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 LES SITES REMARQUABLES

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Lanaelle
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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 15:50

A la suite du massacre de Béziers en juillet 1209, Minerve[/b] devint un refuge pour de nombreux cathares. Le château appartenait au Vicomte Guillaume de Minerve protecteur des cathares du pays. La forteresse est sur un site imprenable, car entourée par des ravins de 40 m de haut en plan vertical au-dessus du lit asséché de la Cesse. Le siège de Simon de Monfort débuta le 15 jin 1210 et la capitulation de la forteresse intervint le 22 juillet 1210] après 5 semaines de siège. Les 140 cathares de Minerve furent sommés d’abjurer leur religion et la majorité d’entre eux refusèrent. Ils se jetèrent d’eux-mêmes dans le bûcher que les croisés avaient dressé dans le ravin de la Cesse. Une stèle commémorative se dresse aujourd’hui à l’endroit même du sacrifice, qui est aussi un hymne à  la tolérance.[/color]


Pourquoi ND du Cros est liée à Rennes-Le-Château ?

ND de Marceille et ND du Cros sont intimement liées à une partie de l’histoire de Rennes-Le-Château. Quels sont ces liens ?


♦ Des attaches sentimentales lient l’abbé Boudet à Notre Dame du Cros


ND du Cros revêt une importance toute particulière pour  l’abbé Henri Boudet. En effet, ce fut un lointain parent à lui, Antoine Boudet, qui en rachetant le sanctuaire, sauva ce dernier de la destruction révolutionnaire. Mais surtout, durant 4 ans, entre 1862 et 1866, Henri Boudet y termina son vicariat (classes de prêtre). Ce fut pendant cette période que probablement son destin bascula, puisqu’il rencontra le chanoine Gaudéric Mèche. Pour mémoire, ce dernier fut aumônier à Notre Dame de Marceille de 1815 à 1838, date à laquelle il fut remplacé par Henri Gasc.





♦ Boudet cite Notre Dame du Cros dans « La Vraie Langue Celtique »


Dans son livre «La Vraie Langue Celtique », l’abbé Boudet cite Notre Dame du Cros à la fin de son chapitre sur la fontaine de Notre Dame de Marceille. Il est clair que ceci est dans l’intention de rapprocher ces deux sanctuaires pour mieux faire comprendre au lecteur leur importance.


C’est ainsi que l’on peut lire en page 280 de son livre :



[/b]

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 15:51

♦ Le Serpent Rouge cite clairement Notre Dame du Cros


A la 7ème strophe du texte, on peut lire :





Or comme le dit Boudet, Notre Dame des Cross est aussi Notre Dame de la Croix ou Notre Dame du Cros. Si l’on suit cette strophe à la lettre, il est clair que l’auteur du Serpent Rouge donne à Notre Dame du Cros une signification initiatique particulière. Il faut peut-être y voir un lieu que seuls des initiés peuvent apprécier et comprendre…


Il faut noter aussi que l’on parle dans le Serpent Rouge de Notre Dame des Cross, qui veut aussi dire Notre Dame des Croix. Y aurait-il plusieurs croix ?


♦ Gaudéric Mèche, aumônier de ND de Marceille, fut aussi aumônier de ND du Cros. Il connut aussi un jeune prêtre… Henri Boudet




Gaudéric Mèche fut de 1815 à 1838 aumônier de ND de Marceille soit environ 23 ans. Son histoire fut remarquée pour avoir facilité de façon très mystérieuse la rénovation du sanctuaire de Limoux. En 1838, il quitta contre son gré ND de Marceille et devint chanoine à ND du Cros.


Mais à partir du 16 juin 1862,  un évènement crucial pour l’histoire de Rennes-Le-Château va se dérouler ici, car ce fut à cette époque qu’il reçut en formation en tout jeune prêtre : [color=#E3CEF6Henri Boudet.[/color]



♦ Le père Joseph Chiron, dont une partie est enterrée à ND du Cros, est représenté dans l’église de Rennes-Le-Château



Comme nous le verrons par la suite, une coïncidence indéniable scelle la liaison entre l’église de Rennes-Le-Château et donc Saunière avec un certain Père Joseph Chiron enterré à Notre Dame du Cros. En effet, nous retrouvons son visage sur la statue de Saint Antoine ermite et à la station XIV (lire «Le secret dérobé – Franck Daffos).


Coïncidence ? Non, car Gaudéric Mèche connaissait le Père Chiron. Avaient-ils un secret en commun ? On peut affirmer aujourd’hui que oui compte tenu des fonds aux origines occultes que le Père Chiron disposait…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 15:54

Le Père Joseph Chiron (1797-1852)


Pour comprendre l’importance de Notre Dame du Cros dans l’énigme de Rennes, il faut comme nous le suggère Boudet, suivre la trace de Joseph Chiron


♦ Qui fut Joseph Chiron ?


Né à Bourg-Saint-Andéol dans l’Ardèche, le 19 novembre 1797, il est le fondateur de la Congrégation Sainte-Marie de l’Assomption.





Son parcours atypique et méconnu fait partie des grands bienfaiteurs du XIXe siècle. Il est pourtant totalement inconnu et absent des livres d’Histoire…


Issu d’une famille nombreuse et modeste, il manifesta très tôt des penchants mystiques et religieux. Rapidement, il s’orienta vers le séminaire de Viviers où il rencontra l’abbé Vernet.


Coïncidence, ce dernier reçu une formation au séminaire de Saint Sulpice à Paris.



L’abbé Vernet vouait une véritable vénération pour Agnès de Langeac (1602-1634), supérieur des Dominicaines et surtout proche d’Olier qui fonda St Sulpice en 1646. Les liens entre Viviers et le disciple de Vincent de Paul qui connut si bien Nicolas Pavillon furent en effet nombreux : Agnès de Langeac avait une sœur, elle aussi dominicaine, qui séjourna au couvent de Viviers, et chose inconnue de la plupart : l’abbé Olier eut une apparition de la Vierge qui lui aurai recommandé de « prier pour l’abbé de Pébrac » proche de Langeac. (extrait Franck Daffos)


Inspiré par une foi profonde, Chiron vit sa carrière s’accélérer : sous-diacre le 21 décembre 1822 , diacre le 15 mars 1823  et prêtre le 27 avril de la même année. Il devint curé de la paroisse de Saint-Martin l’Inférieur le 6 juillet 1823.


Très vite, grâce à un charisme hors du commun, il créa le 25 novembre 1824 la Congrégation Sainte-Marie de l’Assomption, soumise à la règle de Saint-Augustin. Les quelques jeunes filles du pays qu’il détermina à se consacrer à la Saint Vierge furent baptisées « les Saintes Marie ». Et Adélaïde Bernard (1801-1839) devint, sous le nom de Mère Agnès (nom donné par Chiron en hommage à Agnès de Langeac), la première supérieure.



Le 1er janvier 1827, le Père Chiron fut nommé aumônier de la prison de Privas dans l’Ardèche. Or cette prison, comme beaucoup d’autres à cette époque, faisait cohabiter les délinquants et les aliénés.



A partir d’une idée du R.P. Magallon et du frère Hilarion, il créa avec les Saintes Marie venues le rejoindre, le premier asile Sainte Marie pour les femmes aliénées.




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 15:56

Le Père Joseph Marie Chiron est donc l’un des trois hommes d’Eglise qui fondèrent les maisons d’aliénés en France au XIXe siècle, avec le très fantasque frère Hilarion et le R.P. de Magallon.

Le Père Jean de Magallon fut le refondateur de l’Ordre de St Jean de Dieu supprimé à la Révolution.



Joseph-Xavier Tissot (1780-1864) dit Frère Hilarion.




Après avoir entrepris des études de médecine à Paris, Joseph Tissot découvrit la médecine mentale à l’occasion de son hospitalisation à la Maison de Charenton. Il y séjourna plus de 4 ans de 1810 à 1814. A sa sortie, Tissot se retira à la Trape d’Aiguebelle où il découvrit la vie de Saint-Jean- de-Dieu et devint Frère Hilarion. Il mena ensuite une vie d’ermite à Rochegaude dans la Drôme. Au printemps 1819 il rencontra R.P. de Magallon, ce qui le décida définitivement de servir les aliénés et de restaurer l’Ordre de la Charité qui disparut sous la Révolution. Frère Hilarion s’engagea comme simple infirmier à l’hôpital Saint-Lazare de Marseille avant d’être exclu de l’Ordre.


Il entreprit ensuite, entre 1821 et 1827, et grâce à son extraordinaire pouvoir de persuasion, la fondation de 9 hospices ou asiles d’aliénés en Lozère, dans l’Ain, le Rhône, le Nord, en Bretagne, en Auvergne et en Corrèze. En mai 1827, il ouvrit deux maisons à Paris pour les idiots et les aliénés, l’une rue Saint-Hippolyte, l’autre rue de la Glacière. 3 ans plus tard en 1830, il fonda l’asile de Clermont-Ferrand, puis l’asile de La Sallette (Corrèze) et Leyme (Lot) en 1835. Ces établissements sont pour la plupart aujourd’hui en service de soins psychiatriques.



Le dévouement du Père Chiron à l’Hôpital de Privas fut fortement remarqué. Il accompagnait même à l’échafaud des grands criminels, comme les fameux « aubergistes de Peyrebelle » (juin1833) qui avaient pris pour habitude de massacrer en famille leurs clients pour mieux les dévaliser. L’affaire très célèbre à l’époque est encore aujourd’hui souvent reprise au cinéma.


Mais le Père Chiron possédait une caractéristique épuisante pour ses proches. Il avait la bougeotte, et toute sa vie  ne fut que déplacements et marches interminables.




♦ 1830 -  Une année charnière



C’est ainsi que dans cette frénésie de parcourir les chemins afin d’œuvrer pour la mission de sa vie, l’année 1830 marqua un changement dans son comportement. Alors que jusque-là le Père Chiron présentait tous les signes d’une pauvreté exemplaire, certains faits à cette époque montrent qu’il détenait tout d’un coup des ressources pécuniaires conséquentes permettant de poursuivre sereinement son oeuvre.




Un exemple soulevé par Franck Daffos est celui de l’épisode de la fondation de la maison de Clermont-Ferrand en 1835. Le choix s’était d’abord porté sur un ancien château, « Le bois de Cros « , une ancienne propriété saisie comme bien national lors de la tourmente révolutionnaire à un émigré, lieutenant général de Louis XVI Joachim-Charles de Montaigu, vicomte de Beaume. Joseph Chiron avait pris le domaine en location avec promesse de vente, mais des problèmes de copropriété insolubles puisque hérités de la Révolution vont pousser le prêtre à tenter d’acheter ailleurs : il fera alors une offre ferme de 120 000 francs comptant, une somme énorme pour l’époque, au propriétaire de l’ancien monastère de St alyre tout proche. La tractation secrète n’aboutit pas, mais laissèrent perplexe les historiens de la Congrégation Sainte-Marie bien des années après la mort de son fondateur lorsqu’ils purent mettre la main sur sa volumineuse correspondance.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 15:57

♦ Le Père Chiron poursuit son œuvre et ses investissements…

En 1939, le Père Chiron installa à La Sallette (Corrèze) une communauté de frères servants dans les bâtiments que Frère Hilarion avait réservés 7 ans auparavant pour la création d’un asile en 1831. C’est ainsi que les frères de Sainte-Marie de l’Assomption soignèrent les hommes aliénés. Un siècle plus tard, leur communauté devint l’Ordre de Saint Jean de Dieu. Il finit enfin par ouvrir l’Hôpital Sainte Marie dans le Puy en 1850.



Mais Joseph Chiron ne s’arrêta pas là. Il poursuivit avec la fondation de l’ermitage du Mont Toulon à Privas dans l’Ardèche en 1842. L’entrepreneur ne sera payé que 5 ans plus tard et on prétexta un héritage familial pour solder la dette.



De nos jours, 5 établissements psychiatriques dépendent de l’Association Hospitalière Saint-Marie : Privas (Ardèche), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Montredon (Le-Puy-en-Velay, Haute-Loire), Nice (Saint-Pons, Alpes-Maritimes) et Cayssiols près de Rodez (Aveyron).




♦ Le Père Joseph Chiron devient ermite



Pour une raison incompréhensible, alors que sa mission progressait à grands pas, le Père Chiron quitta sa Congrégation de Privas.


Le 24 février 1843 à l’aube et sans prévenir, il reprit la route après avoir laissé derrière lui une lettre sur le rebord d’une fenêtre. L’infatigable marcheur va alors effectuer un périple impensable : Valence, Avignon, Nîmes, Montpellier, Béziers et Narbonne, pour finalement aboutir un mois plus tard à l’Ermitage de Galamus le 24 mars 1843 à côté de St-Paul de Fenouillet.



Le 27 mai 1843, il reçut l’autorisation de Mgr Saunhac-Belcastel, évêque de Perpignan, de s’y installer. Le Père Joseph Chiron se retira alors en tant qu’ermite anonyme sous le nom de  Père Marie. Ce lieu extraordinaire par son emplacement, creusé dans la roche à flanc de falaise, est en effet, tout à fait propice à la vie recluse d’un ermite.





L’arrivée de Père Marie fit retrouver à l’Ermitage de Galamus la tradition franciscaine.
Il y rencontra  Frère Pierre, et sur le sentier qui mène à  l’ermitage il érigea un chemin de croix dont il ne subsiste aujourd’hui qu’un petit oratoire. C’est ici qu’il prit l’habitude de toujours porter avec lui sur son épaule un grand Crucifix de 1 m de haut, cadeau de l’un de ses bienfaiteurs historique de Lyon, M. Laporte.



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 16:00

Joseph Chiron ermite à l’ermitage de Saint Antoine de Galamus. On comprend alors pourquoi la statue de Joseph Chiron en ermite de Saint Antoine dans l’église de Rennes-Le-Château trouve ici toute sa justesse…

Mais les conditions de vie étaient certainement très dures. L’ermitage, logé dans les Gorges de Galamus non loin du Bugarach, n’est pas épargné par la rudesse du froid de l’hiver et par l’humidité ramenée par la rivière qui coule aux creux des falaises. Frère Pierre, malade, creusa sa tombe de ses propres mains. Il mourut de faim et de froid durant l’hiver 1870 et sa tombe est aujourd’hui visible sur le chemin d’accès à l’ermitage.

Mais le Père Marie ermite à Galamus n’était pas ermite dans l’âme. Il continua dans cette période à entretenir de nombreuses relations lyonnaises qui étaient à  l’époque de grandes personnalités religieuses et bourgeoises. Mais parmi toutes ces relations, l’une s’est faite plus discrète que les autres par les historiens : Un certain Mr Pasquier qui était orfèvre et spécialiste dans la reconversion d’objets précieux…



♦ De nouveau sur la route



Le Père Chiron avait décidément la bougeotte, et cet état de caractère était incompatible avec une vie d’ermite. Il fuit les gorges de Galamus en mai 1845 et continua son œuvre dans la région de Perpignan. Il acheta alors les ruines de l’ancien Prieuré Saint-Jacque de Caramola qu’il rebaptisera Monastère Sainte-Croix, situé sur la commune de Vernet-Les-Bains. Quatre compagnons d’infortune qui l’accompagnèrent dans ces épreuves succomberont de fatigue.


Le 6 juin 1846, il reprit la route, mais ce fut en malade qu’il retourna à sa Congrégations de Privas. Se croyant agonisant, il y fit son testament, mais heureusement il guérit. Entretemps, sa Congrégation a prospéré et il se retrouva avec un patrimoine immobilier important. Mais le Père Chiron, ne tenant pas en place, reprit la route vers Clermont-Ferrand, La Sallette, puis le Roussillon et en février 1847, Galamus, puis Sainte-Croix. En août 1849, on le retrouva chez sa famille à Bourg-St-Andréol où la population l’accueillit comme un saint : en 3 jours il bénira et distribuera plus de 5000 médailles…


Le 8 août 1849, il retourna à Privas puis à Lyon. C’est à cette époque qu’on le vit accompagné d’un demi-fou : Antoine Gay (1790-1871). Reconnu possédé par le démon en 1843, il avait été envoyé pour traitement chez les fous de la Congrégation Sainte-Marie avant que Chiron ne le rencontre à Privas fin 1849. Cette période entre 1849 et 1850 fut pour Chiron certainement la plus trouble. Chiron et Gay formaient alors un duo extravagant comme le souligne Franck Daffos :




Mais la hiérarchie épiscopale ne vit pas d’un bon œil toutes ces agitations. L’évêque de Tulle voulait enfermer Antoine Gay, et l’évêque de Viviers voulait destituer Chiron s’il ne se sépare pas définitivement de son compagnon de route. Joseph Chiron  l’abandonna finalement entre de bonnes mains à Lyon en janvier 1851.



Antoine Gay y resta jusqu’à sa mort, le 13 juin 1871, à l’âge de 81 ans. Mais toutes ces péripéties eurent un prix pour [/color=#fa8258]Chiron[/color]. Il fut obligé de céder sa Congrégation, poussé par sa hiérarchie qui l’avait mis en place. Il repartit alors dans une de ses dernières propriétés, l’ermitage de St-Pierre-del-Vilar, dans la commune de Claira en Pyrénées-Orientales. Il y rencontra le Père Eugène de Potriés et durant un an il s’imposa ascèse et mortifications.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 16:09

♦ Une décision lourde de conséquences


A 55 ans, la vie de [/color=#fa8258]Joseph Chiron[/color] accumulait fatigue et usure. Affaibli par sa vie érémitique, ses privations et ses longues marches, il ressentit certainement une fin proche.


Courant 1852, il prit alors la décision de partir pour ND du Cros et il y arriva avec le Père Eugène de Potriés le 18 juin 1852. L’objectif officiel était de fonder un ermitage avec l’aide de  Mgr de Bonnechose.


Mais ce n’est pas le hasard si Chiron, sentant sa fin proche, voulu rejoindre ND du Cros. Car en fait son objectif était de rencontrer à nouveau le chanoine Gaudéric Mèche qu’il connut 20 ans plus tôt vers 1830 à  l’Hôpital de Limoux.


Etait-ce pour confier à Mèche un important message ? Voulait-il tout simplement revoir son mécène avant de mourir ? Nous ne le saurons peut-être jamais. C’était en 1852…



♦ Une mort théâtrale


Epuisé, le [/color=#fa8258]Père Joseph Chiron[/color] dit Père Marie, mourut finalement en odeur de sainteté le 27 décembre 1852 et ce fut réellement  dans les bras de Gaudéric Mèche qu’il rendit son dernier soupir.


On imagine facilement l’émotion que Mèche dût ressentir dans ces instants douloureux. L’abbé Montanié, curé doyen de Caunes et Eugènes de Potriés l’assistèrent dans son agonie.
Ce fut ensuite avec l’autorisation de Mgr de Bonnechose qu’il fut inhumé sous le porche d’entrée du sanctuaire de ND du Cros.



Ses obsèques eurent lieu le 30 décembre 1852 à 11h. Une foule innombrable rejoignit le sanctuaire dès l’annonce du décès et sa tunique fut partagée entre les fidèles.



Aujourd’hui, sous la dalle mortuaire, seul son avant-bras droit est présent. Les restes de sa dépouille furent transférés à la maison mère de sa Congrégation à Privas dans l’Ardèche, le 4 août 1912 sous la responsabilité personnelle du  Vicaire Général Gustave Cantegrel , de l’évêque de Carcassonne  Mgr de Beauséjour.

(*) Ne cherchez pas de traces de Gaudéric Mèche dans le livre de Jacques Rivière « les ermites de Galamus » (éd.Bélisane), il n’y en a pas. Ceci est simplement dû au fait que les premières recherches de Jacques Rivière ainsi que d’autres auteurs se sont orientées vers le curé de L’abbaye de Caune (l’abbé Falguères) au lieu de l’aumônier de ND du Cros (Gaudéric Mèche).  Ceci a été avéré par l’acte de décès de Mèche indiquant qu’il fut effectivement aumônier à la chapelle du Cros. C’est le trait  d’union qui permit à Franck Daffos de relier une grande partie de l’histoire avec notre Dame de Marceille (voir « le secret dérobé »).



Le 9 septembre 1912, le Vicaire général du diocèse de Viviers (Ardèche) Deschanel, procéda au nom de son évêque Mgr Bonnet à la reconnaissance officielle des ossements de Joseph Chiron. Ils sont aujourd’hui conservés à la maison mère de sa Congrégation Sainte Marie de l’Assomption à Privas. A l’entrée de cette maison se trouve une statue sur pied de Joseph Chiron qui rend hommage au fondateur.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 16:16

♦ Le projet de canonisation du Père Chiron


Pour comprendre cet épisode qui en dit long sur les dessous de l’affaire, il faut se rappeler qu’en 1852, date du décès du Père Chiron, l’évêque de Carcassonne était le très célèbre Mgr de Bonnechose. Or à cette date, les impératifs de sa carrière l’obligeaient  prévoir de quitter son siège épiscopal de l’Aude. Il finit, contraint et forcé à se déplacer à Rouen en 1855 où il devint sénateur du Second Empire et Cardinal. Sa carrière fut d’ailleurs prestigieuse puisqu’il fut aussi un interlocuteur privilégié entre le Saint-Siège et l’Empereur Napoléon III.





Mgr de Bonnechose (1800-1883]


Archevêque de Carcassonne de 1848 à 1858, puis archevêque de Rouen de 1858 à 1883.

Henri Marie Gaston de Bonnechose
naquit à Paris le 30 mai 1800. Sa mère étant hollandaise, il s’orienta d’abord vers la religion protestante puis à 18 ans, il se convertit au catholicisme. En 1822, après des études de droit, il devint avocat devant la Cour Royal de Paris. Une carrière rapide se poursuivit alors avec dans l’ordre : substitut aux Andélys (où naquit Poussin) puis à Rouen, procureur du roi à Neufchâtel-en-Bray, substitut du procureur général à Bourges, avocat général à Riom et enfin à 29 ans, premier avocat général à Besançon.

Il abandonna la magistrature sur les recommandations de Mgr de Rohan et entra au Séminaire. Ordonné prêtre en 1833, il enseigna à Strasbourg. En 1844, il fut nommé Supérieur de l’Etablissement Saint-Louis des Français à Rome et curé de son église. En 1847, il devint Evêque de Carcassonne, puis d’Evreux en 1854 grâce au Pape Pie IX et à Napoléon III.
Interlocuteur privilégié de l’Empereur pour les nominations épiscopales, il fut muté à Rouen le 21 février 1858 comme successeur de Mgr Blanquart de Bailleul.

Nommé cardinal sur proposition de l’Empereur fin 1863 il resta très actif. Habile négociateur durant l’occupation prussienne en 1870, ce fut aussi un grand entrepreneur. Il obtint par Mac-Mahon l’achèvement de la flèche de la Cathédrale de Rouen en 1875, la construction de l’église Saint-Clément de Rouen et de plus de 60 nouvelles églises.

Il mourut le 28 octobre1883 épuisé. il fut inhumé dans la chapelle Saint-Pierre-et-Saint-Paul de la cathédrale de Rouen en un monument où il est représenté à genoux, en prière.



Donc en 1852, tout était en place pour procéder à  la Béatification puis à la  Canonisation du Père Chiron. En effet, le parcours du fondateur des hôpitaux psychiatriques était exemplaire et sa conversion en ermite ne fit que renforcer son image de « Serviteur de Dieu ». Joseph Chiron avait de plus un charisme et une renommée sans égal. Mort en odeur de Sainteté, son introduction à la Béatification puis à la Canonisation était inévitable et ses fervents admirateurs le savaient…





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 16:19

♦ Un rebondissement inattendu…


C’est ici qu’il se passa un évènement incompris pour les croyants et les admirateurs de Joseph Chiron à l’époque. Alors que la Béatification, étape indispensable pour la Canonisation devait être ratifiée par l’évêque de Carcassonne et donc par Mgr  de Bonnechose, ce dernier refusa avec vigueur d’apposer sa signature.


Ce fait rarissime dans l’histoire de l’église resta inexpliqué, Mgr de Bonnechose ayant refusé d’y ajouter tout commentaire. On peut comprendre alors le désarroi des fidèles qui ont dû certainement maudire un temps la hiérarchie cléricale locale… Comment pouvait-on refuser à ce saint homme un hommage de l’église qu’il a tant aimé ?


♦ Comment interpréter le refus de Mgr de Bonnechose ?


L’interprétation est assez simple si l’on possède certains éléments du puzzle. Il faut d’abord savoir que pour des raisons obscures, la Congrégation Sainte Marie de l’Assomption créée par le Père Chinon était florissante. Son soutien financier était sans aucun doute accordé et organisé par  Gaudéric Mèche.


Mais quelle était la source de financement de ce dernier ? Puisait-il dans la seconde cache à Notre Dame de Marceille ? Etait-il alimenté par Mèche puis par Henri Gasc qui fut son successeur comme aumônier à ND de Marceille ? Nous ne le savons pas, mais un fort soupçon plane…


Voici donc peut-être une explication de la mort de Joseph Chiron dans les bras de Gaudéric Mèche. Ce dernier étant quelque part son bienfaiteur et son mécène, un étrange lien de forte fraternité devait exister entre les deux hommes…

Mgr de Bonnechose connaissait-il les extraordinaires et inexpliquées ressources financières du chanoine Gaudéric Mèche ? Connaissait-il aussi l’extraordinaire et tout aussi inexpliquée réussite de la Congrégation Sainte-Marie de l’Assomption fondée par  le Père Chiron ? En le voyant venir mourir ainsi dans les bras de Mèche, Mgr Bonnechose ne pouvait que soupçonner une relation occulte, la dernière rencontre entre le financier et le bienfaiteur de la Congrégation.


Préférant ne pas devenir un complice d’un scandale financier dont il ne maitrisait pas la provenance, il prit donc la décision de mettre son veto à la Béatification de Joseph Chiron. On comprend aussi pourquoi il évita toute explication et donc toute publicité…


♦ Conséquences…


Il faut savoir que sans Béatification ou Canonisation il est impossible de déposer des reliques dans une église ou dans un sanctuaire. Cette règle n’a pu échapper à la dépouille du [color:0d05=fa8258]Pére Chiron.


C’est pourquoi, certainement en guise de protestation contre la hiérarchie diocésaine et contre cette flagrante injustice, le chanoine Mèche prit la décision d’inhumer Joseph Chiron sous le porche d’entrée de ND du Cros.




Lorsqu’en 1912 la décision fut prise de transférer son corps à Privas (Ardèche), un compromis fut trouvé en laissant sur place son avant-bras dans un précieux coffret. L’idée était bien sûr de rendre hommage à Gaudéric Mèche que Joseph Chiron voulut revoir avoir de mourir.

En agonisant auprès de Mèche, le Père Chiron se raya finalement sans le savoir de la liste des Saints….Justice fut rendu quelques années plus tard par Henri Boudet en le statufiant dans l’église de Rennes-le-château.

D’après «Le Secret Dérobé » de Franck Daffos



♦ Et aujourd’hui, où en sommes-nous ?


Depuis 1912, l’incompréhension parmi les fidèles demeure intacte. Du côté des instances religieuses, les ordonnances se suivirent pour demander un complément d’enquête. Un tribunal fut même constitué le 18 avril 1936 pour instruire un procès diocésain. Des commissions furent organisées pour retrouver des écrits et des témoins. Le Pape Pie XII confirma même le 22 mai 1953 les écrits du Père Chiron, ce qui est un pas considérable vers sa béatification. Et pourtant, depuis, plus rien.  Le temps aura eu raison de la mémoire des hommes, car qui se rappelle aujourd’hui de Joseph Chiron ?


Voici donc un homme qui passa toute sa vie au service des autres et qui fut jugé sans explications par sa propre hiérarchie. Il fallait certainement un motif particulièrement important pour bloquer les procédures jusqu’au niveau du pape…


L’hôpital spécialisé Sainte Marie, occupe aujourd’hui une place importante dans le bassin de [b]Privas]. Ce centre hospitalier veut être au service des personnes les plus fragiles de notre société. Il est une source d’emplois pour Privas, pour les environs et même pour tout le département.




De nos jours, 5 établissements psychiatriques dépendent de l’Association Hospitalière Sainte-Marie : Privas (Ardèche), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Montredon (Le-Puy-en-Velay, Haute-Loire), Nice (Saint-Pons, Alpes-Maritimes) et Cayssiols près de Rodez (Aveyron).


♦ Pourquoi le Père Joseph Chiron est lié à Rennes-Le-Château ?


Nous savons aujourd’hui que Joseph Chiron est lié à Gaudéric Mèche, ce dernier étant lié à Gasc puis à  Boudet. Mais ces liens n’auraient pas été faciles à mettre en évidence sans l’ingéniosité de l’abbé Boudet. En effet, il est passionnant de retrouver le Père Chiron déguisé en Saint Antoine ermite et en habit des franciscains dans l’église de Rennes-le-Château.


Or ce n’est pas tout. On le retrouve également dans la fameuse station XIV depuis 1897 où il porte Jésus par son torse.




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 16:52

Il faut noter ici que cette statue de Saint Antoine ermite en Joseph Chiron est sans doute unique. Boudet a-t-il passé une commande spéciale à  la maison Giscard ? Ou bien cette dernière était-elle bien renseignée sur ce personnage ? 91color=#d8bfd8]Saunière[/color] était-il au courant du message ? Ces questions sont en tout cas posées…


Pourtant dans le contrat concernant la commande du statuaire signé entre Saunière et Giscard ne figure aucune particularité excepté que l’on y parle de « modèles décidés ».




Henri Boudet voulut non seulement rendre hommage à ce saint homme non reconnu officiellement par l’église, mais en plus nous indiquer la piste de Notre Dame du Cros et donc de Gaudéric Mèche… On aura tout de même mis de nombreuses années à comprendre cet indice, et quel indice !



Sans aucun doute, Joseph Chiron partageait un secret avec Gaudéric Mèche et ce dernier lui apporta manifestement des ressources financières importantes pour monter rapidement son œuvre bienfaitrice. Que connaissait-il du secret de Mèche ? Nous ne le savons pas. Mais ce qui est certain , c’est que nous découvrons ici un autre personnage de l’affaire qui est passé en faisant le bien et que malheureusement l’Histoire ignora totalement.

Espérons qu’ils sont réhabilité avec l’énigme de Rennes-Le-Château…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 31 Mai - 13:15



Le sanctuaire






♦ L’extérieur du sanctuaire



Notre Dame du Cros d’origine romane fut fondée en l’an 900 après J.-C. Elle fut restaurée plusieurs fois au XVIIIe puis au XIXe siècle. On la trouve aussi sous la dénomination de Chapelle de ND du Cros car elle est considérée comme une dépendance de l’abbaye de Caunes.






A gauche du sanctuaire, une petite maison est accolée et fit office de presbytère.






Cet endroit est chargé d’émotion puisque c’est dans cette maison que vécut le chanoine Gaudéric Mèche de 1838 à 1864.






C’est aussi sous ce toi que le Père Joseph Marie Chiron rendit son dernier soupir, dans les bras de Gaudéric Mèche le 27 décembre 1852, au lendemain de Noël.


Une voûte ogivale dessine l’ancienne entrée du sanctuaire. Elle fut murée par Gaudéric Mèche lors de ses travaux. Sur l’autre face, le porche d’entrée protège la sépulture de Joseph Chiron

Il faut dire que depuis sa nomination comme aumônier de ND du Cros en 1838, Gaudéric Mèche fit de nombreuses rénovations. Il voûta l’église, bâtit des chapelles et la sacristie. Il agrandit également le presbytère. Mèche mourut à Limoux, après avoir été le bienfaiteur de l’église Saint-Martin.


Sur le fronton, au-dessus de l’ancienne entrée, est gravée un magnifique A et un M entrelacé, signifiant « Ave Maria ». Ce signe qui signe ainsi tout sanctuaire marial et bien connu des passionnés puisqu’on le retrouve à plusieurs endroits, notamment au bas du pilier wisigoth inversé dans  le jardin de Saunière.






En haut du fronton une date légèrement effacée 1915 indique une
campagne de restauration, sans doute celle du XIXe siècle et sur laquelle l’évêché de Carcassonne, propriétaire du lieu, refuse de communiquer







Il faut dire que ND du Cros appartient à l’association diocésaine qui est également propriétaire de ND de Marceille. Or, s’il y a eu restauration, il y a eu financement… Ce sujet visiblement dérange…


On peut remarquer sur cette ancienne carte postale que l’ancienne porte d’entrée du sanctuaire existait encore.






La photo doit donc dater de quelques années avant la restauration…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 31 Mai - 13:17

♦ La Vierge couronnée sous le porche



Sous le porche, juste au-dessus de la tombe de Joseph Chiron, une statue de la Vierge à l’Enfant accueille les visiteurs. Même si sa composition est assez classique, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec celle de ND de Marceille qui accueille également les paroissiens sous son porche. On y retrouve les mêmes attributs : une Vierge Couronnée et l’Enfant Jésus tenant une colombe dans ses mains, il faut d’ailleurs noter que la statue de ND de Marceille a été modifiée pour une raison inconnue puisqu’une ancienne photo atteste qu’à une certaine époque l’Enfant Jésus tenait un globe terrestre et non un oiseau.








♦ L’intérieur du sanctuaire



Comme à ND de Marceille, ND du Cros est richement décorée. Les murs en taille de pierre et les voûtes de l’ancienne chapelle gothique témoignent d’un lointain passé.







A droite de l’autel, une petite niche vitrée et entourée d’étoiles protège la statue protectrice de Notre Dame du Cros.


Comme à Notre Dame de Marceille, il s’agit d’un   Vierge Noire.


Cet objet de culte explique le terme sanctuaire donné au lieu.





Au fond de la nef, on aperçoit le décor du chœur, les autels  en [ffa07a]marbre de Caune[/color] et six statues monumentales du XVIIe siècle.










La chapelle qui a été restaurée par deux fois conserve malgré tout ses voûtes ogivales de l’époque romane, ceci donne une ambiance chaleureuse qui est accentuée par les couleurs ocres de la vieille pierre.






A l’arrière de la nef, une voûte et quelques escaliers témoignent de l’ancienne entrée de la chapelle du XIIIe siècle, condamnée par l’aumônier Gaudéric Mèche vers 1840.





Il est émouvant de penser que cet endroit fut certainement foulé par deux des prêtres fondamentaux de l’énigme de Rennes-Le-Château, Mèche et Boudet.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 31 Mai - 13:19

Quelques curiosités…


♦ ND de Marceille et ND du Cros



ND de Marceille et ND du Cros présentent des similitudes étonnantes :



♦  Ces 2 églises sont des sanctuaires. Un culte de la Vierge est effectivement présent dans les deux églises et chacune possède sa statuette et son pèlerinage.


♦   Ces 2 églises sont nées autour de deux légendes sur la découverte d’une Vierge. L’une des statuettes a été trouvée dans un champ, l’autre dans un rocher et toutes les deux reviennent mystérieusement sur l’emplacement de leur découverte.


♦  Ces 2 églises sont bâties près d’une source miraculeuse permettant la guérison des malades. Elles possèdent chacune sa fontaine bienfaitrice.


♦  Ces 2 églises ont été sauvées à la Révolution. Les deux édifices étaient effectivement voués à la destruction. Ils furent heureusement rachetés. C’est l’un des aïeux d’Henri Boudet qui racheta ND du Cros avant de répartir la propriété entre toutes les familles de Caunes.


♦  Ces 2 églises ont connu Boudet et Mèche. Ces deux abbés ont côtoyé à des périodes différentes ces lieux, scellant ainsi les deux sanctuaires au mystère de Rennes-Le-Château.


♦  Ces 2 églises ont fait l’objet de rénovations importantes avec des fonds d’origines inconnues (officiellement en tout cas)

♦  Ces 2 églises sont la propriété de l’association diocésaine de Carcassonne.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 31 Mai - 13:24

♦ La descente de croix de ND du Cros



De nombreuses toiles non signées décorent l’intérieur du sanctuaire. Voici au hasard deux œuvres encadrées de marbre rouge de Caunes.


Dans la nef à gauche, une toile du XVIIe siècle représente la descente de croix. On aura bien sûr reconnu une certaine ressemblance avec le même thème traité par Rubens en 1612.





Il suffit en effet de comparer avec son tableau central d’un polyptyque conservé à  la cathédrale Notre-Dame d’Anvers.
Remarquez que la scène est inversée ce qui pourrait indiquer que l’artiste a travailler à partir d’une gravure.






Un autre détail intéressant se trouve dans le bas du tableau. Visiblement cette partie a subi un noircissement très localisé de la peinture. Vieillissement de l’huile ou bitumage volontaire ? Dommage, car la signature était peut-être sous ce voile noir.





♦ La Pietà de ND du Cros


Plus loin, dans un autre cadre de marbre rouge, se trouve une Piétà accompagnée de deux anges. Un paysage sombre entoure la scène.






Mais encore ici nous sommes en présence de la copie d’une autre toile célèbre, la Piétà d’Annibale Carracci exécutée en 1595.


De même que pour la descente de croix, la partie basse de la toile est également bitumée, comme pour dissimulé un détail ou une signature.





Mais c’est en travaillant sur cette Piétà de ND du Cros qu’un détail étonnant m’ait apparu. Dans le bas gauche du tableau, 3 petites pierres rondes sont très distinctement dessinées. Leur présence est d’ailleurs étonnante dans ce parterre très sobre.









Nous retrouvons également 3 petites pierres dans la Piétà de Rennes-Les-Bains dans le coin bas gauche du tableau.






Coïncidence ? Sans doute.  Ce détail méritait en tout cas d’être signalé.


♦ Le calvaire


L’émotion est au rendez-vous en découvrant sur les lieux ce calvaire marqué d’une date mythique : 1886.






L’abbé Boudet aurait-il voulu laisser son empreinte sur ce site qui lui était si chère ?




Connaissant son excellence en matière d’allégorie cryptée, on peut se demander s’il s’agit d’une vulgaire coïncidence…

Vous avez bien sûr reconnu la date figurant sur la couverture de son livre « La Vraie Langue Celtique », date tant vénérée et à laquelle Boudet découvrit peut-être enfin la première cache… L’ombre de Boudet  plane bien sur Notre Dame du Cros…



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 31 Mai - 13:25

♦ Clin d’œil



En poursuivant la visite, une curieuse pierre sert de borne au chemin d’accès de Notre Dame du Cros. Sur sa face, on peut lire :

« CHEMIN RAMBAUD 1885 »





On ne peut bien sûr rester insensible à la lecture de date très importante pour  l’abbé Boudet puisque c’est à cette époque que son livre culte « La Vraie Langue Celtique » fut achevé.


♦ Marbre de Caunes à NDM


Par contre ce n’est peut-être pas un hasard que nous retrouvions du marbre de Caunes-Minervois à Notre Dame de Marceille, et de plus sur un emplacement bien significatif puisqu’il s’agit de l’inscription « Sanctuarium Dei » posée par Henri Gasc devant l’autel.





Une belle légende


Notre Dame du Cros est entourée de légende. En voici, une rapportée par Franck Daffos et qui n’est pas sans rappeler la fontaine de Marcilla à Notre Dame de Marceille… et qui selon une autre légende permet de rendre la vue…



Bien sûr, on aura reconnu une allusion à la fameuse coupe mythique que d’autres auteurs et d’autres légendes appellent le Graal…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 31 Mai - 14:17



Le Rosaire et ses mystères


Curieusement, Notre Dame du Cros n’affiche pas de chemin de croix, mais plutôt un chemin Rosaire à l’extérieur. Mais qu’est-ce qu’un Rosaire ?

Dans la religion catholique, le Rosaire est un grand chapelet consacré à la Vierge. Il trouve son nom du latin ecclésiastique [i[rosarium[/i], qui désignait la guirlande de roses dont la Vierge était couronnée. Le Rosaire se traduit en fait par une prière mariale. La récitation du Rosaire consiste à égrener 15 dizaines d’Avé, chacune introduite par un Pater et conclue par un Gloria Patri, tout en contemplant successivement quine mystères (3x5) de la vie du Christ de la Vierge Marie.



♦ Le cycle des mystères


Le Rosaire est une prière centrée sur le Christ. Chaque dizaine s’applique à un mystère. Le chapelet entier comporte 5 dizaines et forme un cycle de 5 mystères. Ces mystères se rapportent à la vie de Jésus en tant qu’homme et en tant que Dieu.


Le premier cycle est celui des mystères joyeux qui se rattachent à l’enfance et à la jeunesse de Jésus. Le second cycle est celui des  mystères douloureux sur Passion de Jésus depuis l’heure du Jardin des Oliviers jusqu’à sa mort sur la Croix. Le cycle des mystères glorieux porte sur la gloire de sa Résurrection et de son Ascension, la descente de l’Esprit et l’accomplissement de la vie de Marie.




► La fontaine



Comme à Notre Dame de Marceille, Notre Dame du Cros a aussi sa fontaine. Perdue dans un jardin bucolique et abandonné, elle est aujourd’hui asséchée.




Car à proximité de l’église, il existe une source dont l’eau aurait la propriété d’enrayer les fièvres. Cette fontaine était-elle connectée à la source ? Certainement…


Nous aurions alors comme à Notre Dame de Marceille, une fontaine miraculeuse…





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 31 Mai - 14:19

♦ Le chemin du Rosaire



Pour ajouter au charme mystérieux du lieu, n’oublions pas ce délicieux chemin du Rosaire bucolique qui longe un ravin pittoresque. Il rappelle étrangement celui de Rocamadour ou chaque petite chapelle délivre son message pieux aux pèlerins, le long d’un sentier pédestre qu’il faut gravir. Je dois avouer que si de nombreux lieux m’ont fait ressentir bien souvent le souffle de Boudet, celui-ci tient la palme…





Le petit chemin verdoyant est ponctué de stations égrenant les mystères du Christ et de la Vierge Marie. Les 15 stations concrétisées chacune par une petite chapelle, sont divisées en trois groupes, un pour chaque type de mystères.






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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 31 Mai - 14:20

♦ Les mystères joyeux




On ne peut s’empêcher de contempler le médaillon représentant  l’Arche d’alliance sur cette station…











Aucun rapport avec Gérard de Sède bien sûr, mais le clin d’œil est amusant…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 31 Mai - 14:25

♦ Les mystères douloureux


















♦ Les mystères glorieux


















Notre Dame du Cros est une étape très particulière dans la découverte des mystérieux curés du Razès. On ne peut rester insensible au charme et à la magie du lieu. Si certains affirment que tout a été dit autour de Rennes-Le-Château, voici un exemple qui montre le contraire…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 1 Juin - 8:26






Le tombeau des Pontils et Poussin
♦ Quel est le lien entre le tableau de Nicolas Poussin et Rennes-Le-Château ?
♦Pourquoi le Tombeau des Pontils est-il lié à Rennes-Le-Château ?
♦ Pourquoi le Tombeau des Pontils suggère les Bergers d’Arcadie ?

L’histoire du Tombeau des Pontils
Pure coïncidence ?
♦ Les dernières thèses…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 2 Juin - 10:30

LE TOMBEAU DES PONTILS


Dans toute l’affaire de Rennes-Le-Château, la plupart des thèmes sont curieux, insolites, remplis de coïncidences et nous font douter en permanence.

Mais la coïncidence ici n’est qu’apparente, car derrière ce tombeau hors du commun, se cache une réelle histoire étonnement liée aux mystères de Rennes-Le-Château et à un grand artiste peintre du XVIIe siècle, Nicolas Poussin.



Voici l’histoire de ce tombeau et ses liens avec l’affaire.



Le tombeau des Pontils et Poussin


Dans la région du Razès, il existe, ou plutôt il existait, au lieu-dit « Les Pontils » sur la route D613 entre Serres et Arques, un tombeau ressemblant étrangement à celui d’un tableau très célèbre : Les Bergers d’Arcadie (version II) peint par Nicolas Poussin. Ce tombeau étrangement lié à un tableau du XVIIe siècle fut découvert par hasard en 1970 et alimenta toutes les spéculations. C’est Gérard de Sède, le premier, qui le fit connaitre au public en 1972  dans un article publié sur le mensuel « Le Grand Albert » et co-signé avec Jean Pellet.



Le tombeau sera ensuite cité dans un ouvrage célèbre »La race fabuleuse » de Gérard de Sède. La sépulture des Pontils entra ainsi dans la légende de Rennes et le public put prendre connaissance d’un élément majeur de l’affaire. Mais paradoxalement, dans l’esprit des chercheurs, le lien avec Rennes-Le-Château ne se fit pas immédiatement et de nombreuses erreurs furent publiées comme celle prétendant que le tombeau marquait très exactement le méridien 0.  En fait ce dernier passe à environ 250 m ce qui est déjà extraordinaire lorsque l’on ramène cet écart avec la longueur d’un méridien traversant la France.


Le tableau « les Bergers d’Arcadie (Version II) » peint par Nicolas Poussin (1594-1665) fut d’après Gérard de Sède convoité par Bérenger Saunière lors d’une visite qu’il aurait faite à Paris.


Officiellement réalisé entre 1638 et 1640, une contre  verse sur l’époque de sa réalisation existe entre experts et chercheurs. La date officieuse serait plutôt comprise entre 1650 et 1655, compte tenu de la maturité de la scène, du trait et de la biographie du Maitre des Andelys.


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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 2 Juin - 10:31

Ce fut sans aucun doute avec stupeur que le découvreur contempla en 1970 un tombeau en tout point identique au tableau. Le tombeau se trouve en face d’une route, à la sortie d’un virage sur la départementale qui mène à Arques, perché sur une protubérance rocheuse et on loin de Rennes-Le-Château.
L’affaire de Rennes prenait forme peu à peu.

Si l’on compare le tableau avec le Tombeau des Pontils et en prenant soin d’observer ce dernier dans la bonne direction, la ressemblance est frappante. Une légère forêt entoure le monument et il ne manque que les bergers et la bergère. Dans le contrebas, coule un ruisseau partiellement asséché, la Rialsesse. En arrière-plan se trouve à droite le Mont Cardou, puis le Château de Blanchefort près du Roque Nègre et la colline de Rennes-Le-Château au loin…




♦ Quel est le lien entre le tableau de Nicolas Poussin et Rennes-Le-Château ?



Pour assimiler l’importance du Tombeau des Pontils, il faut aussi comprendre l’importance du tableau des Bergers d’Arcadie dans l’affaire. Pour simplifier, on peut affirmer que Nicolas Poussin porta à son comble son ingéniosité pour nous faire parvenir un Secret très important à l’aide de cette toile. Ce tableau, qui a première vue nous offre une démonstration flagrante de son talent et une belle scène allégorique, recèle bien autre chose. Il suffit d’apprécier ses liens historiques avec l’affaire et avec des personnages célèbres tel que Louis XIV pour en prendre conscience. La scène d’Arcadie fut également reprises par de nombreux artistes, initiés ou non, comme peuvent le témoigner différentes versions crées par la suite…


4 raisons majeures existent pour  lier le tableau des Bergers d’Arcadie à Rennes-Le-Château :


• Le profil montagneux peint sur le tableau existe en vrai dans le Haut Razès. En fait, les montagnes des Bergers d’Arcadie forment un panorama à 270° du Haut Razès présenté en fond de tableau. Au centre, on trouve le Bugarach et à droite, la pente du Mont Cardou, le pic de Blanchefort et la colline de Rennes-Le-Château.

• Sur le Tombeau au centre du tableau, est inscrit un texte pointé par le doigt de l’un des bergers. Cette inscription est « ET IN ARCADIA EGO », or on retrouve ce texte sur la Dalle tombale de la Dame de Blanchefort


• D’après une lettre de l’abbé Fouquet à son frère l’intendant Nicolas Fouquet, Nicolas Poussin aurait été initié à un ténébreux mystère…

• Selon l’histoire officielle racontée par bca9f5][color=#Gérard de Sède[/color], c’est lors de sa supposée visite à Paris en 1892, consécutive à la découverte des parchemins, que Bérenger Saunière aurait demandé une copie de ce tableau au Louvre…



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 2 Juin - 10:33

♦Pourquoi le Tombeau des Pontils est-il lié à Rennes-Le-Château ?



Il existe 4 faits essentiels reliant incontestablement le Tombeau et sa situation géographique à l’énigme :


• Le tombeau des Pontils possède une situation géographique particulière : il se situe à 250m du Méridien zéro, appelé également le Méridien de midi, entre Peyrolles et Serres, près d’Arques. Ce méridien bien connu des passionnés de Rennes-Le-Château, est au cœur de l’énigme.

• Le tombeau des Pontils participe aux tracés géométriques et aux alignements topologiques de la région. Ce thème sera traité spécifiquement.


• Il existe une ressemblance frappante entre le Tombeau des Pontils et le tombeau peint par Nicolas Poussin dans sa seconde versions des Bergers d’Arcadie.

• Une Dalle trouvée près du tombeau aurait été transportée depuis les Pontils à Rennes-Le-Château et aurait servi de pierre tombale pour la marquise de Blanchefort. Cette dalle portait selon la légende la formule «ET IN ARCADIA EGO »…




♦ Pourquoi le Tombeau des Pontils suggère les Bergers d’Arcadie ?



Il existe une ressemblance frappante entre les deux décors. Les tombeaux se ressemblent en terme de dimension, de forme et d’orientation. Mais surtout, si un observateur se place sur le même point de vue que celui du tableau, le profil de montage à droite de la toile suit le paysage : le Roco-Forcado (appartenant au Cardou) (1), le Roc de Blanchefort (2) et Rennes-Le-Château (3).








L’histoire du Tombeau des Pontils

Nous devons le premier récit sur l’histoire du tombeau à Franck Daffos (« Etudes critiques » paru en 1978)

Le «Moulin des Pontils », propriété située encre Couiza et Arques, fut achetée en 1880 par Louis Galibert et son épouse Elisabeth. Son idée était de
Convertir la grande maison en une usine pour la fabrication d’épaulettes et de chaussures convertir la grande maison en une usine pour la fabrication d’épaulettes et de chaussures militaires. Un barrage et une dynamo furent également construits sur le cours d’eau qui, à cette époque, avait un débit suffisant pour fournir en électricité ses machines.

En 1903 le petit-fils de Mr Louis Galibert fit creuser une tombe par Mr Bourrel, un tailleur de pierres de Rennes-Les-Bains. La tombe fut creusée à l’endroit que l’on connait aujourd’hui, sur un tertre naturel. Puis en 1904, Louis Galibert y déposa la dépouille de sa grand-mère.


Mais la famille Galibert ainsi que l’usine quitta Peyrolles pour Limoux. Elle acheta une concession au cimetière de la ville N°647, et le  12 décembre 1921, elle fit construire au caveau. La porte et les parements en pierre de taille du tombeau des Pontils servirent alors à couvrir le caveau de Limoux. Enfin, les restes d’Elisabeth Galibert y furent transférés et la propriété des Pontils fut vendue.





Le domaine devint alors la propriété de Mme Emily Rivarès, une femme française née à Paterson aux Etats-Unis et de son fils, Louis Bertram Lawrence.


La grand-mère de Louis Lawrence, Marie Rivarès, mourut le 28 novembre 1922 après s’être déplacée aux Pontils et selon ses souhaits, elle fut embaumée et déposée dans le tombeau des Galibert.


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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 2 Juin - 10:35

Vers 1931, à la mort de sa mère, Louis Lawrence attendit quelques temps et se livra à des scènes étranges. D’après les témoins de l’époque, il ne fit rien de moins que d’embaumer le corps de sa mère et ses deux chats, selon la volonté de la défunte. Il plaça ensuite les dépouilles dans le tombeau.


Par la suite, Louis Lawrence, s’installa aux Pontils et fit refaire la sépulture. C’est à cette époque, entre 1927 et 1933, que curieusement on érigea sur la tombe une forme parallélépipédique surmontée d’une pyramide tronquée recouverte d’un enduit cimenté. Le tombeau prit alors l’apparence exacte du Tombeau des Bergers d’Arcadie.

Louis Lawrence était un homme érudit, diplômé des hautes écoles des Etats Unis. Il mit au point un poste TSF portable antiparasites qu’il commercialisa lui-même. Il mourut le 25 juillet 1954 à Carcassonne dans la misère et après avoir dépensé l’important héritage de sa mère.


Le tombeau des Pontils n’est malheureusement plus visible aujourd’hui.
Il fut détruit par son propriétaire le 9 avril 1988.

Celui-ci, lassé de voir des curieux et des chercheurs de trésor sans scrupules, occasionner des dégâts dans sa propriété, il décida de supprimer définitivement la sépulture…Il est vrai qu’il menaçait depuis longtemps un passage à l’acte…

C’est un témoignage et un monument perdu à jamais pour les générations à venir…



Aujourd’hui, le paysage magique n’est plus et les traces du passé s’estompent peu à peu.

Le tombeau des Pontils n’est qu’un souvenir pour les anciens chercheurs mais heureusement des photos témoignent de son existence. On peut encore observer le socle et une dalle de béton faite après la destruction et marquée d’une croix.

L’avenir dira certainement qu’une pièce importante du puzzle disparue par la bêtise et l’ignorance de certains…


Pour les curieux, il reste le monticule rocheux qu’il faut repérer à la sortie d’un virage.


Le tombeau fascina en tout cas les premiers chercheurs et les journalistes de la BBC. On était encore loin à cette époque de se douter des méandres de l’énigme…



Pure coïncidence ?


Il est clair que si l’on se fie à l’histoire officielle du Tombeau des Pontils, celui-ci aurait été creusé en 1903 et il aurait pris sa forme définitive en 1933 par Louis Lawrence. Le tombeau serait donc né en plein XXe siècle, ce qui est une raison essentielle pour affirmer que Poussin n’a pas pu s’inspirer de cet endroit pour composer sa dernière version des Bergers d’Arcadie. La ressemblance ne serait donc que fortuite ou voulu par Louis Lawrence pour d’obscures raisons…


Et effectivement, cet argument est régulièrement avancé par de nombreux détracteurs, ce qui permit pendant longtemps de balayer d’un revers de main toutes les curiosités liées à Rennes-Le-Château. Le tombeau des Pontils ne serait donc qu’une invention des chercheurs de Rennes pour embellir l’histoire. La présence du tombeau à cet endroit tombait bien. Si l’on ajoute à cela que Nicolas Poussin, dont on connait parfaitement sa biographie, ne mis jamais les pieds dans le Razès, l’affaire serait définitivement entendue. Il ne restait plus que Gérard de Sède et quelques illuminés pour souligner la fabuleuse coïncidence.



La célébrité naissante de cette tombe aurait donc pu s’arrêter là, mais dans l’affaire de Rennes, rien n’est simple. Il se trouve par exemple qu’après des recherches menées par Alain Féral, ce lieu précis aurait déjà servi au XVIIIe siècle et on pouvait y trouver un monument, un lieux de recueillement ou un cénotaphe.

Il existe en France de nombreux cénotaphes d’apparence très variés et qu’il ne faut pas confondre avec des tombeaux. Tous ont pour objet de commémorer un lieu ou une mémoire comme celui de Château-de-Randon (Lozère) en souvenir au célèbre connétable Bertrand Duguesclin.

Exemple de cénotaphe, celui du connétable Duguesclin (ancienne carte -1900)

D’autre part, il existe un autre témoignage historique rapporté par Alain Féral et qui nous parle d’une dalle précieuse près de serres et qu’il conviendrait de protéger. En effet :


Ce tombeau serait cité dans un ouvrage du XVIIIe siècle de l’abbé Delmas et il serait décrit avec sur sa face nord une pierre verticale qui porterait cette devise : « ET IN ARCADIA EGO »

Cette pierre aurait été transportée en 1789 au cimetière de Rennes-Le-Château. L’abbé Antoine Bigou se serait ensuite occupé de celle-ci pour compléter la sépulture de la Marquise de Blanchefort. Il existerait d’ailleurs dans les archives de l’Evêché, un document de la main du prêtre portant sur le transfert de cette dalle de Serres à Rennes-Le-Château et effectué  par un certain Guillaume Tiffou, en novembre 1789.
Enfin, il ne faut pas oublier que le Tombeau des Pontils est situé à 250 m environ du Méridien de Midi. Cette coïncidence ajoute un doute supplémentaire à un dossier déjà bien épais. D’ailleurs, le tombeau est aussi situé sur des alignements topographiques remarquables…

Serions-nous uniquement en présence d’une simple série de coïncidence ?

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 2 Juin - 10:37

♦ Les dernières thèses…


Gérard de Sède et de nombreux chercheurs ont longtemps voulu apporter une explication sans faille à ce mystère. C’est ainsi que durant de nombreuses années des éléments sont venus s’ajouter à l’énigme des Pontils, semant ainsi la confusion. Les contradictions sont en effet multiples et l’une des plus évidentes est celle-ci : Comment Poussin n’a pas pu pendre un paysage avec un tombeau qui ne prit sa forme définitive qu’en 1933…


Il faut attendre les années 2005 pour que des questions essentielles soient enfin correctement posées. Avons-nous les réponses ? Surement pas, puisqu’il n’existe à ce jour aucune preuve. Mais il existe des pistes de recherche et c’est déjà beaucoup pur un Secret qui n’aurait jamais dû être connu du public.

Si Poussin n’est jamais venu dans le Razès comment expliquer qu’il ait pu peindre un paysage proche de Rennes-Le-Château ?



Pour répondre, il faut se rappeler d’Ambroise Frédeau, moine des Augustins de Toulouse, et peintre du fameux Saint Augustin (le Saint Antoine de Notre Dame de Marceille). Fait extraordinaire, Ambroise Frédeau (1589-1673) était un excellent ami de Nicolas Poussin et à ce titre Frédeau lui fournissait des peintres toulousains comme [/color=#66cdaa]Jean-Pierre Rivals[/color], artiste régional bien connu. Or Ambroise Frédeau utilisait de temps en temps un atelier de l’Ordre des Augustins situé entre Limoux et Alet. Plusieurs artistes étaient donc capables de préparer des fonds de tableau de la région du Haut Razès. Il était d’ailleurs courant que les maitres utilisent des toiles préalablement préparées.



Un ou plusieurs paysages de Rennes-Le-Château ont donc pu être esquissés par l’un des anciens élèves d’Ambroise Frédeau. Il était ensuite facile pour Poussin de choisir l’un d’eux et de concevoir la seconde version des Bergers d’Arcadie…



Poussin n’ayant pas pu peindre le Tombeau des Pontils, qui eut l’idée de faire ressembler ce dernier avec les Bergers d’Arcadie II ?



La ressemblance est incontestable et il est inutile de nier l’évidence. Mais alors, qui aurait voulu qu’à cet endroit des Pontils, un tombeau rappelle le tableau de Poussin et dans quel but ?
Comme dans toute enquête policière, cette question revient en fait à celle-ci : qui avait intérêt à poser la scène arcadienne dans ce lieu-dit ? Et surtout, parmi les personnages célèbres de l’affaire, qui pouvait être capable de monter un tel jeu de piste ?


Un premier nom évident, maniant aussi bien la subtilité que le codage, vient immédiatement à l’esprit : Henri Boudet



Nous savons que le tombeau fut creusé en 1903 par le maçon Bourrel de Rennes-Les-Bains. Boudet, curé du village, devait très bien le connaitre. Or c’est aussi cette période que des codages importants se mirent en place dans le Domaine de Bérenger Saunière.



Henri Boudet, après la publication de son livre «La Vraie Langue Celtique » en 1896 devait certainement recherche des éléments immuables dans le temps pour achever son œuvre de cryptage. Il savait également que le tableau de Poussin est un indice fondamental pour l’énigme. Son idée était donc sans aucun doute de figer dans un décor réel ce tableau pour attirer l’attention. Mais où ?


Quoi de plus naturel que de construire un tombeau non loin du fameux Méridien 0 ? L’initié aura vite fait le rapprochement…Mais le plus difficile reste à faire : convaincre les propriétaires. Or il est très facile pour un curé d’influencer une famille, en l’occurrence la famille Galibert. Boudet aurait donc suggéré à Louis Galibert de creuser une sépulture dans un endroit bien précis de sa propriété. Louis Galibert connaissait-il la vraie destination de cette tombe…Pas sûr…



Pourquoi créer un tombeau qui ressemble aux Bergers d’Arcadie ?


Si l’on considère que Boudet connaissait la valeur du message des Bergers d’Arcadie, il est facile d’imaginer que la construction du tombeau dû représenter pour lui tout un symbole. J’imagine aussi le nombre important de randonnée qu’il dut effectuer pour découvrir le site idéal. Mais tout ceci dans quel but ?


Henri Boudet, doit impérativement à partir de 1900, terminer son codage. Il sait aussi que son livre codé «La Vraie Langue Celtique » est un échec. La construction de ce tombeau lui permet non seulement d’attirer l’attention sur les Bergers d’Arcadie de Poussin, mais aussi de poser des alignements immuables pour les générations futures…

En résumé, l’hypothèse qu’il faut retenir aujourd’hui est la suivante :


Ce n’est pas Poussin qui a peint un tombeau se trouvant aux Pontils, mais Boudet qui fit certainement tout pour matérialiser la scène d’Arcadie II de Poussin aux Pontils…


Comme il nous le suggère sur sa tombe, Henri Boudet est hanté par le fait de laisser un message codé suffisamment subtil à ses successeurs. Ce travail aura décidément réussi puisqu’il fallut attendre plus de 100 ans  pour commencer à comprendre.

L’idée de donner une vie au tombeau de Nicolas Poussin est tout simplement géniale…Bravo Mr Boudet. Dommage qu’il fut détruit par la bêtise des hommes un siècle plus tard…



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 2 Juin - 11:20






Antugnac et Saunière
Le Christ d’Antugnac
♦ Une main retrouvée
Le calvaire
♦ IИRI
♦ La date 1838

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 8 Juin - 14:10

LE CHRIST (JESUS) D’ANTUGNAC




Antugnac et Saunière


Quel peut être le rapport entre ce petit village de l’Aude, Antugnac, son calvaire et l’affaire de Rennes-Le-Château ?


Pour le comprendre il faut remonter à l’époque ou Bérenger Saunière, futur prêtre de Rennes y donnait ses sermons.


Antugnac est un joli village installé sur le versant d’une colline au bord d’une rivière « Le Croux ». La petite commune est très près de Montazels, lieu de naissance de Bérenger Saunière, à environ 6 km de Rennes-Le-Château.




Le château seigneurial près de l’église fut bâti vers 1615. L’édifice était d’un aspect très modeste et nous pouvons le voir aujourd’hui sous la forme d’une habitation moderne. L’église, bien conservée, date du moyen âge et son originalité tiens du fait qu’elle est fortifiée. On peut facilement le constater en observant tout autour une muraille servant d’enceinte et un parapet à créneaux. La paroisse est dédiée à Saint André.


En 1890, 5 ans après sa nomination à Rennes-Le-Château, l’abbé Saunière fut par décision de l’évêché, chargé d’assurer le service religieux de la paroisse d’Antugnac, ceci en attendant l’arrivée d’un nouveau curé.

Durant cette période qui dura plusieurs mois entre  1890 et  1891, Saunière consigna dans un journal toutes ses activités et ses réflexions personnelles. Il y décrivit notamment les longs trajets qu’il devait faire à pied entre Rennes-Le-Château et Antugnac.



Ces notes, qui sont les seuls écrits de notre curé, sont rassemblées dans un livre publié sous le titre :

Mon enseignement à Antugnac »

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 8 Juin - 14:12

Mais le plus intéressant ne se situe pas près de l’église, mais plutôt à la périphérie du village.


Si on traverse son centre vers l’Est et que l’on prend à droite une petite route champêtre. Il est possible de voir à 300 m, au croisement d’un chemin, un calvaire et un Christ sur pied… [color=#d0a9f5] le Christ d’Antugnac.


Le Christ d’Antugnac


La statue représente Jésus adulte, grandeur nature, les épaules basses et la tête légèrement inclinée. Ses bras ouverts semblent tendus. Les mains ont été malheureusement saccagées mais on devine que sa main gauche devait montrer son cœur flamboyant.

Saccage gratuit ou délibéré ? S’agit-il d’un simple vandalisme ou plutôt de la suppression d’un indice trop évident ? Nous verrons par la suite que la réponse n’est pas si simple.






Le cœur flamboyant de Sacré-Cœur orne sa poitrine, thème que l’on retrouve dans la Villa Béthania de Saunière et dans de nombreux  objets lui ayant appartenu. La statue en terre cuite est posée sur un important piédestal. Toutes ses caractéristiques ont une empreinte, celle de l’Eglise Saint-Sulpice.


Dans l’affaire de Rennes, les symboles sont primordiaux et rien ne doit être sous-estimé. Le hasard est peut-être au rendez-vous, ou pas…


Si l’on suit le regard du Christ, il est étonnant de constater qu’il croise exactement l’église d’Antugnac et au-delà, le mont Cardou, un relief célèbre pour avoir été peint sur le bas-relief Marie-Madeleine, dans l’église de Saunière. Mais ce n’est pas tout.




Le socle rectangulaire de la statue est aligné sur le regard et la mesure de l’angle entre le sud et un côté du rectangle vaut très exactement 75°. Ce nombre est hautement symbolique et ésotérique, comme nous le verrons dans d’autres thèmes.


Si on trace une droite passant par l’emplacement de la statue orientée à 105° Sud Est (75° avec le Sud), cette droite traverse exactement le Pech du mont Cardou, comme on peut le voir ci-dessous. Il faut également souligner que le Mont Cardou fait l’objet de plusieurs recherches. Certains auteurs le considèrent  même comme un lieu extrêmement particulier.







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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 8 Juin - 14:14

♦ Une main retrouvée


Pendant longtemps le Christ d’Antugnac fut considéré comme tel, c’est-à-dire comme une représentation du Christ après la crucifixion et donc ressuscité. Si tel est le cas, la statue devait porter des stigmates sur les mains et les pieds, comme dans le cas du Christ de la Villa Béthanie. Ce dernier est en effet un Christ ressuscité.





Or l’image de cette main retrouvée du Christ d’Antugnac ne présente aucun stigmate. Ceci prouve que la statue et en réalité une représentation de Jésus vivant, tel qu’on peut le voir sur la fresque dans l’église de Saunière.


Le Christ d’Antugnac devrait dont s’appeler «Le Jésus d’Antugnac ».


La couleur « or » de cette main montre en tout cas que l’effigie christique devait non seulement être entièrement peinte, mais également particulièrement flamboyante. Quel était son but réel ?



Le calvaire


On l’oublie souvent, mais le Christ d’Antugnac, c’est aussi un calvaire concrétisé par une large croix posée sur un solide cube de pierres. Si ce calvaire trouvait certainement son utilité pour marquer le croisement des deux chemins, la présence d’une statue christique façon Saint-Sulpice à 5 m en arrière du calvaire est plus étrange.




Les surprises ne manquent pas car la croix rustique porte également quelques curiosités :

• Jésus tourne le dos à une croix ce qui est surprenant et contraire à la tradition. Si la croix correspond très certainement au bornage du croisement des chemins, que signifie la présence de Jésus regardant dans une autre direction précise.

• La croix porte une inscription en haut, INRI, composée d’un N inversé.

• Une date est présente 1838, et dessous deux lettres : BD




♦ IИRI



IИRI signifie «Iesus Nazarennus Rex ludaeorum » (I étant le J hébreu), et se traduit par « Jésus le Nazaréen Roi des Juifs ». Or cette inscription est ici gravé avec un N inversé. Les N inversés qualifiés souvent d’erreur ou de gaucherie de la part de l’artiste ou du graveur, sont fréquents dans le Razès, mais également dans d’autres régions. Aucune explication valable ne permet de justifier leur présence mais un fait est certain. L’affaire de Rennes semble cristalliser cette symbolique puisqu’on retrouve des N inversés sur les fresques de Emile Signol dans l’église de Saint Sulpice ou tout simplement sur la croix de la sépulture de Saunière.


Malheureusement et une fois encore, le N inversé d’Antugnac a fait l’objet de vandalisme. De même que pour les mains coupées, il peut s’agir de la même intention d’effacer les traces d’une symbolique trop voyante ou gênante…




♦ La date 1838



La gravure de la date est également curieuse. Les 8 sont formés chacun par 2 cercles qui ne se touchent pas.

Le 3 possède aussi une calligraphie particulière et exagérée. Si on mesure l’angle des deux segments de droite du
3, il fait 75°… Un hasard ? Peut-être, mais cela mérite d’être noté.




Les coïncidences ne s’arrêtent pas là : Si on applique un petit exercice classique de numérologie sur la date [/color=#f4a460]1838[/color] on peut déduire 8 - 1 =7 et 8 - 3 = 5 ce qui donne 75. Sans doute pour ceux qui n’auraient pas encore compris !

Enfin n’oublions pas que Bérenger Saunière installa sur le fronton de sa Villa Béthanie et dans son église Marie Madeleine de deux autres représentations de même nature, l’une est Jésus sur la Montagne Fleurie, l’autre le Christ ressuscité, grandeur nature et les bras ouverts…




C’est en 2012 que le Jésus d’Antugnac fut restauré.


Désormais à proximité d’une habitation récente, dégagé des arbres et d’une végétation sauvage, débarrassé des mousses, recouvert d’un blanc de  bâtiment, celui qui avait des mains d’or regarde toujours impassible Antugnac et l’horizon vers le Cardou…


Photo 2012

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 8 Juin - 19:30



L’église Saint Sulpice de Paris– Lieu de Culte Lazariste

La période moyenâgeuse
♦ Qui  était Saint-Sulpice ?
1642-1678 Période de reconstruction
♦ La période du XVIIe siècle – L’essor culturel
♦ Qui était Jean Jacques Olier ?
♦ Qu’est-ce que la Compagnie du Saint-Sacrement ?
♦ Qui était Saint Vincent de Paul ?
1719-1732 La reconstruction se termine
1732 – 1789 Les premiers embellissements
♦ La façade extérieure
♦ La chapelle de la Vierge
♦ La chaire
♦ Le gnomon astronomique
♦ Le grand orgue
♦ Les deux bénitiers
1789-1802 La Révolution politise Saint-Sulpice
De 1802 à aujourd’hui
♦ 17 artistes
♦ La fontaine des 4 évêques
♦ Quelques personnages célèbres à Saint-Sulpice
♦ Prenons de la hauteur
♦ Saint-Sulpice en panorama 360°
(voir l’application sur http://www.rennes-le-chateau-archive.com/eglise_st_sulpice_son_histoire.htm)




L’église Saint Sulpice de Paris – ses curiosités

Avant-propos
Le gnomon de Saint Sulpice
♦ Qu’est-ce qu’un gnomon ?
♦ Le gnomon de Saint-Sulpice
  ► L’obélisque
    ► La ligne de laiton
    ► La lunette dans le vitrail
    ► Le principe du gnomon
    ► Le mystère de son inscription
Du méridien de Paris à la Ligne Rose
♦ Le Méridien officiel
♦ Les médailles ARAGO
♦ Les méridiens de Saint-Sulpice et de Paris
♦ Le méridien et le Serpent Rouge
♦ Le méridien et le Prieuré de Sion
Les mystères Signol
♦ La fresque « L’Arrestation »
♦ La fresque « La Crucifixion »
  ► Le Titulus Crucis de Signol
  ► Le mystère du Titulus Crucis
♦ Le Titulus Crucis, vraie ou fausse relique ?
♦ Le mystère Signol continue…
♦ La fresque « La Résurrection »
♦ La fresque « L’Ascension »
♦ Disposition des fresques





L’église Saint Sulpice de Paris  –
Ses liens avec l’énigme de Rennes



Les liens avec l’énigme de Rennes-Le-Château
Allons plus loin…
♦ Le Serpent Rouge
♦ Le 17 janvier
♦ Le prieuré de Sion
♦ Origine mérovingienne
♦ 1645-1646 Une coïncidence curieuse
♦ Olier et Saint Vincent de Paul
♦ Olier et Nicolas Pavillon
♦ Le méridien de Paris et Bourges
♦ Les fresques de Signol
♦ Les fresques de Delacroix
1861 – Une date et un nombre remarquable
♦ Un peu de numérologie pour se détendre…
♦ Vous doutez toujours ?
♦ Style corinthien et la fresque de Saunière
♦ Style saint-sulpicien

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 20:48








Pour beaucoup, l’église Saint-Sulpice de Paris est devenue médiatiquement célèbre grâce à l’auteur Dan Brown devenu célèbre avec son Best-Seller DA VINCI CODE. Pour le grand public, Saint-Sulpice serait soit le symbole d’un ordre secret et mystérieux, soit une simple église que l’écrivain aurait exagérément utilisée pour le bien de son roman, et ceci jusqu’à énoncer des erreurs historiques. Il est vrai que le DA VINCI CODE n’est qu’un roman…


Tout ceci aura finalement nui à la beauté historique, artistique et architecturale du site, la majorité du public n’y voyant aujourd’hui qu’un formidable montage publicitaire au service du livre le plus vendu au monde. Il était d’ailleurs amusant d’apercevoir durant la visite de l’église quelques panneaux indiquant aux visiteurs qu’il convient de distinguer les écrits de Dan Brown et de son DA VINCI CODE avec les vérités historiques de Saint-Sulpice.

Pourtant  l’église Saint-Sulpice mérite bien autre chose. Cette paroisse monumentale, richement décorée dans un style jésuite, a nécessité durant plusieurs siècles des efforts artistiques considérables. Surtout, et les chercheurs de Rennes le savent bien, ce majestueux monument est depuis longtemps fortement lié aux secrets du Razès et ceci pour de multiples raisons.


Et pour comprendre les liens et les indices qui unissent cette église avec l’énigme, il faut au préalable connaitre les fondements de l’affaire et surtout le [/color=#ff0000]Serpent Rouge[/color] qui fournit un fil d’Ariane. Car c’est dans cet ordre que l’on pourra apprécier le plongeon initiatique. Pour qui sait observer, tout y est symbole et allégorie. Comme dans le cas du Prieuré de Sion, il y a ceux qui n’y verront que des coïncidences fortuites ou une manipulation de l’esprit, ceux qui tiendront à l’Histoire officielle, et ceux qui pensent qu’il n’y a jamais de fumée sans feu…






La période moyenâgeuse

C’est au Moyen-Âge, en pleine période mérovingienne, que l’église [=#ff00ff]Saint-Sulpice[/color] est née. Son emplacement est situé près d’une ancienne abbaye, Saint-Germain-des-Près, construite à l’époque sur les prairies du bord de Seine, et dont ses origines remonteraient à l’an 542 sous le règne du roi mérovingien Childebert, fils de Clovis. Ce bourg Saint-Germain qui abritait des villageois et des paysans était doté d’une chapelle dédiée à Saint-Pierre devenue ensuite une église paroissiale. Ce sont les reconstructions successives au cours des siècles qui donneront à [=#ff00ff]l’église Saint-Sulpice[/color] son apparence actuelle.








Les cryptes qui peuvent aujourd’hui se visiter sont les restes de l’ancienne église «Saint-Sulpice des champs » construite au XIIe siècle.


La paroisse fut ensuite agrandie successivement et embellie au XIVe, XVIe et XVIIe siècle…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 20:51

Le plan ci-dessous montre la situation de l’église en 1552 dans son aspect ancien.







L’église est dédiée à Saint-Sulpicius, archevêque de  Bourges au VIe siècle, et qui mourut le 17 janvier 647. C’est pourquoi sa fête se déroule le 17 janvier, un jour de l’année hautement symbolique dans l’énigme de Rennes…


♦ Qui  était Saint-Sulpice ?



Saint-Sulpice naquit en 570 à Vatan dans le Berry. D’origine gallo-romaine, il voulut très vite devenir moine, mais ses parents l’envoyèrent durant six ans comme page au palais royal du roi franc Gontran, le petit-fils de Clovis.



De retour à 16 ans, il confirma son désir de rejoindre la vie des moines, mais son père le força à travailler sur les terres agricoles familiales.







Sa foi ne cessa de progresser, soulageant les mendiants, les pauvres, et les prisonniers, ceci jusqu’à l’âge de 40 ans. Mais un évêque de Bourges, Saint Outrille, qui l’avait connu au palais royal, le nomma en 612 archidiacre. Sa mission fut  l’assistance aux pauvres et la direction de la cathédrale de Bourges. Il devint prêtre en 618 puis rejoignit le roi  Clotaire II, neveu de Gontran où il fut chargé de devenir aumônier des armées.



En 624, l’évêque de  Bourges décéda et la ville ainsi que le clergé réclamèrent Saint-Sulpice comme nouvel évêque. Son pouvoir était alors important puisqu’il dirigeait plusieurs diocèses : Clermont, Limoges, Cahors, Albi, Mende, Le Puy et Rodez.



Son souci permanent des pauvres et des malades lui permit d’obtenir du roi Dagobert, successeur de Clotaire II, l’abolition de certaines taxes. Il s’occupa aussi de convertir à la foi les hérétiques. Sa vie était très austère, n’hésitant pas à jeûner ou a dormir dans un lit sommaire. Affable et hospitalier, sa charité fut exemplaire.


Saint-Sulpice dit le pieux mourut le 17 janvier 647 et il fut enterré à ND de la Nef près de Bourges. Cette église devint ensuite un lieu de pèlerinage célèbre (elle est aujourd’hui la maison des Petites Sœurs des Pauvres de Bourges).



Il existe au moins 350 paroisses en France, en Belgique et en Suisse dédiées à Saint-Sulpice. La région du Berry compte à elle seule 22 paroisses ou chapelles.



Saint-Sulpice fut évêque sous le règne de Dagobert I et Dagobert II, mais surtout il servit toute sa vie le long règne mérovingien. C’est ainsi que l’ancienne église Saint-Sulpice de Paris, bâtie dans l’enceinte de l’église Saint-Germain-des-Près d’origine mérovingienne, ne pouvait qu’être dédiée à cet évêque.[/color]

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 20:55

1642-1678 Période de reconstruction


♦ La période du XVIIe siècle – L’essor culturel


C’est en 1642 que le curé Jean-Jacques Olier prit en charge la cure de Saint-Sulpice. Quelques mois plus tard, il décida de reconstruire la paroisse. La petite église était devenue trop vétuste, s’accordant mal avec les nouvelles constructions parisiennes entreprises à l’époque par Marie de Médicis. De plus, la paroisse de Saint-Germain-des-Près devenait importante grâce à ses reliques, un morceau de la Vraie Croix et la tunique de Saint Vincent.



La proposition de reconstruction fut adoptée dans une assemblée tenue le 16 mars 1643 sous la présidence du prince de Condé. A partir de 1646, Saint-Sulpice fut donc continuellement reconstruit et agrandi pour recevoir une population locale à la fois plus nombreuses et plus aisées.


Le 15 août 1645, les plans furent adoptés et c’est Anne d’Autriche, régente et veuve de Louis XIII qui posa la première pierre le 20 février 1646, accompagnée de Louis XIV âgé de 8 ans.



Le premier architecte et concepteur des plans fut Christophe Gamard qui travailla dans l’ancienne église. Il mourut en 1649 et ce fut  Louis Le Vau (1612-1670), premier architecte du roi, qui prit le relais. Malheureusement, la charge de Versailles et de Vaux-Le-Vicomte lui laissait peu de temps. Il se contenta de modifier légèrement les plans et de construire la chapelle de la Vierge.


Trop absorbé par d’autres chantiers, Louis Le Vau ne  pouvait se consacrer pleinement à Saint-Sulpice. Ce fut  Daniel Gittard (1625-1686) qui continua et termina les travaux, excepté pour la façade. On peut donc considérer qu’il fut le principal architecte de Saint-Sulpice.


Curieusement, en 1678 les travaux s’interrompirent durant 4 ans pour cessation de paiement. La reconstruction avait déjà duré 70 ans et le chœur était encore inachevé. Il faut dire qu’Olier avait vu grand. La nouvelle église devra avoir 119 m de long sur 57 m de large (5 fois plus grande que l’ancienne) et sa taille est comparable à Notre Dame de Paris.



Le projet était sans aucun doute très ambitieux. Le corps du bâtiment respecte les traditions moyenâgeuses françaises, la nef est entourée de chapelles, et le transept se termine par un chœur en hémicycle. Yves Boiret, l’architecte en chef des monuments historiques dira : « Le décor a été conçu par des architectes recherchant la sobriété liée aux grandes lignes de l’édifice (…). On a construit en pierre et on a voulu que l’ornement fasse corps avec la structure même ».


Sur une période de 136 ans, pas moins de 6 architectes se succédèrent pour mener à bien le projet, et chacun voulut innover en respectant la tradition. Gittard alla jusqu’à concevoir un nouveau chapiteau corinthien.







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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 20:56

Entre 1670 et 1678, la construction fut au point mort, juste après  la pose d’immenses vitraux qui furent installés dans le chœur.


A cette époque, les tendances étaient d’amener le plus de lumière possible dans les lieux saints. C’est aussi sur ces vitraux que l’on peut apprécier l’invention de la technique du jaune d’argent faite au ]XIVe siècle.






Les thèmes religieux abordés dans ces verrières dénotent la volonté de célébrer le Sacré Cœur de Jésus et le Saint Sacrement, en réaction au protestantisme et au jansénisme en vigueur à l’époque.






♦ Qui était Jean Jacques Olier ?



Jean-Jacques Olier naquit à Paris le 20 septembre 1608. Entre 1617 et 1624, il séjourna à Lyon pour ses études au collège des Jésuites, et entre 1625 et 1629, il étudia la philosophie et la théologie au collège d’Harcourt, puis à la Sorbonne à Paris. Après s’être rendu à Rome en 1630, il tomba gravement malade et faillit perdre la vue. Il découvrit alors sa foi lors d’un pèlerinage dans le sanctuaire de [color=#ff1493ND de Lorette en Italie[/color], et durant lequel il trouva la guérison.





De retour à Paris sous la direction de Saint Vincent de Paul, il fut ordonné prêtre le 21 mai 1633. Pur exemple de la vie chrétienne, il se sentit investi d’une mission : créer les fondements des grands séminaires en France.



Vers 1639, Olier tomba dans la dépression et dans la détresse spirituelle. La disparition de son directeur, le père de Condren l’affecta certainement et son état dura deux ans. Il ressortit guéri de cette épreuve en 1641 et sa foi fut encore plus intense.


Dès 1642, il créa à Vaugirard une petite communauté destinée à l’éducation de quelques ecclésiastiques qui se développera très vite. Olier voulait former de véritables prêtres et non des savants théologiens issus de la Sorbonne. C’est aussi cette année que Jean-Jacques Olier commença sa cure à Saint-Sulpice.



Il accepta donc de travailler avec l’abbé de Saint-Germain-des-Près et prit en charge tout le faubourg qui avait en ce temps-là une triste réputation. C’est donc avec l’aide de la communauté qu’il entreprit un énorme travail spirituel, ceci malgré les fermes oppositions et les immoralités qui régnaient dans le quartier.



Prédications, offices liturgiques, culte du Saint Sacrement, soins des malades et des pauvres furent organisés pour rétablir l’ordre religieux et la foi des paroissiens. Toutes ces initiatives à réformer sa paroisse le rendirent vite célèbre.



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 20:58

Mais le succès de sa réforme eut un prix. En effet, les paroissiens devinrent nombreux et il était urgent d’agrandir la paroisse. C’est ainsi qu’il conçut les plans d’une nouvelle église majestueuse avec l’architecte Christophe Gamard.


Curieusement, Jean-Jacques Olier s’occupa aussi d’évangéliser le Canada. Il fonda la société  Notre Dame de Montréal avec Jérôme le Royer de la Dauversière, et la Ville-Marie devintMontréal en 1642.



Ce travail lui permettra d’être considéré comme le bienfaiteur de la ville. Il gardera de nombreux contacts avec le Canada et continuera à envoyer des sulpiciens. C’est ainsi que le 29 juillet de cette même année, les premier sulpiciens débarquèrent au Canada pour assurer le service de la colonie de Montréal.


Cette opération d’évangélisation fut aussi à l’origine d’une curieuse légende : celle du Grand Monarque.


Olier avait aussi de grands projets. Il voulait que Saint-Sulpice devienne un séminaire modèle pour tous les évêques de France et ainsi les aider à fonder leur séminaire selon le Concile de Trente. Mais l’énorme chantier de la reconstruction l’épuisa et il donna sa démission en 1652. Frappé d’une attaque, il mourut le 2 avril 1652 sous les yeux de Saint Vincent de Paul. Sa mémoire resta à Paris mais également au Canada, aux Etats-Unis et en Angleterre.


La légende du Grand Monarque


En Nouvelle-France, le Québec actuel, Saint Vincent de Paul et la Compagnie du Saint-Sacrement, société secrète, auraient emmené un trésor précieux, spirituel, un enfant : un garçon de 4 ans, de sang royal, qui descendrait du roi David et de Jésus. Etait-il le grand monarque ? Y aurait-il une descendance de Jésus  actuellement au Québec ? La légende est en tout cas très vivante…





♦ Qu’est-ce que la Compagnie du Saint-Sacrement ?



La Compagnie du Saint Sacrement appelé aussi «la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice » trouve ses origines durant la période d’évangélisation et de rénovation chrétienne dans la France du XVIIe siècle. C’est Jean-Jacques Olier qui favorisa ce mouvement en prenant part à des missions organisées en Auvergne et à chartres, mais il se heurta très vite au problème de la formation des prêtres. Cette formation ne pouvait passer sans une réforme du clergé et sans l’application des décisions du Concile de Trente. Plusieurs tentatives avant Olier eurent lieu et de nombreux évêques  voulurent fonder des séminaires, mais ce fut un échec.


Vers 1642, Vincent de Paul, Jean Eudes et Jean-Jacques Olier eurent l’idée de créer un nouveau style de séminaire basé sur des retraites organisées pour les ordinands. C’est ainsi qu’Olier fonda en décembre 1641 un séminaire à Vaugirard près de Paris.






Quelques mois plus tard, Olier devint curé de Saint-Sulpice et y installa la communauté à Paris, près du presbytère. D’autres prêtres se joignirent à lui, ce qui constitua la Compagnie des prêtres du séminaire de Saint-Sulpice.



Jean-Jacques Olier ne désirait pas fonder une congrégation avec ses maisons propres. Son idée était plutôt de créer un regroupement de prêtres au service de l’Eglise de France. Il formerait ainsi les candidats au sacerdoce que les évêques lui enverraient. De plus, les prêtres attachés au séminaire de Saint-Sulpice seraient mis à la disposition des évêques pour travailler à la fondation et à la direction des séminaires diocésains.


Le développement de la Compagnie s’opéra à partir du séminaire de Saint-Sulpice et des Evêques de France firent appel à ses membres pour prendre en charge leur séminaire. Ce fut Louis Tronson, Supérieur général de 1676 à 1700, qui donna à la Compagnie son organisation.


Juste avant la Révolution française, la Compagnie géra 15 séminaires et le nombre de ses membres passa de 70 en 1704 à 140 en 1789. Mais cette période trouble gêna la Compagnie qui commençait à s’implanter dans d’autres pays.

Entre 1782 et 1811, la Compagnie accepta la charge de 10 séminaires, mais elle fut supprimée par Napoléon en 1811, puis rétablie et approuvée par Louis XVIII en  1816 comme « Congrégation autorisée ». Le nombre de ses membres ne cessa de croître régulièrement et peu à peu elle prit en charge 20 séminaires en France.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 20:59

La Compagnie au Canada  

Dès 1657, année de la mort de son fondateur Olier, elle assura le service spirituel de la Ville-Marie qui deviendra Montréal. La Compagnie commença par guider la paroisse Notre-Dame et l’aumônerie de plusieurs communautés religieuses. Plusieurs collèges furent fondés et en 1840, le séminaire de Montréal obtint le statut d’université pontificale.


La Compagnie aux Etats Unis

En 1791 , en réponse à Mgr Carroll, premier Evêque des Etats Unis, monsieur Emery envoya 4 sulpiciens à Baltimore  en vue de la fondation d’un séminaire. Aux Etats Unis, la Compagnie connut un large rayonnement. Son implantation difficile au début rassembla de nombreux étudiants de Baltimore  et un sulpicien créa une communauté de religieuses noires. La Compagnie finit par créer 4 séminaires hors de Baltimore.


La Compagnie d’Asie

Plusieurs sulpiciens furent envoyés en mission : 2 français au Viêt Nam  en 1929, 2 canadiens au Japon  en 1933, 2 français en Chine  en 1934. Les séminaires de Hanoi, Fukuoka et Kumming furent fondés.




A partir de 1950, la Compagnie prit en charge plusieurs séminaires en Amérique latine et en Afrique… Le moins que l’on puisse dire est que la petite idée d’Olier fit son chemin et que le courant sulpicien voyagea dans le monde entier… Le séminaire et la congrégation qui le dirige aujourd’hui ont une existence officielle. Le séminaire de Saint-Sulpice est le séminaire du diocèse métropolitain de Paris. Il comprend, sous l’autorité de l’archevêque, la maison de Paris dirigée par un vicaire général de Saint-Sulpice et la maison d’Issy. La congrégation de Saint-Sulpice dirige en outre le séminaire de l’institut catholique de Paris.




♦ Qui était Saint Vincent de Paul ?



Vincent de Paul naquit en France en 1581 et fit ses études à Dax puis à Toulouse. En 1600, il fut ordonné prêtre, mais un évènement très curieux le rendra célèbre : selon ses dires, capturé par des pirates au cours d’une navigation, il aurait été vendu à un alchimiste de Tunis, puis il aurait réussi à s’enfuir 2 ans plus tard après avoir converti son maitre. Cette escapade ne fut jamais confirmée ni prouvée historiquement.







Il est clair que cette obscure péripétie de sa vie présente un réel mystère. Curieusement, à son retour le 28 juin 1607, au lieu de rejoindre sa famille, il préféra aller directement àAvignon, puis à Rome, où il eut une entrevue avec le pape.


Le fait est tout de même surprenant, puisqu’il préféra rejoindre en priorité ses instances hiérarchiques, plutôt que prévenir ses proches de sa libération et de sa bonne santé. Car il faut rappeler que pendant cette absence, il était tout simplement passé pour mort. Qu’avait-il de si important à confier au pape ?



De retour à Paris, il se consacra entièrement aux pauvres gens, aux mendiants, aux forçats, aux enfants, aux vieillards et aux malades. Il devint l’aumônier de la Reine Margot et renonça plus tard à tous ses privilèges. En 1617, il créa la première confrérie de la charité et de retour chez le comte de Gondi, il se fit missionnaire sur ses terres. il rencontra Saint François de Sales et fut nommé aumônier général des galères en 1619.


En 1633, il fonda avec Louise de Marillac, la Congrégation des «Filles de la Charité » après avoir fondé l’année précédente celle des Lazaristes.


Usé et fatigué, il mourut le 27 septembre 1660.


Remarque importante :  Jean-Jacques Olier et Nicolas Pavillon furent les élèves de Saint Vincent de Paul.[/color]

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 21:03

1719-1732 La reconstruction se termine


Il fallut attendre 40 ans pour que de nouvelles ressources financières soient trouvées.

Ce fut Jean Baptiste Languet de Gergy (1675-1750) qui devint curé de Saint-Sulpice en 1714, soit 1 an avant la mort de Louis XIV. Il quitta sa cure en 1748, 34 ans plus tard.



Une explication officielle de ce nouveau financement est que Languet de Gergy eut le droit d’organiser une loterie accordée par Louis XV en 1721. Cette loterie sera proposée aux riches paroissiens près de Saint-Germain-des-Près.


Il est malgré tout difficile de croire qu’une simple loterie ait pu financer la suite des travaux compte tenu de son importance et de sa durée…




C’est un architecte décorateur, élève de Mansart, Gilles Marie Oppenord (1675-1742) qui reprit les travaux. Quant à l’ornementation, elle fut confiée aux frères Slodtz. Le sculpteur Edme Bourchardon réalisa les statues qui furent commandées par Languet de Gergy en 1734.  Elles entourent aujourd’hui le chœur.


Peu à peu l’ancienne église disparut, laissant place à un ouvrage gigantesque. Les portails sud et nord furent terminés en 1724, la coupole en 1727, la voûte de la nef et la décoration en 1731.




Mais les travaux eurent de temps en temps quelques accrocs. La tour clocher construite par l’architecte  Oppenord dut être démolie, car elle était trop lourde pour l’édifice.


Les travaux furent pratiquement achevés en 1733, excepté la façade.


Il faut remarqué que la nouvelle église a été réorientée.



L’église de Saint-Sulpice à Paris possède de nombreuses richesses architecturales et artistiques amenées entre le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle.






La croisée du transept est mise en valeur par de somptueux reliefs dans la pierre. Le chœur est fermé par une magnifique balustrade et les 10 statues de Bouchardon gardent fidèlement le lieu.





La commande de Bouchardon comprenait 14 statues : les 12 apôtres, le Christ et la Vierge. Mais il mourut en 1762, et Bouchardon ne fit que 10 apôtres visibles aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 21:06

1732 – 1789 Les premiers embellissements


Si les travaux furent considérés comme pratiquement achevés en [/color]1733[/color], ce n’est pas pour autant qu’il n’y eut plus aucun projet. A l’intérieur, de nombreux embellissements devaient encore trouver leur place. Enfin, il manquait toujours la façade extérieure.


♦ La façade extérieure



En 1729, Languet de Gergy désigna un nouvel architecte italien, Jean Nicolas Servandoni (1695-1766) qui décora la chapelle de la Vierge. Et en 1732, ce dernier remporta le concours pour le projet de la façade extérieure. Il construisit les deux premiers étages, mais le projet fut arrêté, car le dernier étage qui devait être formé d’un fronton triangulaire fut fortement contesté. Pendant 20 ans la façade extérieure était donc limitée au second étage.





Le portail de la façade fut finalement achevé en 1749.  Il se compose de deux portiques superposés : le rez-de-chaussée d’ordre dorique, et le supérieur d’ordre ionique percés de 7 arcades.




A la mort de Jean Nicolas Servandoni en 1766, un nouveau concours désigna Oudot de Maclaurin qui construisit deux tours jumelles de 70 m (4 m de plus que les tours de Notre-Dame de Paris) et 4 socles entre elles  pour y poser 4 statues.


Un autre architecte, Jean-François Chalgrin (1739-1811), célèbre pour sa construction de l’Arc de Triomphe, fut chargé en 1776 d’agrandir les tours pour les harmoniser avec le reste. Il commença ses travaux sur la tour gauche (Nord), ce qui fut fait. Mais la Révolution l’empêcha de terminer la tour droite. Ceci explique sa hauteur plus réduite de 5 m et son décor inachevé. Elle est utilisée aujourd’hui pour nicher des faucons…



Les deux tours se composent d’un pavillon carré accompagné de colonnes corinthiennes et d’un fronton triangulaire. Au-dessus du pavillon carré se dresse la tour circulaire. La tour nord renferme les cloches. Elle fut aussi utilisée pour recevoir un télégraphe aérien dont les bras noirs s’agitèrent au-dessus de la rue des Aveugles jusqu’à l’installation de la télégraphie électrique à Paris en 1852.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 21:07

♦ La chapelle de la Vierge


Outre les sculptures, les peintures et les boiseries qui vinrent petit à petit décorer les différentes chapelles, la chapelle de la Vierge derrière le maitre-autel fut l’un des éléments clés de cette période. Achevée en 1777, elle fut construite par Gamard pour sa forme elliptique, Le Vau pour les murs, et Servandoni pour sa décoration. La niche et la coupole ouverte sont de Charles de Wailly et datent de 1774.


Vanloo a peint les panneaux et les frères Slodtz en ont modelé les ornements de marbre, de bronze et d’or. Derrière l’autel, une étroite ouverture au fond de la coupole laisse filtrer depuis l’extérieur un rayon lumineux sur le marbre blanc de la statue de la Vierge, un chef-d’œuvre de Pajou. Le plafond a été décoré par Lemoine dans le même style que  le plafond d’Hercule peint par lui au château de Versailles.





On trouve dans cette chapelle de nombreux thèmes bibliques comme la Genèse, l’Evangile de Jean et les noces de Cana, l’Apocalypse avec le livre aux 7 sceaux, l’agneau immolé ou les 7 lampes brûlant devant l’éternel.


Un détail surprenant est celui de la Vierge écrasant un serpent, symbole lazariste. Cette image provient des apparitions de la Vierge à une jeune novice des Filles de la Charité en 1830. On retrouve d’ailleurs ce symbole à Notre Dame de Marceille dans le parc. Une statue de la Vierge et l’Enfant écrasant un serpent est effectivement dressée au milieu de la fontaine.


Il faut rappeler que depuis la fondation de l’église Saint-Sulpice par Olier, disciple de Saint Vincent de Paul et affilié à la Congrégation du Saint Sacrement, cette église a toujours été lazariste, et que c’est Saint Vincent de Paul qui fonda la Congrégation des «Filles de la Charité »



♦ La chaire



Autre élément important installé juste avant la Révolution, une superbe chaire donnée par le maréchal Duc de Richelieu et réalisée par  Charles de Vailly en 1788. La finesse de ses ciselures et la précision des dorures ne peuvent échapper aux visiteurs. Le corps principal repose sur deux escaliers de marbre, le tout surmonté d’un groupe en bois sculpté représentant la Charité entourée d’enfants.







♦ Le gnomon astronomique


Afin de déterminer la date et l’heure exacte des équinoxes et des solstices, un gnomon astronomique fut installé en 1737 par le curé [color=#1e 90ffLanguet de Gergy.[/color]



Le gnomon de Saint Sulpice est en réalité un cadran solaire annuel qui fait évoluer un rayon de soleil le long d’une bande de cuivre insérée dans le sol. A cours de l’année, quand le soleil est à son zénith le rayon pénètre dans l’édifice par un trou situé dans une fenêtre du transept nord et se déplace dans la largeur de l’église jusqu’au sommet de l’obélisque.




Son objectif premier était de servir à indiquer l’équinoxe vernal pour déterminer exactement la date de Pâques, mais comme nous le verrons dans le thème suivant, le gnomon revêt aussi un aspect ésotérique évident du fait de son lien étroit avec l’ancien méridien de Paris.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 21:12

♦ Le grand orgue


Au fond de la nef, au-dessus de la porte principale, un immense buffet d’orgue fut installé et inauguré en 1781. Il fut réalisé par François-Henri Clicquot (1732-1790).




Les boiseries sont en chêne et représentent avec ses colonnes corinthiennes un temple antique, en forme d’hémicycle. Au centre, une statue du roi David chante des psaumes à l’aide d’une harpe entourée de chérubins.


Le grand orgue fut restauré en 1861 par Cavaillé-Coll. Il possède pas moins de 5 claviers complets et un pédalier, 118 registres, 20 pédales de Coulmans et environs 7000 tuyaux de 5 mm à 10 m de langueur. L’étendue des sons et de 10 octaves.


Mû par des moteurs pneumatiques, il est le plus important d’Europe.


Un détail insolite : dans un recoin des 7 étages de l’orgue se cache un instrument mondain et profane, le clavecin de Marie-Antoinette, Reine de France.


L’orgue majestueux repose sur une tribune portée par des colonnes composites de style corinthien et réalisées par Servandoni.





♦ Les deux bénitiers



Lorsque l’on entre dans l’église par la façade, il est impossible de ne pas remarquer deux immenses bénitiers largement séparés à gauche et à droite de la nef. Leur originalité réside dans le fait qu’ils sont la représentation d’un énorme coquillage de l’espèce nommée tridachne gigas. Ces sculptures furent données par la République de Venise à François Ier. Elles ont été réalisées par J.B. Pigalle.


Comme nous le verrons par la suite, l’une d’elles est fortement liée au Serpent Rouge.






1789-1802 La Révolution politise Saint-Sulpice


Le déclenchement de la Révolution française interrompit tous les travaux et la tour droite de la façade resta dans l’état. Mais c’est aussi durant cette période que l’activité religieuse de Saint-Sulpice prit part aux troubles politiques.

Camille Desmoulins fut le premier à semer la discorde en voulant s’y marier. Et  Antoine-Xavier Mayneaud de Pancemont (1756-1807), curé de Saint-Sulpice, s’y opposa en déclarant qu’il était contre une célébration de mariage envers quelqu’un qui rejetait dans ses écrits l’Eglise. Le mariage se fit tout de même sur ordre du comité ecclésiastique de l’Assemblée Nationale.


Un curé constitutionnel remplaça M. de Pancemont en 1791 et l’église de Saint-Sulpice devint un lieu de réunions publiques, favorisé par son emplacement au chœur de Paris.


Le 2 septembre 1792, la section du Luxembourg de la Commune de Paris reçut dans l’église Saint-Sulpice et par intimidation, l’ordre d’assassiner tous les prêtres « insermentés » contenus autour de Saint-Germain-des-Près. On dénombra 114 victimes.





En 1793, l’église Saint-Sulpice fut rebaptisée Temple de la Victoire et devint le lieu de séance des théophilanthropes, sous la présidence de La Revellière-Lepeaux. On y donna aussi le 9 novembre 1799 un banquet au général Bonaparte.


En 1802, elle fut rendue au culte et devint la paroisse du XIe (aujourd’hui VIe arrondissement).



La Révolution fit aussi des saccages importants dans l’héritage historique. Entre 1797 et 1801, les dégradations et les profanations ne se comptaient plus. Le maître autel fut détruit. Les statues, les cloches, les tableaux et les autels des chapelles furent enlevés. Tous les objets de valeur furent pillés. Les sépultures des cryptes furent violées et on retrouva des milliers d’ossements répandus sur le sol. Seuls les objets inamovibles furent préservés comme l’orgue, le gnomon, les vitraux et certaines sculptures.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 21:16

De 1802 à aujourd’hui


Le concordat fut signé en 1802 et c’est Charles de Pierre (1762-1836) qui devint le nouveau curé de Saint-Sulpice. Sa première tâche fut de remettre en état l’église. Pour cela, il dut procéder à une véritable enquête pour retrouver les différents objets éparpillés durant la Révolution. Il put ainsi retrouver certains tableaux et des statues.  Il dut aussi racheter des boiseries et certains objets qu’il repérait chez les brocanteurs.

Une restauration plus complète fut toutefois décidée en 1815. Charles de Pierre resta curé de Saint-Sulpice jusqu’à sa mort.



♦ 17 artistes



La municipalité de Paris commanda entre 1820 et 1875 la décoration des murs du transept et de toutes les chapelles à 17 artistes renommés (on retrouve le fameux nombre 17)


c’est ainsi que l’on peut admirer aujourd’hui des peintures d’ Eugène Delacroix (1798-1863) dans     la chapelle des Saints Anges et qui ont un lien indéniable avec l’histoire de Rennes-Le-Château.


Cette initiative de la municipalité permit de décorer les chapelles de la nef et du chœur par les maîtres de ce siècle, formant ainsi un riche musée de peintures religieuses.





Les 17 artistes qui ont laissé leur signature


• (1) Eugène Delacroix a peint (1849-1861) pour la chapelle des Saints Anges
• (2) Heim a peint (1868) pour la chapelle des Âmes du Purgatoire
• (3) Abel de Pujol a peint (1845)  pour la chapelle Saint Jean Baptiste de la Salle
• (4) Vinchon a peint (1822) pour la chapelle Sainte Jeanne d’Arc
• (5) Signol a peint (1872) pour les transepts sud et nord
• (6) Jobbé-Duval a peint (1859) pour la chapelle Saint Denis
• (7) Mottez a peint (1862) pour la chapelle Saint Martin
• (08) Timbal a peint (1864 pour la chapelle Sainte Geneviève
• (9) Lenepveu a peint (1864) pour la Chapelle Sainte Anne
• (10) Matout a peint (1870) pour la chapelle Saint Louis
• (11) Charles Landelle a peint (1875) pour la chapelle Saint Joseph
• (12) Pichon a peint (1867) pour la chapelle Saint Charles Borromée (et St Antoine de Padoue)
• (13) Glaize a peint (1859) pour la chapelle Sait Jean l’Evangéliste
• (14) Guillemot a peint (1824) pour  la chapelle Saint Vincent de Paul
• (15) Drolling a peint (1850) pour la Chapelle Saint paul
• (16) Alexandre Hesse a peint (1860) pour la chapelle Saint François de Sales
• (17) Emile Lafon a peint (1859) pour la chapelle Saint François Xavier

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 10 Juin - 21:17

♦ La fontaine des 4 évêques


Pour mettre en valeur l’architecture du portail, un grand espace fut aménagé devant l’église en 1754, prolongeant le parvis. Au centre, une fontaine fut construite en 1847 par l’architecte Louis Visconti (1791-1853)


Ses quatre côtés sont ornés des statues représentant les évêques prédicateurs de l’époque de Louis XIV :   Bossuet, Fénelon Fléchier et Massillon.





Cette fontaine est aussi appelée « fontaine des 4 points cardinaux », les 4 évêques n’ayant jamais obtenu le titre de cardinal…


♦ Quelques personnages célèbres à Saint-Sulpice



Charles Baudelaire, poète français, naquit à Paris le 9 avril 1821 et fut baptisé à Saint-Sulpice. Il fut aussi un ami et un grand admirateur d’Eugène Delacroix. Il mourut le 31 août 1867.



Le marquis de Sade naquit à Paris le 2 juin 1740 et fut baptisé à Saint-Sulpice.



Victor Hugo se maria à Saint-Sulpice pour épouser Adèle Fouché le 12 octobre 1822. Les témoins du marié furent Alfred de Vigny et Félix Biscarrat.








♦ Prenons de la hauteur


Avant d’aborder les mystères de Saint-Sulpice, il faut admirer sa vue aérienne.
On devine à gauche et à droite, la fontaine des 4 évêques, la tour gauche en cours de restauration et la chapelle de la Vierge, nettement visible complètement à droite.





♦ Saint-Sulpice en panorama 360°



A découvrir en panorama 360° le transept et les fresques d’Emile Signol, la somptueuse  chapelle de l’Assomption, les nombreux détails dans les boiseries précieuses de la sacristie,  la chapelle souterraine et la crypte.




voir l’application sur http://www.rennes-le-chateau-archive.com/eglise_st_sulpice_son_histoire.htm)










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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 12 Juin - 13:58





Avant-propos


Après avoir abordé dans la page précédente l’histoire de Saint-Sulpice, examinons de près quelques curiosités reliées à l’énigme.

Le Serpent Rouge facilite heureusement cette lecture puisqu’il fournit un fil d’Ariane efficace. Et même si certaines allégories évoquées sont difficiles à traduire et à comprendre, il évite que le chercheur ne se perde sur des pistes ésotériques inextricables. Car l’une des difficultés lorsque l’on aborde Saint-Sulpice réside dans l’observation de certains détails qui engendrent immanquablement de nouvelles questions sans réponse…

C’est un fait ; pour ceux qui l’on étudié, l’église Saint-Sulpice fascine. La multitude d’artistes qui se succédèrent et qui laissèrent leurs traces explique sans doute ce sentiment de désordre ordonné et cette impression de richesse à la Prévert. Car Saint-Sulpice est déconcertante pour cela, mêlant la richesse de sa décoration à l’ésotérisme, l’art sacré à  l’énigme de Rennes.

Derrière ce mélange artistique et baroque accumulé durant des siècles se cachent une logique secrète, un ordre implacable pour qui sait le décoder. Signol et Delacroix en sont les deux plus beaux exemples, car ils ont su réveiller notre curiosité 130 ans plus tard, en donnant au lieu ce caractère si mystérieux.


A-t-on utilisé l’église de Saint-Sulpice pour écrire et coder le Serpent Rouge ? C’est évident…Les peintures de Delacroix et Signol expriment-elles un codage lié à Rennes-Le-Château ? Il n’existe aucune preuve concrète, mais alors…

Signol et Delacroix auraient peint leurs œuvres dans les chapelles respectives numérotées 18,6 et 1 par le plus pur des hasards ? Et que dire de cette date de fin des travaux peinte par Delacroix, 1861 ? Un autre hasard ?

Signol aurait peint autour du méridien de Paris, sur les [color:b696=a9e2f3]4 murs du transept, 4 fresque titrées Arrestation, Résurection, Crucifixion, Ascension et dont deux d’entre elles sont signées avec un N inversé ?


• Et que dire du  Titulus Crucis peint à l’envers par Signol, et dont une césure reste inexpliquée ?



Même si des liens entre Rennes-Le-Château et Saint-Sulpice sont clairement établis et même si nous commençons à comprendre le Serpent Rouge, il reste des interrogations importantes que l’on ne peut ignorer.


Fidèles à mes convictions, je reste persuadé qu’il faut conserver une vision très large de l’affaire pour espérer se repérer dans ce labyrinthe castel rennais et pour en déduite des thèses solides.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 12 Juin - 14:00

Le gnomon de Saint Sulpice

♦ Qu’est-ce qu’un gnomon ?


Ce que l’on appelle « gnomon », du grec gnômôn « connaitre ou indiquer », est un instrument d’astronomie conçu pour suivre les variations de la hauteur du Soleil à midi. Un gnomon est l’expression la plus simple d’un cadran solaire. Un bâton planté verticalement dans le sol ou tout simplement le corps d’un homme peut servir de gnomon et le procédé est connu depuis l’Antiquité.


L’heure se détermine soit en fonction de la longueur de l’ombre, soit en fonction de son orientation. Les Chinois l’ont sans doute utilisé 2400 ans avant notre ère, de même que les Incas, les Aztèques et les Babyloniens qui l’auraient fait connaitre aux Grecs. Les Egyptiens utilisaient leurs obélisques.


Vers 400 av J.-C. le gnomon se perfectionne. On lui ajoute à la base un socle creux, puis plat et horizontal, ce qui finira par donner le cadran solaire actuel.




Au cours d’une journée, l’ombre pivote autour de la base du gnomon en fonction de la course du Soleil. Ceci permet de repérer les instants clés du jour, comme le zénith, correspondant à midi solaire.




A cet instant, l’ombre est la plus courte et se situe dans le prolongement du méridien.


Au IIIe siècle av J.-C. Eratosthène parvint à calculer le diamètre de la Terre à partir de deux obélisques situés l’un à Alexandrie, l’autre à Syène, avec une précision qui laisse ébahis les astronomes d’aujourd’hui. Au IIe siècle, Ptolémée calcula la dimension approximative du globe terrestre. Mais le gnomon est compliqué à utiliser : la longueur et la position de son ombre varient de manière complexe selon les saisons, rendant les calculs approximatifs. C’est pourquoi les cadrans solaires seront  de plus en plus sophistiqués.


Plus un gnomon est important, plus il est précis, mais plus il lui faut de l’espace. Le gnomon peut alors, s’il est bien conçu, mesurer non seulement la journée, mais aussi repérer les solstices, les saisons, et décrire l’année avec une précision inouïe. Un exemple est le gnomon d’Auguste à Rome qui occupe la place de Montecitorio, près de l’église San Lorenzo in Lucina, là où se trouve le tombeau de Poussin




♦ Le gnomon de Saint-Sulpice



La particularité du gnomon de Saint-Sulpice est que son fonctionnement diffère du simple bâton faisant une ombre. Celui-ci est un instrument astronomique qui mesure la hauteur du Soleil à midi en projetant sur le sol puis sur un obélisque, l’image du Soleil.




Le gnomon fut construit à la demande de Jean-Baptiste Languet de Gergy (1675-1750), curé de Saint-Sulpice à partir de 1737. Son objectif était de déterminer l’équinoxe de mars et ainsi la date exacte de Pâques.


En effet, cette fête chrétienne qui commémore la Résurection du Christ doit être célébrée le dimanche suivant la première pleine lune, après l’équinoxe de printemps, entre le 22 mars et le 25 avril.


Languet de Cergy chargea alors le célèbre horloger anglais Henri de Sully de construire ce gnomon, mais ce dernier mourut le 13 octobre 1728 alors qu’il venait juste de commencer le projet. Les travaux reprirent avec Claude Langlois en 1744, ingénieur aux galeries du Louvre, sous la direction de l’académicien  Pierre-Charles Lemonier (1715-1799).



Le gnomon eut aussi un autre enjeu pour les scientifiques, car il devait permettre d’étudier avec précision les mouvements de rotations de la Terre. C’est ainsi que la famille Cassini, la célèbre dynastie d’astronomes qui dirigèrent successivement l’observatoire de Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles, découvrit que l’obliquité de l’axe de la Terre diminue de 45 secondes d’angle par siècle. Les mesures actuelles diffèrent seulement d’une seconde et quelques centièmes (46 secondes et 85 centièmes).

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 12 Juin - 14:02

Le gnomon de Saint-Sulpice est constitué de trois éléments :


• L’obélisque en marbre banc haut de plus de 10 m situé dans le
Transept gauche (Nord)

• Une ligne en laiton qui rejoint le deux transepts selon une direction
Sud-Nord et qui se prolonge sur l’obélisque

• La lunette, découpée dans le vitrail situé dans le
Transept droit (Sud)



  ► L’obélisque



L’obélisque construit en 1773 est constitué d’un bloc de marbre blanc, haut de 10,72 m, surmonté d’une sphère dorée et d’une croix.


Il est traversé en son milieu par une ligne de laiton qui se prologue sur le sol dans la direction Nord-Sud, traçant ainsi le méridien de Saint-Sulpice, très proche du méridien de Paris.




Le 21 décembre, au solstice d’hiver, le Soleil est au plus bas et l’obélisque reçoit l’image de l’astre tout en marquant l’endroit où une ligne est gravée sur le marbre signalant l’équinoxe du printemps et le jour de la Pâque.



    ► La ligne de laiton



Faussement appelée «ligne de cuivre », il s’agit en fait d’une baguette de laiton incrusté dans le sol. Elle rejoint l’obélisque du côté nord et une plaque de marbre du côté sud.


La ligne est très précisément orientée Nord-Sud. Elle concrétise le méridien de Saint-Sulpice et elle est très proche de l’ancien méridien de Paris.





Curieusement, la ligne traverse une partie du chœur et passe derrière la balustrade de bronze doré. Car il faut savoir que ce balcon qui marque l’entrée du chœur fut sauvé à la Révolution grâce à son méridien.





    ► La lunette dans le vitrail


Dans l’église Saint-Sulpice, le gnomon n’est pas basé sur le principe d’un bâton créant une ombre, mais sur un orifice laissant passer la lumière du Soleil.


La lumière solaire traverse donc une minuscule ouverture située à 25 m au-dessus du sol. Jadis, cette ouverture était équipée d’une lentille à peine visible sur le bord droit de la baie.


Sur le côté du vitrail situé sur le transept sud, un minuscule trou est à peine visible.





Malheureusement,  la lentille qui le garnissait n’existe plus aujourd’hui, ce qui explique que le gnomon est maintenant hors d’usage et une tâche diffuse court au sol.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 12 Juin - 14:04

► Le principe du gnomon


Chaque jour, les rayons du Soleil traversent le gnomon sur le transept sud et la lentille projette une image du Soleil sur le sol. A midi vrai, ce disque lumineux franchit d’Ouest en Est la ligne de laiton en un point qui se déplace tout au long de l’année.




Au solstice d’hiver, le 21 décembre, quand le Soleil est à son point le plus bas, un pâle rayon passe à midi vrai (midi solaire) par l’orifice du transept sud et atteint l’obélisque à l’endroit marqué par une ligne gravée sur le marbre.

Au solstice d’été, le 21 juin, lorsque le soleil est à son zénith, le rayon frappe une plaque de marbre placée au sol du croisillon sud.

Enfin, lors des équinoxes du 21 mars et du 21 septembre, la lumière passe sur une plaque de cuivre ovale, située derrière la porte qui ouvre sur la balustrade du chœur.


Ci-dessus, la plaque circulaire derrière le portillon du chœur et le méridien



    ► Le mystère de son inscription


Ceux qui ont eu l’occasion de visiter le gnomon ont certainement remarqué les inscriptions gravées sur l’obélisque et accompagnées de parties manquantes ou effacées. Il est d’ailleurs très facile de constater que certains textes ont été littéralement censurés compte tenu du burinage extrêmement précis qui a été opéré.


Cette censure eut lieu à la Révolution en 1789, jugeant certainement les propos du gnomon un peu trop royalistes. On y trouvait notamment des références à Dieu et des éloges au Roi et aux ministres.


L’inscription reste toutefois intéressante, car elle fournit les motivations de Languet de Cergy désireux de connaitre exactement les équinoxes et de fixer ainsi la date de la Pâque.


Le texte gravé sur le gnomon a été buriné


Lorsque l’on observe la version originale de ces inscriptions, on s’aperçoit que deux symboles au centre ont également été mutilés.






Le symbole de gauche est le signe du Scorpion inscrit dans un cercle. Le Scorpion domine le ciel du 22 octobre au 21 novembre. Il représente la malice et la fourberie. Le symbole de droite est plus complexe. On y voit le signe des Poissons dans un hexagone et un croissant de lune. Le poisson domine le ciel du 22février au 22 mars. Vers le haut du gnomon, le  Capricorne est représenté en forme d’alpha, symbolisant le solstice d’hiver.

Incontestablement, on a voulu effacer ces symboles, mais pourquoi ?


[soze=13]Cette reproduction est supposée officielle, mais dans son livre «Le trésor des Templiers » Jean Luc Chaumeil nous donne une autre version datant de 1752 encore plus troublante, puisqu’elle fait apparaitre un PI dans un cercle à gauche et un dessin qui rappelle celui de la Pierre Coume Sourde à droite…[/size]



Tout ceci n’est pas sans rappeler également la phrase que l’on peut lire sur la Pierre Coume Sourde :


« In Medio Linea Ubi M Secat Linea Parva »



(Au milieu la ligne où M coupe la ligne plus petite). M serait dans ce cas le méridien.


Autre fait curieux, l’inscription du gnomon est retrouvée dans le dossier du Serpent Rouge déposé par Pierre Plantard et retrouvé dans les dossiers secrets.



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 12 Juin - 14:06

L’observation des deux symboles aujourd’hui effacés montre bien les signes du Scorpion et du poisson, confirmant ainsi la version officielle…


L’église est célèbre pour son gnomon

L’église de Saint-Sulpice est mondialement connue pour son gnomon, un curieux cadran solaire annuel qui fait évoluer un rayon de Soleil le long de la bande de laiton insérée dans le sol. L’instrument fut utilisé jusqu’en 1672 comme méridien de référence pour mesurer le temps.


Mais Saint-Sulpice n’est pas le seul monument de Paris où l’on trouve un méridien. D’autres existent au Moulin de la Galette, Place Pigalle, à la Comédie française, au Palais Royal, au Bureau des Longitudes, à l’Hôtel des Monnaies, au Jardin du Luxembourg, à  l’Observatoire de Paris, au Parc Montsouris, et à l’observatoire météorologique.


L’obélisque de Saint-Sulpice est l’un des trois instruments astronomiques de Paris permettant de connaitre le midi solaire, les deux autres étant la pyramide de l’hôtel des Monnaies et le petit canon installé dans le jardin du Palais-Royal.

Celui-ci se trouve sur la pelouse centrale, dans l’alignement du méridien de Paris. Entre 1786 et 1914, de mai à octobre, il tonnait à midi juste. Un système de loupe sur laquelle venait taper le Soleil à l’heure H, permettait de mettre le feu à la mèche. La tradition est à nouveau respectée depuis quelques années, mais c’est un gardien qui actionne la mise à feu.


Enfin, il faut signaler que le 17 janvier 2003, entre 12h50 et 13h10,  à midi vrai, 6 à 7 cercles de lumière vinrent frapper le gnomon de l’église Saint-Sulpice et descendirent le long du fil de laiton du méridien…



Du méridien de Paris à la Ligne Rose


♦ Le Méridien officiel


Pour des raisons mystérieuses, les méridiens ont toujours fasciné les hommes, sans doute parce qu’il représente l’axe sur lequel à un instant précis le Soleil est au zénith.




A ce moment très particulier de la journée, l’astre est en effet à mi-chemin entre le matin et le soir, entre l’Est et l’Ouest, entre le levant et le couchant.


L’ancien Méridien de Paris fut défini en 1667 par le plan médian de l’observatoire de Paris, construit sous le règne de Louis XIV par l’architecte Claude Perrault. Il est matérialisé par une règle de laiton insérée dans le marbre. Sa prolongation se fait par la mire nord, proche du Moulin de la Galette à Montmartre, planté par l’abbé Jean Picard (1620-1682) en 1675 astronome et géodésien ; et par la mire sud située dans le parc Montsouris, construite en 1806 sous l’Empire.


Le Méridien de Paris passe donc par le centre de l’observatoire et il est situé à une longitude de 2°20’  14.025’’ à l’Est de celui de Saint-Sulpice. Connu aussi sous le nom de Méridienne de France ou Méridienne verte, il fut jusqu’en 1884 l’origine officielle de la localisation pour la France et dans le monde, c’est-à-dire le point 0 duquel on comptait les degrés de longitude.


Mais la nécessité d’avoir une référence horaire mondiale obligea les scientifiques à établir une nouvelle référence adoptée par tous. Lors de la Conférence internationale de Washington en 1884, le méridien de Greenwich fut adopté. L’heure GMT était née (Greenwich Mondial Time)…


♦ Les médailles ARAGO


Entre 1989 et 1994, la France commanda à l’artiste sculpteur néerlandais Jan Dibbets la réalisation de 135 médaillons de bronze, incrustés dans les trottoirs de la ville de Paris, sur le tracé exact de l’ancien méridien de Paris.



Ces médaillons sont marqués du nom d’Arago et les lettres N et S indiquent le Nord et le Sud dans l’axe du Méridien.

Ces médaillons sont devenus célèbres au travers du best-seller de Dan Brown «Da Vinci Code », car ils permettent au héros Robert Langdon de découvrir l’ancien axe sacré.


La ligne des médaillons s’étend entre les deux mires nord et sud. Le nom ARAGO rend hommage au savant François Arago (1786-1853), chargé en 1806 de prolonger le méridien jusqu’aux îles Baléares. Malheureusement, la plupart des médaillons ont aujourd’hui disparu, autre conséquence de la folie des fans du Da Vinci Code !



♦ Les méridiens de Saint-Sulpice et de Paris


Le méridien du gnomon de Saint-Sulpice ne coïncide pas avec le Méridien de Paris. Officiellement instauré par Louis XIV en 1667, ce dernier est en effet distant de quelques centaines de mètre de celui de Saint-Sulpice.


Hormis le fait qu’un gnomon destiné à fournir la date exacte de Pâques a plus de raison d’être dans une église que dans un observatoire, on peut se poser la question suivante : pourquoi les scientifiques comme les Cassini ont-ils préféré travailler sur ce méridien officieux plutôt que sur le méridien officiel de l’observatoire ? Une réponse possible est que le méridien de l’Observatoire servait de référence géographique  pour les longitudes, alors que le méridien de Saint Sulpice  était utilisé comme référence du temps. Le gnomon servira d’ailleurs de référence temporelle jusqu’en 1884.


Quoiqu’il en soit, cet écart avec la ligne officielle ne fit que renforcer la légende entre les deux méridiens, l’un officiel et l’autre officieux, voire ésotérique et que l’on nomma la ligne rose ou rose Line, sans doute à cause du reflet cuivré de la ligne du laiton au Soleil. Rappelons que cette méridienne traverse le Roussillon, la région chère à nos prêtres du Haut-Razès…Roux sillon ou «ligne rouge »


La méridienne saint-sulpicienne de Lemonnier ne fut pas la première qui a été tracée dans l’église.




En 1727, l’horloger Henri de Sully avait entrepris d’en mesurer une autre, mais il mourut en 1728 et ne put la terminer. Il reste aujourd’hui une trace de cet essai près de la porte sud.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 12 Juin - 14:10

♦ Le méridien et le Serpent Rouge


Le méridien est une pièce fondamentale du puzzle de Rennes-Le-Château. Pour s’en convaincre, il suffit de lire le Serpent Rouge à  la strophe 5 :




Ou à  la strophe 9 :




Mais aussi à la strophe 10 où il est clairement question du méridien de Saint-Sulpice :




♦ Le méridien et le Prieuré de Sion


Dans son élaboration du Prieuré de Sion moderne,  Pierre Plantard utilisa largement cette dénomination de « Ligne Rose ». On la retrouve d’ailleurs dans les dossiers secrets. Est-ce aussi pour relier ce méridien avec le mystère de Sainte Rosaline et donc avec le fameux 17 janvier ?


Hasard ou non, sous la chapelle des Saints Anges décorée par Delacroix, se trouvait une autre chapelle souterraine dite du «Rosaire » et où était vénérée autrefois une Sainte Roseline (abbé Satoret «sur les pas de Sainte Roseline dans Paris » 1803). A présent on y vénère une autre statue, celle de ND du Bon Chemin


Les mystères Signol


Alors que les allégories de Delacroix sont relativement interprétables, celles de Signol restent hermétiques. Et pourtant, les deux œuvres sont liées non seulement par la fameuse date 1861, mais aussi grâce au Serpent Rouge


Emile Signol naquit en 1804 et mourut en 1892 à Montmorency. Il obtint le Prix de Rome en 1830 et devint académicien en 1860.



Rigoureux dans son art, il se détourna constamment du romantisme et de l’impressionnisme pour se spécialiser dans la peinture religieuse.


Signol réalisa entre 1872 et 1879 pour l’église Saint-Sulpice, 4 fresques réparties sur les deux transepts nord et sud.

• Transept nord à gauche : «L’Arrestation » ou « L’Epée » (1879)
• Sur le transept nord à droite : «La Crucifixion » (1872)
• Sur le Transept sud à gauche : «La Réuserrection » (1876)
• Sur le transept sud à droite : «L’Ascension » (1876)


Une curiosité : Signol à l’envers donne Longis qui est le nom du centurion romain qui transperça Jésus sur son flanc droit à l’aide de sa lance. Nous allons d’ailleurs voir que si Saunière et Boudet se sont amusés à ce jeu des inversions, Signol a aussi utilisé ce principe.

Voici donc la description des fresques dans l’ordre de la Passion :

♦ La fresque « L’Arrestation »


Les quatre fresques sont de très grande taille (environ 10 m X5 m) ce qui ajoute à la dimension spirituelle. Cette première scène célèbre est celle de Judas trahissant Jésus dans le jardin des oliviers et qui conduira à l’arrestation de ce dernier.




Cet épisode porte un autre nom qui est solidement lié à  l’énigme de Rennes-Le-Château, aux parchemins et à la stèle de la Marquise de Blanchefort : « L’Epée » Pourquoi ?


La scène illustre les mots clés «MORTE ÉPÉE », indispensables au décryptage du Grand Parchemin et que l’on retrouve aussi dissimulés sur la Stèle de Blanchefort.


On aperçoit au premier plan et à droite du tableau Saint Pierre tirant son épée. Devant le Christ, Saint Jean est à genoux. En haut sur des nuages, Jérémie, Habacuc et Michée observant la scène.

Le plus intéressant se situe dans la signature de Signol observable en bas à droite de la fresque. L’artiste a inscrit son nom en inversant le N :  EM. SIG ИOL 1879



La trahison de Judas


Judas espérait qu’après avoir conduit les gardes à Gethsémani, il pourrait simplement désigner Jésus au soldats ou tout au plus exécuter la promesse de le saluer par un baiser, puis partir. Judas craignait beaucoup que les apôtres présents concentrent leur attaque sur lui pour le punir d’avoir osé trahir leur instructeur bien-aimé. Mais, lorsque Jésus l’accueillit comme un traitre, il fut tellement confus qu’il ne pensa plus à s’enfuir.


Avant que le traitre ait pu le joindre, Jésus fit quelques pas et interpella le capitaine des Romains, en lui disant : «Qui cherches-tu ? » Le capitaine répondit : «Jésus de Nazareth ». Alors, Jésus se planta devant l’officier et lui dit : «C’est moi ». Beaucoup de membres de la garde armée avaient entendu Jésus enseigner dans le temple, et d’autres avaient entendu parler de ses œuvres puissantes. Lorsqu’il déclara son identité, les soldats reculèrent soudainement. Ils furent saisis de surprise devant son calme. Judas n’avait donc aucun besoin de poursuivre son plan de trahison.


Tandis que les apôtres et les disciples se rapprochaient, Judas s’avança vers Jésus, déposa un baiser sur son front et dit : « Salut, Maitre et Instructeur » Au moment où Judas embrassa son Maitre, Jésus lui dit : «Ami, ne suffit-il pas de faire cela ! Veux-tu encore trahir le Fils de l’Homme par un baiser ? »

Les apôtres abasourdis ne firent aucun geste. Puis Jésus, se dégageant de Judas, s’avança vers les gardes et demande de nouveau : «Qui cherchez-vous ? » Le capitaine  répéta : «Jésus de Nazareth » Et Jésus répondit encore une fois : «Je t’ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que tu cherches, laisse les autres aller leur chemin. Je suis prêt à te suivre. »

Jésus était prêt à retourner à Jérusalem avec les gardes mais un certain Malchus, un Syrien garde du corps du grand prêtre, s’avança vers Jésus et commença à lui lier les mains derrière le dos. Lorsque Pierre vit leur Maitre soumis à cette indignité, il fut incapable de se contenir plus longtemps. Pierre tira son épée et se précipita avec les autres pour frapper Malchus. Mais, avant que les soldats n’aient pu accourir à la défense du serviteur du grand prêtre, Jésus leva la main vers Pierre en geste d’interdiction et lui parla sévèrement : «Pierre, rengaine ton épée. Quiconque tire l’épée périra par l’épée. Ne comprends-tu pas que c’est la volonté du Père que je boive cette coupe ? »


Le capitaine des gardes, avec l’aide de ses soldats, lia alors rapidement Jésus. Tandis qu’ils lui attachaient les mais avec de fortes cordes, Jésus leur dit : «Pourquoi sortez-vous contre moi avec des épées et des bâtons comme pour saisir un voleur ? J’étais tous les jours dans le temple avec vous, enseignant publiquement le peuple, et vous n’avez fait aucun effort pour m’appréhender. »

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 12 Juin - 14:12

♦ La fresque « La Crucifixion »


Dans le même transept nord et en face, on peut contempler la scène de la crucifixion. Deux Romains jouent aux dés les deux robes rouge et bleu de Jésus.




  ► Le Titulus Crucis de Signol


Si la signature de ce tableau est normale, un détail l’est beaucoup moins. Émile Signol semble insister sur le principe de l’inversion. Comme s’il fallait attire notre attention sur ce procédé : la pancarte sur la croix (Titulus Crucis) est écrite dans trois langues et les écritures sont totalement inversées !


Le peintre nous souffle un mode opératoire ou une pensée allégorique basée sur l’inversion. Mais pour dire quoi ?





Pour obtenir le texte dans le sens normal, il faut réaliser une symétrie par rapport  à un axe vertical, une inversion que l’on retrouve sur un miroir.


On pourrait donc interpréter ce message d’Émile Signol par : Le Christ que vous voyez sur la croix est le reflet d’un miroir, une idée lourde de conséquences…




Cette inversion du Titulus Crucis suggère que le tableau lui-même est observé selon un miroir. Dit autrement, le Christ sur la Croix ne serait qu’un reflet ou plus exactement un double inversé. Ce n’est pas la première fois que l’on a affaire à cette notion. Un exemple est donné sur le Christ visible à la sortie de Rennes-Les-Bains où le coup de lance est sur le flanc gauche et non sur le droit…




  ► Le mystère du Titulus Crucis


En réalité, l’écriture inversé du Titulus Crucis n’est pas une création d’Emile Signol. Cette représentation est inspirée d’une relique se trouvant à Rome et que le peintre a sans doute aperçu lors d’un voyage en 1830.


La relique originale se trouverait actuellement dans l’église Sainte-Croix de Jérusalem à Rome et elle est constituée d’une tablette de bois de noix de 15 cm sur 25 cm.


C’est entre 1484 et 1493que le cardinal  Mendoza décida la restauration du chœur et du plafond de cette église. Or le 10 février 1492   (année où Christophe Colomb découvre l’Amérique) alors que les ouvriers travaillaient au sommet de l’arc de triomphe, ils découvrirent une plaque de terre cuite avec l’inscription TITULUS CRUCIS.


Derrière cette plaque était dissimulée une niche contenant une boite de plomb. A l’intérieur se trouvait une tablette de bois fortement abimée et sur laquelle on peut lire quelques lettres en Hébreu, en grec, et en latin. De plus une particularité inhabituelle est que toutes les lettres sont inversées.









C’est certainement Lucius II en 1144 (Gérard Caccianemici dal Orso mort en 1145 Cardinal de Sainte-Croix de Jérusalem, puis Pape en 1144) qui fit placer le Titulus Crucis dans cette niche. En effet, il fut le commanditaire du transept de l’église dont une partie est l’arc de triomphe. De plus, la boite était scellée par trois cachets datant de l’époque où il était cardinal dans cette église. On peut donc penser que le Titulus Crucis était déjà présent dans ce lieu et que le cardinal décida simplement de le protéger en le cachant dans un endroit secret.



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 12 Juin - 14:14

♦ Le Titulus Crucis, vraie ou fausse relique ?


Les évangiles racontent que ce fut Ponce Pilate qui composa lui-même le texte et qui le fit poser sur la croix. Le texte fut écrit en trois langues : hébreu, grec, et latin et on pouvait lire ceci : JESUS LE NAZAREEN, LE ROI DES JUIFS


L’un des prêtres juifs répondit qu’il fallait mieux écrire : «Je suis  le roi des Juifs » car c’est ainsi que Jésus se définissait. Ponce Pilate répondit : « Ce que j’’ai écrit, j’ai écrit ».


Le texte donne donc (dans le sens normal) :






C’est en associant ce texte avec le morceau du Titulus Crucis que l’on a pu reconstituer la tablette entière, mais  en inversant l’écriture. Une explication de cette inversion pourrait être que le Titulus fut écrit par un Hébreu. Ayant l’habitude d’écrire de droite à gauche, il aurait inversé le sens d’écriture du grec et du latin. Curieuse gravure tout de même, car il poussa l’exercice jusqu’à inverser également les lettres ! Il serait en tout cas intéressant de trouver d’autres exemples équivalents dans l’Histoire.


La précieuse tablette a été expertisée par une équipe scientifique et selon deux experts (Thiede et Roll), son authenticité ne peut être discutée. Mais en 2002, l’université d’Arizona procéda à un essai de datation au carbone 14 et le test donna une date située entre 980 et 1146 ap. J.-C. alors qu’une datation précédente avait donné l’an 1 ap.J.-C.  Ces contradictions rappellent évidement les difficultés de datation du Saint Suaire qui aujourd’hui ne possède toujours pas de date confirmée scientifiquement.

Si l’authenticité de la tablette est reconnue, nous avons peut-être là les plus anciens N inversés liés à Rennes-Le-Château… et pas seulement les N…





♦ Le mystère Signol continue…


Signol commet curieusement d’autres anomalies volontaires ou non en recopiant le Titulus Crucis de Rome :


• Sur la ligne latine, le mot  NAZARENUS se transforme en NAZAR INUS

• Sur la ligne grecque, seul le mot JESUS est isolé, les autres mots sont collés (peut-être par manque de place lors de l’élaboration du tableau, ce qui est étonnant, car il est indéniable que l’artiste s’est appliqué dans l’écriture).

• Sur la ligne latine, le mot REX (ROI) se trouve coupé en deux ce qui donne RE X et permet après inversion de lire :


IESVS NAZARINVSRE XIVDEORVM


Notons que XIV peut se lire « 14 » ou VIVANT en latin et DEORUM se traduit par «dieux » (Exemple : la pax deorum, la paix des dieux en latin) est le fondement de la religion romaine).


Cette césure anormale de REX en  RE X est étonnante de la part d’un peintre spécialiste des sujets religieux. Il y a là une erreur grossière sur un texte latin extrêmement classique et conne des Evangiles.





La précieuse tablette de bois est aujourd’hui visible dans un reliquaire de l’église Sainte-Croix de Jérusalem à Rome.


Cette église possède d’ailleurs d’autres reliques comme les clous de la crucifixion, deux épines de la couronne et un morceau de la croix.



Dans le monde universitaire, cette tablette est bien connue et elle est généralement considérée comme un faux médiéval, un doute basé sur les inscriptions commandées par Ponce Pilate. Plus récemment en 1997, l’historien allemand M. Heseman (Hesemann) explora la tablette avec des experts en écriture ancienne et publia un article dans lequel il essaye de prouver son authenticité. Outre le caractère inhabituel des inscriptions grecques et latines, la plaque, selon M. Hesemana, indique une divergence avec le message de l’évangéliste Jean. Dans les versions antérieures des Evangiles de Jean, il est dit que l’inscription de Pilate fut écrite en Hébreu, en latin, et en grec (19 :20). Or ici nous voyons un autre ordre de transfert : après les inscriptions juives, elles sont grecques, puis latines. Selon M. Hesemana, un faussaire médiéval chrétien n’aurait jamais risqué une telle contradiction avec les Ecritures. De même, la désignation latine NAZARINUS (« Nazareth ») ne coïncide pas avec le christianisme généralement accepté qui écrit « Nazarenus ». De tout cela, on pourrait au contraire conclure que la plaque de l’église de la Sainte-Croix serait authentique et commandée sur ordre de Ponce Pilate.


Avant de poursuivre sur la 3ème fresque, il faut noter qu’une impressionnante statue de Saint Pierre trône entre les 2 fresques. Le hasard des inversions continue, car il faut savoir que Saint Pierre fut crucifié inversé la tête en bas…

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