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 AUTRES PERSONNAGES

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Lanaelle
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MessageSujet: AUTRES PERSONNAGES   Dim 25 Juin - 15:25








Marie Dénarnaud
Elie Bot
Mgr Billard
Mrg de Beauséjour
Les Chambord
Les Giscard
Oswald wirth
Vigenère







SOURCE
Tous les textes et toutes les photos viennent de :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Dim 25 Juin - 19:45






La naissance d’une complicité
Les années insouciantes
♦ 1893 -  L’année du changement
♦1899 - Les constructions démarrent
♦ 1906 – Les années fastes
L’après Bérenger
♦ 1918 – Marie Dénarnaud s’isole…
♦ De 1939 à 1945 – Période trouble
♦ 1946 – L’année du viager
♦ 1953 – Le début de la  légende

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Dim 25 Juin - 21:15

MARIE DENARNAUD





Née le 12 août 1868 à Espéraza de Guillaume (21/04/1840 -28/01/1930) et Alexandrine Marre ((1844 – 19/06/1928), elle fut la servante, la confidente et la complice de Bérenger Saunière durant sa vie à Rennes-Le-Château.

Son étroite collaboration et sa fidélité furent sans faille jusqu’à  sa mort. Mais un fait est indéniable. Marie Dénarnaud connaissait tout ou une partie du secret de Saunière.






La naissance d’une complicité



Sœur de lait de Julie Fons, Marie dénarnaud eut 3 frères : Barthélemy (1872 – 23/12/1944), Antoine Dieudonné (12/12/1878 – 24/12/1878) et Jean (12/10/1881 – 13/10/1881).


Elle exerça d’abord le métier de Chapelière à Espéraza, puis devint la servante fidèle de l’abbé Saunière en 1891, alors qu’elle n’avait pas encore 20 ans.
Marie fut très vite quelqu’un qui compta énormément pour Bérenger et cette rapide complicité naitra dès les premières découvertes dans l’église de Rennes-Le-Château.


Mais cette complicité se nourrira du meilleur et du pire. A la suite des découvertes dans l’église, Marie Dénarnaud et Bérenger Saunière furent observés en 1892 par hasard et discrètement par un villageois en pleine nuit. Marie Dénarnaud, une lampe à la main et Saunière avec une pioche, s’agitaient dans le petit cimetière de l’église. Les cercueils furent déplacés, ouverts et les os entassés près de l’ossuaire. La scène remplit d’effroi le témoin. Ce manège n’était d’ailleurs pas le premier. D’autres nuits aussi sordides avaient eu lieu notamment autour de la tombe de la marquise de Hautpoul. C’est aussi avec Marie qu’il fouilla l’église durant de longues soirées et de longues nuits… Ces événements allèrent même jusqu’à  provoquer de vives réactions de la part du Conseil municipal et une plainte sera déposée.


Comment un homme d’église pouvait-il agir de la sorte et en pleine nuit ?
Et surtout, que cherchaient-ils ?



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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Dim 25 Juin - 21:19

Les années insouciantes


Pour beaucoup, Marie fut plus qu’une simple servante pour Bérenger Saunière. Cette affirmation ne fut jamais réellement prouvée, mais les villageois de l’époque traitaient le sujet avec le sourire.


Plus tard, Saunière eut le projet de construire dans le jardin de l’église une reproduction de la grotte de Lourde.


Pour cela, il partait tous les matins, accompagné de Marie Dénarnaud, une hotte sur les épaules, chercher des pierres. Sa destination préférée était apparemment le ruisseau des couleurs, près d’une grotte appelée «La grotte du fourmet », maintenant appelée «La grotte de Marie-Madeleine ».





♦ 1893 -  L’année du changement


A cette date, les traces de recherches dans l’église furent effacées et le cimetière fut remis en ordre.


Saunière installa la famille de Marie Dénarnaud dans son presbytère. Le prêtre disposait d’une petite pièce au premier étage qui lui servait de chambre. La famille dénarnaud était installée au même étage que l’abbé, quant à Marie Dénarnaud, elle disposait d’une chambre au second étage. Le père et le frère de Marie travaillaient à l’usine à Espéraza comme ouvriers chapeliers.
Les travaux de restauration de l’église durèrent jusqu’en 1897.



♦1899 - Les constructions démarrent


C’est au nom de Marie Dénarnaud que Bérenger Saunière acheta 6 terrains dont il fit l’acquisition. Non seulement les terrains lui appartenaient, mais de plus Bérenger Saunière fit d’elle sa seule et unique légataire universelle.
Le domaine fut pratiquement terminé en 1906.




♦ 1906 – Les années fastes


Les dépenses ne s’arrêtèrent pas là car après  la fin des travaux, il fallut emménager. Toute la décoration, les papiers peints, les peintures, les tapisseries, les objets d’art, l’argenterie et le mobilier furent achetés par Saunière et revendus à Marie Dénarnaud pour une somme symbolique. La stratégie de Saunière était claire : Ne rien avoir à son nom propre, mais pouvoir garder la jouissance des biens. Un testament mutuel fut même rédigé pour garantir à chacun la conservation des biens au dernier vivant.


Marie Dénarnaud vit aussi défiler des personnages importants tel que Mr Guillaume à l’apparence aristocratique, qui s’avèrera être Jean de Habsbourg, ou le secrétaire d’Etat au beaux-arts, Henri Charles Etienne Dujardin Beaumetz, franc maçon, affilié à la loge «La Clémente Amitié ».


Une vie mondaine s’installa très vite dans le Domaine, et Marie Dénarnaud régalait ses convives avec de bons petits plats servis dans la Villa Béthanie. Sa garde-robe était d’ailleurs également bien fournie puisque Saunière faisait venir de Paris les plus belles parures de l’époque, ce qui devait, on l’imagine, rendre jalouses toutes les femmes du village…




Mais ces années insouciantes marquèrent le début du déclin qui commença en fait en 1901 avec la disparition de Mgr Billard.

Une longue période de discorde avec l’église, suivie d’un procès, finit par avoir raison du dernier Seigneur de Rennes en 1917.
Si Marie Dénarnaud fut jalousée et sans doute haïe pour sa condition privilégiée, elle fut ensuite respectée par beaucoup de personnes suite à la fidélité qu’elle témoigna envers son prêtre, même durant les épreuves…

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Dim 25 Juin - 21:21

L’après Bérenger



La lecture du testament du curé se déroula sans histoire, car à la stupéfaction de chacun, il déclarait être sans un sou. En fait, il avait transféré toutes ses richesses et ses biens immobiliers à Marie Dénarnaud longtemps auparavant.



♦ 1918 – Marie Dénarnaud s’isole…


Après la mort de l’abbé en 1917, Marie Dénarnaud vécut de plus en plus isolée et sa précédente vie fastueuse n’arrangea certainement rien car la jalousie des autres femmes du village était particulièrement vive.


Saunière avait aménagé son Domaine et les alentours en une véritable petite ferme. La présence d’un potager, de pieds de vigne, de fruitiers, de céréales, de volailles, lapins et canards, permettait de vivre de façon autonome pendant très longtemps. Ainsi Marie  Dénarnaud put en profiter par la suite.  Heureusement d’ailleurs, car vers 1918 ses finances étaient au plus bas. Accablée par des impôts fonciers, elle contracta plusieurs hypothèques et des emprunts. Mais les liquidités finirent par manquer et elle dut se résoudre à faire du troc.

Pourtant Marie avait l’habitude de dire à l’une de ses amies :


«Avec ce que le curé avait laissé, il y avait de quoi nourrir le village pendant cent ans et qu’il en resterait encore… »


Jusqu’en 1939, date de début de la Seconde Guerre, Marie Dénarnaud vécut péniblement dans le Domaine et elle n’hésitait pas à calmer ses créanciers en leur offrant des objets de collection, des tableaux et de l’argenterie. Peu à peu, la richesse du lieu s’évaporait parmi les visiteurs plus attirés par le gain que pour elle-même. Bien sûr, Marie Dénarnaud pensait vendre la propriété mais trop de souvenirs l’empêchaient de passer à l’acte.
Et pourtant les clients ne manquaient pas…




♦ De 1939 à 1945 – Période trouble


Dans cette période, Renne-Le-Château fut traversé par les conflits. La Seconde Guerre Mondiale n’échappa pas à la règle et la résistance s’installa dans le Domaine. Mais en 1942 un certain Noël Corbu, industriel à Perpignan, entendit qu’un magnifique endroit ayant appartenu à un riche curé était maintenant en possession de sa bonne. Après avoir visité Rennes-Le-Château, Noël Corbu tomba sous le charme du village. Patiemment il noua des contact entre sa famille et Marie Dénarnaud ce qui déboucha sur une certaine amitié.


Juste après la guerre, le nouveau gouvernement français publia une nouvelle règlementation afin d’appréhender les fraudeurs fiscaux. Ainsi, les collaborateurs et les profiteurs de guerre, furent obligés de justifier leur épargne en changeant leur vieil argent.




Plutôt que de fournir des explications, Marie Dénarnaud choisit alors la pauvreté et brûla dans le jardin de sa ville des liasses de vieux billets.





♦ 1946 – L’année du viager



Agée, Marie Dénarnaud voulait garder le Domaine et Noël Corbu lui proposa un viager. Marie finit par se décider et en juillet 1946 elle rédigea un testament instaurant Mr et Mme Corbu légataires universels du Domaine.
Marie Dénarnaud avait 78 ans.




Une certaine amitié se noua entre Noël Corbu et Marie Dénarnaud et régulièrement ils se rencontraient pour discuter. Lorsque Noël Corbu l’interrogeait sur son passé et sur la fortune de l’abbé, elle déclarait :

« Ne vous faites plus de soucis pour vos ennuis d’argent, mon cher Monsieur Noël. Vous aurez été bon avec moi et avant de mourir je vous révélerai un secret qui fera de vous quelqu’un de riche ».

Mais elle aimait à répéter aussi :

« Les gens d’ici marchent sur de l’or sans le savoir… »



♦ 1953 – Le début de la  légende


A la fin de sa vie, Marie Dénarnaud finit par habiter dans la Villa Béthanie avec la famille Corbu et elle devint la grand-mère adoptive.
Noël Corbu espérait qu’un jour Marie finisse par avouer son secret mais malheureusement ceci ne devait jamais se produire. Le 24 janvier 1953, Marie Dénarnaud, comme l’abbé Saunière avant elel, eut une attaque cérébrale, la laissant muette et paralysée sur son lit de mort.







Elle mourut 5 jours plus tard, le 29 janvier 1953 sans prononcer un mot, au grand désespoir de Noël Corbu. Elle avait 85 ans.







Bérenger Saunière partit sans ses derniers sacrements, délaissé par ses amis et renié par ses pairs hiérarchiques, alors qu’il resta fidèle à ses valeurs de prêtre jusqu’au bout. Seule Marie Dénarnaud lui resta fidèle toute sa vie et respecta le silence jusqu’à son dernier souffle.




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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Lun 26 Juin - 12:14






La période du gros oeuvre…
Quelques comptes…
Son caveau à Luc-sur-Aude
♦ Croix celtiques


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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Lun 26 Juin - 16:47

ELIE BOT


Rennes-Le-Chateau fourmille de belles histoires. Voici celle d’un limonadier pas comme les autres…

Elie Bot naquit en 1861 et mourut à l’âge de 86 ans, le 15 mars 1947, 30 ans après la disparition de Bérenger Saunière.


Limonadier à Luc-sur-Aude, c’est un personnage peu connu de l’affaire de Rennes. Pourtant, il fut le bras droit de Saunière en tant que maçon et maitre d’ouvrage.

A ce titre, il connut mieux que personne toutes les directives du prêtre à propos de ses constructions, ses plans, ses projets, et peut-être plus encore…


La période du gros oeuvre…

C’est ainsi qu’en 1887, date de début de la restauration de l’église Marie Madeleine, Elie Bot et un jeune manœuvre démontèrent l’autel à la demande du jeune prêtre. Trouvèrent-ils des parchemins dans l’un des piliers wisigothique ? Gérard de Sède nous l’affirme dans son roman. Illustré des deux fameux parchemins le best-seller alimentera durant 50 ans les chercheurs…

A propos des parchemins, une phrase étonnante d’Elie Bot nous est rapporté par P. Jarnac dans son livre « Histoire du trésor de Rennes-Le-Château ».

«Les parchemins restèrent à peu près illisibles et en tout cas, ils ne se rapportaient pas à de l’argent… »

Si cette phrase est vérifiée, on peut faire deux remarques : Elie Bot confirme l’existence de parchemins, mais leur décryptage lui était en tout cas inconnu. D’autre part, le lien direct entre parchemin et trésor n’était pas établie pour Elie Bot et donc peut être aussi pour Saunière…

Plus tard, ce fut la découverte près de l’autel d’une cache sous la dalle des Chevaliers. Les ouvriers présents découvrirent une « oule » pleine d’objets brillants. On connait la suite, puisque ce fut sans doute cette découverte très concrète qui réveilla l’affaire des deux Rennes…

Comment alors imaginer qu’Elie Bot ne fut pas au courant d’une partie des secrets de son employeur et ceci malgré les efforts de Saunière d’étouffer  par la suite les bruits sur ce cadeau providentiel ?


Il est tout à fait légitime de penser qu’une entente secrète se noua dès lors entre les deux hommes. L’un donnait les directives, l’autre agissait avec la pelle et la pioche, le tout dans une complicité parfaite. Car même aujourd’hui, nous ne savons que très peu de choses sur leurs relations exactes. On peut même parler de trio puisqu’il ne faut pas oublier Marie Dénarnaud, la confidente et complice qui aida l’abbé à prospecter la nuit  les tombes dans le petit cimetière de Rennes-Le-Château…

C’est en 1900 que Saunière acheta 6 terrains au nom de Marie Dénarnaud, l’objectif étant de construire son «Domaine ». Il employa pour cela un architecte, Tiburce Caminade, un entrepreneur, Elie Bot et 17 ouvriers.


Un chantier très important se mit en place et le domaine nécessita de nombreux travaux de terrassement. Les terrains durent être aplanis avec des niveaux de terrasse différents. Des tonnes de terre durent être déplacées et ramenées, le tout sans nos machines actuelles. Il fallut également respecter un plan précis, le Domaine devant respecter un cahier des charges extrêmement détaillé. La Villa Béthanie fut construite à partir de pierres taillées à Saint Sauveur et ramenées à dos de mulet. Prenez le temps de gravir à pied la colline jusqu’à Rennes-Le- Château et vous comprendrez ce que ces travaux pharaoniques ont dû représenter pour l’époque, sans la technologie actuelle.


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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Lun 26 Juin - 16:49

Voici donc comment ce simple limonadier entra dans la légende. Hommes de confiance de l’abbé Saunière, il supervisa tous les travaux et les constructions jusqu’en 1910. Elie Bot réalisa ainsi sous ses ordres : la réfection de l’église, la Tour Magdala, la Tour de l’Orangeraie, le Belvédère, les jardins, et la Villa béthanie, sans compter tous les aménagements annexes. Toutes ces constructions sont telles que  le souhaitait Saunière et selon des plans bien établis. La géométrie du Domaine  démontre aujourd’hui  l’ampleur du projet et sa rigueur.



Mais nous sommes encore bien obligés de nous poser quelques questions. Elie Bot ne pouvait en tant qu’entrepreneur prendre le risque d’entamer des travaux aussi conséquents sans avoir l’assurance d’être payé. Et pourtant, même si nous n’avons pas aujourd’hui toutes les traces des sommes versées, les travaux furent correctement terminés.

Plusieurs anecdotes significatives nous ont été rapportées : lors des repas avec ses invités il était parfois question d’argent. C’est ainsi qu’Antoine Beaux, un confrère de Campagne-sur-Aude interpella Saunière en ironisant :
  « Mon cher, à vous voir mener si grand train,
On croirait que vous avez trouvé un trésor »


Saunière répondit en langue d’oc :
 «Me l’an donat, l’ai panat, l’ai parat é bé lo teni »

Traduction
« ils me l’ont donné, je l’ai pris, je l’ai apprêté ; eh bien, je le tiens bien »

Il est très intéressant de remarquer l’utilisation dans sa réponse «Ils » au pluriel qui montre que Saunière n’était pas seul dans la confidence. Nous savons aujourd’hui que très probablement le prêtre fut instrumentalisé par Henri Boudet, Jean Jourde et Mgr Billard pour gérer certaines affaires obscures…

Ces affaires troubles menées par Saunière sont confirmées par une autre remarque d’Elie Bot en parlant de l’abbé :

Quelquefois, en se mettant à table, il lui arrivait de s’exclamer en patois :
« Je n’ai plus le sou, il faut que j’aille en chercher ! »

C’est un fait, Saunière s’absentait régulièrement durant plusieurs jours. Il prenait sans aucun doute le train de Couiza pour rejoindre notamment les banques de Toulouse, Perpignan ou Budapest. Pour éviter de répondre à des questions embarrassantes et faire croire à son entourage qu’il était toujours à Rennes-Le-Château, un habile stratagème était organisé avec la complicité de Marie Dénarnaud. Des lettres d’excuse soigneusement préparées étaient laissées à Marie qui n’avait plus qu’à les poster lorsque c’était nécessaire… Quant à Elie Bot, bras droit de Saunière, il avait toute la confiance de ce dernier pour traiter les affaires courantes avec les artisans.


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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Lun 26 Juin - 16:51

Quelques comptes…



Les carnets de comptabilité de 1995 à 1915 de Bérenger Saunière offrent quelques informations sur les relations qu’Elie Bot entretenait avec son employeur. Bien que ce qui a été déclaré par l’abbé dans ses carnets visible de l’iceberg, ces quelques chiffres sont révélateurs.


Ci-dessous, une lettre d’Elie Bot datée du 26 octobre 1907 et réclamant à Saunière un règlement de 124,20 Francs or, mais ce n’est pas le seul exemple. Le 1er mars 1906 Elie Bot réclamait 456,17 Francs or.





Saunière était-il mauvais payeur ? Mauvais comptable ? Ou tout simplement ceci n’était-ce qu’une couverture pour cacher autre chose ?

Les tableaux ci-dessous présentent par année les versements effectués par Saunière à Elie Bot et inscrits dans ses carnets. Les montants sont donnés en Francs or (Source Octonovo)



Soit un total de 9436,50 Francs or, sans compter les régularisations…

Sachez que le Franc or valait entre 1905 et 1910 environ 19,9 Francs actuels (ce coefficient INSEE tient compte de l’érosion monétaire liée à la consommation des ménages) la somme serait équivalente à :

9 436,50 x 19,9 = 187 786,35 Francs actuels soit 28 628 Euros.


Si cette somme parait désuète pour construire tout un domaine viabilisé, il faut savoir que la comparaison du pouvoir d’achat sur de longues périodes est empirique. En effet, entre 1905 et aujourd’hui, le confort, la qualité des matériaux, et l’exigence des normes ont beaucoup évolués, surtout dans l’habitat.

D’autre part, il est très difficile d’estimer le coût réel des travaux, car Saunière achetait aussi par lui-même des matériaux et des fournitures…

Lors de son procès en 1911, Bérenger Saunière déclarait avoir dépensé :



Il faut rappeler que le salaire officiel de Bérenger Saunière était de 75 Francs or par mois, soit 1490 Francs actuels. Les juges avaient donc de quoi se poser des questions…






Son caveau à Luc-sur-Aude

Elie Bot fut enterré en mars 1947 dans le petit cimetière de Luc-sur-Aude, et il fit construire pour lui et sa famille un tombeau imposant.




Sous la plaque épitaphe, on peut voir Elie Bot dans un médaillon en gilet, cravate et veste. Mais ce qui est surprenant est derrière la porte du caveau.





Lorsque l’on pousse la porte du caveau, il est troublant de s’apercevoir qu’Elie Bot semblait inspiré par l’église de Rennes-Le-Château.

On retrouve en effet au fond l’autel décoré de deux tours, la voûte constellée d’étoiles d’or et les murs aux fleurs de lys. Un même bleu colore le tout. Sur chaque côté de l’autel on trouve les initiales E B pour Elie Bot.


L’autel en pierre de taille est un tabernacle rappelant étrangement celui de l’église de Saunière ci-dessous.





On retrouve les deux colonnes et la forme triangulaire caractéristique bordée d’escaliers.





♦ Croix celtiques


Comment ne pas faire la relation entre cette belle croix celtique au-dessus de l’autel d’Elie Bot et les multiples croix celtiques dans l’église de Saunière ?


Il faut se rappeler que très probablement Boudet et Jean Jourde, agissant dans l’ombre pour crypter l’église, utilisèrent la croix celtique à plusieurs reprises comme un élément de décoration. C’est aussi une manière d’établir un lien avec le livre codé «La Vraie Langue Celtique ».






Est-il possible que 20 ans plus tard, Elie Bot ait voulu conserver ce lien symbolique ? Peut-être à la demande de Boudet






Notons que la croix celtique a revêtu de nombreuses mutations au cours des âges. Il n’existe pas une croix type, mais un ensemble de configuration possible selon les époques et les influences culturelles ou régionales. Sa construction de base ne change pas. Un cercle et une croix centrée.

Voici quelques exemples :




Enfin, si l’on se tourne le dos au caveau, on peut admirer la colline de Rennes-Le-Château.




Elie Bot, fidèle bras droit de Saunière, peut ainsi surveiller ses constructions pour l’éternité…

Le moins que l’on puisse dire est que l’ésotérisme de Saunière déteignit fortement sur son âme damnée Elie Bot

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Lun 26 Juin - 17:23






Une carrière brillante
Des affaires troubles
♦ Mgr Billard, protecteur de Bérenger Saunière
♦ Mgr Billard et le monastère de Prouilhe
♦ Mgr Billard, un gestionnaire trouble…
♦ Mgr Billard et ND de Marceille
Vertige
♦ Mgr Billard, inspire Maurice Leblanc

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mar 27 Juin - 8:59







Mgr Félix-Arsène Billard
Né le 23 octobre 1829
Mort le 3 décembre 1901




Evêque de Carcassonne de 1881 à 1901
Son personnage est complexe et intriguant. Arlos que sa fonction d’évêque devait lui imposer un code de conduite compatible avec l’église de l’époque, ses agissements furent plus que douteux.
Etait-il seul dans ses malversations, ou suivait-il les recommandations d’une autre instance religieuse ?


Il protégeait Bérenger Saunière, c’est un fait, mais dans quel but ?

L’un des évêques le plus célèbre de l’affaire de Rennes-Le-Château soulève bien des questions.


Il existe dans l’histoire de Rennes-Le-Château des destinées qui donnent le vertige. Mgr Arsène Billard est certainement un personnage hors du commun, tant par le mystère dont il s’est entouré que par des agissements plus que douteux. Une notice écrite en 1901 par le prêtre Laborde est à ce sujet particulièrement édifiante.

Pourtant, de ce personnage plutôt antipathique, un célèbre auteur du 19e siècle reprendra mystérieusement le prénom d’un héros sympathique très célèbre et qui nous a fait tous rêver. Vous avez trouvé ?


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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mar 27 Juin - 9:06

Une carrière brillante

Félix Arsène Billard naquit à Saint Valéry en Caux le 23 octobre 1829 d’un père tonnelier et d’une mère mercière. Il commença sa carrière en Normandie puis la termina à Carcassonne. Sa progression au sein de l’église fut très classique mais particulièrement brillante :

Il fut professeur à l’Institution de Join Lambert le 4 octobre 1850, puis ordonné prêtre le 4 octobre 1853.
Il devint vicaire à St Rémy de Dieppe le 29 juin 1858, vicaire à St Patrice de Rouen le 2 février 1860, et vicaire à la Cathédrale de Rouen le 14 novembre 1863.
Puis curé de Caudebec-les-Elbeuf le 10 août 1868, Chanoine titulaire le 1er janvier 1877, et vicaire général le 10 janvier 1880


Il fut enfin évêque de Carcassonne le 17 février 1881, et successeur de Mgr Leuillieux le 25 juillet 1881.

Vers 1870, Mgr Billard participa à la construction de l’église de Caudebec, les Elbeufs, puis à la restauration du monastère de Prouilhe. Il créa également de nombreuses écoles libres. Son diocèse invita aussi les Petites Sœurs des Pauvres.

Mais sous cette apparence bon enfant se cache en fait une personnalité beaucoup plus complexe, voire trouble. Son honnêteté fut mise en doute et lui valut un procès en 1891.

D’autres part, plusieurs affaires sont à son actif et qui prouvent ses relations directes avec les secrets de Rennes-Le-Château.

Frappé d’une paralysie à la suite d’un accident cérébral au début de l’année 1898, il termina ses jours impotent auprès des Soeurs du monastère de Prouilhe.




Il mourut le 3 décembre 1901 et c’est Mgr Paul-Félix Beurain de Beauséjour qui lui succéda.

Il fut enterré dans la cathédrale de Carcassonne.


Des affaires troubles

♦ Mgr Billard, protecteur de Bérenger Saunière



Félix Arsène Billard fut Evêque de Carcassonne de 1881 à 1901 et Bérenger Saunière arriva pour la première fois à Rennes-Le-Château en 1885. Autant dire que le jeune curé de Rhedae fit sa carrière sous le règne de Mgr Billard.




La première apparition officielle de l’évêque avec Saunière se fit le 6 juin 1897 pour l’inauguration et la bénédiction des jardins et l’église fraichement terminés.  Un buffet gastronomique fut organisé pour l’occasion dans l’école et pour tout le village. Foies gras, langoustes, lièvres, pintades, fruits de mer, grands vins, et rhum dont Saunière raffolait, garnissaient les tables…


Mais, alors que Mgr Billard aurait pu être étonné par tant de faste et par l’ampleur des travaux. Il se contenta de présider la fête d’un jour. Plutôt déconcertant pour un haut responsable garant des biens de l’église et de son patrimoine. Comment pouvait-il ignorer la question du financement extraordinaire ?


Beaucoup ont cru à un Mgr Billard naïf. En fait, il faut probablement apprécier les faits autrement. Mgr Billard ne serait pas venu inaugurer, mais plutôt vérifier si les fonds étaient terminés et l’année suivante un autre chantier important allait s’ouvrir, celui du « domaine ». Saunière disposait de fonds importants, c’est une évidence et la visite d’un évêque entre ces deux projets importants peut se rapprocher de ce que nous appelons aujourd’hui « une recette de fin de travaux ».




Ceci renforce l’idée d’un Mgr Billard complice et conciliant envers le curé de Rennes-Le-Château, mais dans quel but ? Se savait-il manipulé ? Sans doute qu’il y trouvait en tout cas quelques plaisants avantages.

Mgr Billard montra en tout cas à cette occasion, le comportement d’un homme de pouvoir tirant les ficelles dans l’ombre. Agissait-il pour son propre compte, ou tout ceci faisait-il partie d’un plan plus vaste dirigé par une autre instance ?

Il fut le protecteur de Bérenger Saunière pendant de nombreuses années et il est certain qu’il connaissait tous les projets de son subordonné. Rien dans les recherches et dans les travaux du prêtre ne lui était inconnu. De plus, il semble que Mgr Billard fut à l’origine de nombreux agissements de Bérenger Saunière et qu’il l’aurait mandater pour accomplir des tâches bien précises. Mais surtout un point commun unissait les deux hommes : «L’attrait de l’argent ».


A la mort de Mgr Billard en 1901, Bérenger Saunière perdit beaucoup d’appuis et curieusement, c’est aussi à cette période que les fastes du prêtre ralentirent considérablement.  Ses ressources financières avaient visiblement diminué. Il est vrai que tout avait déjà été construit

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mar 27 Juin - 9:12

♦ Mgr Billard et le monastère de Prouilhe

Alors que Arsène Billard entra dans ses fonctions de prêtre en 1881, il se découvrit curieusement une passion pour l’église ND de Prouilhe qui dépendait de son diocèse. Il décida alors sa restauration et annonça son projet devant une assemblée immense qu’il invita pour l’occasion. C’était en octobre 1883 et il reçut immédiatement des encouragements du pape Léon XIII.



Deux ans plus tard, le 8 octobre 1885, on annonçait devant une foule de 6000fidèles la construction à cet endroit d’une Basilique en l’honneur de ND du rosaire. Un projet immense est alors élaboré avec l’aide d’un architecte. L’église de ND de Prouilhe sera surmontée d’une importante coupole. Des souscriptions arrivèrent alors de toute part, de France, mais aussi d’Italie, de Pologne, des Etats Unis, d’Allemagne et même du Canada. Le 22 juillet 1886, Mgr Billard posait la première pierre de la Basilique.



Les années 1885 et 1886 sont décidemment des périodes où il se passe beaucoup de choses dans le Razès. N’oublions pas que Boudet trouva probablement l’emplacement de la cache originelle en juin 1885 et qu’il publia son livre codé « La Vraie Langue Celtique » en 1886.


♦ Mgr Billard, un gestionnaire trouble…


Arsène Billard était visiblement un homme qui maniait l’argent très facilement. Et ses sources de financements étaient toujours très obscures. L’une des affaires les plus retentissantes est bien celle du détournement de fond d’un héritage. Rien que çà…

En effet, une riche famille de Coursan porta plainte contre Mgr Billard pour avoir capter l’héritage d’une veuve. La somme détournée est énorme puisqu’elle s’élevait à 1.200.000 francs or. Mais ce n’est pas tout. Peut-être pour noyer le poisson et éviter que l’on puisse faire un quelconque rapprochement avec ses activités religieuses, Mgr Billard commit cet acte en son nom propre et non en sa qualité d’évêque.


Un audit fut alors mené en 1896 sur la caisse de retraite des prêtres du diocèse. Les conclusions furent sans équivoques.  Un grave déficit fut constaté, provoqué par des prélèvements arbitraires. Le tribunal de Montpellier donna gain de cause à Mgr Billard, sans doute pour sauver l’honneur. Mais pour combien de temps ?


Car il paya sans doute la clémence des juges vers la fin de sa vie puisque le Vatican le frappa de 3 mois de « suspense ». Motif invoqué : sa gestion hasardeuse des biens du diocèse et la contraction de dettes écrasantes. Mgr Billard fut condamné à verser sur son propre héritage la somme de 200.000 francs pour la construction de l’église de Prouilhe.


Abattu par cette décision, Arsène Billard se retira au monastère de Prouilhe en 1898 et y restera, impotent, jusqu’à sa mort en 1901.


♦ Mgr Billard et ND de Marceille


Voici un autre épisode de la vie étrange de cet évêque et qui a sans doute des liens avec l’affaire de Coursan de 1891.


Vers 1890 le sanctuaire de Notre Dame de Marceille est partagé à parts égales entre 4 propriétaires sous  le régime de l’indivision. Mais en 1889, l’un des propriétaires déposa une instance en partage devant le tribunal de Limoux, ce qui devait obliger la vente du sanctuaire, le bien étant indivisible. Le 4 juin 1890 la vente du Sanctuaire fut donc prononcée.


Pour une raison que l’on explique aujourd’hui, Mgr Billard fit tout pour conserver ND de Marceille dans le giron ecclésiastique (A cette époque ND de Marceille abritait certainement la seconde cache qui devait être encore bien garnie). Il lui fallait donc trouver un financement pour participer à la mise aux enchères et donc au rachat du sanctuaire. Après une vente épique, il finit par l’emporter. Pourtant cette victoire dut lui laisser un goût amer car pour trouver rapidement des fonds, il dut probablement détrousser une veuve.

Cambrioleur ? Oui, certainement. Gentleman ? Sûrement pas…

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mar 27 Juin - 9:13

Vertige

♦ Mgr Billard, inspire Maurice Leblanc

Nous savons depuis longtemps que l’œuvre de Maurice Leblanc «Les aventures d’Arsène Lupin » présente des similitudes incontestables avec Rennes-Le-Château (il suffit de lire le livre de Patrick Ferté «Arsène Lupin supérieur inconnu » publié en 1992 pour s’en rendre compte). Les récits sont parsemés de références et d’allusions qui rappellent le Razès. On ne peut s’empêcher par exemple de penser au Mont Aiguille près du Mont Bugarach en lisant « l’Aiguille creuse ». mais ce que peu  de passionnés d’Arsène Lupin savent, c’est que le nom du personnage, contrairement à la thèse officielle, fut peut être créé dans la cathédrale de Carcassonne.


Devant l’autel se trouvent deux tombeaux, ceux de Mgr Arsène Billard et Mgr de Beauséjour, situés à côte à côte.

Thèse officielle : Le héros de Maurice Leblanc s’appelait au départ Arsène Lopin, du nom d’un conseiller municipal de Paris ayant des démêlés avec l’administration. Face au mécontentement de ce dernier, l’auteur opta pour le nom d’Arsène Lupin.



Ironie du sort, ces deux sépultures sont voisines, alors que tout opposa les deux évêques. Alors que l’un protégea  Saunière, l’autre chercha à le nuire. De même, alors que Mgr Billard tenait sans doute quelques secrets, Mgr de Beauséjour ne compris jamais les réelles motivations de Bérenger Saunière…


Le haut de la dalle est orné du blason de Mgr Billard.

Celui-ci est également visible sur le porche de l’église de Renne-Le-Château.

Non loin de là, comme pour faire un clin d’œil au visiteur initié, une Vierge à l’enfant couronnée nous suggère d’allez visiter ND de Marceille.



Comme dans le Sanctuaire de Limoux, l’enfant tient une colombe.


Et à gauche de l’autel, dans une petite chapelle, on trouve un buste et le reliquaire de Saint Lupin. En découvrant ce buste j’imaginais alors Maurice Leblanc vers 1905 créant son personnage Arsèle Lupin en 2 regards. Fabuleuse coïncidence ou codage ingénieux de l’auteur ?

Cette anecdote serait restée dans l’oubli si l’œuvre de Maurice Leblanc n’était pas tout aussi mystérieuse.

Parmi les ouvrages étonnants, il faut citer par exemple « L’aiguille creuse » et « 813 » qui rappelle la date de fondation de l’abbaye d’Alet.  Un autre exemple est celui où il met en scène un certain « abbé Gélis », détenteur de la clé d’un souterrain à trésor.



Maurice Leblanc conçu visiblement une œuvre codée et complexe à partir de l’histoire secrète de France.  Il était très certainement initié et spécialiste de l’affaire de Rennes ou de l’affaire de Rouen, comme on voudra…

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mar 27 Juin - 9:34






Une carrière brillante
Un procès fleuve
♦ Première sentence : Une mutation à Coustouge
♦ La réponse de Saunière à son évêque : une démission
♦ Vous avez dit bizarre ?
♦ Mr le maire s’en mêle…
♦ D’autres accusations…
♦ L’acharnement continue
♦ changement d’avocat
♦ 15 octobre 1910 – Le procès
♦ En guise de conclusion
►Bérenger Saunière était-il seul dans cette entreprise ?
► Bérenger Saunière a-t-il été manipulé ?
► Quel était l’objectif de ces fonds ?
► Saunière était-il de bonne foi durant son procès ?
► Que savait exactement l’évêché de Carcassonne ?
Un parfum de 17 janvier

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mer 28 Juin - 23:38




Monseigneur Paul-Félix Beuvain de Beauséjour
Né le 16 décembre 1930
Mort le 4 avril 1930
Évêque de Carcassonne de 1902 à 1930


connu pour avoir été le successeur de Mgr Billard, il fut celui qui commença à s’intéresser de très près aux agissements étranges de Bérenger Saunière. Les premiers différents entre ces deux hommes d’Église se terminèrent dans un long procès fleuve qui précipita Bérenger Saunière dans une déprime jusqu’à la fin de sa vie.

Alors que Mgr Billard s’affiche comme un personnage ambigüe, complexe et plutôt en faveur de Saunière, Mgr de Beauséjour est tout son contraire. Il représente une hiérarchie droite, brutale, ennemis de Saunière et ne comprenant rien à l’affaire des deux Rennes…


Toute l’énigme est émaillée de dualités qui n’en finissent pas de nous étonner. Coïncidences ou facéties de l’histoire, l’affaire est constamment entre le blanc et le noir (l’échiquier), entre le curé d’en haut (Saunière) et le curé d’en bas ([/color=#ecf6ceBoudet[/color]), entre Rennes-Le-Château et Rennes-Les-Bains, entre la Tour Magdala  en pierre et la Tour de l’Orangeraie en verre, entre Mgr Billard complice obscur de Saunière et Mgr de Beauséjour son adversaire. Tout balance entre l’endroit et l’envers, le pour et le contre, le vrai et le faux. Nous avons ici encore un exemple. Après une vie luxurieuse et insouciante, voici le revers de la médaille, une autre vie pleine d’amertume, de solitude et d’accusation qui enfoncent un peu plus chaque jour Saunière dans la déprime.

Mgr de Beauséjour ne compris certainement rien à cette affaire mystérieuse et il est admis aujourd’hui que son implication fut surtout juridique. Mais le procès qu’il déclenchera est hautement enrichissant  lorsque l’on examine de près les longues procédures et les nombreux échanges de lettres. Pour les détracteurs de l’affaire il s’agit enfin de la mise en lumière d’un immense trafic de  messes, source de la richesse soudaine du prêtre. Pour d’autres, ce n’est que de la poudre aux yeux, car la vérité est ailleurs…
Mais derrière cette énigme se cache aussi une fin de vie dont on parle peu. Saunière vécu en effet  une véritable descente aux enfers et un acharnement juridique considérable. Jouait-il un double jeu ? Certainement, mais il le fit en toute bonne foi, persuadé qu’il agissait dans une parfaite honnêteté. Ce procès montre surtout qu’il préserva jusqu’au bout un secret qu’il ne pouvait dévoiler à une autorité juridique. Pourquoi ? Pour protéger qui et quoi ? Voici de vraies questions…

Enfin nous verrons que cette dualité va jusqu’aux sépultures de Mgr  Billard et Mgr de Beauséjour, où d’ailleurs une surprise attendait les chercheurs depuis longtemps.


Je remercie Christian Doumergue («L’affaire de Rennes-Le-Château »2006) et Franck Daffos (« L’affaire des carnets » 2008) pour leurs recherches fructueuses et sans lesquelles ce thème n’aurait pas pu être aussi complet (note de l’auteur)

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mer 28 Juin - 23:40

Une carrière brillante



Paul-Félix Beurain de Beauséjour naquit à Vesoul le [color=#f5a9a9[/color16 décembre 1839.[/color] Il fut d’abord ordonné prêtre le 6 janvier 1863 et commença sa carrière en tant que professeur à l’institution Saint-François-Xavier de Besançon.

Son parcourt se poursuivit à Vitrey en Haute-Saône, où il devint curé entre 1874 et 1876.
Puis ce fut comme doyen qu’il occupa une cure à Luxeuil entre 1876 et 1887.




De retour à Besançon, il prit ensuite une nouvelle responsabilité ecclésiastique en devenant archiprêtre de sa cathédrale de 1887 à 1892. Et le 7 mars 1892 il devint vicaire général.

Mais sa carrière va soudainement prendre un tournant inattendu. En mai 1902, suite au décès de Mgr Arsène Billard, il fut nommé évêque de Carcassonne, devenant ainsi le responsable hiérarchique direct de Saunière. Cette date, très importante pour  notre curé de Rennes-Le-Château, va sonner non seulement le glas de sa vie fastueuse, mais aussi le début d’un long tourment judiciaire.

En effet, ce successorat ne fut pas dans l’intérêt de Bérenger Saunière. Devant la vie luxueuse du prêtre de Rennes, Mgr de Beauséjour va lui demander des comptes et des explications. Bérenger Saunière refusera catégoriquement de fournir le moindre détail quant à  son train de vie. Il n’en fallait pas plus pour courroucer un peu plus l’évêque de Carcassonne. Devant l’attitude insolente du prêtre, il attentat un procès pour trafic de messes mais qui n’était bien sûr qu’un prétexte pour y voir plus claire dans cette affaire bien brumeuse.
Mgr de Beauséjour confia même en particulier :


« …cette accusation de trafic de messe est illusoire et elle n’a aucun intérêt… »


La remarque est très claire, Mgr de Beauséjour suspectait évidemment autre chose. Ce trafic de messe n’était certainement qu’une illusion, qu’un rideau de fumée pour cacher un autre trafic. Quoi qu’il en soit, Bérenger Saunière ne céda pas et tint tête à sa hiérarchie jusqu’au bout. L’évêque, las de ces longues années de procès demanda pourtant une dernière fois à Bérenger Saunière des explications. Et une dernière fois, Bérenger Saunière refusa.

Devant cette réaction, les autorités de l’Église prirent la décision de suspendre Bérenger Saunière de ses fonctions sacerdotales. Saunière se retrouvait seul face à une hiérarchie implacable. Cette suspension modifia certainement son attitude et le fit entrer dans une profonde déprime qui li sera finalement fatale.


Un procès fleuve


La vie de Bérenger Saunière pourrait se résumer en trois étapes très distinctes : une première période pleine de découvertes et de mystères, une seconde luxueuse, insouciante et surprenante, enfin une troisième sombre, nettement moins fate et surtout assortie d’un procès sans fin qui dura plus de 10 ans.


Tout commença sans doute quatre ans après la nomination de Mgr de Beauséjour le 19 novembre 1906, date à laquelle il visita Rennes-Le-château. A cette époque le Domaine est terminé et flambant neuf. C’est une  véritable oasis au milieu du Haut-Razès que l’évêque contemple sous ses yeux.




Or l’histoire montre que sa réaction fut complètement à l’opposé de celle de Mgr Billard lorsqu’il vint visiter l’église fraichement terminé le 6 juin 1897. La vision de ces jardins idylliques et de ces constructions énigmatiques, le tout sans factures, laissent l’évêque dans une consternation totale. Vient s’ajouter à ceci un mécontentement de la population de Rennes-Le-Château qui n’a pas oublié la vie insolite de leur curé. Rappelons-nous. Saunière commença sa cure par un sermon franchement anti républicain, puis ce fut les coups de pioche la nuit dans le petit cimetière, puis un incendie dans le village que Saunière refusa d’éteindre en interdisant l’accès à son réservoir d’eau sous le reposoir. Tous ces faits dérangeants appartenant à un prêtre, bâtisseur de l’étrange, fit naitre chez les villageois une certaine incompréhension qui fut sans aucun doute transmise au nouvel évêque. Enfin il y a toutes ces demandes de messes adressées par différents diocèse de France.

Que pouvait bien conclure Mgr de Beauséjour ? Par quel truchement Saunière parvint-il à monter tout un réseau de trafic de messes ? Pourquoi et pour quelle finalité ? Et surtout, pourquoi son prédécesseur Mgr Billard, ferma-t-il les yeux ?
Cet ensemble de question hanta certainement le prélat dès 1906. Il fallait prendre une décision, agir pour le bien de l’église et la paix du village et des paroissiens.

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mer 28 Juin - 23:41

♦ Première sentence : Une mutation à Coustouge


L’année 1909 représentera pour l’abbé une réelle rupture. C’est la charnière entre un passé heureux, insouciant et une nouvelle période austère et pénible. C’est ainsi que le 15 février 1909 une nouvelle affection tombe dans les mains du curé de Rennes : Coustouge près de Dourdan. La lettre est signée par son responsable ecclésiastique et l’ordre laisse une semaine à Saunière pour se préparer avant son exécution.
Or Mgr de Beauséjour qui connaît mal cet homme plein de tempérament, ne fait qu’enfoncer une porte ouverte. Saunière, persuadé d’être incompris, va alors immédiatement entrer dans une farouche résistance et entamer une lutte judiciaire qui durera une décennie.



Saunière confiera d’ailleurs dans son journal :

«Les mesures exceptionnellement rigoureuses, qui sans aucun avertissement m’ont frappé au début de l’année, m’ont  tellement troublé. Bouleversé, effrayé… »

Coïncidence ou non, il se trouve qu’un autre curé décéda étrangement dans l’affaire quelques jours avant cette mutation. Le plus connu reste bien sûr Antoine Gélis, du fait de la brutalité de son assassinat. Mais il existe aussi un autre prêtre dont on ne parle jamais et qui décéda le 9 janvier 1909 : l’abbé Gaudissard. Il fut curé d’Antugnac  à partir du 1er janvier 1897 et le successeur de Saunière avant que ce dernier ne soit muté à Rennes-Le-Château. En effet l’abbé Gaudissard disparut jeune à l’âge de 49 ans et on sait très peu de choses sur les circonstances exactes de son décès.
On peut en tout cas s’étonner non seulement de cette coïncidence, mais aussi du délai d’une semaine laissé à Saunière pour déménager et quitter définitivement sa colline. Pourquoi tant de hâte ?


♦ La réponse de Saunière à son évêque : une démission


Saunière visitera tout de même Coustouge, sans doute pour démontrer sa bonne foi. Mais son plan est ailleurs. Après avoir consultés quelques prêtres des paroisses environnantes qui le soutiennent comme l’abbé Rouanet de Bages-les-Flots, Saunière envoie sa démission le 28 janvier 1909, soit 14 jours après la missive.


Ce choix dut être difficile car il n’avait que deux options. L’une était d’accepter la mutation, l’autre était de démissionner en considérant qu’il pourrait être financièrement indépendant jusqu’à la fin de ses jours. C’est la seconde formule qu’il choisit et son objectif était finalement très simple : rester à Rennes-Le-Château à tout prix. Ceci montre en tout cas où il plaçait ses priorités.
Considérait-il que sa vie était là ? Certainement. Voulait-il continuer cette existence insolite ? Evidemment. Avait-il des revenus suffisants ? Il faut croire que oui. On n’investit pas plus de 600.000 francs-or en constructions (estimation actuelle) sans que ceci ne laisse indifférent. Saunière avait encore beaucoup à faire et c’est un fait.

Il répondra en ces termes :


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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mer 28 Juin - 23:43

♦ Vous avez dit bizarre ?


Or nous sommes en présence à cette époque d’un réel mystère. Si nous savons que l’abbé Rouanet encouragea Saunière à entrer en résistance, c’est qu’une lettre datée du 22 janvier 1909 fut retrouvée indiquant à Bérenger, son ami, qu’il avait craint pour lui dans le passé et qu’a présent il ne comprenait pas ce nouvel acharnement. A quelle affaire l’abbé Rouanet faisait-il allusion ? Son conseil est en tout cas sans équivoque : démissionner car l’évêché ne cèderait pas.


Serait-ce tout ? Non, car d’autres courriers possèdent le même ton, comme celui du 23 janvier  de l’abbé Gazel, curé de Floure et qui écrivait en parlant de l’évêque :

«Le temps passé lui reviendrait-il à la mémoire ? »


De même un peu plus tard, le 1er février ce même prêtre écrivait à Saunière :

«Si les prêtres qui  reçoivent un secours de la Caisse sont un peu forcés d’accepter ses volontés [de l’évêque], il n’en est pas de même pour toi. Tu as tes coudées franches… »


Quel étrange discourt. Il est clair qu’à ce stade, se dessine lentement derrière Saunière des manipulations et des connivences restées longtemps secrètes et qui étaient en train de remonter à la surface grâce à Mgr de Beauséjour.


♦ Mr le maire s’en mêle…


Quoiqu’il en soit, le jeu entre les deux hommes continua sans relâche, formant un scénario dans le  plus pur Pagnol. La démission sera acceptée par Mgr de Beauséjour mais à la condition que le prêtre de Rennes quitte définitivement le petit village envouté. Or devant cet acharnement ecclésiastique, Mr le maire ne l’entendit pas de cette oreille et pour faire comprendre à l’évêque de Carcassonne son désaccord, il écrivit le 6 février une lettre tout aussi savoureuse que virulente :




Non seulement, le conseil municipal proposait un bail pour 5 ans à Saunière pour  la location du presbytère, mais ce local deviendrait ensuite inaccessible à d’autres curés. C’est ainsi que le 9 février 1909, le successeur de Saunière, l’abbé Henri Marty, Aumônier des Orphelins à Espéraza, dut se loger à Carderonne et donc monter à pied à Rennes les jours de messe.
Ce n’est que le 4 juillet 1909 que l’abbé Marty s’installa à Rennes-Le-Château. Notons que les deux hommes d’église ne s’entendaient guère, Marty apparaissant sans doute à Saunière comme un concurrent à la solde de la hiérarchie.


♦ D’autres accusations…


En décembre 1909, Saunière reçut à nouveau une lettre l’accusant de recevoir des commandes de messe alors que cela lui était scrupuleusement interdit. Or en 1910, l’existence d’autres factures prouvent que l’abbé continuait tranquillement son rythme de vie. Des commandes d’alcool, port et digestifs, continuaient à arriver. On note également l’achat d’un service en faïence et même un buste à son effigie chez le statuaire Monna. Saunière disposait visiblement encore de quelques revers de fortune.


Voici deux courriers très significatifs que reçut Saunière en décembre 1909 et provenant du Vicaire général :






Et quelques jours plus tard, un second courrier :






Ayant démissionné, la messe lui était impossible dans son église. Aucun problème. Il fit construire une petite véranda fermée attenante à la Villa Béthania. Elle devint la petite chapelle dans laquelle Saunière continua son service de messe. Il est d’ailleurs amusant de voir que les paroissiens abandonnèrent la petite église rénovée, préférant la chapelle. Saunière savait mener les villageois.

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mer 28 Juin - 23:44

♦ L’acharnement continue


Au mois de mai 1910, une nouvelle accusation tombe. Saunière se livrerait encore à des trafics de messes, activité qu’il continue de nier en bloc. En fait, il faut comprendre que sa hiérarchie directe était dans l’incapacité de comprendre comment, sans trafic et avec uniquement 75 franc-or par mois, Saunière peut poursuivre sa vie insouciante.


L’accusation porte en résumé sur trois points :
1) Trafic de messes
2) Refus de fournir des détails et des justificatifs de ses comptes à sa hiérarchie
3) Poursuite des demandes de messes malgré l’interdiction de l’évêché.



L’affaire ne pouvait en rester là et le 27 mai 1910, Mgr de Beauséjour saisit le tribunal de l’officialité pour traduire Bérenger Saunière et lui interdire les demandes d’intentions de messes hors du diocèse. Le vicaire général, G. Cantegril et le commis à la Cour, M. Charpentier, vont ainsi amener Saunière à comparaitre devant le tribunal ecclésiastique. Il doit faire connaitre son avocat avant le 12 juillet 1910 car sa convocation est le samedi 16 juillet au matin. Malgré les conseils de son ami Rouanet, il refusera de s’y rendre, prétextant des ennuis de santé. Et encore une fois il anticipera puisque le 15 juillet il envoie ce courrier :







Mais l’administration judiciaire reste en marche et une nouvelle date est proposée au prêtre : le 23 juillet au matin. Or, toujours conseillé par son entourage et voyant que l’autorité judiciaire ne faiblit pas, Saunière va anticiper le déroulement.
Le 20 juillet, il écrivit à son évêque que l’abbé Molinier, doyen d’Azille, sera son avocat ainsi que Maitre Mis, avocat à Limoux. Il demande également 8 jours supplémentaires afin de préparer sa défense. N’ayant pas de réponse de l’évêché, il renvoie une lettre le 22 juillet.




Saunière ne se rendra pas non plus à  la seconde convocation et le 23 juillet une première condamnation tombe. Il la reçoit le 25 juillet avec l’annonce d’une «Suspense a divinis » pour une durée d’un mois. Saunière est désemparé car un premier jugement est tombé sans qu’il est pu se faire représenter par son avocat.



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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mer 28 Juin - 23:46

Le 31 juillet, la condamnation est levée mais l’évêché continue de plus belle en déclarant contre Saunière une « Restitutio in integrum ». Saunière est maintenant assisté d’un avocat et ce dernier utilise la lenteur administrative pour prendre connaissance du dossier déjà bien chargé et surtout plutôt mystérieux. Mgr de Beauséjour accepte finalement que le procès soit repris et il convoque Saunière le 23 août or c’est les vacances et le procès est reporté au 15 octobre 1910.

Saunière va alors fournir des explications à son avocat mais elles seront largement insuffisantes. Selon sa version, depuis 1885 il se serait associés à d’autres curés de campagne pour demander de l’aide à des communautés religieuses. Ces dernières auraient répondu en grand nombre. Pour lui, il n’aurait s’agit que d’une aide ne mettant en aucune façon ces agissements dans l’illégalité et oeuvrant pour le bien de l’église. Mais malgré les interdictions de l’évêché il continuera. Surtout il va affirmer que cet argent récolté n’a pas servi à la construction du Domaine. Car Saunière base sa défense sur trois sources de revenus : son salaire de prêtre, ses économies et des dons forts généreux…

Néanmoins personne n’est dupe et surement pas son avocat. Comment imaginer construire tout un Domaine avec des économies et quelques dons même bien pesés. Alors ? Que croire ? Qui croire ?

Depuis le début de ce procès, Saunière nage en plein paradoxe et les contradictions s’accumulent. Il avoue avoir participé à un trafic de messe mais la somme reçue est dérisoire. Il avoue recevoir des dons mais ils ne participèrent pas à la construction du Domaine. Il donne même un montant pour ces dons de 71.600 francs-or mais il doublera le nombre plus tard. Pourtant l’homme est rigoureux et méthodique. Il note toutes ses dépenses dans des carnets que l’on retrouvera d’ailleurs bien plus tard. Il affirme à son avocat ne posséder aucune trace comptable, aucune facture des travaux, aucune trace des demandes de messes. Or nous savons aujourd’hui que tout ceci est faux puisque nous connaissons ses carnets et ses cahiers de messes qu’il tenait scrupuleusement à jour.

Un trafic de messes existait réellement et il était de très grande ampleur. La question de fond est donc la suivante : pourquoi autant de prêtres et des communautés religieuses choisir d’envoyer des mandats à un unique petit curé de campagne ?


♦ changement d’avocat


Devant l’acharnement de sa hiérarchie et de Mgr de Beauséjour, Saunière s’enfonce dans la déprime. Il est clair qu’il ne pourra plus compter sur ses revenus et envisage même la vente de son Domaine. Mais l’homme est un battant et il fait remplacer Maitre Mis par un avocat ecclésiastique, ce qui est en soi une idée de génie : l’abbé Huguet.


Recommandé par l’abbé Grassaud, le recrutement d’un avocat spécialisé dans les affaires de l’église va rendre la tâche de l’évêché plus difficile.


Mais surtout l’abbé Huguet est une personnalité, non seulement très forte, mais aussi très combative. Il écrit dans plusieurs journaux catholiques et son ton est souvent acéré et contestataire.





Son parcourt est aussi exceptionnel. Docteur en théologie et droit canonique, postulateur de la cause de Pellevoisin devant le Saint-Office, chanoine, curé d’Espiens par Nérac dans le Lot et Garonne, ancien professeur de l’université de Paris. Il est aussi l’auteur de deux thèses et participe à des congrès très réputés. Spécialisé dans le culte marial, il dirige la formation des prêtres et ses relations vont très haut dans la hiérarchie catholique. Il voyage également beaucoup, surtout à Rome. Il pratique la médecine parallèle et conseillera Saunière à de nombreuses occasions. Enfin et c’est peut-être le point le plus important, il fit ses études au séminaire de Saint-Sulpice. Tiens ? Un Saint Sulpicien, une coïncidence de plus…
Saunière et Huguet vont alors nouer une certaine complicité. Il est vrai que l’abbé Huguet profite des bons repas du prêtre et de ses alcools.


♦ 15 octobre 1910 – Le procès


Le procès a finalement lieu en octobre 1910 et avec les accusations suivantes : Trafic de messes, dépenses exagérées et non justifiées, désobéissance formelle à Mgr de Beauséjour. Le jugement est rendu le 5 novembre 1910 et une réponse est donnée pour chaque accusation :


1. Pour la désobéissance, Saunière est condamné à se rendre dans une maison de retraite sacerdotale ou dans un monastère de son choix pour y faire les exercices spirituels d’une durée de dix jours et dans un délai de maximum 2 mois.


2. Pour le trafic de messe, le tribunal n’a pas été « suffisamment et juridiquement convaincu qu’il y ait eu trafic des honoraires de messe ».


3. Pour les dépenses excessives, Saunière est condamné à communiquer ses comptes précis à son évêque dans un délai maximum d’un mois.



Le 30 décembre 1910, l’évêché menace le prêtre de censure et en janvier 1911, Huguet décide de porter l’affaire à Rome devant la Sacré Congrégation du Concile. Sa stratégie de défense est de montrer au Pape le calvaire que subit Saunière depuis le début du procès et l’acharnement de son évêque. Il plaie début février 1911, mais malheureusement rien n’y fait et la hiérarchie reste sourde et intransigeante, réclamant des comptes précis pour mieux étayer son accusation.
Le 9 mars 1911, G. Cantegril[/color], de la Cour de Carcassonne, reçoit de Saunière un certificat médical du docteur Roché, déclarant que la santé de l’abbé ne lui permettrait pas d’entreprendre la retraite à laquelle il a été condamné pour les charges  1 et 3.


Finalement Saunière cède et le 13 mars 1911 il envoie au Vicaire Général Saglio qui dirige maintenant la commission d’enquête, un dossier de 61 pages contenant plusieurs dizaines de justificatifs et propose de faire sa retraite dans le grand séminaire de Carcassonne comme lui conseille son avocat. Mais parallèlement à ce geste, il déclare également qu’il ne pourra fournir les reçus et les certificats d’enregistrements d’hypothèques de ses propriétés, prétextant qu’il les a égarés. Incroyable pour un homme aussi méticuleux que Saunière.

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mer 28 Juin - 23:48

L’analyse par la commission d’enquête de ces papiers permit de justifier environ 36.000 francs or ce qui est dérisoire. Encore une fois, Saunière tire un rideau de fumée, mais surtout il y a des contradictions avec les pièces fournies à l’époque à Maitre Mis. Et que dire des 200.000 francs or que l’abbé reconnu avoir dépensé ? Où est passé la différence ? Quelle est son origine exacte ?




En clair, le tribunal veut non seulement comprendre ou a été dépensé la somme de 200.000 francs or, mais surtout qu’elle est son origine ? Or Saunière pour sa défense ne peut prouver sa version car d’après lui, il aurait jeté les justificatifs de plus de deux ans (Aujourd’hui ce cas aurait été réglé par une commission rogatoire ordonnant une perquisition).


Malgré cela Saunière essayera de justifier l’origine en dressant une liste à la Prévert : fonds de caisse soumise à la générosité des visiteurs de Rennes-Le-Château et ses visites guidées, la vente de meubles, une loterie en 1887, la générosité de son frère, la vente de cartes postales, la vente de timbre-poste…

Rappelons que :  200.000 francs or : 2,79 (1)  x 200.000= 558.000 €


(1) 1 franc or vaut selon l’indice INSEE 2,79 € en 2005. La valeur du franc or ramené en euro est un sujet à polémique car cette valeur dépend du type de conversion effectué. En effet, tout dépend si l’on raisonne en poids d’or équivalent, ce qui place le franc or à environ 5 € (en 2008), ou si l’on tient compte du coût de la vie et du pouvoir d’achat ce qui donne pour un franc or en 1900 environ 18 € en 2008…

Le 4 avril 1911, un autre responsable juridique attaque Saunière : le chanoine Charpentier, qui exige une nouvelle fois des éclaircissements et des faits précis. La comptabilité  présentée par Saunière présente de sérieuses lacunes et l’autorité judiciaire s’impatiente.


Comme l’exige sa condamnation, Saunière est obligé de quitter Rennes-Le-Château pour quelques temps. Or ce n’est pas au séminaire de Carcassonne qu’il décida de méditer mais au monastère de Prouilhe, un lieu qui était cher à Mgr Billard.




Saunière y séjournera quelques jours du 25 avril au 3 mai et cette parenthèse permet au prêtre de prendre du recul. Toutefois ce répit est de courte durée.

Aussitôt rentré, il reçoit un nouveau courrier du chanoine Saglio qui exige vouloir comprendre la différence des montants qui n’est toujours pas justifiée.


La réponse que prépare Saunière est alors collégiale puisque non seulement son avocat y participe, mais également d’autres prêtres, comme [04b4ae]l’abbé Grassaud[/color] de Saint Paul de Fenouillé à qui il donna il y a quelques années l’une de ses découvertes : un calice en vermeil.



La lettre comportant de nouveaux justificatifs est envoyée le 14 juillet 1911 :





Suite à ceci, la commission d’enquête rend son rapport à la fin de l’été à Mgr de Beauséjour et le résultat ne plaide pas pour Saunière. La comptabilité est pleine d’incohérence et d’invraisemblance. Le tribunal prévoit alors une nouvelle convocation le 30 octobre 1911, mais sur le conseil de Huguet, Saunière ne s’y présentera toujours pas.

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mer 28 Juin - 23:49

Le 5 décembre 1911, le prêtre est à nouveau convoqué et à nouveau, personne ne se présentera. Le tribunal déclare alors Saunière indiscipliné et il est jugé comme tel. La Cour confirme que 36.000 francs or sur 200.000 francs or ont été dépensés pour l’église et le calvaire. Le reste aurait été dépensé pour des constructions sans but utile et sur des terres qui ne lui appartenaient pas. En effet, une partie de l’argent a été dépensée pour la Villa Béthanie construite sur une terre appartenant à Marie Dénarnaud. Par conséquent, Saunière pas plus que  l’évêché est propriétaire or cet argent d’après le tribunal proviendrait du trafic de messes et donc de la communauté religieuse. On comprend que le dossier est juridiquement inextricable.


Saunière est finalement déclaré coupable de gaspillage et d’abus de fonds à son bénéfice personnel. Une nouvelle sanction tombe. Il est condamné pour dilapidation et détournement de fonds à une «Suspense à divinis » pour 3 mois qui sera définitive s’il ne restitue pas tous les fonds détournés. Notons que la peine est finalement légère comparée à la fraude dont Saunière est accusé.

Cette nouvelle décision renforce l’idée pour Huguet que la solution se trouve à Rome. Son objectif reste toujours de démontrer à quel point les procédés de Mgr de Beauséjour sont indignes et déplacés.

Or curieusement en février 1912, le travail de Huguet semble porter ses fruits puisqu’un premier rapport de Rome désapprouve les méthodes de l’évêque et ce dernier est alors obliger de venir s’expliquer. Le vent serait-il en train de tourner N ?



♦ En guise de conclusion



Comme pour conjurer le sort au par nostalgie d’un passé heureux, Saunière continue malgré tout sa vie étonnante. En 1913, alors qu’il est nettement dans des difficultés financières, certaines factures montrent qu’il commande encore d vin et du champagne. Encore plus improbable, on trouve trace de son souhait de commander un curieux kiosque mauresque et une cage pour une salamandre, le tout pour son Domaine. Alors que l’autorité judiciaire chercher par tous les moyens de prouver l’enrichissement anormal du prêtre, ce dernier continue les provocations
Que cherche-t-il ?


Nous sommes en 1914 et la guerre des tranchées éclate. Après des années insouciantes, le siècle bascule lentement dans l’horreur. Saunière malgré ses pires ennuis apporte son aide en donnant quelques messes aux soldats et en leur envoyant de l’argent.
Cette tourmente entre deux peuples aurait-elle permis de faire oublier l’obsession de Mgr de Beauséjour ? Pas du tout. Le 3 juillet 1915, un article dans «la semaine religieuse » porte des accusations contre Saunière et un peu plus tard une nouvelle convocation en justice arrive à Rennes-Le-Château. Sur le conseil de son avocat, Saunière boudera encore le tribunal.


Le Vatican déboutera même Mgr de Beauséjour, mais un contre-recours par ce dernier décide finalement du sort de Saunière. Le 11 avril 1915, le prêtre ne peut plus exercer. Pourtant rien ne parait faiblir la détermination de l’évêché. L’abbé de Caune, agissant probablement pour Mgr de Beauséjour demandera à Saunière de plaider coupable. Mais le temps passe jusqu’au triste jour du 17 janvier 1917 où Saunière, saisi par un vent glacé, s’écroule à quelques mètres de la Tour Magdala. Il succombera finalement le 22 janvier à 5h du matin après avoir fait le ménage dans ses papiers avec l’aide de Marie Dénarnaud.


Comble de l’ironie, l’abbé Huguet enverra une dernière lettre à son client justement le 22 janvier où il signale que ses démarches à Rome commence à porter ses fruits.


Il aura fallu que le dernier Seigneur de Rennes disparaisse pour que Mgr de Beauséjour arrête enfin ses poursuites. Jusqu’au bout, il aura persécuté Bérenger Saunière, sans doute beaucoup plus animé par l’envie de savoir plutôt que par la simple volonté de stopper un trafic de messes.


►En guise de conclusion


Faut-il encore souligner ici que Saunière a été manipulé et donc qu’il dut se défendre en toute bonne foi ? Plus que jamais, car cet épisode juridique complexe continue d’alimenter les contradicteurs de l’affaire, persuadés que tout ceci ne sont que les agissements frauduleux d’un petit curé de campagne. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’angélisme. En fait l’affaire de la comptabilité de Saunière est complexe car elle se divise en deux périodes. L’une se déroule jusqu’en 1899 où le prêtre est financé clairement ce sont les jours heureux. La suivante coïncide avec la disparition de Mgr Billard et les fonds s’arrêtent. Saunière entre alors dans une démarche toute différente, celle qui consiste à chercher des financements. Il va continuer le principe du trafic de messe mais à une autre échelle. Saunière va procéder à un réel démarchage national et international en utilisant un annuaire ecclésiastique (1). Voici pourquoi l’origine des fonds est complexe car une partie a été programmée (avant 1899) et une autre a été poursuivie volontairement par Saunière.


(1)Se référer à «L’affaire des carnets » par Franck Daffos

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mer 28 Juin - 23:52

►Bérenger Saunière était-il seul dans cette entreprise ?


Evidemment non. Bérenger Saunière n’a pas pu effectuer seul un trafic de messes d’une telle ampleur. Les sommes déclarées et dépensées sont trop importantes et c’est ce qui perturba le procès depuis le début. Mgr de Beauséjour, un homme certainement intelligent, avait parfaitement compris que de simples versements de messes, même tous les jours, ne suffisaient pas à expliquer la richesse du prêtre. Les ordres de grandeur en francs or n’étaient pas respectés en comparaison des sommes engagées. Enfin les sous-entendus utilisés dans certains courriers de ses amis prêtres montrent une certaine complicité.


► Bérenger Saunière a-t-il été manipulé ?


Evidemment oui. Tout montre en fait que dans la première période avant 1899, Saunière se comporta comme un trésorier et comme l’exécutant d’une mission de grande importante qu’il devait accomplir. Les hauts et les bas dans ses finances montrent d’autre part que des budgets variés lui étaient alloués pour la réalisation des travaux. Beaucoup d’ombres résident dans l’origine exacte des fonds, mais une chose est certaine. Une partie de la somme lui était envoyé sous la forme de mandats en provenance de toute la France et par des communautés religieuses ou des prêtres. Mais Saunière gardait bien le secret car il refusa jusqu’au bout de révéler les noms de ses commanditaires.


► Quel était l’objectif de ces fonds ?


En fait, nous connaissons depuis longtemps une partie de la réponse puisque les sommes servirent à rénover l’église et à construire un vaste domaine et les jardins. Mais surtout, il fallut respecter un cahier des charges précis. Car l’architecture, les peintures et les plans devaient répondre à deux objectifs clairs : attirer l’attention et laisser à la postérité un message à qui saura le lire…



► Saunière était-il de bonne foi durant son procès ?


La réponse est mixte. Saunière se savait sans aucun doute manipulé car comment accepter autant d’argent pour  la construction d’un domaine dont il ne maitrisait même pas les  plans, sans se poser de sérieuses questions. Rappelons que Saunière était un homme intelligent et prévoyant. Il a donc certainement respecté avec beaucoup d’honnêteté les missions qui lui étaient confiées avant 1899. Et ceci explique son incompréhension face aux acharnements judiciaires. Par contre à partir de 1899, il entre dans un réel trafic, motivé par la recherche de nouveaux financements et son principal souci sera de justifier toutes ces sommes reçues. Malgré les surfacturations et les erreurs grossières, les chiffres ne convainquirent pas les enquêteurs. Saunière et ses avocats le savaient. C’est pourquoi ils refusèrent toujours de présenter une quelconque comptabilité cohérente.


Le résultat est que Saunière apparait comme un pitoyable comptable, ne conservant aucun justificatif, se contredisant en permanence et ayant beaucoup de mal à présenter un état des comptes sur ses travaux. Le fait de ne pas pouvoir révéler les noms de ses commanditaires ou d’affirmer qu’il ne gardait pas sa comptabilité alors que des carnets sont connus  aujourd’hui, démontre qu’il manipulait les juges. Car Saunière ne livra jamais ses fameux carnets de comptabilité qui remontèrent jusqu’à nous. Serait-ce la preuve que le prêtre tenait une comptabilité secrète ou s’agissait-il des pièces fabriquées après coup pour préparer une défense ? Soit, ils n’ont jamais servi, soit il avait peur que ces carnets révèlent quelques secrets ou quelques noms ? Les enquêteurs auraient-ils pu remonter jusqu’aux donneurs d’ordres ?


► Que savait exactement l’évêché de Carcassonne ?


Voici une question réellement passionnante car pleine de paradoxe et d’incertitude. Nous savons par exemple que Mgr Billard était impliqué dans l’affaire, mais à l’opposé, Mgr de Beauséjour voulait connaitre la vérité. Nous savons aussi que Saunière recevait des fonds, mais comment imaginer un pareil montage sans une organisation bien instruite et disciplinée. D’autre part et c’est un détail important, dans un carnet de messe on trouve une implication certaine de l’évêché de Carcassonne dans les commandes de messes avant 1899 (2). Tout montre en fait qu’au niveau de la hiérarchie carcassonnaise, on connaissait certains secrets bien protégés et partagés uniquement par quelques initiés. Enfin et c’est certainement le plus troublant, on retrouve à des postes clés proches de l’évêché, tout un petit monde de prêtres qi se connaissaient fort bien comme par exemple : l’abbé Cantegril (1837-1919), vicaire  à Saint-Martin de Limoux et qui finira Vicaire général à Carcassonne, Joseph-Théodore Lasserre (1833-1897) vicaire à Saint-Martin de Limoux et copropriétaire à ND de Marceille, etc… Tous ces prêtres participèrent à des transferts de font au profit de Saunière…


De nombreux détails nous montrent que Bérenger Saunière conserva jusqu’au bout ses convictions religieuses et le combat qu’il mena sur dix ans, il le fit contre un système juridique qui d’après lui était incapable de comprendre les réels enjeux. Saunière ne pouvait pas tout révéler, c’est un fait. Ses agissements, bien qu’insolites et contradictoires, ont été guidés  par des intentions qui dépassent de loin un simple procès et la volonté d’un évêque. Etait-il conscient de son engagement ? Etait-il guidé par une mission qui l’a dépassé ? Savait-il pourquoi et pour qui il se battait ? Qu’elle était ce serment qu’il l’empêchait de révéler le moindre détail ? Que savait exactement Saunière et que savait l’évêché ? Avaient-ils la même connaissance de l’affaire ? Très probablement non.

Voici encore quelques questions à ajouter à l’énigme…


(2) Se référer à «L’affaire des carnets » par Franck Daffos p50 et 52

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Mer 28 Juin - 23:55

Un parfum de 17 janvier



C’est en janvier 2009 qu’un passionné, Corjan de Raaf, webmaster du site RLC Research & Resource signalait sur le forum la présence d’un nouveau 17 janvier sur la pierre tombale de Mgr de Beauséjour située à la cathédrale de Carcassonne. Longtemps passé inaperçu car peu visible dans le texte mortuaire, on peut toutefois lire à la 6ème ligne en guise de date de naissance :

XVII KAL. JANUAR. MDCCCXXXIX


Il n’y a bien sûr que les passionnés de Rennes qui pouvaient réagir sur ces nombres très symboliques :

XVII (17) assorti de JANUAR (Janvier) et MDCCCXXXIX (1839)


Or KAL. est l’abréviation de KALENDIS (latin) ou Calendes, ce qui signifie que nous sommes en présence d’une date exprimée dans le calendrier romain.




Mais d’abord que sont les Calendes ?

Par définition, c’est le nom que donnaient les Romains au premier jour de chaque mois. Ainsi par exemple le jour des Calendes d’avril est le 1er avril.

Mais la curiosité ne s’arrête pas là. Car les Romains comptaient aussi les jours du mois à l’envers de notre calendrier actuel. Par conséquent le dernier jour du mois était le premier avant les Calendes du mois suivant. Donc  par exemple, le 31 mars était pour  les Romains le premier avant les Calendes d’avril.

En fait, il existe dans le calendrier romain 3 types de jour particulier que l’on retrouvent dans chaque mois :


♦ Les Calendes : le 1er jour de chaque mois
♦ Les Nones : le 5ème jour du  mois excepté pour mars, mai, juillet et octobre où c’est le 7ème jour
♦  Les Ides:Le 13ème jour du mois excepté pour mars, mai, juillet et octobre où c’est le 15ème jour


Règles: Hormis ces jours particuliers exprimés en Calendes, Nones et Ides, les autres jours sont numérotés à l’envers et à partir de ces jours repères, ces derniers valant 1.
Le 17 janvier sera donc en romain le 16ème jour avant les Calendes de février
Le 4 mars sera le 3ème jour avant les Nones de mars et ainsi de suite…

Note : Les CALENDES, se dit aussi de certaines assemblées des curées de campagne, convoquées par ordre de l’évêque.

Donc le XVII KAL. JANUAR se traduit par :
Le 17ème jour avant les Calendes de janvier ce qui correspond au 16 décembre
Nous retrouvons donc bien la date de naissance de Mgr de Beauséjour.

Voici donc que l’un des indices les plus récurrents dans l’affaire de Rennes apparait sur l’épitaphe de l’évêque qui a le plus combattu pour connaitre la vérité sur Bérenger Saunière. avouons que, s’il s’agit d’une coïncidence, non seulement elle mérite d’être citée, mais elle apparait aussi comme un superbe clin d’œil de la part de son voisin pour l’éternité : Mgr Billard.





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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Jeu 29 Juin - 8:37





`Le comte de Chambord
Et le comtesse,  révélateurs d’une époque




Une naissance difficile
La comtesse de Chambord
Monarchie ou République ?
♦ De révolution en révolution
♦ Les derniers soubresauts de la monarchie

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 9:36




Le Comte et la Comtesse de Chambord
Né le 29 septembre 1820 à Paris
Mort le 24 août 1883 à  Frohsdorf





C’est par la comtesse que les chercheurs de Rennes commencèrent à s’intéresser à la famille de Chambord. Derrière l’énigmatique don qu’elle fit à Saunière dans les débuts de sa carrière à Rennes-Le-Château, se cache en réalité toute l’atmosphère d’une époque trouble ou la France cherche une stabilité entre la monarchie et la République.

L’étude de Saunière et de sa vie passe immanquablement par la connaissance de la situation politique à son époque…





Une naissance difficile


Le duc de Bordeaux (futur Comte de Chambord) naquit le 29 septembre 1820 au palais des tuileries à Paris. La France est encore sous le choc de l’assassinat de son père, le duc de Berry (Charles-Ferdinand d’Artois) le 14 février 1820.

Sa mère est la princesse Caroline Ferdinande Louise, Princesse des deux Sicile, Duchesse de Berry.




Son vrai nom est Henri Charles Ferdinand Marie Dieudonné d’Artois. Il est aussi le petit-fils de Charles X.





Le 13 février 1820, le duc de Berry est assassiné d’un coup de couteau sur les marches de l’Opéra, rue de Richelieu, à Paris. Le meurtrier est un ouvrier, Louis Louvel. Le duc de Berry est le neveu de Louis XVIII et le seul susceptible de donner un héritier royal. L’assassin est en fait un républicain fanatique et son geste a ému la France entière. Voulait-il éteindre définitivement la dynastie des Bourbons ? C’est fort possible. Pourtant peu de temps après, son épouse, la duchesse de Berry sera déclarée enceinte et Henri V naitra, donnant ainsi un nouvel espoir à la dynastie des Bourbons. Les poètes Alphonse de Lamartine et Victor Hugo ne manquèrent pas d’applaudir à leur manière la naissance de cet « enfant du miracle ».

Louvel est condamné à mort. Le 29 septembre 1820, Marie-Caroline accouche d’un fils. « L’enfant du Miracle » s’appellera Henry Dieudonné Charles Ferdinand (duc de Bordeaux).



Son titre de duc de Bordeaux est un hommage à la première ville qui se rallia aux Bourbons en 1814.


Mais cette naissance ne fit pas le bonheur de tout le monde, comme on peut le juger sur une publication de 1830. A  cette époque on ne faisait pas dans la dentelle, surtout s’il s’agissait d’un trône à convoiter.

Car nous voilà devant l’un des problèmes qui déchiraient la France des années 1830 jusqu’à la fin du siècle.

Alors que le pays est sous la IIIe république, alors que royalistes et républicains se haïssent, deux branches prétendantes au trône du royaume de France se font la guerre : les Orléans et les Bourbons.





Ce texte qui fut aussi publié en Angleterre avait pour but de dénoncer une soi-disant supercherie montée de toute pièce autour de la naissance.

Il est vrai que l’Histoire a montré une autre supercherie célèbre en Angleterre, celle de Jacques II dont le fils fut reconnu bâtard.

Le duc d’Orléans s’appuya donc sur ces mêmes faits historiques pour construire son accusation…




Un autre fait, mais celui-ci prouvé, l’histoire de Jacques II :
Lors de la révolution d’Angleterre en 1688, Jacques II eut un fils mais on constata en réalité à Londres que ce jeune prince était un enfant supposé. Après une simulation de grossesse, au moment de l’accouchement de la reine, on apporta le prétendu nouveau-né dans la chambre et on’ l’introduit dans le lit de la reine dans une bassinoire. Le stratagème fut parfait et les grands officiers présents ne virent que du feu…Plus tard la supercherie découverte, le nouveau-né fut déclaré Bâtard.

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 9:38

L’enfance de duc se déroula sans problème particulier à la cour de France. Son précepteur fut Ambroise Louis François Martin de Noirlieu (1792,1870), aumônier de l’Ecole polytechnique, curé de Saint-Louis d’Antin et chevalier de la Légion d’Honneur. Il est l’auteur de nombreux ouvrages d’édification religieuse.


Mais à l’âge de 10 ans, la révolution de juillet 1830 bouscula légèrement la vie tranquille du duc de Bordeaux. En effet, le 2 août 1830, son grand-père Charles X abdique et la couronne va à son oncle, le duc d’Angoulême, Louis Antoine de France (Louis XIX). Ce dernier renonce, poussé par son impopularité et la couronne revient alors au duc de Bordeaux (Henri V) qui se retrouve seul héritier légitime du trône de France.




Mais Charles X avait nommé lieutenant général du royaume Le duc d’Orléans (Louis Philippe d’Orléans). Appelé par le parlement, il accède au pouvoir et pousse de ce fait Charles X et son petit-fils, le duc de Bordeaux, à l’exil.


Suite à la mort de Charles X, le duc de Bordeaux prit donc le flambeau des prétendants au trône et une souscription nationale lui offrira le domaine de Chambord ainsi que le titre de comte en 1839. En effet en 1819 lors de la mise en vente du château de Chambord, une requête fut faite au roi pour proposer aux conseils municipaux d’offrir à Henri V ce château. Ce cadeau est en fait un gage pour marquer la reconnaissance du peuple français à son futur roi. Une souscription nationale fut alors lancée. Le château lui est donc acquit mais il ne pourra en profiter qu’à la fin de son exil. En attendant, le duc condamné à rester hors de frontières, change de résidence régulièrement. On le trouve en 1841 près de Vienne, puis en 1842 à Londres et à Venise, enfin à partir de 1844 à Frohsdorf en Autriche.


Coïncidences : Le château de Chambord serait selon une légende lié à un important secret que François Ier et d’autres rois auraient voulus transmettre. Il est en tout cas une réalité que l’on ne peut nier, Chambord, Villers Cotterêt, Fontainebleau, Loury et d’autres châteaux respectent des alignements topologiques liés à la géométrie sacrée et au nombre d’Or. On y trouvent également des plaques aux inscriptions étranges.
(Réf. : Les mystères cachés des châteaux – le secret de François 1er – AXIOME Editions Didier Coilhac)




La comtesse de Chambord


Comme pour tout héritier au trône, il faut aussi une future reine. Malheureusement pour le comte de Chambord, les princesses disponibles étaient rares à cette époque, d’autant plus que Louis Philippe d’Orléans maintenait un blocus matrimonial. Le comte de Chambord se tourna alors vers l’archiduchesse Marie-Thérèse, sœur aînée de Marie-Béatrice d’Autriche-Este, princesse de Modène et fille du duc François IV.



Son nom complet est en réalité Marie  Thérèse Béatrix Gaëtane, Archiduchesse d’Autriche-Este. Elle naquit le 14 juillet 1817 à Milan et elle est la fille aînée de François IV de Modène et de Marie Béatrice de Sardaigne.


Le comte aurait préféré épouser la sœur cadette de Marie-Thérèse, Marie-Béatrice, car cette dernière était plus jeune, mais celle-ci choisit le prétendant carliste au trône d’Espagne. Le comte de Chambord choisit donc Marie-Thérèse malgré ses 30 ans de plus que lui. Il l’épousa le 16 novembre 1846. Victime d’une malformation utérine, le couple n’eut malheureusement jamais d’enfant.

Elle ne fut jamais mère et ce fut pour elle la cause d’une grande souffrance. La branche des Bourbons était donc condamnée à s’éteindre.
A moitié sourde, la comtesse sera reconnue pour sa grande piété.



Elle décéda finalement le 25 mars 1886, au palais Lanthieri à Goriza en Italie, et 3 ans après son époux.

Elle faillit être Reine de France et le hasard voulut qu’elle disparaisse la même année que la parution du livre devenu culte «La Vraie Langue Celtique » par Henri Boudet

Elle fut inhumée au couvent des franciscains de CAstagnavizza en Slovénie.

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 9:40

Rappelons que la comtesse de Chambord fit don de (1) [/color=#81f7d8]3000 francs or[/color] à Bérenger Saunière en 1886 après les difficultés qu’il eut avec le ministre des cultes.



On sait aujourd’hui qu’elle fit de nombreux autres dons…

(1) Pour la plupart, ce dont fut de 3000 F or se basant pour cela sur le brouillon laborieusement rédigé pour le procès par le chanoine Huguet qui tentait de redresser la comptabilité de Saunière en vue de sa présentation à l’Evêché. Mais sur les carnets de Saunière conservés par ses héritiers Claire Corbu et Antoine Captier, apparait nettement, et de sa propre main, le véritable montant,
A savoir 1000 francs or…



Photo inédite prise un peu avant 1886 de la comtesse de Chambord et telle que Saunière l’a sans doute rencontré lors de son entrevue en 1886.


Pendant longtemps la rencontre entre la comtesse et Saunière est restée inexpliquée. Or il se trouve que le neveu de l’abbé Lasserre était le docteur Carrière, médecin de la famille royale.

l’abbé Lasserre étant présent dans le proche entourage de Saunière, on peut facilement imaginer un contact entre la pieuse comtesse et un curé hors norme.

Elle décédera le 25 mars 1886, peu après le don fait au curé de Rennes-Le-Château.


La vie des Chambord est marquée de petits détails intrigants que seule une affaire comme Rennes-Le-château pouvait révéler. Mais tout ceci n’est bien sûr que coïncidence à ajouter au dossier…

Signalons par exemple que les Chambord offrirent à ND de Marceille une icône de la Vierge par l’intermédiaire de ce même docteur Carrière, neveu de l’abbé Lasserre


Il y a aussi cette croix que le comte de Chambord aimait distribuer à ses partisans. Serait-ce [cikir=#FAAC58]une croix celtique[/Color], croix que l’on retrouve dans l’église de Saunière à plusieurs endroits et dont on connait aujourd’hui son importance au travers de Boudet ?




On a également cette fascination qu’éprouva Saunière pour le comte de Chambord et ceci est démontré par un chant à sa gloire qui fut retrouvé dans les cahiers du prêtre et écrit de sa propre main.

N’oublions pas non plus que la comtesse de Chambord est une héritière de la puissante famille des Habsbourg et dont un certain Mr Guillaume viendra régulièrement visiter Saunière, qui était en réalité Johann de Habsbourg, archiduc d’Autriche-Hongrie.

Enfin il y a aussi ce don important que fit les Chambord envers un autre curé très particulier, un homologue de Saunière, un autre prêtre bâtisseur, un autre abbé aussi mystérieux que atypique, [color :#f79f81]l’abbé Louis de Coma[/color]…

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 9:43

Monarchie ou République ?

♦ De révolution en révolution


Le 13 juillet 1842 le jeune héritier de Louis-Philippe meurt accidentellement et le problème de la régence se pose. Sur cet événement tragique, le Comte de Chambord rassemble autour de lui à Londres l’élite des partisans de la branche ainée, plus de 2000 royalistes lui rendent hommage ; ceci n’est  d’ailleurs pas du goût de la Reine Victoria.


En 1848 une autre révolution éclate et les Orléans connaissent à leur tour l’exil. Pourtant en pleine tourmente, Louis-Philippe confirmera avant de mourir le 26 août 1850 que le Comte de Chambord reste le seul héritier légitime de la couronne. Mais son avis sera fortement critiqué par son entourage.


La France reste donc divisée entre deux solutions monarchiques, Bourbons ou Orléans. Mais la réussite du coup d’Etat bonapartiste du 2 décembre 1851 va faire la preuve que le peuple français cherche une autre voie.


En 1870, la défaite de Sedan marque la fin du second Empire et le 28 janvier 1871 les élections donnent une chambre royaliste aux deux tiers. Pourtant, malgré ce succès des monarchistes, le comte de Chambord ne sera pas rappelé.


Le 8 juin 1871 la loi d’exil est abrogée. Les princes peuvent alors revenir en France. C’est à cette occasion que le comte revient sur le sol français et s’installe au château de Chambord sous le nom de Comte de Mercoeur. Revenant  également d’exil et comprenant leur intérêt, les Orléans proposent alors aux partisans (les légitimistes) et au comte de Chambord une fusion. Elle sera acceptée par le comte à la seule condition du rétablissement du drapeau blanc. Mais la négociation n’aboutira pas et le comte de Chambord  finira pas renoncer au trône. Ce sera son erreur stratégique. Pourtant tout était prêt au basculement du régime. La monnaie à son effigie était même frappée. Il repartira en exil après un bref séjour à Paris et après son célèbre discourt « le manifeste du drapeau blanc ».








♦ Les derniers soubresauts de la monarchie


En 1873, la France cherche sa république et ses républicains. Cette agitation politique semble donner au comte un nouvel espoir d’accès au trône. Il revient donc à Paris le [colorr=#f5a9a9]9 novembre 1873[/color] sous anonymat et habite Versailles durant 10 jours. Cette maison que l’on peut encore apercevoir aujourd’hui est située non loin de la cathédrale, rue Saint-Louis. Ces quelques jours seront les dernières occasions pour la France de restaurer un pouvoir monarchique.



Heure après heure, le comte de Chambord espèrera une entrevue avec le président Mac-Mahon mais ce dernier refusera de le voir, même discrètement. Le comte dira même à cette occasion : «Je croyais avoir affaire à un Connétable, je n’ai trouvé qu’un capitaine de gendarmerie ! ». Car l’objectif de Mac-Mahon est d’installer la république vite et durablement.
Le 20 novembre 1873, les députés votent le septennat, avec 68 voix de majorité. Mac-Mahon réussit son pari et devient donc président pour 7 ans. Et comme pour assurer son succès, il rapportera un soi-disant refus du comte de Chambord. Ironie politique, le septennat est présenté comme une solution temporaire permettant d’attendre le décès du comte et de couronner son cousin le comte de Paris, Philippe d’Orléans (1838,1894), plus diplomate.


Ceci montre une atmosphère française de la fin du 19e siècle pleine de fourberies et de coups bas politiques qui déchirent sans celle al France. D’ailleurs l’histoire montrera que le vote faillit être tout autre si les députés royalistes avaient appris la présence du comte de Chambord à Versailles.


Le 20 novembre 1873, le comte de Chambord sait que tout espoir de voir une monarchie s’installer en France est impossible et reprend l’exil. Il meurt 10 ans plus tard, le 24 août 1883 à Frohsdorf en Autriche. Il est enterré dans la crypte du couvent de Castagnavizza près de Goritz en Slovénie.




Les soubresauts politiques continueront malgré tout et d’autres révolutions vont se préparer en France. L’école quittera petit à petit l’emprise de l’église pour devenir laïque et l’anticléricalisme deviendra la nouvelle religion d’Etat. La séparation entre l’église et l’Etat se fera en 1905.


Le comte de Chambord prononcera sur son lit de mort ces dernières paroles :

«Comme chrétien, je pardonne au duc d’Orléans tout le mal qu’il m’a fait. Mais je ne l’ai reconnu et ne le reconnaitrai jamais comme prétendant au trône de France »


Un mémorial du comte de Chambord sera érigé par les légitimistes. Il se trouve à Sainte-Anne-d’Auray en Bretagne sud.



Ce lieu du Morbihan n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard puisqu’il représente un haut lieu de pèlerinage où se trouve un important sanctuaire catholique.


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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 13:20




Giscart, statuaire toulousain
Une maison pas comme les autres



Petite entreprise deviendra grande…
RLC : Commande personnalisée ou sur catalogue ?
Une maison pas comme les autres
Le dernier de la tribu



La maison Giscard : son catalogue et le modèle 52


Le catalogue Giscard… Une référence pour les Chemins de Croix

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 20:44



L’étude de l’église de Rennes-Le-Château passe obligatoirement par la connaissance d’une manufacture célèbre à Toulouse, la maison Giscard. Statuaire du sud-ouest spécialisé dans les ornements religieux, il est intimement lié aux travaux de restauration de Bérenger Saunière dans son église Marie-Madeleine.


Giscard n’est pas seulement un nom de la région, c’est aussi une entreprise familiale sur 4 générations qui eut un énorme développement dans le domaine très particulier de l’artisanat en terre cuite. Son art fut dédié principalement aux objets du culte. La manufacture Giscard est aussi à  l’origine de nombreuses ornementations de l’architecture néo-classique de Toulouse.


Mais depuis l’année 2005, date à laquelle la famille Giscard fit don de ses services à la ville de Toulouse, son épopée devint avec l’affaire de Rennes une nouvelle légende d’autant que des documents commencent à apparaitre.




Bernard Giscard
(1851-1926)

Statuaire de la maison Giscard
A Toulouse





Statuaire renommé, il fut celui qui développa la manufacture d’art religieux dans toute la France au 19ème siècle.
Il fut aussi le fournisseur de la plupart des décorations énigmatiques que l’on trouve dans l’église de Bérenger Saunière.
Connaissait-il quelques secrets de Rennes ? Avait-il quelques soupçons ?



Petite entreprise deviendra grande…

La fabrique de terre cuite fut fondée en 1855 par Jean-Baptiste Giscard, un ancien contremaitre de l’usine Virebent de Launaguet.  La direction de cette jeune entreprise fut ensuite menée avec son fils Bernard Giscard. Son emplacement est situé à Toulouse, au 25 et 27 avenue de la colonne et au 31 rue Paul Dupin.

Jean-Baptiste Giscard (1818-1906) commença sa carrière en tant que mouleur et statuaire chez une autre grande famille toulousaine «les Virebent ». Celle-ci était spécialisée dans l’architecture et la fabrication de statues. C’est le 11 octobre 1858 qu’il put s’établir à son propre compte avec l’autorisation d’installer un four. Ses premières réalisations furent des décors de façades et des objets religieux.
Jean-Baptiste Giscard eut deux fils Bernard et Henri…

Bernard Giscard (1851-1926) représente la seconde génération et reprend l’activité à la mort de son père. Il fut celui qui développa l’entreprise en fabriquant une très grande variété d’objets religieux. C’est lui qui rencontra notamment Bérenger Saunière pour la réfection de son église et confectionna plusieurs statuaires et une fresque qui devinrent aujourd’hui de réelles énigmes. Artiste sculpteur, il signa aussi de nombreuses œuvres comme des chemins de croix, des autels des bénitiers, des Saints et même des Monuments aux morts. Bernard Giscard est à l’apogée de la production de la fabrique. En effet nous sommes entre 1830 et 1910 une période ou l’art religieux est très à la mode…

Henri Giscard (1895-1985), son frère, fut un statuaire renommé. Il développa la partie artistique de la fabrique et succéda à Henry Virebent comme professeur de céramiques et de moulages aux Beaux-Art.

Il ne faut pas oublier Dominique Giscard (1865-1882) qui décéda jeune à l’âge de 17 ans comme l’indique le caveau familiale.

Enfin, Joseph Giscard (1931-2005) terminera cette saga familiale dans le monde de l’art religieux. Issu de l’école des Beaux-Arts, il reprit l’activité de la célèbre maison. Malgré un sursaut de l’entreprise dans les années 1920, les statues de terres cuites sont peu demandées. Joseph Giscard reprit donc seul l’aventure en honorant quelques commandes spécifiques. Il finira par un legs, celui à la ville de Toulouse de tous les biens et les archives de la famille sur 4 génarations…

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 20:46

Le métier de la terre cuite, très apprécié au 19ème siècle, demande un grand savoir-faire et les Giscard s’y emploient. Très vite, ne spécialité apparait, l’art dans l’ornement religieux. Il faut dire qu’à cette époque beaucoup de lieux de culte sont demandeurs car la mode est à la décoration des églises communales.



Or une trentaine d’année après sa création, en 1885, la fabrique est curieusement connue pour ses œuvres profanes et notamment pour la réalisation d’une statue du grand jurisconsulte Jacques Cujas.

Par la suite, elle se spécialisa vers l’art sacré avec des représentations de Sainte Germaine de Pibrac, une Sainte toulousaine et de Sainte Thérèse de Lisieux.



C’est aussi en 1885 que Saunière arrive comme prêtre à Rennes-Le-Château. A la même période la petite entreprise devient :

« La manufacture d’ameublement d’église Giscard »


C’est une belle réussite qui prouve une maîtrise complète de la fabrication des objets en terre cite et qui confirme la présence d’un marché consacré à ‘art religieux.


Car la Maison Giscard ne fut pas seulement fabriquant de statues, mais aussi artisans créateurs et ce talent fut l’une des surprises des chercheurs de Rennes.

L’entreprise dans son élan deviendra le fournisseur principal du statuaire de Rennes-Le-château pour le compte de Saunière. Et comme avec tout fournisseur, un contrat sera signé entre Bernard Giscard et le dernier Seigneur de Rennes. Un contrat classique à première vue, mais qui occupera les chercheurs un siècle plus tard…



Au début du XXe siècle, l’entreprise tourna à nouveau une page, puisque ce fut Henri Giscard, le fils de Bernard, qui prit la direction en perpétuant la tradition. Nous sommes à la 3ème génération. Encore une fois, un homme de talent se trouve à la tête de l’entreprise, puisqu’il est également professeur à l’école des Beaux-Arts de Toulouse.


L’entreprise est toujours située 25 av. de a Colonne à Toulouse. Elle est composée d’ateliers, d’une très importante « chambre à terre » pour le stockage à humidité constante, de fours, d’un important stock de moules et de plâtres et des bureaux administratifs. Elle fournit du travail à 50 personnes et le carnet de commande est plein, les églises ayant dans les années 1920 décidées d’investir dans les décorations.

Henri Giscard (1895-1985) fut aussi un statuaire renommé qui propulsa les activités de terre cuite. Il représente la 3ème génération. Henri Giscard obtint une bourse d’études pour financer l’école des Beaux-Arts de Toulouse puis celle de Paris. Ses efforts seront récompensés par un second prix de Rome.







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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 20:49

Le succès fut très vite grandissant et vers 1920, la Maison familiale obtint le monopole. Elle devint le dépositaire officiel du Carmel de Lisieux pour la statue de Sainte-Thérèse de l’enfant Jésus.


Les artistes de la famille Giscard, tous formés par l’école des Beaux-Arts de Toulouse, participent évidemment aux succès et à la renommée de la fabrique. D’autant qu’elle sait capitaliser année après année une expérience unique et peu commune pour l’époque.

Joseph Giscard, dernier représentant de la famille, dernier détenteur du savoir-faire, décédera malheureusement le 31 janvier 2005, sans héritier.





RLC : Commande personnalisée ou sur catalogue ?


Les Ets Giscard passionnèrent très rapidement les chercheurs, ce qui est tout à fait logique si l’on considère que la Fabrique fut le fournisseur privilégié de Saunière.

Les restaurations de l’église Marie-Madeleine se termina en 1897 et entre-temps de nombreuses fournitures furent commandées. Le contrat signé avec Bernard Giscard porte sur une somme de 2500 francs or, payable par annuité de 500 francs, ce qui correspond pour l’époque à un montant extrêmement important.

Les statues commandées sont issues du catalogue standard Giscard, excepté le diable bénitier qui fut réalisé spécifiquement à la demande de Saunière (ceci fut confirmé par Joseph Giscard lui-même). Les statues furent livrées peintes et leurs éclats étonnent encore aujourd’hui. Il est vrai que Saunière ne lésina pas sur la commande puisqu’il choisit les modèles les plus luxueux. Les chercheurs scrutèrent longtemps tous les détails et on peut affirmer aujourd’hui que leurs formes et leurs présentations générales ne furent pas l’objet d’une commande particulière.

Pourtant, il faut faire attention, car des détails se sont glissés discrètement rendant les œuvres uniques. La statue de Saint Antoine l’Ermite existe jusqu’à preuve du contraire en un seul exemplaire et rappelle étrangement Joseph Chiron, un prêtre marcheur, ermite de Galamus, curieusement lié à l’énigme.

De même les défenses ajoutées à son cochon sont troublantes car au 19ème siècle l’attribut de Saint Antoine était depuis longtemps un cochon domestique et non un sanglier ou un cochon sauvage. Ce détail semble aussi unique.

En fait, le fait que certaines statues soient standards, n’exclue en aucun cas que des détails ou des couleurs aient pu être ajoutés avant ou après la livraison.

Le chemin de croix fit aussi l’objet de spécificité. Il existe à ce jour environ 40 chemins de croix plus ou moins identique à celui de Rennes-Le-Château, mais en réalité très peu sont quasiment identiques.



ci-dessus une station 14 Giscard identique à celle de Rennes-Le-Château, mais sans la lune…
(photo Franck Daffos)


La fourniture contractuelle que commanda Saunière à Giscard porte sur les objets suivants :

La fresque haut relief « Venez à moi… » en ronde bosse (larg 3 m)
7 statues (1,30m) représentant la  Vierge Marie et l’enfant Jésus, Saint Joseph et l’enfant Jésus, Saint Antoine de Padoue, Sainte Marie Madeleine, Saint Antoine le Grand, Sainte Germaine et saint Roch, version luxe
• Le baptême du Christ pas Saint-Jean-Baptiste (2,90m x 0,80m)
• 6 socles de statue avec têtes d’anges
• 2 pinacles en style roman pour les statues de Joseph et Marie
• 3 statues (une Vierge romane, Saint Joseph et le Sacré Cœur)[/color]

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 20:52

A la lecture du contrat, plusieurs éléments sont troublants et notamment ces indications «Conformes au model donné » ou «Conformes au model décidé ». On trouve même la mention «Conformes au modèle envoyé ». Visiblement le cahier des charges défini dans le catalogue Giscard ne suffisait pas pour le goût de Saunière.
Il est donc naturel de retrouvé côté Giscard la commande usine.


Or voici ce que l’on peut lire dans le registre de la fabrique :



Visiblement le registre n’a pas du suffire à la réalisation de la commande. D’ailleurs le contrat est exigeant :

« Les fournitures doivent être irréprochables quant à l’exécution »


Le mystère reste donc entier. Comment Giscard récupéra les consignes de réalisation et sous quelles formes ? D’autant que certains détails ont été modifiés comme par exemple cette banderole indiquée dans le registre «PAR CE SIGNE TE LE VAINCRAS » et qui disparaîtra en lettre imprimées sous les 4 anges.

Et puis que dire de ce diable bénitier unique dont toute trace de facture et de commande ont disparu aussi bien côté Saunière que Giscard. Décidemment certaines commandes sont scrupuleusement notées, d’autres pas du tout…



On a souvent prétendu que Giscard fournissait exclusivement ses œuvres sur catalogue. Si comme tout bon commerçant un catalogue servait de base à la vente, il était également possible de faire des commandes très personnalisées. Car il faut savoir qu’à  l’époque l’atelier Giscard employait des femmes qui étaient réputées pour leur minutie. Elles réalisaient des retouches sur mesure commandées par les clients. En fait, les Ets Giscard étaient connus pour la souplesse de leurs réalisations, moyennant finances bien sûr. La preuve est donnée sur cette reproduction d’un catalogue Giscard du tout début du XXème siècle, où l’abbé Martres de Toulouse félicite Giscard pour le superbe chemin de croix qu’il lui a commandé.
(merci à François Pous pour cette belle trouvaille (note de l’auteur))


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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 20:53

Une maison pas comme les autres

Si votre curiosité vous amène à traverser Toulouse, ne manquez pas de passer devant une curieuse maison. Elle se remarque du bout de l’avenue avec ses frontons en dentelles et de curieux personnages perchés sur la toiture, qui gardent la fabrique. Il s’agit de la Maison Giscard située au 25 et 27 av de la Colonne.

Vous serez alors envahi par un sentiment étrange devant cette bâtisse, âgée de plus de 150 ans, qui essaima des décorations religieuses sur  un siècle et demi dans toute la France et qui surtout, fut intimement impliquée dans l’énigme des deux Rennes…



La bâtisse ressemble en réalité à un monument orné de volutes de pierre sur les portes et sur toutes les fenêtres. Comme pour figer le passé, les ateliers sont aujourd’hui protégés depuis 1975 et l’immeuble depuis 1998 au titre de la législation sur les monuments historiques et avec la mention suivante :

« Fabrique Giscard, 25, avenue de la Colonne,  y compris l’ensemble des ateliers et locaux techniques (avec façades et toitures), espaces d’exposition avec éléments fixés, monte-charges, bibliothèque, bureau, fours, cour et son sol avec groupe statuaire, malaxeur et bassins, verrière et portail d’entrée (CAD 806 AE 43) : inscription par arrêté du 13 mars 1998. »

Il est vrai que cette grande Maison fut construite par les Giscard en 1855


Des blasons très symboliques

La façade donnant sur  la rue offre un visage marqué par les années, mais surtout, les sculptures de pierre démontrent un sens de la mise en scène certain. De nombreux artisans ont dû travailler sous la direction des Giscard pour concevoir et assembler tous  ces éléments d’architecture. Un tel travail est impensable aujourd’hui.


Les premiers regards tombent surtout sur d’étranges ornements au-dessus des portes et qui feront dire à Gérard de Sède que les Giscard  étaient certainement affiliés à la Franc Maçonnerie. Au centre de chacun des 3 ornements, un blason affiche les valeurs artisanales de la célèbre famille toulousaine.





La main ailée représentée sur l’un des blasons mérite quelques explications. La main est expressive et peut revêtir toutes sortes de significations. Elle peut être un signe de commandement, de protection, de création, de bénédiction, de pouvoir, de force et d’enseignement. La main représentée avec la paume ouverte est symbole de justice. Elle est souvent mise au bout d’un bâton ou d’un sceptre. C’est aussi le symbole de justice du Dieu de l’Ancien Testament et qui sera repris par les rois de France dont Saint Louis.

Mais ici, un œil est au centre de la paume. Nous serions alors face à la main droite de Dieu qui se rapporte à la miséricorde. La main de Dieu crée et protège mais si l’homme ne respecte pas les lois divines elle peut aussi punir. Nous ne sommes pas loin du mythe de l’Alliance entre Dieu et les hommes.

Cette représentation rappelle aussi la main hamsa (Myriam) reconnaissable avec son œil au centre. Ce symbole très ancien est utilisé comme amulette par les hébreux ou les musulmans pour se protéger du mauvais œil et attirer la main de Dieu.



Le mot « hamsa », signifie cinq. Le numéro cinq est un nombre puissant symbolisant la protection, la puissance et la bonne fortune. La cinquième lettre de l’alphabet hébreu est « Hey », qui signifie « Adoshem » (Dieu).


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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 20:55

Les gardiens du fronton

Aurait-on fini avec les symboles ? Non, car en levant la tête, d’autres compositions de pierre nous regardent. Il s’agit de personnages étranges sortis tout droit d’un conte pour enfants. A chaque angle de la Maison, des singes différemment costumés, surveillent les alentours. Visiblement, tout fut fait pour impressionner les visiteurs et laisser une signature très personnelle. D’ailleurs la maison fut baptisée à  Toulouse «la maison aux singes ».



S’agit-il d’un clin d’œil satirique envers la société de l’époque ? Peut-être. L’un des singes est en tout cas habillé dans un costume étroit. Son chapeau haut de forme, les lunettes à poignée et le cigare dans sa main droite, ressemblent fort à une caricature de la haute société.




Décidemment, les Giscard aimaient afficher un certain anti conformisme.


Il est vrai qu’ils étaient réputés au début pour une production artisanale plutôt profane. Mais ceci démontre surtout une capacité artistique hors norme qui devait certainement impressionner pour l’époque.


Il faut surtout se remettre dans le contexte de la fin du 19ème siècle, une période durant laquelle la société occidentale était très influencée par le colonialisme et les cultures exotiques. Les artistes trouvaient alors dans l’art indien et africain des inspirations sans limites. C’était aussi l’époque de Jules Verne et des premières explorations des contrées lointaines…


Le dernier de la tribu


La quatrième génération est représentée par Joseph Giscard qui eut une lourde tâche, celle de préserver le savoir-faire et la Maison de ses aïeux. Mais cette mission a été difficile car les temps ont changé. La terre cuite n’est plus aujourd’hui à la mode ainsi que l’art religieux. Les affaires ne sont plus ce qu’elles étaient et les prémices de la mondialisation finirent par avoir raison de ces entreprises d’un autre temps, Joseph le savait bien.



Joseph Giscard (1931-2005) : Né en plein front populaire, petit-fils du fondateur de la manufacture et fils d’Henri Giscard, il fit lui aussi les Beaux-Arts comme son père. Il perdit sa mère à 6 ans et toute sa vie sera consacrée à la préservation de son héritage familiale. Conscient de la valeur de ce patrimoine, il s’attachera à sauver une partie des moules des Virebent.  Les archives furent aussi conservées ainsi que de nombreux souvenirs familiaux. Il mourut le 31 janvier 2005.

Cette sauvegarde du patrimoine est exceptionnelle car de nombreuses petites entreprises qui disparurent dans le début du 20ème siècle avaient souvent l’habitude de se débarrasser de leur fonds de commerce, une façon de se renflouer…

Mais Joseph Giscard fut également un infatigable artisan et jusqu’à la fin de sa vie, il se voua à son art.




L’atmosphère autour de la Maison Giscard rappelle la fin d’une époque, d’un règne, où le travail était dur mais présent. Le tout était encouragé par une passion sans faille et par l’obsession du travail bien fait.


L’entreprise est aujourd’hui tombée dans le coma et ne se réveillera plus. Mais il reste une chance, une seconde vie sous  la forme d’un musée sur la terre cuite toulousaine.


A la fin de sa vie, Joseph Giscard se limitait à produire des petites statues de «Sainte Germaine de Pibrac » pour une congrégation religieuse. L’activité du four est trop dure et nécessite plus d’un seul homme.

Paradoxalement, il reprenait aussi des modèles anciens, ceux qui étaient qualifiés à l’époque de profanes. Curieux retour des modes…

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 20:56

Un legs pour la ville de Toulouse et pour l’Histoire


Joseph était le dernier de la dynastie des Giscard puisque sans enfants. Il était aussi le dernier représentant d’une lignée d’artisans hors norme, qui s’éteignit en janvier 2005.


Le souvenir de cette entreprise devrait donc s’éteindre petit à petit. Non, car selon le souhait de la famille, la ville de Toulouse bénéficia cette même année d’un legs des Archives Giscard. Et quel legs ! Une montage de moules, de documents, de plaques photographiques, de registres de commandes, de factures, de correspondances, sont en cours de classement par les Archives municipales de Toulouse. Il faut ajouter à ceci l’immeuble original, les ateliers et les outils d’époque.


Ces archives qui ne sont pas encore complètement disponibles aux chercheurs et au grand public, devraient nous apprendre énormément sur la vie discrète de cette famille d’entrepreneurs qui honorèrent sur 4 générations des clients très variés et avec tout ce que cela implique comme soucis, rigueurs et exigences. Plus intéressant encore sera certainement la découverte de leur démarche artistique. Comment ces professeurs des Beaux-Arts purent concilier l’art de la terre cuite avec la création, l’art religieux et les contraintes commerciales ? Quelle était leur source d’inspiration ?


Ce travail mettre du temps, mais tout est réuni pour faire naitre un musée qui sera riche et passionnant, que nostalgique et empreint d’un mystère certain.


Car ne l’oublions pas, Bernard Giscard et Bérenger Saunière eurent des relations commerciales, certes, mais comment ne pas imaginer qu’il y eut d’autres échanges plus secrets ?  Nous savons de la part de Joseph que le diable Asmodée fut une commande spéciale, car à la question : le moule du Diable Asmodée existe-t-il toujours ? Il devait  répondre :
« Non, car le diable était une pièce unique, commandée spécifiquement par Saunière… »

Pourquoi ce moule fut détruit alors que tout les autres étaient conservés ? Quel était exactement son cahier des charges ? Et pour la fresque que l’on sait aujourd’hui codée, les ateliers Giscard reçurent-ils des directives très précises et par qui ? Les artistes peintres que Saunière recruta venaient-ils de la Maison Giscard ?

Quelques réponses seront peut-être apportées avec le legs, mais rien n’est sûr. D’ailleurs tout n’a pas été  transmis aux Archives municipales et certains registres de correspondance manquent.




Et pour les passionnés de Rennes, que reste-t-il ? Un immense chantier, car pour le moment aucun document ne permet de démêler clairement les relations Giscard-Saunière.

La légende peut donc continuer…

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Ven 30 Juin - 20:58





Le catalogue Giscard… Une référence pour les Chemins de Croix


Comme toute grande manufacture, la prestigieuse maison Giscard avait aussi son catalogue. Indispensable à toute commande, il permettait de choisir en toute connaissance le produit le mieux adapté en fonction de son prix. Les prêtres de la fin du 19ème siècle n’échappaient pas à cette procédure. Ils consultaient aussi ce livret afin d’équiper au mieux leur lieu de culte, ceci en fonction des moyens accordés par l’évêché. Mais Bérenger Saunière disposait curieusement d’une caractéristique supplémentaire. Il choisissait systématiquement parmi les produits dits «Extra riche » comme dans le cas du statuaire et du chemin de croix. La maison Giscard fournira aussi une nouvelle chaire décorée polychrome et, on le sait moins, la sculpture du tympan de l’église avec Marie-Madeleine portant une croix. Ce sera ensuite de nombreuses décorations et les fameuses peinture de la fresque fleurie.

Le catalogue présenté ici est une pièce rare originale datée de 1914 et qui fut découverte par hasard lors d’une brocante par Didier Héricard de Thury. Il est fascinant de penser que Saunière le consulta pour choisir son mobilier de culte. On y trouve bien sûr le fameux modèle de chemin de croix, le n°52 style roman extra riche, qui fut pendant des années l’objet de recherche et de débat. En effet, déterminer le bon modèle c’est aussi tenter de retrouver la trace de tous les chemins de croix identiques vendus à cette époque…

Identiques ? Oui, mais à quelques exception près…

Ce catalogue rare est mis en ligne ici avec l’aimable autorisation de Franck Daffos et Didier Héricart de Thury[/color], propriétaire du document. Je tiens bien sûr à les remercier pour cette contribution unique qui ravira les passionnées et les chercheurs soucieux d’exactitude – © RLC Archive[/color]


[b]POUR VOIR LE CATALOGUE,
RENDEZ-VOUS SUR :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/
Sur la gauche de la page vous trouverez le plan du site, cliquez sur autres personnages puis sur : les Giscard et allez dans la deuxième partie du sujet : le catalogue Giscard.



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L’intérêt de cet ouvrage, hormis sa caractéristique d’être une pièce rate, est principalement la confirmation que le chemin de croix de l’église de Rennes-Le-Château est bien au catalogue Giscard 1914. Il s’agit du modèle style roman en terre cuite extra riche n°52 (page 52-53). Le modèle est présenté sans la polychromie, celle-ci étant choisie à part en option. On sait maintenant que Saunière eut plusieurs entretiens avec la maison toulousaine pour sans doute ajouter quelques spécificités…





Ce modèle fera l’objet de nombreuses recherches en France par Franck Daffos et Didier Héricard de Thury. Le but étant de déterminer les églises possédant un chemin de croix du même modèle qu’à Rennes-Le-Château.

Parmi la quarantaine de paroisses parsemées sur le territoire, 6 seulement seront retenues comme ayant un chemin de la passion extrêmement proche et le fameux modèle 52 de Giscard.


Mais ce travail en appellera un autre : comprendre et interpréter les différences et les particularités du chemin de Rennes…

Mais ça c’est une autre histoire…






Pendant très longtemps le codage ou non du chemin de croix de Rennes a été un débat de chercheurs très animé et récurent. Encore aujourd’hui quelques auteurs prétendent qu’il n’en est rien et que ce chemin serait parmi d’autres bien classiques.

Je le dis souvent, le temps apporte toujours sa vérité mais il faut savoir attendre parfois très longtemps… C’est Gérard de Sède le premier qui révéla dans « l’Or de Rennes » en 1967 certaines anomalies. Personne n’y accorda de crédit excepté quelques illuminés… Il faudra 45 ans   pour qu’enfin des preuves voient le jour…

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Dim 2 Juil - 20:28







Oswald Wirth – le maitre à pense de Plantard ?

Qui était Oswald Wirth
♦ ses liens avec l’affaire de Rennes

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Lun 3 Juil - 9:31



Lorsque l’on analyse les différents documents laissés par Pierre Plantard et le montage de Son Prieuré de Sion, on ne peut éviter certaines réféfrences qui reviennent régulièrement. Le Grand Maitre de Sion a visiblement puisé par moment son inspiration chez certains auteurs et il est intéressant de comprendre sa démarche pour mieux faire le tri entre ses créations et celles qui lui ont été confiées.

L’un de ces auteurs et “maitre à penser” est incontestablement Oswald Wirth. Mais curieusement ce personnage possède aussi des liens discrets avec l’affaire de Rennes…





Qui était Oswald Wirth ?


Oswald Wirth était avant tout un personnage discret et mystérieux. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la Franc-maçonnerie et sur le symbolisme. Considéré comme une référence dans ce domaine, il est devenu par son travail incessant, l’un des maitres ésotériques du 19ème siècle les plus réputés.


Mais il semble aussi qu’il fut une source d’inspiration importante pour Pierre Plantard et pour cette raison il mérite d’être étudié de prés. Ceci ouvre des pistes et tord le cou à des fausses rumeurs véhiculées depuis très longtemps sur certaines peintures…


Oswald Wirth naquit le 5 août 1860 à Briena, un petit vellige de Suisse alémanique. Ses trois frères disparurent rapidement. Deux moururent en bas âge et le troisième, Edward, périt au combat en 1894 en tant qu’officier de zouaves. Il eut également  une compagne, Elise, née en 1875 et qui le suivra jusqu’à sa mort.

C’est en 1887 qu’Oswald fit une rencontre fondamentale puisque sa route croisa un certain [color:#9f81f7]Stanislas Guaita[/color]. Il deviendra son ami avant d’avoir été son secrétaire et son collaborateur. Stanislas Guaita, lui enseigna les beautés de notre langue française et l’art de tourner les phrases, la métaphysique et la Cabbale. Or Oswald est doué et finit par  dépasser le maitre dans le domaine du symbolisme. On retrouve notamment son art dans les lames majeures du tarot qu’il dessina pour Guaita et qui deviendra la référence symbolique de ce jeu.

Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages comme :

♦ Le Symbolisme hermétique dans ses rapports avec l’alchimie et la Franc-maçonnerie
♦ Le Symbolisme astrologique
♦ Le Tarot des imagiers du Moyen Âge
♦ Les mystères de l’Art Royal
♦ De Brienz à Monterre sur Bourde, vie de maçon Oswald Wirth



Il s’intéressa également à la Franc-maçonnerie et au mouvement rosicrucien, à l’alchimie et à l’astrologie. Oeuvre de toute une vie, il restaura toute la symbolique de la pensée franc-maçonne et rechercha les sources de la tradition initiatique.


Oswald Worth termina sa vie sur un fauteuil roulant. Selon certains, son état serait dû à l’abus d’excitant durant ses séances de magnétisme. Oswad Wirth mourut le 9 mars  1943 et il fut enterré à Mouterre-sur-Blourde près de Poitiers.


Ses  liens avec l’affaire de Rennes


Ce personnage étrange est resté longtemps très discret dans l’affaire de Rennes, sans doute parce qu’aucun chercheur ne s’y était intéressé. Pourtant des liens existent avec Pierre Plantard ou avec Rennes-Le-Château au travers de ses ouvrages. Il faut notamment découvrir le poème initiatique et symbolique écrit par Johann Wolfgang von Goethe «le serpent vert » et traduit de l’allemand par Wirth en 1922. Ce conte merveilleux qui parle d’or, de serpent, de montagne et de sanctuaire fut pour Wirth un réel défi. Il devait traduire le mieux possible la symbolique complexe qui se cache dans le texte afin de ne pas déformer le sens.

En fait, Wirth est à Plantard  ce que Boudet  est à Saunière. C’est un personnage de l’ombre que l’on retrouve au détour de certaine littérature et toujours derrière une symbolique liée à Rennes. Hasard ? Divagation intellectuelle ? Ou mise au joour d’un hermétisme que l’on commence tout juste à investiguer ? Les années qui arrivent nous apporteront peut-être une réponse…


Il me fut en tout cas agréable de découvrir lors de cette recherche, un  petit serpent rouge chargé de guider un ermite sur une carte de son tarot… Voici un bel exemple de symbole que les passionnés comprendront aisément…








 Pour lire la suite de l’article, rendez-vous sur :
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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Lun 3 Juil - 9:43





Vigenère et son chiffrement.




Qui était Vigenère ?
Le chiffrement de Vigenère

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MessageSujet: Re: AUTRES PERSONNAGES   Lun 3 Juil - 10:26



L’affaire de Rennes-Le-Chateau a ceci d’extraordinaire qu’elle nous oblige à étudier certains replis peu connu de notre Histoire. C’est le cas pour ce diplomate du XVIe siècle qui sans le savoir prêtera bien plus tard son énoncé de cryptologie à l’élaboration codée du grand parchemin prétendument découvert par Bérenger Saunière.

Ce fameux parchemin cache en effet un inigénieux codage mélangeant le cryptage de Vigenère et le saut du cavallier d’un jeu d’échec. Mais qu’est-ce que le chiffrement de Vigenère et qui était cet érudit ?



Qui était Vigenère ?

Blaise de Vigenère (1523-1596) naquit à Saint-Pourçain sur Sioule, près de Clermont-Ferrand. Il fut, dès l’âge de 17 ans, un diplomate français du XVIe siècle de la cour d’Henry III de France. A 24 ans, il travailla pour le compte du Duc de Nevers.






C’est à Rome que Blaise de Vigenère, alors âgé de 26 ans, se passionna pour les écrits de Léone Batista Alberti, Jean Trithème et Giovanni Battista della Porta. De par son métier de diplomate, il s’interessa naturellement à la cryptographie mais uniquement du poinnt de vue de son utilisation.
Puis vers 1560, Vigenère orienta sa carrière vers les études, sa fonction de diplomate l’ayant mis à l’abri du besoin. En 1584, il devint le secrétaire de la chambre du roi Henry III de France.

Dès 1560, il reprit les travaux d’Alberti, de Trithème et de Porta et énonça un nouveau principe de chiffrement que l’on appelle aussi «Chiffre de Vigenère ». en 1586, il présenta le maniement du chiffre carré dans son écrit : «Traité des chiffres, ou secrètes manières d’écrire ; Paris 1586 ».
(le texte intégral est accessible sur le site de la Bibliothèque Nationale de France).


L’originalité de son énoncé repose sur un système de substitution à double clé. Le codage de Vigenère résista aux décrypteurs jusqu’en 1863.
Vigenère mourut d’un cancer de la gorge en 1596. Il fut inhumé en l’église Saint-Etienne-du-Mont, dans le Ve arrondissement de Paris.


Le chiffrement de Vigenère

Le chiffrement de Vigenère est basé sur un système de substitution polyalphabétique. L’idée est à la fois simple et géniale.

Substituer une lettre par une autre mais pas toujours la même et ceci en utilisant une phrase clé.

Le chiffrement de Vigenère est aussi appelé cryptosystème symétrique car il utilise la même clé pour le chiffrement été le déchiffrement. Ce principe est bien sûr plus solide que le codage simple puisqu’il consiste à remplacer une lettre par une autre avec une variante dépendant de la clé.


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