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 LES SITES REMARQUABLES

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Lanaelle
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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 23 Juin - 21:37

Fallait-il finalement une monnaie d’échange ? Le fait est qu’en 1231, le roi de France donna le château d’Albedun à Pierre de Voisins, un croisé lieutenant de Simon de Montfort.




Pierre Ier de Voisins (1177-1233), fils de Guillaume de Voisins né vers 1155, était seigneur de Voisins-le-Bretonneux, de Limoux, d’Arques, d’Alet, de Reddes (Rennes-Le-Château), de Caderonne, de Couiza et de Bugarach. En 1191, il participa à la troisième croisade, et en 1209 il prit part à la croisade contre les Albigeois. Il est alors lieutenant de Simon de Montfort. Après la chute de château de Termes. Ce dernier lui confia plusieurs seigneuries dans la sénéchaussée de Carcassonne et dans le Razès. En 1226, il est baron d’Arques. Après la campagne, vers 1231, il reçoit d’autres seigneuries.


1250 marquera la fin des seigneurs du Bézu puisque suite au partage de leurs biens entre Pierre de Voisins et les Templiers, ils perdirent toute influence. Leur règne dura pourtant deux siècles, alimenté par des revenus essentiellement basés sur leur production forestière et agricole. Ils étaient aussi de riches propriétaires, détenant des terres du Bas-Razès jusqu’au Fenouillèdes et au Pays de Sault. Pourtant c’est un fait : ils possédaient aussi d’importants moyens financiers, une liquidité sonnante et trébuchante qui servait à octroyer des dons aux Templiers, et à accorder des prêts aux Comtes de Carcassonne. D’où venait la fortune des seigneurs d’Albedun ? Voilà la question qu’il faut retenir de cette période…




♦ Le château a-t-il appartenu aux Templiers


Si le château du Bézu a longtemps passionné les chercheurs, c’est sans aucun doute sa relation ambigüe avec l’Ordre Templier, et l’interrogation récurrente est la suivante : le château a-t-il été une commanderie templière ?



C’est en effet l’abbé Mazières qui consacra un livre à cette hypothèse controversée. Le château aurait été transformé vers 1290 par les Templiers venus du Mas-Deu, une commanderie catalane, suite à la donation de Pierre de Voisins, seigneur de Renne-Le-Château.

Selon une autre approche, le château aurait été la propriété du Temple entre 1292 et 1307, mais des thèses récentes montrent que l’hypothèse est loin de pouvoir être démontrée. Il est vrai que les historiens aiment les positions tranchées : château Templier ou non… Or la vérité est souvent plus nuancée, plus fuyante et plus complexe. Si aucune preuve n’existe sur l’appartenance ou non de la forteresse à l’Ordre, il n’en demeure pas moins que les seigneuries entretenaient des relations étroites avec les Chevaliers de Campagne-sur-Aude installé dans un fort (Templum) au milieu de la cité…


D’ailleurs, dans son livre « Rennes-Le-Château et l’énigme de l’or maudit » Jean Markale indique que les Templiers du Bézu n’auraient pas été arrêtés le 13 octobre 1307 à la différence de tous les Templiers du royaume de France. ils auraient été placés sous l’autorité du comte de Barcelone.

Commanderie templière ou non, le fait est que la carte IGN de Quillan référence le site sous le nom de «Château Templiers » aidant ainsi à entretenir la confusion.


Quoi qu’il en soit, l’important est ailleurs, car le site du Bézu possède une place toute particulière dans l’énigme. D’ailleurs, il suffit d’observer l’intérêt que la forteresse souleva en 1906 avec les excursionnistes de la S.E.S.A (Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude) ou en 1926 avec l’étude du Dr. Courrent.


Pour comprendre son lien avec l’énigme, il faut commencer par observer un tableau de maitre. La falaise du Bézu et son château apparaissent en effet dans le tableau des Bergers d’Arcadie II de Nicolas Poussin



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 23 Juin - 21:39

♦ De la fausse monnaie…


Un autre épisode célèbre au Bézu est celui lié à de la fausse monnaie qui aurait été produite dans l’enceinte de la forteresse. Or, la curiosité débute par le fait qu’il existe en réalité deux évènements distincts et sucessifs :


en 1307, un vassal du comte, Othon d’Aure, qui vivait dans le château d’Albedun fut accusé de fabrication de fausse monnaie. Il s’était aussi rendu coupable d’avoir abusé de son droit de justice en faisant pendre plusieurs hommes et femmes de ladite baronnie. Le château de Bézu était-il bien placé pour produire des pièces d’or ? Il faut croire que oui…car quelques années plus tard..


En 1344, alors que la famille de Voisins était de nouveau installée dans le château, un certain Guillaume de  Cathala (ou Catalani), beau-fils de la femme de Jacques de Voisins, et neveu du pape Benoit XII, il fut surpris
en train de fabriquer de la fausse monnaie dans le château. Fait surprenant : alors qu’à cette époque les faux monnayeurs étaient condamnés à mort, lui et ses complice furent épargnés en 1347. Pour quelle raison ? On peut en effet lire dans le trésor de chartes du Languedoc :




Tout ceci pose évidemment une question essentielle : d’où provenait l’or qui servait à fabriquer les fausses pièces de monnaie ? S’agissait-il en réalité d’écouler le métal précieux tout en dissimulant son origine ?

♦ Le château ruiné… puis les Hautpoul…


Le sort du château du Bézu à partir du XVIe siècle ne sera pas des plus glorieux. Convoités, puis pris d’assaut  par les guerres de religion successives, il sera démoli pierre par pierre. Même l’église attenante au castrum disparaitra. Finalement, la citadelle imprenable sera déclarée ruinée en 1594, mais heureusement, il nous reste encore de belles ruines à visiter.


L’histoire de Renne est décidément incrustée dans chaque lieu du Razès. Après que les seigneurs d’Albedun aient cédé la place à Pierre de Voisins vers 1250, d’autres seigneuries s’installèrent au cours des siècles. Ce sont par exemple Pierre IV de  Voisins en 1353, Jeanne de Voisins en 1371, Jacques de Malfranc en 1406, ou Jean Marquefave en 1452. Or voici que par le jeu des alliances la maison d’Hautpoul surgit au Bézu.


Car il faut savoir que la pauvre baronnie d’Hautpoul possédait en plus de Rennes-Le-Château, Rennes-Les-Bains, Graves et Saint-Just-le-Bézu. Autre fait : François d’Hautpoul possédait les terres du Bézu en 1730.






Le château du Bézu réserve encore aujourd’hui de nombreuses surprises.
Il est surtout impliqué dans l’énigme de Rennes comme un repère topographique fondamental…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 23 Juin - 23:22




Au pied du château, les Tipliés, le Bézu et Saint-Just-et-le-Bézu



La localisation exacte du château est souvent confuse et les chroniqueurs se perdent régulièrement dans les appellations proches du site. Il faut dire qu’il y a de quoi. On trouve d’abord le hameau des Tipliés dont le nom rappelle étrangement le château dit des Templiers. Puis à 1 km à l’Ouest, voici le lieu-dit du Bézu et son église. Enfin, encore plus de l’Ouest, se trouve la petite commune de Saint-Just-et-le-Bézu, là où deux routes antiques se croisent : le Camin Romieu et la route d’Espagne.







Dédiée à St Jean Baptiste, l’origine de l’église du Bézu remonte vraisemblablement au XIe siècle.


On trouve en effet dans les archives du Vatican datées de 1347 une référence au curé d’Albedun.


Une chose est sûre : la paroisse a subi plusieurs étapes de construction depui le Moyen Âge. En 1593 l’édifice fut surélevé de plus de deux mètres et des renforts furent ajoutés pour solidifier les arcs-doubleaux et la voute du chœur.

A l’intérieur, une curieuse représentation du Christ en croix attire l’attention…




La petite église du Bézu est souvent confondue avec celle de Saint-Just-et-le-Bézu. Cette dernière a aussi son importance puisqu’elle est  située sur le fameux cercle des églises avec Rennes-Le-Château, Cassaignes, Coustaussa, Serres et Bugarach.



Le château du Bézu aujourd’hui
Située à 823 m d’altitude, la forteresse du Bézu est accessible uniquement par le Nord en empruntant un chemin muletier situé à la sortie du hameau du même nom. Le côté Sud représente la face inaccessible, la montagne tombant à pic à plus de 100 mètres au-dessus de la vallée.




Peu à peu la montée fait apparaitre un paysage très verdoyant et vallonné. A ce stade, la présence du château n’est pas encore perceptible.




Encore un effort…Le castrum commence à se dessiner. A côté d’un éperon rocheux, des vieilles murailles encore debout prolongent la crête naturelle. Une pensée vient alors à l’esprit : comme pour les châteaux cathares, il fallut beaucoup de courage et de volonté pour amener tant de pierres taillées à une telle hauteur.




Un panneau rappelle que nous sommes sur la commune de Saint-Just-et-le-Bézu, devant l’ancienne demeure des Sermon d’Albedun. Quant à l’année indiquée, 1210, elle marque la date à laquelle Bernard Sermon II laissa son château à Simon de Montfort lors de la croisade des Albigeois.


Malgré le temps et le démantèlement du castrum, la présence des murailles encore debout prouve l’importance de l’édifice et sa solide construction.








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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 23 Juin - 23:23

Tout près de l’entrée du château, une enceinte de pierres trace encore les contours de l’ancienne chapelle. Une dalle au sol, et qui fait office de seuil, pourrait témoigner de l’important passé historique. Elle fut certainement foule par les seigneurs d’Albedun, Simon de Montfort, Pierre de Voisins, et par les Chevaliers du Temple.


Cette dalle sema d’ailleurs le trouble parmi le public et répandit une information erronée. Une fausse croix pseudo templière y était en effet gravée. Certains y virent une preuve de l’appartenance des lieux à l’Ordre. Il s’agit en réalité d’une gravure récente qui malheureusement a été reproduite sur de nombreux sites dans le Haut Razès et qui n’a rien à voir avec une quelconque trace historique.







Le château du Bézu ne comporte que des pans de murs effondré et des restes de tours éventrées. Les ruines s’allongent sur 200 m couvrant la crête du Nord-ouest au Sud-est. L’analyse de la physionomie du site montre aussi que la partie centrale était limitée par une grande enceinte polygonale avec au centre un donjon. La citadelle devait être très imposante et visible de très loin.




Beaucoup  plus intéressant : des recherches archéologiques ont montré que des pans de murs datent du VIe siècle. Le château était donc déjà  présent durant l’époque des Wisigoth. On retrouva même de nombreuses céramiques gallo-romaines. Ces vestiges ont-ils été ramenés par les Wisigoths eux-mêmes, ou le lieu fut-il investi par les Romains ?


A proximité, la présence d’un ossuaire au fond d’un avent a fait donner le nom de « col de la Bataille » à un passage entre deux collines. Et au « Pech des Sarrazi » il existe une grotte funéraire du chalcolithique.


La petite montée vers la crête, au point le plus haut, est périlleuse et demande à rester vigilant. Certains passages sont étroits et des pierres ne demandent qu’à rouler en contrebas. Heureusement la récompense est au rendez-vous. La vue depuis la cime est tout simplement étourdissante.








La situation exceptionnelle du château et son hauteur permettent de dominer les grandes vallées qui l’entourent et de prolonger la vue sur tout le Haut Razès. On comprend mieux sont intérêt stratégique puisqu’il fermait incontestablement toutes les voies d’accès Est-ouest.




Au Nord-ouest, Campagne sur Aude, Espéraza et Fa jouent avec l’horizon. Plus à droite, on distingue Rennes-Le- sur sa colline. Dessous, un trait blanc horizontal dessin, de l’arête de Lavaldieu, et au bout, à droite, la Pique de Lavaldieu.  Poussons encore à droite. On ne peut rater la montagne au sommet arrondi : le Cardou. A sa gauche le sommet de Blanchefort, là où un autre château était installé. Il faut alors plonger le regard dans la vallée en avant plan pour deviner Rennes-Les-Bains.




La situation du château du Bézu est telle que tous les sommets du Haut Razès sont à portée de vue. Plus loin encore, on peut distinguer près de l’horizon et par beau temps, le château de Peyrepertuse (797 m) vers l’Est et celui de Puivert (583 m) vers l’Ouest. Il est donc très facile d’imaginer que la communication entre ces points élevés était rendue possible la nuit en allumant des feux.
Mais la magie du Bézu ne s’arrête pas là. Reprenons la vue vers le Cardou. Le château dispose d’une propriété remarquable très facile à vérifier. Si vous alignez votre regard sur le sommet du Cardou, la visée traverse Rennes-Les-Bains.


Mieux encore…Prenez la carte IGN Quillan 25000 et tracez une droite allant du château du Bézu au sommet exact du Cardou. Vous verrez que la droite coupe de manière très précise  l’église de Rennes-Les-Bains. Hasard ? A vous de juger…





Passons à la vue réelle et regardons le Cardou depuis le château du Bézu. De cette attitude la vision est celle d’un aigle. Tracez une ligne imaginaire allant jusqu’au sommet de la montagne. Ne voyez-vous pas au pied du Cardou une tache blanche ? Il s’agit de Rennes-les-Bains…





Rapprochons-nous…Ne voyez-vous pas l’église d’Henri Boudet au pied du cardou ? De ce lieu la magie des alignements dans le Haut-Razès est palpable et très concrète…




Regardons maintenant à l’Est. Le Roi des cime du Languedoc est bien là, fier d’imposer sa présence. La hauteur du Bézu permet d’apprécier pleinement le Bugarach et son sommet à 1250 m.








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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 23 Juin - 23:27

En avançant prudemment vers l’extrémité Est du Château, un autre paysage apparait. Des crêtes rocheuses sévèrement aiguisées sont alignées vers le Bugarach. Aucun doute…Le château du Bézu possède une situation très privilégiée…
















le château du Bézu est peu cité par les chroniqueurs. Difficile évidemment d’assimiler les liens qui existent entre un château dit Templier et la vie insolite de Bérenger Saunière. Pourtant, c’est un fait maintenant établi : la citadelle du Bézu entre dans le codage topographique du Secret. Il est l’un des sommets du Triangle d’Or et on la retrouve dans le tableau des Bergers d’Arcadie II, dans le profile montagneux, à droite.


Le Bézu est important, et ce n’est pas pour rien que ce nom a été utilisé et détourné dans le roman « Da Vinci Code ». En effet, le commissaire de police qui appartient à l’Opus Dei, et qui est incarné dans le film par Jean Reno, se prénomme Bézu… Quant à son nom, le commissaire « Fache », il sonne particulièrement bien avec Cache et Arche

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 24 Juin - 11:41






LE PECH CARDOU – Une montagne qu’il faut connaitre

Une montagne que l’on ne peut pas rater
Le Cardou, promenade ou escalade ?
Le Cardou et Boudet

♦ Que nous dit Boudet ?



LE PECH CARDOU – Un sommet qui sert de repère

Des mines qui font rêver…
Le Cardou est aussi un repère

♦ Le méridien de Paris
♦ Le sommet
♦ Alignements remarquables

  ► sommet du Cardou – Château du Bézu
   ► L’axe Château de Couiza / Château de Blanchefort / Cardou
  ► L’axe Eglise Saint Just et le Bézu – Pique de Lavaldieu – Cardou

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 24 Juin - 14:35



Je me rappelle encore mes premières escapades autour des deux Rennes. Le Cardou représentait déjà une montagne mythique où les spéculations des chercheurs allaient de bon train. Tantôt cache aux trésors, tantôt cache aux tombeaux, les hypothèses et les rumeurs ne manquent pas autour du Pech. Il faut dire que son emplacement est particulier, ouvrant la voie vers Rennes-Les-Bains et ayant comme voisin direct le château ruiné de Blanchefort. C’est aussi la deuxième montagne sacrée du Haut-Razès après le Bugarach.


Pourquoi le Cardou fascine-t-il autant ? Son emplacement privilégié sur une terre ancestrale en face de Blanchefort et sa forme arrondie très caractéristique sont certainement des raisons importantes. Aisément décelable à l’horizon, il permet de s’orienter ans risque d’erreur. Une autre raison est celle de la préence d’anciennes mines, favorisant les légendes au-delà des siècles.


Pourtant ces explications ne suffisent pas. Le Cardou participe aussi à un repérage topographique exceptionnel qui était connu depuis très longtemps par nos ancêtres. Les caprices de la nature ont favorisé des propriétés d’alignements qui furent très tôt remarquées. Le Cardon est important dans le système de codage de l’égnime et Boudet le savait…











Une montagne que l’on ne peut pas rater


Le Cardou est très facile à observer et à découvrir. Prenez la D613 en direction de Serres, puis tourner à droite pour prendre la D14 vers Rennes-Les-Bains. En entrant dans le vallon, le Pech Cardou se trouve à gauche et le château de Blanchefort haut perché, à droite. Vous êtes à la porte de Rennes-Les-Bains, l’une des entrées du Cromlech de Boudet.


Au pied du Cardou deux rivières longent la montagne : le Rialsesse au Nord et la Sals à  l’Ouest. C’est aussi à la porte de Rennes que le Rialsesse rejoint la Sals après avoir caressé la bute du Tombeau des Pontils.








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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 24 Juin - 14:39

Le nom «Cardou » aurait pour origine «Chardon », ou « Carlina Acanthifolia » une plante connue pour sa résistance en moyenne altitude et qui pousse en grande quantité sur l’un de ses versants, mais rien ne confirme cette étymologie. Le fait est que le Cardou était nommé au 19e siècle « La montagne de Cardon » ou plus simplement «le Cardon ».


Culminant à 795 m, il constitue l’une des extrémités ouest du  massif des Corbières, une région de moyenne montagne aux terrains calcaires et schisteux. Rappelons que le point haut des Cordières est le Pech de Bugarach avec ses 1231 m d’altitude, les autres sommets importants étant le Serre de Bec avec 1037 m, le mont Tauch avec 917 m, et la montagne d’Alaric avec 600m.

C’est pour cette raison que le Cardou peut-être rapproché du Bugarach, ces deux montagnes faisant partie d’un même pli des Corbières. Quant à leur géologie, elles sont très voisines essentiellement composées de calcaire déposé sur des marnes.


La carte géologique montre d’ailleurs les natures différentes de calcaire entourant le Cardou et qui laissent présager une chimie complexe et variée.







Le Cardou, promenade ou escalade ?



Contrairement au Bugarach qui reste l’objectif majeur des randonneurs et des curieux, le Cardou a su conserver toute sa discrétion, et c’est sans doute l’absence de médiatisation qui l’a préservé.  Pourtant, les chemins de promenas sont tout aussi exceptionnels.


Son ascension démarre à Serres à la hauteur du cimetière. Un panneau signale la présence de trois randonnées : «Sentier des Terres Rouges, Tour du Pech Cardou et Circuit de la Méridienne ». Il faut alors rejoindre un pont du XVIIe siècle depuis restauré qui traverse le Rialsesse. De là, le Cardou est extrêmement imposant par sa forme massive et luxuriante. Un autre panneau prend le relais indiquant le Pech…








200 m plus loin, deux nouvelles indications affichent : «Cardou par Montferrand » et «Cardou direct ». Ces deux chemins balisés sont simplement les deux manières de contourner le Cardou pour arriver à son sommet, le premier par l’Ouest, le second par l’Est. Chacun offre des vues très différentes, et je   conseille aux courageux d’explorer les deux solutions.


Par l’Ouest le chemin offre une vue imprenable sur la vallée du la Sals, et en face sur les roches de Roque Nègre. Puis loin, on peut voir Rennes-les-Bains et tout le domaine qui entoure les Roulers.  Par l’Ouest, le chemin est tout aussi pittoresque, ouvrant au loin sur les Pontils, la Pierre Levée et la stature carrée du magnifique Château de Serres.



La végétation du Cardou est épaisse et très variée, sans doute favorisée par une terre rouge et blanche à la géologie complexe. Une forêt dense recouvre par endroit la montagne, et cette végétation est faite d’immenses pins noirs d’Autriche, de pins Laricio, de pins sylvestre, de conifères tels que des cèdres ou des sapins. La forêt protège aussi une faune discrète et bien implantée.



La montée jusqu’au Pech se fait par un chemin au dénivelé important, mais la récompense est au bout avec une vue impressionnante à 360°. Attention, ne vous trompez pas ; il existe au Sud en second sommet moins haut à 552 m, tout près du col de Bazel, et surplombant le Bac de la Barrière.


Le Cardou est aussi un site d’escalade réputé. C’est sur le versant sud, au Bac de la Barrière que l’on rencontre une falaise calcaire découpée en plusieurs secteurs et surplombant la rivière. La paroi est assimilable à une dalle très appréciée des experts en escalade et qui peuvent y grimper en adhérence ou dans les fissures. Située à une altitude de 400 m la paroi offre une cinquantaine de voies allant du plus facile au niveau professionnel.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 24 Juin - 15:15

Le Cardou et Boudet


Il faut l’admettre, il existe très peu d’indices factuels reliant directement l’énigme au Cardou. Certaines traces historiques existent, notamment autour de la production minière, mais c’est Boudet qui cite la montagne le mieux.



♦ Que nous dit Boudet ?


Si l’étymologie officielle de « Cardou » nous explique que le nom provient d’une plante, le «Chardon », Boudet donne une autre racine bien plus pertinente dans son livre culte  La Vraie Langue Celtique.


Selon son exercice préféré qui consiste à jouer avec les phonèmes de la langue anglaise, le nom « Cardou » proviendrait de la juxtaposition de deux mot : «to Cart »… voyager dans un char et « how »…comment ? Ceci donnant : Cart How… Evidemment, pour comprendre son raisonnement il faut relier ceci avec les Celtes et leur moyen de locomotion peu adapté aux dénivelés importants du Cardou…
Cette explication étymologique est évidemment surprenante.





La carte des frères Boudet «Renne celtique » est aussi intéressante à observer autour du Cardou. On y découvre le nom d’un ensemble de roches pointues sur sa face ouest : Lampos. Ces pointes rocheuses sont signalées par des points rouges sur la carte. Elles font face aux Roques Nègre (Roco-Negro) au sud du château de Blanchefort.


Ce nom que l’on ne retrouve pas sur d’autres cartes semble avoir été rapporté par Boudet…





Et les incohérences continuent puisque Boudet nous donne encore une fois une étymologie bien à lui à propos de ces Lampos. Le nom proviendrait de «lam » agneau, ou mieux de « to lamb » mettre bas. A vrai dire, c’est un très curieux parallèle qui permet d’introduire un animal devenu familier dans l’énigme : la brebis et qu’il faut peut être associer à celle du berger Ignace Paris. Cette étymologie est si absurde qu’elle mérite une pause…







L’exemple montre à quel point Boudet manipule de temps à autre les mots pour leur donner un sens caché et suggérer une idée ou une allégorie bien différente du context de départ. En effet, il aurait été beaucoup plus naturel de rapprocher le nom Lampos de [f781f3]Lampe[/color] qui se traduit en italien Lampo, en espagnol Lámpara et même en occitan Lampa. La racine vient du latin Lampas (ref Gaffiot : Flambeau ou torche) et du grec Lampas. Quant au mot anglais : Lamp


Ces roches à la forme pointue, et détachées du versant furent très certainement comparées par la tradition populaire à des torches, ou ) des lampes accrochées à la falaise, d’où le nom de Lampos … ou Lampes.



Comment Boudet, expert en plusieurs langues, agrégé et spécialiste des lettres anciennes, a-t-il pu passer à côté de cette racine si évidente ? Pourquoi Boudet s’est-il livré ici à une pirouette audacieuse et peu convaincante ? Car il faut bien reconnaitre que relier des roches à un agneau ou à la mise bas d’une brebis a de quoi surprendre. L’une des techniques de Boudet est maintenant bien connue : amener le lecteur dans un raisonnement absurde pour le faire réagir. On comprend facilement l’irritation et le rejet de la part de ses collègues  de la S.E.S.A  qui ne comprirent rien à de telles divagations. Boudet savait ses études linguistiques fortement critiquées, mais l’objectif du prêtre était tout autre.


Entrons dans son jeu et repérons les mots essentiels : Lampos, agneau, mettre bas, brebis…Puis transposons-les dans le contexte de l’énigme. Nous avons respectivement les mots : [/color=#ffbf00]«Torches »[/color], « Christ »   (l’agneau est un symbole christique), « descendre »  , « la brebis d’Ignace Paris »  …L’assemblage de ce nouveau vocabulaire dans une même phrase ne peut que laisser perplexe…







Le Cardou est un excellent moyen de découvrir l’entrée du Cromlech de Boudet. La vue à son sommet permet en effet d’apprécier la magnifique étendue du Haut-Razès, mais ceci n’est que le décor apparent. Derrière la scène se cache un codage topographique extraordinaire…

Comme pour le Bugarach, ou le Château de Bézu, nos ancêtres ont profité des propriétés naturelles du Cardou pour servir de repère à une certaine Géométrie sacrée

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 24 Juin - 23:27









Des mines qui font rêver…


Rennes-Les-Bains est un secteur où les mines ont joué un rôle essentiel dans son histoire, et ceci durant des siècles. Que ce soit dans l’Antiquité, au Moyen-Âge, ou entre le XVIIe et le XIXe siècle, les archives et les traces historiques portant sur l’exploitation de minerais plus au moins précieux ne manquent pas dans la région. Cuivre, plomb, antimoine, kaolin, argent, or…les mines autour de Rennes-Les-Bains furent de tout temps enviées, convoitées, et sources de légendes.


Il faut dire que le sous-sol de Rennes-Les-Bains est très riche : or, argent, cobalt, zinc, cuivre, plomb, souffre, étain, mercure, marcassite, ambre, améthyste, jais, kaolin. L’aventure minière commence avec les Celtes, puis les Wisigoths et les Romains qui connaissaient parfaitement la présence et l’emplacement des filons importants. Le secteur est un véritable gruyère, mais les accès à ces galeries sont aujourd’hui soit perdus, soit devenus avec le temps dangereux, soit effondrés, comblés ou inondés.


Pour éviter des exploitations sauvages, des vandalismes et des pillages, les seigneurs successifs mettaient au secret les emplacements exacts, contribuant à exacerber les imaginations de toutes sortes. C’est ainsi que  Marie de Nègre d’Ables et le Comte de Fleury se gardèrent bien de donner toute information sur l’entrée des mines les plus précieuses. Boudet était aussi parfaitement renseigné sur la présence de ces souterrains. Il suffit de lire La Vraie Langue Celtique pour se rendre compte de l’importance qu’il accorde à ces ressources naturelles enfouies sous le Cromlech.


Le Cardou  n’échappe pas à ces traces de galeries, d’autant que la montagne se trouve en face de deux sites mythiques dans la recherche minière. L’un est Blanchefort où il existerait une mine d’or importante et une légende trésoraire. Son entrée n’a jamais été retrouvée. Le second est Roc Nègre, là où Pierre Plantard avait projeté d’y faire de la prospection. Sa volonté d’acheter des parcelles dans ce coin de roches en témoigne, d’autant qu’il existe à cet endroit une autre légende, la présence hypothétique d’un temple rond sous  terre. (J’y reviendrais dans un autre sujet-note de l’auteur).


Le Cardou compte 4 mines connues, dont deux sont plutôt importantes.


La montagne est en effet notée pour ses mines anciennes, sans doute d’origine romaine, et qui furent exploitée durant des siècles. On y trouve du plomb galène, du fer, du cuivre et de la chaux.




L’une d’elles est signalée sur la carte IGN Quillan au Col de Bazel, au sud du Cardou, près de Montferrand, et à 512 m d’altitude





En réalité, tout le secteur du Cardou à Montferrand en passant par le Col de Bazel a été visités  par des mineurs sous différentes périodes. L’un des minier se trouve à l’Est du Hameau de Montferrand et on estime qu’il existerait environ une dizaine de puit anciennement exploités. La toponymie de Montferrand viendrait d’ailleurs de « Mont Fer », un minerai qui a dû être fortement exploité à cet endroit.


Dans sa notice historique «Le Comté de Razès et le diocèse d’Alet » éditée en 1880 l’historien Louis Fédié décrit  le Cardou producteur d’un autre minerai :
« En face de Blanchefort se dresse le pic appelé Le Cardou  qui était célèbre, il y a trois siècles par une carrière de kaolin qui fut exploitée pendant de longues années »

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 24 Juin - 23:28

D’autres minerais existent. Un passage extrait d’un ancien ouvrage « Magasins Encyclopédiques – Bains de Montferrand » de 1811 indique la présence sur le Cardou de divers matériaux, dont du schiste et du marbre…
(l’extrait débute par la description de la Montagne des Cornes et du Lac de Barenc)



Extraits du livre « Magasin Encyclopédique Tome III- 1811 »




Entre le 18e et 19e siècle tout le secteur de Rennes-Les-Bains, le Cardou, le Bazel, Montferrand, le Serbaïrou, l’Homme Mort et Blanchefort furent l’objet de fouilles minières plus ou moins importantes. De nombreux courriers émanant des Conseils municipaux de l’époque témoignent en effet d’une forte demande à vouloir explorer le sous-sol et à ouvrir de nouvelles exploitations. Serait-ce la présence d’anciens filons qui motive ? Ou les légendes trésoraires ?


Une autorisation d’exploitation dans une parcelle à partir de la fin du 19e siècle exigeait la fermeture de l’entrée une fois l’activité terminée. De nombreuses galeries ont donc pu être creusées sans qu’il reste aujourd’hui une trace visible. la présence d’ouverture actuellement prouve leur ancienneté, mais il existe aussi des mines sauvages non officielles.


Autre source d’information, la S.E.S.A. (Société d’Etude Scientifique de l’Aude). Dans une chronique de 1894, un bulletin précise qu’à environ 600 m d’altitude sur la face nord-ouest du Cardou,  et donc non loin du sommet, se trouverait un gisement de carbonate de cuivre bleu vert. Une ancienne mine se trouverait même dans ce secteur.


Attention : il est fortement déconseillé à des non professionnels de visiter toutes ces mines du fait de leur dangerosité et de la présence de puits parfois très profonds. La vétusté des galeries et leur ancienneté favorisent les éboulements et les rendent instables.


 

Le Cardou est aussi un repère


♦ Le méridien de Paris


Le Cardou possède aussi cette particularité de côtoyer le méridien de Paris. En effet, le tracé est à 250 m à  l’Est de Montferrand, et coupe les Corbières entre le Cardou et le Col d’Al Pastre tout en survolant le Roc di Quiloutié. Notons que le Col d’Al Pastre a été rendu célèbre pour son rapprochement avec le tableau des Bergers d’Arcadie II, la Bergère posant sa main près du cou de l’un des Bergers.


Nous savons aujourd’hui, photo à  l’appui, que la montagne centrale en fond de tableau est bien la Pique Grosse, le second sommet du Bugarach. Le rapprochement de la toile de Poussin avec le Col d’Al Pastre n’est donc plus un fantasme de chercheur comme on peut le lire trop souvent.


Une borne méridienne existe même dans le secteur. Dissimulée dans les broussailles, elle n’est pas facile à repérer, d’autant que celle-ci aurait disparu récemment.


Autre constat : le méridien de Paris n’est pas dessiné sur la carte Boudet, à croire que le suggérer aurait été trop attirant. A son habitude, le prêtre souligne les points importants en les omettant, une stratégie particulièrement efficace lorsque l’on a compris le principe.


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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 24 Juin - 23:32

♦ Le sommet


L’accès à la cime du Cardou ne se fait pas sans mal, et il faut attaquer un dénivelé important jusqu’au bout pour l’atteindre. Une fois là-haut, le panorama est exceptionnel et on comprend mieux l’attrait que suscite la montagne pour le repérage. La vue y est tout simplement exceptionnelle. Non seulement on domine
Rennes-Les-Bains, mais également plus d’une vingtaine de villages. Les reliefs sont facilement reconnaissables avec le Pech de Bugarach que l’on toucherait presque, ou Blanchefort et sa protubérance rocheuse accompagnée des restes d’une citadelle. Au loin vers le Sud, la chaine des Pyrénées déroule ses sommets teintés de blanc. On peut aussi découvrir Espéraza ou Arques et son château.


En observant les pierres au sol, vous pourrez certainement déceler deux grands cercles et une croix, le tout formant une gigantesque croix celtique. Cette construction n’a rien d’historique, mais elle montre que le sommet du Cardou est porteur d’une symbolique sacrée retranscrite par la tradition populaire. Attention : le centre de ce cercle n’indique pas le sommet exact. Ce dernier est situé légèrement plus au Sud-Est.

Coordonnées GPS sommet du Cardou : 42°56’ 11.00’’ N    2° 19’ 38.15’’ E




En redescendant légèrement vers le Nord, on peut profiter d’une superbe vue sur le pays de Sault la Haute vallée de l’Aude, les terres rouges de Peyrolles et de Serres… Dans le lointain, par-delà les crêtes du massif de Milobre de Bouisse, on peut aussi apercevoir les sommest de la Montagne Noire.



♦ Alignements remarquables



Voici encore les tireurs de traits diront certains… il est impossible d’inventorier ici les lignes virtuelles qui dérangent les esprits incrédules. Une chose est sûre, ce sont ces alignements topographiques qui  ont permis, au fur et à mesure de leur mise en évidence, de découvrir certains indices et d’avancer dans l’énigme.


Voici trois exemples qui présentent l’avantage d’être très facilement vérifiables. Il suffit de se munir de la carte IGN Quillan 1/25000 et d’une bonne règle. Notez que pour le Cardou, il faut utiliser le point exact de son sommet, repéré sur la carte par un trianble.



 ► sommet du Cardou – Château du Bézu


L’un des alignements fondamentaux implique le château du Bézu dit des Templiers. En effet, la situation naturelle du sommet du Cardou offre une propriété topographique remarquable. Depuis le sommet, si vous regardez en direction du bézu au Sud-Ouest, vous pourrez apercevoir dans un parfait alignement Renne-Les-Bains.


Mieux… Prenez la carte IGN Quillan 25000 et tracez une droite allant du château du Bézu au point sommet du Cardou. Vous verrez qu’elle passe très exactement par l’église de Rennes-Les-Bains. Hasard ? A vous de juger…





La visée réelle depuis le Château du Bézu est très démonstrative. Au loin, le Cardou est facilement identifiable par sa forme arrondie. A ses pieds, Rennes-les-Bains et l’église d’Henri Boudet sont dans un parfait alignement.




     ► L’axe Château de Couiza / Château de Blanchefort / Cardou


Cet axe est peu connu, car il implique le Château de Couiza, un site aujourd’hui transformé en hôtel-restaurant. Pourtant ce lieu est prestigieux puisqu’il fut la demeure des ducs de Joyeuse. Ce château qui a conservé une forme classique féodale avec une cour carrée démilitée aux angles par 4 tours rondes possède un riche passé historique.


En 1231, lors de la croisade des Albigeois, le pays de Couiza est donné à Pierre de Voisins qui construit le château d’Arques. C’est avec le mariage en 1518 de la dernière héritière des Voisins, Françoise, avec Jean de Joyeuse (pair et chambrier nommé par le roi François I, gouverneur de Narbonne et lieutenant général en Languedoc) que le château de Couiza est construit, entre 1540 et 1550. Les travaux seront poursuivis par son fils, Guillaume de Joyeuse III (1520-1592), lui-même évêque d’Alet, puis lieutenant général en 1561. En 1577, les protestants d’Alet l’assiègent et il prend la fuite. Le château est pillé. Mais en 1582, Guillaume y revient maréchal et y tient une véritable cour. Il meurt à Couiza le 24 janvier 1592.
Le château est classé au titre des monuments historiques en 1913



Tracez une droite depuis le château de Couiza vers sommet du Cardou. Vous verrez qu’elle traverse très exactement le château de blanchefort.





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 24 Juin - 23:34

  ► L’axe Eglise Saint Just et le Bézu – Pique de Lavaldieu – Cardou


Selon le même principe, il existe un autre axe remarquable reliant le sommet du Cardou. Cet axe rejoint l’église de Saint Just et le Bézu, la petite commune située près du   château du Bézu et la Pique de Lavaldieu.




La Pique de Lavaldieu est un site très particulier qui se caractèrise par une longue arête rocheuse se terminant par un promontoire appelée la Pique. Ce lieu exceptionnel semble attaché à une histoire sacrée étrange. Le hameau de Lavaldieu eut au fil des siècles plusieurs noms : Vallis Dei (1290), Grange de la Bénédiction Dieu (1195-1639), La maison de la Bénédiction Dieu (1198-1500), Labaldieu (1594), Villedieu (1406-1599), et enfin Lavaldieu (1807). Les fouilles ont mis en valeur l’existence de fondations voutées appartenant à une chapelle du XIe siècle et à ses propriétaires de l’époque : les Chevaliers de l’Ordre de  Saint Jean de la Croix. Lorsque l’ordre fut dissout, Lavaldieu devint la propriété de l’Abbaye de Fontfroide vers 1290,, sous le nom de « Vallis Dei » (en occitant « La Val (de) Dieu »).


L’histoire étonnante continue cette même année en 1290 avec Aiméric de Thuri, commandeur de l’Hôital de Magrie, en accord avec Guillaume de Villaret, grand prieur de l’Hôpital de St Gilles, qui concède à Jean de Voisins, fils de Pierre de Voisinschevalier le domaine de LA VALDIEU, avec tous les droits de justice y attenant, moyennant une petite rétribution tous les ans à Noël. Ceci durera jusqu’à la Révolution.
Ces anciens locataires étaient les vassaux de l’Hôpital de Saint Jean de Jérusalme ou de Malte. les familles de VOISINS d’HAUTPOUL, de ROQUELAURE, de NIORT, de MONTESQUIEU, et de FLEURY étaient aussi concernées par cet accord.




Pourquoi ce site a-t-il revêtu un intérêt tout particulier pour les seigneurs de l’époque et pour certains ordres ? Le fait est que la région semble avoir été mêlée à de ordres chevaleresques issus de croisades sans que l’on connaisse la réelle portée de leur implication.


Il reste que la Pique de Lavaldieu est un site qu’il faut découvrir pour sa vue à 360° et qui plonge littéralement le spectateur en plein Haut-Razès. (J’y reviendrais dans  un sujet spécifique (note de l’auteur))








Le Cardou est avec Blanchefort et le Bugarach une montagne sacrée qui s’inscrit de par sa situation dans un montage topographique et géométrique exceptionnel. Ces propriétés font partie d’un vaste ensemble qui fut très tôt remarqué par les anciens, fascinés par cette nature digne des dieux.

Il est donc tout aussi naturel que cette structure servit également au Secret…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Sam 24 Juin - 23:50





La région de Renne-Le-château fourmille de curiosité ou de lieux qui sont cités régulièrement dans les documents ou sur des plans liés à l’affaire. Ces sites ou ces objets remarquables peuvent aussi bien prendre la forme d’une pierre gravée, d’un dolmen, d’une pierre curieuse, d’une ruine ou d’une montagne. De nombreux lieux sont d’ailleurs cités dans l’ouvrage de Boudet «La Vraie Langue Celtique ».



Ces sites participent également au repérage topologique dans certaines interprétations de documents cryptés, et aux alignements géographiques que l’on peut observer sur une carte IGN.


Voici donc quelques lieux célèbres autour de Rennes-Le-Château présentés pêle-mêle. Bien sûr les sites les plus importants ne sont pas ici et sont traités dans un thème spécifique.




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