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 LES SITES REMARQUABLES

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Lanaelle
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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 15 Mai - 14:22





Parmi toutes les constructions de Bérenger Saunière, celle-ci est souvent la plus méconnue et oubliée. Pourtant elle s’inscrit dans le Domaine avec une logique parfaite comme le démontre l’étude de sa géométrie sacrée.





Il faut croire, que la volonté de Saunière se soit accomplie au-delà de toutes ses espérances. Ossature discrète, symbole de la matière invisible, la Tour de l’Orangeraie du prêtre apporte une harmonie et une transparence dans ce décor de pierres.



Il est vrai que la fonction de cette construction semble évidente. Comme son nom l’indique, c’est en ce lieu que Bérenger Saunière plaçait des plantes d’essences rares et fragiles ayant besoin d’une température élevée pour croître.


Harmonie et dualité



Pour tenter de comprende la logique de pensée de Bérenger Saunière, il faut prendre du recul et ne pas s’attarder sur les aspects directs et évidents. Tout est symbole et la meileure e preuve est ici.


Au premier abord les différents éléments de construction, la Tour Magdala, la Tour de l’Orangeraie et le Belvédère, sont indépendant et dissocies de toute harmonie. Et pourtant, si l’on se place sous un aspect symbolique, cette Orangeraie à la tour de verre prend un autre aspect. Elle est le complément de la Tour Magdala.



Dans l’esprit de Saunière, tout symbole doit respecter une loi dualiste et inversée :
Magdala, tour faite de pierres s’oppose à la tour de l’Orangeraie, tour de verre, transparente, image du songe et représentation de la volonté de l’invisible.



Son intégration dans le Domaine



On a longtemps cru que la promenade du belvédère était un arc de cercle parfait fermant le parc, ce dernier étant un carré symbolisant un échiquier avec ses deux tours. Les dernières recherches prouvent que cette piste est fausse. Non seulement le parc n’est pas carré mais le belvédère n’est pas un arc de cercle.



Ceci a été démontré grâce à  l’étude de la géométrie sacrée du Domaine révélant bien autre chose qu’un simple échiquier. Le plan de référence du Domaine qui en découle montre une forme beaucoup moins simple et qui cache des propriétés géométriques étonnantes.








22 marches encore et encore…



Cette opposition avec la Tour Magdala est très subtile. Dans l’orangeraie, il existe un autre escalier constitué lui aussi de 22 marches, mais celui-ci nous propose de descendre. Alors que celui de la Tour Magdala nous invite à monter au sommet vers le ciel, celui de l’Orangeraie nous invite à descendre dans son sous-sol, aux enfers…






D’ailleurs, la symbolique de la porte, protégeant l’accès à l’escalier, est significative : sur ses montants on peut voir une frise grecque, symbole des chemins labyrinthiques. Le voyage vers le sous-sol devra se faire avec prudence de la même manière que le fit Thésée s’engageant dans le labyrinthe de Minos, roi de Crète et déroulant derrière lui le fil qu’Ariane lui donna.






Cette orangeraie met de toute évidence l’ésotérisme de Bérenger Saunière en lumière, prouvant ainsi que le prêtre érudit et très éloigné des symboles chrétiens classiques.


Est-il seul responsable de cette construction ? Certainement non. Nous connaissons aujourd’hui Henri Boudet et Jean Jourde pour avoir laissés leurs empreintes dans le Domaine.






Il est à noter que récemment cette tour de l’Orangeraie fut restaurée par la municipalité de Rennes-Le-Château. Il semble d’ailleurs que Saunière n’ait jamais  fait placer des disques de couleurs sur les vitres constituants le revêtement de la tour.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 15 Mai - 14:26





C’est le 5 décembre 1911, après sa condamnation à une «suspense à divinis » pour dilapidation et détournement de fonds, que Bérenger Saunière décida d’aménager une chapelle privée attenante à sa Villa Béthanie. En effet, suite à cette condamnation le prêtre n’eut plus le droit de dire la messe dans  un édifice religieux, ni de pratiquer les gestes sacrés. Saunière avait tout simplement compris qu’il allait perdre, face au tribunal de l’Officialité de Carcassonne. La condamnation était de toute évidence sa suspension et logiquement l’accès à son église lui serait alors refusé, comme le Droit Canon l’exige.






Prêtre dans l’âme malgré les apparences, il ne pouvait se faire une raison  de ne plus exercer son ministère. Mais curieusement les villageois refusèrent également cette condamnation qui leur paraissait injuste et leur réaction fut radicale.






Alors que l’évêché de Carcassonne nomma un nouveau curé à Rennes-Le-Château, les villageois boudèrent littéralement ce nouveau prêtre.






Et pour soutenir Saunière dans cette épreuve, mais aussi sans doute pour montrer leur mécontentement, les habitants allèrent écouter la messe que Bérenger Saunière donnait à titre privée dans sa chapelle, désertant ainsi le lieu de culte officiel. Sans nul doute, la tournure de ces évènements devaient être pour Saunière une belle vengeance contre sa hiérarchie et Mgr de Beauséjour.



Munie d’un autel, la petite chapelle privée permettait au prêtre de célébrer le culte tout comme au sein d’une église. Collée à la Villa Béthanie, c’est en fait une véranda qui accueillait les paroissiens et les verres colorées permettaient de retrouver l’ambiance des vitraux religieux.


La Chapelle aujourd’hui



Cette serre fut longtemps laissée à l’abandon. Les plaques de verres brisées donnaient une aire d’abandon à l’ensemble. Au fil des ans, l’autel commençait à se recouvrir de mousse et prenait par endroit des teintes verdâtres. Cette image de ruine faisait piètre figure au sein du Domaine.



C’est au cours de l’année 2003, que la décision de restaurer cette  véranda fut prise par la municipalité de Rennes-Le-Château, également propriétaire du Domaine. Cette restauration eut lieu au printemps de cette année et elle permit de rendre le lieu hors d’eau. L’autel fut parfaitement restauré, lui redonnant l’éclat que Bérenger Saunière connu. Mais en ce qui concerne la verrière, les avis sont partagés. Le fond de la chapelle est décoré de plaques de verre peinte de manière assez moderne et même si l’effet est relativement esthétique, ce rendu ne semble pas être celui que Saunière voulut donner à son époque.


Le toit auparavant réalisé avec des plaques de couleur unie bleue, verte, rouge représente maintenant un ciel étoilé.







Voici dont une heureuse initiative de la commune qui fit l’effort de restaurer cette serre sacrée. Dommage que les caractéristiques esthétiques de 1911 ne furent pas rigoureusement respectées…




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 15 Mai - 14:27




Le belvédère offre une promenade incomparable et une vue inouïe sur le plateau et les Bals de Couleur. Cette parenthèse qui termine le parc est construite sur un solide roc et relie les deux points opposés de l’ensemble des jardins de la Villa Béthanie. D’un côté on trouve la Tour Magdala, de l’autre la Tour de l’Orangeraie.






Il est important de noter que ce belvédère n’avait pas pour objectif de finir proprement les travaux de Bérenger Saunière mais de servir de citerne, permettant l’alimentation en eau des superbes jardins de la Villa Béthania.



Certains auteurs ont voulu y voir une cache ayant permis à l’abbé Saunière de dissimuler son « trésor »…






On a cru longtemps que la promenade du belvédère était un arc de cercle parfait fermant le parc, ce dernier étant un carré symbolisant un échiquier avec ses deux tours. Les dernières recherches prouvent que cette piste es fausse. Non seulement le parce n’est pas carré mais le belvédère n’est pas un arc de cercle.


Ceci a été démontré grâce à  l’étude de la géométrie sacrée du Domaine révélant bien autre chose qu’un simple échiquier. Le plan de référence du Domaine qui en découle montre une forme beaucoup moins simple et qui cache des propriétés géométriques étonnantes.





Après le décès de Marie Dénarnaud, unique héritière de Bérenger Saunière, la famille Corbu hérita à son tour de ses biens par un legs universel.



Afin d’attirer les touristes, Noël Corbu, le nouveau propriétaire décida de créer un restaurant «La Tour » à l’intérieur de cette citerne. Et, afin de le rendre plus agréable, il fut des ouvertures dans la paroi, permettant ainsi au client de profiter du paysage tout en restant au frais durant les chaudes journées d’été.





Le belvédère servit également aux premiers chercheurs de lieu discret pour démarrer des fouilles.







Rien ne fut trouvé, mais malheureusement ces recherches anarchiques ont laissé des souvenirs qui défigurent aujourd’hui le Domaine.


Les constructions ont également souffert par ces attaques directement faites sur les fondations.



11 + 11 marches



Pour accéder au belvédère qui est le point de passage obligé pour se rendre vers la Tour Magdala ou la Tour de l’Orangeraie, il est nécessaire de traverser le jardin (l’échiquier) du Domaine.
Ensuite le choix se présente au visiteur, à droite, ou à gauche ? Quel que soit le chemin qu’il décidera de prendre, il devra monter 11 marches et en descendre 11 autres pour revenir dans le jardin soit au total 22 marches.



22 est un nombre que Saunière affectionne et que l’on retrouve dans  de nombreux éléments. Le crâne sur le fronton du cimetière  possède par exemple 22 dents.




Le belvédère est aussi une vie incroyable sur le « Val des Couleurs » et les chaines de montagne avoisinantes. Le lieu laisse immanquablement un souvenir magique à ceux qui le visitent en été. Mais c’est aussi une promenade terrible ne hiver où le froid et le vent glacé fouettes les remparts. Saunière y laissera sa santé et cinq jours plus tard sa vie un certain 17 janvier 1917.





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 15 Mai - 15:03





Depuis sa première étude, le Domaine de  Saunière a été pressenti comme le support d’un message caché. Tout ou presque a été dit sur les constructions étonnantes, leur architecture et leur symbolique. Mais curieusement, une piste de recherche a depuis toujours été sous-estimé, sans doute pour son côté difficile à appréhender, improbable et surtout hermétique : sa géométrie.






Le plan du Domaine semble s’inscrire dans une logique qui nous échappe. Des formes harmonieuses et régulières dessinent les chemins, les allées, les escaliers et les différentes parties des jardins. S’agit-il d’une simple volonté d’esthétique ou toute autre chose ?






Lorsque l’on s’y promène, une sensation étrange vous envahit, mais il faut prendre de la hauteur pour comprendre. A la manière de l’ancienne Egypte qui bâtissait selon des règles symboliques et des codes sacrés très précis, le Domaine respecte un équilibre basé sur le compas et la règle. C’est d’ailleurs, en observant attentivement d’anciennes photos que l’on se rend compte de l’extrême rigueur qui fut appliquée au plan des jardins et à leur réalisation.

Certe, ce principe n’est pas nouveau. Les jardins à la française dessinés par Le Nôtre sont de pures merveilles d’intelligence et tout y est réfléchi. Constamment orientés  vers la recherche de la beauté et de l’harmonie, ces jardins d’exception utiisent les perspectives et les trompes l’œil pour mieux cacheer les défauts, éloigner les horizons et sublimer les statues, les jeux d’eau et les lumières.
Mais chez Saunière, l’esthétique ne fut vraisemblablement pas l’objectif principal. Il fallait tout d’abord étonner, surprendre et peut-être même guider celui qui saura lire le jardin envouté. Ce pari basé sur la surprise et l’érudition est avant tout comme un livre ouvert ou la forme est aussi importante que le fond. Ce pari sur l’avenir fut en tout cas largement réussi puisqu’un siècle plus tard nous voici tous réunis autour de cette œuvre mystérieuse qui commence à nous parler….










Rendez-vous sur le site : http://www.rennes-le-chateau-archive.com/

Pour lire l’analyse complète de la géométrie sacrée du Domaine de Saunière….

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 15 Mai - 16:22





Noël Corbu






Il est né le 27 avril 1912 à Paris


Industriel et homme d’affaire, il fut le premier propriétaire par legs universel du Domaine de Bérenger Saunière
après la mort de
Marie Dénarnaud.



C’est certainement grâce à un concours de  circonstances et à ses initiatives qu’il fit remonter à la surface le mystère de l’abbé Saunière ainsi qu’un secret qui aurait dû disparaitre avec Marie Dénarnaud.
     Pierre Plantard, Philippe de Cherisey et Gérard de Sède récupéreront son héritage.








Après la mort de Bérenger Saunière en 1917, Marie Dénarnaud vécut toute seule. Héritière de Saunière par un legs au dernier vivant, elle vécut dans son domaine, pauvre, mais autonome.  Les jardins potagers, son élevage de lapins et de volailles lui permettait de vivre. Ce choix de subsister sans le faste qu’elle connau tu temps de grandes reéceptions, fut pris le jour oµù elle s’engagea dans le silence avec son curé.


N’ayant aucun revenu et aucune liquidité, Marie Dénarnaud vendait ou troquait régulièrement des objets d’art, des toiles, de l’argenterie, ou des meubles qui provenaient du patrimoine accumulé par eux durant les années heureuses et insouciantes. L’idée de vendre le domaine lui traversait l’esprit de nombreuses fois, mais trop de souvenirs étaient ancrés dans ce petit endroit de Rennes-Le-Château. Et puis, où aller ensuite ?

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 16 Mai - 8:50

1942 – L’arrivée de Noël Corbu



♦ Un concours de circonstance



Ce fut en 1942 que Rennes-Le-Château tourna une nouvelle page. A cette époque la guerre traversait le pays et l’occupation faisait rage. Le Languedoc ne fut pas épargné et les grandes villes étaient sous la pression allemande. A ce titre il faut rappeler que Jean Moulin, héros de la résistance, naquit à Béziers. Il faut croire que cette ville, martyrisée au moyen-âge par la croisade des Albigeois, prit une revanche sur l’Histoire.


Ce fut donc en 1942, qu’un industriel vivant à Perpignan, décida de fuir l’occupation naissante. Il se réfugia alors à Bugarach, petit village au nord-est de Rennes-Le-Château, avec sa femme Henriette et ses 2 enfants, Claire 3 ans et son frère. En discutant avec les villageois, Noël Corbu entendit parler d’un domaine qui pourrait être à vendre et d’un mystérieux héritage dont l’héritière serait la bonne du curé.



Mené par sa curiosité, il décida d’aller visiter ce village, le plus isolé de tous dans la région. Mais sa surprise fut grande quand il découvrit les charmes de ce nid d’aigle. Il faut dire que Bérenger Saunière avait déjà bien œuvré pour rendre la vie plus douce aux habitants.



Mais Marie Dénarnaud, âgée de 74 ans était méfiante. Habituée par des visites souvent intéressées et agacées par les rancoeurs et les jalousies d’autrefois, elle était en permanence sur ses gardes. Heureusement, Noël Corbu sut l’aborder. Son activité industrielle dans le sucre perdait  de l’argent et il était temps de se reconvertir. Les idées se bousculaient dans sa tête. Patiemment mais sûrement, Noël Corbu provoqua les contacts avec Marie Dénarnaud. Les dimanches étaient l’occasion de monter à Rennes-Le-Château et de pique-niquer sur le belvédère à la vue imprenable.


Mais se sont certainement les enfants Corbu qui contribuèrent à favoriser le contact avec la vieille dame.





A cette époque, Marie Dénarnaud était déjà affaiblie et courbée. Toujours vêtue de noir et d’un tablier, elle habitait au presbytère.



♦  1946 – Le viager



Lentement, une amitié complice naquit alors entre la famille Corbu et Marie Dénarnaud. Mais Noël Corbu comprit très vite qu’elle tenant à rester dans son Domaine. Finalement elle institua comme légataires universelles Mr et Mme Corbu le 22 juillet 1946. Marie Dénarnaud avait 78 ans. Dès lors, la famille Corbu s’installa dans la  Villa Béhania et Marie Dénarnaud put continuer à habiter le presbytère.



Régulièrement Marie Dénarnaud aimait rencontrer Noël Corbu pour discuter et
lorsque ce dernier abordait son passé et la mystérieuse fortune de l’abbé Saunière , elle déclarait :





Elle aimait aussi à répéter :






Noël Corbu partit également au Maroc pour implanter une raffinerie de sucre mais sans succès. Il revint à Rennes-Le-Château en 1950.




♦   24 janvier 195 – Le secret perdu à jamais ?



A la fin de sa vie, Marie Dénarnaud finit par accepter d’habiter la Villa Béthania, devenant la grand-mère adoptive de la famille. Mais sa santé déclina vite et le 24 janvier 1953, soit 36 ans après  la disparition de Saunière, elle tomba paralysée et muette, victime d’une attaque cérébrale. Noël Corbu l’assista jusqu’à ses derniers instants, espérant sans doute une confidence. Mais Marie mourut le 29 janvier 1953 dans le silence. Elle fut enterrée à côté de son curé, dans le petit cimetière de l’église et comme ils l’avaient prévu ensemble, il y a fort longtemps.



Marie Dénarnaud ne révélera donc jamais le secret de Saunière et le mystère aurait pu tomber dans l’oubli si Noël  Corbu n’était pas persuadé qu’il y avait un trésor à découvrir.



Mais le nouveau propriétaire avait encore un espoir de connaitre la vérité. Héritier du domaine, il devint aussi héritier de tous les documents laissés par ses prédécesseurs. Il fit donc rapidement l’inventaire  des papiers de Saunière. C’est ainsi qu’il découvrit un livre de compte, un carnet, des fractures, du courrier et un dossier sur le procès. Toutes ces pièces archivées, perdues,  puis retrouvées petit ) petit, mettront des années à tomber dans les mains des chercheurs. Mais Noël Corbu fut vite déçu, il s’attendait aussi à trouver une carte au trésor…La naïveté n’a décidemment pas d’âge…








♦  1955  -  Ouverture d’un Hôtel-restaurant



Après le rêve, la réalité. Le domaine est grand et des travaux de restauration devenaient urgents. Il fallait donc des financements et faire vivre la famille. [/color=#ffd700]Noël Corbu[/color] monta très vite le projet d’ouvrir un  Hôtel-restaurant. Sa femme Henriette était une bonne cuisinière et ses enfants pouvaient maintenant aider. La famille alla s’installer dans le presbytère grâce à un nouveau bail avec la commune et la Villa Béthania redevint libre pour accueillir les clients.



La Villa nécessita tout de même quelques aménagements pour la transformer en hôtel et 2 chambres par étage purent être préparées, soit 8 au total.
Le restaurant fut construit sous le belvèdre. Une partie était l’ancienne citerne et l’autre une remise dans laquelle Saunière avait l’habitude de ranger ses outils de jardins et ses nouveaux plants. Cette salle ainsi constitué, toute en longueur,  était accessible par la Tour de l’Orangeraie en descendant l’escalier. La cuisine fut aménagée dans une nouvelle construction bâtie par Noël Corbu contre la Tour de verre.  Enfin pour amener de la lumière, le mur extérieur du Belvédère fut percé pour installer des fenêtres.


L’Hôtel de la Tour était donc créé et ouvrit dans le mois de Pâques 1955.



Le bâtiment qui servait de cuisine n’existe plus aujourd’hui. Il a été démoli fin 2003 pour installer la nouvelle sépulture de Bérenger Saunière. Durant l’été 2004, la municipalité décida de créer un chemin en contre bas du belvédère. La surprise fut de découvrir une montagne de détritus vieille de 80 ans et qui s’était constituée par le rejet des ordures des cuisines sur le flan nord. Il est vrai qu’à cette époque les mots «écologie » et « propreté de l’environnement » n’existaient pas encore…




♦ Des débuts difficiles


Ce projet était audacieux et Noël Corbu le savait, malheureusement pas autant qu’il l’avait imaginé. Les clients se faisaient très rare et pour cause. Rennes-Le-Château est un village isolé, loin de tout. La route d’accès n’était encore qu’un chemin de terre et les touristes préféraient le folklore médiéval de Carcassonne et ses remparts. Qui voulait monter dans ce nid d’aigle et pourquoi faire ?


Noël Corbu avait tout prévu sauf un aspect aujourd’hui incontournable dans notre monde économique : la publicité pour se faire connaitre et créer l’envie. Il fallait susciter le désir et le rêve chez les touristes.








1956 – Résurgence du mystère

♦ Janvier 1956 – Une idée de génie



C’est ici que tout bascule. Alors que Bérenger Saunière et Marie Dénarnaud firent tout pour préserver un secret et l’enterrer avec eux, Noël Corbu sans le savoir va ranimer un mystère qui le dépassera très vite et dont nous ressentons encore aujourd’hui les répliques. L’idée est simple et géniale à la fois. Puisqu’une histoire fabuleuse de trésor existe ici, il suffit de la raconter mais de bouche à oreille pour amplifier le phénomène de rumeur. Les journaux se chargeront du démarrage.



Noël Corbu rassembla alors les quelques informations qu’il possédait et écrivit le récit du curé aux milliards. Cette fabuleuse histoire fit alors 3 articles, 3 jours de suite, dans un journal régional, «La dépêche » de janvier 1956. Le journaliste auteur de ces articles, Albert Salomon, fut lui-même carmé par cette histoire et ne manqua pas de rencontrer Noël Corbu à Rennes-Le-Château.


Quelques mois plus tard, la chronique était reprise par un journal national.






♦ Les affaires reprennent…


Ces 3 articles auront suffi pour mettre le feu aux poudres. L’Hotel de la Tour afficha rapidement complet et Noël Corbu, victime de son succès, finit pas enregistrer son histoire sur un petit magnétophone qu’il avait l’habitude de déposer à table aux milieux des clients.
Dans son récit, Noël Corbu précise même la composition du trésor : 4000 milliards de francs or de l’époque (soit 50 milliards de francs en 1955) et son origine «Blanche de Castille ».



Le doute persiste sur la source réelle de ces détails. Le document « la puissance et la mort » fournit en effet des informations que Corbu ne pouvait inventer…



A partir de ce lancement inespéré, l’Hôtel de la Tour se fit connaitre et quelques célébrités de l’époque vinrent par curiosités.


Mais cette activité ne fit pas de Noël Corbu un homme riche. Les clients étaient essentiellement des touristes et la moitié de l’année le climat est rude au pied des Pyrénées.


C’est aussi à ce moment qu’un homme vint régulièrement manger à l’Hôtel de la Tour. Ce client s’appelait Gérard de Sède.





♦ 1965 – Le domaine de nouveau vendu



1965 était la pleine période des chercheurs de trésor et Rennes-Le-Château se transformait peu à peu en un vaste champ de mines. Dans tout le village, des murs de soutènement sont percés, la terre est soulevée comme par d’immenses taupes, des trous apparaissent, des rochers sont déplacés. Et si la pelle et la pioche  ne suffisaient pas, de la dynamite destinée à l’arrachage des vignes était utilisée. C’est l’époque insouciante ou chacun creuse selon son intuition, le tout avec la complicité du maire de l’époque Etienne Delmas.


Mais les habitants, fatigués et excédés par cette maladie dévastatrice, obligèrent le maire à prendre une décision. Le 28 juillet 1965, un arrêté fut voté par la commune : Rennes-Le-Château de viendra le seul village de France ou la fouille est interdite.






C’est aussi à cette époque que Noël Corbu, peut-être lassé par son affaire, mais aussi parce qu’il avait d’autres projets, décida de revendre son domaine, 10 ans déjà…


Il finit par rencontrer un chercheur de trésor, également passionné par Rennes-Le-Château : Henri Buthion.






L’affaire de l’or et du mystère est un merveilleux argument de vente. Le Domaine changea donc très rapidement de main. Henri Buthion devint propriétaire du Domaine en 1965 et le restera jusqu’en 1993…



♦ Que devint Noël Corbu ?



Grâce à la vente du domaine, Noël Corbu acheta le château de Saint Félix du Lauraguais. Mais dans la nuit du 20 mai 1968, il se tua sur la route, au carrefour de Prouihle.


Rennes-Le-Château venait de perdre brutalement celui qui empêcha l’histoire de Bérenger Saunière de sombrer dans l’oubli, peut-être pour quelques siècles encore. Heureusement pour nous, un certain Gèrard de Sède prendra le relais…






Noël Corbu étaiti aussi écrivain. Il publia de façon confidentielle en 1943 son unique livre «Le Mort Cambrioleur » qui est un excellent thriller policier.


Claire Corbu, la fille de Noël Corbu, se maria à Antoine Captier, petit-fils du carillonneur Antoine Captier qui découvrit la fiole dans l’église Marie Madeleine.



Pierre Corbu, le frère de Noël Corbu, fut pilote d’essai sur le Farman F-180 dit «L’oiseau bleu ». Il périt avec Lacoste lors d’une tentative de traversée de l’atlantique.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 16 Mai - 9:38






NOTRE DAME DE MARCEILLE –  SON HISTOIRE  

Un sanctuaire discret
La légende de la Vierge Noire
L’histoire du sanctuaire
♦ La période moyenâgeuse
♦ Le pèlerinage est relancé
♦ La révolution française crée l’incertitude
♦ Notre Dame de Marceille reprend du service
♦ Deux aumôniers atypiques
♦ La période Gaudéric Mèche (1802-1864)
♦ La période Henri Gasc (1806-1882)
♦ Une mise en vente se prépare…
♦ Recherche de capitaux
♦ Une vente épique
Notre Dame de Marceille et Boudet

NOTRE DAME DE MARCEILLE : LE CHEMIN DE CROIX

Les stations du chemin de croix
♦ Les 14 stations
Les anomalies et indices
♦ Le cadre gothique des stations
♦ Ponce Pilate
♦ Les cavaliers romains
♦ Les 2 Jésus
♦ Le cartouche
► Qui était Solon ?


NOTRE DAME DE MARCEILLE : LES MEDAILLONS

Alchimie à Notre Dame de Marceille ?
Les 22 médaillons


NOTRE DAME DE MARCEILLE : AUTRES AMENAGEMENTS

Sanctuarium Dei
La chaire, passage secret
Le maitre-autel, des clés et un nombre
♦ Qui était Saint Paul ?
♦ Qui était Saint Luc ?
♦ Saint Luc ou Saint Paul ?
Les cryptes
♦ La première crypte
♦ la seconde crypte
♦ D’autres recherches…
Saint Vincent de Paul
♦ Qui était Saint Vincent de Paul (1581-1660) ?
► La compagnie du Saint-Sacrement
♦ Un personnage bien mystérieux
La Vierge et le serpent
Le porche et ses anciennes inscriptions
♦ Qui était Walter Mapes ?
♦ La Vierge, l’enfant Jésus et une croix de Salomon


NOTRE DAME DE MARCEILLE : LE TABLEAU DE SAINT ANTOINE – SON HISTOIRE

NOTRE DAME DE MARCEILLE : LE TABLEAU DE SAINT ANTOINE OU L’HISTOIRE D’UNE DECOUVERTE


NOTRE DAME DE MARCEILLE : LE TABLEAU DE SAINT ANTOINE – SA FACE CACHEE EN COULEUR…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 18 Mai - 20:33





On pourrait supposer que le  village de Rennes-Le-Château constitue le centre de l’affaire, le lieu où toutes les thèses convergent. Il n’en est rien.


Pour comprendre la fabuleuse épopée qui au cours des siècles, permit de forger l’affaire des deux Rennes, il est indispensable d’enquêter également du côté de Notre Dame de Marceille, un sanctuaire bien particulier….






Un sanctuaire discret



Cette église est méconnue car peut de publicité lui est consacrée et pourtant elle recèle de nombreux secrets et de nombreux destins qu’il faut resituer dans le temps pour comprendre son implication. ND de Marceille constitue certainement l’un des maillons les plus importants dans la compréhension de l’histoire de l’affaire Rennes-Le-Château.


Je veux remercier ici [b]Franck Daffos, auteur du livre « Le secret dérobé » aux éditions « l’œil du Sphinx », sans qui ce thème n’aurait jamais vu le jour et n’aurait jamais été aussi détaillé…
(découvrez aussi sa chronique sur : http://www.rennes-le-chateau-archive.com/)




Notre Dame de Marceille est situé au nord-est de Limoux, au bord de l’Aude et à 20 km au nord de Rennes-Le-Château.




Rien ne pouvait supposer un quelconque lien avec Bérenger Saunière ou Henri Boudet

Et pourtant…



L’église se veut discrète et il faut gravir une petite route pour la découvrir, en haut d’une colline cachée dans une végétation qui contraste avec les alentours.





La première impression est que l’on se trouve en face d’une église un peu à part du fait de son caractère imposant et qui n’a rien à voir avec une église de campagne.


De plus, de nombreux détails indiquent et prouvent qu’elle est impliquée dans cette affaire.


Mais le lien le plus évident est certainement celui d’Henri Boudet qui lui consacre un chapitre entier dans son  livre « La Vraie Langue Celtique et le cromlech de Rennes-Les-Bains ».  Comme pour le cryptage de l’église de Saunière, la première lecture du livre de Boudet ne laisse paraitre aucune anomalie, mis à part le style lourd et la thèse confuse. Mais quand on analyse de près ses phrases. Un sens caché nous apparait et nous interpelle.


Cette église est aussi déroutante par le culte qui lui est réservé car elle jouit d’une popularité étonnante ! En effet, elle est cité par Fulcaneli dans son ouvrage «Les demeures philosophales ». D’autre part, Delteil, dans son «Saint Don Juan » nous présente un Don Juan dédié à Marie dès sa naissance. Ce même Don Juan est attiré de manière mystérieuse par l’église de Notre Dame de Marceille. C’est dans cette même église que Don Juan se mariera…


Enfin, et certainement le plus remarquable, elle fut le théâtre d’agissements historiques important qui marqueront définitivement l’affaire du trésor de Rennes-Le-Château…





La légende de la Vierge Noire



Nous ignorons aujourd’hui les circonstances exactes de sa construction. Le lieu-dit de «Marceille » semble remonter à des temps très anciens. Nous retrouvons sa trace dans son appartenance aux religieux de l’abbaye de Lagrasse. A cette époque le lieu était un alleu (aux temps féodaux, un alleu est une terre  libre pour laquelle le propriétaire ne doit aucune redevance et ne relève d’aucun seigneur). Cette concession aux religieux de Lagrasse fut déclarée par Charlemagne. Ses successeurs dont Charles le Chauve, confirmeront cet état.


Il n’y a malheureusement plus de documents relatifs à l’élévation de l’église de Notre-Dame de Marceille. Toutefois, après plusieurs recoupements, un auteur spécialiste de Rennes-Le-Château, Louis Fédié, situe son élévation dans le début du XVe siècle.


Le porche construit en 1488 est formé par une clé de voûte ogivale et comprend le portail et la Vierge. Le portail avec ses deux vantaux en bois sculptés et en fers forgés sont inscrits aux monuments historiques et sont classés fin du XIVe siècle.









Mais si la naissance de cette église reste historiquement un mystère, une légende nous raconte pourquoi elle fut bâtie en cet endroit :


Un laboureur travaillait son champ situé dans cet ancien alleu. Tout à coup, les bœufs tirant le soc refusèrent d’avancer. Surpris et agacé, le laboureur constata que ses animaux semblaient craindre d’aller plus avant. Etonné, il regarda devant eux. Sans savoir pourquoi, il décida de creuser le sol juste devant ses animaux.


Quelle ne fut pas sa surprise lorsque, émergeant de terre, il découvrit une statue de Vierge tenant un enfant et sculptée dans un bois sombre, presque noir. Très pieux, il porta la statue dans son humble demeure, pensant voir dans cette découverte l’action de la grâce de Dieu lui-même.







Au matin, il fut frappé de stupéfaction ! La statue avait disparue. Il retourna sur les lieux de sa découverte et découvrit que la statue était revenue là où il l’avait trouvée. Voyant là une action divine, il en informa le curé de sa paroisse qui en référa au clergé. Certain du miracle on décida d’élever une église en ce lieu bénit de Dieu et de la Vierge. C’est ainsi que la chapelle Notre-Dame de Marceille fut créée.





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 18 Mai - 20:35

L’histoire du sanctuaire



Pour comprendre  l’enchainement formidable des évènements qui relièrent les principaux acteurs de Rennes-Le-Château comme Bérenger Saunière, Boudet, et tant d’autres, il faut au préalable revenir sur l’histoire de ND de Marceille.



La période moyenâgeuse



Au IXe siècle les terres de Notre Dame de Marceille étaient un simple alleu appartenant à l’abbaye de Lagrasse et selon une concession de Charlemagne. L’alleu passa ensuite à l’abbaye de  Saint Hillaire en 980. En 1137, un certain Géraud de Marceille effectua une donation de terres ce qui explique sans doute l’origine du nom.


Durant la guerre de cent ans, une anecdote historique permet de montrer l’importance du site : le 8 août 1391 Gaston de Phoebus, comte de Foix et son ennemi Jean de Berri s’y rencontrèrent pour une messe.


Mais au XVIe siècle, les guerres de religions firent oublier le culte de la Vierge Noire au profit de l’église des Jacobins de Limoux, Notre Dame du Rosaire.



C’est en 1660 qu’une période très importante dans la vie du sanctuaire intervient. En effet, de 1660 à 1673, date de sa mort, Mgr François Fouquet, évêque de Narbonne et frère du célèbre  Nicolas Fouquet, fut  responsable de ND de Marceille et géra seul le domaine. Cet épisode lui permit de réaliser certains aménagements très particuliers…
Ce lien est éminemment important pour comprendre les relations étroites qui existent entre le Razès et le pouvoir. C’est aussi la preuve qu’une fois de plus, la famille Fouquet est impliquée dans l’affaire de Rennes et dans sa résurgence au XVIIe siècle.



Le pèlerinage est relancé




C’est le cardinal Pierre de Bonzi (16630-1703), archevêque de Narbonne et successeur de Mgr Fouquet, qui décida en 1674 de restaurer la dévotion de la Vierge Noire à Notre dame de Marceille. Il chargea pour cela la congrégation des pères doctrinaires d’Avignon de relancer le culte.







La mission fut une réussite et le succès du pèlerinage permis de démarrer toute une série de travaux destinés à l’embellissement du sanctuaire. Cette restauration dura plusieurs décennies tout au long du XVIIIe siècle et jusqu’à la révolution.


La révolution française crée l’incertitude



La tempête révolutionnaire de 1789 gronde et cette période est marquée par le trouble et la refonte des institutions. Un nouveau découpage du d diocèse fut proclamée et Notre-Dame de Marceille, jusqu’alors attachée au diocèse d’Alet, rejoignit le diocèse de Carcassonne. Heureusement pour les générations futures, le sanctuaire fut préservé miraculeusement de la tourmente, mis à part quelques vols et quelques dégradations comme la statue de la Vierge sur le porche qui fut décapitée.


Comme pour la plupart des édifices religieux confisqués par la révolution, c’est en 1793 que Notre Dame de Marceille fut mise en vente comme bien national. Et là, une première anecdote vient ajouter à  la légende du site. Afin de protéger la statuette de la Vierge Noire de la vente et de la destruction révolutionnaire, une mystérieuse femme s’en empara et la confia à un certains François Lasserre, ancien prieur de l’ordre des pénitents bleus. Ce fait est resté longtemps inexpliqué car, alors que l’église était fermée à clef, on put voir une jeune femme récupérer la Vierge Noire à l’intérieur et ressortir en bas du domaine près de l’Aude.


ND de Marceille fut finalement vendu à Mr Martin Andrieu, ancien consul de Limoux pour 10300 livres. l’église fut ainsi sauvée de son premier destin qui était malheureusement de finir en carrière de pierre.



Notre Dame de Marceille reprend du service



Le 21 février 1795 un décret autorisa les églises à s’ouvrir pour accueillir les paroissiens et Notre Dame de Marceille n’échappa pas à la règle. Son pèlerinage reprit très rapidement.



Le 24 juillet 1796, le propriétaire du domaine, Martin Andrieu, décida, sans doute pour sauver le site, de diviser sa propriété en 4 parts égales. Il revendit 3 parts à 3 notables : Thélinge Durand, et François Lasserre (celui qui protégea la Vierge Noire lors de la première vente).



Cette opération permit de consolider l’affaire et un aumônier pouvait ainsi être nommé pour reprendre les pèlerinages. Mais l’évêché, désireux d’imposer son organisation, entra en conflit avec les propriétaires et l’église dut fermer temporairement en 1812. Une ordonnance épiscopale du 13 août 1814 résolut le  litige : « l’évêché nommera l’aumônier et un conseil d’administration siègera avec les 4 propriétaires », ce qui fut fait.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 18 Mai - 20:37

Deux aumôniers atypiques



C’est ici que Franck Daffos nous indique une brochure pleine d’enseignements sur le sanctuaire : «Histoire du pèlerinage de Notre Dame de Marceillle » écrite par un certain Joseph Théodore Lasserre, curé d’Alet-Les-Bains en 1891.



Voici donc une belle coïncidence qui n’en est pas une : Joseph Théodore Lasserre descend directement par sa mère de [color:e677=d07093]Martin Andrieu (le premier acheteur de NDM) et directement par son père de François Lasserre (le 4ème propriétaire protecteur de la vierge noire). Autant dire que sa brochure est une référence…



C’est ainsi que l’on apprend l’existence de deux aumôniers atypiques qui se succédèrent à la suite de l’ordonnance épiscopale de 1814 :


L’abbé Gaudéric Mèche mort en 1864 et qui fut en poste à ND de Marceille de 1815 à 1838

L’abbé Henri Gasc mort en 1882 et qui fut en poste à ND de Marceille de 1838 à 1872



Pourquoi ces 2 aumôniers ont-ils été soulignés par Joseph Théodore Lasserre ? C’est ici que  l’histoire de Notre Dame de Marceille rejoint l’histoire de Rennes-Le-Château : selon les parents de Lasserre, les propriétaires n’ont jamais pu comprendre d’où provenaient les ressources financières importantes des 2 aumôniers, nécessaire à la rénovation et à l’embellissement de l’église…


On devine ici une première anomalie. L’aumônier est nommé par l’évêché et reçoit uniquement une rémunération du ministère des cultes (environ 900 francs par an de l’époque). Tous les revenus provenant de messes, dons et quêtes sont géré par les « marguilliers », c’est-à-dire les laïcs chargés de l’organisation temporelle du pèlerinage. L’aumônier a uniquement pour fonction d’organiser les messes et les sacrements, mais en aucun cas il peut intervenir dans des choix d’embellissements ou de travaux dans sa paroisse. Les propriétaires et  les marguilliers sont les seuls habilités à prendre des décisions d’investissement.


En fait, Gaudéric Mèche et Henri Gasc se comportèrent apparemment comme les propriétaires de Notre Dame de Marceille ce qui a dû fortement agacer les vrais propriétaires du lieu, ne comprenant pas l’origine exacte des ressources financières.



La période Gaudéric Mèche (1802 - †1864)



Il fut donc aumônier à Notre Dame de Marceille probablement à partir de 1815, et jusqu’en 1838, soit environ 23 ans. Ses comportements furent inexpliqués et dépassèrent de loin ses attributions. Il acheta des terrains et lança des travaux de gros œuvre sur ses propres deniers. Il initia la plupart des grandes rénovations intérieures et extérieures. Ces agissements irritèrent sans aucun doute les propriétaires et le conseil d’administration obtinrent son départ en 1838. Il fut ensuite transféré à Notre Dame du Cros près de Caunes Minervois.


Gaudéric Mèche, sentant sa fin proche, mourut à Limoux après avoir été le bienfaiteur de l’église Saint-Martin. Mais il faut savoir qu’il réussit durant son règne à acheter un quart de la propriété de NDM et que ce fut cette même part qu’il légua à sa mort à l’évêché de Carcassonne. C’est d’ailleurs ainsi que  Mgr Billard devint pour un quart propriétaire de NDM à partir de 1881...


Il existe très peu de document sur Gaudéric Mèche, mais son acte de décès fait à Limoux le 30 mai 1864 indique qu’il décéda le 29 mai à l’âge de 62 ans.



La période Henri Gasc (1806 - †1882)



Henri Gasc naquit à Villefranche d’Aveyron en 1806 d’un père maitre bottier. Il prit son poste de prêtre à NDM à l’âge de 32 ans et y fut aumônier de 1838 à 1872 soit 34 ans. Il succéda à Gaudéric Mèche. Contrairement à Mèche, il semble que Gasc géra plus intelligemment et plus discrètement le sanctuaire ce qui lui permit de rester une très longue période sans crainte. Les travaux continuèrent à l’intérieur et autour de l’église. Une fontaine fut même créée (20000 francs) ce qui représentait sans aucun doute pour l’époque des travaux importants puisqu’il fallut installer une station de pompage depuis l’Aude. On peut encore l’admirer aujourd’hui devant l’entrée. On connait d’ailleurs beaucoup de détails sur Henri Gasc grâce à Joseph  Théodore Lasserre qui l’a bien connu.


Avant son départ en 1872, l’évêque de Carcassonne, Monseigneur Leuilleux, mis en place 6 pères lazaristes à NDM, peut-être pour éviter les mêmes erreurs et laisser le sanctuaire sous la responsabilité d’une seule tête…Henri Gasc décéda le 14 décembre 1882 à Limoux, 10 ans  après son départ de NDM.





Nous n’avons pas d’idée aujourd’hui de la somme totale dépensée par ces 2 aumôniers à Notre Dame de Marceille mais elle fut certainement très importante compte tenu de la rénovation et des embellissements que l’on peut admirer de nos jours dans le sanctuaire.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 18 Mai - 20:38

Une mise en vente se prépare…



Vers 1890, le sanctuaire Notre Dame de Marceille est partagé à part égales entres 4 propriétaires sous le régime de l’indivision :


• Monseigneur Billard, évêque de Carcassonne (legs transmis par Mèche)
• L’abbé Joseph Théodore Lasserre, curé d’Alet-Les-Bains
• Mr Bourrel, banquier de l’Ariège
• Mr Andrieu, notable local



Mais un imprévu fit son apparition à NDM. En 1889 Mr Bourrel déposa une instance de partage devant le tribunal de Limoux, ce qui devait obliger la vente du sanctuaire, le bien étant indivisible. Mais les juges imposèrent aussi que l’église conserve sa fonction de culte. Billard et Lasserre comprirent à ce stade queBourrel, banquier de son état ne cherchait qu’une seule chose : racheter ensuite à lui seul NDM. Il faut dire que le succès des pèlerinages rendait l’affaire prometteuse.


Le 4 juin 1890 la  vente du sanctuaire fut prononcée par le tribunal de Limoux.



Recherche de capitaux



Mgr Billard et l’abbé Lasserre ne pouvait se résoudre à laisser le sanctuaire sortir du giron ecclésiastique (on connait aujourd’hui les vraies raisons…). Il fallait donc trouver rapidement un capital permettant de déjouer les plans de Bourrel et de racheter l’église à tout prix.







C’est ici que l’on comprend mieux cet épisode peu glorieux de la vie de Mgr Billard (révélé par Pierre Jarnac dans son livre : « les archives de Rennes-Le-Château). Par on ne sait quel tour de passe-passe Billard réussit à détourner l’héritage d’une riche veuve de Coursan, Mme Hérail, à son profit et en son propre nom.



Un procès s’en suivit, suite à la plainte de deux héritiers et Mgr Billard finit par être condamné à 3 mois de suspense par le Vatican…Il est clair que l’évêque joua sa carrière sur ce coup, mais avait-il le choix ? Car il y avait urgence et il lui fallait un capital conséquent pour contrecarrer les offres du banquier…



Une vente épique



Le 2 février 1892 le tribunal de Montpellier confirma la décision de celui de Limoux, mais l’obligation de culte à NDM fut annulée. Cette annulation peut paraitre anodine mais pas pour Billard qui fut certainement à l’origine de cette décision.


Le 17 janvier 1893, la salle aux enchères est comble et NDM est mise en vente au montant initial de 4000 franc. On peut imaginer la bataille pathétique et passionnée qu’on dut se livrer Billard et Bourrel devant le commissaire-priseur. Finalement Bourrel l’emporta avec un montant de 50150 francs.



Compte tenu de la non obligation du maintien du culte à NDM, Mgr Billard pris alors un savoureux plaisir à transporter la vierge noire de NDM à l’église de Limoux, le tout en grande pompe  et au son du tocsin. ND de Marceille, privée de sa relique, entraina ainsi la suppression des pèlerinages et donc les profits espérés par le banquier. Ce fut pour Billard un coup de génie.



Le 20 mai 1893, Mr Bourrel ne put se résoudre à conserver un édifice non rentable. Il revendit NDM à Mgr Billard pour 53 879 francs. En fait, par acte secret devant un notaire, Billard racheta en son propre nom Notre Dame de Marceille et paya une plus value au banquier de 18 000 francs (environ 120 000 Euros).


C’est ainsi que Notre Dame de Marceille resta sous la maitrise personnelle de l’évêque de Carcassonne. Ce fait scellera définitivement l’avenir du sanctuaire et permettra un premier rebondissement de l’affaire de Rennes-Le-Château comme nous le verrons par ailleurs.


L’abbé Joseph Théodore Lasserre mourut le 12 février 1897 et sa tombe est visible à côté de celle de Nicolas Pavillon à Ales-les-Bains.


Mgr Billard mourut le 3 décembre 1901. Les pères lazaristes partirent de Notre Dame de Marceille en 1905 pour ne revenir qu’en 1920.


Le sanctuaire se retrouve aujourd’hui curieusement la propriété d’une association diocésaine alors que Mgr Billard l’avait par testament léguée à un de ses amis notaire dans la région rouennaise comme le signale Franck Daffos.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 18 Mai - 20:46

Notre Dame de Marceille et Boudet



Henri Boudet reste dans tous les cas le lien principal entre l’affaire de Rennes-Le-Château et Notre Dame de Marceille. Il nous présente cette église avec précision et allégorie et notamment la rampe conduisant au sanctuaire qui se nomme « Voie sacrée ». Presque en haut, se trouve une fontaine laissant tomber, goutte à goutte, une eau limpide dans un bassin de marbre.


Voici ce que nous dit l’abbé Boudet en page 276 de son livre « La Varie Langue Celtique et le Cromleck de Rennes-Les-Bains » :








Rien n’a changé entre le moment où Henri Boudet est allé sur les lieux et maintenant. Il nous fait remarquer que même par grande pluie ou par grande sécheresse, le débit reste constant. Boudet nous rapporte aussi que les vieux chroniqueurs connaissaient ce lieu sous le nom de « Fontaine de Marsilla ».
La fontaine sert aux pèlerins qui se frottent les paupières avec cette eau pour soigner les maux de leurs yeux.


Pour Boudet, l’écoulement, goutte à goutte, de la fontaine avait fait du terrain environnant, un terrain marécageux au temps des celtes. Ce terrain, il le baptise haum-moor (Homme mort ?). Cette insinuation géographique ne veut-elle pas nous faire à l’ancien puits Celte sur lequel, l’église aurait été bâtie ?




Henri Boudet nous donne une explication sur l’origine de la statue de la Vierge se trouvant à l’intérieur de l’église. Pour lui, la fontaine de Marceille devait être décorée d’une statue de la vierge au temps de la première christianisation. Elle aurait été perdue puis retrouvée plus tard pour devenir la Vierge Noire que l’on connait aujourd’hui dans l’église Notre Dame de Marceille. De plus Boudet insiste sur le fait que cette statue a été sculptée dans un bois noir (il l’écrit en italique), pour indiquer sa provenance orientale.



Pour Boudet, le terme de [color:8fca=#D0F5A9Marsilla vient du sens : « Notre Dame de Marcilla, yeux gâtés, endommagés et fermés par la maladie ». Il s’appuie pour cela sur l’une de ses fameuses constructions : to mar, gâter, endommager – to seel, fermer les yeux faisant donc marseel, soit marceille avec l’érosion de la prononciation.


En résumé,  Boudet insiste sur plusieurs points :

• La constance du débit de l’eau de la fontaine
• Le terrain de l’haum-moor
• La couleur de la sculpture de la Vierge Noire et donc son origine
• Grâce à l’eau de la fontaine on retrouve la vue



L’homme mort (haum-moor) peut nous faire penser à la notion de cadavre et de décomposition. Cette piste nous ouvre plusieurs voies, soit celle de la mort symbolique par la mise en terre avant la renaissance du futur initié ou bien la notion de putréfaction alchimique, passage obligé à la réalisation du grand œuvre d’après les initiés à l’alchimie. Fulcaneli est-il si loin de Boudet ?


Ensuite nous retrouvons la statue de bois noir. Sa couleur noire ne nous fait-elle pas penser à l’œuvre au noir, si chère encore aux alchimistes ? Ou bien ne doit-elle pas nous rappeler que cette vierge est orientale, tel que certains dépeignent Marie Madeleine ? Ce lieu de culte d’une Vierge Noire semble être important sur la compréhension de Marie Madeleine.


D’ailleurs, le miracle de la fontaine de Marceille, n’est-il pas de rendre la vue à ceux qui l’on perdue, ou de façon plus allégorique, n’est-elle pas là pour nous apporter la lumière sur ce que l’on cache au commun des mortels ?


Pour beaucoup d’auteurs, l’histoire du puits celte est une légende. Pourtant il existe des aménagements souterrains sous Notre Dame de Marceille et nous savons aujourd’hui que des cryptes existent. N’en déplaisent aux historiens, Boudet, dans son sous-entendu sur un puits celtique, nous invite à examiner les fondations du sanctuaire…














Quelques anciennes photographie de cette église hors du commun sont présentées  dans son album (rendez-vous sur le site : http://www.rennes-le-chateau-archive.com/)








Notre Dame de Marceille est extrêmement chargée, aussi bien du point de vue historique qu’au travers de ses relations avec l’affaire de rennes.

D’ailleurs le nombre de personnages célèbres qui ont gravité autour du sanctuaire sur plusieurs siècles montre l’importance du lieu. Les pages suivantes tentent de dresser un inventaire des aménagements qu’il convient d’étudier aujourd’hui et de mémoriser pour préserver au mieux ce patrimoine exceptionnel…[/b]

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 19 Mai - 10:23





Les stations du chemin de croix


Comme dans le cas du chemin de croix de l’église de Rennes-Le-Château, celui de Notre Dame de Marceille a été utilisé pour transmettre un ou plusieurs messages. Cette affirmation s’impose d’elle-même après un examen détaillé de certaines stations. L’imagerie présente y est tout aussi fascinante.

Mais comme nous le rappelle Franck Daffos dasns son livre « le secret dérobé », il est difficile aujourd’hui de déterminer lequel de ces deux aumôniers Mèche ou [color:861d=#ceecf5[/color]Gasc a réellement commencé et terminé le cryptage. Les stations ont elles été achetées par Mèche puis cryptées par Gasc, ou bien est-ce Gasc qui fut le seul maitre d’œuvre ?
Nous ne le savons pas.


Heureusement pour nous, Henri GAsc semble être un personnage méthodique et intelligent. C’est certainement ces qualités qui ont permis aujourd’hui de connaitre quelques éléments sur son travail de codage. En effet durant son poste d’aumônier à NDM entre 1838 et 1872, il écrivit un journal « Notice sur le pèlerinage de NDM près de Limoux », qui fut édité au moins 3 fois. Ce journal décrit les différentes restaurations entreprises par lui-même et on peut y lire une phrase étonnante :





Une chose semble certaine. Si Henri Gasc n’a pas été le seul concepteur des stations, il apporta en tout cas une touche personnelle basée sur les coloris des reliefs.


Les stations d’un chemin de croix doivent répondre à des règles canoniques très strictes qui sont imposées depuis très longtemps par l’église. Mais un est fait est certain : tout comme l’église Marie Madeleine, ces stations ne sont pas parole d’évangile. Et pour s’en rendre compte il suffit de relever quelques anomalies qui les composent.

♦ Les 14 stations

















Les anomalies et indices


Voici donc quelques anomalies ou curiosités relatées par Franck Daffos et qui ont permis de confirmer la présence d’un cryptage bien orchestré…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 19 Mai - 10:24

♦ Le cadre gothique des stations


Curieusement, les cadres gothiques entourant les stations sont rouges pour les stations impaires et verts pour les stations paires…

♦ Ponce Pilate


Selon les règles canoniques en vigueur Ponce Pilate est représenté qu’une seule fois sur la station 1 et dans un aspect typiquement romain.


Dans le cas de ND de Marceille, Ponce Pilate apparait barbu dans des vêtements orientaux, ce qui n’est pas le code habituel.



Mais le plus surprenant est qu’il apparait 2 autres fois : discrètement dans la station 9 et de façon flagrante dans la station 11.





Ponce Pilate


Il fut procurateur de Judée et de Palestine de 26 à 36.
Gouverneur de l’Idumée, de la Judée, de la Samarie et de Galilée sous la supervision du légat de Syrie de 26 à 36 après Jésus-Christ, Ponce Pilate s’installa à Césarée, sur le bord de la Méditerranée. Il alla à Jérusalem en avril de l’an 30, à la demande d’une cinquantaine de sanhédrins pour juger du blasphème d’un certain Jésus qui se proclamait « fils de Dieu ».
Ponce Pilate, qui disposait seul du droit de vie ou de mort en Palestine, ne crut pas à la culpabilité de Jésus. Il proposa aux Juifs de choisir entre la condamnation à mort du Christ et celle du voleur et assassin Barabbas, ceci selon une tradition qui voulait que le procurateur gracie l’un des condamnés à mort lors des fêtes de Pâques. La foule demanda de libérer Barabbas et de crucifier Jésus. Ponce Pilate se lava les mains et dit : « Je ne suis pas responsable de ce sang ; à vous de voir ». Jésus Christ fut flagellé puis crucifié sur le mont Golgotha.




♦ Les cavaliers romains


La présence de cavaliers romains dans le chemin de croix est également une erreur grossière. Ni les règles de composition des stations imposées par l’église, ni les textes anciens ne font état d’une présence de Romains à cheval lors de la crucifixion.

On retrouve d’ailleurs cette anomalie à Rennes-Le-Château dans la station 9, mais à NDM il existe clairement 5 cavaliers aux stations  2,3,5,7 et 11.





♦ Les 2 Jésus


Voici certainement la plus belle des anomalies. Tout comme la station 14 de Rennes-Le-Château qui réserve sa surprise, celle de NDM est tout aussi surprenante. Nous sommes en présence de 2 Jésus, l’un crucifié que l’on place dans son tombeau et le second qui le porte par les aisselles. Et pour renforcer le message, les vêtements que le Christ a porté tout au long des stations précédentes se retrouvent maintenant portés par son sosie…Voilà une image plutôt déconcertante.





D’autre part, si l’on examine les coloris des stations et les personnages des différentes scènes, la rigueur des représentations ne permet pas le doute. On est bien en présence de 2 sosies mis en valeur par leur visage et leur expression identique.



♦ Le cartouche


Si l’on admet que le chemin de croix de Notre Dame de Marceille possède un codage, alors il est important de se poser la question de l’origine des stations. Nous savons que le chemin de croix de Rennes-Le-Château a été produit par la Maison Giscard de Toulouse, mais quel était le fournisseur des stations du sanctuaire de Limoux ?



La cartouche est constituée d’une petite plaquette de laiton sertie sur le plâtre et sur laquelle on peut lire les mots suivants :






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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 19 Mai - 10:27

► Qui était Solon ?


Nous avons peu d’information sur cet artiste, mais il semble qu’il fut fabriquant de statue dans les années 1850. Le travail de recherche est toutefois surprenant. C’est en pistant Solon qu’une surprise m’attendait. En effet, nous pouvons lui attribuer un autre chemin de crois situé dans  l’église Saint Pierre à Plélan-le-Grand en Ille et Vilaine (Bretagne). Et si l’on compare les stations elles semblent identiques, aux couleurs près, ajoutées pour harmoniser l’effet comme le souligne Gasc.


Les  chemins de croix seraient donc issues des mêmes moules du fournisseur. Pas vraiment. Si l’on compare par exemple attentivement les personnages de la station 1, des différences dans les visages en relief sont perceptibles.

















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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 19 Mai - 10:28

Les stations bretonnes sont également moulées en plâtre et la réalisation daterait de 1853, ce qui fournirait une date aussi pour le chemin de croix de Notre Dame de Marceille. Nous savons aussi que Gasc était aumônier à NDM entre 1838 et 1872 ce qui consolide la période de son installation et la mise en couleurs.


Cette découverte génère en réalité plusieurs questions :


• Pourquoi Gasc a-t-il préféré se procurer une chemin de croix à Paris alors qu’il existait plusieurs artisans dont Giscard sur Toulouse ? Cherchait-il des détails qu’il ne trouvait pas sur palce  ou bien a-t-il fait une commande spécifique ?


• Qui a peint le chemin de croix ? Visiblement  Solonsavait le produire non peint. Ceci pourrait confirmer que Gasc ou un artisan local a colorié les stations sur place.


• Le chemin de croix a-t-il été fait sur commande puis les moules ont-ils été utilisés pour Plélan-le-Grand, ou s’agit-il d’un standard ? A par quelques différences peu perceptibles, les stations sont identiques.

• Le chemin de croix a-t-il été conçu d’abord pour ND de Marceille puis pour Plélan-le-Grand ou inversement ?

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 19 Mai - 22:27



Alchimie à Notre Dame de Marceille ?


Pour les initiés, l’église comporte des particularités incontestables mais aussi une imagerie très particulière. En levant les yeux on peut facilement observer dans la pénombre de nombreux médaillons muraux assortis de symboles étranges et de petits textes latins.




Ces 26 médaillons peints sur tous les murs du Sanctuaire sont basés sur 22 motifs différents. Nous retrouvons d’ailleurs le nombre 22 cher à Bérenger Saunière. Les voutes avant et arrière comportent chacune 9 médaillons. Quant aux murs latéraux, ils comportent chacun 4 médaillons, un par travée.


Bien que la multitude de ces images reste discrète dans l’obscurité de l’église, on ne peut rester insensible à certains symboles qui interpellent notre imaginaire comme par exemple la représentation de l’Arche d’Alliance, clairement illustrée par  l’un des médaillons.




Tous ces symboles font penser à des allégories alchimiques, mais peut-être que ceux-ci ont un autre but où une autre signification. En fait il faut savoir que ces médaillons furent peints par Gasc entre 1860 et 1862 lors des travaux d’embellissements. Le chanoine n’était d’ailleurs pas seul puisqu’il fut aidé par son ami curé Coste en poste à Pieusse vers 1860.


Ils utilisèrent pour la peinture des murs, des plafonds et des médaillons, des pochoirs afin de garantir un travail de qualité et strictement identique selon les motifs. Compte-tenu de l’immense volume de l’édifice, la tâche devait sans aucun doute être démesurée. Et pour remercier son ami Coste, Henri Gasc lui offrit de quoi acheter un superbe orgue pour la paroisse de Pieusse. Mais Coste dût également organiser une tombola pour blanchir cet argent de provenance inconnue (source Franck Daffos)


Après ce travail à ND de Marceille, Coste emporta les pochoirs et les échafaudages à sa paroisse de Pieusse, ce qui lui permit de refaire son église pratiquement à l’identique. Malheureusement, du fait d’une restauration de la paroisse dans les années 1990, il n’est plus possible d’admirer les médaillons de Coste qui nous auraient beaucoup appris.


Tout est symbole et rien n’a été peint hasard, ni à une quelconque place du Sanctuaire. Sur un total de 26 médaillons, il existe 22 modèles différents et donc 4 médaillons qui ont été répétés.


Et pour montrer par l’exemple que rien ne se fit au hasard, il suffit d’observer le médaillon situé juste au-dessus du tableau de Saint Antoine. Une toile particulièrement importante dans le secret de ND de Marceille. Ce médaillon symbolise l’une des litanies à la Vierge Marie :





Domus Aurea – Maison d’or


Quoi de plus évocateur que de marquer le tableau de Saint Antoine par la Maison d’or ?

Traduisez ,   Le Sanctuaire d’or…



Gasc voulait par ce jeu de piste montrer le Saint Antoine, précédemment un Saint Augustin, qui mène à la chaire et donc à la crypte construite par Mgr François Fouquet au XVIIe siècle. Mais il voulait aussi nous indiquer l’importante richesse que devait contenir ce Sanctuaire.




Mais ce n’est pas tout. Sur le fronton de la nef, au-dessus de l’autel, un médaillon particulier est répété deux fois : celui de l’Arche d’Alliance. Que voulait nous dire également Gasc ?

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Ven 19 Mai - 22:29

Les 22 médaillons

Chaque médaillon est en fait une représentation imagée de ce que l’on appelle « les litanies de Lorette » ou  « les litanies de la Sainte Vierge » et qui sont extraites du Cantique des Cantiques du roi Salomon. On retrouve d’ailleurs souvent les litanies dans des lieux de culte dédiées à une Vierge Noire. Elles énumèrent toutes les qualités religieuses de la Vierge Marie et dans ces prières les formules « Priez pour nous » sont fréquemment redites.  Les litanies sont étroitement liées au rosaire.


Le cantique des Cantiques est un livre poétique des Ecritures bibliques racontant l’amour d’une jeune Shoulammite envers un bergers  et les efforts infructueux du roi Salomon visant à conquérir l’amour de cette jeune fille. Il fut composé par le roi Salomon après la construction du magnifique Temple élevé à Yahwah dans Jérusalem. Après son mariage, mais avant ses infidélités, ce qui situe la composition de ce chant vers l’an 1010 avant JC. A cette époque Salomon avait 60 reines et 80 concubines. Ce poème est reconnu pour être d’une beauté extrême mais ses allusion allégoriques cachent un sens caché et mystérieux.


L’inscription latine « Ora pro nobis » visible sous chaque médaillon se traduit par « Priez pour nous ».  Voici donc ci-dessous et mis à la lumière les 22 motifs différents que l’on peut admirer à ND de Marceille :



















On retrouve d’ailleurs ici (voir dernier médaillon)les deux formes étoilées régulières qui poursuivent l’affaire de Rennes-Le-Château.

Le pentacle, étoile à 5 branches et le  sceau de Salomon, étoile à 6 branches…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Dim 21 Mai - 17:13




Sanctuarium Dei


Notre Dame de Marceille fascine par la richesse des décorations intérieures et par les peintures murales aux couleurs chaudes et ambrées. Mieux, elle cache des peintures importantes et liées à l’affaire de Rennes.


Il est évident que cette église fut l’objet d’un soin tout particulier et les travaux furent certainement très importants si l’on compare la gravure de 1830 avec l’état actuel de l’ensemble.





Nous savons aujourd’hui que [color:4135=#e.cef6]Gaudéric Mèche
et Henri Gasc
participèrent très largement à la mise en lumière de cette paroisse en puisant dans des fonds très secrets…

















Le Sanctuaire de Dieu



Notre Dame de Marceille regorge de détails étonnants que Henri Gasc laissa derrière lui en espérant sans doute alerter une âme particulièrement perspicace. Celui-ci est par exemple tout à fait surprenant.






Devant le chancel menant à  l’autel, discrètement inscrit sur le sol en fine mosaïque, on peut lire ces deux mots en lettres onciales :

SANCTUARIUM DEI (Sanctuaire de Dieu)


Cette expression qui aujourd’hui laisse manifestement indifférent la plupart des visiteurs de Notre Dame de Marceille est pourtant lourde de signification ?


Qu’est-ce qu’un sanctuaire ?


C’est dans un simple dictionnaire que l’on peut trouver ces quelques définitions :

1. Endroit le plus saint d’un temple, d’une église.
2. Partie d’une église située autour de l’autel
3. Edifice sacré, endroit où l’on célèbre un culte


Mais ces définitions sont incomplètes car elles ne précisent pas pourquoi ce lieu est plus sacré que le temple lui-même. en fait on pourrait reformuler par :

Un sanctuaire est un lieu sacré consacré à une divinité dans lequel on conserve une relique sacrée ou une icône objet de vénération de la part des croyants.



Un sanctuaire est donc un édifice sacré construit en général sur un lieu particulier et destiné à abriter des reliques ou des ossements religieux. Les sanctuaires sont aussi souvent associés à l’idée de pèlerinage. On trouve d’ailleurs la notion de sanctuaire dans de nombreuses religions différentes.


On comprend donc pourquoi ND de Marceille est aussi appelé «Sanctuaire » puisqu’elle abrite la célèbre Vierge Noire de Limoux responsable des fameux pèlerinages. La présence du mot «Sanctuaire » ou « Sanctuarium » dans Notre Dame de Marceille serait donc restée bien anodine si on se limite à  cette explication.


Mais ceci ne vaut plus lorsque l’on parle de « Sanctuaire de Dieu ». Car si l’on applique la définition à la lettre, on obtient :



Le sanctuaire de Dieu est un lieu sacré consacré à Dieu dans lequel on conserve une relique sacrée ou une icône objet de vénération de la part des croyants.



La définition devient donc particulièrement égnimatique car comment imaginer une relique ou des ossements de Dieu ? Henri Gasc, homme d’église, mentor de Boudet, expert en cryptologie et en allégorie, a bien évidemment voulu nous laisser un message lorsqu’il décida d’inscrire ces mots sur le sol carrelé en 1860.


N’oublions  pas non plus que les termes « Sanctuarium Dei » ont été fortement utilisé dans les sermons de Saint Augustin ce qui nous ramène au tableau de Saint Antoine

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Dim 21 Mai - 17:17

La chaire, passage secret


La chaire visible aujourd’hui est le résultat des travaux d’embellissement de Henri Gasc. En effet il remplaça l’ancienne chaire murale par une niche richement décorée et qui fait son originalité. Ceci est compréhensible si l’on admet que le chanoine voulait créer un accès discret à la pièce secrète située en dessous à partir du plancher.

La chaire de ND de Marceille est classée aux monuments historiques.





De par son accès interdit, il existe très peu de documents montrant l’intérieur de la niche.


Voici quelques photos étonnantes montrant notamment un faux plancher de dalles récentes. Fallait-il condamner cette trappe pour couper court aux rumeurs ? Le fait est que visiblement la décision fut prise de stopper toute curiosité.





Heureusement, un passionné eut le temps en 2005 de profiter de cette entrée pour visiter discrètement cette cache. Cette visite est importante car elle démontre l’existence de la pièce secrète que l’on eut assimiler à une petite crypte.


Le maitre-autel, des clés et un nombre




Voici une autre décoration bien curieuse au sein du Sanctuaire. Bien sûr, la présence d’un maitre-autel dans une église monumentale comme celle de ND de Marceillle n’est pas en soi extraordinaire. Mais certains détails sont intrigants.


Le volume qu’il occupe est imposant et les sculptures sont extrêmement chargées, donnant un aspect baroque à l’assemble.


Le maitre-autel estimé du début du XVIIIe siècle confirme sa conception et son installation sans aucun doute lors de la période des grands travaux effectués par Mèche et Gasc entre 1838 et 1872.


Ceci est d’ailleurs montré par l’aspect très différent de l’autel vers 1830 sur l’ancienne gravure de  Reynié et Certain.


https://img4.hostingpics.net/pics/346756eglise11.jpg[/IMG]




Au centre, trône la Vierge tenant l’enfant Jésus. Mais là un premier détail nous interroge. Que tient Jésus dans ses mains ? Selon l’iconographie et le contexte nous pouvons trouver un fruit,  une mappemonde, une colombe…Mais ici l’objet loin d’être explicite, peut-être un livre…


Les autres personnages semblent aussi très classiques. Autour de la Vierge tenant l’enfant Jésus, nous trouvons Saint Pierre reconnaissable à ses clefs à sa droite et Saint Paul à sa gauche.  Excepté que Saint Paul présente ici un livre créant le doute. Habituellement Saint Paul est représenté avec une épée évitant ainsi la confusion avec d’autres apôtres. En effet, l’iconographie religieuse repose sur des symbolismes très précis. A chaque Saint est associé un ou plusieurs attributs permettant une identification sans erreur. Or ici, le doute est permis. Il pourrait bien sûr s’agir de Saint Paul présentant des Epîtres, mais aucune épée n’est visible. S’agirait-il alors de Saint Luc ? Un détail va effectivement le confirmer…




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Dim 21 Mai - 17:21

♦ Qui était Saint Paul ?


Saint Paul, apôtre, naquit en l’an 2 après JC, de parents juifs à Tarse, ville romaine. Il fut élevé à Jérusalem dans les principes du pharisaïsme et il fut d’abord un ennemi farouche des chrétiens. Mais à la suite d’une vision qu’il dit avoir eue sur le chemin de Damas, il se convertit et reçut le baptême. Il devint alors un des plus ardents apôtres de la religion nouvelle. Il prêcha l’Evangile aux païens dans l’Asie-Mineure et la péninsule grecque, notamment dans l’ile de Chypre, où il convertit le proconsul Sergius Paulus, à  Galatie à Philippes, à Théssalonique, à Athènes et enfin à Corinthe. En 58, il retourna à Jérusalem mais il fut assailli par une foule qui voulait le tuer. Emprisonné deux ans à Césarée par Félix, gouverneur de Judée, il fut ensuite envoyé à Rome par de nouveau gouverneur et y fut acquitté.





Après avoir prêché la foi à Rome, il retourna en Orient pour consolider la première organisation de l’Eglise. Vers 63 ou 64 il revint à Rome où des chrétiens commençaient à être un grand nombre. Mais son insolence envers le pouvoir romain attira l’hostilité de Néron. Il fut mis à mort avec Saint Pierre en 66. ses reste furent enterrés, sur le chemin d’Ostie, puis transportés à Rome dans la crypte de l’église Saint Pierre.



Saint Paul est connu aussi par ses 14 Epîtres adressées aux églises des régions qu’il avait parcourues. La dernière seulement, l’Epître aux Hébreux, fut contestée. Saint Paul fut un écrivain brillant, convaincu et l’auteur le plus prolixe du Nouveau Testament.



♦ Qui était Saint Luc ?



Saint Luc, Apôtre, naquit à Antioche. Au départ païen et médecin, il se convertit. Vers 49, Saint Paul se joignit à lui. par la suite il suivit Paul jusqu’à son martyre. Mais lorsque Saint Paul fut décapité, Luc quitta Rome et on perdit sa trace.


On représente souvent Saint Luc, le compagnon de Paul, avec un livre. Il consigna effectivement l’évangile prêché par celui-ci. Mais du fait que Saint Luc et  Saint Paul furent longtemps ensemble, Saint Luc a été souvent confondu à Saint Paul. Servant sa foi sans reproche, il n’eut ni femme, ni enfants. Il mourut à 84 ans en Boétie.











Les plus anciennes représentations de Saint Luc le montrent écrivant son évangile. Le bœuf que l’on voit souvent près de lui fait référence au sacrifice dans le Temple qui figure au début de son évangile (I 9). On le représente aussi traditionnellement peignant la Sainte Vierge.




♦ Saint Luc ou Saint Paul ?



Le choix entre ces deux apôtres n’est donc pas évident. Mais un détail peut malgré tout nous aider.


De sa main droite, le Saint nous montre un livre ouvert où deux pages présentent un texte en latin composé de caractères suffisamment  lisibles. Malgré certaines lettres légèrement effacées, il est facile de les deviner puisqu’il s’agit d’un texte connu des théologiens.









Et si l’on s’applique à recopier exactement sa calligraphie voici le résultat :








Mais c’est en comparant avec le texte original que l’on peut s’apercevoir de quelques anomalies. Le texte est en fait un extrait du « Cantique de Zacharie » que l’on retrouve dans l’évangile de Luc (1 :  68-69-70). Cette prière fut récitée par Zacharie à la naissance de Jean Baptiste. Les étoiles marquent la césure du verset.



Benedictus Dominus Deus Israel,*
Quia visitavit, et fecit redemptionem plebis suae :

Et erexit cornu salutis nobis*
In domo David pueri sui.


Sicut locutus est per os sanctorum
Qui a saeculo sunt, prophetarum eius :




Traduction :

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
De ce qu’il a visité et racheté son peuple,


Et nous a suscité un puissant Sauveur
Dans la maison de David, son serviteur,


Comme il l’avait annoncé par la bouche de ses saints
Prophètes des temps anciens,




La comparaison du texte original et du texte de l’autel mérite tout de même deux remarques :


• Le texte de l’autel a été reproduit sans aucun souci de césure des mots, à mons qu’il ne s’agisse ici d’une volonté particulière…

• Certains S sont remplacés par des F  comme Ifraël  pour [color=#CECEF6] Israël, vifitavit pour visitavit, ou eft  pour est, un usage latin ou hébraïque sans doute datant au moins du XVe siècle.



Mais surtout un point intéressant est le suivant, comme à l’église Saint Sulpice de Paris où l’on trouve dans la chapelle des Saints Anges plusieurs références au nombre [color:106f=20b2aa]681, on trouve ici un procédé équivalent. Car le premier des [color:106f=20b2aa]3 versets de l’évangile de Saint Luc est tout simplement le [b]68 du chapitre 1
d’où 681. Coïncidence ? Il y a bien longtemps que cette belle apparition du hasard ne fait plus parti de mes hytpothèses…


En résumé nous avons d’un côté Saint Luc nous montrant le nombre 681, de l’autre Saint Pierre nous montrant ses clés. Faut-il interpréter ceci par « 681 est la clé… »



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Dim 21 Mai - 17:23

Il est vrai que nous retrouvons ce refrain dans la fameuse phrase :


BERGERE PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLE PAX 681


Mais ce n’est peut-être pas le seul message…



Les cryptes

On a beaucoup écrits sur des supposés aménagements souterrains à ND de Marceille et les chercheurs ont longtemps été partagés sur l’existence ou non d’une ou de plusieurs cryptes. Il est vrai que Henri Boudet, dans son livre «La vraie langue celtique », nous suggère leur présence puisqu’il fait allusion au terrain marécageux et à un ancien puits celte sur lequel le sanctuaire aurait été bâti.





Mais c’est Franck Daffos qui, par l’étude des cryptages de Mgr François Fouquet, Mèche et Gasc, nous révèle l’entrée d’une seconde crypte sous la chaire, par une trappe secrète aménagée au ras le sol. Nous serions donc maintenant en présence non pas d’une mais de deux cryptes, chacune ayant une histoire bien différente.


Malgré ces faits, qui sont maintenant officieusement reconnus puisque vérifiés sur place par quelques chercheurs, l’association diocésaine préfère nier leur existence. En effet, accepter la présence de ces cryptes c’est aussi avouer la connaissance de certains récits…


C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles le visiteur de ND de Marceille ne verra aucun écrit sur ces fameuses cryptes dans l’église, évitant ainsi toute polémique.



Entrée de la crypte depuis l’extérieur vers la première salle



Les photos des cryptes sont issues d’une étude faite par Philip Coppens et André Douzet vers 1995 «The secret Vault ».



♦ La première crypte


Cette première et grande crypte, très ancienne, a été utilisée depuis fort longtemps par quelques privilégiés bien placés de l’évêché ou de l’association diocésaine propriétaire du sanctuaire et qui connaissaient son existence. Elle aurait contenu une bibliothèque très importante et des livres anciens et précieux. Malheureusement, elle aurait été pillée il y a quelques dizaines d’années. Les livres furent volés et revendus.
Cette crypte était aussi connue par le supérieur des lazaristes du sanctuaire, le [color:fc28=#D0F5A9[b]R.P. Gabriel Migault, puisqu’elle a été retrouvée il y a un cinquantaine d’années, comme il le révèle à demi-mot dans une monographie historique de 1962.


Enfin cette crypte comporte un souterrain qui débouche dans le contrebas de ND de Marceille près de l’Aude. C’est ce souterrain qu’utilisa une mystérieuse jeune femme pour sauver la Vierge Noire de la folie destructrice révolutionnaire.


Quant au puits, il devait servir de conduit d’aération à la crypte.


Aujourd’hui le puits n’est plus visible dans l’église mais des traces historiques nous prouvent sa présence comme sur la fameuse gravure de 1830.






Voilà donc sans doute pourquoi Boudet nous parle d’un ancien puits celtique, puisqu’il connaissait certainement sa communication avec une partie du sanctuaire qui devait rester secrète.


L’accès au puits existe encore aujourd’hui. Il suffit de dégager une dalle, comme le montre la photo ci-dessous…



Le puits aujourd’hui





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Dim 21 Mai - 17:25

♦ la seconde crypte


L’histoire de cette seconde crypte, beaucoup plus petite, est encore plus extraordinaire puisqu’elle  aurait été creusée par Mgr François Fouquet à la demande de son frère Nicolas Fouquet en 1659. Mais le plus amusant est qu’il semble que François  Fouquet ignorait la présence de la première crypte. Il fut donc obliger de revoir ses plans et de la construire à côté de la première, ce qui la plaça sous le porche de l’entrée principale.
C’est cette position de la seconde crypte qui permit à Henri Gasc, des années plus tard en 1860, d’aménager son unique accès, une entrée secrète sous la chaire.








♦ D’autres recherches…


L’étude des constructions souterraines de NDM a passionné beaucoup de chercheurs. L’un d’eux a débuté son exploration du côté de l’Aude au début du XXe siècle par un chirurgien, le professeur Philippe-Henri Lonet, passionné de photographie et de vieilles pierres. Avec l’aide d’un architecte il essaya de dresser un plan complet des souterrains et il put ainsi compléter les travaux précédents. Il remarqua aussi que des vieilles pierres avaient servis à construire des bâtiments plus récents. De plus certains murs semblaient formés à leur base par des pierres moyenâgeuses. Il remarqua également que de nombreux puits étaient présents mais ils furent tous rebouchés vers 1897. C’est aussi cette année que les dossiers administratifs des souterrains de ND de Marceille disparurent curieusement…
Plus tard, vers 1990 un certain Jos Bertaulet, auteur et chercheur, découvrit en bas de « la voie sacrée » à droite après la rivière, 2 ouvertures. Elles sont aujourd’hui cachées par 2 plaques de métal.





Saint Vincent de Paul

L’abbé Boudet nous apprend que le sanctuaire fut gardé par les enfants de Saint Vincent de Paul. C’est ce même Saint Vincent de Paul, qui vivra une expérience étonnante d’enlèvement. Cet enlèvement, réel ou allégorique, semble être une initiation à un mystère particulier. Quoi qu’il en soit, nous trouvons la statue de Saint Vincent de Paul au fond des jardins de Notre Dame de Marceille.





Il est également troublant de constater une coïncidence entre la présence de Saint Vincent de Paul dans cette église et le testament de François-Pierre d’Hautpoul, l’un des 4 parchemins supposés découverts par Bérenger Saunière, et dans lequel 6 lignes concerneraient également Saint Vincent de Paul.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Dim 21 Mai - 17:26

♦ Qui était Saint Vincent de Paul (1581-1660) ?



Né d’un village de Pouy (près de Dax) en 1581, Vincent De Paul fut confronté dès son enfance aux conditions d’existence des plus démunis. Il étudia à Dax et à Toulouse et fut ordonné prêtre en 1600. D’après ses dires, il fut capturé en 1605 par des pirates en se rendant de Marseille à Narbonne. Il s’évada de Tunis à l’issue de 2 années d’emprisonnement.


De retour à Paris, il fut frappé par la misère qui y régnait. La France connait en ce temps-là de nombreux combats avec l’étranger et la guerre civile. Le futur Louis XIV n’est qu’un enfant et les nobles, le Parlement et la maison du Roi se disputent le pouvoir. Les soldats souffrent. Les populations civiles sont ravagées : épidémies, maladies, famines, violence. Vincent de Paul devint une sorte de « ministre de la Charité », coordonnant toutes les bonnes volontés. Ses domaines d’action furent très variés : visiteurs de prisonniers, prédicateur, collecteur de fonds, co-créateur de congrégations. Aucune misère ne lui fut étrangère, enfants abandonnés, victimes de la guerre, malades, fous.




En août 1617, il rassembla des dames aisées de Châtillon les Dombes (Châtillon-sur-Chalaronne), au sein des « Charités », pour secourir les malades. Nommé aumônier général des galères en 1619, il porta secours aux esclaves. Il devint le supérieur du premier monastère parisien de l’ordre de la Visitation Sainte-Marie et précepteur dans la famille d’Emmanuel de Gondi. Une congrégation de prêtres exerçant leur apostolat en milieu rural fut établie à Paris en 1625, au collège des Bons Enfants, dont Vincent devint le supérieur. Elle prit le nom de Lazaristes lorsqu’elle s’installa dans l’ancien prieuré Saint-Lazare à Paris, en 1632. Vincent de Paul fonda l’ordre des Filles de la Charité (ou Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul) en 1634. Cette institution fut à l’origine de l’hôpital des Enfants Trouvés de Paris. Vincent de Paul forma de nombreux prêtres et créa un séminaire de la Mission. Les premiers Lazaristes seront envoyés pour secourir les victimes des guerres de Religion. Il prêcha pour la modération à l’égard des protestants, puis s’opposa au jansénisme.
Vincent de Paul fut proclamé saint par le pape Clément XII, le 16 juin 1737.
Il meurt, épuisé, à 79 ans le 27 septembre 1660.








► La compagnie du Saint-Sacrement


Cette société secrète, fondée en 1629 par le duc Henri de Levis-Ventadour, ennemi juré des Huguenots, et dont Saint Vincent de Paul était Membre, fut constituée de membres issus de l’aristocratie et de la bourgeoisie parlementaire. Elle eut pour objectif des buts charitables et ambitieux, tels que la fondation d’hôpitaux, le secours aux victimes de la guerre, l’enfermement des mendiants, la lutte contre les Réformés, les duels, mais également d’autres buts comme la suppression des hérétiques, de l’adultère, du libertinage, du carnaval, et des blasphèmes. Elle devint très influente à la Cour du Roi, dans l’armée et la magistrature. Protégée par Anne d’Autriche, elle dérangeât tour à tour, dans l’exercice du pouvoir, Richelieu, Mazarin et Louis XIV qui finira par l’interdire. Elle disparut totalement en 1667, sauf curieusement en Nouvelle France où elle subsiste aujourd’hui (Québec actuel). C’est en défendant les intérêts de l’église que la Compagnie du Saint-Sacrement devint l’ennemie jurée de Molière dans « l’affaire du Tartuffe ».





Le fondateur des sulpiciens, Jean-Jacques Olier, fit l’esquisse en 1643 d’une image utilisée par la Confrérie du Saint-Sacrement de Saint Sulpice à Paris. La gravure est actuellement conservée à la bibliothèque nationale




♦ Un personnage bien mystérieux



Saint Vincent de Paul reste toutefois un personnage énigmatique. En effet, il affirma avoir été enlevé à Marseille pendant 18 mois, entre 1605 et 1607, par les Maures et détenu chez un alchimiste de Tunis ! (Molière fit dire à Géronte : « Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? »). Or, aucune trace historique à ce jour ne confirme cette thèse. Saint Vincent de Paul disparu d’Europe pendant 2 ans. Serait-il passé par Notre Dame de Marceille en 1605 ?

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Dim 21 Mai - 17:28

La Vierge et le serpent





Un autre détail curieux : La statue de la Vierge dans les jardins au centre de la fontaine. Elle est représentée debout, couronnée et regardant le sol. De ses pieds, elle écrase un serpent vert.


Certains diront qu’elle écrase le démon du jardin d’Eden ou qu’elle est une allégorie à la Vouivre,  ce serpent de la terre, symbole des énergies souterraines ?  Mais ce qui peut paraitre le plus étonnant, c’est qu’elle est également visible à  l’église  Saint Sulpice de Paris au fond de la grande nef…



Cette statue de la Vierge écrasant un serpent sous ses pieds est en fait la représentation des apparitions de la Vierge à une jeune novice des Filles de la Charité, rue du Bac à Paris en 1830. En effet, le 27 novembre 1830, la Vierge apparut une seconde fois à Catherine dans la chapelle. Elle vit comme deux tableaux vivants en fondu enchainé, et dans lesquels la Sainte Vierge était debout sur un demi-globe terrestre, ses pieds écrasant un serpent. La Vierge demanda alors que soit frappée une médaille à son effigie. « La Médaille Miraculeuse » fut ainsi crée et diffusée à plus d’un milliard d’exemplaires dans le monde depuis cette date.



La présence de cette statue dans le parc de ND de Marceille s’explique par la présence des Lazaristes qui ont dirigés ce lieu et qui sont, comme les «Filles de la Charité », les « Enfants de St Vincent de Paul ». En effet, les Lazaristes sont la branche masculine et les « Filles de la Charité » sont la branche féminine de la Congrégation de St Vincent de Paul.


On retrouve donc cette même statue dans l’église Saint Sulpice de Paris car depuis sa fondation dans les années 1646  par Olier, disciple de St Vincent et affilié bien sûr à la Congrégation du Saint Sacrement, cette église a toujours été Lazariste.





Le porche et ses anciennes inscriptions

Le porche est à lui seul un mystère car son aspect d’aujourd’hui n’est pas ce qu’il était et son analyse réserve quelques surprises.


L’ensemble du porche fut construit en 1488 lors d’une série de réparations. La voûte est gothique et les trumeaux du portail à deux vantaux sont classés Louis XIV. Au milieu une statue de la Vierge Marie couronnée et portant un enfant accueille le visiteur.





Mais l’examen d’anciennes photos montre autre chose. En effet, une vieille carte  postale de très bonne qualité permet de découvrir à l’extérieur du porche et sous a la voute d’entrée , plusieurs inscription tout à fait étonnantes.


Sur la partie supérieure nous avons d’abord cet ordre adressé au pèlerin :

  ARRETE… PASSANT !
ADORE DIEU    ET INVOQUE MARIE



Dessous nous avons les lettres onciales :


AVE MARIA SINE LABE CONCEPTA


Un texte que l’on retrouve dans certains médaillons…





Enfin, la plus intéressantes est certainement ces deux groupes de mots latins qui semblent être extraits d’un poème et mis en scène dans deux bannières :




Détails du porche (extrait de l’album de ND de Marceille)



C’est la finesse d’un passionné du forum qui permit de retrouver cet extrait latin issu d’un ancien recueil de poèmes qu’un certain Walter Mapes publia à Londres en 1841. Les auteurs de ces vers de ND de Marceille se sont-ils inspirés de ce recueil ? Pourquoi pas ? C’est en tout cas à la page 212 que l’on peut découvrir le poème complet : « DE PARTU VIRGINIS »







♦ Qui était Walter Mapes ?



Selon la couverture, Walter Mapes (connu aussi sous le nom de Walter Map ou Gautier Map), serait l’auteur présumé de ces poèmes de Thomas Wright, éditeur et antiquaire, aurait enssuite collectionné pour la publication du recueil.





Walter Mapes (1137-1210) naquit dans les marais du pays de Galles. Il étudia à Paris entre 1154 et 1160 puis retourna en Angleterre où il fut nommé Archidiacre à Oxford en 1197.



Mais le plus intéressant sont ses écrits et ses poèmes en latin à la fois célèbres et étranges.


Car en dehors des romans, des satires très âpres contre Rome et le haut clergé, entre ses récits burlesques et curieux, ses histoires de mort-vivant, ou ses histoires de crimes à la Cour, il lamente la perte de Jérusalem et raconte l’origine Chartreuse des Templiers et des hospitaliers. Il y raconte notamment l’origine de ces ordres tout en déplorant leur corruption croissante. Mais en examinant de plus près ses textes on y apprend qu’il côtoie très finement les légendes du Graal et les Chevaliers de la table ronde…


Walter (Gautier) Map dans son « De Nugis curialium » (1182), publia le premier récit légendaire de l’apparition de la tête de la Méduse ou Gorgone, au regard mortifère. Le mythe est repris, non sans variantes, par les chroniqueurs anglais vers 1190 de la 3ème croisade de Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion, puis au XIIIe siècle,
Dans l’ouvrage breton « Le Livre d’Artus » au XIVe siècle et apparait au cours du procès des Templiers.



Nous avons donc ici un lien entre ND de Marceille et un auteur connu pour ses récits décalés sur les sujets mythiques que sont  les Templiers et le Graal.  Qu’on voulut nous dire ces prêtres érudits et décorateurs du porche du Sanctuaire de Limoux ? Que doit-on en déduire ? Une chose est certaine, ces vers n’ont pas été choisis au hasard.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Dim 21 Mai - 17:30

♦ La Vierge, l’enfant Jésus et une croix de Salomon


Le porche semble incontestablement résumer, à lui seul, l’importance du lieu. Malheureusement, des restaurations incompréhensibles faites dans les années 1960 polluèrent les messages laissés par nos ancêtres. La découverte d’une grande croix de Salomon sous cette entrée très particulière vient certainement enfoncer le clou et valider une liste d’indices déjà très longue. Cette croix aujourd’hui disparue mais heureusement authentifiée par une photo prouve que cet emplacement était sacré mais jugez plutôt…


Nous devons cette curiosité du porche grâce à la perspicacité d’un chercheur François Pous. Une ancienne image de la statue montre clairement qu’elle a fait l’objet d’une modification. En effet, entre les deux clichés, l’un extrait d’une brochure de 1962 et l’autre d’aujourd’hui, des différences sont nettement visibles.






Si on observe les deux images, on peut vite s’apercevoir que le bras de l’enfant a été modifié. Dans sa version d’origine, l’enfant porte dans sa main gauche un globe surmonté d’une croix signifiant la présence de Jésus sur Terre. Sa main droite semble saluer le visiteur. Or dans la version actuelle, l’enfant porte à la place du globe un oiseau et sa main droite a repris une position passive. La modification du statuaire fut en tout cas importante car c’est tout le buste de l’enfant qui fut remplacé et peut-être même la tête.


On peut se demander pour quelle raison cette statue fut restaurée jusqu’à modifier la position de l’un des personnages. Fallait-il écarter un message un peu trop visible pour certains ? En réalité toutes les modifications du porche sont à considérer. Le signe de la main que l’enfant envoyait aux visiteurs pourrait être aussi une invitation à lire les formules hermétiques sous le porche. Voulait-on s’adresser à des initiés ?





Il ne fait aucun doute que le porche a été restauré sans doute vers les années 1960, si l’on tient compte des dates, des photos avant sa restauration.



Un autre changement étonnant est celui de la disparition d’une belle croix de Salomon qui ornait le dallage devant la Vierge couronnée. Ceci pose deux questions :


1) Pourquoi cette croix très symbolique devant une église chrétienne ?

2) Pourquoi a-t-elle été supprimée ?






Il n’existe aujourd’hui aucune réponse officielle, mais avouons que cette belle étoile à 6 branches vient s’ajouter au nombre de modifications troublantes effectuées sous le porche de ND de Marseille.


Il existe aucune réponse ? Peut-être pas. N’oublions pas que Nicolas Pavillon fit construire au XVIIe siècle, sous la chaire, un passage secret menant à une crypte très discrète. Celle-ci ne possède qu’un seul accès et se situe en partie sous le porche.


Dès sa révélation par Franck Daffos, elle sera visitée par un autre chercheur juste avant sa condamnation par les propriétaires, prouvant ainsi son existence. Un autre détail met aussi la puce à l’oreille : le plan publié par le R.P. Gabriel Migault et qui comporte des erreurs grossières.


Il est clair que pour les lazaristes et les chanoines qui occupèrent les lieux, cette cache miraculeuse fut l’objet d’une consécration toute particulière, tant son contenu devait être important et sacré. Aurions-nous ainsi l’explication de ces restaurations étonnantes effectuées 30 ans après le décès de Jean Jourde ? La grande étoile de Salomon aurait-elle marquée de façon trop visible la cache et aurait ainsi été remplacée par la main de l’enfant Jésus pointant le lieu, un clin d’œil certainement plus discret ? Cette croix fut-elle mise en place par Gasc lors des grands aménagements du Sanctuaire ?






Si des projets de restauration foisonnent dans l’Aude et se révèlent impératifs, il en es un qui je suis sûr, serait porté par tous les passionnés de rennes et les admirateurs de ND de Marceille : la réfection du porche et de ses décorations telles qu’elles existaient avant leur transformation. Des photos existent, il manque seulement une volonté, celle de retrouver ce patrimoine intact.

Son message serait-il si dérangeant ?

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Dim 21 Mai - 17:31




Lorsque que j’entrai pour la première fois dans l’église de Notre Dame de Marceille il y a maintenant plusieurs années, je ne pus m’empêcher de relier immédiatement ce lieu à Rennes-Le-Château. La raison en était très simple : déjà familiarisé avec plusieurs éléments classiques de cette affaire, un détail  paraissait trop beau pour être vrai. En effet, un magnifique tableau de Saint Antoine, encore visible aujourd’hui, trônait en face de l’entrée principale…









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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Dim 21 Mai - 17:32





Rennes-Le-Château est non seulement une merveilleuse histoire, mais une source fabuleuse d’enrichissement intellectuel pour ceux qui décident de s’investir un peu dans cette affaire.


Certaines pistes encore inexplorées ne demandent qu’à être défrichées de nombreuses surprises attendent encore les chercheurs, pourvu que leur quête s’opère dans la bonne direction…

Ce constat, j’en ai été le témoin et l’acteur. Qui n’a pas rêvé un jour, de s’affubler du chapeau d’Indiana Jones pour quelques heures et de s’adonner à une vraie recherche de terrain, comme au cinéma…


Voici l’histoire d’une découverte qui permettra j’en suis sûr d’ouvrir encore quelques portes et de cimenter des hypothèses qui n’en sont plus. Je dédie donc cette mémorable journée à mon ami Franck Daffos, sans qui je n’aurais pu partager ces instants de réel bonheur dans les mystères de notre passé.





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Dim 21 Mai - 17:34




La saga de Saint Antoine continue…


Après la découverte en août 2006 de la signaure de Mathieu Frédeau, il était naturel de pousser plus lon l’analyse infographique du tableau. La piste devait être prometteuse puisque par un heureux hasard, un cliché me permit d’isoler un étrange visage. Réalité ou simples reflerts de lumière ? Les analyses ne permettent pas encore de dévoiler les dessous de la partie bitumée, mais tout montre que le tableau cache une histoire.



Voici résumées ici les principales iamges prises avec diférentes techniques comme des pauses très longues, l’utilisation de filtres spécifiques, ou l’apport d’un éclairage infrarouge.



Plusieurs campagnes ont été nécessaires dont celle d’août 2007 durant laquelle plusieurs dizaines de clichés ont été pris. Il fallut ensuite les sélectionner, les traiter numriquement et les analyser.


Voici donc rassemblée sous ce thème le résultat de ce travai qui se déroula sur plus de deux ans. Mais surtout, peut-on y apporter une Conclusion ? certainement pas. Il faudrait pour cela remettre le tableau dans son contexte historique exact, or trop de lacunes existent encore. Mon objectif principal est ici de montrer la beauté de notre patrimoine et les secrets qui s’y cachent. Tout objet d’art a une histoire et la particularité d’une peinture sur toile est de restituer celle-ci en couleurs. Encore faut-il l’interpréter correctement et c’est sans doute là que le travail de l’historien commence.





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 22 Mai - 9:58





Les grandes peintures murales



Le tableau de Saint Antoine a su par son caractère étrange, concentrer toute l’attention des chercheurs, mais depuis la restauration électrique du Sanctuaire en 2008, d’autres toiles de taille importante sont maintenant visibles. Il est passionnant de découvrir à la lumière ces œuvres, témoins d’un passé bien mystérieux.






Les grandes peintures murales



La série des tableaux muraux sont dédiés à des épisodes de la vie de la Vierge. Certains sont signés, d’autres apparemment non.









En haut, un concert céleste est donné par des anges et au centre, la Vierge écrase un serpent qui mord une pomme, signe incontestable d’une influence lazariste. Sur la droite on peut lire l’inscription suivante :





Sa restauration eut donc lieu du temps de Gaudéric Mèche, présent sur les lieux de 1815 à 1838.
















On ne peut bien sûr échapper au célèbre thème de l’Annonciation. Ce tableau situé à gauche de Saint Antoine ne semble pas être signé.


Mais il est aussi intéressant de comparer la toile actuelle avec celle représentée sur la gravure de 1850. Bien que le thème ressemble sans conteste, il est difficile de considérer qu’il s’agisse de la même œuvre. Si l’ange et la colombe rappellent la toile,  la position agenouillée de Mari est incontestablement différente.


Soit l’artiste a pris quelques libertés dans la copie des scènes, soit le tableau de l’Annonciation a été remplacé depuis. A moins qu’il n’ait été modifié comme le Saint Antoine.


le détail du tableau extrait de la gravure de 1830




♦ Une référence de plus à Saint Augustin



Il est important de souligner à ND de Marceille toutes les références à Saint Augustin compte tenu de son rapport étroit avec le pillage du trésor de Rome par les  Wisigoth en 410. Il fut en effet le témoin oculaire de cette tragédie qui marqua toute sa vie.




ci-dessus, peinture composée de deux toiles cousues entre-elles et visible sur la porte d’entrée.
A droite, ce que nous montre la gravure de 1830 à cet emplacement…





Même constat pour la double toile présente sur la porte principale du Sanctuaire. La scène du paysage pourrait ressembler, mais là s’arrête la comparaison. Le personnage est très différent sur la gravure.


C’est un fait et pourtant il faut reconnaitre que le dessin nous montre aussi une scène visiblement composée de deux vantaux.


La forme spécifique de la toile épousant parfaitement la voute de la porte et cette double scène, tendraient donc à montrer que l’artiste laissa libre son interprétation. Mais une autre piste est aussi envisageable…Et si comme le Saint Antoine, ce tableau avait subi quelques modifications…


Une autre toile de grande taille et très discrète se trouve dans la chapelle de la Vierge Noire.





Il s’agit d’un hommage rendu à un grand incendie qui eut lieu à Limoux le 15 septembre 1685.






Les peintures murales près de l’autel


Autour de l’autel quatre peintures murales présentent des scènes religieuses relativement connues. Trois d’entres elles font référence à des évêques célèbres.














Ce tableau est aussi très étonnant. Il s’agit de Saint Augustin réfléchissant pour écrire son Trinitate. Sur un bord de mer un enfant le sortit de ses réflexions. Le jeune garçon fait des allers et retours vers la mer et désire mettre la mer dans son trou de sable. Saint Augustin s’approche de lui et à sa remarque l’enfant répondit qu’il aura plus tôt fait de mettre la mer dans son trou que lui de rentrer le mystère dans sa tête.

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Dernière édition par Lanaelle le Lun 22 Mai - 10:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 22 Mai - 9:59

Autres décorations diverses



♦ Les angelots disparus


Ceux qui n’ont pas eu la chance d’admirer ces angelots ne peuvent malheureusement que les contempler aujourd’hui en photo. En effet, courant été 2007 ces sculptures décoratives ont été volées alors qu’elles étaient fixées au mur en face de la chapelle à la Vierge Noire, prouvant ainsi le peu de respect qu’on certains individus envers notre patrimoine exceptionnel.




L’une des sculptures est d’ailleurs remarquable par son allégorie. On y voit 2 anges se disputant une mitre d’évêque. Est-ce en rapport avec les tribulations de Nicolas Pavillons dans son diocèse avec  Blaise de Hautpoul et Louis XIV, alors qu’il était évêque d’Alet-les-Bains après 1637 ?




♦ Saint Michel


De nombreuses églises du Languedoc font référence à Saint Michel terrassant le dragon ou Lucifer selon la version. Ici, comme à l’église d’Espéraza, les deux versions sont présentes, l’une sur une peinture murale en relief, l’autre sur un vitrail.




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Lun 22 Mai - 11:12





L’église de Rennes les Bains : présentation et extérieurs

Son histoire
Le Cap de l’Hom
La tombe de Jean Vié
La tombe de la famille Boudet
Paul Urbain de Fleury et ses deux tombes
♦  Qui était Paul Urbain Fleury ?
♦  La tombe de Fleury visible aujourd’hui
♦  Le mystère des deux tombes

L’église de Rennes-Les-Bains : ses aménagements


Le christ au lièvre
Le chemin de croix
Un tableau étrange, le pape Pomme Bleue, vrai ou faux ?
Qui est l’auteur de ce tableau ?
Topologie remarquable
Le signe de croix et le 4

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 23 Mai - 21:39



Prêtre discret et secret, Henri Boudet est resté célèbre dans l’affaire de Rennes pour nous avoir laissé en héritage un livre codé : « La Vraie Langue Celtique ».


Mais pour espérer comprendre pleinement son œuvre, il faut aussi entrer dans son monde d’homme d’église. Il faut notamment visiter sa paroisse de Rennes-Les-Bains dans laquelle il resta à son poste durant [color=#a9f5bc9342 ans[/color] entre 1872 et 1914, un an avant sa disparition.



Ce prêtre étrange et mystérieux est avec Bérenger Saunière, un personnage de tout premier plan dans l’énigmes, et Gérard de Sève le comprit très vite. Découvrons son église et ses mystères.








Son histoire


Dédiée aux Saints Celse et Nazaire, la petite église de Rennes-Les-Bains est installée discrètement au centre du village. Il s’agit d’une structure extrêmement ancienne. Déjà citée en 1162, elle fut certainement modifiée à plusieurs reprises avant cette date. Et en dépit des bouleversements dont elle a été le témoin tout au long de son histoire. Elle résista remarquablement aux ravages causés par l’Homme et par le temps.


Côté Nord, elle côtoie le presbytère et un petit jardin. Côté Sud-Est, elle protège un petit cimetière. Au fond, la Sals coule paisiblement.


Voici donc la fameuse paroisse d’Henri Boudet, prêtre mystérieux, et dans laquelle il oeuvra auprès de ses fidèles durant 42 ans. Pendant toutes ces années et comme Saunière, il dépensa des sommes énormes, mais toujours en faisant le bien autour de lui. il s’offrit le luxe de son époque, mais il portait généreusement secours à tous ceux qui étaient dans le besoin.



Comme l’église de Rennes-Le-Château, celle-ci possède sa part de mystère. Malheureusement, plusieurs détails ne sont plus visibles aujourd’hui du fait de la malveillance de certains, ou tout simplement pour effacer des indices trop évidents.


C’est ainsi que, comme les pierres tombales de Rennes-Le-Château, le petit cimetière de l’église de Rennes-Les-Bains laisse deviner des signes montrant que l’affaire ne se limite pas à l’environnement de Bérenger Saunière.



L’accès à  la paroisse se fait par une petite ruelle et par un porche donnant soit sur le cimetière, soit dans l’église. Pour des raisons bien compréhensibles de dégradation et de pillage, l’intérieur du bâtiment est aujourd’hui fermé à clé.









Le petit cimetière de Rennes-Les-Bains tel qu’on peut le voir aujourd’hui semble bien triste si on le compare à d’anciennes photos. Les ifs d’antan ont disparu et l’ambiance de jardin bucolique à la française n’est plus perceptible. Tout y est maintenant agencé à la règle et les fleurs sauvages sont rares. Cette remise en ordre du cimetière nous prive malheureusement aujourd’hui d’un témoignage précieux, comme celui des deux tombes de Paul Urbain de Fleury.





Ce personnage connu pour ses liens maçonniques aurait eu droit en effet à  deux sépultures. Une seule est visible aujourd’hui. Il existe aussi deux autres tombes importantes : celle de la famille Boudet, la mère et la sœur d’Henri Boudet, et celle de  Jean Vié, curé prédécesseur de Boudet à Rennes-Les-Bains. Henri Boudet préféra pour une raison inconnue être enterré à Axat avec son frère Edmond Boudet.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 23 Mai - 21:42

Le Cap de l’Hom


Jusqu’en 1992, lorsqu’on se trouvait derrière l’église côté cimetière, une sculpture étrange était visible sur le mur du presbytère. Cette tête sculptée figée par Henri Boudet proviendrait d’un menhir décapité situé dans un amas rocheux dont le nom occitan est  « Cap de l’Hom », et qui se traduit par « Tête de l’homme ». ce site se trouve sur les hauteurs  à 250 m à l’Ouest de Rennes-Les-bains.




Dans son livre «La Vraie Langue Celtique ou le Cromleck de Rennes-les-Bains » Boudet y consacre d’ailleurs quelques lignes (page 234) :






Le livre fournit aussi une carte en couleur Rennes celtique, dessinée par son frère Edmond Boudet, et où l’on peut situer parfaitement le site à gauche de Rennes-Les-Bains.


Il est amusant de voir comment Boudet cherche à nous persuader qu’il s’agit d’une représentation de Jésus (la tête du sauveur) alors qu’il nous décrit une sculpture issue d’un menhir celte.


Certains auteurs ont prétendu qu’il s’agissait plutôt de la tête d’une femme d’époque gallo-romaine. Mais le trou situé au sommet du crâne a aussi permis une allusion avec la coutume mérovingienne qui consistait à pratiquer la trépanation du défunt. L’allusion à Dagobert II Roi perdu est à peine voilée, et est à l’origine d’une autre nom pour cette sculpture : «Le mégalithe décapité de Dagobert ».





On peut lire sur la plaque : « Sculpture détrônée d’un menhir placé sur l’extrême rebord du Pla des Brugos… »



Cette tête sculptée donnée à Henri Boudet pour son intérêt à l’archéologie et qu’il fixa sur le mur de son presbytère fut retirée suite à l’inondaton de 1992. La tête est aujourd’hui visible dans un musée local.




La tombe de Jean Vié






Le prêtre prédécesseur d’Henri Boudet fut  l’abbé Jean Vié. Sa tombe est située immédiatement à droite de celle de la famille Boudet.




La tombe de Jean Vié avant l’inondation de 1992



A première vue, l’épitaphe semble ordinaire. Mais si on l’examine de plus près, des remarques étonnantes peuvent être faites. Bien sûr, ce ne sont peut-être que des coïncidences…





La ligne qui attire le regard est celle qui indique la date de sa mort. L’inscription met en valeur les chiffres 1 et 7  qui combinés donnent le nombre 17.





A présent, si on associe ce nombre à son nom Jean Vié, on obtient « 17 janvier ». Le graveur a-t-il profité de la sonorité du nom Jean Vié pour jouer avec une date très particulière ?



Car il faut savoir que dans l’affaire des deux Rennes, le 17 janvier représente une date remarquable. Elle est notamment citée dans «le Serpent Rouge ».


Ceci nous amène à la Marquise de Blanchefort, Marie de Négri d’Ables, décédée un 17 janvier comme l’indique sa stèle.



Coïncidence ? Pas vraiment, car Jean Vié n’est pas mort à cette date. Il est donc envisageable que celle-ci ait été manipulée dans un but précis. Il existe une autre coïncidence. Si l’on calcule le nombre d’années qui séparent les trois dates de la stèle on obtient :


1840-1808 = 1872-1840 = 32 ans



Voici une jolie allusion au jeu d’échecs soulignée en son temps par Pierre Plantard, avec 32 cases blanches pour les 32 années dans le civil, et 32 cases noires pour les 32 années de prêtrise. Rappelons que le Grand Parchemin utilise dans son décodage la marche du cavalier d’un jeu d’échecs.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 23 Mai - 21:45

La tombe de la famille Boudet


La stèle de la famille Boudet présente aussi quelques curiosités. La croix de pierre affiche deux flèches gravées qui se croient en angle droit. Le motif pourrait être qu’une simple décoration, et pourtant si on l’examine de près, la flèche verticale est orientée et la pointe est plus large et très nettement marquée. Boudet voulait-il nous indiquer une direction ou un méridien à utiliser ? Et une méthode, comme le croisement de deux axes pour situer un lieu ? Une technique que l’on pourrait aussi déduire de la croix celtique et que l’on retrouve à différents endroits de l’église de Saunière.





Certains auteurs ont vu dans ces symboles fléchés la marque du méridien Rose Line (la ligne rose).



Malheureusement, la tombe ayant été probablement déplacée après l’inondation de 1992, cet indice devient difficilement exploitable.


Si l’on en juge par son ancienne orientation, la flèche verticale indiquait le Nord et donc représentait un méridien. La flèche horizontale deviendrait alors une latitude qu’il faut croiser pour trouver un point précis.








On retrouve ces types de flèches sur d’autres stèles, mais il faut reconnaitre que leur présence sur la stèle Boudet suggère un sens tout à fait particulier.



Les anciennes photos du cimetière de l’église de Rennes-Les-Bains sont rares.



Voici un document ci-dessous montrant la tombe de la famille Boudet. Autrefois, avant les deux crues historiques, le petit cimetière de  Rennes-Les-Bains était très diffèrent, envahi par la végétation.






On peut nettement distinguer la croix flèchée qui orne la stèle et qui retient aujourd’hui l’attention.


Paul Urbain de Fleury et ses deux tombes


♦  Qui était Paul Urbain Fleury ?


N’ayant pas de descendance mâle, François d’Hautpoul et Marie de Negri d’Ables  transfèrent le titre de Seigneur de Rennes et de Blanchefort à  leur plus jeune fille Gabrielle.   En effet, les terres de Blanchefort firent partie de la dot de Gabrielle et le titre conformément à la législation française, resta attaché aux terres. C’est ainsi que lors du mariage de Gabrielle d’Hautpoul de Blanchefort  et de Paul François-Vincent de Fleury, ce dernier devint Seigneur de Rennes. Il serait également le donateur du tableau « Le Christ au lièvre » situé à l’intérieur de l’église et révélé par Gérard de Sède.



De ce mariage naquit un fils, Paul Urbain de Fleury (1178-1836) qui est donc un descendant direct et qui succède aux Faydits d’Aniort (chevaliers occitans dépossédés de leurs terres et résistant dans la clandestinité à la croisade des Albigeois).


Lors de la vente des biens nationaux, au lendemain de la Révolution française, Paul Urbain de Fleury racheta, on ne sait avec quelle fortune, le château de Rennes-Le-Château abandonné par sa tante Marie de Negri d’Ables  


Il existe donc des connexions historiques entre les familles, Fleury  , Hautpoul-Blanchefort   et Jean Vié  . En effet la présence du nombre 17 Jean Vié sur la stèle est un brillant clin d’œil à Marie de Negri d’Ables, Marquise de Blanchefort et décédée un 17 janvier comme indiqué sur sa stèle.


Les familles Blanchefort et Fleury, ainsi que les prêtres de la région devaient être unis par  quelque lien ou quelque intérêt commun.





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 23 Mai - 21:49

♦  La tombe de Fleury visible aujourd’hui


Paul Urbain de Fleury fut enterré dans le cimetière de Renne-Les-Bains et c’est Gérard de Sède  qui le premier rapporta la présence anormale de 2 tombes pour le même nom.



La tombe restante de Paul Urbain de Fleury avant l’inondation de 1992.










La signification de cette  inscription « il est passé en faisant le bien » reste mystérieuse.  C’est elle qui fit dire à Gérard de Sède que Paul Urbain de Fleury eut des liaisons maçonniques. Il est vrai que selon la devise franc-maçonne : « tout maçon Chevalier Bienfaisant de la cité Sainte et Prince de Merci passe en faisant le bien ».


Il est aussi à noter que d’après Gérard de Sède, Paul Urbain de Fleury aurait fait partie de la loge des « Enfants de la Gloire des Commandeurs du Temple » à Limoux, et qu’il était Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte. Aucune preuve de son appartenance à cette maçonnerie n’a pu être établie à ce jour.  Cette loge fondée le 26 septembre 1772 pratiquait le rite français et n’aurait donc aucun rapport avec la maçonnerie « ésotérique » du Rite Ecossais Rectifié.
Soulignons aussi  un lien avec le Serpent Rouge dans lequel sont inscrits à la fin de l’opuscule quelques mots plus que troublants si on les met en perspective avec Paul Urbain de Fleury :





Pour voir le texte intégral :le Serpent Rouge
Rendez-vous sur le site : http://www.rennes-le-chateau-archive.com/






L’inscription est à peine lisible, comme si le temps ou quelques chercheurs mal intentionnés avaient voulu la rendre plus discrète. Paul Urbain de Fleury eut-il aussi la joie de visiter la cache originelle redécouverte par Boudet et donc d’utiliser quelques ressources pour faire le bien ?


N’oublions pas non plus qu’Henri Boudet, curé durant 42 ans à Rennes-Les-Bains, eut tout le temps nécessaire pour soigner ses indices…



♦  Le mystère des deux tombes


Aujourd’hui, une seule tombe de Paul Urbain de Fleury est visible, mais il nous reste des indices et des témoignages attestant de la présence de 2 tombes portant le même nom. En fait, l’une d’elles (celle près de la famille Boudet) a aujourd’hui disparu. Simple réaménagement du petit cimetière de l’église ? Ou nouvelle manipulation des indices ?


Nous n’avons aujourd’hui aucune preuve formelle de l’existence de la seconde tombe. Il en est de même de leur disposition avant la remise en ordre du cimetière. On peut toutefois dresser un plan approximatif à partir du schéma de Gérard de Sède :





La seconde tombe de Paul Urbain de Fleury était située à côté de la famille Boudet, et la stèle présentait de nombreuses anomalies. Elle portait respectivement de chaque côté du chevet les textes suivants :












Avec un peu de perspicacité, on peut s’apercevoir que les dates sont incohérentes puisque les deux dates de décès sont différentes ! D’autre part, les dates connues officiellement sont (1778-1836)



Sur l’épitaphe de la tombe visible aujourd’hui figure la date de décès 1856.
Si on soustrait l’année de sa naissance on obtient 1856 - 1776 = 80 anset non 60 ans comme indiqué.



D’autre part, si l’on admet qu’il est mort en 1856 à l’âge de 60 ans, alors il ne peut être né en 1776 mais en 1796 (1856 – 60). Dans ce cas, ou bien le tailleur de pierre a tout mélangé, ou bien il y a quelque chose d’autre.



En fait, Paul Urbain de Fleury ne naquit à aucune de ces 2 dates, mais plutôt en 1778, et mourut à  l’âge de 58 ans (1836-1778).



Une autre constatation est l’année de décès de Paul Urbain de Fleury (1856) qui correspond à la date d’exécution du calvaire en fonte que l’on retrouve sur son socle sous le porche.


Un peu de décryptage numérologique :

Cette curiosité n’est sans doute qu’une coïncidence, mais elle mérite d’être signalée.



1) Prendre le 3 du « 3 MAI » et le 7 du « 7 AOUT » et faire  3 x 7 = 21
2) Prendre la date 1836 et faire 1836 – 21 = 1815
3) Prendre la date 1776 et faire 1776 – 21 = 1755
4) Sommer chaque date : 1+8+1+5=15 et 1+7+5+5=18


On retrouve la date 1815 et si l’on établit la correspondance alphabétique on obtient :





Il reste toujours de travail sur ces pierres tombales. En effet, la disposition des lettres « CI GIT PA », ou les accents manquants rappellent la technique de codage utilisée sur la pierre tombale de Marie de Négri d’Ables.





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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 24 Mai - 10:53




L’entrée de la paroisse se trouve au fond d’une petite rue sans issue, derrière la place du village.




Lorsque l’on franchit la première grille, un porche vous accueille permettant d’accéder au petit cimetière et à la paroisse.


Deux médaillons à gauche de l’arcade témoignent des niveaux d’inondation qui causèrent de nombreux dégâts. Lors la dernière catastrophe, les eaux bouleversèrent le petit cimetière et obligea à son complet réaménagement.


Il est émouvant de penser qu’Henri Boudet traversait très régulièrement ce passage, la tête certainement pleine de secrets…


Le calvaire PETRUS



Le porche abrite une première curiosité. Un calvaire a été érigé en face de la porte de la paroisse. Dans un style XIXe siècle, l’ensemble est constitué d’un socle pyramidal et d’une croix en fonte que l’on appelle aussi
« La croix aux roses ».





Par on ne sait quel raisonnement, Gérard de Sède décrivit cette croix entourée de rosaces, ce qui lui conféra la réputation d’une représentation rosicrucienne. Mais il n’en est rien, les roses forgées autour de la croix sont en fait du lierre, symbole de la vie éternelle.


C’est le prédécesseur à Henri Boudet, l’abbé Jean VIE qui l’installa probablement en 1856 comme l’indique un texte latin au bas du socle.


Jean VIE  resta en poste à Rennes-Les-Bains de 1840 à 1872   comme l’indique sa stèle dans le petit cimetière. Il aurait donc édifié ce calvaire 16 ans    après le début de sa cure et 16 ans   avant sa mort, le tout à son nom comme l’indique l’inscription.



Un autre détail étonnant se situe au centre de la croix. Au lieu d’y trouver le Christ comme à l’accoutumée, on peut y admirer une Vierge à l’Enfant.





Ceci est plutôt inhabituel et même rare, la croix étant en général réservée à la représentation christique.



La première partie du texte « IN HOC SIGNO VINCES » est une expression latine célèbre que l’on retrouve sur le tympan  de l’église de Rennes-Le-Château, ou sur le bénitier  à un détail près. La traduction classique est une expression de la devise de Constantin :


PAR CE SIGNE TU VAINCRAS


Or dans l’église de Saunière le mot « LE »  a été habilement ajouté ce qui donne :


« PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS



Et pour joindre la parole au geste, l’un des 4 anges du bénitier montre le diable Asmodée. Cette recommandation de signer par la croix donnera l’idée à Gérard de Sède de tracer une topographie bien curieuse en forme de 4 sur l’église de Boudet. Dans le cas du calvaire, si l’on admet que le signe est la croix qui surplombe le socle et sur laquelle une Vierge à l’Enfant est présentée, alors une allégorie est lisible.


Serait-ce une indication pour se diriger du côté de Notre Dame de Marceille ? Car le sanctuaire limouxin possède aussi une Vierge à l’Enfant sous son proche.






La seconde partie est aussi très étonnante, car aucune traduction n’est satisfaisante. Littéralement on obtient ceci

PAR LE MAITRE VIE REcTEUR FAIT
PAR PIERRE DELMAS 1856


Le mot   DOMINO peut prendre le sens   « Maitre de maison »  ou   « Seigneur » , mais ce terme est réservé au Christ. Quant au mot  RECTORE  il convient difficilement pour un prêtre de la région. De plus, l’absence de ponctuation permet d’y trouver un second sens :



AU  MAITRE VIE FAIT PAR LE RECTEUR PIERRE DELMAS 1856



Pierre Delmas serait alors soit le créateur du calvaire, soit un autre prêtre qui aurait participé à son installation. Gérard de Sède ne manqua pas d’y trouver une lecture basée surla phonétique et qui donne  DOMINO VIAE RECTORE :



AU MAITRE QUI MONTRE LA VOIE FAIT PAR PIERRE DELMAS 1856



Par contre et plus astucieusement, si l’on associe les mots : « RECTORE PETRUS » on obtient alors «Pierre levée » ce qui prend un sens tout à fait clair pour les connaisseurs et les randonneurs puisqu’il existe une pierre levée célèbre dans la région du Razès, celle du menhir des Pontils, près du tombeau du même nom.



Pourquoi un prêtre aurait-il érigé un calvaire à son propre nom de son vivant et de plus aec une inscription particulièrement obscure ?


Encore une fois, l’objectif est de surprendre et d’attirer l’attention. Jean VIE fut certainement sollicité par Henri Gasc (comme l’indique le dos du tableau de Rennes-Les-Bains La Crucifixion) pour mener des recherches autour de rennes-Les-Bains. Malheureusement pour lui il mourut après avoir abandonné. La pose de ce calvaire 16 ans avant sa mort devait être sans aucun doute une façon d’indiquer à ses successeurs le résultat de ses investigations jusqu’à la pierre des Pontils.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 24 Mai - 10:55

Le christ au lièvre



A l’intérieur de l’église, près de l’autel, se trouve sur un mur un tableau de grandes dimensions et nommé par Gérard de Sède :

Le Christ au lièvre



Selon la légende rapportée par le romancier chercheur, cette Pietà aurait été offerte par le marquis Paul François-Vincent de Fleury aux alentours de 1800.


On sait depuis que  son histoire est toute autre puisqu’il faut l’associer à une autre toile « La Crucifixtion » pour en comprendre sa réelle portée.


La peinture comporte aussi des similitudes énigmatiques avec le bas-relief dans l’église de Rennes-Le-Château





La paroisse de Boudet cache d’autres surprises.  Il existe à côté du « Christ au lièvre », un autre tableau qui a été complètement délaissé  par les chercheurs. Il se nomme :


« La Crucifixion »





Avec la complicité de Franck Daffos, son étude me conduisit en 2005 à mettre en valeur un bien curieux montage, le jumelage des deux tableaux de Rennes-Les-Bains, prouvant l’importance d’une pierre dolmen…



Ce n’est pas tout. Ce tableau cache bien d’autres secrets…


Pour lire l’étude complète, rendez vous sur :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 24 Mai - 10:57

Le chemin de croix



Tout comme l’église de Saunière, il faut observer tous les détails. Certaines curiosités sont en effet particulièrement éloignées des Evangiles. C’est le cas ici de la station 14 que Boudet n’a pu ignorer.


Il faut aussi savoir que lors de la restauration de l’église, son chemin de croix fut retiré. Une séance du diocèse de Carcassonne du 27 mars 1973 décida de ne plus le réinstaller et de le remplacer par des petites croix de bois. Heureusement pour nous, cette décision fut abandonnée et le chemin de croix de Boudet reprit son emplacement d’origine.




















La station XIV est toujours celle qui réserve le plus de surprise. Nous avons ici une représentation étonnante du Christ puisqu’il est mis au tombeau après avoir été entouré de bandelettes. Cette manière de procéder rappelle évidemment la momification que l’on effectuait dans l’ancienne Egypte. Autant dire que ce détail extrêmement curieux est plutôt éloigné des évangiles classiques… Boudet ne pouvait l’ignorer…




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 24 Mai - 11:01

Un tableau étrange, le pape Pomme Bleue, vrai ou faux ?



Ce tableau décorait selon la légende, l’église de Rennes-Les-Bains du temps de l’abbé Boudet et disparut dans les années 1970. Il aurait de plus appartenu à la famille Fleury et daterait de 1874, mais ceci s’avère chronologiquement impossible.


Curieusement, Gérard de Sède n’en parle pas malgré quelques détails très évocateurs et une multitude de symboles étranges.


On y voit un pape, sa maint droite tenant un disque bleu (pomme bleue ?) placé sur sa croix. Sa main gauche montre le caractère Pi (π) ou un dolmen. Chaque main est décorée d’une croix.





Deux religieux reconnaissable à leur tonsure écoutent les conseils du pape. Le personnage de droite un évêque reconnaissable à sa canne épiscopale, semble prier. Le personnage de gauche porte   sa main sur la stèle de la famille Boudet ornée de sa croix fléchée. La peinture a donc été élaborée après 1915, année de disparition de l’abbé Boudet.


Le fond est très explicite puisqu’il s’agit de l’église de Boudet dont on aperçoit le clocher et sa boule décorative. En haut la vue du Cap de l’Hom nous montre un dolmen.




Qui est l’auteur de ce tableau ?


En fait, il est fort probable que cette toile provienne de celles que Pierre Plantard peignit dans le cadre de ses recherches. Faut-il y voir un message ? Pourquoi pas. Mais pour comprendre l’origine de cette histoire il faut remonter jusqu’à Oswald Wirth, un autre personnage bien mystérieux…


Ce tableau est apparu pour la première fois dans le livre « Rennes-Le-Château capitale secrète de l’histoire de France »





Topologie remarquable



Lorsque l’on étudie l’église de Rennes-Les-Bains et ses différents aménagements, on peut observer sur son ancien plan certains alignements. C’est ce que Gérard de Sède remarqua très vite en tentant une analyse avec la consigne du calvaire : PAR CE SIGNE TU VAINCRAS, sous-entendu… par le signe de la croix…


En dessinant un 4 (le signe de la croix… Par ce signe tu le vaincras), Gérard de Sède met en valeur un alignement avec le Cap de l’Hom et l’église de Rennes-Le-Château. C’est ce que l’on appelle la ligne du 17 janvier qui réunit la stèle de Jean Vie (et son inscription 17 Jean Vie) à Rennes-Les-Bains, avec la stèle de Blanchefort (et son 17 janvier jour de décès de la Marquise) à Rennes-Le-Château.










Le signe de croix et le 4



En se plaçant devant la « croix aux roses », la première ligne de l’inscription « IN HOC SIGNO VINCES » (Par ce signe tu vaincras- fait clairement allusion au signe de la croix. Saunière lui aussi a utilisé une référence semblable dans son église :


« PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS »



Or l’alignement le plus classique est certainement celui passant par l’ancienne tombe de Fleury, le Christ au lièvre, la boule du fronton de l’église, le menhir décapité du Cap de l’Hom et l’église de Rennes-Le-Château située à 4,7 km…


La boule est discrètement située en haut du fronton à côté du clocher.






Le message serait alors être une invitation à faire le signe de la croix et à suivre les directions à la fin de chaque mouvement.


Si l’on commence le signe à partir de la tombe de Jean Vié, on remonte vers la croix aux roses. De là on se rend en diagonale vers l’actuelle tombe de Fleury et enfin vers le Cap de l’Hom. On a ainsi dessin le chiffre 4 en parcourant dans l’ordre, la tombe de Fleury, le Christ au lièvre, et le Cap de l’Hom.


Ce décodage peut sembler naïf et sujet à caution compte-tenu du manque de rigueur dans le relevé topographique. Toutefois, on ne peut s’empêcher d’admettre que Gérard de sède ouvrit par cette interprétation une piste de recherche particulièrement passionnante.




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mer 24 Mai - 12:58




Espéraza, un village à priori comme les autres
♦ Espéraza, un village réputé pour ses chapeaux
♦ l’église d’Espéraza
Le mystère de l’abbé Rivière
♦ les transformations de son église d’Espéraza
► le statuaire
► la grotte de Lourde
►Jésus dans une grotte
► Analogie avec Saunière
        ♦ Que devint l’abbé Rivière ?
Que peut-on en déduire ?
♦ Existe-t-il d’autres exemples d’un Christ gisant ?
♦ Une confession effrayante !

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 25 Mai - 21:22





Pour beaucoup, le mystère de Rennes-Le-Château se résume uniquement au petit village du même nom, voire à Rennes-les-bains ou à Notre Dame de Marceille. Or il faut savoir que toute la région du Razès est parsemée de mystère qui sont autant de pistes à étudier.





Si une part historique commence à être expliquée de façon certaine, il reste des zones d’ombres et pas des moindres qui cadrent mal avec les thèses reconnues. Probablement nous avons plusieurs trames entrelacées dont seulement certaines commencent à apparaitre.

L’église d’Espéraza et l’histoire de son abbé Rivière sont très significatives, car même si aujourd’hui on peut proposer quelques explications à ce qui a pu perturber cet homme d’Eglise en recevant les dernière confessions de saunière, sa réaction qu’il eut ensuite dans sa paroisse et sa dépression restent pour le moins étranges et tout à fait incompréhensibles…








Espéraza, un village à priori comme les autres



♦ Espéraza, un village réputé pour ses chapeaux


Espéraza est une petite commune traversée par l’Aude et située à environ 2 km de Rennes-Le-Château entre Couiza et Quillan. Elle compte aujourd’hui environ 2000ha.



Son histoire commence, comme beaucoup d’autres villages de la région, à l’époque de Charlemagne vers [f4a460]813[/color] où de nombreuses abbayes virent le jour. Espéraza naquit ainsi autour d’un prieuré.





Sa destinée fut similaire à Rennes-Le-Château puisque le village se retrouva wisigothique et carolingien.






Bien plus tard, vers [f4a460]1815[/color], le village connut un essor économique considérable grâce aux chapeliers de  Bugarach qui s’y installèrent. D’abord en [f4a460]1830[/color], puis en [f4a460]1878[/color], Espéraza connut alors une période prospère dans la chapellerie. L’arrivée de la voie ferrée à cette époque favorisa certainement cet essor industriel.


Vers 1929, Espéraza comptait 3000 ouvriers et 14 usines, ce qui  permit au village d’atteindre le 2ème rang mondial des
Chapeaux feutres (derrière Monza en Italie).



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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 25 Mai - 21:25

Mais la mode, phénomène inconnu à l’époque, eut un impact terrible sur l’industrie vestimentaire. Le chapeau qui se portait de moins en moins dans cette moitiè du 20ème siècle plongea le village dans une déprime économique.




Licenciements et dépôts de bilan devinrent fréquents et l’activité de la chapellerie faillit disparaitre. Seule une usine près de Montazels résista et un musée témoigne aujourd’hui de ce savoir-faire.



Espéraza est aujourd’hui une petite ville d’environ 2100 habitants et elle est connue depuis 1992 pour son centre européen de paléontologie.






Néanmoins, Espéraza est connue dans l’affaire de Rennes-Le-Château pour d’autres raisons et notamment par :


Marie Dénarnaud qui naquit à Espéraza le 12 août 1868. Comme son frère et son père, elle y travaillait comme ouvrière du chapeau à l’usine.


L’abbé Rivière qui fut le confesseur des derniers jours de Saunière. Il y fit sa cure entre 1906 et 1920 et confessa Bérenger Saunière le 21 janvier 1917 durant toute une après-midi.


Espéraza et son église sont au centre d’un alignement topographique complexe






♦ l’église d’Espéraza



L’église romane d’Espéraza fut construite au XIIIe siècle et resta dans  l’état jusqu’au XVIe siècle. Malheureusement, elle fut ravagée par les incendies provoqués par les guerres de religion et on dut refaire certaines parties.




Le porche de l’église aujourd’hui




L’entrée actuelle de l’église est sobre et inhabituelle. Son apparence très républicaine fait penser au porche d’une mairie et nous remet en mémoire la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat promulguée le 9 décembre 1905, une séparation que craignaient Bérenger Saunière et toute la communauté religieuse de l’époque.





Si l’entrée extérieure reste humble, l’intérieur dévoile une paroisse richement décorée. Les peintures murales et les voûtes mettent en valeur un statuaire varié qui nous rappelle un autre lieu… l’’église de Rennes-Le-Château et son statuaire





La paroisse était d’ailleurs déjà très décorée en 1900 comme le témoigne la photo ci-dessus…


L’église est dédiée à Saint Michel, ce qui explique les deux représentations, l’une avec un dragon, et la seconde avec Lucifer en haut-relief au-dessus de l’autel…





Ces représentations sont équivalentes et reflètent une tradition religieuse complexe qui s’est développée avec les siècles.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 25 Mai - 21:27

Saint Michel terrassant le dragon ou le démon


Saint Michel est très populaire en Europe Occidentale et son origine remonte à la nuit des temps puisqu’on le retrouve également en Orient. On le reconnait surtout grâce à ses attributs que sont la lance ou une épée tenue à la main et terrassant un dragon ou le Démon. Michel signifie « qui est comme Dieu » (égal à Dieu) et son personnage est issu de la Bible. Ange parmi les anges, il se caractérise par le fait qu’il est le Chef des armées célestes et Grand Prince dans le livre de Daniel (12n1) d’om son titre d’Archange.


Dans la littérature judéo-chrétienne, il existe quatre archanges :

Michel, Gabriel, Raphaël, et moins connu, Uriel, qui curieusement n’est jamais cité par l’Eglise. Saint Michel est représenté soit chevalier avec son armure, soit ange avec une balance face à Satan, et pesant les âmes lors du Jugement dernier. En tant que chevalier on le voit alors terrassant un dragon qui n’est autre qu’une représentation de Satan, ou du Démon. Son bouclier est orné d’une croix.


Le combat de l’Archange Saint Michel contre le Démon est évoqué dans l’Apocalypse de Saint Jean (12-7). A l’issue de cette lutte contre les anges rebelles, le Démon se voit terrassé et précipité sur la  Terre.   Cette scène fut reprise par l’Eglise pour symboliser la force du bien contre le mal, le beau contre le laid, l’Archange puissant et d’une grande beauté combat le monstre d’une grande laideur. Il est l’ennemi de Lucifer (ange sui se veut l’égal de Dieu) et il doit sa majesté d’Archange à sa profonde humilité. Ce combat est aussi issu de l’épître de Jude (v.9) où il combat Satan et l’expulse du Paradis en lui disant « Quis ut deus » (Qui est Dieu ?) (En référence à l’orgueil de Satan qui voulait monter au plus haut des montagnes et se montrer ainsi semblable au divin). L’Archange Saint Michel est donc pour les catholiques le premier saint à invoquer pour obtenir  une protection contre les Démons. Il existe aussi d’autres variantes. Le Livre d’Hénoch fait de Michel celui qui soutient l’univers et dans le Talmud, ses relations avec les autres anges sont comparées à celle du grand prêtre avec Israël sur Terre ; il est considéré comme le législateur direct qui s’adresse à Moïse sur le Mont Sinaï (Actes des Apôtres, VII,38).








Saint Michel apparut à Saint Grégoire le Grand le 8 mai 590 au sommet du Château Saint Ange, à un berger au sommet du Gargano, en Pouille, au Mont Saint Michel en Normandie et à Jeanne d’Arc à Domrémy.


Le premier sanctuaire fut édifié en 492 au sommet du Mont Gargan en Italie du Sud. De nombreux autels et églises lui seront dédiés en Italie et en Europe jusqu’en Irlane à partir du VIe siècle. Plusieurs pèlerinages autour des grands sanctuaires attireront des foules importantes dès le Moyen Âge.

(le terme ange vient du grec aggelos, « messager ». le mot démon vient d’un mot grec ancien, daimon, qui désigne des êtres que leurs pouvoirs spéciaux plaçaient entre les humains et les dieux).


Il est aussi intéressant d’observer la similitude du mythe de Saint Michel terrassant le dragon, avec une autre légende que les historiens diront ne connaitre aucune connexion, celle de Saint George combattant le dragon à cheval avec aussi un bouclier et une croix…






La légende de Saint Georges


Au IVe siècle, tous les sujets de l’empereur Dioclétien (empereur romain d’Orient vers l’an 300) sont invités à offrir des sacrifices aux dieux de l’empire. Cet ordre est tout spécialement appliqué aux militaires, car il est le signe de leur fidélité. A Lydda, en Palestine, un officier, originaire de Cappadoce, refuse. Il est exécuté pour refus d’obéissance mais la popularité de son culte sera tel que la piété populaire ne pourra se contenter des maigres données de l’histoire. On le fait couper en morceaux, jeter dans un puits, avaler du plomb fondu, brûler dans un taureau de bronze chauffé blanc, donner en nourriture à des oiseaux de proie. Chaque fois, Saint Georges ressuscite et en profite pour multiplier les miracles. A ces fioritures morbides, s’ajoute au XIe siècle, la légende de la lutte victorieuse de Saint Georges contre un dragon malveillant qui symbolise le démon.


Ce dont on est sûr, c’est qu’au IVe siècle, l’empereur Constantin fait édifier à Saint Georges une église à Constantinople. Cent ans après, on en compte  une quarantaine en Egypte. On les voit s’élever en Gaule, à Ravenne, en Germanie. En France, 81 localités se placent sous  sa protection et portent son nom. On ne compte plus le millier  d’églises dont il est le titulaire. Il est le patron céleste de l’Angleterre et de l’Ethiopie et le martyr de Palestine. Les circonstances exceptionnelles de sa mort l’on fait appeler par les chrétiens d’Orient « le grand martyr ». Son culte s’est très rapidement développé. Il est devenu le saint protecteur de la Géorgie qui porte son nom. Les croisades contribuèrent à  donner un culte de Saint –George un grand éclat, notamment parmi les chevaliers français et anglais. Il était donc légitime que les cavaliers le choisissent comme saint protecteur.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 25 Mai - 21:30

Le mystère de l’abbé Rivière



L’abbé Jean Rivière devint célèbre dans l’affaire de Rennes-Le-Château grâce à  Gérard de Sède qui le mit en scène pour la première fois dans son livre «L’or de Rennes » paru en 1967.







Le 17 janvier 1917, jour très symbolique, Bérenger Saunière s’écroula au sol victime d’une congestion cérébrale. C’était devant le sas d’entrée de la Tour Magdala.



Encore vivant, mais dans le coma, Marie Dénarnaud le transporta, aidée par deux villageois. On l’installa au presbytère dans sa chambre. Lentement, Saunière revint à lui, mais il prit conscience que sa fin était proche. Il chargea alors Marie de détruire certains papiers, et surtout, il convoqua un prêtre, Jean Rivière pour écouter sa confession et administrer les derniers sacrements.


Le premier fait curieux est que Saunière ne fit pas appel à un ami prêtre. Il fut plutôt venir un curé qu’il n’appréciait pas particulièrement, mais qu’il respectait. Peut- être voulait-il régler ses comptes avec ne hiérarchie qui l’avait abandonné, ou peut-être voulait-il ainsi confier son secret à un homme d’Eglise non initié. Nous ne le saurons probablement jamais.


C’est alors que les villageois assistèrent à une scène remplie de mystère. Le 21 janvier, l’abbé Rivière s’entretint donc avec Saunière mourant et la rencontre dura une bonne partie de l’après-midi. Non seulement la confession fut anormalement longue, mais le prêtre sortit d’un coup sec de la chambre, le visage figé et horrifié. Certains diront qu’il paraissait avoir vu le diable. Il n’en fallut pas plus pour faire naitre une rumeur et consolider la légende du dernier Seigneur de Rennes.


L’incompréhension dominait. Alors que ces deux prêtres se respectaient, comment purent-ils en arriver là ? Par quel motif grave ou par quelle révélation Saunière déclencha-t-il chez Rivière une réaction aussi violente ? Si l’humeur révoltée de Rivière peut paraitre anecdotique, il ne reste pas moins qu’un fait existe, concret et indiscutable : l’abbé Rivière ne donna pas les dernier Saints Sacrements…



Bérenger Saunière mourut finalement le 22 janvier 1917 et la cérémonie religieuse eut lieu le 24 en présence de trois prêtres. Autres surprise, l’abbé Rivière revint toutefois donner les Saints Sacrement mais après le décès ce qui est interdit par le code religieux. Etait-il pris de remords ? Ou bien tout simplement devait-il préalablement aviser sa hiérarchie ? Avait-il reçu des ordres ? Les questions sont nombreuses…



Mgr Georges Boyer, Archevêque de l’Evêché de Carcassonne, devait écrire plus tard : «Que l’abbé Saunière puisse avoir reçu les derniers Sacrements après sa mort est absolument incroyable… ». Feignait-il de ne pas être au courant ?  Ou existait-il au sein de l’évêché de Carcassonne une conspiration du Silence ?


Quoi qu’il en soit, après cet épisode de nombreux témoins, y  compris sa nièce, diront que [color:1122=81daf5]l’abbé Rivière changea entièrement de comportement. D’un caractère habituellement gai et bon vivant, il devint dépressif, taciturne, renfermé, en souriant plus. L’abbé Rivière semblait pris d’une furieuse dépression, mais qu’elle en est la cause ? Surtout, il entreprit deux constructions inhabituelles dans son église…



♦ les transformations de son église d’Espéraza


Ce fut après la mort de Saunière que  l’abbé Rivière entreprit des modifications au sein de sa paroisse, et le plus troublant est qu’il existe un étrange parallélisme avec les aménagements de Saunière dans l’église Marie Madeleine et dans son jardin près du calvaire….





► le statuaire



Non seulement on retrouve les statues de Saint Roch et de Sainte Germaine se faisant face, mais aussi     Saint Joseph et la Vierge Marie, chacun portant l’Enfant Jésus.  Tout comme dans l’église de Saunière, voici que l’abbé Rivière semble lui aussi insister sur une étrange symbolique.









► la grotte de Lourde


L’abbé Rivière ne s’arrêta pas là. Il entreprit aussi deux constructions peu courantes. Il édifia d’abord une représentation réaliste de l’apparition de la Vierge à Bernadette Soubirou à Lourde en 1858. La petite chapelle à droite de l’entrée fut transformée en une grotte sombre faite de pierres de rivière identique à celles utilisées par Saunière pour ses fausses grottes.






►Jésus dans une grotte


Encore plus passionnant et plus troublant, il édifia une seconde construction. Juste en face de la fausse grotte de Lourde, l’abbé Rivière élabora une seconde grotte artificielle en guise de   Station XIVet y glissa   Jésus dans son linceul…


Cette représentation est étonnante dans une église, surtout de la part d’un prêtre conventionnel comme l’était Rivière. Selon la tradition officielle, la  Station XIV doit représenter la mise au tombeau du Christ par Joseph d’Arimathie, Marie, Marie-Madeleine et Jean.



La représentation de Jésus dans un tombeau en forme de grotte est rare. Non seulement selon les  Evangiles c’est un épisode transitoire, mais ce symbole est en parfaite contradiction avec le principe de Résurrection (il ne peut y avoir de corps post mortem puisque Jésus est fils de Dieu et qu’il a ressuscité).









Pour continuer dans les symboles, la grotte est surmontée d’une autre représentation christique. Cette fois-ci, Jésus est debout dans  une position saint-sulpicienne, la main montrant le sacré cœur.


Jésus vivant veux-t-il nous indiquer qu’une partie de lui est sous ses pieds ? Ou bien sommes-nous en présence de deux Jésus différents. L’un spirituel et le second mortel ? Il est en tout cas indéniable que l’abbé Rivière n’a pas voulu mettre à l’aise ses fidèles.






Et comme si cela ne suffisait pas, une autre décoration face à la grotte interpelle.
Il s’agit en fait d’un autel orné d’une tête de mort. Le signe macabre rappelle celui gravé sur le portail du petit cimetière de Rennes-Le-Château.


Décidément on a le sens des symboles chocs dans la petite église d’Espéraza…



L’autel en face de la grotte Christique








► Analogie avec Saunière



De nombreuses analogies existent entre les aménagements de Rivière et ceux de Saunière dans son jardin. La plus troublante est bien sûr l’une des fausses grottes de Saunière. Cette construction valut au prêtre de nombreuses heures de marche dans la campagne afin de remonter dans sa hotte des pierres venant probablement du Ruisseau des Couleurs.

L’analogie continue puisque l’on trouve aussi non loin de la grotte, la statue de ND de Lourde sur le pilier inversé. Décidément ces deux prêtres ont des obsessions communes.




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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 25 Mai - 21:34

♦ Que devint l’abbé Rivière ?



Contrairement à certaines rumeurs, Jean Rivière ne décéda pas six mois après Saunière suite à une dépression. Il resta en fait à son poste d’Espéraza jusqu’en 1920, soit 3 ans après la disparition de Saunière. Il lui fallut en effet 3 ans pour mettre en place ses nouveaux emménagements dans l’église. Il partit ensuite d’Espéraza pour aller à Coursan où il prit une nouvelle cure comme doyen jusqu’à la fin de sa vie en 1929.







Que peut-on en déduire ?



♦ Existe-t-il d’autres exemples d’un Christ gisant ?


Une première réaction face à cette grotte christique est tout simplement de se poser la question si nous sommes en présence d’un cas unique ou bien si dans l’histoire religieuse, des représentations semblables sont apparues. Il est évidemment impossible de fournir une liste exhaustive de cas semblables, mais la première impression est que cette représentation est extrêmement rare. Voici toutefois un autre cas se trouvant d’ailleurs dans la région. Il manque tout de même la grotte :



Christ gisant dans une châsse en bois taillé (17e ou 18e siècle)
Eglise Paroissiale de Sainte-Eulalie et Sainte-Julie]
Languedoc Roussillon à Marquixanes




Si ce Christ est bien gisant, il n’est pas représenté dans une grotte et les recherches montrent que la représentation n’est pas banale…





♦ Une confession effrayante !




Parmi toutes les hypothèses concernant la dépression  soudaine de l’abbé Rivière, il existe une version crédible. L’explication pourrait être fournie par une autre affaire retentissante : le mystérieux assassinat de l’abbé Gélis. En effet, si l’on prend l’hypothèse que les frères Saunières, Bérenger et Alfred participèrent à ce meurtre, il semble tout à fait naturel que la confession de Bérenger Saunière dut quelque peu effrayer le pauvre abbé Rivière.



Il faut rappeler que, bien que cet assassinat n’ait jamais été résolu, il est possible à partir des comptes rendus d’enquête de déduire un ensemble de faits qui tendent à montrer qu’il s’agit d’un meurtre entre prêtres ( se reporter au forum « le meurtre de l’abbé Gélis »)



La conséquence de cette confession, si elle eut lieu en ces termes, aurait alors créé un énorme trouble chez Rivière qui ne devait certainement pas être préparé à ce type d’annonce. Car comment gérer une telle situation ? Comment donner les Saints Sacrements à un prêtre qui avoue s’être rendu coupable ou complice d’assassinat ? D’ailleurs, l’abbé Rivière avait-il la possibilité d’accorder les Saints Sacrements à Saunière sans en référer à sa hiérarchie ?


Si cette thèse est intéressante, elle n’explique pas tout. Comment expliquer le désir obsessionnel de Rivière de construire dans son église des représentations religieuses inhabituelles. Il est évident que si le meurtre de l’abbé Gélis est un des aspects, il reste toute la vie secrète de Saunière qui pouvait être susceptible d’être confessée. L’abbé Saunière aurait-il donc entendu tout ou une partie de ses secrets ? Si le secret était incroyable, pourquoi Rivière devint perturbé au point de vaciller dans la dépression ? Une telle confession de nos jours aurait certainement diagnostiqué l’état du mourant comme proche de la folie. Saunière aurait-il fourni des arguments si convaincants que l’abbé Rivière n’eut d’autres choix que de se sauver en laissant le prêtre à son propre sort ?


Voici autant de question qui montrent combien le mystère de Rennes-Le-Château a encore de beaux jours devant lui…






Comme Bérenger Saunière, Marie Dénarnaud ou Antoine Gélis, l’abbé Jean Rivière disparut en emportant avec lui son secret. Dommage, car quel chercheur de Rennes n’a pas rêvé un jour d’entendre cette fameuse confession du 24 janvier 1917 qui valut à Bérenger Saunière, prêtre, de ne pas recevoir de son vivant ses derniers Saints Sacrements…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Jeu 25 Mai - 23:28



Notre  Dame du Cros : Son histoire est liée à l’énigme

Son histoire
♦ Où est ND du Cros ?
♦ Le marbre de Caunes
♦ D’où vient le culte de Notre Dame du Cros ?
♦ Un lourd passé
Pourquoi ND du Cros est liée à Rennes-Le-Château ?
♦ Des attaches sentimentales lient l’abbé Boudet à Notre Dame du Cros
♦ Boudet cite Notre Dame du Cros dans « La Vraie Langue Celtique »
♦ Le Serpent Rouge cite clairement Notre Dame du Cros
♦ Gaudéric Mèche, aumônier de ND de Marceille, fut aussi aumônier de ND du Cros. Il connut aussi un jeune prêtre… Henri Boudet
♦ Le père Joseph Chiron, dont une partie est enterrée à ND du Cros, est représenté dans l’église de Rennes-Le-Château
Le Père Joseph Chiron (1797-1852)
♦ Qui fut Joseph Chiron ?
♦ 1830 -  Une année charnière
♦ Le Père Chiron poursuit son œuvre et ses investissements…
♦ Le Père Joseph Chiron devient ermite
♦ De nouveau sur la route
♦ Une décision lourde de conséquences
♦ Une mort théâtrale
♦ Le projet de canonisation du Père Chiron
♦ Un rebondissement inattendu…
♦ Comment interpréter le refus de Mgr de Bonnechose ?
♦ Conséquences…
♦ Et aujourd’hui, où en sommes-nous ?
♦ Pourquoi le Père Joseph Chiron est lié à Rennes-Le-Château ?


Notre Dame du Cros : Ses curiosités et ses mystères

Le sanctuaire
♦ L’exxtérieur du sanctuaire
♦ La Vierge couronnée sous le porche
♦ L’intérieur du sanctuaire
Quelques curiosités…
♦ ND de Marceille et ND du Cros
♦ La descente de croix de ND du Cros
♦ La Pietà de ND du Cros
♦ Le calvaire
♦ Clin d’œil
♦ Marbre de Caunes à NDM
Une belle légende



Notre Dame du Cros : A l’extérieur… un Rosaire

Le Rosaire et ses mystères
♦ Le cycle des mystères
► La fontaine
♦ Le chemin du Rosaire
♦ Les mystères joyeux
♦ Les mystères douloureux
♦ Les mystères glorieux

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 15:37







Comme l’église de Rennes-Le-Château ou le sanctuaire de Notre Dame de Marceille, le sanctuaire de Notre Dame du Cros a son importance dans l’affaire. De par son histoire et ses personnages qui l’ont côtoyés, elle est extrêmement lié au sanctuaire limouxin. Mais ce n’est pas tout. Elle participe aussi magnifiquement aux indices laissés par l’abbé Boudet, poussé par l’obsession de délivrer un message à qui pourra le décoder…

J’invite d’ailleurs le lecteur qui découvre Notre Dame du Cros à lire ou relire au préalable l’histoire de Notre Dame de Marceille, ces deux récits étant intimement liés…




Je tiens à remercier ici Franck Daffos sans qui cette fabuleuse histoire n’aurait peut-être jamais vu le jour…je veux aussi rendre un hommage particulier à Jacques Rivière disparu trop tôt et qui s’est tant passionné pour les ermites de Galamus (éd. Bélisane) et pour toutes ses recherches dans le Razès qui nous font tant rêver.



Son histoire



♦ Où est ND du Cros ?


Notre Dame du Cros n’est pas située au cœur du Haut-Razès, mais au nord-est de Carcassonne, près de Caunes-Minervois, à 35 km de Rennes-Le-Château. Malgré cet éloignement, son histoire reste intimement liée à l’affaire.






Notre Dame du Cros, discrètement posée au bord de la Montagne Noire près de Caunes-Minervois, se trouve dans un magnifique site rocheux et bucolique.




Or il faut aussi savoir que depuis le XVIIe siècle, la région est célèbre pour la qualité de son marbre, le marbre de Caunes-Minervois qui orne notamment le Trianon de Versailles et l’Opéra de Paris.

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 15:39

♦ Le marbre de Caunes



On ne peut parler de l’histoire de Notre Dame du Cros sans évoquer l’une des richesses du Minervois, son marbre.

Le marbre de Caune Minervois est unique. Il est facilement reconnaissable par sa couleur rose veinée de rouge écarlate et il servit à bâtir entre autres, de nombreuses cheminées du château de Versailles, les colonne de l’Arc de Triomphe du Carroussel du Louvre ou le palais Chaillot.




Les carrières du Minervois furent exploitées depuis l’Antiquité, puis lentement abandonnées. Pourtant, les marbres polychromes de Caunes ont fait la renommée internationale du village audois. Ils furent très appréciés par les sculpteurs italiens en quête de couleur, le rouge « turquin » ou l’incarnat rouge et blanc. Propriété des moines de l’abbaye de Caunes, les carrières suscitèrent l’intérêt de Louis XIV par sa couleur rouge, symbole de puissance et veiné de blanc symbole de la royauté.


Aujourd’hui, seules trois carrières sont ouvertes et le marbre est exporté à Carrare, puis en Chine, pour y être taillé et sculpté, avant de revenir en Europe … chaque année à Caunes Minervois se tient la fête du marbre.

Les parois de marbre visibles dans les carrières sont les couches correspondant au passage des tsunamis. En effet, la mer, chaude, arrivait jadis jusqu’ici. Le rouge est formé par une oxydation du fer et le blanc par des nautiles, coquillages fossilisés. Le marbre s’est ainsi formé à l’ère géologique du dévonien, il y a environ 400 millions d’années.



♦ D’où vient le culte de Notre Dame du Cros ?



Selon une légende, l’emplacement de Notre Dame du Cros n’est pas dû au hasard.  Le sanctuaire serait situé près d’une source miraculeuse au sud et à l’entrée des gorges du Cros. En effet, à proximité de l’église jaillit une source dont l’eau aurait la propriété d’enrayer les fièvres. Ce fut à la suite d'une guérison miraculeuse que trois petites chapelles en pierre sèches furent construites au-dessus de la source.


On peut d’ailleurs admirer aujourd’hui à  l’est de l’église et au-dessus de la fontaine, une arcade et le début d’une autre, taillés dans la falaise. A l’origine, ces trois arcades appelées « Las Capeletos » contenaient les statues de la Vierge, de Saint Joseph et de Saint Jean. La tradition veut que ce soit là l’origine de la dévotion du Cros. Il existe sous ces chapelles une petite grotte avec une table en pierre. Dolmen druidique ou autel ? Personne ne le sait, mais selon la légende, on y célébrait le culte des trois niches, avant de construire finalement une église de l’autre côté de la berge.


Voici enfin la légende au Cros qui n’est pas sans rappeler celle de la Vierge Noire de Notre Dame de Marceille :





Aujourd’hui, le site de Notre Dame du Cros accueille tous les ans un pèlerinage traditionnel le 8 septembre, jour de la nativité de la Vierge. Selon une autre source, le culte de Notre Dame du Cros aurait pris la place de la déesse païenne Cybèle, déesse du matinale…

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MessageSujet: Re: LES SITES REMARQUABLES   Mar 30 Mai - 15:44

♦ Un lourd passé

Notre Dame du Cros fut fondée en l’an 900 ap. J.-C. ce qui est confirmé par une bulle du pape Gélase II en 1118. D’origine romane elle fut restaurée plusieurs fois au XVIIIe puis au XIXe siècle.



Mais la localité de Caunes porte un lourd passé du fait de la croisade contre les albigeois qui vit en 1227 Pierre Isarn, évêque cathare du Carcassès, brûlé vif à Caunes. Il faudrait aussi parler de Minerve, un village situé à 8 km de ND du Cros capitale historique du Minervois, et qui évoque les cathares. Juchée sur son pic rocheux, la petite cité fortifiée fut le bastion de cette nouvelle religion qui dura deux siècles, avant que le pape Innoncent III ne déclenche la sanglante croisade des albigeois.







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