon l’Evangile de Marc au chapitre 11, verset 17. Mais ce texte est aussi tiré de l’Ancien Testament :

Esaïe LVI, 7 :



Et Jésus poursuit : «mais vous en avez fait une caverne de brigands ».
De la même manière que les textes des deux parchemins ont pour origine les Evangiles, nous trouvons ici un lien direct avec ceux-ci : le texte se trouve en effet dans chacun des Evangiles suivants :

Mathieu 23 :13

Marc 11:17


Luc 19 :46


Ces trois Evangiles se terminent par les mots : « et vous, vous en avez fait un repaire de voleurs ». Cependant, le mot « spelunca, -ae », peut aussi indiquer une grotte, un élément important et récurent dans l’énigme.


Ne faut-il pas y voir ici une allusion à Notre Dame de Marceille près de Limoux et qui aurait été détournée de sa fonction de paroisse puisqu’elle abrita avec la complicité de Mgr Billard une cache trésoraire. D’où l’expression  «Et vous, vous en avez fait un repaire de voleurs »

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 10 Mai - 11:41

La section suivante du porche porte une autre inscription, également divisée en deux sur chaque côté de la voute :



Traduction : : «Ici est la maison de Dieu      et la porte du ciel ». La référence biblique originale se trouve dans la Genèse 28 :16-17 :



On comprend ici pourquoi il est nécessaire dans cette affaire d’élargir au maximum sa vision sur les innombrables indices  laissés par l’Histoire puisque nous avons sur le porche une superbe parabole à  l’église Saint-Sulpice de Paris, ou plus exactement à la chapelle des Saints Anges.



La traduction de la référence biblique Genèse 28 verset 17 n’est autre qu’un épisode du combat de Jacob et de l’Ange, peint par Eugène Delacroix dans la chapelle…





Le combat de Jacob et de l’Ange par Eugène Delacroix (1798-1863)

La scène de Jacob et de l’ange est l’une des trois fresques célèbres de la chapelle des Saints Anges qu’Eugène Delacroix réalisa entre 1855 et 1861 à l’église Saint-Sulpice de Paris.


Juste au-dessus de la porte et sous l’inscription «Terribilis est locus iste », nous trouvons les armes du pape Léon XIII (1878-1903) suivies de sa devise tirée des maximes prophétiques de Malachie liée à chaque pape :


« LUMEN IN COELO »


Signifiant “lumière dans le ciel”, ou si l’on adopte le langage d’Henri Boudet, “lucarne”, en anglais “skylight”.



A titre de comparaison, voici les armes du Pape Léon XIII peintes sur la voute de la salle d’étude des Archives Secrètes Vaticanes.






Enfin de chaque côté dublason central, nous trouvons deux autres blasons, celui de gauche étant inévitable puisqu’il s’agit de Mgr Félix Arsène Billlard, évêque de Carcassonne du 17 février 1881 au 3 décembre 1901.


A droite, malgré l’érosion de la pierre, on peut reconnaitre les armoiries de Mgr François-de-Sales Albert Leuilleux, évêque de Carcassonne du 4 mai 1873 au 13 janvier 1881 et qui fut le prédécesseur de Mgr Billard.



Enfin, il ne faut pas oublier les 2 pierres sur chaque pilier du porche. Celle de gauche fait référence à Nicolas Pavillon, évêque d’Alet en 1637, élève de Saint Vincent de Paul et confrère d’Olier (voir Franck Daffos – Le secret dérobé).


La pierre de droite donne l’année où Nicolas Pavillon devint dépositaire du secret de Rennes, un an après  la découverte du berger Paris en 1645.

Pour résumer, nous avons sur le tympan et le porche quelques clés qui constituent aujourd’hui des pistes de recherche importantes autour de Rennes-Le-Château. Il aura fallu tout de même une centaine d’années pour l’admettre…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 10 Mai - 11:42

Le clocher et des signatures…


Le clocher a aussi sa part de mystère. En fait, pour qui sait regarder dans les moindres détails, tout est symbole et signes curieux. Ils sont autant de petites énigmes à résoudre.

Si l’on observe le haut du clocher, côté sud, on peut remarquer une étrange inscription gravée sur une pierre plate plus blanche que les autres. A l’œil nu, la gravure est discrète, d’autant qu’il faut lever les yeux pour  l’apercevoir. Mais avec un bon zoom…





On peut deviner une date : 1740 et deux lettres : I G qui sont les initiales de l’artisan maçon. Le plus surprenant est la forme du 4 exagérément incliné pour le rapproché d’un tracé qui rappelle d’autres signes analogues…


Tout d’abord, il rappelle le signe que l’on retrouve en haut et à gauche du petit parchemin…



C’est aussi un symbole curieux gravé à la demande d’Henri Boudet sur le fronton de l’église de Quillan.


Il faut aussi ajouter à cet inventaire le fameux signe de croix qu’invitent les 4 anges à accomplir pour vaincre le diable : Par ce signe tu le vaincras


Si on compare la calligraphie de l’inscription du clocher avec celle du pilier droit du porche, il est évident que nous ne sommes pas en présence du même style.




Le 4 du 1646 sur le pilier est très différent de celui du clocher. Après tout, il s’agit peut-être de deux artisans qui ont œuvré à des époques distinctes…


Mais si 1646 est l’année où Nicolas Pavillon devint dépositaire du secret de Rennes, un an après  la découverte du berger Paris en 1645, la pierre 1740 I  G  revêt peut être elle aussi une signification particulière…


D’ailleurs cette plaque du clocher n’est pas  la seule dans le village. Deux autres pierres similaires se trouvent sur la façade du presbytère, au-dessus de l’entrée utilisée actuellement par le musée. Et  là tout se complique. Si l’on retrouve bien sur l’une la signature  I G, que signifie le R disproportionné à droite. Plus curieux, sur la seconde plaque la date 1727 est surmontée d’une croix et un point semble marquer l’emplacement d’une virgule ou d’un repère…


On sait aujourd’hui que des travaux de restauration du presbytère ont bien eut lieu entre 1725 et 1727. Mais il faut avouer que cet artisan maçon n’eut aucune constance dans ses signatures…




Comme d’habitude toute les interprétations son possibles : caprices de la calligraphie, caprices de l’artisan, ou codages. Fallait-il encore l’inventorier… c’est fait…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 10 Mai - 12:26





Le diable Asmodée…Gardien des trésors…



Voici un personnage célèbre, symbole de Rennes-Le-Château. Dès que l’on franchit le porche de l’église Marie-Madeleine, on est accueilli sur la gauche par un bénitier bien mystérieux et qui ne laisse personne indifférent. Pour tous les chercheurs, il représente un  classique de l’imagerie ésotérico-mystique de Bérenger Saunière.





Le premier regard porte immanquablement vers le bas du bénitier où se trouve un diable hideux et inquiétant que Gérard de Sède a tout de suite associé à Asmodée, le gardien des trésors du Temple…



Ce qui frappe dans la sculpture c’est la posture incroyablement inconfortable du diable Asmodée. Il n’est ni agenouillé, ni debout, ni accroupi. Il se prépare à se lever ou à s’asseoir et se serait retrouvé dans cette position douloureuse, écrasé  par le poids du bénitier.



Sa main gauche parait relever son vêtement pour faire apparaitre son genou droit. Quand à sa main droite, elle fait un geste étrange, comme si elle voulait former la lettre O ou montrer un cercle.






En fait, il faut savoir qu’en son temps, Bérenger Saunière avait prévu de placer un trident dans la main afin de rendre le personnage plus vrai. D’ailleurs, ce trident faisait à l’origine partie de la statue, mais il fut retiré par la suite, sans doute  pour éviter de blesser les paroissiens…



Le diable grimace de manière hideuse. Il porte sur son visage une expression d’intense douleur dû à l’inconfort extrême causé par sa position. Quiconque tenterait de prendre cette posture la trouverait très rapidement insoutenable.


Sa tunique de soie verte est très belle et luxueuse comme d’ailleurs tout le statuaire. Il porte à la taille une ceinture dorée qui parait être un anneau d’or plutôt qu’une lanière de cuir ou de tissu.



Le diable porte des fonts baptismaux sur ses épaules. Il faut d’ailleurs noter que ces fonts sont représentés par une coquille géante rappelant étrangement les deux bénitiers de l’église Saint Sulpice à Paris.






Asmodée, grimaçant de douleur sous le poids du bénitier est presque à genoux, comme assis sur un siège invisible. Il est alors troublant de faire la relation avec un étrange fauteuil appelé justement par la tradition populaire «le Fauteuil du Diable ».



Or ce «Fauteuil du diable » existe… Taillé d’une seule pièce dans une roche, il se trouve non loin de la Source du Cercle, tout près de Rennes-Les-Bains…



Coordonnées GPS : 42°54’ 43.80’’  N   2° 18’  60’’   E
Altitude : 375 mètres








De nombreuses théories de codage circulent portant sur les caractéristiques anatomiques de ce diable, mais aucune d’entre-elles n’a apporté une contribution importante à l’éclaircissement du mystère.


Une énigme supplémentaire est celle des inscriptions étranges ressemblant à des coups de griffes. Elles sont visibles sur l’aile gauche du diable. Peut-on réellement penser que ces marques soient là par accident ? Peut-on croire que l’artisan et Bérenger Saunière aient pu ne pas les remarquer ?




Il existe aussi une légende des Indiens Delaware dans le Wyoming qui associent la marque des griffes de l’ours au diable. Aurait-on ici un rapport avec cette ancienne légende… La griffe de l’ours sur le diable ? C’est aussi la légende de la Devils Tower (la tour du diable), site sacré pour les indiens et qui a constitué le principal décor du film de Spilberg « Rencontre du troisième type ». ce site a aussi un rapport avec le Bugarach




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 10 Mai - 13:21

Les quatre anges et le signe de croix



Légèrement en arrière et au-dessus du diable Asmodée se trouve un groupe de quatre anges richement vêtus.






Chacun exécute une partie du signe de croix, mais observez bien ; alors que l’ange qui se trouve dans la position la plus élevée semble regarder au loin, celui qui est agenouillé  pointe de sa main gauche le bas du bénitier, ou plus exactement deux éléments particuliers : en premier un texte, et juste en dessous, Asmodée.






L’inscription donne le ton du message :


PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS







Mais que faut-il vaincre ? Il suffit alors de baisser les yeux pour comprendre…


Le signe doit servir à combattre le démon Asmodée qui est aussi le gardien des trésors du Temple…


Cette formule a en réalité été détournée de sa version originale : «Par ce signe tu vaincras », ce qui représente une preuve flagrante de la volonté de codage. De plus, ces quelques mots étant à l’entrée de la paroisse, ils s’adressent à tous les visiteurs. Il n’y a donc aucun désir de dissimuler l’anomalie, son but étant bien d’interpeller et d’attirer les curieux à approfondir. Il est remarquable de voir que le procédé fonctionne à merveille depuis maintenant de nombreuses décennies.




« Par ce signe tu vaincras proviens de la traduction latine : «In hoc signos vinces », elle-même traduite du grec ancien. Dans la chrétienté, cette formule fait référence à la légende de la vision de Constantin le Grand et peut être de toute son armée. Selon le récit, une croix rouge apparut effectivement dans le ciel avant la bataille contre Maxence, le 28 octobre 312 au pont de Milvius près de Rome. La victoire de Constantin décida d’après la légende de l’avenir du Christianisme






Constantin le Grand (274-337 de notre ère), fondateur de Constantinople (devenue Istanbul) fut le premier gouverneur romain à se convertir au christianisme. En l’an 312 de notre ère, au soir de la bataille du pont de Milvia contre son rival Maxence, le Christ lui apparut en rêve et lui ordonna d’écrire les deux premières lettres de son nom sur le bouclier de chacun de ses soldats (XR) (hi rho). Le jour suivant, Constantin aperçut une croix superposée au soleil, accompagnée des mots « In Hoc Signo Vinces » ( Par ce signe tu vaincras). L’issue de la bataille fut que Constantin défia Maxence.


Toujours selon la légende, Constantin choisit la phrase «In hoc signo vinces » comme devise et la vision de la croix serait en fait celle du chrisme, un symbole avant tout Chrétien.


Le  chrisme est formé de deux lettres P et X signifiant officiellement le mot latin « PAX » ou paix. Mais en réalité, la symbolique est beaucoup plus ancienne que le christianisme, et peut être retracée au-delà des périodes Araméennes et sumériennes. Elle plonge ses racines profondes jusqu’à l’Egypte antique, plusieurs millénaires avant l’ère de Christ.


Notons que la locution  PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS comporte 22 lettres…un nombre hautement symbolique pour Saunière.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 10 Mai - 13:51

L’inscription BS




Comme si les quatre anges n’invitaient pas déjà assez à la curiosité, une nouvelle énigme se trouve sur le bénitier.





Juste en-dessous de l’inscription un médaillon porte deux lettres noires sur fond rouge : BS. En dessous, deux salamandres au corps et à la tête de dragons sont réunies par la queue et par un anneau placé au sommet d’une pomme de pin. Des flammes semblent surgir tout autour d’elles.






Que peuvent signifier les initiales BS ? Pendant de nombreuses années les auteurs et chercheurs n’ont pas manqué d’imagination pour proposer une solution. Je ne retiendrais que quelques unes  qui sont aussi les plus classique :







La version Bérenger Saunière semble toutefois la plus naturelle. Après tout, l’église de Rennes-Le-Château est officiellement sa création et il ne s’en est jamais caché. Mais si l’on choisit Boudet/ Saunière, la signification est tout autre. Cette inscription devient alors une indication qu’Henri Boudet participa à la conception et à la décoration de l’église. Compte tenu des recherches actuelles, il semble bien que cette solution doit être privilégiée…Mais il faut aussi être prudent. Boudet, dans son art de la cryptographie, nous a habitué à peser les mots, les symboles et les doubles sens.



Avec les années, certains détails s’estompent et disparaissent. Heureusement, la photo est là pour rétablir la vérité. L’inscription BS que nous voyons aujourd’hui a été malheureusement restaurée sans respecter la typographie d’origine. Or la version originale montre des caractères bien particuliers…



Certains auteurs ont vu aussi dans ces symboles le 8ème signe zodiacal du scorpion. Il est vrai que Boudet est né le 16 novembre, signe du Scorpion…




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 10 Mai - 14:52

Les deux salamandres







Sous la cartouche ovale BS, on peut observer deux salamandres. La salamandre a toujours été considérée comme une créature mythique née du feu, vivant dans le feu et mourant que lorsque les flammes qui l’ont vu naitre s’éteignaient. Elle symbolise un reptile maudit dont sa morsure rendrait un homme chauve et serait même mortelle. Les deux queues semblent tenir un anneau déposé au sommet d’une  pomme de pin. La position des salamandres proches du diable juste en-dessous, pourrait faire allusion à leur origine.



La salamandre a fréquemment été adoptée comme emblème du courage et de la patience dans la souffrance. Jean d’Aragon l’a incluse dans sa devise «Durabo » (je souffrirai avec patience), et François Ier de France l’a placée dans la sienne : « Nutrisco et Extinguo » (je nourris et j’étein) ; il a été parmi les premiers à prendre cette créature pour emblème un peu partout dans ses châteaux, en particulier dans ceux de Blois et de Chambord. La salamandre a également été utilisée en héraldique, pour signifier la constance et la justice, l’homme qui demeure impassible et indemne dans le feu des tourments.






Pour Paracelse, il dénombre 7 races de créatures sans âmes : les génies à forme humaine mais sans âme ni esprit, les géants et les nains. La Terre, par génération spontanée, produit des nains qui garent les trésors sous la montagne ; l’Eau produit les ondines ; le Feu, les salamandres ; l’Air, les elfes. Ensuite viennent les géants et les nains issus de l’air, mais qui vivent sur la terre.
Hé oui, nous ne sommes pas très loin du Seigneur des Anneaux de Tolkien…





Pour les chrétiens, la salamandre a également une signification particulière, comme on peut le constater dans le « Bestiaire Divin » (écrit vers 1210/1211) de Guillaume le Clerc et qui écrit ce qui suit à propos de la salamandre :






Ceci pourrait signifier que « Par ce signe tu le vaincras » est la manière dont Saunière a exprimé l’idée que « l’on peut surmonter toutes les sortes de tourments et en éteindre le feu par la foi et la victoire sur le péché ».


Il se peut aussi que la salamandre porte une autre connotation : elle a été utilisée en héraldique par  le Comte de Chambord (dont l’épouse avait fait un don à Saunière) et par les comtes d’Angoulême, dont l’illustre ancêtre était François Ier de France.



Si l’on considère que  les opinions politiques de Saunière étaient ouvertement royalistes, alors les salamandres prennent une signification tout à fait particulière, puisqu’elles font référence à la monarchie française.  Souvenons-nous que lorsque Saunière entra en fonction à Rennes-Le-Château, des élections eurent lieu et  il fit fortement campagne contre le Républicains :


«Les Républibains ! », a-t-il tonné en chaire de vérité « voilà le diable qui doit être vaincu. Voilà ceux qui devraient fléchir le genou sous le poids de la religion et de ses baptisés. Le signe de la croix est victorieux et est à nos côtés… »



En disant « à nos côtés » il parlait sans doute du côté des royalistes. Les salamandres surmontent justement un diable hideux, ce qui implique que la famille royale triomphe du démon (les républicains). Mais tout ceci n’est qu’hypothèse…



Il est passionnant de voir que certains détails de Rennes sont retrouvés petit à petit sur d’autres sites. C’est tout à fait naturel si l’on considère que la Maison Giscard, le célèbre statuaire toulousain alimenta la plupart des paroisses de la région du Sud-ouest de la France durant de nombreuses années.



C’est ainsi que François Pous, notre passionné globe-trotter, mis la main en juin 2009 sur ces salamandres dont nous savons maintenant qu’elles ne sont pas uniques. Cette station 14 Giscard d’une église de Haute-Garone en est la preuve. La commande de la station fut effectuée en 1899 et donc bien après celle de Rennes-Le-Château.




Station 14 dans une église du Tarn
Photo F.Pous










On peut observer que le moulage de la partie basse de cette station 14 a littéralement servi au bénitier. Seul l’emplacement du numéro de station a été réservé pour y incruster les supposées initiales des auteurs Boudet / Saunière…




La salamandre, petit dragon, est un amphibien et non un lézard, doté d’une queue et qui est sorti des marécages à l’époque des dinosaures. Les salamandres, tritons, sirènes, amphiumes et axolotis constituent l’ordre des Caudata (anciennement Urodèles). Beaucoup de salamandres sont très colorées, signalant à leurs prédateurs, qu’elles ont mauvais goût car vénimeuses. La plus grande salamandre est la salamandre géante de Chine, suivie de près par la salamandre géante du Japon. Elles peuvent être terrestres, aquatiques, semi-aquatiques et même arboricoles.




L’une des principales entités de l’élément feu est la salamandre. Dans la mythologie, la salamandre est une représentation symbolique de l’esprit élémentaire du Feu. Elle est capable, d’éteindre ou d’allumer un feu. Elle avait un aspect négatif, on disait que son poison tuait un homme ou empoisonné un arbre fruitier et les fruits si elle marchait dessus. Le feu aussi renvoi à la nature divine, au feu sacré  par le contrôle sur toutes choses, une salamandre peut vous aider à vous contrôler par sa maitrise et son savoir. La salamandre est un animal mythique qui symbolise le feu et la pureté. Très présente dans les bestiaires du Moyen-âge, elle représentait aussi la chasteté et l’indestructibilité.  Pour les alchimistes, la salamandre est un symbole du feu, élément essentiel à la transmutation du plomb en or. C’est également l’emblème du roi François Ier dont la devise était : « je nourris et j’éteins ».

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 12:20




La disposition des statues dans l’église Marie-Madeleine n’a pas été facile au hasard. Elle semble  soigneusement calculée. Certaines se font face alors que d’autres sont isolées, mais ce qui est surprenant c’est qu’elles semblent aller par paire. En fait, le regard de l’une appelle le regard de l’autre.



La plupart des statues ont été placées entre deux stations du chemin de croix. Et de la même manière qu’elles se font face, les stations du chemin de croix sont aussi vis-à-vis. Une première remarque est donc que statues et chemin de croix doivent être probablement interprétés par groupes de deux. D’ailleurs, le plan au sol aide à rendre plus claire la lecture.


Mais avant de commencer toute analyse, il est nécessaire de présenter chaque saint présent. Car chaque élément joue un rôle dans l’imagerie et le symbolisme que Saunière et Boudet ont voulu mettre en place.


L’église comprend 9 statues principales, dont 5 dans la nef. Ainsi, on trouve depuis l’entrée à gauche et dans le sens des aiguilles d’une montre :


• Le diable du bénitier et les 4 anges
• Saint Jean Baptiste
• Sainte Germaine de Pibrac
• Saint Antoine Ermite
• Saint Joseph
• Sainte Mère Marie
• Saint Antoine de Padoue
• Sainte Marie Madeleine
• Saint Roch



Elles ont toutes été commandées par Bérenger Saunière à l’entreprise Giscard de Toulouse. Toutes, excepté le diable Asmodée qui est une commande spéciale, sont issues du catalogue Giscard. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut prétendre qu’elles ne comportent aucun message particulier. Certaines ont visiblement subies des petites modifications, imperceptibles pour  nos yeux de candide, mais terriblement révélateur pour un homme d’église averti. Enfin comme nous le verrons ci-dessous, leur position et leur symbolique n’ont pas été choisis au hasard.




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 12:21

Saint Jean-Baptiste


Saint Jean-Baptiste se tient debout, au-dessus de Jésus et le baptise. Il est vêtu à la romaine, ce qui est pour le moins étrange. Selon les descriptions bibliques, il était toujours vêtu très sommairement. Un ruban est drapé au-dessus de la croix qu’il tient dans la main gauche. Les lettres Alpha et Omega, apparaissent sur le socle et rappellent  les parchemins.







Mais le plus intéressant est que Jésus a adopté presque exactement la même position que celle du diable près de la porte, mais en miroir. De plus, à  l’instar du Diable à l’entrée de l’église, on se rend compte que Jésus regarde vers le sol. Attitude singulière pour un tel personnage recevant le Baptême de la part du dernier prophète chrétien.



Est-ce que Bérenger Saunière ou Boudet souhaitaient informer le visiteur en l’invitant à regarder vers le sous-sol de l’église ? Ou bien est-ce une indication sur la méthode de lecture de  l’échiquier représenté par le dallage ?



On fête Saint Jean Baptiste à 2 dates : le 24 juin, jour de sa naissance, et le 29 août, date adoptée aux environs de 1801, pour commémorer sa décollation.




Sainte Germaine de Pibrac





Cette statue représente Sainte Germaine de Pibrac. Bien qu’elle fut bergère et vécût dans la plus grande pauvreté, elle apparait ici richement vêtue. Les moutons et son tablier fleur de roses sont ses attributs classiques.



Sainte Germaine naquit en France vers 1579. Fille d’un modeste laboureur, elle s’appelait en fait Germaine Cousin et était originaire de Pibrac près de Toulouse. Dès son plus jeune âge, elle fut atteinte de scrofules tuberculeuses et atrophiée d’une main. Elle perdit également sa mère et sera humiliée par sa belle-mère et ses proches. Dès l’âge de 9 ans, on lui confia un troupeau de moutons à garder, ce qui lui permit de se réfugier dans la prière. A cause de son extrême piété, elle fut méprisée par les villageois, mais elle restait toujours aimable et n’hésitait pas à donner du pain aux pauvres.



La sainte est célèbre pour avoir accomplie 3 miracles. Un jour alors qu’elle voulut traverser un ruisseau en crue, les paysans qui l’observaient virent les eaux s’ouvrirent devant elle. Elle put ainsi traverser au sec. Une autre fois, alors qu’on l’accusa d’avoir volé du pain pour nourrir les pauvres, elle fut forcée d’ouvrir son tablier. A la surprise générale, celui-ci contenait une brassée de roses en fleurs. Son père ébranlé, interdit sa femme de frapper Germaine. Il lui demanda également de réintégrer la maison à la place de la remise où elle avait l’habitude de dormir. Elle refusa.
Un jour de 1601, son père la trouva morte sur son lit. Elle avait 22 ans. Elle fut enterrée dans  l’église de Pibrac et peu à peu tout le monde oublia l’existence de sa sépulture. Traditionnellement, on attribue la date de sa mort au 17 janvier mais celle-ci n’est pas historiquement vérifiée. Cette date provient en fait d’une confusion faite avec Sainte Roseline morte le 17 janvier 1329. Il faut dire que Sainte Roseline possède une biographie très proche de Sainte Germaine de Pibrac. D’autres saintes aux roses existent d’ailleurs comme Sainte Elisabeth de Hongrie, ou Sainte Rosalie… On retrouve aussi Sainte Germaine dans la fresque en haut relief. On la fête le 15 juin.



Un mystère entoure aussi Sainte Germaine de Pibrac après sa mort. En 1644, alors que le sacristain se préparait à organiser des funérailles en creusant une fosse, il tomba sur un corps enseveli dont la fraicheur le stupéfia. Même les fleurs que la morte tenait étaient à peine fanées. La difformité de sa main et les cicatrices des ganglions au cou, permirent de confirmer qu’il s’agissait de Germaine Cousin. Son corps fut déposé dans un cercueil de plomb et déposé dans la sacristie ou il fut oublié encore 16 ans.



Le 22 septembre 1661, le vicaire général de l’archevêque de Toulouse, Jean Dufour, vint à Pibrac. Etonné de voir ce cercueil dans la sacristie, il le fit ouvrir et découvrit un corps dans un état de fraîcheur anormal. Il creusa tout autour de là où le corps avait été trouvé. Les morts enterrés au même endroit n’étaient plus que des squelettes. Devant ce miracle, le vicaire général demanda la canonisation de Germaine en 1700. Finalement, elle fut canonisée en 1867.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 12:32

Saint Antoine Ermite



Comme toutes les autres statues, Saint Antoine est richement vêtu. Un cordon est noué autour de sa taille, semblable à celui des moines. Dans sa main gauche il tient un livre fermé, sans la bible, tandis que dans la droite il a un bâton se terminant par un T (le Tau) et une clochette. Un cochon est accroupi à ses pieds.







Saint Antoine naquit en Egypte à Qeman (Fayyoum), près d’Heracléopolis, vers le milieur du IIIe siècle. Sa famille était aisée, et lorsque ses parents moururent il hérita de leur fortune. Un jour, alors qu’il se trouvait à l’église, il entendit les mots : «Si tu veux être parfait, va et vends tout ce que tu possèdes ».  Pensant que ces paroles lui étaient destinées, il se débarrassa rapidement de tous ses biens terrestres et entra en religion.


Il commença par mener une vie d’ascète, et en observant les vies d’autres ascètes, il affina sa philosophie. Il prit ensuite résidence dans une tombe où, dit-on, il dut se battre pratiquement à mort contre des démons et des bêtes sauvages.


Ces épisodes de sa vie ont d’ailleurs fait le bonheur de Téniers le Jeune qui a peint ce thème sur d’innombrables toiles.


Après environ 15 ans de cette vie, à l’âge de 35 ans, il se retira alors dans un fort abandonné près de Der el Memum, où il vécut dans un isolement complet pendant 25 ans. Pendant ce temps, il ne porta le regard sur aucun autre être humain. On lui jetait de la nourriture par-dessus les murs.



A mesure que les années passaient, les pèlerins vinrent rendre visite à cet étrange reclus et, au fil du temps, une petite colonie d’adeptes se constitua non loin de là. Bien qu’il ne vît jamais les visiteurs, il céda cependant  leur prière de devenir leur guide spirituel, et vers 305, il abandonna sa retraite. Sa réputation et le nombre de ses adeptes augmenta et un monastère fut fondé dans le voisinage. On dit souvent qu’il a été le fondateur du monachisme chrétien. Après avoir passé quelque temps à prêcher ses nouvelles ouailles, il retourna à une vie de réclusion et trouva une grotte près de la Mer Rouge, dont il fit sa demeure, il devait passer là 45 ans.
Saint Antoine dit le Grand ou Antoine d’Egypte aurait donc vécu de l’an 251 à 356.  Il mourut à l’âge de 105 ans entre les bras de ses 2 disciples Macaire et Amathas, le 17 janvier 356.


Saint Antoine fait partie aussi du mythe du 17 janvier.



Depuis très longtemps l’attribut canonique du Saint Antoine Ermite est un cochon. C’est pourquoi on peut observer un cochon au pied de Saint Antoine.







Mais ce qui est surprenant et unique dans le cas du statuaire de Rennes-Le-Château c’est qu’ici il est muni de défenses. Ce cochon a donc été transformé en sanglier sans doute par [/color=#FF7F50]Boudet.[/color] Il est vrai que l’on retrouve dans son livre «La Vraie Langue celtique » un chapitre sur « la chasse au sanglier » p.299.




Bien que pour un observateur classique ces défenses peuvent paraitre très banales, pour un ecclésiastique, elles sont tout à fait anormales car elles ne correspondent pas à la symbolique classique. [/color=#FF7F50]Boudet[/color] le savait, et en ajoutant ce détail, il prévoyait d’attirer la curiosité sur cette statue.



Car celle-ci comporte un autre secret. La tête de ce  Saint Antoine est en fait celle du RP Joseph Chiron( 1789-1852) qui fut ermite à Galamus. On le retrouve aussi dans le chemin de croix, station 14, (voir « Le secret dérobé » de Franck Daffos)





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 12:33

Saint Joseph


Joseph, père de Jésus, est représenté ici richement vêtu. Il est placé en face de son épouse, la Vierge Marie. Historiquement, on connait très peu de choses au sujet de Joseph et dans la Bible on le mentionne à peine. Sa légende de Saint ne commença à se répandre qu’aux alentours du XVIIe siècle.






Mais ce qui troubla le public, c’est cet enfant Jésus qu’il porte à son bras. Car si l’on observe en face la statue de la Vierge Marie, elle porte également un enfant identique. Cela nous fait donc 2 Jésus identiques, face à face et pour une même symbolique. Le mythe des 2 Jésus, frères jumeaux, était ainsi né…


Saint Joseph se fêtait le 19 mars, mais plus tard, le pape [b]Pie XII[/color] décida qu’on le commémorerait le 1er mai.





La Vierge Marie



Cette statue représente la Vierge Marie et que Saunière s’est contenté de nommer « Vierge Mère ». Elle tient l’enfant Jésus sur son bras droit. Comme pour toutes les statues de l’église, Marie resplendit dans des vêtements très élégants.



De même que pour Saint Joseph en face, elle porte dans ses bras un enfant Jésus identique…








Bibliquement parlant, on sait très peu de chose au sujet de Marie et les évangiles y font à peine allusion. Elle naquit à Jérusalem vers 19 avant l’ère chrétienne et y mourut vers l’an 46 de notre ère. Elle fut la première à croire en Jésus et se tint fermement à ses côtés lors de la crucifixion vers l’an 30 de notre ère.



Après la mort de Jésus, Marie passa de nombreuses années à transmettre ses souvenirs au groupe sans cesse crissant des adeptes de son fils. Selon les textes les plus fiables de la  Bible, elle passa le reste de sa vie à Jérusalem et y mourut. La croyance populaire veut qu’à la mort de sa mère, Jésus Christ vint prendre son corps et son âme pour les emmener dans les Cieux où elle fut couronnée reine du Ciel et de la Terre.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 12:35

Saint Antoine de Padoue



Saint Antoine de Padoue est représenté ici dans des vêtements de grande qualité. Sa taille est ceinte d’une cordelette dans laquelle est glissé un crucifix. Dans sa main gauche, il tient un livre ouvert sur lequel se trouve un petit enfant Jésus. Sur son bras droit tendu repose un grand bouquet de lis blancs.




Saint Antoine de Padoue est probablement l’un des saints les plus connus et les plus aimés. Pratiquement aucune église n’est estimée complète sans sa statue.






Il est presque toujours représenté avec l’enfant Jésus dans ses bras, ou tenant un lys, un livre ou les trois à la fois.

Saunière  a mis en valeur ses statues de façon remarquable. Chacune est posée sur un socle richement décoré. Ici Saint Antoine de Padoue est porté par 4 anges.







Saint Antoine de Padoue naquit au Portugal, mais il passa le plus clair de sa vie en Italie. A l’origine moine augustinien, il devint par la suite franciscain. Sa conversion à l’ordre franciscain fut le résultat du massacre des franciscains au Maroc. Lorsque leurs corps mutilés furent rapatriées, il fut si bouleversé qu’il décida de devenir martyr lui aussi. On le nomme parfois : « Le pourfendeur d’hérétiques », à cause de sa manière simple et parfois miraculeuse d’enseigner.




Saint Antoine était un grand rassembleur de foule et connut un très grand succès. Un jour, alors qu’il prêchait un groupe d’hérétiques qui ne l’écoutaient pas, dans un geste de mépris, il se mit à prêcher pour des poissons qui se trouvaient là, et ils parurent l’écouter avec le plus grand intérêt. En une autre occasion, confronté à un hérétique, Saint Antoine plaça le Saint-Sacrement et du foin sur le sol devant une mule affamée. La mule s’inclina devant le Saint Sacrement avant de manger le foin. Il est réputé avoir eu une vision de l’enfant Jésis.


Mais le plus intéressant est qu’il est le symbole des objets perdus et retrouvés…


Il mourut à l’âge de 36 ans, en 1231. On le fête le 13 juin.


Sainte Marie-Madeleine




Sainte Marie-Madeleine est ici représentée dans une robe resplendissante. Elle tient une grande croix rustique dans la main droite, tandis que dans la main gauche elle tient le vase à parfum qui devait lui  servir à embaumer le corps du Christ. A ses pieds  se trouve un crâne reposant sur un livre ouvert. Vase, crâne livre et croix rustiques sont les attributs symboliques de Marie Madeleine.






Sœur de Saint Lazare et de Sainte Marthe, on la qualifie souvent de « Pénitente ». Sainte Marie avait été nommée Madeleine parce que, bien que juive de naissance, elle vivait dans la ville chrétienne de Magdala, juste au  nord de la Galilée. Les évangiles de Saint Luc disent qu’elle était une « pécheresse notoire » et que 7 démons avaient été chassés de son corps.


Elle était présente lors de la crucifixion, et plus tard près du tombeau vide de Jésus.



14 ans après la mort du Christ, Sainte Marie Madeleine fut jetée par les Juifs dans une embarcation sans voiles ni rames, avec Saint Lazare, Sainte Marthe, Saint Maximin (qui la baptisa), Saint Sidoine (« l’homme né aveugle »), sa servante Sera, et le corps de Sainte Anne, la mère de la Bienheureuse Vierge.



Ils dérivèrent en traversant la Méditerranée et accostèrent au Sud de la France, où Sainte Marie Madeleine selon la légende passa le reste de sa vie dans une grotte connue sous le nom de Sainte-Baume.








Des anges lui apportaient quotidiennement la Sainte Eucharistie, qui fut sa seule nourriture. Elle mourut à l’âge de 72 ans. Juste avant sa mort, Sainte Marie Madeleine fut transportée miraculeusement dans la Chapelle de Saint-Maximin, où elle reçut les derniers sacrements. On la fête le 22 juillet.



Il existe une autre Marie-Madeleine, connue sous le nom de Marie-Madeleine de Pazzi. Elle naquit à Florence le 2 avril 1566 et mourut le 25 mai 1607. De nos jours elle est la patronne de Florence. Elle était fêtée le 25 mai, mais à présent on la célèbre le 29 mai.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 12:36

Saint Roch



Saint Roch est représenté ici portant une robe élégante. Il lève le bas de son vêtement pour montrer une plaie sur sa cuisse. Il porte des bottes solides, mais une  seule est visible. A ses pieds se trouve un chien qui le regarde.






Originaire de Montpellier dans le Languedoc, il est connu pour avoir soigné les malades pendant une épidémie de peste en Italie du nord. Pendant ces temps terribles, on dit qu’il se rendit en divers lieux pour guérir les victimes par des moyens surnaturels. Plus tard, il fut lui-même victime de la maladie alors qu’il se trouvait à Piacenza, d’où cette plaie qu’il montre sur son effigie. Selon la légende, alors qu’il était étendu sur le sol, un chien errant vint et le soigna. Il se remit e sa maladie, mais son apparence changea tellement lors de son retour dans sa famille qu’on ne le reconnut pas et les autorités le jetèrent en prison pour imposture. Il y resta jusqu’à sa mort.




Un récit semblable place les événements en Lombardie, où on le soupçonna d’espionnage et où il croupit en prison jusqu’à son décès.
De nos jours, en France Saint Roch est encore invoqué pour demander sa protection contre les maladies. On le représente souvent accompagné d’un chien. Il est fêté le 16 août.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 12:37

Analyse du statuaire


On a longtemps pensé que le décryptage du statuaire était d’ordre mathématique ou du moins basé sur une logique scientifique implacable. En fait, compte tenu de ce que l’on sait aujourd’hui au travers d’autres découvertes comme celle  du jumelage des deux tableaux de Rennes-Les-Bains réalisé par Gasc, le codage est très  subtil et hautement symbolique. Il est impossible d’en déduire un quelconque message si on a pas de bonnes bases théologiques et une forme de pensée proche d’un homme d’église à l’époque de Saunière et de Boudet.



Il n’existe pas une seule façon de décoder mais sans doute plusieurs qui s’entremêlent et qui se croisent avec d’autres indices historiques, matériels ou allégoriques. On pourrait écrire un livre sut le statuaire de  Saunière / Boudet et sur ses différentes interprétations. Voici quelques observations simples et évidentes que chacun peut constater…


Nous savons que les statues, excepté le diable du bénitier, sont standards et appartiennent au catalogue de Giscar, mais ce n’est pas si simple. Si l’on prend Saint Antoine, il est évident que sa tête est spécifique et qu’elle a été retravaillée pour ressembler à un personnage précis : Joseph chiron. Ceci prouve que des détails ont été ajoutés, modifiés ou supprimés.


Mais un autre fait à prendre en compte est le choix et le positionnement des statues. Leur agencement semble bien orchestré et chacune guide l’observateur dans sa quête. Une constatation facile à observer est que  les statues, comme d’ailleurs le chemin de croix sont organisées par deux.



Le diable et Saint Jean Baptiste



Ces deux statues semblent s’opposer, l’une le diable et l’autre Jésus. Tous les deux agenouillés dans une position pratiquement identique mais inversée. Notons également que le Diable, Jésus et Saint Jean baptiste paraissent tous regarder un même point du sol au centre de l’église et directement devant le confessionnal.






Le socle sur lequel se tient Saint Jean Baptiste porte les lettres Alpha et Omega (le début et la fin de toute chose). D’origine biblique, ces lettres se retrouvent aussi dans les parchemins. Peut-être Saunière/Boudet voulaient simplement dire qu’ici se trouvent le début et la fin de la lecture du message après avoir parcouru l’église.



Un autre élément troublant et commun à toutes les statues est le fait que tous les personnages portent des vêtements splendides. Pourtant Saint Jean Baptiste est toujours dépeint dans la Bible comme un homme vêtu extrêmement simplement, tout comme Jésus. Ceci est un réel mystère.




De même, la représentation du diable possède aussi son lot d’hypothèses. De nombreux auteurs pensent qu’il s’agit d’Asmodée, le gardien mystique du trésor du Temple du roi Salomon. D’ailleurs son visage, sa physionomie et sa couleur de peau semble indiquer des origines orientales. Sa posture est aussi intrigante et tous les chercheurs sont unanimes pour affirmer qu’elle veut nous livrer un message.
En effet des allusions à des caractéristiques géographiques de la  région de Rennes-Le-Château sont facilement observables.


♦ Le « O » de la main droite



Ses doigts semblent former un cercle et certains auteurs émirent l’hypothèse d’une référence à la Source du Cercle, une petite source très ancienne située à  la sortie de Rennes-Les-Bains. En réalité, Bérenger Saunière avait fait placer un trident dans cette main, mais celui-ci fut retiré plus tard de peur que quelqu’un se blesse.








♦ Le siège du diable



De nombreux auteurs ont émis l’idée que le diable aurait dû être assis pour pouvoir prendre une telle position, ou qu’il serait assis sur un siège invisible. En inversant l’assertion , on peut interpréter ceci comme Le Fauteuil du Diable. ce site existe bel et bien, non loin de la Source du Cercle près de Rennes-Les-Bains.







Il est vrai également que ce siège invisible pourrait être un petit tabouret, une sellette, ou une selle. Or, la prononciation de « selle » est « sel » ; le sel dans sa forme latine «sal » apparait dans l’un des codes du grand parchemin : «Panis Sal ».




Le torse du diable



Sur l’un des côtés de son torse, son muscle pectoral est malformé : il est  plus plat que l’autre. On pourrait le qualifier de «Plat d’une Côte ». Or cette expression légèrement transformée dans «Pla de la Coste, ce qui est le nom d’un plateau surplombant Rennes-Les-Bains.







La main gauche du diable



Le diable place les 5 doigts de sa main gauche sur sa cuisse droite comme s’il voulait les mettre en évidence. Le chiffre 5 serait-il important ?



La main n’est pas posée à plat sur la cuisse, mais légèrement relevée.



Des griffes énigmatiques



Un trait remarquable de ce diable est sur son aile gauche. 5  petites marques qui ressemblent à des cicatrices ou à des égratignures cicatrisées sont discrètement gravées. Il n’y a aucun doute qu’elles ont été placées là intentionnellement par l’artisan et, puisque Saunière était si rigoureux dans ses instructions, ces marques ont certainement été placées là pare qu’il l’avait ordonné.


Ces marques au nombre de 5   semblent être dessinées pour attirer l’attention, car le diable a la main gauche  placée sur sa jambe droite d’une façon qui suggère aussi le chiffre 5.




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 12:41

Saint Roch et Sainte Germaine



Ces deux statues semblent se compléter. Saint Roch regarde Saint Jean, alors que Sainte Germaine regarde Sainte Marie Madeleine. Les deux saints possèdent un animal au regard attendrissant. Tous les deux ont eu une vie extrêmement modeste, mais ils sont représentés ici avec de riches habits comme si leur condition avait brusquement  changée. Tous les deux montrent l’objet du miracle, l’un une blessure qui causa sa maladie, l’autre des roses qui étaient à l’origine du pain pour les pauvres.







Saint Antoine L’Ermite et Sainte Marie Madeleine



Saint Antoine l’Ermite, comme de nombreux saints, a mené une vie extrêmement austère.  Ses riches vêtements, quasiment princiers, sont donc tout à fait déplacés sur ce personnage qui passa la majeure partie de sa vie au fond du désert égyptien et dans la pauvreté. A côté de lui, un petit cochon parait heureux d’être couché à ses pieds et les origines de cette symbolique sont confuses, d’autant que Saunière/Boudet ont ajoutés des petites défenses signifiant ainsi qu’il s’agit d’un sanglier.





Or il existe un autre saint pour lequel ce petit cochon est très significatif. Il s’agit de Saint Antoine de Galamus. Celui-ci vivait à l’ermitage de Galamus, dans une grotte creusée à flanc de montagne et à une hauteur de 576m. pendant toute sa vie il combattit le démon et, un jour, ayant réussi à  le maitriser, il le condamna à prendre la forme d’un cochon et à rester à ses côtés jusqu’à la fin de sa vie. Nous savons d’ailleurs aujourd’hui que cette hypothèse est confirmée car son apparence physique rappelle Joseph chiron, ermite de Galamus.



Alors que Saint Antoine tient un bâton et un livre, Sainte Marie Madeleine tient une imposante croix rustique et le vase à parfum. Comme toutes les autres statues, elle porte des  vêtements resplendissants.


Le personnage de Marie Madeleine est omniprésent dans l’imagerie de Saunière. On la retrouve dans la dédicace de son église ou dans le nom de sa Tour, La Tour Magdala. Appelée également Marie de Magdala, des thèses sérieuses ont montré que Jésus aurait pu être marié à Marie de Magdala :







Dans la tradition juive ainsi que dans de nombreuses autres cultures de la région, l’onction de la tête ne pouvait être accomplie que par l’héritière, la prêtresse royale ou la fiancée du roi. La scène indique donc ici que la personne oignant la tête de Jésus est en fait son épouse Marie de Magdala. S’il en est ainsi, on peut se poser de nombreuses questions quant à la symbolique de la statue.



A ses pieds se trouve un crâne auquel il manque deux canines, posé sur les pages d’un livre ouvert. Le crâne parait regarder dans la direction de Sainte Germaine.



Saint Joseph et la Vierge Mère



Ces deux statues sont intéressantes du fait qu’elles comportent chacune une représentation identique de l’enfant Jésus. Normalement, les églises en ont une, mais deux et si proche l’une de l’autre est plutôt inhabituel. En fait, l’église de Saunière contient 3 représentations avec Saint Antoine de Padoue qui porte aussi l’enfant Jésus. Pour Saint Antoine de Padoue et Saint Joseph l’enfant est tenu par la main gauche, tandis que Marie tient l’enfant par la main droite. D’autre part, les statues de Joseph et de Marie sont presque le reflet l’une de l’autre comme pour signaler une symétrie.






Joseph  porte des vêtements splendides. Sa main droite soutient Jésus, mais il tient aussi rassemblés des plis de ses vêtements. Dans la main droite, il tient   un petit bouquet de lys que l’on trouve aussi chez Saint Antoine de Padoue et qui est symbole de pureté associé à Jésus.


Nous avons vu que les regards étaient importants, emmenant le visiteur à  lire chaque personnage dans un ordre précis. Ici les deux personnages regardent l’autel qui serait donc le point important, là où est représenté Marie-Madeleine dans sa grotte… Jésus tient les deux bras étendus vers l’autel en signe de bienvenue.




Les 2 enfants Jésus



A gauche on peut observer Joseph, le « père » terrestre de Jésus et sur la droite Marie « Mère » spirituelle qui d’habitude, porte l’enfant. Mais là où l’église de Rennes-Le-Château se démarque des représentations habituelles c’est que Joseph porte aussi l’enfant Jésus. Nous nous trouvons donc devant les « parents » terrestres portant l’un et l’autre l’enfant et se faisant face.


Que faut-il comprendre ? Il est impensable que Bérenger Saunière, prêtre d’exception, n’ait pas vu l’ambiguïté qu’il allait soulever. Ce message est donc délibéré, mais quel est-il ? L’idée la plus évidente et en même temps la plus audacieuse et celle de la thèse du  frère de Jésus, voir de son jumeau. Bérenger Saunière aurait utilisé ces statues pour suggérer une allusion voilée concernant l’idée que Jésus n’aurait pas été enfant unique mais aurait eu un frère…








La mise en place de ces statues de style Saint-sulpicien n’a pas été faite sans raison. Le croire serait stupide.[/color]

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 13:10

M comme Graal



Le codage de l’église n’en finira jamais d’étonner. Si l’on isole les initiales des 5 statues qui entourent Marie Madeleine et que l’on trace un M on obtient le mot mythique GRAAL :






De plus ces statues forment le M autour de la statue de Marie Madeleine. Le M est d’ailleurs une lettre que l’on retrouve régulièrement tout au long de l’affaire, comme par exemple sur les habits de prêtre de Saunière ou sur la fresque de Cocteau.





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 18:03





Une Marie-Madeleine bien étrange



Sous l’autel, entre les deux enfants Jésus qui se font face, très légèrement éclairée, une curieuse décoration accroche le regard. On ne peut l’éviter. Il s’agit de Marie-Madeleine agenouillée, patronne du lieu. Il s’agit d’un bas-relief serti sur une fresque et qui n’a malheureusement aucune signature. Personne ne connait avec certitude le ou  les artistes qui élaborèrent la scène peinte. Comme tout le reste dans cette église, cette décoration possède aussi ses codes, ses allégories et ses secrets…







L’œuvre est en fait une composition artistique mélangeant un statuaire et une peinture de fond. Le tout donne une impression de profondeur qui accentue le rendu des formes et des couleurs. A priori tout est normal et l’image semble parfaitement en accord avec les attributs classiques religieux. Pourtant quelques détails intriguent, et c’est bien l’objectif. Il faut, comme d’habitude dans cette affaire attirer l’attention des curieux avertis et cela fonctionne bien car l’important est autour.



Il fallut tout de même de nombreuses années avant de découvrir les signes évidents d’une peinture codifiée, preuve que ces prêtres avaient plus d’un tour  dans leur sac…






On sait aujourd’hui que la sculpture utilisée fut spécialement réalisée par les Ets Monna de Toulouse, à partir d’un profil de statue Marie Madeleine obtenu par une coupe verticale et qui fut rapporté sur le panneau sous l’autel. La statue a donc été coupée dans sa hauteur puis posée sur le futur décor. La photo ci-dessous montre comment fut constitué cet assemblage. Les artistes ont œuvrés avec beaucoup d’intelligence et de savoir-faire pour obtenir un effet original et émouvant. Mais comme pour la fresque l’important est ailleurs…







Le bas-relief montre Marie-Madeleine priant dans une grotte. Elle est agenouillée, les doigts exagérément croisés devant une croix rustique composée de deux rameaux de bois vert mal ébranchés liés par un nœud. La grotte est sombre et sert de cadre à cette scène étrange. Un paysage énigmatique se dessine à l’horizon.



Si l’on s’en tient à la représentation de Marie-Madeleine, celle-ci reste classique. selon la légende et la tradition, la grotte serait celle où la Sainte vint finir ses jours… la Sainte-Baume mais ceci n’est qu’une hypothèse sans fondement, le paysage extérieur nous indiquant tout autre chose…








Un détail intéressant est la position des mains et des doigts entrelacés qui ne reflètent pas une position naturelle. Certains auteurs veulent y voir l’évocation d’une grille, d’un quadrillage, d’un échiquier ou d’un signe ésotérique…Or, cette  positon des doigts n’est pas unique. On la retrouve dans beaucoup d’autres représentations de Marie Madeleine.




Marie-Madeleine est représentée ici avec ses attributs classiques : une croix de bois vert mal ébranché, un crâne, un livre ouvert et ses longs cheveux roux…Il manque toutefois son vase, baume guérisseur.



La statue a été réalisée par les Ets Monna, cette maison réalisait de nombreuses commandes sur mesure et à des prix très avantageux. Mais la pose agenouillée et ces traits artistiques ne sont pas uniques et ont été souvent repris pour d’autres statuaires.




Un exemple peut-être cité avec la statue ci-dessous de la Maison Giscard et qui était placée en ornementations sur un maitre-autel à  Belpech (Aude).





Si nous savons aujourd’hui que la statue posée sur la fresque provient de la Maison Monna, il  n’en va pas de même avec la peinture. Le bas-relief, une fois installé et le décor auraient ensuite été peints selon des directives très précises, surtout pour le paysage et le fond de la grotte.


Il faudra attendre une étude très détaillée sur photos haute résolution pour s’apercevoir que le fond de la grotte contient en réalité de nombreuses curiosités.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 18:04

Une peinture source d’inspiration ?




C’est en août 2009 qu’un chercheur autrichien, Christof Summer, découvrit dans une église de sa région, à Nofels (Vorarlberg, Autriche) une peinture de Marie-Madeleine particulièrement évocatrice pour les chercheurs de Rennes. La toile occupe la partie centrale d’un grand panneau derrière l’autel. L’œuvre est signée par un artiste local, Florus scheel (1864-1936) et elle aurait été produite en 1898.



On retrouve encore une fois Marie Madeleine agenouillée, les doigts exagérément croisés et ses attributs classiques.












Saunière ou Boudet ont-ils utilisé comme source d’inspiration cette représentation autrichienne ? Peu probable. L’une des raisons est que l’église de Rennes fut achevée en 1897 et que Mgr Billard vint la visiter le 6 juin de cette même année (la peinture de Florus Scheel a été créée en 1898). D’autre part, le bas-relief est une composition complexe où se mèlange une production des Ets Monna (la statue de Marie-Madeleine) et une peinture qui fut achevée sur place. Il faut donc admettre qu’il existe un autre modèle plus ancien et qui servit de base à tous ces artistes de la fin du 19e siècle.




 Il semble que cette peinture autrichienne semble être née d’une gravure identique de Julius Allgeyer d’après une peinture plus ancienne de 1850 et produite par Johann Gebhard Flatz, Karlsruhe.



La ressemblance reste en tout cas frappante. On retrouve les doigts croisés, la même position agenouillée en prière, la même croix de bois vert, les mêmes drapés, les mêmes couleurs de tissu. On observe même une montagne pyramidale (assimilée au Cardou sur le bas-relief). Mais la grande différence avec la peinture autrichienne réside dans le fait que les secrets du bas-relief se trouve dans les fonds de la grotte et dans son horizon extérieur…



L’inscription disparue




Il y a quelques années, un texte dans une calligraphie étrange était inscrit sur une plaquette de bois posée au-dessus du bas-relief. Cette plaquette installée par Saunière fut malheureusement dérobée en 1970. Par bonheur il reste quelques photos prouvant son existence.  Une copie est de nouveau visible aujourd’hui.



Dans un de ses ouvrages, Gérard de Sède publie une photo et en donne la traduction.






Noël Corbu montrant le bas-relief Marie-Madeleine sous l’autel de l’église de Saunière.






La plaquette de bois originale visible au-dessous et portant une inscription en latin n’existe malheureusement plus aujourd’hui. Une copie la remplace.



Cette inscription est également reprise dans les notes d’Alain Féral. C’est grâce à ces relevés que l’on peut prendre conscience de l’importance du message qui comporte des anomalies visiblement volontaires et des curiosités calligraphiques.
Le bas-relief et l’inscription qui s’y rapportent sont importants pour plusieurs raisons :



Cette plaquette a été posée par Saunière en plus de la peinture. Fallait-il ajouter un message au message ? Cet ajout est de toute évidence important.


L’inscription a été reprise pour être glissée au bas du  grand parchemin (rappelons que les parchemins ont été créés entre 1890 et 1915).



Si l’on retranscrit l’inscription en respectant la ponctuation, les accents, les lettres jumelées et les majuscules voulus par Saunière on obtient le texte suivant :







Ce qui peut se traduire par :


« Jésus, remède pour nos peines et unique espoir pour nos repentirs.
C’est grâce aux larmes de Madeleine que tu effaces nos péchés. »




Il faut noter qu’une fois de plus Saunière, prêtre érudit, commet quelques erreurs de syntaxe grammaticales et orthographiques (le pOEnitentium devrait s’écrire pAEnitentium). Le plus correct aurait été :


JESU VULNERUM MEDELA, PAENITENTIUM UNA SPES MAGDALENAE LACRYMAS PECCATA NOSTRA DILUAS




Il faut important de noter que cette sentence est extrait d’un hymne à Marie-Madeleine d’Odon de Cluny. Ces vers sont repris aussi en épilogue du Grand Parchemin.



Comme indiqué on retrouve cette inscription au bas du grand parchemin, comme au peut le voir ci-contre au niveau des deux dernières lignes.


Manifestement, Saunière, Boudet ou Jourde ont voulu nous laisser à la postérité un élément semble-t-il important. C’est en tout cas un astucieux moyen de prouver la relation entre le parchemin et le bas-relief.








C’était sans compter sur les actes de vandalisme qui devaient apparaitre dans le siècle suivant.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 18:05

Le paysage de fond



Le bas-relief est troublant à plus d’un titre et le paysage peint à gauche soulève bien des questions. A l’horizon, plusieurs objets ressemblants à des constructions sont perceptibles. A droite, une montagne pyramidale rappelle le Cardou. Or si on compare cette scène avec une vue de Coustaussa depuis la route conduisant à Rennes-Le-Château, la ressemblance est saisissante.












Pour comprendre la composition, il faut imaginer que la peinture gauche représente le château de Coustaussa mais observé depuis Rennes-Le-Château.


Si l’on contemple le château de Coustaussa depuis Coustaussa (Rennes-Le-Château est au fond) alors, la ressemblance est très lointaine.







Mais en inversant l’image, la ressemblance devient évidente. On reconnait les trois éléments principaux avec le pilier gauche, la façade et ses ouvertures et un reste de construction à droite sur l’image inversée.








Si cette interprétation est admise, une question évidente vient à l’esprit. Pourquoi nous montrer avec une telle insistance le château de Coustaussa inversé et le Cardou ?



[centerIMG]https://img4.hostingpics.net/pics/453636paysage3.jpg[/IMG][/center]



Une autre hypothèse doit être considérée. Les deux constructions vu de près sont étranges. Dans une première analyse on pourrait les interpréter comme des initiales : J – M et A entrelacés ce qui pourrait nous donner  Jésus – Avé Maria



L’entrelacement du M et du A est caractéristique. Mais ces lettres pourraient aussi être tout simplement la signature du  peintre, bien que si la volonté était de coder le bas-relief, il semble peu probable que l’artiste se soit risqué à ajouter un signe personnel risquant de brouiller le message codé.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 11 Mai - 18:10

Le bas-relief à la loupe




C’est en 2007 qu’une étude initialisée par Jean Brunelin devait se révéler riche en surprises. L’idée était de photographier la peinture avec une très  haute résolution. Ce procédé sera poursuivi sur la fresque de la Montagne Fleurie, ce qui nous donnera dans la même année une moisson de découvertes toutes plus belles les unes que les autres. Le bas-relief est codé et plus précisément le fond de la scène. C’est maintenant une certitude. La preuve nous est fournie par cette analyse qui montre effectivement des détails étonnants.









NUMERO 1



NUMERO  2



NUMERO 3




NUMERO 4



NUMERO 5




NUMERO 6




NUMERO 7




NUMERO 8



NUMERO 9



NUMERO 10





De loin, rien ne parait et le fond de la grotte semble tout à fait normal.  Mais en agrandissant certains détails, il est difficile de ne pas admettre que cette peinture cache un vrai rébus. En fait, tout le fond est composé dans un style abstrait de toute beauté où l’agencement des couleurs et des coups de pinceaux font apparaitre des formes étonnantes qui font travailler notre imaginaire.













Voici par exemple à côté de Marie Madeleine une forme qui pourrait rappeler une station du chemin de croix comme par exemple la station 14. Sa forme et ses bords sont délicatement suggérés.


Si certains auteurs ont cru pendant longtemps que la qualité artistique de cette peinture ne pouvait désigner qu’un artiste de second rang, la subtilité du trait montre au contraire une parfaite maitrise du pinceau et un art certain pour le camouflage. L’idée d’un Saunière artiste est donc totalement exclue.





On peut aussi deviner un livre fondu dans la voûte de la grotte. S’agit-il d’un rappel à «La Vraie Langue Celtique » de Boudet




Ce travail d’artiste n’est pas l’œuvre d’un peintre occasionnel mais plutôt d’un artiste confirmé que Saunière recruta très certainement à la Maison Giscard. Cet article a aussi peint la fresque gauche et droite autour de la Montagne Fleurie et possédait un cahier des charges extrêmement précis. D’ailleurs on retrouve sur ces peintures les mêmes traits et la même température de couleurs…



c'est en 2007 suite à la fin des travaux et de l'étude de ces peintures que nous avions enfin la certitude
que l'église possède un message parfaitement homogène et cohérent.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 8:46






Les stations du chemin de croix



L’une des plus fascinantes imageries de Bérenger Saunière et sûrement d’Henri Boudet dans l’église Marie-Madeleine est certainement son chemin de croix. Il a suscité de nombreux écrits et une multitude d’interprétations, toutes aussi surprenantes les unes que les autres. et il faudrait certainement beaucoup de pages pour les présenter toutes.



Mais en fait est certain : ces stations ne sont pas parole d’évangile. Et pour s’en rendre compte il suffit de relever les innombrables anomalies ou les curiosités qui les composent. Cet inventaire suffirait-il à comprendre son sens caché ? Non, car l’ingéniosité du concepteur est  beaucoup plus subtile qu’un simple rébus. S’il est relativement facile de détecter quelques curiosités, il est très  difficile de les interpréter. Car il semble que le codage utilisé ne soit pas mathématique comme certains auteurs le croient mais plutôt basé sur des idées, des allégories, des symboles et des suggestions. Autant de concept qui ne sont pas modélisable par un  esprit scientifique.


L’analyse doit se faire en appréciant tous les détails : les paysages, les personnages, la direction des regards, la position des corps, les gestes, les vêtements, les couleurs, sans parler des jeux de mots qui sont suggérés…


Il est impossible de présenter un inventaire de toutes les lectures possibles. Mais pour vous aider à entrevoir la finesse du langage j’ai choisi de présenter les stations en soulignant les détails les plus insolites connus à ce jour.





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 8:47

Les 14 stations






















L’interrogation récurrente à propos de l’église de Saunière est que l’on n’a toujours pas de preuve à propos de l’auteur de ces symbolismes : Saunière, Boudet, les deux à la fois, ou la participation d’autres prêtres. De nombreux détails indiquent toutefois que la présence de Boudet est incontournable. En fait, plus on étudie l’agencement et les différentes décorations et plus on a l’impression de découvrir une illustration de son livre  « La Vraie Langue Celtique ».


Nous savons aujourd’hui que le chemin de croix a été commandé, comme le statuaire, à la maison Giscard, société toulousaine très connue dans la fourniture d’objets de culte. Nous savons également que ce n’est pas une commande spéciale, excepté pour le        diable du bénitier et    Saint Antoine Ermite.  Saunière et/ou Boudet n’ont donc pas pu guider directement l’artiste dans sa réalisation. Ceci pourrait indiquer également que s’il y a un message, il a été dans la majorité des cas ajoutés très subtilement par la suite, en utilisant des couleurs ou des détails précis.



On peut d’ailleurs retrouver un chemin de croix équivalent dans un autre endroit du sud-ouest de la France, à Rocamadour, haut lieu de pèlerinage depuis le moyen âge.  Il est intéressant de noter que le chemin de croix de Rocamadour est de la même époque et de la même facture : Giscard de Toulouse. Les stations ressemblent à celles de Rennes-Le-Château mais certaines sont nettement différentes comme la station 14Rocamadour cette 14e station est une grotte représentant la mise au tombeau).[/color]

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 8:50

Sens inverse de lecture



Très tôt, le chemin de croix de l’église Marie Madeleine a suscité beaucoup de commentaires et d’interprétations depuis de nombreuses années, mais qu’a-t-il de si extraordinaire ?




Il faut tout d’abord remarquer que c’est Gérard de Sède le premier qui signala le sens inhabituel du chemin de croix. En effet, dans l’église Marie Madeleine, il se lit dans  le sens inverse des aiguilles d’une montre. Il faut savoir que le chemin de croix est traditionnellement disposé dans le sens de lecture, de gauche à droite. Mais attention contrairement aux dires de certains auteurs, il n’existe pas de règle et d’autres églises présentent également ce sens inversé. Il suffit d’ailleurs de se reporter aux « avertissements » publiés par le pape Clément XII en 1731.




Station 1 – Un animal étrange



Beaucoup d’anomalies ou de détails surprenants ont été révélés en comparant les stations de Rennes-le-Château avec d’autres dites conventionnelles.






On remarquera ici, l’enfant à côté de Ponce Pilate qui pose son pied sur une sorte de tabouret et derrière un étrange animal à tête de lièvre assis à ses côtés.




Station 3 – L’extrémité de la croix



Voici une station où naquit une belle polémique entre chercheurs : l’extrémité de la croix qui touche le sol a-t-elle un aspect différent du reste de la croix ? Il est vrai que lorsque l’on examine ce détail dans la pénombre de l’église ou sur une photo prise au flash on ne remarque rien. Mais sur une photo prise à infrarouge une question se pose. Pourquoi cette partie de la croix comporte une texture différente ? Gérard de Sède donna le premier une interprétation : « Jésus déplace une lourde pierre ».


A vous de juger…





Station 8 –  Tissu écossais


Un détail surprenant est visible à la Station 8. Un jeune enfant dans les bras d’une femme est langé dans  un plaid aux couleurs Ecossaises. Une autre femme vêtue de noir baise le genou de Jésus. Curieux anachronisme que ce tissu. Il est clair que ce détail écossais a très bien pu être ajouté par la suite puisqu’il ne demande qu’un peu couleur. Mais quel message se cache derrière ce symbole ?





Pour beaucoup, cette image est une allusion au «fils de la veuve selon le rite Ecossais », marque de la franc-maçonnerie de rite Ecossais qui ne l’oublions pas se dit d’obédience Templière.



Pourquoi alors représenter cet enfant ?

Pour Gérard de Sède, les maçons sont les enfant de la Veuve et l’enfant représente donc un maçon écossais initié aux grades bleus…Mais ceci n’est pas juste : la caractéristique des grades «écossais » est de se positionner « au-dessus » de la maçonnerie bleue. Il y a donc ici une incohérence. En fait de nombreux auteurs sont convaincus aujourd’hui que Saunière n’a eu aucun lien avec la Franc-maçonnerie.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 8:51

Station 10 – Les dés



On voit ici des soldats romains jouant aux dés la tunique de Jésus. Mais de nombreux auteurs ont fait remarquer la disproportion des dés en bas à gauche par rapport à la scène. Cette exagération est sans doute volontaire pour permettre la lecture des chiffres :  3,4 et 5






De nombreuses interprétation sont possibles mais en voici deux étonnantes :


• Sur les deux premiers dés on lit 3 et 4 d’où 7 (3+4) et sur le second 5. Ceci donne 75, nombre célèbre que l’on retrouve notamment sur le calvaire du Christ d’Antugnac.


• Franck Daffos dans «Le secret dérobé » nous fait aussi remarquer que si l’on regarde depuis Rennes-Le-Château au cap 345° (Nord 360° et Est 90), on tombe pile sur Notre Dame de Marceille.






Station 13 – croix incomplète


S’agit-il d’une erreur de l’artiste ou une anomalie intentionnelle ?


Regardez  plutôt ou s’appuie l’échelle. Voici une Croix bien curieuse.





Station 14 –  Révélation ?




Cette station est de loin la plus insolite : La mise au tombeau de Jésus se déroule sous une superbe pleine lune qu’éclaire le ciel ! Pourquoi ?






Dans la version biblique admise également par les historiens, la mise au tombeau de Jésus se déroula en fin d’après-midi et non la nuit.


Comment Bérenger Saunière, prêtre dans l’âme et doté d’une connaissance parfaite de l’histoire religieuse, aurait-il laissé passer une telle erreur ?
Sans doute pour attirer notre attention sur l’heure de la mise au tombeau. Mais, est-ce une mise au tombeau ou bien la sortie de corps du Christ du tombeau ?

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 8:53

Allons plus loin …



Trois détails sont également remarquables dans la station 14. Bien sûr je devine que nombreux sont ceux qui qualifieront ceci de pures coïncidence. Mais jugez plutôt :



Lien arcadien ?



Comme le souligne Franck Daffos dans son livre « Le secret dérobé »,  le personnage qui porte le Christ par les pieds dans la station 14 ressemble étrangement au berger agenouillé peint par Nicolas Poussin. La couleur des cheveux, la couleur et la forme du vêtement, la corpulence, sont identiques. Les deux personnages sont d’ailleurs barbus.
Saunières et/ou Boudet semblent déployer d’immenses efforts pour relier la station 14 au tableau   «Les Bergers d’Arcadie (II) de Nicolas Poussin…





Lien avec Saint Antoine l’Ermite et Joseph Chiron ?


Franck Daffos nous donne aussi un autre indice remarquable ainsi qu’une identité : le personnage qui porte le Christ par les aisselles dans la station 14 ressemble trait pour trait à la statue de Saint Antoine l’Ermite présent dans la même église. La ressemblance est réellement frappante.



Or cette ressemblance va plus loin car elle rappelle aussi le Père Joseph Chiron, qui fut entre autre ermite à St Antoine de Galamus…
(voir « le secret dérobé » de Franck Daffos aux éditions « L’œil du Sphinx »)


Mais que veut-on nous suggérer ici ?

La coïncidence semble en effet pratiquement nulle lorsque l’on compare les trois effigies.


Ceci renforce l’idée que Saunière et/ou Boudet veulent relier la station14 à Saint Antoine l’Ermite, aux bergers d’Arcadie et à Joseph Chiron.








Tous ces éléments sont, on le sait aujourd’hui, reliés d’une façon ou d’une autre à l’énigme…










Lien avec le Serpent Rouge ?



Bien que de nombreux chercheurs considèrent l’opuscule du Serpent  Rouge comme un faux construit de toutes pièces par Plantard, il est toujours intéressant de s’y reporter :






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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 8:55

La cryptographie visuelle



Lorsque Saunière aménagea son église il dépensa énormément d’argent, mais il y consacra également énormément de temps et de réflexion. Les statuaires et les décorations bibliques étant très populaires de son temps, il choisit d’embellir l’église avec des représentations religieuses standards de l’époque mais surtout il choisit les plus beaux modèles et les plus luxueux.


On sait que le statuaire et le chemin de croix ont issus d’un même fournisseur Giscard et à partir d’une collection standard à quelques détails près, excepté pour le diable et Saint Antoine l’Ermite dont on sait qu’ils revêtent une signification particulière. Mais la subtilité et l’intelligence de Saunière et/ou Boudet ont permis d’y apporter une autre dimension pleine de symboles et d’allusions.



Saunière et/ou Boudet soignèrent le décor dans les moindres détails. Une conclusion évidente est qu’il avait un ou plusieurs messages à faire passer et pour cela ils choisirent entre autre d’utiliser la cryptographie visuelle. De nombreux auteurs ont réfléchis sur le sujet en apportant diverses interprétations mais si l’on raisonne encore une fois avec un peu de bon sens on peut affirmer que les codeurs eurent l’obligation de respecter certaines contraintes évidentes :


Le message ne doit pas être évident au premier regard, ni au second…

Le codage doit être suffisamment complexe de façon que seul un chercheur initié puisse en déduire un indice

Saunière et/ou Boudet ont dû utiliser ce qu’ils maitrisaient le mieux : le symbolisme religieux, les allégories théologiques et les usages de l’église.

La codification doit être suffisamment subtile pour laisser deviner qu’il y a quelque chose à chercher

Les détails ajoutés à l’imagerie standard doivent pouvoir se faire facilement, et donc sans la nécessité de faire intervenir un artisan. Ceci afin de préserver bien sûr le secret absolu.











Nous sommes maintenant certain que Boudet excellait dans l’art de la cryptologie car il fut l’élève de Gasc. Mais Bérenger Saunière bénéficia peut être des conseils de son complice Boudet. Ensemble, ils ont donc pu certainement élaborer une codification subtile qui ne peut être déchiffrée par des moyens conventionnels.
C’est en cela que les stations sont un des plus bel exemple du travail de cryptographie visuel. Enfin 3 degrés de lecture peuvent être envisagés :


A la première lecture chaque station apparait comme une image conventionnelle biblique et aucun observateur non préparé y verra la moindre curiosité.

A la seconde lecture, et si l’on y regarde de plus près, les images sont complexes, pleines de détails curieux. La recherche d’un code devient alors tortueuse et difficile. Cette lecture peut montrer qu’il y a quelque chose à chercher mais c’est tout. Ce degré de lecture est une fausse piste destinée à perdre le chercheur.


La troisième lecture est la bonne, celle qui permet en tout cas d’apporter des pièces supplémentaires au puzzle. Mais pour atteindre ce Nirvana, il faudra déployer énormément d’ingéniosité et de ruse et surtout ignorer les éléments de la seconde lecture…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 9:59





L’ancien autel et le pilier d’entrelacs



L’autel était dans les temps anciens du judaïsme une table utilisée pour les sacrifices. Elle évolua petit à petit dans sa forme pour devenir une simple table de culte. Son aspect était souvent en pierre sculptée mais on pouvait la trouver aussi en bois. C’est à partir du VIIIe siècle que sa fonction évolua plutôt vers un mobilier décoratif servant à présenter des vases sacrés, des chandeliers ou les Evangiles.


L’autel de l’église Marie-Madeleine n’a aujourd’hui strictement rien à voir avec l’ancien. Mais c’est tout de même grâce à lui que l’affaire de Rennes-Le-Château se réveilla subitement. En effet, Gérard de Sède nous raconte que Bérenger Saunière, désireux de remplacer ce vieux mobilier par un autel plus récent, mit à jour les fameux parchemins. Il découvrit également une « oule » plein de bijoux non loin de là…


On ne sait pas grand-chose sur l’aspect exact de l’église en 1885, date de sa découverte pas Saunière, mais il nous reste néanmoins quelques témoignages :






Selon un compte-rendu municipal de 1879, un réduit humide et insuffisant se trouvait derrière le retable du maitre autel. Cet espace était meublé d’une commode et d’une encoignure. Un autre compte-rendu de la visite pastorale de 1876 nous décrit que sur l’autel était osé un retable en bois doré garni de soie et derrière un tableau du Christ.


On peut admirer aujourd’hui le pilier original sculpté dans le musée de Rhedae. Il est présenté ouvert avec son chapiteau déposé à côté pour mieux mesurer le volume de la capsa, cette petite cavité dans laquelle Saunière aurait trouvé selon Gérard de Sède des parchemins.







Saunière déposa finalement le pilier décoré, à l’envers dans les jardins. Il y posera par-dessus la statue de Notre Dame de Lourdes et il rajoutera un cartouche gravé :



MISSION
  1891









Il existe en fait une curiosité à propos du pilier présenté dans le musée. Jugez plutôt. Une ancienne photo présente Saunière à côté de son pilier inversé. Remarquez bien que le chapiteau large en bas  et      MISSION à l’endroit. Cette représentation est conforme avec celle que l’on peut voir aujourd’hui reconstituée dans le jardin. Or dans le musée, le pilier original est représenté dans son sens normal et possède toujours le chapiteau large en bas…


On pourrait donc supposer que le pilier est présenté à l’endroit et sur son vrai socle de pierre. Or ce socle ne pouvait s’inverser car le sigle est un Avé Maria comme nous le confirme une même signature à Notre Dame du Cros.








En fait il faut comprendre que le socle avec le M et le A entrelacés ne fait pas partie du pilier carolingien d’origine. C’est une pièce qui a été rapporté par Saunière sans doute pour étoffer l’aspect décoratif de l’ensemble. D’où vient-elle ? Le mystère demeure mais peut-être qu’il s’agit d’un autre reste archéologique que le prêtre mis à jour lors de ses fouilles.




Conclusion :



Saunière a inversé la partie centrale et supérieure du pilier et non l’ensemble comme on le pense souvent. Et la meilleure preuve est d’observer le second pilier brut de l’autel…



Mais qu’est devenu le second pilier ?


Nous l’avons finalement retrouvé par hasard derrière un taillis, solidement cimenté contre un mur et à l’endroit. Son chapiteau sert bien de socle et la capsa est visible au-dessus.






La pierre de mauvaise qualité n’a pas su malheureusement résister au temps et à l’humidité. Espérons qu’il soit remplacé très vite par une copie et qu’il rejoigne très vite son frère dans le musée de Rhedae…


Voici donc comment nous pouvons imaginer l’autel autrefois, tel que Saunière le découvrit en 1885…






L’autel visible aujourd’hui fut offert à  Bérenger Saunière en  juillet 1887 par Madame  Cavailhé de Cousan, près de Narbonne, en remerciement des dons de guérisseur à son égard de l’un de ses prédécesseurs, l’abbé Pons (1836-1879). Le nouvel autel fut fourni par la Société Monna de Toulouse.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 10:59

Le confessionnal



En entrant dans l’église, à côté du diable et sur la gauche, se trouve un confessionnal en bois de chêne commandé par Saunière.


Cet ouvrage serait passé tout à fait inaperçu s’il n’y avait pas sur un fronton une scène sculpté qui mérite quelques explications.






La scène rappelle évidemment un épisode biblique peut souvent illustré, celui  d’un bon berger délivrant un mouton pris dans un buisson épineux. Mais ici, la sculpture en relief prend une toute autre lecture : celui d’un bon berger examinant la patte cassée d’une brebis. Car il suffit d’examiner la patte pour s’apercevoir qu’elle s’articule dans un sens improbable.


Le buisson épineux a disparu et l’on comprend difficilement comment l’animal aurait pu se casser une patte en étant piégé dans un arbuste.



En fait on devine ici une allusion très claire par  Saunière et/ou  Boudet à ce fameux Berger Paris récupérant sa brebis blessée après une chute dans un trou.



Il faut ici souligner l’ingéniosité du cryptage qui utilise un message biblique pour dire autre chose. De plus un seul détail, celui de la patte cassée représentée sans ambiguïté, suffit à confirmer la parabole. Sans cet élément graphique, le message aurait pu passer complètement inaperçu. Ceci confirme très probablement que Bérenger Saunière et Henri Boudet connaissaient  la légende du berger Paris.




Le Sol de la nef



Lorsque l’on entre dans l’église le premier regard ne porte pas sur le sol. Et pourtant lui aussi  a sans doute un message à délivrer. Il est recouvert de dalles blanches et noires en alternance. Bien que le sol tout entier soit carrelé de la même manière, il y a une section centrale qui forme un carré de 8 x 8  dalles.






Exactement le nombre de cases qu’un échiquier !








La sacristie


La sacristie est comme dans toutes les églises une pièce dans laquelle le prêtre range ses habits religieux et ses instruments du culte. C’est pour cette fonction que Bérenger Saunière fit construire ce lors lors de la réfection de l’église.



De plus, afin de pouvoir ranger ses affaires, il fit aménager une penderie. A première vue celle-ci ne possède rien de particulier, hormis que, lorsque l’on y regarde de plus près, elle sert également de porte permettant l’accès à ce que l’on a baptisé l’isoloir.







Il y a quelques années, des personnes auraient soulevé le fond de cette penderie et auraient mis à jour un vide s’enfonçant profondément dans le sol. Ils ne poussèrent pas plus loin leurs investigations. Mais à une autre occasion, un chien d’une personne vivant à Rennes-Le-Château se serait introduit dans cette ouverture et ses maitres prétendirent l’avoir entendu aboyer de très loin dans le sous-sol. Le chien ressortit de lui-même vivant et indemne, plusieurs heures plus tard. Cette brèche serait-elle un accès vers le sous-sol de l’église et sa crypte ? C’est de même sous-sol que la légende de l’abbé Saunière naquit…



A quoi servait l’isoloir ? Car, outre sa très petite dimension il est complètement impossible d’y accéder autrement que par la penderie. Seul une ouverture en forme d’œil de bœuf, permet à la lumière de pénétrer. Son existence semble incongrue et mystérieuse. Quel était le projet de Saunière ?


Un autre détail remarquable de la sacristie est la présence d’un vitrail représentant le Christ à l’agonie sur la croix. Le détail remarquable est que  la position de la blessure du flan du Christ est représentée du côté opposé à celui habituellement admis. Comment peut-on imaginer de Saunière une telle erreur ou plutôt faut il y voir une inversion de plus ?

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 11:25





Les images offertes par la fresque de la Montagne Fleurie sont sans doute les plus belles surprises visuelles de ces dernières années dans le monde des deux Rennes. Non seulement cette découverte était inattendue, mais sa richesse et son imagerie émerveillent encore.



L’étude commença en juin 2007 avec Jean Brunelin et à partir d’une très belle idée : photographier en haute résolution le bas-relief de Marie Madeleine sous l’autel. Des détails étranges étant perceptibles, il fut naturel d’aller voir également de plus près la fresque et ses peintures d’un autre siècle. Très vite, une cascade de surprises nous convainquit de l’importance de la composition. Nous n’étions pas en présence d’une simple décoration religieuse un peu trop voyante, mais plutôt devant un témoignage important, déposé discrètement à la fin du 19e siècle et destiné aux générations futures et aux curieux










Entre 2007 et 2008, un travail d’inventaire et de recherche commença alors. Chacun à son tour nous étions émerveillés de mettre à la lumière des images plus belles les unes que les autres. Ce travail a d’ailleurs été le déclencheur d’un livre «Le Secret dans l’art ou l’art du Secret » que j’eu le plaisir d’écrire et de publier en mai 2008.



A-t-on déchiffré totalement cette fresque ? Certainement pas ? Il reste encore beaucoup d’étude qu’il faut corréler avec d’autres indices. Mais une chose est maintenant certaine. Cette œuvre a été laissée délibérément pour quelques curieux qui sauront détecter les anomalies et les traduire.



Qui est à l’origine de ce message ? Bérenger Saunière ? Henri Boudet ? Jean Jourde ? Une organisation religieuse ? Les lazaristes ? Difficile à affirmer puisque les preuves n’existent pas, mais les faits sont là. Ces images nous ont été laissées en héritage. Il existe toutefois quelques indices qui suggèrent des pistes sérieuses.








Je vous conseille vivement à aller sur le site pour voir l’analyse complète de la fresque de la Montagne Fleurie, c’est vraiment très bien fait

Site : http://www.rennes-le-chateau-archive.com/

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 19:43






Le plan du jardin et ses curiosités





Courant janvier 1891, Bérenger Saunière demande l’autorisation au conseil municipal de Rennes-Le-Château  de clôturer à ses frais la place publique devant son église.




Le 21 juin de la même année, au cours d’une mission de dévotion envers Notre Dame de Lourdes, le petit jardin de la Vierge est inauguré et une statue commémoratrice est posée sur le piler carolingien de l’ancien autel qui a été installé en ce lieu. Or en fait  curieux va attiser la curiosité des chercheurs : le pilier placé à l’envers. Cette erreur semble pourtant volontaire. D’ailleurs, les cas d’inversion tout au long de l’énigme sont extrêmement nombreux, comme s’il fallait marteler ce procédé de codage…


Comment un prêtre de la trempe de Bérenger Saunière qui a travaillé de nombreuses années à la restauration de son église, a-t-il pu comme commettre une telle erreur ?








La construction du jardin pris environ  6 ans et son inauguration eut lieu le  6 juin 1897 en présence de Mgr Billard à l’occasion d’une visite épiscopale.



C’est aussi lors de cette journée très festive que l’évêque put constater les travaux de rénovation de l’église Marie Madeleine. On contrairement à un mécontentement qui aurait pu se comprendre compte-tenu de l’ampleur des sommes engagées et dépensées, Mgr Billard félicita le curé de la paroisse. Est-il venu vérifier la bonne utilisation de quelques fonds ? A-t-il été invité pour officialiser ce que nous appellerions aujourd’hui une recette de fi de travaux ?



Une plaque commémorative de l’événement existe toujours. Elle est visible au pied du calvaire. On peut y lire le nom de Mgr Arsène Billard mais aussi celui du      R.P. Mercier Lazariste. Voici donc une des rares références écrites à un lazariste, ce qui relie Saunière à  Notre dame de Marceille et à la communauté lazariste présente à cette époque. Le R.P. Jean Jourde n’est pas loin…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 19:44

Le jardin attenant à  l’église ressemble à beaucoup de jardins de nos paroisses françaises et rien ne semble anormal lorsque l’on s’y promène. Mais pour apprécier toute la subtilité symbolique de ces prêtres codeurs il faut prendre un peu de hauteur et observer attentivement.







Le jardin est directement accolé à  l’église et parait respecter une curieuse géométrie. Chaque mobilier possède une place bien précise. Un triangle équilatéral inversé domine la structure. Une grille, aujourd’hui remplacé, ferme ce triangle comme pour bien montrer son importance. En son centre se trouve le calvaire. Mais nous verrons que toute cette mise en scène n’est pas du maux fantaisies artistiques du jardinier Saunière. Ces plans, comme d’ailleurs ceux du Domaine, ont été réfléchis et travaillés pour passer un message bien précis et attirer la curiosité.








Le positionnement et l’inversion du pilier carolingien est un élément déconcertant, surtout lorsque l’on connait les nombreuses autres inversions observées autour de l’affaire de Rennes. Un exemple qui montre cette symétrie subtile est la Dalle des Chevaliers qui a été découverte par Saunière face gravée contre terre devant l’autel. Après l’avoir dégagée de la paroisse il l’a déposa à l’extérieur, sa face gravée vers le haut, au pied du calvaire.



Et si on prend du recul sur l’ensemble du jardin, on peut remarquer un autre fait troublant : on retrouve la forme de l’église dans la construction géométrique du jardin en appliquant une simple translation de son plan.



Ainsi, la fresque de la Montagne Fleurie devient à l’extérieur le mur où est adossé ND de Lourdes, le confessionnal devient le pilier inversé, l’allée centrale de l’église devient le chemin qui mène au calvaire, l’autel devient le calvaire. La Dalle des Chevaliers découverte par Saunière devant l’autel face contre terre se retrouve donc par symétrie devant le calvaire face vers le ciel.










Tout ceci montre une rigueur et une logique implacable qui rejette toute idée de coïncidenceou de loi du hasard. Dans ce contexte, on peut facilement imaginer l’importance de cette grille posée par Saunière, élément à priori inutile, mais qui ferme d’un trait ce triangle équilatéral. En fait, il faut encore prendre du recul et englober dans l’analyse le Domaine tout entier pour enfin comprendre sa géométrie




On est alors émerveillé par l’ampleur des travaux et surtout par la volonté d’y intégrer une symbolique précise que la géométrie sacrée viendra sublimer.[/color]

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 20:48

Les grottes reconstituées



L’une des activités de Saunière vers 1891 a été d’édifier une grotte artificielle à partir de pierres récupérées dans la région. La rumeur populaire prétendit qu’il partait tous les matins avec Marie Dénarnaud, une hotte sur les épaules, chercher des pierres sur le bord du ruisseau des Couleurs, près de «La grotte du Fournet », maintenant appelée «La grotte Marie-Madeleine ».



Pour beaucoup, Saunière aurait construit une seule grotte mais en réalité, il en construisit trois. La première et la plus connue est située sur  le côté ouest du triangle. Elle abrite un étrange banc et une niche sacrée. La seconde plus petite mais qui n’existe plus aujourd’hui était à la pointe sud du triangle. La troisième n’est pas vraiment une grotte mais un passage en forme de voute. Le passage est fermé par une grille et offre une perspective sur la grotte principale au fond.




Selon la légende, car malheureusement aucune photo ne le prouve, la grotte au banc aurait contenu une statue de Marie Madeleine mais le plus intéressant est son banc où une inscription en petits cailloux cimentés est encore lisible. Car si la grotte a été récemment entièrement reconstruite le banc est d’origine.







Il existe un détail dans la grotte de Saunière qui a été très peu étudié par les chercheurs. Au fond de celle-ci se trouve un banc cimenté sur lequel une inscription a été dessinée à l’aide de petits cailloux scellés dans le ciment. Simple décoration ou nouveau code à décrypter ? Que représente ce banc cimenté dans une grotte ? Serait-il la représentation d’un coffre, d’un tombeau ?



J’ai toujours été frappé par l’acharnement de certains auteurs à vouloir décrypter le fameux I.X :O.I.Σ. sur la tombe de Boudet qui est en fait I.X.Θ.Y.Σ. alors que des codes bien plus mystérieux sont très simplement visibles et n’ont suscités jusqu’à présent aucune curiosité…



Au fond, sur un banc rudimentaire, une inscription matérialisée par des petits cailloux cimentés est lisible : KXS  LX

A ce jour, aucun décryptage satisfaisant n’a put être apporté.







La seconde grotte plus petite n’existe plus aujourd’hui est seules quelques pierres sont encore présentes témoins du passé. La pointe sud du triangle était habillée de cette seconde fausse caverne.








La troisième grotte n’en est pas vraiment une. Il s’agit malgré tout d’une construction qui a aussi sa symbolique. La grotte est en fait un passage vouté entre le chemin extérieur et le jardin. Une grille ferme l’accès et permet de souligner la continuité du triangle.







En 1999 la commune de Rennes-Les-Bains prit la décision de restaurer ce jardin. Cette rénovation fut réalisée sous la direction d’Alain Féral. La grotte qui était totalement effondrée, fut reconstruite à l’identique et au même endroit.



Une ancienne photo montre la grotte d’origine, la voute et la grille telle qu’on peut les voir aujourd’hui. On peut également observer le banc qui existait déjà.






Les trois grottes sont en définitives très proches les unes des autres et construites sur la ponte sud du triangle. Elles rappellent manifestement d’autres fausses  grottes tout aussi symboliques comme celles de l’église d’Espéraza, celle d’Alet dans le jardin de la mairie ou celle de Campagne en Aude.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 20:49

Peut-on en déduire quelques pistes ?



Une hypothèse sérieuse est que le jardin représente une réalité inversée intégrant le plan de l’église. On peut alors imaginer qu’il s’agisse d’une représentation de la paroisse telle que Saunière l’’aurait découvert dans son sous-sol. Un fait peut confirmer cette hypothèse : la Dalle des Chevaliers qui à l’origine était devant l’autel à  l’intérieur de l’église et qui fut déplacée à l’extérieur devant le calvaire comme pour marquer l’inversion.


Pour simplifier, on pourrait dire qu’il y a eu une volonté manifeste de conserver à la mémoire et de façon symbolique le plan de l’église tel qu’il fut découvert lors de la rénovation, tout comme le ferait un archéologue lors d’un relevé topographique !


Mais ce n’est sans doute pas tout. Que signifieraient alors ces formes géométriques très bien agencées ? Le triangle équilatéral serait dans ces conditions porteur d’un message, d’une indication, d’une direction, ou tout simplement d’un plan. Nous aurions alors un sens de lecture qu’il faut démarrer dans l’église pour ensuite continuer à l’extérieur. N‘oublions pas également que tout ceci s’inscrit dans un projet bien plus  vase puisque la construction du Domaine suivra pour finir vers 1904


Bien sûr, ce sont des hypothèses m ais une chose est certaine : Saunière ne fut pas l’auteur des plans es jardins ni du Domaine ; Nous avons également la preuve que l’église est codée, le hasard et la fantaisie artistique sont donc totalement exclus…



Tout ce raisonnement déclenche évidemment plus de question qu’il n’en résout. Si l’on admet que chaque élément symbolise un objet ou un lieu important, que représente le banc ? S’agit-il d’un tombeau ou d’un sarcophage ? Que représente la grotte ?


Le jardin veut nous  parler, mais il reste à le comprendre…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 12 Mai - 21:44






• La villa Béthania
• La Tour Magdala
• La Tour de l’Orangeraie
• La chapelle privée
• Le Belvédère

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 15 Mai - 14:02





Entre 1900 et 1901, Bérenger Saunière décida de faire construire une demeure qu’il baptisa :


La Villa Béthania


Pour cela il s’adressa à l’architecteCaminade qui se chargea entièrement de la réalisation.





Quant aux plans intérieurs, ils furent élaborés par Saunière…



Elie Bot, limonadier de Luc-sur-Aude, mais également maçon, fut chargé de la direction des équipes du chantier.


Il fut aussi l’un des plus fidèles artisans de Bérenger Saunière et fut certainement marqué par les longues années passées avec lui (voir sa sépulture de Luc-sur-Aude).






Bérenger Saunière a toujours affirmé que la Villa Béthania était, à l’origine, destinée à héberger des prêtres à la retraite. Laissons  l’abbé Saunière nous le dire lui-même :







Nous le savons aujourd’hui, son but premier fut détourné au fil du temps …






Comme l’ensemble de ses constructions, la Villa Béthania fut entièrement financée sur ses propres deniers.






Par contre Bérenger Saunière acheta les terrains sur lesquels il réalisa ses construction et son Domaine, au nom de Marie Dénarnaud, sa fidèle servante.



Ce point est important, puisqu’il finançait des travaux et des constructions qu’il prévoyait ne jamais lui appartenir, si ce n’est au décès de Marie, si elle devait décéder avant lui. La famille  Corbu, qui hérita de Marie Dénarnaud retrouva deux testaments de legs réciproques entre le prêtre et sa servante. L’objectif était bien sûr de préparer la future séparation des biens, voire la confiscation du patrimoine religieux  au profit de l’Etat, ce qui se précipita en 1905. Saunière n’ayant aucun bien personnel. Cette confiscation aurait été impossible. D’ailleurs, il s’en servira largement lors de  son procès



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 15 Mai - 14:04

Ce n’est qu’à partir de 1901 que la Villa Béthania fut achevée au niveau du gros œuvre. Petit à petit, la construction se dressait sur le plateau, tout comme un peu plus loin la Tour Magsala.



De l’extérieur, la Villa présente l’aspect d’une maison cossue de la fin du 19e siècle. Certes, le terme de « Villa » peut paraitre pompeux, mais il est important de le replacer dans son contexte (voir plus bas). Il est vrai que cet aspect neuf et massif devait particulièrement constraster avec les maisons modestes et pauvres du vilage.









Même aujourd’hui son aspect du début du siècle et son style renaissance jurent avec les autres maisons rurales de la commune. Il est d’ailleurs difficile d’imaginer comment à son époque, ce prêtre rythmé par une vie bourgeoise était perçu par ses paroissiens… Sa villa nous laisse un parfait témoignage de cet étrange contraste.


4 niveaux partagent la maison du curé : un sous-sol, un rez-de-chaussée et deux étages dont le dernier est partiellement aménagé en grenier. Le sous-sol comprend deux pièces servant de cave et une cuisine d’été. Cette partie de la villa est aujourd’hui inaccessible.


C’est dans ces caves que la cousine de Marie Dénarnaud prétendit avoir aperçu, lors d’une de ses visites, des lingots d’or alignés sur des étagères…







Le rez-de-chaussée est constitué d’un salon, d’une salle à manger, d’une cuisine et d’un couloir donnant accès aux escaliers.


Les papiers peints et le dallage que l’on peut observer aujourd’hui sont d’origine, mais la villa souffre d’un manque d’entretien et reste en constante dégradation.








Le salon se composait d’un ensemble de style Napoléon III, d’une belle table en bois noir, d’un canapé et de 2 fauteuils. Au nord, se trouve la cuisine qui était utilisée en hiver.









L’accès à la Villa se faisait par la porte principale de la façade donnant sur la rue. On peut voir deux vitraux au-dessus de la porte d’entrée. La porte d’entrée de la [/color=#7fff00]Villa Béthania
est actuellement fermée, l’entrée se faisant par la véranda.





Les deux vitraux que fit poser Bérenger Saunière sont illustrés de deux cœurs flamboyants, du plus bel effet lorsque le soleil les illumines.






Un tableau d’Alphonse Mucha était également exposé pendant plusieurs années dans l’escalier conduisant au  premier étage. Il ne l’est plus actuellement.







Or cette toile très particulière  présente des curiosités. Lorsque l’on y regarde de plus près, on découvre une tombe, un bénitier, une source et un diable dissimulé.


Le premier étage est constitué de deux vastes chambres avec chacune un cabinet de toilette attenant. Chaque cabinet de toilette est pourvu de lavabos en faïence décorée, encastrés dans des meubles en bois. Le premier étage comprend également une pièce ayant servi d’office et de sacristie privée.



L’une des chambres a été remise en situation avec un lit, une armoire, une chaise, et des habits sacerdotaux.
Une facture concernant la « chambre de M. le Curé » indique qu’ont été livrés une chambre en noyer ciré, un lit milieu à baldaquin, une armoire à glace à deux portes, un fauteuil et deux chaises, le tout de style Louis XV, une glace dessus la cheminée et un bureau en noyer. La seconde chambre est aménagée en musée religieux. Toutefois, Bérenger Saunière ne vécut jamais à la Villa Béthania.







Dans la deuxième chambre « mauve » on trouve un lavabo de marbre, une glace bambou, une encoignure, une table Louis XVV, un lit platane, une table de nuit platane.
En continuant par un  escalier en bois très raide, on accède au deuxième étage qui est actuellement fermé au public. Les deux chambres de cet étage sont séparées par un cabinet de toilette placé juste derrière la statue extérieure.



Ce cabinet de toilette possède des « fenestrous » (petite fenêtre en Occitan) qui permettaient de voir sans être vu. Bérenger Saunière aimait décidément la discrétion.



La toiture fut posée le 8 juillet et protège un vaste grenier. Elle est constituée en ardoises provenant des grandes carrières de Dourgne.








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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 15 Mai - 14:05

Tout autour de la Villa, l’abbé Saunière organisa de somptueux jardins d’agrément avec allées, fleurs et arbres. De l’extérieur et sur la façade avant le regard est attiré par une niche située au niveau du dernier étage.  Elle protège un Christ en majesté, bras ouverts et semblant bénir tous ceux qui entrent dans la demeure du prêtre.

Sur sa poitrine, un cœur flamboyant identique à ceux de vitraux de la porte d’entrée nous rappelle le style saint sulpicien. Au-dessus, le chapiteau met en valeur deux mots gravés en style oncial : «Villa Béthania »


Ce Christ debout est aussi un étrange clin d’œil à un autre monument perdu à la croisée de deux chemins, Le Christ d’Antugnac








Un clin d’œil lazariste…








Cette maison aurait-elle servi d’inspiration à la Villa Bethania de Saunière ?
Ou bien est-ce l’inverse ?


Car un autre fait important est à noter : cette façade fut construite par un lazariste, un missionnaire de cette fameuse
Congrégation dont Jean Jourde était un disciple et Saint Vincent de Paul le fondateur.



Nous aurions donc là une nouvelle preuve de l’influence lazariste dans la réalisation du domaine de Saunière… ??




La maison est ouverte toute l’année et son ambiance est avant tout familiale et bon enfant. La langue française y est aussi enseignée.


Mais qui fut le fondateur de cette institution religieuse ?



Ce bâtiment est en fait l’œuvre du père Watthé. Né en [color:a791=ffcc66]1878 à Houtherque (59), missionnaire lazariste, il fut envoyé en Chine entre [color:a791=ffcc66]1903  et [color:a791=ffcc66]1914  pour encadrer des coolies près du front. Il tomba malheureusement gravement malade. Rapatrié en France, il  fut alors soigné à Vichy et c’est grâce aux eaux thermales qu’il retrouva la santé.






Vichy, la ville des sources miraculeuses, devint alors pour lui sa nouvelle mission. Il fonda en 1923 l’association de la Maison du Missionnaire, un lieu d’accueil pour les catholiques comprenant hébergement et soins gratuits.
Le premier cercle Missionnaire était situé au 14 avenue Thermale et la première Maison du Missionnaire, « la villa du bon Samaritain », rue Mounin.

Voici donc une autre coïncidence troublante…La dénomination  « la villa du bon Samaritain » rappelle curieusement «la Villa Bethania ». Sa villa obtint en tout cas la reconnaissance d’utilité publique en 1928 et en 1931. Il en sera le directeur de 1922 à 1925.




Mais ce n’est pas tout. En 1931, une seconde Maison fut construite, la Maison du Missionnaire , « Béthanie ». Cette dernière est plus grande, plus moderne et d’une architecture typique 1920. Son toit en forme de pagode est un hommage à son fondateur.


Le Révérend Père Henri Watthé décéda à Vichy le 18 novembre 1935 à l’âge de 57 ans. Il fut inhumé à Vichy, dans le caveau des Missionnaires le 12 mai 1936.


Vous l’aurez compris, la Villa Béthania de Saunière n’a pas pu être inspirée des constructions du Père Watthé, mais la question doit certainement être posée autrement. Ces coïncidences sont trop troublantes.



Il faut plutôt se demander si le courant lazariste entre 1880 et 1930 ne possédait pas quelques codes d’architecture que les constructions des missionnaires devaient intégrer. Le nom Béthanie et le Christ au cœur flamboyant au-dessus du seuil d’entrée, sertait alors une signature lazariste, une marque de fabrique…







Nous aurions ainsi un début de preuve que le Domaine de Saunière était sous l’influence des enfants de Saint Vincent de Paul…
L’ombre de Jean Jourde n’est pas loin en définitive, comme nous le rappelle cette carte postale prise entre 1904 et 1906 et ce prêtre qui vient constater la fin des travaux…[/color]

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 15 Mai - 14:12





Voici certainement l’un des symboles les plus  célèbres et les plus remarqués de Rennes-Le-Château : la Tour Magdala. Connue à travers le monde pour les interrogations qu’elle suscite, la silhouette de la construction de Bérenger Saunière est devenue une véritable icone pour l’énigme. Elle domine le plateau et la vallée des Bals des Couleurs, fière de poser devant l’incompréhension de tous ses visiteurs.










Faisons un tour d’horizon



Bérenger Saunière démarra la construction de l’édifice en même temps que la Villa Béthanie, en mai 1901.



D’architecture néogothique, la Tour Magdala fut terminée en 1906 avec la pose des planchers par Oscar Vila, comme l’atteste certaines factures.



Mais le plus curieux est que la Tour forme l’un des angles d’un carré imaginaire de dimension 8x8 eet qui rappelle immanquablement un immense échiquier, la Tour Magdala et la Tour de l’Orangeraie formant les deux seules pièces du jeu. La Tour Magdala peut ainsi être considérée comme un élément de cet échiquier, sa base occupant exactement une case.







L’angle diamétralement opposé à cet échiquier virtuel est occupé par la Tour de l’Orangeraie et possède les mêmes propriétés.



Saunière baptisa la tour du nom de Magdala en l’honneur de Marie-Madeleine. Mais en toute rigueur, ce nom aurait dû être Magdalena. En effet, Bérenger Saunière, érudit et malicieux, fit un jeu de mot en utilisant la racine Magdale qui en hébreu ancien signifie «Tour ».  Cette petite astuce de vocabulaire révèle une personnalité complexe de Bérenger Saunière qui s’amusait semble-t-il à semer la confusion et le doute en jouant en permanence avec les mots et les allégories… On connait aussi ce jeu au travers de son complice et confrère, Henri Boudet et de son livre « La Vraie Langue Celtique ».









La Tour Magdala, tour de pierre solidement attachée au Domaine par un bloc rocheux en limite de plateau, était le lieu de recueillement privilégié pour Saunière. Il aimait s’isoler dans sa bibliothèque pour lire ou travailler sur sa collection de timbres et de cartes postales.



Son entrée est accessible depuis le Belvédère en suivant un chemin de ronde, sorte de terrasse qui domine le plateau. La vue y est extraordinaire et la nuit, par temps clair, on peut observer les feux de chaque village.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 15 Mai - 14:18

Curiosité


Le nombre total de créneaux de l’édifice : 22… Ce nombre est très symbolique pour Saunière : nous le retrouvons régulièrement sur le Domaine comme à l’intérieur de la Tour Magdala avec le nombre de marches, dans la Tour de l’Orangeraie (nombre de marches, ou avec le belvédère (2x11 marches).





Les fenêtres, toutes de forme ogivale, sont percées de trilobés. Le dessin en forme de trèfle fait référence dans la symbolique religieuse chrétienne à la trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.



Sur un côté de la tour est gravé le nom MAGDALA en lettres onciales rappelant ainsi le style d’écriture utilisé dans les parchemins.



Dès que l’on franchit l’entrée une pièce carrée nous accueille. C’est dans cette salle que Bérenger Saunière installa une bibliothèque en chêne massif sur mesure… un luxe pour l’époque.





Et c’est toujours cette même bibliothèque de bois noble que l’on peut admirer aujourd’hui en visitant les lieux. Une cheminée de briques servait de chauffage durant les hivers très rudes.






La bibliothèque est aujourd’hui vide, mais il faut l’imaginer à  l’époque de Saunière, remplie d’ouvrages plus ou moins rares et réputés qui ornaient les rayons. A son décès, l’ensemble de sa bibliothèque et les collections furent rachetés par une librairie Britannique.


La Tour Magdala était le refuge de Saunière, notamment durant les années difficiles avec sa hiérarchie. Il aimait s’isoler dans sa bibliothèque et ranger scrupuleusement ses albums de timbres dont il était particulièrement fier. Elle était en effet en possession de plusieurs milliers de timbres du monde entier.


Collectionneur de nombreuses revues, il embaucha un relieur qui s’installa à demeure à Rennes-Le-Château pour travailler sur ses différentes brochures.





Le mystère du point rouge


En entrant dans la Tour Magdala, il est important de remarquer le dallage au sol. L’ensemble des motifs forment un carré exact de belle dimension composé de 8 x 8 carreaux, soit 64 carreaux délimité par une frise extérieur. Encore une fois, on retrouve l’environnement de l’échiquier et de ses 64 cases (08 x 08). Enfin chaque carreau présente un cercle et une étoile à 8 branches.


Mais ce n’est pas tout, puisque le carré de la Tour Magdala (le sol échiquier) est lui aussi assimilable à une case d’échiquier formé par le Parc et sur lequel est posé les deux tours : la Tour Magdala et la Tour de l’Orangeraie.



Tous les passionnés et les chercheurs connaissent ce détail étrange. Il faut partie de la mythologie castel rennaise. Pour ceux qui ne l’aurait pas encore remarqué, il existe dans le carrelage de la Tour Magdala une anomalie très importe : l’un des carreaux porte un point rouge et par chance il est encore visible aujourd’hui.



S’agit-il d’un défaut de fabrication ou d’un repère codé ? L’analyse montre que cette tâche rouge a été élaborée avec le motif du carreau, la peinture faisant partie de l’émail. Ce défaut a donc été produit à la fabrication, intentionnellement ou non. Encore plus surprenant, l’artisan carreleur n’a pas rejeté le carreau défectueux et l’a au contraire cimenté dans un endroit visible et particulier de la pièce.


Car ce détail serait passé complétement inaperçu s’il s’était retrouvé dans un emplacement quelconque. Or, il est posé à un endroit précis du carré, juste en face de l’échauguette, dans le coin Sud  de la tour.















Le carreau au point rouge n’est pas placé n’importe où. Il est situé sur le coin du carré exactement en face de l’échauguette.










Ce point n’a pas été rapporté après la pose du carreau à l’aide d’une peinture ou d’un enduit rouge, comme si l’on voulait cacher un quelconque défaut. D’ailleurs pourquoi rouge ? La couleur noire aurait été beaucoup pllus appropriée pour rendre invisible l’anomalie. Mais fallait-il la rendre invisible ?


En réalité, ce point rouge devait être facilement perçu, et il a été produit avec le carrelage à  la cuisson. Il fait partie de l’émail et la meilleure preuve est qu’il est encore visible aujourd’hui après un siècle et malgré les nombreux passages des visiteurs. Aucune peinture n’aurait pu résister à une telle épreuve…


Il n’existe donc que deux possibilités : soit ce carreau possède un défaut de fabrication et dans ce cas, pourquoi l’artisan ne l’a-t-il pas mis de côté ? Soit il est intentionnel. Ces deux éventualités sont envisageable, à moins qu’un autre point équivalent existe dans le Domaine…


[size=13]Or cet autre point existe, ou plutôt a existé dans la Tour de l’Orangeraie…Ces points possèdent-ils une cohérence ? Une logique ? Une partie de la réponse se trouve dans la géométrie du Domaine.






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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 15 Mai - 14:20

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Dns un angle de la pièce carrée, entre deux bibliothèques, une petite ouverture laisse entrevoir quelques marches d’un escalier en spiral. On se croirait soudainement dans une vieille tour féodale...



L’escalier est construit dans l’échauguette et mène au sommet de la tour. Il est alors important de compter le nombre de marches et de s’apercevoir que ce nombre est récurent dans le Domaine : 22…







Nous avons vu les 22 créneaux. Il y a aussi les 2 x 11  marches qui mènent du Parc au Belvédère. Il y a maintenant les 22  marches de la Tour Magdala. Ce nombre est décidemment incontournable dans l’univers ésotérique de Saunière.






Assis à l’angle opposé de la porte d’où débouche l’escalier, on peut voir une meurtrière dans l’épaisseur du mur de l’échauguette.



Là aussi, un détail est surprenant : la fin de la rampe de l’escalier est ornée d’un pommeau en forme de pomme de pin. Or un étrange alignement peut être constaté : le pommeau de la rampe s’inscrit parfaitement dans l’espace de la meurtrière et semble se projeter au loin sur un côté de la falaise de la vallée des  Bals des Couleurs. Le hasard est étonnant. Le pommeau s’aligne avec l’entrée d’une grotte visible à l’œil nu : La grotte du Fournet appelée aussi : La grotte de la Madeleine !







La sortie de l’escalier débouche en haut de la tour par la porte de la tourelle.


De cet emplacement la vue est surprenante ! On y voit l’ensemble du Domaine ainsi qu’une bonne partie du village. Par beau temps, on peut aussi admirer le Bugarach.


Le regard embrasse le plateau de Rennes-Le-Château et la vallée du Bal des Couleurs.





C’est au cours d’une fin de journée d’hiver, le 17 janvier 1917 que Saunière fut pris d’un malaise qui l’emporta quelques jours plus tard. Coïncidence ou fatalité, cet évènement eut lieu un jour très particulier hautement symbolique en 17 janvier. Sans le savoir, Saunière entrait alors dans la légende…



Le drame eut lieu alors que le prêtre se dirigeait vers la Tour par le chemin de ronde du Belvédère. Un vent glacial soufflait sur le plateau. Saisi par le froid, Bérenger Saunière s’écroula subitement dans un état comateux. Dans un ultime effort il réussit à se hisser dans le sas d’entrée et attendit inconscient les secours durant une heure.







Ce fut Marie Dénarnaud qui donna l’alerte. Transporté au presbytère, il décédera le 22 janvier 1917 à 5h du matin.



La tour Magdala qui devait s’appeler « La tour de l’Horloge » est sans doute le premier élément concret de l’ésotérisme de Bérenger Saunière. Et ce n’est qu’en prenant du recul que l’on peut prendre conscience de l’importance des détails accumulés en ce lieu, des détails qui étonnent et qui gênent même les incrédules…




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