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 LES PRETRES DU RAZES

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Lanaelle
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MessageSujet: LES PRETRES DU RAZES   Mar 4 Juil - 8:30





Bérenger Saunière
L’abbé Boudet
Le Père Jean Jourde
L’abbé Gélis
L’abbé Rivière
L’abbé Bigou





SOURCE :
Tous les textes et toutes les images viennent de :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mar 4 Juil - 14:47






Ses découvertes
- Ses débuts
- Son arrivée à RLC
- Travaux et découvertes
Luxe et décadence
- Visite à Paris
- Une vie de luxe
- Désaccord avec l’église
- Ses derniers jours
- Son legs

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mer 5 Juil - 21:48



François Bérenger Saunière
Né le 11 avril 1852
Mort le 22 janvier 1917







Sa vie de curé de campagne fut extraordinaire et son charisme sans égal.
Détesté à ses débuts il devint une icône pour les villageois de Rennes-Le-Château…

Voici son histoire qui fit de lui «Le curé aux milliards » et qui permit de nous laisser en nous laisser en héritage un fabuleux mystère et surtout une affaire tentaculaire et énigmatique, l’affaire des deux Rennes…
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Ses découvertes

-  Ses débuts

♦ 11 avril 1852 – Une vie insouciante commence

Bérenger Saunière naquit à Montazels le 11 avril 1852, un petit village situé près de Rennes-Le-Château. Il fut l’aîné d’une famille modeste qui comptait sept enfants.






Son père, Joseph Saunière (1823-1895), fut le régisseur des terres du château de Montazels pour le compte d’un noble de la région : le marquis de Casamaiou. Joseph Saunière fut également le maire du village de Montazels. Sa mère Marie Hugues, disparut  en 1909.


Enfant du pays, Bérenger, de son vrai prénom François Bérenger, mena une vie insouciante et le terrain de jeu qu’il partageait avec ses camarades était le plateau de Rennes et “le ruisseau des Couleurs”. C’est avec son frère Alfred qu’ils furent orientés très tôt vers la prêtrise et à l’âge de 18 ans, Bérenger entra au Grand Séminaire de Narbonne.


Juin 1879 – Début de prêtrie


Bérenger fut ordonné prêtre le 7 juin 1879 et vicaire à Alet-Les-Bains durant trois ans. Il fut ensuite curé du doyenné du Clat, un village isolé et rue, se trouvant sur les terres des Nègres d’Ables. Il y a restera trois ans avant de devenir professeur à Narbonne pour quelques mois. Est-ce son orgueilleuse assurance qui déplut à sa hiérarchie ? Le fait est que l’évêché le nomma enfin dans une petite commune de peu d’importance et de peur d’avenir pour lui : Rennes-Le-Château …


- Son arrivée à RLC

1er juin 1885 – Début de sa cure

A 33 ans, le jeune Bérenger Saunière prit possession de sa paroisse dans le village de Rennes-Le-Château. C’était un homme dynamique, souriant, affable, plein de passion pour la vie et dévoré d’ambition. Mais le premier aperçu de son avenir n’a pas dû être vraiment ce qu’il espérait.








A cette époque, le village ne comptait guère plus de 200 habitants. Particulièrement isolé, on y accédait que par un chemin muletier difficile à arpenter, surtout sous le soleil de ce mois de juin. C’est par ce chemin depuis Montazels, envahi par le chant des cigales et l’odeur du thym, que Bérenger Saunière prit possession de sa paroisse. Ce village ne lui était d’ailleurs pas inconnu. Enfant, il accompagnait souvent son père à la chasse et il connaissait déjà les moindres recoins.


Sa première visite à son église Sainte Marie-Madeleine ne lui fit découvrir qu’un lieu désolé et mal entretenu. La toiture était dans un état de complet délabrement et malgré des murs solides, l’humidité pénétrait de toute part, fragilisant le bâtiment. Il est vrai qu’un rapport sur l’état de l’église établi le 25 mars 1845 indiquait déjà quelques réfections nécessairies. Le presbytère était aussi littéralement inhabitable. Seules quelques poules trouvaient l’endroit agréable. Le village était également dans un même état de pauvreté. De nombreuses maisons étaient lézardées et le château des Hautpoul, fierté du village, tombait peu à peu en ruine.



Le presbytère étant insalubre pour y loger, des habitants du village dirigèrent leur nouveau curé vers Alexandrine Marrot qui l’hébergea plusieurs mois. C’était semble-t-il le temps nécessaire pour entreprendre quelques réparations et rendre le presbytère habitable. Dans son livre “L’Or du Diable” Jean-Michel Thibault y fait une description assez réaliste de cet épisode.



Plus tard, Bérenger Saunière prit contact avec la famille Dénarnaud chez qui il loua une chambre. A cette époque le salaire d’un prêtre s’élevait environ à 75 francs or par mois ce qui ne suffisait pas pour vivre. Le jeune prêtre avait certainement espéré d’autres débuts.



4 et 18 octobre 1885 – Les élections législatives font découvrir un fervent royaliste


Le temps était aussi aux engagements politiques et les tendances du village se rapprochaient du radical-socialisme. Il faut dire qu’à cette époque la France se divisait entre la monarchie, qui avait failli être restaurée par Henry V comte de Chambord et l’anticléricalisme farouche, qui provoqua 10 ans plus tard la séparation de l’église et de l’Etat.


Bérenger Saunière, comme beaucoup de prêtres, était profondément royaliste et il ne supportait pas cet état de fait. Il ne supportait pas non plus de voir la maison du Seigneur laissée à l’abandon.

Un premier évènement va alors sceller la vie de Saunière à ce petit village. Ce fut au cours de cette année que des élections législatives eurent lieu et à l’étonnement général de la population de Rennes-Le-Château, Bérenger Saunière mena ouvertement campagne contre le parti républicain. Les femmes du village qui se rendaient à la messe les dimanches, tant pour écouter les paroles du Christ, que pour écouter et regarder ce prêtre que tous qualifiaient de bel homme, découvrirent un Bérenger Saunière engagé. Le curé n’hésita pas à donner des consignes de votre contre les républicains anticatholiques à ses paroissiens essentiellement composés de femmes. Prêtez l’oreille et imaginez son discourt du haut de la chaire :







Ce sermon qui resta dans les archives, nous présente un prêtre légitimiste, voir intégriste, qui diabolisa la République et fustigea le Socialisme. Il n’hésita pas à demander à ses paroissiennes, interdites du droit de vote, d’influencer leurs maris à voter pour les candidats monarchistes. Cette position de la part d’un prêtre qui venait de commencer sa mission à Rennes-Le-Chateau, fut difficilement admise.



Malheureusement pour Saunière, les républicains gagnèrent les élections.
Cette attitude et cette prise de position déplurent fortement au conseil municipal et au maire de Rennes-Le-Château. L’Homme d’Eglise fut promptement dénoncé auprès des autorités de la région pour avoir incité au désordre public et pour avoir tenté d’influencer le système électoral. Le maire, prenant sa plus belle plume, n’hésita pas à écrire au «Ministre des Beaux-arts et des Cultes de Paris » pour confirmer son attitude et ses propos réactionnaires. Cette lettre fut prise en compte par la hiérarchie de Bérenger Saunière qui était représentée par Mgr Arsène Billard, lui-même royaliste. Un édit fut prononcé et entra vigueur le 1er décembre 1885. Mgr Billard, fit là certainement sa première intervention en faveur de Saunière puisque le sort du prêtre qui avait été décidé fut minimisé.


Janvier 1886 -  Exil à Narbonne durant 6 mois

Suite à cet édit, Bérenger Saunière se trouva suspendu de tout revenu pendant 6 mois et il fut muté comme professeur au Petit Séminaire de Narbonne. Cependant le prêtre dut alerter son évêque sur sa situation financière. Du fait de sa suspension et voyant les difficultés dans lesquelles il se débattait, Mgr Billard lui remit immédiatement 200 francs or. Aucun remplaçant ne sera nommé pendant son absence. Mais ce séjour loin de Rennes-Le-Château fut sans aucun doute pour Saunière la source d’une rencontre.[/size]

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mer 5 Juil - 22:00

Un don de 3000 francs or

C’est probablement suite à cet exil et à la malheureuse aventure avec le ministère des Cultes que Bérenger Saunière reçut un premier don de 3000 francs or (1) de la part de la comtesse de Chambord.

Ce don qui représentait une somme importante pour le prêtre était malgré tout symbolique pour la comtesse. En effet, Marie-Thérèse Béatrix d’Autriche était la fille du Duc de Modène et la veuve de l’héritier du trône,le Comte de Chambord. Presque reine de France, ce geste était assez classique envers l’église.



L’épisode va en tout cas redynamiser Bérenger Saunière, d’autant que cette somme va lui permettre d’engager les premiers frais. Etait-ce un prêt ou un don? Et en échange de quoi? On ne les aura jamais. Mais une chose est certaine : cette rencontre va modifier le destin du jeune curé et il ne le sais pas encore…


(1) Pour la plupart, ce don fut de 3000 franc-or se basant pour cela sur le brouillon laborieusement rédiéé pour le procès par le chanoine Huguet qui tentait de redresser la comptabilité de Saunière en vue de sa présentation à l’Evêché. Mais sur les Carnets de Saunière conservés par ses héritiers, Claire Corbu et Antoine Captier, il apparait nettement de sa propre main le véritable montant à savoir 1000 francs or…

La comtesse de Chambord était une femme extrêmement riche et influente. Elle est issue de la grande famille des Habsbourg qui détenait le pouvoir en Europe depuis cinq siècles. A cette époque, le pouvoir économique et religieux des Habsbourg rayonnait dans le monde entier. Les projets politiques étaient sous l’influence de cette prestigieuse famille et l’Empereur d’Autriche pouvait même user d’un droit de veto sur l’élection du Pape. fait extraordinaire et peu connu, ce droit fut utilisé deux fois…

Rappelons que cette puissance familiale s’arrêta sur un évènement dramatique et soudain, l’assassinat de l’archiduc à Sarajevo, ce qui déclencha la Première Guerre mondiale…


L’entrevue avec la comtesse est un point obscur du mystère entourant l’abbé. Pourquoi confier un an de salaire d’un prêtre à un petit curé de campagne ? Saunière avec son charisme avait-il convaincu la comtesse de l’aider dans ses convictions royalistes ? Serait-ce une aide pour améliorer son quotidien ? Serait-ce un don de charité pour rénover l’église ? Ou bien s’agit-il de toute autre chose ?

D’ailleurs, Saunière sera amené à rencontrer plusieurs fois de suite, un certain Mr Guillaume, en réalité Johann de Habsbourg, archiduc d’Autriche-Hongrie, qui lui rendra visite à Rennes-Le-Château.Saunière devait-il rendre compte de la bonne utilisation des investissements de la comtesse ou de l’avancée de ses recherches ?

Le lien Hautpoul – Chambord


Il est intéressant à noter que le petit village de Rennes-Le-Château fut la propriété jusqu’à la Révolution de la famille des Hautpoul Blanchefort. Le dernier descendant fut la marquise Marie de Negri d’Able décédée le 17 janvier 1781. Or le précepteur du comte de Chambord était un Hautpoul Blanchefort, François d’Hautpoul


Juillet 1886 – Retour à Rennes-Le-Château


Ce fut avec une curieuse mansuétude que sa sanction fut levée par son évêque Mgr Billard. Est-ce parce que Mgr Billard était lui-même royaliste ? Ou bien parce que grâce au charisme de Bérenger Saunière, les gens du village commençaient à le réclamer ? Toujours est-il qu’une nouvelle fois, Mgr Billard remis Saunière sur sa destinée.

Le fait est qu’il retourna très vite à Rennes-Le-Château et il reprit ses activités là où il les avait laissées. Il entreprit alors de préparer les travaux les plus urgents dans l’église. Rapidement, ces dépenses étonnèrent puisqu’il finança ces premières restaurations sans aucun problème. En fait Saunière avait dû profiter de quelques dons pour démarrer.


Saunière fit faire également des devis pour la réfection de sa paroisse et l’estimation s’élevait à environ 2797 francs or. Un autre devis fourni par le même architecte pour la construction d’une nouvelle église s’élevait à 4500 francs or. Saunière prit alors la décision de lancer la restauration.

Comment Saunière a-t-il pu financer la rénovation avec uniquement les 1000 francs or de la comtesse de Chambord ? C’est la première question qui hanta tous les chercheurs des années plus tard.


A la fin de l’année 1886, le prêtre réussit à convaincre un limonadier de Luc-Sur-Aude, Elie Bot, à travailler durant ses samedis après-midi et ses dimanches dans l’église. Les premiers travaux commencèrent finalement au début de l’année 1887, six mois après son retour de Narbonne. Son objectif immédiat était de permettre à l’officiant et aux fidèles d’écouter la messe à l’abri des intempéries.


1887  -  Premiers Travaux de restauration et découvertes

Bérenger Saunière commença sans tarder les travaux de restauration et c’est par les vitraux qu’il commença. Tous les vitraux furent remplacés par un maitre artisan de Bordeaux, Marcel Feur. Le plus célèbre d’entre eux est celui représentant Marie-Madeleine à  Béthanie, agenouillée et essuyant les pieds du Christ de ses cheveux.



Marcel Feur

Maitre verrier bordelais spécialisé dans les vitraux d’Art. Sa maison fut fondée en 1850 au 20 Rue Saint-François à Bordeaux



Cet artisan fut celui qui créa, à la demande de Saunière, les différents vitraux de son église Marie-Madeleine qui sont d’ailleurs signés de son nom. On peut, lors d’une visite de l’église, admirer leur facture aux couleurs chatoyantes.


Plusieurs de ces vitraux ont également fait couler beaucoup d’encre comme le vitrail de la sacristie. Pour certains les décors bleus les encadrant, seraient là pour rappeler et indiquer les fameuses Pommes Bleues de la phrase trouvée dans le grand parchemin «Bergère pas de tentations que Poussin Téniers… »


En effet, autour du 17 janvier, le soleil traverse l’un des vitraux en projetant des  tâches bleues et oranges sur les murs de l’église. S’agit-il de ces célèbres pommes bleues dont nous  parle le parchemin ?

Curieusement, ce maitre verrier n’a fait des vitraux dans le Sud-Ouest que pour des Eglises dédiées, soit à Notre-Dame, soit au Sacré Cœur. Aurait-il eu des liens avec la Franc Maçonnerie ? Il est vrai que les célèbres loges maçonniques de Toulouse ne sont pas loin de la région bordelaise…

Première découvertes… des parchemins…

L’autel, l’un des éléments les plus importants dans une église, était vétuste et ne plaisait pas à Saunière. Il le fit rapidement remplacer.




Ce mobilier était incontestablement de facture ancienne. Construit d’une pierre plate partiellement encastrée dans le mur, elle était soutenue sur l’avant par deux vieux piliers, l’unen pierre brute et l’autre dans le style carolingien, décorés d’entrelacs et d’une croic gravée, la croix du silence. L’autel ne correspondait ni au souhait du jeune prêtre, ni à la mode des édifices religieux de l’époque.


Une heureuse donatrice, Madame Cavailhé de Cousan,  permit alors à Bérenger Saunière de financer la remise à neuf de ce mobilier de culte. Le nouvel autel fut fourni par la Société Monna de Toulouse en juillet 1887.



Aidé de Marie Dénarnaud[/color̹], Elie Bot, deux maçons du village et deux enfants de choeur, il décida de démonter l’ancien autel pour le remplacer. Là encore, un moment important de l’histoire va faire basculer Bérenger Saunière dans la légende. Il est aujourd’hui très difficile de rapporter les faits exacts des découvertes, car plusieurs versions existent. Elles sont nées non seulement de la rumeur populaire, mais aussi grâce au génial auteur Gérard de Sède.


Voici la version la plus célèbre :

Les ouvriers déplacèrent la pierre plate et mirent à jour les sommets des deux piliers. A cet instant l’un deux vit apparaitre un creux rempli de fougères sèches. Lorsque Saunière fouilla les débris, il trouva trois tubes de bois hermétiquement scellés à la cire. Il les ouvrit et y trouva 4 parchemins dont 3 actes comportant des généalogies, l’un daté de 1243 qui porte le sceau de Blanche de Castille. Le second de 1608 de François-Pierre de Hautpoul, le troisième de Henri de Hautpoul du 24 avril 1695, le quatrième un recto/verso qui est de loin le plus mystérieux. On ne sut jamais ce que Saunière fit de ces parchemins.








Le pilier carolingien sculpté fut placé par le prêtre à l’extérieur de l’église où il servit des annés plus tard de piédestal à une statue de ND de Lourdes. Pour une raison inconnue, ce pilier fut placé inversé, la tête en bas.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mer 5 Juil - 22:04

27 juillet 1887 – L’autel est en place



Les ouvriers mirent en place rapidement le nouvel autel. Les premiers travaux urgents étaient terminés.


L’un des deux piliers carolingiens est aujourd’hui visible au musée de Rhedae et il est facile de vérifier que le creux que l’on appelle aussi «capsa » ou « tombeau » est d’une taille très réduite. Traditionnellement cette cavité servait à déposer des reliques ou quelques pièces de monnaie avant le scellement de l’autel. il est donc fortement probable que Saunière et ses ouvriers trouvèrent quelques pièces ou un document sur l’église, mais certainement pas trois tubes de bois contenant des parchemins.








Seconde découverte, une fiole…



Ce fut ensuite au tour de la chaire d’être restaurée. Ce mobilier qui date du XVIIe siècle était dans un état pitoyable et menaçait de s’effondrer. Saunière avait aussi prévu de le remplacer par une nouvelle chaire dans un style saint sulpicien plus à l a mode. L’ancien mobilier fut donc démonté.






C’est alors que le carillonneur du village, Antoine Captier, en fermant l’église lors de son tour de ronde, remarqua une colonne de bois sculptée qui jonchait le sol. Voulant la protéger des travaux, il décida de la transporter dans un endroit plus sûr. Mais en la déplaçant, une petite fiole de verre s’échappa du pilier et se brisa. Antoine Captier vit alors un petit document rouler sur le sol. Intrigué, il le remit instantanément à Saunière.

Pour de nombreux auteurs, le petit document était signé Jean Bigou, l’oncle d’Antoine Bigou et prédécesseur comme prêtre dans cette église, mais ceci n’a jamais pu être prouvé.



La réaction de l’abbé, au dire du carillonneur sembla des plus étranges. En effet Saunière lui affirma que ce document était sans importance. Pourtant le descendant rapporte que son ancêtre avait coutume de dire : [i]«Si l’abbé Saunière est devenu si riche c’est grâce à moi !». On peut facilement supposer que cette histoire lui laissa un goût amer…


Le balustre des bois de châtaignier, haut d’envrion un mètre, était destiné à soutenir la chaire. Une cachette dissimulée dans le chapiteau de sa partie supérieure avait été aménagée afin d’y sauver un secret. Bérenger Saunière, conscient de l’importance de cette découverte, conserva le balustre toute sa vie dans sa bibliothèque.



Troisième découverte, une dalle et une oule…


Le document de la fiole contenait-il un message important ? Le fait est que le lendemain matin, accompagné de deux ouvriers, Saunière désigna devant l’autel le sol et particulièrement une pierre de taille imposante en déclarant : [i]«Il faut desceller et soulever cette dalle…»[/color]


Munis d’une barre à mine, les  maçons s’activèrent autour de la dalle et dégagèrent sa face cachée. Une surprise les attendait puisqu’ils découvrirent un superbe décor en relief datant du VIIIe siècle et d’époque carolingienne.


Depuis, les experts ont confirmé que cette dalle date bien de l’époque carolingienne. Le dessous de la pierre gravé comporte deux panneaux dont l’un est très usé. Le panneau de gauche représente une cavalière faisant boire son cheval dans une auge. Le panneau de droite représente un homme à cheval portant une épée nue et un écu (petit bouclier rond) et non un enfant comme certains ont voulu l’affirmer.



Cette pierre, que l’on appelle «La dalle des Chevaliers » généra de nombreuses spéculations historiques. La plus célèbre est celle de la légende du Roi perdu mérovingien, fils de Dagobert II. Ce dernier assassiné à Stenay en 679 aurait eu un fils Sigibert IV qui aurait été caché à Rennes-Le-Château pour le préserver du complot. Une légende naquit ensuite faisant du jeune souverain une mystérieuse lignée mérovingienne, origine présumée des Seigneurs de Rennes-Le-Château.




Mais les trouvailles ne s’arrêtèrent par là. Un peu plus tard, en dégageant complètement l’autel avec Elie Bot, une cache enterrée dans le sol contre un mur de brique fut mise à jour. La cavité contenait une «oule» (récipient d’argile) dans laquelle Saunière et ses ouvriers contemplèrent des objets brillants.



Malgré la discrétion que Saunière voulut imposer sur sa découverte, la nouvelle s’ébruita rapidement. Le petit trésor n’était pas exceptionnel, mais suffisant pour faire rêver le  prêtre et ses ouvriers. On ne connut jamais sa composition exacte. Outre de la monnaie et quelques bijoux probables, la pièce principale fut offerte par Saunière à l’abbé Grassaud, curé de Saint Paul de Fenouillet. Il s’agit d’un calice en vermeil datant du XVIIe siècle.




Saunière utilisa certainement une partie de ce dépôt pour restaurer l’église. Mais surtout il fit quelques cadeaux pour faire taire les ragots et montrer sa générosité. Cette distribution n’était sans doute pas sans intérêts. Saunière avait certainement mieux à faire que de monnayer ses objets anciens. Car il lui fallait préserver son image d’homme d’Eglise intègre, afin de mieux opérer en secret…



Naissance d’une complicité


La suite du récit reste mystérieuse, car Saunière prit à cet instant l’habitude d’être très discret sur ses investigations dans l’église.


«Ce que nous avons découvert est de la plus haute importance et je dois en référer à Mgr l’Evêque. Rentrez chez vous, je vous ferais signe »avait-il dit à ses ouvriers intrigués.


La nouvelle de la découverte d’un trésor par l’abbé Saunière fit immédiatement le tour du pays. Les ouvriers ne purent évidemment s’empêcher de raconter ce qu’ils avaient vu. Mais Saunière n’eut aucune intention de faire de la publicité et certainement pas à sa hiérarchie. Seule Marie Dénarnard, sa fidèle servante, resta à ses côtés et partagea tous ses secrets. Cette surprise sera pour Bérenger et Marie le début d’un pacte qui les liera jusqu’à la mort.






A cet instant, Saunière sut qu’il était sur les vestiges d’un site très ancien. L’église de Rennes-Le-Chateau a certainement été bâtie sur un sanctuaire historique et la présence d’une oule cachée prouve qu’il y a encore des découvertes à faire. Dès lors, Saunière s’enferma dans l’église, mais personne ne sut ce qu’il fit exactement.



Une hypothèse non encore prouvée indique que l’église serait construite sur une crypte conenant les tombeaux des Seingeurs de Rennes ? Il est vrai que l’abbé Bigou, curé de Rennes-Le-Chateau, prédécesseur de son neveu Antoine Bigou, et donc de Saunière, aurait laissé selon  la légene un écrit disant ceci :





Suite à cette découverte, Bérenger Saunière changea de comportement. Alors que jusqu’à présent ses travaux de restauration étaient réalisé avec l’aide d’ouvriers, il entreprit seul la suite des excavations. Durant plusieurs semaines, il s’enferma dans sa paroisse et c’est à coup de pioche et de pic que le curé attaqua le sol. Il creusa dans l’allée centrale, la nef et le transept. Dégageant la rocaille, il trouva probablement des marches menant sous l’église. Le mythe d’une mystérieuse crypte était né. Comme le dimanche il devait tout de même donner la messe, ses travaux étaient soigneusement protégés du regard des paroissiens par une palissade.


1891 – Naissance du jardin de  l’église


Cette année 1891 semble avoir été de la plus haute importance pour Bérenger Saunière. D’une part parce qu’il réalisa les premiers travaux du jardin autour de la paroisse mais aussi parce qu’il fit une nouvelle découverte importante et ceci nous le tenons de l’un de ses carnets qu’il tenait à jour scrupuleusement.





Bérenger Saunière se mit à créer les les jardins de l’église tels que nous les connaissons actuellement avec des plans particulièrement sophistiqués et surtout très étranges. Il demanda notamment l’autorisation d’élever un calvaire sur le terrain devant l’église. Une croix importante posée sur un socle, fut érigée suite à l’accord de la mairie.


Un autre évènement se déroula le 21 juin 1891. En effet Bérenger Saunière organisa une procession avec le père lazariste Ferrafiat provenant de ND de Marceille.



Il inaugura à cette occasion la statue de Notre Dame de Lourdes posée sur le pilier carolingien inversé. Une inscription y sera
Gravée :


«MISSION 1891»



Une communion eut également lieu avec les 24 enfants de la paroisse comme le témoigne la photo ci-dessous.





Septembre 1891 – Quatrième découverte, un tombeau…


Saunière inscrivait énormément de détails dans ses carnets. C’est ainsi que l’on peut lire :





Il est impossible de dire avec certitude de quelle tombe il s’agit, mais la légende populaire nous rapporte qu’il pourrait s’agir de la sépulture de Marie de Blanchefort.
Quelques jours plus tard, Saunière écrivait :






Il est à noter que le mot ”Secret” pouvait aussi être utilisé à l’époque comme abréviation du mot ”Secrétaire”, ce qui donne alors l’inscription ”Vu Cros et son secrétaire”. Deux exemples ci-dessous montrent bien son utilisation. Le seul doute pourrait être l’absence d’accent sur le mot “secret” du carnet. Nous savons peu de choses sur l’abbé Cros mais il fut probablement l’un des confidents de Bérenger Saunière comme l’indiquent ses notes.






Saunière réalisa également cette année un collage composé de deux illustrations tirées du journal “La Croix”. Le haut représente trois angelots emmenant un nouveau-nè vers le ciel et avec la légende ci-dessous :


«L’année 1891 portée dans l’éternité avec le fruit dont on parle ci-dessous »


Au bas Saunière colla une gravure représentant l’adoration des trois rois mages. Cette légende dit ceci :


«Melchior : reçois,  ô roi, l’or, symbole de la royauté.
Gaspard : reçois la myrrhe, symbole de la sépulture.
Balthasar : reçois l’encens, ô toi qui est Dieu.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mer 5 Juil - 22:05

1892 – De bien curieux fossoyeurs



Les travaux en secret de Saunière ne s’arrêtèrent pas là. C’est par un pur hasard que le curé et sa servante, , Marie Dénarnaud, furent observés discrètement par un villageois en pleine nuit. Marie Dénarnaud, une lampe à la main et Saunière muni d’une pioche, s’agitaient dans le petit cimetière, derrière l’église. Les cercueils furent déplacés, ouverts et les os entassé près de l’ossuaire. La scène remplit d’effroi un villageois, témoin de la scène. Ce manège n’était d’ailleurs pas le premier. D’autres nuits aussi sordides eurent lieu notamment autour de la tombe supposée de la marquise de Hautpoul.



Comment un homme d’Eglise pouvait-il agir de la sorte et en pleine nuit ? Et que cherchait-il exactement ? Désirait-il trouver une autre « oule » pleine d’or ou cherchait-il l’entrée extérieure de la crypte ?


Saunière fut suspecté plus tard d’avoir mystérieusement buriné quelques épitaphes, dont celle de la stèle de Blanchefort. En fait, il cherchait probablement d’autres tombes avec peut-être d’autres « oules » pleines d’or. Mais surtout, il voulait repérer l’accès extérieur menant à la crypte. Il finit sans doute par le détecter puisqu’un mystérieux isoloir muni d’un faux placard fut construit, collé à l’église. Le prêtre aimait décidément les secrets.


Le maire fut très vite alerté sur ces opérations sordides, mais Saunière avec son aplomb habituel répondit qu’il devenait nécessaire de remanier le cimetière étant donné que la municipalité n’avait encore rien entrepris. Les autorités l’obligèrent toutefois à remettre tout dans l’était, ce qui fut fait. C’est suite à cet épisode qu’il acheta une concession pour lui et Marie Dénarnaud le long du mur, au fond du petit cimetière.



Toutefois, le prêtre ne se laissa pas intimider. Comme s’il était investi d’une mission qu’il fallait terminer, il entreprit une autre tâche tout aussi laborieuse : consotruire dans le jardin de l’église d’une grotte.  Il l’érigea à l’aide de pierres de rivière, disposées sans mortier. A l’intérieur il y plaça une représentation de Marie-Madeleine agenouillée en prières. Un blanc fut également posé, sur lequel on peut lire à  l’aide de petits cailloux cimentés, une bien curieuse iniscription.








Pour construire cette grotte, la rumeur populaire prétendit qu’il partait tous les matins avec Marie Dénarnaud, une hotte sur les épaules, chercher des pierres sur le bord du ruisseau des Couleurs, près de «La grotte du Fourmet», maintenant appelée «La grotte Marie-Madeleine». Cette hotte contenait-elle que des pierres à son retour ? On ne le saura jamais…


Il faut noter ici, les qualités du randonneur Saunière qui, chaque jour, parcourait plusieurs kilomètres à pied dont la moitié avec des pierrees dans sa hotte…


1892 fut en tout cas la dernière année où Bérenger Saunière ne présenta aucun signe extérieur de richesse. Les années suivantes vont révéler un prêtre bien différent…[/color]

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 17:45




Saunière est-il monté à Paris ?


- 1893 – Visite à Paris, vérité ou pure fiction ?


Le récit qui suit provient de diverses sources dont l’origine est l’auteur Gérard de Sède (L’Or de Rennes publié en 1967). Il n’existe aucune preuve de la visite de Saunière à Paris, ni même de sa demande d’aide aux Frères de Saint-Sulpice. Certains chercheurs prétendirent même que le prêtre, au cours de son hypothétique voyage, rencontra Emma Calvé, une  cantatrice en vogue à l’Opéra, Claude Debussy, l’occultiste Jules Bois et biens d’autres personnages. La supposition qu’il acheta certains tableaux au musée du Louvre peut également être écartée, car le Louvre ne commença à vendre au public des copies qu’en 1901, c’est-à-dire bien après la date de son supposé voyage.

Néanmoins,  une fois que l’on a dit ceci, il reste plusieurs mystères de taille. Car si l’on considère un par un les indices, tous ont des liens avec l’affaire. Chaque élément se comporte comme une pièce d’un immense puzzle qu’il faut reconstruire. Si l’on suit par exemple la piste de l’église Saint-Sulpice à Paris on rencontre alors des personnages tel que Jean-Jacques Olier, élève de Saint-Vincent de Paul, Eugène Delacroix, ou Signol qui sont cités d’en d’autres indices comme le Serpent Rouge. De même, les tableaux nous mènent à Téniers le Jeune et à Nicolas Poussin, des peintres du XIIe siècle impliqués dans les mystères de Rennes pour d’autres raisons. Après des années de recherche suite aux révélations publiques de Gérard de Sède, on peut affirmer aujourd’hui que ces tableaux sont codés et qu’ils portent en eux un immense secret.


L’implication de ces 3 tableaux « dits de Saunière » dans l’affaire n’est donc plus une légende puisque l’Histoire nous confirme aujourd’hui des liens étroits et secrets avec le Haut Razès. Si 1967 fut la date de publication du best-seller «L’Or de Rennes » par Gérard de Sède il faut aussi préciser qu’un autre personnage, Pierre Plantard, guide l’auteur à succès en l’alimentant de documents uniques et sulfureux. Ce seront par exemple les deux parchemins et la stèle de Blanchefort qui deviendront des indices fondateurs. Gérard de Sède qui aura beaucoup de mal à expliquer leur provenance, sera obligé de romancer légèrement la vie insolite de Saunière afin d’apporter une cohérence à l’histoire. Il reste néanmoins que lorsque l’on connait la part de roman et la part de vérité injectée dans l’ouvrage, il y a suffisamment de matière pour se poser de sérieuses questions… C’est sur ces fondations que 50 ans de recherches permettront de construire l’énigme de Rennes de mettre à jour l’existence d’un grand secret.


Une légende prétend qu’il existerait une trace de Saunière et de sa venue à Paris en mars 1892, et non en 1893, comme l’attesterait le registre des messes de  l’église Saint-Sulpice, mais ceci n’a jamais pu être vérifié.






- Une vie de luxe


1893 – Une nouvelle vie



C’est à partir de 1893 que la vie de ce curé hors du commun changea complètement. De retour à Rennes-Le-Château, Bérenger Saunière aidé de sa fidèle gouvernante décida de cacher certaines de ses découvertes en commençant par l’entrée à la crypte sous «la Dalle des Chevaliers »

Il installa la famille de Marie Dénarnaud dans son modeste presbytère.

Le père et le frère de Marie travaillaient à l’usine à Espéraza comme ouvriers chapeliers.
Il fit construire une porte pour le cimetière, surmontée d’un crâne à 22 dents (nombre très fréquent autour de Saunière), et un petit bâtiment au-dessus de la citerne.






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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 17:56

Saunière, le “curé aux milliards”, voyage…


Au même moment, l’abbé se mit à voyager à travers la France et peut-être même jusqu’à Budapest, apparemment pour solliciter des subventions afin de restaurer son église. Il ouvrit plusieurs comptes bancaires à Perpignan, Toulouse, Paris et même Budapest. Il suffisait en ce temps-là entre 2 et 3 jours pour rejoindre Budapest depuis Rennes-Le-Chateau par le train, Budapest la capitale des Habsbourg…


Des mandats arrivèrent de toute l’Europe, libellés au nom de Marie Dénarnaud, apparemment expédiés par différentes communautés religieuses, dont la Congrégation des Lazaristes. C’est à cette période que le pauvre prêtre sans le sou devint dans la rumeur populaire [color:d968=#a5df00[/color]”Le curé aux milliards”.


Saunière était aussi un homme intelligent et prévoyant. A chaque absence, il laissait à Marie Dénarnaud le soin de dater une lettre à  l’avance et de la poster. Cette lettre permettait à l’abbé de s’excuser le temps d’un aller-retour auprès d’un ami ou d’un confrère malade.





Les gros travaux dans [color:d968=#cecef6[/color]l’église Marie-Madeleine ne cessèrent que fin 1896 et ce fut à cette date qu’ils changèrent d’aspects pour prendre une orientation plus décorative et symbolique. Saunière commença par entièrement rénover son église. Il engagea les artisans les plus éminents de la région pour sculpter des statues et les pierres. Il fit refaire toute l’église avec des décorations étonnantes et parfois pas très catholiques. Les cloisons furent doublées et décorées, un statuaire luxueux fut installé. Le culte de Marie-Madeleine est partout et un diable grimaçant que l’on appellera plus tard Asmodée garde l’entrée. Une équipe d’artistes et de décorateurs italiens fut même financée et des sommes énormes furent dépensées.


En 1897 il complète la sacristie d’un meuble en chêne du nord à deux corps. Il y a aussi plusieurs placards en pin et quatre porte-manteaux, une glace et une fontaine. Les ustensiles de culte ne manquent pas : 2 calices dorés, un ostensoir, une garniture complète du maitre autel, une écharpe, une étole et une chasuble rouge. Il sera même félicité par Mgr Billard pour ces ornements et le mobilier.


La restauration de l’église se termina en 1897 et le coût sera estimé à environ 16.200 francs or, ce qui correspond de nos jours à 45.198 euros. Cette somme aurait permis de faire construire à  l’époque 4 nouvelles églises…





Le 6 juin 1879 - La visite de son protecteur Mgr Billard. L’objectif était d’inaugurer les travaux réalisés. Un repas gastronomique fut organisé pour l’occasion et un buffet grandiose fut dressé dans l’école pour tout le village ( foies gras, langoustes, lièvres, pintades, fruits de mer, grands vin, et rhum dont Saunière raffolait…). La fête dura toute la journée jusqu’à 18 h où Mgr Billard dut rejoindre Carcassonne.


Une plaque fut ajoutée pour commémorer cette journée de la Pentecôte du 6 juin 1897 et la venue de Mgr Billard, évêque de Carcassonne.


Beaucoup d’auteurs on imaginé un Mgr Billard naïf et qui a dû se demander d’où venait une telle richesse. En fait, je m’étonne plutôt de sa complaisance. En effet, comment faire un tel voyage d’inauguration et apporter la bénédiction à tous les ouvrages de Saunière sans réaction ? Ceci renforce la thèse d’un Mgr Billard complice, comme on peut le deviner à ND de Marceille. En 1897,Mgr Billard avait d’ailleurs déjà fait le nécessaire pour mettre la main sur la seconde cache…






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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 17:57

Décembre 1898 – La construction du Domaine débute



Depuis 1897 les gros travaux de restauration de l’église et du presbytère étaient terminés et tout le monde pensait alors que les projets d’embellissements se terminaient, d’autant que l’inauguraiton des ouvrages du curé eut lieu. Mais Bérenger Saunière est un homme entreprenant et insondable. Saunière dépensa énormément d’argent pour la restauration de sa paroisse, mais ce devait être qu’un début. Car c’est  vers 1896 qu’il commença à acheter des terrains, six au total, qu’il mettra au nom de Marie Dénarnaud. Le second projet pouvait commencer et que l’on nommera plus tard «le Domaine Saunière».



Marie devint riche puisqu’elle acquit en son nom plusieurs propriétés grâce à son abbé. Elle prit alors la décision de quitter son travail de chapelière à Espéraza. Saunière n’avait aucun bien officiel et il louait même son presbytère à la commune.
Nous sommes juste avant 1905, date de la rupture entre l’église et l’état. Saunière a senti sans doute à cette époque les prémices d’une révolutioin dans le monde religieux. Par prudence, il choisit de ne rien posséder en son nom, de peur de voir l’état confisquer ses biens. Ceci prouve que Saunière était un homme extrêmement prévoyant.


Saunière voyant que sa mission de prêtre pouvait être compromise par les turbulences politiques, sa location du presbytère devint précaire. Décidé à rester à tout prix à Rennes-Le-Chateau, il décida de construire une nouvelle demeure toujours au nom de Marie. Les travaux de la villa Béthanie et la Tour Magdala commencèrent. L’architecture est un certain Tiburce Caminade de Limoux et l’entrepreneur est Elie Bot. Les travaux nécessitèrent pas moins de 17 ouvriers et des pierres de granit bleu furent taillées à Saint-Sauveur puis rapportées à dos de mulets. N’oublions pas que Rennes-Le-Chateau est un nid d’aigle.


Les plans du Domaine furent scrupuleusement respectés et l’agencement monte d’ailleurs une logique géométrique complexe et une multitude de curiosités. Les terrassements vont duret un an et des tonnes de terres et de remblais sont amenées pour construire les fondations, un vaste potager et un verger.



Mai 1901 -  La Villa Béthanie et la Tour Magdala commencent



La construction de la Villa Béthanie débuta et le gros oeuvre dura un an et mettra 5 ans à être terminé. La Tour Magdala fut contruite dans la foulée.


La Villa Béthanie et une luxueuse demeure de style Renaissance entourée de jardins tropicaux. C’est le point d’orgue de son «oeuvre» qu’il destine, après sa mort, à devenir une maison de retraite pour les prêtres du diocèse. Mais ce ne fut jamais le cas.





Il y reçut par contre de grandes personnalités de l’époque, dont un certain Mr Guillaume, membre de la famille des Habsbourg



La Tour Magdala, qui est devenue le symbole actuel de Rennes-Le-Chateau, est une tour néogothique carrée à deux étages, installée au bord d’un ravin et surplombant le plateau du Val des Couleurs.


Saunière y installa une bibliothèque faite sur mesure en bois précieux et que l’on peut toujours admirer.
Elle coûta pas moins de 10.000 francs or.





Saunière aimait les collections et ses livres impressionnaient les visiteurs. Il engagea aussi un relieur professionnel qui travaille à plein temps pour lui. Il acheta aussi une collection de 1000 cartes postales et une autre de 10.000 timbres.


Outre la Tour Magdala, Bérenger Saunière fit construire une serre de verre, la Tour de l’Orangeraie, dans laquelle il fit pousser des essences de plantes et de fleurs les plus rares de la région. Il acheta même un singe qui ne manquait pas d’étonner et d’efrayer les habitants du vilalge. Il peupla ses magnifiques jardins d’animaux exotiques comme des paons, des aras ou des cacatoès. Il construisit des fontaines et planta des orangers. Il importa des vins et des spiritueux du monde entier. Saunière aimait recevoir somptueusement. Il eut aussi deux chiens qu’il nomma respectivement Faust et Pomponet.


Durant des années, Bérenger Saunière et sa gouvernante menèrent une vie fastueuse, entourée de personnes de haut rang tant régionales que nationales et même internationales. Certains se rappelaient la voix prodigieuse d’une chanteuse. Etait-ce Emma Calvé ?



Emma Calvé de Roquer, de son vrai nom, naquit à Décazeville dans l’Aveyron en 1858 et mourut en 1942 à Millau. Pour de nombreux auteurs, elle fut amie ou amante de Bérenger Saunière et il l’aurait rencontrée lors de l’un de ses voyages à Paris.  Mais aucune preuve n’existe aujourd’hui dans la capitale. Il est vrai que des villageois rapportèrent avoir entendu, lors des fastueuses réceptions organisées par l’abbé, une voix puissante et mélodieuse d’une chanteuse d’Opéra. Dans son roman, «l’or du diable », Jean-Michel Thibault nous décrit d’ailleurs une liaison tumultueuse et passionnée entre le prêtre et la chanteuse.


Emma Calvé est par ailleurs un personnage étrange. Elle eut une carrière somptueuse qui débute à Bruxelles en 1882. Elle parait aussitôt à Paris, puis à la Scala de Milan en 1887 et chante régulièrement à Londres en présence de la Reine Victoria. Elle chante à New York, Monte-Carlo et dans bien d’autres lieux de prestige. C’était la diva de l’époque et elle fut reconnue comme une Carment exceptionnelle. Elle écrivit ses mémmoires en 1940 sous le titre « sous tous les cieux, j’ai chanté ». Elle acheta le [b]château de Cabrières[b], près de Millau, où elle y passa ses dernières années. A côté de son talent incontestable, elle était connue également pour être proche de certains milieux ésotériques très en vogue.




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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 18:00

1904 – Le Domaine est terminé


Le Domaine de Saunière est finalement achevé en 1904. Les jardins accompagnant les différentes constructions sont tirés à la règle comme s’ils devaient respecter un tracé rigoureux. Les nombreuses plantations contrastent avec le paysage aride des alentours. Tout semble prévu pour vivre en autarcie et surtout étonner.



On estime aujourd’hui qu’entre 1887, date de début des travaux et 1917, date de sa mort, notre curé dépensa environ 675.600 francs or, soit 1.884.924 euros. Il est très difficile de comparer une telel somme avec nos repères actuels. Mais pour comprendre l’importance du montant il faut se rappeler qu’un repas chez Maxim’s coûtait à cette époque 20 francs or…



Il est très difficile de comparer une telle somme en euros actuels avec autant d’années d’écart. Un franc or ramené à 2,79 € ne représente pas une valeur de bien équivalente, mais cela donne une idée des montants dépensés qui sont astronomiques pour l’époque.


Tout est presque en place. On reconnait la Villa Béthanie entourée par les jardins et les arbres fraichement plantés. A gauche, l’église Marie-Madeleine et le presbytère à droite le château de hautpoul.


La Tour Magdala sera terminée en 1906 avec la pose des planchers.


Le Domaine de Saunière en 1904



Septembre 1905 – Changement de comportement


Ce fut à cette date que mourut son frère Alfred malade et alcoolique. Bérenger Saunière prit de la distance avec sa famille. C’est aussi à cette période qu’il commença à afficher une certaine complicité avec sa jeune servante. Marie Dénarnaud commandait ses robes par correspondance dans les plus grands magasins de Paris et ses tenues laissèrent de nombreux souvenirs aux habitants.


Le curé du village changea aussi de comportement. D’un esprit jovial, il devint plus taciturne. Il n’hésitait plus à s’enfermer des journées entières dans la Tour Magdala où il aimait savourer un petit verre d’alcool, ce qui lui vaudra à terme une cirrhose.


A partir de cette époque, Saunière devint visiblement soucieux. Etait-ce le contexte politique et la séparation de l’église et de l’état qui le minait, la mort de son frère Alfred, où la connaissance d’un secret trop lourd à porter ? Sans doute tout à la fois…


1906 – Une vie mondaine


Les sommes dépensées étaient énormes et le prêtre vérifiait toutes ses factures et notait scrupuleusement les décomptes. Mais les dépenses ne s’arrêtèrent pas là, car après la fin des travaux, il fallut emménager. Toute la décoration, les papiers peints, les peintures, les tapisseries, les objets d’art, l’argenterie et le mobilier furent achetés par Saunière et revendus à Marie Dénarnaud pour une somme symbolique. La stratégie de Saunière était claire : ne rien avoir à son nom propre, mais pouvoir garder la jouissance des biens. Un testament mutuell fut même rédigé pour garantir à chacun la conservaation des biens au dernier vivant.


Le domaine devint un jardin luxuriant agrémenté de fontaines et alimentés en eau par la citerne. Ce havre de paix aux ambiances méditerranéennes contrastait avec les alentours du village sec et aride.


Il y recevait et menait grand train. Il invita des personnages importants tel un certain Mr Guillaume à l’apparence aristocratique, qui s’avèrera être un membre de la famille des Habsbourg, ou plus exactement Jean-Népomunène-Salvator d’Autriche (qui se fit appeler plus tard Jean Orth). Les villageois témoignèrent notamment de son accent germanique et finièrent par l’appeler l’étranger





Cette fréquentation eut d’ailleurs des conséquences néfastes pour Bérenger Saunière, car il fut très vite soupçonné d’espionnage au début de la Première Guerre Mondiale.


Jean Némopucène Salvator de Habsbour-Toscane naquit en 1852 et disparu (présumé mort) en 1890. L’archiduc d’Autriche est également connu sous le nom de Jean Orth, un nom qu’il prit lorsqu’il quitta le royaume des Habsbourg.
Il et le fils du grand-duc Léopold II de Toscane (1797-1870) et de sa seconde épouse Maria-Antonietta, Princesse des Deux-Siciles (1814-1898)





Un étrange mystère plane sur l’archiduc Jean Salvator de Habsbourg-Toscane et sur sa supposée tentative de coup d’Etat fomentée avec l’aide de son cousin l’archiduc Rodolphe de Habsbour-Lorraine. Le 30 janvier 1889 c’est en effet le drame : le prince Rodolphe et sa maitresse Marie Vetsera sont retrouvés morts dans le relais de chasse de Mayerling. On ne connaitra jamais les assassins, mais Jean Salvator sera accusé de complot d’Etat. Il finira par disparaitre de façon étrange en mer en 1890 après avoir fuis le royaume autrichien.


On sait peu de chose sur sa vie réelle et son histoire est troublante. Officiellement, il quitta la famille des Habsbourg pour partir en tant qu’aventurier. N’ayant plus aucune nouvelle de lui on estima alors qu’il disparut en mer. Mais lorsque l’on s’intéresse de près à sa vie, les faits sont bien plus complexes et étranges…



De nombreuses célébrités artistiques et politiques ont également séjourné dans la Villa Béthanie comme le secrétaire d’Etat aux beaux-arts, Henri Charles Etienne Dujardin-Beaumetz, franc-maçon, affilié à la loge «La Clémente Amitié » alors conseiller général de Limoux et député de l’Aude.




Etienne Dujardin-Beaumetz (1852-1913) fut élu aux législatvies de 1889. Il resta député de l’Aude jusqu’en 1912 et devint Sous-secrétaire aux Beaux-Arts de 1905 à 1912 (affaire du vol de la Joconde), puis élu au sénat en 1912.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 18:03

- Désaccord avec l’église


La population et le clergé local furent scandalisés par le train de vie et un tel étalage de richesses. Jusque-là, l’Eglise avait fermé les yeux sur ces extravagances, sans doute grâce à la complicité de Mgr Billard. Mais le vent finit pas tourner et les supérieurs hiérarchiques de Saunière commençaient à réagir.

Pour comprendre ce désaccord, il faut remonter en 1901




Décembre 1901 -  Mgr Billard disparait


Mgr Billard, le « protecteur » de Bérenger Saunière et évêque de Carcassonne (Carcassonne étant le siège épiscopal dont dépendait Rennes-Le-Château), décéda le 3 décembre 1901.
Il fut remplacé par Mgr Paul-Félix Beurain de Beauséjour.



1902 – Le vent tourne


A partir de cette période, Bérenger Saunière perdit ses appuis. La mort de Mgr Billard, puis celle du conciliant pape Léon XIII de 1878 à 1903 (ami de la famille de Habsbourg n’arrangèrent pas ses affaires.

La fortune du curé attira l’attention du nouvel évêque de Carcassonne, [color:3040=# df01d7]Mgr de Beauséjour et du nouveau pape Pie X de 1903 à 1914, qui considérèrent moins farouchement les activités exubérantes du prêtre.

[color:3040=# df01d7]Mgr de Beauséjour apprenant donc la vie de son curé de Rennes-Le-Château, reçut la mission de ramener au bercail cette turbulente brebis. Il fit son enquête  et constata que ce qu’on lui avait rapporté était bien en-dessous de la vérité. Il décida donc de demander des comptes au curé de Rennes-Le-Château. Les réponses de Bérenger Saunière furent laconiques. Il se contentait de dire :


« J’ai reçu de nombreux dons qui m’ont permis de réaliser l’embellissement de l’église du village. Mes donateurs souhaitent rester dans l’anonymat ».




Mgr de Beauséjour insista et demanda des comptes précis. L’attitude de Saunière restait étrange. Il griffonna rapidement des comtes qu’il remit au prélat et qui de toute évidence semblaient truqués. Ce qui est incroyable, c’est que Bérenger Saunière ne minimisa pas ses comptes, bien au contraire. Au-  lieu de faire croire qu’il n’avait pas d’argent, il mit en évidence, au travers de ces comptes truqués, qu’il en possédait énormément.

Mgr de Beauséjour lui envoya ordre sur ordre, et à chacun d’eux, Saunière répondit par un regret ou une excuse de ne pouvoir y obéir. Après avoir vu ses ordres et ses requêtes éludés pendant environ une année, l’évêque finit par le prendre de front et lui demanda carrément d’où provenait sa fabuleuse fortune. Saunière répondit que des legs lui avaient été faits personnellement et que c’était à lui seul de décider comment il dépenserait cet argent. Inutile de dire que l’évêque ne fut ni satisfait ni impressionné par cette réponse et cette attitude.


15 janvier 1909 – Nomination à Coustouge


Mgr de Beauséjour, exaspéré, décida de nommer Saunière dans la paroisse de Coustouge. Ceci est d’ailleurs étonnant, car Coustouge n’a rien d’une petite paroisse puisque la ville est bien plus grande que Rennes-Le-Château et bien plus riche. Rien à voir avec la pauvreté du village. Il est clair que Mgr de Beauséjour chercha tous les moyens pour détacher Saunière de son environnement. Bérenger Saunière n’hésita pas à répondre à son évêque :

«Si notre religion nous commande de considérer avant tout nos intérêts spirituels, elle ne nous ordonne pas pour autant de négliger nos intérêts matériels, qui sont ici bas, et les miens sont à Rennes et non ailleurs. Je vous le déclare, Monseigneur, avec toute la fermeté d’un fils respectueux : Non je ne m’en irais jamais ! » ou encore : « Je regrette de ne pas pouvoir quitter ma paroisse où mes intérêts me retiennent ».




Bien qu’à son arrivée à Rennes-Le-Chateau, Bérenger Saunière était en oppositioin radicale avec la mairie, les opinions et les choses changèrent avec le temps. Le maire de Rennes-Le-Chateau n’hésita pas à écrire à l’évêché pour faire part du mécontentement des habitants du village de la nomination de leur curé à Coustouge. Une anecdote amusante est que le maire n’hésita pas à signer un bail de location du presbytère à Bérenger Saunière de 5 ans, empêchant ainsi tout logement à un futur prêtre. Voici la lettre :





Mgr de Beauséjour accusa Saunière de se faire payer pour dire des messes. Une accusation des plus fausses : en fait, il aurait dû dire une messe pour chaque habitant du village 24h/24h, 365 jours par an pendant mille ans pour obtenir une somme qui n’aurait représenté qu’une infime partie de sa fortune. Ces accusations montrent cependant jusqu’ou l’Eglise était prête à aller.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 18:06

1er février 1909 – Démission


Bérenger Saunière envoya sa démission par écrit le 28 janvier 1909 et elle fut acceptée par Mgr de Beauséjour à la condition que Saunière quitte définitivement Rennes-Le-Chateau. Saunière répondit en ces termes :





le 9 février 1909, l’abbé Henri Marty fut nommé curé de Rennes-Le-Chateau et, ne pouvant disposer du presbytère, il dut se loger à Carderonne.



16 juillet 1910 – Procès et trafic de messes



Bérenger Saunière fut cité à comparaitre devant le tribunal de l’officialité de Carcassonne pour une accusation de trafic de messes. Il choisit alors un bon avocat, l’abbé [color:0236=# f781f3]Huguet. Le tribunal ecclésiastique prononça une première condamnation le 5 novembre 1910 où Saunière fut obligé d’effectuer une retraite de 10 jours au monastère de Prouilhe.



Mgr de Beauséjour arriva partiellement à ses fins. Il réussit à faire preuve d’autorité, mais il ne réussit pas à faire partir Saunière. De plus, il savait que l’accusation de trafic de messes ne justifiait pas les dépenses de Saunière. Il confia d’ailleurs à Mgr de Cabrières : « Il fallait bien trouver quelques choses  pour le faire condamner ! »


Mais Mgr de Beauséjour ne voulait pas en rester là et trouvant le verdict trop doux, il décida de le convoquer, sans doute pour tenter une nouvelle confrontation directe. A chaque lettre officielle, Saunière répondit par un certificat médical.



30 octobre 1911

Saunière reçut de l’officialité une citation à comparaitre pour le 21 novembre 1911. Il ne s’y présentera pas sur les conseils de son avocat l’abbé Huguet.




5 décembre 1911 – Premier verdict

La sentence est lourde et Saunière fut condamné pour dilapidation et détournement de fonds à une « suspense à divinis » qui durera jusqu’à la restitution des fonds détournés.  Il n’eut donc plus le droit de pratiquer les sacrements et de dire la messe dans une église.


Cette condamnation fut un choc pour Bérenger Saunière qui supportait mal le fait d’avoir été condamné par ces pairs. Il se retira alors de grands moments dans la Tour Magdala où il passait son temps à classer sa fabuleuse collection de timbres. Ce fut sans doute cette suspension qui fit plonger Saunière dans une dépression qui altéra sa santé. Mais conseillé par l’abbé Huguet, Saunière fit appel directement à Rome.

Une anecdote amusante est celle du jour ou l’abbé Henri Marty, remplaçant de Saunière, monta au village pour célébrer la messe du dimanche. Il trouva l’église vide. Les paroissiens étaient en fait réunis autour de Saunière dans sa chapelle privée de la Villa Béthanie pour écouter l’office. Si Saunière fut suspendu par sa hiérarchie, sa qualité de  prêtre ne pouvait être retirée, ce qui lui donnait le droit de rendre la messe, mais en dehors des lieux du clergé. Henri Marty prit la décision de ne plus monter au village pour la messe du dimanche…



Avril 1912


Bérenger Saunière décida de rédiger son propre testament et celui de Marie Dénarnaud :


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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 18:08

Fin 1912 – Appel à Rome


L’abbé [color:59bc=# f781f3]Huguet s’inquiéta de la santé fragile de son client et relança l’affaire à Rome. Le procès fleuve semblait ne pas pouvoir aboutir à moins que Saunière ne consente à céder à l’évêché ses biens mobiliers. Or c’est Marie Dénarnaud qui était la propriétaire. D’ailleurs, un nouvel acte notarié fut rédigé par Saunière, il s’agit d’un don au dernier vivant :









1914 – Début de la guerre



Le pape Pie X disparut et fut remplacé par Benoit XV jusqu’en 1922, un homme aux vues libérales semblables à celles de Léon XIII.



La Première Guerre commença et Saunière vit tourner le vent de la fortune. Les liquidités vinrent  manquer et il fut obligé de vendre certains de ses biens. Son trésor était-il épuisé? Sans doute pas. Mais il lui était impossible de franchir les frontières pour mener ses affaires correctement avec les banquiers étrangers. En effet, à partir de cette date, ses mystérieux voyages s’arrêtèrent. La destination Budapest devenait évidemment impossible ainsi que les tractations secrètes avec les Habsbourg. De nombreux fournisseurs furent également impayés.


11 avril 1915 – Fin du procès


Le procès n’en finit pas et l’abbé Huguet fut même suspecté de tirer profit de la situation et de  son client. Finalement le Vatican déboutera Mgr de Beauséjou et un recours de ce dernier décidera de la conclusion du procès. Le 11 avril 1915 Saunière fut interdit d’exercer.


Saunière fut défitivement écarté et reçut l’ordre de remettre l’église et le presbytère à son successeur L’abbé Henri Marty. La perte du presbytère n’affecta nullement Saunière qui vécut dans son élégante Villa Béthanie. Le presbytère était tellement en ruines que le malheureux Henry Marty fut forcé de prendre ses quartiers à quelques distance de là. Pour arriver à son église, il était obligé de grimper un abrupt sentier le long d’une colline et de passer devant la porte de Saunière. Une routine quotidienne qui a dû certainement amuser Saunière.



                                                                 
- Ses derniers jours


Durant ses dernières années, Bérenger Saunière, fatigué et malade, souffre d’une goutte et le docteur qui le suit régulièrement lui conseille une vie plus saine et sans alcool. Mais Saunière devient de plus en plus isolé et il ne quitte plus son Domaine. Son passe-temps favori est de se réfugier dans sa collection de timbre au coin du feu, dans la bibliothèque de la Tour Magdala.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 18:11

17 janvier 1917 – Le drame

L’hiver est très rude dans le Razès et Rennes-Le-Château, installé sur un piton rocheux, n’arrange en rien les conditions climatiques. Ce jour du 17 janvier 1917, un vent glacé nord-est fouette le  plateau et le val des Couleurs.


En fin de journée, le prêtre se dirige vers la Tour Magdala par la promenade extérieure et c’est le drame. Saisi par un vent froid et violent, il tombe à terre près de l’entrée. Marie qui l’attend pour la soupe du soir s’inquiète, mais cela fait déjà une heure qu’il est étendu à terre. Dans un dernier sursaut, il arrive à se glisser dans le sas de la Tour ce qui le sauvera momentanément.






Marie, qui le découvre inanimé, court alors chercher des renforts. Saunière est en effet un homme de forte stature qui ne peut être déplacé par une seule personne.


Il est alors emmené en plein coma dans la chambre du presbytère et les soins de Marie et de sa mère le ramèneront peu à peu à la vie.
Mais pour combien de temps ? Son malaise sera diagnostiqué comme une attaque d’apoplexie (congestion cérébrale grave et soudaine). Le 17 janvier, jour symbolique de l’affaire Rennes-Le-Château, frappera les consciences bien plus tard…


Un premier diagnostic officiel est celui d’une hémorragie cérébrale, un autre diagnostic indiquerait plutôt une cirrhose. Ce doute permit d’alimenter des questions sur sa mort dite naturelles, mais qui s’avèreront sans fondement.


Quelques jours de survie… pour mettre de l’ordre


En reprenant connaissance, Saunière n’eut qu’une idée : mettre de l’ordre dans ses papiers et préparer son départ. Il demanda alors à Marie de brûler tous les documents se trouvant dans un tiroir de son secrétaire, ce qu’elle fit dans la cour du presbytère.


Il est surprenant de voir l’importance de ces papiers pour Saunière. En effet, malgré la confiance éternelle qu’il éprouvait pour Marie, il voulut vérifier par la fenêtre que Marie brûlait effectivement ses documents…La confiance envers Marie n’est pas à mettre en cause, mais il voulait être sûr qu’après sa mort, personne ne puisse découvrir ces écrits…

Le 21 janvier, à l’article de la mort, il fit appeler à son chevet, de la ville voisine d’Espéraza, l’abbé Rivière  pour se confesser et recevoir les derniers Sacrements. Curieusement, Saunière ne choisit pas un ami prêtre, mais plutôt un abbé qu’il estimait. Il est vrai que nous sommes en pleine première guerre mondiale et la plupart des hommes et des curés sont au combat. La confession dura une bonne après-midi et bien que les deux hommes se connaissaient depuis de nombreuses années, l’abbé Rivière quitta la chambre du mourant bouleversé. Il semblait être en état de choc et son visage reflétait la plus grande épouvante.


L’abbé Rivière quitta Saunière sans lui donner les Saints Sacrements. Ces derniers seront administrés au cours de l’enterrement contrairement aux règles ecclésiastiques qui obligent à ce qu’ils soient effectués juste avant le décès. Curieusement, à la suite de cette confession, l’abbé Rivière changea de comportement. D’un naturel jovial, il devinti renfermé et silencieux. Mais surtout, il fit dans son église d’Espéraza quelques modifications. Deux grottes seront construites, l’une est dédiée à ND de Lourdes, l’autre, de loin la plus étonnante, représente le Christ allongé dans un linceul au creux d’une caverne.


L’affaire de Rennes-Le-Château fourmille de faits étranges et de coïncidences qui déroutent constamment les chercheurs vers des thèses différentes. Le cas de l’abbé Rivière est remarquable, car c’est un fait avéré et vérifiable. La construction de cette grotte christique dans son église s’est faite après la confession et donc durant sa période dépressive.


22 janvier 1917 – La fin d’un mythe


Finalement, âgé de 65 ans, Bérenger Saunière s’éteignit le 22 janvier 1917 à 5h du matin.

Marie et sa famille installèrent la dépouille dans un fauteuil à petites roulettes et la recouvrirent d’un napperon à pompons rouges.




Péniblement, le fauteuil fut déplacé deuis le presbyère jusqu’au sous-sol de la Villa Béthanie en traversant la cour.


Marie courut annoncer la nouvelle au village et les premiers habitants découvrir leur prêtre assis dans un fauteuil, drapé d’une belle tenture fleurie, bordée de glands rouge-écarlate. Une par une, les personnes présentes passèrent solennellement devant lui, faisant une pause pour arracher un gland de la couverture mortuaire, peut-être dans le souvenir du dernier Seigneur de Rennes. Cet épisode ne manqua pas d’alimenter sa légende.

Le corps du défunt fut ensuite transporté dans la chambre mortuaire de la Villa Béthanie afin d’y  préparer les derniers soins. Marie commanda le cercueil à un menuisier de Couiza et l’enterrement put avoir lieu le 24 janvier au matin. Après la cérémonie accompagnée des Saints Sacrements qui lui avaient été refusés, il fut inhumé dans le caveau du  petit cimetière de l’église Marie-Madeleine comme cela était prévu.







A cet instant, Marie Dénarnaud prit conscience de sa solitude et elle pouvait dorénavant compter que sur elle-même. Saunière ne serait plus là pour la protéger. Inconsolable et habillé de noir, elle se rendit quotidiennement sur la tombe, souvent la nuit,  probablement pour ne pas croiser un villageois et éveiller quelques rancoeurs.





Sur la pierre tombale de l’abbé on peut lire :


ICI REPOSE BERENGER SAUNIERE
CURE A RENNES LE CHATEAU 1885-1917
DECEDE LE 22 JANVIER 1917 A L’AGE DE 65 ANS




Cette pierre est aujourd’hui fendue en deux, le résultat de plusieurs actes de vandalisme de chercheurs peu scrupuleux et qui espéraient peut-être découvrir quelques secrets. Le petit cimetière fut d’ailleurs l’objet de plusieurs profanations et de multiples vols, ce qui força la famille de Saunière à demander le déplacement de la dépouille du prêtre dans un endroit plus calme du Domaine, ce qui fut fait le 14 septembre 2004. Un petit mausolée fut construit pour l’occasion dans le parc de la Villa Béthanie.






Ce déplacement de sépulture ne fait pas l’unanimité parmi les fervents défenseurs du patrimoine de Rennes-Le-Château et beaucoup militent pour le retour du dernier Seigneur de Rennes dans le caveau qu’il a lui-même choisi.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 18:14

En mourant, Bérenger Saunière laissa incontestablement derrière lui un témoignage visible au travers des différents codages que l’on peut observer aujourd’hui dans son Domaine. Sa volonté avec d’autres fut de nous léguer un secret qui, à ce jour, n’a pas encore été découvert.

Les recherches actuelles tendent à montrer que Saunière ne possédait pas toutes les clés. Il en possédait plusieurs, c’est une évidence…


On peut admirer aujourd’hui, dans le musée de Rhedae, quelques objets lui ayant appartenu dont ses habits de prêtre et une tunique brodée du fameux M entrelacé d’un A. Signe marial…



- Son legs et Marie Dénarnaud


La lecture du testament du curé se déroula sans histoire, car à la stupéfacioin de chacun il déclarait être sans le sou. En fait, il avait transféré toutes ses richesses et ses biens immobliers à Marie Dénarnaud longtemps auparavant. Certains de ses biens personnels furent vendus. c’est le cas d’une partie de sa bibliothèque ou de ses collections de timbres et de cartes postales.


1918 – Marie Dénarnaud s’isole…


Après la mort de l’abbé, Marie Dénarnaud vécut de plus en plus seule. La jalousie des autres femmes du vilalge n’arrangeait certainement rien. Heureusement, Saunière avait aménagé son Domaine et les alentours en une véritable petite ferme. Potager, pieds de vigne, fruitiers, céréales, volailles, lapins, canards, tout ceci permettait de vivre de façon autonome pendant très longtemps. Marie Dénarnaud put ainsi en profiter. D’ailleurs, ses finances étaient au plus bas vers 1918. Accablées par des impôts fonciers, elle contracta plusieurs hypothèques et des emprunts. Mais les liquidités finirent par manquer et elle dut se résoudre à faire du troc.
Pourtant Marie avait l’habitue de confir à l’une de ses amies :

«Avec ce que le curé avait laissé, il y  avait de quoi nourrir le village pendant cent ans et qu’il en resterait encore… »


Jusqu’en 1939, date de début de la Seconde Guerre, Marie Dénarnaud vécut péniblement dans son Domaine et elle n’hésitait pas à calmer ses créanciers en leur offrant des objets de collection, des tableaux et de l’argenterie. Peu à peu, la richesse du Domaine s’évaporait parmi les visiteurs de Marie plus attiré par le gain que pour elle-même. bien sûr, Marie Dénarnaud pensait à vendre la propriété, mais trop de souvenirs l’empêchaient de passer à l’acte. Et pourtant les clients ne manquaient pas.


Rennes-Le-Château a toujours été, malgré son isolement, traversé par les conflits. La Seconde Guerre mondiale n’échappa pas à la règle. La résistance s’installa dans le domaine et laissa un souvenir morbide. Trois maquisards furent débusqués, fusillés puis enterrés dans le parc. Ils seront retrouvés en 1955 par un chercheur de trésors. Des officiers allemands séjournèrent aussi quelques semaines dans la Villa Béthanie.

Mais l’histoire du Domaine va prendre un nouveau tournant lorsqu’en 1942 un certain Noël Corbu, industriel à Perpignan, entendit qu’un magnifique domaine ayant appartenu à un riche curé était maintenant en possession de sa bonne. Après avoir visité Rennes-Le-Château, Noël Corbu tomba littéralement sous le charme de la propriété.







Patiemment il noua des contacts entre sa famille et Marie Dénarnaud, ce qui déboucha même sur une certaine amitié.


Une anecdote raconte que Marie aurait été vue, brûlant des liasses de billets. Juste après la guerre, le nouveau gouvernement français publia une nouvelle règlementation afin d’appréhener les fraudeurs fiscaux. Ainsi, les collaborateurs et les profiteurs de guerre furent obligés de justifier leur épargnes en changeant leur vieil argent. Plutôt que de fournir des explications, Marie Dénarnaud choisit alors la pauvreté et brûla dans le jardin de sa villa de vieilles coupures.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 18:20

1946 – L’année du legs



Agée, Marie Dénarnaud voulait garder le Domaine et Noël Corbu lui proposa un viager. Marie finit par se décider et en juillet 1946 elle redigea
Un testament instaurant Mr et Mme Corbu légataires universels du Domaine. Marie Dénarnaud avait 78 ans.


C’est ainsi que la famille Corbu s’installa dans la Villa Béthanie. Marie Dénarnaud préféra vivre dans le presbytère et malgré son grand âge elle continuait à élever des lapins et à parcourir la campagne pour chercher de l’herbe.




Une certaine amitié exista entre Noël Corbu et Marie Dénarnaud et régulièrement ils se rencontraient pour discuter. Lorsque Noël Corbu l’interrogea sur son passé et sur la fortune de l’abbé Saunière, elle déclara :


«Ne vous faites plus de soucis pour vos ennuis d’argent, mon cher Monsieur Noël. Vous avez été bon avec moi et avant de mourir je vous révélerai un secret qui fera de vous quelqu’un de riche. »

Mais elle aimait à répéter aussi :

«Les gens d’ici marchent sur de l’or sans le savoir… »


1953 – Le début de la légende


Bien sûr, Noël Corbu espérait qu’un jour Marie Dénarnaud finisse par avouer son secret, mais malheureusement ceci ne devait jamais se produire. Le 24 janvier 1953, Marie Dénarnaud, comme l’abbé Saunière avant elle, eut une attaque cérébrale, la laissant muette et paralysée sur son lit de mort.

Elle décéda 5 jours plus tard, le 29 janvier 1953 sans prononcer un mot, au grand désespoir de Noël Corbu. Elle avait 85 ans.




Bérenger Saunière partit sans les derniers Sacrements, délaissé de ses amis et reniés par ses pairs hiérarchiques, alors qu’il resta fidèle à ses valeurs de prêtre jusqu’au bout.

Marie Dénarnaud lui resta fidèle toute sa vie et respecta le silence jusqu’à son dernier souffle.

Les plus belles histoires de notre passé sont bâties sur des valeurs humaines hors du commun et sur des vies bien remplies. L’histoire de Bérenger Saunière fait partie de celles-ci, excepté que la sienne ne se termina pas en 1953.
Cette date est en fait le début d’une légende qui rejoindra beaucoup d’autres récits et qui deviendra, 50 ans plus tard, l’un des plus beaux mystères de notre passé…



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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 22:39





Jean Marie Alfred Saunière


Né le 17 février 1855 à Montazels

Mort le 9 septembre 1905 à Montazels

Frère de Bérenger Saunière





Les prêtres qui ont gravité autour de Bérenger Saunière ont tous eu des comportements plus ou moins étranges ou atypiques.
Ce fut le cas également avec son frère cadet, Alfred Saunière.

Longtemps oublié par les chercheurs, on le découvre peu à peu aujourd’hui.

Une chose est certaine, il porte aussi une grande part du mystère...






Une vie peu banale



Jean Marie Alfred Saunière, frère cadet de Bérenger Saunière, naquit en 1855 à Montazels. Son père, Joseph Saunière (1823-1895) était le régisseur des terres du château de Montazels. Comme Bérenger, il choisit la prêtrise et fut ordonné prêtre en 1878. Il fut ensuite nommé vicaire à Alzonne où il occupera la cure durant 2 ans.




En 1880 il devint professeur au Petit Séminaire de Narbonne et enseigna chez les jésuites, ceci jusqu’en 1892. Mais sa carrière prend subitement un virage car en 1893 il se déclare «Prêtre libre» et commence une carrière de missionnaire.

Ce choix ne va toutefois pas couper ses liens avec l’évêché puisqu’on le dirige vers une branche ecclésiastique particulière : aumônier militaire.


Mais à cette époque les troubles entre l’église et l’Etat sont importants. Les prêtres sont tous la plus part antirépublicains et Alfred Saunière qui n’échappe pas à la règle, est particulièrement remarqué pour ses positions prononcées. De plus, le poste d’aumônier militaire lui sera refusé par les autorités civiles, or cette autorisation est indispensable pour l’évêché.


1897 - Une relation surprenante


En 1897, il rencontra la Marquise du Bourg de Bozas et devint aumônier du Patronage de Narbonne. Ceci prouve qu’Alfred voyageait également. En effet la marquise avait plusieurs lieux de résidence. On prête d’ailleurs à Alfred une liaison avec la noble marquise…


Mais la même année, il devint aussi le précepteur des enfants de la famille du Marquis de Chefdebien grand dignitaire de la Franc Maçonnerie. Comment et par qui put-il obtenir ce poste? Comment a-t-il connu cette famille? Tout laisse penser que ce serait grâce à la marquise, mais ceci reste un mystère.


Notons qu’au même moment, son frère Bérenger était en pleine décoration de son église Marie-Madeleine. Les travaux se termineront par la viste de Mgr Billard le [/color=#f5a9a9]6 juin 1897…[/color]


Le marquis de Chefdebien de Zagarriga est  un personnage curieux. Grand dignitaire de la Franc-maçonnerie, il est issu d’une très ancienne famille du Languedoc, originaire du Poitou (branche cadette de la famille vicomtale des Chefdebien d’Armissan alliée en 1790 à la noble famille catalane des Cagarriga) et possédant de grands domaines. Son aïeul au XVIIIe fut le fondateur d’une loge maçonnique importante et très active que l’on retrouve aussi au XIXe siècle. Le marquis était aussi un intime du Comte de Chambord, héritier au trône de France et mort le 24 août 1883. [/color]


Rappelons que la comtesse de Chambord fit don de 1000 Francs or à Bérenger Saunière en 1886. Des liens existaient donc déjà…








Alfred Saunière, précepteur, a-t-il profité de cette position privilégié pour user de quelques avantages et dans quel sens? A-t-il bénéficié d’informations importantes?

Navigait-il dans certains milieux politico-financier? Il faut convenir que de nombreuses pistes restent à explorer dan ce domaine.


Il existait à Paris, rue Pierre Charron, au n°45 (angle de l’avenue George V) un bâtiment aujourd’hui détruit : l’Hôtel du marquis du Bourg de Bozas dans lequel on pouvait trouver le salon de marquise du Bourg de Bozas, particulièrement en vogue à l’époque 1900. On y organisait des mondanités parisiennes et on aimait s’y montrer. D’ailleurs la marquise avait d’autres lieux de rencontre à Cannes, à  Biarritz ou à Deauville. Durant l’automne, on pouvait aussi la rencontrer lors des chasses organisées au château de Prye en Bourgogne et ensuite dans le Berri, au château de Saint Hubert entre 1880 et 1890 (ce château appartenu à l’évêché de Bourges en 1831).

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 6 Juil - 22:45

Une vie de débauche ?


Tout aurait pu se dérouler normalement, mais des années plus tard, Alfred fut chassé de la maison des Chefdebien et frappé de « suspens a divinis » par sa hiérarchie pour sa vie de débauche… Quel outrage a-t-il pu commettre ? Cet épisode restera sous silence.


Mais malgré certains écarts son frère Bérenger le protégea sans cesse. En effet, Bérenger Saunière, lors de son procès, ne cessera d’affirmer que l’acharnement de sa hiérarchie envers lui est en réalité dû  son frère Alfred et à ses fautes. De quelles fautes s’agit-il ? Il n’en dira jamais plus. Le fait est que sa hiérarchie semblait être très au courant.


Une autre rumeur rapportée par René Descadeillas explique qu’Alfred Saunière aurait eu un enfant illégitime avec une religieuse, mais aucun document ne viendra prouver ces dires. Cet épisode avec les Chefdebien fut sans doute l’échec de sa carrière et peut-être celle de sa vie.


1903 – Retour à Montazels et descente aux enfers


On le retrouve à Montazels en 1903 où il vécut avec une femme plus jeune, Marie Emilie Salière et avec qui il aura un enfant, André. La fin de sa vie sera une véritable descente aux enfers. Ceux qui le connurent rapportèrent qu’il aimait boire entre amis, ce qui débouchait souvent par quelques scandales et des comportements extravagants. Ses échecs de carrière le rendirent sans aucun doute dépressif et alcoolique.
Détail cocasse,  un jour, complètement saoul, il se mit à uriner depuis sa terrasse sur la rue (propos rapportés par le maire du village de Montazels en 2001 M. Andre Fromilhague).


Durant cette même période, le Domaine de son frère Bérenger se terminait. Finalement, Alfred malade, mourut à 49 ans le 9 septembre 1905 et il ne connaitra jamais son fils né 7 mois plus tard.


Mais derrière ce drame familiale, un autre mal plus profond couve depuis longtemps, celui des parents de Bérenger qui se déchiraient. A la mort d’Alfred un conflit famiale plus grave que les autres vint éclater et Bérenger Saunière écrira dans une note datée du 18 avril 1906 :







Un mystérieux frère en or


Alfred est sans conteste un personnage extrêmement paradoxal. Alors qu’il poursuit une carrière religieuse irréprochable, il semble tout à coup sombrer dans une vie plutôt légère. Alors qu’il mène une vie discrète, il entre dans une famille aussi célèbe que mystérieuse du Languedoc. Alors qu’il suit une carrière religieuse, il devient un activiste politique chevronné. Alors qu’il semble retrouver une vie familiale à Montazels, il tombe dans une déchéance qui lui coutera la vie. Tout le ramène à la lumière malgré lui et pourtant le connait-on vraiment ? Derrière une existence mouvementée, se cache en réalité un autre personnage qui a semble-t-il son poids en francs or…


En effet, Alfred aurait financé Bérenger par des dons relativement importants et que l’on estime à 55.000 francs  or. Lors du procès de Bérenger à partir de 1902, ce dernier eut la constante volonté de minimiser le rôle de son frère. Voulait-il le protéger? Connaissait-il vraiment ses relations?
D’où venait cet argent ?






Pendant très  longtemps et jusqu’en 1990 les chercheurs et auteurs furent persuadés que ces portrais étaient ceux de Bérenger Saunière Et comme pour ajouter à la confusion, ces deux photographies sont signées d’un laboratoire situé au 27 faubourg Montmartre à Paris. Ceci alimenta évidemment les soupçons selon lesquels Saunière était monté à Paris et par voie de conséquence, pourquoi pas à l’église Saint Sulpice et au Louvre, comme le raconte Gérard de Sède. Or, il faut bien se rendre à l’évidence, il n’existe pour le moment aucune preuve permettant d’affirmer que Bérenger soit monté à la capitale. Par contre, il en va pas de même pour Alfred Saunière qui a du se rendre à ce laboratoire…



Alfred est un homme à plusieurs facettes et l’une d’elles se dessine dès le 16 septembre 1902, date à laquelle le sous-préfet de Narbonne souligne dans un rapport adressé au préfet, les activités subversives d’Alfred Saunière.


Ce dernier, antirépublicain convaincu, écrivait régulièrement dans le Courrier de Narbonne contre le gouvernement et dénonçait sans égard la politique républicaine.


Or un autre document datant de 1896 prouve déjà son engagement politique. Il s’agit d’uen demande d’information à propos de sa future affectation au 16ème  corps militaire en tant que prêtre. Déjà à cette époque, le sous-prefet écrivait au préfet en relatant les comportements antirépublicain d’Alfred.






C’est aussi avec ses courriers que l’on découvre Alfred rédacteur en chef du journal «la croix du midi». On comprend mieux alors pourquoi il choisit de quitter dès 1993 ses fonctions de prêtre pour devenir un prêtre libre. C’était le seul moyen pour lui de retrouver une certaine liberté de parole et ainsi d’affirmer ses convictions contre le gouvernement.


Voici donc un prêtre libre, engagé dans la cause antirépublicaine ceci jusqu’à militer dans un journal d’opposition et de plus, pourvoyeur de fonds pour le compte de son frère Bérenger.


Détail amusant, Bérenger eut droit également au titre de «Prêtre libre» comme l’indique une enveloppe envoyée par l’un de ses amis Jacques Sabatier.








En effet, après sa suspension par la hiérarchie, l’abbé de Rennes-Le-Chateau eut le même attribut… Décidemment, les prêtres Saunières avaient du sang de révolte dans les veines et chacun à sa manière le fit savoir. Malheureusement pour eux, cet affrontement contre les pouvoirs en place leur coûta très cher. Nous avons en tout cas ici un trait de caractère en commun qui mérite d’être relevé.


Mais ceci ne dit toujours pas d’où venaient les fonds levés par Alfred. Avait-il établi des accords avec certaines familles royalistes et en échange de quoi? Tous les papiers relatifs à Alfred furent perdus ou détruits et il faudra du temp savant de comprendre, mais la patience est une qualité essentiel que doit osséder tout chercheur de Rennes…



Nous avons très pu de  photo d’Alfred et une nouvelle image est toujours un évènement.

Cette photo rendue  publique ne manque ni de charme, ni de mystères.


Voici une réunion de prêtre autour d’un livre que tient fermement Bérenger Saunière et qui démontre un sens accru de  la mise en scène.
Remarquez comme chaque prêtre pose son regard dans des directions différentes…


Compte tenu de l’apparence physique de B. Saunière et de l’année d’assassinat de Gélis (1897) on peut estimer la date de cette réunion entre 1895 et 1897.







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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Dim 9 Juil - 16:28








Son histoire


- Sa vie et ses étranges comportement
- Le mystère de sa tombe
- Le lien Boudet-Saunière



Ses écrits
Rendez-vous sur le site pour lire l’article :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/
c’est plus facile pour lire les cartes présentées par l’auteur de l’article.



Le livre de pierre
Rendez-vous sur le site pour lire l’article :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/




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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mar 11 Juil - 10:15





Jean-Jacques Henri Boudet


Né le 16 novembre 1837 à Quillan
Mort le 30 mars 1915 à Axat



Son existence fut tout aussi mystérieuse que celle de Bérenger Saunière, mais sa discrétion l’a rendu insaisissable





Voici l’histoire dun second curé du Razès, complice dans l’ombre de Saunière. Son empreinte est partout et nulle part, mais une chose est certaine : il nous a laissé un message que l’on commence tout juste à découvrir et dont la subtilité et l’intelligence rivalisent avec sa complexité…







Sa vie et ses comportements étranges




Voici certainement dans l’affaire de Rennes-Le-Château, l’un des plus mystérieux personnages qui soient. Alors que Bérenger Saunière est perçu comme un homme extraverti et d’un important charisme, Henri Boudet, qui fut durant 42 ans curé de Rennes-Les-Bains, était un homme discret dont on sait peu de choses. Pourtant sa vie fut tout aussi insolite et paradoxale.


Jean-Jacques Henri Boudet naquit le 16 novembre 1837 à Quillant dans l’Aude, de Pierre-Auguste et Marie Antonia. Son père dirigeait la fonderie de Quillan, une grande manufacture de boulets de canon et autres projectiles militaires. Sa mère, Marie Antonia, décédée en 1895 est enterée dans le cimetière de Rennes-Les-Bains auprès de sa sœur Antoinette (Adélaïde) morte un an plus tard. Malgré l’importante situation du père, la famille n’était pas riche et vivait très simplement.


Son frère Edmond naquit en 1840 et décéda le 5 mai 1907. Il fut notaire à Axat durant 21 ans, une petite ville au sud-est de Rennes-Les-Bains. Il est également l’auteur de la carte et des dessins publiés dans un livre très étrange écrit par son frère Henri Boudet : «La Vraie Langue Celtique et le Cromlech de Rennes-Les-Bains ».



Constatant que dès son plus jeune âge, Henri Boudet était d’une intelligence supérieure, l’abbé  Emile François Cayron, un ami de la famille, décida de financer son éducation. Très vite, Henri Boudet ressentit l’appel à une vie cléricale et il entra au séminaire de Carcassonne où il étudia au petit , puis au grand séminaire. Elève brillant de l’abbé Cayron, il obtint une licence d’anglais et il fut nommé prêtre lors des fêtes de Noël, le 21 décembre 1861, à l’âge de 24 ans.



C’est Mgr Alexandre Roullet de la Bouillerie, évêque de Carcassonne entre 1855 et 1873 qui l’affectera à des cures successives. Six jours après sa nomination, le 1er janvier 1862, Henri Boudet fut donc nommé vicaire à Durban jusqu’au 16 juin 1862, soit pour une durée de six mois.


Le 17 juin de cette même année il fut envoyé à Caunes-Minervois, très exactement à Notre Dame du Cros, pour y exercer son ministère. Il y restera 4 ans et demi, du 16 juin 1862 au 30 octobre 1866.


En novembre 1866, il fut transféré à Festes-Saint-André du 11 novembre 1866 au 15 octobre 1872. Sa dernière affectation eut lieu le 16 octobre 1872, lorsqu’il fut nommé curé de Rennes-Les-Bains (le village comportait alors 447 habitants) par Mgr Leuillieux, évêque de Carcassonne et prédécesseur de Mgr Arsène Billard. Il remplaça l’abbé Jean Vié, décédé le 31août de la même année.


Démissionnaire le 30 avril 1914 suite à des différents avec l’équipe communale, l’abbé Boudet également malade, se retira à Axat où y décèdera le 30 mars 1915 à l’âge de 78 ans, entouré par les bons soins de sa belle-sœur.  Il fut remplacé à Rennes-Les-Bains par l’abbé Rescanières mort prématurément.


C’est l’abbé Duvilla, curé doyen d’Axat, qui conduisit la cérémonie funèbre. Le curé Duvilla sera nommé à Couiza en 1917, et deviendra par la suite l’instigateur du curieux monument aux morts de la grande guerre 1914/1918, conçu par le sculpteur Giscard, ancien founirsseur de l’abbé Saunière.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mar 11 Juil - 10:46

-   Un homme de lettres et un scientifique



Henri Boudet était un homme calme, chétif, humble, curieux, discret, mystique, parlant peu, et surtout érudit. Il maîtrisait parfaitement le grec, le latin, l’anglais et le saxon. C’était tout simplement un homme de lettres de renommée nationale. Sa bibliothèque était remplie de livres rares.  Homme plein d’énergie, actif, doté d’une grande observation, l’abbé Boudet était passionné de photographie et possédait un laboratoire, un loisir rare et cher pour l’époque. Il aimait aussi l’apiculture et affectionnait plusieurs ruches qu’il entretenait dans le grenier du presbytère.


Comme beaucoup de prêtre de son époque, c’était un royaliste convaincu. Il recevait ses invités pour des déjeuners simples, mais servis dans des couverts d’argent massif. Paradoxalement, il avait la richesse de s’offrir le luxe, mais il vivait pauvrement.
Sa servante était aussi sa sœur Antoinette, décédée en 1896.


L’abbé Boudet était aussi connu pour ses dons cachés qu’il utilisait pour soulager la population.  Il pratiquait en effet la médecine et n’hésitait pas à se déplacer au chevet d’un malade, parfois à des fermes éloignées pour prodiguer les premiers soins. Réputé pour ses dons de guérisseur, il pratiquait la phytothérapie et plusieurs témoignages confirment avoir été soulagés par ses soins et par son magnétisme.


De 1872 à 1880, l’abbé était réputé pour ses marches infatigables et il profitait des visites à ses ouailles pour parcourir sans arrêt le territoire. « Je garde ma tendresse pour l’hiver, le moment où la verdure ne dissimule plus les pierres qui dominent le paysage » disait-il. Après souper, durant la nuit, il consignait le résultat de ses observations. C’est très  probablement à cette période qu’il passa tout son temps à la recherche de la cache originelle, celle qui alimenta sans doute il y a longtemps, la seconde cache de ND de Marceille.


En 1888, l’abbé Boudet s’inscrivit comme membre de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne en même temps qu’Etienne Dujardin-Beaumetz, alors artiste peintre à Limoux.






Il resta curé de Rennes-Les-Bains pendant 42 ans et cette affectation fut sa dernière qui dura jusqu’au 30 avril 1914, date à laquelle il donna sa démission. Sa maladie qui le rongeait trop l’empêchait d’exercer correctement son ministère. Il avait 77 ans.



En 1914,fatigué et malade, il se retira à Axat dans la maison de sa belle-soeur Céleste, son frère Edmond étant mort 7 ans plus tôt. Une ancienne chambre de bonne fut aménagée en chapelle pour que le prêtre puisse y donner régulièrement sa messe. Le mal  incurable d’un cancer intestinal finira par l’emporter dans d’atroces souffrances le 30 mars 1915 à l’ âge de 78 ans, 11 mois et demi après sa démission.


Sa dernière volonté fut d’être enterré non pas à Rennes-Les-Bains près de sa mère et de sa soeur, mais de son frère Edmond Boudet, dans le cimetière d’Axat. Sa tombe existe encore, et l’on peut y voir sur la dalle la représentation d’un petit livre de pierre fermé sur lequel sont gravées des lettres mystérieuses.




L’abbé Boudet devait être incontestablement une personne attachante, d’un grand humanisme et de plus appréciée par toute la population locale. L’un des plus beaux témoignages qui nous reste est certainement cette belle lettre écrite par un ami et  publiée le 10 avril 1915 dans un journal local après la mort du prêtre. Elle témoigne du dévouement que le prêtre n’aura cessé de donner à Rennes-Les-Bains et à ses habitants. Mais vous y trouverez aussi quelques perles comme celle-ci :

  “j’aime la pauvreté, elle et moi avons toujours fait bon ménage” répondit Boudet…  



Car Boudet, avait aussi une face cachée bien mystérieuse. S’il aimait la pauvreté, il aimait aussi le confort de son siècle et faisait des dons qui dépassaient de loin le revenu d’un curé de campagne à cette époque (75 frans or par mois)… Il faut rappeler que l’abbé Boudet avait tout comme Saunière un surnom : «L’abbé aux 13 milliards» conséquence d’une rumeur populaire sans doute.







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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mar 11 Juil - 11:19

- La descendance de l’abbé Boudet



On considère aujourd’hui qu’une partie seulement des archives de Henri Boudet fut transmise à sa descendance, mais qui étaient-ils ?


Pierre Auguste Boudet (Régisseur) épousa Jeanne Huillet ; ils eurent 3 enfants : Henri Boudet, Edmond Boudet (notaire à Axat) et Adelaïde

Edmond Boudet épousa Céleste Labat. Céleste travailla avec sa sœur Victorine Labat à tenir un hôtel (Saurel-Labat) à Axat dont elle était la propriétaire. C’est également Céleste qui accompagna par ses soins Henri Boudet jusqu’à la fin de ses jours.


Victorine Labat épousa Jean Saurel. Ils eurent 2 enfants : Emile Saurel et Justine Saurel. Veuve, Victorine et son fils vécurent avec la familel Boudet.


Emile Saurel épousa Félicie Izard. Ils eurent 2 enfants : Alfred Saurel et Emilie Saurel


Emilie Saurel épousa Jean Cathary en 1936. Ils eurent un fils unique en 1937, Jean-Claude Cathary.




Après sa mort, ses livres et ses papiers disparurent en partie. Selon Alfred Saurel, une armoire pleine de papiers fut emportée par un ferrailleur lors du déménagement de la maison familiale à Axat vers 1950. Mais il semble qu’une autre partie de ses papiers fut transmise à ses descendants, Emile Saurel vers 1915, à Alfred Saurel, à Emilie Saurel et pour finir à Jean-Claude Cathary



Il arrive parfois qu’en parcourant d’anciennes parutions on retrouve des documents oubliés.



Voici une photo présumé de Henri Boudet quelques années avant son décès en 1915. Cette image fut aimablement prêtée par une habitante de Rennes-Les-Bains aux chercheurs pour publication et elle fut certifiée exacte par 3 personnes dont le conseiller municipale de Rennes-Les-Bains.


[/color]

Henri Boudet présumé cahier de Rennes-Le-Château,
Édition Bélisane



Le cliché n’étant pas de bonne qualité, il est présenté ici nettoyé et colorisé.



On ne sait pas grand chose sur la vie d’Henri Boudet mais tout le monde est d’accord pour affirmer qu’elle était curieuse et étonnante. C’était un homme tranquille et renfermé. Pratiquement aucun document publique ne subsiste à son sujet, mis à part ses écrits déroutants.



Henri Boudet, qui exerça pendant 42 ans à l’église de Rennes-Les-Bains, laissa sur cette petite ville une empreinte indélébile et son ombre plane en permanence.


Rennes-Les-Bains, qui d’ailleurs se nommait à une époque lointaine
«Bains de Rennes» était une ville apprécié par la bourgeoisie des grandes villes pour sa station thermale.







Du temps de Boudet la ville se nommait déjà Rennes-Les-Bains et ceci depuis le milieu du XIXe siècle comme l’indique Labouisse-Rochefort dans son livre «Voyage à Rennes-Les-Bains» publié en 1838.








Il faut dire que Rennes-Les-Bains possède une situation très particulière. Elle est encaissée entre 6 sommet : le massif de Blanchefort en haut duquel se trouve les restes du château du même nom, le roc pointu,  le rocco negro, le  mont Cardou ,  le massif du  Serbaïrou color], et enfin le Bugarach. Rennes-Les-Bains est traversée par la Sals (eau salée). On y trouve aussi la source de la Madeleine et d’anciens thermes romains, preuve d’un riche lointain passé historique.








Henri Boudet exerça son sacerdoce dans un village où la population de passage savait être généreuse avec le clergé, et son église de Rennes-Les-Bains témoigne de sa discrétion et de sa simplicité  (contrairement à celle de Bérenger Saunière).
Passionné par l’histoire locale,  Henri Boudet était aussi reconnu pour sa compétence d’historien et d’archéologue. Arpentant sans cesse la campagne environnante, il ramenait de ses longues expéditions des fossiles et des minéraux qu’il aimait collectionner. Mais il était aussi très attentionné envers la populations. Il n’hésitait pas à parcourir à pieds des kilomètres pour aller au chevet des malades et leur prodiguer des soins à base de plantes.



Fin lettré, Henri Boudet lisait tous les ouvrages qu’il pouvait découvrir ayant trait à sa région. Il ne manqua pas de lire «Rhedae la Cité des Chariots» de Louis Fédié paru en 1880 et dont l’auteur fut membre de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne. Henri Boudet publia également. Il adressa de nombreux documents d’études sur l’histoire languedcienne à différentes Sociétés Savantes de son temps.


Grâce à ses travaux, Henri Boudet fut apprécié par son entourage. Passionné par l’étude des langues et de leurs origines, c’était aussi un anglophile reconnu.







De cette passion, il publia un livre contreversé et très étrange : ”La vraie langue celtique et le Cromlech de Rennes-Les-Bains”. Cette ouvrage est aujourd’hui connu par tous les passionnés de Rennes-Le-Château. Nous savons aujourd’hui qu’il contient un sens caché avec plusieurs degrés de lecture.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mar 11 Juil - 16:38

- La descendance de l’abbé Boudet



On considère aujourd’hui qu’une partie seulement des archives de Henri Boudet fut transmise à sa descendance, mais qui étaient-ils ?


Pierre Auguste Boudet (Régisseur) épousa Jeanne Huillet ; ils eurent 3 enfants : Henri Boudet, Edmond Boudet (notaire à Axat) et Adelaïde

Edmond Boudet épousa Céleste Labat. Céleste travailla avec sa sœur Victorine Labat à tenir un hôtel (Saurel-Labat) à Axat dont elle était la propriétaire. C’est également Céleste qui accompagna par ses soins Henri Boudet jusqu’à la fin de ses jours.


Victorine Labat épousa Jean Saurel. Ils eurent 2 enfants : Emile Saurel et Justine Saurel. Veuve, Victorine et son fils vécurent avec la familel Boudet.


Emile Saurel épousa Félicie Izard. Ils eurent 2 enfants : Alfred Saurel et Emilie Saurel


Emilie Saurel épousa Jean Cathary en 1936. Ils eurent un fils unique en 1937, Jean-Claude Cathary.




Après sa mort, ses livres et ses papiers disparurent en partie. Selon Alfred Saurel, une armoire pleine de papiers fut emportée par un ferrailleur lors du déménagement de la maison familiale à Axat vers 1950. Mais il semble qu’une autre partie de ses papiers fut transmise à ses descendants, Emile Saurel vers 1915, à Alfred Saurel, à Emilie Saurel et pour finir à Jean-Claude Cathary



Il arrive parfois qu’en parcourant d’anciennes parutions on retrouve des documents oubliés.



Voici une photo présumé de Henri Boudet quelques années avant son décès en 1915. Cette image fut aimablement prêtée par une habitante de Rennes-Les-Bains aux chercheurs pour publication et elle fut certifiée exacte par 3 personnes dont le conseiller municipale de Rennes-Les-Bains.



Henri Boudet présumé cahier de Rennes-Le-Château,
Édition Bélisane



Le cliché n’étant pas de bonne qualité, il est présenté ici nettoyé et colorisé.



On ne sait pas grand chose sur la vie d’Henri Boudet mais tout le monde est d’accord pour affirmer qu’elle était curieuse et étonnante. C’était un homme tranquille et renfermé. Pratiquement aucun document publique ne subsiste à son sujet, mis à part ses écrits déroutants.



Henri Boudet, qui exerça pendant 42 ans à l’église de Rennes-Les-Bains, laissa sur cette petite ville une empreinte indélébile et son ombre plane en permanence.


Rennes-Les-Bains, qui d’ailleurs se nommait à une époque lointaine
«Bains de Rennes» était une ville apprécié par la bourgeoisie des grandes villes pour sa station thermale.






Du temps de Boudet la ville se nommait déjà Rennes-Les-Bains et ceci depuis le milieu du XIXe siècle comme l’indique Labouisse-Rochefort dans son livre «Voyage à Rennes-Les-Bains» publié en 1838.








Il faut dire que Rennes-Les-Bains possède une situation très particulière. Elle est encaissée entre 6 sommet : le massif de Blanchefort en haut duquel se trouve les restes du château du même nom, le roc pointu,  le rocco negro, le  mont Cardou ,  le massif du  Serbaïrou , et enfin le Bugarach. Rennes-Les-Bains est traversée par la Sals (eau salée). On y trouve aussi la source de la Madeleine et d’anciens thermes romains, preuve d’un riche lointain passé historique.








Henri Boudet exerça son sacerdoce dans un village où la population de passage savait être généreuse avec le clergé, et son église de Rennes-Les-Bains témoigne de sa discrétion et de sa simplicité  (contrairement à celle de Bérenger Saunière).
Passionné par l’histoire locale,  Henri Boudet était aussi reconnu pour sa compétence d’historien et d’archéologue. Arpentant sans cesse la campagne environnante, il ramenait de ses longues expéditions des fossiles et des minéraux qu’il aimait collectionner. Mais il était aussi très attentionné envers la populations. Il n’hésitait pas à parcourir à pieds des kilomètres pour aller au chevet des malades et leur prodiguer des soins à base de plantes.



Fin lettré, Henri Boudet lisait tous les ouvrages qu’il pouvait découvrir ayant trait à sa région. Il ne manqua pas de lire «Rhedae la Cité des Chariots» de Louis Fédié paru en 1880 et dont l’auteur fut membre de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne. Henri Boudet publia également. Il adressa de nombreux documents d’études sur l’histoire languedcienne à différentes Sociétés Savantes de son temps.


Grâce à ses travaux, Henri Boudet fut apprécié par son entourage. Passionné par l’étude des langues et de leurs origines, c’était aussi un anglophile reconnu.







De cette passion, il publia un livre contreversé et très étrange : ”La vraie langue celtique et le Cromlech de Rennes-Les-Bains”. Cette ouvrage est aujourd’hui connu par tous les passionnés de Rennes-Le-Château. Nous savons aujourd’hui qu’il contient un sens caché avec plusieurs degrés de lecture.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mar 11 Juil - 17:50

Le mystère de sa tombe


Le mystère d’Henri Boudet ne s’arrête pas là ! A sa mort, sa dernière volonté fut d’être enterré, non pas à Rennes-Les-Bains, près de sa mère et sa sœur, mais auprès de son frère Edmond Boudet, dans le cimetière d’Axat.


Y avait-il une complicité importante entre les 2 frères, jusqu’au point de vouloir préférer le caveau de son frère à celui de sa mère ? Pourquoi préférer Axat plutôt que Rennes-Les-Bains om il vécut 42 ans ?



Une explication plausible est que si Henri Boudet a laissé des signes cryptés dans le cimetière de Rennes-Les-Bains, il ne pouvait prendre le risque de les modifier par son propre enterrement. Une autre raison est sans doute aussi d’associer son frère à  la délivrance d’un message pour les générations futures.


Rappelons que si Edmond Boudet fut effectivement l’auteur de la carte étrange «Rennes Celtique », il est difficile de penser qu’il n’était pas au courant de quelques secrets.






La dalle mortuaire des frères Boude test encore visible aujourd’hui dans le cimetière d’Axat, discrète, entre deux caveaux imposants. Sa dépouille se trouve en réalité dans le caveau voisin. Mais des détails sur la pierre tombale vont alimenter de nombreuses études.


- Le petit livre de pierre



La curiosité la plus évidente est la présence d’un petit livre de pierre dans le coin inférieur droit de la pierre tombale. Ce livre qui est représenté fermé comporte une mystérieuse inscription gravée sur le dessous et que beaucoup d’auteurs reproduisent comme suit. Mais en l’examinant de près, son analyse donne d’autres résultats…










- L’autre message de Boudet


Si beaucoup de chercheurs se sont attachés à décrypter le petit livre de pierre, très peu ont remarqué qu’Henri Boudet nous a laissé en fait un message au travers d’une référence. Si l’on observe le texte gravé sur la pierre tombale on peut lire entre 2 ligne une suit de caractères sous la forme :




Cette abréviation peut se tradurie par : «Ecclésiaste Chap. 1 verset 11» qui est une référence claire à la bible. Si l’on se réfère à l’ancien testament on peut lire :






Voici un texte plein d’enseignement et qui ressemble fort à un constat bien pessimiste sur la mémoire des hommes.


En clair, Boudet nous dit qu’au fil du temps notre mémoire collective s’efface irrémédiablement. Serait-ce un avertissement afin d’y prendre garde et donc de préserver nos connaissances ?


Bérenger Saunière et Henri Boudet ont semble-t-om tout entrepris pour reconstruire des indices chacun à sa manière. Saunière et Boudet dans l’église, Boudet dans un livre et peut-être dans son cimetière de Rennes-Les-Bains. Mais la démarche est la même. Ils ont dû mettre en place une nouvelle codification qui pourra franchir encore quelques siècles. La précédente ayant sans doute un peu vieilli ou simplement effacées avec le temps.



Cette démarche s’explique alors pleinement si l’on veut faire attention à l’avertissement que nous livre le Chap. 1 verset 11…






Le texte gravé sur la dalle (reproduite avec l’aimable
Autorisation des éditions Bélisane)




Henri Boudet…Lequel est le vrai ?




Comme si tous les mystères entourant sa vie et son œuvre ne suffisaient pas, il existe maintenant aussi le mystère de son apparence physique.

Nous avions à l’origine une première image (1) parue dans «L’alphabet Solaire » et fournie par J. Rivière. Ce portrait resta très longtemps sur le podium et fit le tour non seulement des auteurs, mais également de la planète par le Web. Il faut aussi rappeler que la photo est garantie authentique puisqu’elle fut semble-t-il offerte par Boudet lui-même à la famille Cros vivant à Rennes-les-Bains.









Mais c’est sans compter sur la seconde photo (2) montrant un autre Boudet présumé, beaucoup plus rondouillard. Il faut dire que dans la tradition populaire Henri Boudet avait un certain embonpoint. Cette image fut aimablement prêtée par une habitante de Rennes-Les-Bains aux chercheurs  pour publication et elle fut certifiée exacte par trois personnes dont le conseiller municipal de Rennes-Les-Bains.



En 2008, une nouvelle ancienne photo fait son apparition comme par miracle. Elle nous montre une scène étrange où 5 prêtres semblent se réunir. L’un d’eux pourrait être Boudet (3).








Mais la saga continue, puisque nous avons aujourd’hui un nouveau candidat (4) et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est très différent des trois autres. Le visage est sec et effilé, le physique plutôt mince, des yeux sévères et des oreilles décollées. Autant dire que sa physionomie est plutôt différente du cliché habituel.


Nous voici donc avec un nouveau mystère et comme d’habitude authentifié par leurs auteurs. A quand une 5ème version ?

Finalement lequel est le vrai ? A vous de choisir…



Le lien Boudet-Saunière


Contemporain de Bérenger Saunière lorsque ce dernier exerçait son ministère à Rennes-Le-Château, Boudet était le le curé d’en bas, et Saunière le curé d’en haut. Pourtant, il n’existe aucune preuve formelle d’une relation suivie entre les deux hommes. Mais il est difficile de croire, connaissant Saunière et son tempérament, qu’ils ne se connaissaient pas. Pour preuve, les livres de comptes de Boudet font apparaitre de 1891 à 1893 et de 1895 à 1901 des versements à Marie Dénarnaud pou une somme total de 3.679.431 francs or.


Comment peut-on alors imaginer que Henri Boudet et Bérenger Saunière ne se connaissaient pas ?. Il n’existe aujourd’hui aucun document connu prouvant leur relation, tout semble avoir été organisé pour qu’il ne reste aucune trace. Ces deux prêtres étaient dotés d’une intelligence rate et ont certainement tout fait pour  conserver la discrétion.


Henri Boudet, dont le rôle obscur est à  l’origine de beaucoup d’histoires sur Rennes-Le-Château, fait planer son ombre tout au long de l’affaire. Pour certains, il était la tête pensante et Saunière l’exécutant.  Mais, comme d’habitude, la vérité est souvent plus complexe et mitigée. Boudet acquit sans aucun doute de son mentor Henri Gasc, une connaissance dans l’art du cryptage que Saunière n’a pas eu. On peut donc considérer que si Saunière supervisa les travaux et la restauration e son église, le cryptage très technique pourrait venir de Boudet.


Saunière et Boudet était en fait des amis très proches et il n’y a aucun doute qu’ils avaient de nombreux intérêts en commun. Ils aimaient entre autre se promener dans leurs régions favorites. Pourtant les deux prêtres avaient des traits de caractères très différents. Tandis que Saunière était un extravagant extraverti, adorant l’ostentation, Boudet était un introverti qui fuyait la publicité. C’est sans aucun doute l’une des raisons pour lesquelles l’homme et sa fortune sont si souvent passés inaperçus.


Curieusement, le 3 novembre 1897, ils furent présents aux obsèques de leur confrère de Coustaussa, l’abbé Gélis, assassiné. Mais cette date changea leur comportement, car ensuite on ne les vit plus jamais ensemble.


On estime que Henri Boudet dépensa plus de 15 millions de francs or au cours de sa vie. Tout comme Saunière, il s’était entouré d’objets rares et précieux et tout comme Saunière il distribua une bonne partie de ses richesses à ceux qui étaient dans le besoin. S’ils vécurent tous les deux dans le luxe, ils n’oublièrent jamais les souffrances de leurs prochains.[/color]

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mar 11 Juil - 17:53

-

Ses écrits
Rendez-vous sur le site pour lire l’article :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/
c’est plus facile pour lire les cartes présentées par l’auteur de l’article.







Le livre de pierre
Rendez-vous sur le site pour lire l’article :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mer 12 Juil - 8:36



Jean Jourde et sa carrière lazariste
♦ 1852 – Naissance de Jean Jourde près de Montpellier
♦ ♦ 1874 – Entrée au Séminaire de Saint-Sulpice à Paris
♦ ♦ 1880 – Obtention de la prêtrise et arrivée à ND de Marceille
♦ ♦ 1891 – Mutation au sanctuaire de Valfleury près de Lyon
♦ ♦ 1899 – Retour à ND de Marceille
♦ ♦ 1907 – Une pause à Figueras en Espagne
♦ ♦ 1914 - Retour en France, dans l’Aude


Ses liens avec l’affaire de Rennes-Le-Château
► Pourquoi Jean Jourde est lié à l’affaire de Rennes ?
► Une photo de Jean Jourde ?
► Montolieu et son couvent historique
► Une trace de la Fresque “La Montagne Fleurie” à Montolieu
► Des obsèques hors normes pour lazariste
► Le couvent de Montolieu aujourd’hui

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Mer 12 Juil - 9:08




R.P. Jean Jourde


Né le 16 decembre 1852 à Aniane
Mort le 17 mai 1930 à Montolieu


Supérieur du couvent lazariste de Montolieu de 1915 à 1930



Voici un autre prêtre du Haut Razès qui ne manque pas non plus de mystères. Découvert tartivement dans l’affaire de Rennes grâce au chercheur Franck Daffos, il fut révélé en 2007. Ce personnage trouve sans aucun doute, toute sa place dans le puzzle de la fin du 19e siècle. Etait-il l’éminence grise de Boudet ? Est-il le dernier maillon d’une longue chaine de rebondissement historique et secrets ? Certains indices tendent à le montrer…




Je tiens à remercier le chercheur et historien Franck Daffos qui fit connaitre au public ce prêtre, l’une des clés du mystère des deux Rennes, et sans qui cette pièce du puzzle nous serait encore inconnue (Lire “Le puzzle reconstitué” Ed   Pégasse)


Je remercie également les Soeurs de la Maison de la Charité de Montolieu pour m’avoir si gentiment accueilli dans leur retraite, un lieu hors du temps et chargé d’Histoire…
(mot du propriétaire du site : http://www.rennes-le-chateau-archive.com/)






Lorsque l’on entre dans la nébuleuse Jean Jourde, on change également d’univers. Du petit monde de Rennes-Le-Château, on pénètre dans celui des Lazaristes et de la la Compagnie du Saint Sacrement, dans celui de L’église Saint Sulpice, de Jean-Jacques Olier, de Nicolas Pavillon, de la famille Fouquet, de Louis XIV, de Poussin, des sociétés secrètes comme L’Angélique ou la la Compagnie de Jésus, du Méridien, des Cassini et des frères Perrault



Ce sont des faits historiques qui se mêlent et s’entremêlent sur plusieurs siècles d’intrigues. Ce sont des liens secrets qui se tissèrent entre des hommes de pouvoir, des hommes d’églises, des artistes et des scientifiques. D’affaire d’Etat en procès fleuves, d’indices codés en tableaux hermétiques, des Sociétés Secrètes en complots, tout montre une effervescence qui culmine toujours autour des mêmes personnages et des mêmes thèmes récurrents.
Quel est donc ce secret qui préoccupa tant de puissants et que Nicolas Poussin voulut conserver précieusement ?


Jean Jourde le connaissait-il ? C’est-il impliqué pour clore au mieux une affaire sulfureuse ? Et de façon plus générale, existe-t-il un début à cette résurgence castel rennaise qui s’étale entre le XVIe et le XIXe siècle ? Existe-t-il une fin ?


Difficile de conclure. On peut toutefois poser un premier jalon au XVIe siècle avec Saint Vincent de Paul, le fondateur des lazaristes. Quand au jalon final, il pourrait bien être Jean Jourde et sa disparition en 1930





C’est en 1633, que Saint Vincent de Paul fonda avec Louise de Marillac, la Congrégation des «Filles de la Charité» après avoir fondé l’année précédente celle des «Lazaristes». Usé et fatigué, il mourut le 27 septembre 1660.


A noter que Saint Vincent de Paul eut toujours une grande vénération pour  les lieux de consécraton à des Vierges Noires. Rappelons aussi que Jean Jacques Olier, curé de l’église Saint Sulpice et Nicolas Pavillon, le célèbre évêque d’Alet-Les-Bains, furent ses élèves ce qui le relie pleinement au secret de Rennes.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 8:28

Jean Jourde et sa carrière lazariste


♦ 1852 – Naissance de Jean Jourde près de Montpellier


Jean Jourde naquit le 16 décembre 1852 à Aniane, près de Montpellier. Son père, également nommé Jean Jourde et sa mère, Claire Rougier, ne se doutait pas que leur fils irait un jour ouvrir les portes d’un séminaire pour y suivre sa foi.



En effet, sa première formation était plutôt orientée vers la technique et plus exacetment vers le métier de «métreur» que l’on appelait aussi «Toiseur» (La Toise étant une ancienne unité de mesure). L’activité consistait à mesurer et à quantifier tous les besoins liés à un projet de construction ou de rénovation. Débutant avec un géomètre, son avenir était tout tracé. Pourtant, comme prédestiné à suivre un autre chemin, il changea radicalement se projets. Au grand regret de son père, le jeune homme prit soudainement conscience que Dieu l’appelait à une autre destinée.



♦ 1874 – Entrée au Séminaire de Saint-Sulpice à Paris


C’est ainsi qu’il franchit la porte du grand Séminaire lazariste le 14 août 1874 pour y préparer sa prêtrise. Et le lieu est prestigieux puisqu’il s’agit du grand Séminaire de Saint-Sulpice à Paris, l’école phare des prêtres lazaristes. De 1874 à 1880, soit durant 6 ans, il suivra des cours de langues anciennes, d’hébreu, de latin, de grec et de théologie, en plus des matières classiques. Le niveau est élevé et il s’adresse à une élite, la future élite cléricale, rien que çà…





Jean Jourde a les compétences. Il l’a prouvé dans sa précédente vie alors qu’il était pressenti comme un futur ingénieur brillant. L’un de ses professeurs va aussi se révéler être un atout majeur dans sa future destinée.  Car en face d’une vingtaine d’élèves maximum, se trouve le Père Fulcran Vigouroux (1837-1915). Son nom es tresté célèbre pour avoir édité un ouvrage imposant : le Dictionnaire de la bible en 5 volumes (1891-1912). Ce travail colossal avait pour objectif de réunir dans un seul recueil la base des connaissances religieuses de l’époque…


De ces cours magistraux sortiront du rang quelques érudits religieux qui marqueront l’histoire théologique et canonique comme Jacques Thomas (1853-1893) ou [/color=#a9bcf5]Joseph-Marie Lagrange (1855-1938)[/color] qui rejoindra les Dominicains puis Jérusalem.





N’oublions pas non plus que durant 6 ans il aura tout le loisir de découvrir l’église Saint-Sulpice de Paris, l’un des épicentres de l’affaire de Rennes. Ce sera incontestablement un autre atout et un lien particulier pour ce futur prêtre, voué à un bien étrange parcours.


Jean Jourde reçu le sous-diaconat le 21 décembre 1878 et le diaconat le 7  juin 1879.




La fondation de la Compagnie des Sulpiciens (prêtres de Saint-Sulpice) avait pour objectif de créer un séminaire où les prêtres et les futurs ecclésiastiques recevraient une éducation religieuse exemplaire. Le recrutement était très sévère et ouvert non seulement à des candidatures nationales, mais internationales. Il était demandé aux candidats une grande moralité, une volonté de piété certaine, une vocation ecclésiastique évidente et enfin des qualités intellectuelles élevées. L’école devait former une élite. On y prodiguait des cours de Morale, de Patrologie, de Droit canonique, d’Hébreu et de Grec. Les élèves devaient suivre durant un an des cours fondamentaux dans les locaux de la place Saint-Sulpice puis une autre année à la « Solitude » d’Issy-Les-Moulineaux.

Il faut remarquer qu’entre 1870 et 1880, l’enseignement des futurs prêtres de province était plus traditionnel et essentiellement orienté sur l’étude de la Vulgate et du latin. Les Sulpiciens avaient une démarche beaucoup plus large, plus scientifique et surtout analytique, fournissant aux élèves des bases très solides et reconnues.





♦ 1880 – Obtention de la prêtrise et arrivée à ND de Marceille


Jourde obtint sa prêtrise le [/color=#f5a9a9]22 mais 1880[/color], 5 ans avant que Bérenger Saunière ne gravisse en tant que nouveau prêtre, la colline de Rennes-Le-Chateau.
Cette année fut un nouveau virage pour le jeune sulpicien, car le hasard, s’il s’agi vraiment de hasard, voulut qu’il soit dirigé pour sa première mission vers ND de Marceille, le fameux sanctuaire audois.


Est-ce l’envie de retourner dans sa région d’enfance ? Ou bien a-til été conseillé ? D’autres points de chute lazaristes existent pourtant autour de Montpellier. Le fait est que le jeune prêtre, érudit, promis aux plus belles carrières lazaristes, va se retrouver dans un lieu plutôt isolé, proche de Limoux. C’est suite à deux départs qu’il rejoindra l’équipe lazariste dirigée par le R.P. Léopold Vannier. Elle se compose de Etiennes Portes, Pierre Pendariés, Marc Guéry et Amédée Ferrafiat. Ce dernier est déjà connu par les passionnés de Rennes pour avoir posé au centre d’une photo célèbre, celle de la mission du 21 juin 1891 à Rennes-Le-Château…


[centerIMG]https://img15.hostingpics.net/pics/194898jourde6.jpg[/IMG][/center]



♦ 1891 – Mutation au sanctuaire de Valfleury près de Lyon


Jourde restera finalement 11 ans à ND de Marceille et sera muté l’année de la Mission de Rennes-Le-Chateau en 1891 au sanctuaire de Valfleury près de Lyon, sur la route du Pilat. Ce lieu de tradition lazariste depuis 1687 est chargé d’Histoire. D’ailleurs le sanctuaire de Valfleury comporte des points communs avec ND de Marceille.

Entretemps, le R.P. Vannier partira pour l’Espagne et sera remplacé en 1887 par Joseph Courtade, le nouveau supérieur des frères de la Mission à ND de Marceille.

Jean Jourde restera à Valfleury jusqu’en 1899, soit 8 ans.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 8:31

♦ 1899 – Retour à ND de Marceille


Avait-il interrompu un travail en cours ? Restait-il quelques affaires à terminer ou à diriger ? Le fait est que Jean Jourde revint à ND de Marceille dès 1899 après son séjour à Lyon. Mais son titre n’est plus le même, car c’est en tant que supérieur des frères de la Mission qu’il réapparait suite au départ de Pons Belot pour Montolieu.


Il y restera jusqu’en 1906, mais entretemps, il va vivre un épisode longtemps pressenti, un  séisme dans le monde religieux français : la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905. C’est une période trouble dont les prémices se feront sentir dès 1903 avec des manifestations violentes. ND de Marceille et sa Mission lazariste ne furent pas épargnées et malgré la fermeté de Jourde opposé à cette loi, la petite communauté sera contrainte de se dissoudre et de quitter les lieux. Toute la communauté ? Non, Jean Jourde continuera d’occuper ND de Marceille, une façon de marquer son désaccord, mais en vain. Jourde déclarera d’ailleurs :

« Les uns tiennent les portes, les autres les poussent mais bientôt ils entreront. Seule l’Histoire jugera… »


Il partira finalement pour l’Espagne en 1907…




♦ 1907 – Une pause à Figueras en Espagne


Après cette lourde crise dans le monde catholique, Jean Jourde dût sans doute faire une pause hors des tumultes politiques et religieux. Il va donc poursuivre son oeuvre en tant que supérieur des Filles de la Charité d’abord, à Gérone, puis en 1908 à Figueras en Espagne. Jean Jourde y restera jusqu’en 1914.



♦ 1914 -  Retour en France, dans l’Aude


Le père Jean Jourde eut décidemment beaucoup de difficultés à quitter cette région audoise. Il va d’abord revenir dans le Razès, puis en 1915, il va à Montolieu où il prend le poste d’aumôniere principal dans la Maison de repas des Filles de la Charité. Il occupe ensuite la haute fonction de Supérieur de cette Congrégation dès 1917. Mais avant, il suit les traces de Saint Vincent de Paul en passant par Dax.  Il y rencontre Pons Belot, un ancien supérieur de ND de Marceille âgé de 82 ans. Ce dernier sera aussi muté à la Maison de Montolieu.


En 1917, Jean Jourde à 65 ans et cette affectation d’aumônier principal sera la dernière avant sa disparition à 78 ans le 17 mai 1930, après une longue et terrible maladie.
Il sera resté 13 ans au couvent de Montolieu, auprès des soeurs de la Mission. Il confiera finalement son poste en 1929 à Eugène Vidal, son successeur, dans les moments les plus éprouvants de sa maladie.



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Dernière édition par Lanaelle le Jeu 13 Juil - 9:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 9:00

Ses liens avec l’affaire de Rennes-Le-Château


► Pourquoi Jean Jourde est lié à  l’affaire de Rennes ?


Sans connaissance de l’affaire de Rennes, il est impossible en lisant la biographie de Jourde de réagir en d’entrevoir un seul fait anormal. Sa vie fut à la fois exemplaire et discrète, presque banale. Pourtant un détail sort du lot, ses obsèques, comme nous le verrons plus loin.

Par contre, si l’on garde à l’esprit certains faits marquants de Rennes, des liens apparaissent et pas des moindres :


•  Jean Jourde était lazariste, une Congrégation fortement impliquée dans l’affaire de Rennes depuis sa création par Saint Vincent de Paul. Nous trouvons étroitement liés aux lazaristes, l’église Saint Sulpice de Paris, mais aussi des personnages comme Jean-Jacques Olier ou Nicolas Pavillon, élèves de Saint Vincent de Paul, la Compagnie du Saint Sacrement créer par Olier et même Nicolas Poussin qui aurait été lié à cette société secrète.

•  Jean Jourde fit son séminaire à Issy-les-Moulineaux près de Paris (Séminaire de Saint Sulpice). Il connaissait donc parfaitement l’église Saint Sulpice de Paris et ses curiosités.

Jean Jourde suivit les cours de Fulcran Vigouroux, un éminent professeur de théologie, auteur du dictionnaire de la bible. Ce fait nous relie au Codex Bezae et aux parchemins supposés découverts par Saunière.

Jean Jourde commença sa mission à ND de Marceille en 1880, l’un des lieux histoirique de l’affaire, 5 ans avant l’arrivée de Saunière à Rennes-Le-Château.


La formule «Venez à moi vous tous qui souffrez…» visible sous la fresque de La Montagne Fleurie à Rennes-Le-Château était auparavant présente dans La Chapelle de la Maison de repos lazariste à Montolieu. Jean Jourde la connaissait obligatoirement.

Jean Jourde resta 8 ans au sanctuaire de Val Fleury à Lyon entre 1891 et 1899. Or on sait que non seulement Saunière allait régulièrement à Lyon mais aussi que l’architecture du Domaine provient sans doute de ce lieu qui présente de nombreux points communs avec le Domaine de Rennes-Le-Château.


Jean Jourde ne cessera de revenir dans le Haut Razès. Il naviguera entre ND de Marceille, Montolieu et Rennes-Les-Bains où il allait régulièremnet soigner ses rhumatismes.

Jean Jourde prépara l’abbé Rescanière en 1914 pour prendre la place de Boudet à la cure de [b]Rennes-Les-Bains[b].




Mais ces attaches suffisent-elles à prouver que le R.P. Jean Jourde participa activment à l’affaire ? Inutile d’espérer trouver un quelconque document ou un courrier comportant une preuve. Le secret est à la hauteur de ses exigences. Les pièces importantes ont certainement été détruites ou secrètement archivés après la mort su Supérieur lazarisite. D’ailleurs l’absence totale de pièce documentaire prouve comme pour Saunière et Boudet, que toute cette affaire se déroula dans la plus grande discrétion. Seuls des documents éparses collectés par la suite et que Pierre Plantard réussira à détourner pour son propre compte, parviendront en goutte à goutte aux chercheurs du XXème siècle. L’opuscule du serpent rouge (le poème) en fait partie…


Comment peut-on procéder pour mettre en relief l’activité souterraine de Jean Jourde ? Un excercice simple est de comparer la chronologie des évènements entre ses activés et celles des deux Rennes. Or il faut reconnaitre que cet examen présente des points de synchronisation plutôt surprenant. Jugez plutôt…

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 9:09












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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 13:41

► Une photo de Jean Jourde ?


Nous n’avons aujourd’hui aucune photo publique authentifiée de Jean Jourde. Dommage pour un prêtre qui visiblement oeuvra tant pour l’affaire de Rennes. Aucune photo ? Peut-être pas. Il existe dans la collection des 33 cartes postales que Saunière commercialisa, une image montrant la Villa Béthania à la fin des travaux et un prêtre, muni d’un document, frappant à la porte d’entrée. Curieuse carte postale que cette scène où un curé est mis à contribution pour immortaliser la Villa fraichement terminée. Mais qui est donc ce curé ? Et qui prit la photo ?


La villa fut terminée entre 1904 et 1906 en même temps que le Domaine. Or cette époque troublée fait suite à un cataclysme qui éclata dans le monde religieux français. La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat qui commença ses effets vers 1903 devait bouleverser à tout jamais les traditions séculaires. Les lazaristes furent alors priés de quitter les lieux de culte. Or dans le Razès l’un d’eux va se distinguer : Jean Jourde qui refusera de partir de ND de Marceille. Il ne quittera en fait le sanctuaire qu’en 1907 pour Figueras. En clair, entre 1903 et 1907, Jean Jourde est dans l’Aude, or la carte postale fut prise entre 1904 et 1906…


Mais ce n’est pas la seule raison de soupçonnner sa présence sur la carte. Jean Jourde fut aussi très certainement impliqué dans le financement et l’élaboration du Domaine de Saunière. Quoi de plu normal qu’un maitre d’oeuvre venant constater le bon déroulement des travaux ? Cette photo est pourtant une mise en scène et cela ressemble fort à une remise des clés suite à une réception des travaux… La carte postale serait alors là pour célébrer la fin du grand projet «Saunière» et la visite du commanditaire…








► Montolieu et son couvent historique



Suite au décès de Boudet en 1915, Jean Jourde pris la décision de s’installer à Montolieu (le mont des oliviers) au Nord Ouest de Carcassonne, une petite commune réputée aujourd’hui pour ses nombreuses bouquineries. C’est donc en tant qu’aumônier qu’il intégra la Maison des lazristes. Curieusement, il effectuera dès lors de nombreux aller-retour à Rennes-Les-Bains, sous le prétexte de profiter des eaux bienfaisantes contre ses rhumatismes. Ces soins, par ailleurs certainement importants à sa santé, rejoignaient-ils quelques autres intérêts dans la région ? La somme des coïncidences entre sa vie et l’affaire ne surprennent plus …


Le couvent de Montolieu est un lieu à part du reste de la petite commune, un lieu hors du temps. C’est avant tout un site historique important puisqu’il fut fondé pr Louis-Le-Pieux, fils de Charlemagne, vers l’an 815 en devenant l’abbaye Saint-Jean-Baptiste-de-Mallast. Les moines bénédictins y séjournèrent durant 10 siècles jusqu’à la Révolution. Devenue bien national, l’abbaye sera  pillée et réduite en ruine. Les lazaristes deviendront propriétaires en l’achetant en 1826 pour en faire un collège de garçon. Ils construiront des parties habitables mais le collège fermera en 1858.


C’est en 1869 que le lieu sera cédé aux Filles de la Charités, la branche féminine de la Congrégation de Saint Vincent de Paul. Ce lieu est encore aujourd’hui utilisé par les Soeurs comme maison de repos, mais il reste incontestablement un site lazariste comme le témoignent les statues, les vitraux et quelques tableaux qui ornent le couvent.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 13:43

► Une trace de la Fresque “La Montagne Fleurie” à Montolieu


Nous savons que Jean Jourde intégra la Maison lazariste de Montolieu en tant qu’aumônier principal, puis comme Supérieur, dès 1915. Mais ce lieu lui était déjà certainement familier puisqu’il était en contact à ND de Marceille avec Pons Belot, le futur supérieur de Montolieu.


Et le fait est qu’une coïncidence étonnante existe entre la Chapelle de Montolieu et l’église restaurée de Saunière, puisqu’une citation très particulière fut retrouvée aux deux endroits. La formule dans la chapelle était inscrite le long de la voute situé au-dessus du choeur, comme le montre une ancienne carte postale.
On pouvait y lire :

VENEZ A MOI TOUS QUI SOUFFREZ ET JE VOUS SOULAGERAI


Or la formule inscrite sous la fresque de la Montagne Fleurie dans l’église Marie-Madeleine est identique à 4 mots près :



VENEZ A MOI VOUS TOUS QUI SOUFFREZ ET QUI ETES ACCABLES ET JE VOUS SOULAGERAI


Ce fait n’est pas anodin, car il existe à ce jour un seul lieu où la formule a été retrouvée aussi proche et de plus inscrite en ornement le long d’une voute. La coïncidence est plus que troublante et ceci renforce l’idée que cette citation possède une importance toute particulière. La fresque étant on le sait aujourd’hui codée, cette citation reliant la paroisse de Saunière à la chapelle de Montolieu serait non seulement volontaire mais hautement significative.


La citation est en fait une extrapolation extraite des évangiles de Matthieu XI, 28 :


Venez à moi vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau et moi je vous redonnerai du repos












Il est évidemment très tentant de supposer que Jean Jourde s’inspira de cette inscription pour l’intégrer dans le décor de la fresque dans l’église de Bérenger Saunière. Il ne pouvait ignorer cette sentence visible de tous, c’est un fait.

Mais il reste à comprendre pourquoi et surtout quelle a été la motivation de rallonger cette formule. Car rien n’a été fait au hasard, soyons-en certain.



La petite chapelle du couvent restaurée en 1930. Le chœur est décoré de vitraux et la sentence «VENEZ A MOI…» est toujours présente sur la voute.



La comparaison des deux anciennes photos de la chapelle montre l’importance des travaux engagés avant 1930. On peut d’ailleurs constater pour l’occasion, l’apparition de trois vitraux dans le chœur. Mais cette restauration prévue pour le centenaire de l’apparition de la Vierge à Catherine Labouré en 1830, fut bousculée par un autre événement moins prévisible, le décès de Jean Jourde le 17 mai 1930. Il fallait donc absolument terminer les travaux pour la célébration.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 13:45

Comme on peut en juger, la sentence peinte fut conservée lors de la restauration de 1930, mais la petite chapelle a bien changé et son aspect sobre d’aujourd’hui contraste avec son ancienne apparence. La citation a disparu et seuls les vitraux continuent de nous rappeler que la chapelle vécut plusieurs métamorphoses.





La statue au centre du choeur de la chapelle et le vitrail à droite rappelle une symbolique bien connue puisqu’il s’agit de la Vierge écrasant un serpent vert sous ses pieds. On retrouve cette représentation dans le nef de l’église Saint-Sulpice à Paris ou dans le jardin de ND de Marceille, preuve que nous sommes à Montolieu dans un couvent lazariste.


Les années notées au bas du vitrail 1830-1930 rappellent les dates commémoratives.


Le vitrail central en haut représente le revers de la médaille miraculeuse.


Le vitrail droite porte deux dates 1830-1930



Cette représentation de Marie trouve son origine dans les apparitions de la Vierge à une jeune novice des Filles de la Charité, rue du Bac à Paris en 1830. En effet le 27 novembre 1830, la Vierge apparut une seconde fois à Catherine Labouré. Elle vit comme deux tableaux vivants dans lesquels la Sainte Vierge était debout sur un demi-globe terrestre, ses pieds écrasant un serpent. La Vierge demanda alors que soit frappée une médaile à son effigie. «La Médaille Miraculeuse » fut ainsi crée et diffusée à plus d’un milliard d’exemplaires dans le monde depuis cette date.




► Des obsèques hors normes pour lazariste



Un fait marquant dans l’histoire de Jean Jourde est incontestablement celui de ses obsèques qui furent particulièrement célébrées. Mais pour comprendre l’importance inexpliquée de cette cérémonie, il faut au préalable comprendre la pensée lazariste et leurs traditions.



Les enfants de Saint Vincent de Paul sont avant tout des soldats de Dieu et le terme n’est pas à prendre à la légère. La Congrégation est en effet connue pour effacer la personnalité de ses disciples. Elle se comporte comme une réelle armée, avec ses hiérarchies, ses missions en France ou à l’étranger, ses codes et ses dons du corps et de l’esprit.  Il n’existe ni honneur, ni récompense, ni médaille pour mission bien remplie. C’est un pacte avec Dieu et avec la Congrégation. La vie éphémère n’est qu’un modeste souffle sur Terre. Ceci est si vrai que la tradition lazariste demande que, quelque soit leur grade, les défunts soient ensevelis par deux dans la même sépulture.


Jean Jourde n’échappa pas à la règle. Après avoir rendu sa belle âme à Dieu, il fut enterré dans le petit cimetière du couvent avec les restes du R.P. Gardat. Quelques dizaines d’années plus tard, son corps fut transféré dans une fosse commune.


Le corps n’est rien, seule l’âme et sa beauté comptent et il aimait répéter à ses proches N’oubliez jamais que nous sommes tous mortel. Voici ce que la tradition lazariste inculque à ses à ses disciples : compassion, foi et reniement de sa personnalité.






Pourtant, dans le cas de Jean Jourde, la cérémonie de sa disparition ne cadre pas avec la sobriété des célébrations qu’impose l’Ordre.



Le 17 mai 1930, Jean Jourde décède après de longues souffrances et une maladie particulièremnet invalidante qui l’immobilisera dès 1928. Comme tout lazariste, son décès aurait du provoquer une humble et discrète cérémonie. Pourtant, fait étonnant dans la Mission de Montolieu, ce fut tout  le contraire. Des obsèques extraordinaires furent organisées dans la petite chapelle fraîchement rénovée. Il est vrai que l’année 1930 coïncide aussi avec le centenaire de l’apparition de la Vierge mais cet anniversaire ne peut expliquer les obsèques hors norme d’un lazariste.


Car dès 1928, Jourde, en fin de vie, fit l’objet de toutes les attentions. C’est ainsi que Mgr Lacoste vint s’entretenir avec lui très longuement cette même année, un fait très inhabituel.

A l’annonce de son décès, des funérailles nationales s’organisèrent dès le lendemain mais elles furent retardées pour laisser le temps à tous ceux qui le connurent de venir lui rendre un dernier salut. De grandes célébrités du monde ecclésiastique vinrent s’agenouiller devant la dépouille. Nous trouvons le R.P. Sackebant, ou le R.P. Elie Calmet, supérieur de ND de Marceille, ainsi que des hauts représentants de l’évêché de Carcassonne.


Qu’a donc pu réaliser de si extraordinaire Jean Jourde, pour générer une telle commémoration? Ce n’est certainement pas sa vie discrète, sa fidélité à l’Ordre, son travail ou son humanisme qui firent déplacer tant de personnalités. D’autres personnages marquèrent aussi leur époque sans pour autant générer une telle passion, d’autant que cet excès de célébration reste unique dans l’histoire des lazaristes du 19e siècle.
Alors ? Aurions-nous mal perçu la vraie personnalité de Jourde ?


Certains dirant que durant sa retraite à Montolieu, la majorité de son temps était consacré à jardiner et à méditer. Impossible donc d’imaginer Jourde en manipulateur d’un complot ou dépositaire d’un important secret. Pourtant, il serait tout aussi stupide de croire que ses activités liées à  l’affaire de Rennes auraient été partagées avec l’ensemble du couvent. Un secret bien gardé est un secret où nul ne possède une vision complète. Rappelons-nous aussi que son lien avec l’affaire date probablement de 1880, soit 35 ans avant Montolieu. 50 ans à gérer l’affaire de Rennes, un demi-siècle à préparer la communications pour les générations futures, ceci valait bien quelques années tranquilles à jardiner dans le parc du couvent…


Il est évident que si Jourde menait des activités nécessitant une parfaite discrétion, aucun bruit ne devait filtrer. Voulait-il au travers de cet engagement s’enrichir ou acquérir une quelconque notoriété ? Evidemment non. Cela est contraire non seulement à sa pensée, mais aussi à sa condition lazariste. Jean Jourde, dépourvu de toute richesse fit tout de même don par testament à sa congrégation des biens reçut en héritage de sa famille mais le legs fut refusé. Jean Jourde avait-il déjà trop donné ?





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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 13:48

De nombreux détails de sa vie et de ses derniers moments à Montolieu sont connus au travers de son homélie funèbre publiée dans les annales de la Congrégation de la Mission. En voici un extrait :




C’est en 1869 que les sœurs de Montolieu demandèrent l’autorisation de convertir une partie du couvent, une petite vigne sauvage, en un cimetière particulier. La préfecture donna son autorisation en 1871 et la municipalité fournira l’acte officiel le 10 novembre 1871. Ainsi le cimetière reçut sa première inhumation le 26 avril 1872. 58 ans plus tard il accueillait Jean Jourde.






Sur le côté gauche du cimetière privée, quelques stèles sont encore visibles, rappelant que des anciennes sépultures ont été reconditionnées. La stèle de Jean Jourde fut-elle entreposée ici quelques temps ? Il y a de fortes chances.







► Le couvent de Montolieu aujourd’hui


C’est avec une extrême gentillesse que les soeurs de la Charité m’autorisèrent à déambuler dans les couloirs et dans les jardins du couvent. Un calme nostaligque y règne et les vieilles pierres rappellent à chaque détour que ces lieux sont chargés d’Histoire. Les murs font apparaitre de temps à autre quelques surprises comme ce magnifique portrait non signé de Saint Vincent de Paul, inévitable Saint patron des lieux…La finesse de l’huile dénote de surcroît un grand artiste.






Les jardins sont tout aussi imprégnés de cette lême sérénité, à la fois pesante et intemporelle.


Quelques soeurs s’affairent à cueillir des fruits, d’autres binent dans lev erger une terre asséchée par le manque d’eau du mois d’août, mais riche par les siècles de jardinage ininterrompu.







Je pensais alors à Jean Jourde qui devait certainement rêvasser dans ce parc, son esprit flottant entre ses pensées de bons lazariste et l’affaire de Rennes qu’il devait mener au mieux des intérêts de sa Congrégation et pour les générations futures. Combien de plans avait-il pu imaginer ? Combien de codages ? Combien de scénarios avait-il du élaborer ? Combien de contacts avait-il entrepris pour arriver au but ultime qu’il s’était fixé : Protéger définitivement le trésor de Rennes ?








La retraite des Filles de la Charité est finalement un vaste domaine luxuriat ceinturé par un mur épais et protégeant tant bien que mal quelques hectares de la folie de notre monde. Des bâtiments anciens et restaurés se mêlent à d’autres, plus modernes. Un calvaire et un simple clocher signale la présence séculaire d’une tradition religieuse. Les soeurs n’y venaient pas seulement pour terminer leur existence, mais également pour se ressourcer avant d’affrontrer de nouvelles missions. Jourde, durant 15 ans, les guida le temps d’un repos, soulageant et assistant les malades.





A l’extérieur, la petite ville du livre s’affaire, agitée par les bouquinistes et les touristes toujours plus nombreux.


Combien de temps encore cette enceinte protégera-t-elle les soeurs de Saint Vincent de Paul de ce monde des affaires et des stress de notre siècle ? Combien de temps encore cette paisible ancienne abbaye gardera-t-elle ses secrets et protègera-t-elle le souvenir de Jean Jourde ?






La puissance des lazaristes n’est plus, mais des traces demeurent toujours et l’affaire de Rennes sert de révélateur. En suivant les pas d JeanJourde, c’est tout un monde religieux et hermétique que l’on met en lumière. Ce couvent encore habité par les enfants de Saint Vincent de Paul nous permet encore d’observer ce rare témoignage du passé.











Incontestablement, la vie de Jean Jourde montre un parcours ecclésiastique en tant que Prêtre de la Mission, exemplaire. Il consacra sa vie à Dieu et fut un soldat lazariste comme tant d’autres, se consacrant entièrement à son sacerdoce.

Il fut apprécié en tant qu’homme pour ses valeurs profondément humanistes et son homélie le prouve. Le personnage était certainement plein d’attention, résolument tourné vers les autres et leurs souffrances. Ses étapes à Paris, à ND de Marceille, au Sanctuaire de Valfleury près de Lyon ou en Espagne marquèrent son entourage.


C’était aussi un homme de conviction et d’action. Sa révolte à ND de Marceille contre les nouveaux statuts de l’Eglise et de l’Etat le prouve. Refuser de quitter le sanctuaire et se mettre hors la loi n’était pas un acte anodin à une époque où la haine envers le monde religieux était croissante et particulièrement violente. Il avait un charisme, c’est indéniable et une volonté hors du commun, tout simplement. Ce fait restera d’ailleurs à son actif, expliquant les égards qu’on lui confiera tout au long de sa vie.




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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 14:03









L’histoire d’un meutre
► les premièrs conclusions
► Un coupable trop facile
► Une visite singulière
► Des revenus mystérieux
►Document codé et trésors cachés
► Résumé des faits
Sa tombe
Gélis-Boudet-Saunière
Les mystères de l’affaire
► Un document codé bien étrange
► L’hypothèse  Rose-Croix
► L’hypothèse Saunière
► VIVA ANGELINA
► La piste Saunière
► La piste Angélique

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 15:21

ANTOINE GELIS,  SON HISTOIRE








Antoine Gélis

Né le 1er avril 1827
Mort assassiné le 1er novembre 1897




On connait peu de choses sur ce prêtre du Haut-Razès, mais la fin de sa vie et sa disparition sont entourées d’un épais mystère.


Aussi discret qu’Henri Boudet, il est souvent oublié dans l’affaire de Rennes-Le-Château. Pourtant son assassinat fournit des clés de recherche que l’on en peut écarter






Dans la série des mystérieux curés du Haut-Razès, voici celui qui protège une énigme digne d’un grand roman policier. En effet, cette affaire dans l’affaire qui attira de nombreux passionnés est celle de la mort mystérieuse  de l’abbé Antoine Gélis et des liens qui l’unissaient à Bérenger Saunière, Alfred Saunière et Henri Boudet.


Curé de Coustaussa, un petit village situé à quelques kilomètres de Rennes-Le-Château, il fut retrouvé avec des pièces d’or cachées dans son presbytère. En savait-il trop ? A-t-on voulu le faire taire ? Le mystère est entier…

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 19:51

L’histoire d’un meutre


Jean, Antoine, Maurice Gélis est né le 1er avril 1827 à Villeséquelands dans les Landes. Il fut d’abord curé de Durban, puis curé de Lanet en 1855.


Il fut ensuite nommé à Coustaussa en 1857





Au matin de la Toussaint, le 1er novembre 1897, Antoine Gélis, 70 ans, fut trouvé gisant sans vie dans une flaque de sang, sur le sol de la cuisine de son presbytère. Il était tout habillé et portait son chapeau d’ecclésiastique.





Sa montre était arrêtée précisément sur 12 heures 15 (minuit et 15 minutes). Le corps fut découvert le jour même, par son neveu inquiet de ne pas l’avoir vu :

«Il entra dans la cuisine, appelant de nouveau, lorsque trébuchant sur une masse informe, il faillit tomber ; regardant alors à ses pieds, à  la lueur qui filtrait à travers les volets clos de la cuisine, il vit et reconnu son oncle couché sans vie dans une mare de sang. Affolé à cette vue, il est sorti dans la rue où il faillit s’évanouir. »


Devant l’horreur du crime, des mesures furent prises immédiatement :

«Le maire fit immédiatement fermer les portes du presbytère et envoya un express à Couiza avec mission de prévenir la justice et la gendarmerie. Egalement prévenu, Monsieur Pugens, juge de paix à Couiza, se transporta immédiatement sur les lieux du crime où, en attendant l’arrivée du parquet de Limoux, il procéda à l’apposition des scellés. »


Voici ce que fit paraitre «le courrier de l’Aude » :





Les autorités utilisèrent les grands moyens pour surprendre l’assassin inconnu :
Selon «le courrier de l’Aude» cité par Patrick Ferté :


«Toutes les brigades de gendarmeries sont sur pied ; elles ont reçu l’ordre de veiller sur les routes et dans les campagnes. Les gendarmes de Perpignan cernent la frontière ; ceux de Limoux, de Couiza et des environs redoublent de zèle et de vigilance. »


L’assassin du curé Gélis ne devait jamais être découvert.


L’affaire de l’assassinat eut même un écho national comme le montre cette coupure de presse extraite du Petit Journal de Paris 1897.



Le Petit Journal de Paris 1897

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 19:53

► Les faits envisagé selon le dossier d’instruction


L’enquête ouverte par le Ministère Public et par le Juge d’instruction de Limoux, a été initié le 2 novembre 1897, le lendemain du décès de Gélis. Ce dossier a été retrouvé par 2 avocats, Julien Coudy et Maurice Nogué, et publié sous forme d’une analyse dans le Midi Libre, le 3 octobre 1975. Voici un extrait de l’article :







► les premièrs conclusions


Gélis est méfiant : Antoine Gélis vivait seul et ne fréquentait personne. Il était incontestablement méfiant, dormait toute l’année avec les volets clos même en été. Il fit poser une clochette à la porte d’entrée du presbytère. Sa porte était constamment verrouillée, ce qui est rarissime dans les villages en ce temps-là.  Que pouvait craindre Gélis ? Le presbytère est situé au cœur du village et il se trouve entouré de maisons bien rapprochées.

De quoi avait-il donc peur dans son presbytère barricadé n’ouvrant qu’après un mot de passe ? Quel document cachait-il dans ses tiroirs, plus précieusement que son argent et ses chandeliers ?

Un crime bestial : On supposa que le prêtre était assis dans un grand fauteuil près de la cheminé lorsque dans le courant de la soirée, il reçut un visiteur. La conversation s’était sans doute engagée entre les deux hommes, quand le visiteur se leva, passa derrière le fauteuil et, s’étant emparé des pincettes à feu, en frappa sauvagement la tête du prêtre. En dépit de ses sérieuses blessures, Gélis était parvenu à se mettre debout et à se diriger vers la fenêtre qui donnait sur la rue, manifestement dans l’intention d’appeler à l’aide. L’assassin le suivit et, armé cette fois d’une hachette, il acheva sa sinistre besogne.


Mise en scène : A ce stade on pourrait supposer que le crime a été irréfléchi, commis sous l’emprise de la colère, mais bien au contraire. L’assassin démontre une parfaite présence d’esprit (noté par le  juge dans son procès-verbal du 2 novembre 1897 : Les policiers trouvèrent des éclaboussures de sang pratiquement partout, même au plafond. En dépit de la confusion et du carnage qui devaient avoir eu lieu, le meurtrier fut assez méticuleux pour nettoyer et ranger entièrement la cuisine de sorte que, dans les grandes flaques de sang, on ne put retrouver aucune empreinte. Aucun meuble n’était renversé. Aucune trace à l’extérieur. En outre, pour quelque raison mystérieuse, l’assassin prit la peine de repositionner le corps vers le centre de la pièce. Celui-ci avait été couché sur le dos, la tête et la figure dans une position normale, les bras croisés sur la poitrine comme un gisant. Ceci, on le réalise sans peine, est la position que l’on donne communément aux défunts, et ce qu’aurait pu faire un autre prêtre.

Que cherche l’assassin ? On retrouvera seulement 2 petites gouttes de sang au premier étage, dans  la chambre du prêtre. Là, l’assassin avait ouvert un porte-documents qui contenait de nombreux papiers privés. Le contenu de ce porte-documents était resté intact, et la conclusion évidente avait été que le meurtrier cherchait quelque chose. Ce n’était certainement pas de l’argent, parce que dans un bureau on retrouva 683 F en pièces d’or et en billets. Dans sa commode on trouva 106,90 F. Les tiroirs étaient ouverts, et on avait fouillé dans tous les meubles ! La serrure d’un coffre avait été également forcée.


La seule piste : Le seul élément de preuve que l’on découvrit fut un carnet de papier à cigarettes presque intact de la marque peu courante «Le Tzar ». Gélis ne fumait pas et détestait que l’on fume en sa présence. Sur l’un des papiers à cigarette, on trouva inscrits d’une écriture malhabile, les mots «Viva Angelina ». Ce message est sans doute un avertissement à l’usage des initiés, comptant sur la Presse pour le rapporter. L’instruction fit parler au maximum cet indice. On interrogea tous les débitants du département. Aucun ne vendait, ni n’avait jamais vendu de papier à cigarettes de marque «Le Tzar ». Il venait d’au-delà du département.


Gélis connaissait le meurtrier : L’autopsie révéla que Gélis avait été assassiné entre 3h et 4h du matin. Tous les villageois savaient que Gélis était un homme nerveux et avait peur des intrus. Il gardait toutes les issues de sa maison aussi closes que possible : barres aux portes et volets rabattus aux fenêtres, même pendant les mois les plus chauds de l’été. Il est donc évident que si un visiteur s’était présenté chez lui tôt le matin, cette personne devait lui être familière. D’ailleurs la clochette d’alarme a été neutralisée cette nuit-là et la porte d’entrée n’a pas été fracturée. L’abbé connaissait donc très bien son assassin… On suggéra que l’assassin venait emprunter de l’argent au curé ou bien encore qu’il venait récupérer une promesse de dette : cela ne tient pas. Car le mystérieux visiteur ne fut pas reçu comme un «maître ». En effet, il fuma et but devant l’abbé qui détestait notoirement le tabac, comme en témoignent l’odeur, le papier à cigarettes Tzar, et 2 bouteilles entamées de banyuls et de porto.

La montre était cassée  : La montre au poignet de Gélis indiquait 12h15. Cependant, si le meurtre avait eu lieu entre 3 et 4 heures comme le dit l’autopsie, il semble évident que le meurtrier avait changé l’heure sur cette montre, puis l’avait brisée afin que cette heure ne change pas.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 19:55

► Un coupable trop facile



Au cours des mois qui suivirent l’événement on soupçonna Joseph, le neveu de l’abbé Gélis, qui avait des problèmes financiers et avait emprunté 100 F à son oncle. Joseph assura que le soir en question il ne se trouvait pas à Coustaussa mais avait accompagné son épouse à Luc-sur-Aude, où la femme de leur fils était sur le point d’accoucher. Pendant la soirée, il fut obligé de revenir à Coustaussa et il profité de l’occasion pour rendre visite à l’abbé Gélis et lui annoncer la bonne nouvelle. Il était arrivé vers 19h30 et était reparti vers 21h pour Luc-sur-Aude.

Le 14 décembre suivant, les autorités de Montpellier reçurent une lettre anonyme exprimant l’étonnement de voir que Joseph n’était toujours pas sous les verrous. Peu à peu, des fragments d’information, de nouveaux témoins, et de nouvelles déclarations commencèrent à desservir Joseph.

On l’arrêta et on le maintint en détention, mais les magistrats de Montpellier ordonnèrent son élargissement, et il fut libéré le 2 août 1898 suite à un non-lieu rendu par la cour d’appel. Le présumé coupable n’était pas dans la région la nuit du meurtre.



► Une visite singulière


18 jours avant le drame, l’abbé Gélis reçut une visite inhabituelle. Entrant dans la sacristie à l’improviste, sa nièce le trouva en compagnie d’un homme assis sur une chaise et qu’elle n’avait pu distinguer. Gélis aussitôt referma la porte pour empêcher sa nièce d’identifier le visiteur. Plus tard, il répondit à sa nièce que c’était un ami. L’ami d’un prêtre qui n’en a guère est souvent un autre prêtre.



► Des revenus mystérieux


L’abbé Gélis percevait de l’état 900 F par an et quelques fermages. Ses comptes de 1895 à 1897 le prouvent : il dépensait 700 F par an. Or, un de ses vieux amis, le curé-doyen de  Trèbes, dira au juge que, depuis 3 ans, Gélis lui confia 1000 F par an à placer pour lui en obligations du chemin de fer. Le doyen le reçut encore en visite le 24 septembre 1897 et à cette occasion Gélis lui remit 1200 F aux mêmes fins ajoutant de NE JAMAIS LUI ECRIRE A CE SUJET. D’où provenaient ces recettes ?




►Document codé et trésors cachés


Les surprises que réservait Gélis ne s’arrêtèrent pas là. Sa maison était truffée de trésors cachés : le juge d’instruction, transporté au presbytère de Coustaussa, le 4 novembre 1897, trouva un écrit de l’abbé épinglé à une note de dépense du 24 septembre 1897, et rédigé le jour même de sa visite au curé-doyen de Trèbes. Cet écrit révéla que l’abbé cachait pour 13.000 francs (soit de quoi vivre durant 20 ans !) de pièces d’or en divers endroits de sa maison et de la sacristie. Le document était en outre codé.


Le juge inventoria :

«4 000 F sous un tabernacle, 2 000 F sous un rochet. Cela pour la sacristie « enfoncée dans la terre au deuxième sous-sol ».
Puis « au presbytère on découvrit pour 1 000 F de jaunets (pièces d’or) dans le chambranle de la cheminée de la chambre ; autant dans le prie-Dieu, autant sous une pierre des lieux d’aisance, autant sous le plancher du grenier ; autant dans une dépendance, sans parler de diverses sommes dans les lires de la bibliothèque. Il y avait partout pour 11 400 F, en napoléons de 20 et 10 F renfermés dans de vieux morceaux de tuyaux de poêle, ou des tubes en fer blanc. »



Seuls, les 1000 F signalés dans une cave ne furent pas retrouvés. Sans doute y sont-ils encore.


Pourquoi diable l’abbé Gélis aurait-il codé l’emplacement de ses cachettes ?
Depuis quand ce trésor ? Pourquoi ? Comment ? Quel langage dissimulé avait utilisé le prêtre pour que le juge comprenne les lieux signalés des caches ? Que contenait le document ? L’affaire demeurera à jamais mystérieuse.



► Résumé des faits


• Gélis était méfiant et en permanence sur ses gardes
• Gélis était riche et cachait un trésor chez lui, comment ?
• Gélis disposait d’un écrit codé, Pourquoi ?
• Gélis attendait le visiteur tard dans la nuit, la clochette étant rendue muette
• Gélis connaissait son meurtrier
• L’assassin était méticuleux et certainement intelligent
• L’assassin déploya une énergie bestiale lors du meurtre
• L’assassin mit en scène son meurtre et déposa intentionnellement un seul indice : « Viva Angélina »
• L’assassin cherchait un objet ou un papier mais certainement pas de l’argent
• L’assassin a fouillé partout et savait-il ce qu’il cherchait ?
• Malgré la proximité du presbytère avec d’autres habitations, l’exiguïté du village et la violence de l’acte, personne n’a rien vu, ni rien entendu
• Le document codé ne fut jamais connu, pourquoi ?

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 22:36

Sa tombe


Son enterrement eut lieu à Coustaussa avec la participation de Saunière, de Boudet, des prêtres de Couiza, d’Arques, de Montazels, de Luc-sur-Aude et d’Antugnac. On nota également la présenc du représentatn de l’épeque de Carcassonne, le Vigário-Geral Cantegril. La cérémonie se déroula sans incident.


La tombe de l’abbé Gélis est toujours visible dans l’ancien cimetière de Coustaussa. Elle se dresse aux deux tiers de l’allée qui traverse l’étroit cimetière en pente. Mais fait curieux, contrairement aux autres sépultures qui sont orientée au couchant, celle-ci est orientée vers Rennes-Le-Château…







On remarquera la stèle surmontée de l’emblème de la Rose-Croix (symbole des rosicruciens)



Antoine Gélis, autre curieux curé du Razès, ne ressemble pas à nos 2 fameux prêtres : Saunière et Boudet, mais il a su comme eux emporter son secret dans sa tombe.


Ci-dessous le texte de l’épitaphe :





Gélis-Boudet-Saunière



Les bonnes relations qu’entretenaient habituellement les prêtes des paroisses voisines étaient courantes à la campagne. Cependant la collaboration des abbés Saunière, Gélis et Boudet débordait largemet des limites ordinaires. Bérenger Saunière était le benjamin, Gélis l’ainé, et Boudet était 10 ans plus jeune que Gélis. En 1886, année où Saunière découvrit les parchemin, Saunière avait 35 ans, Gélis 59 ans et Boudet49 ans.


Boudet et Saunière, marcheurs infatiguables, partageaient le même goût pour l’histoire et l’archéologie de la région. Gélis et Saunière, à en croire leur correspondance, étaient très proches. Enfin, de façon inexpliquée, ils étaient riches tous les trois.


Mais cette entente ne dura pas. En 1897, année de l’assassinat de Gélis, Saunière et Boudet ne se sont plus vus. La morte de  Gélis brisa le trio, et on raconte que dans les jours qui précédèrent la mort de Saunière et Boudet, respectivement en 1917 et 1915, ceux-ci reçurent également de mystérieux visiteurs.



Les mystères de l’affaire


► Un document codé bien étrange


La découverte par le juge d’un «document codé » fut le tournant de l’enquête :
Le 21 novembre, revenant sur cette affaire, « le courrier de l’Aude » précise :
«Un document précieux pour cette affaire vient d’être envoyé à Paris pour être soumis à une expertise »


Que contenait ce document qui fut soustrait rapidement comme pour en limiter au maximum le nombre de témoins ? Ce qui est sûr et troublant, c’est que dès cet envoi, IL NE FUT PLUS JAMAIS QUESTION de l’enquête sur le crime de Coustaussa.


Les autorités ont-elles eu ainsi connaissance du mobile du crime et même de l’identité du (ou des) meurtrier ? Serait-ce une affaire d’état ?

Malgré tout, le document permit au juge de découvrir les innombrables cachettes où Gélis préservait son trésor.



► L’hypothèse  Rose-Croix


Une autre hypothèse avancée depuis longtemps est celle des rosicruciens.  En effet, pendant les 3 années de relative tranquillité précédant la soumission des parchemins à Paris, les curés Boudet / Gélis / Saunière avaient beaucoup progressé vers la solution. Il est probable que leurs découvertes suscitèrent alors la convoitise des trésoriers de Rose-Croix.


► L’hypothèse Saunière



Une hypothèse classique à ce mystère est la suivante : Antoine Gélis, tout comme Saunière et Boudet, aurait eu connaissance d’une série de parchemins que peut-être Saunière lui aurait confiés dans l’intention de lui demander son opinion. On peut alors imaginer que Gélis ait su déchiffrer par lui-même les codes cachés et ainsi découvrir un trésor ou même un grand secret. Gélis a pu alors demander l’avis de Saunière sur la manière d’en disposer. Antoine Gélis avait peut-être l’idée de remettre cette fortune à  l’Eglise, ou au gouvernement, ou de la distribuer tout entière aux nécessiteux.


On sait que Gélis disposait d’un revenu personnel et qu’il avait prêté des sommes assez importantes pour financer ses affaires, parfois plusieurs milliers de francs à la fois. Ceci indique que Gélis connaissait la valeur de l’argent, malgré sa vocation spirituelle et qu’il devait disposer d’une source de revenus autre que celle de ses appointements.



Saunière a donc dû entrevoir le risque de voir s’en aller en fumée sa fortune, ses espoirs, ses rêves et ses ambitions. Peut-être même que Gélis était prêt à tout dévoiler. Saunière a pu alors décider d’agir de manière à régler ce problème une fois pour toute. Voilà ce qui pourrait expliquer la réactio ténébreuse de l’abbé Rivière qui administra les derniers sacrements à Saunière.


Saunière, était un homme extrêmement intelligent et motivé. Il était aussi séduit par la richesse, le pouvoir ; et à partir du moment où il entra en possession de cette mystérieuse fortune, il ne laissa personne dénouer les cordons de sa bourse de son vivant. Il s’enveloppa d’un mystère qui suscita la suspicion en divers lieux. Ceci constitue en soi un argument en faveur de la thèse que Saunière était un homme qui n’aurait reculé devant rien pour pouvoir continuer à mener grand train.


Les constatations effectuées sur le lieu du crime prouvent que l’assassin était méticuleux et que son crime avait été soigneusement mis en scène. Cet assassin était connu de Gélis, et il devait connaitre la disposition de la cuisine et de son contenu. Cela signifie qu’il savait trouver sur place des instruments meurtriers et ne devrait pas devoir en apporter lui-même. si Saunière est notre mystérieux assassin, rien ne doit être laissé au hasard et surtout pas ce papier à cigarettes, indice qui a dû être placé là pour égarer les enquêteurs. Cette pièce à conviction, en particulier, est remarquable à plus d’un point de vue : Pourquoi le meurtrier a-t-il voulu laisser un tel indice ? Pourquoi a-t-il écrit « Viva Angelina » ?

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 22:40

► VIVA ANGELINA


Quelle a pu être la signification de ces deux mots ? L’homme qui a laissé derrière lui ce papier à cigarette était à la fois sûr de lui et arrogant. Il était convaincu que même si ce papier était découvert, personne ne serait en mesure de le désigner comme coupable. Il est à noter que le papier de marque TZAR était fabriqué en France, mais distribué en Hongrie. La Hongrie où d’ailleurs Saunière avait un compte en banque…



► La piste Saunière


Saunière est un homme malicieux et sur de lui. il a donc pu se jouer des enquêteurs avec son arme favorite : les messages secrets. Si l’on essaie de décoder VIVA ANGELINA avec le manuscrit «Le sot du pécheur » (1) on obtient un résultat surprenant.





(1) Ce document mystérieux est en fait un bout de papier sur lequel sont gribouillées quelques lignes de la main de Bérenger Saunière. Ce court document aurait été trouvé parmi les effets personnels de ce dernier, après sa mort. Comme pour la plupart des éléments qui composnet ce mystère, personne ne peut dire avec certitude si c’est bien Bérenger Saunière qui a composé ce texte, bien que le contenu le fasse penser. Son utilisation reste on connue à ce jour. Ce texte ressemblant à un cryptogramme garde donc son secret...




Lorsqu’on regarde les lettres on aperçoit 4 chiffres romains : VIVI.
Si on les groupes, on peut obtenir : V  VI I = V+VI+I = 10
Si on groupe  les 3 premiers chiffres on peut obtenir : V   IV = V + IV = 9
Ensuite nous lisons «A Angel», en français : un Ange
Ensuite nous avons le dernier chiffre romain I et les lettres NA


A présent si on revient à la note de Sauniière «Sot pécheur». L’élément clé de ce message, apparait également dans son énigme, «Un Ange», à  la ligne 9. En confirmation de ceci, «Un Ange» commence à la 10ème  lettre du début de la ligne et se trouve à la 9ème ligne.






Si l’on reprend le même raisonnement :
V   IV   I = V + IV + I = 10ème lettre
Si on conserve uniquement le premier chiffre, on a V = 5ème ligne
On découvre alors le mot [color:ded9=#01dfa5[/color]RETOURNA ce qui donne alors le message :


UN ANGE RETOURNA



Saunière aurait-il voulu mettre en évidence ces mots qui ne peuvent être qu’une allusion à l’Ange de la Mort revenu accomplir sa vengeance ?



► La piste Angélique


Il est également étonnant de remarquer que si l’on utilise la langue des oiseaux (utilisée d’ailleurs dans certains cas par Saunière) et que la lettre volée est en « e » on obtient :
VIVA ANGELINEA

Qui peut alors se lire : VIVE ANGE LINEA ou plus exactement : «Vive la lignée des anges ». Cette maxime est connue pour être associée à une société secrète :
«La société Angélique », dite «Le Brouillard » ou «L’église des lumières ».
Elle fut fondée vers 1500 par l’imprimeur Sébastien Greiff dit Gryphe. Son livre de base est «Le songe de Poliphile » qui est un ouvrage codé. On trouve parmi ceux qui ont appartenu à ce groupe : Dante, Rabelais, Cervantés, Goethe, Dumas, Nerval, Georges Sand, Jules Vernes et beaucoup d’autres…


Le songe de Poliphile

«Le Songe de Poliphile », publié en 1546, est l’adaptation par Jean Martin de l’Hypnerotomachia Poliphili de Francesco Colonna (1453-1538), paru à Venise en 1499.
Livre à clefs, profondément ésotérique, il est une ouverture sur la période d’activité intellectuelle de la Renaissance. Le Songe de Poliphile a joué, de par son caractère hermétique et allégorique, un rôle extrêmement important dans la création des jardins initiatiques de la Renaissance Italienne. Ce livre est orné de nombreux bois dus à un artiste inconnu.

Divisée en 2 livres, l’œuvre met en scène la quête de Poliphile qui cherche sa bien-aimé Polia dans un paysage de ruines, de palais et de temples antiques. Ce parcours allégorique, qui aboutit à la contemplation de Vénus dans les jardins d’une Cythère idéale, reste à interpréter. On peut y avoir une libre reconstitution des « mystères d’amour » dont parlait Diotime dans Le Banquet. Quant au livre II, il évoque l’idylle contrariée des protagonistes dans la Trévise du Quattrocento. Connu pour la beauté de ses gravures, son influence sur l’art des jardins et les décors des fêtes de cour, comme l’une des expressions les plus achevées de l’esthétique littéraire. Dès le premier tiers du XVIe siècle, Rabelais et d’autres s’étaient inspirés de l’œuvre de Colonna. L’adaptation de Jean Martin en a prolongé le rayonnement jusqu’à La Fontaine et Gérard de Nerval.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Jeu 13 Juil - 23:04






Espéraza, un village à priori comme les autres
► Epéraza, un village réputé pour ses chapeaux
► L église d’Espéraza
Le mystère de Rivière
► Les transformations de son église d’Espéraza
♦ Le statuaire
♦ La grotte de Lourde
♦ Jésus dans une grotte
♦ Analogie avec Saunière
► Que devint l’abbé Rivière ?
Que peut-on en déduire ?
► Existe—t-il d’autres exemples d’un christ gisant ?
► Une confession effrayante !

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Ven 14 Juil - 11:00

L’Eglise d’Espéraza et le mystérieux abbé Rivière



Pour beaucoup, le mystère de Rennes-Le-Château se résume uniquement au petit village du même nom voir à Rennes-Les-Bains ou à Notre Dame de Marceille. Or il faut savoir que toute la région du Razès est parsemée de mystères qui sont autant de pistes à étudier.


Si un part historique commence à être expliquée de façon certaine, il reste des zones d’ombres et pas des moindres qui cadrent mal avec les thèses reconnues. Probablement nous avons plusieurs trames entrelacées dont seulement certaines commencent à apparaître.

L’église d’Espéraza et l’histoire de son Abbé Rivière son très significatives, car même si aujourd’hui on peut proposer quelques explications à ce qui a pu perturber cet homme d’église en recevant les dernières confessions de Saunière, la réaction qu’il eut ensuite dans sa paroisse et sa dépression restent pour le moins étranges et tout à fait incompréhensibles…




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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Ven 14 Juil - 11:40

Espéraza, un village à priori comme les autres



► Epéraza, un village réputé pour ses chapeaux


Espéraza est une petite commune traversée par l’Aude et située à environ 2 km de Rennes-Le-Château entre Couiza et Quillan. Elle compte aujourd’hui environ 2000ha.


Son histoire commence, comme beaucoup d’autres villages de la région, à  l’époque de Charlemagne vers 813 où de nombreuses abbayes virent le jour. Espéraza naquit ainsi autour d’un prieuré.





Sa destinée fut similaire à Rennes-Le-Chateau puisque le village se retrouva wisigothique et carolingien.





Bien plus tard, vers 1815, le village connut un essor économique considérable grâce aux chapeliers de Bugarach qui s’y installèrent. D’abord en 1830, puis en 1878, Espéraza connut alors une période prospère dans la chapellerie. L’arrivée de la voie ferrée à cette époque favorisa certainement cet essor industriel.


Vers 1929, Espéraza comptait 3000 ouvriers et 14 usines, ce qui permit au village d’atteindre le 2ème rang mondial des chapeaux-feure (derrière Monza en Italie).






Mais la mode, phénomène inconnu à l’époque, eut un impact terrible sur l’industrie vestimentaire. Le chapeau qui se portait de moins en moins dans cette moitié du 20ème siècle plongea le village dans une déprime économique






Licenciements et dépôts de bilan devinrent fréquents et l’activité de la chapellerie faillit disparaitre. Seule une usine près de Montazels résista et un musée témoigne aujourd’hui de ce savoir-faire.


Espéraza est aujourd’hui une petite ville d’environ  2100 habitants et elle est connue depuis 1992 pour son centre européen de paléontologie.




Néanmoins, Espéraza est connue dans l’affaire de Rennes-Le-Chateau pour d’autres raisons et notamment par :


Marie Dénarnaud qui naquit à Espéraza le 12 août 1868. Comme son frère et son père, elle y travaillait comme ouvrière du chapeau à l’usine.


L’abbé Rivière qui fut le confesseur des derniers jours de Saunière. Il y fit sa cure entre 1906 et 1920 et confessa Bérenger Saunière le 21 janvier 1917 durant toute une après-midi.

Espéraza et son église sont au centre d’un alignement topographique complexe.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Ven 14 Juil - 15:24

► L église d’Espéraza






L’église romane d’Espéraza fut construite au XIIIe siècle et resta dans l’état jusqu’au XVIe siècle. Malheureusement, elle fut ravagée par les incendies provoquées par les guerres de religion et on dut refaire certaines parties.

L’entrée actuelle de l’église est sobre et inhabitubelle. Son apparence très républicaine fait penser au porche d’une maire et nous remet en mémoire la loi sur la loi de séparation de l’Eglise et de l’ Etat promulguée le 9 décembre 1905, une séparation que craignaient Bérenger Saunière et toute la communauté religieuse de l’époque.



Le porche de l’église aujourd’hui





Si l’entrée extérieur reste humble, l’intérieur dévoile une paroisse richement décorée. Les peintures murales et les voûtes mettent en valeur un statuaire varié qui nous rappelle un autre lieu…l’église de Rennes-Le-Château et son statuaire…





La paroisse était d’ailleurs déjà très décorée en 1900 comme le témoigne la photo ci-dessous…





L’église est dédiée à Saint Michel, ce qui explique les deux représentations, l’une avec un dragon et la seconde avec Lucifer en haut-relief au-dessus de l’autel…



Ces représentations sont équivalentes et reflètent une tradition religieuse complexe qui s’est développée avec les siècles.




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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Ven 14 Juil - 15:26

Saint Michel terrassant le dragon ou le Démon



Saint Michel est très populaire en Europe occidentale et son origine remonte à la nuit des temps puisqu’on le retrouve également en Orient. On le reconnait surtout grâce à ses attributs que sont la lance ou une épée tenue à la main et terrassant un dragon ou le Démon. Michel signifie «Qui est comme Dieu » (égal à Dieu) et son personnage est issu de la Bible. Ange parmi les anges, il se caractérise par le fait qu’il est le Chef des armées célestes et Grand Prince dans le Livre de Daniel (12,1) d’où son titre d’Archange.


Dans la littérature judéo-chrétienne, il existe quatre Archanges : Michel, Gabriel, Raphaël, et moins connu, Uriel, qui curieusement n’est jamais cité par l’Eglise. Saint Michel est représenté soit chevalier avec son armure, soit ange avec une balance face à Satan, et pesant les âmes lors du Jugement dernier. En tant que chevalier on le voit alors terrassant un dragon qui n’est autre qu’une représentation de Satan, ou du Démon. Son bouclier est orné d’une croix.


Le combat de l’Archange Saint Michel contre le Démon est évoqué dans l’Apocalypse de Saint Jean (12-7). A l’issue de cette lutte contre les anges rebelles, le Démon se voit terrassé et précipité sur la Terre. Cette scène fut reprise par l’Eglise pour symboliser la force du bien contre le mal, le beau contre le laid, l’Archange puissant et d’une grande beauté combat le monstre d’une grande laideur. Il est l’ennemi de Lucifer (ange qui se veut l’égal de Dieu) et il doit sa majesté d’Archange à sa profonde humilité. Ce combat est aussi issu de l’épître de Jude (v.9) où il combat Satan et l’expulse du Paradis, en lui disant «Quis ut deus » (Qui est Dieu ?) (en référence à l’orgueil de Satan qui voulait monter au plus haut des montages et se montrer ainsi semblable au divin). L’Archange Saint Michel est donc pour les catholiques le premier saint à invoquer pour obtenir une protection contre les Démons. Il existe aussi d’autres variantes.  Le Livre d’Hénoch fait de Michel celui qui soutient l’univers et dans le Talmud, ses relations avec les autres anges sont comparées à celle du grand prêtre avec Israël sur Terre ; il est considéré comme le législateur direct qui s’adresse à Moïse sur le mont Sinaï (Actes des Apôtres, VII,38).







Saint Michel apparut à Saint Grégoire le Grand le 8 mai 590 au sommet du château Saint-Ange, à un berger au sommet du Gargano, en Pouille, au Mont-Saint-Michel en Normandie et à Jeanne d’Arc à Domrémy.


Le premier sanctuaire fut édifié en 492 au sommet du Mont Gargan en Italie du sud. De nombreux autels et églises lui seront dédiés en Italie et en Europe jusqu’en Irlande à partir du VIe siècle. Plusieurs pélerinages autour des grands sanctuaires attireront des foules importantes dès le Moyen-âge.


(Le terme ange vient du grec aggelos, “messager”. Le mot démon vient d’un mot grec ancien, daimon, qui désigne des êtres que leurs pouvoirs spéciaux plaçaient entre les humains et les dieux).


Il est aussi intéressant d’observer la similitude du mythe de Saint Michel terrassant le dragon, avec une autre légende que les historiens diront ne connaitre aucune connexion, celle de Saint George combattant le dragon à cheval avec aussi un bouclier et une croix…








La légende de Saint-Georges



Au IVe siècle, tous les sujets de l’empereur Dioclétien (empereur romain d’orient vers l’an 300) sont invités à offrir des sacrifices aux dieux de l’empire. Cet ordre est tout spécialement appliqué aux militaires, car il est le signe de leur fidélité. A Lydda, en Palestine, un officier, originaire de Cappadoce, refuse. Il est exécuté pour refus d’obéissance, mais la popularité de son culte sera telle que  la piété populaire ne pourra se contenter des maigres données de l’histoire. On le fait couper en morceaux, jeter dans un puits, avaler du plomb fondu, brûler dans un taureau de bronze chauffé à blanc, donner en nourriture à des oiseaux de proie. Chaque fois, Saint-Georges ressuscite et en profite pour multiplier les miracles. A ces fioritures morbides, s’ajoute au XIe siècle, la légende de la lutte victorieuse de Saint Georges contre un dragon malveillant qui symbolise le démon.


Ce dont on est sûr, c’est qu’au IVe siècle, l’empereur Constantin fait édifier à Saint-Georges une église à Constantinople. Cent ans après, on en compte une quarantaine en Egypte. On les voit s’élever en Gaule, à Ravenne, en Germanie. En France, 81 localités se placent sous sa protection et portent son nom. On ne compte plus le millier d’églises dont il est le titulaire. Il est le patron céleste de l’Angleterre et de l’Ethiopie et le martyr de Palestine. Les circonstances exceptionnelles de sa mort l’on fait appeler par les chrétiens d’Orient « le grand martyr ». Son culte s’est très rapidement développé. Il est devenu le saint protecteur de la Géorgie qui porte son nom. Les croisades contribuèrent à donner au culte de Saint-Georges un grand éclat, notamment parmi les chevaliers français et anglais. Il était donc légitime que les cavaliers le choisissent comme saint protecteur.

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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Ven 14 Juil - 15:28

Le mystère de Rivière


L’abbé Jean Rivière devint célèbre dans l’affaire de Rennes-Le-Château grâce à Gérard de Sède qui le mit en scène pour la première fois dans son livre «L’Or de Rennes » paru en 1967.

Le 17 janvier 1917, jour très symbolique, Bérenger Saunière s’écroula au sol victime d’une congestion cérébrale. C’était le sas d’entrée de la Tour Magdala.



Encore vivant, mais dans le coma, Marie Dénarnaud le transporta, aidée par deux villageois. On l’installa au presbytère dans sa chambre. Lentement, Saunière revint à lui, mais il prit aussi conscience que sa fin était proche. Il chargea alors Marie de détruire certains papiers, et surtout, il convoqua un prêtre, Jean Rivière pour écouter sa confession et administrer les derniers sacrements.






Le premier fait curieux est que Saunière ne fit pas appel à un ami prêtre. Il fit plutôt venir un curé qu’il n’appréciait pas particulièrement, mais qu’il respectait. Peut-être voulait-il régler ses comptes avec une hiérarchie qui l’avait abandonné, ou peut-être voulait-il ainsi confier son secret à un homme d’Eglise non initié. Nous ne le saurons probablement jamais.


C’est alors que les villageois assistèrent à une scène remplie de mystère. Le 21 janvier, l’abbé Rivière s’entretin donc avec Saunière mourant et la rencontre dura une bonne partie de l’après-midi. Non seulement la confession fut anormalement longue, mais le prêtre sortit d’un coup sec de la chambre, le visage figé et horrifié. Certains diront qu’il paraissait avoir vu le diable. Il n’en fallut pas plus pour faire naitre une rumeur et consolider la légende du dernier Seigneur de Rennes.



L’incompréhension dominait. Alors que ces deux prêtres se respectaieint, comment purent-ils en arriver là? Par quel motif grave ou par quelle révélation Saunière déclencha-t-il chez Rivière une réaction aussi violente ? Si l’humeur révoltée de Rivière peut paraitre anecdotique, il ne reste pas moins qu’un fait existe, concret et indiscutable : l’abbé Rivière ne donna pas les derniers Saints Sacrements…



Bérenger Saunière mourut finalement le 22 janvier 1917 et la cérémoniei religieuse eut lieu le 24 en présence de trois prêtres.
Autre surprise, l’abbé Rivière revint toutefois donner les Saints Sacrements, mais après le décès, ce qui est interdit par le code religieux. Était-il pris de remords ? Ou bien tout simplement, devait-il préalablement aviser sa hiérarchie ? avaiil reçu des ordres  ? Les questions sont nombreuses….



Mgr Georges Boyer, Archevêque de l’Evêché de Carcassonne, devait écrire plus tard : “Que l’Abbé Saunière puisse avoir reçu les derniers Sacrements deux jours après sa mort est absolument incroyable…” Feignait-il de ne pas être au courant? Ou existait-il au sein de l’Evêché de Carcassonne une conspiration du silence?



Quoi qu’il en soit, après cet épisode de nombreux témons y compris sa nièce, dirant que l’abbé Rivière changea entièrement de comportement. D’un caractère habituellement gai et bon vivant, il devint dépressif, taciturne, renfermé, ne souriant plus. L’abbé Rivière semblait pris d’une furieuse dépression, mais qu’elle en est la cause ? Surtout, il entreprit deux constructions inhabituelles dans son église…




► Les transformations de son église d’Espéraza



Ce fut après la mort de Saunière que l’abbé Rivière entreprit des modifications au sein de sa paroisse, et le plus troublant est qu’il existe un étrange parallélisme avec les aménagements de Saunière dans l’église Marie-Madeleine et dans son jardin  près du calvaire…




♦ Le statuaire


Non seulement on retrouve les statues de Saint Roch et de Sainte Germaine se faisant face, mais aussi Saint Joseph et la Vierge Marie, chacune portant l’Enfant Jésus. Tout comme dans l’église de Saunière, voici que l’abbé Rivière semble lui aussi insister sur une étrange symbolique.








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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Ven 14 Juil - 15:30

♦ La grotte de Lourde

L’abbé Rivière nne s’arrêta pas là. Il entreprit aussi deux constructions peu courantes. Il édifia d’abord une représentation réaliste de l’apparition de la Vierge à Bernadette Soubirou à Lourde en 1858. La petite chapelle à droite de l’entrée fut transformée en une grotte sombre faite de pierres de rivière identiques à celles utilisées par Saunière pour ses fausses grottes.






♦ Jésus dans une grotte

Encore plus passionnant et plus troublant, il édifia une seconde construction. Juste en face de la fausse grotte de Lourde, l’abbé Rivière élabora une seconde grotte artificielle en guise de Statioon XIV été y glissa Jésus dans son linceul…


Cette représentation est étonnante dans une église, surtout de la part d’un prêtre conventionnel comme l’était Rivière. Selon la tradition officielle, la Statioon XIV doit représenter la mise au tombeau du Christ par Joseph d’Arimathie, Marie, Marie-Madeleine et Jean.


La représentation de Jésus dans un tombeau en forme de grotte est rare. Non seulement selon les Evangiles c’est un épisode transitoire, mais ce symbole est en parfaite contradiction avec le principe de Résurection (il ne peut y avoir de corps post mortem  puisque  Jésus est fils de Dieu et qu’il a ressuscité).









Pour continuer dans les symboles, la grotte est surmontée d’une autre représentation christique. Cette fois-ci, Jésus est debout dans une position saint-sulpiciene, la main montrant le sacré coeur.



Jésus vivant veut-il nous indiquer qu’une partie de lui est sous ses pieds ? Ou biens sommes-nous en présence de deux Jésus différents, l’un spirituel et le second mortel ? Il est en tout cas indéniable que l’abbé Rivière n’a pas voulu mettre à l’aise ses fidèles.





Et comme si cela ne suffisait pas, une autre décoration face à la grotte interpelle.


Il s’agit en fait d’un autel orné d’une tête de mort. Le signe macabre rappelel celui gravé sur le portail du petit cimetière de Rennes-Le-Château.


Décidément on a le sens des symboles chocs dans la petite église d’Espéraza…


L’autel en face de la grotte christique






♦ Analogie avec Saunière


De nombreuse analgoies existent entre les aménagements de Rivière et ceux de Saunière dans son jardin. La plus troublante est bien sûr l’une des fausses grottes de Saunière. Cette construction valut au prêtre de nombreuses heures de marche dans la campagne afin de remonter dans sa hotte des pierres venant probablement du ruisseau des couleurs.


L’analogie continue puisque l’on trouve aussi non loin de la grotte, la statue de ND de Lourde sur le pilier inversé. Décidément ces deux prêtres ont des obsessions communes.



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MessageSujet: Re: LES PRETRES DU RAZES   Ven 14 Juil - 15:33

► Que devint l’abbé Rivière ?


Contrairement à certaines rumeurs, Jean Rivière ne décéda pas six mois après Saunière suite à une dépression. Il resta en fait à son poste d’Espéraza jusqu’en 1920, soit 3 ans après la disparition de Saunière. Il lui fallut en effet 3 ans pour mettre en place ses nouveaux emménagements dans l’église. Il partit d’Espéraza pour aller à Coursan où il prit une nouvelle cure comme doyen jusqu’à la fin de sa vie en 1929.






Que peut-on en déduire ?

► Existe—t-il d’autres exemples d’un christ gisant ?


Une première réaction face à cette grotte christique est tout simplement de se poser la question si nous sommes en présence d’un cas unique ou bien si dans l’histoire religieuse, des représentations semblables sont apparues.  Il est évidemment impossible de fournir une liste exhaustive de cas semblables, mais la première impression est que cette représentation est extrêmement rare. Voici toutefois un autre cas se trouvant dans la région. Il manque tout de même la grotte :


Languedoc Roussillon à Marquixanes (canton de Vinça)
Eglise paroissiale de Sainte-Eulalie et Sainte-Julie
Christ gisant dans une châsse en bois taillé (17e ou 18e siècle)





Si ce Chris test bien gisant, il n’est pas représenté dans une grotte et les recherches montrent que la représentation n’est pas banale…



► Une confession effrayante !


Parmi toutes les hypothèses concernant la dépression soudaine de l’abbé Rivière, il existe une version crédible.  L’explication pourrait être fournie par une autre affaire retentissante : le mystérieux assassinat de l’abbé Gélis. En effet, si l’on prend l’hypothèse que les frères Saunière, Bérenger et Alfred participèrent à ce meurtre.  Il semble tout à fait naturel que la confession de Bérenger Saunière dût quelque peu effrayer le pauvre abbé Rivière.


Il faut rappeler que, bien que cet assassinat n’ait jamais été résolu, il est possible à partir des compte-rendus d’enquête de déduire un ensemble de faits qui tendent à monter qu’il s’agit d’un meurtre entre prêtres (se reporter à l’histoire « le meutre de l’abbé Gélis »).

La conséquence de cette confession, si elle eut lieu en ces termes, aurait alors créé un énorme trouble chez Rivière qui ne devait certainement pas être préparé à ce type d’annonce. Car comment gérer une telle situation ? Comment donner les Saints Sacrements à un prêtre qui avoue s’être rendu coupable ou complice d’assassinat ? D’ailleurs, l’abbé Rivière avait-il la possibilité d’accorder les Saints Sacrements à Saunière sans en référer à sa hiérarchie ?


Si cette thèse est intéressante, elle n’explique pas tout. Comment expliquer le désir obsessionnel de Rivière de construire dans son église des représentations religieuses inhabituelles. Il est évident que si le meurtre de l’abbé Gélis est un des aspects, il reste toute la vie secréte de Saunière qui pouvait être susceptible d’être confessée. L’abbé Rivière aurait-il donc entendu tout ou une partie de ses secrets ? Si le secret était incroyable, pourquoi Rivière devint perturbé au point de vaciller dans la dépression ? Une telle confession de nos jours aurait certainement l’était du mourant comme proche de la folie. Saunière aurait-il fourni des arguments si convaincants que l’abbé Rivière n’eut d’autres choix que de se sauver en laissant le prêtre à son propre sort ?

Voici autant de questions qui montrent combien le mystère de Rennes-Le-Château a encore de beaux jours devant lui…






Comme Bérenger Saunière, Marie Dénarnaud ou Antoine Gélis, l’abbé Jean Rivière disparut en emportant avec lui son secret. Dommage, car quel chercheur de Rennes n’a pas rêvé un jour d’entendre cette fameuse confession du 24 j anvier 1917 qui valut à Bérenger Saunière, prêtre, de ne pas recevoir de son vivant ses derniers Saints Sacrements…[/color]

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